Le devoir, 22 février 1936, samedi 22 février 1936
Montréal, samedi 22 février 1935 VOLUME XXVII — No 41 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME ' MONTREAL TELEPHONE:.HArbour 1241 SERVICE DE NUIT: Administration :.'HArbour 1243 Réfaction :.HArbour 3579 Cirant :.HArbour 4897 LE DEVOIR TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.0& (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unit et Empire Britannique • 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE Cirecfeiir-gérant: Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef: Omar HEROUX CANADA .E.-UNIS et UNION POSTALE 2.0G 3.00 Mauvaises nouvelles cTEspagne.Un mot de Lénine — Celui-ci comptait que l’Espagne serait le prochain Etat soviétique, ses partisans veulent réaliser son rêve — La première campagne anticléricale — Violentes querelles — .Mais l’Espagne peut encore voir de beaux jours Les nouvelles d’Espagne sont franchement mauvai-•es.Les attaques contre les églises, contre les institutions catholiques, accompagnent la constitution d’un ministère de gauche.Elles révèlent plus clairement, et plus brutalement que tout le reste, l’esprit qui anime une partie des vainqueurs de dimanche.Elles laissent entrevoir, appréhender de pires choses encore.Déjà, certains des orateurs de l'extrême gauche ne se gênent point de dire que la constitution du ministère Azana n’est que la première étape sur une route qui aboutira beaucoup plus loin.Ils déclarent que d’ici cinq ans ils espèrent avoir fabriqué une république soviétique qui englobera à la fois le Portugal et les Espagnes, y compris, naturellement, la Catalogne.Et l’on rappelle à ce propos un mot de Lenine, que nous duons déjà cité et qui fait froid dans le dos.C’était au temps où Alphonse XIII régnait à Madrid, où l’Espagne semblait encore assez solidement assise dans ses vieilles traditions et son vieil ordre social.Lenine annonçait tranquillement que le premier pays a suivre l’exemple de la Russie révolutionnaire serait l’Espagne même.La prophétie paraissait extravagante.Elle fit tout de même songer ceux qui devinaient la réelle puissance, l'abondance d’informations du fanatique glacé qui dirigeait la révolution russe.L’événement ne tarda point à aggraver les inquiétudes qu’avait provoquées la sinistre prédiction.Le trône d’Alphonse XIII s’écroula sans susciter chez certains hommes d’ordre beaucoup d’émoi: ils avaient fait le rêve d’une république conservatrice et ils comptaient bien que les faits ne trahiraient point leur rêve.A la tête de la république nouvelle s’installait d’ailleurs un catholique connu, M.Zamora.On sait ce qui bientôt suivit.* * * M.Zamora ne paraît avoir guère pesé dans la vie publique réelle du pays.Rapidement, une campagne anticléricale s'organisa, selon le vieux type européen.Ceux qui veulent connaître le fond et le caractère de cette campagne n’ont qu'à feuilleter une brochurette d’une douzaine de pages que nous avons publiée dans la collection du Document et qu on trouvera encore au Service de Librairie du Devoir (5 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine franco).Cette brochurette ne contient rien d'autre que le texte de la lettre de S.S.Pie XI (sur l’injuste situation de I Eglise catholique en Espagne), Dileclis-sima Nobis, en date du 3 juin 1933.On sait que nul ne pouvait être mieux renseigné que le Pape.Sa grande Hiaritc, son vif souci de ne point créer d inutiles irritations ne pouvaient par ailleurs qu incliner Sa Sainteté à présenter les faits sous l’aspect le moins blessant.Mais Elle se devait aussi de rclever certaines attaques, de ne point laisser sous le! coup d