Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 25 avril 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1917-04-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VIII—No 9o MONtkeAL, MERCREDI 25 AVRIL 1917 DEUX SOUS Ut NUMERO % Abonnerr.ents par la poste : Edition quotidienne * CANADA ET ETATS-UNIS.OO UNION POSTALE.8 OO Édition hebdomadaire CANADA.$3 OO ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I r \ UNE DETTE PUBLIQUE DE 900 MILLIONS; UN DEFICIT DE PRES DE 400 MILLIONS EN 2 ANS à * 4 * « 4 i « APRES LA GUERRE, LA RÉVOLUTION III Je ne me pose pas en défenseur des monarchies.Je ne crois pas plus au “droit divin” des rois qu’au “droit divin” des peuples.En fait de “droit divin,” je ne crois qu'au droit de Dieu.Toute forme de gouvernement qui répond aux traditions, au tempérament, aux conditions générales d’un peuple, et dont l’autorité s’appuie sur les principes essentiels des sociétés, est bonne.Mais je ne crois pas aux révolutions — pas plus aux révolutions “démocratiques” qu’aux révolutions impérialistes.Et surtout je ne crois pas à la Révolution.Je ne reconnais pas aux Français, aux Anglais, aux Américains, ni à nous-mêmes, le dfoit d'imposer à tous les peuples un gouvernement “démocratique,” pas plus qu’aux Allemands celui de nous inculquer leur Kullur ou leur gouvernement militaire.Cette propagande révolutionnaire, poussée en pleine guerre, avec la complicité tacite ou avouée des gouvernements, ne me dit rien qui vaille.Les esprits courts — ils sont légion au Canada et tiennent le haut du pavé — se sont obstinément refusé jusqu’ici à voir le lien intime qui rattache l’impérialisme britannique à la révolution universelle.Certains ont même entrepris de prouver que le droit naturel et le devoir d’obéissance au Roi nous commandaient de prendre part à la guerre “de la démocratie contre l’autocratie.” Persister dans ces illusions, à la lueur des événements qui se déroulent, des situations qui se dessinent, deviendrait de l’idiotie ou pure complicité avec la révolution.Loin d’être contraires ou étrangères l'une à l'autre, la révolution impérialiste accomplie à l’intérieur de l’Empire et la, révolution universelle activée principalement par l’Angleterre dans le monde entier, se coordonnent et s’aident mutuellement.L’impérialisme britannique, je l’ai démontré ailleurs, n’a rien de commun avec le régime monarchique et traditionnel que les Pères de la Conféaeration avaient résolu de reproduire au Canada.C’est au contraire sur les bases et au moyen de la démocratie ploutocratique que les impérialistes ont entrepris de coaliser les forces militaires des pays britanniques autonomes.On ne s’y trompe pas, à l’étranger.En janvier dernier, le Petit Parisien publiait à ce sujet un article signé Th.Millet.En voici le passage le plus saillant : “Quelle que soit sa forme éventuelle, la République impériale “britannique sera donc vraisemblablement la réalité de demain.Quelles “seront les conséquences de ce fait nouveau ?Tout d’abord, un accrois-“sement prodigieux de la puissance militaire anglaise.Le premier soin “du futur gouvernement impérial sera, à coup sûr, d’organiser, en vue “de la défense de l’Empire, les forces vives, désormais mises en commun.“Or, les Dominions comptent déjà une population de 15 millions, “réservoir de troupes indigènes, auquel on pourra faire appel dans l’avenir “— appel d'autant plus large que l'Inde sera, elle aussi, représentée au “sein du gouvernement impérial — l’Inde avec ses 300 millions d’ha-“bitants! “U faut s’attendre également à voir l’Empire adopter, au point de “vue économique, le principe de la préférence douanière.,.Tant que “l’Empire était un grand corps sans tête, ceux qui rêvaient de le doter “d’un régime économique commun mettaient la charrue devant les “bœufs.Mais tout changera le jour où l’Empire sera pourvu d'un “gouvernement suprême: l’unité politique se couronnera, naturelle-“ment, d’une certaine unité économique, et les 400 millions d’hommes “qui vivent sous V Union Jack associeront leurs richesses comme leurs “forces militaires." On ne saurait résumer plus exactement tout le programme impérialiste.Ce n’est pas un choix hasardé ou indifférent de mots qui a inspiré au publiciste français cette définition de “corps sans tête” appliquée à l’Empire d’avant-guerre et ce titre de République impériale dont il gratifiait, trois mois avant M.Wells, la future association britannique.Deux obstacles entravaient la réalisation du rêve impérialiste: l’autonomie des colonies et la monarchie tradil ionnelle.Grâce à la complicité, à la faiblesse ou à l’aveuglement des chefs politiques et sociaux des colonies, le premier obstacle est renversé.Canadiens et Australiens, Néo-Zélandais et Sud-Africains (ceux-ci, beaucoup moins), se sont empressés d’abattre les assises séculaires de leurs libertés et de lier leur sort aux armes de l'Angleterre.On va maintenant s’attaquer au second obstacle.Dans son intéressante étude de ce gigantesque problème, M.Lionel Curtis a démontré, l’absurdité de la situation faite au Roi par l’introduction et la pratique du principe de la solidarité impériale (1).Il ne va pas jusqu’à suggérer la suppression de la monarchie.D’autres le feront.M.Wells, qu’on en soit certain, n’est gu’un précurseur.C’est l’attacheur du grelot.Qu’il ait réussi à l’accrocher à k sonnette retentissante du Times est un signe des temps.Lord Northcliffe et toute la clique impérialiste n’hésiteront nullement à faire découronner le roi et à jeter la monarchie à bas, si cela est nécessaire pour assurer le triomphe do la plouto-démocratie armée dont ils se sont constitués les cornacs.# * # ' ' ' Il est donc rigoureusement exact de dire qu’en prenant part à la guerre au nom du faux principe de la solidarité impériale, en liant le sort du Canada aux armes de l’Angleterre, nous avons aidé à saper les fondements de la monarchie britannique.Si, pour se dérober à ces ennuyeuses conséquences de la légèreté avec laquelle le Canada s’est prêté au jeu de la révolution, l’on objecté que notre pays, notre gouvernement n’est pas complice de ce mouvement révolutionnaire, la réponse est facile.D’abord, il y a telle chose que la complicité par le fait, plus complète, souvent, et plus effective qvie la complicité d’intention.Et puis, est-on bien sûr que la complicité d’intention n’existe pas ?Que l’on compare les formules employées, depuis le commencement de la guerre, par nos gouvernants et nos chefs de'parti, et celles des chefs du mouvement en Europe.(1) The problem of the Commonwealth, analysé et Commenté dans deux brochures: Le problème de l'Empire (prix franco, 12 sous) et Independence or Imperial Partnership ?(prix franco, 28 sous).Si cela ne suffit pas, qu’on relise les déclarations du premier ministre du Canada, transcrites textuellement par l’un des artisans les plus actifs, en sous ordre, de l’alliance anglo-française, M.Henry Davray — le propre traducteur des œuvres littéraires de H.G.à\ells.Voici ce que M.Borden déclarait, en 1915, à M.Davray: “Nous tenons de la mère patrie des institutions de liberté et d’indé-“pendance, et nous les défendrons avec elle jusqu’au dernier homme, “jusqu’au bout de nos ressources, plutôt que de subir le vasselage et “l’oppression germaniques.Nos pères ont combattu et ont versé leur “sang pour ces libertés qui sont notre bien, pour cet idéal d’indépen-“dance individuelle et nationale qu’ont répandu par le monde l’Angleterre “démocratique et la France des Droits de l’homme (!).Tout cela a été “rejeté brutalement dans la balance aujourd'hui, et c’est pour cela “que nous ne devons ef que nous ne pouvons succomber dans cette-“guerre.” (2) N’est-ce pas absolument le thème repris, à deux ans de distance, par M.Ribot ?Ainsi, c’est bien entendu: au propre, témoignage du premier ministre du Canada, “l’idéal” pour lequel nous nous battons, c’est 1 idéal commun de “l’Angleterre démocratique” et de “la France des Droits de l’Homme.” Cet “idéal” est maintenant celui de la Russie révolutionnaire, communiste et nihiliste; c’est également celui de la république américaine.C’est pour en assurer le triomphe universel et permanent, dans le monde entier, que Lloyd George et Ribot, Wilson et Milioukoff, Roosevelt et Wells, convient les “grandes démocraties” des deux continents à combattre sans relâche et à repousser toute paix, toute entente avec “Guillaume de Hohenzollern” et “Charles de Hapsbourg.Que “Georges de Hanovre” y laisse aussi sa couronne, c'est la conséquence qu’on entrevoit déjà en Angleterre.Et l’on peut être assuré que les républicains d’Amérique, les sectaires de France et les révolutionnaires de Russie, nos alliés dans la lutte de la “démocratie contre “l’autocratie,” acclameront la chute do “Georges de Hanovre” comme ils ont salué la déchéance de “Nicolas Romanoff.” * * * Un vieil observateur des révolutions me communiquait récemment un extrait du “Compte-rendu des travaux du Grand Orient de France, du 16 janvier au 21 février 1897.“La grande mission de la France,” décrétait alors le Concile de l’église maçonnique, “est de présider à “l’œuvre de l’organisation de la démocratie — en un mot, à l'organi-‘‘sation de la République Universelle.” D’habitude, j’accueille avec une certaine méfie:vjc les citations maçonniques ou anti-maçonniques.Il me paraît qu’in exagérant l’importance de la franc-maçonnerie la plupart des anti-maçon • font la part trop belle aux autres agents du mal.Mais l’on ne saurait nier que les événements sont en train de justifier singulièrement les espérances de la haute maçonnerie française.Et son moindre motif de réjouissance ne sera pas d’avoir entraîné à sa suite une foule de catholiques, aveuglés par les passions ou les terreurs du moment.Si la franc-maçonnerie internationale, toute puissante qu’elle est, était le seul agent de la révolution “démocratique,” le bon sens populaire et les traditions nationales suffiraient peut-être à lui faire échec.Je, ne suis pas de ceux qui croient à l’invincibilité des sociétés secrètes.Leur puissance d’action provient en partie de la légende créée autour d’elles, et surtout de leur aptitude à s’associer à d’autres forces et à tous les courants qui passent.En l’occurrence, le plus puissant auxiliaire, sinon la force dirigeante de la révolution, c'est la ploutocratie internationale, qui a mesuré tout ce qu'elle peut tirer des prétendues démocraties et des politiciens de bas acabit qui en sont le produit.Comme dans toutes les révolutions, les masses populaires, affolées par la griserie des mots, se prêtent au jeu de ceux qui les exploitent.Et, ce qui est plus triste encore, et plus grotesque, c’est qu’une foule d’hommes aptes, par leurs fonctions dans l’Eglise et dans l’Etat, à éclairer le peuple, à le mettre en garde contre le péril, se font, par aveuglement, par vanité, ou par légèreté d’esprit, les instruments et les complices de la révolution.Décidément, dans toute cette situation, il me paraît de plus en plus évident que Benoît XV a vu plus clair que beaucoup d’autres; et je persiste à croire qu’en refusant de nous enthousiasmer outre, mesure pour la guerre, nous nous sommes montrés patriotes aussi clairvoyants que les emballés du jingoïsme et de l’intégrisme, et plus fidèles sujets du roi d’Angleterre que les Anglais qui suggèrent aujourd’hui de le découronner, afin de compléter le triomphe de la démocratie.Henri BOURASSA.(2) Chez les Anglais pendant la grande guerre.— Paris, Plon-Nourrit.1916.L’ORCHESTRE DUBOIS L’Orchestre Symphonique Dubois, composé d’amateurs, a donné, hier soir, son cinquième concert annuel, avec un programme d’oeuvres de Grieg, de Wieniawski, de MhcDowell, de Luigini et de Massenet.Le soliste était M.B.Scherzer, qui a joué un Concerto et une Polonaise de Wienawski, et plusieurs rappels.C'est un jeune violoniste qui possède un mécanisme sûr, un coup d’archet ample et un tempérament fougueux, qui ne demandent qu’à être mûris par l’expérience.Son interprétation de VOrientale de César Gui a été charmante.Les concerts d’instrumentistes amateurs méritent d’être encouragés.quand ce ne serait que pour les engager à mettre dans leur préparation un travail plus soutenu et pour faire surgir de semblables groupements partout où l’on peut en trouver les éléments.Ceux-ci en effet ne manquent pas à Montréal et il devrait être facile de former, en dehors de l’orchestre de M.1.B.Dubois, un orchestre de cordes, plus facile à manier qu’un ensemble symphonique complet et siussi plus homogène.La réussite dépend de l’assistance aux répétitions qui doivent être nombreuses et assidûment suivies.Un bon chef qui tient bien ses musiciens en main, sans jamais permettre qu'un seul échappe à sa surveillance de tous les instants, peut tirer un excellent parti même de matériaux bruts, à la condition que sa direction soit nette, énergique, significative des effets qu’il désire obtenir.Fréd.PELLETIER.FEU Mme ANDRÉ FAUTEUX Nous avons le regret d’apprendre la mort de Mme André Fauteux, née Jeanne Holland, épouse de l'avocat bien connu,'décédée ce matin à l'àgc de 29 ans.Mme Fauteux était la fille de M.S.