Le devoir, 16 juin 1917, samedi 16 juin 1917
VOLUME VIII—No 140 MONTREAL.SAMEDI 16 JUIN 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $5 OO UNION POSTALE 3 00 Édition hebdomadaire CANADA 00 ETATS-UNIS 2 50 UNION POSTALE .3 00 TP 1 ift Rédaction et administration 43.RUE SAINT.VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CONSCRIPTION Pour aller au fond des choses Le Devoir achève aujourd’hui la publication du texte du projet de loi de conscription.Suivant notre vieille habitude, nous voulons que nos lecteurs puissent se renseigner à première source et sur pièces authentiques.La semaine prochaine nous discuterons ce projet, dont M.Paul-Emile Lamarche fera d’ailleurs une analyse soignée à Maisonneuve, mercredi soir.Pour importantes que soient les dispositions précises du projet de loi, il ne faut pas cependant qu’elles fassent oublier la question de principe qui est (à la hase de ce projet elles répercussions formidables qu’aura sur la vie canadienne la levée de cent miille nouveaux soldats.Tout le monde admet, croyons-nous, qu’aucun journal n'a encore publié, sur ce sujet de la conscription, une série d’études aussi fouillées que celles que M.liourassa a données au Devoir dans les .derniers jours de mai et la première semaine de juin.Froidement, avec une modération voulue, il a envisagé la question du point de vue militaire et du point de vue économique; il a fourni des indications précises sur notre effort comparé à celui de l’Angleterre, de la France et des Etats-Unis; il a montré l’effroyable série de ,désastres auxquels nous nous acheminons et que précipiterait la levée d’un nouveau contingent de cent mille hommes; il a discuté en détail, avec son habituelle franchise, les questions de race aux-quelles se rattache le problème de la conscription et les divers aspects de la situation politique.On sait d’ailleurs qu’il conclut, non seulement à la défaite de la conscription, mais à la cessation de tout nouvel effort militaire.Cette série constitue un réquisitoire puissant et documenté dont un très grand nombre de lecteurs avaient déjà réclamé la publication en brochure.Les A mis du "Devoir” ont voulu répondre à ce désir général et les articles, fortifiés d'appendices où l’on retrouvera le texte des principales déclarations de MM.Borden et Laurier, nos propres prévisions, le texte du voeu du Monument national, celui des pétitions de la Ligue patriotique, seront mis en vente dès lundi.La Ligue patriotique a bien voulu, par son secrétariat (92, rue Notre-Dame est) se charger de l’expédition des commandes de cinquante et plus, qui seront servies au prix de cinq sous l'exemplaire, frais d’expédition en plus (1).Nous prions qu’on répande à profusion cette brochure peu coûteuse (10 sous au détail) mais pleine de substance.Il importe que l’indignation populaire s’appuie sur des raisons et îles faits, que notre protestation soit fortement raisonnée.Nous ne voulons pas d’un feu de paille: l’indignation n’est toujours qu'une chose temporaire; mais d'une action méthodique et persistante.Elle seule triomphera, non seulement de ta conscription, mais du mouvement dont celle-ci n’est qu’une manifestation plus éclatante.Nous convions nos amis à mener ces semaines-ci une vraie campagne d'éducation, à montrer au public les tenants et aboutissants du projet actuel, à le situer dans l’ensemble du mouvement impérialiste et de l’oeuvre antinationale poursuivie depuis vingt ans.La brochure sur la Conscription les y aidera fortement, leur fournira sous un format simple des arguments essentiels.S’ils veulent pousser plus loin leur travail, d’autres études dont ils trouveront l’énumération dans la ’brochure elle même le leur permettront.Les esprits sont ouverts à la persuasion, les événements ont dessillé bien des yeux: sachons en profiter.M.Boiirassa exprime, dans l’avant-propos de sa brochure, l’espoir de voir bientôt publier les discours de MM.Perrault, Montpctit, David et Lamarche.C’est un espoir auquel tous nos lecteurs s’associeront.Ils faciliteraient au public l'intelligence d’une question de la plus haute importance et, l’heure venue, nous en recommanderons la plus large diffusion, comme nous le faisons aujourd’hui de la brochure de notre directeur.La lumière ne sera jamais trop abondante.Orner KEROUX.celle de théologie.Impossible pour le moment d’atteindre toutes les écoles; par ^université on atteint tous ceux qui formeront à brève échéance la classe dirigeante, dont les opinions auront le plus de poids sur les résolutions des gouvernants.Le congrès s’adresse à bonne enseigne.Si le voeu du congrès devient loi, on peut s’attendre en peu d’années à ce que les gouvernants de la quasi indifférence qu’ils manifestent actuellement pour les choses d’hygiène passent à la plus vive sollicitude.L’opinion publique monte ra la garde.Louis DUPIRE.A OTTAWA M.SEVIGNY PATAUGE BLOC - NOTES Son erreur BILLET DU SOW.(1) On trouvera des détails précis là-dessu.s dans une annonce publiée à part.LE CONGRES D’HYGIÈNE r ~ an:.- VOEU OPPORTUN \ Les comptes rendus (les journaux «ont brefs, mais ils suffisent à démontrer le sérieux de la _ séance tenue par la section d'hygiène du congrès médical jeudi matin, à McGill.On s’est occupé particulièrement de la question de l’enseignement de l’hygiène à l’école.C’est le thème ancien.Faire l’éducation, tel est encore le meilleur moyen, le moins coûteux et le seul -sûr d’assurer à la santé publique la place qu’elle doit tenir dans les préoccupations des gouvernements.Ignoti milia cupido, comme dit le proverbe latin.Ceux qui ne connaissent pas les dangers des maladies contagieuses — la tuberculose et certaines autres innombrables — ceux qui ne connaissent pas les dangers du lait et de l’eau impurs, ne songeront jamais à dc-“ mander des pouvoirs publics des sanctions contre les laitiers malhonnêtes, ils ne penseront pas, non plus, à assurer à leurs pelits enfants une boisson potable et ils ne craindront pas d’imposer aux autres la cohabitation avec des tuberculeux et de la subir eux-mèmes.Tout le mal réside dans l’ignorance.Pourquoi éprouve-t-on tant de peine à faire disparaître les chambres noires?.UniquemenV à cause de l’insouciance du public, insouciance née de l’ignorance, qui ne s’arrête pas à songer au grave danger que présente pour les poumons l’habitation d'une pièce privée des rayons vivifiants du soleil.Si le public était prévenu, en quelques années les propriétaires auraient d’eux-mêmes remodelé les chambres noires, faute de trouver preneurs pour leurs logements.'L’ignorance, elle est encore cou-¦oablc de méfaits plus graves.Le docteur Dubé les énumérait naguère dans un discours prononcé devant un congrès de médecins, à Québec.EMc .se trouve dans toutes les classes de la société.Comment expliquer autrement (’indifférence manifestée par nos gouvernants à l'endroit de la tuberculose.On a voté de coeur joie des milliers et des milliers de dollars pour les oeuvres étrangères et on n’a pu encore disposer de quelque cent mille dollars nécessaires pour assurer le traitement annuel de plus de cent tuberculeux.L’ignorance, elle est aussi la cause que toutes les administrations, tant fédérale que provinciales, n’accordent à l’hygiène qu’une importance secondaire.Gelle-ri ne recevra des gouvernants lia considération qu’elle mérite que jle jour où ils sentiront derrière eux un sentiment fort qui emporterait, comme un fétu de paille, ceux qui js’opposeraient à l'adoption d’une législation voulue par le sentiment ‘populaire.Les gouvernants, en effet, ne font que suivre les dictées de l'opinion, c’est un cliché que de l’écrire.Ils savent que s’ils y résistent leur perte est certaine — nous en verrons prochainement une nouvelle preuve.Pour que les administrations du pays, fédérale, provinciales, municipales, accordent à la santé publique la place qu’elle doit tenir dans leur attention, la première, il est donc nécessaire de former Topinion.De quelle façon former le plus sûrement celle-ci?Parle moyen de l’école.Il est difficile d’atteindre les adultes et même si on les atteint, de recommencer leur,éducation à neuf, de les reformer.Tandis qu’avec ,1a jeunes-, se écolière d’aujourd’hui, on possède la clef de l’avenir.Voilà pourquoi les hygiénistes qui ont pris part au congrès, ont exprimé le souhait que l’instruction en hygiène commençât dès les premières classes.Cette innovation n’est peut-être |pas possible tout de suite, aussi j a-t-on été au plus pressé.On a mis jà l’ordre du jour et on a unanimement adopté un voeu portant que j renseignement de l’hygiène soit désormais obligatoire dans toutes les facultés universitaires, y compris SIMPLE CALCUL C’est trop fort! Les libéraux n’avaient