Le devoir, 6 juillet 1917, vendredi 6 juillet 1917
VOLUME VIII—No 157 MONTRÉAL, VENDREDI 6 JUILLET 1917 Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $5 OO UNION POSTALE 8 OO Édition hebdomadaire CANADA $2 OO ETATS-UNIS 2 SO UNION POSTALE ., 3 OO Directeur: HENRI BOURASSA DEUX SOUS LE NUMERO m Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: RÉDACTION: .Main 7461 Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! LE BILL BORDEN EST VOTE EN 2ième LECTURE LA LUTTE CONTINUE nos aux i moins une Le résultat des scrutins sur la conscription n'aura pas surpris lecteurs.Il correspond, avec une exactitude quasi-mathématique, prévisions que nous adressait hier notre correspondant d’Ottawa.Sur la valeur des différentes attitudes prises, le public connaît déjà notre sentiment.Nous l’avons clairement exprimé à l’avance: le résultat n’y change rien.Ce qu’il nous parait urgent de formuler ce matin, c’est appréciation qu’un nouvel appel au combat.Car la bataille n’est pas finie.Loin de là ! Après le débat de principe qui vient de se clore, commencera (cet après-midi même, dit-on), la discussion de détail, en comité général de la •Ghambre.Elle aura une très grande importance; car elle portera sur le partaée des classes, le mode d’appel, les tribunaux d’exemption, leur 4>rocédure, les pouvoirs extraordinaires ,que te gouvernement se réserve d’exercer par simples décrets, etc.Puis viendra la troisième lecture, où la Chambre devra se prononcer sur le projet tel que définitivement établi 'par le comité général.Ce ne sera pas tout.De là, il faudra passer au Sénat et reprendre, point par point, la procédure qui s’est déroulée à la Chambre: première, deuxième lecture, comité général, troisième lecture.Puis, si le Sénat accepte le projet de loi, mais le modifie en quoi que ce soit, adoption par les Communes de ces modifications ou négociations entre les deux Chambres pour en arriver à un accord définitif.Ceci même ne mettra pas fin à la question.Car, d’une .part, le projet déclare que la loi ne sera mise en vigueur que sur proclamation spéciale et, d'autre part, beaucoup présument que cette mise en vigueur sera précédée d’élections générales.Les occasions sont nombreuses encore, on le voit, où l’opinion publique peut s’affirmer, faire sentir son influence.* * * A tous ceux donc qui veulent protéger le pays contre cette loi néfaste, nous disons: Travaillez, pétitionnez avec le plus d’énergie possible! Et ne craignez pas de travailler en vain.Plus l'opposition sera puissante, plus énergiquement elle se manifestera par les moyens d’action constitutionnelle que nous avons indiqués, plus il y a de chance que le texte du projet de loi soit modifié dans un sens moins dangereux; plus il y a de chance aussi que sa mise en vigueur soit retardée; plus il y a de chance enfin que, si nous avons des élections générales, le courant populaire porte à la Chambre une majorité anticonscriptionnistc.Ces résultats immédiats ne sont pas, d'ailleurs, les seuls possibles ; ils ne sont pas, surtout, les seuls désirables.Le pélüionnement, la campagne d’éducation qui doit nécessairement l’accompagner, influent sur l’opinion, la mettent en garde contre les idées fausses dont le projet de conscription n’est que la résultante, monstrueuse mais trop logique.Ils la préparent à se défendre contre la doctrine pernicieuse, antinationale, qui est la source de tout le mal.Et c’est pourquoi, soucieux de produire une action permanente, de faire échec à la conscription de demain comme à celle d’aujourd’hui, pareillement soucieux d'empêcher la continuation de sacrifices dont l'exa gération compromet t’avenir même de la nation, nous supplions nos amis de s’attacher, en même temps qu’au pétitionnement, à la campagne d’édu cation.Nous les supplions de porter à la connaissance d’un public toujours plus étendu les discours, les brochures, les articles de journaux qui lui permettront de connaître les tenants et aboutissants de la question, d’en apercevoir tes origines vraies et d’en deviner les conséquences lointaines.— 11 faut que, derrière l’opposition au projet de loi actuel, il y ait autre chose qu’une indignation légitime sans doute, mais insuffisante; il faut que cette indignation soit doublée d’une conviction forte, raisonnée, et que nos compatriotes sachent bien que leur instinctive révolte s’accorde avec les intérêts supérieurs de leur pays, avec les faits, la logique, le droit, la plus saine politique.D’ici là, il aura raison de les considérer comme des gens plus soucieux de garder leur poste officiel et les honoraires qu’ils comportent, que d’honorer la parole donnée en 1911.Ils avaient commencé de se déjuger depuis 1912, ils ont couronné leur œuvre hier; le titre d’honorables qu’ils se font accorder officiellement est d’une profonde ironie.La clôuure Sir Robert Borden a déclaré aux petites heures, ce matin, qu’il n’entendait pas laisser se prolonger le débat sur