Le devoir, 17 avril 1917, mardi 17 avril 1917
VOLUME VHI-.No 81 MONTRÉAL, MARDI 17 AVRIL 1917 7 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA E.ETATS-UNIS .$5 00 UNION POSTALE.g 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .e * * * j.3 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! v u FREE WHEAT ” ET ELECTIONS Quelles qu’en soient les conséquences économiques, le décret portant libre échange du blé entre Le Canada et les Etats-Unis prend tout de suite figure de grosse manoeuvre politique.Ce libre échange était très vivement désiré par les associations agricoles de l’Ouest.Il a été depuis 1910 l'objet de leurs efforts constants et ie Free Wheat, c’est la formule courante, était devenu un desideratum et un mot d orure sur lequel les libéraux fondaient le plus grand espoir.Ils estimaient que, devant cette, revendication d’ordre économique, tous les griefs secondaires disparaîtraient et que le mécontentement des agriculteurs les grouperait, presque à l’unanimité, sous les drapeaux de l’opposition.Trois jours avant la rentrée des Chambres, Je gouvernement, sans crier gare, opère une révolution économique et fait sauter des mains fie ses adversaires Tune de leurs meilleures armes.— Par le fait même, sans doute, il ouvre la porte à de nouvelles campagnes, car les agriculteurs réclameront sûrement ensuite le libre commerce des instruments aratoires et celui des autres produits agricoles; mais il aura tout de même donné aux mécontents une satisfaction essentielle et qui devrait compter dans la balance, s’il y a lutte.Y aura-t-il lutte?On le croirait à lire les discours enflammés des orateurs libéraux et les articles virulents de certains de leurs journaux, mais le vieux chef n’a pas encore parlé.Et, d’autre part, il semble que les conservateurs aient bien décidé de ne pas faire d'élections, ou tout au moins de ne les faire que dans des conditions qui attestent clairement qu’il y sont contraints.On se souvient de l’absurde projet de loi sur le vote des soldats, que la Chambre entière laissa passer et qui avait pour objet de faire participer aux élections prochaines les membres du corps expéditionnaire.M.Borden, depuis, a confessé ta faillile du projet et la presse conservatrice paraît avoir reçu pour mot d’ordre d’invoquer cette faillite comme principal motif d’ajournement des élections.* ^ * .'ajM'qt.! BILLET DU SOIR.GIBOULEE J'entasse dans le foyer bûche sur bûche.La flamme jaillit pétulante, joyeuse: je devrais être gaie puisque le feu rit; hélas! autant que le ciel est gris, mon ùme est grise.Ai-je rêvé qu’hier quelqu'un m’a dit que le printemps est venu ?Il est passé, sans doute, très vite ; je ne l’ai pas vu.Peut-être aussi voyage-t-il incognito, car j’ai beau ouvrir les yeux, nulle part, je ne reconnais le dieu vainqueur.Le vieux printemps serait-il mort?J’en aurais tant de chagrin! U me semble, pourtant, que la nouvelle m’en serait parvenue.Je fermier, et ses fils surtout, renient le sol à la suite le plus souvent d’une visite à la ville, d'un séjour prolongé dans la grande agglomération.La fille est allée au couvent ou à l’école dans un village qui est déjà la cité en regard de son “rang” ; elle a vu là des “demoiselles” qui s’habillaient avec plus de recherche (ce qui ne signifie pas avec plus d’élégance) que ses soeurs ; elle a connu le petit magasin du bourg, qui est la caricature du magasin île la grande ville ; elle a vu l’installation téléphonique et elle est allée chez des compagnes, filles de médecins et de notaires, dont la, maison, copie exacte de celles des' |p ,irA«iriP„4 grandes villes, contient les secrets' 1 du confort moderne.Une fois ren POUR L’APRÈS-GUERRE fLa question d’un rapprochement économique entre le Canada et la France, pour être un peu oubliée par le grand public, n’a été ni, abandonnée ni même provisoirement remisée, A ce qu’il semble^ par le comité organisateur né de la mission canadienne qui parcourut la France Tété dernier, comité dont M.le snéateur Beaubien est lis les journaux avec beaucoup d’aï- dite à la ferme, une mélancolie, tention, mais depuis la guerre ils moins romantique mais aussi forte sont si mal informés, les pauvres / que celle de Mme Vovary, la prend, Le bonhomme a bien pu décéder] qui est vite suivie d’un dcgoùl des sans tapage; les vieillards sont peu choses de Ja terre.bruyants de nature; les journalistes,' Les fils, avant leurs vingt ans, très occupes par le temps qui cour/,1 ont poussé jusqu’à la grande ville.oui peut-etre laissé dormir sous elo- Ils se sont ébahi» devant le cinéma, Une curieuse coïncidence jette Là-dessus une lumière fort instructive.Le même jour, et presque à la même heure, VEvénement de Québec et le News de Toronto traitaient le sujet de façon un peu différente, mais pour aboutir aux mêmes conclusions.En premier-Québec, le samedi 14 avril, VEvénement disait: Les gazettes rouges crient que tes conservateurs ont peur des élections générales.Vous n’en avons pas plus peur que lorsqu’il s’est agi de faire des élections partielles.Mais nous sommes contre une consultation populaire en ce moment, parce que ce serait défranchiser 400,000 de nos concitoyens qui sont sous les armes.Ces 400,000 soldats représentent plus du quart de l’électorat canadien.Us sont actuellement les plus intéressés à ce que le Canada soit pourvu d'un bon gouvernement .Ils ont droit qu’on les attende pour décider de cette affaire, et on tes attendra! En premier-Toronto, le même samedi 14 avril, le News disait de son -('.lé: Dans la dernière élection générale, Tune des plus vivement dis-putées qu’il y ail eu dans l’histoire canadienne, 1,307,528 suffrages ont été enregistrés.Au Canada, U y au moins 500,000 personnes d’origine allemande et autrichienne.Celles d’origines anglaise, irlandaise et écossaise sont au nombre de 3,896,985.Nous en avons 2,054,890 de langue française.De ces chiffres, on peut raisonnablement conclure que, dans les dernières élections generales, 54 p.c.du total des suffrages exprimés t’ont été par des gens de langue anglaise.28 p.c.des suffrages étaient français.7 p.c.ont été exprimés par des Allemands et des Autrichiens.Ceci donne un total de 89 p.c.et laisse un résidu de 41 p.c.à diviser entre tes Scandinaves, les Russes, les Suédois, les Norvégiens et autres éléments.Au moins 375,000 membres du corps expéditionnaire sont de langue anglaise.Les Français, et ceci non sans exagération, en réclament 25,000.On ne prétend pas que beaucoup de recrues aient été enrôlées dans les milieux allemands, autrichiens, suédois ou mitres non anglais.54 p.c.des suffrages exprimés en 1911 représen lent 700,065.En d’autres termes, plus d’un sur deux des électeurs de.langue anglaise du Dominion portent l’uniforme et l'immense majorité est au-delà de T Atlantique.Si, par conséquent, nous avions une élection générale sans que les soldats votent, les groupes qui ne parlent pas l’anglais constitueraient une majorité décisive dit corps électoral.La moitié des citoyens de langue anglaise du Dominion seraient privés de mute expression d’opinion sur les affaires d’un pays et d’un empire pour lesquels Us offrent leur vie sur les champs de bataille du vieux monde.Sauf la note de défiance à Ton droit des éléments non-anglophones, *ue VEvénement pouvait difficilement donner, c’est bien le.même son.“Us ont droit qu’on les attende pour décider de celle affaire, ET O.Y LES ATTENDRA!" dit, avec une superbe assurance, le journal de Québec; mais, comment s’y prendra-t-on pour les attendre?Car, M.Foster nous a prévenus que la guerre n’est pas finie, les négociations de paix prendront quelque temps, même si M.Bob Rogers ne s’en mêle pas, et lord Shaughnessy nous a opportunément rappelé qu’il faut du temps aussi pour ramener au pays trois ou quatre cent mille hommes.Et les pouvoirs des Communes, prolongés par le Parlement impérial, expirent dans quelques mois.« Les Communes demanderont-elles une nouvelle extension de pouvoirs?Ou, pour être plus précis, le parti libéral consentira-t-il, une fois de plus, à s’associer à ses adversaires pour prier le Parlement impérial de leur assurer un nouveau bail?La part faite aux considérations d’ordre économique et de haute politique qui ont pu déterminer l’octroi du free wheat, on peut estimer que les ministres n’ont pas été fâchés de faire entendre à M.Laurier, a l’heure même où il doit prendre sa décision, que 1." partie ne serait peut-être pas aussi sûre qu’il le croyait.Bien hardi qui oserait prétendre que le vieux routier n'hésitera point avant de s’opposer à toute prolongation nouvelle des pouvoirs du Parlement.Il a, pour le retenir, le précédent de Tan passé et le risque d'aller a il-devant d’une campagne dont l’article du News laisse assez pressentir 'e caractère.Mais, détail intéressant, on commence à dire, et M.Bain se faisait samedi, au Club de Réforme, Técho de ces rumeurs, que, même si iM.Laurier s'oppose à la prolongation, le gouvernement, s’appuyant, sur sa double majorité de la 'Chambre et du Sénat, passera outre.Cela expliquerait l’assurance de VEvénement, mais ilfaudrait, pour la justifier totalement, que le ministère fût certain du concours du Parlement impérial.L’est-il, et celui-ci oserait-il décréter la prolongation en face de l’opposition d’un grand parti?S’il le faisait, ce serait, selon toute vraisemblance, déterminer dans îles milieux libéraux une formidable clameur contre Downing Street.C’est un cri qu’on n’y a pas dû oublier, en dépit du loyalisme de l’heure présente, et que