Le devoir, 13 avril 1917, vendredi 13 avril 1917
VOLU^Ê VIII—\o 86 MONTREAL, VENDREDI 13 AVRIL 1917 DEUX SOUS LE NUMERO « Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! « % i * i 4 * % U MANIFESTATION DE CE SOIR Deux jeunesses Au Monument nationa1!, ce soir, M.l’abbé Thellier de PoncheviTle parlera de l'Association catholique de la Jeunesse française et de la guerre.Rarement l’orateur à la pardle souple et prenante, si magnifiquement imagée, vibrante de passion apostolique, aura traité plus émouvant sujet.- La guerre a ouvert de larges brèches dans les rangs .de la jeunesse catholique de France.Ses membres étaient par leur âge Résignés aux premiers coups de la mort; 'leur volonté de sacrifice, le désir d’accomplir leur devoir jusqu’à l’extrême limite a grandi pour eux le danger et multiplié tes risques.M.l’abbé de Poncheviife pourra ce soir évoquer de juvéniles figures qui ont ajouté à la gloire du nom catholique et au registre de l’héroïsme français un impérissable éclat.Mais, nulle part plus qu’à l’Association de la Jeunesse française, ne s’est manifestée cette vérité que nous avons tant de fois, ici même, tâché de mettre en relief.Les fails devant lesquels s’incline aujourd’hui l'admiration des peuples ne sont point la résultante d'une génération spontanée; ils sont Je produit, très simple, de germes qui vivaient au profond du sol et dont le rude soleil de la guerre a forcé l’éclosion.La France ne s'est point transformée; elle s’est montrée telle qu’elle était, — telle que ne voulaient ou ne pouvaient la voir ceux qui ne savaient d’elle que les grands boulevards et les petits théâtres.Prenez cette magnifique Association de la Jeunesse.Combien, parmi les Canadiens qui ont fait le voyage de France, ont eu le souci de s’en informer, d’étudier un peu son oeuvre, de se rendre compte des formes multiples de son action, qui allait des milieux universitaires aux plus humbles intérieurs paysans ou ouvriers?Et pourtant là s’affirmait une vie aussi intense que «elle de leurs adversaires, comme, à côté des manifestations bruyantes des politiciens et du monde qui s’amuse, se poursuivait, sans tapage, la vue calme, paisible, des millions de bons Français qui ne tirent pas l’oeil du passant parce qu’ils n’ont pas ¦d’histoires.C'est précisément ce peuple de travailleurs, d’honnêtes gens, largement imprégné des traditions chrétiennes, qui a fourni le fond de la résistance et ce sont des élites comme celles qui se formaient à l’Association de la Jeunesse qui lui ont donné ses entraineurs.Pour être des chefs et des héros, les jeunes gens de l’Association, fils d’ufae race guerrière, n’ont eu qu’à transposer dans le domaine militaire les vertus qui réglaient leur vie de tous les jours: générosité, dévouement, souci des humbles, esprit d’initiative, méthode, sens de l’ordre, etc.Ce sont les mêmes vertus, fortifiées par la plus dure expérience qu’ait faite une génération, qui permettront demain aux survivants de prendre leur part de l’oeuvre de reconstruction nationale.Ils ont trop le sens des réalités, ils ont vu trop de choses pour se faire d’illusions sur sa grandeur ou sa difficulté.Us savent les ruines semées par l’Allemand, ils savent que l’autre ennemi, celui de l’intérieur, n’a pas désarmé, qu’il ne désarmera pas.Sous le fracas même de la bataille, ils ont perçu l’écho des haines intellectuelles que l’union sacrée n’apaise point et deviné la férocité des appétits qu’exaspère un renouveau qui risque d’affaiblir le rendement électoral et budgétaire de l'anticléricalisme.Leurs rangs, décimés par la mort, se fortifieront, èspérons-le, de cette, génération adolescente, témoin des plus grands spectacles de l’his-toirc et pour laquelle les années de formation comptent double.— On prêtait à un homme connu ce mot effroyable; La jeune génération catholique, nous l’ensevelirons dans les tranchées.Nous ne sommes pas les premiers à noter la ressemblance des tranchées et des sillons et l'histoire atteste que la cendre des morts est la plus féconde des semences.* * * C’est l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-françaisc qui reçoit, ce soir, M.l’abbé Thellier de Poncheville.Ses chefs, liés depuis longtemps avec les chefs de la jeunesse française, ont voulu qu’un hommage particulier fût rendu à leurs camarades de là-bas; que, dans le poème magnifique écrit à la gloire des soldats de son pays par l’ora-teur-poëte, un chant leur fût spécifiquement consacré et que des noms chers retentissent une fois de plus sous les lambris du Monument na lional.Le public de Montréal les en remerciera; mais, en écoutant, en applaudissant les récits de là-bas, il ne pourra s’empêcher de songer aux choses de chez nous, aux combats qu’ont livrés, sous ses yeux, les jeunes gens du Canada français.Avec d’autres armes et sur d’autres terrains que leurs camarades de France, mais pour la défense, pareillement, de la civilisation française, pour le droit de la race française à vivre librement sur un sol qui lui appartient par titres d’héritage et de laborieuse conquête.Car, chez nous, comme le rappelait l'autre soir, avec une émotion contenue, M.Edouard Montpetit, les luîtes ne sont pas finies, et il n’est pas du tout sûr qu’elles finissent avec le conflit mondial.Pas plus que le sang des prêtres tombés au champ d'honneur n'a désarmé la haine des touffeurs de curés de là-bas, l’héroïsme des soldats de Courcelettes n’a affaibli la passion de ceux qui veulent ruiner ici l’influence française.Deux mois peut-être avant l’assaut des Allemands sur Verdun, on obtenait d’un tribunal ontarien la condamnation de commissaires d’écoles de langue française qui, à deux lieues des frontières de notre province, avaient commis le crime de permettre à une institutrice française de parler français à des enfants français.Et, à l’heure même où les hordes allemandes battaient les murs de Douauinont, un autre gouvernement provincial, déchirant les textes constitutionnels les plus clairs, supprimait Pour l’enseignement français les garanties au bas desquelles il avait mis sa propre signature.M n’y a pas quinze jours encore, on forgeait ailleurs un nouvel instrument de persécution.On nous a mis en cas de légitime défense, on nous a imposé l’obligation de lutter pour notre vie même — car, que vaudrait l’existence, sans l'éblouissant héritage, fait de toute la gloire française et de leur propre héroïsme, que nous ont légué nos pères?On nous a forcés de comprendre, de sentir dans ce qui nous était le plus cher, que, suivant le mot d’un autre jeune professeur de ITniversilé.M.Antonio Perrault, “la lutte n’était pas finie en 18Û8; elle ne l'est pas encore: elle ne le sera point d'ici longtemps’’, et que “maintes gens au Canada ne perdent pas une occasion de nous rappeler que nous sommes toujours les vaincus de J 760 et qu’un siècle et demi d’altitude loyale cl digne ne suffit point pour acquérir ici droit de cité." Avec M.Perrault, son ancien président d’ailleurs, l’Association de la Jeunesse de chez nous a compris et dit qu’“« aucune période de notre histoire,.il ne nous a été permis de nous endormir dans une fausse sécurité.” Avec lui ciïcorç, clic a compris et dit que “notre mot d'ordre n'a jamais cessé d'etre, et il est encore, de lutter, de défendre, contre tons les assauts, les notes caractéristiques de notre race, et d'assurer ainsi sa survivance catholique et française.’’ Elle le comprenait si bien qu'elle agissait ainsi longtemps avant qu’une circonstance heureuse permît à M.Perrault de soulager son coeur en pleine conférence universitaire.Et c’est de quoi leurs aînés savent si profondément gré aux jeunes de chez nous.Ils vieillissent avec moins de regret parce qu’ils voient grandir et s’affirmer une génération qui vaudra mieux qu’eux, qui saura profiter ries lourdes cl cruelles expériences du dernier quart de siècle.Les Jeunes, sans doute, n’ont pas été les seuls à la besogne.Us avaient des chefs vénérables par l’âge et les services rendus, mais ils se sont si noblement battus! Et puis, ils sont l’avenir, et donc l'espérance! La France ne sait pas assez ces choses.Prise par le plus douloureux des efforts, elle est assurément excusable de ne point prêter l'oreille à ce qui se passe si loin des frontières où agonisent tant de ses fils.Mais, quand l’horrible tuerie ayant .esse, elle retrouvera, avec la paix, sa grandeur et sa force — rl c’est notre voeu à Ions, — l'écho de ces luttes sc mêlera, nous l’espérons, au bruil glorieux de son épopée.Et quelque paupière française se mouillera peut-être à la pensée qu’aux champs de (ireen Valley, aux derniers jours de juin 1916, les humbles paysans, frappés pour leur amour du français, groupes elans le vieux hangar-école où ils défendent quand même l’âme française de leurs enfants, n’avaient trouvé rien de mieux, pour affirmer leur indestructible volonté de survie, que de planter devant cette bicoque sublime le drapeau qui.à cette heure même, flottait aux murs de Verdun.Orner HEROUX.BILLET ÜU SOIR jour.J’aurais pu mettre la main sur , , un estimable citoyen, heureusement DEMENAGEMENT ™ Æ.‘'“c'e"r- .• > , „„ 1 Quant a mon “ménage”, hélas, si Ouf, quelle journée .Je vois en-\je vous racontais tout ce que y ai core nos pauvres meubles disperses : cndllré avant de le voir partir pour au hasard de l emballage dans les son lütîme destination ! pieces privées de leurs tapis, de leurs rideaux, des modestes tableaux qui les égayaient.Buffet, table ou cuvette gisaient pêle-mêle dans un désordre indescriptible, au milieu duquel s’agitaient des hommes armés d’outils bruyants.Et il planait sur les choses un peu de la tristesse des lendemains de bataille.Pourquoi, Seigneur, ne peut-on comme hint de braves gens s’établir une bonne fois et s’installer “à demeure” ! Avec tout cela, les déménageurs sont arrivés une heure plus tôt qu’on ne les attendait.Je les ai.oui, je les ai trouvés oisifs dans noire salon démoli, oisifs cl fumant leur pipe, ces hommes dont chacun coûte une piastre A l’heure.Ils avaient déjà fumé pour une piastre et demie ! Et les ouvriers qui n’ont iras tout à fait fini d’empaqueter ! Je fis le geste bien théorique de m’arracher les cheveux, puis j’empoignai le téléphone.Un quart d’heure après — soixante-quinze sous après — j’avais reçu les instructions de mon maître de chantier, et mes trots' hommes commençaient à secouer les ais branlants de notre mobilier.“Adieu, noire petite table”, elle descend l’escalier précédée d'une étagère et suivie de la planche à laver.Les caisses suivront à mesure que j’aurai pu leur ficher éperdument des cartes adressées, et quant aux malles, ma foi, la plupart sont déjà tout adressées depuis des mois et des mois, sauf qu’il faut maintenant changer le nom de la ville où nous installerons nus pénales.Je trouve fort commode que mon nom ne change pas aussi souvent que mon adresse, et d’un seul coup de crayon je biffe les noms des cités glorieuses où j’ai précédemment roulé ma bosse, peur ajouter à la litanie celui qui s’accolera dans l’histoire à mon prochain séjour terrestre.Misère de nous, qui ne pouvons nous fixer nulle part ! Je repense à Louis Veuillot, qui fut évidemment un déménageur : “Le Seigneur m’a donné pour croix une vie errante.cela est dur, on ne s’y habitue point.” El comme ces mots du grand chrétien me trottent en tête, j’en suis devenu distrait au point que j’adresse une carte au village que j’ai quitté depuis huit ans ! Je vieillis, c'est évident ! Cric .’ Crac ! nos pauvres meubles descendent l’escalier et “ascendent” la plateforme des grandes voitures, où ils s’empilent et tiennent en dépit de toutes les lois de T équilibre.C’est dans la maison un tintamarre de coups de marteau, un image de poussière soulevée qu’emportent des courants d’air déchaînés.Xaturelle-ment, l'imprévu ne manque pas de se produire.Pour défaire une conduite de gaz, il faudrait une clef anglaise, un “rinch”, me dit l’ouvrier.Pas de ça dans la maison.Comme mon temps à moi ne se mesure pas au tarif de 25 sous le quart d’heu- Robert VAL.LA CONFERENCE IMPÉRIALE L’OPINION HINDOUE SUR LA FEDERATION L’influence du groupe de la Round Table, c’est-à-dire des jingoes anglais, sur le premier ministre du Royaume-Uni ne dit rien qui vaille à VAmrita Bazar Patrika, le journal hindou dont nous donnions, avant-hier, le sentiment sur ta représentation de son pays à la conférence impériale de guerre.! Dans un article subséquent à celui qui faisait Je sujet de notre dernière analyse, TAmritu revient à la charge, au sujet du rôle de comparses que jouent à la table des délibérations les représentants des Indes.De ses présomptions, fondées plutôt sur l’intuition que sur une définition exacte du status des délégués hindous, il trouve une confirmation dans une entrevue accordée par M.Lloyd George au correspondant londonien 'de VAustraOan Cable Service.Le premier ministre, pas plus que son collègue, M.Bonar Law.ne répugne à employe]' des déclarations genre “bouteille à l’encre”.Telle est celle qu'il faisait à l’agence de nouvelles australiennes.11 y parait cependant, même à travers l’obscurité et l’ambiguité des termes, que le rôle des représentants de l’Inde ne sera pas identique à celui des premiers ministres des autres colonies.fè «• » “U est.dit le journal hindou, à peu près impossible de pecier à jour ce que M.Lloyd George signifie exactement ici (dans son entrevue).'Certes les paroles des politiciens prêtent rarement à une interprétation claire et nette; et bien que la profession de M.Lloyd George puisse justifier 1 absence de clarté dans ses déclarations d’office, ceux qui sont appelés à les prendre comme une indication de s-a ligne de conduite politique ne peuvent être blâmés si en raison du manque de netteté de son communiqué ils se voient forcés d'v donner Je sens qu’ils saisissent.Nous sommes enclin à croire que M.Lloyd George veut non seulement indiquer muis encore faire ressortir la situation différente que ‘l’Inde occupe à 1 heure actuelle dans l’Empire ce qui entraîne inévitablement qu’elle doit occuper une situation différente et inférieure dans ce cabinet de guerre impérial.” Cette-* ¦gne de re, je me lance en personne dans h\ me le rue blafarde.J’attrape un trio d'e-lectriciens occupés à une maison voisine.“Prêtez - moi votre “wrench”, braves gens, et que la Ligue des Droits du français me pardonne cet accroc forcé à sa constitution ; mais dépêchons-nous.” Merci, une fois de plus mon air de candeur m’aura servi ; seulement, ren-1 du à la maison, on constatera qn’it est trop petit, cet outil, et je devrai “re-cotirir" à bonne distance chez un plombier revêche et rècaicilrant, que seul l'attouchement de trente sous s’aura attendrir.