pas le droii de poser au gouvernement cette question saugrenue : M.Blondin fait-il encore partie du cabinet?Depuis le temps que la presse conservatrice donne à entendre que M.Borden vu nettoyer son cabinet, c’est bien le moins qu’on commence à les croire ! Or, est-ce au moment du nettoyage que M.Borden va laisser M.Blondin entrer de nouveau au ministère?M.Doherty, nous en sommes sûr, avait raison quand il disait que M.Blondin était au service aelif et qu’il ne faisait plus partie du cabine/.De ce départ, les regrets ne sont pas universels mais il y a peut-être un homme au monde, un se.nl qui désire que M.Blondin reste à la politique et quitte l’armée.Quel est cet original?dites-vous.Vous faites fausse route, ça n’est pas un original, mais un soldai illustre, un capitaine de génie, le maréchal Jaffré.On se souvient des comptes rendus des journaux: le maréchal a été piloté à Montréal par le lieutenant-colonel Blondin.Lieutenant-colonel, c’est un grade d’officier supérieur cl naturellement, dans un trajet, au banquet du Ritz, où des conversations pouvaient s’entamer et se poursuivre, le maréchal a dû parler de haute stratégie à son interlocuteur.Dans l’année française un officier supérieur a fait quelques années de Saint-Cyr et de l’Ecole de guerre, sans compter le long exercice du métier.Devant la belle jeunesse de M.Blondin, le maréchal s’est dit assurément que seuls ses brillants ta-lenls da stratège lui avaient valu ce prompt avancement.Il a peut-être tenté au parratlèle entre la bataille, de la Marne et Austerlitz.Voyez-vous la tète de notre colonel?Le maréchal a un coup d’oeil rapide, il Ta prouvé à la Marne, ses conclusions ont dû cire tirées incontinent: M.le ministre, a-l-ü dit, in petto, j'espère bien qu’on ne doit pas juger à votre ignorance de la valeur de tons les autres officiers canadiens.En tous cas, avec une pareille science de la tactique vous rendriez parfaitement inutile, sinon nuisible, le millier d’hommes qu’on vous confierait au front.Je souhaite donc de tout mon coeur que vous retourniez à voire fauteuil ministériel.Mais M.Blondin en dépit des déclarations de M.Doherty, et peut-être malgré M.Borden, semble vouloir retourner au ministère.Les journaux annoncent, en effet, qu’il assistait jeudi à un caucus.Il a même dit que le mouvement anti-conscriptionniste ressemblerait à celui de 1885 qui fut un feu de paille.Evidemment M.Blondin n’est lias fort en mathématiques et ne connaît pas l’importance des facteurs.En 1885, il s’agissait, si nous nous souvenons^bien, de l’affaire Riel.La province ne, voulait pas que cet homme fût pendu, qui avait été pris pourtant les armes à la main.Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus de liiel tuais de vous, de moi, de notre voisin, de notre frère on de notre fils qui sont beaucoup moins loin de nous que ne le fut jamais Biel ; il s'agit de soi-même ou de ce qu’on a de plus cher au monde.En admettant que le mouvement de 1885 fut un feu de paille, il n’en reste pas moins vrai que pour connaître l’intensité et les chances de durée du feu de paille d’aujourd’hui U faut multiplier celui de 85 d’abord par les cent mille individus qu’on forcera à prendre les armes et ensuite par les familles, les amis, les proches de ces cent mille qui sont au moins au nombre de trois pour chacun de ceux qui seront ainsi enrôlés.Et cela donne le joli chiffre d’au moins 400,000.M.Blondin, le feu de « paille de 1885 se trouve multiplié exactement par 400,000.,1/.Blondin, voilà des calculs que vous eussiez appris à faire si d’officier vous n’aviez pas que l’uniforme.RIEL.L’EXCÈS DE MOBILISATION On trouvera, en tête de notre Chronique de ta grande guerre, un article de la Croix de Paris, vieux déjà de sept mois, mais qui suscitera d’utiles réflexions pour le temps i présent.Ottawa, 15 juin 1917.Il serait difficile de résumer d'un mot la séance d’aujourd'hui à la Chambre.Elle a tenu à la fois de l’examen scolaire et du burlesque avec une teinte pathétique occasionnelle, et c’est M.Sévigny qui en a fait les frais, prenant, de par la force des choses, l’attitude d’un mauvais écolier qui n’a pas appris sa leçon et qui l’annonce pitoyablement devant un bureau d examinateurs peu bienveillants et tout disposés à s’amuser à ses dépens.Les choses en sont venues à ce point que l’on a pris un vote, chose ex ceptionnelle pour un vendredi, et secondement que l’on a ajourné la séance de bonne heure pour l'unique raison que le ministre des Contributions indirectes n'était pas en mesure de fournir les renseignements demandés.?IJ n’est que juste de dire ici que M.Sévigny ne dirige ce ministère que depuis cinq mois environ, mais à le voir consulter le sousministre à la moindre question de l’opposition, on eût dit qu’il ne s’en était pas occupé cinq jours durant.On n’a pu s’empêcher de remarquer le contraste que présentait l’embarras et les embardées verbeuses du présent ministre avec la maîtrise discrète avec laquelle son prédécesseur, M.Patenaude, fit passer scs crédits l’année dernière.On ne saurait ’’gaffer” plus malchanceuse ment que M.Sévigny l’a fait pendant la plus grande partie de la séance, à l'amusement inénarrable de l’opposition et d’un certain nombre de ministériels, dont quelques ministres, qui ne paraissaient pas fâchés au fond de voir leur jeune collègue si bien empêtré.C’est une question en apparence fort innocente de M.Ernest Lapointe, au commencement de la séance, qui a ouvert le bal.—“Quel est le comptable de votre ministère ?a-t-il demandé.—“Il n’y en a pas actuellement, répondit M.Sévigny.—“Mais un journal a annoncé dernièrement (pie M.Raoul Renault, rie Québec, venait d’être nommé à ce poste.—“Non, j'ai recommandé M.Renault pour cette posilion, mais la commission du servit , :vil l’a re fusé.” M.Lapointe demande alors si le ministre approuve les idées émises par son protégé, clans son journal hebdomadaire, le Franc Parleur, au sujet de la guerre et du recrutement.M.Sévigny répond que M.Renault approuve la participation du Canada a la guerre, mais il a écrit des articles relatifs aux méthodes d’enrôlement suivies par sir William Price, articles qui n’étaient pas de nature à aider au recrutement en général dans la province de Québec.“Ce fut l’une de mes rai sons pour lui donner celte posi lion,” conclut M.Sévigny, qui explique qu’il espérait faire disparaître le Franc Parleur en dormant une position à sou directeur et mettre fin par là à une campagne de presse préjudiciable au recrutement.C’est sur cette phrase du ministre que devait rouler la discussion peu dant tout le reste de l’après-midi.Cela commença par le président intérimaire du comité, M.Blain, qui voulut défendre qu’on s’occupât des opinions de M.Raoul Renault.M.Olivier réclamait pour le comité le droit de connaître à quelles sortes de personnes le ministre donnait ses recommandations.M.Blain in-sisda pour qu’on s’en tînt à la question, et M.Oliver en appela à la Chambre de la décision du président intérimaire.Celui-ci fit rapport au président permanent, M.Rhodes, revenu pour la circonstance, qui mit aux voix la décision du president du comité.L’opposition exigea le vote nominatif qui comporte le cérémonial des strands jours.Et l’on s’en fut sonner la cloche et déranger dans leurs bureaux quelques ministres et M.Laurier qui arrivèrent en demandant qu’est-ce qui pouvait bien se passer d’int portant.Le vote donna une majorité de 20 voix au gouvernement, et la séance reprit son cours, M.Laurier et les ministres retournant in continent à leurs occupations extérieures.Mais l’incident était loin d’être vidé, car l’opposition prétendait (pie M.Blain n'avait pas posé la question telle qu’elle se présentait.Il s’agissait de l’admission du ministre qu’il avait voulu placer un homme pour lui faire discontinuer scs articles déloyaux.