Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 juillet 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1917-07-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Ÿ VOLUME VII I—No 171 Montreal, lundi 23 juillet 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE $5 OO 8 OO Édition hebdomadaire CANADA 92 OO 2 50 3 OO ETATS-UNIS UNION POSTALE DEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L'AMENDEMENT BORDEN Quelques notes sur le débat de jeudi Le texte du débat sur l’exemption des étudiants en théologie, un-revised edition de la séance du 19 juillet, jette quelque lumière sur une question d’importance considérable.On se rappelle l’origine et les grandes lignes de la discussion: le texte initial du projet de loi Borden exemptait du service obligatoire “le clergé comprenant les membres de tout ordre reconnu comme ayant un caractère exclusivement religieux et les ministres de toutes les confessions religieuses existantes au Canada à la date de l'adoption de la présente loi.’’ Au cours de l’examen du projet en comité général, M.Borden proposa d’ajouter à ce texte “les étudiants en théologie’’.Une clameur s’éleva dans certains milieux protestants et le premier ministre, à la séance de jeudi, retira son propre amendement qui, repris sous une autre forme par M.Lemieux, fut rejeté, mais sera probablement ramené devant la Chambre au cours du débat sur la troisième lecture.On s’était inquiété — et l’on a pu retrouver dans le Devoir la trace de cette inquiétude — de la portée de certains mots du texte du premier projet.Nous enregistrons, cela est important, les précisions faites en comité.M.Doherty, ministre de la Justice, a donné du texte l’interprétation la plus libérale.11 a formellement déclaré que le mol “clergé” a un sens parfaitement clair et parfaitement défini et qu'il couvre tous ceux qui ont reçu les ordres mineurs, aussi bien que majeurs (p.3711).11 a ajouté que ceux qui commenceront leur seconde année de théologie à l’automne, “ayant reçu la tonsure, font partie du clergé et n'ont besoin d’aucune mention spéciale" (p.3712).Il a encore déclaré, en réponse à M.Pugsley, qui avait fait allusion aux Jésuites et aux Trappistes: “C’est la sorte d’ordre auquel il [l’article] se rapporte — des ordres exclusivement religieux (p.3713),” Et plus loin, dans la même page: “La mot “ordre” dans la phrase “tout ordre reconnu" signifie une association ou une communauté de gens qui vivent ensemble sous une règle religieuse — les Frères des Ecoles chrétiennes, par exemple." Quelque temps avant, même page, il avait cité, parmi les “ordres” visés par le texte, celui des Rédemptoristes.Ajoutons que M.Laurier est, lui aussi, d’avis (p.3714) que les Frères des Ecoles chrétiennes bénéficieront de l exemption.S’il en est ainsi, l’exemption devrait couvrir toutes les congrégations similaires.Sur la question des ecclésiastiques, M.Sévigny, on le sait par le texte sténographié de son discours, publié dans le Devoir de vendredi, est beaucoup moins libéral que M.Doherty et M.Borden lui-même, lequel croit que les ecclésiastiques qui ont reçu les ordres mineurs seront exemptés (p.37f>6).M.Sévigny ne croit pas que la loi protège d’autres ecclésiastiques que les diacres et les sous-diacres; il est d’avis qu’elle ne devrait pas en protéger d’autres.Quant à M.Borden, il est un point sur lequel il peut être utile de le citer.Page 3705, en réponse à M.Lemieux, avant la déclaration de M.Doherty, il disait: “Je crois que les mots “membres de tous ordre reconnu comme ayant un caractère exclusive ment religieux” ont un caractère très clair.Je ne tiens pas à exprimer une opinion à l’avance sur ce que décideront les tribunaux.Il est cer tain que, s’il existe quelque illogisme dans l’interprétation, elle pourra être corrigée par le juge d’appel central.” En tout cas, même d’après l’interprétation la plus libérale, celle de MM.Doherty et Borden, les jeunes gens qui ne seront pas entrés dans les ordres mineurs lors de l’appel de leur classe devront réclamer une exemption devant les tribunaux en invoquant l’un des motifs généraux indiqués par la loi : services qu’ils pourront rendre, nécessité de poursuivre leurs études, etc.Et leur sort dépendra de la décision des tribunaux.Cela paraît clairement ressortir des déclarations même de M.Doherty.Si la guerr.e dure un peu longtemps, on voit quelle perturbation cela pourra apporter dans le recrutement du clergé.L’amendement Bordèn eût protégé ces jeunes gens commeles autres, en écartant l’obstacle que l’on jette à l’entrée de la carrière sacerdotale.La question appellerait beaucoup d’autres réflexions, et nous comptions en faire quelques-unes aujourd’hui.Mais le temps et l’espace nous restreignent à ce sommaire, aussi précis que possible, du débat de jeudi.Tel quel, il offrira peut-être, tout de même, une certaine utilité.Orner HEROUX.tant, qu’à se rendre compte des ressorts compliqués d’un Ame collective, et insuffisamment doué pour interpréter sagement un état d’esprit national.Aussi la mesure de conscription fut-elle présentée aussi gauchement qu’elle pouvait l’être.Un lieutenant libéral a employé le mot “akwardly” qui peint très bien la situation.Un critique sévère pourrait dire, et l’histoire dira peut-être, qu’à une époque troublée de sa vie le Canada a cherché un homme d’Etat et n’a trouvé qu’un avocat, retors si Ton veut, mais dépourvu du je ne sais quoi qui fait les vrais hommes de gouvernement.Le docteur Clark disait, il y a une couple d’années, que sir Bobert Borden s’était taillé une niche dans la galerie des grands Canadiens.Il y a des chances que le peuple canadien interprète prochainement cette parole d’une autre façon et relègue en effet dans sa niche le monsieur qui sut être plus sensible aux intérêts des pays d’outre-mer qu’aux intérêts bien compris de la grande nation qui lui avait fait l’honneur de lui confier, pour une époque déterminée, le soin de ses destinées.Les libéraux à Toronto La -chronique politique n’a guère à se mettre sous la -dent aujourd’hui que le rapport du congrès libéral de Toronto, dont le résultat n’a guère surpris les personnes bien renseignées, et -quelques maigres potins relatifs aux prochaines élections.On dit.par exemple, que les députés voudraient bien voir la session se terminer prochainement,, afin de leur permettre de commencer la visite de leurs électeurs et déjouer en certains cas l’activité de leurs futurs adversaires, qui profiteront de ce temps pour tendre des pièges dont on aura du mal à se défendre durant la courte et violente période électorale que Ton prédit généralement.Ou dit que le cabinet va cependant insister pour présenter une loi de franchise électorale quelconque, dont les termes exacts ne sont pas décidés encore, et qu’il faudra aussi prendre une décision en ce qui concerne les nouveaux subsides demandés par nos chemins de fer nécessiteux; que tout cela et des surprises toujours possibles peuvent fort bien prolonger la session jusqu’aux -derniers jours d’août, mais qu’il se peut tout de mênje que le milieu du mois d’août voie une dissolution subite, ce qui donnerait au gouvernement le bénéfice d’une