\près quatre heures de péripéties, le position, elle l’Inde, assure journal, et ci est indi en résu-e ne de- vrait pas élire, tolérée par nos nationaux.'Les autres colonies britanniques nous regardent de haut.La presse anglaise a quelques fois protesté contre cette attitude.Le dernier vice-roi des Indes s’est élevé publiquement contre cet outrage.Tous nos sacrifices pour obtenir ce traitement de civilises et tous les efforts des hommes d’Etat anglais perspicaces et amoureux de l’ordre seront ruinés par la tactique du cabinet de guerre impérialiste et jingo.Sans doute.M.Lloyd George proleste de son libéralisme.Libéral, il Test d’origine, mais aujourd'hui il a noyau de mes possessions humaines I fb' porté au pouvoir sur le pavois s'est trouvé exposé sur deux, voitures j.Hugo, quoi qu’il en dise, et nous ne aux quatre- vents cardinaux, et j’ai ! pou vons pas ne pas penser, après pu contempler avec mélancolie le pupitre sur lequel j’écrivis tant de chefs-d’oeuvre incompris, étalé les pieds en l’air au plus haut de la pyramide.Par un noble sentiment de solidarité, j’ai voulu y monter aussi, à l’invite du charretier, un petit “Çanayen” brun et alerte, qui m'avait pris en amitié.J'étais là à dix pieds de terre, pas moins, et jamais ie n’oublierai par quelles transes je suis jiassé lorsque ça s’est mis en marche, sur la glace à peine entamée d” notre rue.Cahin-caha, nous nous sommes rendus, branlante procession, jusqu’à la grande artère, dont les trammays homicides devaient me procurer pendant la demi-heure suivante d’inoubliables émotions.En y arrivant, du reste, nous avons failli écraser un passant distrait.Comme il levait des yeux furibonds vers les hauteurs où je planais, j'ai reconnu, hélas, mon médecin et ami.à nui je dois encore le prix de plusieurs fioles de couleur variée.Me voyant là-haut, il a paru intrigué, puis amusé violemment.Moi, pc songeais à sa facture impayée.—Est-ce que vous allez vous promener ?m’a-t-il demandé, d'un air narquois.—Non.ai-je répondu du haut.de ma grandeur, je prends i’air, je respire ici des masses d’azote et d'oxygène, ainsi yuc vous me l’avez tant de fois conseillé sur des petits papiers coûteux.Mais rangez-vous, ou je vous fais tomber mon piano sur le crâne ! Voilà qui m'a quelque peu remis les nerfs en place.J’avais besoin de quelqu'un sur qui me venger des vingt piastres que je dépense en ce cela ‘ ajoute le journal, qu’il est de la trempe des politiciens qui subor donnent principes et opinions à leur ambition, à leur désir d'airr.ver.” Le jugement sur le compte du premier ministre n’est, pas exempt de sévérité, mais on Ta retrouvé dans les revues françaises libérales et sérieuses et quoi d’étonnant à ce que des nalionalisites hindous, qui n’attendent que du mal du groupe jingo, se laissent aller à le porter, peut-être sans avoir amassé contre le pro-boër un dossier suffisamment chargé?Quels que soient les principes de M.Lloyd George, il est certain que les 'membres les plus puissants de son cabinet sont du groupe de la Round Table, ic’cst-à-aire de cette école qui veut que les Indes deviennent la propriété commune des autres parties de l'Empire, leur chose, leur héritage commun, leur champ d’exploitation jusqu’à un temps très éloigné où le pays se sera élevé à la situation de 'démocratie responsable.(Certains poétiques anglais ont déclaré qu’il faudrait pour parcourir cette étape 500 ans à l'Inde.) On voit que sa patience peut se lasser d’ici là.• Mais citons au texte cette conclusion de l’article qui indique l’impossibilité.sans provoquer de graves mécontentements aux Indes, d’une reconstruction impériale où elle ne serait pas traitée avec, la même libéralité que les autres colonies de l’Empire.Celle conclusion, elle souligne, une fois de plus le') avertissements que le directeur du Devoir a donnés aux impérialistes ; la fédération impériale mettrait les colo-, nies dans une situation plus juste: cl plus digne à l'endroit de la métropole que Factuelle, puisque du, fait que l’Angleterre est en guerrq nous sommes sujets à attaque sans avoir notre mot à dire ni lors do la déclaration ni lors de la cessation des hostilités ; mais ]a fédération impériale est-elle possible, avec les Indes ?Cette vaste possession c’est l'.r du problème, le point à résoudre et qui parait/ bien pour le moment insoluble.Dans tous ses articles (nous avons quelques exemplaires de cette feuil'e), VAmrita proteste contre la nomination des représentants des Indes à !a conférence, impériale, contre les compliments! dont on les .abreuve, contre les, honneurs sous lesquels on les noie, parce que, dil-ii, ‘ nous sommes! en présence d’une tactique dont l’objectif est très clair ; faire, croire à TAngleterre, aux colonies, ù (’Empire, que ITnde s’accommode du rôle de second violon qu’on lui.assigne dans l’orchestre impérial, qu'elle est contente, fiattée, honorée.Contre cette diplomatie insinuante et faussé, le journal élève une protestation solennelle et qui ne 'laisse pas que d’impressionner, en conclusion de l’article qui nous, a fourni le texte de l’étude d’aujourd’hui ; “Qu’il n’y ait pas place pour Terreur ou le malentendu, ce-pendanî, sur notre intention, si, nous élevons cette protestation contre la politique néfaste esquissée dans la déclaration du premier ministre.Nous y sommes opposés parce que nous connaissons i'état de l’opinion .publique en ce pays et que nous voyons plus, clairement que M.Lloyd George ou aucun de ses collègues ou, certes, que n’importe quel fonctionnaire anglais aux Indes les risques de; toute politique qui aura pour but d’amener les colonirox, sous quelque forme ou à quelque degré que ce soit, à ia direction politique ou à l'exploitation économique de ce pays, aux mêmes termes ou dans .a même situation que celle qu’occupe aujourd’hui la Grande-Bretagne.iL’Inde souffrira beaucoup de choses de la part de ses maîtres anglais actuels “ for auld long syne ” (en souvenance du temps, jadis).Elle a conscience de tout ce que la Grande-Bretagne a fait pour elle.Ses différends avec TAn-gleîerrc sont les différends cl les dispures ordinaires qui se produisent enre les membres d’une même famille.ETnde souffrira, comme nous le disons, beaucoup, de choses de la part de ses imoîtres anglais actuels.,EHe est prête à attendre pendant un temps raisonnable le règlement graduel de toutes ses disputes et la reconnaissance obligée de ses réclamations envers l’Angleterre.Miais elle ne tolérera aucune reconstruction, de l’Empire à base de fédération ou d’association, soit politique, soit économique, dans laquelle elle n'aura pas une place absolument) égale aux coionies, de son propre droit et par l'entremise de représentants.Notre allégeance au roi-empereur et le lien britannique nous forcent à élever cette forte,, protestation contre la politique néfaste de cette conférence impériale de guerre.Comme le dit le proverbe, on peut tolérer les rayons du soleil, mais la chaleur* q«je le sable leur emprynte est intolérable ”.En d’autres termes, nous pa'en-drons ibien les ordres du «naître, mais nous ne voulons pas les recevoir du laquais.CA USERIE MUSICALE.LOUIS DUPIRE.GRAND’PRÉ Tous les Canadiens de race française savent quels douloureux souvenirs s’attachent au nom de Grand’Pré.Grand’Pré, c’est le village dans l’église duquel les vieux Acadiens “furent enfermés, à l'automne de 1755, et d’où ils s’embarquèrent pour l’éternel exil”.(Le mot est extrait d’un récent appel de M.le sénateur Pascal Poirier).Grand’Pré, cher à tous les Acadiens, est resté pays anglais, mais voici qu’une compagnie de chemin de fer, qui désire faire de Grami’-Pré un pays très fréquenté et dont les chefs paraissent animés d’un esprit généreux, leur offre de reprendre le terrain où était la clin-pelle historique, de lê clôturer, d’y élever, s’ils le veulent, un monument commémoratif.L’offre, tout de suite acceptée, un comité a été constitué pour recueillir les fonds nécessaires à l’érection de la clôture et du monument.Les souscriptions doivent être adressées à M.A.-J.Doucct, de l’Assomption Mutuelle, Moncton, N.-B.Le comité fait appel à tous les Acadiens, mais il acceptera, avec reconnaissance, des contributions extérieures.Combien rie sociétés canadiennes-farnçaiscs, cl de particuliers, voudront solliciter l'honneur de joindre leurs souscriptions à celles de leurs frères acadiens?L’occasion est excellente, oc nous semble, de cimenter davantage encore l’union des divers groupes français.— O.II.ILS S^ENVONT Lauriers ci Feuilles d'érable, le dernier volume de vers i’Albcrt Lo-zeau, est en train de s’épuiser.Il n’en reste que quelques centaines d’exemplaires à Tayteur.Avis à ceux qui ont retardé à se procurer cet ouvrage.Il se vend, au Devoir et dans les bonnes librairies, 50 sous l’exemplaire, 55 sous par la poste.UN RECITAL D’ORGUE M.B.-F.Poirier, organiste de St-Jacques, a donné, hier soir, ài cette église, un récital auquel as-, sislait un auditoire qu’on aurait’ voulu plus nombreux, à cause dtt la valeur du programme et de l'excellence de l'interprétation.Un concert dans une église des avantages et des désavantages, La sainteté du lieu, 'si elle empêche, les bavardages, les étalages de toilette, les disiractions qui nuisent à l’exécutant comme à ceux qui aiment à écouter avec recueillement^ entoure cependant l’artiste d’unei atmosphere de froideur qui peulj lui ôter une partie de ses moyens.: Il y a donc une difficulté à vaincre pour Torganiste, difficulté que) ne connaissent pas ceux qui jouent! dans une salle ordinaire.Disons tout de suite que iM.Poirier s’en) est çenclu maître et a donné unq solide interprétalion de son programme.j Sur huit numéros, il y avait cinq oeuvres canadiennes, dont deux de M.Poirier lui-même, une Toc-cate et Fugue de Bach, un Andante de César Franck et un Concerto de Haeijdel., Les oeuvres du terroir étaient une Méditation de Al.Arthur Bernier, une Toccate de feu Alphonse Lavallée-Smith et ia Deuxième Marche Pontificale de M.Gustave Gagnon.toutes les trois d’une bella facture.| Le Prélude et Fugue eu forme de Carillon de M.Poirier, donné sur demande, est une oeuvre connue, niais son Basso Ostinato mérite! une mention spéciale pour son originalité très musicale.Son titre de “ basse obstinée ” se justifie Par l’emploi perpétuel des notes Mi, La, Do, formant un rythme mélodique qui paraît d’abord à la pédale, pour passer plus tard à tous les étages de l’harmonie et revenir ensuiie à la pédale, dans un final très habile.Ces noter, sont un véritable rébus musical, dont on a ia clef quand on saili qu’elles sont représentées par -icq letlres E, A et C.Or ces lettres se trouvent eorctne soit dans le nom dii doyen des organistes de Montreal.iJcan-Bomain-Oclave Pelletier : È, A, A, C, A, E, E, E, E ; et, c’est à Al.Pelletier que M.Poirier a dédié cette oeuvre., La /facture du morceau indiquei de la part de Fauteur non seulement une profonde habileté à manier le contrepoint, mais un don.d’invention mélodique peu oirdi-, nairc.i Fréd.PELLETIER.BLOC - NOTES Le deuxième volume Le second volume du Canada dans les Flandres, signé par lord Heaverbrook, autrefois sir Max Ai-kens, mais écrit par un journaliste anglais pour Je compte de l’ancien financier canadien, est en librairie ces jours-ci, annoncent (les éditeurs de Toronto.Y trouverons-nous quelque correction de la malheureuse phrase sur le “French-Canadian patois” et le “Quebec patois” qui fit quelque bruit, lorsque parut dans la presse anglo-canadienne la correspondance qui la contenait, phrase (tue l’auteur conserva dans le premier volume de ses récits de guerre, dont notre gouvernement acheta des milliers d'exemplaires sans se soucier le moins du monde du caractère quasi-officiel qu’il donnait ainsi à cette calomnie?Il est probable que non.Pourquoi nos ministres ca-nadiens-français ne s’intéressent-ils pas à faire enfin rectifier ce jugement porté par un bonhomme qui ignore tout de notre langue et qui préfère s’en rapporter à son témoignage qu’à celui de Français de France venus nous visiter et que nous avons par milliers écoutés et compris, qu’ils pariassent à Notre-Dame, au 'Monument national ou ailleurs?il serait temps que cette calomnie fûl enfin bannie des nubli-cations officielles, payées en partie avec de l’argent canadien-français.La farine Celle qui se vendail $5.25 le baril, avant la guerre, et qui s’est vendue $5.75 il n’y a pas deux ans, coûte aujourd’hui aux marchands de gros $11.10, hausse de plus de 100 pour cent en moins de 36 mois.Nos hou langer.s nous promettent, — on se passerait bien de cela, — une hausse prochaine du pain, si la farine reste au prix qu’elle a touché hier.Voilà une perspective agréable pour le consommateur, surtout pour celui de ressources très limitées, «pii doit compter les sous et ne peut pourtant pas diminuer la ration de pain de ses enfants et de sa famille ! Nos boulangers, il est vrai, ne font pas leur pain que de cette farine coûteuse, ils y mêlent pour la plupart une farine moins dispendieuse et tout aussi nutritive : et cela devrait retarder la hausse.Ne serait-il pas temps pour nos .gouvernants d'intervenir enfin pour décréter l’emploi de 80 à 85 pour cent du poids du blé, dans les farines, au lieu de 70 à 72 pour cent, comme on le fuit maintenant ?Et notre gouvernement ne devrait-il pas aussi prendre des mesures pour empêcher l’exploitation du contribuable, pressure de toutes parts et que ne protège personne ?Comment vivront les pauvres gens, ces mois-cl, si la hausse des prix se poursuit sur toute la ligne, comme elle promet de le faire, sans que nos chefs prennent les moyens de l'enrayer de quelque façon (pie ce soit ?Bombes 'U y a quelques mois, les journaux jaunes annonçaient la decou-' verte, chez un millionnaire montréalais israélite, d’une bombe mystérieuse capable de le faire sauter, avec tout son domestique.L’analyse de la bombe révéla que ce n’en était pas une.Hier, dans les couloirs de l’hôtel des postes «uont-réalais, même découverte d’un colis suspect, même tapage dans la presse jaune.L'analyse révélera-t-elle que, derechef, la bombe n’on est pas une et la police, qu’uni mystificateur s’est amusé à la placer dans cet immeuble, — à moins qu’elle ne soit qu’un colis jeté à terre par mégarde et recueilli ipar un Sherlock Holmes sans cesse ài Taffut de quelque attentat ?C’est tout probable.En ces cas, on classera S'affaire de Thôtel des postes avec celle du millionnaire israélite, dans le même casier q«ie celle où dort aussi, malgré tout le bruit qu’on .a fait alentour, TafTaire do la rue SainLMarty Tout oc.’a, c'est “ much ado about nothing ”, i.Pour les vétérans Le ministère fédéral va proposer cos semaines-ci une loi d'après quoi chaque soldat de retour dtii front, qu'il soit anglais ou canadien, pourra recevoir à titre gratuit du Canada plusieurs acres de terres arables, dans TOuest, accompagnés d’un prêt de $1,500 à $2,00(1, remboursable à 15 ou 20 ans.Tout cela peut être excellent.Mais quand nos gouvernants s’oc-cuperon-ils de faciliter également, dans TOuest Tétablissemen de jeunes Canadiens sur