“Je n’ai pas dit cela”, rétorque M.Sévigny, ouvrant ainsi toute grande la porte à une nouvelle discussion de l’affaire.M.MacDonald lui affirme qu’il l’a dit et précise que M.Sévigny a dit nue le Franc Parleur nuisait au succès du régiment de son ami, sir William Price, et quç c’eût été rendre service à la cause des Alliés que de faire taire ce journal.Là-dessus l’opposition s’indigne à tour de rôle."C’est instituer une prime nu chantage! s’écrie f.vec indignation M.Knowles, de Moose Jaw.et si nous ne protestions pas il se lèverait aux quatre mo - j Un rédacteur de la Presse disait I à Toronto, il y a quelques heures, coins du pays des gens sans a'cu j d’après une dépêche aux journaux (pu ne reculeraient devant aucun du matin (;lle .]es visionnaires moyen pour se rendre insupporta- conduits par Rourassa se sont en blés afin qu on leur octroie de bel- parlh, trompés eux-mèmes et que, les positions.Le ministre a pronom j ]e rcsle> jis ont berné le pence la des paroles regrettables, et k,» Ce journaliste a bien choisi pour ma part je refuse de voter un ; ,SÜ1I temps pour parler ainsi 1 Est-ce sou des fonds publics a un ministre.,., Pr10 ans d’cxpcrienca ROCH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile •- Edifice Doluth 528, Parc Lafontaine.50 rue Notre-Dame O.Tel.Saint-Louis.4938.Téléphone Main 4369 DIVERS ARGENT A PRETER J’AI A PRETER 51,500 à éOO.OOO et plus, première hypothèque, propriétés à Montréal.Aussi prêts aux fabriques, à Montréal.Conditions avantageuses.Notaire Lebeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 0815.A VENDRE ou A LOUER, île à Ste-Rose avec maison, 7 Une cham- Ottawa, 16 — Le représentant du “Devoir” a eu l’honneur d’être reçu hier matin au Château Laurier par M.A.E.Arsenault, que la rumeur désigne comme le nouveau premier-ministre de Pile du Prince-Edouard.M.Arsenault est âgé d’environ 45 ans, il est brun et mince et s’exprime naturellement en un français excellent.Il nous a reçu avec 1» plus grande courtoisie, tout en se défendant d’ê tre déjà le premier ministre de sa province.“Il faut d’abord, nous dit-il, que M.Mathieson le premier minisire actuel donne sa démission au i lieutenant-gouverneur et désigne son i successeur.Si je suis désigné comme “Nos pères !on veut bien le dire, je serai alors bres.S’adresser à Gunn, Langlois et Cie.CHAMBRE et pension, 1186 Berri près l’église Pères Saint-Sacrement, piano.Téléphone St-Louis 319.ENVOYEZ-MOI treize centins et vous recevrez par la malle un échantillon des I.ithines du Dr Gustin pour 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ont légué un patrimoine, il faut le défendre envers et contre tous, le Canada est notre seule patrie, c’est pour lui que nous voulons vivre et mourir.Nous ne venons ipas ici comme candidats, nous venons pour vous ; jTlinist ersonne” montrer le danger et vous en prévenir, les candidats.Us viendront demain ce sera alors le temps de séparer définitivement l’ivraie d’avec le bon grain.* Après avoir expliqué sa conduite du Board of Trade, M.Doyon 1er mine par l’histoire qui conduisait son Doeur a loir, l’animal voyant l’instrument meurtrier retourna entraînant son eonduclnir “Where are you going?” ui criait un voisin.— “Demande-le an boeuf, aurait dit l’irlandais.sairement le torrent de la conscrip-j lion.L'impérialisme s’est infiltré j chez nous et avant qu’il soit long-! temns, nous, citoyens libres d’un! “self governing Dominion”, nous] serons devenus les vassaux, les es-; •laves d’un peuple qui n’a d’autre idéal que maintenir la suprématie de son commerce dans le monde.11 es! criminel d’essayer d’imposer au Canada une politique dont le peuple ne veut pas ; si on veut le savoir, on n'a qu'à te consulter.Si la conscription est introduite en 1917, c’en sera fini à jamais de nos libertés politiques.Nous ne voulons pas mourir, ni politiquement, ni comme nation.Il est temps que nous sachions si nos compatriotes an-glais veulent que nous les considérions comme des passants en notre pays à nous, les seuls enracinés au -of.Il s’est enrôlé, dit-on, 14,000 des nôtres.Ce n’est pas beaucoup, tant mieux.Ou bien les Alliés nous trompent ou ils sont sincères.S'ils nous trompent, nous avons bien fail de rester ici ; s’ils sont sincères dans leurs prétentions de lutter pour les petiles nationalités, restons ici pour défendre nos libertés menacées.M, Arsenault s’est contenté de sourire.Il nous donne, les meilleures nouvelles de sa province où la concorde est parfaite entre les deux éléments anglais et français.[.es Acadiens ont toujours réclamé de cet Irlandais leurs droits paisiblement et sans vio-boeuf à l’abat- lence et ils ont obtenu tout ce qu'ils voulaient.Nous ayons une cinquan-laine d’écoles bilingue dans l’He et l’on vient de loin chercher chez nous des instituteurs bilingues- Nos principales ressources sont l’agriculture et les pêcheries et nous exportons beaucoup de pommes de terre dans le reste du Canada et un peu aux Etats-Unis.Le père de M.Arsenault a fait partie pendant onze ans du cabinet pro-vincial de File et son frère a été longtemps député.Les Acadiens se sont enrôlés en grand nombre dans la guerre actuelle et le l55ième régi-ment contenait plus de 25 pour cent d’Acadiens.M.Arsenault est conservateur comme on sait et se déclare en faveur de la loi de conscription de sir Robert Borden.-¦7» u '•nrdormerîe M4j• JLm*-.j4.Mèrqrvmjc 528 rue Sainte-Catherine est, entre Saint-Timothée et Amherst, près Moulin Rouge.Resftcmrlagc et rapiéçage à la mécanique, ?xécutés en un clin d’oeil.Appelez : Est 5526 et vos chaussures, prises ù domicile, vous 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Louis FRECHETTE.La premiere étape de Ernest Psichari PAR Mgr A.LE ROY.Ex Africa semper aliquid novi.Ernest Psichari, né à Paris le 27 septembre 1883, fit de fortes études aux lycées Henri IV et Condorcet; à dix-neuf ans.il passait une brillante licence de philosophie.n à la guerre, à la caserne sur-i tout, école de discipline mais non ' écoie de moeurs.‘‘La guerre, c’est le ; grand mal: une des plus tormida-j nies inventions de Satan dans saj itule contre Dieu.Elle n’a pas chan-j ge depuis son origine.Or, ta guerre j qui, jusqu’ici, s’était tenue à Dhori-i zon, s’est soudain rapproché de; nous.De sa poigne brutale, elle j nous a saisis à ta gorge, et nous nous débattons sous son étreinte.Par-: viendrons-nous à nous dégager ?| L’avons-nous mérité?” il faut réparer et prier pour écar-: 1er les calamités prêtes à tondre sur ia patrie.'‘Qui connaît Ja puissance un Sacré Coeur?il peut faire crouler les projets les mieux assis.Et comment ne nous exaucerait-il pas?Quand plusieurs se réunissent ensemble pour prier iis obtiennent tout ce qu’ils demandent pourvu quits reconnaissent 'leur propre int ; Ipuissance.N'est-ce pas notre cas?”; Après le sermon, M.Arthur Saint-] Pierre, du comité centrai de l’A.C.’ !J.C., lut à haute voix la consécration ! solennelle de l’Association cathodique de la jeunesse canadienne-fran-; I raise au Sacré Coeur, et la suivit ! de la promesse solennelle d’un ex-jvoto, en souvenir de ses bienfaits.Puis la procession du Très Saint j Sacrement s’organisa dans l’église : cvle défila par l’allée du centre et les allées latérales pour revenir par j le centre encore jusqu’au sanctuaire, joù le Saint Sacrement s'arrêta à j l'entrée, tourné vers les assistants; à ce moment solennel, les hommes et j'ies jeunes gens se jetèrent à genoux jet lancèrent des invocations au Sa-j | cré Coeur.! i Un salut très solennel termina la j cérémonie, ! S t-Pierre-aux :Iiens PROCESSION ET ILLUMINATION Fidèle à la promesse qu’elle a so-lenneliement faite le 30 juin 1916, la j paroisse de Saint-Pierre-aux-Liens' réitérait de nouveau hier soir sa profession d’amour envers le Sacré Coqur.Est-ce à cause de l’heure an-; goissante que nous vivons?.La manifestation a pris un caractère à la fois louchant et imposant que n’avaient pas eu ses devancières.Cette procession aux flambeaux, dans un décor que la jxiété des fidè-es avait su si industrieusement em-.'ellir, a profondément ému les meurs.Les paroissiens s'étaic-nt préparés ; la fête par un Iriduum, prêché par abbé Charles Roseoni.ancien curé t Sainte-Catherine de Montréal; jeu-li el hier malin, nombreuses furent os communions qui le clôturèrent.r * * Vers G heures, hier soir, sur toutes les résidences de la jolie petite xaniieue de Montréal, les drapeaux claquaient au vent frais.A l’église, •liez les RR.SS.Saînte-Anne, à l’académie Desrosiers, dirigée par les RR.FF.Maristes, les fenêtres, ornées de transparents aux couleurs et aux inscriptions les plus variées, donnaient un cachet toul à fait particulier à l'aspect général du village.Tout à l’heure, à la brimante, pendant ([uc la statue du Sacré Coeur passait par les rues, les lumières placées derrière les transparents de vaient produire le plus joli coup d’oeil.A 7 heures 30, la cloche de l’église appela les fidèles au salut du Très Saint-Sacrement, qui fut chanté par l’abbé J.Dennis, vicaire aux Saints-Anges de Lachine.L’abbé J.P.Desrosiers, vicaire forain, curé à Saint-Pierre, l’avait fait précédé d’un éloquent appel en face de la statue du Sacré Coeur, que Ton avait placée à l’entrée du sanctuaire.Lorsque vous passerez tout à l’heure par nos rues, avait-il dit.la voix vibrante, veuillez, ô Sacré Coeur, pour répandre votre règne dans les coeurs, susciter de nouveaux apôtres, Bénissez cette paroisse; mais surtout, en ces temps troublés, préservez notre jeunesse en rétablissant la paix parmi les hommes.Faites, à Sacré Coeur, que, fidèles au précepte évangélique, luise