attitude moins craintive à l’endroit 'de l'électorat.On dit aussi que le comté d’Ya-maska aura à se prononcer entre le 1 BLOC - NOTES La vie dure Les censeurs trouvent la vie dure, aux Etats-Unis et en Angleterre.Ici même, l’autre jour, M.Oliver demandait à Ottawa la raison pour laquelle il est interdit de lire et de garder en sa possession au Canada une récente brochure parue et lue ouvertement en Angleterre, The Fiddlers, d’Arthur iMee.C'est une attaque à fond de train contre les distillateurs et les brasseurs anglais.Le Globe, de Toronto, demandait de son côté vendredi dernier: “Y a-t-il, derrière les fonctionnaires canadiens, des intérêts occultes, ayant partie liée avec les fabricants d’alcool, et plus intéressés à enrayer l’exécution des menaces faites contre le commerce de l’alcool en Angleterre, qu’au bien-être de milliers de soldats canadiens dans les camps anglais, en péril constant, jour et nuit, par suite des immoralités hideuses dénoncées par nombre de journaux anglais?.Qu’y a-t-il, qui est au fond de l’interdiction au Canada d’oeuvres dans le genre de “The Fiddlers" et de journaux hebdomadaires du type et de la réputation de The Xation ?Le Le Canada est le seul pays oû le par lexnent ne s’est jamais préoccupé pour de bon de la censure.Il est temps qu’il y vienne, surtout à la veille des élections, où il faudra bon gré mal gré, laisser discuter et débattre certains sujets délicats, — ainsi l’indifférence du gouvernement britannique en face de l’avarie, qui exerce de si terribles ravages autour des camps militaires d’Angleterre.M.Borden lui-même disait, en revenant d’Angleterre, il y a quelques'semaiit'es.qu’il -a dû s’expliquer nettement avec les autorités anglaises, sur ce point.Le sujet est d’une si extrême gravité qu’il serait quasi criminel d’interdire de le débattre dès maintenant.Contes de fées C’est ainsi qu’un rédacteur de la Gazette qualifie le bref récit que nous faisions de Finsulte dont une dame a été Tobjet, dernièrement, dans un tramway de Montréal, de la part d’un goujat qui l'écarta violemment, pour prendre une ban quette vacante, t.disant à ses amis: It's only a French woman.“Un fonctionnaire de la compagnie des Tramways a déclaré qu’il se- vieux libéral qu’est lM.Oscar Gladu, très surpris qu’un tel incident *„:u — ,— i.- fMif larrmiÉ.au h pii mt la flnrpflp A OTTAWA EN ATTENDANT LE VOTE .f Les députés ne goûtent pas la chaleur—-Le vote de mardi soir-Perplexité de certains députés.Ottawa, 23 juillet 1917.Une nouvelle semaine commence et la session dure toujours, sans que rien puisse faire espérer aux pane-menfaircs essouflés qu’elle doive bientôt prendre fin.La chaleur est arrivée et ne nous l’envoie pas dire, ce qui n’est pas sans mettre parfois une sourdine appréciable à l’éloquence de nos gouvernants.Ceux-ci arborent maintenant une toilette qui confine parfois au négligé, et il est certaines silhouettes qu’on était accoutumé de ne se représenter qu’enveloppées des lourds vêtements do l’hiver que Ton retrouve à peine sous les complets gris-clairs ou jaunâtres dans lesquels ils nous apparaissent tout rajeunis.Les deux chefs donnent Texemple,suivis de près par MM.Graham, Guthrie, Pugsley et Pardee, du côté de l’opposition, et MM.Foster, Barretle et H.B.Morphy, à la droite du président, M.Rhodes, lequel est lui-même hors concours avec ses gilets de coupe hardie et son automobile “crème brûlée” qui fait Tenvie des amateurs lorsque M.Speaker" déambule en vitesse par les rues ombragées de la capitale.On a dit récemment que le plus , élégant des députés de langue française a été, pour un jour du moins, relui du comté de Berlhier, qui mirait changé de pelure trois fois dans la journée, c’est-à-dire à chaque vote; mais cette rumeur n’a pas été confirmée et les adversaires du beau Brummel en raccourci prétendent qu’elle était fort exagérée., Troisième lecture Quoi qu’il en soit, la conscription va être votée en troisième lecture mardi, d’après tous les pronostics, puis s’en ira subir Texamen attentif de ces messieurs du Sénat, qui l’attendent avec une certaine impatience, pour ne pas parler du traditionnel fanal.La troisième lecture aux Communes donnera sans doute lieu à un débat assez vif mais peu prolongé au cours duquel seront répétés et résumés les arguments déjà émis de part et d’autre, parfois avec plus de chaleur que de sincérité, puis l’intérêt se transportera à l’autre bout du couloir, où MM.les sénateurs siègent dans leur chambre rouge avec une sérénité un peu stagnante qui ne manquera pas d’être secouée par l’arrivée de la pomme de discorde jetée inconsidérément par notre premier ministre.Celui-ci ne semble pas se préoccuper outre mesure des conséquences possibles de la crise qu’il a déchaînée dans le pays.De même que la nature du taureau est de foncer sur l’obstacle, de même l’avocat têtu qu'est avant tout M.Robert Laird Borden se croît parfaitement sûr d’avoir agi en homme d’Etat de première envergure parce qu’il a si gauchement jeté son gant dans Parène.Pour bien comprendre par quoi M.Borden a péché contre les règles du bon gouvernement des hommes, il faudrait établir tout d’abord, ce à quoi il eût dû penser, et comment il eût fallu qu’il s’y prît pour faire admettre le principe du service mi-lilaire obligatoire en notre pays ci-devant libre.Il fallait d’abord analyser Pâme dn peuple auquel on avait affaire, prévoir les réactions variées de chacune des parlies si disparates qui le composent, puis préparer et doser savamment lu pilule et la faire passer habilement avec beaucour» de sucre autour.Tl y a des cas où gouverner, c’est moins prévoir que comprendre, el il eût fallu un cerveau plus souple et plus réceptif que celui de notre président du Conseil privé pour préparer le dosage gradué que requérait la situation.Au lieu (le cela, on a vu un homme plus accoutumé à mettre en valeur des documents fournis par d’autres, plus habitué, par la tournure légale de son esprit, à argumenter des mérites de la cause d’un client impor- tribun populaire remis en bonne posture auprès de ses chefs, et M.A.À.Mondou, néophyte tout frais converti, qui s’est jeté l’autre jour dans le giron du chef libéral, qui semble s’ètre contenté de faire place négligemment à la nouvelle recrue sans monter sur les ioits pour crier comme il était honoré de l’acquisition, et comme son parti recevait une impulsion nouvelle du fait de l’arrivée au bercail des deux brebis d’Yaimas-ka et de Labelle.On ajoute que M.Mondou serait fort ennuyé de n’être pas le candidat officiel du parti libéral, croyant qu’il doit y avoir plus de réjouissance pour un pécheur qui se convertit que pour un juste qui persévère, et que la perspective de Se trouver assis entre deux chaises ne lui sourit pas plus qu’il ne faut.M.Achim lui-même, paraît-il, trouve qu’on ne Ta guère couvert de fleurs à son entrée dans la Jérusalem gauche, ce qui laisse prévoir toutes sortes de complications pour revenir au Parlement Et Ton assure au surplus que M.Boulay est tout ébaubi d’apprendre par le Canada que c’est M.Rodolphe Lemieux qui a obtenu que certains employés de chemins de fer soient désormais tenus de parler les deux langues.