des terres do l’Etat ?De l’ordre ! Une dépêche de Toronto signale, en termes discrets la bagarre que 700 soldats y ont provoquée hier soir, en recherchant, paraît-il, trois Autrichiens, garçons de table, qui auraient frappé quelques heures auparavant un mutilé de la guerre.Ces troupiers ont envahi trois ou quatre hôtels et restaurants, saccagé une couple de ceux-ci, battu quelques pauvres diables probablement étrangers à l’incident qui a déchaîné tout ce tumulte, ignore les ordres d’officiers supérieurs et ils auraient même roué de coups un militaire chargé du service d’ordre parmi les troupes de l'oronto.II n’v a pas à s'étonner de tout cela.L’indulgence criminelle dont le ministère de Ta milice et les autorités militaires d’Ottawa ont fatit preuve, depuis des mois, à Tendrait des émeuiiers en khaki d’Ottawa, de Berlin (Ontario), de Calgary, d’Edmonton et de cinq ou six autres endroits, n’a pas inspiré le respect de la discipline à la soldatesque qui jette ainsi du discrédit sur des troupes par ailleurs bien notées.De tels excès^ non réprimés, ont laissé croire à l’élément turbulent de nos camps et de .nos centres de recrutement qu’il a le droit de se faire justice, pour des griefs même imaginaires, comme aussi celui de se comporter à sa guise, en envoyant au diable ses officiers.il en sera ainsi tant qu’Otta-wa ne sévira pas.G.P.T0UTESLES~ HAUSSES.Voici qu’on signale des hausses prochaines du thé, du pain, du lait, des viandes; le sucre, la farine, les conserves, la glace coûtent ces jours-ci plus cher (pie jamais, et des gens encourageants nous disent: “Attendez, ça n’est que le commencement!” Il y a de quoi surprendre, quand on ne sait pas bien ou qu’on ignore où en est le Canada, dans Je domaine économique.Tout cela, toutefois, surprend moins, si on le sait, et si on a lu l’étude de M.Georges Pelletier: Tout est cher.Pourquoi?parue il y a trois semaines en brochure, avec une préface de M.Edouard Montpetit, et qui analyse les causes du coût de la vie au Canada.depuis 1910.La preuve qu’elle est d’actualité, c’est qu’il s’en est déjà vendu 1,200 en vingt jours.Cette brochure se vend 25 sous l’exemplaire, port compris, ou $2.50 la douzaine, port à la charge de l’acheteur.Adresser toutes les commandes par la poste à l’auteur, au Devoir, a Montréal, avec remises-conditions spéciales aux libraires.’ On peut aussi sc procurer Tout est cher.Pourquoi ?aux librairies suivantes : Granger Frères, 43 ouest Notre-Dame ; la librairie Notre-Dame, 35 ouest Notre-Dame : la librairie Deroine, 37 ouest Notre-Dame ; la librairie Beauchemin, 79 Saint-Jacques ; Langevin et Larche-vêque, 31-ouest Notre-Dame; Déom Frères, 251 Sainte-Catherine-est ; la librairie Saint-Louis, 288 Sainte-Catherine-est ; la librairie Pineault, 280 Rachel-est, à Montréal ; la librairie Saint-Jean, à Saint-Hyacinthe; chez J.-P.Carneau, libraire, rue Buade, Québec; la librairie Qodin, 261, rue Dalhousie, Ottawa; la librairie J.-E.Mercier, Fraser ville j United Tobacco Stores, 10320 avenue Jasper, Edmonton, et au Devoir.LE COL.LEBEL JEST DÉCORÉ Londres, 13.— Le 'lieutenant-colonel Le.bel, de THôpitnl canadien à Paris, a été décoré de la croix de la Légion d’honneur.Le colonel Beauchamp, de Thûpi-tnl Laval, est à Londres.Son déla-chememt séjourne à Joinville Le Point, durant l’érection de baraques I à Vincennes, près de (Paris./ LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 AVRIL 1917 VOL.VIII.— No 86 a üjTmïîs^u “DEVOIR" Nous ne publions que des lettres iiçnées, ou des communications ac-•ompagnées d'une lettre signée, avec idresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, rn timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.CHOSES MUNICIPALES GUERRE AUX TRUSTARDS LA QUESTION DE LA GLACE : DES MENACES DE LA COMMISSION DE LEGISLATION ; UNE OFFRE D’UN CITOYEN — COM- LES CONSERVATEURS ME AU MOYEN-AGE GOUIN.CHEZ M.\ LE SABOTAGE DE LA PROVINCE Montréal, 6 avril 1917.M.le Directeur, On m’écrit d'une paroisse agricole t du bas du fleuve : ‘Lu plupart "de nos jeunes gens sc sont engagés "pour la Raie d’Hudson et le Paci-’ figue.Ciiujuante nous on! quittés "en deux semaines.C’est un bien "grand nombre pour une aussi pe- a "iiie place; mais ils préfèrent aller ï "là que partir pour lu guerre." Lu Commission du.Service national sc vantait récemment, dans les journaux, de fournir des bras nombreux à l'industrie.Mais H faudrait savoir où elle les prend ces bras et quel prix ils nous routent.Si l’on entreprend de dépeupler systématiquement lu campagne.de la priver de scs forces vives, le jeu ne vaut pas la chandelle.Arracher au sot les agriculteurs qualifiés, à l'heure même où le coût de la vie a doublé et où le spectre de ta famine menace le mande, c’est faire preuve d’une incurie impardonnable.Faire une rafle de, cinquante jeunes ruraux, dans tuu; I '0ll*es Partes possibles, seule petite paroisse, quand coin- AU SON ]>U BEFFROI oinf de la ville, M.Jules Crépeau, écrira à Sa Grandeur Mgr Bruchési ainsi qu'à M.John Farthing, évêque inglicati, pour leur demander s’ils auraient objection à faire tinter les cloches de nos églises à l’heure du couvre-feu.AUX PQSTES DE POLICE Il est toujours question du referendum de septembre à L ho tel de; ville; on veut absolument savoir si le peuple est encore en faveur dq gouvernement dualiste actuel Seulement on ne s’entend pas.du- cri or centre l'Angleterre, mais nous REMISE DE DIPLÔMES ET D’UNEJ)ÉCORATION Cet après-midi aura lieu la remise par M.le consul général de France, de diplômes et d’une décoration.Les Français et amis de la France sont cordialement invités à assister à cette réunion, qui aura lieu dans les salles de l’Union Nationale trançaise, à trois heures et demie.AVIS «Bt, pnr 1m prctentM, donne quo la compaïnie Mardi Trust Company, Montréal, a obtenu, ce jour, du ministre des Finances et du Receveur général, pour le Canada, un certificat lui permettant de commencer les opérations: le tout sui-rant Us dispositions des articles 13 et 14 de l'acte de la Loi des Compagnies Fiduciaires du Canada.1914.Daté à Montréal, ce 19me jour de mers, 1917.Par ordre, J.P.CALLAGHAN, Cérant.N, 11, — La Mardi Trust Company, mentionnée dans l’Avis Officiel ci-dessns, a été Incorporée pur Ix>i Spé* riale du Parlement du Canada, uvec capita! d'un million île piastres, et continuera les affaires de In Mardi Trust Company, "Limitée”, qui a acquis en 1912, la maison d'Immcuhleu et île finances fondée par M.Georges Mardi, il y n plus de trente-tiens ans.Le bureau de direction de la nouvelle compagnie est composé comme suit :— Président, M.Georges Mardi, capitaliste; vlre-présidenl, Hon.Charles Mardi.P.C., M.P., Journaliste; directeur-gérant, M.Joint P.Callngiinn, et MM.A.rupinenu-Mutlileu, avocat, J.Ogllvy Harris, are h! te etc; Joseph A.Lemire,.notaire, et John T.Miller, comptable public.foui sur le mode de consultn'tion à employer; les uns font remarquer que la lot semble exiger que l’on procède comme dans les elections ordinaires, les autres, cmi savent ce qu’il en coûte dams des circonstances semblables ci qui, d'autre part, n'ignorent pas que la ville traverse une crise financière sans précédent, opinent pour un mod,e toul à fait nouveau: ils voudraient que les votants aillent enregistrer leur vote aux postes de police.On sc ralliera probablement à cette opinion: car on a décidé hier chez nos législateurs d’autoriser le maire et le lender du conseil d’aller s'entendre à ce sujet avec le premier ministre de là province.POUR LAVAL ET McGILL Les commissaires votent les subventions annuelles ($10,000 chacune) a nos deux grandes universités.—•fils recommandent en même temps d’accorder à la Canadian Surety Co.et à la Guardian Accident Guarantee Co.le contrat pour l’émis sion de polices d’assurances sur leurs employés ($45.000 et $47,500).AUGMENTÊRÀ-T-ON LE PRIX DU PAIN?SI LA HAUSSE DE LA FARINE CONTINUE, LE CONSOMMATEUR, DISENT LES BOULANGERS, DOIT S’ATTENDRE .4 UNE AUGMENTATION.Etant donne l’augmentation de la farine dont le prix a augmenté de 30 sous le baril hier après-midi, ce qui fait que depuis un mois seulement le consommateur doit payer $1 de plus par baril, les boulangers de Montréal sont sur le point d’augmenter le prix du pain.Au dire de l’un des principaux boulangers de cette ville, tout porte à croire que le prix du pain va augmenter au prorata de celui de la faine.Néanmoins, cette hausse du coût de lu farine peut fort bien n'ètrc que temporaire et s’il en est ainsi, le prix •du pain sera encore le même.Depuis 4 ou 5 mois, le prix du pain ne s’est pas accru du tout, quoique la farine ait subi une augmentation de plus de $2 le baril.Aucun boulanger ne veut se hasarder à émettre une opinion sur le prix prochain du pain, tous en effet préfèrent attendre encore quelques jours avant de se prononcer ouvertement.La farine emmagasinée depuis assez longtemps se vend actuellement plus cher elle aussi.Le prix du pain a augmenté proportionnellement à celui (lela farine et celui de la farine dans tes mêmes proportions que celui du blé.Le 12 avril 1915.le blé était coté à Winnipeg à $1.17 7-8 le boisseau.Hier, la cote était de $1 en plus.Le 12 avril, 1916, la farine de première qualité se cotait à $0.60 le baril, et hier à $11.10, ce qui accuse une hausse de $4.50 depuis avril 1916.La hausse depuis le mois de janvier seulement est de $1.50 le baril.I.e prix courant de la farine ou du blé durant une quinzaine de jours va intéresser au plus haut point les citoyens de Montréal, puisque de ce prix dépendra la hausse du prix du pain.pas qu ganisation hideuse des exploiteurs de tout acabit.L'on a trop ignoré la vraie politique pour ne s'occuper que des plus inavouables intérêts de parti, ici il fait un éloge de M.Mont-petit qui a donné aux gens la note juste.Les partis de demain seront ceux qui, par une haute conception de la société chrétienne, par une saine notion des problèmes de la vie pratique et par une inlassable activité, démontreront nettement leur patriotisme, leur esprit d’ordre, leur vif intérêt, leurs sympathies pour toutes les classes de la société ; donneront à la démocra-tion une orientation plus sûre, basée sur la véritable fraternité évangélique, et combattront la politique dynastique de “tout pour les uns et rien pour les autres”.Il se demande aussi si le Québec restera aux mains des libéraux modérés, des radicaux et des socialistes, ou si le parti conservateur reprendra sa place des anciens jours, celui des jours de Cartier ?Et il fait l’éloge de ce grand parti libéral-eonsurvaleur, il lui applique le titré de vrai législateur, il donne des preuves à l’appui.En passant, il fait remarquer qu’il a voulu réorganiser le parti, mais ils’est buté à des refus inexorables.Il ne veut pourtant pas que le parti de demain soit le parti d’une dynastie, qui se soucie fort peu de coudoyer le peuple.“De ces Romanoff, dit-il, il y en a dans les deux partis ; il ne faut pas qu’ils soient.” Mais, quel sera demain le groupe nationaliste ?H fait l’éloge de ses chefs qui sont des travailleurs de la pensée, et M se demande si l’un des partis ne s’alliera pas à lui lorsque ses chefs les plus virulents auront disparu.M.Sauvé croit qu’on peut être bon Canadien sans toujours LES LIBERAUX M.LAPOINTE CANDIDAT LES ELECTEURS LIBERAUX DU COMTE DE SAINT-JACQUES DE CIDENT HIER DE CONFIER DE NOUVAU LES INTERETS DE LEUR CIRCONSCRIPTION LEUR DEPUTE ACTUEL — EXPLOITATION DES BLEUS.ne devons pas non plus nous côur-ber devant le veau d’or du jingoïs-me et professer des idées ultra-impérialistes.Et c’est ici que le conférencier se remémore les grands jours qu’il a vécus avec les nationalistes en 1908 et 1912.Quelle ardeur ! quels talents ils avaient pour défendre leur cause ! Bourassa n’a-t-il pas été le “réveil-matin” des énergies chez le peuple ?Mais peu à pou est venue la séparation sans transition, sans éclat, qui existe maintenant.Aj>rès avoir parlé des coalitions possibles, M.Sauvé dit que, avant d’établir ce que seront les partis de demain, il faut considérer les problèmes de l’après-guerre, notre position politique, nos aspirations naturelles, nos droits légitimes.Mais le plus gros problème, c’est celui de l’impérialisme.Sera-t-il commercial, politique ou militaire ?Ou les trois a la fois ?Ainsi nous ne savons pas ce que les chefs nous diront demain.A nous d’étudier ce que nous devons être pour le meilleur intérêt du pays.Puis il dit que les Canadiens-français doivent rester unis, se choisir des hommes éclairés ; il ne faut pas rester isolés, il faut chercher de nobles et fortes alliances chez les Anglais ; ne laissons pas douter de notre loyauté, car il est malheureux qu’à l’heure actuelle l’on soit encore à discuter les droits de souveraineté de l’Angleterre sur le Canada, et si oui ou non nous devons, quoique non forcés constitutionnellement, mais par obligation morale, par loyauté à notre Souverain et pour notre conservation nationale, aider l’Angleterre.Mais nous sommes dans un pays libre, on a le droit de discuter son opinion, on a le droit de se demander si notre situation économique nous permet de prendre part à la guerre.Qu’on se demande si lie Canada ne devrait pas rester le grenier du monde alors que les peuples sont menacés de crever de faim, voilà qui est juste.J'aime ceux qui ont de grandes idées, les expriment et en sont convaincus.Mais de grâce que l’on ne discute donc plus ces ques-lions par haine de l’Angleterre ou d’un gouvernement, gardons notre sang-froid.Le peuple du Québec est craintif el il se dit ; le Canada aux Canadiens et les Canadiens au Canada même quand notre sort est menacé en Europe.I.e peuple n’est pas coupable, il a été nourri de ces doctrines développées chez lui dans le pas-! sé, il a raison de craindre aussi les! extravagances furieuses des ultra-' loyalistes, des exploiteurs du jin-! goïsme.Québec, dit-il, sera demain I avec le parti qui aura réussi à grou-j per les dirigeants dépourvus de tout! fanatisme et résolus de donner à leurs concitoyens la plus grande somme de liberté possib’e sous le drapeau d'une Angleterre plus glorieuse et plus généreuse que jamais ou bien sous le ciel d'une plus grande Amérique étoilée, Que nos actes soient toujours conformes à la grande charte du Christianisme.Et le voeu que nous devons formuler au lendemain de notre rachat spirituel et des gloires de la résurrection divine, n’est-il pas celui de conserver nos âmes pour le bonheur de l’Eternité, de consacrer nos cerveaux au service de notre pays e4 de do n lier nos coeurs à Phiunan ité ?M.L.