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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 25 juillet 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-07-25, Collections de BAnQ.

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VOLUME VH I—No 173 MONTRÉAL, MERCREDI 25 JUILLET DEUX SOUS LE NUMERO j Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.S3 00 ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE .» .» # 3 00 Directeur: HENRI BOURASaA Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 FAIS CE QUE DOIS! SIFTON- TURRIFF De nouveaux aveux M.Turriff estimait-il que nous avions besoin d’un nouveau témoignage cohtre cçux qui prétendent que la province de Québec seule est opposée à la conscription?Nous l’ignorons; mais ce témoignage, en tout cas, il nous Ta apporté en termes clairs, précis et qui ne laissent place à aucune équivoque.Nous prenons le texte de la Gazette (numéro de ce matin, page 5, colonne 1) et nous traduisons littéralement: ‘Tl [M.Turriff] s est opposé au referendum pour deux raisons: parce qu’il ne conduisait le pays à rien; parce qu’il était ü’AV ANGE BATTU — because il was beaten before it started.Une province entière était virtuellement unanime contre lui et il existe une nombreuse population étrangère, en grande partie composée d'Allemands et d’Autrichiens, sur l’appui de laquelle on ne peut compter en faveur d’une telle mesure, tandis que, naturellement, la mesure a contre elle tous les lâcheurs (slackers) de iAtlantique au Pacifique.“.4 mon avis, dit-il, avec un tel point de départ LA CONSCRIPTION NE PEUT L’EMPORTER (conscription could not possibly carry) et les gens qui votent en faveur du referendum le font avec i’entenle qu il ne peut aboutir à un résultat favorable." Débarrassez le texte de M.Turriff des adjectifs désobligeants et vous aurez simplement Taveu que ce député ne veut point du referendum parce que la majorité des électeurs du pays se prononcerait contre la conscription.Rendons-lui cette justice, d’ailleurs: il ne ruse pas avec sa pensée.Il a carrément déclaré un peu plus loin qu'à son avis, ce n’est pas la majorité qui doit faire la loi du pays: "Mr.Turriff said he made this statement believing that the time had come when the majority should not make the law of the land." — Il ne faut pas oublier que nous nous battons pour “la démocratie”, pour “le droit des peuples à disposer de leur sort”, et que M.Turriff est un grand démocrate! * * * L’aveu de M.Turriff confirme ceux de MM.Pardee et Guthrie, autres députés libéraux conscriptionnistes.Il est fortifié par un texte de portée aussi grave, qu’on n’a pas assez remarqué, semble-t-il.M.Siflon est un homme d’affaires, en relations intimes avec le monde de la haute finance.Or qui désigne-t-il parmi les adversaires possibles de la conscription?Entre autres, "certaines des maisons d’affaires les plus considérables qui pressentent que la mise en vigueur de la conscription généra leurs opérations." N’est-ce point, sous la plume d’un ad versaire, Taveu de ce qui se répète dans les milieux les mieux renseignés, que les grands intérêts financiers, ceux dont la vie est liée à la prospérité permanente du pays, non point à une heureuse fourniture de munitions ou à une opération législative qui permettra de rescapcr une entreprise en danger de sombrer, sont effrayés des charges qui pèsent sur le pays et de celles dont on veut le charger encore?On n’a pas oublié qu’il y a plus de quinze mois, lord Shaughnessy déclarait peu pratique le projet d’enrôler 500,000 hommes et conseillait au gouvernement de ne pas se hâter en cette matière.La lettre de M.Sifton laisse clairement voir que le président du Pacifique n’est pas seul à s'inquiéter de l’avenir.La logique des faits est brutale.Elle imposera d’autres aveux.Orner HEROUX.rapport sensationnel, appuyé sur des faits bien établis et concluant à la nécessité immédiate d’une réforme, de ce côté.Une commission présidée par sir William Babtie, contredit sur plusieurs points Le verdict du colonel Bruce et recommande de ne pas tenir compte de ses conclusions principales.Or il se trouve aujourd’hui que l’homme le plus compromis des milieux médicaux anglais par le rapport sur la campagne de Mésopotamie, récemment paru à Londres, c’est ce même sir William Babtie, directeur, jusqu’en juin 1915, du service militaire médical des Indes, et chargé de surveiller Tétat sanitaire des corps expéditionnaires anglais envoyés en Mésopotamie.Ce rapport officiel le blâme nommément.Les amis du colonel Bruce ne se tiennent pas de joie.Ceci est secondaire.Ce qui est important, ce sont les recommandations explicites du colonel Bruce, dont un deuxième rapport est dans les mains du ministère de la milice à Ottawa, depuis plus de deux mois, dit le Financial Post, de Toronto; ce journal affirme par ailleurs qu’il est temps que le ministre livre au public les conclusions de ce document, sans quoi les contribuables auront droit de se demander pourquoi le ministère supprime ainsi des pièces importantes et qu’ils ont intérêt à connaître ; car ce sont eux qui, en définitive, paient la note, s’il se commet des erreurs coûteuses comme celles que le colonel Bruce a déjà signalées dans son premier rapport.Un maximum Lundi, un député de l’Ouest faisait remarquer que l’imposition d’un prix maximum pour le blé canadien,— il est de 82.40 le boisseau, depuis samedi, d’après un arrête de M.Hanna, — peut être une mesure satisfaisante, à la condition toutefois qu’elle s’accompagne d’un prix maximum pour la farine.Cela est très juste.S’il n’y .a pas de tel prix, les meuniers seront sûrs de ne pas payer plus que $2.40 le boisseau de blé, mais resteront libres de de mander de leur farine un prix exagéré.Tandis que s'il y a eu un maximum pour le blé et la farine, les boulangers devront se contenter de demander un prix raisonnable de leur pain au consommateur, sachant d’avance le prix le plus élevé qu’ils paieront la farine.G.P.A OTTAWA LES COMMUNES VOTENT LA CONSCRIPTION La troisième lecture du bill Borden est faite, avec une majorité de 57 voix — Il n’y a pas d’amendements proposés par l’opposition — Le débat été très bref — MM.Sévigny et Rainville continuent de violer leurs promesses de 1911.ny a SIR WILFRID EST POUR LA GUERRE “JUSQU’AU BOUT” (PAR ERNEST BILODEAU ET LOUIS DUPIRE) BLOC - NOTES ‘’Freedom comes first” Un député conscriptionniste in terrompait par ces mots le discours de M.Laurier, hier, aux Communes, quelques minutes avant le vote final du bill Borden.Ces paroles sont d’une rare ironie.“Crier “la liberté d’abord !” alors que les députés se préparaient à votre une loi privant de leur liberté 100,000 jeunes Canadiens, c’est de l’hypocrisie.Nos députés devraient avoir au moins le cynisme de leur geste et ne pas se réfugier derrière des formules creuses pour masquer leur prussianisme.Ceux qui, au nom de la liberté, dé* rrèteht le service obligatoire pour ceux qui n’en veulent pas et qui sont la majorité, — plusieurs conscriptionnistes Tont admis, — ressemblent à ceux qui, au temps de la révolution française, écrivaient partout : Liberté, Égalité, Fraternité, et commettaient les pires abus de force.Les nouveaux sénateurs C’est aujourd’hui que le ministère désigne les nouveaux sénateurs dont il a besoin pour forcer le passage de sa loi de conscription au Sénat.A l’heure présente, les deux partis y ont représentation égale, — 39 à 39, —- la récente nomination du colonel Fowler ayant établi Té-quilibre entre les sénateurs ministériels et les oppositionnistes.M.Borden s’est, avise que s’il ne se crée pas une majorité servile, c’est peut-être la mort de son bill aux mains des sénateurs oppositionnistes, auxquels deux sénateurs conservateurs (le langue française, MM.Landry et Montplaisir, ont annoncé leur intention de se joindre cette fois-ci.Ainsi, au nom de la liberté et de la démocratie, — double profanation, — le premier ministre s’est décidé, quoiqu’il n’ait plus mandat de gouverner le pays, encore moins de faire ce qu’il va faire, de nommer au moins (i ou 7 nouveaux sénateurs à la Chambre haute.Pour que Tabus de pouvoir soit complet.M.Borden choisit parmi sa majorité aux Communes certains des nouveaux titulaires, qui se trouveront à confirmer à la Chambre haute le vote qu’ils viennent d’enregistrer aux Communes.C’est comme si un magistrat qui vient do rendre un arrêt à la Cour supérieure allait ensuite siéger dans la même cause au tribunal d’appel, afin d’y confirmer son propre arrêt, attaqué devant ce tribunal.Ce qui serait un scandale judiciaire peut il être une action louable, parce que cela se passe dans les cercles parlemenfaires ?Ce sont de telles manoeuvres qui dégoûtent les honnêtes gens du régime présent L’impôt sur le revenu “Moi, je n’ai pas peur à la conscription pour mes fils, je n’en ai pas, mais je crains la conscription de mon argent,” disait récemment un rentier plus soucieux d’épargner ses revenus que de voir sauvegarder la vie des jeunes Canadiens.Le bonhomme trouvera peut-être mauvaise la mesure dont sir Thomas White va saisir les Communes dès aujourd’hui, — son projet d’impôt sur le revenu.Il est trop tôt pour se prononcer là-dessus.Si cet impôt, toutefois, ne frappait que les gens ayant réellement du superflu et qui continuent pendant la guerre de mener un train de vie plus qu’extraordinaire ou même extravagant, peu de gens, à part ceux là, trouveraient à redire à cette nouvelle taxe.Puisque les classes aisées n’ont pas eu le courage de manifester leur opposition à des dépenses de guerre désordonnées, qu’elles ont vu d’un oeil sec le ministère indifférent à l’exploitation dont le petit consommateur est victime, depuis des mois et des mois, elles devront maintenant subir les conséquences de leur abstention.Il reste à voir si l’impôt sur le revenu que médite d’ajouter aux autres taxes de guerre le ministre des finances fédérales sera équitablement réparti, ne frappant que ceux qui ont des rexenus ou des salaires supérieurs à la moyenne de ce qu’il faut pour faire vivre une famille, en ces temps de prix élevés.NOS LIVRES DE CLASSE LEUR NATIONALISATION Qu’est-ce à dire ?Il y aurait, d’après le Globe et d’autres journaux ontariens, trois jeunes Anglo-Canadiens d’âge militaire, aptes au service actif, dans les bureaux du contrôleur des vivres, à Ottawa, et qui, appartenant à des familles ultraimpérialistes et parti clpationnistes, préfèrent toutefois un traitement de $4,000 à $4,500 par an, dans ces bureaux, plutôt que de s'enrégimenter à $1.10 par jour.Le fils d'un des journalistes les plus en vedette de Toronto serait Tun de ces favorisés de la fortune.Il se peut que ces trois jeunes gens aient d’excellentes raisons de ne pas aller au front.Mais ce n'est pas une raison pour leur donner des situations comme celles qu’ils occupent aujourd'hui et que pourraient remplir des hommes d’âge mûr, certainement mieux qualifiés qu’eux à tenir de tels postes.Il y a la une question à tirer au clair, — et le plus tôt possible.L’homme responsable "-¦¦i On se rappelle qu’il n'y a pas des mois et des mois, le eolonef Bruce fit sur Tétat du service sanitaire et médical de Tarmée canadienne un Les Frères de l’Instruction chrétienne viennent de publier à Tim-primerie du Sacré Coeur, à Laprai-rie, un Cours moyen et supérieur de langue française, comprenant grammaire et exercices.Cet ouvrage permettra aux élèves de treize à dix-sept ans qui fréquentent nos classes les plus avancées, d’étudier à fond le mécanisme complexe de la langue française, et, par les exercices variés qu'il leur présente, il formera leur jugement et leur esprit d’observation, augmentera leur vocabulaire et leur apprendra à écrire leur langue avec correction.Il faut féliciter les bons frères de l’Instruction chrétienne d’avoir réservé une bonne part de leur grammaire, qu'ils ont ainsi rendue plus canadienne, au bon parler français.Les chapitres de la correction du langage, de Télocution, de la prononciation, du vocabulaire, des anglicismes et des provincialismes, y sont traités d’une façon toute spéciale.Plusieurs exercices sont composés de phrases à corriger prises à même notre langage journalier: “Beaucoup d’habitants se servent d’engins à ga/.oli-nc.— Du magasin de marchandises sèches, je suis allé chez le grocer, en passant par le carré St-Ix>uis.— J’ai reçu une copie de votre pamphlet sur l’agriculture.— Si tu continues à m’achaler, je vais me revenger.— Il viendra sûr.— Etais-lu à l’école à matin?J’en deviens Il y a aussi des exercices dans le but d’enrichir le vocabulaire: “Comment nomme-t-on: l e ruban qui sert à consolider les gourets?-Une cheville de fer dont le bout est taraudé et l’autre terminé par une tête?— Celui qui fait ou vend des briques?— La machine servant à couper le gazon?— Des bas courts?— Le maillot de laine ou de coton sans boutons, que portent les joueurs?— Une petite horloge qui sonne à une heure déterminée ?” etc.Les auteurs de cet ouvrage très intéressant ont compris que, s’il est bon de nationaliser notre littératu re, il ne Test pas moins de natura User nos livres de classe et plus particulièrement la grammaire et les exercices correspondants.Etienne BLANCHARD, p.s.s.Ottawa, le 24 juillet 1917.L’adoption finale du bill du service militaire, mieux «onnu sous le nom de conscription, s’est accomplie sans apparat à la Chambre des communes, cet après-midi.Le vote a pris exactement douze minutes, tl toute la formalité de la troisième lecture n’a pas occupé l’espace d’une séance ordinaire de 1 après-midi, puisque à 5 heures et 32 minutes la députation s’occupait d autre cllOSG.Peu d’éléments de surprise aussi.Le chiffre de la majorité ministérielle est réduit de cinq sur la seconde lecture, mais cela lient uniquement à la précipitation de la troisième lecture qui a fait que plu sieurs députés momentanément an sents de la Chambre n’ont pu y faire leur entrée à temps.Désot-mais le bill, avec une majorité de 57, s’en va à la Chambre haute.11 n’y fera qu’un court stage, s’il faut en croire les ministériels, et il sera prêt à être revêtu de la signature du gouverneur general d’ici une semaine.Chose intéressante à noter, il est possible, probable même, que certains des députes qui ont enregistré leur vote sur le bill à la Chambre basse l’enregistreront de nouveau à la Chambre haute.Dans les élections ordinaires, le votant coupable de^Sjjocatiçn est envoyé au bagne, mais il va ->an.