“Quel sera donc, se demanderait M.Boulay avec inquiétude, le prochain député de lyrnous-ki?” Et il paraît que M.LemTeux se demande justement “la même chose que lui”.Au moins, si le gouvernement se dépêchait de fixer la date qui mettra fin à toutes ces perplexités! Ernest BILODEAU.LES RETARDATAIRES Vous êtes-vous mis en règle avec l’administration du Devoir ?Lui devez-vous trois mois ou plus d’arrérages sur votre abonnement ?Dans ce cas, cela vous intéressera de savoir qu'à compter du 1er août prochain, — dans huit jours, — l’administration de Devoir retranchera de ses listes d'abonnés les noms de tous ceux qui, ayant trois mois ou plus de retard dans le paiement de leur abonnement, auront alors omis de solder leur note ou d’en venir à une entente quelconque avec l’administrateur, à ce sujet.Ceux qui lisent le Devoir depuis des mois savent qu’il est difficile de s’en passer.Rappelez-vous comme vous pestez, quand le courrier ne vous apporte pas le Devoir à l’heure exacte, ou quand le numéro que vous attendiez s’est égaré le long de la route.Imaginez-vous comme vous pesterez davantage, en ces temps-ci, oû la politique est d'un intérêt si palpitant, si vous n’avez vlus pour vous renseigner impartialement ni pour i ons conseiller, l'information et les articles de rédaction du Devoir.Commencer à lire ce journal, c’est vouloir continuer de le lire.Que direz-vous d’une interruption de service, causée uniquement par votre retard A solder la note de votre abonnement ?Evitez cela.Acquittez cette note tout de suite.et vans continuerez de recevoir le Devak tous les jours.eût jamais eu lieu”, dit la Gazette.-Cela n’infirme en rien l’authenticité de l’anecdote non plus que sa véracité.Si ce fonctionnaire ignore l’affaire, en quoi cela signifierait-il que cet incident n’a pas eu lieu?Il ne se passe guère de semaine sans que des traits de cette espèce ne viennent à la connaissance des voyageurs qui vont dans les tramways.Cela ne dépend pas du tout de la compagnie, qui n’y peut rien, et Tes seuls responsables sont les voyous, de quelque nationalité qu'ils soient, qui insultent à mots couverts ou par des allusions transparentes, des voyageurs paisibles.L’autre jour, par exemple., un avocat bien connu de Montréal cède sa place à une jeune fille, dans le tramway.Arrive le compagnon de celle-ci, qui dit à haute voix: You are lucky.I have been living in this city for years and it is the first time I see a Frenchman giving his seat to a lady.L’impoli paya, cette fois-là, sa grossièreté, car il n’avait pas, comme le goujat dont nous parlions dans la note qui fit sursauter la Gazette, affaire à une femme inoffensive, mais à quelqu’un capable de le rembarrer.Le fonctionnaire de la compagnie qui a exprime sa surprise à la Gazette n’a peut-être jamais su eet incident; cela signi-fie-t-il qu’il est inventé?Voilà qui serait d’un étrange raisonnement.La chaleur Nous aurons un été froid, disaient les prophètes du temps.Juin et les premières semaines de juillet ont paru devoir leur donner raison.Mais, depuis une semaine, le temps qu’il fait est en train de leur infliger un démenti catégorique.Tl fallait de la chaleur, elle est venue; voici maintenant que ceux qui se plaignaient du froid pestent contre le chaud.Dans un ou deux mois, ils grogneront contre le froid.Peut-être auront-ils raison.Il faut cependant prendre le climat tel qu’il est.Il peut être changeant, il n’est pas changeable.Entre deux fauteuils Les libéraux d’Yamaska ont choisi hier comme leur candidat aux prochaines élections l’ancien député du comté, M.Gladu.Le député actuel, M.Mondou, qui vient de passer du côté des libéraux, aux Communes, tiendrait à sa réélection, à lui.Mais si les libéraux du comté lui préfèrent M.Gladu, que pourra faire M.Mondou?11 serait désormais inacceptable comme candidat conserva leur, puisqu’il vient de déclarer qu’il est libéral.Et la place est prise, comme candidat libéral.Alors.?Il semble que M.Mondou coure le risque de s’asseoir entre deux fauteuils.Toutefois, M.Mondou est un homme de ressources.Le public portera quelque intérêt à la façon dont il se tirera de cette impasse.Mais réussira-t-il à sc placer?Pour des “morts” Dans une assemblée de politiciens rouges, hier, quelqu’un mettait le public en garde contre les nationalistes.La presse tory française, elle, n’a pas assez d’imprécations, contre les mêmes nationalistes.De même aussi la presse tory' anglaise, et la presse libérale de toutes les provinces.Il y a pourtant des semaines, des mois, des années qu’au dire de tout ce monde, le groupe nationaliste n’existe plus et que le nationalisme est mort.Ne Ta-t-on pas tué trop vite, les uns, parce qu’ils voulaient le voir disparaître, les autres, parce qu’ils voulaient s’approprier son programme?Pour un mort, comme on en parle, comme on le craint, de ce temps-ci! Vote des soldats Un câblogramme à la Gazette de ce matin dit que le rapport des vérificateurs chargés de faire enquête sur le scrutin des soldats, outremer, à propos du referendum sur la prohibition en Colombie Anglaise, conclut qu’en fait il y a eu toutes sortes d’abus, dans la manière d’enregistrer et de recueillir les bulletins des soldats.Voilà qui sera un puissant argument pour M.Bogers en faveur du voto des militaires canadiens outremer.Un autre Le Siam a déclaré la guerre à l’Allemagne.Toutes les petites nations y passeront-elles ?Et cela hâtera-t-il le retour do la paix ?Un ami de M.Sévigny Le ministre Sévigny disait Tau-Ire jour dans un discours quelconque que l’Ouest est entièrement fa vorable à la conscription.Il citait, à l’appui de cette affirmation, Ta-vis d’un M.Boileau, d’Edmonton.Une dépêche de quelqu’un d’Edmonton, occupant un poste en vue dans la politique de TAlberta, nous apprend que “ce M.Boileau a agi pendant douze mois comme agent recruteur dans TAlberta avec un salaire rémunérateur, sous les ordres du lieutenant-colonel Lepro-hon, et ne réussit pas à recruter, d’accord avec ses collègues en be-sogtne, le tiers de l’effectif de ce régiment.Il ferait mieux d’expliquer Téchec de sa campagne que de fournir des informations au secrétaire d’Etat intérimaire”.Si ces renseignements sont exacts, — et le nom du signataire de la dépêche en garantit la véracité, — il reste que l’autorité sur laquelle s’appuie le ministre Sévigny n’en est pas une bien forte.Il n’y a pas à s’en étonner.Quand ce ministre a-t-il dit autre chose que des coq-à-Tànc ?La raison Ceux qui s’intéressent à la guerre se sont souvent demandé la- raison du remplacement, après quelques semaines à peine d’exercice de ses fonctions, du général Nivelle, commandant suprême des armées alliées en France, par le général Pétain.Les journaux n’en ont rien dit, ou à peu près, à l’époque pour différents motifs, dont le premier, c'est qu’ils n’en ont rien sû.La même question se pose aujourd’hui.Un journal américain prétend, ces jours-ci, que le choix de Nivelle — d’origine anglaise par sa mère, — fut fait afin de plaire au haut commandement anglais et que Ton s’aperçut, un peu plus tard, (pie Thomme pour le poste, c’était plutôt Pétain.La critique militaire d’après-guerre tirera l’affaire au net.Pour les