injurieuses accusations certaines institutions! catholiques; Elle se devait pareillement de marquer 1 origine des coups qui frappaient l’Eglise d’Espagne.Ce Nous a été une cause de grand étonnement et de profonde douleur, écrivait donc le Pape, que certains parmi ceux qui combattent l'Eglise aient osé, pour justifier leurs attaques, affirmer publiquement que leurs projets leur étaient imposés par la nécessité de défendre la République.Pareil argument est évidemment si calomnieux et si faux qu'il nous est permis de conclure justement que la lutte menée contre l’Eglise espagnole a moins pour cause l’incompréhension de la foi catholique et de ses oeuvres bienfaisantes que la haine et l'hostilité que favorisent et poursuivent “contre le Seigneur et contre son Christ” les destructeurs de tout ordre religieux et civil, groupés en Sociétés secrètes, comme on le voit au Mexique et dans la République russe.Toujours et partout le même prétexte: c’est au nom de la défense républicaine que l’on poursuivait en France les congrégations.Toujours et partout les mêmes exécutants: derrière la foule trompée et ameutée, les sociétés secrètes.Toujours et partout les mêmes tactiques: l’attaque contre l’Eglise et contre le clergé, dont l’on s’efforce j se classent derrière le Daily Île raid, d’annihiler la puissance; l’attaque contre les congre- tirage quotidien dépasse , j - .^ Al il I lllill 4V v « t » » r v 1 rx » c- ««sxtv 4 • i« a galions, que 1 on entreprend de ruiner; 1 attaque contre l'école catholique, à laquelle on ambitionne de substituer, dans la plus large mesure possible, une école te' impie, ^as tances, M.Dunning, ministre de M.King, désireux de tâcher d'équilibrer le budget, ait résolu de réduire au minimum les dépenses de l’Etat, nour quelques fins que ce soit.L’heure serait donc mal vernie d’aller jeter le pays dans une aventure comme celle de la contribution à la défense navale de l’Empire; la question se posera de nouveau l’ini de ces quatre matins, surtout si l’on tient compte que le Royaume-Uni.en peu d’années, vient d’affecter le milliard de dollars à ses budgets de défense impériale et que le contribuable anglais fait plus que commencer à trouver le fardeau des impôts extrêmement lourd.Notre dette fédérale, surtout si l’on tient compte des dettes provinciales, municipales, etc., dont nous sommes au surplus grevés, doit non); suffire, sans que nous allions y ajouter *525 pour participer à une entreprise impérialiste.On le sait, du rosie, à Ottawa.Un roi de presse “On va leur décoller la tête de sur les épaules”, a déclaré M.Frank Byrne à Tliôtel Victoria “Ca n'a pas réussi parce que Tordre a manqué", aurait* dit Charles Parent — "Si Tordre avait été suivi, nous aurions vidé la salle en cinq minutes'* — Le voyage de MM.Frank Byrne et Paul Taschereau la veille de l'assemblée de TAnge-Cardien — La mise à prix du fond de culotte du docteur Félix Roy — L'organisation des 400 batailleurs I>e.s quotidiens de Londres atteignent à des tirages formidables, quand ils savent flatter le goût populaire.C’est ainsi que l’Express, de Eeaverbrook, tire à 1,900,000 exemplaires, le Mail, de Harrns-worlh, à 1,750,000, le News-Chro-niele à 1,350,000.Mais tous trois Le contre-interrogatoire de Jean Riverin, ancien chauffeur du député de Québec-Comté Les détails d’exécution varient.L’objet et le dessein restent les mêmes.