-J.-B.Rolland.Les funérailles auront lieu vendredi à 9 heures, en l’église Saint-Viateur d'Outremont.Nous offrons à M.Fauteux et à sa famille nos respectueuses condoléances.Les Indes Les dépêches nous apprennent qu'on veut permettre aux Indes l’accès aux prochaines conférences impériales et que les relations entre délégués coloniaux et indous sont, à Londres, de la plus grande cordialité.On ajoute que les difficultés anciennes, à propos d’immigration, soulignent l’importance de cette cordialité.Soit, mais il restera à voir de quelle façon cette cordialité entre délégués se traduira dans la législation des colonies.Bile ne paraît pas, comme nous l’avons déjà démontré, avoir beaucoup affecté les sentiments ou les résolutions des tenants de ^Australie blanche.Dans son discours du budget, sir Thomas White prédit que nous devrons 1300 millions au 31 mars 1918—Nous aurons alors dépensé près de 1100 millions pour la guerre et quadruplé notre dette publique.LA MAJORATION DE L’IMPOT SUR LES PROFITS DE GUERRE (Par Georges PELLETIER) Une dette nationale, au 31 mars 1917, île plus de 900 millions; une dette prévue d’un milliard 300 millions au 1 avril 1918, — soit un milliard de plus qu’à la déclaration de la guerre; des dépenses de guerre, à date, de 600 millions; un budget militaire de 500 millions pour les prochains douze mois de guerre; un déficit global dépassant les 400 millions, depuis le commencement des hostilités, soit depuis août 1914; de nouveaux emprunts avant la fin de l'exercice 1917-1918; la majoration des taxes spéciales imposées sur les profits de guerre dépassant 7 pour cent : voilà les traits saillants du discours fait cet après-midi par sir Thomas White, sur notre situation financière, à date.La situation, on le voit, est chargée.Nous payions approximativement de 10 à 12 millions de charges fixes sur notre dette nationale, en juillet 1914; comme nous l’avons triplée en moins do trois ans, les charges fixes ont augmenté dans une proportion au moins égale; et si l’on y ajoute les pensions aux militaires et aux familles des militaires atteints au front, tués ou invalidés, il n’est pas exagéré de dire que ces charges, dans l’ensemble, dépassent 50 millions, en attendant qu’elles touchent, l’an prochain, 75 millions.Pour couvrir toutes ces dépenses, ordinaires et extraordinaires, nous pouvions compter, en 1910-1917, ;-ur des recettes totales de 232 millions.C’est 100 millions de plus que nous avions pour la première année de guerre, millions obtenus au moyen d’impôts nouveaux de tout genre.Cela toutefois ne suffira pas pour 1917-1918, puisque nos dépenses de cet exercice seront énormes.Et c’est pour cela que sir Thomas White annonce aujourd’hui de nouvelles taxes; elles ne frappent pas le contribuable ordinaire, mais elles diminueront dans une proportion assez notable les profits des actionnaires de grosses compagnies prospères au point d’accuser a î’a-venir sur leur bilan des bénéfices de 15 à 30 pour cent et davantage.Le parti libéral n’a pas manqué, comme bien on pense, de faire remarquer que la nouvelle assiette des impôts ne dérange pas la répartition des profits de 1915 et de 1910, dont plusieurs ont été scandaleux.C’est un point, du reste, sur lequel reviendront les oppositionnistes combatifs.Nombre de députés et de sénateurs intéressés dans de grandes industries profitables ont par ailleurs fait la grimace A l’idée de voir le fisc s’approprier une part plus ample" de leurs bénéfices.C’est pourtant bien le moins que l’Etat y vienne, après des mois et des mois qu’il eût dû s’en aviser ! Nos recettes Sir Thomas White, dans son discours très laconique, — il a duré vingt-cinq minutes, — a donné quelques chiffres sur notre revenu.Il faut les noter ici, car ils aident à mesurer le chemin parcouru depuis 1914.Au 31 mars 1915, nous avions des recettes totales de 130 millions ; au 31 mars 1916, elles étaient de 170 millions, conséquences des premières taxes de guerre d’août 1914 et dç février 1915 ; au 31 mars 1917, ,1e fisc avait perçu en un an 232 millions, dont 134 àux douanes, 24 millions à l’accise et 12 millions et demi provenant de l’impôt sur les profits de guerre, établi en février 1916, et s’appliquant à compter du 31 décembre 1914.Cet impôt devra donner, selon sir Thomas White, bien plus qu’il ne s’y attendait puisqu’il comptait de ce chef sur une recette totale de 25 millions pendant les trois années prévues, et que le premier terme promet de rapporter au moins 15 millions.Nous aurons en tout et partout, de ce chef.35 millions plutôt nue 25 millions, dit-il, sans comprendre ce mie donneront les nouveaux impôts d’aujourd’hui, exigibles à compter de la fin de 1916.Il est impossible, d’après sir Thomas White, d’évaluer ce qu'ils donneront, mais il faut compter sur de fortes recettes additionnelles, vu la prospérité générale des affaires, au cours des moins prochains.Nos dépenses li y a les ordinaires et les extraordinaires.Celles de l’administration courante ont été de 172 millions ’rendant l’exercice clos ces semaines-ci, de sorte que nous avons pu verser 60 millions à notre budget de guerre, à même les recettes générales.Sir Thomas White s’en félicite.II faut déchanter un peu, néanmoins, car les chiffres qu’il donne par la suite ne sont pas aussi Ibrillants.Notre budget militaire, en effet, est chargé, il enfl” à vue d’oeil, il entasse les millions sur les millions, il voi- sine maintenant le milliard, puisque nous avons déjà dépensé h date — y compris les arrérages de.solde, — 600 millions et qu’il nous en faudra 50U autres au cours de l'exercice en cours.Du 1er juillet 1914 au 1er avril 1918, à supposer! que la guerre dure jusque-lè, — “et nous n'en voyons pas encore poindre la fin ”, dit le ministre, malgré son optimisme, — nous aurons dépensé pour cette guerre au moins 1100 million*;.Entrés dans le tourbillon, il nous entraîne de plus en plus loin dans le domaine de la dette.Nous avons beau réduire nos dépenses ordinaires, économiser partout ailleurs, nos surplus apparents fondent comme neige sous le soleil inexorable, coulent en déficits, que le ministre des finances veut masquer, mais qui n’en sont pas moins là, pour qui sait voir derrière les phrases sur la prospérité générale.La dette publique triplée La preuve qu’il y a déficits continus, le chiffre dé notre dette publique la êail surgir aux yeux de tous ceux qui veulent comparer celle-ci à ce qu’elle était au début de la-guerre.Elle touchait alors à 336 millions, soit approximulive-snent $42 par tête.Elle est aujour-d hui de 900 millions, 'soit 8113 par tête.Aujourd’hui même, un journal disait que les Etats-Unis doivent actuellement '950 millions, soit.$9.50 par tète.Où l’on voit que, toutes proportions gardées, nous sommes déjà près de 12 fois plus endettés que nos voisins.Mais ce n’est pas tout ; l’an prochain, à pareille date, dit sir Thomas White, d'une voix rapide, nous devrons, 13'Ü'O millions, quatre fois plus qu’en 1914.En réalité, nous devrons davantage, puisque dans ses prévisions de l’an dernier sir Thomas White évaluait notre dette, au 1er avril 1917, à 830 millions, écart de 70 millions en moins du total actuel.Comment nous en tirerons-nous ?La situation, on le voit, n’est pas si rose que nous la dépeignent les partisans de la guerre à outrance.Elle n’est pas non plus bien rassurante.Elle Test si peu que sir Thomas White ne peut s’empêcher de dire aux députés : “Dès le début il jnous est clairement apparu que nous ne pourrions payer, nous de cette ! génération-ci, pendant la guerre,plus ! qu’une part du capital pris par nos budgets militaires”.Il a donc fadlu emprunter de toutes manières, en espaçant les termes d’échéances à 10, la, 20 ans et davantage, réduire les dépenses courantes, appliquer une part des recettes générales au paiement des intérêts sur la dette et des pensions dp guerre, et enfin, taxer et surtaxer.Les impôts de guerre, voilà le point névralgique.Nous avions déjà le remaniement général des tarifs, haussés de 7 et demi pour cent, les droits spéciaux sur les cafés et les sucres, l’impôt du timbre, les taxes spéciales sur les banques, les assurances et le reste, l’impôt du quart sur les profits dépassant 7 pour cent dans le cas des compagnies et 10 pour cent dans le cas des particuliers faisant le commerce avec un capital de $50,000 et plus; bref, toute la série des impôts extraordinaires en train de devenir des taxes ordinaires et qui ont donné à date 106 millions au fisc.Cela ne suffit plus, en regard des charges nouvelles qu’il faut nous imposer, puisque c’est la volonté de nos ministres et de nos politiciens.Nous devons donc en avoir d’autres.Cette fois-ci, le contribuable, — tout comme l’an dernier, du reste, — n'en supportera pas directement le poids.Les grandes industries à profits respectables ou scandaleux devront y aller de leurs deniers, prélevés sur le public, de toutes sortes de façons.L’impôt par échelons L’an dernier, sir Thomas White faisait établir par la Chambre des Communes l’impôt du quart sur tous les profits de plus de 7 pour cent faits par des compagnies, et de plus de 10 pour cent touchés par des particuliers, dans des entreprises commerciales capitalisées à $50,600 et davantage.On sait ce que cet impôt a déjà rapporté, bien qu’il fût bénin, en regard de celui que prélève l’Angleterre sur les profits de guerre.Cette fois-ci, sir Thomas White va plus loin.Il établit la taxe par échelons sur les profits faits par ces mêmes entreprises depuis le mois de mai 1916.La résolution dont il a saisi In Chambre à Tissue de son discours porte que “toutes les compagnies et tous les individus frappés par la loi des impôts de guerre 1916 et dont les profits annuels dépassent 15 pour cent par année paieront un impôt de 50 pour cent sur les profits de 15 à 20 pour cent; si les profits excèdent 20 pour cent, la taxe sera de 75 pour cent sur cet excédent; et cet impôt sera prélevé sur les personnes propriétaires de ces entreprises pour toute né-riode postérieure au 31 décembre 1916”.En d'autres termes, selon la loi telle que la modifie le projet de sir Thomas White, aujourd’hui, les compagnies ne paieront pas d’impôts sur les profits n’excédant pas 7 pour cent du capital-actions de $50,000 non plus que les industriels, sur les profits de moins de 10 pour cent.S’ils dépassent 7 ou 10 pour cent, selon le cas, l’impôt : sera du quart de l’excèdent, jusqu’à 15 pour cent.11 sera ensuite de moitié de ce qui dépassera 15 pour cent, des trois-quarts de ce qui dépassera 20 pour cent.Il suffit de calculer, par exemple, la part que TEtat s’attribuera ainsi, doréna- ( vant, sur les bénéfices d’une com-*-; pagnie qui, avec un capital de $100,000, ferait $50,000 de profits, pour voir que l’Etat en absorberait plus de la moitié.Cet impôt parait devoir s’appliquer sur les profits ; faits depuis le 18 mai 1916.Mais cela n’est pas définitif; et il se pourrait bien qu’à l’étude en comité, la Chambre altérât cette clause de la nouvelle loi.Pas d’impôt sur le revenu Des journaux, avant le discours de sir Thomas White, faisaient des pronostics et concluaient qu’il en viendrait probablement à l’impôt sur le revenu (income tax) tel qu’il existe déjà dans la plupart des pays belligérants et aux Etats-Unis.Ceux qui avaient entendu par deux fois Je ministre des finances dire, en 1915 et en 1916, qu’il n’est pas favorable à ce genre d’impôt, accueillaient la prédiction avec scepticisme.Le ministre leur a donné raison, cet après-midi.La masse des ¦gens, au Canada, dit-il en substance, n’ont d’autre revenu que le fruit de leur travail.Les hommes de profession et les salariés n’ont guère plus d’argent qu’avant la guerre, plusieurs en ont même moins.Ils sont déjà taxés par les municipalités et les provinces, ils contribuent volontairement à toutes les oeuvres de guerre, la vie leur coûte de plus en plus cher.Un tel impôt rapporterait peu, en outre, par suite des frais de perception élevés qui en résulteraient, vu l’étendue considérable du pays, et le mécanisme compliqué qu’il faudrait établir pour recueillir le montant de cette taxe.Au sur- (Suite à la ôème page.) LA PART DE CHACUN Le tableau suivant permet de se rendre compte, à peu de chose près, du partage entre TEtat et les compagnies commerciales des profits de plus de 7 pour cent qu’elles peuvent faire sur un capital de $50,000 et plus :— Pourcentage des profits.Part des compagnies.Part du fisc.10% 9 >/4 % *A% 15% 13 % 2 % 20% 15Vi% 4'/a % 25% 16-U % 8'4 % 30% 18 % 12 % 50% 23 % 27 % 100% 35 Vi % 64 Va % 200% 60'/, % 139'/a % Soit, de 7 à 15%, un quart, de 15 à 20%, la moitié, et au-des- de 20^o, le» trois-quartn pour TEtat. LÉ DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 25 AVRIL 1917 , OL.