Le devoir, 23 avril 1917, lundi 23 avril 1917
VOLUME vm—No 94 MONTREAL, LUNDI 23 AVRIL 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! APRES LA GUERRE, LA RÉVOLUTION I A maîntcs reprises nous avons signalé le caractère nettement révolutionnaire de l'intervention du Canada dans le conflit européen.Le gouvernement et le parlement auraient pu, sans violer aucun principe, aucune tradition, et en réservant toutes les éventualités futures, décréter la participation du Canada, comme nation, pour la défense de scs intérêts supérieurs menacés par la coalition germanique.Nos gouvernants ne l’ont pas voulu.Dès le début, au risque de rompre l’unité nationale, ils ont tenu à marquer notre intervention au coin de l’impérialisme britannique.C’est pour la défense de l'Empire que nous nous battons; c’est en reconnaissance du principe de la solidarité impériale, repoussé comme faux et dangereux pendant plus d’un siècle et posé, timidement, pour la première fois, lors de l’abominable guerre sud-africaine.A cette besogne révolutionnaire se sont appliqués les politiciens des deux partis et toute la presse servile ou vénale.A ceci il n’y a rien de nouveau ni d’extraordinaire.Il y a beau temps que les chefs de parti sont les instruments de l’impérialisme britannique et de la haute finance anglaise.Leurs différences d’attitude, depuis près de vingt ans, étaient toutes de surface.Sir Wilfrid Laurier, plus adroit ou moins audacieux que sir Robert Borden, a mieux caché son jeu.U a mené scs manœuvres impérialistes sous un masque plus ou moins badigeonné de nationalisme, selon les circonstances.Ses apparentes réactions contre l’impérialisme et le militarisme ont simplement marqué les.étapes de la déroute et caché aux yeux de ses fidèles le fatal aboutissement où il les menait.Le parti tory a le mérite relatif d’être allé droit au but.Le clan ‘‘automistc” du Québec a mis à sa trahison et à ses volte-face une cynique franchise qui vaut mieux, somme toute, que les multiples contorsions des “rouges,” de 1896 à 1914.La guerre a mis fin à toutes les équivoques et consommé l'alliance complète des deux partis.La “trêve” conclue en 1914 n’a pu, il est vrai, résister à la soif du pouvoir.Bleus et rouges se sont repris à s’entre-déchirer pour le patronage, les places, les contrats plantureux et le boocilage.Mais sur le fond même de la question, sur la.révolution impérialiste opérée et sanctionnée par la guerre, ils sont restés d’accord.* * ' 1 * ' Mais ce que la guerre a produit d’entièrement nouveau et de plus déconcertant, c’est l’appui moral et la complicité que la révolution impérialiste a trouvés dans toutes les classes dirigeantes de la société.Evêques et financiers, publicistes et professionnels, ont donné dans le mouvement avec un ensemble, une ardeur, un zèle qui révèlent la force effective du travail de propagande, antérieur à la guerre, dont lord Grey fut le facteur le plus puissan .Qu’on le note bien: ce qui marque le caractère révolutionnaire de l’intervention, ce.n’est pas le fait même de cette intervention.Dès le début, nous avons indiqué dans quelles conditions le Canada pouvait faire cause commune avec les Alliés sans préjuger l’avenir.Nous avons suggéré un mode d’action qui eût été, en fait, beaucoup plus utile à la France, à la Belgique et même à l’Angleterre que la politique, adoptée ¦— et ceci suffit à faire justice dos accusations '‘d’ingratitude" envers nos deux “mères-patries.” Mais ce que les impérialistes voulaient, et ce qu’ils ont obtenu, c’était de lier le Canada au sort de l’Angleterre, au nom du principe de la solidarité impériale et—nous le verrons dans un instant—à la cause de la démocratie universelle.C’est cela qui constitue le caractère révolutiomiaire de l’intervention; et c’est pour l’avoir dénoncé sans relâche que nous nous sommes attirés la haine des fauteurs de la révolution et le courroux de leurs complices.Les uns nous en veulent d’avoir dévoilé leurs desseins, les autres d’avoir démontré leur aveuglement.La haine des impérialistes et des politiciens est toute naturelle.Le courroux do leurs dupes est moins explicable — sauf par cette tendance de l’humaine nature d’en vouloir davantage à ceux qui dévoilent la duperie qu’à ceux qui l’organisent.En l’occurrence, dupeurs et dupés s'unissent pour dénoncer ceux qui ont eu le courage de révéler la grandeur du péril et son caractère révolutionnaire.S’imaginent-ils que, nous en moins, le peuple n’aurait jamais mesuré, la.profondeur de l'abîme où ils l’ont mené ?C’est l'éternelle illusion des fauteurs de révolution, de leurs dupes et de Içurs complices, de croire qu'ils peuvent à leur gré aveugler le bon sens populaire et déguiser toujours la vérité sous la duperie des formules creuses et des arguments à côté.Ceux qui se sont trompés de bonne foi, loin de nous en vouloir, devraient nous remercier d’avoir déchiré le voile des illusions.Une résistance qui voit clair et qui raisonne est infiniment moins dangereuse que la brusque révolte d’un instinct traditionnel contre une erreur systématiquement entretenue.C’est pour accomplir la même tâche, ingrate, ardue, mais nécessaire ¦— d’autant plus nécessaire qu'elle trouve si peu d'ouvriers — que nous croyons devoir souligner le caractère de plus en plus révolutionnaire que prend, dans son ensemble, la guerre européenne, du côté des Alliés.Nous en marqueront demain les traits les plus saillants.aussi l’enquête et qui pourraient expliquer certains actes désagréables, si réellement ils ont été posés."Il faut dire, a déclaré .VI.Verret, que parmi tous ces braves revenus de la guerre il en est un certain nombre gui sont loin d’avoir été des modèles de sobriété, de bonne conduite et même de politesse pour les passants et surtout pour les dames el les jeunes filles gui se rencontraient sur leur chemin."Xos citoyens de toutes les classes, les femmes et les enfants ont toujours fermé les yeux sur ces pénibles écarts, et s’il y a eu des frasques, ceux gui les ont provoquées méritaient richement la leçon qu’ils ont reçue, et (pii leur a été donnée pour les empêcher de causer un plus grand mal.” Ceux qui savent ce qui s’est passé avant le départ des volontaires ne seront point surpris d’apprendre qu’il y a eu, au retour, des scènes de désordre.La guerre n’a malbeureu-sement pas pour effet d’humecter à jamais les gosiers trop secs, et 'Lai-cool fait sur les militaires le même effet que sur les civils: il ne les induit point au calme ou à des actes d’excessive politesse.Nous prions les chercheurs de petites bêtes de ne pas voir ici une accusation générale contre les osldats: il ne s’agit que d’une minorité qui a fait et fait beaucoup plus de tapage qu’il ne convient à son importance munérique.Cette minorité, d’ailleurs, a des adeptes un peu partout.B n'y a pas longtemps que nous lisions dans un journal français — et l’on sait à quel point lia surveillance et (la discipline sont rigoureuses en France cette plainte d’un sergent de ville: On ne saura jamais à quel point est difficile à manoeuvrer un invalide ivre-mort! * * * Mais le conseil municipal de Québec est allé au fond des choses; i'1 a trouvé la solution juste.Que M.Kemp fasse enquête! Qu’il recherche ce qu’il y a de vrai dans les allegation's formulées de pari et d’autre part — et qu’il ait ensuite le courage de donner à l’enquête ses conclus ion s nécessaires ! -Nous ne réclamons, pour notre part, que la justice et la vérité.Faites une enquête, monsieur Kemp ! Orner HEROUX.BILLET DU SOW.EFFROYABLE ! Ce soir-là, le télégraphiste de.la Chambre des Communes, — un brave garçon, mort la semaine dernière, tué par le travail de nuit, — essayait d’avoir la dernière copie de Hyckse, le correspondant d’un grand journal montréalais.Il le cherchait en vain partout, Hyckse était introuvable.L’heure avançait, la nuit était froide, les tramways ne marchaient plus et le télégraphiste, songeait qu’il aurait un gros mille et demi à faire par les rues désertes et balayées d’un grand vent de nord, pour se rendre chez lut, assomme de sommeil et de lassitude.Tout en maugréant, il fumait sa pipe, ayant presque renoncé ù l'idée de rejoindre Hyckse avant trois heures du matin, quand un journaliste qui s’en allait lui jeta ces mots : “Ton homme est au café, à prendre son absinthe." Car Hyckse avait contracté, au cours d’un voyage en Europe, la déplorable passion de l’absinthe.Il ne se passait pas de jour qu’il n’en sirotât quatre ou cinq.Cela lui donnait des visions effroyables, comme en donne l’absinthisme à ses victimes.Le télégraphiste monte au café.A une petite table, dans un coin, derrière un écran japonais, Hyckse, avec deux députés, absorbait sa potion abrutissante."