-> dire que ce sort n’est pas réservé à ces messieurs du Sénat.Leurs noms seraient : Macdonell (de Toronto), Blain (de Peel) et Bennett (de Sim-coe) ; il est d’ailleurs probable qu a l’heure ou paraîtront ces lignes, cette nomination sera déjà passée de Tétat d'officieux à celui d’officiel.Point de surprise, disions-nous, cet après-midi ; et cependant il s’en est produit une assez marquee.On s’attendait à un amendement, et même à deux.Certaines gens en avaient été officiellement prévenus.On devait tenter d’incorporer de nouveau l’exemption des séminaristes au texte dé la loi, et ensuite de faire statuer par la Chambre que la dite loi du service militaire ne serait mise en vigueur qu’après les élections générales.Pourquoi ce brusque changement de batterie ?Nous n’en savons rien, mais il est assez probable que le serpent liberal, dont les troncs sc sont recem ment réunis, ne voulait pas donner trop longtemps Je spectacle d’une nouvelle décollation.Il n'v a eu que trois discours cet Celui de M.Turriff, li Coig, Maclean (Halifax), McMillan, Nesbitt, Neely, Pardee, Ross, Thomson, Turriff, White (Victoria) — 22.Conservateurs : MM.Ames, Armstrong (East Lambton), Armstrong (North York), Arthurs, Ball, Bennett (Calgary), Bennett (Simcoe), Best, Blain, Borden, Bowman, Boys, Brabazon, Bradbury, Burnham, Burrell, Garrick, Clark (Bruce), Clarke (Wellington), Clements, Cochrane, Cromwell, Crothers, Currie, Doherty, Donaldson, Edwards, Elliot, Fisher, Foster, Fripp, Glass, Green, Hanna, Henderson, Hughes, Lalor, Lewis,Macdonnell, Maclean (York),McCurdy, McLean (I.P.E.), Marshall, Meighen, Merner, Middlebro, Morphy, Morris, Morrison, Monson, Nicholson, Northrup, Paul, Rainville, Reid, Roche, Rogers, Schaffner, Scott, Sévigny, Sexmith, Shepherd, Smith, Stanfield, Steel, Stevens, Stewart (Hamilton), Stuart (Lunenburg), Sutherland, Taylor, Tho-burn, Thompson, Tremaine, Walter, Wallace, Webster, Weichell, White (Leeds), Wright — 79.ne votera pour la troisième lecture que parce que le ministre du corn merce a promis que le gouvernement proposerait, avant la fin de cette session, un impôt sur le revenu.11 est vivement applaudi par la droite.Un incident foeral "ronscripHonnistè, beau-frère j votera contre son chef, a ce Contre le bill Libéraux : MM.Achim, Boivin, Bourassa, Royer, Brouillard, Bureau, Cardin, Chisholm, Delisle, De-mers, Devlin, Ethier, Portier, Gauthier, Gauvreau, Kyte, Lachance, Lanctôt, Lapointe ( Kamouruska), Lapoint-' (Montréal), Laurier, Le-miciu acdonald, McCrea, Mackenzie, Mardi, Marcile, Martin, Mi-chaud, Molloy, Murphy, Oliver, Pa-caud, Papineau, Power, Proulx, Séguin, Tobin, Turgeon, Verville — 40.Conservateurs: MM.Barrette, Bel-lemarre, Girard, Patenaude — 4.M.Paquet a paire et a déclaré qu'il aurait voté contre le bill.M.Chabot est dans le même cas, mais il aurait voté en faveur du bill.Ont pairé : M.Barnard avec le docteur Paquet, Chabot avec le docteur Belaud, Boyce avec M.Lafortu-ne, Davidson avec Carroll, Robi doux avec Copp, Hazen avec Pugs-ley, Nickle avec Kay, Kemp avec Robb, Jamieson avec Hughes (LP.E.), Wilson (Wentworth) avec Wilson (Laval).La séance M.TURRIFF Le député d’Assiniboine demande quelques minutes d’attention pour expliquer son attitude.11 ne Ta pas fait lors de la seconde lecture.Il stage Un incident s’est élevé, pendant le discours de M.Turriff.Comme celui-ci faisait, à un moment donné, ufïe déclaration de principes assez agressive en faveur de la conscription, le docteur Michael Clark, (Red Deer), fit entendre une expression d’approbation qui se trouva chauffer quelque peu les oreilles de son voisin tre, d’en face, M.Chs.Gauvreau, de Té-miscouata.Celui-ci se retourna brusquement et enjoignit à son collègue de garder la paix.Le docteur Clark risposta, à mi-voix, ce qui lui attira une nouvelle réplique du député de Témiscouata, devenu blême de colère, et M.Turriff en fut un instant interrompu.Mais on cria “Order” et la paix sc rétablit.Un peu penaud et riant jaune, le docteur Clark adressa quelques minutes plus tard une phrase conciliante à son adversaire, qui ne répondit pas;; le docteur Clark profite du premier prétexte, quelques minutes plus tard, pour changer de place et s’en aller trouver un mitre conseriptionniste comme lui, M.Neely, avec lequel il se sentait évidemment en meilleure communauté d’idées.Cet incident a Allemands.'Mais je ne m’attarderai pas à cette question, dit M.Laurier, qui n'a pourtant pas manqué de répéter cet on-dit qu’il déclare négligeable.En tout cas, il est une chose dont on doit accuser sérieusement le gouvernement, c’est de s’y être mal pris pour présenter cette importante mesure, de n'y avoir point préparé le peuple; au contraire on a toujours assuré à celui-ci de la façon la plus solennelle qu’il n’y aurait pas de conscription, le premier ministre surtout à fait à ce sujet des promesses répétées.Aussi le peuple s’était-il endormi dans une fausse sécurité, et a-t-il été violemment secoué par l’annonce^ presque brutale faite par le premier minis-1 causé quelque émotion au commencement de la séance.Des explications M.Pardee, le whip libéral, a donné lecture d’une courte déclaration que la droite a soulignée d’exclamations plutôt ironiques.On a mal interprété son attitude, dit-il, et il veut dissiper le malentendu qui s’est élevé depuis le congrès de Toronto, auquel il a assisté.11 déclare n’avoir Trop optimiste Le peuple s'agite depuis ce temps, et cette agitation est plus inquié-1 tante que le solliciteur-général, jiar 1 exemple, n’affecte de le croire.M.1 Meighen a dit que dès que la loi ' aura été votée par le Parlement, la ! province de Québec et les autres 1 grognards sc tairont et s’incline- 1 ront respectueusement devant le i fait accompli et la loi du pays.M.j Laurier trouve que son jeune adversaire est bien optimiste, ça ne se j passera pas aussi facilement que ; cela, le gouvernement fait preuve d’un aveuglement dangereux en s’endormant sur de pareils rêves.La division actuelle des deux grandes races du pays ne peut que s’accentuer par l’imposition du service I obligatoire, et l’on aura sapé à sa base l’entente grandiose de 1867.M.: Laurier éprouve une anxiété qu’il t ne dissimule pas, en ce qui concerne l’avenir de la confédération canadienne, mais il faut regarder la situation en face, et tâcher de circonscrire le danger autant qu’il peut être possible.Il ne s’explique, pas Tinconséquence et le manque de prévision dont font preuve les conscriptionnistes, qu’ils appartien-i pas changé d’opinion, quoi qu’on ait I)ent au partj tory, ou que comme n Z 12 1 .A v » rwl , 1 f \ r» #-» r* 1 TA 4 1 ÏV dlCTO i .« «• 1 T 1 DEMAIN: Le DEVOIR publiera un article de M.Henri Bourassa.CONSCRIPTION” Conscription, la nouvelle brochure anglaise de M.Bourassa, paraîtra vendredi.Cinquante pages, grand format.Dix sous franco ; à la douzaine, une piastre franco.LES VERS DE L0ZEAU ii reste encore quelques dizaines d'exemplaires du volume de vers de notre ami Lozeau, paru il y a quelques mois, Lauriers et feuille d’érable.Ils se vendent 50 sous l’unité, plus 5 sous pour frais de port.S’adresser au Devoir ou à l’auteur, 343, rue Drolet.de M.Sifton, qui, — c’est une orijp nalité qui vaut d’être mentionnée, — avait consenti à ne pas parler sur la seconde lecture.M.Laurier a ensuite saisi l’occasion de défendre une dernière fois sa politique.Il ne .semblait pas parler de son siège, mais d’un husting, tant il y a nus de feu et de chaleur.Sa voix était ra jeunie et toute, sa longue personne aussi par un complet de couleur pâle.Jamais on ne lui eût donné ses 75 ans., „ „ Qu’a dit M.Laurier ( Beaucoup de choses, mais nous n’en mentionnerons qu’une ici : Autant que le gouvernement, prétend-il, il est dans cette guerre jusqu’à la fin — to the last., M.Meighen, le solliciteur general, a donné la réplique à M.Lau-rier.Il a parlé sur ce ton mi-violent et mi-douceureux qui rend haïssable ce ministre à la mine d’un séminariste réprouvé ; mais il est impossible de ne pas admirer Thabl-Jeté des hottes qu’il a portées à M.Laurier.Il a fait ressortir Tinconse quence de ceux qui sont dans cette guerre lo the Inst et qui cependant rejettent la politique de participation à outrance du gouvernement actuel., .Ce vote est trop important.Il occupera dans l’histoire une place .trop considérable, pour que nous n’en fassions pas une analyse complète.On la trouvera ci dessous.Il n’v a eu ni surprises ni migration inattendue, si Ton compare le vote actuel à celui enregistre sur la seconde lecture.Parmi les absents se trouvaient cinq conscriptionnistes libéraux et rinq conservateurs.Les libéraux étaient MM.German, Sinclair.Truax, Loggie et H.H.Mc Lean.Les conservateurs étaient MM.de la procédure, comme il Ta fait jusqu’ici.Mais il prétend que c’est lui qui reste fidèle à la politique li bérale, telle qu’énoncée au début de la guerre et qui portait que nous devions mettre jusqu’au dernier homme et jusqu'à la dernière piastre au service des Alliés.(Vifs applaudissements à droite.) M.Turriff ne cache pas qu’il est contre le referendum parce qu’il sait qu’il sera battu.11 serait battu parce qu’il y a une province qui fait bloc contre cette législation, un bloc compact qui se compose des riches comme des pauvres, des simples comme des savants ; à ce bloc se joignent les étrangers et les gens d’origine allemande et autrichienne, et en outre tous les tire-au-flanc du pays.Ort prétend, continue M.Turriff, se procurer, de ce côté-ci de la Chambre, toutes les recrues nécessaires au moyen du volontariat.Mais si ce moyen échoue, auront ils recours à la conscription ?En hommes logiques, ils le devraient, mais cependant on se garde bien de le dire.L’orateur déclare ne pas sc séparer sans regret de son chef.Il y a 48 ans cet été qu’il fait de la politi que et de la politique libérale.Mais, encore un coup, s’il se séparé de son chef, il reste fidèle à la poliU-que de son parti telle que définie au début de la guerre.Les difficultés de parti, on les réglera ajirès la guerre; pour le moment il n’y a qu’une chose à faire, assurer que la participation du Canada sera la même, que l’effort du Canada et son aide aux Alliés restent les mêmes.M.Turriff dit qu’il n'a aucune .sympathie pour les gens de l’autre ' ‘ ‘ la Ch; dit, il est liberal-conscriptionniste.Quant au cabinet unioniste projeté, il n’en croit pas la réalisation possible.11 n’a pas exprimé d’autre opinion à Toronto.M.Guthrie se lève ensuite, et fait également une brève déclaration.Pour lui, victime aussi d’une, fausse interprétation, il se déclare plus conscriptionniste encore qu’il ne Tétait lors de la deuxième lecture, et il souhaite que le vote que Ton prendra aujourd’hui donne une majorité tellement décisive au gouvernement que le pays tout entier se rende compte que cette mesure reçoit l’appui de la grande majorité des électeurs et de leurs représentants.SIR WILFRID LAURIER M.Laurier se lève ensuite, applaudi surtout par la députation de la province de Québec.Il est vêtu d’un complet gris-clair qui le rajeunit et lui enlève un peu de la solennité ordinaire de son maintien.Il prononcera un discours presque passionné, bien que sa voix ne porte pas comme à certains jours, dans l’atmosphère étouffante du jour et avec les fenêtres ouvertes qui nuisent encore à l’acoustique détestable de Te.n-ceinte.Le chef de l’opposition déclare qu’il est de son devoir de faire quelques observations au moment où la Chambre va sanctionner une mesure d'une si grave importance.Cette législation comporte des dangers dont il va énumérer les principaux, _____ afin de remplir tout son de-'«ions du gouvernement, et il provoir envers le public et envers lui-j nonce le petit cours de guerre au-1 même.Lors de la deuxième lecture, quel on commence à s’accoutumer il a présenté un amendement que '.et que le chef libéral fait toujours Blondin, Osler, McLeod.Hepburn et j côté de la Chambre, il n’rn a jamais Cockshutt.H manquait aussi plu sieurs conservateurs qui avaient voté contre la proposition Borden.C'étaient MM.Forget, Descarries, Mon-dou et Boulay.Pour le bill On voté en faveur du bill : Libéraux : MM.Buchanan, Carvel], Champagne, Charlton, Clark (Red Deer), Cruise, Douglas, Graham, Guthrie, Knowles, McNutt, Mc- eu (rires) et n’en aura jamais (nouveaux rires), et ça n’est j)as pour lui une petite affaire que d’accep-ler leur collaboration, mais il ne croit pas que le gouvernement, quel qu’il soit, puisse appliquer efficacement la conscription.Voilà pourquoi, durant la guerre et durant la guerre seulement, il veut d’un cabinet de coalition.En terminant, M.Turriff se dé clare aussi tenant de la conscrip-,tion uis il est monté à 100,000, au double, puis enfin jusqu’au demi-million, toujours emporté par les événements, i Cependant, les charges publiques augmentaient, sans que le peuple pût y donner son approbation ouj son désaveu.Tout cela crée un mécontentement sérieux, qui n’est pus pour atténuer le malentendu j qui s’élève entre les deux grandes races