\1II.— No 96# I LETTRES AU { Ijwm’ÎJ Noua ne publions que des lettres Menées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en >rendre note définitivement.POUR LA TERRE Nous avons publié, dans notre numéro du 14 avril, une lettre relative à la culture du trèfle, telle que la pratique, avec un nouveau système de labour-drainage, un cultivateur de Saint-Marc de Verchères, M.J.-A.Beaudry.Un lecteur, qui connait le travail de M.Beaudry, nous écrit: Il ne faudrait pas croire que M.Beaudry prétend remplacer par la culture seule du trèfle celle du blé-d’inde à fourrage.Au contraire, ta culture du trèfle faite suivant le système de rotation de deux ans déjà indiqué a pour but principal de si bien préparer le sol qu’il deviendra inutile d’y mettre autant d’engrais et d'y faire des travaux préparatoires considérables d’ameublissement.En effet, dans la plupart de nos vieilles paroisses, si l’on veut actuellement faire une bonne récolte de blé-d'Inde ci fourrage ou de légumes pour la nourriture des bestiaux, il faut préparer le terrain à recevoir la semence en faisant d’abord un labour d’été suivi d’un hersage soigne par la herse à disques et ensuite faire un second labour à l’automne, le tout sans compter une fumure abondante.Or les expériences de M.Beaudry sur su ferme lui démontrent qu’a-près deux ou trois enfouissements de trèfle, le sol a acquis pratiquement ta même richesse qu'après une fumure copieuse.De plus, la rotation de deux ans a pour effet de produire un ameublissement qui dispense du labour d’été, c’est-à-dire d’un trayait pénible et si coûteux à cette époque de l’année.Il né faut pas oublier que* les mauvaises herbes seront aussi complètement disparues, ce qui est nécessaire pour une bonne récolte de blé-d'Inde ou de légumes.Quant au labour-drainage qu’il préconise, M.Beaudry croit que les résultats qu’il obtient ne sont pas inférieurs à ceux qu’il obtiendrait par le drainage souterrain, étant donné surtout que sa ferme est située dans un endroit plutôt bas.Cette question de l’égouttement des terres en culture ne saurait être étudiée avec trop de sojn, car il ?st certain que les eaux qui restent stagnantes au milieu des pièces de terre à l’automne et au printemps sont une des causes principales des récoltes manquées.Il arrive trop souvent qu’au milieu des pièces ae terre des étendues assez considérables restent stériles, ce que le cultivateur attribue souvent à la gelée alors qu’il devrait s’en prendre à son manque de prévoyance.Le rebombage du terrain facilitant l’écoulement rapide des eaux vers les fossés latéraux est donc d'une souveraine importance et Vinitiative de M.Beaudry mérite à juste titre d’être encouragée et ses expériences suivies avec beaucoup d’intérêt.Nous ne saurions répéter avec trop d’insistance qu’il faut chercher l’augmentation des revenus du cultivateur par une culture plus soigneuse et pins rationnelle qui lui fera prendre goût à sa profession et retiendra ses fils aux champs.AGMCOLA.* * # REPONSE A TECHNICIEN Le 23 avril 1917.M.le Rédacteur du Devoir, L’un de vos correspondants, qui signe “Technicien”, vous écrit de Hull pour se plaindre que le gouvernement provincial refuse d’encourager l'établissement de cours d’agriculture dans les collèges commerciaux.A ce propos, ce monsieur cite te cas d’un tel collège à quarante-cinq milles de Québec (disons l’islet, pour préciser) où l’on a demandé au ministre de l’Agriculture un octroi en argent pour organiser un cours agricole au bénéfice des élèves qui auraient participé, à des travaux d’agriculture de toute sorte, sur un vaste terrain que le collège possède.Le refus de donner un octroi scandalise ce correspondant qui déplore ‘‘l’apathie” du ministre.Evi- \ detriment, “Technicien” n'a pas réfléchi beaucoup avant d'écrire, et il ne s’est pas donné la peine d’étudier la différence qui existe entre instruction, et éducation agricole.Pour lui, c’est probablement la même chose, et c’est pourquoi il ne peut comprendre pourquoi le ministre refuse de donner un octroi pour organiser des cours agri- AVIS «•t, par 1«i présentes, donné qne le compaipiie Mardi Trust Company, Montréal* a obtenu, ce jour, do ministre des Finances et du Receveur général, pour le Canada, un certificat lui permettant de commencer les opérations; le tout suivant les dispositions des articles 1S et 14 de l'acte de la Loi des Compagnies Fiduciaires du Canada, 1914.Daté à Montréal, ce lime jour de mare, 1917.Par ordre, 1 J.P.CALLAGHAN.gérant., N.B.— La Mardi Trust Company, t mentionnée «Inns l’Avts Officiel cl-dessus, a été incorporée pur Loi Spéciale du Parlement du Canada, avec : capital d’un million de piastres, et (continuera les affaires de la Mardi Trust Company, "Limitée”, qui a acquis en t912, la maison d’imineulile» et de finances fondée par M.(ienrtfes Mardi, il y a plus de trente-deux uns.1 l e bureau de direction de la nouille compagnie est composé comme Isto; vlcé-présidcnt, Hon.Charles IMardi, P.C„, M.P., Journaliste; dlrcc tcur-gerant, M.John P.Callaghan, et MM.A.Papineau-Mothlcu, avocat, J.Ogllvy Harris, architecte; Joseph A, Lemire, notaire, et John T.Miller, comptable publie.cotes à l’islet, quand une grande Ecole d’agriculture (que "Technicien” connaît bien pourtant, puisqu’il a habité la région, et y revient souvent) vient d’être organisée tout près à Sainte-Anne, et qu’elle suffit pour donner toute l’instruction agricole requise dans la région.“Technicien" a-t-il réfléchi qu’un cours d’agriculture aussi étendu qu’il le propose, ne peut se donner avantageusement à de tout jeunes gens auxquels il faut d’abord apprendre à lire, écrire et compter, et que tes établissements d'enseignement agricole n’admettent pour le cours qu’ils doniient, que les élèves ayant quatorze ans révolus, et dont l’instruction est suffisante pour leur permettre de les suivre avec avantage.L’établissement de cours agricoles réguliers dans les collèges et académies serait donc une erreur coûteuse et profonde, qui n’aboutirait qu’à déranger Venseignement primaire et secondaire, sans apporter à ceux qui les suivraient les connaissances suffisantes pour en tirer un véritable profit.Autre chose est l'éducation agricole dans tous les établissements enseignants.Celle-ci est très désirable, et te gouvernement travaille à l’introduire partout.Elle peut se donner sans frais additionnels et sans déranger lu poursuite, des études commerciales ou classiques.Ce n’est pas tant les connaissances techniques qu’il importe d’enseigner dans ces maisons; il s’agit plutôt de former aux jeunes gens une mentalité agricole, de les préparer A retourner à la terre en leur parlant souvent des avantages qu’elle offre, du bien-être qu’elle donne.L’amour de la terre s’imprègne facilement dans les jeunes cerveaux quand on sait y mettre à temps la semence nécessaire.Si ensuite on veut consolider ces leçons par un léger travail agricole, quelques pieds de.terre suffiront à chaque élève pour se faire un jardinet qu’il cultivera, et qui lui donnera l’occasion d’entrer en concurrence avec ses camarades.Pour cela, pas n’est besoin d’octroi puisque le changement ne coûte rien.Il suffit aux directeurs des maisons d’enseignement d’orienter la mentalité de leurs élèves dans une direction toute mitre que celle qu’on leur a montrée jusqu’à présent.Au lieu de laisser librement dénigrer le cultivateur par quelques élèves originaires des villes, et de faire miroiter sans cesse aux yeux de tous ces jeunes gens tes avantages d’une profession, d’une place dans le service civil, dans une banque, un établissement de commerce, sur un chemin de fer, etc., etc., il suffit de leur parler des mérites et de la mission de l’agriculteur et des avantages qui découlent de l’amour du sol.C’est suffi-1 sont.Le pti sera vite pris, et en sortant du collège commercial, un bon nombre de ces jeunes gens, eu lieu de s'élancer vers les villes, iront faire un cours partiel ou complet dans Véàdle d'agriculture voisine.Ils deviendront des cultivateurs pratiques, instruits, fiers de leur profession, parce qu’elle leur rapportera avec l’aisance, le les-pect de leurs aoncitoyens.Un petit groiipè de jeunes agriculteurs de cette catégorie dans chaque comté ferait école très vite, et leur exemple, comme leurs succès, en entraînerait bien d’autres.Pour cela, il faut tout simplement modifier l'organisation des études primaires et secondaires, et t’orienter vers la terre.Malheureusement, ce n’est pas chose facile avec les directeurs de nos collèges commerciaux, qui redoutent une diminution d’élèves s'ils adoptaient celte nouvelle orientation, sans que les autres établissements similaires entrent avec eux dans le mouvement.Sans compter que dans nombre de cas.hélas! l’octroi de quelques milliers de piastres nécessaires pour le soutien de la maison, est souvent l’unique ou la principale considération dans une proposition d'instruction agricole.La mentalité ¦’s1 ainsi faite que dans notre pays on ne peut apporter la moindre modification à un ordre de choses établi, sans réclamer un octroi du gouvernement.Nous invitons "Technicien” à reconsidérer le problème qui l’intéresse, et à l’étudier par tons scs côtés.A moins que son seul but n’ait été de donner un coup de griffe au ministre de l'Agriculture — le cas particulier qu’il cite, et la connaissance personnelle qu’il en a, pourraient nous le laisser supposer, — nous lui concédons assez d'intelligence pour croire qu’il examinera avec attention cet aspect de la question telle que nous la posons, ci-dessus, et qu’il conviendra qu’après tout, l'apathique ministre de l’Agriculture avait d’excellentes raisons pour ne pas organiser des cours réguliers d’agronomie au collège de l’islet, “HABITANT".-*- NOMBREUX ÉVÊQUES , DANS LE DIOCESE Par suite du grand nombre de confirmations à donner à Montréal et dans la banlieue plusieurs évêques des diocèses voisins sont venus prê-ter leur concours à Sa U ran (leur Mgr Bruchési et à Mgr G.Gauthier, évêque auxiliaire.Ce sont NN.SS.les évêques J.S.H.Brunault, évêque de .Nicolet; E.A, Latulippe, évêque du Têmismmingue; F.X.Brunet, évêque de Mont-Laurier, et J.C.L.Forbes, évêque de Joliette.-s- LA GRÈCE VA ENTRER EN LICE AVEC LES ALLIES LES ALLIES AURAIENT ACCEPTE L’OFFRE GRECQUE.New-York, 25.