restaurants \M.Hanna, le dictateur canadien des vivres, recommande l’économie aux restaurants et à ceux qui les fréquentent.C'est excellent.Mais il ne faut pas perdre de vue qu'avant d’économiser, il faut produire et augmenter la production.Y songe-t-on, en haut lieu?G.P.UNE LOYALE SENTINELLE TIONALE BELGE, M.LLOYD GEORGE REND HOMMAGE A L’OCCASION DE LA FETE NA-BELGE, AU VAILLANT PEUPLE QCI S’EST CONSTITUE LE DEFENSEUR DE LA LIBERTE EUROPEENNE.TROIS MOIS,JUNE PIASTRE Dans quelques jours, l'offre d’un abonnement de propagande au Devoir, édition quotidienne, par la poste, pendant trois mois, pour une piastre, — offre valable pour le Canada et les Etats-Unis, — prendra fin.C’est (tync le temps de vous en prévaloir et d’en faire profiter vos amis.Inscrivez - vous immédiatement.Le prix de votre abonnement doit nous être expédié avant le 31 juillet.Ce sera trop tard, en août.M.ARTHURJ'AMPALON Nous avons le regret d’apprendre la mort de M.Arthur Pampalon, architecte-maçon, décédé hier à l'Age de 57 ans.M.Pampalon était très souffrant depuis quelque temps, mais Ton avait jusqu’à ces derniers jours entretenu l'espoir qu’il triompherait de la maladie.M.Pampalon laisse, outre son épouse, deux filles : Mme Eudore Saint-Germain et Mlle Jeanne, et un fils, Pierre-Alfred.1) appartenait au Londres, 23.— M.Lloyd George, en portant la parole, samedi après-midi, au Queen’s Hall, à l’occasion de la célébration de l'indépendance de la Belgique, s’est surtout appliqué à répondre au récent discours du nouveau chancelier allemand.Nous célébrons aujourd'hui, dit le premier ministre en débutant, l’anniversaire de l'indépendance d’un peuple qui a rendu des services inoubliables à l’Indépendance européenne.Lp monde n’oubliera pas ce service rendu.Le traité de neutralité de la Belgique était un des piliers de la loi des traités de l’Europe.La Belgique était la sentinelle de la liberté européenne.Ce plan était le plus grand, mais aussi le plus onéreux et le plus dangereux traité qu’on ait imposé à un peuple.Avec foi et avec loyauté le peuple belge s’est délié de ce dépôt.Si je cite un document historique, un document qui fait partie de rhistoire du monde, je veux parler de la réponse du gouvernement belge à Tultimatum allemand, il n’y a rien qui établit plus clairement non seulement le devoir de la Belgique envers TEurope, mais la maniéré dont elle s’est déliée de cette obligation.“Si le gouvernement belge acceptait les offres qui leur ont été faites par l'Allemagne, ce serait sacrifier l’honneur de la nation et trahir son devoir envers l’Europe” : voilà une noble réponse noblement gardée.Quelles étaient les offres allemandes?Elles étaient celles d’un assassin qui aborde un homme et lui dit: “Ouvre-moi toutes grandes les portes pour que je puisse attaquer ton paisible voisin”.De quelle mentalité doivent être ce» hommes pour proposer de telles infamies.La Belgique, comme tout peuple d’honneur, les u rejetées avec dédain, et éternelle sera son attitude fière dans l’histoire du monde.M.Lloyd George passe ensuite au récit des souffrances de la Belgique, dont l’heure de délivrance appro-rhe, dit-i).puis il dissèque le discours de Ilerr Michaelis.L’AVENIR DU JUNKERISME Les junkers, s’esl-il écrié, ont jeté le vieux chancelier dans le panier et ils gisent dedans côte à côte.Vous n’attendrez pas longtemps avant que le junkerisine prenne sa place.Quel espoir y a-t-il dans son discours de la paix je veux dire une paix honorable, qui est la seule paix possible.C’est un discours adroit, rusé.Il y a des phrases pour tous ceux qui désirent la paix; mais il y a aussi des phrases que la puissance allemande comprendra.C’est aussi le discours d'un homme qui attend le résultat de la situation militaire et les Alliés se doivent de lui procurer ce résultat.Répétant une déclaration faite antérieurement, l'orateur déclare que le gouvernement actuel en Allemagne n’est pas une garantie sûre pour la paix, et qu’il faut empêcher ailleurs les garanties que demande la démocratie.Le discours du chancelier, qui n’est pas Thomme de la circonstance, ne peut être très encourageant pour la Belgique qui est menacée de voir Liège enlevée et le contrôle sur Anvers détruit.Mais les Alliés ont décidé que la Belgique serait une nation libre et indépendante.Le premier ministre ajoute qu’il a lu ce discours, une fois, deux fois, trois fois.afin de voir s’il ne contiendrait rien qui pût donner à espérer pour le retour de la paix dans le monde, et qu’il n’y a rien trouvé autre chose que la destruction de l’indépendance belge, qu’une paix honteuse pour l’Europe et qu’une démocratie honteuse aussi pour l’Allemagne.L’ANGLETERRE VAINCRA LE SOUS-MARIN Toutes les tentatives allemandes ont échoué les unes après les autres et le premier ministre se dit désolé d’avoir à dissiper toute la confiance que le nouveau chancelier met dans la campagne sous-marine allemande qui devait affamer l'Angleterre dans six semaines, lesquelles sont depuis longtemps écoulées.L’Angleterre a plus que jamais confiance qu’elle vaincra les sous-marins allemands.L’an dernier, la marine mar- ennemis de la liberté qui gouvernent l’Allemagne.Les Alliés veulent libérer le peuple allemand de ces tyrans.La paix peut se conclure avec une Allemagne libre, mais pas avec une Allemagne autocrate.M.Lloyd-George, en parlant de M.t Kerensky, qui vient de prendre le poste de premier ministre de la Russie, dit que c’est là un changement encore plus important que celui de la substitution de Michae-ILs à Bethmann-Hotlweg.La Russie' et les Alliés ont tout à gagner de CO' changement.En terminant, le premier ministre anglais dit que tout soldat aile-' mand qui s’en va sur le front, soit en Orient soit en Occident, doit bien se mettre dans Tesprit que s’il tombe, il sera mort pour l’autocratie militaire, tandis que tout soldat belge, français et russe, aura le bonheur de se dire qu’il est mort héroïquement pour sauver .sa patrie, et chaque soldat anglais, américain ou portugais sait qu’il lutte pour le triomphe de la liberté et pour l’observance du droit international, et pour rétablir le régne de la justice dans l’univers.LE REMEDE SAUVEUR C'EST CELUI D’ELIRE DES REPRESENTANTS LIBRES DE TOUT PARTI, PRECONISENT LES ORATEURS ANTICONS-CRIPTIONNISTES A UNE NOMBREUSE ASSEMBLEE DE PROTESTATION A SAINT-JEAN DES CHAILLONS.Tiers Ordre, à la congrégation de la chaude a été grandement affectée Sainte Vierge, à la conférence Saint | par les pertes subies, mais cette nude sa paroisse.Il Vincent de Paul était le frère de M.l’abbé Pampalon, curé au Cap Rouge, du R.P.Pierre Pampalon, rédemptoristc, et du R.P.Alfred Pampalon, mort en odeur de sainteté.Les funérailles auront lieu mercredi, le 25 juillet courant, el seront célébrées en l’église Saint-Eu-sèbe.Le convoi funèbre partira de la maison mortuaire, 609, rue Fron lenac, à H heures et quart.Nous prions la famille Pampalon, que des liens anciens et multiples rattachent à l’oeuvre du Devoir, de recevoir l’hommage de notre profonde et respectueuse sympathie.née l’Angleterre construira quatre fois plus de navires qu’elle ne Ta fait Tannée dernière.Et dans les deux prochains mois, elle doit construire autant de navires qu’elle en a construit Tan dernier.Le chancelier impérial allemand dit cpie les Etats-Unis ne pourront pas changer la situation car ils n’ont aucun navire, aucun soldat.M.Lloyd-George se voit encore dans l’obligation de détruire cette illusion, en déclarant que les Etats-Unis ont des ressources inépuisables.Un grand journal allemand déclarait récemment que Tarmée allemande luttait pour la liberté de sa natrie.Gela est faux- Ce sont les Saint-Jean des Chaillons, 23.