Le devoir, 12 juin 1917, mardi 12 juin 1917
5 VOLUME VIII—No 136 MONTREAL, MARDI 12 JUIN 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.Ç5 00 UNION POSTALE.S 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .S 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! POUR COMMENCER LE SERPENT A MONTRÉ LA TÊTE Le discours de M.Borden et le texte de son projet de loi appellent d’abondants commentaires.M.Bourassa et ses collaborateurs ne manqueront pas d’y apporter l’attention qu’ils méritent.Pour le moment, avec le défaut de temps et l’obligation d’abandonner au compte-rendu parlementaire presque tout l’espace dont nous pouvons disposer, nous nous bornerons à signaler deux traits.L’absence complète, d’abord, dans le discours, de toute allusion à la résistance économique du Canada.A ce pays, chargé déjà de fardeaux comparativement plus lourds que ceux de l’Angleterre et de la France (M.Bourassa a démontré, dans son article du 29 mai (1), que “Yarméc actuelle du Canada lui coûte ce que coûterait à VAngleterre une armée de 8.100.000 hommes, à la France une armée de 0.000.000")¦, à ce pays, déjà accablé sous le poids de responsabilités qui effraient tous les gens sensés, le chef du gouvernement propose d'ajouter un fardeau çouveau qui correspond à vingt-cinq pour cent tout près de son effort actuel, sans paraître le moins du monde se préoccuper de ses conséquences économiques.Deuxième trait à souligner.La mesure que M.Borden donne aux sacrifices du Canada, ce n’est ni la nécessité de maintenir son équilibre économique, ni celle d’assurer son gouvernement par les éléments les plus canadiens, mais simplement et upiquement la profondeur des ravages qu’opérera dans les rangs du corps expéditionnaire la puissance de l’artillerie alleûiande.Nous l'indiquions hier, d’après le premier discours du chef du gouvernement et pour montrer la colossale naïveté, ou l’extrême impudence, de ceux qui osaient pfétendro que le projet serait vraisemblablement anodin.Le discours d’hier marque d un double souligné cette partie des déclarations du 18 mai.Et cela.coinme nous le faisions déjà remarquer dans le même article, ne laisse pour limite à l’effort canadien que la banqueroute, — banqueroute financière, banqueroute humaine.M.Borden avait progressivement porté de 30,000 à 500,000 hommes l’effectif autorisé du corps expéditionnaire; son discours du 18 mai parlait d’ajouter 50,000 et "peut-être" 100,000 hommes aux 420,000 déjà enrôlés; son projet d’hier permet la conscription de 100,000 recrues supplémentaires et ouvre la porte à de nouvelles levées.Ce n'est pas pour rien qu’on décrète que ce chiffre de 100.000 ne pourra être dépassé sans une nouvelle, législation et que, tout en l’écartant temporairement, on évoque ainsi l'image de contributions additionnelles.Que les partisans du projet, que tous ceux qui tiennent à savoir où on les mène, ne se fassent pas d’illusions: si la guerre se prolonge et que la proportion des pertes se maintienne, le projet actuel aura un successeur.Il vaut mieux envisager tout de suite, dans sa simple et nette réalité, la situation qu'on nous propose.Orner HEROUX.(1) Toute cette série sera prochainement publiée en brochure, avec des appendices.BILLET DU SOIR NUIT AGITEE La Compagnie des Tramways, qui fait pester tous ceux qui sont obligés d’avoir recours à ses services, trouve le moyen d’embeter les autres en les empêchant de dormir.Depuis deux mois, certairi bout de rue de ma localité est l’objet de l’attention particulière de l’omnipotente Compagnie, gui y a fait entreprendre des travaux interminables, à tel point qu’on se demande si elle ne détruit pas la nuit ce qu’elle a parachevé le jour.Mous ne prêtons guère l'oreille « ce fracas spécial de ferraille grinçante que produit te passage des lourds véhicules, — bruit que la Compagnie doit avoir fait breveter, car elle y lient! Nous y sommes habitués.Mais ce qui nous surprend, c’est d’entendre, q l’heure où le rossignol module sa romance dans les bois touffus, le retentissement des marteaux sur tes pièces d’acier, scandant la marche des heures, des heures si longues quand on ne peut pas dormir! Et ce tintamarre dure depuis des nuits, toujours à peu près à la meme place, avec une constance digne des plus grandes colères! Chaque, matin, 1rs citoyens aux traits tirés inspectent les travaux et constatent qu’ils sont sans cesse aa meme point.Quand tout BLOC - NOTES Ottawa, le 11.— Le serpent a montré sa tète.Nul endroit ne pouvait mieux convenir à cette exhibition que le Musée d’histoire naturelle où siège actuellement le parlement.Le venin est dans la queue, dit le proverbe latin.Nous n’avons encore vu que quelques-uns des anneaux compliqués de l’animal.Il évoluera de nouveau, vers la fin de la semaine, devant des galeries combles de curieux comme celles de cet après-midi.En toute justice pour M.Borden, disons qu’il n'a pas paru camoufler les laideurs de la bète.Au plus, pourrait-on l’accuser de les avoir enveloppées dans le brouillard terne et opaque d’un long discours.L’ennui suintait dans la salle comme l’humidité imprégnait l’air ambiant, quand a parlé M.Borden de cette voix sourde et monotone qui ne porte guère plus loin que les attentives oreilles de soil adversaire de gauche.A peine, dans ce lent et limoneux débit, jaillissait-il, ici et là, un éclat de voix infailliblement annoncé par un claquement l’une contre l’autre des deux paumes du premier ministre.On eut dit qu’il se fouettait pour s’émouvoir.A la vérité, rien n’aurait révélé à un spectateur ignorant des événements politiques, la gravité et la solennité du moment, sauf ces tribunes hérissées de têtes jeunes et vieilles, belles et laides, découvertes ou coiffées de chapeaux grands et petits, élégants ou fatigués, et la présence, presque au complet, de la députation de l’un et l’autre camp.Par hasard ou à dessein, les décorations de la réception Balfour ceignaient encore les rebords des galeries et des tribunes et c’est en présence des armoiries de la Grande-Bretagne et des alliés que M.Borden a fait sa déclaration tant attendue.Les représentants du corps diplomatique étaient là aussi, et naturellement, les sommités politiques et sociales de la capitale.A noter, le silence persistant, ininterrompu, sauf à de très rares exceptions par quelques applaudissements, qui a marqué le prononcé du discours ministériel tout entier.On eût dit que des centaines de bouches entr’ouvertes retenant leur souffle, cherchaient à aspirer ces paroles lourdes, qui rasent le sol et à les élever à la hauteur des lambris.* * ¦* A 3 lires quelques minutes, la foule s’est tassée là-haut et, déjà, se penche.La séance commence par le dépôt d'un rapport insignifiant.Puis M.Borden se lève pour expliquer la loi de conscription.11 se dégage sans hâte de l’emprise de son fauteuil et débute d'une voix si voilée que c’est à croire qu'on ne l'entendra pas.Le silence aidant, ses paroles parviennent cependant à l'attention de la tribune parlementaire.Rassuré a demi, on peut risquer un coup d'oeil.M.Laurier est à son siège et a disposé devant lui des feuillets blancs où il annotera tantôt quelques passages.A sa droite, se trouve \L PugsLey.Le siège de gauche, ordinairement occupé par M.BORDEN DÉPOSE SON BILL DE CONSCRIPTION La nouvelle loi pourvoit à la levée de 100,000 hommes de 20 à 45 en 10 classes, les jeunes gens de 20 à 34 ans inclusivement étant les premiers appelés—Le premier ministre plaide urgence et prétend que la première ligne de défense du Canada est en Europe.M.LAURIER PROPOSERA, DIT-ON, UN RÉFÉRENDUM (PAR LOUIS DUPIRE ET ERNEST BILODEAU) rier est l’auteur, qu’il x’eut faire met-1 soldats deviendront du front, si la tre en vigueur.Il Ta cependant quel-1 conscription réparatrice n’a pas été que peu modifée surtout en supprimant la clause aveugle et maladroite du tirage au sort pour y substituer la clause logique de la conscription sé: lective et stipuler des exemptions nécessaires.C’est cette loi et rien autre chose que M.Borden veut adopter et il revient sur ce sujet avec une tenace opiniâtreté bovine.Il suffisait pour mettre cet acte en vigueur de deux conditions dont personne ne pourra nier l’existence, l’urgence et la nécessité de défendre le Canada en dehors de ses frontières et Tune et l’autre se trouvent exister simultanément d’une façon telle qu’il n’est pas probable qu’elles se présentent de nouveau dans l’histoire du Canada.Cette urgence, cependant, elle semble exister quand on en a besoin, pour la fin de la discussion puisque sir Robert Borden en voulant mon votée.On aura voulu apaiser, en s’objectant à la loi, des agitations locales, mais on aura peut-être récolté une tempête affreuse.C’est sur cette parole comminatoire que l’orateur a terminé son allocution.Le vieux chef n’en parait pas autrement intimidé quand il demande à ce message.En moins de trois mois et demi cent mille hommes s’é talent enrôlés.Les besoins de Tbeu-re semblaient parfaitement remplis.Mais bientôt Ton vit que la lutte al de la guerre.Les députés comprendront cependant que je ne puis parler en toute liberté.La tâche accomplie p^r l’Empire a été merveilleuse.Les efforts faits par notre pays ont été notables, mais ces efforts ne sont pas suffisants, à moins qu’ils n’assurent la victoire finale, la liberté, et la paix.Je suis en état d’assurer à la Chambre et au pays que le besoin d’hommes est urgent, impérieux et constant.La Russie est, pour le moment, paralysée; personne ne peut dire quand cet état de choses prendra fin.Et les Etats-Unis ne sont qu’au commencement de leur effort.L’Allemagne espère gagner la victoire finale avant que la force des Etats-Unis puisse être en ligne active.Plus que cela, l’Allemagne espère avec une confiance illimitée, au-tremenit elle n’eût pas risqué >Ia guerre avec les Etats-Unis, réussir par sa campagne sous-marine à affamer l’Angleterre, tandis que ses troupes maintiennent leurs lignes et sur te théâtre oriental et sur le théâtre occidental des hostilités.I.e besoin de l’heure actuelle réside surtout dans le besoin d’hommes sains et bien entraînés, surtout le besoin de fantassins.Les méthodes de la guerre actuelle sont plus compliquées, les moyens d’entraînement et de transport des hommes au front sont plus complexes que ne peut l’imaginer celui qui n’a pas étudié cette question de près.J’ai devant moi un tableau qui sert à la lait être plus grande encore et classification des diverses unités qu’elle allait dépasser toutes les prévisions.Une deuxième division se rendit au front, puis une troisième et finalement une quatrième.Le be- quelques explications.Il assure M.j soin des renforts devint plus consi-Borden qu’il discutera avec fran-' dérable et plus urgent tandis que le chise et modération, mais il rappel-j recrutement, au cours de Tété et de le au premier ministre que si celui-1 l’automne de 1916 diminuait, ci a des responsabilités, le chef de j Au cours de l’automne de 1916, je opposition a aussi les siennes, ans si lourdes, aussi graves que celles de M.Borden.Il discutera sans doute avec calme, mais il n’abdiquera pas ses droits de libre citoyen britannique.• La gauche approuve bruyamment M.Laurier.Quelques députés de la gauche posent des questions de détail et on passe ensuite à un autre trer plus loin son esprit de concilia-j ordre du jour, ton disait qu'il avait offert à M.Lan- Quand en viendra-t-on à la deuxième lecture ?Les vieux parlementai- Une promesse “Pendant les deux ou trois premiers mois de la guerre, j’ai clairement fait comprendre à la population canadienne que nous n’entendions pas établir de conscription.Je le déclare de nouveau explicitement”, disait sir Robert Borden, le 17 janvier 1916, aux Communes, à Ottawa.C’est curieux, mais il n’a pas dit un seul mot de cette pro messe et n’a pas expliqué hier pourquoi il la viole maintenant.Another scrap of paper ! Plus de roi D’après le Star, les directeurs du People’s Forum, à Calgary, ont aboli le Dieu sauve le Roi à la fin de leurs réunions, et Tont remplacé.,, „ , .par le God save lhe People.Le Star Uraham que 1 on dit eonsemp- raconte cela en trois lignes samedi dernier, dans un coin perdu.Si c’étaient les nationalistes qui eussent agi de la sorte, quel chahut il y aurait ! Mais, jeudi dernier, Jes nationalistes ont chanté au Monument national le Dieu sauve le Roi en français et, comme ce sont des gens déloyaux, presque toute la presse anglaise de Montréal a omis de noter l'incident.Il ne faut pas qu’on sache que peut-être ils sont loyaux, après tout.cela finira-t-il et quand nous laisse ra-t-on, la nuit, nous reposer des ; Amabilités bruits du jour?Avant-hier, sur une voie supplé-1 Le Post, de New-York, accueille mentaire vaguement en forme de aimablement lord Northcliffe aux montagnes russes, une voiture dé- j Etats-Unis.“S’imagine-t-il que les railla.Une domaine s'immobilise- Ltat.s Unis oublieront tout de sa car rent derrière elle.Ce fut, durant rière ?” demande le Post.