* * * Ce premier assaut suscita une vigoureuse réaction.On trouvera dans notre revue de la presse d’aujourd'hui un extrait des Etudes qui montre comment, sur 1 ¦ terrain particulier de l’action catholique, on s’efforça de parer à l’effet de la législation.Sur le terrain de l’action politique un grand effort se fit, qui obtint des résultats apparemment considérables, et dont l’on espérait même, aux élections dernières, un succès décisif.Le fait est que, dimanche soir, on concédait la victoire aux partis de droite, — c'est-à-dire, en somme, à une politique de réparation et de restauration sociale.11 n’en est malheureusement pas ainsi, — et nous avons déjà dit quels sinistres présages fait lever ce succès des gauches: Ÿ * On s’est groupé sous l'étiquette de Front populaire.COn remarquera que la même formule est employée en France et qu’on cherche déjà à l’acclimater au Canada.) II semble que la tactique, pour les communistes, soit de rentrer temporairement leurs griffes, de collaborer avec les partis socialistes et radicaux-socialistes, pour jeter à bas l’ennemi commun.Celui-ci abattu, les communistes reprendront vraisemblablement leur liberté d'action, briseront, s’il le faut, leurs associes temporaires, et marcheront vers leur objectif propre.En Espagne, 1 expérience a démontré qu’on peut 2,300,000 exemplaires et continue de monter, alors que des journaux londoniens de type plus sérieux, le Telegraph, n’atteignent 475,000 exemplaires, et que le Times, (prototype des grands journaux sobres, n’atteint guère que 185,000.Qui dira cependant que le Times n'a pas plus d'influence à lui lout seul et n’a pas une réputation plus étendue que celle de tous ses rivaux ensemble?Le cas (lu Daily Herald est d’un intérêt piquant.Fondé pour être l’organe du groupe travailliste anglais, il eut d’abord assez de succès; puis il se mit à décliner, surtout après qu’il fut acquis qu’il avait reçu en secret de l'argent des communistes russes, peu de temps après la fin de la guerre, afin de rétablir ses finances.Le conseil de direction du Herald chassa l'administrateur qui avait accepté celle subvention déguisée, — mais il ne remit pas les fonds, tous engagés.Le Herald périclita pendant des mois, au point qu’on crut qu'il allait sauter.Mais un ancien camelot en journaux, un Juif anglais, — né à Londres, dans une des rues de 1 East-End où pullulent les Juifs établis en Angleterre depuis de nombreuses années, — et qui s’appelait Julius Salter Elias, acheta au nom de l’Odham Press, dont il élait devenu l’employé et puis le rnaîlre, les parts de contrôle du Herald.Il le transforma.En moins d’un mois, le tirage de cette feuille avait fait un bond prestigieux.Tl dépassa .j ., _ qu on peut bientôt Je million, puis le million et s attendre a peu près a tout.Certains éléments de la ! demi.En 1933, VExpress, le Mail population sont, sous le coup de violentes excitations, capables des pires excès.L’insurrection des Asturies le rappelait tout récemment encore.Il ne paraît donc point excessif d’appréhender un grand effort du type communiste pur.¥ ¥ Ÿ Mais tout ceci n emporte point forcément la désespérance.En face des éléments dont la puissance vient de se réaffirmer, il y a des éléments très forts aussi, et dans ces derniers temps particulièrement actifs.L Espagne peut revoir encore de beaux jours.Orner HEROUX L’actualitë Une rude année pour les célibataires t.e fait nous sera rappelé dans huit jours, — nous sommes dans une année bissextile.Or, la coutume veut, au moins en Amérique, que les femmes acquièrent, les années bissextiles, une liberté que le suffrage féminin ne leur a pas encore concédée.Les législateurs ont beau tortiller les lois, ils n'ont pas réussi à saper entièrement la dignité même de la femme: la femme qui se respecte ne s’offre pas en mariage, elle attend — parfois longtemps, parfois toujours i les épouseurs, mais ne courl pas au devant d’eux.C’est