— (De notre envoyé spécial.) — Tout le comté de Lotbinière s’était mis sur pied dimanche pour venir protester, au centre même du coquet village de Saint-Jean des Chaillons, contre la mesure de contrainte militaire qu’un régime despotique veut imposer au pays malgré la volonté du peuple.Se rendant aux appels pressants de M.Uldérie Paris, maire de cette municipalité, le» électeurs et contribuables du comté accoururent en une foule nombreuse, que l’on peut chiffrer au bas mot a 2,500 personnes.La circonstance exigeait quelque chose de nouveau : :vi.Paris s'en chargea et prépara une agréable surprise, il fit venir de Montréal des orateurs, bien connus dans la métropole depuis les premiers jours de la résistance.Messieurs Léo Doyen, Ubald Paqtiin et J.Odiion Beaudet, tout en exposant franchement la gravité de la situation, ont démontré que tout n’est point perdu, si le peuple se réveille, prend conscience de lui-même et applique le seul remède sauveur : celui d’élire des représentants indépendants (le toute attache de parti, des représentants soucieux des véritables intérêts de la patrie canadienne.M.Léo Doyon a fait ressortir la nécessité de ce remède lorsqu’il rappela la complicité des deux partis qui, comme deux larrons en foire, ont concerté la mort de la nation canadienne au bénéfice de l’Empire.Les actes de nos représentants en Chambre; rouges ou bleus, depuis trois ans, le démontrent suffisamment : contribution d’urgence, participation déraisonnée, prolongation du terme parlementaire, et enfin ht conscription, précédée de toutes les méthodes d’enrôlement militaire par intimidation, par chantage et par la menace de la famine.M.Beaudet posa la question au point de vue economique et agricole et dégagea de la situation des leçons pratiques, tout en inspirant les plus salutaires réflexions.# * * M.J.Odilon Beaudet, premier orateur, dit au début qu’il vient retremper son patriotisme à l’ombre de son clocher natal, au milieux de ses compatriotes animés des meilleures dispositions.La situation exceptionnelle que nous traversons facilite un tel retrempement, car il fait bon de constater la force d’un peuple qui, voulant vivre, ne saurait mourir.Faisant allusion aux derniers événements de la politique fédérale, l’orateur démontre à l’évidence que les gens qui nous gouvernent savent faire pire que les Allemands, puisque ces derniers, aux pires heures du jingoïsme.prussien, n’ont jamais songé à enlever la liberté de parole et la liberté de la presse aux opprimés de la Pologne et de l’Alsace-Lorraine.Les élections s’en viennent! Elles vont fournir une superbe occasion de faire entendre raison à nos représentants et de balayer du pouvoir ceux qui se sont montrés indignes de leur mandat.Au candidat nouveau qui se présentera, faites jurer fidélité à la race can a di'en n e-françai se avant tout autre intérêt de parti, faites-kni déclarer solennellement qu’il n’appuiera en Chambre aucune mesure de contrainte militaire, ni aucune autre mesure en contravention avec, les véritables traditions nationales.Puis M.Beaudet parle, de la question militaire au point de vue économique.disant toutes les ruines qu’elle sème déjà dans les sphères commerciales, industrielles et financières du pays.C’est vers Ta-griculture que doit se porter l’effort du Canada en cette guerre, c’est l’enrôlement agricole qu’il faut préconiser au détriment du service militaire, puisqu'il est reconnu que CSuiU,à la cinquième .nage) LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 23 JUILLET 1917 VOL- VIH—No 171 LETTRES AU "DEVOIR” Nous ne tiubliong que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondante anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.A PROPOS DE COLONISATION Montréal, le 5 juillet 1917.Monsieur le Directeur, Maintenant que la frontière est close, le coulage annuel de notre race vers la grande république un devenir nul, espérons-le.Et sachons bien en profiter.Une catégorie importante de ce roulage a compris les nombreux fils de cultivateurs, qui ne trouvaient pas de place sur la terre paternelle.Vers quels endroits du Canada ce surplus annuel va-t-il maintenant se diriger ?Je n’hésite pas à déclarer que nos politiciens provinciaux — bleus ou rouges — ont participé pour beaucoup q ce suicide national.Et la preuve, la voici : à chacun de mes soi-disant colons rapatriés je pose cette question : ‘ Pourquoi aviez- vous quitté votre province natale?" Monsieur, me répond-on souvent, “avant de quitter la terre paternelle, je songeais ci faire de la colonisation, mais je n’y voyais aucune perspective encourageante.” C’est là, non seulement mon expérience, monsieur le directeur, mais celle de tout colonisateur.Il faut que nos politiciens tournent la page, permettez-moi cette expression; il y a assez longtemps qu’ils reçoivent le riche étranger à bras ouverts.Il est plus que temps qu'ils pensent aux leurs.Et si les suggestions leur font défaut, j’en fournirai quelques-unes, d’abord.“Que notre gouvernement provincial imite un peu le système américain, au sujet des terres neuves.C’est-à-dire, créer de vastes réserves pour la colonisation, dans différentes parties de la province, d’oii les marchands de bois et les elubistes seraient pour toujours exclus.Que ce gouvernement annonce sérieusement, surtout dans les villes, où existe le chômage forcé, pour une armée de bâtisseurs de chemins, afin que ces réserves de colonisation soient dotées de \bon-nes routes, qui attendront la venue du colon, afin que ce ne soient pas les colons qui attendent les chemins, ainsi que cela se voit de nos jours.Que le gouvernement vende l’acre $1 ou $2 s’il le faut, mais par paiements faciles.Une autre suggestion, sur la manière de recruter des colons.Qu’on adopte le système de missionnaires colonisateurs, que nous avons au fédéral.Ces missionnaires iraient chercher des recrues par toute la province, en donnant des conférences.h!ombreux sont ceux d'entre nous, qui ignorent que des colonisateurs véritables comme le I‘.Giroux, le P.Normandeau, tous deux de l’Alberta, et M.l’abbé J.-B.