-A.Lapointe, le député actuel de Saint-Jacques, a été de nouveau choisi, hier soir, comme candidat libéral dans ce comté, à une assemblée d’électeurs libéraux tenue sous les auspices du club Lctellier.M.Lapointe a accepté à la condition toutefois que M.Laurier sanctionne le choix de cette convention, car M.Lapointe met au-dessus de tout le bon vouloir de son chef.M.Lapointe est convaincu que nous aurons des élections générales d’ici peu et il déclare que pour sa part il s’opposera à toute nouvelle extension du terme parlementaire.Son programme est simple: M.Lapointe est opposé à la conscription sous toutes ses formes, et il combattra le gouvernement qui n'a pas nommé un contrôleur des vivres, comme l’ont fait la plupart des autres nations belligérantes, pour empêcher une augmentation déraisonnable du coût de la vie.M.Louis Bouthillet, présidait l’assemblée et son discours a été une violente attaque contre le gouvernement conservateur.M.L.-N.Ricard s’est appliqué à démontrer les scandales de l’administration Borden depuis 1911.Il accuse le ministère des travaux publics d’avoir commis des extravagances et il blâme la politique d’immigration du gouvernement.Sous les libéraux, un immigré coûtait $3.47 au pays et sous les conservateurs il coûterait $14.75.M.Théodule Rhéaume, avocat, est l’orateur suivanl.11 dit que le parti libéral a ordonné la mobilisation complète de ses forces.De nouvelles recrues arrivent tous les jours.Un cri de détresse est lancé par tout le pays et tous les yeux se tournent naturellement vers sir Wilfrid.La grande cause de eette détresse, c’est que des spéculateurs ont pu s’enrichir aux dépens du peuple.Malgré le délai que les libéraux lui avaient accordé, le parti conservateur a continué son exploitation.M.Rhéaume compare M.Robert Rogers, ministre des travaux publics, au moine Rasputin de Russie.Comme ce dernier Bob Rogers a exercé sur le gouvernement une influence qu’on peut difficilement comprendre.Le fait pour M.Borden de se faire accompagner à Londres par Bob Rogers est une injure que nous ne méritons pas.M.Borden qui peut être un honnête homme, se voit forcé de garder Bob Rogers auprès de lui, parce qu’en s’en allant, ce dernier pourrait faire crouler les piliers du temple bleu et écraser tous les vieux du parti.M, Rhéaume termine en disant que la Victoire qui s’annonce sera uhe victoire sur les préjugés et la malhonnêteté dans les affaires publiques.M.Irénée Vautrin, president de la Jeunesse libérale s’en prend surtout aux membres du Board of Trade qui ont demandé récemmen! la mise en vigueur de la loi de la milice.M.Vautrin se démande ce que diraient ces messieurs du Board of Trade si le gouvernement saisissait leur fortune sous prétexte que le sort de la guerre en dépend.Vouloir établir la conscription c’est vouloir non seulement prendre la fortune des gens, mais leur prendre aussi leur vie.M.L.-A.LAPOINTE M.Lapointe déclare que les députés fédéraux siègent actuellement par charité, car leur mandai est expiré depuis des mois.Il est temps que le peuple se prononce sur les hauts faits des conservateurs depuis six ans.11 ne peut plus être question des difficultés d’une élection générale en temps de guerre.La chose s’est faite en Australie sans grande perturbation et il en a été de même dans plusieurs des provinces du Canada.La seule crainte du gouvernement actuel, c’est la crainte d’être battu.M.Lapointe n’entend pas parler au nom de la direction libérale, mais pour sa part il est prêt à s’engager à voter contre une prolongation du terme parlementaire.M.Lapointe accuse le parti conservateur de n’a j voir rien fait pour diminuer le coût! de la vie de n’avoir rien fait pour! contrôler le prix des denrées.L’entrée des Etats-Unis dans le conflit complique encore la situation.Des rumeurs de grèves circulent partout et c’est encore le gouvernement qui est responsable.M.Lapointe se déclare opposé à la conscription.C’est une mesure inutile, du moins pour les Canadiens-français, car personne de nous n’a encore songé à passer la frontière.M.Lapointe est en faveur du volontariat.Il rend hommage aux beaux gestes de MM.Blondi n et La-vergne.mais en autant qu’ils restent dans les bornes du volontariat.“Le voisinage de MM.Blondin et Lavergne est pour le moins étrange” dit M Lapointe.“Qu’est-ce que cela veut dire ?L’un est pour la garde nationale, et l’autre pour le service d’otitre-mer.N'rst-il pas à craindre que l’on en enrôle trop et que le service d’agriculture en souffre?" M.Lapointe termine en remerciant scs cleotcurs de l’avoir de nouveau choisi comme candidat.C’est M.Clément Robillard, député à Québec, qui a présenté la ré-demnnaant a M.Lapointe do se porter de nouveau candidat libéral dans Saint-Jacques.Cette resolution a été adoptée à l'unanimité.M.Robillard a prononcé un bref discours el l’échevin Lamarre n’a dit que quelques mots.LES INCENDIES ÀMONTRÉAL LE NOMBRE EN A CONSIDERABLEMENT DIMINUE.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Vaudreuil, boune clientèle assurée et avenir prospère pour un professionnel compétent et parlant les deux langues.Pour renseignements écrire à Casier 11 “Le Devoir”.ON DEMANDE A ACHETER On DEMANDE les numéros de “Fémina” du 15 avril 1903, 15 mars 1907, 15 juillet 1913 et 1er août 1914, aussi T’Tllustration” du 11 septembre 1915.Téléphonez à Uptown 3124.A LOUER MAISONS A LOUER — Avenue De Chateaubriand, vacante, 2524a, 2526a, cinq, six, sept pièces modernes, appliques électriques, eau chaude.$10, $12.Boyer, 2211, $8.50.Ga-gnier, 1906, St-Denis.MAISONS A LOUER.— Avenue lie Châteaubriand, vacante, 2524a, 2526a, cinq, six pièces modernes, appliques électriques, eau chaude, $10, $12.Boyer, 2211, quatre pièces, $8.50.Gagnier, 1906, St-Denis.A VENDRE A VENDRE, oeufs de poule de race pour incubation.S'adresser Gunn, Langlois et Cie.— Plymouth Rock barré, Leghorn, Rhode Island, Wyandotte blanche ; 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1,438 éteints par les pompiers; 044 sans les pompiers.1913— 3.229 appels; 1.965 éteints par les pompiers; /jti sans les pompiers.1914— 3,574; 2,181 éteints par les pompiers; 641 sans les pompiers.1915— 2,994 appels; 1,779 éteints par les pompiers; 640 sans les pompiers.1916— 2,643 appels; 1,400 éteints pnr les pompiers, (le reste du rapport n’est pas encore termine).Gomme on pourra le remarquer, c’est Tannée 1914 qui a vu le plus grand nombre d’incendies et c'est vers celle époque qu’a été établi le service d’inspection contre les incendies, qui a donné depuis de si beaux résultats.TEL.SAINT-LOUIS 1685 Dr Tancrède BISSONNETTE DES HOPITAUX DE NEW-YORK CansuJtationiit 8 à 9aheures a.m., 1 à 3 heu-re« p.m., < à 8 heures p.m.90, KACHLL JbST» MONTREAÏ Diplôme «n hygiène publique.— Heure» : 12 à 2 p.m., 6 & S p.m.TEL.SAINT-LOUIS Sîlt Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN Maladiee de I, peau 70», PARC LAFONTAINE, MONTREAL Angle de la rue Marquette HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacquee j TELEPHONES; 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poussé des attaques au nord Wancourt et les ouvrages de défense 1 lage, contre Vimy et Famp avoisinants.Dans cette région, ils ; infligeant de grandes pertes aux as-ont également franchi le Cojeu!, u! j saillants, il prétend qu’hier, les as “Nous tenons de source directe, affirme le “Standard” de Londres, i que les 4 divisions canadiennes au complet ont pris part ù la bataille de Vimy.La capture de celte position stratégique ne dépend pas du hasard niais constitue simplement le couronnement d’une habile préparation.Des troupes incomparables ont appuyé les chefs.” Le ministère de la Guerre de Berlin admet que les Anglais ont capturé Monchy-le-Preux, mercredi, mais prétend que les Allemands ont re- du vil-oux.en La campagne entreprise par le major-géneral E.W.Wilson, il y a deux semaines, et conduite par lui-même et ses officiers supérieurs, en vue de lever 3,(100 hommes pour la milice canadienne, s’est terminée hier soir en un véritable fiasco (c’est le mot employé par la presse anglaise).En dépit des appels enflammés des sergents recruteurs, malgré toutes les paroles éloquentes du major-général lui-mème et des officiers de son état-major, à peine vingt recrues en tout se sont présentées.Les autorités militaires, toutes livrées à leurs regrets, ne manifestent .• de Souchez et de Eam-; l’attribuent au fait que tous tes sol-ajoute que mercredi les dats des régiments de la milice cales Français ont perdu 24|nadienne sont engagés maintenant, CONTRE-ATTAQUE BRISEE., v , - , • I ., .r • • ., ! cependant aucune surprise exagérée se son t empares des hauteurs situées | sauts des I omîmes ont échoué dans \ de ce piètre résultat Des officiers Sur la rive orientale.Dans le cours | le voisinage de *- • ' .de la journée, ils ont continué leur ; poux.11 progression au nord de la rivière Anglais et Je Scarpe et ont consolidé leurs gains avions, au cours de combats, d’hier matin sur la crête de Vimy.Lundi et mardi, les Tommies ont fait 1,000 prisonniers appartenant à des çnr , i:„„„ réLeTriLdrlte(,nsdisViSinm Rations ont consisté dàni une Lus Canadiens si sont de nouveau grande mesure à .redresser certains J^e -Bouton .Au cours d une dis lui- j plusieurs sfiiilnnts on Ips TVivinnc COULEURS, pour damps, chevreau ou suède, toutes pointures.Valeur de 2.00, pour .ESCARPINS EN CUIR VERNI, pour demoiselles, à une lanière, doublure en chevreau blanc, bonde de soie.Pointures 11 à 2.Valeur A Q de 2.2r>, pour.I .**w —AU PREMIER.BOTTINES EN CUIR VERNI, pour hommes, bout fuyant, tigè de cuir ou drap, talon has large, quelques paires avec lige de couleur, hunt large, toutes pointures dans le lot, semelle à trépoiu-te Goodyear.Valeurs jusqu’à 7.30, pour.BOTTINES, pour garçonnets, cuir verni ou veau velours, genre boutonné, pointures 1 à 5, semelle à couture Mac-kay, empeigne courte.Valeur de 4.25, pour.BOTTINES POUR JEUNES GENS, cuir verni, genre boutonne, tige de drap ou cuir, forme large, semelle à couture Maekay.Pointures 11 ù 13Va.5 Q-y Valeur de 3,75, pour.f ESCARPINS EN CANEVAS BLANC, pour dames, aussi genre Colonial, talon cuir ou recouvert en canevas, lot arrivant d’Angleterre.Valeur jusqu'à 2.00, pour.ESCARPINS POUR DAMES, genre Colonial.ou forme basse, talon haut.Valeurs Jusqu’à 5.00.Toutes point OÛ turcs.Prix.£.99 ESCARPINS POUR DEMOISELLES, cuir verni, cuir mat ou tan Valeurs jusqu'à 1.00, pour .BOTTINES POUR DAMES, hautes, genre lace ou boutonné, long bout fuyant, qualité durable.Poin « CkQ turcs 2V- à 7.Spécial.9.99 1.29 1.69 Les formes nouvelles le: magasin du peuple: 447-449 Rue St«-Catherine Est, coins St-André et St-Christophe.j ft Dupuis.Président Eug.Dupuis.Vice-Président.A JL Ougal.Directeur-Gérant Toutes les pointures I DUPUIS FRERES.Limitée.| |DUPUIS FRERES, Limitée,) AU FOYER CONFÉRENCE L’AVENIR DE DE LA FRANCE QUI SE BAT NOS vétérans M.L'ABBE THELLIER DE PONCHEVILLE RACONTE HIER A L’ECOLE NORMALE ET AU CLUB SAINT-DENIS SES IMPRESSIONS DE GUERRE — MESSAGE DE M.RODOLPHE LEMIEUX.Devant un nombreux auditoire ¦¦puni hier soir dans la salle des conférences de l'Eroie Normale, M.Tablé Thellier de PoneheviHe a raconté l’une voix vibrante d’enthousiasme il d’émotion ses souvenirs ce guerre.M.l'abbé Desrosiers a présenté le list.iiTgué conférencier dans les ternes les plus heureux; il lui a offert m nom de l’Ecole, une bourse de 1200 francs.Après la conference, c’est VI.Rodolphe Lemieux qui remercia VI.de PoneheviHe, au nom de tous les Canadiens-français catholiques.Invité à prendre la parole, M.l'abbé de PoneheviHe, revivant pour i|nelqucs minutes les heures tragiques de son passage au front de Ta-r-mée de Verdun, montra tout Thé-roïsme, tout le - dévouement, tçmle l'abnégation des soldats français.Et, pour bien indiquer dans quel milieu et dans quel décor ces sentiments se manifestenl, il décrivit les différentes lignes de tranchées qui s’éche-lonnent le long d’un front de bataille.Depuis les arrière-portes jus-jusqu’aux tranchées de première ligne, il montra le soldai français remplissant ioutes ses fonctions, quelque pénibles qu’elles soient, «ver le même héroïsme et la même gaieté inaltérable.Les nuits sur in paille ou sur ’a grande route, pendant que le canon gronde sans cesse, les marches exténuantes ù travers des chemins presque impraticables, les factions dangereuses çt déprimantes, les marches, les contre-marches, les repas mangés à la hâte dans une gamelle posée sur les genoux, la table du soldat, le conférencier fit tout voir, tout comprendre.Et, pour mieux illustrer ces tableaux de guerre, afin de leur donner le cachet de vie qu’il leur fallait, il raconta de nombreuses anecdotes dans lesquelles Tame française se montre toujours héroïque et sublime, même dans les bombardements les plus terribles.De liignie en Ligne, de tranchée en 'tranchée, l'abbé de PoneheviHe se rendit jusqu’à îa zone dp mort à l'heure du combat.Ce fut en décrivant ces engagements rapides, ces charges alternées où les vagues d’assaut sp courbent ei disparaissent que le conférencier manifesta toutes les ressources de son talent descriptif.Puis après avoir raconté ces scènes d’horreurs, il revint aux heures où un calme relatif permet de dresser un pet,il autel nu milieu des ruines d’une église ou en pleine forél, afin d’y célébrer la messe devant quelques centaines de soldats émus et courbés.F,a boue! L’abbé de PoneheviHe in-tista longuement sur les conditions épouvantables dans lesquelles doivent vivre les soldais du front.11 leur faut marcher, dormir et combattre dans une bouc qui les envahit, et menace parfois de les submerger, Puis, ce fut de Verdun que ,1e conférencier parla.Verdun! l’abbé de PoneheviHe y fut, Avec la modestie que tous ont su lui reconnaître il évoqua ces combats sanglants qui se livrèrent autour de la fameuse citadelle.S’exposant aux pires dangers, se dévouant, se sacrifiant, se précipitant vers les blessés pour leur porter le secours de son ministère d de ses fonctions d’ambulancier, M.de PoneheviHe assista à maintes batailles.J,ps récits qu’il en fit, hier soir, soulevèrent t'enthousiasme de scs auditeurs.Et, l’abbé de PoneheviHe indiquait à chacun des faits qu’il relatait la belle leçon île christianisme qui s’en dégageait.Enfin ce fut des sectsurs de la campagne que le conférencier ])ar-la.Il rappela ces fameux: combats ou les vagues d’assaut se succédant sans interruption, s’avançaient vers les lignes allemandes, laissant derrière elles de nombreux blessés que les aumôniers s’empressaient de secourir, tentant de sauver lei corps et les âmes.En terminant, M.de Ponehevillt montra la France toujours glorieuse, toujours îière malgré ses malheurs, peinture qui lui inspira cette phrase célèbre: “J’ai eu quelque fois le moral bien lias, mais jamais je ne l’ai laissé tomber à terre.” Des applaudissements enthousiastes couvrent les dernières paroles du conférencier, et M.Lemieux se lève pour le féliciter.“Vous allez bientôt reprendre, cm-il, a Al.de PoneheviHe, votre poste de combat.Vous direz à nos frères de la-bas que nous n’avons jamais douté, même aux heures les plus angoissantes, du destin de la France; que pour elle, nous n’avons jamais envisagé cette guerre comme une catastrophe, mais bien plutôt comme une résurrection, devant s’épanouir dans la victoire.