son bill de conscription.C’est dans l’ordre.Qui donc a dit, il y a une vingtaine de siècles: “Ce que tu fais, fais-le vite," à quelqu’un qui était en train de le vendre ?Le premier ministre se rappelle peut-être cette recommendation, c’est sans doute pour cela qu’il est si pressé de livrer 100.000 Canadiens à la guerre qui les attend.Quoi qu’il en soit, s’il est une loi qui devrait être débattue et étudiée à fond, avant d’être votée, c’est bien celle qui frappera de l’impôt du sang 100.000 individus, premier | versement obligatoire au* exigences ! de l’Empire.L'emploi de la clôture : pour la faire adopter sera un nouvel j incident honteux du drame qui se déroule présentement dans la capitale.C’est ainsi sans doute que le ministère entend respecter les droits de la liberté de papale et de la démocratie.dont il nous parle tant, et dont il se moque si cruellement, de ce temps-ci.Ces cartes LE REFERENDUM EST BATTU PAR MAJORITE DE 49 VOIX UNE L’amendement Barrette demandant le renvoi à 6 mois n’obtient que 9 voix—M.Copp, libéral, propose vainement un nouvel amendement dilatoire avant le vote principal et soulève une tempête —MM.Achhn et Mondou passent du coté libéral.M.D.-A.Lafortune dit que nous allons au suicide ; M.Doherty explique le bill à sa façon et nie que le Service National ait été le prélude de la conscription.26 LIBERAUX VOTENT POUR IE RILL BORDEN; 9 CONSERVATEURS CONTRE .Dans notre humble sphère, nous nous attacherons à fortifier cette conviction, source première de l’action persistante et méthodique.Et le seul avis que nous osions présentement offrir à nos lecteurs, le seul service que nous puissions leur demander, c’est de porter dans le pétitionnement, dans la campagne d’éducation, dans la propagande sous toutes ses formes, un surcroît d’ardeur et d'énergie.La lutte continue.Les scrutins d’hier ne font qu’en souligner l’urgente et dure nécessité.Orner HER0UX.DU FRANÇAIS ! Un Canadien-français de Montréal orrit au ministère des Douanes pour lui demander un permis d’exportation pour la France.Il écrit en français, comme c’est son droit.Le ministère répond, en anglais, au percepteur des douanes de Montréal et fait transmettre au Canadien-français une copie anglaise de cette réponse.Pourquoi?Le ministère des Douanes n’a-t-il personne qui soit capable de rédiger une lettre française?Ou bien estime-t-il qu’il ne vaille pas la peine de répondre en français aux contribuables qui lui écrivent dans cette langue?— Qu’il se serve de l’anglais pour correspondre avec M.White, c’est son affaire; mais, dès lors qu’il faisait de la copie de sa réponse à M.White une réponse an contribuable français, la décence élémentaire lui de ce temps-ci, il faut demander un permis spécial.Cette demande comporte une série de déclarations : le voyageur doit indiquer le but de son voyage, son objet, détailler sa hauteur, son poids, la couleur de ses yeux, de ses cheveux, etc., et il doit attester sous la foi du serment l’exactitude de ces renseignements.L’agence d’immigration de Montréal affirme ne pas posséder de formules françaises de ces déclarations.Pourquoi?Le français a-t-il cessé d’être langue officielle au service d’immigration?—O.H.BLOC - NOTES Les trois 1+ • nommait- BLONDIN, SEVIGNY.RAIN- doit de faire ccttc copie en français.'-rrrr T ’ .y Âlais ce n’est là que le début de'^ , .ols.norn^ 9UI formeront l’incident.Le même contribuable, nn chapitre ignominieux de l’his-armé de la lettre du haut fonction- toire de notre province, puisque ce naire des douanes, se présente au * ' ' bureau du percepteur, à Montréal M.Doherty jure ses grands dieux que le Service national n’a rien à faire avec la loi de conscription et que quand il a déclaré à l’archevêque dé Montréal que les cartes du jScr-vice national n’avaient aucun rapport à la conscription, il a dit la pure vérité.M.Doherty s’abuse ou il a joué sur les mots.A qui fera-t-il croire que les gens chargés d'appliquer la loi de conscription, si jamais on en vient là, n’iront pas se renseigner auprès du Service national sur l'âge, le métier ou la profession et le nombre d'enfants ou de parents assistés d’un tel ou d’un tel ?Et qui croira qu’advenant des procédures devant nn des tribunaux d’exemption créés par le bill Borden, les avocats du ministère ou les représentants de celui-ci hésiteront à contredire.s’ils le peuvent, celui qui demandera l’exemption pour telle ou telle raison, en lui opposant, soif les renseignements qu’il aura inscrits sur sa carte, soit cette carte elle-même ?M.Doherty tente vainement de se tirer ainsi d’une posture piteuse.Il a donné sa parole, il n’a pas tenu, il joue sur les mots, il épilogue, il fend, selon son habitude, les cheveux en trente-six.Cela ne sert de rien.Le public québécois sait maintenant à quelle enseigne il loge.Les événements de ces mois-ci le prouveront davantage, surtout ce qui se passera devant les tribunaux d’exemption.Ne s’est-on pas déjà servi