“Il a de vingt minutes, un délicieux silence, j l’énergie et de l’esprit d’organisa-J’en profitai pour prendre un pe- tion.S’il ne s’applique qu’à son tra-tit acompte sur la nuit prochaine.A uR, en Amérique, s’il ne tombe Heureuse pensée, car de minuit à dans l’omniscience, comme c’est six heures du matin, je n’ai jamais Aon mal, il peut faire ce qu’on lui a autant sacré de ma vie! x*.s.»i —* Albert L02EAU.A NOS NOUVEAUX ABONNÉS Nous demandons à‘ceux qui viennent de s’abonner cm Devoir pour la période du 11) juin au 15 septembre, d’excuser l'administration du confié.Mais il est difficile de deviner le motif du gouvernement anglais en l’envoyant ici.Peut-être Londres a t-il pensé que les Anglais se sentiraient plus à Taise si lord Northcliffe passait six mois en Amérique.Il se peut aussi que TAn-gieterre veuille mettre definitivement à l’épreuve l’amitié américaine.'' Vous dites que vous désirez partager tous nos fardeaux ?Fort bien.En ce cas, nous vous en envoyons un des plus lourds ; cela journal s’il y a quelque retard (fans! vous aidera à comprendre tout ce l'envoi des premiers numéros du! que nous endurons !" Le Post rap-quotidien.Malgré toute l'aide que pelle aussi que lord Northcliffe, qui reçoit l'administration, elle n’a pu Imitait M.Balfour de membre de lu suffire hier cl aujourd'hui à inscri- l vieille bande (“one of the old re sur les listes les noms-et adres- gang") ses des nouveaux abonnés; il nous ! mission en vient des centaines par chaque Plue le j courrier.Cela prendra deux ou mandé, il n’y a pas longtemps, sous trois jours avant que 1rs listes soient j nrétexte d'incompétence incurable, complétées et mises à date.Un peu Ae rappel de sir Cecil Spring-Rice, de patience et le service du journal , l’unibussiuieur anglais à Washing- sc fera très bien.l*1,'11' avec lequel il devra maintenant Cet abonnement de propagande, i s’entendre."Il aura évidemment —$1 par la poste pour 3 mois, so/7 ! beaucoup de paroles a retirer et à jusqu’au 15 septembre prochain,— j faire oublier’.conclut le Post.N’im-ne vaut que pour le Canada, en de- ! porte.Lord Northcliffe a plus de hors de Montréal et de la Mnh'eue.calot que n importe qui.Après Il est strictement payable d’avance.= avoir fait la leçon aux Américains, Profitez-en; des centaines se sont U viendra sans doute ici nous ensei-dejn inscrits sur nos listes, depuis Sn'’r notre devoir, hier matin.i G- P- tionniste, est vacant.Le masque du vieux chef paraît soucieux, mais cette expression ne contraste pas rier de faire partie du cabinet de coalition et qu’il avad été dans le domaine des concessions, jusqu’à ajourner la promulgation de la loi de conscription après une consultation populaire.En vérité, que devenait Tnrgence dans cette aventure qui aurait bien pu tourner à la défaite de la conscription?M.Borden rappelle rapidement tout ce que le Canada a fait pour la guerre jusqu’à la promesse de 500,-000 hommes qu’il dit n’avoir pas été une promesse mais une simple autorisation.Il a soin de rappeler qu'à ce moment, comme plus tôt, la Chambre unanime lui a voté, sans critiques, les subsides nécessaires.Depuis lors, l'enrôlement a cessé de donner.Il est allé en Angleterre et en France.Bien que ce soit en cours de ce voyage que M.Borden se soit convaincu de cette urgence, il nie cependant que son attitude actuelle, comme se le sont imaginé certains cervaux maladifs lui ait été dictée par le gouvernement de la Grande-Bretagne.Si un seul mem- res assurent que ce ne sera pas avant la semaine prochaine.Ce soir, M.Pardee, qui reste whip libéral, n’en savait encore rien.M.Laurier ou l’un de ses lieutenants demandera, dit-on, le referendum et des élections.L, D.LE DISCOURS DE M.BORDEN avec, celle de ses voisins.Seuls s’é- j bec du gouvernement britannique panouissent sur les banquettes d’ar-jlui eût parlé de la nécessité pour le rière quelques faciès sereins.M.Car-! Canada de faire un effort addition-vell comme M.Laurier a le front; nel, il ne l’eût pas toléré.Il est éyi-plissé et sombre et il n'y a pas jus-j dent que M.Borden a pris ses in-qu’au docteur Clarke qui ne dissi-i formations sur le fonctionnement mule, sous son chapeau rabattu, son j de la loi du service obligatoire et visage que l'émotion empourpre s’est enquis des secrets militaires püus que de coutume.jsans jamais discuter la question de M.Borden a été salué d’applnu- la conscription,avec un seul politi-dissements qui pétaradent au long que britannique; du moins, c’est ce des banquettes mais manquent un;qu’il affirme.peu de corps.On en suit la direr-i M.Borden ne veut pas imposer scs tion.Au début ils ne gagnent pas un!vues, il est prêt à recevoir toutes seul siège de gauche; plus tard ils!les suggestions ç condition qu’elles auront atteint deux des suivants de soient raisonnalL's et qu’elles n’af- M.Laurier, M.Nealy et M.Clarke, et, tout au fond là-bas, de sorte qu’on ne voit guère s’il est à gauche ou à droite.M.Girard, de Chicoutimi Saguenay.Dans les rangs de la députation québécoise, on voit peu de battements de mains, (M.Sévigny s’agite comme s’il voulait à lui seul suppléer à Tataxie d’une douzaine de ses collègues.Sir Sam Hughes s’est placé à la première rangée des banquettes des députés.H a cet air fermé qui le fait ressembler à un clergyman, illusion que complète son faux-col droit et fermé.Il ne donnera pas une seule fois une marque d’approbation de ses mains veuves de portefeuille.114 dresse même Toreille comme s’il se * nunrm i utauifiiuu * » c» cm u jeetcnl pas Vcffl"'icité de la loi.De cette loi, quelle sera la portée?1,1.Borden répond: Je suis eonvain-0,1 qu’on ne devrait pas avoir de difficulté à trouper des renforts d’au moins cent mille hommes et probablement même d’un nombre dépassant celui-W, entre les classes de 20 à 45 ans.Glissons rapidement sur toute cet-pe longue exposition, que Ton pour-6a lire au texte même plus bas, et Oignalons la façon dont M.Borden £> tenté d’établir que la première ligne de défense ou Canada c'est la jtner du Nord et les tranchées des Flandres.Il y est dit des choses intéressantes.Ainsi M.Borden établit un parai èle entre le Dominion et l'Angle .oande onf.0,'! ’ , A ce moment l’enthousiasme s’ost (M1(.S| majs c,|j,.mg ) lui succède a la tide de la : échauffé.Les droitiers se lèvent pour i s.nronre sécurité îf TVv* U n,s'/' i ^«•clamer leur chef et le brouhaha se fonuten »s qu'on ne IP„ Ie, n,1 M1.e 01 r Northcliffe a de- prolonge pendant un instant jusqu’à j hitt-iit sans le DEMAIN :—Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa sur le discours de M.Borden* proposait une interruption au pre-l terre.Sans doute, déclare t il, la mier écart; mais il reste ainsi, en ar-j Grande-Bretagne igombat pour libé-rct jusqu a ce que son ancien “pa rer ie territoire de la Belgique et le iron ait repris son fauteuil.territoire de la France sur le front A ce moment 1 enthousiasme s’est oucst> ftiais c.||(.combat aussi pour Il n’y a pas si nous disait qu’elle , , Jusqu'à j se battait sans le moindre intérêt ce que se dresse, dans une vague i (jans cette guerre.d applaudissements de la gauche, la j Ainsi, dit M.Borden, quand les haute silhouette de M.Laurier.Canadiens ont arreté les Allemands v I s tir la route de Calais, on pont dire M, Borden a longuement épilogué j qu’ils les ont arreté sur la route de sur son projet de loi.A un cerveau ! Montréal ou d’un autre port cana-fatigué par la longue traduction de \ dicn.Puis il nous menace, si la cctle pièce et la non moins longue guerre dure, d’une invasion sous-lecture qui en a été faite (M.Borden ! marine ou de la visite d’une flotil a lu plus souvent qu’il n’a parlé (Ta-i le de zeppelins.Ce à quoi on pour bondance) il est malaise d’en donner j rait sans doute lui objecter qu’il une analyse succincte et claire à la j vaudrait mieux en ce cas préparer fois.Nous nous contenterons d’en la défense du Canada au pays si pa souligner ici et là quelques angles j rcils dangers sont à craindre, saillants.Il sera intéressant d'en- Mais M.Borden ne s’arrête pas i ( tendre la réponse du chef libéral.IL ces menaces.Il en a aussi de terri-lengagenient, ce n’était que Tautori-mira été piqué, d’autant plus que le .blés, mais de spéciales pour les pro-sation d'une levée additionnelle premier ministre lui a décerné la pa-1 vinces qui pourraient résister à lai pour augmenter l’effectif de l’armée ternité réelle de la loi qu’il veut faire j conscription.11 les livre celles-là.canadienne, mais cette déclaration adopter.Ce n’est, dit-il, on effet,rien non pas au militarisme allemand, fut considérée comme une promesse autre chose que la loi Cartier amen- mais au militarisme canadien, et il'et je suis heureux aujourd’hui qu'el-dée.mais mon modifiée dans sa subs- brandit devant elles te spectre des|le ait été regardée comme telle.Le tance paria lod de 1904, dont M.Lau- représailles militaires quand les pays répondit d'une façon splendide Voici la traduction cbmplète du texte anglais sténographié de M.Borden, traduction faite par un comité de journalistes parlementaires canadiens-français en collaboration.Monsieur l’Orateur, comme le bill que j’ai l’honneur de présenter a soulevé l’intérêt public à un assez haut degré, j’en ferai, avec votre permission, une explication plus détaillée qu’il n’est ordinairement d’usage.Tournons tout d’abord notre attention vers les événements d’il y a trois ans.Il est hors de doute que l’intention de l’Allemagne était d’assassiner les droits et les libertés de la Belgique, d’écraser la France, de faire éventuellement la paix avec la Russie, tandis que notre Empire resterait en dehors de la lutte de façon à subir plus tard le même sort, afin que l’Allemagne pût dominer le monde.L’Allemagne s’était préparée pendant près d’un demi-siècle, et se mit à Tex'écuter avec des méthodes tellement barbares que le Canada fut épouvanté.Notre détermination fut immédiate, et toute la nation s’unit dans un but commun.Des hommes de tous les partis exprimèrent la résolution véhémente de conduire la guerre à la victoire et à une paix durable.Tous se rendaient compte que l'avenir de la civilisation et de l’humanité étaient en jeu.Six semaines après la déclaration de guerre, 33,000 hommes a>-més, entraînés et cquippé.s étaient prêts à partir.Ce nombre fut augmenté de 30,000 le 7 novembre 1914, il fut porté à 150.000 le H juillet 1915, et à 250,000 te 30 octobre 1915.En 1915 et en 1916, des délégations vinrent à Ottawa pour demander au gouvernement d’imposer le service qiilitaire obligatoire, faisant ressortir avec force les inconvénients du système volontaire et le besoin de plus d'hommes.J’y voyais alors des difficultés dont je fis part privément aux chefs de ces diverses délégations., La promessede 500,000 hommes Le 1er janvier 1916, dans un message au peuple canadien, j’annonçai que le chiffre des forces canadiennes serait porté à 500,000.L'arrêté en conseil nécessaire fut passé le 12 janvier 1916, et déposé à la Chambre sans qu’aucune critique sc fil entendre en autant que je me rappelle, et l’appropriation nécessaire fut votée à l'unanimité.Mon message au peuple canadien fut considéré en plusieurs parties lu pays comme une promesse formelle.Ce n’était pas cependant un fis une tournée à travers le pays en faveur du Service national.J’étais accompagné du directeur du Service national hii-iiiême et les besoins de l’heure furent expliqués à de grandes foules qui répondirent vaillamment.A mon retour, une délégation du travail organisé vint me rencontrer au sujet des cartes du Service national.Les délégués me demandèrent de m’engager à ne pas mettre en force le service obligatoire ou pays pour aucune considération.Je leur donnai une réponse immédiate et je fis suivre une lettre qui fut publiée dans la presse du pays et qui porte la date du 27 décembre 1916.Cette lettre contient le passage suivant : “Vous m’avez demandé Tassuran-“ ce que pour aucune considération “ la conscription ne serait tentée où “ mise en vigueur.Comme je vous Tai “ dit à notre entrevue, je dois refu-“ scr de vous donner une telle assu-“ rance.J’espère que la conscription “ ne sera pas nécessaire, mais si cette “ mesure devait devenir le seul “ moyen d’assurer l’existence de TE-“ tat, de ses institutions et des libertés “ dont nous jouissons, je devrai can-“ sidérer cette mesure comme néees-“ saire et je n’hésiterai pas à Tadop-“ter.” (Appl.