“Vous leur direz que de ce sillage de gloire que dessine la théorie de croix blanches qui s’étend de Calais à Belfort, notre foi en votre avenir fait déjà émerger la France de demain.Et celte France, nous la voyons telle qu’elle fut toujours, monarchie ou république.— Elle sera demain ce qu’elle est aujourd’hui, ce qu’elle fut hier — c’est-à-dire faite d’héroïsme tranquille ef de joyeux devoir, portant l’âme et la clarté du monde dans ses regards.” AU CLUB SAINT-DENIS Quelques instants plus tard, M.l’abbé Thellier de PoneheviHe était l’hôte des membres du club Saint-Denis.Invité à prendre la parole, Tab-l)é de PoneheviHe parla du soldat français dan-s les tranchées.Devant cet auditoire d’élite il raconta comment les hommes du monde français quittèrent leurs affaires, leurs familles et leurs cercles pour se rendre dans les tranchées.Une comparaison s’imposait et le conférencier sut en faire ressortir la leçon qui s’en dégage.Quittant les salons luxueux et la vie de plaisirs.les Français aisés, les grands bourgeois aussi bien que les nobles, n’hésitèrent pas à adopter eette nouvelle vie que leur imposait la guerre.L’abbé de PoneheviHe montra les contrastes de ce changement où les hommes habitués au plus grand luxe, se plièrent en quelques jours aux dures conditions de la vie de tranchée.Là, comme à l’école Normale, le conférencier rappela une foule d’aneedoles à .l’appui de ses réflexions et de nombreux tableaux pour illustrer ses récits.Les membres du club Saint-Denis firent à leur hôte la plus respectueuse et la plus cordiale réception.LES REPRESENTANTS CANADIENS SOUMETTENT AU COMITE DE COLONISATION DE L’EMPIRE LES PROJETS DU CANADA AU SUJET DE L’ETABLISSEMENT DES SOLDATS DANS L’OUEST, Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable.Londres, 13.— MM.Roberl Rogers et Bruce Walker omt soumis au comité de colonisation de l’Empire un mémoire des propositions du Canada au sujet de l’établissement des soldats sur les terres du Manitoba, de la Saskatchewan et de T Alberta.Le ministre de l'Intérieur du Canada réserverait une grande étendue des terres dans lies provinces de l’Ouest pour établir Iles soldais après la guerre.La distribution serait confiée à une administration spéciale de colonisation, qui donnerait à chaque soldait 160 acres de terre.Les personnes suivantes seraient éligibles à recevoir ce don : Les soldats honorablement licenciés.Les marins qui se sont enrôlés pour service actif dans la marine canadienne durant la présente guerre.Les soldats et les marins demeurant au Canada à l’ouverture des hostilités el plus 'tard engagés dans le service actif.Les soldats el les .marins ne demeurant point au Canada, niais engagés dans le service actif.Les veuves dont les maris sont morts au service actif.(En sus des 160 acres de terre, distribués gratuitement, le comité de colonisation prêtera la somme de fl.)00 à chacun de ces nouveaux colons accepté afin de couvrir les frais de l'installation, pour mettre la 'terre en eu Mure.Cette somme sera donnée au plus bas intérêt possible et remboursable dans l’espace de quinze ans.tout postulant devra posséder mie expérience suffisante ou de l’en-tralliement u ta culture avan: ue bénéficier de ces dons.Les ouvriers agricoles sans experience pourront acquérir les connaissances siiftisantes auprès des cultivateurs déjà bien établis et dans Jes fermes expérimentales; après deux ans, iis posséderont assez o experience pour entreprendre eux-nnemes le travail d’exploiter leurs propres fermes.Dans les ternies expérimentales, mi travail pratique sera donne à tous ceux qui se présenteront, même en grand nombre, et les occasions ne manqueront point aux nouveaux venus de se perfectionner dans la culture de la terre.C’est 1 intention du comité de faire durer cette offre pendant trois années, mais il veut également encourager tout colon canadien prospère à demander des “homesteads” dès qu’il se croira en mesure de pouvoir entreprendre le travail de la ferme d’une façon convenable.ON DEMANDE UNE AUGMENTATION DE PENSION Winnipeg, 13.— 1/Association des vétérans de la grande guerre, réunie en convention, a demandé un remaniement complet de tout le système de pensions accordées aux soldats invalides.Lés vétérans veulent (abolition des gratitica-tions et l'égalité des pensions données aux officiers et aux soldats, avec un minimum de Di 1,21(0 par année durant toute la durée de l’invalidité.L’Association a étudié également le problème du retour à la terre des soldats après la guerre.Elle a recommandé le don de 320 acres à chacun d’eux, et un prêt minimum de $2,00(1.TOILETTES D’ENFANTS Pour une.petite fille de cinq ans ou six ans ou moins, je vois une délicieuse petite robe ; une taille courte, un petit corsage à manches à même très courtes, une jupe rattachée au corsage par deux ou trois coutures blanches, et garnie de deux rangs de “plissé”, arrêtant avant le dessous de la manche où le corsage descend plus bas que devant et derrière, où se répète le même plissé.Dans la jupe, deux poches piquées, plissées sur une petite ganse.Le corsage est garni d’u-nd fraise de mousseline blanche autour du léger décolleté en rond, et au bord des manches un même plissé est posé, mais en remontant.La robe peut être faite en bleu, en rose, ou même en vert très pâle, pourvu que le tissu soit uni.Pour les petites filles un peu grandes, à partir de six ans, on fait des petites robes, jupe et corsage séparés,com me les robes de grandes! Par exemple, une petite jupe de tissu barré, à larges barres égales blanches et bleues, ou blanches et roses, et une chemisette blanche, un peu genre blouse tailleur, avec un collet rond et des bottes aux manches courtes; la petite jupe, large et bien plissée, est reliée au corsage par une ceinture de cuir verni.Elle peut aussi être faite sur une ceinture pareille avec des boutonnières trois par trois, qui s’attacheront à des boutons au bas du corsage.Au cou, une grosse boucle de ruban noir, ou de la nuance des barres de la jupe.Pour les robes de printemps, les robes chaudes encore et qu’on ne lave pas.le matelot bleu marine est encore le plus chic et le plus riche.On peut le faire à jupe et à corsage, mais la robe toute d’une pièce, trois plis plats devant, autant en arrière, sera plus jolie et plus à la mode.On découpe la ceinture, le collet, et les poignets, de rangs de soutache rouge ou blanche; sur le bras, on n'oublie pas l’ancre, et sur la bavette, l’étoile ou l’aigle.On peut ajouter deux poches dans la jupe.Avec une robe do ce genre les petits enfants seront de bonne humeur! pour commencer toujours! Ils ont un goût prononcé pour le genre matelot et les poches.Un tissu bien pratique pour une robe du même patron est le corduroy blanc.Cela est bien toilette, joli, et se lave aussi bien qu’une mousseline.C’est durable, et cela fait bien à n’importe quel enfant.Et puis, même quand ils grandissent, c’est en blanc que les enfants sont le plus mignons.Habituez-les à aimer et à porter proprement les petites robes qui onl la couleur de leur âme! Cousine GILLETTE.RECETTES PRATIQUES Préparation pour calmer les douleurs de dents.— 'Mélanger boit grammes d’alcool, quatre grammes de camphre, vingt-cinq centièmes de gramme d’opium, et vingt-cinq gouttes d'essence de girofle, On en imbibe du coton que Ion introduit dans la cavité de la dent.Sachet pour parfumer le tiru/e.-~ Roses et racines '’iris, de chacune : cent grammes.Clous de girofle et fleurs de muscade : six grammes.Grain d’ambrette, dix grammes.Gros poivre concassé, cinq grammes.Pulvérisez et mêlez.Nettoyage des objets eu filigrane.—'Pour nettoyer les objets en fili-granc d’argent, devenus noirs, il sufifq de les plonger dans sine solu-Bon de cyanure de potassium.Comme ce produit est un poison dangereux, on peut, pour éviter son emploi et s'il n’y a nas Heu à un nettoyage bien profond, se servir d’une solution d'hyposulfite de soude, substance parfaitement inoffensive.Si, dans I objet en filigrane, il n'y a absolument que de l’argent’ nu peut encore le faire bouillir dans l'acide sulfurique.Colle résistant à Veau.— On fait tremper dans de l’eau, pendant douze heures, un kilogramme de colle forte de Cologne et, d’autre part, pendant le meme temps, 150 Nous désirons vous voir, madame, à cette vente de chaussures, demain PARCE QUE vous vous procurerez l’une des meilleures valeurs en chaussures qui aient jamais été offertes en cette ville.Nous les avons soigneusement choisies dans un assortiment dont les prix varient de $6 à $10.Marquées pour vous, ÇA QQ demain à.?Paf ¦ ^ous en trouverez de coupe haute, lacées, en chevreau gris, chocolat; en suède brun; en chevreau brun avec tige en suède; en chevreau bronze, lacées et boutonnées; en chevreau bleu, lacées; en chevreau bleu, avec lige en , suède gris; en chevreau noir, avec tige suède brun; en chevreau noir, lacées et boutonnées.Pointures 2 à 7.Premier étage.— Comandes par la poste remplies._____ LIMITEE LE PLUS GRAND J MAGASIN V- 0E MONTREAL JOS.BRIEN.EST 4221.ARTHUR BRIEN La Maison C.Brien 564 RUE SAINT-DENIS PRES CHERRIER Hatez-vous ! 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1 o Huile de paraffine, î(> parties, mélangées avec huile d’olive, 30 parties.2o Vaseline fondue, 1 partie, mélangée avec huile de paraffine.7 parties.Cette dernière formule est la plus employée.Enduit ù Veau pour les murs.— On se trouve généralement bien d’employer un composé de silicate de soude et blanc d’Espagne o*t de chaux ; la surface est mate et imperméable.Si vous voulez manger d’excellentes confïtures.exigez celles nor-tant la MARQUE L.& T».Elles sont simplement délicieuses, et, avec cela, elles ne coûtent pas plus cher que celles que vous préparez à domicile.Labrecque & Pellerin Maison canadienne-trançaise 111 SAINT-TIMOTHEE, Montréal.Tel.Est 1075-1649 La qualité d’abord vous la trouverez dans NOTRE PAIN TOUS NOS CLIENTS EN SONT SATISFAITS POURQUOI NE LE SERIEZ-VOUS PAS ?ALBERT POIRIER 133, RUE CHRISTOPHE-COLOMB.Tel.Saint-Louis, 5986 LA PROSPERITE v AUX TROIS-RIVIERES CONSTRUCTION DE PLUSIEURS EDIFICES IMPORTANTS.Trois-Rivières, 13.— En plus des vastes annexes ajoutées aux vieilles usines, plusieurs autres usines de DÉMÉNAGEZ-VOUS ?S oui, il vous faudra des viandes préparées r,«« meilleures viandes préparées portent la marque S.L.CONTANT.Dexnandez-les chez votre épicier nu boucher et les msr.que» connues: Jambon cuit.Jambon pressé, Veau à la pelée, "Bsiloné”, Saucisson à l’ail “English Brawn”.S.-L.CONTANT, Montreal.construction récente snnl maintenant installées ici, par exemple, celles de la (Hç Three Rivers Industrial, de la Gie Mechanical Engineering, de la Three Rivers Steel Foundries, de la (He St-Maurice Paper, de I’Eu-reka Shoe, etc.Le Conseil municipal a acheté le square formé par les rues ,SI-François-Xavier, Des Commissaires.Ton-nancourt et Eerlnnd, et qui étaient antérieurement occupées par une patinoire.Les travaux commenceront incessamment et le nouveau square sera terminé vers le 1er juin prochain.| La construction du .nouveau bu* reou de poste, qui avait été intcrro.ni* Pue, se continue maintenant et ce nouvel édifice sera probablement parachevé pour le 1er décembre.!H)17.L'entrepreneur général, Jb*.Bourque, >de Hull, a obtenu Je con* lirai.L'érection (U- trois écoles mtrnicl) pales, les écoles Nt -PIn lippe, Ste-Céi rile et DelasaHe, se poursuit rapide* Huent.Ceci, tout en encourageanlibérale absorption, tandis que l’Union Pacific faisait près d’un point de gain.Un échange initial de 12,000 parts d’U.S.Steel a fait gagner une fraction â cette valeur, pendant que le Gulf States Steel s'adjoignait 3 points et que le Mexican Petroleum, le General Electric et l’Ohio Gas faisaient de 1 à 2 points.Les valeurs de transport (shipping, le Central Leather, PU.S.Rubber et le Wilson Packing ont été aprticulièrement recherchés; les parts de métallurgie ont peu varié, et à des fluctuations insignifiantes.La marche des cours, apres la première heure de séance, semblait découler d’un mélange de réalisations de bénéfices et d’achats en vue de couverture.En certains droits, les courants étaient plus enchevêtrés encore, l’Atlantic, Gulf and West Indies abandonnant les trois points gagnés précédemment et l’industrial Alcohol recouvrant une portion appréciable du terrain perdu tout d’abord.Vers midi, toute la cote donnait des signes d un renouvellement de pression, et le compartiment de la propulsion (motors) exécutait une régression notable.Les obligations ont été irrégulières.- LES COMPENSATIONS LE CROUPE DES CENTRES DE L'EST CANADIEN ACCUSE UN, FLECHISSEMENT PAR RAP-, PORT A L AN PASSE.Nuis avons donné ici même., hier, les compensations des ban- quélques-unes des pririci-viilês du pays.Voici que qui- Pai; ., , noir- inumuons ci-apres les com- p-mations comparées de douze villcs -de l’Est et de onze villes de, I Ore: t.En dépit du fait que deux, co-gés onl eu Heu au cours de la, huitaine écoulée, les compensa-, lions ’cl; b! nt en plus-value de >10,281,OÙ'), .-.oit environ 9.3 p.100, par riMport it la' période - corres-po.nliante de -'année dernjère„ Le, fléchis s.men.de 7 millions enregistré par les compensations mont-réu,aises ;l eoniribué largement au recul de‘ villes du groupe de l’Est, mais la plus-value réalisée par, Winnipeg a compensé cette perte.Voici les résultats .comparés des, principaux centres dm Canada : , \ IULES DE L’EST Montréal.$ Toronto.Ottawa.Québec.tHamiilton .Halifax .London.;St-Jean.Brandtford .Sherbrooke Peterboro .Fort-William 1917 Ecart 58,001,323—$ 44.630,470 + 4.300^07 + 3,612.771 + L3'95[7K>8— : ')55,24'5— 1,763 325 + 11580,137 + 608,688 + 500,236— 449,4ti9— 385,469— sur 1-916 7 361.213, 1,014,078, 121.134.' 351.50-8 192.311' 274,568 64,679 191,606, 58,60-8 21,611 2,522 98,733 Totaux $ 12U>8-3,748—$5.269,345 lives compensations de la ville de Kitchener, pour la semaine passée, se présentent à .$481,160.VILLES DE L’OUEST 1917 Ecart sur 1916 $46.941,249+ $18,327,162 Winnipeg Vancouver Calgary .Edmonton IRégina.Saskatoon Moose-daw Brandon .Lethbridge Medici ne^Hat New-Westminster.5?0i36j412 6,767,758 + 2,392,409 + 2,306,031 + 1.496.466 + 3801349 + 492,731+ 715,303 + 517,015 + 200,498- 288.217 2,223,987 44,950 476,776 402,033 120,883 9.714' 254,160 122 215 53,539 Totaux $08,231.090+$21|,55036; -«- DECLARATIONS DE DIVIDENDES Canadian Converters.— Dividende trimestriel régulier de 1 p.100, pour les trois mois écoulés le.30 avril, distribuable le 15 mai, aux actionnaires enregistrés le 30 avril.i ÇA ET LA A en croire les dépêches de New-York, on discute fort dan% les cercles capitalistes des Etats-Unis les modalités de l’emprunt de 7 milliards, et l'on se demande surtout si le produit dès souscriptions restera dans les banques qui auront souscrit, pour en sortir à mesure que l’exigeront les besoins du commerce, ou si le produit de ces souscriptions sera déposé dans les banques nationales et les banques de réserve fédérales.Dans le premier cas le marché des capitaux souffrirait moins que dans l’autre, croit-on.