des cartes du Service national pour dresser des listes de volontaires possibles, et ce bureau n’a-t-il pas, selon une dépêche parue dans le News, journal ministériel, fourni, il y a quelques mois, des milliers de noms de recrues possibles aux agents de recrutement de l’Ontario ?Cela n’a-t-il pas déjà prouvé comme M.Doherty s’est trompé ou veut tromper le public?G.P.C’EST LE TEMPS celle de la presse, on se montre du Borden.Parmi ceux-ci se trouve M doigt MM.Achim et Mondou qui ont J.II.Rainville, pris place définitivement dans les! II trahira trois lois avant l’aurore rangs liberaux.Le premier arbore A gauche, derrière Al (Lemieux M un sourire de défi qui retrousse ses ! Copp, de Westmoreland, s’est levé’ (Par Ernest Bilodeau et Louis Dupire) Ottawa, le 6 juillet.A la mise en scène, rien n'a manqué.Ça été un luxe de décor.Au .______________ „ 4WTV.premier appel nominal, sur le sous- lèvres glabres de comédien.Le dé- Personne n’est étonné, mais la droi amendement BarrcHte, lis globes Pulé de Labelle baisse du nez et te est mécontente et reçoit eetti des lustres faisaient encore les frais ~ * * 't~ ~ du luminaire.De leur gros oeil, rond et enflé, tombait sur le par- ' quel une lumière crue et vive, accentuant encore la pâleur dont une nuit blanche avait fardé les visa» ges.La iunc pourtant voulait être de la scène et on a vu, en effet, apparaître la rotondité de sa face blafarde au bas d’inm des larges fenêtres de la galerie, choisissant, semblait-il, la seule dont le store fût resté levé par mégarde.Moins d’une heure après, elle avait dis porte figure fermée comme toujours.Par les deux tambours latéraux rentrent à flots les retardataires.Un tonnerre d’applaudissements secoue tous les rangs de la droite.Qu’est-ce ?M.Hepburn ! M.Hepburn est un militaire dodu à fendre avec l’ongle, qui porte un uniforme J pr de khaki délayé avec une lisière écarlate au collet.Il ne revient pas du front, mais d’un camp canadien, ce qui explique qu’il échappe pour ainsi dire aux ovations et va sc rc- paru, mais le débat durait encoreru?}er s0l,s Cî?^ 1^uncs*J, , et.cette fois, les gerbes d’un joyeux l lle, scc?n.dÇ ,va8ue d applaudis-soleil de juillet entraient à pleine fïnen s a ,Rrenile.re; .(Cette croisée, à gauche.* fols’ c Rst Blondin, qui fait son A une heure aussi.tardive, malgré la longue épreuve des discours qui avait mis à bout bien des patiences, il n’en restait pas moins des galeries presque combles lon,r corDS nour T)asser sous la et mixtes, hommes et femmes étant P • 1 S U en nombre presque égal, pour assis ter à la naissance de la nouvelle ère impérialiste, à l’admission du principe du service obligatoire pour toutes les guerres futures de l’Angleterre, déclarées et terminées! sans notre consentement.Quelques jours après le cinquantenaire de la Confédération, d’un bond gigantesque, le parlement retournait plus de soixante-quinze ans en arrière.I! y avait de quoi retenir les curieux! Quant aux auteurs de cette criminelle acrobatie, ils paraissaient insconscients de cet exploit.* * * M.Brouillard a terminé son discours en français, et tout de suite on songea à comparer ce dernier cuivre qui sépare cette travée de l’ailée.Dès lors on peut observer le nationaliste perverti.Toute son attitude crie qu’il accompli! sa besogne parlementaire, la dernière peut-être, sans fierté.Le masque de M.Sévigny est immobile, sauf ses paupières qui remuent constamment ; ce n’est pas un signe d’inquiétude, mais un simple lie.Scs traits respirent cette intervention insolite avec des huées que l’orateur a peine à faire .cesser.On savait qu'il y aurait un nouvel amendement.Mais on s’attendait à une demande d’élections générales.M.Copp demandait simplement des secours plus efficaces aux families des soldats.Tout de suite on com-iprend que l’amendement des élec-tioqs viendra en troisième lecture, àvcc toute la mise en scène qu’il convient de faire pour des procédu res dilatoires dé grand genre.¦Les ministériels expriment leur rage par des applaudissements ironiques et des frappements de pieds.M.Copp les ennuie.Il fait de l’obstruction, c’est évident, et il est plus cela est re im- ï ., - - -— et lente, a prononcer un discours depuis longtemps préparé.11 ne sacrifie pas une incidente à la rage impatiente de ses antagonistes.li va du mime ton égal, gesticulant peu, sa haute et corpulente personne dressée dans une attitude de rigidité commandée.Le premier ministre lui donne la réplique en quelques phrases méprisantes.Il déclare (pie son amendement est une procédure dilatoire parfaite inconscience dont Jamais que le gouvernement'nTsauraîtc ils ne se départissent.C’est un mas que sculpté à jamais dans une expression de suffisance.Nouveaux applaudissements à droite.Qu’est-ce encore ?M.Borden ! Ses partisans lui font une chaude entrée et il remercie, inclinant légèrement ses boucles argentées.M.Rhodes recommence la lecture c'iVioén.nl.ri « 1 ’il I UUUlJlllldlUc Ici iCUIUriî a du sous-amen dénient Barrette; il est .