du Canada.M.Laurier n’ignore pas que les péripéties de la guerre ont dirigé dans une certaine mesure les déci- Torateur suivant, M.Foster, a affec té de qualifier de simple mesure dilatoire.Il y avait du vrai dans cette assertion.L’amendement en av^cc un plaisir évident.Il passe rapidement sur les grands lignes du conflit et s’arrête sur les événements de Russie, facteur influent du faveur d’un referendum avait cer- cours actuel des choses.La rcvohi-tainement pour but de retarder To-|tion russe a immobilisé les armees doption d’une mesure que l’on veut de cette grande nation, ce qui a per-imposer au peuple sans le consulter mis aux Allemands de ramener des préalablement.M.Laurier admet I troupes contre les 1-rançais et les avoir voulu retarder cette action du sel01?'a, tactique ordinaire gouvernement, mais c’est selon les traditions britanniques et dans le meilleur intérêt du peuple.Celui-ci doit être le maîlre de ses destinées, et l’on ne peut avancer ses intérêts en employant la force et la coercition.Or, la mesure présentée par le gouvernement est essentiellement coercitive et menace de creuser entre les principaux éléments de la nation, canadienne un infranchissable fossé.Pourtant, le gouvernement ne semble pas s’inquiéter de ce grave danger; on dirait, ou plutôt on a dit couramment que le gouvernement actuel du Canada se préoccupe plus de gagner les élections que de remportes' fa victoire sur les des Allemands, à ce qu’a rem a roué le tacticien libéral.Celui-ci se félicité cependant de la pression constante qu’a exercée sur l’Allemagne la flottd britannique, dont on ne saurait exagérer l’influence ni la protection qu’elle a donnée à l’univers entiers contre l’agression teutonne.Promesses violées En tout cas, le gouvernement canadien en est venu à l’adoption d’une mesure de coercition sans que personne sache comment il y a été amené, ni par suite de quelles (Suite à la 2ime page) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 25 JUILLET 1917 __ VOL.VIII—No 173 LES COMMUNES VOTENT LA CONSCRIPTION (Suite de.la 1ère page.) nous pourrions l’atténuer largement en consultant le pays tout entier influences ou de quels raisonne- ; sur ja jg service militaire, salients.Contrairement au president chant ])ien qu’une fois que la majo-Wilson, dont M.Laurier oppose ta j-jj,».allra pari5 ja minorité aura as-tonduite sage à celle de M.isoruen, sez j-gsprit public pour se rallier :elui-ci n’a consulté ni le pays ni j courageusement au désir du reste de l’opposition.11 a institué un jour le ja nation Le referendum aurait cer-Service-national en assurant (i^e, tainenient cet avantage de pacifier ïette mesure ne conduirait nulle jes esprits en donnant satisfaction ment à la conscription, et Ion üiti^ ja voionté légitime qu’a le peuple aième que certains membres du “'L : d’être consulté sur toutes les ques-uistère, que le ministre de la Justi-, jjons d’importance vitale.Telle est ce, auraient fait des promesses ex- j en somnie mon opinion, déclare M.plicites à de hauts dignitaires eccie- Laurier en une période éloquente, cnnt auiourdhui in-|:_ - comme je l’éprouve, mon bon droit et dans — - ., , .oc.i— absolue avec laquelle je connaissance des entretiens en q j l’exprime.Si l’on veut que je le rélion, mais enfin il est fortement ru-, pète> ,quant inoi, dans la meur qu ils ont eu lieu, et .J guerre jusqu’au bout (rires à droi- meme entendu le ministre de a Jus |te) je sujs (lans ]a gUerrc jusqu’au hce Se défendre d avoir pris des en ))oiit (.omnu.rAustralie es;t dans la gagements formels pou .’ t guerre après avoir consulté son les circon , peuple comme il y avait droit et comme le peuple canadien y a droit.Comme chef de l’opposition de Sa Majesté dans le Parlement canadien, continue M.Laurier, je puis me rendre le témoignage d’avoir appuyé le gouvernement avec une bonne co-lonté absolue jusqu'au 18 mai dernier, et si je me suis séparé de lui à ce moment, c’est pour défendre droits populaires méconnus et méprisés, c’est parce que le bill de nue coui- jon | uauu la coercition pendant toute ma vie, j’ai prêché sans cesse l’harmonie et l’union, et cette attitude, je me propose de la maintenir tant qu’il coulera dans mes?veines une goutte de sang.Sur cette phrase caractéristique, M.Laurier a repris son siège, à quatre heures et demie, au milieu des acclamations bruyantes, mais peut-être un peu forcées de la députation québécoise, appuyée de quelques Maritimes.M.MEÏGHEN illicites à de hauts dignitaires eccie-.Laurier en une dastiques, qui sont aujourd hui in- he ja donne c( lignés d’avoir ete trompes.’ ' confiant dans nu rier n’affirme rien, il n a pas tu j ]a sjncArjt^ abs0 gageine assurer que ___ changé de façon à le dégager de ses paroles, ce qui est bien douteux.Le cas du premier ministre est identique, il avait promis et il n’a pas tenu., M.Borden interrompt son très honorable ami pour lui demande de préciser son accusation.M.Lau-rien répond en termes généraux (ju’il estbieii connu qu’à plusieurs re- j.prises le premier ministre a decla- j , ré uu’il n’v aurait'pas de conscrip , - .- .iion M.Borden demande une date, f çonsçnphon contient le ger et le chef de l’opposition sort de ^ ^ desunion nationale.J ai et l’impasse en rappelant d’un ton a u grandiloquent qu’il est au moins une j chose q.V(e le premier ministre ne! niera pas, c’est que lorsqu’il a demandé,- Tan dernier, une prolonge lion du terme parlementaire et que l’opposition la lui a accordée, c’était avec l’entente non équivoque que le gouvernement n’établirait pas le principe du service militaire obligatoire pendant les douze mois accordés, et que M.Borden sait bien que s’il avait dévoilé alors ses intentions, la prolongation lui aurait été refusée.Le premier ministre a fait comme M.Médéric Martin, la veille, il n’a rien dit du tout.M.Laurier passe ensuite aux causes apparentes de la conscription.Le gouvernement prétend que le volontariat ne rend plus, mais c’est bien sa faute, et il est facile de se rappeler les instructions données à sir Sam Hughes à un moment donné, lorsque son chef le pria de ralentir te recrutement.C’est de ce moment que date le ralentissement, puis l’arrêt du volontariat; et en ce qui concerne la province de Québec, comment eùt-elle pu faire mieux lorsque le cabinet n’avait à lui déléguer que des ministres nationalistes, connus surtout du public à cause de leurs déclamations antérieures contre toute participation du Canada aux guerres de l’Angleterre?On a reproché au chef de Toppo-sition de ne pas s’être prêté aux offres de coalition que lui a faites le premier ministre.Comment eût-il pu accepter des offres faites après Ténoticiation de la politique du gouvernement?On a tout décidé, puis on a fàit semblant ensuite de venir le consulter.L’offre du premier ministre équivalait tout simplement à une invitation à fermer les yeux et à ouvrir la bouche, afin que le gouvernement pût y jeter ce qu’il voudrait.Je n’ai pas d’inclination à accepter des invitations de ce genre, déclare M.Laurier, au milieu des applaudissements de la majorité de ses partisans.Tl ajoute que Ton avait d’autres manières à l'époque de la Confédération, et que Cartier fut autrement traité, et avec plus de confiance, par sir John Macdonald.La politique de M.Laurier On me reproche de demander le référendum, continue M.Laurier, et de plus on me demande de formuler ma politique.Ma politique est bien simple, et elle m’est dictée à la fois par le respect des droits du peuple et par les résolutions innombrables adoptées par le Travail organisé, qui a réclamé et réclame encore _ à grands cris la consultation populaire sur une mesure d’une pareille gravité.M.Laurier ajoute quelques allusions aux requêtes qu’il a reçues, et fait face ainsi aux interruptions ironiques de la droite; puis il vient à la loi du vote aux soldats.Le solliciteur-général veut faire croire que cette loi ne pourra être mise en vigueur et que nos héros seront privés de leur droit de citoyens; pourtant, nous nous rappelons tous l’insistance que le présent gouvernement a mise il y a deux ans envi- Le solliciteur-général s’étonne de ce que M.Laurier en tienne encore, en tienne toujours pour le referendum.Il en fait même la base de sa politique sur la participation future du Canada à cette guerre.Qu’en penser?La députation de cette Chambre n’est pas si vieille — il s’agit, en effet, d’un événement relativement récent — que M.Laurier repoussait naguère avec indignation une consultation populaire sous la forme exacte de celle qu’il préconise aujourd’hui.Le chef de l’opposition prétend que le referendum est le seul moyen de permettre au sentiment populaire de se manifester et d’être entendu.Et cependant, c’est M.Laurier lui-même qui, avec son gouvernement, a établi ce singulier précédent, à savoir que lorsque la volonté de la majorité se manifeste par voie de referendum, c’est pour être violée.Qui ne se rappelle le résultat du vote sur la prohibition et le cas du verdict de l’électorat fait par les chefs de ceux qui siègent aujourd’hui à gauche et qui alors siégeaient sur les bancs du trésor?M.Laurier prétend encoire, reprend le caustique solliciteur-général, qu’il serait facile de prendre le vote des soldats au front et que leur absence n’aurait pas dû être par conséquent une raison suffisante pour refuser le referendum.Etrange logique que celle du chef libéral quand on se souvient que dans le débat sur la franchise électorale des soldats, il s’écriait : “Vous donnez aux soldats d’outremer le droit de vote, mais ce droit, jaamis ils ne pourront l’exercer!” Mais le leader de la gauche n’est jamais à bout d’arguments, et il cite encore l'exemple des élections et du referendum de la Colombie-Britannique.Bel exemple, à la vérité! Vingt pour cent seulement du nombre des soldats outre-mer ;mt pu exercer leur droit de suffrage.Et c’est sans doute parce que M.Laurier est d’avis que les combattants ne pourraient se prononcer sur la mesure dilatoire du referendum qu’il a tant essayé de la faire passer.La division du pays M.Laurier brandit encore, pour condamner le gouvernement qui a refusé son échappatoire, le spectre des divisions dans le pays.Il rappelle que le pays se compose d’éléments divers et qu’il ne faut pas , .perdre de vue la présence ciez ros à faire adopter cette loi, et du | nous je sujets canadianisés d’origi-resfe l’exemple des autres Dominions’càt là, ayée celui de la Colom-bie-britannique, pour démontrer qu’il est possible de recueillir le vote des soldats.Toutes ces doléances sont des échappatoires qu’employait le gouvernement pour ta- .clier d’éviter Tappel au peuple, et | rËmplrë~britannique gouverner autocratiquement ce li-j Cet argument électoral est au dia bre monsieur rier en mettant les deux mains sur ses hanches, sommes-nous au Canada ou en Prusse?Le peuple est-il libre ou bien chargé de fers?(Appl.à gauche).Ton sait et que l’opposition sait surtout.Maintenant, pour combler les vides qui sc produisent au front, le gouvernement prend le seul remède efficace : la conscription.II ne pouvait prévoir à quel moment l’enrôlement volontaire ferait défaut.M.Laurier reproche encore au gouvernement de n’avoir pas mis à l’instar du président Wilson le travail organisé dans ses confidences.En cela le chef de l’opposition commet un pas de clerc.C’est précisément M.Watters qui, étant venu s’aboucher avec le premier ministre au sujet de la conscription, a été le premier à recevoir de sir Robert Borden l’annonce implicite du service militaire.Le premier ministre a dit, en effet, à la délégation ouvrière, qu’il ne pouvait proniettre que Ja conscription ne serait pas mise en vigueur si l’enrôlement volontaire cessait de donner des résultats suffisants.Comment le premier ministre aurait-il pu parler autrement ?Une chose a primé depuis le début de M.Meighen entend M.Laurier ment et du pays tout entier; ne pas faire défaut aux hommes courageux qui se sont enrôlés sous les drapeaux alliés, les défendre, combler leurs vides, les appuyer constamment.La coercition Le principal grief de M.Laurier contre le bill c’est que le principe de la coercition y prend corps et Ni.Laurier n’aime pas la coercition.Or, raille M.Meighen, en quoi la loi rie la conscription diffère-t-elle de toutes les autres lois, des lois que U* gouvernement Laurier a donnéês au pays?Toutes les lois contraignent les citoyens à faire ou à ne pas faire quelque chose.La loi du service militaire n’est en rien différente des autres.M.Meighen entend M.Laurier de crier à tue-tête qu’il y a désunion dans le pays.S’il y a désunion dans une certaine partie du pays, ce dont M.Meighen doute, il n’est pas un homme au pays qui doive autant en porter la responsabilité que M.Laurier lui-même.Cette désunion elle ne pourrait naître que de la façon dont lui et les siens ont faussement représenté la loi du gouvernement.Il y a désunion dans cette Chambre, dit encore M.Laurier, désunion à droite et désunion à gauche.M.Meighen ne voit pas qu’on ait raison de crier péril dans la demeure quand jamais une loi importante présentée depuis 1911 par le gouvernement et sur laquelle il y a eu division n’a obtenu à sa seconde lecture une majorité telle que le bill 75.M.Meighen répète qu’il ne croit pas à la division dans Je pays, mais si elle existe il aime mieux que ce soit entre les gens restés à l’arrière.Cette sorte de chicane pourra être plus facilement réglée que si c’était entre les braves soldats qui souffrent pour que nous ne souffrions pas dans les tranchées et les autres, ceux qui sont restés derrière.M.Laurier a pu rejeter la coali tion, il y a deux mois, mais il s’ap-percevra que le pays ne Ta point rejetée, mais qu’il Ta accueillie de grand coeur et qu’il votera unani mement, qu’il fera le bloc autour du groupe d’hommes qui veulent la poursuite énergique de la guerre Notre honneur national ne veut pas que le sort de la continuation de notre effort dans cette guerre soit remis entre les mains de cette section de la population qui pourrait nuire à son succès, qu’elle soit d'origine ennemie ou non.