* «¦ * Le Bureau des gouverneurs de la Bourse de New-York a donné instruction aux agents de change de leur communiquer, avant 2 heures aujourd’hui, un bordereau des sommes et des valeurs possédées par eux pour le compte d’étrangers ennemis, domiciliés ou non, ainsi que les conditions de ces dépôts.Ce bordereau sera visé par les autorités fédérales, qui statueront sur les mesures à prendre relativement au retrait ou aux dépôts rie ees valeurs.¦* -» * Les souscripteurs au troisième emprunt canadien de guerre ont versé la première tranche (10%) de leur souscription au moment de la signature du prospectus.Ceux qui ont résolu de se libérer comp'lète-nien-t de 'eur souscription, devançant ainsi le troisième appel (30%) échéant le 15 mai et le 4eme appel (26%) échéant -le 15 juin, recevront desautoritès une bonification de 4 p.100 des versements anticipés.Cela impliquerait un versement total, y compris les 30 p.100 échéant lundi, ci-après, au dire'des chiffres officiels (la première colonne indique la souscription totale, et l’autre colonne représente le versement correspondant à effectuer, moins la remise découlant d’une libération immédiate) : LA MATINEE À LA BOURSE QUELLES QUE SOIENT LES FLUCTUATIONS QU’ENREGISTRE WALL STREET, NOTRE PLACE DEMEURE CALME ET SANS COULEUR.— AVANCES ET RECULS.mmm Quelles que soient les fluctuations qu’enregistre Wall Street, quelle que soit l’allure des échanges sur celle place, ta Bourse de Montréal demeure calme et sans couleur.La séance de ce matin n’a donné lieu qu’à des transactions aussi espacées que possible, et à des cours parfois s’avilissant.Les réalisations de bénéfices ramènent le Brazilian en arrière, cette valeur passant de 47 1-4 à 45 1-4 en cours de matinée; l’action privilégiée Can.Steamship marque 86 1-4, à midi, après avoif coté 86 et demi, soit une pllus-value de 1 point et 1-8 sur la clôture antérieure, pendant qu?son action ordinaire atteint 40 ; le Canadian Car continue de se négocier à 30 ; le Shawinigan avance à 124 '; le C.Gen.Elertric se ramèp-* à lit et demi ; des fractions de lots de Civic Power .couvent pren.in a 80 3-4 ; des lots fragmentés de Brompton Paper changent de mains à raison de 54, et 10 parts de Scotia s’échangent à 97 1-4.L'action Banque des Marchands vient aujourd’hui ex-dividende 2 1-2 pour cent.Notons aussi en passant les hausses formidables qu’enregistrent depuis des mois déjà,—hausses qui s'accentuent remarquablement ces jours-ci, — les céréales, aux bourses de Chicago et de Winnipeg.Souscription $ 100 .200 .300 .400 .500 .600 .700 .890 .900 ., 1,000 .5.000 .10,011(1 .100.00(1 .500.000 .Versement S 85.73 171.46 257.19 342.92 428.67 514.40 600.13 685.86 771.59 857.34 4,286.69 8,573.37 85,733.70 428,668.50 La Canadian Converters Co.a rétabli, hier, son dividende sur ses actions par une déclaration de 1 p.100 pour le quartier en cours.La répartition de 4 p.100 Tan avait été reprise en 1912, après une suspension de 3 ans et demi, et a été poursuivie jusqu’en janvier 1915, alors qu’elle a été réduite à 2 p.100.C’est depuis Tété de cette année-là que les distributions étaient suspendues.L’exercice financier de la compagnie, (iui se clôt avec le présent mois paraît devoir être le plus brillant de l’entreprise, quant à ce qni regarde les profits, tandis que les assises financières de li société se sont sensiblement améliorées.iAfM •X On s’étonne de voir monter sans cesse les prix du sucre.Cette augmentation constante trouve son explication dans te fait que les provisions des Antilles anglaises étant épuisées, l’Amérique et l’Angleterre tirent sur Cuba, déjà chargé à fond.Chez nous, non seulement nous devons répondre à nos besoins propres, mais la St,‘ Lawrence Sugar Refineries doit, celte année, fournir à Londres 10,000 tonnes de sucre, T Acadia Sugar refining, 5.000 tonnes et l’A-tlantic Sugar Refineries, 5,000 tonnes, Ce qui réduit du coup notre consommation de 20,000 tonnes, sans compter ce qui peut survenir par ailleurs.Rappelons en'“passant que M.Robert Anderson, expert en la matière, estime que ôa production mondiale de sucre blanc granulé, pour 1916-1017, s’établira vraisemblablement à 17,222,510 tonnes (de 2,240 livres), comparativement à 16,592,-158 tonnes, pour 1915-1916, 18,468,401 tonnes, pour 1914-1915, et 18,740,212 pour 1913-1914.On note une déperdition plus ou moins régulière dans les quatre- dernières campagnes.D’autre part, la consommation canadienne, qui, de 1913 à 1914 (année financière arrêtée le 31 mars), augmentait de 9.96 pour cent, fléchissoit de 3.76 pour cent en 1915 et de 1L59 pour cent en 1916, d’après le même auteur.BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par la maison BRUNEAU et DUPUIS.95-97, rue Saint-François-XaYier, Montréal.Valbuks Out, Cl£t, valbubs Clôt, Ames Hold.** prir.Asbestos Çn •* priv.BellTélC.B.C.F’ff&P Bra t L.&r Rrompt’nP.( algary Po.Can car r-nv caa.C«m “ priv.Ca.Canvcr C.C.llubbèr “ y-riv Caa Cat.L.priv.Cau.Fair, pr Can.Fox»’es “ priv.Can.G.Eleo.Can.Uoco.priv.Can.Pacif Can .8.Lines Can.Voting C.New V.T." mi CurlM* F.| “ priv.! Civic Inve ! Co.M.é Sm.Cr.wm Det.Po.H'y Dom Bridge Dom.Canna US 5! 'Ti" 16 6+ 95 «X S4 111V «oj4 10 '85H 81 31 Ü6K 1*$ “ priv.|.Dom.Coal pi.Do».T.pf Dom.S.Co-i “ Textile; " priv.Duluth Sup • Gould Mfg.¦ “ nriv.• Gaedw.Ca • “ priv.] Halifax Rv.;* Hill.Collie.• priv.• Holl.Mince • 111.Traction ¦ priv.' înterc.Coal • “ priv .Kaministiq ; Laurentide.! t.of w’d c.!.| “ prir.j ' Lvall Const! i MacDonald , Mackay .' ¦ i “ priv.Maple L.M “ priv .M.&S.P.I * * priv.SU H4X U' K'yl cÔ ;o 63 94»* 42 :n 63 40% 85* 80 183 23 90 63*j 100 100 184 18a 123 12 iiôis Mtl Cotton priv.M.L.& Mg Mont.Teleg Mont.Tram Deben Nat.Brew’s t *' priv.Nipissing.N S.A CL ’* prir.Of Hr.Mill." priv Ont.St.I*ro.priv.Qtt.CarM’g OU.L.A ?.Ott.Tractio Paton Mfg.l’enmais.priv.Penn.w&P.Porto Rico.Price Bros.Bttébec Rf iordon P.“ priv.Sawyer M'y “ priv.bhawinif.Sherwin \V priv.Sana.Woods priv.Spn-RivCo “ priv ©t.Cn.of C.priv.T.r.R jr .Tonke Bro priv Tri City pri Tuck.tob, priv.Twin City.“ priv.Way Ma ma W’est Ind.E W'est Koo’y Winn.Ry.Windsor H’!'.Banques — Br.N#, aw Comuitrc; Domiuion, Hamilton.Hochelaga Impérial.Merchants Molson».Montreal.Nationale.OTA-Scoti Ottavro— Royal.Standard.Toronto.Union-.103 97^ M 72* 28 124 124 100 =’85 10%4 54 H ml 93V4 85 73 79^i 17° 22*1 251 213 W/4 L40 * ’•iô ‘ 39 27 122 59 16 *63% 84 ’ i85K 163% 180 BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Saint-François-Xavier, Nos 95 et 97, Montréal.CANADA Laissez aller un homme combattre en France en vous enrôlant dans la Force de Défense Canadienne “Des troupes qui se sont enrôlées volontairement pour le service d’outre-mer, il reste encore au Canada approximativement 50,000 hommes.Il est nécessaire que le pays ne soi! pas laissé sans une force adéquate pour la défense nationale en cas d’urgence.Le Canada a toutes les raisons possibles d’être fier de ses fils qui ont pris une si noble part pour la bonne réussite de la guerre, leurs actes de bravoure ne se comptent plus et maintenant que l’Empire Britannique lutte pour le maintien de son existence et pour assurer la Liberté et la Justice au monde, il est du devoir du Canada de faire encore plus.Dans le but que les 50.000 hommes de la Force Expéditionnaire Canadienne, servant actuellement au Canada, puissent être libérés pour entrer dans le service actif de guerre, un appel est fait maintenant aux hommes du Canada pour obtenir un nombre égal d’hommes consentant à s’engager volontairement pour la défense nationale dans la milice active.Pour cette raison, une chance est maintenant offerte à ceux qui ont été empêchés d’entreprendre le service d’outre-mer, de faire partie de ce mouvement de service actif pour la défense nationale”.SIR EDWARD KEMP.On a ACTUELLEMENT besoin en France, pour ce que sir Robert Borden appelle “la période la plus critique de la guerre ”, des hommes des Forces Expéditionnaires Canadiennes que Ton garde au Canada pour notre protection.Pour leur permettre de partir, le Canada a besoin d'hommes aptes au service militaire, qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent aller outre-mer mais désirent faire du service au pays.L’enrôlement dans la Force de Défense Canadienne est pour un an—ou pour la durée de la guerre et six mois après, si le besoin s’impose.Habillement, équipement et rations fournis comme dans la C.E.F.La même paye que pour la .milice en service actif, avec allocation de séparation pour hommes mariés.L’occasion vous est donnée d’ajouter une unité à la force de notre armée au front en vous enrôlant pour servir ici au pays.Pour plus de détails, s’adresser aux arsenaux des régiments ci-dessous énumérés.ON A ENCORE BESOIN D’HOMMES POUR ALLER OUTREMER DANS LES FORCES EXPEDITIONNAIRES CANADIENNES On a encore besoin d’hommes pour renforcer l’armée au front.Ceux qui désirent s’engager comme volontaires pour le service d’outre-mer peuvent s’enrôler dans un des régiments qui ont reçu ordre de mobilisation pour la Défense Nationale.DISTRICT MILITAIRE No 4, QUARTIERS GENERAUX, MONTREAL, QUE.Ministre de la Milice et de la Défense.Westmount, 58cme Régiment, (Westmount Rifles) Sherbrooke, 53ème Régiment de Sherbrooke.Montréal, 1er Régiment (Canadian Grenadier Guards) Montréal, 3ème Régiment (Victoria Rifles of Canada) Montréal, 5ème Régiment (Royal Highlanders of Canada) Montréal, 65ème Régiment Carabiniers, (Mont-Royal) District militaire No 5, quartiers généraux, Québec, P.Q.„ District militaire No 6, quartiers généraux, Halifax, N.E.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par Ha maison “Mc- •Cours Çours à midi d’ouverture (Blé- Mai .219 1-2 à 218 2231-4 Juillet .158 l-2à 158:i-4 192 3-8 Maïs— Mai .185 1-2 A 126 137 3-4 Juillet .133 1-4 à 134 134 1-2 Avoine- Mai .’ 66 à 651-2 65 1-2 Juillet.641-2 64 3-8 BOURSE DES MINES Cours fourni* par ia maison Dunn and Co., rua Saint-François No 86, Montreal.Offpr.04% ARTHUR BRUNEAU, Membre, Bourse dt Montréal BRUNEAU & DUPUIS UOUR'l lERY Bureau de Montréal.•7 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.•«eearaaloa : QUEBEC «t SOBKL fil dirait avae \ fOBT A FLAGG.NiwYtvk Apex.Bailoy.Braver .Boston Creek .Buffalo.Chambers Ferlant!.Crown Reserve .Davidson .Dome extension .* Dome Lake.Dome Mines .» Eldorado .Foster.Cilford.(«old Reef.Could .(treat Northern .Hargraves .Hollinger.Homestakc.Inspiration.Jupiter.Kenabek Cons.Kerr Luke.Kirk Lake.I ,n Rose.Lorrain.McIntyre.McKinley Darragh .Moneta.New ray .Nipissing.Ophir.Peter Lake.Plenurium.Pore Crown.Pore (ioid .».Pore Imperial .Pore Tisdale.Pore Vi pend Preston 1$ Dome .Rochester.Schumacher.Shamrock.Silver Leaf.Teck Hughes.Teiniskamlng .Thomp-Krist.Trethewey.Vacuum Oil and Gas .West Dome Consol .Wettlaufer.York.90 loo It 75 18 18 1700 01 0.1 oa 02 u V* 11% 17 r»‘>« 45 Bryant, • Ravier.De- IWM’wlA eqi/, 05 Uj too 12 35 79 20'a 20 1800 01H 05 04'4 OW4 % 13V.tfUÎ Valeurs °«W Midi i Valeurs t™ î k Û«ver* tuca Midi AllisCh.or.!lrtt.Mari.pr | (Int.Nickel.Int.Paper.873 ' Alli.Ch.»r.AtahAir 3r.Am.R Sug.94 liK.Ra.Tr 46% 1 45;+, Lehigh Val.Am.Can t»1.nô?> Am.CArÊo.ô6 I 86*Vfc j Max.Moto.Ôi’lc bO'A Am.Loco.! (Mrn.Pelro.ï(.'.any.Am.Smelt.miy.! IOC, Misil'acf.Am.S.Fou.N.Y N.U.45K 45K Aaacou.M SOL 8i>'„ North.lac ;oi 101 1 Atch.aon W.w.102*4 »v m, jiVi,a.53 ho bald.Loco.75 7i.1T llalt.AOhio 7M£| Reading Ht', te Beth.Steel.125 ¦ 186 Kepübli.Ir.HO 7*"s lirookl Km.Koe.IM.or.Can.Pacif.130*« Rttbb.U.S.Ceat.Leath ^6* _ Khsttun1; Ar 08 Colo.H.*I.48 4 dire dune manière inattendue,, Réduite à une centaine, la solda-, tesque.qui paradait toujours dansj bis rues, vi • tout à coup venir un; corps de cadets.Sentant revenir, leur ancien patriotisme à la vue; de ces jeunes, ils emboîtèrent le) pas et partirent à leur suite.L’agi-, talion élait terminée et avait duré deux heures et demie, La police, appelée sur les lieux n’avait été; d’aucune efficacité., par RENE BAZIN de l’Académie fran;«ne.tache d’encre 28 (Suile.) Il est soucieux, M.Plumet.Un secret lui pèse.Décidément, j’ai eu tort de ne pas m’arrêter davantage place de l’Opéra.Milan.— Me voici à Milan, la vieille cité pensante et active, but de mon voyage et berceau de l’honorable Porfirio Zampini, faussaire présumé.L’expertise ne commence qu’après-demain.J’en ai profité pour courir un peu la ville.Il y a quatre choses à voir à Milan quand on est musicien et trois quand on ne l’est pas: le Dôme, vnlf/o cathédrale; le Mariage de la Vierge, de Raphaïl; la Cène, de Léonard, et, suivant les tempéraments, une représentation à la Sca-la.J'ai commencé par le Dôme, et c’est en sortant de là que j’ai appris la nouvelle dont je suis encore troublé.Et tout d’abord, un aveu.Quand je montai, par une chaleur torride, sur les toits de marbre de la cathédrale, je m’attendais tellement à être émerveillé que je ne l’ai pas été.La surprise a tant de part en nos admirations! Ni ce déluge de marbre, ni les denlcllcs et les aiguilles de cette masse énorme, ni le nombre prodigieux des statues, ni d’apercevoir les hommes plus petits que des mouches sur la piazza del Duomo ni la campagne immense et plate entourant la ville de son cercle démesuré, rien de tout çela n’a soulevé en moi cette aile d’enthousiasme qui s’ouvre parfois pour bien moins.Non, j’ai été la-vi d’aulre chose, d’un détail inaperçu des guides, je suppose.J’étais redescendu et j’errais dans le vaste vaisseau, de colonne en colonne, quand j’arrivai sous la coupole.Je levai les yeux, et l’abondance du jour doré me les ferma.Le soleil passant à travers les vitraux jaunes des fenêtres, tout là-haut, ceignait d’une couronne de damme la voûte prodigieuse, se jouait sur les parois de cette cage en reflets qui descendaient en diminuant jusqu’à baigner le sol de leurs dernières lueurs, aube étrange, région splendide vers laquelle montaient la prière et les chants sacrés pour s’échapper vers l’infini.Je sortis de là brisé, ivre de fatigue et de rayons, et, à peine rentré dans ma chambre de VAlhergo delTAgnello, au cinquième, je m’endormis dans mon fauteuil.11 y avait peut-être une heure que je dormais, quand il me sembla qu’une voix murmurait près de moi: —Illustre signore! Je ne m’éveillai pas.La même voix reprit avec un doux sifflement : —Illuslrisslmo signore ! L’oreille humaine étant merveilleusement sensible aux superlatifs, celui-là me tira du sommeil.—Qu’y a-t-il?—Une lettre pour Votre Seigneu-re.Comme elle est pressée, j’ai cru pouvoir me permettre de troubler le repos de Votre Seigneurie.—Vous avez bien fait, Tomaso.—Huit sous, s’il vous plaît, que j’ai payés pour la lettre?—En voici dix: inutile de me rendre.Il se retira en m’appelant monsieur le comte: pour deux sous, ô Italie de Brutus! La lettre était de Lampron, qui avait oublié de la timbrer.