-, -on- siderer a cette heure de la nuit.(Tonnerre d’applaudissements serviles).—Comment à cette heure de la nuit?reprend la voix sifflante de M.Oliver.C’est parce que la nuit est PRECIS DES VOTES Amendement Barrette, demandant le renvoi à six mois: Contre.105 Pour.9 Majorité contre .156 Amendement Laurier, demandant un référendum: Contre.m Pour.62 Majorité contre .49 Amendement Copp, demandant que l’étude du bill soit ajournée jusqu’à ce qu’on ait iiuginenté l’allocation aux familles des soldats: Contre.115 Pour.55 Majorité contre .60 Bill Borden (en 2ième lecture) établissant ia conscription sélective: Pour.118 Contre.55 Majorité en faveur du bill .63 Hughes, Kings, I.P, E.; Chisholm, Inverness.iLe vote est enregistré entre 5 lires 05 et 5 hres 07.M.Borden quitte son siège le premier; le soleil brille et lui-même est radieux comme le jour naissant.On dition à la parole de Taché: le der nier coup de canon sera tiré par un Canadien-français pour la défense de la souveraineté anglaise en ce pays.Sans paradoxe on peut dire que 3 heures moins 10 minutes.Le prési dent n’a pas achevé que M.Gau-vreau se lève pour protester.Il exige que les trois motions soient lues immédiatement et en bon français.Ce a est fait non sans qu’on enten Ce qui vient de se passer, il y a quelques heures, à Ottawa, souligne la ûérité de tout ce qu’a dit le j Devoir, depuis des mois et des un- Le dernier orateur a repris son nées, quand il écrivait que notre siège.Personne ne se lève.Le pré- L^r^rejI n^al.s a ParJ(; .de quelques grognements à droite, ' mais cela est fait, et bien fait, car M.Beauchesne, l’assistant-greffier, s’exprime avec une correction de puriste.Un long temps, puis le silence se rétablit et on commence l’appel nominal sur le sous-amendement Barrette.Le député de Berthier se lève le premier, puis ce sont MM.Des-carries, Bellemare, Paquet, Pate-naude et Achim.Tout au fond de la salle, on voit s’agiter un panama à large bord, c’est M.Guilbault, le député malade, qui n’a pas quitté la salle suffoquante depuis huit heu res.Il ne peut se dresser et appeler ainsi sur lui l’attention des yeux aigus de l’assistant-greffier.Le geste est beau.Il rappelle nécessairement pour Ja défense de la souveraineté anglaise: ce bill en effet auquel il s’oppose est aussi nuisible aux véritables intérêts britanniques que s’il avait été inspiré par les Allemands.Tl introduit la division où régnait l’union; la défiance où régnait la concorde.M.Brouillard est député de Drummond-Arthnbaskn, et le hasard a de ces caprices.Elu contre le premier candidat envoyé en Ghambre pour protester contre la participation aux guerres impériales en dehors du Canada, M.Brouillard tient à quelque chose près le même langage que son prédécesseur aurait dû tenir en pareille circonstance.Ajuc let null CM i , i x, , ,1 ,y.-»- avancée que l’on veut refuser des se- e s!¦ ’ «agneaux indigenes, heure, en bourse.Le marché qui >16.30.pendant toute la journée avait été inactif et sans grande signification, a vu tout à coup les valeurs entraînées à la dérive dans un courant assez fort.11 est certain que chaque jour qui passe nous rapproche méthodiquement de la paix.Nous connaissons les maux dont souffrent les Alliés car ce sont les, nôtres, mais nous ignorons ceux qui s’abattent sur les empires centraux.La fin du conflit est peut-être plus proche qu’on ne croit et ce sera un événement heureux uour les gens de Bourse eux-mêmes?L'heure de la paix marquera en effet une ère nouvelle de développement de l'industrie américaine.La Russie est pour elle un champ immense et merveilleux; le nord de la France à reconstruire; la Belgique, la Serbie à relever de leurs ruines, suffiront pendant des années à absorber sa production formidable.Au point de vue immédiat, les nouvelles sont rassurantes, puisque l’argent abonde, que la main-d’oeu-vre fait prime, que la température est idéale pour les cultures, que les exploits des corsaires sont en décroissance ct que l’Argentine a fait parvenir il Berlin un ultimatum.Mais les chemins de fer et surtout les moteurs ont été si gravement atteints que le marché peut prendre quelques jours fi reprendre son aplomb.D'ici là.une mauvaise nouvelle peut nous être transmise et les haissiers.on le sait, sonl gens h en profiter.C’est pourquoi il semble que la prudence soit de mise par le temps qui court.LES FAILLITES DE LA SEMAINE L’agence commerciale R.G.Dun éc Company a relevé dans la région de Montréal, pour la huitaine écou-j lée, 2 faillites seulement, groupant un passif global de $12,000, comparativement à 6 faillites et $69,000 de passif; 4 faillites et $41,000; 6 faillites et $630,000; et 5 faillites et $112,-000 de passif global pour les semaines antérieures.