—Encore de la copie ?” demande laconiquement le télégraphiste."—Minute, mon vieux, minute.As-tu une feuille de paaa-pier et un crayon ?J’ai une fameuse nouvelle à donner à Montréal.Tu vas voir !” Et sur un chiffon de papier trempé d'alcool, Hyckse aligne trois on quatre lignes d’une écriture vacillante, signe et remet la feuille au télégraphiste, puis retourne à son verre où l’absinthe, a fini de couler sur le cube de sucre et fait des arabesques dans l’eau multicolore el parfumée.Henri BOURASSA.UNE ENQUÊTE, MONSIEUR KEMP! Sous ce titre même: Une enquête, monsieur Kemp! nous avons été les premiers (Devoir du M avril) à prier le ministre de la Milice de tirer au clair les allégations déshonorantes formulées, à l’endroit des citoyens de Québec, par VOrange Sentinel.Celle-ci.on s’en souvient, prélen-dail que des soldats avaient été traités, à Québec, d'unie façon odieuse.Punissez les coupables, s'ils existent, (lisions-nous au ministre, mais allez d’abord au fond des choses et voyez ce qu'il y a de vrai là-dedans.Forcez VOrange.Sentinel à produire des noms et des preuves! Et nous ajoutions: S'il [le ministre ! ne se hâte point de le faire, nous espérons que les autorités municipales de Québec le mettront en demeure d'agir au plus lût, Le ministre ne s’est point pressé, mais les autorités municipales ont relevé le gant.A l'unanimi'té, vendredi soir, sur Iproposition de M.Verret, appuyé par un échevin de langue anglaise, M, Ctibsone, le conseil municipal, après avoir protesté contre les allégations de la Sentinel, a déclaré: I "Ce Conseil, désirant faire une lumière complète sur ce sujet, prie Son [Honneur le Maire d'adresser immédiatement ù l'Honorable Premier Ministre par intérim du Canada et à l'Honorablc Ministre de la Milice une requête les priant d’ordonner qu’une enquête sérieuse, complète el sévère soit instituée afin d'établir les faits et que cettp enquête soit tenue à Québec, par un nu des officiers supérieurs protestants et de langue anglaise etrangers à Québec nommés par le Gouvernement, et que des mesures soient prises pour forcer le journal Orange Sentinel à déclarer les noms des plaignants et d'arriver à la vérité afin de venger la réputation de la cité de Québec.’' Hans le discours où il présentait cette motion, M.Verret a rappelé les nombreux services rendus aux soldats par (les citoyens de Québec ; puis il a formulé à son tour des allegations sur lesquelles M.Kemp ferait bien de faire porter Le télégraphiste descend à sa table, s’installe devant l’appareil, lil le message, sursaute.Un journaliste entre dans le bureau.Le télégraphiste, sam dire un mot, tend la feuille an nouvel arrivé.Celui-ci ta lit cl la repasse à l’autre, en disant : “Foolish 1’’ Mais le télégraphiste est inquiet.Il reprend la feuille, quitte son bureau et s’en va trouver un autre courriériste, gui lui dit : "Hyckse a bu trop d’absinthe.Cardez ça pour demain matin, vous le lai donnerez quand il reviendra de chez lui ; le soir il divague.” Le lendemain malin, Hyckse, en arrivant à sa place, trouvait un télégramme qu’il avait adressé la veille au soir à son journal, et que le télégraphiste avait mis là avant de s'en aller chez lui.Et Hyckse lut, les yeux écarquillés, la fantastique dépêche écrite pendant son rêve et qu'il avait voulu envoyer à Montréal.Elle était ainsi rédigée : “Sir Robert Borden committed suicide to-night, at his office, Parliament Buildings.Sir Wilfrid Laurier was so much stricken at the news that he rushed outside to the Interprovincial Bridge and threw himself in the Ottawa River.Body not found yet.” ^ ^ MEMO, LE GRAND NETTOYAGE IL DOIT AVOIR DES EFFETS DURABLES.— LE TER BAIN DE JEU ET LA RUELLE.— UNE SUGGESTION.Il y a, disait récemment un journal anglais, trois classes, dans la population d’une grande agglomération, qui souffrent inégalement des chaleurs caniculaires ou plutôt, dont la dernière est la seule à souffrir véritablement.La première classe se compose des gens qui habitent les quartiers riches.Leurs maisons sont vastes, bien éclairées, bien aérées, entourées non seulement de terrains bien entretenus, mais de jardins.Aux premiers jours de la belle saison, ces familles fuient la grande fournaise et filent vers la grande fournaise et filent vers la montagne ou vers la mer.Cette classe pourrait facilement se dispenser de la campagne puisqu’elle l’a pour ainsi dire a sa porte.Il y a la deuxième classe, qui vit dans la banlieue, assez loin ffe la ville, et qui n’a pas besoin de se déplacer, et, enfin, il y a la grande classe de ceux qui sont au coeur de la fournaise.Cette fournaise on pourrait lui donner, en imagination, la forme en spirale de l’enfer de Dante, et placer les plus pauvres à l’embouchure inférieure de l’entonnoir.Plus la misère est grande et plus ia chaleur de l’été est douloureuse et meurtrière.Le demi-pauvre peut s’échapper quelques fois de la ville, se payer une villégiature au dehors, non loin du cratère, retrouvant encore les traces de la lave sur le gazon pelé, mais se rendre tout de même vers des horizons plus larges, où l’air se respire mieux, sur les bords de ce vaste fleuve à la surface duquel court la fraîcheur de vents vivifiants.Mais il y a le totalement pauvre, dont les enfants ignorent la montagne et le fleuve, qui n’ont pour tout horizon, été comme hiver, que la ligne grise et triste des maisons d’en face, que la palissade aux planches noires et inégales de l’“al-iée”.Ainsi se borne leur vie de chaque jour.Ils n’ont même pas la fortune de se trouver dans le voisinage d’un de ces terrains de jeu, tout petits quelquefois, niais vierges des immondices qui son:^.nV tes'cours et les ruelles, où l’on peut jouer sans se blesser, sans se salir, ou quelques arbres à l’ombre chiche interceptent tout de même les terribles rayons du soleil de juillet, où le jet d’une fontaine lance sa fraîcheur.Non, i! y a des milliers et des milliers d'enfants miséreux dont les yeux s’écarquilleraient jusqu’à l’éclatement à la découverte de la vraie campagne, de la vraie nature.Et le confrère, dont nous avons quelque peu amplifié l’article, concluait à la nécessité de multiplier les terrains de jeu.L'idée est excellente et les autorités municipales devraient la mettre en pratique.Le pourront-elles dans la pénurie de ressources où se trouve actuellement Ja ville ?C’est assez improbable.