— Un câblogramme venu d'Athènes dit que la Grèce est sur le point de prendre part à la guerre avec les Alliés.Le journal grec qui donne cette information dit: “La Grèce va bientôt entrer en guerre contre les ipuissnnces du centre, le nouveau premier ministre se-ra Alexandre Zimie, qui a fait ”ïês propositions qui ont été acceptées d’ailleurs.” Le journal qui parle ainsi est un des principaux journaux de là-bas, il a toujours été neutre, ne prenant pas plus pour les Veniieliites que pour les partisans du roi.COMMISSION SCOLAIRE ON PAIERA LES INSTITUTEURS LA COMMISSION VOTE HIER LA SOMME DE $45,000 DONT $5,000 POUR LE PAIEMENT DES PROFESSEURS DE ST-GREGOIRE LE THAUMATURGE ET $40,000 POUR LES INTERETS DES DEBENTURES.La Commission des Ecoles catholiques de Montréal a temporairement réglé, hier, les affaires de la Commission scolaire de Saint-Grégoire le Thaumaturge.Les instituteurs de cette commission qui n’ont rien touché depuis le mois de février, et les détenteurs des obligations qui n’ont pas reçu les intérêts qui leur reviennent de droit, seront pleinement satisfaits, puisque les commissaires ont voté la somme de $45,000, dont $40,- 000 serviront à payer les intérêts sur debentures, et $5,000, pour les instituteurs.M.Mackie, vice-président de l’Association des détenteurs de debentures, accompagné de quelques collègues, se présenta devant la commission des Ecoles catholiques de Montréal, pour lui faire observer tout le tort que pournait lui occasionner la négligence de payer les intérêts dus sur les debentures des commissions scolaires qui doivent être prochainement annexées.M.Mackie fit remarquer à la commission que la plupart de ses dében-tures avaient été vendues avantageusement à des financiers américains, grâce au bon crédit qu’elle possède sur ces marchés.Il a attiré l’attention des commissaires sur la situation financière de la commission de Saint-Grégoire le Thaumaturge.Les intérêts des obligations n’ont pas été payés depuis trois mois, et le 1er juin, cette commission devra à ses créanciers la somme de $40,000 en intérêts seulement.Dans les cercles financiers, le fait que .Saint-Grégoire le Thaumaturge ne peut payer l’intérêt sur ses obligations fait du tort à toutes les commissions scolaires de la province de Québec.“’Comme les commissaires le savent, dit M.Mackie, les obligations sont pour la plupart vendues aux Etats-Unis et quand une commission ne paie pas, le crédit de toutes les autres en souffre et il en souffrira surtout lorsqu’après la fusion qui s’opérera le 1er juin, vous ferez un nouvel emprunt.Les courtiers d’obligations des Etats-Unis ne connaissent pas la situation d’ici.Ils ne se figurent pas que nous avons plusieurs commissions d’écoles à Montréal et ils disent: “Ce sont des obligations des commissions scolaires de Québec.Le crédit de l’une ne vaut pas mieux que celui de l’autre." M.Mackie termine scs remarques en demandant aux commissaires de régler promptement cette question et de faire en sorte que les porteurs d’obligations touchent à leur argent le 1er mai.Si on attend que la fusion soit effectuée, ils ne pourront être payés avant plusieurs mois.M.Emile Ranger dit aussi quelques mots et la Commission promet de régler cette question à la satisfaction des intéressés.Elle vote alors ia somme de $45,000 pour payer l’intérêt sur les obligations et les salaires du personnel enseignant.La Commission a un fonds d’amortissement de $120,000, mais la loi ne permet pas d’y toucher.De plus, il lui est dû plusieurs milliers de piastres de taxes, mais la perception se fait difficilement.Mgr Roy déclara alors qu’il avait entretenu le premier-ministre de la chose et qu'il était porté à suggérer d’autoriser la commission scolaire de Saint-Grégoire le Thaumaturge à prendre sur les $100,000 qu’elle possède en réserve, les .montants nécessaires à la tirer de son mauvais pas.Les commissaires ont résolu d’agrandir l’école Sainte-Philomène de Rosemont, afin de répondre aux besoins pressants de la population scolaire de cette partie de Ja ville.Un troisième étage sera ajouté à 1 ecole actuelle, et les travaux commenceront incessamment pour se terminer à la rentrée des classes au mois de septembre prochain.La commission scolaire de Saint-Jean cle la Croix a informé la commission de Montréal qu’elle construirait son école avec une façade en pierre.On se rappelle qu’à la dernière réunion, M.Gascon était venu demander la somme de cinq mille piastres à la commission des écoles pour pouvoir construire une plus belle façade, Les commissaires avaient refusé.M.Gascon est venu poliment les informer hier que lui et ses collègues avaient cru devoir passer outre parce que la brique de Laprairie qu’on leur avait suggérée comme matériel de façade n’était pas convenable.Pour se procurer les cinq mille piastres nécessaires, M.Gascon a déclaré que la commission emprunterait sur billets à ordre.Mgr Roy a déclaré qu’il ne voulait rien avoir à faire avec cette transaction.Arrangez-vous, messieurs, dit le président.La ligue Khaki a obtenu la permission de distribuer des sacs spéciaux dans les écoles de la commission pour que les enfants v apportent des pommes de terre.Le précieux tubercule sera recueilli vers le 7 mai pour servir à ensemencer les lots vacants donnés aux soldats invalides revenus de la guerre.Le comité des assurances a présenté un Intéressant rapport et recommandé que les assurances de la commission soient divisées entre cinq bureaux de courtiers d’assurances Importants et très au fait de leur travail.Ce comité se réunira encore aujourd’hui pour prendre les renseignements afin de pouvoir renouveler les polices aux meilleurs taux possibles le 1er mai.Les courtiers actuels de la commission sont MM.Walsh et Marois.On leur en adjoindra trois autres.marîage M.le sénateur et Mme Legris, de Louise ville, annoncent, pour le 7 mai, le mariage de leur fille Amanda, avec M.H.Hector Langevin, de Berthiervillc.I,es mariés partiront après la cérémonie pour un voyage à Toronto, Buffalo et aux Chutes CHOSES MUNICIPALE* L’ENQUETE AUX RABÂCHAGES OU L’ON VOIT QUE LE REGAIN D’ACTUALITE DONNE A L’AFFAIRE DES PERFORATRICES EST TOUT SIMPLEMENT INUTILE.— POUR ASSURER LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS.Plus on a d’enquêtes à l’hôtel de ville, plus elles se ressemblent : la montagne en travail enfante inva-riatolement sa souris.Il n'y a pas d’enquête administrative qui ait plus l’air de famille de celle des balayeuses que l’enquête des perforatrices.C’est une enquête aux cheveux blancs que l'enquête des perforatrices ; elle a été reprise hier soir par nos commissaires, mais elle eut vraiment lieu il y a plusieurs mois : au mois d’août 1916, si nous nous rappelons bien.Au mois d’août 1916, le notaire Arthur Ecrément avait déclaré qu'il avait escompté un billet de $700 pour le commissaire Côté, billet qu’il transporta ensuite à M.C.E.Martin.A la même époque et dans les mêmes circonstances, l’ancien secrétaire de M.Côté, M.L.J.Primeau, avait corroboré ce témoignage en déclarant qu’il avait payé le montant en question, à la Banque des Marchands.Les témoignages de MM.Primeau et Ecrément, rendus hier soir à la reprise de l'enquête, “ressemblent tellement à ceux de l’automne dernier, comme disait hier soir un fonctionnaire de la ville, qu'ils sont.pareils.” Il n’y a plus qu'à entendre à présent M.C.E.Martin et l’enquête des perforatrices sera — probablement — chose du passé.Elle n’aura donné lieu, à sa reprise, qu’à une magistrale eng.entre un témoin, ahuri de comparaître si souvent devant nos commissaires enquêteurs, et l’un d’entre eux—celui des finances.L’INSPECTION DES VIANDES.Le commissaire Ross, à l’issue de la séance de la Commission des abattoirs, faisait hier après-midi la déclaration suivante: “Lorsque nous déciderons de remplacer le règlement municipal 129, concernant, le* abattoirs, il ne faudra pas oublier d’y insérer une clause, spéciale au sujet de l’inspection des viandes.Actuellement, il n'y a d’ins-pectèes que les viandes des animaux qui sont abattus dans les limites de la ville ; il est nécessaire que l’on étende cette inspection à toutes les viandes, surtout à celles d'animaux abattus en dehors de la ville, et que l’on vepd aux différents marchés municipaux.Si, nous voulons réellement protéger les citoyens, cette inspection s’impose ; les classes pauvres croient faire des économies en achetant ces viandes aux marchés, la plupart du temps elles ne font d’économies que sur la qualité de ce qu’elles achètent,” Le nouveau projet de règlement entre lia ville et la compagnie des abattoirs va petit train, dit-on, mais à la satisfaction des deux partis intéressés.CET IMBROGLIO.La question relative à la protection contre les incendies dans les cinemas donne lieu à tant de déclarations diverses de la part de ceux qu’elle intéresse, qu’elle est devenue aussi difficile à solutionner qu'il est difficile de démêler un écheveau.C'est probablement ce qui va porter l’échevin O’Conmell à faire sous peu, aux commissaires, la question suivante : ‘'Pourquoi ne faites-vous pas une enquête sur tes causes de la divergence d’opinion qui existe entre l'inspecteur des bâtisses, le chef du département des incendies et le directeur du Bureau d’hygiène au sujet de la protection des cinémas et des écoles ?“Il est intolérable, remarque M.O’Connell, que l’on permette un tel état de choses.Il faut s’enquérir au plus tôt sur la situation de ces établissements et voir lequel des trois fonctionnaires a tort.” * * * On vote $5,000 pour faire faire une étude de la question “relative aux améliorations de la rivière Saint-Pierra.# * * La prochaine séance du conseil aura lieu vendredi prochain.—-•- UN OCÉANIQUE A LA DÉRIVE (De notre correspondant) Québec, 25.— Le steamer “Penang”, te premier océanique qui se dirigeait vers le port cle Québec, a brisé son hélice près du rocher aux Oiseaux, Gaspé, et est à la dérive près des îles de la Madeleine et St-Paul.Le “Strathcona” est parti à son secours et le ramènera à Québec.-*- LES MISSIONS EUROPÉENNES AUX ETATS-UNIS New-York, 25.— Sept autres membres de la mission anglaise et un autre de ta mission française viennent d’arriver au port.Ce sont le capitaine M.E.de Jurny, de l’artillerie française, et MM.Goodwin, Heron, Longehorn, Leeming, Mc-i Gowan, Ruckle et Vigor.50 ANS La Maison L.C.de TONNANCOUR, marchand-tailleur, 61, rue Notre-Dame est, depuis cinquante ans, donne satirfaction à ses clients.Vous y trouverez toujours un grand choix, des prix raisonnables et des étoffes de qualité supérieure.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS DEMANDES.— Position permanente, territoire exclusif, ouvrage facile et agréable.Les commissions payées permettent à un bon solliciteur de se faire un salaire de $25 et plus pâr semaine.S’adresser à la Cie Mutuelle d’immeubles Liée, 706-est, rue Ste-Catbcrine, entre 3 et 5 heures P-m.ON DEMANDE DES FILLES Jeunes filles de 15 ans et au-dessus pour apprendre à tisser et à travailler dans les soieries.Travail continu.Bon salaire.S’adresser à M.Ncibel, Belding Paul Corticelli Co., Ltd., 185 rue Shearer, près de l’écluse de la rue des Seigneurs.A LOUER A LOUER.—Ferme bien travaillée et en d’excellentes conditions, située sur la route principale (Main Road) de Petit St-Martin (Little St.Martin).Loyer raisonnable.Pour informations, s’adresser à M.Tanncnbaum, 31, rue des Jurés, Montréal.MAISON à louer ou à vendre, parc Laval, avec eau, ambres fruitiers et beau terrain bien cultivé, à 2 minutes des chars, logement très propre.S’adresser à 2524, St-Hubert, dentiste Douais.Tél.St-Louis 7166.RESIDENCE d’été à louer au terminus des chars, au bord de l’eau, avec beaucoup d’arbres autour de ia maison, magnifique grève; 4 chambres, avec passage; électricité, eau, chambre de bain, à 3 'minutes des chars, en face de l’église St-Vihce.nt de Paul.S'adresser 2524, St-Hubert, den-itste Danais, tél.St-Louis 7166.A VENDRE A VENDRE, oeufs de poule de race pour incubation.S’adresser Gunn, Langlois et Cie.— Plymouth Rock barré, Leghorn, Rhode Island, Wyandotte blanche ; aussi poules couveuses et pondeuses.A VENDRE.—Collection complète et reliée du “Devoir”.247, 2e Avenue, Viauville.A VENDRE.— Un surrey de McLaughlin, mieux que neuf, coûtant $360 pour $215.Un harnais avec boucles argentées, coûtant $100 pour $40.Un bon cheval de famille bien dompté à la ville.Vendrait aussi séparément.S’adresser à Ed.Boisvert, No 540, rue Amherst, Montréal.A VENDRE OlTÂToUËR.— Une maison, située à Sainte-Adèle, grand ' .pommiers et autres ar- bres fruitiers.S’adresser à Charles .,.v >.rue Saint-Paul est, Montréal.PROPRIETE A VENDRE à Saint Hilaire, Co.Bousille.8’ ¦' terre, avec grand verger, près de la Montagne, hausse u.se, avec sucrerie.Sera vendue le 8 mai par encan.S’adresser à H.Noi-seux, Saint-Hilaire.DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER $1,500 à 830,000 et plus, première hypothèque, propriétés à Montréal.Aussi prêts aux fabriques, à Montréal.(Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main liOla.