bientôt l’aube tant désirée où nous les verrons s’aimer les uns les autres comme des frères! Le chant, à l’orgue, direction R.F.Paul-Henri, directeur de l’académie Desrosiers, fut exécuté par les jeunes élèves de cette institution.A 8 heures lô, illumination splendide en face de l’église; quantité de lanternes et de flambeaux trouaient merveilleusement l’obscurité de boules de feu.Autour de la statue du Sacré Coeur, qui orne Tesplanade s’étendant du presbytère au couvent, le halo d’ampoules électriques resplendissait.Comme il commençait à bruiner, une immense supplication, partie du coeur de la foule, s’en fut toucher le Sacré Coeur: “Que la température nous soit clémente!” s'était écrié le pasteur et les fidèles avaient répété: “Que la température nous soit démoule.” Et les acclamations au Sacré Coeur se répercutèrent longtemps dans la nuit.La procession s’était mise en marche, défilant par la rue Saint-Jacques.les sept avenues de Saint-Pierre, les rues des Erables, Camille, du Moulin.Rolland.Windsor et Stanley.Les élèves de l’académie, précédés des drapeaux du Sacré Coeur, de la Saint-Jean-Bnptiste et des Artisans, de la bannière de la tempérance et de nombreux fanions, étaient suivis du clergé composé de l’abbé Desrosiers, du R.P.Joseph-Emérie, provincial des RR.FF.Ma ristes, des abbés Dennis, Roseoni et J.O.Gauthier, vicaire à Saint-Pierre; des autorités municipales: MM.L.I).Trudeau, maire.II.C.Saint-Amour.Adrien Chabot, W.E.Tur-geon.Denis Charlebois, S.I).Jones, T.C.Kelly, échevins; J.E.Moulin, secrétaire du conseil; et d’une immense foule qui, de leurs flambeaux sans nombre, éclairaient la marche a giorno.Fermait le défilé la statue du Sacré Coeur du sanctuaire, portée par quatre jeunes gens: MM.A.Prévost, J.Prévost, L, Précourt et A.Chabot; quatre petits garçons accotnpR-gnuient avec des lanternes artistiques.CONSCRIPTION Le reptile a Haut les coeurs Stimulez- ù VIN TONIQUE APERu! ! 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Notre Père : Que votre règne arrive.1 Belle cérémonie chez les RR.PP.Obi at s La solennité de la fête du Sacré-Coeur a été de toute beauté hier soir à l’église Saint-Pierre, rue Visitation.Les révérends Pères Oblats qui desservent ce temple, l’un des plus imposants de la ville, avaient voulu donner à la- cérémonie un éclat inusité-Après la grande procession dans l’église d’une statue du Sacré-Coeur, le Rév.Père Gervais récita à haute voix l’amende honorable au Coeur de Jésus et ces si touchantes formules [ d’appel à sa bonté et à sa commisération.Le sermon du Rév.Père Per-dereau.fut une humble supplique au Sacré-Coeur pour le prier d’éloigner I du peuple les horreurs de la guerre et (le la famine.i Le salut du Saint-Sacrement mit fin à la cérémonie.Le Père Gervais célébrait assisté du Père Bernèche, diacre, et du Père Robert, sous-diacre.Les officiers de la Ligue de Tempérance, des jeunes gens du Sacré-Coeur et de Noire-Dame du Sacré-Coeur escortaient le Saint-Sacrement pendant la procession.Des fleurs de toutes sortes, fournies par les paroissiens, festonnaient le choeur et l’autel.Mlle Marie-Louise Laurier touchait l’orgue et M.Champagne avait la direction du choeur de chant.Cette cérémonie religieuse était célébrée en union de coeur et de pensée avec les fidèles de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre, Paris.Avant-hier soir, à 7 heures 30, le Saint-Sacrement avait été exposé dans l’église à la garde des fidèles qui vinrent y prier toute la nuit.ministre des Travaux publics; Mi-thouard, président du Conseil mu-1 nicipal; le préfet de police, Henri j Rousselle, président du Conseil gé- ! néral; David-Menet, président de la j Chambre de commerce; des députés.des sénateurs.M.Mithouard, après un hommage mérité aux promoteurs et orga nisateurs de la Foire de Paris, a parlé de l’avenir économique du pays en donnant comme formule à notre politique économique, non pas la devise de l’internationalisme fondé sur la lulte des classes et la négation des patries, mais cette formule de salut: “Industriels et commerçants, patrons et ouvriers, producteurs et consommateurs dt F’rance.unissons-nous!” M.Delanney et M.Laurent, puis M Henri Rousselle, ont parlé de:: fruits précieux que portera l’organisation de cette Foire de Paris qui est un acte de travail.“C’est i( prélude de la politique d’unien qui saura faire Talliance (les deux gran des forces qui mènent le inonde force matérielle de production et force morale de liberté et de justice.” Après un discours très applaudi de M.David-Menet, le ministre d 1 Commerce, applaudissant à l'oeuvre entreprise, a rappelé par des exemples l’emprise étrangère don! les commerçants français étaient victimes avant la guerre.I! a recommandé pour l’avenir, comme l’avait dit M.Mithouard, non pas la lutte de classes, mais l’union des classes; c’est ainsi que nous serons sûrs du lendemain, dans l’industrie et dans la politique.SPECIAUX EN “OLD HICKORY’’ Spècial en ”01(1 Hickory”.Nous mettrons en vente lundi une quantité limitée de chaises en “Old Hickory” de valeur, avec sièges doubles, la monture est faite de bois nnlurei, portant encore son écorce et qui rend ces meubler» si attrayants.Ce:; chaises sont réelle-ment une bonne valeur à.LITS DE CAMP AVEC MATELAS POUR $3.95 Lits de camp, à monture dr is, avec sommiers en broche polie, pattes pliantes et supr «rts à oreillers, ainsi qu’un matelas roulant en coutil fort, en von- QK te lundi, complet pour.X’ ,h , -1 ^ I S6.S9 75 GLACIERES A $6.89 IA MEILLEURE VALEUR DE LA JOURNEE, sera une glacière à une porte, en orme, fini chêne doré, intérieur galvanisé, hauteur 40 ^—vies, profondeur 17 pouces, largeur 21) pouces, c'y sera ;n:se en vente à.Plus de vSvgt modèles et finis différents, seront montrés dans notre rayon de iSacièrcs, lundi, à des prix pour convenir à toutes les bourses, depuis.SS.,50 S45c00 EXTRA SPECIAL, $19.75 Seulement six glacières.Intérieur et extérieur émaillés, grandeur: 44 pouces de hauteur, 31 pouces de largeur, rien de plus sanitaire, rafraîchissant et propre.Prix.$19.75 PATHEPHONES Apportez cet été à In campagne ou au camp, un petit PATHEPHONE.Le PATHEPHOXE CABINET sera plus approprié si vous passez Pété h la ville.Vous pouvez vous procurer un PATHEPHOXE '“ NOTEZ.— Lundi nous ofrirons une quantité de MACHINES SPECIALES POUR LE CAMP, construites en chêne, grandeur 11 x 11 Vo, au prix remarquablement bas de .$9.98 ,-i *4 ST LA FOIRE DE PARIS Paris.le 18 mai.— La cérémonie officielle d’inauguration de la Foire de Paris a eu lieu, hier matin, à dix heures et demie, à l’hôtel de ville, dans la grande salle des fêtes, où se pressaient une foule de commerçants et d’industriels.M.Clémentel, ministre du Commerce, prit place sur une estrade officielle, entouré de MM.Desplas, CONTES POPULAIRES CANADIENS Le Journal of American Folklore vient de publier au Devoir une nouvelle série de contes populaires canadiens recueillis en grande partie par M.Marius Barbeau, de la Société royale, à Ottawa; la même revue publiait l’an dernier une première série de contes du terroir recueillis dans nos campagnes canadiennes-françaises, et qui a eu beaucouD de succès.Nous tenons l’une et l’autre séries à la disposition de nos lecteurs et du public, au prix de $1 l’unité, plus 7 sous pour frais de port, soil $2.14 pour l’ensemble du travail de M.Barbeau, contenu dans deux livraisons françaises du Journal of American Folk-Lore.11 faut adresser les commandes, avec remise, par la poste, à l'administration du Devoir.NATTES POUR MAISONS D’ETE Vous aurez sûrement besoin de quelques-unes de ces jolies petites carpettes pour votre maison de campagne, pour mettre en face du chiffonnier, comme descente de lit ou dans rentrée.Nous en avons des piles qui attendent votre visite.Venez nous dire combien il vous en faut.Carpettes en “Crcx”, grandeur 9 x 12, prix.$16.10 Grandeur b x 9, prix.$S.08 Carpettes Japonaises “Sanitax”.Grandeur fi x 9, prix .95.30 Grandeur 8 x 10, prix .97.10 Grandeur 9 x 12, prix .9S.Ofi Nattes en catalogne, grandeur 21 x 3fi.Prix $1.60.Natte en catalogne, 21 x 18, prix 91.08.Natte en catalogne, grandeur 27 x 54, prix S2.V5.Natte en ‘‘Crcx”, grandeur 36 x 72, prix 92.00.Natte Japonaise, 36 x 72, prix 91.79.Natte Japonaise, 30 x 60.prix 91.3».V V Pp**'A M lilh1 §f I mmi r$M mÆ.« POELE COMBINE A GAZ ET CHARBON, POUR $«9.00 Un nrticlr d’été absolument nécessaire dans la cuisine moderne.Contenant quatre grands brûleurs à gaz et quatre ronds ordinaires, pour charbon, fourneau, combinant charbon et gaz, toujours prêt ù utiliser, soit séparément, soit ensemble, ce poêle a de jolies montures nickelées, tel-es qu’illustrées.Prix.$69.00 LA CONSCRIPTION Par Henri Bourassa L’exemplaire.