•* * # Il nous semble qu’une chose est plus urgente (pie la création de nouveaux terrains do jeu : le nettoyage fréquent des ruelles.Une trentaine de cantonniers étaient chargés par la ville de cette besogne, il y a quel-cpies années, et les résultats obtenus étaient déjà remarquables.En doublant l’effectif tie ces travailleurs, on en obtien irait d’étonnants.Dans quelques jour nous en serons rendus à 1, .eriaa8auc^Ftiere.On engera une gare dans l’est, qu’il a encouragé la cor- IcluPoiaire sur la rue Lagauchehère i pai tions aux fonds électoraux, etc.Le conseil demande encore que la réciprocité avec les Fltats-Uni.s, mesure qui n’a pas été enlevée des Statuts, soit acceptée_ par le gouvernement; M, dit heureux que au coût approximatif de $150,000,qui servira aux fins de messageries, lorsque la gare permanente sera érigée rue Dorchester.L’excavation du terminus est faite au moyen de deux grosses pelles à Crerar se i vapeur qui déposent la terre dans le gouver- des wagons pour être ensuite jetée dans le trou de la rue Dorchester où d’autres wagons transportent cette terre et cette pierre jusqu’à Cartier- O IJ •) O milles sous terre.La traversée, y compris l’accouplement (le la locomotive électrique, dura onze minutes.Le tunnel débouche à cinquante pieds au-dessous du niveau de la rue Dorchester.Tout le long du voyage on n’eut qu’à se louer de la courtai-sie et de l’amabilité des représentants de la compagnie.Le tunnel lui-même est actuellement terminé, mais il faut faire encore une excavation considérable à la partie de Montréal pour le termi-ï nus.On y travaillera activement dei nement, reconnaissant tardivement sa faute, ait enfin consenti à l’affranchissement du blé.Si jamais on a commis une grande fan- ville, pour la construction.L’excava-te, s’écrie M.Crerar, c’est bien cnjtlon aura 40 pieds de profondeur et 1911, quand on a rejeté la récipro- jla gare une fois construite sera simi-cité.Les fermiers ont été vivement Maire à celles des “subway” de New-indignés des agissements de ces pa-jYork et de Boston, triotards qui cherchèrent à confon- ( Les trains partiront de la rue Ladre les questions, méthode bien ( gauchetière pour se rendre à Van-connue dos protectionnistes.(couver.Il serait bon aussi, a ajou-1 Actuellement il n’y a qu’une seule té M.Crerar, d’imposer des taxes (voie ferrée dans le tunnel, vu que sur les terres non cultivées, sut les [la compagnie concentre toutes ses bâtisses et sur les compagnies d’un j énergies dans l’érection du termi-chiffre d'affaires de plus de $100,- nus.On posera l’autre voie ferrée 000.aussitôt l’excavation du terminus Le Canada doit avant tout déve- finie, lopper .von agriculture en lui don-] L’ouvrage dans le tunnel fut couinant la première importance.l/es ] inencé en 1912 et aurait été terminé ressources naturelles de noire pays il y a quelque temps si la guerre sont inépuisables.n’avait pas éclaté.Il a été très diffi- II convient pour cela de ne pas se|ci1e de se pèoeurrr les matériaux distraire des attentions qu’il faut | nécessaires.Le tunnel mie fois fini «voir pour elle, tout autant que pour | serti de 3 milles et un tiers de long l’industrie.jet les trains se rendront en 7 rtiinu- Pour n« pas priver l’Ouest de (tes de In rue Lagauchètière à l’autra , , .- , ceux qui t’exploitent et s’efforcent [bout du Mont-Royal.Au dehors du toutes nos fehc.itntions pour ce beau de faire donner à ses terres tout leur [service des trains pour Vancouver et et très patriotique geste.— Ne pas rendement, les émigrants ne de* Toronto, il y en aura un spécial en- mibher que le seul concert public a vraient pas être victimes de sur- tre Montréal, Mont-Royal et Cartier?lieu ce soir, au Windsor.taxes.•yille, ' VOL.VIII.— No $4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 23 AVRIL 1917 ADIEUX DE M.DE PONGHEVILLE Le distingué prédicateur de Notre-Dame parle hier soir, sous les auspices de l’Union Nationale Française, des amis de la France et du Canada et est longuement acclamé—Allocution de M.Brisset des Nos.Au cours d’une réception au Club Canadien, à l’issue de la soirée, M.Paul-E.Lamarche demande au prêtre-soldat de parler, en France, du miracle canadien.M.l'abbé Thellier de Poncheville quitte définitivement aujourd’hui la terre canadienne.Malts avant de franchir la longue étape qui le sépare de sa patrie et de ses “chers poilus”, i’étminent orateur, que nos foules ont si délicieusement goûté, a bien voulu chanter toute la reconnaissance de In France “qui .souffre”, envers le Canada français, qui n’a point ménagé à son ancienne imère-patrlie, ni 1 or de son coeur généreux, ni le sang de sa filiale tendresse.En des accents d’un patriotisme vibrant, iM.de Poncheville a exalté, à sa dernière soirée d’adieu, donnée hier soir au Monument national, sous les auspices de l’Union Nationale Française, les deux amours de la France et du Canada que tout Français parte maintenant au eoeur.1! a évoqué avec suavité les derniers souvenirs que le Canada et la France, “ses deux patries désormais” lui ont gravés danx l’âme ; il le,s a fait revivre â ses nombreux auditeurs qu il a tenus mieux que jamais sous le charme de sa parole captivante.Le distingué conférencier de Notre-Dame a su parler du coeur, et il a touché juste.C’est que l’Union Nationale Française a bien fait les honneurs de cette soirée d’adieu, délicieusement française.Elle avait invité tous les soldats français, permissionnaires au Pays, à venir décorer la scène de leurs- beaux uniformes de combat et de leur sympathique figure ; ils accoururent à cet appel, et au milieu des glorieux drapeaux tricolores, fièrement pavoises, Ms formaient un centre d’attraction Vies mieux réussis.Le héros de la fêle n’avait plus qu’a se présenter, et l'enthousiasme de la foule allait bondir, sous l’ardeur d’une joie qui ne contient pas.M.de Poncheville apparut, précède de M.C.E.Bonin, secrétaire d ambassade, consul général de Fiance au Canada, cl suivi de M.Brisset des Nos, du général La-belle, du commissaire Villeneuve, du colonel Leduc, et de nombreux autres invités d'honneur ; il reçut une des ovations les plus vibrantes dont la salle du Monument national fut rarement témoin.Non moins sincère et profondément sentie fut la réception que le Uub Canadien réservait à M.de I oncheville, à 1 issue de cette soirée d adieu.Avant son départ, l’élite de la classe dirigeante canadienne-uançaise avait tenu à exprimer ses nommages à leur dis'tingué cousin de France ; elle l’a fait avec un tact et une chaleur au-dessus de tout éloge.M.Paul Emile Lamarche a fait ressortir, dans son discours de bienvenue, Ja survivance admirable de la race canadienne-française au Canada, et a demandé, comme une faveur f 1 eminent prêtre-aumônier, de parler là-bas du “miracle canadien", au-jouru hui pleinement accompli.M.de Poncheville s’en est chargé de bonne @race, comme d’une dette d'honneur assurant d ailleurs son sympathique auditoire qu’il n’avait jamais douté «e la vitalité du noyau français ielé Pi terre canadienne.Après le chant du Père la Victoire, brillamment exécuté par l’Harmonie te Montreal, iM.Brisset des Nos présenta te héros du jour.M.Brisset des Nos hlir'1 iViUin rÔ,.e«Lrès sin‘PIe « rem-^, r.dl le president de ITniont hatpna ^française, en se levant; c est çelui de vous exprimer, ce soir, toute notre reconnaissance pour avoir bien voulu consacrer vos dernières heures au profit do nos oeuvres françaises.En aidant à la reconstruction de nos temples, vous avez travaillé, monsieur l’abbé, pour la France qui prie, et ce soir vous venez nous apporter ] or de votre parole pour la France qui souffre.'Nos héros et nos temples sonf tombes pour la Patrie t prêtre et Soldat, vous avez consacré votre vie à panser leurs blessures.Nos temples se sont écroulés Sous ta rafale (je fer et de plomb des barbares, jaloux de la foi des b fanes ; mais dans leurs ruines; I ame des siècles palpite encore ÿ de leur poussière sacrée se dégage bue odeur d’encens, et à travers) leurs voûtes absentes s’élèvent lit brement vers le ciel les prières accumulées de générations en géné-j rations pour demander grâce eti pitié 1 t Oui, nous les aimons et nous les vénérons nos vieux temples et no4 belles cathédrales, merveilleuses pages sculptées* de notre histoire t A cette oeuvre de réparation, oeuvre divinement française, voust avez bien voulu nous associer./ C’est pour nous un grand honneur et nous sommes fiers de nous compter au nombre de vos collaborateurs.! Mais si nos temples ont des âmes, les âmes de nos pauvres familles françaises, éprouvées par ]a guerre, ont aussi des temples.Temples vivants, au foyer désert, aux autels brisés.I Ceux qui m étaient les piliers ne sont plus et sans eux tout tombe; tout sc désagrège, frappé par l’aile noire de la misère et de «.on sombre cortège de douleurs et de soufi trances.