réveilleraient aisément les intérêts électoraux.A quoi les autres répondraient sûrement par les appels aux passions de race et les accusations de dèloyalisme.Mais tout cela devra se régler d’ici quelques semaines, peu après le retour de sir Robert qui, dans l'intervalle, doit s'assurer en Angleterre de i’aecucil que Ton ferait à un simple voeu de majorité.Orner HER0UX.che T article nécrologique.D’ailleurs, je ne suis pas si candide; je sais fort bien que la Presse associée escamote grand nombre de choses ; et de fort importantes! Si je racontais tout ce que je sais.Tout de même, ce n’est pas bien drôle.Le ciel grimace de plus en plus.Je crois qu’il vu pleuvoir.Je crois qu’il va neiger.Je crois qu'il va grésiller.Amour! Délice!! Et orgueil! J’ai envie de m’en aller à Nice.Ce soir, U faudra que sérieusement j’y pense.Le vieux printemps — je veux vous en parler avant qu’il ne soit devenu légende — le vieux printemps, c’était un magicien merveilleux qui d’un coup de sa baguette enchantée faisait partout ruisseler la lumière.En ce temps-là, le soleil — encore un mythe dont la mémoire se perd — le soleil souriait à la terre entière.Que Ton était heureux! Que Ton faisait de rêves! Que de chimères naissaient qu’on croyait immortelles.Et tout cela est mort; cl tout cela ne reviendra plus.Jamais je ne.reverrai ces fleurettes bleues et roses ; ces grappes de lilas mauve; ces feuilles dentelées; ces nids pleins de chansons; ccs ruisseaux de romance: jamais je ne reverrai de printemps.Et vous vous étonnez que mon âme soit grise autant que te ciel est gris! ht vous voudriez que comme un boulon de rose, des roses de jadis, mon coeur s’épanouît! Que n’êtes-vous avec moi, en face d’un foyer bêle, regardant vivre l’éphémère flamme, la voyant si tôt mourir! Vous ne pourriez vous empêcher de n'avoir que de moroses pensées; vous vous diriez, vous penchant vers la cendre: "—Tout n’est que fumée et que par une liaison logique d idees, faisant un prodigieux effort de mémoire, vous essaieriez de vous rappeler mot à mot la plus longue et la plus édifiante des oraisons funèbres du grand Bossuet.Tout passe, même les jours maussades.G est madame de.Sévigné qui a dit qu’on n’est jamais demeuré au milieu d’une semaine.Je veux bien l espérer.Et je veux aussi vous confier que j’ai un cousin charmant, la perle des cousins, qui m’a promis sous serment de me faire en sucre i erwde tout ce que je demanderais.Le tout est magnifique, et frise l’imprudence, mais je suis modeste; te vais tout simplement ordonner qu on me fabrique un beau soleil avec une infinité de rayons.De vrais rayons, je l’exige: des rayons ils ont foulé l’asphalte gluant et sale avec vénération, les girandoles des enseignes électriques ont ébloui leurs yeux.Chez des cousins ou des amis, ils ont retrouve cette électricité merveilleuse, qui est comme le flambeau de notqp moderne civilisation, dans ses adaptations devenues si fréquentes et, à la vérité, si étonnantes.Ils ont subi bien d’autres attirances encore chez la grande tentatrice, et ils se sont dit : “Comment pourrions-nous retourner à cette vie mesquine, étroite ennuyeuse?” Dès lors, entre le père et ses enfants, commence une lutte qui ne se termine, le plus souvent, que par la désertion de ceux-ci.Ils s’en vont vers la ville, vers l'usine de munitions, vers la caserne peut-être de ce temps-ci, et les filles vers la domesticité d’abord et ensuite vers la filature, ruineuse de santé et de moeurs souvent.larges d’en haut et s’amincissant ren,îs (i” 'a ville .Pauvre père ! tu n’es certes pas à blâmer.Tu te contentais, toi, du domaine ancestral que tes fils ont trouvé trop étroit, trop noir et trop rude.Ils ont fui et.impuissant à poursuivre seul ton labeur au déclin de la vie, tu vas bientôt les rejoindre à la ville, où.ayant réalisé ton bien, tu vas grossir le nombre des rentiers qui, à la porte du magasin général du village prochain, jouent aux dames en culottant des pipes blanches avec sérénité.Tu avais dix enfants peut-être, cinq à tout le moins ; ils ont déserté la (erre et tu les a suivis.C’est de ta désertion et de celle de tes voisins que ta terre se meurt.lEt qu’aurait-il fallu pour gardeq au sol ces bras précieux qui vont, s’anémier à J’usine ?Peu de choses, en somme : quelques fleurs et quelques arbres autour de la maisor eussent égayé le séjour de la cam-pagine ; quelques legumes du jardin potager eussent varié “ i'ordi-naire ” de la table domestiqueJ (Chose triste à dice, en effet, ccs gens qui vivent dans l’intimité de la terre, il leur «faut venir en villci quelquefois pour manger des légumes qu'ils n’auraient qu’à de-| mander au sol nourricier pour] qu’il les leur donnât sans effort.)) Et.enfin, quelques frais minimes, quelques sous de peinture et de pn-: pier-tenture, une journée ou deuxi d'un plombier, d’un ajusteur, eussent suffi à procurer à la maison! confort tant envié chez les pa-j graduellement pour se terminer en une pointe fine et piquante.U ne sera pas absolument éblouissant, mow soleil, mais il sera sucré.En être réduite à se contenter d’un soleil de sucre! Quelle dérision' C’en est fait, il neige.Allez, c’est bien triste de vivre!.________ MIRETTE.L’UTILITÉ DE L’AGRÉABLE A PROPOS DE LA DESERTION DES CAMPAGNES Joindre l’utile à Tagréablc : Tex-pression est tellement usitée qu’elle est devenue cliché.A force de la répéter et de l’écrire, on est arrivé a opposer les deux clio-ses.La vérité c’est qu’elles se confondent souvent et que Ton peut prétendre, sans verser dans le pa-radoxe, que l’agréable est souvent I utile.A la lecture du dernier bulletin mensuel de la commission de conservation, cette idée se faisait jour en notre esprit.Le souci — noble et patriotique et qui n'anime malheureusement pas toutes les branches de Tadministra-lion le souci, donc, de garder à la terre nourricière le fermier et ses enfants, domine toute la publication.L’article de tête prêche Tem-bcllissement des alentours de la maison du cultivateur.Voilà un exemple concret de l’utilité de l’a-greable.Pourquoi suggère-t-on, en effet, a l'homme des champs d’embellir sa maison ?Pour la lui faire aimer.De même que le propriétaire de la ville s’attachera davantage à sa demeure s’il Ta améliorée, ainsi les arbres et les fleurs de son jardin et les modifications qu’il aura faites à sa chaumière, seront autant de liens qui retiennent à la terre le campagnard.Et le plus pressant dans la lutte contre la désertion des campagnes, c’est encore d’enrayer le mal, de retenir à la fidélité du sol ceux qui y sont encore ; plus tard, quand ce premier danger sera conjuré, on songera à ramener les fuyards, La commission de conservation prouve en cela qu’elle a touché le point névralgique de la crise.Le agréable, c’est Tutile à la campagne, en ce sens que l’agrémenta-tion de la demeure attache le cultivateur et sa famille au rang natal et enraye le triste coulage vers lu ville, * * * Les gouvernants ne devraient] point perdre de vue cet aspect frappant du problème.On a fait) quelque chose, et on a même fait beaucoup, en multipliant les facilités par la construction des routes.Il resterait encore énormé-j ment à faire pour populariser lq service de l'eau, pour répandre l’usage du téléphone.Et, avec nosj immenses ressources hydrauliques, n'est-ce pas un crime que de n’avoir dispensé qu’avec tant de parcimonie les bienfaits de la mer-, veilleuse électricité.Elle peut] éclairer et embellir l’intérieur dul fermier, elle peut rendre certains de ses travaux agréables et faciles} et enfin, elle liait cesser, une foi*} mise à sa portée, le dangereux mil rage de la ville, dont elle est Iq plus frappant symbole, qui exereq son attirance jusque dans les campagnes les plus éloignées.; La commission de conservation prêche l’embellissement de la maison de ferme et la création de jardins potagers et, bien plus que texte, traduction lourde et «maladroite, les deux photographies qui l’accompagnent sont éloquentes.La première, c’est le terrain négligé où poussent les herbes mauvaises, image des tentations malsaines qui germent dans le coeur du paysan, et Taulre c’est sine maison qui emprunte son éclatante blancheur à une couche de peinture récente.Une clôture en treillis clair environne le jardin soigné, où les légumes s’élèvent.Au fond, îles arbustes trarc portés à peu de frais de la forêt voisine font une haie vive et claire et des arbres tendent leurs branches fournies sous lesquels il fait bon reposer ses membres fatigués durant les longues cl chaudes a midis des dimanches d'été, rprès- Transporter à la campagne fait la tentation des villes.ce qui fait la tentation des villes, en y ajoutant ce que la campagne peut seule donner, devrait être encore une fois le programme de tous ceux qui ont pour mission d’enrayer la désertion de la terre.Louis DUPIRE.Lorsqu'on s’arrête à cette question on ne peut manquer de se rendre compte (je l’importance très grande qu'elle offre.En effet, il est facile de comprendre qu’une fois la guerre terminée, le Franco devra voir sans retard à la reconstruction de ses villes, villages et] hameaux détruits en tout ou en partie par l’envahisseur, li faudra du bois, des tnétaux, des outils, des machineries, des meubles, voiro de l’amiante et du nickel, et cent; autres produitsqiîii serait trop long d’énumerer, maisquele Canada produit déjà et dont il peut décupler' au besoin le chiffre de produc-i tion.En d'autres termes, la Franco constituera un marché acheteur) presque insatiable au moment même où les industries canadiennes tomberont dans l’inaction eU le marasme par suite de la cessa-i tion quasi automatique des con-t trats de munitions.A-t-on songé ài la crise industrielle aiguë qui menace de se produire chez nous au( lendemain de la paix ?Nous avons» plusieurs cent mille ouvriers actuellement occupés à la fabrica-i tion des munitions ; allons-nous, les jeter s’>r le pavé du jour auj lendemain ?Ce lendemain-là pourrait avoir pour tout le pays de sérieuses, de sinistres répercussions I « 1! importe donc, il est presque, d’intérêt vital pour notre pays, qu'il prenne sa part du travail de, reconstruction auquel devra se livrer là presque totalité de l'Europe, cl plus pariieulièrement Iq France, plus dûrement éprouvée.Or, qui peut douter que Je grand; mouvement sentimental qui porte, eu ce moment l’un vers l'autre, le peuple français et le- peuple c?