(Vifs applaudissements et trépignements de pieds à droite).M.Rhodes a repris son siège.Aussitôt que M.Meighen a fini de par 1er et que les applaudissements ont cessé, il donne lecture de la proposition Borden.On s'attend à ce qu’un député de la gauche se lève pour proposer un amendement, mais tous restent rivés à leur fauteuil.En douze minutes, comme pour les exécutions les plus longues, tout était con-som-mé.Les timbres avertisseurs avaient commencé à sonner à 5 heures 20; à 5 heures 32, le greffier avait fait le rapport du vote.La séance continuait ensuite comme de coutume jusqu’à six heures.missaire nouvellement nommé donnera ses services gratuitement.Quand on se fait servir pour rien, on a du travail pour son argent, declare le député du Cap-Breton.Le ministre des Finances n’a rien répondu et la clause a été votee comme si de rien n’était.M.Car-vcll ne veut pas de M.Henderson dans la commission.A la Chambre-Haute, grande assistance représenter.Londres, 25.—En demandant à la Chambre des Communes le vote de crédits de £650,1X19,000, les crédits les plus considérablement présentés jusqu’ici, M.Bonar Law, chancelier de l’Ecliiquier, a donné des chiffres fabuleux sur l’accroissement étonnant du fardeau financier de la Grande-Bretagne dans celte guerre, et a souligné au point de vue simplement financier la grande importance de l’entrée en lice des Etats-Unis, disant que les Alliés sont assurés, à cause de cette intervention, de ne pas être battus faute d’argent.Le chiffre des crédits depuis le déput des hostilités s’élève à £5,292,-000,000.‘La Chambre a été étonnée d’apprendre que les prêts faits aux Alliés et aux IJo«minions se montent déjà à £1,000,000,000.Là dessus, les premiers ont eu la part du lion et les Dominions n’ont reçu que $146,000,-000.Les dépenses par jour pour ia guerre accusent une amélioration sensible sur les chiffres fournis» le 9 mai, mais elles s’élèvent encore à environ £7,000,000, soit exactement £6,795,000, et elles dépassent les prévisions budgétaires par environ £1,000,000 par jour.En comparant les 77 derniers jours avec les 35 premiers jour de l’exercice financier, les dépenses accusent une diminution d’un million par jour.L’accroissement des dépenses se répartit ainsi par jour: armée, marine et munitions, £500,000; prêts aux Alliés et aux Dominions, £500,000; divers, £300,000.Exprimant son désappointement touchant le fait qu’il soit nécessaire de fournir de si grandes sommes aux Alliés, malgré l’intervention des Etats-Unis, le chancelier a souligné la générosité dont la Grande-Bretagne fait preuve en regardant toute ia cause des Alliés comme une.Il a expliqué que tout le matériel fabriqué pour les Alliés en Grande-Bretagne pendant la mierre, a été payé avec l’argent anglais, et «qu’avant l'intervention des Etats-Unis, la Grande-Bretagne a payé également une grande partie du matériel que les Alliés ont a«cheté à l’étranger.M.Bonar Law a fait une intéressante allusion aux Etats-Unis.Quand ils sont entrés en guerre, a-t-fl dit, nous avons compris qu'un grand changement s’est produit au point de vue de nos ressources financières.“«Ce n’est pas un secret que nous avions tellement dépensé nos ressources que lors de l’intervention des Etats-Unis, nos ressources dispo nibles étaient presque épuisées dans ce pays, et manifestement la façon dont nous pourrons acheter des nrqduits de toute sorte aux Etats-Unis dépendra dans une large mesure de la question de savoir si le gouvernement de ce pays pourra répondre aux demandes des Alliés, car nous sommes assurés de sa bonne volonté.” M.«McKenna, ancien chancelier de l’Echiquier, a averti le gouvernement de la nécessité absolue de supprimer toutes les «dépenses super Hues, pour éviter une dangereuse hausse des prix de nature à maintenir «l’agitation ouvrière.Il a dit que les dépenses sont 4 fois plus grandes que le revenu.Le débat général n’a pas présenté un grand intérêt.M.Dillon et quelques autres députés ont violemment critiqué l’expédition de Salonique.baisant allusion à une rumeur di sant que la Serbie a l’intention de signer une paix séparée avec l’Au triche, M.Dillon a demandé au gouvernement de déclarer si la Serbie va être abandonnée.Lord Robert Cecil, ministre du Blocus, a répondu que l’accusation de M.Dillon est complètement «fausse.Il a déclaré que les Alliés n’ont pas du tout l'intention do revenir sur leur promesse de restaurer entièrement «'la Serbie.Sans révéler les plans du gouvernement, l’orateur a réexposé ses buts de guerre: l'Autriche n’est pas notre principale ennemie, l’Allemagne est et doit être notre principale ennemie.Les grands principes pour lesquels nous combattons sont les sui vants: D’abord, nous devons rester fidèles à nos alliés, et en second lieu nous nous battons pour un accord stable, pour une paix satisfaisante et sûre, non dans un but de conquête ou de domination.Le ’’Times” déclare que le temps est venu pour AI.Lloyd George de ne plus garder de secrets au sujet de la campagne sous-marine, maintenant qu’il a màté l’opposition à propos du bill sur les céréales.L’Angleterre, les Etats-Unis et la France ne seront jamais vaincus s’ils envisagent la vérité en face.-$- ___________GRECE LA SURVEILLANCE EST ABANDONNÉE LES A EUES ONT MAINTENANT RENONCE A TOUT CONTROLE DES AFFAIRES INTERIEURES DU ROYAUME DE GRECE.L’AQUEDUC : LE PRETENDU SCANDALE D’UN QUOTIDIEN DU SOIR — DES MACHINES QUI SE FONT DESIRER — QUAND IL FAIT CHAUD.Washington, Suivant un Dans son numéro d’hier, un quotidien du soir, qui fait dans le métier de jauniste, échafaudrait tout un scandale.sur le sable ou plutôt sur le terrain mouvant de Taqueduc ; l’ingénieur en chef de la Compagnie Cook ne s’est pas gêné, hier soir, non seulement de démentir l’abracadabrante nouvelle, mais de protester auprès de la ville contre les retards apportés dans l’exécution des tra-vaux de l’entreprise.‘‘Ce rapport est faux du commencement à la fin, s’est écrié M.F.1.Ker.La Compagnie Cook n’a jamais cherché à spéculer sur les terrains de l’aqueduc pour tâcher de se rembourser, parce que la soumission de son contrat était trop basse.S'occupant de remplir ce contrat et rien de plus, elle a laissé aux économistes bien connus de l’hôtel de ville, ainsi qu’au Conseil des métiers et du travail, le soin d’envisager J’aspect technique ou économique de la question.“La position de la Compagnie est donc tout à fait opposée à celle qu’on voudrait qu’elle eût.Et c'est justement pour cette raison que nous venons de protester auprès de la ville pour la forcer de continuer ou d’abandonner les travaux.Dans l’intervalle, nous continuons de travailler à l’érection du mur de soulèvement et nous notifions la ville qu’elle sera, seule, tenue responsable des dommages ou du coût additionnel des travaux résultant de tout retard, dans l’exécution générale de l’entreprise”.ET LES ARROSEUSES AUTOMATIQUES ?Ces arroseuses et balayeuses automatiques, qui ont fait récemment l'objet de tant de discussion et même d’une enquête à l’hôtel de ville, devraient être en partie livrées et mises en opération pour le mois d’août; or, l’ingénieur en chef admet qu’il n’a pas la moindre idée quand ce précieux matériel sera mis à la disposition des autorités municipales.“Aux dernières nouvelles, dit-il, un des entrepreneurs avait terminé un châssis sur les dix requis.Cependant, ajoute-t-il, comme il n’est pas difficile d’obtenir des châssis, la ville devrait être actuellement en mesure de faire l’essai d’au moins une ou deux machines”.M.Mercier fait en outre remar-quer que, depui’s que la commande des machines a été donnée, une somme additionnelle de $78,000 a été déboursée pour l’entretien et le nettoyage des rues.“Lorsque le budget de 1917 fut préparé, dit M.Mercier, les crédits pour le nettoyage des rues comprenaient un montant de $160,000 afin d’acheter vingt balayeuses ?t arroseuses automatiques.On conridéra que les autres crédits se.ai rt suffisants pour le nettoyage ne:- rues jusqu’au moment où les premières machines seraient mises en operation.Néanmoins, ces crédits furent suffisants et, pour tenir les rue-, en état de propreté jusqu’à ce que nour ayons les machines, nous avons déjà déboursé une somme aelditionnelle de $78,000”.M.Mercier attribue le délai dans la livraison au fait que la ville a acheté des machines qui n’avaient pas été fabriquées ou dont on n’avait pas fait l’épreuve avant.“Si, dit-il, un homme veut acheter une automobile, il ne s’adresse pas à une compagnie qui n’a jamais fait d’automobile.Il s’adresse à une compagnie dont c’est la spécialité de faire des automobiles.Il sait alors ce qu’il achète et il n’a pas besoin d’attendre qu’une voiture sur un nouveau modèle soit fabriquée et mise à l’épreuve.Et nous devrons mettre les machines à l'épreuve avant de les accepter”.LA CONSOMMATION D’EAU Si l’on fait un rapprochement entre la consommation d’eau qui a été faite durant la première quinzaine de juillet de 1916 et de 1917, nous constatons que celle-ci accuse une augmentation de 5,500,000 gallons sur celle de l’an dernier.Durant la seule journée de lundi, Montréal a consommé 63.500,000 gallons d’eau.Bien que la station de pompage de l’aqueduc puisse fournir 100,-000,000 de gallons d’eau, le surintendant de ce département fait remarquer que la ville achètera pour Tan prochain une nouvelle turbine d’une capacité de 24,000,000 de gallons.La ville possède actuellement plusieurs turbines hydrauliques et à la vapeur.Lundi dernier, une d'entre elles a approvisionné la ville de 28,980,000 gallons; c’est la plus considérable puisqu’elle a une capacité de 30,-000,000 de gallons.Le tableau suivant indique quelle a été la consommation d’eau durant la semaine dernier: Rochon, P.Q.2 mars 1915.“ J’a’ retiré le p’us merveilleux [profit de l’emploi de “ Fruit-a-[ lives”.J’ai souffert des années de rhumatisme et des suites d’un chan-ment de régime de v e et j’avais pris tous les remèdes possibles sans obtenir de résu tais.J’essayai “Fruit-a-tives” et ce fut le seul remède qui me fit réellement du bien.Je suis maintenant parfaiie-! ment bien, le rhumatisme a dispa-j ru aim i que les douleurs terribles mie j’éprouvais par tout le corps.! J’espère que ceux oui souffrent aussi cruellement essaieront “Fruit-a-tives”.Madame Isaïe ROCHON.50 sous la boîte ; 6 pour $2.50 ; boite d’essai, 25 sous.Chez tous les marchands ou envoyé franco par Fruit-a-tives, Limitée, Ottawa.FAITS - MONTREAL ITALIEN TUÉ AU TRAVAIL UN NOMME DOMENICO CICIO EST TUE DANS UN ACCIDENT D’ASCENSEUR A L’ANGLE DE LA RUE ONTARIO ET DU BOULEVARD PIE IX.— NOTES DIVERSES.Domenico Cicio, un Italien .âgé de 27 ans et domicilié au No 742 rue Alma, s’est tué hier après-midi, vers 4 heures 30 à l’angle des rues Ontario et Pie IX où il travaillait.Cicio conduisait un ascenseur de construction lorsque le câble cassa à une hauteur de 30 pieds.Relevé sans connaissance il fut transporté à l’hôpital Royal Victoria.Les médecins constatèrent une fracture du crâne.Cicio mourut quelques minutes après son arrivée à l’hôpital et son corps fut transporté à la Morgue.DE HARDIS JEUNES VOLEURS.Deux garçons âgés respectivement de 8 et 11 ans, ont comparu en Cour des jeunes délinquants pour répondre à une accusation de vol.Avant-hier soir les deux garnements entraient dans le garage d’automobile de M.Joseph Martel, rue Joliette, et confisquuaient à leur profit tous les accessoires d’automobiles qui s'y trouvaient; sans être vus ils purent faire plusieurs voyages et volèrent des articles pour une somme de $20(1 et les revendirent à des propriétaires d’autos ou de garages qui ne leur payaient en retour (jue des sommes ridicules.Ces derniers ont reçu du juge de la Cour des jeunes délinquants de vertes réprimandes et devront répondre en Cour de police à l’accusation de recel.UN COUP DE RUADE FATAL.Georges Gole, âgé de 5 ans, enfant de M.Samuel Cole, est mort des suites d’une ruade de cheval, reçue le 13 juillet, dans la rue des Communes.Le bambin s’amusait dans la cour quand il eut à s’approcher du cheval.Celui-c ïe >ua à la tète et lui infligea de b'ee: s qui ont amené la mort.UNE VICTIME DU SOIÆ7L.Accablé par la chaleur, William Nicholson, de Pointe Fontaine, à l’emploi du C.P.R.comme conducteur, s’est affaissé, sur la plate-forme de la gare Viger.En tombant il s’est infligé de douloureuses blessures à la figure et a dû être transporté à Thôpital «Royal Victoria.Son état n’inspire cependant aucune crainte.CHUTE D’UN PEINTRE.En tombant d’un échafaud où il était à peinturer hier soir, Walter Ruth, âgé de 32 ans et domicilié au No 1774 avenue de l’Eglise, s’est infligé des blessures peut-être mortelles.Il a été transporté à l’hôpital Western.câblogramme d’Athènes, reçu à la légation grecque ici hier, les Alliés ont abandonné tout contrôle sur les affaires internes du royaume hellénique.Bien que les détails manquent, on pense que cela signifie que les Alliés abandonnent toute surveillance des activités gouvernementales telles que les chemins de fer, les télégraphes et les bureaux de poste et la restauration de la souveraineté du gouvernement grec.LA GRECE SERA REPRESENTEE Paris, 25.