\ Là.plus d’espérance, le génie) humain peut reconstruire ; il ne) peut pas ressusciter.i Grâce à vous, monsieur l’abbé, grâce ù votre éloquence féconde; capital sacré que Dieu vous a confié et dont vous lui payez intégralement tous les Intérêts, grâce ^ vous, nous allons pouvoir faire, eêl Soir, riche moisson : notre caisse! vide si souvent va pouvoir s'ouvrir encore pour apporter un peu rie réconfort à nos pauvres, à nosi Veuves, à nos orphelin», à ceux qui| pleurent, à ceux.qui souffrent.” M.l’abbé de Poncheville L’hôte distingué de l’Union Natm nale Française se lève pour répondre à M.Brisset des Nos; des acclamations enthousiastes le sa-luent et se prolongent pendant plusieurs minutes; cinq drapeaux tricolores déploient sur ta scène leurs fières couleurs, tandis que l’orchestre attaque la Marseillaise: “Ce sont mes derniers adieux, dit M.de Poncheville, le silence rétabli; dans douze heures je serai parti après deux mois passés au milieu de vous”.Comme ces mois ont passé vite! Ils ont été pour lui comme la source fugitive et joyeuse où l’on plonge un instant les doigts pour en sentir toute l’exquise fraîcheur.Quel sera le suiet de sa conférence d’adieu?11 n’a point choisi de sujet particulier; ou plutôt il en a choisi deux qui n’en font qu’un, puisqu’il parlera du Canada et de la France; son pays et le nôtre unis en un seul.Il cite le vers d’Henri de Bornier:“Tout homme a deux patries, la sienne et puis la France”.Français lui-même, il n’aura désormais plus rien à envier aux autres pays puisqu’il aura lui aussi deux patries: la France et le Canada.M.de Poncheville évoque ses souvenirs d’enfance et rappelle comment une mystérieuse attirance le portait vers notre pays.Lors de son premier voyage, à l’époque du congrès Eucharistique, il put, pour ainsi dire, “reconnaître” ks Canadiens qu’il ne connaissait pas encore à l’ineffaçable empreinte de la race restée en nous.Il évoque les scènes grandioses du congrès Eucharistique et l’impression profonde qu’il en rapporta.Ce petit drapeau tricolore de cinq sous vers lecpiel des mains tendues applaudissaient à tout rompre et ce vieil officier français qui disait ; “Oh! M.l’abbé, je ne suis peut-être qu’une vieille bête, mais ça me fait pleurer.” On était alors en 1910; M.de Poncheville devait revenir en 1912 au congrès du “Parler français” puis en 1917.Quelles sont ses impressions sur le Canada?M.de Poncheville avoue qu’on lui a demandé souvent de les exprimer.Il nous compare à une jeune fille espiègle, bien de sa personne, qui aime volontiers savoir ce que l’on pense d’elle, n’ayant rien à craindre de désagréable.Ce qu’il pense de nos neiges?Elles lui on plu.surtout par le contraste qu'elles établissent entre la nature froide et l’âme des populations res-tée si accueillante et si chaude.On lui a demandé -aussi ce qu’il pensait de nos auditoires.A Notre-Dame, de même que dans les .salles profanes, ils lui ont -paru tels qu’il a été souvent tenté de crier bravo! et d'applaudir à l’auditoire -comme il est permis à celui-ci d'applaudir ce qu’il entend.M.de Poncheville rappelle avec émotion •l’accueil toujours si cordial dont il fut l’objet partout où il a passé chez nous.On lui a même demandé ce qu’il pensait de notre prononciation et de notre langue.H ne lui a pas paru qu’ils prêtassent â beaucoup de -critique et en tout cas les défauts légers qu'ils peuvent avoir n’ont pas de peine à disparaître devant des sentiments de bienveillance ert d’admirable générosité qu’iils expriment.Avec infiniment de tact.M.de Poncheville souligne quelques-uns de nos pittoresques écarts de langage.Comme il félicitait une mère ca-n ad renne-française de sa nombreuse progéniture, le -père de lui répondre: “M.l’abbé, c’est de la même créature tout ça.” Et cet autre brave citoyen qui disait cordialement: "VI.l’abbé, je me mets souvent dams la boisson et je me porte scandale.Voulez-vous rapporter cela avec vous en France?Mais au-dessus de tout cela il y a quelque chose de plus beau, ce sont les intonations de l’âme qui parle te grand -langage de ta charité française.M.de PoncheviMe rend ici hommage à ce que cette charité a fait à Montréal pour les soldats et les églises de France par l'intermédiaire des multiples associations de secours qu’elle a créées; tout ce qui a été fait pour venir en aide aux grands blessés et ressusciter les grandes mortes.IM.de Poncheville, à -son départ, emporte une somme considérable.11 en remercie de tout son -coeur le peuple canadien- qui, dit-il, -a fait plus encore que donner son argent puisqu’il a donné aussi le sang de ses sofldats.Il donne ici lecture d’une lettre touchante d’un volontaire canadien a sa soeur.!M.de iPonchevMle déclare qu’il n’a pas ressenti de fatigue physique pendant son séjour ici; la fatigue, dit-ùl, on ne la sent pas quand ta joie abonde au coeur.“Je rapporte en France plus die force que je n’en ai laissée Ici.” Après nous avoir entretenus du Canada, sa deuxième patrie, le conférencier en vient à parler de sa première patrie, la France.Il en fait le plus vibrant éloge.Cette race française, dont ^les joies éprouvées et les malheurs soufferts ont été, de tout temps, les joies et les malheurs du monde ; qui sans cesse agitée, va des croisades h la révolution et sans cesse renaissante, ne meurt jamais que pour vivre l’instant d’après plus grande et plus belle dans l’inlassable poursuite de ses idéals de justice et de liberté.Cotte, race, M.de Ponchc-vllle nous la montre hier agonisante sous In botte allemande, demain glorieuse et sanctifiée par l'immortelle sanction de scs luttes, la victoire qui l'attend.Déjà, les hordes barbares ont commencé de fuir et si l’Allemand court vite parce qu’il se sauve, le Poilu court plus vite encore parce qu’il le poursuit.Certes, l’étape parcourue jusqu’ici a été longue et douloureuse.Il est peut-être vrai qu’avant la guerre la France ignorait la force de l’armée allemande, mais il est non moins vrai que l’armée allemande a dû apprendre depuis ce qu’est la force de l’âme française.Après la conférence, M.Brisset des Nos remercie M.de Poncheville en des paroles bien senties et lui présente une médaille-souvenir, de la part des âmes françaises reconnaissantes du Canada.“Permettez-nous, dit-il, de donner à notre reconnaissance une forme plus tangible et veuillez, M.l’abbé, accepter cette médaille que l’Union nationale française a fait frapper pour en perpétuer le souvenir et vous offre au nom de la colonie française de Montréal.A côté des nobles décorations qui ornent votre poitrine de brave, nous sommes heureux et fiers d’ajouter celle de la charité et du patriotisme! RÉCEPTION AU CLUB CANADIEN Quelques instants après sa conférence au Monument national, l’abbé Thelier de Poncheville était l’hôte du Club Canadien.Les salons du club de la rue La-gauchetière avaient été fort élégamment décorés, pour la circonstance, de fleurs et de drapeaux.M.P.-E.Lamarche Après les présentations, M.Paul-Emile Lamarche souhaite au distingue visiteur la bienvenue sous le toit hospitalier du Club Canadien.“Monsieur l’abbé, dit-il, lorsque vous reviendrez parmi les vôtres, que vous avez tant de hâte à aller rejoindre, vous pourrez leur dire que le miracle de la survivance de la race canadienne-française est un fait accompli au Canada, dites qu’il y a ici trois millions de Canadiens qui croient que la France doit vivre que la France est immortelle, car nous avons besoin d’elle pour l’exis tence de notre idéal qui est celui du droit, de ta justice, de la liberté”.