-nadien, n’aide alors à Taecôniplis-sement d’un rapprochement économique étroit ?Déjà, des preuves certaines en ont été données, lors du passage en France de la, mission canadienne organisée Tan dernier sous le patronage de notre) ministère du Commerce.En dépit des angoisses de l’heure, malgré 1 /ffort surhumain que soutenait à ce moment la France devant Verdun, les délégués du Canada furent, reçus avec un véritable enthousiasme dans toutes les villes où ils] passèrent, non seulement par les personnages officiels, mais encore par le public tout entier qui les accljamaiit -au passage.D’impor-j tantes relations furent ainsi créées de part et d’autre ; on apprit à se; connaître et à se mieux comprendre, et.il n'est pas de trop de rappeler ici l'excellente influence que ne purent manquer d’avoir sur iMi auditoires français la parole précise ou vibrante de M.Dupré, dr M., Beaubien et de M.Belcourt, pour] ne pas parler des autres délégués, dont la majorité, croyons-nous, ne parlaient pas le français.La mission canadienne remporta donc en France un indiscutable succès.Mais en est-il résulté rien de pratique?A la suite de celte randonnée oratoire et sociale, au cours de laquelle les vins d’honneur ont succédé aux banquets, et les discours d'adieu aux discours de réception, les Français sont-ils relournés simplement à leurs occupations, à leurs preoccupations plutôt, sans que rien de tangible ait marqué le passage de la délégation d'outre-mer?Où serait, en ce cas, l’utilité de cette entreprise, et comment le gouvernement canadien pourrait-il justifier la dépense de deniers publics qu’elle avait occasionnée?* * * 'Une seule réponse est possible c’est qu’il faut que cette démarche ait une suite et des conséquences du râbles.En un mot, la mission canadienne n’aura pas eu de raison d’etre si elle n’a pas de prolongement.Et c’est pour Tavoir compris que le comité chargé de poursuivre les relations établies a consacré tous ses efforts à l’accomplissement d’ùn plan qui n’est pas sans avoir une certaine envergure.En peu de mots, il est proposé de faire circuler en France un convoi-exposition de produits canadiens, tandis qu’au Canada les products français se promèneraient également dans tous nos principaux centres.Le publie des deux pays se trouverait ainsi renseigné de visu sur 1er, produits qu’on lui offre, les intéresses pourraient obtenir sur place tous les renseignements nécessaires, et ainsi, de la rencontre de la demande et de '!’offre naîtraient des relations commerciales ou industrielles rendues plus faciles encore par la communauté de langage et par la sympathie mutuelle intensifiée par ies grands événements actuels.Et tandis que la France trouverait chez nous la plupart des produits dont elle aura alors un si pressant besoin, le Canada, de son côté, trouverait dans ce vaste marché l'écoulement de la production de ses usines.ainsi sauvées de l'oisiveté ruineuse don! elles se trouvent menacées pour la période de la trr.nsition de l’état de guerre à Tétul rie paix.Il y va peut-être, dans une certaine mesure, du salut même rie notre pays pendant 'les quelques mois en question, et rie son essor économique pendant les années suivantes.Pour atteindre à ces importants résultats, il apparaît comme né-, ccssaire que l’affaire soit organisée soigneusement, car faite à moitié elle risquerait d’aller à Ten-contre même du but qu’on lui assigne.Nous croyons savoir que le sénateur Beaubien, qui s’est donné en cette affaire un mal dont il convient de lui tenir compte, n’a pa- oublié cette condition essentielle.Dans le projet très élaboré qui a été dressé, et dont les autorités ofificielles ont sars doute pris connaissance, le comité a cherché à aplanir, en autant que possible, toutes les difficulté» et prévu tous les inconvénients.Le plus gros, jusqu'à présent, a été la difficulté du transport des échantiF Ions ; mais il appert que les ministres du Commerce français et canadien, M.Clémente] et M.Foster, en sont arrivés à une entente suffisamment précise pour justifier la préparation des échantillons canadiens et leur transport à New-York, d’où la Compagnie Générale Transatlantique les emportera gratuitement vers les rives françaises.Rendus là, iis seront installés par des mains expertes, dans des wagons français munis de vitrages abondants, oui permettront aux visiteurs d’embras-ser facilement le détail et l'ensemble et l’ambulante exposition.Un personnel choisi et courtois distribuera avec la même générosité des brochures et des informations verbales, on fera de part et d’autre assaut de courtoisie, des relations s’établiront, des commandes naîtront que d’autres devront suivre indéfiniment, et ainsi sera conduit à terme un projet hardi mais judicieux, dont nous ne pouvonjf malheureusement esquisser ici aue les grandes lignés, mais qui semble en tout cas ne pouvoir manquer d’avoir les meilleures répercussions sur notre avenir économique, tout en donnant une forme permanente au courant de sympathie qui rapproche aujourd’hui la France et son ancienne colonie.On ne peut que souhaiter que le projet réussisse, et quê les efforts persévérants de» personnalités qui ont entrepris cette tâche'soient couronnés d’un plein succès.11 e.st à espérer, aussi, que le gouvernement canadien se montrera aussi enclin à ouvrir à notre pays des marchés avantageux qu’itl s’est montré prodigue de ressour-: ccs humaines et matérielles depuis le commencement de la grande guerre européenne.Ernest BILODEAU.BLOC - NOTES Le “Free Wheat” Il serait prématuré de vouloir définir les résultats qu’aura au Canada Tentrée en franchise du blé américain, la politique du ‘‘free wheat’’ à laquelle le ministère Borden est enfin venu hier, après des années d’hésitation.La guerre aura eu entre autres conséquences celle de bouleverser notre politique et de faire par nécessité des libre-échangistes modérés d’un parti protectionniste à outrance.Le "No Trade and No Truck with the Yankees" de 1911 est un cri de guerre qui date, puisqu’au-jourd’hui le trésor fédéral a emprunté au-delà de 250 millions des Etats-Unis et que nous en voici rendus au libre-échange du blé.'Cette politique est-elle temporaire ou se proilongera-t-elile après la guerre ?Quand une concession se fait, i! est difficile ensuite de revenir là-dessus.La dette américaine Notre dette nationale touche les 900 millions, à l’heure qu’il est.Toutes proportions gardées, elle est de dix à douze fois plus considérable que celle des Etats-Unis au moment d’entrer dans la guerre européenne.Car, avec une population de 8 millions, nous devons presque autant que nos voisins, dont le nombre dépasse cent millions.En effet, la dette totale de Washington, il y a un mois, d’apres le Post de New-York, était de 973 millions.Nous devons aujourd’hui à peu près le même montant que les Etats-Unis en 1907, alors que leur dette était de 895 millions.Même en y ajoutant aujourd’hui les 7 milliards que leurs gouvernants votaient samedi dernier pour la guerre, la dette américaine serait encore, toutes choses égales d’ailleurs, inférieure à la nôtre.Et si les Etats-Unis allaient nous annexer demain, l’affaire ne serait guère plus brillante pour eux, du point de vue financier immédiat, que si Montréal annexait la cité de Maisonneuve.Rappelons-nous qu’en effet, d’après les autorités financières les plus conservatrices, nous sortirons de la guerre avec une dette d’abord évaluée au milliard, mais qu'elles portent aujourd’hui à un et demi ou deux milliards.Et cela continue ! Une famille ouvrière de 5 personnes, — le père, la mère et 3 enfants, — dont le budget alimentaire était en mars 1914, de $7.68 par semaine.doit dépenser aujourd’hui $10.70 pour les mêmes aliments ; c’est une hausse de $3 par semaine, — presque 50 sous par jour.Cela fait 40 pour cent d’augmentation en trois ans.Et cela monte tout le temps.A preuve, la nouvelle hausse de la farine.Celle-ci se vendait encore hier $11,50 pour un baril de la meilleure qualité, — prix «Je gros! aujourd'hui, elle se vend $11.80 et la semaine ne s'achèvera pas sans qu’il faille en payer au moins $12.Ccei n’est qu’un exemple entre cent.Des délégations d’agriculteurs demandaient hier au gouvernement américain d’interdire la fabrication des liqueurs alcooliques pour la durée de la guerre, afin d’épargner annuellement 023,-000,000 de boisseaux de céréales de toutes sortes consommées par les distilleries et dont l’emploi, d’autres manières, serait bien plus utile au pays en général.Il ne serait pas mauvais que le gouvernement américain en vint ià et qu’Ottawa •suivît ici une politique analogue, dont le résultat serait certes d’économiser iri, pour les faire servir