À PRETER ^TA VENDRE —M i 1 le piastres à prêter, à long terme, sur première hypothèque.— A vendre: GO premières années du “Magasin Pittoresque”, aussi, plusieurs autres beaux ouvrages rares et précieux, épuisés depuis longtemps.S’adresser à Alphonse Leclaire, 441 avenue Strathcona, Westmount.Tél.West-mount 1077.REPARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 5896.TH.Est 5520.^ RQ Y Mécanlquê 528 rue Sainte-Catherine ent, entre Saint-Timothée et Amherst, près Moulin Rouge.Resscinrlage et rapiéçage à la mécanique, exécutés en un clin d’oeil.Appelez; Est 0520 et vos chaussures, prises h domicile, vous seront reportées remises à neuf.OEUFS POUR INCUBATION La saison d’incubation arrivée nous sommes prêts, avec le plus beau stock de volailles de races pures.Poules, Canards, Oies, Dindes, Pintades, Faisans, Pigeons, Lapins, Outardes et Canards Sauvages, Paons, Cygnes, etc.Quelques reproducteurs à disposer à des prix très raisonnables.Poules et poulettes de toutes races en main.Jars Toulouse, Embden Canards Pekin, Coureurs Indiens, etc.Mâles Pintades et quelques couples aussi.Oeufs de dinde, prêts à la fin du mois $4.00 pour 10; $5.00 pour 15.Nous avons 45 mères dindes et des grands reproducteurs.Demandez notre catalogue illustré de 15 gravures indispensable aux commerçants, 15 sous par malle.Traité élmcntaire sur l’élevage du dindon.Cl.français.Elevez vos propres dindons.25 so.is par malle.Timbres pour informations.Ecrivez, nous avons tout en fait de volaille* de races pures.LA FERME AVICOLE, YAMASKA.Saint-Hyacinthe.Qué.AVIS.— Demande a été faite â la corporation de la cité de Montréal, pour permission de bâtir une addition de garage, sur le lot numéro cadastral 47, subdivisons 21-25 du quartier Laurier, No 1590 rue Saint-Laurent.JOSEPH ROCHON, No 1590 rue Saint-Laurent.Montréal, 29 avril 1917.Cours de KERMENO Dir : RENE SAVOIE, I.C., et l.E.Bachelier è,-arta et is-acienre, appliquées Au 1er mai les cours seront Installas aux Nos 236-228 SAINT-DENIS.pri'S Sointe-Catheriiie, en fucc île l’Eglise Saint-Jacques.M.Savoie continuera 4 préparer aux divers brevets: Droit, Médecine, Art drn-tatre.Pharmacie, Service civil, Cours privés ou public en français ou en anglais, le Jour et le soir.Termes faciles.Satisfaction garantie.Tél.Saint-bonis, 1580.Au 1er mai Est 2Î88, PROTEGEES EN TOUS PAYS PIGEON.PIGEON ¦26.Pow*r bld.M*ir» SO2' Mor.tr»*!, MAIN i 3496.NOUVEAU LOCAL A nos clients : Noua sommes maintenant Installé! au No 342 Saint-Jacques, aver un assortiment d’appliques, aeeesaoi.res et lampes élrrlrlquei.I L-C.BARBEAU & Cie 342, RUE SAINT-JACQUES Cartes professionnelles et cartes d’affaires AVOCATS Casier postal 356.— Adresse télégraphique, _.“Nahac, Montréal*’.Ttt Main 1250-1251.Codes s labors West.Un.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacques LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.»7.RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tét.Main 1422 GEOFFRION, GE0FFRI0N et CUSSON AVOCATS, ETC.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d’Huchelaga Victor Geoffrlon, C.R.Aimé (îeoffrion, C.R.Victor Cusson, C.R.Phone Main 18 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00a.m.à 9.00 p.m.IIII, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne Tél.Saint-Louis, 3947.DENTISTES GENDREAU 643, RUE SAINT-DENIS, coin Cherrler TEL.EST 2916 BUREAU DE 9 HEURES A.M„ A 5 HEURES P.M.LE SOIR SUR ENGAGEMENT COMPTABLES LAMOTHE, GADBOIS et NÂNTEL avocats, édifice Banque de Quebec, M”f,i!;A5Î5s'j“(jn£otheTLL: Benoit & De Grosbois D., C.R.Emilien Gadbois, LL.L„ J.- ' wu,,ILm ^ UU Ul UOUUIQ Maréchal Nantel, B.C.L.Alfred LABELLE AVOCAT Main 7713, Ch.53, édifice Duluth, rue Notre-Dame et Saint-Suipice.MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 39.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 24Gb avenue du Parc.Rock-land, 2459.THEODULE RHEAÜME C.R.188, RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 4571 et 4872.Suite 411 COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS Chambre S.3 rue Notre-Dame-esI Tél.Main 2617 COURTIERS EN ASSURANCES A LBERT LEFORT SSURANCE AUTOMOBILE A 2» P.C.ET 50 P.C.DE REDUCTION CHAMBRE 36.164 SAINT-JACQUES Assurances générales aux meilleurs taux MEDECIN-VETERINAIRE Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 213.—Bureau 53.97, me Saint-Jacques Résidence: 180 Jeanne-Mance Tél.Eut 5973 GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97.rue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST & LOAN” Argent a prêter our hypotheque a bonnes conditions, et achat de creances.Règlement de successions.Tél.Main 1859.R0CH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile : Edifice Duluth 528.Parc Lafontaine, 50 rue Notre-Dame O.Tel.Saint-Louis.4938.Téléphone Main 4369 ARTHUR COURTOIS NOTAIRE Immeuble du Crédit Foncier, F.C.35, SAINT-JACQUES.Tél.Main 5030 Bureau du soir : 2P2A rue Visitation.Tél.Est 3435 J.-AUEX.O’GIÆMAN NOTAIRE 90.SAINT-JACQUES.MAIN 2663 Prêts sur propriété de ville et terra près lontréal.I.E NOTAIRE ERNEST JASMIN rgent à prêter, montants $1.000 à $5,000, 1ère hypothèque.Règlement de surerssion Rés.568, Fulium.Las.637 LIPPE NOTAIRE ARGENT A PRETER 180.RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél.Main 4571.Bureau, 411 Bureau: Main 2431.J.-A.NADEAU Notaire Immeuble “Versailles” 90.RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL PROITT.X ft PROULX NOTAIRES 99, RUE SAINT-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.Proulx, L.L.B.Jos.Proulx, L.L.L.bureau du soir : bureau du soir: 283 Ave Esplanade.Ahuntsic Tél.Saint-Louis.1760.Tél.Saint-Louis.5350 DOCTEURS J.-H, VILLENEUt E, D.M.V (Hôpital de l'Ecole Vétérinaire Laval) 26b, RUE CRAIG EST Tel, Main 1398 Rolland Bedding Co.90Ï.Henri-Julien.Saint-Louis 9193 REPARATIONS : — Matelas refaits, solidifies.rembourrés, polis, meubles sur commande, cmballase : : : 40 ans d’expérienca REPARATIONS de poêles à charbon et à gaz S.McARTHUR ancien contremaître chez R.W.Kerr, 91, rue Mansfield.Tel.Up.6904 LIQUIDATEURS Jour: Tél.Main 14(3.Soir: Tél.Est 19» OSCAR BEAUCHAMP CURATEUR.COMPTABLE ET LIQUIDATEUR EDIFICE -LA PRESSE”, SUITES 13-15 51.rue Saint-Jacques.Montreal.Lan.DIVERS AUTOMOBILISTES Pour rob pneus, vos lubrifiants et tous vo» accessoires APPELEZ EST 6876 La Cie d’Accessoires d'Automobilea Renaud La Maison avec le SM-vice 326 Sainte-CathTijie est.Ouvert le soir Tél.Saint-Louis; 3946 BURKE & CONSTANTIN Autrefois'de la Cadillac Motors, Limited Jixperts dans les Automobiies C»d:nac Reparations de toutes sortes, faites avea diligence: tous nos travaux garantis 104.RUE DES CARRIERES.MONTREAL REGLEMENTS DE COMPTES MARChANDS, ouvriers et journaliers, toutes vos nettes seront payees mo\eiiiinnf*.des patentent» faciles.Discrétion àbsolurfP vous transigerez avec moi seulement.M.Lemieux.3/, Boulevard Saint-Joseph ouest.Cours privée ïe^Jour et le soir.Cours spéciaux de “diction**.Préparation aux brevets EDMOND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR “APPARTEMENTS SALAIiERRY, ANGLB SHERBROOKE ET SAINT-DENIS Tél.Est 1162 DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ROYAL SILVER PLATE CO.Y 1.J87 notifie leurs clients qu’ils ont déménager leur usine, au No 207 Saint-Jacques, dans l’édifice Fraser Nord-heimer, et seront en opération au 1er de mai.Tel.Fst 7050.Sér^rrMonr d* tmiT'ponrM J.-O.MIRON & CIE Nickelage, Placage et Argenteur, Finisseur en Cuivre, Fabrication d’Electrolier, .Spécialité, Carburateur, Coil Moteur, ’ Magneto, etc., etc.175 Amherst.SATISFACTION GARANTIR 221 Ave.Hôte! de VUls Est 3412-8267.Dr N.BOUCHER LA CIE D’EXPRESS E.ROCHON, LIMITEE 541, GRAND-TRONC Tél.Victoria.1929 AUSSI.BUREAU.1491, NOTRE-DAMB OUEST Tél.Victoria 1529 SPECIALITES.- Maladies des femmes et Jeunes filles, obstétriques, accouchements.Tous les genres de travaux — déménagements, pianos, coffres-forts et machineries, attention spéciale.La nuit et le dimanche appelez Est 3412.INGENIEURS CIVILS TEL.SAINT-LOUIS 16S6 Dr Tancrède BISS0NNETTE DES HOPITAUX DE NEW-YORK Consultations: 8 à 9 heures a.m., 1 à 3 heures p.m., < à 8 heures p.m.90, RACHEL EST.MONTREAL Dipldrae en hypiène publique.— Heures : 12 ù 2 p.m„ 6 A 8 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle de la ru* Marquette HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacques TELETHON ES: Bureau: Main 7618.j Residence: Tél.Rockland 2060 Arthur Vincent* INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE ; Tél.Main 1168.76, rue 6aint*Gabrial Bâtisse Chambre de Commerce Est 2674 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l'Hêtel-Die de Paris.Maladie dea YF.UX, de OREILLES, du NEZ et de 1 GORGE, 145 Ste-Catherine-O.( l’institut Ophtalmique Nazareth) Saint-Louis 8649.P.SCOTT PEINTRE DECORATEUR Tapi.aier, Blanchisseur, Plâtrage, Rtc.905, ru* Berri MONTREAL.Du ARTHUR ROY SPECIALITE ; ASTHME ET ECZEMA 427, SAINT-DENIS, MONTREAL Heure, de bureau: 10 à 11 a.m., 2 a 4 p.m, 7 & 8 p.m.Téléphone Est 2618 GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, danse de Saint-Guy, hystérie, alcoolomsnle par traite* mrnt rationnel.Dr EDGAR TURGEON, 410A Parc Lafontaine Saint-Louis, 7607 HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.00 par jour.H.BEAUREGARD Entrepreneur général en construction Edifice “Power”, 83-ouest, Craig Tél.Main 4165 -?Province de Québec, district de Montréal.Dans la Cour de circuit du district de Montréal, No 181154.Raoul G, de Loriniier, avocat cl Conseil du Roi, deie ci lé et district de Montréal, demandeur, vs Max F.nstein.du même lieu, mais actu-ellcment de lieux frteonnus, dèfen- # deur.Il est ordonné au défendeur de comparai li e dans le mois.Montréal.23 avril 1917.(Par ordre) U.Bouvier, député-greffier de ladite Cour.» VOL.VIII.— No 96 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 26 AVRIL 1917 3 FRANCE * VICTOIRE DES ANGLAIS DANSLESAIRS LES AVIATEURS DE HAIG DETRUISENT QUINZE AVIONS ENNEMIS ET EN ABATTENT VINGT-CINQ AU COURS DE VIOLENTS COMBATS AU-DESSUS * DES LIGNES ALLEMANDES EN FRANCE — SUR TERRE L’ENNEMI LIVRE DE PUISSANTES CONTRE-ATTAQUES ET AMENE DES RENFORTS POUR SAUVER SES LIGNES.ALLEMAGNE LES ALLIÉS Londres, 25.— La lutte a diminué d'intensité hier, sur le front occidental, bien que des combats quelque peu furieux aient eu dieu, à certains endroits.Un plus grand nombre d’actions aériennes se sont engagées lundi qu’il n’y en a eu jusqu’ici en un seul jour.Les aviateurs anglais ont attaqué les machines ennemies partout où ils ont pu les rencontrer, avec un succès marqué, s’aventurant à une grande distance derrière les lignes allemandes, bombardant les chemins de fer, les dépôts et les aérodromes et forçant l’ennemi à livrer combat.Les Anglais ont détruit 15 appareils allemands et eu ont descendu 15 autres dont la plupart se sont probablement écrasés sur le sol.Ils n’ont perdu que 2 machines.Entre la rivière Sensée et Mon-ehy-le-Preux, les Tommies ont continué leur progression et ont avancé à quelques centaines de verges de Fontaines-iles-Croisilles et de Cheri-•sy.Depuis lundi matin, les Anglais ont dénombré plus de 2,000 prisonniers et il va en arriver encore d’autres.Dans le cours de l’après-midi, les troupes anglaises ont _ repoussé une contre-attaque dirigée par des forces considérables dans le voisinage de Gavreille.Des détails supplémentaires relatifs à la bataille do lundi indiquent qu’elle a été exceptionnellement furieuse.Sept divisions allemandes y ont pris part entre Croisilles et Ua-vrelle.Plusieurs positions importan-les au point de vue stratégique ont changé plusieurs" fois de mains, mais elles sont toutes éventuellement restées en la possession des Tommies, sauf quelques maisons au nord de iloeux.Aucune attaque d’infanterie n'a succédé jusqu'à présent à la préparation d’artillerie que les Français opèrent depuis quelques jours.Hier, tes Poilus ont continué .