le signe de la civilisation; car, en dépit deg gorges chaudes que font à ce sujet les étrangers, notre rite des débuts n'a pas ta plus lointaine relation avec la coutume des pays barbares, où les filles sont offertes en vente quand elles deviennent nubiles.En dépit de ce que je viens de dire du maintien de la dignité féminine, je crains bien que, au moins dans les provinces anglaises.Tannée où février a 2.9 jours ne marque une innovation: le privilège que la coutume concède aux qui m'ont envoyé des lettres d'an-} célibataire se prive d’une défense née bissextile, plus intéressées que à laquelle recourent pourtant, avec et le Herald se lancèrent dans une guerre coûteuse de primes de tout genre afin d’accroître le nombre de leurs lecteurs.Ce fut la guerre à coup d’assurances rontre les accidents, assurances consenties à tous les lecteurs de ces journaux qui, au moment d’un accident, étaient en possession d’un de ces quotidiens.Cela coûta plus de dix millions de dollars à ces trois journaux.Et, de guerre lasse, il leur fallut faire la trêve.Entre temps les tirages avaient subi des hausses énormes, mais fort coûteuses, et le Herald avait devancé ses deux concurrents.Elias, président ù’Odham Press, est aujourd’hui maître d'un des quotidiens les plus répandus de l’univers, sinon le plus répandu.Il di- Québce, 22.(D.N.C.) - Le témoin Jean Riverin.chauffeur de M Frank Byrne, a été rontre-inter-rogé par les avocats de la défense pendant toute la séance i'hier après-midi, à l'enquête préliminaire de Roméo Parent et de ses amis, accusés de conspiration.K n réponse aux questions de Me Gérald Coote, il a d’abord défini ses sentiments à l’égard de son ancien patron.“J'ai dit oue ce n’était pas un monsieur et je le dis encore”.a-1-il déclaré.Les questions de l'avocat, en ce domaine, avaient évidemment pour but d’établir une certaine animosité du témoin à l’égard de M.Byrne et d’affaiblir d’autant la portée de ses déclarations.M.Riverin a, cependant, ajouté qu’il avait promis à son curé de dire la vérité et qu’il ne voulait pas dire autre chose que la vérité.Me Coote a aussi fait préciser plusieurs affirmations déjà faites au cours de l’examen en chef.C’est ainsi que le témoin a révélé au long les circonstances dans les-opelles s’est fait le voyage de M.Frank Byrne chez MM.Paul Taschereau et Wilfrid Lacroix, la veille de l’assemblée de l’Ange-Gardien; celles qui ont entouré la déclaration d’Eudore Parent au sujet de la mise à prix du fond de culotte de M.le Dr Roy; quelques détails au sujet de l'organisation de 400 batailleurs mobilisés pour le soir du 8 décembre; el enfin, quelques précisions au sujet des déclarations faites par M.Byrne à l’hôtel Vi'cfo-ria.— Jurez-vous qu'il a parlé de briser l’assemblée?demande l’avocat.— Il est allé jusqu’à dire: “On va leur décoller la tète de sur les épaules".Vous vouliez le savoir absolument, vous le savez.— Au début de la séance, M.le Dr Jacques Tremblay, de l’hôpital de P Enfant-Jésus, a rapporté une déclaration de son patient, Charles Parent.“Ça n'a pas réussi parce que l'ordre a manqué”, aurai! dit le prévenu.“S'il y avait eu de l’ordre, nous aurions vidé la salle en cinq minutes”.Nous rapportons le contre-interrogatoire de Riverin dans ses parties principales.Contre-interrogatoire de |ean Riverin romanesques.Ces lettres suggèrent effet', 1rs politiciens quand se pré- ! *e P0'1!1 ,,Pral Binard cAe Ger BOUGIE — A St-Zotiqui Bougie ipoux BOURABSA — ¦ A Mon’ •sl» Eugénie Bou:a*sa.e; —js!" Bovî —ftjSsa DESAUTEUS — A Mon' n*.Koé Desauteùs.époui Se Céima GullbaulV.en kUe .t 2! a to époux de Bea- > 17.a 3J ans niait Plante.le 20.