à d’autres fins que celles de la distillation, de 50 à 75 millions de boisseaux de céréales, — blé, orge, maïs, sarrasin et le reste, sans compter des milliers de tonnes de sucre.Si nous voulons que la vie n’atteigne ici un prix tel que même les classes aisées en souffrent et que les gens de budget restreint vivent affamés sans cesse, d’ici la fin de la guerre, il ne serait pus trop tôt pour que le ministère Borden et les cabinets provinciaux prissent ries mesures pour Ten empêcher.Une dépêche de ce matin signale que» les perspectives agricoles pour l’Ontario ne sont pas des plus satisfaisantes, à l’heure actuelle, tant à cause de la rareté de la main-d’ocuvre qu’à cause du temps qu'il fait.Sir George Foster disait la semaine dernière à Montréal qu’il faut envoyer des hommes au front et que “le reste est secondaire”.Mais croit-il qu’il soit secondaire de les alimenter?Et comment les alimenterons-nous, si nous produisons ici tout juste pour notre consommation domestique?Ou nous devrons nous priver, ou i) nous faudra les priver.Est-ce donc si secondaire (pic ceia de nous assurer ainsi qu’à eux, des aliments pour tenir jusqu’à la fin?Bagarres Les nouvelles bagarres provoquées par ries soldats de retour du front, vendredi et samedi, à Toronto, ne seront-elles suivies d’aucune action, de la part du ministère rie la Milice et des autorités militaires compétentes?Qu’on ne l’oublie pas, ces soldats ont témoigné lé plus grand mépris de la'discipline.Au colonel Osborne qui leur disait avec le plus de tact possible que les soldats de retour du front doivent saluer leurs supérieurs et les troupes qui défilent, les manifestants ont répondu: “C’est à eux de nous saluer!” Et des officiers qui ont tenté de les arrêter, dans les restaurants qu’ils ont saccagés et pillés, ont été frappés et roués rie coups.Le ministère de la Milice veut-il l’anarchie et la formation d'une, raste militaire qui tourne à la soldatesque ?Il n’a qu’à continuer de rester inerte devant de tels faits.L’armée américaine lEIic ne sera pas prête à traverser TAtlantique avant un an, pour le moins, dit sir George Foster.Et si la guerre n’est pas aloft finie, peut-être les soldats américains décideront-ils de Tissue du conflit.“ Toutes les autres nations seront alors épuisée; ”, dit le premier ministre intérimaire.La tâche qui attend les Etats-Unis n’est pas ues plus faciles.Et pour mettre sur pied 2 millions de soldats, il «faudra que Washington use de toutes ses ressources et entame ses réserves d’hommes, en même temps que ses finances.Pour peu que la guerre se prolonge, ]es Etats-Unis, quand elle se terminera, ne seront pas en telle posture économique qife les Alliés puissent fort compter sur eux pour en emprunter ries milliards, pendant la période de reconstruction d’après-guerre.G.P.LA PRÉTENDUE “VOYANTE” DE FRANCE Nous nous empressons, dit la Croix de Paris, de publier cette mise au point officielle d’une question, dont la presse a beaucoup parle, et qui est l’objet d’une foule de conversations et de questions dans la France entière : Depuis quelque temps, on parle beaucoup de notre jeune diocésaine, Claire Ferchaud, des Rinfilières (Deux-Sèvres).Un mot est nécessaire afin que les appréciations des fidèles ne s’égarent pas à ce sujet.Il est vrai qu’une Commission d’enquête a été nommée pour interroger cette jeune fille, sur les faveurs surnaturelles dont elle aurait été l’objet.Les examinateurs étudient avec toute la prudence et l’attention désirables : mais, jusqu’à présent, ils n’ont formulé aucune conclusion.En conséquence, tout ce qui a été raconté ou publié sur le fait de “Loublande” doit être tenu pour suspect ou prématuré.Toutefois, dans les graves circonstances que nous traversons, la prière demeure, pour les catholiques français, une arme très efficace qui nous obtiendra la victoire.Daigne le Sacré Coeur se souvenir du peuple qu’il a choisi pour se manifester au monde, et auquel il n’a jamais cessé de témoigner sa prédilection.f LOUIS, évêque de Poitiers.EN RUSSIE On notera que le général Kouro-patkinc et ses collègues ont été arrêtés, non point par ordre du cabinet, mais par ordre du comité mixte des ouvriers et des soldats.Pendant combien de temps les, deux gouvernements pourront-ils subsister sans-se choquer*? 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 17 AVRIL 1917 VOL.VIII.— No 89 LETTRES AU “DEVOIR” LES LIBERAUX Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications ac-compajfnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.DOLLARS OU PIASTRES ?Ottawa, avril 1917, Monsieur Orner lier aux, au Devoir.Cher Monsieur, J’ai remarqué dans les différentes études économiques publiées dans votre journal, que le terme “dollar” est presque exclusivement employé au lieu de la bonne vieille dénomination de “piastre”.Se pensez-vous pus que nous devrions conserver ce dernier terme préférablement au premier?Je sais que nos cousins de France ont généralisé ce.terme de dollar au pays et que nombre tics nôtres sont tombés dans le panneau.A u fédéral la traduction reconnue de dollar est piastre.Les banques Nationale et Provinciale l’emploient sur leurs blancs de chèques, billets promissoires, etc.La “Royal Bank of Canada” l’emploie aussi dans ses impressions françaises et dans scs rapports avec sa clientèle canadienne.Je nè connais que la banque d'Hochelaga qui agisse différemment.Etait-ce bien nécessaire de faire une campagne nous demandant d’abandonner la dénomination nasillarde de centin pour remploi pré férc et préférable de “sou” si, d’un autre côté, nous devons abandonner notre si approprié ferme de piastre?C'est de l’inconséquence.I propos de sou, voici un petit fait arrivé la semaine dernière.Je me présente à un guichet de l’Hôtel des Postes et je demande an commis un bon postal de 65 sous.L’employé, qui est un Anglo-Canadien maniant assez bien notre langue, de dire : “Ainsi en France (?) vous continue: de vous servir de l'expression de sou?Certainement, que je lui réponds.Je m’explique alors pourquoi, reprit-il, les Canadiens d’Ottawa ne demandent plus de mandats de tant de cents ou de centins.” Vue petite campagne alors pour l’emploi du mot piastre ne pourra que réusir, et ce terme est plus agréable à notre ouïe que son frère jumeau qui a nom “dollar”.Si quelqu’un a une opinion contraire qu’il la fasse valoir.Nous jugerons alors et nous nous déciderons du terme auquel nous adhérerons.J.-T.-E.LAVOIE, ' ingénieur civil au ministère t/cs Travaux Publics.POUR LES PAUVRES La partit; dp cartes qui sera donnée demain.18 avril, à l’Asile de la Providence, :i69-est, Sainte-Catherine, au profit des pauvres rie cette institution, promet •tin grand succès.La partie de cartes commencera à 8 heures 30 inimités précises et les invités sont priés d'arriver avant cette heure, afin de ne pas entraver les détails de l’organisation.Les joueurs sont-divisés en deux groupes, euchre et cinq-cent.Les personnes qui voudraient emporter leurs cartes à jouer, leurs cartons à marquer et leurs crayons, seraient l'objet de la reconnaissance tics organisatrices.Des prix seront aussi revus avec gratitude.(Çoiumuniqué) SOYONS DES CANADIENS ! NE DELAISSONS JAMAIS L’AGRl-CCLTVRE POUR LE MILITARISME, DIT M.ATHANASE DAVID, AUX JEUNES LIRERAUX DE MAISONNEUVE.— LE PROCES DE M.ALBERT SEVIGNY.— NOTRE PART.CHOSES MUNICIPALES MARIAGE BELCOURT-LEDUC, À OTTAWA Ottawa, 16.— Ce njatin avait Hçu, à l’église du Sacré-Coeur, le mariage dp Mlle Gabriel te Belcourt, fille de M.N.A, Beiéourt, avec M.Paul Leduc, avocat, de cette ville, et attaché du bureau légal Belcourt, Ritchie, Chevrier et Leduc.Le R.P.Paquette, a chanté la messe.Le R.P.Lejeune, O.M.L, a fait une courte allocution et donné .a bénédiction nuptiale.L’ORCHESTRE DUBOIS Au concert de l’orchestre symphonique Dubois, le 1U avril prochain, NI.Benjamin Schéma- sera soliste.Ce tout jeune homme, élève d’Alfred .Desève, est très populaire en notre ville.Il a le feu sacré, ce qui donne à son exécution une originalité et une personnalité toute artistique.Il jouera à ce concert un superbe concerto;, de Weniewski avec accompagnement d'orchestre et ce seul numéro sera vivement apprécié par tous ceux qui se proposent d'aller entendre nos jeunes musiciens locaux.Le cinquième concert que donne la symphonie Dubois, mardi prochain, à la salie Windsor, est attendu avec impatience et l’on nous dit que les billets s’enlèvent chez Wilüs et Archambault.(Communiqué) AVIS «H.par l*a praaanUi, donne que la compagnie Mardi Trust Company, Montréal, a obtenu, ce Jour, du ministre des Finances et du Receveur aenéral, pour le Canada, un certificat lui permettant de commencer loa opérations; le tout suivant les dispositions des articles 13 et 14 de l’acte de la Loi des Compagnies Fiduciaires du Canada, 1914.Daté à Montréal, ce 19me jour de mars, 1917.Par ordre, J.P.CALLAGHAN, gérant.N.B.— La Mardi Trust Company, mentionnée dans l’Avis Officiel el-dessus.a été incorporée pur I.oi Spéciale du Parlement du Canada, avec capital d’un million de piastres, et continuera les affaires de la Mardi Trust Company, '‘Limitée”, qui a acquis en 19l2, la maison d'immeubles et de finances fondée pur M.Georges Mardi, il y a plus de trente-deux ans.Le bureau de direction de in nouvelle compagnie est composé comme suit:— Président, M.George* Mardi, capitaliste; vice-président, Hon.Charles Mardi, ,P.C.