à droite).Au commencement de février 1917, je partais pour l’Angleterre et au cours du mois de mars je visitais en France un corps d’armée de quatre divisions au lieu de Tunique division que j’avais visitée en 1915.Nos troupes en France, à cette époque, comptaient environ 130,000 hommes de tous les corps du service- 11 est manifeste que quatre divisions demandent quatre fois autant de recrues qu’une seule, et à l’heure actuelle le recrutement ne peut combler les besoins, comme je le démontrerai plus loin.Il n’y natives; laisser nos divisions diminuer de quatre à trois, de trois à deux, et peut-être de deux à une seule, ou de combler les vides de ces divisions par d’autres moyens que l’enrôlement volontaire.C’est ià le problème auquel le pays doit faire face à l’heure actuelle.dans le corps expéditionnaire canadien, comme on l’appelle.Je trouve en tête, la catégorie A, avec quatre divisions, la catégorie B, avec trois divisions, la catégorie C avec trois divisions, la catégorie D avec trois divisions et la catégorie E.La catégorie A comprend tous ceux qui sont en état de faire du service militaire général.La division 1 comprend les hommes capables de servir dans toutes les branches du service.La catégorie B comprend les hommes en étal rie faire du service en France, mais qui ne sont pas en état de servir dans toutes les branches du service, c’est-à-dire incapables de faire du service dans les tranchées.La division 1 comprend les hommes qui peuvent faire du service de garnison ou servir dans 'des corps provisoires.La division 2 comprend les hommes capables de servir à la construction et aux travaux de manoeuvres ou pour tous autres travaux du dehors.La division 3 comprend.ceux qui ne peuvent être employés qu’aux travaux sédentaires.La catégorie € comprend ceux qui ne peuvent faire du service qu’en Angleterre.La division 1 comprend ceux qui sont capables de faire du service de garnison ou de servir dans les corps provisoires.La division 2 comprend ceux qui peuvent servir à la construction ou à être employés aux autres travaux du dehors.La division 3 ne comprend que ceux qui sont capables de faire du service sédentaire seulement.La catégorie D comprend tous ceux qui sont temporairement incapables de servir dans les diverses branches comprises par les catégories A, B et G, mais qui peuvent devenir, en six mois, en état de servir dans ces catégories.En attendant ils sont classés dans la division 1.Les hommes de la division 2 ne sont lias en état de faire du service en Angleterre.La division 3 com-prend ceux qui attendent traitement médical.La catégorie E com- prend ceux qui attendent leurs cer-i donc que deux alter- tificats d’invalidation et qui me sont plus propres à aucune dos branches du service.Je dois expliquer à la Chambre que ce sont là les classifications employées par le bureau de la guerre.Voyons maintenant une autre classification.Je viens de donner la classification par aptitude, j’en viens maintenant à celle par différentes lignes de service.Il y en a à peu près 24 avec peut-être 15 à Les conditions actuelles Laissez-moi dire, en passant, quelques mots des conditions générales ( Suite à la bèmr page.) PRÉCIS DÜ PROJET DE LOI DE CONSCRIPTION Enrôlement sans dénombrement de tous les hommes âgés de 20 à 45 ans.Ces hommes sont répartis en 10 classes.Les trois premières, appelées d’abord, comprennent tous les célibataires et les veufs sans enfants âgés de 20 à .14 ans.1ère classe: Célibataires et veufs sans enfants, de 20 à 23 ans.— 2ème: de 24 à 28 ans.— 3ème: de 20 à 34 ans.— 4ème: Hommes mariés et veufs avec enfants, de 20 à 23 ans.— Sème: Hommes mariés et veufs avec enfants, de 24 à 28 ans.— 6ème: Hommes mariés et veufs avec enfants, de 29 à 34 ans.— 7ème: Célibataires et veufs sans enfants, de 34 à 41 ans.— Sème: Hommes mariés et veufs avec enfants, de 34 à 41 ans.— Oème: Célibataires et veufs sans enfants, de 42 à 45 ans.— lOème: Hommes mariés et veufs avec enfants, de 42 à 45 ans.Les hommes mariés après le 11 juin seront appelés avec les célibataires.Les hommes qui ne répondront pas à l'appel subiront leur procès en cour martiale, en tant que déserteurs.Ils pourront être condamnés â 3 ans de prison, au maximum.Pas plus de 100,000 hommes ne seront appelés sous les armes en vertu de la loi actuelle.L’enrôlement volontaire sera permis jusqu’à l’appel de chaque classe.Des tribunaux locaux seront formés pour entendre les demandes d'exemption.Les hommes dont on aura plus besoin dans les industries et sur les fermes que dans l'armée ne seront pas enrôlés.L’acte no sera pas mis en vigueur avant d’avoir été proclamé par arrêté ministériel.¦ :H r LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 JUIN 1917 VOL.VIII.—No 136 CHOSES MUNICIPALES CONFÉRENCE LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.PENSIONS DE RETRAITE L’ADOPTION D’UN NOUVEAU REGLEMENT RELATIF AUX ALLOCATIONS VIAGERES ATTRIBUEES AUX FONCTIONNAIRES DE LA VILLE DONNE LIEU A UN VIOLENT DEBAT AU CONSEIL, SUR LA QUESTION DE.NATIONALITES — GUERRE AUX TRIPOTS — DONNONS DES NOMS HISTORIQUES AUX ENDROITS HISTORIQUES.LE TRAIT D’UNION Le préfixe anti placé devant un mot doit-il s'unir au mot ou en être séparé par un trait d'union?De ce temps-ci on peut lire dans les journaux : anti-conscriptionniste, anti-canadien, anti-boche, anti-religieux, anti-militarisme.Est-ce.selon la grammaire?~~Lu grammaire veut gue te préfixe anti soit uni au mot.Ainsi on écrira: anticonscriptionniste, anti-canadien, antiboche, antireligieux, antimilitarisme.Il en est de même de archi (archiépiscopal), extra (extraordinaire), juxta (juslaposi-tion), co (coopératif).Ultra fait exception : ultra-monarchique.On écrit cependant ultramontain.Il g a de nos jours une heureuse tendance à souder ainsi en un seul mot les noms composés.Larousse, dans sa Grammaire complète (p.192), parlant des difficultés relatives à l’accord des noms formés de diverses parties unies par des traits d’union, dit: “Toutes ces difficultés n’ont au fond qu’une importance bien secondaire et elles s’évanouiraient toutes à la fois si on convenait de réunir en un seul mot tes parties qu'on ne sépare que pour obéir à un usage tyrannique et souvent aveugle.“.Mieux vaudrait écrire des choufleurs, des ehouraves, comme des betteraves; des coffreforts, comme des piverts (pour pics verts).Plusieurs composés de ce genre sont depuis longtemps sondés en un seul mot: bonheur, bonjour, hautbois, malaise, sainfoin, sauvegarde, bèjaune (bec jaune), verjus (vers jus), vinaigre.“.La soudure pourrait se faire dans bricabrac (comme micmac), potaufeu (comme justaucorps), boutentrain (comme embonpoint).“Il est juste d’ailleurs de remarquer que la tendance ci opérer celte réunion existe et qu’aujourd’hui l’Académie elle-même écrit d’un seul jet: beefigue, chèvrefeuille, contredanse, contrefaçon, contrevent, gendarme, justaucorps, porte-balle, portecrayon, portecharge, portefeuille, portemanteau, pourboire, pourparler, tirelire, lournebro-che.etc.On conçoit que lu réunion simplifierait singulièrement cette difficulté orthographique, puisque, dès qu’une expression est passée à l’état de mot simple, elle rentre nécessairement dans la règle générale et marque son pluriel par l’addition d’un s ou d’un x final: des beefi-gues, des chèvrefeuilles, etc.ttagon, dans sa Grammaire française, cours supérieur, conseille la même chose : “Tous les noms composés, quels qu’en soient les éléments, tendent à se souder en un seul mot que Ton traite comme un nom simple.“Noms composés dont la première partie est invariable.— Ils peuvent s’écrire en un seul mot, sans trail d’union, et forment leur pluriel selon la règle, générale: casse-cou, cassenoisette, eroquemort, ca-ehenez, coupejarret, curedcnt, comptegoutte, essuiemain, garde-1 chasse, gardemalade, gâtesauce, j ehaussepied, crèvecoeur, gobemau-j ehe, passedroit, passepartout, por-teclé, portemonnaie, perceneige, pèseliqueur, pressepapier, couvre-pied, tirebouchon, serrefrein, bou-chetrou, prètenom, coupepapier, videpoche, poussecaillou.“La même règle peut s’appliquer à plusieurs noms composés où il y a une ellipse: un rougegorge (oiseau à la gorge rouge), des rouge-gorges; un terreneuve (chien de Terre-Neuve), des terreneuves; une longuevue, des longuevues; un ter-repîein, des terrepleins; le mille-feuille, les millefeuilles.Etienne BLANCHARD, p.s.s.-«- LA TERRE TREMBLE Pointe-au-Père, 11 juin — Une vive secousse de tremblement de terre, accompagnée d’un bruit pareil à un grondement, s’est fait sentir à 9 heures 40 du soir, dans tous les villages du Cap de la Madeleine à la Pointe-au-Père.A la Pointe-au-Père, on entendit distinctement le bruit, mais on ne remarquait pas que la terre tremblât.Plus bas cependant, la secousse se fit assez sérieusement sentir et dura plusieurs secondes.Québec, 12 — Un tremblement de terre a été ressenti hier soir à God-bout, sur la côte nord.La secousse commencée à 8 heures Ô2.a duré quelque vingt secondes, allant de l’ouest à l’est.La vibration a été très accentuée, c’cst l’une des plus fortes que l’on ait encore enregistrées sur la Côte Nord.SITES SUR LA GRÈVE au bord du lac St>Louifl, 30 mlnutfB ouest de Montreal Vous pourrez aller en bateau, tous baigner, ou pécher à votre porte.Le* prix sont bas maintenant, mais augmenteront certainement.Cast un placement idéal; ce sont des sites splendides pour passer les contré» de fin de semaine.$10 au comptant et $5 par mois vous assurent la possession de n*import« quel lot.Demandez un exemplaire de l’édition de la “mi-printemps" de “THRIFT".Voue y trouverez des renseignements de plus.MARCH TRUST COMPANY ISO Saint-Jacques.MAIN 3791 Le règlement relatif mi fonds de J pension municipal est amendé: désormais tout fonctionnaire de la ville qui prendra sa retraite, devra avoir [ donné 35 ans de service pour recevoir la moitié de son salaire sa vie durant; sinon il n’aura droit qu'au cinquième ou au tiers.On aurait cru que l’étude d’un règlement de cette nature pùt être faite avec calme par des échevins.Illusion- Leader du conseil et l’é-chevin O’Connell ont jugé à propos de profiter de la circonstance pour se passer autre chose que la rhubarbe et le séné.“CUT THAT OUT !” Plusieurs officiers et agents de police ont demandé récemment d’être mis à la retraite.Le conseil était à peine saisi hier après-midi de la question du fonds de pension, que l’on se demanda si le nouveau règlement devait frapper ces invalides.Tout naturellement, il y eut discussion.Or, comme Péchevin O’Con-nell, apres plusieurs de ses collègues, venait d’exprimer l’opinion qu’il valait mieux faire tomber ees vieux serviteurs sous l’ancien règlement, Péchevin Larivière fit aussitôt certaines remarques sur les quelques membres de la minorité cana-dienne-française représentant ces derniers, qui n’eurent pas l’heur de plaire à Péchevin irlandais.—“Cut that out!” s’écria-t-il.rouge de colère.“You are always bringing up that question of nationalities”.—Je suis certain que vous n’avez pas compris mes paroles, riposta aussitôt le leader; vous n’avez jamais su parler ni comprendre le français.—Je le comprends aussi bien que vous comprenez l’anglais, fit de nouveau Péchevin O’Connell, toujours sur le même ton.—Vous me reprochez de toujours faire surgir la question de nationalités, reprit Péchevin Larivière.Mais c’est vous qui mêlez toujours cette question aux questions municipales; vous sacrifiez les intérêts du public à la question de nationalités.—Moins que vous, répondit Péchevin O'Connell.Et tout fut fini.La suggestion de cet échevin relative aux fonctionnaires mis à la retraite prit bientôt la forme d’une résolution qui, une fois mise aux voix, donna le résultat suivamt: Pour.— Les échevins O’Connell, Turcot, Bliimenthal, Ménard, Macdonald, Rubenstein, Hushion, Lamarre, Brodeur, Denis, Lafortune, Weldon, Bédard—-(13).Contre.— Les échevins Larivière et Ward.LE NOUVEAU REGLEMENT.Le nouveau règlement établissant un fonds de pension pour les employés municipaux se lit comme suit : "Sec.t.— Lorsqu’un employé permanent de la Cité de Montréal devient incapable de remplir ses fonctions à cause de son âge, ou par suite de maladie chronique ou incurable, ou d’infirmités permanentes, il doit être mis à la retraite et a alors droit, sa vie durant, à une pension annuelle équivalente (a) au cinquième de son salaire annuel, s’il est au service de la Cité depuis dix ans ou plus; (b) au tiers de son salaire annuel s’il est au service de la Cité depuis vingt ans ou plus ; (c) à la moitié de son salaire annuel, s'il est au service de la Cité depuis trente-cinq ans ou plus.La pension annuelle sera calculée d'après la moyenne du salaire annuel que cet employé a reçu du-! rant les dix années qui ont précédé sa mise à la retraite.” “Sec.2.— Lorsqu’un employé i permanent de la Cité devient inca-| pable de remplir ses fonctions à | raison d’une maladie chronique ou incurable, ou d’infirmité permanente, causée par le fait, ou à l’oc-j casion de l'exercice de ses fone-| lions municipales, il doit être mis à la retraite et a alors droit, sa vie durant, à une pension annuelle; équivalente au cinquième du salaire annuel qu’il recevait lors de sa mise à la retraite, s’il est à l’emploi de la Cité depuis moins de dix ans.S’il est à l’emploi de la Cité depuis dix ans ou plus, il a droit à la pension prévue par la section première du présent règlement.” "Sec.2a.— Lorsqu’un employé | permanent de la Cité est destitué ou abandonne de lui-inême son emploi,! et qu’il entre de nouveau au service de la Cité comme employé permanent, il perd le bénéfice des années de service antérieures à sa destitution ou sa démission.” “Sec.2b.