$0.10 franco.1 douzaine.$1.00 franco.50 exemplaires.$2.50 plus frais.Toutes les commandes pour 50 exemplaires et plus devront être adressées à M.Wilfrid Deschênes, au secré- 3 tariat de la Ligue patriotique des intérêts canadiens, No il 02-est rue Notre-Dame, (ch.12) à Montréal.Chaque commande de 50 exemplaires adressée à M.Ê Deschênes donnera droit à 5 exemplaires GRATUITS du discours de M.Bourassa, sur le “Devoir”, SON ORIGINE.î§ SON PASSE, SON AVENIR, et à l’exemplaire de la bro-chure du 5e Anniversaire du “Devoir”.^ Toutes les commandes pour quantités moindres do- | vront être adressées au “Devoir”, 43, rue Saint-Vincent, Montréal, r ftmmŒssmmssm ! Ecole Polytechnique de Montréal j La première session des examens' d’admission à l'Eeoic Polytechnique1 (Génie Civil et Architecture et ingénieurs chimiste:,) et à l’Ecole de1 Préparation, (1ère et 2ème sections) j commencera le 25 juin a.ni.L’Ecole de Préparation prépare; aux examens d’admission à l’Ecole Polytechnique.La durée des études y est de une ou deux années, suivant le degré d’avancement du candidat;; les finissants des cours classiques y: sont admis sans examen.Afin de permettre aux candidats,' ayant déjà une certaine préparation, de se présenter à la 2èrne session des examens d'admission, soit à l’Ecole Polytechnique (Génie civil et Architecture), soit à 1 Ecole de Prépara-J tion (1ère section), des cours d’été' sc donnent du 1er juillet au 1er septembre.Les inscriptions pour les cours d’été doivent être prises avant le 25 juin.Pour tous renseignements relatifs aux examens d'admission et aux cours d’été, s’adresser au Directeur de l’Ecole Polytechnique, 228 rue St-Denis.1 VOICI L’ÉTÉ Songez à orner votre maison de campagne Carpettes japonaises, depuis 15$ Carpettes eu fibre, depuis $1.10 Carpettes en “jute”, depuis $5.50 Rideaux blancs, la paire, depuis «9$ Cretonne spéciale, 36 pouces de large, valant 35c, pour .19$ Coussins pour chaloupe.Spécial .29^ Habillements de garçonnets et complets pour hommes Pour garçonnets, dessins et couleurs variés, depuis 50$ jusqu’à.$2.75 Pour hommes, confection et coupe garanties.Prix défiant toute concurrence.Maison F1LIATRAULT 46 ANS EN AFFAIRES 429-433 BOULEVARD ST-LAURENT Ouvert le soir Livraison sur toute 111e 25,000 DISQUES Nous avons on magasin un assorti ment d’au moins 25,000 disques Pallié et Columbia.Rendez-vous compte du choix que vous trouverez dans cette énorme quantité.Ne pensez-vous pas que vous pourrez facilement satisfaire votre goût musical, dans cette quantité?Disques à double face .96c A $4.00 m -1 •" '.mvT !.6 A tB DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 JUIN 1917 VOL.VIII.—No 140 « Cl te a » COMMENT DIRE ÇA EN FRANÇAIS Aquarium net.»,»» ».Arm banda.Automatic safety lift or hoist.».-.Bathing and swimming cap.Bathing suit.Body brace, shoulder brace.Cake turner.Cord mesh shopping bag.Corner brace.Dinner pail.Drag scraper.Drive gate.Double drive gate.Fish globe.House furnishings.Inside caliper.Irrigator ditcher.Blade.Lever wire stretcher.Music bag.Music roll.Name tag.Outside caliper.Pencil sharpener.Piano tuning hammer.Razor case.Sausage filler.Scoop.Screw pitch gauge.Shoe cleaner.Slide caliper.Stand mirror.Swimming trunk.Tackle block wire stretcher.Triplicate mirror.Tuning fork.Upholsterer’s needle.Waterproof rubber clothing.Water wings.Wire fly killer.Epuisette d'aquarium Bracelets {élastiques).Moufle à arrêt automatique* Bonnet de bain et de natation.Costume ou maiUot de bain.Dossière, êpaulière de maintien.Pelle à frire.Filet à provisions.Vilebrequin d'angles.Porte-manger.Pelle à cheval.Portail, porte cochère.Portail à deux vantaux.Boule ou globe d poissons.Articles de ménage.Compas d’intérieur.Cure-drain.Gouttière.Tendeur automatique à bras.Porte-musique.Rouleau à musique, porte-musique roulant {pour cahiers souples).Porte-adresse (pour mallks).Compas d'épaisseur.Taille-crayon; taille-crayon automatique; tour à tailler les crayons.Clé d’accordeur Ecrin ou étui pour rasoir.Entonnoir à saucisses.Main de balance, pelle à farine, puisetle.Compte-pas pour tarawLs.Décrottoir.f Pied à coulisse.' 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non, nous n’acceptons pas cette théologie d’arrivisme; nous n’accepterons jamais cette doctrine d’abandonnement, et nous persisterons à voir dans le culte du passé non seulement une pratique honorable, et non seulement un acquittement généreux, mais une force sociale nécessaire.Tous les peuples conscients d’eux-mêmes ont recherché l’appui de cette force.Us y ont reconnu le principe des plus pures et des plus réconfortantes énergies.La sève du présent s’élabore dans les racines profondes du passé.Du passé fécondé par la sueur et le sang, montent les végétations vigoureuses.Du passé surgissent des leçons et des exemples, des expériences et des lumières.Le passé est une école de respect, de fierté, de constance, de magnanimité, de courage.Au souvenir do ceux qui nous ont faits ce que nous sommes, au spectacle des travaux qui ont marqué leur vie, et à la pensée des vertus qu’ils ont portées jusqu’à l’héroïsme et sur lesquelles a été édifiée la patrie, nous aimons davantage ce sol que nous foulons, et qui fut le théâtre, à la fois obscur et glorieux, de tant de luttes, de tant de labeurs et de tant de souffrances.Voilà pourquoi, dans tous les pays, l’Histoire, où le passé se reflète, tient une si large place.C’est un livre dont les pages alimentent l’esprit des littératures, et dont la substance nourrit et fortifie l’âme des peuples.Les plus nobles esprits se font un honneur d’y collaborer, et d’étaler sous les yeux des générations grandissantes le bilan des richesses léguées à leurs fils par les fondateurs de la patrie et par les artisans dévoués de la fortune nationale.Ce culte du passé est une source d'inestimables avantages pour les individus et leurs familles, pour les paroisses et les sociétés.L’enfant y apprend le prix du travail, la grandeur du devoir, la valeur du sacrifice.Le récit des hauts faits ‘ orne son intelligence, meuble sa mémoire, façonne sa volonté, stimule toutes ses forces d’action.Lorsque défilent sous ses regards ravis, et dans un rayonnement de gloire, les figures des grands ancêtres, quelque chose de leur foi robuste et de leur mâle ardeur passe mystêriousei|ent dans son âme; et si son cœur n’a pas subi les atteintes de souffles pernicieux et desséchants, le jeune homme veut être ce qu’ont été ses pères.Plus large que la famille naturelle, mais non moins liée aux traditions du passé, la famille paroissiale vit, elle aussi, de ce passé et de ces traditions.Traditions chères et qui remontent, d’année en année et de foyer en foyer, jusqu’aux laborieuses origines; jusqu’à la première forêt entamée par le bûcheron, jusqu’aux premières javelles couchées par le moissonneur, jusqu’aux premiers abris construits par les pionniers, jusqu’au premier sanctuaire où pour la première fois des lèvres sacerdotales, dépositaires dos divines formules, ont fait descendre sur la table rustique le Dieu de puissance et d’amour qui soutient la foi des humbles, et dont la prescience et la, force sont à la base de toutes les œuvres durables.C’est l’histoire héroïquement belle de tous nos centres français, des paroisses-mères échelonnées le long de notre fleuve grandiose, et de toutes celles qui, comme des essaims, se sont répandues au loin, et ont porté jusque dans les régions les plus lointaines la vie, la vertu, l’organisation reçues des influences primitives.Comment des chefs de peuples, chargés de nos plus graves intérêts, oublieraient-ils ces faits notoires dont la signification se projette, en clartés directrices, sur toute l’existence canadienne ?Gouverner sans doute est prévoir.Mais parce que tout s’enchaîne dans ce monde, parce que l’avenir est en germe dans le présent, et que le présent lui-même résulte providentiellement des actes et des situations qui l’ont précédé, il ne serait ni sage ni juste d’organiser une nation à l’encontre des données fondamentales de son histoire.11 y a dsns l’histoire d’un pays une logique, une philosophie, une loi immanente dont aucune politique, dans le sens élevé de ce terme, ne peut prudemment s’affranchir.Violer cette loi, c’est rétrograder de plusieurs siècles; je dirai plus, c’est ramener l’effort de construction sociale à ce qu’il était au sortir des invasions barbares.L’homme d’Etat ou l’homme de loi incapable de comprendre le rôle de l'histoire dans le gouvernement ides sociétés, se montre inférieur à | sa tâche.Il fait preuve d’un manque de lumières, ou d’une absence de sagesse regrettable.Jugeant le I présent sans le passé qui l’éclaire, il | crée entre l’un et l'autre une scission | funeste.Il donne des directions j basées sur d’étroits calculs, et il I forge des lois et des règlements con-! traires aux usages les plus indéraci-j nables, aux aspirations les plus légi-: times, et aux droits les plus solide-| ment établis.Oh ! nous savons bien que notre culte du passé gêne certaines cou-! voitises, que notre docilité aux ins-| tincts de la race et à l’orgueil de la i langue prolonge et grandit une in-; fluence que d’autres influences jalousent, et qu’elles voudraient ou j anéantir, ou paralyser, ou claustrer.