„ M.P., Journaliste; direc-lenr.gerant.M.John P.C.allnghnn, et MM.A.Papincuii-Mnthieu, avocat, J.Ogilvy Harris, architecte; Joseph A.Lemire, notaire, et John T.Miller, comptable public, 1 “Soyons simplement des Canadien^! Ne délaissons jamais l’agriculture pour le militarisme!” De ce conseil judicieux, M.Athanase David, député de Terrebonne, a salué la jeunesse libérale de Maisonneuve qui tenait, hier soir, au marché de Maisonneuve, sa première réunion officielle depuis sa fondation, il y a quelques mois.MM, W.Chouinard et Oscar La-londe, échevins, présidaient l’assemblée, et prononcèrent les discours de bienvenue.Puis, M.Athanase David prend la jmrole et dès le début, fait le procès de M.Albert Sévigny.“Le ministre des contributions indirectes nous déclare, dit l’orateur, qu’il y a quelques années, il partageait une doctrine qu’alors il croyait la seule véritablement utile et avantageuse pour le pays.C’est vraiment étrange qu’il ait pu découvrir la vérité en une seule nuit, comme il le dit.Il lui a suffi, dit M.David, d’entendre le premier ministre déclarer que le seul péril était le péril aile; mand, pour y croire.Il lui a suffi d’une promesse d’un portefeuille pour abandonner ses opinions.“Les opinions, empreintes de sincérité, sont dignes de respect, et quelles qu’elles soient, je les respecte.Mais je me réserve le droit (le les discuter, car la discussion est nécessaire à l’action.Mais il faut toujours garder la modération.Gardons-nous, nous, les libéraux, d’user de violence, d’iiUmodéra-tion dans les paroles.” Sir John Bright a dit: “Force is no remedy”.C’est la modération qui fait la' force des idées et .qui les conserve.“Et je reviens à notre politique et je pense aux tranchées élevées en 1911 alors que la lutte consistait à combattre Laurièi’ dans une province parce qu’il était impérialiste et dans l’autre parce qu’il était anti-britannique.Dans Québec, on trouait le drapeau britannique et l’on déclarait ne rien devoir à l’Angleterre tandis que dans l’Ontario, on le recousait, proclamant que nous devions avoir comme principes l’Angleterre d’abord”.M.David flagelle ensuite les traîtres qui ont renié leurs principes et ajoute, pour répondre à ceux qui nous reprochent notre loyauté: “Si notre peuple n’était pas attaché à ses institutions et à son drapeau, est-ce que 40,000 des nôtres, abandonnant une paix qui règne depuis 100 ans, laissant le sol qui est à nous, auraient traversé les mers pour ajouter à Festubert, à Ypres, à St-Julien et Vimy quelques pages glorieuses dans l’histoire pour démontrer que le sang français qui coule en nous’ ne se dément jamais”.Et à ceux qui viennent nous reprocher de n’avoir pas fait assez, l’orateur répond : “Au lieu de venir nous demander de faire notre devoir on devrait plutôt nous remercier de l’avoir fait et fait si noblement.“Je ne nie pas la légitimité de notre participation aux guerres de l’Empire”.Mais, l’orateur ajoute qu’il reproche au premier ministre d’avoir lancé le Canada dans la guerre, sans consulter le peuple “Seul le parlement avait le droit de déclarer en quelle proportion nous devions participer.” Malgré la déclaration du ministre de la colonisation à Québec, malgré les déclarations de Français, qui déclarent qu’il y a assez d’hontimN, malgré, les paroles de Bonar Law, on continue à demander ici des hommes, à faire de l’enrôlement.même on demande la conscription."11 ne faut pas de service militaire; ce qu’il faut, c’est la culture intensive.C’est là le moyen le plus efficace d’aider les Alliés.“C’est notre production qui pourra le plus facilement aider les Alliés dans la très grande épreuve et dans le très grand travail qui leur reste à accomplir”.M.David termine en disant qu’il faut créer au pays une mentalité canadienne: “soyons, dit-il, simplement des Canadiens”.“Il me semble qu’un pays comme le nôtre est assez beau, son passé est assez grand, son avenir a assez de promesses pour que nous nous contentions de cette gloire,” M.Oscar Gladu lui succède; il se fait un titre d’orgueil d’avoir toujours été l’ami de la jeunesse libérale à laquelle il a consacré toutes ses énergies.Il a voulu développer dans les coeurs ce sentiment que l’on ne doit jamais trahir, bien qu’actuellement la trahison semble s’ériger en système et que ceux qui ont trahi posent en champions de la vertu et invitent à trahir.Après avoir fustigé très violemment la conduite de M.Sévigny et lui avoir reproché sa volte-face, lui qui de nationaliste ardent qu’il était en 1911, est aujourd’hui converti en impérialiste non moins ardent; M.Gladu fait passer au pilori tous les ministres conservateurs en commençant par les bons, l’alenau-de et Blondin.MM.Robert Larivière, Emile Mas-sicotle, Irénée Vautrin et Àmédée Monet ont également parlé.A “L'AVE MARIA Mercredi soir, à 8 heures, dans les salles de l’Ave Maria, 217 rue Saint-Hubert, aura lieu une grande partie de cartes au profit de l’“Avc Maria”.Les billets sont de 50 sous.On pourra s’en procurer le soir même a la porte.11 y aura musique, chant et déclamation.Tout bon Canadien-françali désireux de se tenir au courant de la lutte pouir sa langue doit lire le NATIONALISTE.LES NOUVEAUX POIDSJHJ PAIN A L’AVENIR, LE PAIN DEVRA PESER 1, 1%, 2 ET 3 LIVRES.— LA CIRCULATION DANS UN SEUL SENS.— LES ECHEVINS INSISTENT POUR AVOIR UNE EXPERTISE.Plusieurs règlements ont été| adoptés, hier après-midi, par le conseil.Les deux plus importants son sans conrtedit celui qui fixe; les nouveaux poids du pain à 1, I V-i, 2 et 3 livres et celui qui a trait) à la circulation dans une seule di rection sur les rues Saint-Jacques; et Notre-Dame, entre la rue McGill ef le Palais de juslice.Du premier règlement, nous re-i produisons les sections suivantes :, ’’ Section 1.—Tout pain exposé, mis en vente, vemhi ou fabrique; pour être vendu dans la cité de) Montreal, doit être fait et cuit ^oil] en pains de trois livres, soit ern pains de deux livres, soit en pains| d’une livre et demie, soit en; pains d’une livre.Un excédent de, deux onces ou moins après la cuis-, soil ne constitue pas une infraction au présent règlement.; “ Section 2.— Il peut cependant; être exposé, riiis en vente, vendu; ou fabriqué pour être vendu dans; la cité de Montréal, du pain de; fantaisie ne pesant pas plus de, douze onces.” ( La ville aura de plus le droit de; faire une inspection sévère chez; les boulangers et de punir avec ri-; gucur céux qui enfreindront lej présent règlement.; Quant au second règlement, il se; lit en partie comme suit : i “ Section 1.—H est défendu de conduire, en se dirigeant de l’ouest; a l’est, des voitures de quelque, genre que ce soit, des bicyclettes, ou autocycles, sur cette partie dej la rue St-Jacques, située entre la, nue Nofre-Dame (Palais de justice), et ’a rue McGill.i “ Section 2.—Il c*d défendu de; conduire en sc dirigeant de l’est à|.Fouets des voitures de quelque genre que ce soit, des bicyclettes, ou autocycles, sur cette partie de la due Notrè-Danie située entre les rues McGill et St-Jacques (Palaisj de justice).“ Section 3.—'Aucune voiture né devra stationner (1) du côté nord de cette partie de la rue Notre-Dame siuée entre les rues Sl-Jac-ques et McGill ; (2) du côté sud de cette partie de la rue St-Jacques située entre les rues Notre-Dame et McGill ; (3) à une distancé de moins de 75 pieds de 1 intersection d'une rue sur lesdide* partit'; des rues St-Jacques et No-; tre-iQame.” , Cé règlement est sujet aux amendes ordinaires en cas de contravention.i Les autres règlements concernent: lo la construction d’une ‘"passerelle à trois étages au-dessus de et à leaven's la chaussée de la ruelle des Fortiifications ” (pour la Banque des Marchands) ; 2o la, défense de construire des écuries publique» dans certaines rues du quartier Saint-Gabriel., L éehevin Dubeau a de nouveau demandé d’adopteir également le, règlement de la bibliothèque, dont, on prendra possession le 1er mai.prochain, mais on lui a répondu.en passant à d’autres questions., L’EXPERTISE 1 Les échevins réclament à grands, cris une expertise de l'administration municipale, Ils rappellent aux commissaires que c’est à cette, condition-là qu’ils ont voté le budget de 1917., ¦Certain membre du bureau sem-; ble très bien dispose, niais il fait remarquer qu’on ne peut trouver d’argent pour faire cette expertise.II demande au conseil d’exercer une forte pression sur ses eollèguesi pour qu’ils puissent enfin trouver une somme de $18,000 à cette fin.“Car dans quelle position allons-nous nous trouver à la prochaine session, s’écrie ce commissaire, si sir Lomer constate que nous n’avons rien fait pour remettre la ville sur pied?11 se pourrait fort bien (lue, puisque nous n’aurons pas su trouver des experts, il nous en trouve, lui, pour les mettre à notre place à l’hôtel de ville.” L'échevin Dubeau déclare que si la ville prend tant de temps pour avoir cette expertise, c’est parce que les chefs de départements n’en veulent pas et font tout ce qu’ils peuvent pour l’empêcher.Sur motion de l’échevin Brodeur, le conseil a décidé d’insister auprès des commissaires pour qu’ils trouvent au plus tôt les fonds nécessaires pour passer, coûte que coûte, l'administration à l’étamine.ESPION ET IMPOSTEUR L’échevin Larivière a soumis à ses collègues une résolution attirant l’attention des gouvernements canadien et américain sur les agissements du journaliste George Tufts, qui vient de publier un article infâme et mensonger à l’endroit des Canadiens-français ; “cet individu est un espion dangereux et un imposteur méprisable”, dit cette résolution.