— Les employés perma-1 nents de la Cité qui reçoivent ou, qui ont droit de recevoir une pen-! sion de tout autre fonds de pension! auquel la Cité de Montréal a contribué ou contribue, directement ou indirectement, n’ont droit qu’à la moitié de la pension fixée par les sections précédentes.” “Sec.3.— Le montant de la pension accordée à un employé ne de-|vra pas excéder $3,000 par année.” i Article 2.Le présent règlement 1 fait partie du règlement No 506, à toute fin que de droit.A PROPOS DE LOTERIES L’échcvin Weldon, tout en approuvant la campagne entreprise contre les loteries (slot machines), exprime l’opinion qu’elle soit étendue aux maisons de jeu.Il a en effet présenté l’interpellation suivante au conseil hier après-midi: “L’échevin Weldon tient à dire combien il lui a fuit plaisir d'apprendre qu’i instruction aVait été donnée au chef de police de confisquer toutes les loteries (slot machines) et il désire savoir s’il y aura du favoritisme en faveur de certaines marques de loteries, comme l’on s’en est plaint dernièrement.“Il espère que l’ordre qui a été donné sera général et que non seulement les loteries, mais encore les maisons de jeu, dont les suppôts sont tous coupables d’un délit cri-minel, seront supprimées pour toujours, surtout dans le quartier St-Georges, où les joueurs ont pris une part active à la dernière élection pour le choix d’un échevin.“Le moment est arrivé de décider si le bureau des commissaires et les échevins gouverneront la cité ou seront étranglés dans leurs efforts pour épurer les moeurs, par ceux qui se livrent au jeu.” LE PARC MARGUERITE BOUR-GEOYS Les échevins Turcot, O’Connell, Macdonald, Blunienthal et Ward ont eu beau faire maint boniment au cours de la séance pour conserver au parc de la Pointe Saint-Charles son nom de Monahan, en l'honneur d’un ancien échevin — ni plus ni moins — la majorité du conseil a jugé de beaucoup plus convenable, et pour cause, de l’appeler désormais: je parc Marguerite Bourgeoys.Les échevins Brodeur, Larivière et Ménard ont judicieusement fait remarquer qu’il ne s’agissait pas, dans l’occurrence, de satisfaire la vaine gloriole d’un homme qui n’a pas donné à la ville le parc qui porte son nom, mais “donner aux endroits historiques des noms historiques.” La résolution, présentée par le leader du conseil, a été adoptée sur la division suivante du vote éche-vinal: Pour : — Les échevins Larivière, May ran d, Ménard, Elie, Lamarre, Brodeur, Denis, Lafortune et Bé-daril (9).Contre: — Les échevins O’Connell, Ward, Turcot, Blumenthal, Macdonald, Rubenstein, Hushion et Weldon (8).ET LES ABATTOIRS?Les échevins Mayrand et Ménard demandent de nouveau au commissaire Ross s’il a “oui ou non, l’intention de régler la question des abattoirs.” —Les religieuses hospitalières de Saint-Joseph de THôtel-Dieu demandent d’être relevées d’une amende de $70 à laquelle leur corporation a été condamnée en correctionnelle (Cour du recorder)._—L’échevin Dubeau, dans l’intérêt de l'hygiène, suggère de faire enlever les derniers godets de fer-blanc qu’on trouve encore dans certains parcs publies.—Le conseil permet l’incorporation de l’American Women’s Club of Canada.—Le rapporl recommandant de voter une contribution de $5,000 au fonds militaire de la Y.M.C.A., est référé à la Commission de législation.—L’échevin Larivière déclare qu’il ne demandera pas la reconsi-dération du vote sur la nomination de M.H.Hardy à la commission des écoles catholiques.L’OEUVRE DE M.BOURASSA DEVANT UN PETIT CERCLE D’ELITE, REUNI DANE L’ATELIER DE VARTIETE DIE-PARU, M.J.-B.LAG ACE, PROFESSEUR D’ESTHETIQUE A L’UNIVERSITE LAVAL, PRONONCE, HIER, UNE BELLE CONFERENCE.L’ELECTION DES COMMISSAIRES D’ÉCOLES ELLE M BA LIEU DEMAIN.AU PALAIS DE JUSTICE, SOUS LA PRESIDENCE DU JUGE LAFONTAINE — LES CANDIDATS.(Les sept nouveaux commissaires du bureau central de la 'Commission scolaire de Montréal seront définitivement choisis et élus, demain au palais de justice.M.le juge Eugène Lafontaine, représentant officiel du gouvernement provincial, présidera l’élection.En premier lieu, l’on procédera à la nomination d’un membre du clergé; deux ou trois noms sont déjà mentionnés, entre autres celui d’un prêtre de langue anglaise.La nomination des commissaires laïques suivra immédiatement.Les candidats abondent et font l’objet de nombreux commentaires ; M.J,-N.Perrault, directeur général des écoles.vient en tête de lu liste, suivi de MM.le juge Lamothe, Napoléon Giroux, ancien commissaire, Victor Doré, comptable de la Commission, Alexandre Dupuis, agent financier, l’cchevin Emery Larivière, l’avocat Alfred Duranleau, l’échevin Eudore Dubeau, Albert Frlgon et de nombre d’autres.('.es élections ne manqueront pas de provoquer le plus vif intérêt.La nouvelle commission aura à gérer un budget de deux millions de dollars et les nouveaux commissaires, 'en plus des qualités pédagogiques, devraient posséder l’art de bien administrer.L’on demande surtout des administrateurs intelligents, compé lents, progressifs, honnêtes et consciencieux.$200,000 EN FUMÉE Réginn, 11 juin.— li y a eu ce soir un des pires incendies qui soient arrivés depuis quelques années clans la capitale de la Saskatchewan.L’établissement de la Compagnie d’emmagasinage et d’expédition (Storage & Forwarding Co.) a été entièrement détruit par les flammes aver tout ce qu’il renfermait.Les bâtiments et le système de réfrigération évalués à *27,000 sont entièrement perclus; ils étaient en partie assurés.Les marchandises emmagasinées valaient environ StâO.OOO et étaient assurées par leurs propriétaires.On pense que l’incendie est dit à une défectuosité dans la pose des fils électriques.Nous ne saurions mieux rendre la pensée et l’impression du petit cer-d’élite, artistes ou amateurs d’art, tous intéressés profondément au succès de nos oeuvres nationales, réuni hier après-midi dans une salle aux murs tapissés des dessins et des peintures de feu Napoléon Bourassa, rassemblés pour la circonstance par Mademoiselle Bourassa, qu’en donnant un résumé de l’éloquente conférence prononcée à cette occasion par M.J.-B.Lagacô, professeur d’esthétique à l’université Laval.“Les œuvres qui tapissent ces murs, dit en débutant le conférencier, ne sont que l’histoire d’une noble existence qui ne connut que le labeur des hautes conceptions et rarement, pour ne pas dire jamais, l’ivresse des réalisations achevées; elles sont comme autant de pages révélatrices des efforts et des sacrifices que s’est imposé cet artiste pour acclimater l’art chez nous; elles nous révèlent surtout une conscience faite de la double supériorité de l’esprit et du cœur.C’est, du reste, le trait caractéristique qui s’accuse avec le plus de relief dans ses œuvres et ses écrits.Au sortir du collège, Napoléon Bourassa s’embarqua pour l’Europe à la recherche d’une patrie idéale.Dès ses premiers pas sur cette terre d’élection qu’est l’Italie, il se sentit T âme et le cœur d’un fils de la Renaissance.Avec l’ardeur d’un premier amour, il voulut tout connaître du passé de cette “mère de de tous arts.” Plus il s’initiait aux • plendeurs du XVe siècle, si débor-cant de foi féconde en actes de beauté, plus il sentait en lui se préciser les grandes lignes d’un vaste projet auquel il consacra toutes ses énergies, aussitôt de retour au pays.Il s’agissait d’établir une véritable école d’art, estimant avec raison que l’école et l’école seule dans un pays neuf comme le nôtre, est susceptible de populariser la connaissance de l’art et de créer un goût plus sûr pour la critique.En dépit de l’indifférence des uns et de l’hostilité des autres, il cherche dès la première occasion, c’est-à-dire lors de la construction et de la décoration de la chapelle de Notre-Dame de Lourdes, de jeter les bases d’une institution qu’il espérait devoir durer, mais qui ne vécut que tout juste la durée des travaux entrepris.Son échec, avait cependant fourni la preuve que l’école d’art par la pratique, par la production de l’œuvre même, est non seulement possible, mais qu’elle est aujourd'hui auss’ efficace qu’elle l’était autrefois, à Sienne, à Florence ou à Rome, et que ce n’est qu’à cette condition que notre pays arrivera à l'aire figure dans le domaine des beaux-arts.Mais le temps se chargera de lui démontrer combien il est difficile d’entraîner la foule sur ses pas et combien ingrat est le rôle de “précurseur.” Il avait beau prêcher par la plume ou la parole, de faire appel aux bonnes volontés pour l'aider dans son entreprise patriotique, il était seul ou à peu près, à croire que “pour arriver à un beau but, on ne peut partir trop tôt et qu'il n’est pas nécessaire d’attendre d’être un peuple nombreux pour vouloir être un grand peuple”.Durant ces interminables luttes, I> temps passait et les années de la maturité s’étaient évanouies.Or, un matin, le “père Bourassa,” qui ne s’était pas aperçu de la fuite des jours, se découvrit le port et les traits d’un vieillard, étranger et comme oublié au milieu d’une société grisée des premières jouissances que procure la richesse.Alors, on le vit se réfugier dans la solitude de son atelier, hanté de la pensée d’avoir raté sa vie, en ayant eu la faiblesse d’avoir laisser s’installer dans son cœur tourmenté et inquiet de multiples personnalités qui s’y étaient disputé la prédominance.En effet, il avait été tour à tour architecte, peintre, sculpteur, littérateur, patriote, philanthrope et même musicien, sans laisser dans aucun genre une puissante empreinte.Il le croyait du moins, et cette pensée, ancrée au fond de son cerveau sujet à des obsessions irrésidibles, le tourmentait sans cesse e alors il avait ce mot désenchanta que sa vie n’avait été qu’un 1 .mentable "bric-à-brac.” P.Bourg t a dit que les natures d’élite ont leur chagrin fixe, comme d’autres ont une idée.Ce fut le cas de cet artiste délicat, qu'accablèrent à la fois la banqueroute de tous ses rêves et la perte douloureuse d'êtres tendrement aimés.Mais, en lui, résidaient des ressources incroyables d’énergie et de résignation.Pour reconquérir sa sévérité et cicatriser la plaie saignante de son grand cœur blessé, il se mit alors à la tâche écrasante d’exécuter une toile colossale: “l’Apothéose de Colomb,” qui devait, dans sa pensée, résumer tout son PETITES ANNONCES POSITION DEMANDEE ELECTRICIEN — On demande un électricien, un homme qui puisse prendre 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YAMÀSKA.Saint-Hyacinthe.Qué.idéal de renaissant et de classique obstiné, et qui est demeurée inachevée, plus belle ainsi, parce qu’elle fait mieux voir les qualités foncières de son auteur; la hauteur et la noblesse de sa conception, la finesse de son crayon, l’entente parfaite des lois de la composition.Bourassa est avant et par-dessus tout un dessinateur, un traceur d'arabesques: il est véritablement un disciple d’Ingres pour qui le dessin était la probité de l’art.Et si d’aucuns s’étonnent que son bagage artistique soit si peu considérable, c’est qu’ils n’ont pas remarqué qu'il a été la victime des circonstances et des accidents d’une vie qui fut sans cesse battue par l’orage.Mais il a eu au moins le mérite d’avoir été 1g premier, dans la forêt touffue des préjugés et de l’ignorance, à s’attaquer aux arbres dresses à la lisière de?terres cultivées, et d’avoir ainsi permis à ses successeurs d’ouvrir des sentiers qui, par de là la masse sombre des branches enchevêtrées, laissent filtrer un peu de lumière.Ce ne sont encore que d’étroits sentiers, je le veux bien; mais on y peut marcher et déjà ils conduisent quelque part.Bourassa a donc été un précurseur, un initiateur vigilent, un ardent semeur d’idées, et ce qui plus est, un “allumeur d’esprits.” C’est de cela qu’il faudra se souvenir lorsqu’on écrira sa vie.N’est-oe pas déjà assez pour faire la gloire d’un artiste qui eut l’ambition d'être autre chose qu’un dilettante vaniteux.” AVOCATS COMPTABLES Casier postai 356.— Adresse télégraphique, “Nahac, Montréal”.Tél Main 1250-1551.Codes : Sobers West.Un.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Kdifice Transportation — Rue Saint-Jacquea LORENZO CAM IRAN 6 AVOCAT Chambre 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tel.Main 1422 MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30.RUE SAINT-JACQUES Résidence ; 2466 avenue du Fare.Rockland, 245».LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL avocats, édifice Montreal Trust, 11, place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien 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Montréal, demandeur, vst.Jack Drew, des cité et distriet dô-Montréal, défendeur.Il est ordonnü au défendeur, de comparaître dans le mois, T.DEPATIE, députc-proto-notaire.MORGAN et LA VERY, procureurs du demandeur.Montréal, 18 mai 1917.1)1.