— La convention des membres de l'Entente au sujet de la situation politique rt militaire dans les Balkans «commencera ici demain.MM.Lloyd George, Balfour et le général sir William Robertson représenteront la Grande-Bretagne; le baron Souuino, généra! Cador- Juillet.Gallons 17 .6i.8.'onon 18 .61,250,000 19 20 .61,400.000 21 .58,800,000 22 .57.300,000 23 .63,500,000 La plus forte consommation en juillet 1916 a été de 62.000.000 de galions.na et autres, Tîtalie.La France au-l ra aussi une représentation nom-« breuse.La conférence sera prési-i déc par M.Ribot, premier ministre.! La Russie sera représentée par son ! chargé d’affaires, M.Sevastpoulo, la j Roumanie, par son ministre, M.La-! hovary, et la Grèce, aussi par son ! ministre, M.Romanos.Il y aura aussi une conférence des autorités navales à laqueiie les Etats-Unis seront représentés par le vice-amiral Sims, commandant des forces américaines dans la zone de guerre, In Grande-Bretagne, par l'a-mirnl Jclllcoe, la France, par le vice-amiral Lacaze, et ntalie, par le vice-amiral Thaon di Revd.FUNERAILLES DU Dr SALLUSTE DUVAL Les funérailles du Dr Salluste Duval, ont eu lieu ce matin, à l’église Sainte-Catherine, au milieu d'un grand concours de parents et d’amis.Ses deux frères, Hospice et Arthur, suivaient le deuil, puis venaient ensuite les représentants de rUniversité Laval, un groupe d’élèves de l'Ecole Normale, des professeurs du Polytechnique et un grand nombre d’autres.Le choeur de chant de la paroisse Ste-Catherine avec l’aide de quelques chantres de Saint-Jacques a rendu la messe des morts harmonisée.M.l’abbé Maureault, P.S.S., professeur à l’Ecole Polytechnique, a chanté le service, assisté de l’abbé Gjard et de l'abbé Piette comme diacre et sous-diacre.La levée du corps a été faite par le curé de la paroisse, l’abbé Papineau.Au choeur on remarquait l’abbé DesJardins, directeur du Sê-minaire de Ste-Thérèse, le Père Barette, O.M.L, l’abbé G.P.Côté, l’abbé Chartier.Immédiatement à la suite du service le corps a été transporté à Ih gare Bonavenhire pour se rendre à Saint-Jean-Port-Joli où aura lieu la sépulture.—.— -a- ASSEMBLÉE Demain soir, il y aura au pare Lafontaine une assemblée anticons-criptionniste.Les orateurs suivants porteront In parole: MM.B.Bouvrette, L.N.Ricard, F.Villeneuve et Ubald Paquin.COMMISSION SCOLAIRE UNE AFFAIRE ONÉREUSE IÆS MEMBRES DU BUREAU CENTRAL DES ECOLES CATHOLIQUES DISCUTENT L’OCTROI DU CONTRAT DE DEMOLITION ET DE RECONSTRUCTION DE L’ECOLE SAINT-PIERRE - CLA • VER.L’affaire de l’école Saint-Pierre« Gaver a fait l’objet d’une vive discussion à «la réunion des commissaires du bureau central des écoles catholiques hier après-midi.Il s’agissait de l'octroi du contrat pour la démolition et la reconstruction de l’école écroulée et de Qa révision des plans «de construction, afin de réduire le plus possible le coût de l’édifice.Les premiers entrepreneurs de cette école furent MM.Martineau et Prénoveau, qui s’engagèrent à la construire au coût de $140,000.Lorsque l’école s’écroula au mois de févriers dernier, les commissaires de Saint-Grégoire le Thaumaturge accordèrent le contrat de démolition et de reconstruction «à M.Octave Archambault, au taux de 15 pour cent de la valeur totale, soit de $140,000.M.Octave Archambault désire maintenant en venir à une entente avec le Bureau «Central et offre de résilier son contrat avec l’ancienne commission de St Grégoire-le-Thau-maturge à «condition qu'on lui paie 15 p.c.sur le coût des travaux de démolition déjà exécutés et qu’on lui accorde le contrat des travaux subséquents «de démolition et de construction de la même école.M.Archambault déclare «qu’il est prêt à accepter une commission de 7 1-2 p.c.sur les travaux de démolition et de reconstruction qui restent à faire au coût maximum de $200,000.D’un autre côté, M.Gaspard Ar cha«mbau'lt, un soumissionnaire malchanceux, qui suit son rivai pas à pas, offre d’exécuter le même Ira vail pour 7 p.c.Mgr Roy, ayant demandé à M.Octave Archambault s’il consentirait à résilier «son contrat si on lui payait le pourcentage sur les travaux de démolition, soit environ $6,400, dont il a reçu $5,100, quitte à soumissionner pour les travaux de reconstruction, l’entrepreneur répond qu’il a des droits acquis et que son contrat est légal.«Le juge Lafontaine rétorque qu’il n’est pas de cette opinion.D’après l’article 42 de la «loi nouvelle, les commissions indépendantes n’avaient pas le droit de faire autre chose que des actes d’administration courante.Or, malgré la défense for nielle de notre commission, dit le juge, ils ont accordé un «contrat onéreux de 15 p.c., alors qu’ils avaient une autre soumission «à 7 1-2 p.c.On a ri de nous et c’est faire acte de moralité publique que de faire rembourser ce que M.Archambault a retiré de la commission de Saint-Grégoire.Pour en arriver là, je lutterai jusqu’au bout.Finalement, le comité des travaux a été chargé de faire rapport.J>e bureau central a approuvé un rapport de la commission du district ouest recommandant Tachai de 2,481 tonnes de charbon egg de Téchevin Elie au prix de $9.75, soit 824,289.75.Les commissaires ont décidé de payer tous les intérêts sur « e obligations des anciennes commission®.Le paiment sc fera à la Banque d’Ho-chclaga.A la demande de Ir.divisior de l’ouest, le comité des école.* va étudier la question et Tonj artuaité de nommer quatre vis:*/tn» anglais pour les écoles.A la demande du juge Lafontaine, la nomination de «comptables-tréso riers par les commissions de district a été suspendue.Le juge Lafontaine prétend que les questions de finance ne relèvent que du bureau central.Des procédures seront prises immédiatement contre «le secrétaire-trésorier de Sn i n t e-Cu n égon de, pour lui faire remettre «les livres de cette commission.-9- LE COMTE GREY EST MAL 4 DE Londres, 25.— «Le comte Grey, ancien gouverneur-général du Canada, est gravement malade.Il a récemment subi une opération.-tt-.VOUS L’AVEZ?Il y aura des élections génér.'Ti',S ces mois-ci, c’est très probm.T'- On y parlera conscription.On ra aussi de la cherté de la y&k A j.is avec lu, pour vous renseigne.ee sujet, la brochure de M.Georges Pelletier, Tout est cher.Pourquoi '> avec préface de M.Edouard Mont-petit ?Non ?H vous est encore possible de vous la procurer, au prix de 25 sous l’unité, frais de port compris.Adressez votre commande à Fauteur, au Devoir, avec remise, ou achetez-la dans n’importe quelle bonne librairie de la province.Toutes la vendent.DEMANDE DE SOUMISSION Des soumissions générales ou particulières seront reçues au presbytère de Saint-François-de-Sales jusqu’à mardi, le 31 juillet prochain inclusivement, pour restaurer l’église de la paroisse comme suit: lo.Refaire les joints des murs de pierre, refaire à l’intérieur tous les enduits.2o.La menuiserie du sanctuaire, de la sacristie, du jubé ; refaire les portes et fenêtres 3o.Etancher la voûte.4o.Peindre tout l’intérieur de l’église et de la sacristie, le toit et le clocher, etc.Le tout selon les plans et devis déposés au dit presbytère et à la disposition des soumissionnaires.Par ordre, le CURE. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 25 JUILLET 1917 VOL.VIII—No 173 U VIE SPORTIVE DEUX RÉUNIONS ONT ÉTÉ INAUGURÉES HIER RICHMOND GAGNE LA PREMIÈRE DE LA SÉRIE A MONT-ROYAL Malgré l’opposition de Maisonneuve, environ 2,000 amateurs se sont rendus hier après-midi à la réunion du London Jockey Club donnée à la piste Mont-Royal.Le sport fourni a satisfait les amateurs.Les juges se montrèrent sévères et justes à l’endroit de Claver qui mena de façon à déclasser Bogart dans la sixième course.Pour avoir trop poussé de dedans en dehors Claver restera suspendu pendant une semaine.„ Claver pilotait Ed.Cudihee jusqu à l’entrée de la ligne où il se dégagea trop du dehors et permit à Gordon Russel de prendre les devants d’une façon victorieuse dans la ligne droite.Bogart dut subir l’interférence de Cudihee et ceci valut une suspension pour Claver.1ère Course.— 5 furlongs.Bourse: $500.Chevaux de 2 ans.Temps: .23 1-5, .47 2-5, 1.00.High Cost 110 E.Smith Frozen Glen 102 M.Mountain Winsomvera 119 A.Claver Kharemaneh 107 W.Gargan Iris T.100 F.Hopkins Homeward Bu'd 101 J.Henpel Old Homestead 99 F.Baker Altesse 97 F.Gariépy Pari Mutuel à $2.00: High Cost, $3.00, 52.80, $2.20; Frozen Glen, $6.70, $2.50; WinSomvera, $2.50.2ème Course.— 6 furlongs.Bourse: $500.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Temps: .24, .48 3-5, 1.14.Barsac Early Light Josefina Zarate Emelda Yodeles Corkey W.Pari Mutuel 110 110 112 111 111 111 W.Ormes J.Pitz A.Claver J.W.O’Brien F.Hopkins W.Young A MAISONNEUVE Les courses de Maisonneuve ont commencé hier après-midi devant une assistance assez nombreuse.Brown Baby mena de bout en bout dans la première course et gagna facilement.La Belle Brocade et Jojam se classèrent dans l’ordre de mention.Dans la deuxième course Ellen 8myth eut bientôt fait de régler son champ et de gagner facilement devant Billie B.et Belle C.La troisième course revint à Marie O’Brien qui mena de bout en bout.Joe Milliner et Fancy Feathers restèrent dans l’argent.Miss Francis à Mme Bisaillon mena de bout en bout dans la quatrième course.Sultana lui fit une assez forte opposition dans le dernier furlong.Kestrel resta dans l’argent.Little Alta démarra en bonne posture dans la cinquième course et s’assura un commandement que personne ne put surmonter.Tatiana et Minnie F.s’adjugèrent respectivement les deux dernières courses.1ère Course.— 5 furlongs.Bourse: $350.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Temps: 1.01 2-5.Brown Baby 105 La Belle Brocade 112 Jo am Pickagain Air Maid Filly Dclphia Risa W.114 105 112 112 112 Taylor, N.Gross, C.Hinphy, W.Tullett Dodd Cullen Nolan J.W.O’Brien E.Smith A.Claver H.Boylan M.Mountain F.Baker $2.00: Barsac, $15.50, $9.90, $3.20; Early Sight, $6.20, $2.80; Josefina Zarate, $2.30 3ème Course.— 6 furlongs.Bourse: $500.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Temps: .23 1-5, .48 3-5, 1 14 1-5.Oakland 115 T T,; - Montreal 107 Red Post 107 San Jon 106L£ Woodruff 102 Nellie B.105 Retiré: Lewis Opper.Pari Mutuel à $2.00: Oakland, $3.10, $3.00.$2.40; Montreal, $10.00, $3.30; Red Ppst, $2.50.4ème Course.— 5% furlongs.Bourse: $500.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Temps, .24, .48 4-5, 1.077 2-5.James Oakley 107 W.Ormes Jerry 110 J.Pitz Edmond Adams 110 W.Gargan Eleanor 108 E.Smith Capitania 1063-£ Il Boylan Wall Street 10234 A.Claver Amazonian 101 F.Hopkins Orange Blossom 102 M.Mountain (Resté au poteau.) Retiré: Sis Mallory.Pari Mutuel à $2.00: James Oakley, $14.90, $8.70, $3.50; Jerry, $12.50, $5.10; Edmond Adams, $2.80.$500.Chevaux de 3 ans et plus.A ré- clamer.Temps: .24 1-5, .48 4-5, 1.07 3-5 Two Royals 110 J.Pitz J.B.Harrell 110 J.W.O’Brien Darkey 107 W.Gargan Gratitude 105 W.Young Rosemary 108 A Claver Costumer 107 W.Ormes Frisky 104 F.Baker Bunice 105 F Hopkins Varda B.105 C.Martin Retiré: Delaney.Pari Mutuel à $2.00: Two Royals, $33.20 $21.70, $10.20; J.B.Harrell, $5.00, $3.30; Darkey, $4.40.6ènie Course.— 1 mille.Bourse: $500.Chevaux de 3 ans et plus The Lieso Handicap.Temps: .24 1-5, .48 4-5, 1.16 2-5, 1.40 1-5.116 104 124 111 W.Ormes J Pitz A.Claver J W.O'Brien Gordon Russell Ocean Prince Ed.Cudihee Bogart Retiré: Gillies.Pari Mutuel à $2.00: Gordon Russell, $14.80, $4.70; Ocean Prince, $5.80.7ème Course.— 1 mille et 70 verges.Bourse: $500.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Temps: .24 3-5, .49 2-5, 1.17 1-5, 1.41 3-5, 1.46.Queen Sabe Regular Euterpe Merry Jubilee Paymaster Little Abe Commauretta Day Day Kingling II.Pari Mutuel $25.10, $14.30, $4.20; Euterpe, $3.30.107 M.Mountain 107 W.Gargan 112 J.W.O’Brien 107 C.Martin 106 H.Boylan 114 F.Hopkins 102 F.Baker 112 E Smith 116 D.Boland à $2.00: Queen Sabe, $5.80; Regular, $8.20, Gross, C.Dodd, J.Nolan, T.Tullett, J.Warren, G.Cullen, F.Pari Mutuel à $2.00: Brown Baby, $8.70, $5.70, 82.90; La Belle Brocade, $9.30.$3.40; Jojam, $2.90.2èmc Course.— Environ 5 furlongs.Bourse: $350.Chevaux de 3 ans et plus.Temps: 1.01 1-5.Ellen Smyth 114 Billie B.116 Belle C._ 106 Panhachapi 114 Borel 116 Purple and Gold 114 Pari Mutuel à $2.00: Ellen Smyth, $3.60, $2.60, $2.30; Billie B., $2.80, $2.70; Belle C., $2.40.Sème Course.— Environ 5 furlong?; Bourse : $350.Chevaux de 3 ans et ph ¦ Temps: 1.01 Mane O’Brien Joe Milliner F ncy Feathers Parcel Post Moss Rose Lofty Heywood Mamita Pari Mutuel à $8.70, $4.30, $3.00; Joe Milliner, $17.50, $0.40; Fancy Feathers, $7.40.4ème Course.— Environ 0)4 furlongs.IL TRIOMPHE DU MONTREAL PAR All RAU SE DISTINGUE AU RATON.LES PARTIES DANS LES GRANGES LIGUES Voici les résultats_ des parties jouées hier dans les séries majeures COMMERCE ET FINANCE f 8 A 6, HIER APRES-MIDI, j rbasehan organisé-PARC ATWATER.— DAM- LIGUE AMERI 114 McClouskey, P.106 Lowe, R.106 Nolan, T.114 Gross, C.114 Gaugel, L.116 Cullen, E.114 .Hinphy, W.$2.00: Marie O’Brien, Bourse: $400.Chevaux de 3 ans et plus.Temps: 1.23 2-5.Hinphy Dodd, J.Miss Frances 107 Sultana 101 Kestrel 105 Gross, C.Muy Buena 108 Nolan, T.Sacal 08 Anderson, W.Pari Mutuel à $2.00: Miss Frances, $2.90, $2.60, $2.40; Sultana, $2.90, $2.40; Kestrel, $2.70.Sème Course.— Environ 6% furlongs.Bourse: $350.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Little Alta Cash Up Bad Prospect Scrimmage Servia Tarves Enjoy Hamerkop Pari Mutuel à $2.00: Little Alta, $4.70, $3.80, $3.10; Cash Up, $9.70, $4.60; Bad Prospect, $4.30.6ème Course.