# # « Le bureau des commissaires est prié: lo—de “prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter par la compagnie des abattoirs les dispositifs du règlement 129”; 2o—"(le faire les arrangements nécessaires avec la Commission du port pour que le débarcadère de la traverse de File Sainte-Hélène soit transféré à un endroit plus rapproché de la rue des Commissaires.” * # * I-e conseil suggère au gouvernement d’édicter un règlement relatif à l’économie de la lumière, tel que proposé par l’échevin Ward.AMELIORATION Le rapport de M.G.R.McLeod, inspecteur en chef du trafic, pour la semaine du 7 avril dernier, accuse une légère augmentation du service des tramways sur plusieurs icrcuits.'' —M.T.Percy Smith, secrétaire Pour vivre bien et vivre vieux Assures l’action normale et régulière des intestins et maintenaz votre canal alimentaire net et sain, par l’emploi quotidien de L’EAU PURGATIVE “RIGA” Une eau saline, laxative ou purgative selon la dose, rafraîchissante, agréable et economique qui agit doucement mais sûrement sans causer ni coliques, ni nausées, ni affaiblissements.L Eau Purgative Riga est tout spécialement racommandée aux Communautés Religieuses, Colleges et Couvents EN VENTE PARTOUT LE TRAMWAY TRANSPORT des MARCHANDISES UNE DELEGATION DU BUILDERS’ EXCHANGE EXPLIQUE A TA COMMISSION LES NOMBREUX AVANTAGES QUE RETIRERAIT LA VILLE D’UN SERVICE DE TRAMWAYS POUR TRANSPORTER LES MARCHANDISES.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS DEMANDES.— Position permanente, territoire exclusif, ou-ivragc facile et agréable, Ix:s commissions payées permettent à un bon solliciteur de se faire un salaire de 825 et plus par semaine.S’adresser ja la Cie Mutuelle d’Iuuneubles Liée, |706-est, rue Ste-Catherine, entre 3 et 5 heures p.m.j MEDECIN demandé à Hudson, Co.i Vaudreui.l, bonne clientèle assurée 'et avenir prospère pour un professionnel compétent et parlant les deux langues.Pour renseignements écrire a Casier 11 “Le Devoir”.De retour de leur voyage d’étude à travers plusieurs villes américaines, les membres de la Commission du tramway ont continué hier après-midi de recevoir des délégations.Tour à tour, les municipalités de Lachine, Dorval, Sault-au-Récollet, et Montréal-Nord sont venus exposer les besoins de leur localité, tandis que le Builders’ Exchange a surtout appuyé sur les avantages que retirerait la ville d’un service de tramways destinés au transport des marchandises.ECONOMIE DANS LA MAIN-D’OEUVRE La délégation du Builders’ Exchange se composait de MM.J.P.Anglin, John Quinlan, R.F, Dykes, W.C.Munn et R.M.Ballantyne.Le transport des marchandises aurait pour résultat: lo — de décongestionner le service du transport à Montréal; 2o—de diminuer sensiblement le prix de la construction, et 3o—d’économiser considérablement la rnain-d’oeuvre.On fait remarquer que les ouvriers n’auront cependant nullement à souffrir de cette innovation puisqu’ils auront plus d’ouvrage qu’aujourd’hui.Les entrepreneurs en profiteront aussi, puisque le transport des matériaux pourra se faire avec plus d’efficacité et à meilleur marché.Un des délégués, M.Quinlan, suggéra l’établissement de stations en différents points de la ville, où pourraient se remiser les marchandises, en attendant leur transport par tramway.M.Anglin ayant suggéré la construction de voies souterraines pour faciliter le transport des voyageurs, on lui fit remarquer que ce projet dans l’occurrence n’est pas faisable, à cause du prix élevé que coûterait sa réalisation, ni pratique puisque la population de Montréal n’est pas encore assez considérable.POINT A ELUCIDER Le contrat intervenu entre la municipalité de Lachine et la “Montreal Park and Island Co.” expire cette année.La compagnie des tramways, qui Fa absorbée, prétend que non; elle allègue que son contrat est perpétuel.La commission devra élucider ce point.Comme Lachine s’attend à être annexée dans un avenir prochain à Montréal, elle désire prendre .¦>es précautions.Au cas d’une annexion, cette municipalité voudrait avoir le même tarif de passage que Montréal.On se plaint aussi de la congestion du service.En moyenne, la Compagnie transporte environ 13,-660 voyageurs par jour dans les deux sens.Entre huit et dix heures du matin, les tramways sont remplis et il est presque impossible d’y monter.Les délégués ont déclaré que les prix de transport étaient assez étranges.Pour se rendre à Lachine, l’on paye 15 sous, quand pour aller à Montréal-Ouest, quelques arpents avant Lachine, il n’est perçu que 10 sous.Le conseil municipal de Lachine voudrait être traité sur le même pied que ses voisins.UN NOUVEAU CIRCUIT Les contribuables des rues Papineau (au nord des voies du Pacifique Canadien) et Cartier voudraient pouvoir communiquer avec le centre de la ville par un circuit autre que ceux des rues Saint-Denis, Saint-Laurent et Amherst.Us suggèrent la construction de ce circuit clans les rues Rélanger et Bellechasse.M.J.W.Lévesque, député de Laval, au nom des contribuables du Sault-au-Récollet.demande une voie double et des arrêts plus fréquents.La paroisse de Dorval désire une chose qu’elle n'a pas encore: un service de tramway, n’étant éloignée de Lachine que de trois milles.TYPOGRAPHE QN DEMANDE un typographe, chef d’atelier, position permanente, bon salaire.“Patriote” de l’Ouest, Prince Albert, Sask.A VENDRE A VENDRE, oeufs de poule de race pour incubation.S’adresser Gunn, Langlois et Cie.— Plymouth Rock barré, Leghorn, Rhode Island, Wyandotte blanche ; 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POUR LE PRÉSIDENT LE CANADA LA FRANCHISE POUR LE BLÉ LLOYD GEORGE CONSIDERERAIT LE PREMIER LORD DE L'AMIRAUTE COMME L’OBSTACLE IS- LES A ST ICON SC RI P T IONS IS TES REUSSISSENT A FAIRE REJETER LA SECTION DU TIRAGE LE GOUVERNEMENT FEDERAL ASSURE AUX FERMIERS CANADIENS UN DEBOUCHE AUX ALMYS (JB PLWUiBAND mm MAOAaOl %» AK v t LES FRANÇAIS ENFONCENT LES POSITIONS ENNEMIES SUR UN FRONT DE 25 MILLES, ATTEIGNENT LA DEUXIEME LIGNE DE TRANCHEES EN S’EMPARANT DE PLUSIEURS POINTS STRATEGIQUES IMPORTANTS ET PRENNENT PLUS DE 10,000 PRISONNIERS.Londres, 17.— Dans les départements de l’Aisne et de la Marne, les Français ont dirigé une violente attaque contre l'ennemi sur un front de 4(1 kilomètres (25 milles), capturant des positions importantes et une grande quantité de matériel de guerre et faisant plus de 10,000 prisonniers.La hateille a eu lieu entre Sois-sons et Reims, et sur une étendue de 18 milles et demi de Soissons à Craon ne, toute lu première ligne allemande est tombée entre les mains des Poilus, et ceux-ci ont également pris une position de deuxième ligne, au sud de Juvincourt et à la lisière «le Bennlncourt, une autre position s’étendant le long du canal de l’Aisne jusqu’à Loivre.La lutte a été désespérée tout le long du front où l'adversaire avait concentré des forces importantes et une artillerie nombreuse.Partout, la valeur des soldats français a triomphé de l’énergique résistance des Allemands.Dans plusieurs secteurs, les Allemands ont livré de violentes contre-attaques et les Français les ont repoussés en leur infligeant de grandes pertes.Depuis plusieurs jours, l’artillerie bombardait toute cette région, et lundi, alors que l’activité des Anglais avait presque cessé le long de la ligne comprise entre Lens et Saint-Quentin, à cause d’une forte pluie, les Français ont pris {’offensive dans un effort pour faire une trouée ou repousser l’ennemi de ce point de grande importance stratégique.Le communiqué officiel de Berlin fait une brève allusion à l’attaque, disant que c’est une grande tentative “pour faire irruption afin d’atteindre un objectif de grande consé-quenve”.Cette phrase veut peut-être .signifier qu’au cas où une trouée serait pratiquée avec succès dans leur ligne, les Allemands seraient obligés de se retirer sur la plus grande partie de leur ligne, de Lens à Soissons.A l’est, en Champagne, une violente canonnade se continue, indice avant-coureur, peut-être, d’une poussée des Poilus dans cette non moins importante région.Au sud de l’Oise, les Français ont de nouveau progressé sur île plateau à l’est de la ligne de Barisis-Quincy-Basse.Vu qu'en Alsace et en Lorraine, les Français ont repris la lutte contre l’ennemi, effectuant une violente 3réparation d’artillerie et dirigeant les attaques qui leur ont donné de olis gains et ont coûté de lourdes Dertes à l’adversaire, il semble que mr toute la longueur du front fran-Jais, le moment approche où une p a taille va faire rage de la Belgique i la frontière suisse.LES CANADIENS ONT PLUS DE 4,000 PRISONNIERS Depuis le 9 avril, dit un communiqué officiel publié hier soir, les Anglais ont fait 14,000 prisonniers, et parmi le matériel capturé on compte 194 canons.Le correspon-dant Stewart Lyon dit que sur la crête de Vimy, les 'Canadiens\ ont pris un canon de marine, 33 howitzers, 27 pièces d’artillerie de campagne, 124 mitrailleuses et 87 mortiers de tranchée.La semaine dernière, le nombre des prisonniers que les troupes canadiennes ont fait dépasse pas mal le chiffre de 4,000.Elles ont établi leurs avant-postes dans le bois du mont Goret, dans la région d’Arleux.Chaque détail de l’offensive a été réglé au cours de conférences tenues par les généraux Nivelle et Haig et par des comités de guerre français et anglais.Les Français et les Anglais ont définitivement établi leur part respective dans les opérations, et les résultats obtenus justifient la conclusion que la phase suprême des opérations est proche.Les succès remportes par les Tommies au début de leur avance donnent une grande confiance aux Français dans l’inauguration