ç( KBKO, district dp Mont-renl.Cour de Circuit No 2960—Robert Dciv vaut Cmrdner, nrcbitectr de In ville dd Crovidrncr des l'.Cits-Lnis d'Amérique, v.st .Madame Veuve Gaunon, de la cité de Monti rénl Le vingt-uniéme.jour de Juin 1917, 4 dix heures de l'avimt-mldi, au domicile dj lu (iofcndertssp, au No 409 rue Cndicuxj PM cité de Montréal, seront vendus pal nu tori tf' de justice les liions et effets de U dite défenderesse, saisis en cette cause, coin sistnnt en meubles de ménage, etc.Condi* H°C V argC,lt comDtant.A.LAVERDURR Montréal, 12 juin 1917.^ INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Tel.Main 116S.76, rue Saint-Gabriel Bàtleee Chambra de Commerça ï'RO\ INCE DE QUEBEC, district de Mont real, Cour Supérieure No 1591—Eugène Dés' roches, de Montréal et J.-Achille Eajeuness* de Samte-AdMe, district de Terrebonne denmndcurs, vs.Fred.Duclos, île Montréal défendeur.Ce 21me jour de juin 1917, l dix heures de l’nvunt-midi, nu lieu d’emi H«> «-• ATinr-d-i /a w» jungnsinage, nu No 265 rue Deijiroehe, et • t5Jt.AlJKLGARDsia .des Français, les Tommies ne .donnen t aucun répit à l’ennemi dans la région de Messines.I Non contents de s’être emparés de la fameuse hauteur de Messines, la semaine dernière, les soldats du général Haig icontinuent, ici et là, à se retrancher davantage dans le territoire occupé par les Allemands.Dans la nuit de dimanche et hier, les Anglais ont de nouveau dirigé un assaut au siud et au sud-est de Messines, et ont gagné apprceiable-ment du terrain à ces 2 endroits, >en particulier dans le voisinage de la ferme La Poterie.De bonne heure, hier matin, dans cette région, ils ont capturé un système de tranchéeis.de plus d’un mille, et dans le courant de la journée ils ont considérablement accru leurs gains, progressant jusqu’à une petite distance de Warncton, don! la capture leur permettrait de dominer le chemin ailant vers d’est, jusqu’à environ 11 milles de l’importante ville de Commines.Les Anglais ont fait d’autres pri-g sonniers et ont pris aussi 7 autres “ pièces d’artillerie de campagne.Les Allemands ont lancé 2 attaques à l’improviste contre de petits postes des Français, dans les environs de Courcy, mais sans succès.Une canonnade intermittente a eu lieu sur la plus grande partie du front, mais dans la région du mont Carnillet, les 2 artilleries ont manifesté de l’activité.L’effet produit par la prise de Messines et de Wytschacte a été si formidable, que d’ennemi n’a pas encore tenté une réaction de grande envergure, dit le correspondant Philip Gibbs.Les pertes de l’adversaire en canons, mortiers de tranchée et mitrailleuses sont des plus alarmantes, car après avoir vu les terribles effets du bombardement, il est indubitable qu’il a détruit une grande quantité de ses engins de guerre, de — sorte que les trophées des Tommies • ne représentent pas toutes les pertes des Allemands en matériel.Plus terrible encore a été le bombardement qui a duré 10 jours et atteint son apogée le jour de la bataille, alors que toutes sortes de projectiles, tempête de destruction, se sont abattus sur les positions allemandes, faisant voler la terre, aveuglant les ennemis, les étouffant, les mutilant, leur faisant perdre la tète.Les officiers allemands affirment que plusieurs de leurs hommes sont devenus fous de terreur et ont cherché à tuer leurs camarades ou à se suicider.Les Anglais ont appris après avoir fait sauter leurs mines gigantesques, l’autre jour, que l’ennemi avait déjà * creusé sous leurs positions une galerie de U-0 pieds.ANGLETERRE LIBERER LES POPULATIONS OPPRIMÉES CE SERAIT LE BUT DE GUERRE DE LA GRANDE - BRETAGNE, D’APRES LA REPONSE FAITE PAR ELLE A LA RUSSIE.Londres, 11 — En réponse au gouvernement russe qui demandait une définition des buts de guerre de la Grande-Bretagne, celle-ci a répondu qu’elle acceptait de tout coeur et fcl u’elle approuvait en entier les principes énoncés par le président Wilson dans son mémorable message au Congrès américain.Le gouvernement anglais, croit, généralement parlant, que les ententes conclues, de temps à auire, avec ses Alliés sont conformes à ces principes.Le but de la Grande-Bretagne au début, dit la note envoyée au gouvernement russe, était de défendre l’existence du pays et de faire respecter les ententes internationales.Depuis ce temps-là on a dû ajouter la “libération des populations opprimées par les tyrans étrangers”.La note ne parle pas seulement de la libération de la Pologne par la Russie, mais aussi de la partie de la Pologne comprise dans l’empire allemand.Voici le texte de la note: » “Dans la proclamation au peuple "russe, laquelle est attachée avec cette note, il est dit que Russie libre ne désire aucunement dominer d’autres peuples, ou leur enlever quoi que ce soit de leur patrimoine national, ou occuper par la force, des territoires étrangers.Le gouvernement anglais concourt de tout coeur dans ces principes.La Grande-Bretagne n’est pas entrée dans cette guerre avec l’esprit de conquête; elle ne la continue pas dans ce but- Au début, son but était de défendre son existence et de faire respecter les engagements internationaux.A ces buts, on a maintenant ajouté celui de la libération des populations opprimées par la tyrannie étrangère.“Le gouvernement anglais se réjouit grandement alors que la Russie libre ait annoncé son intention de libérer la Pologne, non seulement la Pologne gouvernée par l’ancienne aristocratie russe, mais egalement celle qui se trouve comprise sous la domination des empires teutons.m Dans cette entreprise, la démocratie * anglaise souhaite grand succès à la Russie.“Par-dessus tout, nous devons chercher un règlement qui procurera le bonheur et le contentement des peuples et qui éloignera toutes les causes légitimes de guerre future.“Le gouvernement anglais se joint b de grand coeur à son alliée, la Russie, dans l’acceptation et l’approbation des principes définis par 'c président Wilson dans son message historique au Congrès américain.Ces principes sont ceux pour lesquels le ITALIE VIVE CRISE IMMINENTE GRAVE DESACCORD AU SEIN DU CABINET ITALIEN ; —.SONNI-NO, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, NE S'ENTEND PAS AVEC LES AUTRES MINISTRES AU SUJET DE L'ALBANIE.Rome, vià Paris, 12.— Le cabinet italien est menacé au moment le plus inattendu d’une crise à quel quas jours seulement de la date de la réouverture du parlement, qui doit avoir lieu le 14 juin prochain.On savait depuis quelque temps qu’il existait un désaccord au sein du cabinet, particulièrement entre le baron Sonnino, ministre des Affaires étrangères, et les autres ministres.La friction atteignit son apogée quand il s’est agi de choisir les membres de la mission italienne.M.Sonnino refusa d’apposer sa signature à la nomination de certains personnages par le cabinet comme étant les mieux qualifiés pour la tâche et il avertit les membres du ca binet que s’ils insistaient sur cette nomination, il démissionnerait.Ce fut là l’une des causes du retard mis à nommer les membres de la mission.retard aggravé par le refus du duc des Abruzzes de retourner en Amérique pour des raisons personnelles.Cependant, la vie du cabinet sembla assurée quand on apprit les succès de l’armée italienne sur le front du Carso, quand soudainement fut proclamée Tin dépendance de l’Albanie sous le protectorat italien.Le ministre des Affaires étrangères a reconnu qu’il eût peut-être été mieux de soumettre la proclamation d’indépendance de l’Albanie au conseil des ministres avant qu’elle eût été rendue publique; aussi espère-t-on qu’on arrivera à conclure une entente dans le cabinet avant la réouverture des Chambres.(Naturellement ceux qui sont déjà opposés au premier ministre voudraient bien amener l’affaire au Sénat et à la Chambre afin qu’elle y fût discutée, et dans le but de donner au roi une idée de ce qu’ils croient être le meilleur moyen de régler la difficulté, mais on espère cependant que l'influence du roi et le patriotisme du premier ministre Boselli et des autres ministres seront assez puissants pour éviter la crise.Le roi est arrivé à Rome, de retour du front et i! s’occupera immédiatement de la situation.Parmi les ministres qui ont menacé de démissionner, on cite MM.Léomida Risxolati, leader des réfor ni is te s socialistes, Bonomoni, aussi réformiste socialiste et ministre des Travaux publics, Comandini, républicain, et Fera, ministre des postes.Une autre ruée dans la région de Trente Londres, 12.— Les Italiens ont probablement commencé une autre grande attaque dans la région au sud-est de Trente: ils ont capturé plusieurs positions importantes, en particulier la plus grande partie du mont Orligara, qui a une altitude de (5,924 pieds, et le défilé d’Agnello, d’où s’étend un terrain relativement plat jusqu’au village de Borgo et à la rivière Brenta.Les Italiens ont détourné leur effort du front de l’Isonzo, où au début de l’offensive ils ont accompli une progression importante vers Trieste, pour le faire porter sur la ligne du Trentin, où la ruée actuelle vient de se déclencher.Les positions capturées sont situées dans la région de la vallée du Sugana, au sud de la ville de Trente, l’un des grands objectifs des Italiens, dans cette guerre.Ce fut dans ce secteur, qu’au mois de mai de l’an dernier, les Autrichiens ont lancé l’attaque la plus formidable de la guerre contre les troupes du général Cadorna.Après avoir remporté d’abord des succès, l'ennemi fut arrêté dans sa marche vers les plaines de la Vénétie et fut repoussé.Depuis cette époque, de fréquents engagements ont eu lieu dans ce secteur, mais ils n’avaient pas les dimensions de l’opération signalée par le bulletin officiel de Rome.Les Italiens ont fait 512 prisonniers.Leurs avions ont effectué plusieurs bombardements contre les positions d’arrière ligne de l’ennemi et contre les batteries lourdes aile-, mandes dans la haute vallée d’Asti-co et d’ASsa.Sur le plateau de Carso, où Trieste est l'objectif, les Italiens n’ont pas renouvelé leur offensive.Les Autrichiens ont tenté plusieurs fois de se porter à l’attaque au sud de Casta-gnavizza, mais les Italiens les ont complètement repoussés et leur ont fait des prisonniers en sus.peuple anglais combat.Ce sont ces principes-là qui guident et guideront sa politique de" guerre.“Le gouvernement anglais croit que, généralement parlant, il a de temps à autre conclu des ententes avec ses Alliés qui sont conformes avec ces principes, mais si le gouvernement russe désire examiner et, si nécessaire, reviser cFs ententes, le gouvernement anglais est prêt à accéder à ce désir”.HORS DE*CQMBAT ÉNORMES PERTES EN UNE ANNÉE 65.549 CANADIENS SONT TOMBES DEPUIS JUIN 1916 ET L'EN RO-LEMENT EN A FOURNI 74,510 DANS LE MEME ESPACE DE TEMPS.Ottawa, 12.— Pour justifier le bill de conscription de M.Borden, on a donné hier à la Chambre des communes, les chiffres des enrôlements et des pertes pendant les derniers 12 mois.Depuis juin 1916, les hors de combats dans le corps expéditionnaire canadien se chiffrent par 65,-549 dont 2,957 officiers et 62,592 soldats.Le nombre des tués est de 12,062; celui des morts des blessures reçues est de 2,810; morts de GRECE QUE FERONT LES ALLIÉS ?ON DIT QUE LA PRISE DE J AN IN A PAR LES ITALIENS CHANGERA LA SITUATION D'ATHENES — PLUSIEURS DESTROYERS ALLIES CROISENT DANS LE GOLFE DE CORINTHE.ETATS-UNIS LE CONTROLE DESVIYRES LE COMITE D'AGRICULTURE DE LA CHAMBRE A MIS LA DERNIERE MAIN, HIER, AU BILL DU GOUVERNEMENT FAISANT DE M.WILSON LE DICTATEUR DES VIVRES.Athènes, 11 juin — La prise de Ja-nina par les Italiens va bientôt changer la situation d’Athènes.Les journaux discutent ouvertement le sujet.Presque tous les Vénizélistes de marque ont quitté la capitale, un certain nombre de ceux qui y restaient encore, en sont partis sans bruit aujourd’hui.Le fait qui a mis le public en éveil, c’est la nouvelle que plusieurs destroyers alliés, que l’on pensait d’abord être des transports, croisent dans le golfe de Corinthe à la hauteur de la baie d’Antikyria sur les côtes méridionales de la Thessa-lie.C’est ce qu’a déclaré ce matin, à quelques-uns de ses partisans, Gounaris, l’ex-prcmier ministre, que l’on dit être en faveur des Allemands.La rumeur s’est rapidement répandue que les alliés avaient de fait débarqué à Ita, mais on n’en a aucune confirmation officielle.Un silence complet enveloppe le palais royal; on n’a pas vu le roi aujourd’hui.On sait que le général Douhma-nis, conjointement avec d’autres chefs du groupe pro-allemand, passe les nuits à élaborer des plans de résistance.Des troupes de réservistes ont certainement été rappelées, il y a deux nuits, lorsqu’un vaisseau passa au large de l’haleron avec scs lumières éteintes.On pensa d’abord que ce navire était un destroyer vé-nizéliste.La nuit dernière on entendit aussi des coups de feu, tirés on ne sait pourquoi, dans le voisinage de l’Acropole.On cherche probablement à en imposer par toutes ces préparations.Le cas échéant, il pourrait bien y avoir quelque résistance, mais tout indique qu’elle serait peu vigoureuse parce que le peuple est entièrement fatigué de Gou-naris et du général Douhmanis, ainsi que du régime qui les appuie.A la dernière