— 1 mille et 70 verges.Bourse: $400.Chevaux de 3 ans et plus.Montréal a perdu la première partie avec Richmond, hier après-midi, par le résultat final de 8 à 6.La partie fut caractérisée par le nombre de lanceurs, auxquels les deux clubs ont eu recours, et par les deux coups de circuit de Dam-rau sur la rue Ste-Catherine.Uue autre caractéristique de la joute fut les onze buts sur balles, dont les quatre lanceurs du capitaine Kna-be gratifièrent les locaux.Ceux-ci, d’un autre côté, n’en profitèrent que médiocrement, vu qu’ils furent impuissants au bâton quand ils eurent des coureurs sur les buts.Le premier point des visiteurs fut fait à la première manche sur une passe à McGaffigan et le deux-buts de Clemens dans la droite.Les Rebelles comptèrent trois autres points dans la quatrième sur quatre coups réussis consécutifs dont un deux-buts par Enright.Montréal compta à son tour deux points dans la cinquième sur ie coup de circuit de Damrau, trois passes et une bévue du lanceur des Richmond qui attrapa Moran au marbre avec les buts remplis.Dans la septième, les visiteurs comptèrent deux autres points sur trois coups réussis, et les Royal profitèrent d’une erreur et d’un coup simple pour compter un troisième point dans la même manche.Les Rebelles croisèrent une autre fois le marbre dans la huitième sur le deux-buts de McGaffigan et le coup simple de Bankston.Les Montréal firent un gros ralliement et vinrent à un cheveu d’égaler le score dans la même reprise en croisant le marbre trois fois.Smith débuta par nn coup simple et compta sur le coup de circuit de Damrau.Slattery et Madden frappèrent en lieu sûr et avancèrent d’un but sur une balle mal lancée.Slattery compta sur le “fly” dans le fond du champ de Barney Duffy.Les visiteurs comptèrent leur dernier point dans la neuvième sur une passe à Distell et un coup simple par Otto Knabe.Montréal ne put rien faire dans sa moitié et la partie se termina par le score de 8 à 6 pour Richmond.Aujourd’hui, les deux mêmes clubs se rencontreront à 4 heures, au parc Atwaler.Sommaire détaillé de la partie d’hier: RICHMOND Ab.R.H.Po.A.E.Handford, c.f.5 1 15 0 0 McGaffigan, ss.4 2 2 2 3 0 Clemens, If.4 0 2 2 1 0 Bankston, rf.3 2 3 4 0 0 Conroy, 3b.511120 Distcll, 1b.4 1 0 7 0 0 Knabe.2b.4 0 2 4 3 1 Reynolds, c.4 0,2 1 2 0 Enright, p.3 ,1 1 0 1 0 Donohue, p.1 0 0 1 0 0 Young, p.0 0 0 0 0 0 Adams, p.0 0 0 0 0 0 xKoehler .A 0 0 0 0 0 G.P.P.C.Chicago .58 32 .645 Boston .52 35 .598 Cleveland .49 43 .593 Détroit .47 43 .522 New-York .44 42 .512 Washington .36 52 .409 St-Louis .36 55 .396 Philadelphie .31 52 .373 110 Nolan, T.102 Gross, C.115 Taylor, N.115 Hinphy, W.107 Lowe, R.07 Anderson, W.100 Dodd, J.112 McClouskey, P.A réclamer.Temps: 1.49 1-5.Tatiana 110 Lowe, R.Melos 115 Wyam'ark Kismet R.115 Nolan, T.Passion 110 Dodd Sun Kist 115 Dennler Love Day 118 Simmons, M, Jim Hutch 102 Gross, C.Pari Mutuel à $2.00: Tatiana, $61.10, $18.60, $7.50; Melos, $10.80, $5.00; Kismet R., $3.60.7ème Course.— Environ 7 furlongs, Bourse: $350.Chevaux de 3 ans et plus.A réclamer.Temps: 1.26 1-5 Minnie F.Evelina Bolala Lyndora Quick Dr Kendall 110 110 112 no 106 112 Gross, C.Dennler, H.Hinphy, W.Warren, G.Taylor, N.Lowe, R.Pari Mutuel à $2.00: Minnie F., $9.80, $5.50, $3.70; Evelina, $7.10, $3.70; Bolala, $3.40) LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Didroit, Mich., 25.— Le stake de la Chambre de Commerce a été très chaudement disputé hier après-midi.Ben Ali, piloté par Pittman, a gagné cette épreuve classique.Voici les résultats de la journée: Stake de la Chambre de Commerce, classe 2.06, amble, $5,000, 6 épreuves.Ben Ali, par Wreath - Nellie Bliy, Pittman .9 2 10 11 The Savoy Cox.213142 Adioo Guy, Gray 1 8 6 7 3 ret Peter G., Jamison .7 4 2 2 2 ret Oregon Hal, Murphy .11 9 4 3 ret Hal B.Jr., Richardson.5 5 5 4 ret Thomas Earl, Marvin.4 10 8 Orel Peter Look, McMahon .12 7 7 ret Day Spring,Ray 3 3 dist Gen.Todd, Leonard .86 dist Dr Burns Jr., Mallow .62 dist Loyal W., lied.rick.10 11 dist Peter Pointer, Geers .dist Temps: 2.03 1-2.2.03 1-4, 2.03 1-4, 2.08, 2.06 1-2, 2.08.Classe 2.12, trot, $1,200, 3 épreuves.The Woodman, par Empire Expedition, White- head .Alcyd, J.Fleming .Lord Talbot, Jamison 1 1 Doris Watts, Lee.8 Totaux.McAuley, ss.3 Moran, cf.2 çimmerman, 3b.4 Simth, rf.4 .38 8 14 27 12 1 MONTREAL Ab.R.H.Po.A.E.AMERICAINE.A Washington : Cleveland.100000000—1 3 Washington .00020000x—2 3 Coveleski, Lambeth et Billings Johnson et Ainsmith.POSITION DES CLUBS.LIGUE NATIONALE.A Brooklyn : Cincinnati .1000010211—6 11 3 Brooklyn.0000410000—5 7 3 Regan, Ring, Eller et Wingo ; Cheney, Coombs et Miller.A Philadelphie: St-Louis .000101100—3 9 Philadelphie .000900000—0 4 3 Meadows et Gonzales, Snyder ; Alexander, Oeschgtr et Killifer.A New-York: Pittsburg .000010100—2 9 1 New-York .00400020x—6 11 1 Miller, Steele et Fischer; Perritt, Anderson et Rariden.A Boston: Chicago.010010001—3 6 1 Boston.000000000—0 6 1 llcndrîx et Dilhoefer; Tyler et Tragresser.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.New-York .53 27 .663 Cincinnati .52 43 .547 St-Louis .48 40 .545 Philadelphie .43 36 .544 Chicago .44 46 .489 Brooklyn.37 45 .451 Boston .36 47 .434 Pittsburg .28 57 .329 PARTIE D’EXHIBITION A Toronto: Détroit.300215002—3 Toronto.010000230—6 Kelly, Cunningham, Daley et Yelle; Leake, Forester et Lalonge.LA MATINEE A LA BOURSE LE MOUVEMENT DES ECHANGES EST PARALYSE PAR LA PERSPECTIVE DE LA CREATION D’UN IMPOT FEDERAL SUR LE MODIF ICA- REVENU.LES T ION S DES COURS.Comme le nègre de l’histoire, les affaires de Bourse continuent.(l’être stagnantes.La perspective de l’établissement de l’impôt sur le revenu au Canada n’a rien qui puisse éperonnor le marché local des valeurs mobilières et l'annonce d’un nouvel emprunt de la république voisine est plutôt propre à provoquer une liquidation de certaines valeurs, — les obligations, notamment, — et à faire fléchir les cours, — ce qui s’est précisément produit en cours de matinée.Le mouvement des opérations n’accuse pas plus de célérité., Inaction de priorité Can.Cement voit 10 de ses parts s’échanger à 91 et demi; l’Iron privilégiée s’établit à 91 3-4; la Montreal Cottons privilégiée voit un de ses lots de 7 parts changer de mains à raison de 99; l'action ordinaire Can.Steamship se ramène à 41; la Civic Power decline à 75 3-4; la Bromp-ton Paper demeure à 47 et demi; 10 parts de Toronto Railway font 75; la Can.Cernent s’inscrit à 61 ; 5 parts Steel of Canada se traitent à 54; la Riordon Paper trouve preneur à 119; la Scotia avance à ,97 ÉCONOMIE ET PLACEMENT La maison Versailles, Vidricaire et Boulais, Limitée, nous fait tenir la communication suivante: La richesse la plus vraie est celle qui vient graduellement; celle qu’on a le temps de s’assimiler; celle qu’on connait parce qu’on l’a faite; c’est d’ailleurs la plus facile, et la seule que chacun puisse espérer atteindre avec le temps.Le chemin pour y arriver est ouvert à tout le monde: C’EST L’ECONOMIE: l’économie du sou qui fait le dollar et PARC DOMINION Deux fois par jour—Tout© la aomalne SOUSA ET SA FANFARE ConrertB de l’apré*-midi, S p.m., à 5.S0 p.m.Concert* du soir.8.30 p.m.à 11 p.m.ADMISSION LE SOIR: Adultes, 20c.Enfants, 10c APRES-MIDI: Pas de changement LES BANQUES CANADIENNES L’ETAT FINANCIER DU MOIS DE JUIN PRESENTE DES COMPARAISONS INTERESSANTES.Ottawa, 25.— Le compte rendu des banques canadiennes pnvile- l’économie du dollar qui édifie les (chartered), pour juin, publié fortunes les plus colossales.j aujourd’hui par l’administration Mais à l’économie, il faut y join- de's pinances met en regard les dre le placement sur et profitable ; chiffre.s suivants, pour 1917, et le or, comment placer l’apgent avec ]nois correspondant de l’an der profil sans (langer de le perdre?! njer .Il y a plusieurs manières, mais les * juin plus connues jusqu’aujourd’hui ont Fonds de réserve .$113,494,533 été les suivantes: ; circulation .I56,bd7,70i lo Les dépôts dans les banques fi propriétés fonciè- Dépôts à demande .419.689,(Î70 !d„ h préavis .900,510,552 Id., au dehors .177,974,187 Espèces métalliques 77,002,227 Hiliets du Dominion 122,617,160 Réserve centrale (or) 43,450,000 Prêts à court terme 76,085,220 Id., au dehors .159,309.133 Avances.839,355,782 Id., au dehors .93,150,083 .1,790,434,357 1,596,154,310 .2,033,622,950 1,836,347,821 Juin 113,022,933 123,37.3,395 428,117,340 767,598,130 176,922,950 66,020,085 142,638.872 17,710,000 80,776,474 182,757,015 747,470,541 60,081,584 2o L’achat de res.3o Les prêts hypothécaires.Chacun de ces modes, tout en of ; frant certains avantages, a cepen-i dant beaucoup à envier à celui que nous préconisons plus loin, et voici pa'ssïf “gîobài pourquoi: (Actif global .lo Les banques vous donnent plei- ~—~ ITZf ne sécurité mais ne paient que 3% BOURSE DE NEW*Y0RK d’intérêt.2o La propriété foncière, tout en étant à la base de la richesse nationale, demande beaucoup d’expérience et de coup d’oeil chez celui qui S’achète pour en faire une affaire profitable, sans compter les troubles et les ennuis de l’administration.3o Les prêts hypothécaires sont sûrs en autant que la propriété fou (ex-dividende et ex-droits), soit un |«'-ière qui les couvre, comporte en point de plus-value; des fractions i elle-meme un element de garantie, de lots de Laurentide se négocient Que seuls les experts d une grande 4 3 1 1 1 2 11 3 J 0 Tout le stock de nos CHEMISES DE SOIE à rabais .' ¦ 20% S.-A.de Lorimier, 54-OUEST, HUB NOTRE-DAME Racelti, White.3 Coastess Mobel, Gox .10 Lizzie Worthy, Rodney.5 Jack Mooney.McDonald .7 Glenwood, Erakine .9 John G., Hopkins .6 Temps: 2.09 1-4; 2.09 1-4; 2.09 1-2.Classe 2.12.Amblé, $1,200 — 4 épreuves : Prince Rupert, par Prince Dillard Lind- berg.1 1 2 1 Haley C.par Northwest, Crummer .8 2 Baxter Lou, Childs.6 3 Peggy C., Shuler .2 7 Direct Bill, Hedrick .9 8 Tramp a Bit, Jamison 1 4 Eel Direct, Boyd .5 6 John R.Braden, Thomas .11 9 Tramp Quick, Shively 13 12 Ulilan Simmons, Tea- chotit.10 10 Royal McKinney, Cox 7 5 Brown Gentry, Murphy .12 11 7 d Sunburn Pointer, Gray.14 13 8 d i Baron Wood, Matthews .314 d •'loren.ee Peters, Colins .15 15 d Temps: 2.07 1-4; 2.04 1-4; 2.05 1-4; 2.07 1-4.1 3 4 10 5 6 13 11 12 Holden, If.4 Damrau, 2b.3 Slattery, lb.5 Madden, p.3 Stryker, p.1 Duffy, p.1 Totaux.30 6 7 27 14 1 x—Koehler a frappé pour Young dans la 9ème.Score par reprise: Richmond.100300211—8 Montreal.000020130—6 Sommaire.— Coups de circuit, Damrau 2.Coups de deux huts, Clemens, Reynolds, Enright, McGaffigan.Coup sacrifié, Bankston.Fly sacrifié, Duffy.Ruts volés, McGaffigan û Knabe à Distell; Zimmerman à Damrau â Slattery.Retirés au bâton, par Stryker 2, par Duffy 1.Buts sur balles, Enright 6, Donohue 3, Young 1, Adams, 1, Stryker 5, Duffy 2.Arbitres: O’Brien et Mullen.Durée : 2 heures .05.AUTRES JOUTES A Buffalo: Buffalo .000020000—2 6 1 Baltimore .020000010—3 10 0 Wyckoff et Onslow; Tipple et McAvoy.A Rochester: Première partie Providence .000100000—t 4 1 Rochester .000000000—0 6 1 Gregg et Mayer; Lotz et Sandberg.Deuxième partie Providence .100000020—3 12 0 Rochester .000001003—4 7 2 Schultz el McNeill; Schacht, Smith et Wendell.A Toronto : Now-York-Toronto, partie remise â une date ultérieure.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.Newark .53 33 .616 Providence.53 37 .590 Toronto .37 .580 Baltimore .49 39 .567 Rochester .41 46 .489 Buffalo .38 54 .413 Richmond .52 .402 Montréal .32 54 .372 LE CERCLE PAROISSIAL Le Cercle Paroissial a pris une éclatante revanche sur le cercle St-François de Sales, en l’écrasant par , un résultat de 20 à 0.Après la " J quatrième manche, le cercle St-François abandonna le terrain.Les rudes frappeurs du St-Fran-çois ne purent placer la halle en lieu sûr une seule fois.Suivent les noms des joueurs: Pelletier, L, Villeneuve, o.de d., Belleville, r„ Cuiret, s.s., Galarnenu, 3-b., Benoit, 2-1)., Chartrand, e.de c., Paquin, c.de g., Paquette, 1-b.Il lance un défi â loul club de 17 à 20 ans.Le cercle Dollard, le Richmond, le St-Edouard.préférés.Informations, le soir: M.C.A.Doré, ou .las.Belleville, St-Louis 7424.Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable.-, DEMAINJ1ANS L’ILE C’est demain, dans File Ste-Hélè-ne, que doit avoir lieu le grand pique-nique de l’Association du Bien-Être de la jeunesse en l’honneur de son président, M.l’échevin Van-delac.Cette fête fera certainement époque durant les présentes vacances.Les décorations seront superbep, le programme le plus attrayant, les prix nombreux et de valeur.D’ailleurs, ceux qui fréquentent les pique-niques du Bien-Etre organisés par MM.Bernier et Ducharme savent comment ils font les choses.Voici le programme: 8 h.Première traversée, et continuation à chaque 20 minutes, par deux grands et solides bateaux.Durant l’avant-midi, amusements en famille, décoration de l’ifc et des tables, etc.1 h.—Visite des tables décorées.2 h.—Arrivée des dignitaires, précédés de l’Union musicale Ste-Elisabeth.2 h.15—Adresse de bienvenue à M.l’échevin Vandelac et aux distingués personnages qui l’accompagneront.2 h.30—Distribution de bonbons, puis commenceront les jeux.1ère course, fillettes de 5 et 6 ans, 12 prix.2ème course .fillettes de 7 et 8 ans, 5 prix.Sème course, fillettes de 9 et 10 ans, 5 prix.4ème course, fillettes de 11 et 12 ans, 5 prix.ôème course, à la cuillère, mains liées, fillettes de 13 et 14 ans, 5 prix.Oème course, chercher le drapeau, avec bandeau sur les yeux, fillettes de 15 ans, 5 prix.7ènie course, garçons de 5 et 6 ans, 12 prix.Sème course, garçons de 7 et 8 ans, 5 prix.Oème course, garçons de 9 et 10 ans, 5 prix.lOème course à la chaussure, garçons de 11 et 12 ans, 5 prix lie course à l’âne, avec changement à mi-course, garçons de 13 et 14 ans, 6 prix.12ème course, rompre la chaîne, garçons de 15 ans, 5 prix 13ème course, assaut du drapeau sur èchasses, 5 prix.14ème course, 150 verges, filles de 16 et 17 ans, 5 prix.1 firme course, 200 verges, garçons de 16 et 17 ans, 5 prix.lOème course, pour femmes ma riées, 5 prix., , ., 17èine course a relai autour de l’ile, jeunes gens de 18 et 19 ans, 5 prix.