| Est-ce là une raison de nous renier | nous-mêmes ?Devons-nous, par ; bonasserie, laisser tomber de nos ; mains les titres authentiques qui I nous garantissent notre bien de famille si âprement contesté par j certains groupes de nouveau venus ?Devons-nous permettre l'ostracisme 1 fie notre langue, parce qu’elle offense des oreilles rebelles à tout autre ! idiome que l’idiome maternel ?De-j vons-nous, pour obliger des hommes ; qui nous combattent et qui môcon-j naissent nos œuvres, effacer sur le : front de nos églises et sur les murs de I nos écoles toute gloire française et tout caractère français ?La morale, par hasard, aurait-elle évolué?et s’il n’est pas permis, sans raison supérieure et sans indemnisation, d’exproprier un particulier, le serait-il de déposséder toute une race?On parle de charité, et on invoque contre nous les besoins et les exigences de cette vertu divine.Oui, certes, nous aimons et nous voulons la charité, dans tout ce qu’elle comporte de généreux et de bienveillant, sans toutefois la dissocier de ce qui en est le pendant inséparable.Nous voulons la charité telle que Dieu lui-même la veut, et telle que l’Eglise, par l’organe de ses plus célèbres théologiens, l’entend et la prescrit.Or, dans le système chrétien, la charité divine, la charité évangélique, ne va pas sans la justice.Priver un peuple du fruit de ses œuvres, de l’usage de sa langue, de l’exercice de ses droits, et lui interdire, au nom de la charité, toute protestation honnête et toute revendication courageuse, c’est profaner des mots augustes et ajouter l’injure et l’ironie à l’improbité.La vertu suppose un ordre fixé par la loi morale, et qui en est la règle suprême.Et l'ordre de la charité, d’après saint Thomas d’Aquin, c’est que, dans la poursuite d’une même catégorie de biens, nous nous préférions nous-mêmes à autrui, et que cette préférence atteigne ceux qui nous sont liés par l’origine et par le sang.Ce principe régi les individus.Il s’applique également aux associatious politiques et aux groupements sociaux.Nous ne faisons à aucune race qui n’est pas la nôtre un crime de se protéger, et de se favoriser elle-même tout d’abord, par des moyens licites; mais nous réclamons pour nous le bénéfice du même droit, et nous revendiquons la juste et pleine liberté de promouvoir, dans la mesure permise par l’honnêteté et la religion, nos propres intérêts.Entendue de cette manière, la Charité garde son nom et son rang qui en font, avec la justice, l’âme vivifiante du Christianisme.Ce sont ces deux vertus que nous voyons, depuis dix-neuf siècles, au service de toutes les grandes causes qui requièrent l’union sacrée des esprits et des volontés.C’est cette charité et cette équité que l’Eglise déploie dans le gouvernement des peuples, divers par leur territoire, leurs coutumes, leur génie, et groupés pourtant sous l’empire d’une même foi et sous le sceptre d’une même spirituelle royauté.Justice et Charité, telle est l’alliance féconde par laquelle se sont maintenues les organisations les plus nécessaires.Soyons justes et charitables comme l’Eglisë.La justice nous fera reconnaitre et respecter tous les droits.La charité nous dictera ces témoignages de sympathie et ces procédés de bonne entente qui sont le lien des âmes et le ciment des sociétés.Et pourquoi, en terminant, ne pas l’ajouter ?Voilà ce que nous pratiquons dans la province de Québec, soit à l’égard de la minorité protestante, soit à l’égard de la minorité catholique de langue anglaise.Nos statuts et, nos règlements sont là pour l’établir.Aussi, ne croyons-nous pas trop exiger en demandant qu'on use ailleurs, vis-à-vis de nos compatriotes do langue française, de la même mesure d’équité et de bon vouloir.La loi positive s’honore en se conformant à la loi morale.Mais en méprisant cette base du droit, elle se condamne elle-même.L.-A.Paquet, Ptre.(Revue Dominicaine.) ETES-VOUS BILIEUX?EMPLOYEZ L’EAU PURGATIVE “RIGA” Elle chasse la bile, guérit la constipation, purifie le sang.C’est le laxatif par excellence des familles.EN VENTE PARTOUT - - - - EMPLOYEZ-LA L’ACTION FRANÇAISE AU MANITOBA L'ASSOCIA T10X D'EDUCATION ET LE PERSONNEL ENSEIGNANT.Nous lisons dans la Liberté du 6 juin : Il devient de plus en plus manifeste que, dans le domaine bilingue, le nombre de nos instituteurs et institutrices qualifiés n’est pas suffisant; nous ne voulons pas dire par là que la plupart des professeurs de langue française soient inférieurs à leur tâche; ee serait être injuste; mais nous ne nous dissimulons pas qu'il en est de l’enseignement comme de toute autre branche de l’activité humaine: dos talents incontestés y coudoient des médiocrités notoires.Il importe assez peu que.sous’ce rapport, notre niveau no soit pas inférieur à celui de telle ou telle province.Même en admettant que la capacité de nos professeurs bilingues soit au-dessus de la moyenne, il n’en reste pas moins bien établi que la plupart de ceux qui composent ce corps ne possèdent pas les certificats d’enseignement exigés par le Département d’instruction de la Province.Tel est le cas des instituteurs qui, après s’être contentés d’un certificat temporaire de trois ans.se voient, cette période de temps écoulée, dans la nécessité ou d’abandonner renseignement, ou de continuer à enseigner sous simple permis; le Département de la Province leur accordera ce permis assez facilement, mais en se réservant la faculté de le bu-retirer quand bon lui semblera.Voilà pourquoi les commissaires d’écoles doivent, chaque année, faire face à la même situation difficile: remplacer les instituteurs qui s’en vont par d’autres peu ou pas du tout qualifiés.Quant aux permis d’enseignement, ils offrent à ceux qui s’en servent une situation trop aléatoire pour que nous puissions compter sur cet expédient pour combler les vides qui se font, chaque année, dans le corps de nos instituteurs bilingues.Le parti le plus sûr et le plus pratique se présente donc aux jeunes gens qui se destinent au professorat; acquérir le plus tôt possible un diplôme d’enseignement de 1ère ou de 2ème ' classe permanent, et pour cela, faire à l’Ecole Normale un stage de six ou dix mois.De cette façon, nous : pourrons toujours compter sur un organisme parfait, peu enclin à se désagréger à la poussée d’un premier obstacle.Le renouvellement de cet appareil se faisant à plus longs termes, les effets ne pourront qu’être merveilleux.Ces cours pédagogiques de l’Ecole Normale, bien que dirigés d’une façon imparfaite, ont pourtant le double avantage de donner à ceux des nôtres qui les suivent une pratique constante de l’anglais, ainsi qu’une certaine facilité à se débrouiller au milieu de parfaits étrangers.De plus, ils éloignent do l’enseignement plusieurs incapacités avérées qui seraient une disgrâce pour notre race, si elles réussissaient à émerger.Après six ou dix mois d’Ecole Normale, passés dans le maniement continuel de l’anglais, nos instituteurs, pour peu qu’ils en aient une connaissance préalable, sont sûrs que les inspecteurs ne les accuseront pas djfgnorer la langue de la majorité.