à 73 ans de Clara Mai’.- üe Jo- , 80 e 20 A ere* nocéf e Maïvlna DESLAURIERS — V Montre*; > 19 a 16 : »n*.Mariette, fille de Jo*eph De.*-laurier* *v de feu Emmeline Leroux POUR N ELLE — A Montréal > 19.a 20 *n* Marie-Ange fille de Tréfilé Tournelle et dTda Paré GADOUA — A Montréal le 20.à 2 ana.Réal, entant d Edmond Gadoua ét de Cécile Beauvais OARIEPY — A Montréal, le 21 * *9 an* Michel-Alphonse Garlépy.époux de feu Délia Desjardins GINORA5 — A Montréal, le 1».à 46 an», Candide Olngras.époux d'Eva Lemay LAURIN — A St-Laurent, le 20.Antoinette Desroaiers, épouse de Ronéo Laurin MEUNIER — A Montréal, le 19 à 72 an» Marla-Phllomène Ractcot.épouse de L -H Meunier.MONETTE — A Montréal, le 21.i 1S an» Jean-Paul.111» de Mme A Monette HACETTE _ A Montréal, le 19.A 48 ans.Mme Noél Racette.née Emma Therrlen.SALVAIL — A Montréal, le 19 à 65 ans.Nap Salvall.époux de leu Léona Forcler STEPHENSON — A Montréal, le 20 Jennie Dorothy, fille de feu George Lancaster Stephenson.TOUPIN — A Montréal, le 20.à 88 ans.Adolphe Tonpln.VTOLIAROLO — A Montréal le 18.à 17 ¦ us.Lucienne, fille de Joseph Vtgllarolo et de Camiina Bisante gestions ou conseils qu'il serait â propos de donner en général, à toules les femmes de la ville au sujet de la campagne?__Je ne me permettrais peut-être pa» de donner des conseils.Mais je leur adresserais volontiers une prière.Un grand nombre de nos oeuvres de bienfaisance sont dues è l’initiative «les femmes: leur coeur est facilement accessible ù la pitié et à la charité.Même si l’on admet que les affaires vont mieux, nous savons toutes qu’il y a une multitude de foyers où l’amélioration ne se fera pas sentir avant de longues années: tristes logis où la maladie ou d’autres malheurs sont entres, où souffrent nos soeurs infortunées.Frappées par le contraste offert par leurs propres foyers bien abrités où leurs enfants grandissent, protégés et comblés, comment toutes les femmes plus heureuses pourraient-elles refuser de faire leur part?Je les supplie de vouloir bien offrir a la Fédération une au-i mène personnelle, à part et en plus j de la souscription de leurs maris.L’apport de notre section au résultat de la campagne augmenterait d’appréciable façon, les pauvres en auraient d'autant plus de réconfort et rein rehausserait aussi l’honneur et la réputation de générosité des femmes canadiennes-françaises.—Où sont les bureaux de la section féminine, relie année?—La direction de l'hôtel Windsor continue obligeamment la tradition des années précédentes.Ivlle a mis à notre disposition, à titre gracieux, le 1res beau local que nous avons occupé pendant les deux premières campagnes, appartement 32.rez-de-chaussée.C’est une faveur dont nous sommes très reconnaissantes et que je suis heureuse de mentionner dès aujour-1 d’hui._____ _____ Feu Mme L.-H.Meunier Ce matin ont eu lieu, en l’église Saint-Jean-Baptiste, les obsèques de Mme Louis-H.Meunier, née Haricot (Maria-Philomène).Mme Meunier était franco-américaine, née à Detroit, et appartenait à une famille très musicienne.Sou frère, qui lui survit, est depuis un demi-siècle l’organiste d’une des grandes églises catholiques de cet te ville.Elle était elle-même bonne pianiste, mais avait cessé de s’occuper de musique depuis un très grand nombre d'années.Elle avait épousé en premières noces M.Avila Hurtubise, qui fut un tailleur très achalandé du Broad-wav, et qui mourut, il y a vingt-cinq ans.Fixée depuis à Montréal, elle se remaria à M.Louis-H.Meunier.ancien fonctionnaire municipal.N’ayant aucun enfant sur qui oorter son besoin d’affection, c'est à ses nombreux neveux et nièces qu’elle en donna les témoignages.Sa mort a causé beaucoup de regrets chez ses parents et dans un petit i cercle d’amis.Mme Meunier laisse outre son frère son mari et plusieurs neveux et nièces.L’auteur de ces lignes qui lui était allié offre à ses parents i immédiats l’expression la plus sincère de sa très profonde sympathie.Frédéric PELLETIER La Maison Jean-Le-Prevost La maison d’oeuvres Jean-Le-l’révost.dirigée par les Frères de Saint-Vincent de Paul, et située à .