heure on dit que des personnages haut placés font des efforts désespérés pour obtenir l’immunité.Le règlement de la question grec-nue va être opéré avant longtemps d’une manière radicale.C’est la dé-; «luction que l’On tire communément j de l’arrivée dans les eaux grecques du commissaire Jonnart qui est arrivé hier à Saümis.Le vaisseau de guerre français qui l’a amené a continué son voyage sur Salonique.Il est entendu que M.Jonnart arrive avec des pouvoirs plénipotentiaires du gouvernement français, agissant de concert avec les alliés.Après avor conféré avec Sarrail et Venizelos, M- Jonnart s’en reviendra à Salamis; il ira peut-être, interviewer les personnages politiques d’Athènes, puis fera à son gouvernement le rapport sur les mesures nécessaires.On a appris aujourd’hui que M.Guillemin, ministre de France, part en congé.On estime que si la mission Jonnart en décide dans ce sens, la seule solution de la question grecque se fera par la voie des armes, et que les ministres de Russie et de Grande-Bretagne partiront également.Le départ immédiat du ministre de France n’est pas sans signification.La nouvelle de l’arrivée de M.Jonnart s’est rapidement répandue et a causé une certaine agitation qui se reflète même dans les colonnes des journaux.L’“Hesperino”, qui est l'organe de la cour, dit que le voyage de M.Jonnart est dû au désir du gouvernement britannique d’avoir de plus amples renseignements sur la situation des affaires en Grèce.De son côté, r“Hestia” qui est l'organe des Vénizelistes fait remarquer, en réponse à ce qui se dit couramment touchant la divergence de vues des Alliés, que le fait que M.Jonnart n’agit pas pour la France seulement, devrait mettre fin à tous ces bruits de désunion.La ville d’Athènes est assez tranquille.Le gros de la population est indifférent.Quelques-uns des ve-nizelistes qui s’étaient enfui sont revenus ces jours derniers, mais d’autres départs sont imminents.PLUS DE VIGUEUR Londres, 11.— Le “Times” dit dans un article éditorial sur la situation en Grèce ; “Puisque les gouvernements alliés oar leurs hésitation*', et leurs tâtonnements se sont peu à peu mis dans une position qui nécessite d’une manière urgente la solution de l’imbroglio royaliste en Grèce, que cela se fasse donc avec le plus de vigueur et de rapidité possible.Tl sera ensuite possible — peut-être — de concentrer l’attention sur ce qui aurait dû être l’affaire principale des armées alliées, basée sur Salonique, c’esè-à-dirp de remplir la promesse que les Alliés ont faite à la Serbie.” A la Chambre des communes, lord Robert Cecil a déclaré que des mesures sont prises pour s’assurer le contrôle de la récolte en Thes-salie.LA CONSCRIPTION H0CKEN VEUT NOUS PUNIR LE GRAND MAITRE DE L'ORAN-GISME, DEVANT UNE ASSEMBLEE DE MILITAIRES, DECLARE QUE SI LE QUEBEC N’ACCEPTE PAS LA CONSCRIPTION, IL FAUDRA L'EN PUNIR.maladies, 911; supposés morts.1,-328; manquant»; 603; prisonniers 1 010, enfin le nombre d*es blessés est de 45,323.Au cours des derniers 12 mois le nombre total des recrues a cié de 4.510.Les hors de combat en février, mars et avril de cette année sont de 17,645 dont 4,891 sont tués, morts de leurs blessures, supposés morts, prisonniers ou manquants.Le nombre total des blessés pendant ces trois mois est de 12,243.Pendant ces trois mois, les recrues se chiffrent par 19,584.Le ministre de In Milice a ajouté qu'à date pour la defence canadienne était de 500.102 NOMS SUR LA DERNIERE LISTE Ottawa.12 — La liste des hors de combat publiée hier soir et chargée de 102 noms, contient les noms de deux soldats canadiens-français: Blessés: A.Provencher, Saint -Charles de Bellechasse, P.Q.; E.G.Bourque, Moncton, N.B.Washington, 12.— Le comité d’agriculture de la Chambre a mis la dernière main, hier, au bill du gouvernement établissant un contrôle sur les vivres, et faisant virtuel-lemenà de M.Wilson le dictateur des vivres et du combustible.Cette mesure viendra sur le tapis après que la Chambre aura terminé l’étude du bill relatif aux ports et aux rivières.Le bill confère au président des pouvoirs radicaux pour réglementer le transport, l’entreposage, la distribution et la vente des denrées alimentaires, et pour fixer un prix minimum si l’on juge cette garantie nécessaire à la stimulation de la production.Le comité a éliminé la clause fixant un prix maximum, sur l’avis do M.Hoover, croit-on, qui sera le conseiller de M.Wilson, touchant les questions d’alimentation.L’un des dispositifs de la loi qui a la plus grande portée est celui qui autorise le président à réglementer ou à suspendre entièrement les opérations des Bourses et des Boards of Trade, au cas où M.Wilson jugerait que la spéculation sur les vivres fait osciller les prix et les rend artificiels et nuit à la distribution convenable des denrées alimentaires.Le comité a retenu la clause qui permet au président de limiter ou d’empôcher complètement l’usage des denrées alimentaires pour la fabrication de liqueurs alcooliques et non alcooliques.La destruction délibérée et l'accaparement des vivres sont défendus sous peine d’amende et d’emprisonnement, et le président possède l’autorité voulue pour réquisitionner les entrepôts, les mines et les fabriques, afin de faire face à une crise de l’alimentation ou du combustible.Il est illégal de détruire délibérément un article de nécessité pour faire monter les prix ou diminuer l'offre.L’accaparement pour les mêmes fins est prohibé, et il n’est pas permis de limiter les facilités de production, de transport, de fabrication et d’entreposage des vivres ou des articles de nécessité.Le président est autorisé “à.acheter ou à pourvoir à la production .ou à la fabrication des articles de nécessité; à les entreposer et à assurer des facilités d’entreposage, par construction, achat, loyer ou autrement; à les vendre: à exiger do toute personne disposant d’articles de nécessité, de fournir le tout ou une partie de ces articles ou de ses entrepôts au gouvernement, en quantité, et au temps et au prix que le président jugera opportuns.” Le bill stipule que dans les cas où le président réquisitionne les entrepôts, les mines ou les fabriques et où le propriétaire n’est pas satisfait du prix fixé, le propriétaire peut réclamer la différence devant les tribunaux fédéraux.Dans les cas où le président réglemente les opérations des Bourses, des Boards of Trade ou des chambres de compensation, les infractions sont passibles d’une amende ne dépassant pas SI0,000 et d’un emprisonnement de pas plus de 4 ans, ou des deux à la fois.LES MÉDECINS DU CANADA ENC0NGRÈS L’Association des Médecins du Canada tiendra son quarante-huitième congrès annuel, à Montréal, mercredi, jeudi et vendredi de cette semaine.Le Dr A.-D.Blackader, de Montréal, président de l'Association a lancé les convocations à cet effet, selon la décision du conseil central.Depuis 1914, l’Association n’a point tenu de Convention, à cause des conditions spéciales occasionnées par la guerre; mais cette année, le conseil a cru sage de réunir les membres, dans l’intérêt même de l’Association.Des médecins éminents du Canada et même des Etats-Unis ont manifesté le désir d’assister aux réunions du Congrès: l’on s'attend à ce que trois cents médecins répondent à l’appel, cependant ceux des Etatc-Unis ne pourront venir en aussi grand nombre que les années passées, à cause des enrôlements militaires.Les sessions du congrès seront tenues au nouvel immeuble de la Faculté de Médecine du McGill.Jeudi soir, aura lieu le grand banquet, au Ritz-Carlton, au cours duquel le président prononcera l’adresse traditionnelle.Les sujets traités au cours des séances intéressent plus particulièrement les médecins; quelques-uns pourront avoir une portée générale comme “La santé publique, et la médecine préventive, les épidémies, etc.Une exposition d’instruments de médecins et de produits pharmaceutiques aura lieu durant toute la durée du Congrès à la salle du collège de médecine du McGill.Au nombre des médecins qui Imiteront de divers sujets médicaux, on mentionne les noms suivants.d(> médecins canadiens-français: MM.E.Grenier, J.A- Dub’.J .A.Baudouin, C.H.Baril, A.A.Bruère, J.E.Panneton.R.Masson, S.Boucher, et E.Pelletier.Toronto, 12.— D'epuis quarante-huit heures, c’est la seconde grande assemblée conscriptionniste que l’on lîient en la sa’ùe Massey.Leu libéraux et les conservateurs se sont donnés la main pour demander “la conscription de la force-hom-iwe, de la fame matérielle et de la force morale.” M.Rowell, le chef libéral de l’Ontario, a été applaudi lorsqu'on montrant sir William Hearst.assis sur la même tribune que lui, il a déclaré qu’il n’était plus question de paiHip politiques.Le chef de l’apposition a fait un long plaidoyer en ifaveur de la mesure de coercition, qui est, selon lui, le seul moyen de mener la participation à bonne fin.Le premier ministre Hearst et M.W.D.MacPherson ont pris la même attitude.Le premier ministre s’est écrié : Oublions nos querelles politiques et donnons-nous la main afin de faire donner au jeune Canada tout ce qu’il est capable de donner, M.MacPherson a dit d’un autre côté que personne ne devrait è.lre pour un parti, mais tous pour le Canada, Peur donner une certaine couleur locale à la réunion, un grand nombre de so'dats de retour du front s’étaient installés sur les premières banquettes.; on a même conduit un infirme dans sa chaise.Leur entrée bruyante a provoqué des applaudissements.Les orateurs ont pour la plupart ressassé fes arguments qu’ils avaient donné samedi dans la même salle, devant les mêmes auditeurs pour ia plupart; la salle était comme, à la première réunion, décorée des drapeaux alliés.Enfin l’assemblée convoquée par le maire Church, s’est terminée par l’adoption d’une résolution qui demande la conscription des hommes, de l’industrie et de la richesse, toutes choses qui doivent nous faire gagner la guerre.Les orateurs étaient MM.Hearst.Rowell, MacPherson, McGarry, les sergents Lowery et Turley, î’ex-mai-re Hocken, les commissaires Foster et Shaw, le Dr Sheard et l’avocat Davidson.MM.McGarry et Hocken ont été même jusqu’à dire que le Québec doit accepter la conscription ou il faudra le punir.FAITSÏNTREAl iiiijiiiiiij nmmi Des ouvrages canadiens— Les collèges, couvents et maisons d’instruction de langue française qui désirent se procurer des volumes de prix canadiens-français en trouveront au DEVOIR, qui les leur vendra à prix modéré.Voici une liste des ouvrages canadiens-français qu’il tient à la disposition Le Prêtre sur le champ de Unité Frais de poste Douzaine 1 bataille .50 .05 $4.20 Par nos champs et nos rives .75 .05 7.00 En suivant Jésus .60 .00 5.76 Qj Les Rapaillages .25 .03 2.40 m Lettres de Fadette Les Langues et les Natio- .50 .05 4.20 m nalités .25 .03 1.80 ni Mariage et Féminisme .15 .01 1.50 Sul Le Sens de Notre Histoire .10 .01 1.00 W La Vie du Père Lacombe .1.50 .15 ’ K American Folk-Lore .1.00 .07 m La croix du chemin .60 .07 Halte-là Patriote .50 .05 si Tout est cher.Pourquoi ?.25 à Lauriers et Feuilles d'Erable .50 .05 & La Vie et le Rêve .60 .05 l’unité La vieille Maison .15 .02 seule- De la Mort à la Vie .10 .01 ment n Le Pape et la Guerre .10 .01 Luttes Constitutionnelles .10 .01 K Saint-Pierre-et-Miquelon .30 .03 ïüi La corvée .75 .10 m 2000 mots par l’image .25 .04 m Âdrevsser toutes les commandes, avec remise, à L’Imprimerie Populaire (limitée) Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste” 43, rue St-Vincent, MONTREAL.m m LA VIE CHÈRE LIGUE CONTRE LESTRUSTS ELLE VIENT D'ETRE ORGANISEE ET UNE PREMIERE ASSEMBLEE A ETE TENUE SOUS SES AUSPICES.HIER SOIR, DANS LA SALLE DU MARCHE DE MAISONNEUVE.nous pour défendre nos droits, afin que nous puissions ensuite défendre les droits de nos compatriotes des autres provinces, de la province d’Ontario.” M.l’échevin Lalonde parle dims le même sens.Tl déclare qu’il est contre la conscription, parce qu’il croit que le Canada, grenier de l'Empire, lui sera plus utile en lui envoyant des vivres que des hom mes.TUE ET BLESSE PAR DES CHEVAUX Un homme a été tué et un autre blessé par des ruades de chevaux hier.Joseph Napoléon Richer, boulanger, âgé de 28 ans, demeurant 262 avenue Gatineau, était à harnacher son cheval dans Técurie, lorsque l’animal lui lança une ruade à la tête.Un employé se trouvait là, mais avant qu’il put lui porter secours, le malheureux avait cessé de vivre.Un autre, Lucien Roy, 14 ans, demeurant 783 rue Demontigny, a failli avoir le même sort.La ruade a cependant été moins grave ; i! a été transporté à l'hôpital Notre-Dame, souffrant de contusions et de blessures internes.CRANE FRACTURE Adélard Florent, 28 ruelle Dupré, un débardeur travaillant à bord d’un vapeur, a fait une chute à fond de cale, hier après-midi ; il s’est infligé des blessures graves.L’ambulance l’a conduit à l’hôpital Notre-Dame où on a constaté qu’il souffrait d’une fracture du crâne.Son état est critique.CRIMINELLEMENT RESPONSABLE Le jury du coroner a tenu Giovanni Armaro