“Mon ami, madame Plumet à laquelle tu n’a pas, je pense, donné la moindre mission en ce sens, est en ce moment fort occupée de les affaires.Je dois t’en prévenir, car je lui crois beaucoup de coeur, mais peu de cervelle, et j’ai souvent remarqué dans quels embarras peut vous mettre le zèle inconsidéré d’un ami.surtout d’une amie.” Je redoute quelque grave indiscrétion, voici pourquoi: “Hier soir, M.Plumet est venu me trouver.Il tordait furieusement sa barbiche, et je le connais depuis assez longtemps pour savoir que c’est une manière à lui de témoigner que le monde va de travers.J'ai eu du mal à lui arracher, à force de questions, et seulement à moitié, ce qu’il avait à me dire, La seule chose qu’il ait convenablement exprimée, c’est sa confusion d’avoir en madame Plumet une femme difficile à raisonner et à calmer.“Il paraît qu’elle a repris son ancien métier de modiste et qu’une de ses premières clieptes, — Dieu sait la route, — a été mademoiselle Jeanne Charnot.“Or, lundi, mademoiselle Jeanne choisissait un chapeau.Elle était gaie comme le jour et sa modiste sombre comme la nuit.“—Est-ce que votre fils est malade, madame Plumet?“—Non, mademoiselle.“—Vous paraissez si triste! "Alors, suivant les expressions «ie son mari, madame Plumet a pris son courage à deux mains, et regardant bien en face sa jolie cliente: “—Mademoiselle, pounpioi vous mariez-vous?“—La drôle de question! Parce que je suis en âge de me marier, parce que j’ai été demandée, parce que toutes les jeunes filles se marient à moins qu’elles n’entrent au couvent ou qu elles ne coiffent sainte Catherine.Or, madame Plumet, je ne me suis pas senti la vocation religieuse, et je n’ai jamais supposé que je coifferais sainte Catherine.Pourquoi me demandez-vous cela?“—C’est que, mademoiselle, on peut être heureuse en ménage, mais on peut être aussi bien malheureuse! “Là-dessus, sur ce bel aphorisme, madame Plumet, ne pouvant se contenir, s’est mise à fondre en larmes, “Mademoiselle Jeanne, qui riait d’abord, a été ensuite stupéfaite, puis vaguement inquiète.“Fille n’a rien demandé, cependant, par dignité.Madame Plumet n’a rien ajouté, par timidité.Mais elles doivent sc revoir après-demain, toujours pour cause de chapeau.“Ici, l’histoire s’embrouille.Je n’ai plus rien compris.“Evidemment, il y a plus que-cela.M.Plumet ne se serait pas dérangé pour m’apprendre que sa femme a eu la langue un peu longue; il n’aurait pas eu l’air aussi ému.Mais tu connais ce diable d’homme; toutes les fois qu’il est important de s’expliquer, il perd les maigres facultés d’élocution dont il est doué, il devient moins pic j muet: incompréhensible.Il m’ai bredouillé des exclamations sans suite comme celle-ci; j “—Justement, c’est peut-être après-demain!.Et vous comprenez la belle affaire!.Tonnerre de tonnerre!.Enfin, ça peut aussi ne pas arriver.Ah! monsieur j Lampron, faut-il tout de même que i les femmes aiment parler! ; “Et voilà M.Plumet parti.“Je t’avoue, ami, que je n’ai nulle envie de me mêler de ces commérages et d’aller demander à madame Plumet l'explication que n’a pu me donner son mari.T’attends.S'il se passe quelque chose après-demain, j’en serai sûrement averti, et ; je t’en écrirai.“Ma mère me charge de ses compliments pour toi.Elle te recommande de te bien couvrir le soir : les crépuscules, dit-elle, sont l’hiver des pays chauds.! “Cette chère maman est un peu fatiguée depuis deux jours.Elle a gardé le lit aujourd’hui.J’espère que ce ne sera rien qu’un rhume."Je t’embrasse, “Sylvestre LAMPRON”.Milan, le 28 juin.(A suivre) .¦ —.Ce Journal psi Imprime au No 43 ru« Saint-Vincent.4 Montreal, par l’IMPRIME-R1E POPULAIRE (h reiiponanblUté limitée).J.N.Chevrier.Rêrnnt général.ta « i LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 13 AVRIL 1917 PROJETS DE GUERRE MIS À L’ÉTUDE LE DEBAT S’ENGAGE A LA CHAMBRE AMERICAINE SUR Les CREDITS DE SEPT MILLIARDS ET L’ON S’ATTEND A UNE DISCUSSION SUR LES QUESTIONS DE LA CONSCRIPTION ET DE L’ENVOI DE TROUPES EN EUROPE.Washington, 13.— Le débat relatif au bill du revenu de 7 milliards a commencé aujourd’hui à la Chambre, et l'adoption de la mesure avant demain soir est cm perspective.Le chef de la majorité, M.Kitchin, est changé de la mesure, et l’on ne prévoit qu’une légère opposition, car l’on dit que ta plupart des représentants approuvent le hill, On n‘a pas tenté de limiter le débal.cl l'on s’attend à ce que la discussion embrasse plusieurs questions y compris peut-être celle de l’envoi d’un contingent outre-mer et de la conscription.Dès que la Chambre aura disposé du bill, tes membres du comité des voies et moyens aviseront aux dispositions à prendre pour prélever une partie des $7,000,000,000 par des impôts.On compte que le comité sénatorial des finances approuvera le bill ces du télégraphe et du téléphone, à appliquer le service militaire aux employés d ¦ ces compagnies, protéger par l’armée l'exploita-ehemins de fer, et à por-v à 11 les membres de la en lui conservant quant à l'essence la forme que lui donnera la Chambre.On espère qu'on pourra soumettre la mesure au Sénat, le premier jour de la semaine prochaine.On ne s’attend pas « ce qu'ill y ait une forte opposition au Sénat.employés à tion des ter de 7 à 11 les membres de la commission des relations entre Etals sont insérées dans le bill comme dans le bill précédent.I.e paragraphe donnant à M-Wilson le pouvoir de décréter l’utilisation d une partie du matériel roulant passe pour des plus importants.On croit qu’on obtiendra ainsi les mêmes services qu'en s’emparant des voies ferrées, fout en épargnant du temps et de l’argent.Les propriétés saisies par le président seront remises aux propriétaires après la_ guerre.Toute tentative de désobéir aux ordres du gouvernement entraînera un châtiment sévère.CONCURRENCE AUX TRUSTS AUTOUR DE LA QUESTION DE LA GLACE : LA VILLE SE FERA COMMERÇANTE; APPEL DU MAIRE AUX CITOYENS — LE CONGRES FRATERNEL CAN A-DIEN — NOTES DIVERSES.¦ POUR LES VOLONTAIRES ROSEVELT DK LA CHAMBRE EST DISPOSEE VOTER LES CREDITS.A Washington, 13.—Le représentant Emerson, de TOhio, a présenté une résolution à Ja Chambre pour permettre au colonel Rose-vclt d • lever et de dirigea- une armée de volontaires de î00,ÜÜ0 hommes.LES ZONES DEFENSIVES DES COTES AMERICAINES Washington, 13.— navales viennent de zones défensives de des Etats-Unis - Les autorités spécifier les guerre sur les et des posses- amerjcaines.Elles Washington, 13.—- De grands applaudissements des deux côtés de la Chambre ont accueilli le chef démocrate Kitchin, aujourd’hui, quand il a commencé son discours au sujet du hill du revenu de *7,000,000,000.On voit en cela la double indication quel côte la mesure sera adoptée sans opposi-' sions insulaires lion ou sans retard de nature sérieu- comprennent : se et qu il n y a plus de chance que I L’embouchure de la rivière Ken-M.Kitchin soit déposé comme chef nebec, Portland, Maine ; Ports-de la majorité, a cause du vote qu'il mouth, Boston, New Bedford New-a donné contre ia résolution déela-1port, Long Island Est, New-York rant la guerre.(Est, Rentrée centrale du port de Apres avoir déclaré que la mesure New-York, la rivière Delaware, Ren-est des plus importantes ci comporte trée de Chesapeake, Baltimore, Poles créd.ts les plus considérables ja-.tourne, Hampton Reads, Wilming-mais présentés dans un parlement, ' ton, Cape Fear, Charleston, Savau-M.Kitchin est entré dans les détails ;|lah'.Key Wes*t.Tampa, Pensacola, Mobile, Mississippi, Galveston, San La ville se fera commerçante de glace à la barbe des trustards.C’est la décision à laquelle en sont venus les commissaires ce matin, après avoir eu une entrevue avec la commission tic législation.“Puisque les marchands de glace ne veulent pas être raisonnables, a dit le maire, nous laisserons fondre leur approvisionnement.” La ville pourra faire concurrence aux trusts, grâce à l’initiative louable d'un citoyen, M.P.F.King.Ce dernier s’engage à fournir de la glace aux familles pauvres à raison de cinq sous le morceau.Il a fait remarquer ce matin aux commissaires que la ville pourra encore faire un joli profit en vendant à ce prix.Le maire fait appel au public auquel il demande de ne pas se presser pour donner ses contrats de glace pour la prochaine saison.Comme garantie destinée à permettre à M.King de rencontrer les difficultés qui pourraient survenir dans l’accomplissement de ses engagements envers la ville, les commissaires ont consenti de lui voter un crédit de $5,000.“Je n'en aurai probablement pas besoin, a-t-il dit, mais je veux me protéger”.POUR LA PREMIERE FOLS PROGRÈS SUR UN FRONT DE 9 MILLES LES ANGLAIS CAPTURENT DES POSITIONS ALLEMANDES APRES DE VIFS COMBATS SUR TOUT LE FRONT, ENTRE HARGICOURT ET METZ-EN-COUTURE — LES POILUS ATTAQUENT AU SUD DE SAINT-QUENTIN ET PRENNENT PLUSIEURS TRANCHEES.ment attendus à tenir toute la ligne d’Hindenbourg qui s’étendait du Londres, 13.— Le ministère de la guerre annonce qu’après de vifs combats, les Anglais ont capturé | sud-est d’Arras, en face de Cambrai des positions ailemandes sur un jusqu’à Saint-Quentin et Laon.Le front étendu, d’un point au nord (point important de l’extrémité sep- Où acheter demain (Enreditr* runforminmit * la loi du Pariêintnt du Canada, par L.-P.Dnlougchampa, au Mlntatère de l'Agriculture.) TEL.EST 4510 La Magasin du Ptupl* 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Voyez l’annonce^ notre village de du bill.LES CHEMINS LE F PR MHS A LA DISPOSITION DE L'ETAT Washington, ijj—Tu bill de la dernière s ;ssiori, présenté aujourd'hui avec des amendem mis, par M.Adamson, président du comité du Contnerce de la Chambre, autorise le président à ordonner aux autorités des voies ferrées (Rulili-ser une nnrtie du mai Tie! roulant, comme il ie jugera bon.sans prendre en mains l'administration des chemins do fer.Des clauses nuto-'i-ant i ¦ preside»! à cxplr.iler toutes les voies Lcrrc s, ].s strvi- Diego, San Francisco, la rivière Co lumbia, Port Orchard, Honolulu et Manille.Elles ont fixé également une étendue pour chacune de ces zones, et le secrétaire de la marine est charge de promulguer les règlements et de les faire observer.On a désigné a chaque port les entrées pour chaque navire qui arrive ou quitte le port.I.e gouvernement américain a dégage ses responsabilités quant aux risques que peuvent courir les navires qui circulent dans ces zones et les personnes qui voyagent à bord de ces navires.DN S’ADRESSERA A TOUS LES CURÉS dOUU ACTIVER LE RECRUTEMENT DU REGIMENT DU LIEUTENANT-COLONEL BLONDIN — LA PUBLICITE.temps.Car M.Blondin compte beaucoup sur la presse pour le succès de sa campagne, et il tient à ce que son service de publicité soit parfait.El pour parvenir à cette perfection, il a decide de bien traiter les ' nalistes.jour- LA TYPHOÏDE À LÉVIS Peur la première fois depuis sa fondation, le Congrès fraternel canadien tiendra sa prochaine as-semiblce annuelle (2fie) à Montréal ; cette dernière aura Heu au Windsor, le mercredi, 18 avril, courant.Le Congrès fraternel canadien est une union qui se compose de 18 sociétés différentes ; son nom indique assez clairement son objet.Il a actuellement pour premier président canadien-français M.Henri Roy, secrétaire de la Société de* Artisans.A la demande de l'échevin Du-heau, président du comité de réception les commissaires ont consenti à lui voter un crédit de $300 pour faire les honneurs de la ville aiix délégués.C’EST UNE INJUSTICE Plusieurs citoyens d^ Notre-Dame des Victoires qualifient d’injustice la demande de la ville de leur faire payer le roùl de deux canaux d'égout construits l'on sur les rues Monsabré, Lacordaire et Dixon, l’autre sur la rue Toulouse — dont ils ne se servent pas.—Les rumeurs les plus curieuses circulent au sujet de la démission de l'échevin Boyd : les «.mes disent qu’il aurait l’intenlion de a’ester échevin, ies autres de poser sa candidature au poste de pecepteur des douanes à Montréal.-—•Mercredi prochain, -;• vue des propriétaires de la rue Saint-Denis, côté ouest, avec les commissaires dans le but de terminer l’expropriation nécessitée par l’élargissement du tunnel.d’Hargicourt jusqu'au Metz-en-Couture.Ils se sont également emparés de la ferme Sart, du bois Gauche, du bois et du village Durant la nuit, glaises ont opéré une incursion habilement réussie au sud-ouest de Loos.Les tranchées allmandes furent bombardées et les travaux de défense considérablement endommagés.Dans le voisinage de Ploeg- • nord a steert, un groupe d’ennemis qui se ) bourg, dirigeaient vers les tranchées anglaises fut dispersé par des mitrailleuses avant d’atteindre les tranchées.H y a 9 milles entre Hargiçpurt et Metz-en-Couture.Ce secteur est située le long de la nouvelle ligne où les Teutons se sont établis après leur retraite, entre Arras et Saint-Quentin.Le lieutenant-colonel Migneault, ! OA' •ecruteur en chef du réganent du! ieutenant-colonel Blondin, enverra ces jours-ci une lettre aux curés de la province de Québec pour les prier! d’apporter leur concours au travail1 de recrutement du 258e.Cette lettre n’est pas encore rédigée, mais on sait que son objet principal sera de faire connaître aux principaux membres du clergé, de quelle façon le lieutenant-colonel Blondin entend recruter son bataillon.M.Blondin ne veut absolument pas de ceux dont la présence au Canada est absolument nécessaire, ni des jeunes gens qui sont le soutien de leur famille, ni encore moins des pères de famille.Et encore M.Blondin veut bien faire comprendre que même pour ceux-là qui pourraient partir, l'enrôlement est absolument volontaire et libre.M.Blondin n’a pas encore ouvert officiellement de bureaux de recrutement, mais chaque jour quelques personnes se présentent.Si les 2011 hommes qu’on attend de l'ouest peuvent arriver, le régiment aura alors un joli commencement.Ut l'effectif du régiment ne pourra! que grossir chaque jour, surtout ! quand M.Blondin et ses akles-de-! camp auront commencé leur campagne d’éducation projetée à travers la province.M.Blondin ne peut dire quand il pourra commencer cette campagne.Actuellement, M.Blondin et tous ses officiers sont à organiser cette tournée et ils sont très oceu-oes.Chaque matin, c’est à peine si M.Blondin peut accorder quelques minutes d’interview aux groupes des journalistes qui font le pied de grue dans l’antichambre, espèce de bivouac où des hommes en kaki grillent des cigarettes.M, Blondin, a cependant promis aux représentants de la presse qu'à l'avenir il les recevra d’une façon plus convenable, et sans les faire attendre trop long- PARLE D’INTENTER DES POURSUITES CONTRE LA VILLE .1 CAUSE DE L’EAU FOUR- UNE NIE PAR ELLE.L'ATTITUDE DES PAYS-BAS Paris, 13.d’aujourd’hui : Entre ia Somme et d’Oise, nos troupes ont attaqué ce matin les positions allemandes, au sud de Saint-Quentin.En dépit d’une résistance désespérée de la part de Tennemi, nous avons enlevé plusieurs lignes de tranchées entre la Somme et le chemin de fer de Saint-Quentin.Nous avons ramené des prisonniers et pris plusieurs mitrailleuses.Au sud de l’Oise, nos troupes avancées ont progressé à l’est de Coucy-la-Ville, faisant des prisonniers et du butin.Des actions d’artillerie ont eu lieu dans la gion de l’Aisne et en Champagne.Dans le voisinage de Verdun, l’ennemi a dirigé 2 attaques par surprise.Nous les avons arrêtées par notre tir.Nuit calme sur le restant du front.Les Tommies continuent a avancer dans le nord Londres, 13.