“On exaltait les épopées des soldats de Charles Martel, de Charle-magne.de Turenne.de Napoléon, mais que dire des invincibles héros de la Marne, de l’Yser, de la Somme, de Verdun, de Vimy; ce sont ceux de la France d’aujourd’hui et dont elle a le droit d’être fière”.M.DE PONCHEVILLE M.de Poncheville, dans une brève et chaleureuse réponse, remercie les membres du Club Canadien de la cordiale réception qu’ils ont l’amabilité de lui faire et déclare qu’il en gardera longtemps le souvenir.M.de Poncheville leur assure qu’il ne doute pas de ce que M.Lamarche vient de dire de la surveillance de la langue française; il est fier de voir que c’est la langue française si claire, si expressive, qui a send à la préparation de la réponse aux demandes des buts de guerre et que parmi les langues de tant de nations alliées, ce soit la langue française qui ait fourni au monde la réponse des alliés.On attend beaucoup de la France après la guerre; l’idéal que la France recherche, ce n’est pas l’idéal de conquêtes, d’oppression, mais bien l’idéal de paix, de liberté.Ce sera Je triomphe définitif et glorieux de la race française.De vigoureux applaudissements ont souligne les dernières paroles de l’orateur.Dans la salle on remarquait M.L.A.Bedard, président du club Canadien; M.J.E.Deslauriers, secrétaire; M.le consul de France, M.l’abbé Dupuis, M.le juge Panneton, M.le juge E.Lafontaine, M.le juge H.Lanctôt, MM.Louis Bourgeois, Brisset des Nos, Dr Villards, \Vm.Seureau, Le rouses et Lecintre.Les abbés Richard, P.S.S., Bouhier et Dupuis,, et tous les membres du Club.ON VA ENCORE S’ORGANISER UN GRAND REMANIEMENT EST ANNONCE CHEZ LES CONSERVATEURS DU QUEBEC — M.GRENIER SERA, PARAIT-IL, REMPLACE ET L'ON LANCERA UN JOURNAL — ON PARLE D’OFFENSIVE.Les conservateurs sont en travail.C’est la grande réorganisation du parti dont on parle depuis longtemps, qu’on est à ébaucher.Une des premières choses que l'on va faire, c’est l’adaptation d’un programme, un programme que l’on va penser et mûrir, puisque les ministres aidés de tous les amis de la cause vont aller répandre par tout le pays.Depuis longtemps plusieurs se plaignent que les ministres ne vont pas assez vers le peuple.Un orateur disait l’autre jour qu’il fallait qu’ils descendent de leur piédestal, Puis il y a la “grande convention” dont AI.Sauvé rêve depuis longtemps, niais qu’on lui refuse.Elle va avoir lieu sous peu.“Si on nous Ja refuse, 'nous l’aurons quand même”, assure un sous-chef bleu.Vers les premiers jours de mai, assure-t-on, paraîtra un journal “franchement bleu”.Il fera pendant au Canada.Les premiers pas de cette feuille se feront hebdomadairement, mais elle vieillira, apprendra à marcher, et bientôt comme ses aînées elle deviendra quotidienne, répandant tous les matins, car elle se construira ¦nudtament, la “vraie doctrine bleue”.Al.Art.Grenier en sera le rédacteur en chef, en même temps que le directeur.Elle Ira chercher ses rédacteurs pour la plupart dans l’immeuble de la Patrie.l^es bâilleurs de fonds seront tous des “gens d’Ottawa”.Mais il y a aussi les “gens” qui habitent le 112, Saint-François-Xavier.D’eux on ne veut plus.M.Armand Grenier a vécu ses beaux jours, car d’ici peu ü sera remplacé, paraît-tl.par un organisateur aux idées neuves et plein d’initiative, “D’ailleurs, disait un candidat malheureux aux dernières élections, si on ne nous donne pas cet organisateur, eh bien, on en placera un nous-mêmes.” Voilà qui est parlé franchement.H y aussi un bon nombre de bleus dit en argot politique, qui vou FAITS - MONTREAL TUÉ PAR UN TRAMWAY ! UN TRISTE ACCIDENT SURVENU A SAINT-HENRI A l’angle des nies Notre-Dame et Beaudoin, à Saint-Henri, .samedi soir, un jeune homme d’une vingtaine d’années, J.-A.Blondin, domicilié, 49, rue Rourassa, Turcot, a été tué instantanément par un tramway de Lachine.Le cadavre est actuellement à la morgue.BLESSURES MORTELLES.La seconde victime de l’accident d’auto survenu dans la rue Fullum jeudi après-midi, Jeannette Lefebvre, âgée de 4 ans, dont les parents demeurent 471, rue Fullum, a succombé à ses blessures ù l’hôpital Notre-Dame, samedi.Le cadavre est à la morgue.MORT SUBITE.Vers les 11 heures lûer soir, Céllna Gagnon, Agée de 51 ans, domicilié 24, rue Archambault, a été trouvée mort « dans sou lit.Cartier et de Chapleau.Ms vou d rai eut même que le parti se nom mât libéral-conservateur, comme jadis.Cela, plusieurs n’en veulent pas M.A.Chassé, tout Je premier, qui penche beaucoup du côté impéna liste, s’y oppose carrément, prétex taut que ceci "prêterait à ambigui M.Sévigny déclarait récemment que les conservateurs allaient pren dre contact avec le peuple, car apres tout, c’est un peu le peuple qui est maître des politiciens.Pour ce, on a fondé à Québec des clubs ou les gens pourront apprendre à c«nmHtre le parti, sa doctrine, etc.M.Lacoste déclarait de plus qu’ici, a Montréal, on allait faire Ja même chose.Chaque quartier aura son club, chaque club aura ses orateurs, voire même ses auditeurs.On va choisir dans la ville un hôtel où les gens de la campagne pourront se retirer pour y manger à bon compte, là ils rencontreront toujours des amis de la cause” qui, avec la soupe aux pois, leur ingurgiteront les saunes doctrines bleues.Les districts ruraux auront même leurs clubs.Là, tout en fumant la pipe, nos bonnes gens ccouferont les “messieurs de la ville” qui viendront les entretenir de IMM.Borden, Blondin, Patenaude et Sévigny.Puis ici dans le Québec on va essayer de faire comprendre aux ministres qu’il faut compter avec M.Sauvé qui s’est dévoué au parti.Plusieurs critiquent l’apathie qu’on a pour lui, on va essayer de faire “boule de neige” autour de lin, surtout si la convenition le choisit comme chef de l’opposition — car on ,ie sait, lui-me me J’a déclaré, il n est plus chef de l’opposition depuis J a dernière session.Bref, c’est un remaniement, un bouleversement complet.Les jeunes conservateurs y vont de toute Jour ame -— la perte du pouvoir serait fatalement la perte de plusieurs ambitions.On comprend bien cette ardeur.Les anciens conservateurs sont plus hésitants, ils ne sont pas habitues au tapage, Ms prêchent la soumission aux ministres.Mais c’est là vieux jeu, “l'heure est à la lutte et aux initiatives”, déclarait un autre orateur; si les chefs ne veulent pas agir, nous les ferons agir.” Est-ce le prélude d’une prochaine election?On le croirait, surtout lorsque M.Sévigny dit qu’il faut immé-diatemeut aller rencontrer l’ennemi les libéraux.“Ayons de vrais candidats, qui iront au peuple, et la victoire nous appartient.On le dirait encore lorsque M.Paul Lacoste déclare avec un grand sérieux qu’il ne faut plus rester .sur la défensive, dams ses retranchements, il faut sauter sur le parapet, se lancer à offensive.Tout porte à croire que ta machine électorale est en branle et que les élections auront lieu au mois de juin.D’ici à ce temps, M.Borden sera de retour ainsi que Bob Rogers, l’homme aux élections.Los libéraux n’auront plus qu’à se bien tenir.93 VISITEURS SUR 100 REVIENNENT NOUS DONNER LEURS COMMANDES Votre visite à nos salles d’échantillons ne vous engage nullement à, placer votre commande.// ’ A la première visite beaucoup de nouveaux mariés sont tellement éblouis par la magnitude du choix que nous offrons, qu’une seconde visite devient nécessaire.La comparaison attentive des prix, de la qualité, des dessins et des finis, vous f évitera des désappointements et des regrets plus tard./?, ' Il vous faut les voir avant de placer votre commande ailleurs.OUVERT LE SOIR Au delctde 100,000 pds carrés pour échantillons seu* CftElUffO d 471-477 RUE STE-CATHER1NE EST fcmenf.LES TAUX DES CHEMINS DE FER UNE AUGMENTATION ET POUR LE TRANSPORT DES MARCHANDISES ET POUR CELUI DES VOYAGEURS.Les compagnies de chemin de fer circulant au Canada, dont le Pacifique Canadien, le Grand Tronc, le Grand Tronc Pacifique, le Nord Canadien, le Michigan Central, le Toronto, Hamilton et Buffalo, et le Père Marquette, demandent à la Commission des chemins de fer lu permission d’augmenter leurs tarifs pour le transport des marchandises et des voyageurs.Les requérants demandent la permission de modifier les taux déjà existants et l’autorisation d’augmenter de 15 pour cent le tarif des marchandises (excepté pour le charbon), et aussi le prix de passage pour les voyageurs.Ils demandent aussi_ une augmentation spécifique de 15 sous par tonne pour ie charbon anthracite el bitumineux.Ce nouveau tarif serait mis en vigueur d’ici quinze jours.Cette demande est basée sur ce qui suit : ‘Toutes les industries.