¦>707.rue Saint-Dominique, tient a avertir le public que seule.Mme A.Marcoux.demeurant à 4855, rue Papineau, est actuellement autorisée à solliciter des hommages, annonces commerciales ou autres au profit de ses publications.Les personnes qui auraient répondu li des solliciteurs autres que Mine Marcoux, sont priées de vouloir bien communiquer oar Fettre ou téléphone (UResccnt 4430) avec le Père s srtfe son pre x j tunes teti Depu*s cet freres en baptême vers la fm nombre t: e;tgiç>n et es envoya evangehicr «es provinces, du Pere Ricci tut un baptèAie "in articuio mortis", de i année 1583 sous forme privée à un vieillard mou-84 est la date gioneuse entre toutes, puisqu'elle lui leur mef baptême soienneL Le P.Rica l'administra, a Shiuhing.a ¦es dent l'un prit ’e nom de Paul et l’autre, celui de Jean, instant on vo t cro tre a vu# d’oeit le gram de sénevé.En 1583, idoles des petits plats bien garnis ! Metropolitan Opéra dans "Les Maîtres pour les bien disposer et détourner : Chanteurs de Nuremberg ‘ de Wagner.venge.line 'Maison Schorr.Habich.list, Clemens, Les ancêtres auront aussi part a wind helm.Bada.Paitrlnleri.dAngelo, la fête.On leur offrira de l'encens, Aitgiass, Gabor.Huchn.woife et Mar-des gâteaux, du riz.du vin.I'll pe-i wlck M Bodanzky dirigera 1 orchestre, lit autel sera élevé devant la ta blette des ancêtres et devant le en Chine étaient au nombre de trois; en 1585, une Vingtaine; en 1 pius de ce-• ci 505 puis de mule et en : oOS plus de deux; temples regorgeront de mon- qui brûleront encens, papier- ¦i mort du Père Ricci, près de deux mille cinq ' mpi En rues cn r ce empereur dan une pagode consacrée au Dieu des terre de Chme '-on tombeau devenait amsi une défense et lustc ¦nent comme U s'est de emment a r n'est iai fondateur de la vcloppée avec les ^saillie, fortement nais parvenu à la Ctovis RONDEAU p m e.Les missionnaires canadiens en Mandchourie jour de I an chinois ven \i4 février.Outre \ aura.une conférence donnée par M.Paul Paré.un ancien.Il y aura en plus tout un programme récréatif m .Matinée dramatique de Leell* Bprinttlm» fœ Henry.prétend que -c’est trop cher; d re viendra, dit d, et il part pour visiter aiPeurs.Il est heureux, car il * vu du 'nouveau.Des mulets, des ânes pa* sent écrasés sous le fardeau des victuailles, des pièces de drap, des petits cadeaux pour les voisins ou pour le chef du village.La fête commènce, vers le milieu de ta nuit: les pétards éclatent, les , v.„.tambours battent, on dirait un peu- tie l’avenue du Parc et de pic en pleine resolution (.’est un Saint Laurent v conduisent vrai charivari sur les plares pubti A la salle Saint-Georges Sous ia présidence «le M Ovide Taillefcr.il v aura lundèsoir 24 fr j vrier.un souper du bon vieux Iruins i a la vallc paroissiale de l’église St-1 (fcorges.L’église est située rue Bernard: les entrees de la salle sont tout prés de Bernard, rues Saint-Urbain et 'Vaverley.Les tramways la rue facile- nent.La Philharmonique de New-York atev Rudolph Serkln.planiste viennois 3 00 pm L* philharmonique, dirigée par Arturo Toucan! W — Sol late Rudolph Sertir, pianiste viennois - Symphonie no 1.on do matour, opua 31.de Beethoven Concerto pour piano et orcheetre.no 4 en roi ma) Rudolpfc orrhf*t -Mo*** «r* i trati» piano e* v»v.