à bombarder les batteries et les organisations de l’adversaire, dans les régions de Saint-Quentin, de l’Oise, de Corbe-ny, de Juvincouri et de Champagne.Le correspondant de l’agence Reuter écrit que la prodigalité avec la-| il elle l’ennemi jette les réserves et :es canons dans la mêlée forme un •ontraste avec sa prudence anté-•ieure et révèle qu’il se rend compte •laircment du danger que l'offensive anglo-française fait courir à .on système de défense et s’efforce lésespércment de l'enrayer.Depuis le jour où ils ont com men-:c leur retraite, au milieu de février, es Allemands se sonl montrés très lésireux de ménager leurs hommes, nais à présent ils dirigent des con-.re-attaques en rangs serrés sans se ioucier des pertes formidables qu’elles entraîneni.Par le bombardement constant de la voie ferrée Arras-Douai, les Anglais rendent très diffi-’ile K* ravitaillement en munitions le l’ennemi, et celui-ci est aussi privé d’une des principales voies de communications, le canal de Sainl-Quenlin.Le correspondant Philip Gibbs déclare qua l’adversai: e u manifestement résolu de défendre les approches de la section septentrionale de la ligne d’Hindembourg, dût-il lui en coûter des milliers de vies.Cette ligne que des critiques semblent regarder comme imaginaire existe réellement et passe par Drocourt et Queant, mais elle n'est pas encore terminée, et tandis que les Allemands travaillent nuit et jour aux retranchements, l’état-major a décidé que les troupes doivent tenir jusqu'à la mort en première ligne, et plusieurs bataillons ont déjà suivi ces instructions, comme l’indiquent les cadavres qui jonchent le soi.ILUITTE AERIENNE A 15,t>00 PIEDS D’ALTITUDE •Les combats se sont déroulés à 15,0'00 pieds d’altitude d'où il est à peine possible de voir la terre et totalement impossible de voir s’é-crasea- un adversaire à moins que le pilote vainqueur ne le suive, écrit un correspondant.Le fait remarquable des combats d’hier est qu’il n'y a nue deux avidns anglais qui manquent à l'appel.C’était la ni us belle journée pour la guerre aérienne qu’aient eue les jeunes pilotes anglais ; c’est pourquoi ils en ont profité.Aussitôt après le lever du soleil, ils sont partis avec entrain.Mais les rapports complets de leurs exploits ne sont pas encore connus.On sait cependant qu’un jeune pilote cherchant les ballons observatoires ennemis et n’en trouvant pas, est allé en baûler un dans son propre hangar.Depuis dimanche, les aviateurs anglais jubilent au sujet de la belle température qu’ils désiraient depuis longtemps.Les machines anglaises ont constamment sillonné les airs sur toute la ligne de bataille et bien on arrière des lignes ennemies.Dis raids de bombes ont été effectués à quarante-cinq milles en arrière des lignes ennemies et les aviateurs ont survolé délibérément les endroits où la bataille se déroulait avec la plus grande furie.Des convois allemands envoyant des renforts sur le ifront ont été attaqués et des colonnes de transports sur les chemins ont été bombardées et complètement désorganisées.Hier, un pilote anglais, après avoir abattu deux aéroplanes allemands et épuisé ses munitions, est descendu pour se pourvoir d’essence et de munitions, et il s’est de nouveau envole.En moins d’une demi-heure, il abattait son troisième avion ce jour-là.Un autre pilote a descendu deux aéroplanes ennemis.La plus grande bataille d'hier, chose assez singulière, s’est termi- née par une partie nulle.L'un des pilote; anglais a rencontré un brillant aviâteur allemand et pendant une heure entière ils ont manoeuvré d’une manière admirable sans que ''un ail pu pointer sa mitrailleuse sur son adversaire.Us ont PDulé, bouclé la boucle, arrêté délibérément leurs moteurs, renversé leurs machines, se laissant glisser à travers l’atinoçphère, mais toutes ce> manoeuvres ont été inutiles.U>st probablement le pins merveilleux duel aérien qui ait été vu depuis le commencement uc la gi e;ri\.Li pilote anglais a rapputé que plusieurs fois ij se croyait sûr d’avoir l’aviateur allemand à portée de son tir mais celui-ci s’échappait invariablement.Le pi! de anglais lui-même a eu beaucoup à faire pour éviter l'Allemand et une fois il a dû descendre presque per-pendiculairement.Le combat ne s'est terminé que lorsque les deux aviateurs eurent épuisé leur pétrole.Chose assez étrange, plus tard-dans la journée, un autre pilote anglais a attaqué le même aviateur aiiemaand.Us ont encore manoeuvré pendant près d’un quart d’heure avant de s’en aller chacun chez lui.Un autre pilote, monté sur un avion trt'j rapide, a permis à un aviateur allemand de se placer en arrière.Soudainement, il boucle la boude et vient se placer immédiatement en arrière de la machine allemande qui se trouvait de ce fait dans son champ de tir.Il vise, tire et l'aéroplane allemand se renverse et le pilote, qui était tué, tombe d’une hauteur de dix mille pieds.Tous les combats d’hier se sont déroulés au-dessùs du territoire ennemi.Plusieurs aéropUmc*.; anglais avaient des trous de balles dan: leurs ailes, niais tous'sont re-tournés sans aide et ce matin ils étaient de nouveau dans les airs.HORS DE COMBAT LE PERTES DEPUIS LE LUNDI DE PÂQUES ! /iLLES S'ELEVENT .1 SIX MILLE | TROIS CENT QUATRE-VINGT j SEIZE.! Ottawa, 25.— Les noms de 21 l Montréalais figurent sur la dernière ! liste des hors de combat, publiée (par le ministère de la Milice.Tous, | sauf un, sont portés blessés.Le total | des listes porte à 6,396 le ndmbre des soldats canadiens mis hors de combat depuis la journée du lundi de Pâques.Suit l’énumération des Montréalais; quelques-uns d’entre eux sont déjà connus: Mort de scs blessures—Le sergent James Alfred Knowles, 35, rue Boyer.Blessés—Le lieutenant K.S.Drummond, 15, rue McGregor; Peter Joyce, 132, rue St-Ferdinand; John I Allen, 291, rue Ghampigny, légère-jment; David Hughes, 2058, rue Gar-! tier; John Linersey, 2636, rue Dro-î let; Albert Masson, 2832, rue St-Do-minique; Rosario Leblanc, 85, ave-! nue Mullarky, légèrement; le capo-I ral Everard J.Stewart, 2186, rue Clarke; J.TTefflé de GrUce, 1026, rue Ste-Gertrude; J.-H.Brunet, 1461, rue Bordeaux; W.H.Staines, 2031, nie Cartier; B.A.' Honnscll, sans adresse connue; William Holiday, 64, rue Ménard; T.Gars ta ng, 368, rue Decanon; George McCarthy, 635, rue Erontenac; Herbert Moore, 220, rue Montcalm, mort de ses blessures; le canonnier Robert W.Handel, 2578b, rue Wavcrly, grièvement blessé; Reginald W.Williams, 73a, rue Ste-Famille; Robert A.Muir, St-Laurent; James L.Murray, 352, rue Montana, chocs nerveux; Henri Hétu, 2345, avenue Chateaubriand.Nous relevons les 17 noms de Canadiens-français donl les familles sont domiciliées dans la province ou ailleurs ; Tué au feu—Le lieutenant A.-P.Gibaud, Québec.Blessés—B.Thibeau, Milltown, Nouv.-Brunswick; E.Fournier, Luc Mégantic.Québec; le sergent J.Lo-bry, Québec; A.Séguin, North Hart-jley.Québec; E.Clément, Sudbury, iOntario; S.Leblanc, Aider Point, Petit Bras d’Or, Nouvelle-Ecosse; A.Lauzon, Clarence Creek,, Ontario; le lieutenant Chanles-E.Leblanc, Ste-IGeneviève de Batiscan, Québec: A.Albert, Caraquet, Nouv.-Brunswick; A.Gaudet, Summerside, Kings Coun-ty, lie du Prince-Edouard; A.Cormier.Moncton, Nouv.B.; H.Gossard, Gabris, Sask.; H.IL Blanchard.Ellers House, N.-B.; A.Ladouceur, Aylmer.Québec; R.W.Durand, Belleville, Ontario; J.-B.Lessard.St-T'hornas, Ontario.EN FAVEUR DU HOME RULE SIR WILFRID LA PAROLE.LAURIER PORTE ¦Ottawa, 25.— Sir Wilfrid Laurier, AI.Chs Murphy, le sénateur Edwards cl C.A.McGrath ont porté la parole à une réunion hier.On a adopté une résolution qui de mon de le règlement i.inimédlat du problème irlandais en donnant à ce pays toutes les institutions qu’on lui promet depuis longtemps.L’EUROPE AUX EUROPÉENS ! UN GRAND INDUSTRIEL ALLEMAND S’ELEVE CONTRE L'INTERVENTION DU PRESIDENT DES ETATS-UNIS DANS LES AFFAIRES EUROPEENNES.— UN ACCROC A LA DOCTRINE MONROE.Berlin, 23, par voie de Londres, 25.— “L’Europe aux Européens !” tel est le cri (pie vient de lancer hier Alfred Lohman, de Brème, propriétaire des premiers sous-marins marchands, à la suife de l’action du président Wilson et de la création d’un blocus économique anglo-saxon.“Le message de M.Wilson, a-t-il déclaré à un journaliste du “Zeitung und Mittag”, amène une rupture complète de la doctrine Monroe.Le président intervient dans les affaires européennes et dit : “Nous devons fournir des vivres en quantité suffisante, non seulement à notre peuple, à notre armée et à notre marine, mais aussi aux nations avec lesquelles nous avons fait cause commune.” Le Dr Lohman démontre alors dans quelles circonstances fut créée la doctrine Monroe ; elle était spécialement dirigée contre l’Angleterre et devait perpétuer au sein de l’Amérique la haine de la mère-patrie.“Aujourd'hui, poursuit-il, nous sommes en présence du fait que le président Wilson a jeté toute sa nation entre les mains de l'Angleterre et qu’il a conclu avec l’ancienne mère-patrie une alliance non seulement politique, mais économique.Egalement que l’Amérique ait accepté le principe de la guerre économique après la guerre, indique bien que l’union des races anglo-saxonnes a jeté une base nouvelle de relations économiques du monde, parce qu’elle signifie un blocus économique anglo-saxon.“L’Europe doit se garder de ce nouveau danger.Puisque M.Wilson abandonne la doctrine Monroe pour l’Amérique, formulons une autre doctrine Monroe pour l’Europe et lançons le cri : “L’Europe aux Européens.” Le Dr Lohman signale alors l’antagonisme des races espagnoles d’Amérique contre les races saxonnes, antagonisme clairement manifesté dans l’attitude des nations de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, qui n’ont pas toutes accepté le même point de vue des Etats-Imis ; il se réjouit du fait que le Mexique, le Chili, la République Argentine aient maintenu leur neutralité et anéanti le rêve des Etats-Unis de former une union nan-amé-ricaine des deux Amériques.“U ne reste plus qu’une seule mesure à prendre pour éviter le danger, c’est de former, au sein des nations du continent européen, un autre blocus économique afin de corn battre le blocus anglo-saxon.“De toute apparence, les efforts militaires actuels des Etats-Unis ne sont point dirigés tant contre les ennemis d'Europe, que contre l’ennemi de demain, le Japon.Bientôt l’impérialisme américain aura des dénié lés en Asie orientale; et alors dans ceG conflits futurs l’Amérique espagnole ne se rangera point .du côté des Yankees, parce qu’elle ne peut oublier Cuba, Porto Rico et les lies Philippines.Les races espagnoles ne nourrissent aucune sympathie pour les ambitions anglo-saxonnes, et le blocus économique les rend défiantes.” Le Dr Lohman espère alors établir une union des républiques hispano-américaines avec la Russie et les nations slaves de l’Asie afin de résister au défi des (nations anglo-saxonnes, qui veulent créer un monopole des produits alimentaires et industriels.L’ACTION MARITIME COULAGE D’UN CONTRE-TORPILLEUR BEL EXPLOIT DE TROIS HYDROPLANES ANGLAIS.Londres, 25.— Un communiqué officiel de l’Amirauté, publié ce soir, annonce que trois hydroplanes anglais ont attaqué, à 4 b, 30 de l’après-midi, lundi, cinq contrc-lorpiljeurs allemands, entre Bian-kenberghe cl Zeebrugge, allant dans la direction nord-est.li's étaient à cinq milles de la côte.“ La première machine, dit le communiqué, a jeté seize bombes, dont i une a atteint son but.Les quatre autres destroyers se sont dispersés et ont été attaqués par les deux autres avions qui ont jclé 32 bombes.Le premier contre-torpilleur a élé vu prenant la direction du port et il m ta sans mouvement après que toutes les bombes avaient élé jetées.“ Les qua "e attires navires ’.ont immédiatement allés porter secours au navire désemparé.Des aviateurs ennemis ont ensuite attaqué nos avions, mais ils ont été repoussés facilement.A six heures et dix minuit'; du soir, une reconnaissance i' *ignr.ié les quatre contre-torpilleurs entrant dans le port de Zeebrugge.On considère comme pîuo pmmble qu’un contre-torpilleur a été coulé.' DES VIVRES, DE L’ARGENT ET DES CALES LA RENVOI D’UN SECRÉTAIRE-TRÉSORIER Sherbrooke, 25.— Le juge Hutchison siégeant en Cour supérieure, a accordé la (pétition demandant le renvoi de J.A.Girard comme secrétaire-trésorier de Easl-A'iigus.Il a été prouvé que le défendeur n'est pas résident dans la municipalité depuis 12 mois ainsi que le veut la loi.Les politiciens n'aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’il est trop bien informe, & leur endroit.CONFERENCE ANGLO - FRANCO - AMERICAINE, A WASHINGTON, VA PORTE!, TOUTE SON ATTENTION AU PROBLEME DE L’ALIMENTATION QUI >S’AGGRAVE SANS CESSE DANS LES PAYS DE L’ENTENTE — L’ANGLETERRE POURRA TOUCHER DES AUJOURD’HUI L’EMPRUNT DE 200 MILLIONS — LA MISSION VIVIANI-JOFFRE A WASHINGTON.Washington, 25.