-L.Bourassa, du Tè.miscaminque ontarien et québécois, relèvent du gouvernement fédéral ! et que depuis bien des mois ils agissent sur les centres canadiens de la Nouvelle-Angleterre et ceux de notre province, dirigeant les colons à pleins convois vers des régions qu’ils ont mission de coloniser.C’est ce système-là, et nul autre, monsieur le directeur, qu'il nous faut ici, pour notre propre province._ Un fait ironique, que j’ai constaté maintes fois, chez nos députés provinciaux, c’est de les entendre déclamer, dans leurs beaux discours patriotiques, qu’il ne faut pas se laisser encercler, nous, Canadiens-français, dans les bornes politiques dp notre province, comme dans iTùc ’réserve! Mais que font-ils donc, pour ne pas nous y laisser encercler?Actuellement, if existe à peine deux personnes, — non i>as des politiciens, — qui traduisent l’opinion populaire, dans ce sens, et ils le font par faction, une action raisonnée et réfléchie.N’est-ce pas le curé de Balmoral, Nouveau-Brunswick, qui invile par une propagande saine quelques milliers de bras qui désertent nos campagnes, à se diriger vers la région “Blue Bell" de celle province?Région qui, par sa fertilité, peut être comparée à notre Abitibi ?N’cst-cc pas une modeste organisation, dont voire humble serviteur fait partie, qui a pu diriger, avec grand succès, sur la région Claybelt, du Noiwel-Ontn-rio, continuation naturelle de noire province, des vingtaines de colons à la fois, dans une région riche en bois à pulpe et dont la fcrlililé n’est aucunement inférieure aux prairies de l’ouest?Le gouvernement ontarien, avec un prestige tout puissant, s’est appliqué, depuis quelques années, à placer des colons de langue anglaise dans ce nord de l’Ontario (Claybelt), Et à côté de celle campagne bien organisée, nous avons vu un modeste abbé colonisateur, ci lui seul, réussir à attirer de ce meme pôle, par scs seuls efforts, un nombre très important des noires, à Ici point que l’avenir s'annonce tout souriant pour notre cause, dans selle nouvelle région agricole et in-iuslrielle.J’ai été trop long celte fois-ci, \l.le Directeur, et en terminant, ju’il soit dit entre nous, que : Si notre gouvernement provincial ne donne aucun indice de bonne vôlonté, (car je n’ai pas été le seul à souligner des déboires, d'autres bien plus influents que moi l’ont fait, et semblent s’êlre échoués sur an récif et ce récif c’est un gouvernement possédant une majorité brute et têtue) — alors qu’il soit dit entre nous, que si aucun changement il n’y a, ce gouvernement provincial ne mérite pas l’appui des apôtres, et des vrais pionniers de la colonisation.Et ceux-ci sont très nombreux, qu’on ne se trompe pas.Mais, me fera-t-on remarquer peut-être, la région Abilibi, est an pen mieux que les autres! Je répondrai OUI, et c’est heureux qu’elle soit si proche d’une région idéale pour le coton, je veux parler du Nouvel-, Ontario.Et ce n’est pas pour vanter aucune région que j’élève la voix cette fois-ci, mais bien pour la naissance dans notre province de plusieurs régions tel que je l’ai préconisé, an commencement de cette lettre, et cela pour le plus grand bien de la cause en général.Merci beaucoup, M.le Directeur, de l’hospilalité du Devoir, et fasse surtout que ma voix soit an pen mieux entendue que celle perdue dans un désert.Le Président de la Inique de Colonisation Noiwel-Onlario-Nouveau-Québec, Jean-Louis PINE A U.RUSSIE LE MÉPRIS DE LA DISCIPLINE C’EST LA CAUSE DE L’INSUCCES DES TROUPES RUSSES QUI ONT OPERE UNE RETRAITE SANS INTERRUPTION MALGRE LEUR SUPERIORITE NUMERIQUE — LA CRISE DU CABINET.PRÉCIS DE LA GUERRE LES BOCHES À L’ATTAQUE DE SAMEDI A DIMANCHE LES ALLEMANDS ONT LIVRE DE FURIEUSES MAIS VAINES ATTAQUES DANS LA REGION DE L’AISNE ET DE VERDUN.Premières hypothèques de $100 à $75,000 6% à 8% Entièrement irariintiea par noua.Intérêt trimestriel.Les demandes de renseignements venant d’en dehors de la ville reçoivent une attention toute spéciale.Demandes notre magasine illustré "Thrift” qui vous sera envoyé gratia.MARCH TRUST COMPANY 18» Saint-Jacques.MAIN 1791 Londres, 23.— Dans la nuit de samedi à dimanche, disent les bulletins de Paris, les Allemands ont livré de furieuses et vaines attaques avec des troupes fraîches, dans la région de l'Aisne et de Verdun.Des Français ont repoussé une attaque à l’impro-viste contre des petits postes, au cimetière de Saint-Firmin, à l’ouest de La Fère.Dans la région de l’Aisne, l'ennemi a opéré un violent bombardement de l’Epine de Chevrcgny jusqu'au sud de Gorbeny.Le bombardement a .été particulièrement intense d’Hurtubise jusqu’à un point à l’est de Craonne.A l’aurore, les Allemands ont dirigé une forte attaque avec des troupes fraîches, sur ce front.Entre Hurtubise et le plateau de Casemate, les (Poilus ont arrêté l’attaque avant que les Teutons aient pu parvenir dans les tranchées françaises.Les batteries françaises ont repoussé des troupes considérables au sud de i’Aillette et leur ont infli gé de grandes pertes.Plus à l’est, les Français ont brillamment repoussé une violente attaque contre les plateaux de Casemate et de Californie.Sur les deux rives de la Meuse, l’ennemi a manifesté une très gran de activité, cette nuit-ià.Au nord de Bezonvaux, les Allemands se sont portés à l’attaque, à 2 endroits.Après un vif engagement, les Fran çais ont délogé complètement l’ennemi de certaines positions dans lesquelles il avait pris pied.Les Allemands ont subi de grandes pertes, dans ces 2 combats.Sur les Hauts-dc-Meuse, dans le voisinage des bois île Bouchot et des Chevaliers, les oi'lus ont repoussé 2 attaques de l’adversaire.Hier, la bataille s’est continuée avec une extrême violence dans la région d’Hurtebise et de Craonne.L’ennemi a dirigé surtout ses efforts contre les plateaux de Casemate et de Californie, lançant des attaques sans répit et avec de puissants effectifs.Les troupes françaises ont résisté avec une bravoure admirable, livrant des combats corps à corps et contre-attaquant avec vigueur.L’ennemi délogé plusieurs fois du plateau de Casemate auquel il s’est cramponné, essuyant des pertes énormes.Sur le plateau de Californie, après 'des échecs répétés, l’en-nenvi a réussi à prendre pied en droite ligne, dans le cours de l’après-midi, et la lutte s’est continuée avec acharnement.Dans la nuit de vendredi à samedi, les Français ont délogé 2 détachements teutons qui avaient pris pied au nord de Braye-en-Laonnais.Au sud-ouest de Cerny, une attaque de l’ennemi a dégénéré en violent combat.Deux fois, l’ennemi a pénétré dans les tranchées françaises sur un front de 250 mètres.Deux fois, les Poilus l’ont vigoureusement contre-attaque et expulsé.Au sud-ouest de Cerny, ils ont arrêté une attaque et ont brisé 2 assauts successifs au sud d’Ailles.Entre le plateau d’Hur-tebise et de Californie, les Français ont dispersé les troupes ennemies qui préparaient la forte attaque qui s’est déclenchée plus tard.Les Tommies ont progressé légèrement au sud -est de (Monchy-le-tPreux.Les Anglais ont abattu 15 machines ennemies et ont perdu 5 des leurs.EN GUERRE AVEC L’ALLEMAGNE Londres, 23.— Le Siam a déclaré l’état de guerre avec l’Allemagne et l’Autriche, suivant une dépêche Reuter de Bangkok.Neuf navires, formant un tonnage total de 19,000 tonnes ont été saisis.L’objet de la déclaration du Siam est de “maintenir la justice des droits internationaux contre les nations qui critiquent les principes humanitaires et le respect des petits Etats.” Tous les Allemands et Autrichiens, ajoute la -dépêche, ont été mis sous arrêt et leurs affaires ont été suspendues.Le Siam, “la terre des hommes libres”, est un royaume du sud-est de l’Asie, qui a une population dépassant de quelque peu les huit millions.Le service militaire obligatoire, sous le système européen est maintenant en force dans toutes les provinces du Siam, y compris Bangkok.La force de l'armée en temps de paix est d’environ 12,900 hommes, tandis que la flotte consiste de vingt-un petits navires.En temps de paix 5,000 hommes sont employés sur ces navires avec une réserve de 20,000 hommes.Au dix-neuvième siècle, les relations diplomatiques régulières furent établies avac les Etats-Unis et les nations européennes.Londres, 23.