*«rv.^.— -r opua 58 de Beethoven «aYec v Sertttn); concerto pour piano et ¦e en si bémol majeur.K-59i dr ft-rc SerUat: Toccate pour orgue » ré mineur, de Bach (orches-d Hmrv J Wood' Limite* Consultez-nous avant d entreprendre ia réparation de votre maison.Notre expérience et notre assortiment varié de matériaux vous donneront une entière satisfaction.DEMANDEZ NOS PRIX 199 ouest, rue jean Talor Concert dominical Ford avec Erie Wma.kasse-harytei» wabc-ckac -Ford, dirigés par I.'oecheswe I Victor Ko- j Telephone DOLLARD 2445* J.P.F ETRE.AND P.H.DESROSIERS R, A.FORTIER DIRECTEUR pc i‘ homme qui n’est certes pas inférieur à 1 un ou à 1 autre, e t qui po'ir-i lit lui être supérieur si l'éducation culturelle lui était donnée?On 1 a b.en vu en 1870 et 1885: Les froussards et les lâcheurs n’étaient pas du côté des Métis, mais des Blancs purs, tous venus de l’Est cl encore i éfractaires à la forte et vigoureuse sève des Prairies.La seconde .partie est sons doute la moins iconoue des liois.C est un peu l'histoire de l’Ouest depuis le sanglant conflit .des deux grandes compagnies du Nord-Ouest et de la Raie d’Hudson.Empêché par la mort d’écrire un dernier chapitre, où l'auteur voulait réfuter les erreui s courantes sur Riel et les Métis.VUnion Nationale Mélisse du Manitoba a fait mie rédaction hâtive des notes laissées par l'auteur et qu'elle donne m appendice.Ce n’est pas la partie la moins intéressante de l'ouvrage que l’auteur a mis quinze ans à composer à travers les occupations ordinaires.JJ Histoire de la Nation Métisse n’est peut-être pas ’l’oeuvre d un homme du métier, mais c’est sûrement l’oeuvre d’un homme sincère, convaincu et ayant pleine conscience de ‘la cause qu’il défend.1 \ VIE HUMAINE ET DIVINE DE .1 ES US-CHRIST, par l'abbé Félix Klein.— Editions Blond et Gay.Vol.in-4% 480 pages.Illustrations, Prix, 120 francs.Cette vie de Jésus-Christ, de la naissance a la résurrection, est écrite d'après le témoignage des évangélistes et de la tradition apostolique.1,’auteur ne s’en tient pas à la reproduction des textes, mais il les continente largement, toujours dans le sens de la tradition de l'Eglise et des exégètes catholiques.Il s’adresse à des croyants et n’a pas à s'occuper des vaincs chicanes des écoles adverses.A 1 occasion, cependant, il ne peut s'empêcher de montrer leurs contradictions cl d’établir la véritable interprétation de l'Eglise.L’abbé Klein n'a pas moins d’une trentaine d’ouvrages sur des sujets divers, ('.’est dire que sa plume féconde, abondante, vigoureuse ne regarde pas à la besogne.Et cela ne veut pas dire que cette facilité d écrire diminue la qualité du fond.La Vie de Jésus-Christ est le résultat de profondes méditations des textes sacrés et de leur application aux cials de vie chrétienne.Sens littéral, sans figuré, sens mystique, tout a été exploité avec une scrupuleuse attention et défini en des formules remplies dp substance et de sens critiqué, à la lumière de la tradition catholique.I/abbé Klein n’a pas voulu sans cloute faire oeuvre de savant, je veux dire d’exégète critique.Il s’attache plutôt a tirer des Ecritures 11 Service de librairie du Devoir, $1.50.des leçons de vie, des enseignements de morale chrétienne, des vérités dogmatiques surtout.Il a fait oeuvre de prêtre, je dirais mieux d’apôtre.Son livre est une prédication continue, en suivant Jésus de sa naissance à sa mort.S'il mentionne parfois .les écrits apocryphes, c’est pour démontrer leur caractère fantaisiste, leurs invraisemblables récits, l’eut-étre eût-il été aussi bien, ou mieux, de les ignorer complètement.Les belles légendes sont vraiment trop enfantines.On ne gagne rien à Us reproduire dans un aussi bel ouvrage.Les quatre Evangiles représentent la catéchèse et lu foi de l’Eglise, Sous ces données capitales, l’auteur étudie la vie du Sauveur."Dans '.