— Le gouvernement américain a reçu des renseignements au sujet de la situation alimentaire dans les pays de l’Entente, et à la séance d’hier matin, le président Wilson et ses ministres ont porté toute leur attention sur ce qui se faisait pour augmenter ia production agricole aux Etats-Unis et pour obtenir de nouveaux navires pour le transport des produits en Europe.Comme il faudra qu’il s’écoule un certain laps de temps avant la prochaine récolte aux Etats-Unis, tous les efforts seront faits pour éviter tout gaspillage et pour organiser la distribution et l’exportation des produits alimentaires, de façon à tirer le meilleur parti de ce qu’on d • Les conférences préliminaires avec les membres de la commission anglaise actuellement ici et des informations reçues des diplomates américains et des attachés commerciaux dans les capitales des Alliés et des pays neutres ont convaincu le cabinet que le problème des vivre; est grave et que la situation empire constamment.La question do fournir des vivres, de l’argent et des navires va jouer un grand rôle dans les conférences entre les autorités américaines et les commissions anglaise et française.Le président Wilson a brièvement exposé au cabinet hier, ce que le ministre des Affaires étrangères Balfour lui a déclaré.Peu après, il devint évident qu'on poussera avec vigueur les mesures déjà prises pour établir de meilleures conditions alimentaires et d’expédition.L’administration usera de toute son influence pour appuyer les recommandations du secrétaire Houston au Congrès, afin que le gouver nement reçoive de nouveaux pou Un Poitrinaire qui se renforçât se guérit sûrement Les maladies des voies respiratoires, en raison des grande; perte* qu’elles font subirà l’organisme, poussent bien vite Paru ;aie, la débilité, l’épuisement qu'elles ont engendrés à son suprême de- ‘ l gré.C'est alors que la tuberculose s’implante et fait ses ravages.»v 'à Ceux qui sont prédisposés aux maladies de poitrine se protègent f et ee guérissent en employant le Le prêt ne constituera pas la part totale de l’Angleterre dans les $3,000,000,000 qui doivent être prêtés aux Alliés, mais il n’est que pour les besoins immédiats de l’Angleterre.Un prêt presque semblable sera fait à l’Italie à brève échéance.La mission française a des pouvoirs illimités Washington, 25 — La mission française envoyée aux Etats-Unis et qui comprend M.Viviani, ministre de la Justice, le maréchal Joffre, le vice-amiral Chocheprat, le marquis de Chambrun, député, descendant de Lafayette et au moins 9 fonctionnaires, arrive à midi à Washington.Elle va remonter le Potomac, de Hampton Roads, où elle est débarquée, à bord du yacht du président, le “Mayflower”, et débarquera au chantier navaj de Washington.Les délégués sont chargés en premier lieu d’exprimer et au président et au peuple des Etats-Unis, la profonde gratitude et les sentiments d’amitié de la France.La mission n’apporte pas d’instructions écrites.Ses membres ont reçu du gouvernement français des discuter la question de l’envoi d’un corps expéditionnaire américain en France.Le maréchal Joffre et les autres militaires de la délégation indiqueront aux personnages officiels américains avec qui ils vont conférer, les importantes raisons qui au point etc vue militaire rendent ORIN CRESO-PHATES LE TONIQUE DES POUMONS Ce Vin précieux composé d’éléments reconstituants combinés avec lea phosphates et la créosote de hêtre guérit en d iminuant lad urée da l’affection, en atténuant ta force des symptômes, en évitant les complications habituelles et en réparant les pertes de l’organisme.C’est ic salut des poitrinaires._____ Les Pilules Cardinales du Dr.Ed.Morin, purifient et enrichissent le sang.EN VKm”T; P ARTOUT Dr.Ed.Morin & Cia, Limitée.Québec, P.Q.Montreal Tramways Company Des instructions ont été données aux conducteurs de faire observer à la lettre, le règlement défendant d'admettre des chiens sur les tramways.FRANCE LE CHARBON SE FAIT TOUJOURS RARE PLUSIEURS PERSONNES VIDENT A PARIS, DANS LA RUE, DEUX VOITURES CHARGEES DU PRECIEUX COMBUSTIBLE.ANGLETERRE Paris, La rareté du charbon LES TERRES EN EN CULTURE LEUR NOMBRE VA TOUJOURS GRANDISSANT.— LA NECESSITE DE RENDRE LA VIE RURALE PLUS ATTRAYANTE.presse et du public.On ne nie pas que le fait soit dû à la spéculation; les journaux ont même révélé l’existence de certains intermédiaires qui, moyennant une commission, font obtenir du charbon aux consommateurs.Lundi dernier, clans une des rues centrales de Paris, plusieurs person- désirable l’envoi d’un contingent.La , plus important de ces motifs, c’est : nés aperçurent tout à coup dix wa l’effet moral que produira la pré- i gons chargés du précieux combus-sence des troupes américaines et du i tible.Remplies de fureur à cette vue, voirs pour contrôler entièrement la jdrapeau américain sur les champs | elles se précipitèrent aussitôt sur les situation alimentaire.L’administra- de bataille de France.Un corps | voitures et, en jqiieltjues instants, tion désire être en mesure d’expé-j expéditionnaire américain tel que se 1 réussissaient à s’emparer du contenu (lier tout le surplus de vivres iux;se figurent les Français compren- ! de deux d’entre elle.s.La police dut nations alliées qui en ont le plusjdrait aussi un service auxiliaire ; finalement intervenir pour permet-besoin.matériel de chemin de fer, lignes télé- tre le départ de celles qui restaient; Le secrétaire Wilson a déclaré j graphiques et téléphoniques, autos-1 le contenu en fut remis aux autorités que des plans sont en bonne voie j camions, et un fort corps d’aviation, municipales.^ d’exécution pour augmenter la I Le ministère de la Marine de France L’“0euvre” main-d’oeuvre sur lès fermes et j soumettra au gouvernement améri-dans les chantiers maritimes.Quel-jcain un vaste plan relatif à des transports et au ravitaillement de la population civile.ques-uns des belligérants européens et neutres ont demandé de l’aide au gouvernement’ américain autrement qu’en ce qui concerne les aliments, mais les détails de ecs demandes ne sont pas dévoilés afin de ne pas troubler le marché.LES BESOINS DE LA FRANCE raconte, au sujet de la crise du charbon, une tragique histoire que, pour certaines raisons, aucun autre -journal n’a publiée.Une vieille femme de ménage fut arrêtée il y a quelques jours sous l’accusation, faite par son patron, d’avoir j volé dans sa cave quelques poignées La pauvresse, après Au point de vue financier, la Fran-! de charbon._ - ce a besoin d’emprunts mensuels de;avoir reconnu sa culpabilité, fut tm.- oonnannnnn ( tmv : $100,0904)00, somme qui sera dépen-! conduite à un poste de police, où, 4 BEI DE SJWMtüW.OOO A L AN- aux Etats-Unis.Au cours des c.on- j d’après la loi, elle n’eut pas du etre GLhlhRHE j férences qui seront tenues à Wa- détenue, mais le commissaire était .j shington, le gouvernement améri-i absent et elle y passa la nuit.Dans 006 Ù6(.UÙS ^'AnuleterrL^'nrobabie-•cain recevra dés informations détail-j l’intervalle, sa jeune Ole, ne sachant ment a u i ou r d’h u i Ce la constitue-1 lées à ce sujet.ce qu’il était advenu à sa mère, .s’en ra le premier prêt des Etats-Unis i, On a pris des mesures pour faire s enquérir chez le judron, ou on aux gouvernements de l’Énten te, ! à la délégation française un accueil 111 P,i^uï,Uin^î”,?U.f,'1°r,rmiS en vertu du bill de crédits de $7.- : qui égalera s’il ne dépasse pas en !he e.- 060,000,000 signé hier par le pré-j enthousiasme l’accueil reçu par la J; ^ 1 l!1,’;‘ i11 sident Wilson.commission anglaise et M.Balfour.c?.t.endrent ou elle supplia les nuto- 1» argent sera pris sur les $250,- La présence seule du maréchal J où 'des policicros de rcmettie sa mere 000,000 de lions que le Trésor vient fre suffit à garantir la cordiale bien- Ù comrn,,'riv.Ott.Car M'g Caa C«t.L 51 Ott.L.gf H.oriv Car.Fair.pr Can.lor/gs 79 Ï7X Ott.Tractio Paton Mfg.iis Featnaa».72 70 “ priv CAn.O.Èlea.S3 'lÔ7% “ priv.Penn.WifeP.82 Cas.Loot-’• priv.CaaPacif.53 Porto Rico."47% Québec Kf 27% 27V, CAn.S.Uae» 27 vîiordon K.112 111% Can.Voting: " priv.C.New VT Sawyer M’y “ priv “ Deb 84 33 “ priv.12 fchawiaig.i.’i.12IH Carriage F.Sherwin \V 4‘ priv.*' priv.Civic Inve Sida.Woods Co.M.t Sm.O'A '•RK " priv.Crawn Res •33 Spa.RiT.Co is 16 Uet.Un.R'y Il-’% “ priv.nom Bridgr uo 125 it.C® of C.5.»% 59 Dom.Canns “ priv." priv.lor.Rjr .85 83 Dom.Coal p Toake Pro Dom.T.pf • 90 ’* priv.70 Dom.&.Co.60j< 60k Tri City pri •• Textile •3 82 Tuck.Tob." priv.Duluth Sup :::::: 103 priv.Twin city.Gould Mfg." priv.iôô 100 Wayagama West Ind.E 77 75 Gaodw.Co priv.45 .West Koo’v Halifax Rv." criv.l Hill,Collie.».Winu.Ry " priv.Windsor H’1 Holl.Minc-a 111.Traction’ Rauque* — Priv- Interc.Coal .Hr.Na.Am.Coinintrce "m" " priv.Dominion.Kaminmtiq Hamilton.L.ef W’d C.Impérial.*' priv, Merchants Lyall Const MacDonald 70 *8 Molftons.12 Mentréal.Nationale.2'26 *218% Mackay .“ Pr!V N ova-Scoti 251k Maple L.M it‘9 105k Ottawo 202%' priv Royal M.a 6.p.standard priv.Toroato.Union’.*» !• BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Du* puis, courtiers» rue Paint-François-Xavier.Nos 95 et 97, Montréal.ILS S EN VONT Lauriers et Feuilles d’érable, le dernier volume de vers l’Albert Lo-zeau, est en train de s'épuiser.Il n’en reste que quelques centaines d’exemplaires à l’auteur.Avis à ceux qui ont retardé à se procurer cct ouvrage.Il se vend, au Devoir ot dans les bonnes librairies, 50 sous l’exemplaire, 55 sous par la poste.Valeur» °»»"-i tan j Midi i Valeur* Onm-, turn Midi AlIiaCh.or.N 1 .]lnt Mari, pr 7f,i, 77 Alli.Ch.*r.• ••• Int.Nickel. P Q , Ie ^ ianvier D’ild .; semé des champs de mines spéciales M.JOHN li.HUBEHis ijelea b J'étais fort incommodée depuis j dans ]e voisinage des ports d'attache iijfr miF S’il REUSSIT.plusieurs années par suite d’indi- dessous-marins, ce qui gêne fort III L R SOIR QLE S IL tiLLSSli el de constipation.J’avais rentrée et Ha sortie .des pirates delà DANS SES PROJETS, LE PRE- des étourdissements fréquents et i nier.! devins grandement épuisée.Une Nos hydravions et nos dirigeables MIER MINISTRE .AURA FORT A .voisine me conseilla d’essayer de patrouille ont été très develop FAIRE AUX PROCHAINES ELECTIONS —UNE CAMPAGNE POUR ‘‘.ASSECHER” LE CANADA.TIMENTS D’AMITïE Le Congrès annuel de la Dominion Alliance s’est clos, hier après-midi, après une session de deux jours.Un grand nombre de résolutions ont été adoptées et prises ensemble, elles ne font qu'exprimer officiellement les opinions et les sentiments déjà dévoilés par les rapports, les discours et la discussion de la séance précédente.La Dominion Alliance se déclare grandement désappointée de voir que le gouvernement provincial n’a pas établi la prohibition ou n’a pas au moins permis un referendum; elle s’encourage à continuer la lutte, louange.M.Arthur Sauvé, Chef de l’opposition, pour son amendement demandant un referendum, à la dernière session, demande au parlement fédéral d’imposer la prohibition à tout le Canada ou de tenir un referendum sur cette question, êt la série des résolutions se termine par une expression de sympathies à la famille de feu M.F.S.Spence, un ‘Fruit-a-tives”.Je le fis.et, à l’é- ;pés.Us sont armés d’une grenade tonnenient de mon médecin, je spéciale à éclatement retarde, dont commençai à éprouver du mieux les effets se font sentir même si elles et il me conseilla de continuer à me tombent qu’à une certaine distan- prendre “Fruit-a-tives”.^ ce du navire ennemi.Je considère que je dois à “Fruit-j Enfin, on s’occupe activement, à a-tives” d'être encore en vie, et je.l’heure actuelle, d’opposer sous-ma- me sens !e besoin de dire aux per- rin à sous-marin.Il ne s’agit pas de sonnes qui souffrent d'indigestions, | combats sous les flots.Il s’agit de de constipation ou de maux de , surprendre et de coûter l'adversaire.tête : * Essayez ‘"Fruit-a-tives ” et ; En général, les submersibles navi- vous recouvrerez la santé ’.1 guent à la surface.Us ne plongent Corinne GAUDREAU.qu’on présence d’un navire ou d’un ka iw.