• * ,v au™, ù,, i/v7ii iiumure ue meus a unies les i ndustries, qu’elles qui “ne bronchent pas”, comme on soient des industries pour des fins rllllf fvn O.r'ff/'vF us ____l .-S 1__ ____ ________ h un ut, qui vou- de guerre, commerciales ou munu-drarent bien voir le parti revenir à facturières, et chaque individu au ses anciennes amours, à scs ancien- Canada, sont affectés directement nés idées, celles^de IMacDoaiald, de ou indirectement par la suffisance .ou l’insuffisance des services de i- transport.A l’heure actuelle, vu la i- rareté de la main-d’oeuvre et d’autres causes dues à la guerre, il ne , sera pas possible d’accorder un .service de transport efficace si chacun ne fait pas son devoir pour maintenir le service selon les besoins de l’heure.“Les requérants prétendent qu’il est impossible de maintenir un bon service avec le revenu et le tarif actuel.A cause de l’augmentation du charbon, des matériaux et des fournitures de toutes sortes, ils ne peuvent pas continuer à faire des affaires.“Depuis que les taux de chemins de fer sont contrôlés d’après l’Acte des chemins de fer, les compagnies n’ont aucun moyen d’augmenter leurs revenus pour faire face à l’augmentation du eharbon et autres articles indispensables pour eux.Us seront probablement en face d’un déficit si l’on ne se rend à leur demande."Cette augmentation de tarif pour le fret et les passagers est absolument indispensable et pressante et devrait être accordée de la manière ta plus expéditive et dans le moins de délai possible.“Même si l’on accordait cette augmentation, ajoute-t-on, le revenu ne serait pas encore suffisant pour faire face à la crise du charbon.” Les Boards of Trade et autres associations commerciales ont été officiellement informés par la Canadian Freight Association de l’intention des compagnies de chemin de fer de faire augmenter leurs tarifs.UNIVERSITÉ LAVAL FACULTE DES 22-2S AVRIL.ARTS.SEMAINE LES FACTEURS A LA BRASSERIE FRONTENAC UNE INTERESSANTE VISITE AUX GRANDES USINES DE LA RUE CASGRAIN.Beaubien.Tous ont pu se rendre compte du l’Aréna.jveloppement et du pre'"'At- * ° rtôn-â, établissement fondé en visiteurs conduits par les chefs de ’établissement, MM.J.Beaubien Dansereau, Arsenault et Pierre que ceux qui ne'veulent s’imposer Beaubien, ont tout visité, passant aucun sacrifice pour le bien corn- SlIf'PPQxi H C /vi'i trvi in crxitfYnti 1-1.4» A «« fr.-,*»,.successivement des endroits où fait la fermentation jusqu’à Pem bouteillage du liquide rafraîchis saut.Après cette visite intéressante M.Beaubien exprima le plaisir qu’i Lundi, 23, 8 heures 15, salle des conférences.—Professeur René Ga,u-fheron: Cours didactique de littéra-tiure française, 13e leçon — compte rendu de la cinquième dissertation.Mercredi, 25, même heure, même salie — Professeur J.B.I.agacé : Cours d’esthétique et d’histoire de Part, 9e leçon — Architecture civile.Jeudi, 2G, même heure, salle des promotions — Soirée de clôture de a Schola Can tor um.Vendredi, 27, 7 heures 50, même saille.— Abbé Emile Chartier: Cours de pédagogie pratique, 8e leçon.— La rédaction, ses adjuvants: a) Lecture «t dictées expliquées.Commen pays, dont t’arrivée est avec impatience ou avec crainte ! M.Orner Nantel, le président de l’Association des facteurs, répondit à M.Beaubien.Il remercia les directeurs de leurs réception et continua en disant que le facteur est celui qui apporte les bonnes et mauvaises nouvelles, mais en frappant à tous les domiciles.11 termine en disant que tous les facteurs ont constaté que la bière Frontenac est la plus répandue et pari suite la plus appréciée.Puis visiteurs et patrons prirent quelques rafraîchissements, et tous purent apprécier une fois de plus, a sa valeur, la bière Frontenac.C’est par le chant et la musique que se terminèrent cette visite et cette soirée aussi intéressantes qu’amusantes.JPes institutions religieuses * e P Nous sollicitons les commandes d’impressions.Pour la production de Brochures, livres, annuaires, prospectus, palmarès, etc.Il n’y a pas d’autre ATELIER qui puisse donner un meilleur service et à meilleur compte.Notre personnel est composé d’experts en art typographique.Notre matériel est de tout premier ordre.Avant de faire exécuter vos travaux d’impressions, consultez-nous.L'Imprimerie Populaire (Mtee) Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste” 43, RUE SAINT-VINCENT.L’ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE D’YPRES UNE MANIFESTATION MILITAIRE EN SOUVENIR DE CETTE BELLE PAGE D’HISTOIRE DES SOLDATS CANADIENS AV FRONT.Environ cinq mille troupiers ¦dont les soldats de retour du front, les batadilloos d’outre-mer, les régiments locaux et tes cadets, ont pris part à lia grande parade d’hier après-midi en l’honneuT du deuxième anniversaire de la bataille d’Y-pres, épisode à jamais fameux de la Grande Guerre.Etant donnée ta température idéale, Ja fête réussit on nie peut mieux.Des milliers de personnes étalent massés le long du parcours pour voir défiler martialement tes braves troupiers.Les soldats blessés, conduits en auto, furent longuement acclamés ainsi que les six cents militaires indemnes revenus du front après avoir vécu la vie du soldat de 1914.Les régiments de soldats catholi tear et des artistes amis, complétée ront le programme.Il y aura deux soli Ide violoncelle par M.Raoul Duquette, un solo par M.Honoré Fréchette, ténor, un duo, ténor et basse, par MIM.Honoré Fréchette et le docteur Edmond -Dufresne, déclamation par Mlle Idôla St-Jean : “La cathédrale de Reims”,- de Michel Zamacoiis.Le prix des billets est de SO-sous; sièges réservés, SI.On pourra-se des procurer à la salle Querbes, où le plan de Ja salle est exposé, et chez M.Gravel, trésorier de la conférence de Saint-Vincent de Paul, à l'édifice Duluth, 50-ouest, rue Notre-Dame, YSAYE, CE SOIR À LA SALLE WINDSOR UN EVENEMENT ARTISTIQUE J)E LA PLUS HAUTE IMPORTANCE, Nous avons publié ce* jours .derniers Je programme du concert Ysaye qui sera donné ce soir, à la salle Windsor.C’est, tout Je monde en convient, un véritable régal artistique.Le maîtré ouvrira la soiééc ^______ __^ SOldUiS catnoil-l-1- un» ¦ n GV -avi-i ct ques se rendirent à l’église St-béon ““S s?nate Beethoven, h Les facteurs de Montréal étaient de Wcstmount, oi’i M.l’abbé Gau- îlumêrü-7’^î1 sa^ du Ysaye^fltai reçus samedi dernier à la Brasserie drier, curé de la paroisse, a pronon-1 a?.et, est £î1C0re le pirns mer Frontenac, par le gérant, M.Joseph cé le sermon de circonstance, I yelI eux interprète au monde de: Et les autres régiments -aillèrent ,$,• ls}n}®uscs sonates-de Beethoven-jgpai ___________________ ____^.Arena.j yuI°n et piano.Comme autre pièce développement et.du progrès de cet Le révérend Farthing y prononça1 l.i J esislanf.e’ lc 3raS£., violoniste a.A.,, 1 1912.Les une allocution au cours de laquelle',i!.f-?,0us J0.uera.Ie 221e concert' il dédlara que de gouvernement de- ' en ’a Tmnfv"r- ****** vait conduire lé peuple et voir à ce se mun soi eût1 contraints à ce faire.L’homme, continua-t-il, qui ne veut pas assumer sa part de respon-; sabihté dans Je travail collectif de .Asa .t (uaiaji nu j I lu nation, n’est qu’un misérable hy- avait de recevoir les facteurs, dont pocrite, et doit être forcé de faire - le rôle est si important dans chaque ce qu’il se refuse à faire.Si une na-n»v« rfoni ««i attendue tion est une démocratie, chacun ° ne 'doit être également traité.Le major-général bliés dans les journaux du jour.P.S.