[A cause des circonstances difficiles milieu desquelles nous devons us mouvoir, il est de la plus haute portance que les écoles des centres hadiens-français ne soient pas xés d’infériorité.La bonne re-mmêe de nos classes nous garantira une certaine liberté dans l’en-rieignement.de sorte que la religion et le français ne cesseront pas de s’enseigner à nos petits compatriotes.L’Association d’Education, se ren- ! dant compte des difficultés qu’on i veut nous créer, connaissant bien la I nature des obstacles que nous devons, tourner, ne se dissimulant pas les ; lacunes caractéristiques du corps; enseignant bilingue, a pris sur elle ' d’atténuer le mal dans les limites où 1 elle peut se mouvoir.C’est pour-1 quoi elle voudrait voir se diriger vers ! cette carrière tous ceux, jeunes hommes et jeunes filles, dont l’éducation première et les aptitudes spéciales sont déjà un gage de succès dans cette voie.Comme les embarras pécuniaires sont, souventes fois, les plus propres à détourner un quelqu’un d’un généreux dessein, l’Association serait disposée à aider à quelques-uns des jeunes gens les plus méritants que la nécessité contraindrait à laisser l’enseignement.C’est un secours temporaire évi-, demment, remboursable dans les trois ans qui suivront l'établissement définitif des protégés.L’Association d’Education, on le comprendra aisément, ne doit pas être le seul facteur et le pivot unique de cette initiative compliquée.Représentant les parents, elle ne fait alors qu’agir dans l’intérêt religieux et moral des enfants, comme c’est sa tâche.Mais il ne faut pas que les parents se désintéressent de cette œuvre, pour s’en remettre aux soins de l’Association.Celle-ci ne vit que par ceux qu’elle représente; s'ils la négligent, elle végétera péniblement.Pour le moment, les parents doivent s'imposer les sacrifices voulus pour faire en sorte que tel ou tel de leurs enfants, bien doué, puisse terminer ses études primaires et se verser dans la carrière de l’enseiguement; l'Association pourra leur apporter quelque appoint.On peut dire que c’est le devoir le plus pressant qui s’impose à nos compatriotes manitobains, s’ils ne veulent pas voir se perdre les belles qualités de ‘Tame héréditaire.” MUS1CA LE CANADA MUSICAL Le "Canada Musical" du 16 juin, numéro 4, vient de paraître et il pu blie un première page le portrait de l’un des musiciens canadiens les mieux connus : M.Amédée Tremblay.L’auteur du "Je vous salue, Marie”, a composé une messe, une opérette (l’Intransigeant), des motets, des choeurs, des mélodies et des oeuvres pour l’orgue ; U a aussi harmonisé un volume de chansons canadiennes.Le "Canada Musical” contient aussi «les portraits du Quatuor Flox Zaley et d’autres artistes, beaucoup de nouvelles et des articles d’un grand intérêt.CONCERT LARRIEU Au premier concert Larrieu en noire ville, l’on exprima un regret : c’est qu’il y eut trop peu de monde n une soirée aussi charmante.Il n’en fut pas ainsi, mercredi, à la grande salle de l’Immaculée-Conception.Plus de,quinze cents auditeurs, dont plusieurs centaines durent rester debout, acclamèrent deux heures durant les compositions de M.Larrieu ‘Le meilleur du Canada' v.- Les Pianos Automatiques Wiliis ont comme base le piano Willis en renom depuis de longues années, ce qui assure aux acheteurs toute la Richesse de la beauté de la sonorité qui ont valu au Willis la distinction de passer pour “le meilleur piano du Canada”.Pianos automatiques de $500 à $2,500 Des termes faciles peuvent être arrangés Satisfaction et service garantis Venez à nos nouvelles salles de ventes ce soir ou demain WILLIS &Co.LIMITED Fabricants 580 rue Sainte-Catherine Ouest MONTREAL MADAME, Etes-vous embarrassée pour votre dîner ?Appelez Est 7676 Cadeau de noces en tous genres, une spécialité.Travail artistique et soigné CUISINE SUR ORDRE ; 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il suc-! cède au vicomte Devonport, qui a donné sa démission.D'avantageux achats, faits de bonne heure, nous permettent d’offrir des valeurs exceptionnelles en fait de FOURRURES D’ETE Confectionnées avec des peaux de très belle quaJite, et choisies avec un goût parfait et d’un modèle exclusif, tout en étant offertes à des prix modiques, tel est notre superbe assorti ment ù la mode de FOURRURES D’ETE.Renard croisé, blanc, bleu, taupe, gris “ Battleship ”, Kamtchatka, etc., Loup et Lynx (naturels,) taupe Kamtchatka, etc., Taupe écossaise et hermine.Faites votre choix maintenant, pendant que nos prix sont peu élevés./m ' r m> % il , >" ^ Pgl- CUMMINGS & CUMMINGS angle des rues St-PAUL et St-SULPICE MAIN 7545.En arrière l’église Notre-Dame.• < -Orgues à anches- ESTE Y Les Orgues à Anches ESTEY sont sans aucun doute les plus parfaites que l’on puisse se procurer.Elles sont munies de Clavier Transpositeur, qui les rend indispensables pour Eglises, chapelles, couvents et communautés religieuses Le diapason normal de ces orgues est l’International LA-435.Nos prix ne sont pas fixés capricieusement suivant le plus ou le moins de connaissances de l’acheteur, mais sur la valeur exacte, intrinsèque de chaque instrument, d’après son propre mérite et aussi bas que possible.Avec un seul prix qui ne comporte aucune réduction ultérieure, ce prix doit être assez bas pour ne pas craindre la concurrence, en tenant compte de la qualité- Pour cette raison, une personne, nullement au courant des valeurs, peut acheter chez nous à meilleur marché qu’un marchandeur pourrait le faire ailleurs.Catalogue envoyé gratia eur demande C.W.LINDSAY, Limited, 512-ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, 394-est, Sainte-Catherine 189, rue Sparks, 201-o, rue Saint- 29, Des Forgea Ottawa.Jean, Québec.Trois-Rivières Kingston, Brockville, Bellvilic et Cornwall DUBONNET Le célèbre Tonique et Apéritif Français Un vin délicieux qui combat la faiblesse et le manque d’appétit : : : s : L.CHAPUT, FILS & CIE, LIMITEE, MONTREAL, Can.F.DALCEGGIO MANUFACTURIER ET IMPORTATEUR DE MONUMENTS EN MARBRE ET EN GRANIT SPECIALITE : Lettrage sur monuments dans les cimetières : : ; 726 Chemin Côte-des-Neîges.TEL.UPTOWN 4359 “ECOLE FORESTIERE LAVAL” Examen d’admission et concours pour l’obtention des Bourses, les 26 et 27 juin prochains, à rUniversité Laval, à Québec, P.Q.Prière de communiquer avec monsieur G- C.Piché, directeur de l’Ecole, à Québec.POUR LES INVENTEURS Messieurs PIGEON, PIGEON & DAVIS, solliciteurs de brevets, piè- ces 525-526, rue Craig, Montréal, nous informent que pour lu semaine du 29 mai 1917, 121 brevets canadiens ont été échus parmi lesquels 91 sont des Etats-rnis, 18 du Canada, 4 de l’Angleterre, et 8 des pays étrangers.“2,000 MOTS” Vient d« sortir de nos ateliers la deuxième édition de “2,000 mots par l'image” de M.l'abbé Etienne Blanchard, p.s.s.Bien des améliorations ont -été faites à ce travail si utile qui fait maintenant partie des “Editions du Devoir".On pourrait (ainsi que p le Dictionnaire du Bon Lmyagc) le distribuer avantageusement comme livre de prix.Rabais à la quantité.Se procurer rot ouvrage au Devoir, ou chez l’auteur (331 est, Sainte-Catherine), ou chez les libraires, moyennant 25 sous, franco, 29 s. c VOL.VIII.—No 140 LA REDUCTION DES FRAIS XOILA UN DES PREMIERS RESULTATS DE L’ORGANISATION COOPERATIVE — LES ENSEIGNEMENTS DE L’EXPERIENCE —LA MANIPULATION DES DENREES.MARCHE DE MONTRÉAL Personne ne saurait douter aujourd’hui des avantages de l’achat et de la vente en coopération.Tout homme d’affaires reconnaît que la manipulation des grandes commandes coûte moins que celle des petites.Les marchands en gros suivent ce principe; ils peuvent ainsi vendre leurs effets à des prix beaucoup moins élevés.Le détaillant est tenu de tout réduire en petites quantités, de peser et d’envelopper plusieurs paquets, de tenir beaucoup de comptes et d’inscrire plusieurs commandes.Que dire des frais de livraison?Ceux-ci sont très élevés dans les villes, mais inférieurs encore à ceux des campagnes; que les provisions soient livrées à domicile par le vendeur ou qu'elles soient transportées par le cultivateur, la chose importe peu, les frais de manipulation doivent être payés.La Commission de Conservation a trouvé, lors d’un récent examen agricole chez 100 cultivateurs du comté de Duodas, que 03 pour cent de ceux-ci demeuraient à cinq milles ou plus d’un point d’expédition.Aucun d’eux n’achetait ses provisions ou ne vendait ses produits en commun.Chaque cultivateur parcourait ces dix milles (5 en chaque direction) pour se rendre au marché, suivait je même chemin que son voisin, avec cheval et voiture, dépensant le même temps et le même montant d’énergie.La plupart de ces dépenses inutiles seraient épargnées, si Ton appliquait le système coopératif.SEMAINE PRENANT FIN LE 16 JUIN 191 : UNE EVALUATION MATHÉMATIQUE SUR L’IMPORTANCE QU’IL Y A A UTILISER .4 LEUR PUISSANCE LES WAGONS A MARCHANDISES.f -kf5.Prix de gros ci-dessous sont murnis par les maisons; "Ogilvie Hour Mills Co.”, et "St.Lawrence Hour Mills Co.”, pour les farines ; a.a.Vanlancourt, pour les oeufs, laitages, etc.; "Hari et Tuckwell”, pour les fruits et légumes; Quintal Lynch, Ltée., pour les grains et fourrages; et Lalumière et Beau-dry, pour le poisson.Prix de '-os: FARINES Patentes: Royal Household ., .2 sacs $13.90 K£«ale.2 sacs 13.90 Fortes à boulanger; Glenora.2 sacs Fleur de Lis.2 sacs Montcalm.2 sacs Manitoba, S.B.2 sacs Hurona (à pâtisserie).2 sacs ^ .(id.) 2 sacs Farine de blé^d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs Farine de blé-d’lnde, pour engrais.2 sacs 7.20 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoino: Avoine roulée, sac de 90 Ibs $4.50 Avoine roulée, baril .9.30 Issues de blé; Son Uan., au wagon, tonne.$34.00 Gru Man., au wagon, tonne.40.00 Gru blanc, au wagon, tonne.43.00 Moulée pure, au char .