criminellement responsable de la mort de William Mattice.Il a immédiatement comparu devant le juge Saint-Cyr et son enquête a été fixé à vendredi.Armaro a frappé Mattice d’un coup de couteau, dans un tramway de fa rue Notre-Dame, le 17 mai dernier.Vendredi la victime expirait à l’hôpital des suites de sa blessure.AU MARCHÉ ST- JEÂN-BAPTISTE ! LA LIGUE DE COLONISATION NOUVEL - ONTARIO ET NOUVEAU - QUEBEC, Y TIENDRA UNE ASSEMBLEE CONTRE LA CONSCRIPTION.La ligue de colonisation Nouveau-: Québec, Nouvel-Ontario, qui depuis j le mois de novembre passé, parcourt ! les centres agricoles de la province, j pour des fins de colonisation, tiendra jeudi soir prochain à huit heures, une grande assemblée en plein air au ! marché Saint-Jean-Baptiste.Son président actif, M.J.L.Pi-neau,.se prononcera nettement con-1 tre tout projet de conscription, militaire, au point de vue économique ; du pays, et favorisera fortem’ent, ! d’aider la cause des alliés, par la I production agricole, et surtout la co-i Ionisation.Comme cette ligue fait non seule-i ment de la propagande, mais beau-I coup d’action, elle invite chacun d’être présent, surtout ceux qui sont intéressés, à la nouvelle région du transcontinental.Les problèmes actuels seront discutés.par dos orateurs capables, et ils suffirait de mentionner, que M.le Dr J.B.Prince, président de la Ligue des intérêts canadiens, avant accepté de présider cette assemblée, son succès en est assuré.En présence de plus de trois cents personnes réunies hier soir au marché de Maisonneuve sous la prési-; dence de !M.Paul Lachance, une as soclation nouvelle, la “Ligue contre; les Trusts”, a été fondée qui a pour objet, comme l’indique son nom, de; combattre les trusts de toutes espè-j ces et particulièrement les trusts alimentaires, dans Je but de réduire autant que faire :se peut la cherté de la vie et améliorer ainsi les conditions de la vie des ouvriers et du peuple en général.Elle a pour pro-j moteur M.Albert Ingley qui en est depuis le président officiel; M.l’échevin Oscar Lalonde, de Maison-' neuve, en est Le président honoraire, et iM.l’échevin J.-O.Tremblay, de Maisonneuve, le vice-president ho-1 noraire._ I /L’assemblée, du commencement àj la fin, fut une protestation unanime j et énergique contre le coût de ta vie et l’apathie du gouvernement.Le premier orateur, M.Albert Ingley, dit en débutant que l’objet de la nouvelle asociation est surtout de réduire le coût élevé de la vie.Il espère que le mouvement entrepris contre les trusts s’étendra à tout le pays.New-York, dit-il, a boycotté avec succès certains produits alimentaires; pourquoi ne ferions-nous pas comme (New-York?Il est temps que des associations du genre de celle qui vient d’être fondée prennent les choses en mains et qu’elles’ luttent sans cesse pour faire dimi-iruer les prix des aliments.M.Ingley termine par un appel à tous ceux qui sont soucieux du bien-être du peuple les invitant à s’inscrire comme membres de la ligue, privilège qui est gratuit et ne comporte d’autres obligations que rengagement de se conformer aux règlements et aux directions de la Ligue.11 annonce que d’autres réunions se tiendront sous peu.M.L.-N.-G.Pngé, dans un discours à l’emporte pièce, dénonce violemment le régime de ploutocratie que nous subissons et qui nous mène à la ruine.Son discours fut un long exposé de la situation déplorable faite aux ouvriers par la cupidité des exploiteurs capitalistes et par l’incurie de nos gouvernants.Il se plaint que nous n'ayons pas d’écoles en nombre suffisant où faire instruire nos jeunes gens et nos jeunes filles.Nous avons de beaux edifices, mais à quoi Ser/vent-iis si nos enfants n'y peuvent aller assez longtemps pour compléter leur éducation, Et c'est pourquoi nous sommes impuissants,' à lutter contre les exploiteurs _ de toutes sortes.11 rappelle le système d’éducation de l’Allemagne, bien plus avancé que le nôtre et qui pourvoit à la formation complète des jeunes gens, en leur facilitant le,s moyens de faire des cours universitaires.C’est le système qu’il nous faut à nous.IM.Page se lance ensuite dans une attaque à fond de train contre sir Lmner Gouin, contre les lois telles qu’établies, les avocats, tous sujets de misères pour le pauvre peuple, “Cessez vos luttes fratricides", dit-il après Honoré Mercier, “unissez-vous, Canadiens-français, et donnez votre clientèle exclusive aux marchands canadiens-français.Il faut que tous les Canadiens-français travaillent ensemble, non pas pour la France, non pas pour l’Angleterre.C’est ici que nous voulons nous battre, c’est ici que nous voulons mourir.Notre patrie, elle est ici; nous n’en avons pas d’autre.La France m’est pas notre patrie, l'Angleterre n’est pas notre patrie.Fils des découvreurs de PAmértque du Nord, au lieu de passer notre temps à nous faire du mal, unissons- PREMIÈRE VISITE DU DUC À QUÉBEC UNE RECEPTION LUI SERA FAITE DANS LA SALLE DU CONSEIL LEGISLATIF.Québec, 12 — Le duc et la duchesse de Devonshire et leur famille arrivent, ce soir, à Québec, où ils passeront quelques jours.Ce sera la première visite du gouverneur général à Québec depuis son arrivée au Canada- Sir P.-E.LeBlanc, lieutenant-gouverneur, Sir Lomer Gouin, premier ministre, le maire Lavigueur et quelques autres personnages, le recevront à 1.7 gare.Le duc et sa suite occuperont leurs appartements sur la citadelle.Demain soir en la salle du conseil législatif aura lieu une grande réception publique à laquelle le gouvernement provincial et la cité de Québec s’uniront pour présenter les hommages de la population au gouvrr-neur et à la duchesse.DEGATS CAUSÉS PAR LA TEMPÊTE TROIS PERSONNES SONT THEI.S ET PLUSIEURS PONTS SONT DETRUITS.! :ïtm Utica, N.Y., 12.— La plus grosse tempête de pluie qui s’est abattue sur le district depuis vingt ans a causé de grands dégâts.Trois personnes ont été tuées, trois chemins de fer ont été inondés et des dommages sérieux ont été causés par tout.Deux ponts, près d’Oriskarg Falls, sur lesquels paSse le chemà.i de fer Ontario et Western, ont ëlé emportés ; sur plusieurs milles le tracé du chemin de fer a été détruit.Le rapide du New York Central, allant de New-York à Montréal, a dû rester à Holland-Point toute la journée à cause d'un pont qui a élè emporté.Une centaine de voyageurs sont restés dans le village ; les autres sont retournés à Utica‘én automobile.MARIAGE Ce matin, en L’église Saint-Louis de France, avait lieu le mariage de Mlle Eva Bérard, de la rue Sain Hubert, avec M.Roméo - Oscar Àli géant, de la rue Saint-Hubert également.Le mariage a été célébré-par M.l’abbé Lesage, vicaire à Saint-Loui ; de France.M.Albert Dumas servai de témoin à l’épousée, sa belle-soeur, et M.Léopold Vigeant, à son fils.Pendant la cérémonie.Mil;' Blanche Archambault a chanté VA gnus Del, de Bizet, accompagnée d’un solo de violoncelle, par M.Ciossy, et M.Arthur Lapierre a exé cuté un O Salutaris et “La prlèreAi la Vierge”.Un goûter a été servi chez Mme Alfred Bérard, puis, à neuf heures les jeunes maries sont partis pour New-York et Atlantic City.“2,000 MOTS1 Vient de sortir de nos ateliers la deuxième édition de “2,000 mots par l’hnage” de M.l’abbé Etienne Blanchard, p.s.s.Bien des amélioration-ont été faites à ce travail si utile qui fait maintenant partie des “Editions du Devoir".On pourrait (ainsi que le Dictionnaire du Bon Langage) le distribuer avantageusement comrn' livre de prix.Rabais à la quantité Se procurer cet ouvrage au Devoir, ou chez l’auteur (331 est, Sainte-Catherine) , ou chez les libraires, moyennant 25 sous, franco, 29 s. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 JUIN 1917 VOL.VIII.—No 136 Lfi VIE SPORTIVE EDDIE WALLACE A SUIVI UN BON ENTRAINEMENT IL EST EN EXCELLENTE CONDITION POUR SA RENCONTRE DE DEMAIN SOIR AVEC FRANKIE FLEMING.— LE COMBAT DEVRAIT ETRE TRES INTERESSANT.jUNE BONNE ASSISTANCE A BLUE BONNETS LA PLUIE N'A PAS EMPECHE LES AMATEURS DU TURF DE SE RENDRE A LA PISTE DU MONTREAL JOCKEY CLUB.HIER.LA CONSCRIPTION Eddie Wallace arrivera aujourd’hui en noîre ville pour son match de demain soir au Gaiety avec Erankie Fleming.Le petit boxeur de Brooklyn est dans une excellente condition, et il s’est entraîné avec ardeur et confiance, dans l’espérance d’obtenir un troisième match avec Benny Leonard, pour le litre de champion poids-léger de l’univers.Cette rencontre de mercredi soir provoque un intérêt intense non seulement dans la Métropole, mais dans toute la province de Québec.Fleming et Wallace ont livré tant d’assauts dans le passé, et ces assauts ont toujours été si bien appréciés que les amateurs savent à quoi ils peuvent s’attendre d’une rencontre décisive entre les deux hommes.Les opinions sur l’issue du match I de demain soir sont bien partagées.1 Les nombreux admirateurs de Fle-j ming croient que Frankie sortira! victorieux de Wallace.Ils affirment que le pugiliste canadien n’aurait pas demandé ce match s’il n’avait pas été convaincu qu’il pouvait battre son adversaire, line autre raison pour le “boy” de Laprairie de battre Wallace, est la défaite qu’il a subie aux mains de Kilbano, le 24 mai dernier, bien que cette défaite ait été parfaitement honorable.Ses détracteurs ont profité de cet échec pour se répandre en calomnies sur son compte, et Fleming, qui est très sensible à la critique, a résolu de faire taire, une fois pour toutes, ceux, qui semblent mésesti mer sa valeur et ses capacités de boxeur.Fleming a une troisième raison de vaincre, demain soir.Comme cette rencontre sera vrai- semblablement la dernière de la saison, il créerait une impression extraordinaire en battant Wallace d’une façon décisive.Car, Wallace a franchement battu Freddie Welsh à Montréal même, et il a livré des assauts mémorables à Benny Leonard, le champion du monde.On conçoit qu’une victoire pour Fie ming sur le pugiliste de Brooklyn aurait un retentissement partout dans l’Amérique du Nord et donnerait une fière chance à Frankie d’avoir un autre match avec Kilbane et peut-être avec Leonard.Mais, si puissants que soient les motifs de Fleming de triompher de son rival, demain soir, qu’on n’aille pas croire un instant que Wallace n’ait pas autant de raisons légiti mes de vaincre Fleming.Wallace a peut-être plus de motifs encore que Fleming de triompher.On connaît l’ambition de Wallace; on sait son désir d’arriver aux plus grands honneurs, et on peut être certain que si Fleming est pour lui un obs tacle sérieux à son avancement, il essaiera do briser cet obstacle coûte que coûte.A tout événement, on peut anticiper un assaut de 10 rondes sensationnels pour demain soir, et l’enceinte du théâtre Gaiety devrait être trop restreinte pour y contenir tous ceux qui s’y donneront rendez vous pour voir deux boxeurs exces sivement scientifiques, parfaitement entraînés et des mieux doués des qualités, qui font Tes artistes de l’arène.Personne ne voudra manquer ce match, qui changera la monotonie que la température actuelle amène.Les prix sont à la portée de toutes les bourses.LES SERIES DE LA CLASSE “A” DE LA M.B.A.LE NATIONAL A OBTENU UN RESULTAT TRES ELEVE HIER SOIR — BEDARD FAIT UN TOTAL DE 453 EN TROIS PARTIES ET 172 POUR PARTIE SIMPLE.Le National était en excellente condition hier soir el aussi ce club a établi un record qui sera difficile d’abaisser- L’équipe de Rod Lamou-reux a obtenu un grand total de 1839.Bédard a eu les honneurs de la soirée avec un total de 453 en trois parties et 172 pour partie simple.Les autres joueurs de l’équipe de notre grande association canadienne-française ont aussi bien joué et ils méritent d’être félicités pour la belle victoire d’hier soir.National Violet.Crété.120 9(5 101— 317 Gourdron .123 118 10(5— 347 Ménard .127 lt6 108— 341 Charbonnier .112 131 137— 380 Labelle .124 123 101— 350 Florian .113 109 121- Bouchard .96 80 71- Desmarais .84 8.3 83- Veins .101 99 89- Foueher.91 103 134- 343 328 Totaux .485 474 498—1457 Bcssner gagne 3 parties.Robert .106 108 84— 298 Audy .137 91 96— 324 Ouimet .82 110 102— 295 Lafortune .101 88 10.3— 292 Jodoin ., 104 139 115— 358 Totaux .530 Payne 537 500—1567 Clarabut .117 102 116— 335 Mike Mahoney 108 95 104— 307 Chapman .132 102 102— 3.36 My.Mahoney .141 92 130— 363 Munn .116 116 99— 331 Totaux .Payne gagne 614 507 2 parties.551—1672 Totaux.606 586 553— 1745 Clover.Boss .84 94 113— 291 McDonald .107 88 94— 289 Evans .10:1 11(1 97— 288 Collins .185 88 94— 317 Mahoney .81 122 92— 295 Totaux.508 502 480— 1 182 National Violet gagne 3 parlies.Bisson .102 111 122— 335 Laperrière.121 125 127— .373 Cattarinich .101 109 111 — 331 Pelletier .115 107 125— 317 Bédard ., .130 142 172— 453 Totaux.578 596 655— 1839 Canadien.Lalumière .100 102 104— 306 Latour .102 101 too— 312 Croteau .112 108 no— 320 Gougeon .too 100 101— ,301 Leduc .101 109 110— 320 Totaux.545 520 514— 1549 National gagne 3 parties.Crescent, Keating .98 121 ! 