-—»-—— ON VERRA LES CHEVALIERS DE COLOMB DÉBUTER La Ligue de la Cité aura un grand changement dès dimanche dans ses parties par le fait de l’admission dans scs rangs du club des Chevaliers de Colomb.Les C.de C.remplaceront le National, et seront pilotés par Raoul Thibault, le populaire sportsman.On peut s’attendre à la présence de tous les membres rie l’Ordre au terrain du Shamrock, rii-manche prochain, alors que les Chevaliers de Colomb ouvriront la séance contre la Casquette, à 1 heure 30.Dan Miller, le lanceur des Crescent, officiera pour les Chevaliers de Colomb, et il aura une lourde tâche sur les bras, par le fait que La Casquette est bien décidée û remporter sa première victoire de la saison.La seconde partie sera disputée entre les indiens et les Crescent et comme ces deux clubs sont sur un pied d’égalité pour la deuxième place de 'la ligue de La Cité, le vainqueur prendra la tète de la ligue concurremment avec les Stars, qui sont les leaders actuels de la ligue du président Hart, Ces deux parties constituent un programme de valeur, qui n’échappe a personne, et il devrait y avoir une assistance monstre, dimanche, au Shamrock, tant pour assister aux débuts des Chevaliers de Colomb que pour voir le grand duel que les In* à 170; et 20 actions Smelters trouvent acquéreur à 27.Les ventes de la séance du matin ont porté sur 1,183 parts.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Bru-neau et Dupuis, courtiers, 9fi-97, rue Saint-François-Xavier, Montréal.expérience peuvent découvrir; encore faut-il que le prêteur soit bien au fait de toutes les formalités légales par où doivent uasser ces sortes Cour» fourni» par MM.Rruneau et Du-pu»*, courtiers, rue Saint-FrançoI»-XaTl©r, No* 95 et 97.Montréal Ouw Midi lare Valeur* | tur* Midi Am.Am.Car P< Am.Loco.An aeon.M Atchison 102 OJ 48t4 BOURSE DES MINES Action* ordinaires— Bell Telephone: 10 à 136 1-2.Brompton : 20 à 47 1-2.Riordon Paper: 25 à 119.Brazilian : 50 à 39, 50 à 39, 50 à 39.Canada Cement: 50 à 01, 10 à 61, 5 à 61 25 à 61.% , Scotia: 50 à 96 1-2, 100 h 97, io à 97, to à iroisse, selon le icas, et ce, avec pno- _______ 97, 50 ù 97 1-2.irité sur toute autre hypothèque ga-' Cour» fourni» par la maison Bryant, Con! WHng:P20 â 27, 5 à 27, 25 à 27.| nantissant.ICS prêts particuliers, Dunn and Co rua Saint-Françoi-XarUr.Scotiu Rights : 135 à .4, l ift à .4 , 350 à .4 mais aussi 1 un des placements les No Montrc* Dc_ 600 o .4, loo à .4 io à .4, too à .4, 15 à .4, plus rémunérateurs, étant donné que offre.t»aude.^Civic**investment: io h 75 3-4, oo-à 75 ces vaîeurs f vendent actuellement Vdanac.15 3-4 Ô à 75 3-4, 95 à 75 3-4, 20 ii 75 3-4.pour rapporter un interet annuel de M'cx ¦ — - - — 5%% à 6%.'Beaver Colo.F.dfel.bien des désappointements.Mais si vous achetez des debentures provinciales, municipales, pa Lruo roissiales au scolaires, pour chaque \ RrhspnNo $100 que vous avez réussi à ccono-! {mep "~ miser, non seulement, vous faites là ' §"eNor 0r le placement le plus sûr qui existe, Isa à cause'du fait que ces debentures lut-sont garanties par une hypothèque couvrant toutes les propriétés d’une ; province, d’une ville ou d’une pa- Int.Mari, pr Int.Nickel.Int.Paper.Int.Ra.Tr iov 90% 48% 48 LehighVal.74% 74% M ax.Moto.70% Mcx.Pctro.too% 100% Miss.Pacif.N.Y.N.H.75% 100% 70% North.Fac.100% Penusylva.68*ri 70% l'ress.St.C.Heading Republi.Ir.69% Roc.Isl.or* Rubb.U.S.Sf> ' $0% Shattuck Ar «% ?r> 48 South.Pac.31% Sont.Rail.1 79% 80 St.Paul l Third Arc.Union Pac.24% 2^/4 U.S.Ste.or.33% .61% 33V, U.S.Stcclp.64% UtahCoppc 2'J M W ebtinghou 87K "% u 54>, 32!,; 36^ 87Ji ‘si” M'A 04 32 V, S&>, 63%! 53% 03 60% 03% 27 68% :=5% 120 93% 60% 93% 26>s 68% i35% 120% Laurentide: 15 il 170.15 ù 170.Toronto Ry.: 10 il 75.Price Bros.: 100 il 134.Spanish River: 25 à 13, 50 k 13, 25 à 13.Steel Co.of Con.: 4 à 54, 1 h 54, 50 à 53 3-4.Emprunts de sruerre— Dominion, 1031: $300 il 95 1-2.Dominion, 1925: $1000 à 97 3-4.Actions privilésriées— Canada Cernent: 10 à 91 1-2, 3 à 91 1-2, 2 à 91 1-2.Can.Cottons: 20 h 78.Dom.Iron : 25 ù 91 3-4, 3 il 91 3-4.Illinois Tract.: 2 il 85 7-8.Mont.Cots.L’td.: 7 à 99.Bons— C.Converters: $1600 à 83.Banque»— Montreal : 6 à 219.VALEURS HORS COTE Emprunts de guerre (libéré et intérêt) : 2-8560 il 95 1-1, 3300 il 95 1-2, $500 à 95 1-4, $2000 il 95 1-4, 81000 il 95 1-4, $1000 à 95 1-4, $500 .à 05 1-4.OPERATIONS D'HIER L’APRES-MIDI Actions ordinaires— Vivic Invest.: 4 à 76.Détroit: 25 a 109 1-2, 5 à 109 3-4, 50 à 109, 50 h 109.Brompton: 5 il 47 1-2.Con.Smelting: 20 il 26 1-2, 15 à 26 1-2.Dom, Steel Corp.: 25 il 59 1-2, 25 à 59 1-2.Price Bros.: 10 a 131.Scotia : 25 il 96, 20 à 96, 50 à 96.Steel Co.of Can.: 7 à 54.Action» privilégiée»— Canada Cernent: 2 à 92.Banques— Commerce: 4 à 185.Royal: 2 à 211.Emprunt» de guerre— Dominion, 1931: $200 à.95, 8100 h 95, $100 à 95.Dominion, 1925: $1000 il 97 3-4.NOUVELLES DE WALL STREET En plus, aucun entraînement légal cham.Fer.n’est nécessaire à celui qui achète Coniagas .les debentures plus haut décrites, vu que ces dernières ne peuvent Dome Mines’ être mises sur le marché avant d’a- Foster .voir été passées au crible des meil £ol4.Reef • leures autorités légales.! (j?cat Nor.' .Enfin les prêts sur debentures ne Hargraves .demandent absolument aucune ad-1 fIoIu.n8f.r •• ministration; pas de compte à en-, l^lXe™ voyer pour la collection des inté-; Kerr Lake .rets, pas de police d’assurance à sur- Kilk Lake •• veiller; et un prêt de $100 porte le ” * même taux d’intérêt qu’un prêt de| McIntyre’!.' $100,000 et comporte les mêmes ga-'^oneta .ratifies.i NMssing ’ ’ Donc, si vous désire: la richesse, j oph'ir '.engagez-vous tout de suite dans la! Ppte Ls voie de l’économie, amassez votre argent, et plaeez-le au fur et à mesure sur debentures.Ne remettez pas à demain.G’est maintenant le temps d’agir, et s’il vous faut d’autres renseignements, notez bien notre nom, VERSAILLES, VIDRICAIRE & BOULAIS, LIMITEE, Montréal.(Communiqué) Les nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques» Elles sont vraies et spirituellement tournees.,ake .Pleiiuriiun .Porc Crown .Porc Gold .Porc lmp.Porc Tisdale .Porc Vipond Pres E Dome 06% 33 125 13 400 28 16 1000 03 02% 07% 12 450 05 16 480 10 154 07H 62 760 07 70 47 01 02% 01% 30 04% 06% 35 137% 15% 425 29% 18 1100 05 02% % 08 12% 465 07 17 505 41 50 10 155 10 63 770 09 Va 12 76 49 01% 02% 02 33 05 ARTHUR BRUNEAU.Membre, Bonne de Montréal BRUNEAU & DUPUIS couirriEics But en u iT arereinportéredVu • sïccès^bkn6 ^aire qui leur a gagné le respect DES MEFAITS NOMBREUX Dfijqu’i! ait essuyé des pertes dont on ! des soldats.L’ALLEMAGNE ET DE LA VIOLATION DES EAUX TERRITO- RIALES DE LA NORVEGE.Christiania, 14 juin.(Par courrier).— La saisie du navire norvé giens “Thorum” par les corsaires boches fait l’objet des violentes attaques de la part de la presse contre le cabinet; la législature, de son côté, condamne sévèrement sa mystérieuse politique de réserve.L’incident du “Thorum” est survenu le 16 mai dernier.Ce navire portait une grosse cargaison L’ARMÉE AMÉRICAINE L’EFFECTIF EN SERAIT PORTE DE 500,000 HOMMES A 1,000,000.foin, qu’il transportait à Christiania, quand il fut arrêté par un sous-marin allemand dans les eaux territoriales de la Norvège, visité de la cale à la dunette, puis conduit dans un port de l’Allemagne, sous prétexte qu’il manquait de certains documents spéciaux.Tout naturellement, la nouvelle de cette saisie parvint bientôt en Norvège où elle augmenta le sentiment germanophobe.Et c’est pourquoi les représentants du peuple viennent de demander des explications au gouvernement sur cette affaire.Comme le ministre des Affaires étrangères a répondu que la .Norvège avait fait des représenta-* tiens à Berlin, mais qu’elle n’avait obtenu aucune réponse satisfaisante, tous les politiciens, de concert avec la presse, protestent aujourd'hui contre cette dernière humiliation.Le “Tidens Tegn”, dans un premier Christiania, critique de la façon suivante la politique d’atermoiement du cabinet: “Il y a quelque chose de pis que la guerre et ses désastres et ce quelque chose, c’est lorsqu’une nation perd le respect d’elle-même.La nation de la Norvège court aujourd’hui ce danger.” Un grand nombre d’antisocialistes et de socialistes s’élèvent aussi fortement contre le cabinet auquel ils reprochent d’avoir voté un crédit de §100,000,000 pour maintenir la neutralité de la Norvège, quand le peuple est menacé de la disette I et de la famine.1 “A quoi servent ces millions, disent-ils avec indignation, puisque nous sommes infestés d’espions à la solde de l’Allemagne; puisque nous avons perdu jusqu’ici plus de 400 navires; puisque l’on saisit Ifcs autres pour les piller sans vouloir donner les raisons de ces attentats; puisque l’on va jusqu’à tuer nos marins dans les chaloupes de sauvetage.?” Mais les membres du cabinet semblent sourds à cette dangereuse manifestation de l’opinion publi-> que.f -9- UN GOUVERNEMENT ILLÉGAL EN CHINE ?C’EST CE QUE DECLARE LE MINISTRE DE LA MARINE.Washington, 25.— De 500,000 hommes, l’armée expéditionnaire américaine sera portée à un million.Le gouvernement u demandé à cet effet un crédit de $5,000,000,000 au comité des finances du sénat.Cette armée d’un million sera composée des 500,000 hommes tirés au sort, de la Garde nationale et de de l’armée régulière.De plus, le secré- taire du Trésor McAdoo a déclaré au comité qu’il faudra un nouveau crédit de $2,000,000,000 pour prêter aux Alliés.Le hill des $640,000,000 pour la construction d’aéroplanes a maintenant force de loi ; il a été signé par le président Wilson.Cette énorme appropriation n’est que le commencement d’une campagne qui a pour but d'écraser en supériorité l’Allemagne dans les airs.20,000 aéroplanes seront d’abord construits qui nécessiteront des milliers d’aviateurs.PARIS VA S'EFFORCER DE LA DETOURNER — PAS DE PAIX CONCLUE SUR VN PRINCIPE OPPOSE AUX ANNEXIONS ET AUX INDEMNITES.LE SORT DES JUIFS_RUSSES CEUX QUI HABITENT LONDRES NE VEULENT PAS ETRE RENVOYES EN RUSSIE POUR Y ETRE VERSES DANS L’ARMEE.—MANOEUVRE POUR RETARDER LEUR EXTRADITION.Londres, 25.— Le "Times” écrit: “Les Juifs russes de l’Est de Londres sont très alarmés de l’entente conclue entre le gouvernement M.WOODROW WILSON .ViVEMcNT ATTAQUE - | UN PAMPHLETAIRE ALLEMAND Paris, 25.—Les travaux de la FAIT CIRCULER EN HOLLANDE conférence des Alliés ne se borne- provisoire de Russie et le gouver-1 DES ECRITS VIOLENTS A L'A- ront pas à la situation dans les Bal- nement britannique qui a pour but n,T 0,3^0,nüVT npe kans- 11 est d’abord important de ré-j d’atteindre les sujets russes ici pour ' DRESSE DU PRESIDES 1 DES, taj)]jr ]es choses après l’attitude du service militaire soit ici, soit dans • ETATS-UNIS.| Reichstag, la semaine dernière.! les armées de leur pays.Ces hom-| l Quoique le premier ministre ait déjà mes qui ont prospéré durant la i .rl 11 -î i-i un n o r* ! ci i n nrsi n4 ou «nid m’ u n «s xron 1 f» n f tTîT** T* O TT1 11 ri 11T 0.! O OU.s- toute : “iniquités” du président des jointe sur ce qui a eu lieu à Berlin tentative de donner suite à la con-Unis.La préface compare ce afin que la manoeuvre de paix de vention.Dans l’espoir d obtenir pamphlet à ]’“Anti Machiavel” de l’Allemagne, soit entravée partout elides delais, ils prétendent vouloir Frédéric le Grand, publié en 1759.que les raisons soient données ex- maintenant retourner dans leur Cette explication, ajoute le rimes ajoute qu’a une con Le premier chapitre a pout' titre .— .Le fantôme de la paix universelle tin”, sera surtout adressée aux peu férence du comité de protection des )tre de la paix” et ac- pies russe et austro-hongrois.Il ne ; juifs étrangers, les résolutions sui- et Wilson apôtre de la paix cuse le président Wilson de _______^.servir faut pas que les révolutionnaires vantes ont été adoptées: “Que cette ses intérêts en faisant la guerre afin russes courent le risque d’etre dupés convention, sachant que le gouver-de régner plus sûrement et perpé- par le Reichstag et les Alliés doivent nement britannique a annoncé son tuellement.Il exprime la crainte que leur démontrer ce qui en résulterait intention de refuser aux familles ant la politique pacifiste P°ur 1 Europe si les crimes de 1 Al- ^fiS Juifs les facilités de retourner LES LIBERAUX WIN THE WAR Toronto, 25.— Cent vingt-cinq citoyens de Toronto ont signé un appel en faveur de Ja convocation d’une convention “Win the war”.Cette organisation soumettra les considérations suivantes à la convention qui aura lieu les 2 et 3 août prochain: “Le Canada doit consacrer toutes ressources en hommes et en argent pour gagner la guerre; il faut adopter et mettre immédiatement en vigueur des mesures de conscription ; il faut établir un gouvernement national exempt de partisannerie politique pour la poursuite vigoureuse de la guerre; tous les éléments du pays qui veulent avant tout gagner la guerre doivent s’unir.” * * * Winnipeg, 25.— MM.W.E.Martin et George Bell, de la Saskatchewan, et MM.A.L.Sifton et Charles Mitchell, d’Alberta, ont passé toute la journée d’hier en conférence avec l’exécutif libéral du Manitoba.Ils ont fait les arrangements préliminaires de la convention des libéraux de l’ouest qui sera tenue les 7 et 8 août.M.Clifford Sifton est arrivé hier soir.d’Ottawa.Wilson, dont „ ____T,__ _______ _ .d’autrefois était approuvée par ferna8ne restaient impunis.Scheidemann, n’ait encore en Alle-i :ka presse austro-hongroise magne des adhérents.Le second chapitre intitulé I avec eux en Russie, tout en réaffir-(le mant leur volonté de retourner en son côté, agissant évidemment sur Russie) refusent de laisser leurs fa-Fon- l’ordre du ministère des affaires} miijes en arrière ou d’être conscrits Shanghaï, 25.