— La ligne russe va-cille_ apparemment à cause de la mutinerie des soldats et des violentes attaques dirigées par les Autrichiens et surtout par les Allemands.Le bulletin officiel de Pétrograd dit que les troupes ont manifesté une complète désobéissance enver* les commandants.Malgré leur supériorité numérique, les Moscovites ont opéré une retraite presque sans interruption.“C’est le résultat”, dit le communiqué, “de l’instabilité de nos troupes, du mépris de la discipline militaire et de la propagande des Maximalistes.” Par suite de ia poussée constante de l’ennemi dans la région de Zlo-eboff, la ligne russe commence à céder au sud de Brzezany, selon le rapport officiel de Berlin.Les Allemands ont atteint la culée de pont du Sereth, dans le voisinage de Tar-nopol, et à plusieurs endroits, la voie ferrées allant de Tarnopol à Kozowa.Au cours de leur retraite, les Russes ont mis le feu à Tarnopol et aux villages, à l’est.Si la ligne russe recule juste au sud dé Brzezany, il est probable que les troupes du gouvernement provisoire devront battre en retraite dans la région d’Halicz.Le premier ministre russe, M.Kerensky, qui commandait l’armée, lors du déclenchement de l’offensive, en Galicie, aux premiers jours de juillet, est de nouveau parti pour le front, probablement pour tenter de porter remède à l’infidélité des troupes.On mande que le kaiser aussi est en route vers le front oriental.KORNILOFF COMMANDANT EN CHEF Le général Korniloff, commandant de la 8e armée, qui a récemment pris l’offensive avec tant de succès en Galicie, a été nommé commandant en chef des armées russes sur le front sud-ouest.Il succède au général Goutor.LA CRISE DU CABINET Ln bulletin officiel annonce qu au cours d’une réunion tenue dimanche matin, le cabinet en est arrivé à une solution partielle de la crise ministérielle, et confirme que la principale raison de la démission de M.Lvoff, est la question agraire, a propos de laquelle des divergences d’opinions inconciliables se sont élevées entre l’ancien premier ministre et les ministres socialistes, le ministre de l’Agriculture, en particulier.Le bulletin ajoute: “Il a été établi que les divergences d opinion au sujet de I opportunité d’émettre une procla-mation déclarant la Russie une république dérivent surtout du fait que certains ministres croyaient qui! était nécessaire de publier immédiatement un édit proclamant la république, tandis que la déclaration en voie de préparation à ce sujet ne représenté qu’une mesure préliminaire pourvoyant au cas de la promulgation par l’assemblée constituante d’un acte établissant la république, et n’empiète aucunement sur les prérogatives de celle assemblée.” Le gouvernement provisoire a ance une proclamation établissant la gravite de la situation et déclarant que son premier devoir consiste a employer toutes ses forces contre l’ennemi étranger et dans la defense de 1 administration contre les tentatives révolutionnaires et anarchiques et enfin esquissant des réformes importantes à faire dans tout le pays.Voici la proclamation : “Citoyens! L’heure fatale vient de sonner.Les armées de l’empereur allemand viennent de percer le front de l’armée révolutionnaire russe.Cette terrible opération a été facilitée par la légèreté criminelle et le fanatisme aveugle de quelques-uns et la trahison de quelques autres.A cette heure critique où.prenant avantage de la confusion générale.les forces cachées de la contre-révolution peuvent sortir de leur trou, le gouvernement provisoire remanié a pleinement conscience de ses lourdes responsabili-tes.II est, cependant, pleinement confiant dans la force du grand peuple russe et dans la récupération rapide de la vie politique, maintenant que la contagion, qui a secoué tout 1 organisme, s’est manifestée et eteinte dans cette crise aiguë.“Le gouvernement croit fermement que la crise conduira à la résurrection, non à la mort.Fort de cette opinion, le gouvernement est prêt à agir avec l’énergie et la résolution que demandent les circonstances actuelles.Le gouvernement considère de son premier devoir de mettre toute sa force dans la lutte contre l’ennemi du dehors et pour défendre le nouveau régime gouvernemental contre toute anarchie ou contre-révolution.Pour cela, il n’hésitera pas à prendre les mesures les plus rigoureuses qui sont en son pouvoir.En même temps, le gouvernement réitère que pas une seule goutte de sang d’un soldat russe ne coulera pour les fins de l’étranger, tel qu’on l’a déjà proclamé à la face du monde.” La proclamation dit ensuite que, conformément à la déclaration du 19 mai dernier, le gouvernement russe a l’intention de convoquer les puissances de l'Entente en conférence au cours du mois d’août pour définir l’orientation générale de la politique des principes proclamés par la révolution russe.A cette conférence, la Russie sera représentée, en plus des diplomates, par des représentants de la démocratie russe.L’indignation populaire contre L’ACTION AÉRIENNE 37 VICTIMES DES RAIDERS UNE ESCADRILLE DE 15 A 20 AEROPLANES ALLEMANDS SURVOLE, HIER, LA COTE EST D’ANGLETERRE ET LANCE DES BOMBES — 11 PERSONNES SONT TUEES ET 26 SONT BLESSEES.la bande à Leni ne est intense.Los cosaques en particulier, qui ont perdu plusieurs de leurs camarades nu cours des combats dans les rues, sont inexorables dans les demandes qu’ils formulent au sujet du châtiment des instigateurs du soulèvement.Lo conseil des délégués, sous Londres, 23 — Un autre raid sur la côte est a été fait hier matin par une escadrille de 15 à 20 aéroplanes.Ces avions ont laissé tomber des bombes qui ont tué huit personnes et en ont blessé vingt cinq.Voici la dépêche qui l’annonce: Un groupe de 15 à 21 aéroplanes ennemis est venu dans le voisinage de Felixstowe et d’Harwick hier matin.Quelques bombes furent jetées, mais le feu nourri de la défense antiaérienne força l’escadrille ennemie à se débander, et une partie des avions s’en retourèrent par delà les mers, tandis que les autres continuaient leur course vers le sud, le long de la côte d’Essex.Ces derniers furent attaqués tout te long de cette côte à coups de canon, et finalement s’en retournèrent chez eux sans avoir jeté d’autres bombes.Les envahisseurs furent pourchassés jusqu'à ia mer et attaqués par nos propres aéroplanes, mais il était malaisé d’y voir et fort difficile d’observer les mouvements de l’ennemi.Il y a eu en tout 33 victimes à Felixstowe et à Harwick: huit personnes ont été tuées et 25 blessées.Après ce premier rapport, un deuxième a été publié portant le nombre des morts à onze et celui des blessés à vingt-six.Le dommage matériel est insignifiant.