—— -*-— L’ACTION ‘‘BROMPTON PAPER” Les bruits courent la rue que l’action Brompton Pulp and Paper Company sera définitivement mise sur un pied de 5 pour cent, à la prochaine réunion du conseil PARC DOMINION Toute cette semaine PIQUE-NIQUE DES FACTEURS A compter du samedi 14 juillet SOUSA et «a fanfare SOUMISSIONS POUR BRIQUE ORDINAIRE EDIFICES DU PARLEMENT, OTTAWA Des soumissions cachetées seront reçues par le soussigné jusqu’à midi, le 11 Juillet 1917, pour la fourniture de brique ordinaire de première qualité, bien dure, dont on a besoin pour la reconstruction des édifices ci-dessus mentionnés.Toutes les soumissions devront être faites pour cinq millions (5,000,000) de briques (plus ou moins), livrées sur les lieux en d’admi-'tenes (Iuanm^s qu’il sera indiqué d’ici la ., , , « |.» S ‘ ,• (fin de l’année 1917.lustration, au heu de 4 ,p.100 de di vidende et 1 p.100 de superdividende que cette valeqr rapporte présen terne.t.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Cowans : Cours Cours Blé — d’ouverture à midi Juillet.210 218 Septembre.Maïs — .192 195 Septembre.155 1-2 157 Juillet.Avoine — — Juillet.68 67 3 8 Septembre.56 7-8 * 55 7-8 BOURSE DES MINES Cours fournis par la Dunn and Co., rua Saint-François-Xuvier.No 86, Montreal.De- Chaque soumission devra êtfe accompagnée d'un chèque accepté sur une banque à charte, payable à l’ordre du Ministre des Travaux Publics, pour une somme de pas moins de cinq pour cent (5%) du montant de la soumission, lequel chèque sera con- : fisqué si la partie contractante refuse d’exé-ter son contrat quand il lui sera demandé Ri la soumission n’est pas acceptée, le chèque sera rendu.Si la soumission est acceptée, un chèque additionnel pour une somme équivalant à cinq pour ceftt (5%) du montant de la soumissionf devra être déposé avant que soit signé le contrat.La garnnUc toute entière sera confisquée si l’entrepreneur ne réussit pas à compléter le travail qu’il aura entrepris.Le paiement des matériaux sc fera mensuellement.On n’acceptera pas nécessairement la plus basse ni aucune des soumissions.Les enveloppes contenant les soumissions devront porter sur l’endos les mots “Soumissions pour brique ordinaire” et être adressées au soussigné.On devra soumettre avec chaque soumission des échantillons des matériaux.S’il y a réduction du prix de la brune avant que soit faite la livraison complète, cette réduction devra être portée au béné-maison Bryant, fiet‘ etro.101>4)M iss.Pac«f.iN-Y N,H.‘y,VNorth.rac.Peonsylrt.'•Yf !’?*•*.st.C.a; Reading iR.epubb.lr.°L .1 Roc.Isl.or.E'J&Rtkbb.U.S.South.Pac.Sont.Rail.«ÿH St.Paul i Third Are.|Union Pac.^Ivu.s.Ste.oi.i «IjHiU.tf.hteelp.60a UtahCBppe Tlb.» ' W ©e un gnou Offre.mande.Adannc 10 Apex .04 04 Vi Dcaver 35 1 Boston Lrcek 00 62 Buffalo .125 137 V2 (.Ram.F-.r .10% IIMj Coniagas .415 425 i Crown Rcs ,.2&l/a Davidson .CO 70 Demie Ext .18 19 Dome Lake .15 16 Dome Milles 1200 1225 Foster .m 05 Gifford 04 Gold Reef 02 02 Vi Gould .! Great Nor , .07 07% ! Hnragraves 10 11% Hollinger .420 425 Inspiration 05 Kennbeek Cons 27 .28 Iverr Lake 445 470 Kirk Luke.:w 37 LaRose 35 40 1 .Mrraui 18 McIntyre .158 ICO McKinley Dorragh .48':, 49 Moneta .08 12 Newray .50 51 Nipissing .690 715 Ophir .OO'/j 08 Pete Lake 1200 1212 Plenurium 70 Pore Crown 49 nl Pore Gold 01 02 Pore Imp 02% Pore Tisdale "1% Porc VI pond ;ti 31 Vk Pres.E.Dome .03 Vi 04 Schumacher 47 Shamrock 20 22 Silver Leaf 01 % 02 Teck Hughes .42 45 Tcmisknmlng 38 U 39 Thomp-Krist 07% 08 Tommy Hums .17% 18 Trethewey ItVj 12 Vac.Oil and (ins .28 29 West Dome ('.on.20 21 WetHnufcr .or, White Hcs .10 JOHN A.PEARSON, architecte.J.O.MARCHAND, associé.Bloc du centre, Edifices du Parlement.2$ iQ-, ¦u-V M a •!ôV AV!.ôdVy, 66 ^ :a;V I iài" n:v i .tv, 1088, '.OSV, 4.1 I .9 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure.No 973.— Dame Césarine Moquin, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Steven Holmes, du même lieu, manufacturier, et dûment autorisée par cette Cour à ester en justice aux fins des pré- deresse a formé une demande en séparation de biens èn cette cause, ce jour.Montréal, 28 juin 1917.Les procureurs de la demanderesse: Brossard et Pépin.UN ENFANT SE ME 'L’onde a fait hier après-midi une nouvelle victime.Antonio Claudette.12 ans, se promenait en chaloupe avec un compagnon de son âge, Albert Allard, sur le fleuve en face de la résidence de M.Girouard, à Lachine, lorsqu’ils se virent impuissants à maîtriser le courant.L’em-barcalion vint frapper le quai avec violence et le jeune Gaudette.fut projeté à l’eau.On se porta au secours des deux bambins.Seul Albert Allard pul être sauvé.iLe corps du noyé a été repêché et conduit à la demeure des parents où le coroner Vous ne lisez pas le N ATIO- .NALISTE?Vous ignorez donc| en disposera sans jury, toutes les nouvelles du samedi apres-midi ct du samedi soir.BIENTOT, LES VAMPIRES AU PASSE-TEMPS.ARTHUR URUNBAO.M.mbre, Bourse d.Montréal.ERUNEAU & DUPUIS ' rotm riKiPs Pturcui ftft 97 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.•oecara.lM : QUEBEC *t SORBL rU direct .TM r~ rOBT * rUAOU.Nnr-Taife, .JÜÜ ÿOL.