— Grâce à un temps plus favorable, de vifs combats ont eu lieu sur presque les deux tiers du front anglais, aujourd’hui.En sus des gains faits au cours de leur nouvelle attaque entre Hargicourt et Metz-en-Couture, les Tommies progressent plus au nord.Ils ont déjà capturé une autre section d’un mille de la ligne d’Hindenbourg, au sud-est d’Arras, comme l’indique le communiqué officier d'hier soir, ce tentrionaie de cette ligne était Vimy.H est indubitable que les Allemands n’ont jamais prévu qu’ils seraient chassés de cette hauteur par une aide Gouzeaucourt.j taque de front, comme iis l’ont été les troupes an-1 par les Canadiens, lundi.Prévoyant toutefois une offensive au nord, et la possibilité de l’encerclement des positions de Vimy, les Allemands ont préparé la ligne Drocourt-Queant qui va au partir de la ligne Hinden-, Entre temps, les Allemands, délogés de leurs vieilles positions, se sont efforcés de se retrancher à plusieurs endroits, en particulier en face de Monchy-le-Preux où ils ont_ subi de grandes pertes.Vers l’extrémité méridionale de la ligne anglaise, au nord-ouest de Saint-Quentin, les Tommies ont dirigé aujourd’hui une attaque sur un front étendu, et ont accompli une progression d’un mille, à cex-tains points.Ils ont capturé plusieurs positions importantes, entr’-autres Gouzeaucourt.Les Canadiens se sont frayé aussi un chemin plus au nord, dans le bois situé le long du versant oriental de la crête de Vimy.Ils font de grands éloges des troupes écossaises qui au sud de la hauteur, ont progressé aussi rapidement qu’eux et leur ont précieusement aidé à remporter la grande victoire.• On estime aujourd’hui que les canons capturés se montent à plus de 150.Bulletin de Paris Bulletin officiel Vente de chaussures ¦DANS LA PAGE S Articles de 1ère Communion GANTS en kid Wane, pour C “J JB fillettes.Pris.V BAS en soie blancs, pour enfant à .50c $1.00 MOUCHOIRS brodés et avec guipure pour fillettes.Prix à partir de .25c11 $2.00 LlHfrCr Anale S.-Cnthertne ai’Montrait» 35c CHAPELETS de couleur, monture dorée h.CHAPELETS de couleurs assorties, pierre, ovale et monture dorée.Rég.«2.00, pour LIVRES de messe blancs, pour JTRrt tes.Prix .‘OC#* et $1.39 pour fiilet- 35c et 50c Quels que soient les endroits que ayez avec vous vous visitiez UN KODAK C’est un excellent compagnon Catalogue envoyé gratis sur demande A l’agence spéciale Prix de ST.50 à S100.00 J.H.ROBERT 1185 rue Saint-Denis angle Mont'Royal HEUREUSES CONTRE-ATTAQUES ROCHES ?Berlin, 13.—- Le rapport officiel d’aujourd’hui dit que sur l’aile septentrionale du champ de bataille d’Arras, des contre-attaques allemandes ont contrebalancé les succès préliminaires de fortes attaques des Tammies contres Angres et Given-ehy-ien-GoheÜle.Il ajoute que sur tes chemins allant de Péronue à Cambrai et à Le Ca'tetet, des engagements secondaires ont eu lieu hier entre Gouzeaucourt et Hardicourt, 32,000 AMERICAINS SONT DEJA RENDUS AU FEU New-York, 13.—- Un câblogramme spécial de Londres au “Herald”, en date d’hier, dit : * La perspective de la participation aux opérations à brève échéance de troupes américaines combattant sous le drapeau étoilé, sur le front , ., occidental, a créé un grand enthou- qm donne trois milles et demi d’e-;siasme ici.Déjà des soldats formant tendue au mouvement d’encercle- le noyau d’une année sont aux pri- ment à la tete ne cette tameuse po-'ses avec les Allemands.On estime sition.i que 32,000 Américains combattent En se repliant, ies Allemands se dans les rangs du corps expédition-.i„ i a> canadien.On Quebec, 13.— Une épidémie de typhoïde exerce présentement ses ravages parmi Ja population de Lévis.Une des premières victimes a cte ta femme d’un médecin de la ville, décédée ces jours derniers, et si la Cour peut prouver que le mauvais état de l’eau en est la cause, des poursuites seront intentées contre les autorités municipales à qui de nombreux citoyens ont souvent demandé de filtrer l’eau de la ville.Levis puise son eau potable dans le fleuve St-Laurtnt, et cette eau ne subit aucun traitement chimique avant d’etre distribuée.Le bureau d'hygiène provincial a condamné à plusieurs reprises l’eau de Lévis sans pour cela qu'on ait eu recours aux moyens ordinaires pour l’épurer.MADRID DEMANDE UNE INDEMNITÉ Londres, 13.— Le correspondant deJ’“Exchange Telegraph Company a Madrid mande que le cabinet espagnol a demandé à l’Allemagne une indemnité au sujet de la destruction du vapeur “San Fuîgen-eio”.Ce navire espagnol a été coulé sans avertissement et c'est le premier détruit dans ces conditions.Mercredi, une dépêche de Londres disait que l’Espagne avait adressé une énergique protestation a 1 Allemagne.STRICTE NEUTRALITE QUI NUIT AUX INTERETS DES BELLIGERANTS.La Haye, 12, par voie de Londres, 13.— Le premier ministre, van der Linden, portant ta paro'e aujour d’hui, dans la première chambre, a déclaré : “Pins la guerre se prolonge, plus difficile devient la situation, mesure que se rétrécissent les limites de la toi internationale.Nous souffrons de la guerre sous-marine et du blocus, mais nous ne dévions pas de notre politique de stricte nen-trallité et de notre intention de défendre notre sol contre tout assaillant.Les belligérants nous nuisent par leurs opérations et notre 'neutralité nuit à leurs intérêts." Les Pays-Bas, a affirmé le premier ministre, ne favorisent mi un côté ni l’autre, mais font ce qui au .meilleur de leur jugement leur paraît juste.“Nous devenons isolés davantage, et nos actes ne nous gagnent l’affection d’aucune coailition, mais à tout événement nous conserverons leur respect.” PIRATE BOCHE DANS LE GOLFE DU MEXIQUE Le temps qu’il fera —On fl’ap-Galveslon déguisé en le golfe du VENTS nu NORn-EST, FROID BEAU ET MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum ., Même date i’nn dernier .Aujourd’hui minimum .Même date l’an dernier , .Galveston, Texas, 13.porte aujourd’hui à qu’un pirate aikcnand, voilier, est entré dans Mexique.Un vapeur anglais incon-mi a transmis cette nouvelle par à Un navire à ns ]e port.On annonce egalement qu’un sous-marin teuton opère dans la partie orientale du golfe.L’OCCASION FAIT LE LARRON Deux garçonnets ont été conduits à la Cour des jeunes délinquants ce matin, sous l’inculpation de vol.Ils se seraient, dit-on, emparés de trois lettres qui venaient d’etre déposées dans une boite, à l’angle d’une rue, et qui étaient demeurées à l’ouverture de cette boite.Toutes les trois contenaient en tout $36.00.Ils ont été arrêtés et ont déclaré aux détectives qu’ils avaient trouvé ces lettres dans une ruelle.Ils subiront leur procès la semaine prochaine.a 11 «majiun q radiotélégraphie l’ancre ici, dans BAROMETRE heures «.m., 29.61: Il heures 29.61; 1 heure p.m., 29.62 DEMAIN, SAMEDI 14 AVRIL 1917 SA INT-JUSTIN, MARTYR Lever du soleil .uther du soleil ., Lever de U lune .Coucher de U lune .Nouvelle lune, le 21, minutes du matin.à 9 .5.19 .6.4.1 .1.26 .10.16 heures MANIFESTATION PRO-ALLIÉE EN ARGENTINE Buenos-Ayrcs, 13.—Une dépêche de Cordoba rapporte une grande manifestation à cet endroit pour ou?I Argentine se joigne au Brésil dans une action contre LAllemn-gne.line foule enthousiaste a applaudi les orateurs qui demandaient quo la république appuie ses allies.Le chef de police et d’autres officiers prenaient part à lai manifestation., LA RECONSTRUCTION DES ÉDIFICES RAVAGÉS New-York, 13.— On aiiiinnee ici aujourd’hui qu’un contrat a été passé entre le gouvernement français et Kennedy Mitchei;! & Co., banquiers de New-York et de Londres, en vue de la reconstruction des principaux édifices des villes du nord de la France, ravagées par la guerre.Les matériaux seront pour la majeure partie achetés aux Etats-Unis.“Ce contrat est au chiffre de 200,-000,000 de francs, a dit William A.Kennedy, président de la compagnie Kennedy-Mitchell.Nous avons reçu des plans importants et les spécifications de la commission chargée de ce travail pour Ile gouvernement français.La banque de France alloue à l'entreprise les sommes nécessaires.dirigent vers la ligne d’urgence établie en arrière de la ligne d’Hinden-bourg, la ligne Drocourt-Queant.t,’organisation de cette position semble loin d’etre complète, et l’ennemi ne semble disposé à l’utiliser que comme dernière ressource.Il combat maintenant avec ordre de retarder l’avance anglaise à tous les endroits possibles, pour permettre le parachèvement des travaux qui rendront la nouvelle position défendable.En effectuant leur retraite dans la région de la Somme, le mois dernier, les Teutons s’étaient apparem- iiaire canadien, un presume que l'on va demander que ces 32.000 Américains soient détachés de l’armée canadienne pour combattre désormais sous leur propre drapeau.Ce contingent pourra être renfor ce par 10,000 soldats réguliers qu’on pourrait envoyer immédiatement des Etats-Unis, ce qui formerait un formidable corps d'armée capable de jouer dans les prochaines opéra-{fions un rôle glorieux comme l’a fait au debut de la guerre le petit et brave corps expéditionnaire du felrl-marechal French.Toutes les nuances — Toutes les marques Tous nos chapeaux d’hommes sont d’un style distinctif.Les plus en vogue.De $2.00 à $3.50 aux cinq mille chapeaux aux dix mille chemises, aux cent mille cravates.TOURANGEAU 358-EST, RUE RACHEL Saint-Louis 1971 - - - Ouvert le soir LES CANADIENS - FRANÇAIS ETAIENT AU COMBAT DE VIMY Londres, 13.— (Spécial au De-1 convalescence.voir.) — On apprend d’une façon j ______ certaine que les Canadiens-français! Une dépêche de M.Gibbs disait ont pris part aux héroïques coin- que l’attaque a été faite “par des bats de Vimy.Parmi les blessés re- hommes pleins de courage, les vain-venus du front se trouvent des Ca- queurs de Courcelette”.Or ce sont nadiens-français et deux d’entre eux | les soldats du 22e qui se sont distin-étaient tellement loquaces au sujetigués à Courcelette.Une autre dépè-du terrible bombardement opéré par ' ehe de ce matin porte que les qua-les Anglais que l’infirmière à )’hô-;tre divisions canadiennes sont al-pital où ils ont été dirigés a dû leur decs au feu, et les troupes canadien-recommander le silence de peur que j nes-françaises ont dû en être leur enthousiasme ne retarde leur l conséquemment.aussi PIRATES AU LARGE DES ETATS-UNIS ?pas Washington, 13.- Le secre tariat grlance, et bien que des centaines de d’Etat a reçu aujourd’hui plusieurs,rumeurs aient fait l'objet d'une rapports voulant que des pirates ou vestigation on ne leur 'a des sous-marins allemands soient à de fondement.affût des navires de commerce,j La nouvelle la plus généralement dans Je voisinage des ports améri-'transmise signale la présence d’un cains.mais chaque fois une confor- submersible dans ]p sud du Pacifi «nation officielle a manqué.M.I)a- que.Aucun navire ou aucune agence niels, ministre de la Marine, a affir-,officielle n’a pu la corroborer tué qu’on exerce la plus grande vi- pendant.in-rouvé ce- VALIQUETTE n’est pas seulement marchand de meubles, mais c’est aussi une des plus importantes maisons de TAPIS, PRELARTS et LINOLEUMS.Nous avons été prévoyants et avons fait des commandes considérables de TAPIS ET LINOLEUM sur le marché anglais, il y a déjà quatorze à quinze mois.Malgré les difficultés du transport océanique, nous avons reçu depuis une couple de mois, la grande majorité de nos envois.Nous avons donc actuellement en magasin le stock de TAPIS, CARPETTES, PRELARTS ET LINOLEUM le plus considérable à Montréal, de fait l'immensité de ce rayon rivalise aujourd’hui avec les plus grandes maisons de gros.Voyez cette grande variété avant de placer votre commande ailleurs, et profitez de l’avantage des anciens prix.Voyez également notre beau rayon de PAPIER MURAL (tapisserie), les nouveaux dessins sont merveilleux et très artistiques, à des prix attrayants.ANGLE ST-ANDRE ET ST-CATHERINE Palais de l’ameuiiieoient «H «?RUE STE-CATHERINE EJI L'OUVERTURE DE LAJ^AVIGATION ELLE N’AURA PAS LIEU AVANT DEUX SEMAINES.LES DÉFENSES DE GUERRE DE QUEBEC LE CONSEIL ETUDIE L'IMPOSITION D'UNE TAXE SPECIALE POUR SE REMBOURSER — LA TAXE SCOLAIRE.Québec, 13 — L’imposition d’une taxe spéciale de un dixième de 1 pour cent de la valeur foncière pour les propriétaires, et de $2 pour les locataires, afin de payer les dépenses de guerre faites par la ville, depuis 2 ans a été suggérée hier soir, à la commission des Finances par l’éche-vin Veriet.Les dépenses de guerre encourues par la ville se chiffrent à 8200,000.L’impôt projeté rapporterait $100,-000 par année et serait pour une pé-iode de 2 ans ou plus, si nécessaire.La question sera définie la semaine prochaine.Au cours de la discussion du budget scolaire, dont l'augmentaion nécessitera une nouvelle hausse de la iaxe, il a etc suggéré hier soir à la commission des finances par leche-vi n Bouchard, de demander au gouvernement d'amender la loi de façon a faire de la commission scalaire catholique de Quézee un corps élee lit.indépendant du conseil et directement responsable au peuple Les eçbevins se sont plaints du coût éfte-ve de I administration scolaire.Quelques-uns ont reproché aux commissaires d écoles d'être extravagants.Le miugcl scolaire se chiffre, celte année, a $246,000, soif une augincn-tntion de 926,000 sur l’an dernier La taxe scolaire qui a été augmentée de 1.1 contins par $100, depuis trois ans sera de nouveau augmenté de tins, cotte année.*> cen- LE GRAND DUC BORIS EST ARRÊTÉ Pétrograd, par voie .de Londres, 13.—iLc grand dur Boris, cousin de 1 ancien empernur Nicolas, vien d'être arrêté aux quartiers-generaux de l’armée et envoyé i» Tsarskpe Scio, où il est inetriié.A moins d'un changement subit peu probable dans l’état de choses actuel, la saison de navigation ne s’ouvrira pas avant deux semaines, soit une .semaine plus tard que l’an dernier.Aucun mouvement de la glace ne se produit dans le port et ainsi jusqu’en bas de Sorel.La mare qui s’étend du pont Victoria à l’îie Sainte-Hélène prend, il est vrai, un peu plus de latitude, mais cela n’est dû qu’à la force du vent.Depuis mardi, le niveau du fleuve continue de descendre.L'échelle d’étiage marque à Montréal, ce midi, 7 pieds 7 pouces et à Sore! 3S pieds : 8 pouces, il indiquait hier cinq pouces (té moins.Les brise-glaces du gouvernement Lady
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