“Une patrouille du corps royal d’aviation, dit le rapport, rencontra quelques-unes des machines ennemies revenant en Belgique et en abattit une dans ia mer près de la côte”.Londres, 23.— Un télégramme envoyé de Felixstowe au “Times” dit que huit avions ennemis conduisant huit autres machines volant à une altitude de 15,000 pieds.Un ou deux cottages furent atteints par les bombes; les autres projectiles tombèrent dans les cours, les jardins ou sur les pelouses, et brisèrent les fenêtres en éclatant; d’autres tombèrent sur la plage où ils causèrent une panique parmi ceux qui se baignaient de bonne heure.Une bombe tomba tout près d’une église et le service religieux fut suspendu pendant quelques minutes.Le raid dura cinq minutes.Il y eut quatre hommes tués dans le même endroit.Londres, 23 — Le nouveau système inauguré hier à Londres pour prévenir les gens de l’invasion aérienne, démontra son efficacité pour soulever la populace, et rompit le silence tranquille du dimanche matin.Il y eut un tel vacarne d’explosions que beaucoup de personnes qui ignoraient qu'on eût adopté une nouvelle méthode d’alarme pour prévenir des raids, crurent que des machines ennemies lançaient déjà des bombes autour d’elles.Presque au même moment 237 fusées marines d’une livre furent lancées des 79 postes d’incendie de Londres au moment où presque tout le monde était encore endormi.Les gens réveillés en sursaut par ce tapage sinistre, eurent l’impression que la ville se trouvait sous le feu d’un bombardement régulier.Ce fut sous cette impression-là que la plupart des gens se mirent à couvert, et les endroits de sûreté furent bientôt emplis d’une quantité de personnes légèrement vêtues et dans un attirail des plus disparates.La circulation s’arrêta net dans les rues et celles-ci furent bientôt désertes ; il y a du reste peu de gens dans les rues le dimanche matin.C’était pendant qu’ils étaient ainsi à l’abri que les gens qui avaient leurs journaux du dimanche, découvrirent la raison des explosions bruyantes, et lurent pour la première fois l’annonce officielle de l’adoption d’un nouveau système d’avertissement.Iis découvrirent plus tard que l’endroit le plus rapproché où avaient passé les aéroplanes ennemis était la côte d’Essex.En réalité il n’y avait point de véritable nécessité pour sonner l’alarme, et l’on se plaint maintenant que cela eût été cause d’une interruption inutile des affaires si cela fût arrivé un jour de semaine au lieu d’arriver le dimanche.Cartes professionnelles et cartes d’affaires AVOCATS Casier potlal 356.— Adresse télégraphique, “Nahac, Montréal”.Tél Main 12Î0-1Î51.Codes s Ubtrs West.Vu.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PBOCURETîn édifice Transportation — Kue Saint-Jacques LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Haï) nue d’Hoehelaga Tél.Main 1422 UN PRIX MAXIMUM POUR LE BLÉ Toronto, 23 — La commission des inspecteurs des grains pour le Canada, en session, hier, a décidé qu’à partir du 1er août 1917, le prix maximum du blé, 1ère qualité, nord, en entrepôt à Fort-Williams, ne dépassera pas $2.40 le boisseau.Cela jusqu’à nouvel avis, et cette décision s’applique au résidu de la dernière récolte.la poussée des sentiments populaires, a levé l’interdiction qu'il avait portée de faire allusion en public aux accusations portées contre Le-nine, et bien qu’avec une répugnance encore manifeste, donne la liberté aux autorités judiciaires et militaires de prendre les mesures nécessaires contre le groupe de Le-nine.Suivant un télégramme de Copen-hague, le démocrate social allemand Masse a déclaré, au cours de son voyage de retour de Stockholm, que Parvus a été l’intermédiaire entre le gouvernement allemand et le parti de Lcnine.Parvus, dit Belfand, est un Juif russe.Jeudi après-midi, on a fait des perquisitions au domicile de l'avocat Kozlovsky, accusé comme Sumenson, d’être un des intermédiaires entre le gouvernement allemand et les Leninites.On a découvert des documents compromettants qui ont amené l’arrestation de Koslovsky.Les conspirateurs allemands, les réactionnaires monarchistes et les Leninlnites fanatiques se sont unis pour ruiner le pays.Des ilésordres sérieux se sont produits à Nishn Novgorod, sur la Volga, où une bande de soldats s'est rendue maîtresse de la ville.La solution de la crise dépend beaucoup du conseil des délégués, et l’on croit généralement /, 68 V; 34K 36$ 101 ’iaii '¦-6% 123 Midi 90% 89 63k iUV, 82 36*74 too).* 615* 'mi 27S 68K DECLARATIONS DE DIVIDENDES Asbestos Corporation.— Dividende trimestriel régulier de 1 p.«ç 100, sur les actions ordinaires, distribuable le 15 août aux porteurs enregistré le 1er.Ontario Steel Products.— Dividende de 3 p.100, sur les parts de préférence, — comprenant le dividende trimestriel régulier de 1 3-4 et 1-4 p.100 par acompte sur les arrérages, — distribuable le 15 août aux actionnaires inscrits le 31 juillet.Banque Union.— Dividende trimestriel régulier de 2 p.100, payable le 1er septembre, aux porteurs inscrits au registre le 16 août.iôsv":ô‘ alors O^’en Ontorio les Cana d’abord établir un gouvernement de coalition avant de faire des élections et qu’il ne faut à aucun prix empêcher la loi de la conscription d’être mise en vigueur sans délai, la déclaration conclut : “Nous croyons que le temps est venu pour le peuple ontarien de parler par l’intermédiaire d’agents exempts de partisannerie et que le patriotisme de toute la nation veut l'union au-dessus de tous les partie politiques.En conséquence, une convention ouverte sera convoquée ù Toronto pour jeudi et vendredi, les 2 et 3 août prochain, de tous les éléments d'Ontario qui désirent ardemment l’union patriotique de cette province.” SCÜS LA PROTECTION DU DRAPEAU PAPAL Washington, 23.— Lorsque Mgr Ceretti s’embarquera, dans quelques jours, d’un port des Etats-Unis sur un paquebot italien, afin de se rendre à Rome, où il doit devenir sous-secrétaire d’Etat de Sa » Sainteté, le vaisseau battra pavillon .aux couleurs du Saint-Père, en vertu d’un arrangement conclu, d’après lequel l’Allemagne a promis l’immunité de la part des sous-marins, si ce navire porte le drapeau papal.C’est M.Riano, ambassadeur d’Espagne, qui a obtenu ccttc promesse de la part des empires du Centre.Mgr Ceretti qui se trouve actuellement à Washington, était jusqu’à ces derniers temps, l’archevêque délégué apostolique de l’Australie.Il fut nendant dix ans l’auditeur de Ja délégation apostolique de Washington.LA LIBERTE DE PAROLE SUBSISTE Baltimore, 23.— La liberté de parole a été défendue par M.Rose, juge au fédéral.11 a acquitté un homme traduit devant son tribunal pour s’être publiquement opposé à la conscription.Il déclara, en rendant ce jugement, qu’un citoyen pouvait exprimer sa désapprobation de n’importe quelle loi votée par le Congrès.OFFICIERS^ DE RETOUR Halifax, 23.— Huit cents officiers et soldats du corps expéditionnaire canadien et environ 1,000 femmes et enfants canadiens sont arrivés aujourd’hui, d’Angleterre.Parmi les officiers on remarque : les lieutenants-colonels J.Ballau-tyne, du 7Ge bataillon; A.-F.Mae-Donald, du 154e bataillon; P.-C.McKenzie, du 141c bataillon: F.-L.Burton, 21
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.