>1.1!.—No 157 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 6 JUILLET 1917 7 NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIEKE HEURE ES DÉPENSES DE LA GUERRE )URANT LE TRIMESTRE QUI S’EST TERMINE LE 30 JUIN DERNIER, LA GRANDE-BRETAGNE A DEPENSE $3,555,000,000, ET CEPENDANT ELLE EST LOIN D’ETRE EPUISEE FINANCIEREMENT.New-York, G.— La “Tribune” publie ce matin le câblogramme suivant d’Arthur Draper, daté de Lon-tlres, le 5 juillet : D’ici peu, les finances anglaises ' seront l’objet d’une vive discussion ! au parlement.J’ai obtenu des chif-j fres complets qui montrent que, du-, rant les trois mois qui se sont ter- j minés le 30 juin dernier, la Grande- ; Bretagne a dépensé $3,555,000,000, soit au taux de $14,200,000,000 par année, ou environ la dette du Royaume-Uni avant la guerre.Cela implique des dépenses quotidiennes de plus de $58,300,000.Ce chiffre comprend les dépenses | ordinaires nécessaires en temps de | paix, les prêts aux Alliés et aux Dominions, et l’aide donnée aux constructeurs de navires.Au sens de M.Ilonar Law, chancelier de l’échiquier, les Etats-Unis contribueront sensiblement à diminuer les prêts, mais il admet que si la guerre dure jusqu’au 31 mars, les dépenses dépasseront considérablement les appropriations.De prime abord, ou pourrait croire que ces chiffres colossaux vont écraser la Grande-Bretagne et terminer la guerre, mais si l’on s’en-quiert des revenus du pays, on s’aperçoit que la nation est loin d’être épuisée au point de vue financier.L’an dernier, le trésor a reçu $2,- 1687.500.000.Cette année, M.Bonar Law a prévu dans son budget des recettes de $3,192,500,000.Dans le premier trimestre, il a reçu $580,-000,000, soit $215,000,000 de plus que dans le même trimestre, l’an dernier.Un accroissement tie $175,-000,000 provient de l’excédant des profits, et si la proportion se maintient, le ministre devra recevoir $3,- 500.000.000 avant la fin de l’exercice financier, soit trois fois plus que le plus grand revenu obtenu en temps ordinaire.il n’est guère étrange que le ministre ait autorisé une diminution de 2 sous par once sur le prix du tabac.Depuis le premier avril 1914, la Grande-Bretagne a dépensé $24,-945,155,000 et a touché $6,264,240,-000.La différence représentant l’augmentation de la dette.Mais il faut défalquer $5,500,000,000 de ce montant, vu que cette somme représente en chiffres ronds les prêts aux Alliés et aux Dominions.Après la bataille de Waterloo, la dette nationale de la Grande-Bretagne était approximativement de $4,300,000, i 000, ou le quart de ce qu’elle est aujourd’hui, mais la population a doublé deux fois et demi, tandis que les revenus de l’Etat sont dix fois plus considérables.11 y a quinze ans, sir Robert Grif-fen, un statisticien de marque, estimait que les revenus du peuple anglais, capital investi, rentes, salaires, etc., étaient de $8,750,000,000 par année.Depuis, ces revenus ont probablement augmenté jusqu’à $12,500,000,000.En tablant sur ce chiffre, si la dette nationale de la Grande-Bretagne était de $25,000,-000,000 cela signifierait que le pays aurait engagé son crédit pour ses revenus de deux ans.La même autorité évaluait la richesse accumulée à $75,000,000,000.Les banquiers estiment qu’à même les épargnes, environ $1,750,000,000 ont été investis chaque année depuis 1903, portant la richesse totale accumulée à $100,000,000,000, ce que l’on regarde comme un chiffre modéré.Il y a deux ans, M.Lloyd George estimait que les valeurs étrangères possédées ici se montaient à $20,000,000,000.La somme empruntée représente moins d’un sixième du total.Bien que 5,000,000 d’hommes aient été retirés des industries, la production nationale a considérablement augmenté, en partie à cause de l’installation de machines plus modernes, en partie à cause du travail supplémentaire, en partie à cause des méthodes américaines et ?n partie à cause d’une grande augmentation de la main-d’oeuvre féminine.La production de l'acier s'est accrue de 7 à 10 millions de tonnes et augmente encore.Le salaire des femmes a subi une hausse moyenne de $6 par semaine, et le salaire des valets a monté de 50 pour cent.Bien COMPLICATIONS EN ESPAGNE DES PARLEMENTAIRES MENACENT DE CONVOQUER LES CHAMBRES A BARCELONE.Madrid, 6.— Soixante sénateurs et députés de la Catalogne, réunis à Barcelone, hier, ont demandé au gouvernement d’accorder une autonomie administrative à toutes les provinces d’Espagne.Ils ont également décidé que si le gouvernement ne convoquait point immédiatement les Chambres, eux-mêmes demanderaient aux membres du parlement de se réunir à Barcelone, le 19 juillet.Quatre-vingt-quinzez sénateurs et députés se sont réunis à Madrid et ont approuvé la politique internationale du comte Romanones, ancien premier ministre.L’ESPAGNE PROTESTE DE SA NEUTRALITE.Paris, 6.