‘attitude d’esprit et de coeur qui convient devant l’Homnie-Dicu, écoutons ce qu’il révéla, instruisons-nous de ce qu’il accomplit.De l’entendre parler, de le voir agir, vaudra tous les arguments et toutes les exhortations.” De le voir agir, dit-il, et cela est d’une rigoureuse exactitude.( ar il y a ici plus de 45U gravures d’une grande perfection, qui nous permettent de suivre Jésus dans les principales manifestations de son existence humaine.Plusieurs sont peu connues et la plupart sont la reproduction d’oeuvres des grandes maîtres aux différentes époques de 1 art.Et je suis trappe de ce rapprochement du génie humain avec renseignement de la vie et de la doctrine du Christ.C’est le livre de la beauté créée au service de la vérité éternelle.C’esit aussi une oeuvre .l aid complète.Les Editeurs en ont fait un ouvrage splendide et sans (.éfaut.Chaque gravure est une pièce d’art qui dénote une perfection (iu métier achevée.La même maison.Blond et Gay a depuis publié les Missions par Armand OLLehon.C'est pour les deux ouvrages le même fini, la même haute perfection.J'ignore si la série comprend d’autres titres d'aussi belle tenue; mais la \ ie de Jésus-Christ et Les Missions sont par elles-mêmes des oeuvres complètes: histoire de la fondation de l’Eglise, histoire de son expansion à travers le irtbnde.Camille R ER TRAN D En marge de la guerre d'Ethiopie Un livre de M.Raymond Tanghe sur le conflit italo-éthiopien — Un sommaire des causes et de la géographie de la guerre — Esclavage et pays tropicaux Que pensez-vous de la guerre ila-lo-éthiopienne?Les esprits ’‘éclairés” vous répondront avec une feinte humilité qu’ils n’en pensent absolument rien, car le grand chic est de se désintéresser, avec superbe, de tout ce qui peut paraître compliqué, et surtout de ce qui émeut le vulgaire, Cela vous a un air profond et avisé, quelque chose de pschyco-philosophique.comme si l’on avait scruté depuis longtemps l'abîme de la vanité des choses humaines.Au fond, comme tout citoyen qui n’est jamais complètement dénué de vanité, chacun garde dans le secret de son coeur ses petites théories et son petit mécanisme perfectionné de l’univers.A moins, et cela arrive, qu’il ne soit impor-mêablement imbécile et ignare.Car c’est une attitude commode que d’avoir l’air dégoûté.Cela dispense d’étudier et de savoir, et aussi d'avoir des opinions.On ne comprend rien à la philosophie, et aux sciences, et comme on ne veut pas en paraître ignorant, on les méprise.Aussi ceux qui se vantent ouvertement et sans détour sont peut-être les moins orgueilleux, tant ils v mettent de candeur innocente et ingénue, tandis que les fausses humilités font de l’orgueil distillé et condensé.Lorsqu'un auteur vous dit: “Loin de moi la prétention.” croyez qu’elle n’est pas si loin qu'il veut bien le dire.¥ Tout cela est entrée en matière pour parler du dernier livre de M.Raymond Tanghe, docteur ès sciences sociales, économiques et politiques.11 vient de publier en volume, une étude sur "Le conflit italo-éthiopien".C’est une oeuvre sobre, bien écrite et claire.é Le conflit entre l’Italie e! l’Ethiopie est un sujet qui a fait surgir déjà des centaines et des milliers de volumes et de brochures, où chacun a modelé les faits à son point de vue.M.Tanghe ne pouvait donc avoir l'illusion d’apporter au débat quelque chose de neuf ni
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