$55.00 Moulée mélangée, au wagon.$53.00 à $60.00 Les engrais sont rares.OEUFS Prix vendant aux èpiclera Oeufs canadiens.40s Oeufs canadiens.37s Oeufs de choix.40s Oranges “Sunkist” .Citrons Messina .Pamplemousse (grape fruit) $4.25 $4.25 $5.00 à $6.75 13.40 13.40 13.20 12.80 13.90 13.40 12.00 "Remplissons les wagons”, telle est maintenant la devise du Pacifi que Canadien, et celle que toutes les autres compagnies de chemins de fer du pays commencent à adopter.Le C.P.R.publiait récemment a cet effet un intéressant bulletin pour expliquer aux expéditeurs et aux consignataires que, vu la pénurie de wagons, de locomotives et de maimd’oeuvre dans les cours de Iret, il n’y avait qu’un moyen de résoudre le problème du transport que nous envisageons en ce mo ment ; l’emploi de la capacité entière des wagons à marchandises.Nous citons ici quelques chiffres indiqués sur le bulletin : De 1907 à 1915, le fret a augmente de 51 pour cent ; le nombre des wagons, de 91 pour cent ; la capacité totale des wagons, de 13-1 pour cent ; la capacité moyenne des wagons, de 45.8 tonnes, et le poids moyen des wagons, de 3 tonnes.A la place du train de fret type de J 915, comprenant 23 wagons, on propose de substituer un autre train de.20 wagons ayant un chargement moyen par wagon de 23.4 tonnes, au lieu de 18.4 ; le poids du train devant être de 848 tonnes au lieu de 860, et le poids du contenu, de 468 tonnes au lieu de 423, le tout indiquant 45 tonnes de plus, transportées en 3 wagons de moins.Si, en 1915, le chargement moyen par wagon avait été de 23.4 tonnes, au lieu de 18.4, la même quantité de marchandises aurait pu être trans portée avec 6,947,588 convois de moins, traînés sur une distance de J, mille, et en augmentant aujourd'hui de 5 tonnes le chargement de chaque wagon, le public améliorerait l’efficacité du transport en gé néral dans une proportion égale à 54,800 wagons de fret additionnels, 482_ locomotives additionnelles el 13.5 pour cent d’augmentation dans la main-d’oeuvre nécessaire pour le ¦travail des cours et sur les trains.UN APPEL AUX APICULTEURS SERVICES QU’UNE PRODUCTION PLUS ABONDANTE DE MIEL PEUT RENDRE A LA CRISE ECONOMIQUE DU P AV S.En face de la famine qui nous menace, chacun doit mettre en oeuvre les ressources de son initiative pour s’assurer des jours moins sombres ét rendre n | et No 3, 26 sous et 1-8 la livre.Iroquois, Ont., 16.— A la réunion d’hier après-midi, 1,146 boîtes par contre, pendant toute la durée' de la lune, le temps sera tel qu’il a été au sixième et au cinquième jour.Vous voyez que le maréchal Bugeaud n’a rien inventé.Sa loi est tout entière comprise dans le dicton du moyen-âge.Quelle est la valeur de cette règle?Je me rappelle qu’étant enfant je l’avais trouvée dans un vieil almanach et, très fier de cette découverte qui allait me permettre de prédire le temps, j’attendais avec une fiévreuse impatience lune après lune.Hélas! au bout d’une année je fus grandement désappointé.Dans nos régions, les variations du temps se font par périodes géné-râlement plus courtes que la durée d’une lunaison.C’est ce-qu’avait remarqué le grand astronome Uer-schel, au commencement du XIXe siècle.Lui aussi voulut s’essayer a prédire le temps par la lune, mais il admettait que le temps devait changer suivant les quartiers et bon nombre de personnes 'sont encore de cet avis.Mais Herschel vit bientôt que le problème était plus compliqué, et il admit peu à peu que le temps à venir dépendait de Theure où la lune prenait son quartier.J’ai ce tableau sous les yeux et je Tai expérimenté, il v a bien des années, et toujours sans résultat.Comment peut-on croire que les météorologistes, dont certains sont de grands savants, n’aient pas essayé, pendant de longues années, toutes ces méthodes empiriques pour prévoir le temps?Si le quatrain latin et la loi du maréchal Bugeaud avaient quelque valeur, pourquoi nous donnerions-nous tant de peine pour arriver à prévoir les changements de temps?Alors (pie les plus habiles se trompent lorsqu’il s’agit de savoir le temps qu’il fera demain, le plus ignorant des sciences de Tatmos-phère pourrait, à fort bon compte, s’intituler prophète du temps.Je dois ajouter, pour la mémoire du maréchal Bugeaud, que ce brave officier avait soin de dire que sa regie n’indiquait rien lorsqu'il s’agissait des mois d’octobre, de février, de mars et d’avril.Et nos critiques militaires qui nous parlent de cette règle à propos des combats du 16 avril! Un exemple pour finir : je ne choisis pas, je tire au hasard le registre des observations météorologiques faites ici en 1915.Prenons le mois de novembre: la nouvelle lune a eu lieu le 7.Le 12, sixième jour de la lune, a ressemblée au cinquième: vents et pluies.Ce régime a eontinué avec de fortes éclaircies jusqu’au 17.Le temps s’est mis ensuite au beau jusqu’au 29, et les pluies sont revenues de nouveau jusqu'à la nouvelle lune suivante.C’est un cas isolé, direz-vous; pas du tout.Je vous ai donné la règle, essayez vous-mêmes, vous serez vite édifiés.Abbé Th.MOREUX, Directeur de l’Observatoire de Bourges.TABAC à PIPE PUR CANADIEN HAVANNEScQUESNEL FERMENTES UNE BONNE PIPE SrJACQi«To8»ccoPïu:KiN«Co.bnmD Si.Jacques Montcalm Co.Que* \ ous pouvez encore construire un BUNGALOW ù bon marché en achetant vos^ matériaux au hou endroit.Le clapboard en cèdre rouge de la Colombie, exempt de tous défauts, est meilleur marché que l’épi-netle noueuse.SPECIALITES: Portes, Colonnes de Véranda, Moulures, lambris intérieur, le tout en Pin rouge de la Colombie, exempt de tous, défauts et séché au four.A remarquer que ce bois ne demande que du shellac et vernis au lieu de peinture, et il ne revient pas plus cher que le Pin ou l’E-pinette avec des noeuds dont les prix sont inabordables.Toujours en main, bardeaux et “beaverboard”.Wilfrid H.PAUZE Marchand de boi», «te.Gro« «t detail.1822 Côte-dea-Neiges BOCKLAND:—1025 “ 1265 2Z57T 'MONTREAL ’ Consultations: A l’Hôtel-Dieu, par Rod.Carrière, licencié, de 9 heures 30 à 11 heures, excepté le mercredi et le samedi.Aux salons d’optométrie, par Henri Sénécal, Adrien Sénécal, Emile Carrière, licenciés, de 9 heures a.m., à 8 heures p.m., par Rod.Carrière, 1 heure p.m.à 5 heures p.m.Les méthodes modernes pour l’examen des yeux veulent dire une connaissance précise des défauts qui affectent la vue et la correction obtenue par l’emploi des verres correcteurs donnant satisfaction.Salons privés pour l'ajustement des yeux artificiels, aussi pour la correction des yeux par les verres appropriés.Notre ATELIER sur les lieux BOURSE DE MONTREAL OPERATIONS D’HIER L'APRES-MIDI Actions ordinaires— Can.Steamship: 100 à 41 1-4, 100 h 41 1-4, PROVINCE OE QUEBEC Département des terres et forêts Québec, 2 juin, 1917.Avis public est donné, conformé ment à la loi, que, le 21 août prochain, à 11 heures a.m., au bureau du Ministre des Terres et Forêts, à Québec, seront offerts à l’enchère des permis de coupe de bois sur les Terres de la Couronne situées dans les agences de l'Ottawa Supérieur, de l’Ottawa Inférieur, du Saint-Mau , , - — l’Agricul- ture, déclarant que c’est le gouver-nement impérial qui a établi un impôt de guerre de deux sous sur e fromage.On a coté 21 sous pour le fromage, mais nulle opéralion na ete enregistrée.Le fromage s est vendu, dans la coulisse, à raison de 21 sous et 1-8 la livre Cornwal,, Ont., 16.— A la halle au fromage, hier.2,317 boites de colore et 1,170 boîtes de blanc ont cte offertes et absorbées à raison de «.1 sous et 3-16 la livre.Mont-Joli, 16.— A la réunion d’hier, 140 boites de fromage ont (‘U1 \ (‘ndiics a (i.-h.Hodge and Sons, i Notions priwiérieèt— de Montreal, a 29 sous et 9-1(5 Ohm Amos Holden: 25 à s tre-yingts boites de beurre ont été 25 à cedees à MM.Léger et Bélanger, de Montreal, a raison de 37 sous et 3 X la livre.Piqton, Ont., 16.— A la séance d’aujourd’hui, 2,305 boites de fromage ont changé de mains à 21 sous et 1-t.Alexandria, Ont., 16.Détroit : 50 h 108 3-4.Civic Investment: .10 à 76 1-2.7 & 70 1-2 50 à 70 1-2.Brompton : 35 0 50.^ Ç.nnndion^Cari 25 à 32, 20 n 32, 20 à 32, 5 Cunudn Cernent: 3# à 01 1-2, 40 à 61 1-2 ('.an.(ien.Elec.: 25 à 104 1-2.Con.Smelting: 10 0 20 1-4.Pom.Steel Porp.! 25 à 02 1-4, 25 0 62 25 ù 02.25 h 02 1-8, 25 à 02.’ Riordon Paper: 25 à 122 1-2, 25 à 122 1-2 Scotia : 25 h 100 25 il 100, 50 à 100, 25 ù Steel Co.of Can.: 25 à 59, 25 a 59 27 h 59, 25 ù 58 3-4, 25 à 58 3-4! Emprunta de mierre— Dominion.1925: 8100 0 07, 8200 à 97.*2009 u 97 1-1, 41000 il 97 1-4, .«1090 à tpm*to,ltC8 lf'rt information» et «xplidfci 3e l’état dr» Taire» do c’o|,„PhaV«;iù'-Ort :m’ m0ntr" un 8,'lu9d 8d?lB “ J ai,
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