—Samedi, 28, de 2 heures à 4, aura lieu à la Faculté une assemblée des directrices générales des études dans les couvents agrégés à l’Université pour le cours de lettres-sciences, „ - C.H.Wilson commandait la parade, assisté ries généraux Lessard, Willson, Leduc et d’un état-major complet.Les troupiers ont défilé par l'avenue Wood et la rue Sherbrooke jusqu’à la rue Union, où ils se sont dispersés.Près du major-général Wilson, tors de la présentation du salut, l’on remarquait l’évêque anglican Farthing, le révérend Dr Bruce Taylor le maire Martin, l’échevin F.Boyd, etc., etc.Tous les régiments actuellement à Montreal ont pris part à cette parade.üuriu» id* ira»* t&xtiu cauadienA, jju- section,» anglaise et française POUR MERCREDI C’est mercredi soir qu’aura lieu, dans lia grande s-n-lle de l’école Quer-bes, rue Bloomfield, Outremont, la séance littéraire et musicale donnée au bénéfice idc la Saint-Vincent de Paul de la paroisse.M.Arthur Lara-nrée, avocat, a accepté de faire une conférence.La chorale de Saint-Via- de Viotti, en la mineur, une compo sition éminemment violonistiqui qui nous fera voir le maître à sot mieux.C’est l’une des plus béllc oeuvres du repertoire d’Ysayo.M.Maurice Dambois paraîtra en suite au programme comme piarfist* soliste, cette fois, et il interprètes un prélude de Rachmaninoff, et tin< Caprice-Valse de sa propre cpmpo siüon.Tant comme compositêur qui comme pianiste et violoncêHiste M.Dambois a une réputation établit en Europe, surtout en Belgique c en Angleterre.Puis viendra le iha gistral concerto de Bach pour dem violons, par MM.Ysaye père et fils Ce numéro est particulièrement ot trayant pour les amateurs de musique car il nous est rarement dontii «I entendre des concertos pour deus violons.II est inutile de mentfonnei que nous en aurons une exécution parfaite par M.Ysaye et son fils.Un groupe de solos par M.Ysaye, incluant : Havanaise de Saint-Saëna Scherzo-Valse de Chabrier, Berceuse de l'enfant pauvre d’Ysaye, et Scherzo-Tarantelle de Wieniawski, terminera le plus beau programme qu on nous aura offert a Montréal cette saison.Les billets sont en vente chez Archambault et chez Willis, et soir après sept heures, le plan sera à là salle Windsor.Il reste de bons'siè-gcs.-9- Tomber de Charybde en Scylla, c’est ne lire ni le DEVOIR ni le NATIONALISTE.4 f 6 IjKi UJSVUIK.JWOlSTKEAL, LUJNUi M AVK1L l»li VÜL.VIII.— No 94 [commerce ET FINANCE I LA MATINEE À LABOURSE LES SPECULATEURS DESERTENT NOTRE PLACE, TANT LES AFFAIRES SONT MORTES.— AUSSI LA SEANCE N’A CONNU QUE DE RARES ECHANGES.Il n’est guère possible que la Bourse de Montréal soit jamais plus calme.La séance de ce matin n’a donné lieu qu’à des opérations clairsemées, le marché étant on ne peut plus étroit.Tout conspire à paralyser le mouvement des valeurs, i C’est à peine si celles-ci méritent vne mention, tant leur volume d’affaires est insignifiant.Enumérons-! les, pêle-mêle, cependant.Le Scotia fait mine de se ressai sir, s’établissant à 91, contre 90 3-4 en clôture de samedi ; le Brazilian demeure inchangé, à 37 3-4 ; 10 parts de Carriage trouvent preneur ! a 10 ; le Canada Car s’échange à 1 28 ; le Civic Power s’inscrit à 79 et demi ; des lots fractionnés de Smelters se négocient à 28 ;le Spanish River apparaît au tableau, à 10 et demi ; l’action Wayagamack se présente 79 et le Brorapton Paper fait 52.ÇA ET LA En déclarant son dividende de 3 p.100 sur ses actions ordinaires, pour le présent trifnestre, la “Canada Foundries & Forgings, Ltd’’ a supprimé le boni de 3 p.100 qui fortifiait ses répartitions trimestrielles, depuis un an.Cette valeur a été placée sur un pied de 12 p.100 l’an, à cette époque-ci l’année dernière.Bien que les recettes de 1916 se soient établies en infériorité sur celles de 1915, elles ont encore été exceptionnellement élevées, et l'on prévoit que celles de cette année seront au niveau de l’an passé.L’attitude du conseil d’administration de la “Canada Foundries” n’implique, dit-on, qu’une mesure de précaution.On croit que la période des commandes militaires touche à sa fin.« * Pour les quatre semaines écoulées le 25 mars, les profits bruts de l’"Hol-linger Consolidated Gold Mines”, se présentent à $210.749, soit une insuffisance de $119 seulement sur les chiffres de la période antérieure.Ce résultat représente un excédent de $87,749 sur la somme requise pour le dividende.• # * L’état de situation de la chambre NOUVELLES DE WALLSTREET LA CONFUSION DES COURS PREVAUT SUR LA PLACE NEW-YORKAISE.— LES BA1SSIERS PROFITENT DE LA RARETE DES ACHATS.New-York, 23.— Wall Street.— La confusion des cours qui a distingué les récentes opérations prévalait encore à l’ouverture aujourd’hui.Les cours étaient tout d’abord orientés vers les hauteurs, notamment en ce qui touche les valeurs d’équipement militaire, de munitions, de transport et les émissions industrielles très en vue.Toutefois, on a noté des lourdeurs intermittentes dans le groupe de la propulsion ,motors), l’industrial Alcohol et les services publics, l’Ohio Gas faisant une chute de 4 points.L’United States Steel a bientôt abandonné son léger gain initial, et la métallurgie tendait à se tasser, par suite de l’insuffisance de la demande et de l’irrégularité des chemins MARCHE FORAIN DES LAITAGES LE FROMAGE ATTEINT 25 SOUS 13-16, A BELLEVILLE.— NOTABLE HAUSSE PAR RAPPORT A L’AN PASSE.des compensations des banques et ; de fer, des engrais chimiques et des compagnies fiduciaires new-yorkai-1 pétrolifères.ses, pour la huitaine écoulée, présen- La marche des affaires dénotait Cowansville, 23.— A la séance de la Bourse des laitages des cantons de l'est (Eastern Townships Dairymen’s Exchange), samedi, on a enregistré 335 colis de beurrerie.Le tout a été absorbé à raison de 41 sous 5-8 la livre, par comparaison avec 42 1-4 et 42 3-8 la semaine dernière, et 30 sous 5-8 pour la période correspondante de l’an passé.Saint-Hyacinihe, 23.— La première réunion de la saison a donné lieu, après les élections annuelles, à la mise en vente de 100 colis de beurre et de 100 boîtes de fromage.Le beurre a trouvé preneur à 40 sous la livre, et le fromage à 24 sous 1-8, par comparaison avec 30 et 17 sous 3-4, respectivement, pour le beurre et le fromage, à pareille date il y a un an.London, Ont., 23.— A la réunion de samedi, 1,078 boîtes de fromage ont été offertes, et 448 ont changé de mains à raison de 25 sous 1-8 la livre.Belleville, Ont., 23.— A l’enchère de samedi, orf a offert 170 boîtes de fromage.Le tout a été absorbé à raison de 25 sous 13-16 Ja livre.te un excédent de réserve de $120,-899,200 sur la limite légale, soit une déperdition de $7,920,400 par rapport à la semaine dernière.* » » L’excédent net des profits de ^International Paper C.”, pour 1916, après avoir pourvu à la réserve, aux intérêts des obligations, etc., ressort à $4.620,728, soit près du quadruple de la somme distribuable en dividen-de-en 1915, alors que l’excédent,apres acquittement des charges, se chiffrait par $1,219,516.Après la répartition usuelle de 6 p.100 sur les actions de priorité, le reliquat représentera un peu moins de 19 p.100 de gain par rapport au nominal des actions ordinaires.BOURSE DE LONDRES LES NOUVELLES DE GUERRE AIGUILLONNENT LE MOUVEMENT DES AFFAIRES.EN VUE DES SEMAILLES PREPARATIFS DES FERMIERS DE L’OUEST Londres, 23.—(Les disponibilités et les taux d’escompte ont été légèrement moins serrés, aujourd'hui.Les bons du Trésor sont encore rares, par le fait que la plupart des récentes émissions de la trésorerie ont été absorbées par les banques et les institutions financières.Le ton du marché des valeurs mobilières se enaintient à son niveau des derniers jours, grâce aux nouvelles de guerre.Les valeurs dites de “ père de famille ” et les fonds d’Etats alliés ont témoigné d’une vigueur plus grande, de même que les titres induslriels ont progressé, stimulés par les achats venant du nord du pays.L’activité a prévalu dans ]e compartiment de ruines et des caoutchoucs, ainsi que ehe- les titres chinois, mais eurs brésiliennes ont fléchi Régina, 23.