îtnt .ur- avion ennemi, pour ne pas être • KaU» sons ('hez i aPie‘r'Çus- Si, pendant qu’ils sont en mûs°lésb fournisseurs ou envoyé surface ou on demi-plongée, ils sont tons les font-nissem s ou envo> a, ^çus par ltn sous-marin allié, ne fi anco par a Ci , i , naviguant, lui, qu’en plongée, ils omt nu tec, i tiasx a.j quelque chance d’être coulés par “ une torpille bien placée.Le cas s’est produit dans l’Adriatique, entre .sous-marins italien et autrichien.Aussi, hâtons-nous, de concert avec nos alliés britanniques, la comstruc- LES NOUVEAUX MODELES ALLE- tion ^ nouveaux modèles de submersibles.MANDS.Grâce à tous ces moyens, nous pouvons lutter avec quelque chance de succès.D est de toute évidence SOUS-MARINS Londres, 25.— Une dépêche de Stockholm dit que Tes rois du Dane- .- _ ____ mark et de Suède se sont exprimé nement espagnol a encore confia e~ réciproquement des sentiments d’a-que 1 Allemagne comprendra le sens nvitié à un banquet mardi soir.Le de la( présenté note qu il lm envoie ,oi Gustave dit en proposant ]a et qun agira en consequence.1 ¦.ante do son confrère en royauté, Le gouvernement espagnol espere que la sincère initié qui les unit également que le gouvernement im- tous deux est nécessaire dans les périal, reconnaissant les difficultés temps troublés où nous vivons.ile la situation économique de l’Es pagne, entrera immédiatement en Dans sa réponse le roi Christian a parlé de la grande importance négociations avec lui pour s enten- pour Je Danemark et la Suède, de dre sur les mesures militaires que l'amitié qui existe entre les chefs doit nécessairement prendre le gou-jde ,ces 4eux pays., vernement impérial dans la présente1 guerre et partant faire disparaître, quelques-uns des obstacles auxquels1 quelq l’Espagne face.doit actuellement faire MORT DE M.J.-M-L.BERUBE M.DE PONCHEVILLE ET LA MUSIQUE M.J.-N.-Louis Bérubé, père de M.1 J.-P.-L.Bérubé, secrétaire du conseil des Arts et Métiers de la province de Québec, est décédé subitement hier midi, à sa résidence, No 7(i rue Souvenir.Le défunt laisse quatre enfants : trois fils, dont Rodolphe, de la maison LeBlanc, et Aimé, sous-gérant chez MacLarey, et une fille, Mada- Le “Chant de guerre” d’Alexandre .Georges, que la chorale Saint-Louis me Raoul Loiseux.de France doit nous faire entendre! Les funérailles seront célébrées LES PLAINTES SONT RENVOYEES Winnipeg, 25.— Le magistrat de police, sir H.John MacDonald, après l'audition d’un seul témoin a renvoyé les plaintes faites contre Robert J.Waddell et Walter Wickson, candidat à la mairie et au bureau des commissaires, aux dernières élections municipales.Les cinq autres inculpés comparaîtront devant le magistrat, cette semaine.Londres, 25.— Une dépêche d'Helsingfors dit que les délégués du conseil de l’armée et de la marine, à Sveaborg.' ont décidé d’envoyer un mesiiage par T.S.F.aux flottes alliées, disant que la flotte de la Baltique et l’armée défendant sa base sont prêtes à combattre jusqu’à la fin pour la défense de la iRussie libre.Le message ajoute que les soldats et les marins sont en parfaite union avec leurs officiers.Celte décision a été prise à une assemblée à la- douze mois qui quelle assistait un délégué de la marine française.L’intention des délégués c’est que ce message serve de réponse aux rapporst mis en cir-; culation par des agents allemands et insinuant que fa flotte de la Baltique était complètement désorganisée et incapable de combattre.Des dépècbes de Pétrograd, depuis quelques jours, rapportent une grande activité de la part de la flotte allemande dans la Baltique.Une dépêche, en date de lundi, disait que des transports allemands avaient quitté Libau pour une destination inconnue.D’autres rapports déclarent que les Allemands ont conçu le pl^ii d’une altaque par mer et par térte, sur l’arriere de la ligne russe, à Riga, dams le but d’isoler et de pyendre Pétrograd.Sveaborg est la forteresse russe qui défend le golfe de Finlande.Les Allemands sont venus assez ûue nos ennemis font, depuis la dé-tard à la navigation sous-marine, oiaration de guerre sous-manne a Cela leur a valu l’avantage de profi- outrance, un gros effort et occasion-ter des tâtonnements et des expé- nen* des pertes semeuses a la man- ^ rioniAAc ri» i«nrs ift,pva,nriprs Tandis ne marchande des Allies.Mais ceux- des membres de la section d’Ontario , „ Aufllais adoptaient le moteur ne sont pas restés inactifs, et les de la Dominion Alliance, qui vient g g^oWnef très dangereux, et que j AMemanids sauront ce que teur coûte de mourir.rherèhions la solution oar la ceMe P>raten>e a outrance.11 n’est L’élection des officiers vint ensuite i .vineur les •VUemands Pas de donner de préci- M.S.J.Carter a été réélu président, JXlèir Diesel Kn-’ ««“-S ^ suffise «le dire que les â l’unanimité; M.H.Fussing, ancien i:*>»«**« sont d’ores et déjà satisfai-secrétaire, a été élu président hono- « 1 ^ai/n^nani reconnus du monde sants, et qu’on attend mieux encore raire et les deux vice-presidents sont le Rév.T.W.Davidson, et le Rév.Saunders.Le nouveau trésorier est M.C.P.Rice.Après les élections une autre résolution a été adoptée, à l’a entier.Ces différents moteurs sont utilisés pour la marche en surface.En plongée, on utilise un moteur éTec- dresse des membres de la Commis- trique alimente par des accumula-sion des patentes de Montréal, pour teurs.Ceux-d ont le double inconve-le travail qu’ils ont fait cette année, nient de répandre des gaz irrespira-A la séance d’hier matin, le con- AAes st de demander un delai assez grès avait adopté le plan de campa- grand pour leur recharge.En tout gne pour continuer à “assécher” la de cause, le sous-marin à dou-province de Québec au cours des h** moteur ne pcniugbut pas de ion-douze mois qui vont suivre.L’Alliam- ®u®f croisières., Les Allemands s en ce va aider les campagnes déjà corn- fonit (|'eni(Iu compte rapidenien, e mencées dans les comté de Comp- *ous leurs efforts ont porte vers la dans la suite.(La Croix de Paris) C.FEU M.CHARLES DESJARDINS LES OBSEQUES ONT EU LIEU CE MATIN A ST-JEAN-BAPTISTE.Les funérailles de M.Charles Desjardins, fondateur de la mai- ton.Pontiac.Missisquoi, Richmond, fons^ru^tlon ^ SOUS K1iari1]^ J son Charles Desjardins et Cie, mar- Shefford et Sherbrooke et dans les leur unique.H semble bien quils j chands de fourrures, ont été eélé-villes de Hull et d’Avmer; des cam- aient résolu ce problème, au moins brées avec grande pompe ce ma- — '- ^ tin en l’église Saint-Jean-Baptiste.pagnes prohibitionnistes seront km-i fans leurs dernières unités cons-cées dans les villes jusqu’ici réfrac-!truUes' taires au mouvement prohibitionnis- D’apres le Journal de Genève, nos tes, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, ennemis ont simplement modifie Montréal, Maisonneuve, Valleyfield.leur moteur Diesel, de façon qu il Le programme comporte une foule puisse marcher aussi bien en plon-d’autres articles, mais ceux que nous gée qu’à l’air libre.La solution con- _ venons d’énumérer sont les princi- sisterait: lo à fourmi- 1 oxygène ne- Prêcheurs, Charles et François; scs p aux.Le R, P.Paul Desjardins, dominicain, fils du défunt, a chanté le service funèbre, assisté de deux religieux de son ordre.Conduisaient le deuil: ses fils, le R.Père Paul Desjardins, des Frères TOUT SE TERMINE PAR DES AGAPES cessaire au fonctionnement du mo-i petits-fils, Joseph et Henri; ses ne-Ueur par le moyen d’une provision veux, Antoine et Thomas Desjar-de ce gaz conservée sous pression dins.dans des colonnes de charge; 2o à.Les porteurs étaient MM.A.Rou-éliminier la difficulté soulevée, aui lean, marchand, A.Champagne, A.point de vue de Thabitabilité, par les Giroux, T.O.Trudeau.Alexandre ' Desmarteaux et Louis Dupuis, ancien commissaire.vendredi en l’église Saint-Léon Westmount.de vers la mi-mai, au Monument natio na 1, sous la direction de M.Alex.-M.Clerk, est une oeuvre d’art et de patriotisme qui a reçu la haute appréciation de JH.l’abbé de Poncbeville, lors de la conférence qu’il fit vendredi dernier, à la salle des Chevaliers de Colomb.Le vaillant prêtre-soldat a prouvé qu’il n’était pas seulement un orateur de très grand mérite, mais aussi un connaisseur en matière d’art déclarer que Georges, qu’il connaissait pour l’a- congé pour deux mois, à l’expira-voir entendue en France, était, bien tion desquels il devra aller repren-qu’écrite près de dix ans avant la i dre son poste.Il avait quitté le pays guerre actuelle, une peinture enthou- ! il y a deux ans pour aller en Ser-.siaste de la bravoure et de l’enthou- lue, se consacrer au soin des bles-slasme des soldats alliés, se ruant ; sés.Il se trouvait dans ce pays lors sur les ennemis de la France.Cette ! de l’invasion bulgare et dut, avec Joeuvre est particulièrement infères- des milliers d’évacués, gagner l’Al-• santé pour nos compatriotes qui ne banie pour arriver .après des misè- RETOUR DU Dr A VILA WATTERS (De notre correspondant! Québec, 25.— Le Dr Avila Watters, de cette ville, est revenu hier A ; et il n’a pas hésité à de la guerre avec un groupe de sol-e l’oeuvre d’Alexandre dats blessés.Le Dr Watters est en peuvent oublier ie sang français qui coule en leurs veines.(Communiqué) res indicibles, à Home puis en France.Il avait la direction d'un hôpital français à Vincennes.LE COMBUSTIBLE _____EN RUSSIE Pétrograd, par voie de Londres, 25.— Il a été décidé lors d’une conférence tenue dans les bureaux du ministère du Commerce de mettre tous les combustibles à La disposition du gouvernement qui en régulariserait la distribution.Les représentants des compagnies de charbon qui prirent part à cette conférence n’y ont opposé aucune objection et tout porte a croire que le projet sera mis en vigueur à la mi-mai.MEMBRE DU BUREAU DES ARCHIVES (De notre correspondant) Québec, 25.— Le lieutenant-colonel Wood, de cette ville, a été nommé membre du bureau aes archives de guerre du Canada.Cette nomination l’obligera de visiter les divers fronts.U partira dans quelques jours pour Londres afin de commencer ses nouvelles fonctions.LES PAYSANS AiÜRONT DES ' TBRIRES Pétrograd.25, viâ Londres.—(Le grand comité de l’Alliance des paysans a adressé la pétition suivant aux paysans qui sont au, front : “ Faites votre devoir.Ne craignez pas que le partage des terres se fasse sans que vous receviez votre part.Ce partage ne peut être fait par des villages isolés, car cela provoquerait des querelles internes dont l’ennemi pourrait profiter.L’assemblée constituante seulement.où vous serez représentés, décidera de cette importante question ”.Le Congrès s’èNt terminé, hier soir .par un banquet offert aux délégués gaz d’êehaippemcnt, en transformant par la Western Union de la W.C.T.1 ces derniers par une réaction chimi-II, La fête a eu lieu au Stephenson que.Hall, sous la présidence de M.S.J.j Par suite, la solution est d’une Carter, ayant à sa droite, .Mlle Loti-; simplicité surprenante; la lourde et den, présidente de la Western Union, encombrânte batterie d’accumula-.Plusieurs brefs discours ont été pro- ueurs, munie de son électro-moteur, noncés par les principaux officiers est remplacée par une batterie de de la Dominion Alliance et quelques récipients d’ôkytgène, beaucoup plus délégués des autres provinces du Ca- petits et plus légers.Ces tubes four-nada.Mlle Louden a aussi dit quel- niissent l’oxygène nécessaire à la ques mots.M.J.H.Roberts, tout en combustion du moteur, et, d’autre__________.se déclarant un franc libéral, a fait part, l’oxygène se combine avec les UN TUMULTE SE I RODLIT ALA-un grand éloge du parti conservateur gaz d’échappement; une réaction: JOURNEMENT DU REICHSTAG, québecquois.M.Roberts a déclaré obtenue par le calcium sépare l'aci-! LES ÉDITEURS DE JOURNAUX Les employés suivaient tous Je corbillard.La maison Desjardins a fermé ses portes pour la journée en signe de deuil.MÉCONTENTEMENT DES SOCIALISTES qu’il était prêt à voter contre son parti pour la cause de In tempérance.S’il réussit dans ses projets, il prédit que sir Lomer Gouin aura fort à faire aux prochaine élections.LE VOL DE LA LONGUE-POINTE de carbonique et l’eau; le reste desj Londres, 25.— Une dépêche d’Àm- Nous avons rencontré ce matin, M.G.Léman, le gérant-général de la banque d’Hochelaga.Il nous a déclaré que le vol qui avait été commis NW-Ynrk 25 — Le enntfrès an-!» la Longue-Pointe hier soir, com- nuel de T Association des éditeurs de’ ^ n,nui;1 onn Preste rom* journaux américains s’est ouvert ce due ÿ matin.Plusieurs membres canadiens Pren
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.