— Une dépêche de Ma- LE MÉRITE AGRICOLE drid rapporte qu’à une réunion du cabinet espagnol sous la présidence du roi Alphonse, le premier ministre Dato a traité des problèmes ouvriers, dont la plupart, croit-il, ont été réglés d’une façon satisfaisante.Le premier ministre a critiqué les commentaires de la presse étrangère, particulièrement ceux de la presse anglaise et française, à propos du départ de Cadiz d’un sous-marin allemand qui est venu y subir des réparations el est ensuite reparti escorté par des torpilleurs ; espagnols.Le premier ministre a i fait remarquer que l’Espagne tenait j à garder une stricte neutralité et ; qu’il n’avait en cela agi que selon l’opinion publique qui désire le maintien de la neutralité.LE NOMBRE DES FERMES INSCRITES AU CONCOURS EST SI GRAND QUE LES JUGES COMMENCERONT PROBABLEMENT LEURS VISITES DES LE 9 JUILLET — UN NOUVEAU JUGE.On annonce, ce ma-l’Agriculture, WRIGLEYS que ces chiffres soient colassaux, ils attestent le succès triomphal des finances anglaises et démontrent la folie de la prédiction que la guerre allait cesser par l’effondrement financier de la Grande-Bretagne.Le fardeau a été grand, mais il n’y a pas de danger d’écrasement.FUGITIF MALCHANCEUX UN INDIVIDU CHEZ QUI IL AVAIT CHERCHE REFUGE LUI TIRE UNE BALLE EN PLEINE POITRINE.En essayant d’échapper à un agent de police qui venait muni d’un mandat l’arrêter hier après-midi, Pen dalle Erame, 32 ans, 1466 rue Franchère, se réfugia dans la demeure de Frédéric Barrette, 1229 Delorimier.Le propriétaire prit le fugitif pour un voleur et lui tira un coup de revolver dans la poitrine.La vie d’Erame est en danger.Il est sous arrêt à l’hôpital Royal Victoria et Barrette a été arrêté par la police sous l’accusation d’avoir blessé Erame.L’accident est arrivé à 5 heures 30 hier après-midi.L’agent de police Noël, du poste de la rue Mont-Royal, allait arrêter Erame.Lorsque celui-ci apprit le motif de la présence de l’agent il se sauva par la porte d’arrière de sa maison, enfila quelques ruelles, et se réfugia enfin dans la maison de Barrette.Les enfants qui jouaient dans Ja ¦cour poussèrent des cris en voyant Erame se précipiter dans la maison.Barrette entendant ces cris saisit un revolver du calibre 22 et apercevant Je prétendu voleur dans l’un des appartements de la maison fit feu sur lui.Le malheureux tomba par terre frappé d’une balle à la poitrine et l’agent de police arriva un peu après la tragédie.Erame fut envoyé à Thôpitaj.Barrette fut amené au poste et gardé jusqu’à ce matin.On le relâcha lorsqu’on apprit comment l’affaire s’était passée.LE CONSUL KOREN VA À MELBOURNE M.Finn Koren, consul général de Norvège au Canada depuis sept ans, vient de recevoir l’ordre d’aller remplir les mêmes fonctions à Melbourne où il sera consul pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.M.Koren vient d’arriver de Norvège où il a passé sept mois, il est descendu hier avec Mme Koren, au Rilz-Carlton.Lorsqu’il aura mis ordre à ses affaires, il partira immédiatement pour Melbourne.Le consul de Norvège dit qu’il lui en coûte de laisser le Canada où il s’était fait des amis et où il aimait à vivre, mais la rigueur des hivers canadiens est préjudiciable à la santé de Mme Koren; c’est une des raisons de son départ.On ne sait pas encore qui sera nommé consul norvégien au Canada, et M.Koren ne connaît pas le nom de son successeur, ,qui sera nommé sous peu.ACTIVER LES IMPORTATIONS C’EST LA DECISION QUE PREND LE CONTROLEUR DU COMBUSTIBLE, M.C.A.MAG R AT H, DE RETOUR A OTTAWA.Ottawa, C.—• Le contrôleur du combustible, M.C.A.Magrath, qui est de retour à Ottawa venant de Montréal où il s’est procuré tous les renseignements voulus touchant la situation actuelle et celle que l’on prévoit au sujet de l’approvisionnement du Canada en combustible, trouve que le charbon employé dans la section du Canada comprise entre Winnipeg et Montréal, est im-porté des Etats-Unis, et que ces importations sont considérablement au-dessous de la normale.Le contrôleur du combustible déclare qu’il s’est adjugé les services de l’un des principaux experts en fait de combustible et de transports des Etats-Unis pour s’occuper des intérêts du Canada à ce sujet, et qu’on va prendre Its mesures nécessaires pour activer les importations de charbon.M.Magrath déclare qu’il est maintenant en position de prendre connaissance des livraisons et des plaintes et il demande aux importateurs de charbon qui désireraient bénéficier de l’organisation du contrôleur, d’informer celui-ci de la quantité pour laquelle ils ont un contrat, indiquant la quantité reçue actuellement, le nombre de livraisons reçues et la quantité de charbon qu’ils ont encore.Ils devront aussi donner le nom de leurs fournisseurs, afin de traiter avec eux le plus vite possible.Le contrôleur du combustible espère que les importateurs lui répondront le plus tôt possible à Ottawa.LA LIGUE DE LA PATRIECANADIENNE ASSEMBLEE .4 CHAMPLAIN, HIER, ET A ST-JEAN DESCHAILLONS, CE SOIR.Québec, 6.tin, du département de 1 que la Commission