— La température de la semaine dernière a été favorable à la préparation aux semailles dans les provinces-prairies, et si les conditions climatériques actuelles continuent cette semaine, les fermiers ne tarderont pas à commencer les travaux des champs.Le dégel a été lent à venir dans la ! Saskatchewan, mais l’on s’attend maintenant à ce que les labours du printemps soient commencés dans quelques jours, car il ne resie pratiquement plus de neige sur le sol.Les conditions ont été plus favorables au sud de la ligne du C.P.R., dans cette province.Dans le Manitoba, les fermiers ont joui d’une température très satisfaisante depuis quelque temps ; les labours sont avancés, on a fait du hersage et déjà de grandes superficies sont ensemencées.On rapporte que les districts fruitiers de la Colombie-Anglaise n’ont aucunement souffert du froid.On se prépare à faire de grandes plantations de légumes dans ces régions celte année.La Compagnie coopérative des fermiers de l’Alberta a l’intention d enger 40 élévateurs à grains avant que la recolle de 1917 soit coupée.Chaque embranchement du C.P.R, dans cette province possédera au moins un de ces entrepôts à l’avenir.Chaque structure coûtera envi-•¦on $350,000 et pourra contenir de 3a,000 a 65,000 minois de grain.les val vous le coup des nouvelles de troubles politiques dans ce pays.Les valeurs américaines ont été inactives, et quelques titres seulement de mince imporatnee ont attiré i’attenlion.Les émissions mexicaines su sont améliorées, en clôture.LA RICHESSE DU LAIT une grande circonspection, caractère qui ressort particulièrement de l’insignifiant chiffre d’affaires de la matinée.Les offres étaient attrayantes et la demande étroite.Les cours se sont généralement resserrés au cours de la première heure de la séance, annulant la plupart des gains importants et ajoutant mode rément aux plus-values initiales.Mais les professionnels de la baisse se sont obstinément opposés à la hausse.L’U.S.Steel a recouvré en tout un poin>, et d’autres chefs de file ont oscillé de même, mais les cuprifères et les spécialités n’ont opposé que peu de résistance à la pression et la cote a reculé de nou veau avant midi.Les bons ont été irréguliers.BOURSE DE MONTREAL Cour» fournis par la maison BRUNEAU «t Valeurs LES GRAINS A CHICAGO Com*s fournis par la maison McDougall et Cowans : Cours _ , d’ouverture Blé- Mai 231 à 232 Juillet 197 à 198 Maïs— Mai 139 Juillet 135 1-2 à 135 3-4 Avoine— Mal 64 à 64 7-8 Juillet 62 à 61 5-8 Cours à midi 230 1-4 197 1-4 137 1-2 134 1-2 63 5-8 61 1-4 DECLARATIONS DE DIVIDENDES Banque Union.— Dividende trimestriel régulier de 2%, divlribua-hle le 1er juin, aux portiers enregistres le 16 mai.Le livre de transferts sera fermé du 17 au 31 mai, inclusivement.ARTHUR BRUNEAU.Msmhrr, Bourse O- Montréal.BRUNEAU & DUPUIS cmjrmnrj ttur+Mi a» Montréal.97 et 99 S.-FRANCOIS-XAV1ER.Rueeursalrs i QUEBEC •« SOUKL ni dlrstt stm rOZT A VLA OC.Naw-Tark.Tout le monde sait que la richesse du lait, c’est-à-dfire la quantité de nfctière grasse qu’il renferme, varie j beaucoup d’une traite à l’autre ou 'd’un mois à l’autre, et pour plusieurs raisons.On ne peut donc connaître la “richesse moyenne”, pour une vache quelconque, Tiu’en prenant la production totale de lait et de gras de l’année.Le propriétaire oui a soigneusement contrôlé la production toute Famiée peut ailors dire en toute certitude: “Cette vache avait l’année dernière une moyenne de 3 pour cent de gras; celle-ci a donné 3.9 pour cent.” Point n’est besoin de peser tous les jours et toutes les traites pour connaître la quantité totale de lait: on peut peser trois jours par mois et évaluer la quantité totale d’après le résultat des six pesées; on fait, aussi, tous 'les mois, l'épreuve d’un échantillon D Aime p composé, formé d'échantillons pré- TvOI.levés sur toutes ces pesées.Il est possible qu’une épreuve moyenne de 3 pour cent représente une plus grande quantité de gras par an qu’une épreuve de 3.9.Tout dépend de la quantité de lait produite.Dans tous les cas, une chose est certaine: on ne peut être sûr qu’en pesant le lait et en l’échantillonnant régulièrement.Pouvez-vous affirmer que chacune de vos vaches vous a donné 240 livres de matière grasse l’année dernière?On peut obtenir gratuitement des feuilles de pesée en en faisant la demande au service de l'industrie laitière à Oltawa.Chaque laitier devrait contrôler la production de ses vaches, sélectionner ses bêles afin de ne garder que les meilleures et augmenter la production totale et moyenne de tout lp troupeau, Voilà le seul moyen de faire de l’argent en industrie laitière.(Commun iqué) A LA BOURSE DE MONTRÉAL VENTES DE SAMEDI MATIN Actions ordinaire* : Brazilian ; 335 A 38.t à 38, 2flft à 38, 25 A 37 3-4, 50 à 37 7-8, 5 à 37 3-4, 75 il 37 7-8, 50 h 38.25 a'CS 1-8, 70 à 38, 25 il 37 3-4, 30 à 37 3-4, t à 37 3-4.Can.Steamship: 50 à 37, 25 i» 37 4-4.Civic Investment: 17 à 79 1-2, 70 à 79 1-2.35 h 70 1-2.Détroit; 100 A lit, 50 h 114 1-4.^Shawinigan : 4 à 122 1-2, 2 a 122 1-2, 5 à Toronto By.: 25 à 83.Asbestos Corp, : 1 à 16.Con.Smelting: 90 il 27 1-4, 75 à 27 1-2, 8a a 27 7-S.Dom.Steel Corp.: à 5 61, 25 à 61 3-8, 25 à 61 -2, 50 à 61 3-1.Dom.Textile: 25 A 83.l’nton Mfg.Co.: 10 ù 130.Scotla: 5 A 91, 25 à 96 3-4.- CP- of Cn"-: 35 il 60 3-4, 6 à 61, 5 il 61 1-4, 60 A 62.Epiprnnls de guerre eenïï,”l)!’,2ï' ’’W : *100 d 10-8100 à 96, sptljwllv fl bU» DUPUIS, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Montreal.Valbuhs Out, Clôt, VALCPaa OUT.Clôt, i Ame- Hold.17 15 Mtl Cotton 6! “ pr-‘V.ôS “ priv.102 /' « • T - Asbestos Cn 18 M.L.& M* •* priv.44 Mont.Teleg RellTélC.144 Mont.Tram B.C.F’g&P 60 40 “ Deben 7o Br» T t.&r o8V, 38 Nat'.Brew’s .- .¦ * -T Brompt’nP.Calgary 3*0- 5 4 52 ‘ Nipissing.C«« Car N Ai S.A CL si ÜÜ •* nr»v 71 69 “ pnv.- - .Ca«.C«m 62 o*i i-.Min, u\\ 141 •’ pnv.!H)4 M priv.Ca.C.ever Ont.St.Pro.20 C.C.Rubber! .• “ priv.80 “ onv.'Ù Ott.CarMg cam Cat.L.51 OU.L.A Ott.Tractio ; Dliv Cal».FaT.pr Cao.l org’ga “ priv.Can.G.Èlec.7U ‘«K 73 *70* * Paton Mfg.Ftamaas.iiôÿ, ** priv.Penn.W&P.80K ril 60 prtv.Can.Pacif.91 Québec Hf Biordon P.28 27 Can.S.Line* ïh'i 28 C.New V.T Sawyer M’y “ priv.Miawiuif.“ nnv, “ Deb.Carriago V.85 84 12 "ut" 'fil H Sherwin W Civic Inve Tè’4 ' Sina.Woods Cft.M.Jk Sm.Cr*wn Ré» 30 281/* “ priv.fpa.Rir.Co “ priv.' ' ick 16 Det.Un.ii'y :i5 Î14 5ik 54 Dom Bridge 132 et.co.ofc.sty.60 Dom.Canns :-3 " priv.93^ 92 “ priv.Tor.Ry .H4 83 Dora.Coa) d .Tookc Oro 20 Doti].T.pf.90 priv.70 Dom.S.Co.os 6l>i Tri City pri " Textile M Tuck.Tob “ priv.iôc« pnv.- Duluth bun Twia City, Gould Mfg.ioô “ Prii' “ priv.100 w ayagama 80 78 Gaodw.Co West.Ind.E “ .prtv.45 .West Kco’y Halifax Rv.Hill.Collie.Wi>u.Ry.Windsor H’1 Holl.Mine* 111.Traction 'Y?' Banque* — ” pnv.Br.No.Aia.- - r f - t tnterc.Coal Commerce 183 “ priv.Uomicion.Kftmini&tiq Hamilton.Laurentide.Hochelaga L of W’d C Iiupénat.“ pn-v.Merchants 170 L-ynll Const M oison*.m MacDonald iC 12 Montréal.i 220 Mackay .Nationale.1 1 priv N eva-Hcoti ! 25 254 Maple !.M ! iL’ | Ottawo.j priv* Royal 213)4 M.AS.-P.Standard.i 4 * priv.1 f oronto.Cninn’.! DE NEW-YORK Cour* fournis par MM.Bruncau et Dupuis, courtiers, rue Saint-Francoia-Xavier.No* 95 et 97.Montréal.°»™- Midi lur* Valeur* Oarer* lute Midi Allisth.or.Int.Mari.pr 7S I Alli.Ch.pr.]lnt.Nickel.41 4^-4 AtnsAir ll:\| Il'it.Paper.Am.B Sug.I 9.».; 92q.jlat.Rft.Tr 10%: Am.Cru j 44 j îoV i.ehijjh Val, 6o I ‘i'ri.Am.CarFo.Max.Moto.47k 4 ‘V* Am Loco.jMcx.Pefro.Am.Smelt.1 M itiPacif.Am.S.Fou.; (N.Y.N.H.Anacoti.M.i iCtii
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