de leur propre offensive.La lutte promet d’être un combat de géants sur le front occidental.Les Alliés sont préparés comme ils ne l’ont jamais été, tant au point de vue du matériel et que des hommes, et opèrent avec une aisance provenant d'un accord complet et une appréciation complète de la besogne à accomplir.Les Teutons ont plus de divisions sur le front occidental qu'on ne l’eût cru possible voici un an.Le correspondant Gibbs donne des détails au sujet du sanglant épisode de Lagnicourt, où les attaques en rangs serrés de l’ennemi contre les Australiens ont d’abord eu un bref succès.Les bataillons des gardes prussiennes ont fait irruption dans les ayant-postes anglais, faisant tous les dégâts possibles, mais les Australiens les ont repoussés au cours d’une contre-attaque irrésistible.Les batteries anglaises ont ouvert le feu, au moment où les'Prussiens couraient, de plus en plus pris de panique, vers leurs propres lignes.Là ils furent pris dans leurs propres fils de fer, et ce fut un massacre.Les Australiens ont tiré à loisir chacun 100 balles sur les ennemis, qui tombèrent tellement drus que les cadavres restèrent empilés et qui abandonnèrent 1,500 morts sur le champ de bataille.L’ACTION MARITIME LA PLUS UTILE CONTRIBUTION L'AMIRAL SIR JOHN JELLICOE DECLARE QUE CE QUE LES ETATS-UNIS PEUVENT FAIRE DE MIEUX POUR COMBATTRE LES SOUS-MARINS, C’EST DE FOURNIR DES PETITS NAVIRES, DES CONTRE-TORPILLEURS.Londres, 17.—-L’amiral sir John, Jellicoe, ancien commandant de la grande flotte anglaise et maintenant premier lord de l’Amirauté, a dit aujourd’hui, au cours d'une eni trevue donnée au représentant do la Presse Associée, que tout ce que les Etats-Unis pourraient fournir, de petits navires, des contre-torpilleurs ou remorqueurs, serait 1» plus utile contribution dans la poursuite de la guertip contre les sous-marins allemands.Le premier lord de l’Amirauté a déclaré (pic c’est sur ce côté-ci de l’océan quej l’on peut, le plus efficacement, faire la chasse aux sous-marins, étant donné que ceux-ci ne peuvent opérer sur la côte américaine} sans y avoir une base.L'amiral dit eu’il ne veut aucu-; nement diminuer aux yeux des; Américains ia gravité- dè la situation créée par les opérations sous-j marines de l’Allemagne.Il n'estj pas non plu's facile que nous les; mettions au courant de nos opérations et que nous leur disions ce: que la flotle anglaise fait sans que, les Allemands en retirent quelques! informations utiles.Aucune «ué-thode n’existait dans le passé pour, comlbattrc le sous-marin en plongée et les nouvelles inventions ài ce sujet prennent du temps à se développer.i Tous les efforts doivent sc concentrer vers l’alimentation des populations des puissances de l’Ent tente et l’augmentation du tonnage afin de réduire les effets de lai guerre sous-marine.L’Angleterre a acheté de grandes quantités de blé en Australie, niais le voyage entre ce continent! et l’Europe est quatre fois plus; long que le voyage entre l'Amérique et 1''Europe.Le transport du; blé australien demande donc un) tonnage quatre fois plus considérable que le transport du blé américain.Nous prendrons donc, dih l’amiral Jellicoe, tout le blé , que nous pourrons aux 'Etats-Unis cii au Canada.La situation alimentaire en An- gleterre est moins désespérée que veut le croire P Allemagne, mais; d’un autre côté, elle est plus sc-rieuse cjue ne le pense le peuple, anglais.La marine marchande ai souffert un peu plus au cours de, mars de la guerre sous-marine, et, il ne semble pas y avoir de nié-', thodis bien définies de combattra le mal.' L’armement des navires marchands a cependanl rendu les sous-marins plus prudents et les attaques en plongée sont plus (fréquentes.On sait le nombre de sous-marins qui ont été capturés, anai'', les Allemands sont seuls à savoir le nombre de ceux qui n’ont jamais retourné au port.La meilleure arme défensive contre ces attaques est la création d’une flotte de petits navires, dq tous les types intermédiaires, entre) les destroyers et les remorqueurs ; et comme les sous-marins ne peuvent opérer que sur la côte de l’Angleterre et de la France, il faut que ces navires soient dans cet endroit et en grand nombre.Ces navires sont nus*;i la meilleure protection à donner à la marine) marchande.L’amiral Jellicoe, dans la suite de son entrevue, parle des actes illégaux et inhumains commis par les sous-marins allemands.Les submersibles ’-iont les seuls navires) de toute la flotte dont les Allemands puissent se servir actuellement et l’Angleterre se trouve dans l’obligation de demeurer dans la] défensive.Tout ce que l’Angleterre cherche maintenant c'est de couler L* plus possible de sous-marins.L’amiral Jellicoe conclut par une citation du capitaine Mahan dans) son volume intitulé : " The Interest of America in sea power, present and future Le capitaine iM'nhan dit que ]a Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont un immense intérêt maritime dans le plus grand sens du mot ; en conséquence, i.*; doivent disposer d’une force adéquate pour pouvoir faire; face à tous les événements et maintenir les lois qui régissent la guerre maritime.Plus loin, le capitaine) dit encore que la guerre, une fois déclarée, doit être poussée avec vigueur et avec force.L’impression du correspondant, c’est que la tête dirigeante de la plus grande flolt*' de l’univers désire'ardemment voir les démocraties se joindre aux Alliés qui com-i batlent pour le triomphe de la dé: mocratie elle-même.-e-i, MARIAGE On annonce pour le 2 mai prochain le mariage de AJUe Alice Drapeau, fille de M.et Mme J.B.Drapeau, avec M.Armand Prud’homme, fils de Al.et Mme Alex.Prud'homme.CONCILIABLE AU REGLEMENT DE LA QUESTION IRLANDAISE — ATTAQUE PAR LES LIBERAUX, RENIE PAR LES CONSERVATEURS.Londres, 17.— Le Parlement se réunit aujourd’ihui et à moins qu’il ne prolonge encore son terme, il devra se dissoudre à la fin du mois et tenir des élections générales.Aucun des grands partis de la Chambre des Communes ne veut d’élections générales.Les partisans d’Asquith, tout en croyant que le nouveau gouvernement a déjà prouvé son incapacité, considèrent que la popularité personnelle de Lloyd George est encore suffisante pour s’assurer une grande partie de l’électorat par tout le pays; parmi les 'libéraux de toutes nuances, les partisans de Lloyd George aussi bien que d'Asquith, on est peu empressé à forcer la situation qui créerait une scission parmi les libéraux, scission qui serait particulièrement indésirable en vue des problèmes qu’il faudra résoudre dans un avenir rapproché.D’un auter côté on croit que le premier ministre Lloyd George en viendra peut-être à croire qu'une élection générale est, le moyen le plus sûr de sortir de ces difficultés dont la principale, considère-t-on, est la question irlandaise.Le premier ministre trouve que son association avec sir Edward Garson lui est un grand fardeau.Carson est représenté comme l’obstacle inconciliable au règlement de la question irlandaise dans des conditions qui seraient acceptables pour chacun des collèges électoraux du pays et pour chacun des électeurs à {’exception d’une petite minorité irlandaise.Les journaux libéraux sans exception ont demandé à M.Lloyd George de se débarrasser de sir Edward, et un bon nombre de feuilles conservatrices sont loin d’être bien disposées à l’égard du premier lord de l’Amirauté.Lord Northcliff se prépare à fustiger le “puissant silencieux” (the strong silent man), comme les admirateurs de Garson se plaisaient autrefois à désigner leur idole.Le “Daily Chronicle” a vivement attaqué l’Amirauté, au cours de la semaine dernière, non pas la marine elle-même, mais le chef civil de la commission de l’Amirauté.La presse Northcliff a donné une grande publicité aux articles du “Chronicle” et un ultimatum de l’autocrate de “Carmelite House” et du “Printing House Square” est la conséquence 'logique et prévue des événements.Lord Northcliff, dit-on, mettant de côté ses anciennes idées, considère le règlement de la question irlandaise comme la nécessité de l’heure et l'on s’attend à son intervention dès qu'il sera convaincu que le chef civil de il’Amiraulé entrave la solution de la question.On ne peut imaginer 'un plus bel exemple de l’ironie 'du sort: North-cliff qui, un jour, aidait la rébellion de rUlster, dirigée par Garson, tentera de décapiter son ancien protégé parce que celui-ci est resté fidèle à ses convictions! Même si, contre l'attente générale, le Parlement décide de prolonger son terme d’office, il se produira des événements politiques de la plus grande importance d'ici peu.-»- HORS DE COMBAT____________ CE QUE NOUS A COUTE LA BATAILLE D’ARRAS LE CHIFFRE DES PERTES S'ELE VE JUSQU’ICI A CINQ MILLE.AU SORT CONTENUE DANS LE NOUVEAU PROJET DE LOI DE L’ARMEE —ON SOUMETTRA UN COMPROMIS.Ottawa, 17.— Le ministère de ia Milice a publié hier d’autres listes aussi chargées de mis hors de combat.La dernière en comporte 249 dont 93 noms d’officiers.A ce train-là, les pertes subies par les Canadiens à la bataille d’Arras, engagée le lundi de Pâques, doivent s’élever aujourd’hui à plus de cinq mille hommes.Le nombre des tués est de 41, ce qui est bien au-dessous de la moyenne.Voici la liste des Montréalais.officiers et soldats: Blessés—Le 'major C.S.B.White, 52, rue Simpson; te 'lieutenant Eugène Nantel, 533, rue Durocher, Outre-mont; le capitaine Percy R.Law, 450, avenue Elm, Westmount; le major J.