du Mérite agricole, par suite du grand nombre dei fermes inscrites au concours de 1917, commencera peut-être la visite | de ces fermes dès lundi prochain, le! 9 courant.Par suite également diU grand nombre de visites à faire, la! Commission du Mérite agricole comprendra, cette année, 2 sections de, juges, chacune visitant un certain nombre de fermes, ce qui ne s’est pas vu depuis la fondation de cet1 important concours provincial.La Commission, telle que réorga-j nisée, se composera comme suit : ; 1ère équipe de juges; MM.Jos.De-; land et Thomas Drysdale, et M.I.J.A.Marsan, secrétaire.2ème équipe1 de juges; MM.Arsène Denis et Jos.Couture, et M.Philippe Roy, assistant-secrétaire.M.Marsan sera secrétaire de toute la Commission.M.Philippe Roy, qui est un ancien élève de l’Institut agricole d’O-ka, remplira les fonctions de secrétaire pour la 2ème équipe de juges.La réorganisation de la Commission a nécessité la nomination d’un nouveau juge: M.Jos.Couture, de la Jeune Lorette.M.Couture est lui-même décoré de la médaille d’or du Mérite agricole, qu’il décrocha en 119T4, et il est le fils de M.Frs Couture, de St-Augustin, qui obtint lui-1 même la médaille d’or en 1904.Le nouveau juge du Mérite agri-! cole fait partie de l’Association des 1 producteurs de grains de semences, j de la Société des éleveurs canadiens, du Syndicat d’élevage de Québec, et jil est l’un des directeurs marquants | de la Société d’agriculture du comté ! de Québec.Comme on peut le cons-jtater, M.Couture ne se distingue pas , seulement par son bon travail et ses succès agricoles, mais il pousse honorablement à la roue du progrès général.Nul doute qu’il continuera dans ses nouvelles et importantes , fonctions de faire bénéficier large-i ment les cultivateurs de cette province de ses lumières et de ses bons ; conseils.| Enfin, en ce qui concerne l’ins-i pection de fermes des concurrents ;de cette année, on a maintenant la l certitude, vu la constitution actuelle j de la Commission des juges, que cet-jte inspection sera terminée à temps pour permettre aux lauréats de 1917 de prendre part, comme membres du Mérite agricole, aux cérémonies qui se dérouleront lors de l’Exposition provinciale de Québec, en l’honneur de cette grande chevalerie de l’agriculture.Une saveur nouvelle et tentante Trois-Rivières, 6.— La Ligue de la Pairie canadienne a été à Champlain, mercredi soir, où, sous la présidence de M.Jos.Labisonnière, ex-député de Champlain et maire de la paroisse, MM.John Bourgeois, Thomas Pintal, Thomas Aubry, Rochefort, Ls-D.Durand et le Dr C.A.Bouchard, protestèrent énergiquement contre la conscription et l’im-périali.sine.Ce soir, les membres de la Ligue tiendront une grande assemblée à Saint-Jean-Deschai lions, sous la présidence du maire Paris.LES BRITANNIQUES AUX ÉTATS-UNIS LE LIEUT-COL.LEGRAND-REED INAUGURE UNE CAMPAGNE DE RECRUTEMENT A BOSTON.Trois saveurs au choix Ne les oubliez pas FABRICATION CANADIENNE EN VENTE PARTOUT Aussi agréable au goût que son nom le signifie.Elle est délicieuse et elle dure longtemps.La dernière du trio des gommes rafraîchissantes de Wrigley.Excellente pour les dents, l’haleine, l’appétit et la digestion.Empaquetage hermétique— conservation parfaite I Wîàcher-en apres chaqme repas JOUEURS ARRÊTÉS ET CONDAMNÉS Les détectives ont vidé une autre maison de jeu, hier soir, établie au No 26, carré Victoria.La chambre de jeu se trouvait à l'arriére d’une boutique de tailleur qu’il y a dans cette maison.Le propriétaire et cinq joueurs ont été arrêtés et condamnés par le juge Saint-Cyr, le premier, un nommé Morin, à $50 et aux frais ou trois mois de prison, tes autres à $‘10.00.LES ANGLAIS ENROLES AUX ÉTATS-UNIS LE PREMIER CONTINGENT ARRIVE A LONDRES.Londres, 6.— Le premier contingent des sujets anglais qui se sont enrôlés volontairement aux Etats-Unis, est arrivé hier, à Londres.Aujourd’hui ils paraderont et le général sir Francis Lloyd, commandant du district de ’Londres, leur adressera la parole.Ces hommes feront du service dans la cavalerie, l’artillerie, le corps d’ingénieurs, l'armée, les vétérinaires, le corps médical, dans les régiments écos-isais, anglais el irlandais.Boston, 6.— Une invitation a été lancée, hier soir, par le lieutenant-colonel Legrand-Reed, à tous les sujets britanniques de la Nouvelle-Angleterre de s’enrôler dans l’armée canadienne ou anglaise Le lieutenant-colonel Legrand-Reed, du 170e bataillon des forces expéditionnaires canadiennes, a été chargé du recrutement des sujets britanniques nés aux Etat-vUnis.“Je compte, a dit le lieutenant-colonel, envoyer 1,000 recrues au Canada avant la semaine prochaine et peut-être qu’un plus grand nombre encore de sujets britanniques répondront à l’appel, aimant mieux être volontaires que conscrits.Sa Saveur Dure JF3 DEMANDE DE SECOURS DE LA BEAUCE (Pe noire correspondant) Québec, 6.— M.Ernest Larue, maire de Sainte-
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