— Chen Pih-Kuan, qui a été nommé ministre de la (marine dans le cabinet du président Li Yuan Hung, et qui a gardé ison portefeuille, a publié un manifeste dans lequel il préconise le - i maintien de la constitution provi-^ isoire, la convocation du parlement et la punition du rebelleChang-Hsun.Le manifeste déclare aussi que le [présent gouvernement qui siège à Pékin est illégal ainsi que tous les ordres qu’il a publiés depuis la dissolution du Parlement.Chen Pih-Kuan et l’ancien premier ministre Tang Shao Yi sont partis pour Canton à bord du croiseur “Hai-Chi”.Londres, 25.— Une dépêche de ! Shanghaï au “Morning Post”, _ dit que la marine chinoise a refuse de reconnaître le gouvernement de Tuan Chi-Jui.La dépêche ajoute que 14 croiseurs ont quitté Woosing «pour Canton, dans le but d'aider les provinces du Sud.VAINE ATTAQUE DES ALLEMANDS LES FRANÇAIS GARDENT LES POSITIONS PRISES HIER.M.ERIC GEODES EST ELU Londres, 25.— Sir Eric Gcddes, premier lord de l’Amirauté, a été élu par acclamation députe a la Chambre des communes pour le fau-hourg de Cambridge.Al meric.Paget a abandonné son siège pour le passer à sir Eric.Paris, 25.— Les .Allemands ont dirigé une attaque, ce matin, sur le plateau de Californie, dans la région de l’Aisne, dans un effort pour reprendre les positions d’où ils ont été délogés hier.Les Français ont complètement repoussé l’attaque, dit le bulletin officiel dont voici le texte : Après un court mais violent bom dements d’une paix durable” dit que eîrangere,s> T\erîH‘ cn, meubles de ménage, etc.penses au pays pes memes employes Conditions.nrgent comptant.J.M.DES-l travaillent aussi pour le controleur chi'NEav, h.c.s.des vivres.I Montréal, 24 Juillet 1917.INVENTION En tous pays.Demandez le GUIDE DE L/INVENTEUR Qui sera envoyé gratia.MARION & MARION 364 rue Univers.té.Montréal.HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.50 par jour.A A.;.* 'e ; A VENDRE Lunettes, Lorgnons, Yeux Artificiels EXAMEN DE LA VUE SATISFACTION ABSOUTE Montures en or solide, depuis $2.00 Montures en or roule, depuis .$1.50 Montures en aluminium, Hepula $(^.50 Montures en acier nickelé, depuis.$0.Î25 VERRES DE PREMIERE QUALITE J.-H.NAULT, 2Z5-EST, SAINTE-CATHERINE TEI,.EST 1513 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 9A—Sa Majesté le Uni, demandeur, vs.Max Wagner, defendeur.T.r troisième Jour «l’août 1017 ù dix heures de l’avant-midi, au domicile et place d’affaires du dit défendeur, au Nos 13fi7 et 1309 rue Chapleau, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant ¦ en épiceries, etc.Conditions: argent comptant.1.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 25 juillet 1917.Vous aime/, les sports?Vous devez donc lire les chronloues DEMANDE DE SOUMISSION Des soumissions seront reçues au presbytère de Saint-François-de-Sales jusqu’à mardi prochain inclusivement, le 31 juillet, pour installer dans l’église paroissiale un système de chauffage à l’eau chaude, selon les plans et devis déposés au dit presbytère, et mis à la disposition des soumissionnaires.Par ordre, le CURE.M S Ki M U 1 M K K K I M K FEUILLETON OU DKVOIK m u, a m RI Le Barbier iracchus a m K Episode de la terreur lyonnaise i par JEAN DRAULT.a m g — _ à mmmmxmm, ITMXÏ 21 (Suite.) Le premier, dont nous avons dé-?ù parlé, mérite une mention spéciale.Ancien capitaine de cavalerie, Riard était un authentique gentilhomme de la Franche-Comté, âgé alors de quarante ans, aux traits de bellâtre, mais flétris par la débauche et rivrogiicrie, deux ^ommères qui l'avaient tout natu-Ti'llement fait rouler dans la révolution.C’était un forban capable de tout, surtout lorsqu’il était ivre, e accident qui était quotidien dans son existence.Après la journée du 10 août, lorsque les massacreurs marseillais, qui étaient, pour la plupart, en réalité, des galériens de Toulon lâchés sur les Tuileries, regagnaient leur midi en passant par Lyon, Riard avait tenté de les retenir pour leur faire accomplir à Lyon la même besogne de pillage et de tuerie qui les avait déjà rendus célèbres à Paris.“Je vous invite, leur avait-il dit, à semer votre courage et votre énergie dans le coeur des timides Lyonnais.” Si Bertrand était le porte-plume de Chalier, sa machine à signer des proscriptions et des mandats d’arrestation, Riard était son sabre, sa machine à égorger.Ce bandit qu’on voyait toujours titubant devant le front de la légion qu’il commandait d’une voix empâtée, les yeux clignotants, cet | ivrogne qu’il fallait hisser sur son I cheval, avait à son actif le plus d’assassinats, d’arrestations arbi-; traires, de violations de domicile, I de tous les jacobins de Lyon.Julliard, lui, était un ancien bas ! officier de cavalerie, ouvrier en ! soie, du quartier de la Groix-Rous-i sc, autrement dit un canut, affilié ï la franc-maçonnerie et tout dévoué aux gens de Chalier qui lui promettait le grade de commandant de la garde nationale avec 4,000 livres d’honoraires, une fortune pour ce tisserand en rupture de navette!.Mais il s’était ménagé des amis parmi beaucoup de girondins qui le croyaient à eux.Riard et Julliard chantaient la Carmagnole en entrant dans le salon de Bertrand.Ils dominèrent le bruit des conversations et forcèrent les autres professionnels de la proscription et du pillage à écouter cette question que posa le premier des deux chefs de légion : —Eh bien, citoyens!.Sait-on si la démarche de Chalier et de Bertrand a réussi, et si Madinier passe de notre côté?.—Non, répondit Laussel; ils ne sont pas encore revenus! —Si on avait Madinier et son bataillon, fit Julliard entre deux hoquets, on pourrait frapper le grand coup dès demain! —Si Madinier ne veut point venir avec nous! interrompit le défroqué Bottin, il restera donc contre nous?Le vinaigrier Gaillard bégaya: —Je.je crois que.que Gha.Chacha.Chalier a emmené de.de.de de.de quoi lele faire coco.—Qu’est-ce qu’il dit?.,, s’écria Riard.Le faire coco?—Coco.coffrer!.termina triomphalement Gaillard.La discussion, aiguillée sur ce sujet, se poursuivit entre les assidus du salon de Bertrand, et Julliard proféra : —Qu’on me nomme commandant général de la garde nationale avec mes 4,000 livres d’honoraires, et vous verrez si je les mènerai tambour battant, les bataillons hostiles à la munieipalité.Riard sc sentit tout à coup frappé sur l’épaule.Il se retourna et se trouva face à face avec Rochellière, un Rochellière sombre et chagrin.—Ah! ah ! clama-t-il, citoyen ! voici le citoyen Rochellière 1.As-tu ramené les canons de Grenoble?.—Oui!.dit Rochellière.—Boni.Nous allons pouvoir faire maintenant de l’hôtel de ville une forteresse capable d’écraser les contre-révolutionnaires!.—Riard!.fit Rochellière à mi-voix, nous parlerons de cela une autre fois.J’ai des questions à te poser.Rochellière entraîna l’ivrogne dans l’embrasure d’une des vastes fenêtres du salon pour l’isoler du bruit et lui dit à brûle-pourpoint: —Tu connais un jeune citoyen du nom de Lélorières qui m’a furieusement l’air d’un ci-devant.Qu’est-ce que c’est que ce coco-là?.—Ce coco-là n’est pas un citoyen, mais une citoyenne!.déclara Riard.C’est la demoiselle Sylvie.—Une femme!.C’est une femme qui m’a joué ainsi!.—La citoyenne Sylvie t’a joué?.—Ouil elle a disparu avec ma femme avant-hier, une heure après mon mariage!.—Ah! que c’est drôle!.clama l’ivrogne.Faut que je leur raconte ça!.Mais aussi quelle idée de te! marier entre deux étapes!.Déjà il s’avançait vers le cercle passionné des discoureurs, mais Rochellière lui prit le poignet avec force et lui dit, les yeux dans les yeux : —Riard, c’est très sérieux!.C’est une confidence que je te fais et tu me paierais cher toute divulgation.Oui!.je suis marié et j’aime ma femme, voilà!.Ta citoyenne Sylvie, déguisée en cavalier, s’est présentée comme étant son cousin et lui a aidé à fuir.—A fuir?.Cela prouverait que si tu aimes ta femme, elle ne t’aime guère!.—Riard, encore une fois, je t’adjure de cesser toute plaisanterie sur ce sujet.Qu’est-ce que cette Sylvie?—Une actrice d’opéra qui débute demain soir au grand théâtre comme première chanteuse, et que je protège parce que je vois en elle une future déesse Raison.—Comme tu en parles avec chaleur!.—Citoyen Rochellière, je n’ai eu qu’à paraître pour produire sur cette créature de fierté et de beauté un effet irrésistible!.Et je te dirai que je ne suis pas resté insensible à cette flatteuse attention 1.Elle sera ma femme!.—Je m’explique pourquoi tu lui as donné si facilement des papiers en blanc signés de toi et de Chalier.Elle t’a onjôlél.Elle t’a pris par la vanité!.—Et pourquoi ne lui en aurais-je pas donné?.C’est une jacobine à tous crins, une patriote qui chantera demain, au théâtre, la Carmagnole ou la Marseillaise, la pique au poing, le bonnet rouge sur la tète, vêtue du péplum romain, devant une foule Idolâtre! Elle sera superbe!.—Létorières, Sylvie, une jacobine?—Mais oui!.Ça t’étonne?.—Certes!.J’aurais plutôt cru le contraire!.¦—Et pourquoi?.Elle m’a demandé ces papiers pour pouvoir circuler sans danger, se faire appuyer au besoin par les sans-culottes qui sillonnent les campagnes, et sauver une parente à elle.A SUIVRE Ce Journal est impnmc nu No 43 ru* Snint-Vinrent.A Montréal, par l’tMPRIME-RIE POPULAIRE (A rosponenblUté lltnltérl.J.N.Chevrier, gérant général.12 « LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 25 JUILLET 1917 /VOL.Vm—No 173*1 LA RETRAITE S’ACCENTUE EX PRESEXCE DE L’IXSVBORDl-NAT ION DES SOLDATS, LES TROUPES RUSSES DEMORALISEES EVACUENT LEURS POSITIONS A TARXOPOL.— LA PEINE DE MORT SERAIT RETABLIE COMME PUNITION.Pétrograd, 25.— La ligne actuelle sur le front sud-ouest est à peu près ce qu’elle était après la ruée du général Broussiloff, l'été dernier, sauf devant Tornopol, où l'ennemi a réussi à avancer davantage en territoire russe.Le sort de Tar-nopol était virtuellement scellé, quand les Allemands ont occupé le faubourg situé juste de l’autre côté du Sereth, à facile portée du canon.Les Allemands choisissent le point de jonction des 7e et lie armées pour commencer leur offensive.Ils ont porté leur premier coup entre Zboroff et Pebaki, sur un front de 20 milles.Sans grand effort, comme l’admettent les communiqués russes, l’ennemi a continué sa progression jusqu’à la ligne du Sereth.Leurs positions étant découvertes au sud de Tarnopol, les Russes ont dû se replier en ligne diagonale, vers le sud-ouest, coupant la Stripa et la Zlota Lipa, jusqu’à la rivière Lomnica et Halicz.Les Moscovites ont été forcés de se retirer sur la rive droite et Halicz est sérieusement menacé.Une autre retraite est en perspective jusqu’aux positions que les Russes occupaient ati l’est de Stanislau, avant l’avance du général Broussiloff.L’un des premiers résultats de ces événements a été une agitation gé nérale en faveur du rétablissement de la peine, de mort pour insubordination dans l’armée et pour trahison de la part des agitateurs.Le général Korniloff, commandant sur le front sud-ouest, a donné instruction à ses officiers de tirer sur les déserteurs et sur les troupes qui refusent d’obéir aux ordres.Le premier ministre, M.Kerensky, a sanctionné l’effort qu’on fait pour rétablir la discipline.Plusieurs Maximalistes, à l’agitation desquels on attribue directement la démoralisation des troupes, ont été arrêtés.NOUVEAU COMMANDANT DES FORCES NAVALES RUSSES.Pétrograd, 25.— Le contre-amiral Razvosoff a été nommé commandant en chef de toutes les forces navales russes dans la Baltique.Lundi, les journaux ont annoncé que le contre-amiral Verdervskiski, commandant de la flotte de la Baltique, avait été arrêté pour avoir communiqué au corrÿté des soldats un télégramme secret du gouvernement.LE SPECTACLE DE LA RETRAITE Copenhague, 25.— Un rapport semi-officiel allemand décrit comme étant un spectacle attrayant la retraite des Russes en Galicie.De différents points de hauteur, il est facile d’observer les colonnes russes sur l’horizon.La retraite orend parfois le caractère d’une déroute complète, spécialement devant les canons de campagne austro-allemands qui sont placés devant l’infanterie et qui sèment dans ’es rangs des soldats russes la dévastation.De nouvelles quantités de munitions, des provisions et six canons lourds ont été capturés.Un autre rapport dit que des aéroplanes ont violemment bombardé la station de Monasterzyska et la nouvelle route russe, au sud de cet endroit, interrompant les communications régulières.IA GUERRE SANS VISÉES DE CONQUÊTE DISCOURS DU PREMIER MINISTRE HONGROIS, LE COMTE ESTE R HAZY, AU PARLEMENT.Copenhague, 25.— Des dépêches de Budapest donnent les grandes lignes du discours prononcé au parlement, par le premier ministre hongrois, le comte Esterhazg.“Nous _ faisons une guerre défensive’’, a-t-il dit, “et notre but, à la conclusion de la paix, ne sera pas la conquête.Sans compter notre manifeste de paix, nous nous sommes montrés disposés à signer une paix honorable.Le discours du chancelier Mi-chaetis indique que l’Autriche et l’Allemagne font la guerre sans visées de conquête.” Le comte Tisza, ex-premier ministre, a aussi porté la parole.Il a déclaré qu’une complète harmonie de mes existe entre le Reichstag et l’opinion publique en Hongrie, au sujet des buts de guerre, des conditions de paix et du maintien loyal de l'alliance teutonne.UNE REQUÊTE CONTRE LA VILLE DE MONTRÉAL AU SUJET DE L’EXPROPRIATION D’UN TERRAIN.Dans une requête qu’il a présen tée devant le juge Lane, siégeant en Cour de pratique, M.James M.Stan-ger, propriétaire d’un lot, rue St-Denis, portant le numéro 321), demande l’émission d’un bref d’injonction contre la cité de Montréal pour l’empêcher de faire l’expropriation de sa propriété dans le but d’agrandir la rue et d’y construire un tunnel.Il prétend que c’est à son insu i
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