-P.Archambault, rue Sherbrooke; le lieutenant L, des Trois Maisons, 417 ouest, rue Notre-Dame; le lieutenant E.S.T.Penny, 482, avenue Mont Plaisant, Westmount ; le lieutenant G.S.Ashby, lOfi, rue Guy; les soldats L, Roy, (j99, rue du Grand-Tronc, et L.Jacob, 200, rue des Manufacturiers; le caporal A.Townsend, 2579, rue Hutchison.Nous relevons les noms des Canadiens-français qui figurent sur celte 'liste : Blessés—T.Ganet, Pontolaire Vale, Guernsey Channel Islands; le lieutenant G.-J.Planche, East Angus, Québec; lie lieutenant H.-A.-S.Aioli-neaux, 31, avenue Melrose, Toronto.A.Rhéaume, Tilbury, Ontario.LES PERTES DES ALLEMANDS PLUS DE QUATRE MILLIONS DE HORS DE COMB A T.Londres, 17.— Les listes des hors de combat publiées au cours du mois de mars par le ministère de la Guerre allemand démontrent que 54,803 boches ont été tués, blessés ou faits prisonniers.Le tableau se lit 'ainsi ; Tués ou morts de blessures.10,8(i3 Morts de maladie .2,079 Prisonniers ou disparus.0,247 Blessés.35,014 Ce dernier communiqué 'ajouté aux précédents porte à 4,180,966 le chiffre des hors de combat depuis le commencement de la guerre, et de celte façon: Tués ou morts de blessures 9.u gouvernement, le Congrès ignorera le comité et approuvera dans son ensemble le projet de loi tel qu’énoncé par le gouvernement.Il semble douteux que le président Wilson et M.Baker consentent à accepter les amendements Dent et Anthony, parce que tous deux ne veulent point de troupes recrutées moitié par le volontariat et moitié par le tirage au sort, et qu’ils croient que le système des volontaires ne sera point adéquat.Sur le comité repose tout le débat au Congrès; si son rapport est unanime, le Congrès va rapidement expédier le projet de loi de l’armée; s’il est divisé, il en résultera l’un des débats les plus violents que la Chambre des représentants ait encore vus.M.William P.Borland, députe du Missouri, a prononcé hier le premier discours en faveur de la conscription; i) s’est déclaré tout à fait favorable au système du tirage au sort, parce que selon lui, ce système est la seule méthode démocratique pour obtenir des recrues militaires.ETATS-UNIS POUR LEUR BLE DE QUALITE INFERIEURE.-LE MEME PRIVILEGE POUR LES AMERICAINS.NOUVELLES DES CHEMINS DE FER SERVICE Dlf WAGON-BUFFET SUR L'“OCEAN LIMITED’’ Pour accommoder leurs clients voyageant à et de Montréal sur l’“Ocean Limited”, les chemins de fer du gouverhement annoncent qu'à partir de dimanche, le 15 avril, ils ont inauguré un service de wagon-buffet sur ce train, entre Montréal et la jonction Saint-Léonard, vers l’est, quittant Montréal à 7.15 p.m., servant le souper, et vers l’ouest quittant la jonction Saint-Léonard à 7.00 a.m„ servant le déjeuner avant d’arriver à Montréal Cela est en pins du service régulier de wagon-buffet sur le train de i”’Ocean Limited” entre Mont-Joli et Halifax dans chaque direction.(réc.) NOS PÊCHERIES A la prochaine séance hebdomadaire du conseil de la Chambre de commerce, le mercredi, 18 avril, à 4 heures 30, M.J.A.Paulhus traitera de l’historique et de l’importance de nos pêcheries.Les membres de In Chambre de commerce sont cordialement invités avéy leurs amis.Ottawa, 17.— La guerre a créé une situation au Canada qui a décidé le gouvernement fédéral à prendre une mesure qui assurera aux fermiers canadiens un débouché aux Etats-Unis à leur blé de qualité inférieure.Sir Thomas White, ministre des finances, a annoncé hier que, en vertu de l’acte des mesures de guerre, le gouvernement a adopté un arreté ministériel inscrivant le blé, la farine de blé et la semoule sur la liste des produits qui peuvent être importes en franchise au Canada.Par cet arrêté, le gouvernement obtient automatiquement l’entrée en franchise du blé, de la farine de blé et de la sémoule du Canada aux Etats-Unis, en vertu d’un article du tarif Wilson-Underwood de 1913, qui établit des droits sur ces produits seulement quand le pays qui les exporte met des droits sur les mêmes produits venant des Etats-Unis.En admettant la farine et le blé américains en franchise ici, le Canada acquiert le même privilège de la république voisine.Le gouvernement a pris cette décision à la suite d’une enquête faite par sir Thomas White et M, Arthur Meighen, dans le sens de qui ont aussi abondé M.Borden et les deux collègues qui l’accompagnent en Angleterre, MM.Rogers et Hazen.Avant le début de la guerre, il y avait une demande pour le blé canadien de toute qualité en Grande-Bretagne et dans les pays européens.Mais la campagne sous-marine des Allemands a créé une pénurie de cales et l’on a besoin de tous les navires disponibles pour le transport du blé de première classe et de la fgrine fabriquée avec ce blé.Conséquemment, tes agriculteurs canadiens n’ont pu trouver à l’étranger un débouché à leur blé de qualité inférieure, et l’on rapporte qu’une grande quantité de cette catégorie de blé de l’an dernier n’est pas encore vendue.TEXTE DE L’ARRETE MINISTERIEL Le gouverneur général a signé l’arrêté ministériel hier après-midi et il entre en vigueur aujourd’hui.Voici le texte de cet arrêté : “Vu que le ministre des Finances rapporte que.certaines conditions dues à la guerre affectent sérieusement les prix auxquels peut se vendre le blé au Canada, en particulier celui de qualité inférieure ; vu qu’en temps normal, il existe une bonne demande au sujet de l’exportation en Grande-Bretagne et sur le continent de blé de toute catégorie pour les meuneries ; vu que depuis quelque temps cette demande a entièrement cessé à cause de la rareté des navires due à la campagne sous-ma-Irine, tout le tonnage disponible étant pratiquement requis pour le transport du blé de première qualité et la farine de ce blé achetée au Canada et aux Etats-Unis par les gou-! vernements anglais et alliés, pour ! leurs besoins respectifs ; “Vu que par suite de cette situa-Ition une grande quantité de blé canadien est exportée aux Etats-Unis pour y être vendue, malgré les droits qui y sont exigés en vertu des dispositions du tarif américain ; vu que les renseignements puisés auprès de la commission des céréales pour le Canada et à d’autres sources authentiques ont convaincu le ministre des Finances que le prix offert pour le blé au Canada, surtout pour celui de qualité inférieure, est beaucoup moindre, pour la raison mentionnée plus haut, que le prix obtenu aux Etats-Unis ; de fait il y a de bons motifs de croire que l’on profite de la situation pour maintenir le prix des dites catégories à un prix moindre que ne le justifie l’état général du commerce, et selon les informations disponibles il existe une bonne proportion de la récolte canadienne de Tan dernier qui n’est pas encore dans le commerce ; “Vu qu’il est désirable, à une époque où l’on lance un appel spécial en faveur de l’accroissement de 1g production agricole, pour fournir des céréales et des denrées alimentaires à la Grande-Bretagne et à ses alliés qui comprennent maintenant les Etats-Unis d’Amérique, que le fermier canadien sache qu’il obtiendra pour les produits de son industrie le meilleur prix possible dans le commerce ; “Vu que le ministre des Finances est d’opinion qu’il est désirable dans les circonstances de prendre des dispositions qui assureront au blé canadien un libre accès aux marchés américains au lieu des marchés de la Grande-Bretagne et des pays étrangers, qui étaient ouverts autrefois dans les circonstances prévalant alors, et avec cela en vue, il attire l’attention de Votre Excellence sur certaines dispositions du tarif douanier des Etats-Unis.En vertu de la disposition 644, le blé, la farine de blé et la sémoule seront admis en franchise des pays qui n’imposent pas un droit sur le blé, ia farine ou ia semoule importés des Etats-Çnis ; sinon le droit imposé sur le blé sera de 10 sous par boisseau, et sur la sémoule et autres produits du blé, de 10 pour cent “ad valorem” ; “Vu que si le Canada pince le blé, la farine de blé et la sémoule sur la iiste des produits admis en franchise, notre blé et nos produits venant du blé auront libre accès aux marchés des Etats-Unis ; et vu qu’il est désirable, dans l’intérêt national, pour les raisons énumérées ci-haut, que le blé canadien ait libre accès aux marchés des Etats-Unis, conséquemment Son Excellence le gouverneur général en conseil, en vertu de l’autorité conférée par l’acte des mesures de guerre, 1914, paragra-jphe 6, ordonne par le présent arrêté que le blé, la farine de blé et la semoule soient inscrits sur la liste des produits qui peuvent être importes au Canada sans droits de douane." 100 courtes-pointes offertes à un prix beaucoup moindre que vous pourriez vous attendre de payer pour des marchandises de cette qualité.6,000 verges de coton damassé, 58 pouces de largeur, 300 verges de crème et 300 verges de blanc pur, valeur exceptionnelle pour usage ordinaire, cafés, maisons de pension, etc.Coton lourd pur, sc lavant bien et durable.Soyez ici de bonne heure.Régulier 60c, pour 39^ la verge.100 paires de serviettes de bain en toile brune, lourdes, pour le bain, bouts frangés, bonne grandeur, solide et d’une valeur remarquable, étant donné que cette serviette est retirée de tous les marchés européens.Régulier 85c chacune, pour 49tf chacune.Draps anglais, 2 x 2%, lots qui viennent de nous arriver, marqués 25% plus bas que leur valeur normale, 7-4, 8-4, 9-4, tout ourlés, pur coton, à $1.98, $2.35, $2.35, $2.50.$2.75, $2.98 la paire.Ils sont beaucoup au-dessous des prix normaux.Procurez-vous-en pendant qu’il en reste.Toilettes d’oreillers, 30 x 32 .! 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