9‘) 344 Kempt .127 95 92— 314 Whibbley , .115 137 125— 379 A.Fish .90 104 124— 313 W.Turner .114 106 101 — 321 Totaux.Perry .I.egallais .W.Perry Eaves .Wallace .545 5(50 M.A.A.A.BLEU 5G5—1070 99 101 101 102 82 111 ’00 118 109 94 92- 95- 123-120- 124- :,02 29(5 342 337 310 Totaux .495 532 500—las'0 Crescent gagne 3 parties.Steele G.Mahoney .120 102 88— 310 E.J.Mahoney.109 99 101__309 L.Fish .120 94 114— 328 G.Mann .73 96 140— 315 Costigan .134 103 97— 334 Totaux .562 494 546—1602 M.A.A-A.ROUGE Piper .72 88 83— 243 McCuaig .97 74 66— 237 Brown .87 120 124— 331 Kenyon .96 118 90— 294 Potter .95 104 90— 289 Totaux .447 504 453—1314 Steele gagne 2 parties.Bessner , .113 132 111— 356 .110 119 110— 339 .85 93 102— 280 .109 129 131— 369 .102 131 95— 318 Kaufman Vein field Cockles .Hisman .Bessner .LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parries jouées hier après-midi, dans les séries des ligues majeures.LIGUE NATIONALE A Pittsburg; Boston.01000000—2 7 1 Pittsburg .000000000—0 4 2 Nehf, Alleu, Tyler et Trngresscr; Miller.Grines et W.Wagner.A Cincinnati; Brooklyn .6000000002^—2 4 2 Cincinnati .()!)0021ü0x—3 7 1 Cheney et Milieu; Eller et Win-go.A Chicago: ¦New-York.200200310—8 10 0 Chicago .000000011—2 9 5 Benton et Rariden, Gibson; Douglas et Elliott.A St-Louis ; Philadelphie 400000000000 000- St-Louis 000103000000001 „ .Oschger et Killifer; Doak et Livingston.POSITION DES CLUBS Philadelphie New-York .Chicago.St-Louis .Cincinnati.Boston .Brooklyn .Pittsburg .LIGUI Chicago .Boston .New-York .Cleveland.Détroit .St-Louis .Washington Philadelphie -4 6 5 13 G.p.p/:.26 15 .634 .26 15 .634 .29 21 .586 .25 21 .543 .23 28 .451 .16 22 .421 .16 2.3 .410 .16 31 .340 AMERICAINE parties de cette ligue es à cause de la nluie.ION DES CLUBS G.P.PC.32 15 .681 .29 15 .659 .24 20 .545 .26 24 .520 .20 24 .155 .18 28 .391 .17 28 .378 .15 A—— 27 .357 Malgré l’inclémence de la tempé-I rature un grand nombre de sports-j men s’étaient rendus à Blue Bonnets hier après-midi afin d’assister à la I quatrième journée de la réunion sous les auspices du “Montreal Joc-I key Club”.Les épreuves, malgré le mauvais état de la piste, à cause de la pluie constante depuis quelques jours, furent des plus intéressantes ! et contestées.La première épreuve a fourni un gagnant à l’écurie Stockton alors que Lady Eileen passa premier sous le fil devant Hattie Croxton et Lord Herbert.Le deux ans de M.Keene se détacha du peloton au premier furlong et mena de bout en bout, mais arrivé près du terminus il fut battu par la grande favorite Lady Friteen.Lord Herbert n’eut aucune chance de remporter le premier argent et se contenta de suivre ses devanciers.L’écurie Seagram triompha dans la deuxième course de l’après-midi alors que Statim passa bon premier devant la tribune des juges.Il démarra assez lentement et se tint derrière Exmer dans les six premiers furlongs mais alors Donohue qui était en monte lui demanda de la vitesse et réussit à battre son plus dangereux concurrent Fxmer, qui prit la deuxième place.Bavarde dut se contenter de la troisième position.En se rendant au poteau, River-meade s’affola et fit deux tours et demi de la piste avant qu’il put être maîtrisé.Le juge du départ décida d’abandonner cet entêté et partit le champ sans lui Une épreuve contestée fut la troisième au programme.Cette course revint à Arriett qui battit Celto dans le “droite”, un furlong avant la conclusion’de la course.Celto avait jusque-là mené mais Crump qui montait le porte-couleurs de M.Moore commenda sa monture qui répondit volontiers à ses désirs.Bachelor’s Blend, un autre importé, se classa troisième.Dans la course au clocher ce fui Welsh King qui décrocha les honneurs.La victoire du représentant de M.Bedwell ne laissa jamais à douter, car ce coursier mena du commencemenit à la fin et c’est dans les sauts qu’il s’assura la décision sur son plus proche concurrent Chas.F.Grainger qui gagne le deuxième argent.Never Fear suivit les précédents.Trois partants prirent part à la cinquième course mais cette épreuve fut la plus belle de l’après-midi.Greenwood remporta les honneurs par une longueur devant Broom-sedge.Ce dernier fit une dure lutte au gagnant, car ce n’est que dans le Jernier tournant qu’il fut devancé par le coursier de l’écurie Marlman.Early Sight arriva dernier au grand désappointement des amateurs qui avaient mis en lui leur confiance.Un champ nombreux démarra lans ia course suivante et la palme fut idécrochée par Dominion Park qui tint la tète du commencement à la fin.Montréal se comporta très bien sur le parcours boueux et gagna les honneurs de la deuxième position.Bright Sand remporta le prix de son avoine à son propriétaire en passant sous le fil en troisième place.Darthworth mena dans les premiers furlongs mais fut battu dans l’avant-dernier tournant par Paymaster et il ne fut pas même dans ’argent.Maxims Choice et Baby’s Sister se placèrent à la suite dans l’ordre de mention.Voici les résultats détaillés: PREMIERE COURSE 1— Lady Eileen, 107, Crump, $3.80, $2.40.2— Hattie Croxton, 93, Jeffcatt, $2.30.3— Lord Herbert, 108, Parrington, $2.50.Temps, 1.04 4-5.Howard Blend, Ideal, Tit for Tat et Ruby Scruggs ont aussi couru.DEUXIEME COURSE 1— (Statim, 97, Donohue, $9.20, $4.2— Exmer, 109, Estep, $9.30.3— Bavarde, 100, Bell, $3.60.Temps, 1.32 4-5.Pepper Sauce, Gartley, J.W.Hun-ley, Otero, Hornet, Silk Rustle.Dehaven, All Amazed ont aussi couru.Rivermeade a été retiré.TROISIEME COURSE 1— Arriett, 109, Crump, $3.30, $2.30.2— .Celto 107, Mink, $2.50.Temps, 1.45 3-5.Puts and Calls et Bachelors Blend ont aussi couru.QUATRIEME COURSE ^St) el&h King, 142, Smith, $5.70, ON CONTINUE À PROTESTER LES MUNICIPALITES DE LA PROVINCE ADOPTENT DES RESOLUTIONS CONDAMNANT OFFI CIELLEMENT LE PROJET DE SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE - ASSURONS D'ABORD raeAntc \insqUceile?0H serStVpirgà portatlon des “malheureux Belges” par les Boches.Que copies des présentes soient transmisent au premier ministre du Canada, au chef de l’opposition et aux journaux.St-Joseph d’Alma A une séance régulière du conseil municipal de cette paroisse, la résolution suivante fut adoptée à Pu-nanimité : Attendu que le premier ministre du Canada, sir R.L.Borden, doit Erésenter un bill pourvoyant à l’éta-lissernent de la conscription sélective pour le service militaire d’ou-tre-mer L’AVENIR DU CANADA.propos pour le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour activer la production agricole *»“ *“ j™» sïsATsr ivîfer'At” àns conséquences désastreuses ; Ce conseil interprétant les sentiments unanimes de la population de la paroisse de Saint-Joseph d’Alma, proteste énergiquement, tant en son nom qu’au nom de toute la population, contre l’établissement de la conscription sous toutes ses formes ; 11 est proposé par M.Elzéar Gagnon, secondé par M.Méridé Tremblay, et résolu unanimement : Que copie de la présente résolution soit adressée au chef premier ministre du Canada, sir R.L.Bor-dep, au chef de l'opposition, sir Wilfrid Laurier, au député fédéral, Joseph Girard, et aux journaux.Totaux 519 60 539—1662 PYJAMAS, MARQUE “ARROW” $1.50 en montant S.-A.de Lorimier, S4-OUE8T, RUE NOTRE-DAME DANS LA LIGUE INTERNATIONALE Les résultats d’hier: A Rochester: Buffalo .010001000—2 6 0 ¦Rochester.22210000x—7 8 2 Justin, Leake et Onflow; Schact et Wendell.)\ Toronto: Toronto.20000001 x—3 7 0 Montréal .010000000—1 6 0 Zabel et Lalonge; Jaynes ci Madden, Les autres parties ont été remises à cause de la oluie.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.Newa rk .26 14 !F’ü Providence .20 17 .605 Baltimore .25 19 .568 Toronto .24 19 .558 Rochester .24 19 558 Buffalo .19 27 .413 Montréal .16 24 .385 Richmond .14 32 .304 protestations officielles des munici parités de la province.En voici un certain nombre que nous publions dans l’ordre reçu: Berthier A une session générale du conseil municipal de la paroisse de Ste-Genviève de Berthier, tenue en ia_ville de Berthier, la résolution suivante a été adoptée à l'unanisni-té.Etaient présents ; Son Honneur le maire J.F.Fernet et MM.lc»> conseiller., Charles Denis, Arthur Du-charme, Octavien Lavallée et Paul Savignac, formant un quorum du dit conseil.M.le conseiller Ducharme propose, secondé par M.le conseiller Denis, et il est unanimement résolu : Attendu que sir Robert L.Borden, premier ministre du Canada, a déclaré, à la Chambre des Communes, qu’il présentera un bill pourvoyant à rétablissement de la conscription sélective pour le service militaire d’outre-tner ; Attendu que l’envoi outre-mer de troupes canadiennes a déjà compromis gravement la situation economique du pays, et qu’il est dans l’intérêt, tant du Canada que de l’Empire et ses alliés, que la population canadienne concentre toutes ses énergies vers l'agriculture et les industries ; Attendu que, depuis le commencement de la guerre qui «sévit en Europe, sir Robert L.Borden a déclaré, à la Chambre des Communes, à maintes reprises, et spécialement le 17 janvier 1916, que le gouvernement n’entendait pas établir la conscription ; Attendu que le coût de la vie augmentant sans cesse, il est plus à propos pour le gouvernement canadien tie prendre les mesures nécessaires pour activer la situation agricole ; Que ce conseil, interprétant les sentiments unanimes de la population de la paroisse de Ste-Gene-viève de Berthier, proteste énergiquement, tant en son nom qu’au nom de toute .a population de la dite paroisse, contre l’établissement de la conscription, sans qu'au préalable le peuple soit consulté au moyen de referendum dans des élections générales, et que copie de la présente résolution soti adressée au premier ministre du Canada, l’honorable sir 'Robert L, Borden, au chef de l’opposition, sir Wilfrid Laurier, au député fédéral, M.J.A.Barnette ; et qu’il soit résolu, de plus, que le député fédéral soit prié de voter contre toute loi de conscription.N.-D.de Stanbridge A une session générale et mensuelle du conseil municipal de la paroisse de Notre-Dame de Stanbridge, et à laquelle sont présents M.le maire J.J.B.Gosselin et MM.les conseillers Joseph Granger, Ephrem Bouchard, Raphaël Dai-gnault, Alphonse Vigeant, Adhémar Desranleau et Hector Hébert, formant le quorum du conseil, sous la présidence de M.le maire.Proposé par M.le conseiller Alphonse Vigeant, appuyé par M.le conseiller Adhémar Desranleau, et résolu : Que le conseil de la paroisse de Notre-Dame de Stanbridge, tout en protestant de sa loyauté envers Sa Majesté, et sa sympathie à la cause des Alliés, dans la guerre actuelle, appuie la requête des contribuables et électeurs parlementaires de cette municipalité, priant M.F.W.Kay, député du comté de Missisquoi à la Chambre des communes du Canada, de s’opposer au projet de loi imposant la construction sélective au Canada ; et que copie de la présente résolution soit transmise au dit M.F.W.Kay, ainsi qu’aux journaux publiés à Montréal, pour être insérée dans leurs colonnes.Adopté à Funanimitè.St-Denis A une session du conseil municipal de la paroisse de Saint-Denis, comté de Saint-Hyacinthe, à lanuel le sont présents MM.Gédéas Dau 2—Chas F.Grainger, 144, Daly, 1 Peinais, maire, et Emile Plante.Na- $3.80.3—Neverfear, 144, Clark, $4.00.Temps, -1.32 2-5.Slumbercr, Racebrook et Musical Honours ont aussi couru.CINQUIEME COURSE 1— Greenwood, 115, Grump, $3.90.2— Broomsedge, 113, Parrington.3— -Early Sight, 104, Collins.Temps, 1.47.SIXIEME COURSE 1— Dominion Park, 100, Birmingham, $35.60, $8.50.2— Montréal, 105, Sneidman, $6.70.^yinght Sand, 90, BcardshaW, Temps, 1.19 3-5.Little Nephew, Shrapnel, Colors, Jerry, Cerf-Volant, Edie Henry el Miss Gayle ont aussi couru.SEPTIEME COURSE ^1—Paymaster, 114, Crump, $8.60, polcon Huard.Dosithee .\rchani-bault, Xavier Girard et Joseph Archambault.conseillers : Tl est proposé par M.le conseiller Emile Plante, secondé par M.le conseiller Napoléon Hunrd, et résolu unanimement, que ce conseil proteste contre 1’ndoption de tout projet de conscription au Canada ; Vu (pic le Canada a fait plus que son devoir dans la guerre en mettant volontairement sous les armes plus de 400,000 soldats, et en fournissant aux Alliés des munitions et des vivres ; vu qu’il serait contraire aux intérêts de l’agrieulture et de l’industrie, en les privant d’hommes dont elles ont besoin, d’établir la conscription au Canada ; Vu qu’il serait odieux pour des députés qui n’ont plus de mandats, de déporter au delà des mers, par une loi de conscription, la fleur de la jeunesse, canadienne, l'avenir de la nation, pour servir de ehair à canon : ce qui serait pire que la dé- 2 • Maxims Choice, 111, Collins, “ $3.50.ne reprendre les parties non jouées la fin de la fcnBpasb>2S01iSter’ 1(>6’T0be1’ $3-10 i Se demie?à Voladâv ,Ir’ Yodeles Darthworth15aison wMlemcnt, au cas où elles af-R?ver^i,ng’onta^tcoum h \e .Co'.>r LES PARTIES SERONT REPRISES et quemment, la cédule a été maintenue et le programme de dimanche prochain prévaudra; le voici en deux lignes: 1.30 Crescent vs La Casquette.ta i .m,,, a., ta ru».- ai -j- x „ 3'30 National vs Indiens.Ld i-i$uc de lu (
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