Le devoir, 31 juillet 1917, mardi 31 juillet 1917
VOLUME VIII-—No 178 MONTRÉAL, MARDI 31 JUILLET 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poster Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE , .3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’IMPOT SUR LE REVENU La Chambre entame aujourd’hui l’étude du projet d'impôt sur le rerenu.Peut-on espérer une solution conforme aux exigences réelles de la situation nationale et d’une saine économie politique?Evidemment, non.Il n’y a peut-être pas, à la Chambre, dix hommes aptes à comprendre la nature exacte d'un problème de cette complexité, encore moins.sa portée ultime sur l’économie générale de la nation et la situation particulière des diverses catégories de contribuables.Et puis, nos politiciens ont d’autres soucis.La fatigue et l’énervement les poussent à mettre fin sans plus tarder à une session prolongée en plein coeur d’été.L affolement sincère ou simulé de la guerre trouble leur jugement et fausse leur rayon visuel.Et, par-dessus tout, l’expectative d’une election générale leur fait voir toute question sous l’angle faux et étroit des préoccupa tions électorales.Le vice principal du régime parlementaire, depuis surtout que 1 absurde régime des partis l’a rendu plus pernicieux encore, c’est précisé ment que les problèmes les plus graves et les plus complexes sont résolus par des incompétents, non point en raison de l’intérêt national et du mérite intrinsèque de la question en jeu, mais dans l’unique intérêt des partis — sans parler des motifs, jamais absents, de lucre et d’intérêt personnel.* * * En principe, l’impôt sur le revenu est peut-être le plus équitable, ou le moins exécrable des impôts.Encore faut-il qu’il soit proportionné à la surface imposable de chacun tout en assurant à l’Etat un maximum de rendement.S’il obère les contribuables les moins en état d y faire face, s’il perturbe l’économie générale, ou encore si sa perception exige, en raison de circonstances particulières, un mécanisme coûteux, lourd et compliqué, il peut facilement dégénérer en un régime d’exactions fort dommageable aux contribuables et peu rémunérateur pour l’Etat.* «J)ans son discours du budget, le ministre des Finances avait signalé quelques-unes des objections qui militaient victorieusement, à son avis contre l’établissement d’une taxe sur le revenu: rareté des fortunes privées, productives de revenus permanents; virtuelle stagnation des traite ments, des salaires fixes et des revenus professionnels, qui devront fournir la gros® part des taxes projetées; par contre, augmentation énorme du coût de la vie, qui diminue d’autant la surface d’impôt de chaque con tribuable.“Si nous devons recourir à ce genre d’impôts, disait-il, .ii “ vaudrait mieux l’imposer en temps de paix, alors que le prix de la vie “ aura repris son cours normal.” Il signalait ensuite les conditions anor males du pays, qui rendraient la perception de ces taxes beaucoup plus coûteuses qu’en Angleterre et aux Etats-Unis, tout en rapportant beaucoup moins au fisc.“A tout prendre”, ajoutait-il, “je considère que le gou “ vernement canadien ne doit pas recourir à l’impôt-sur le revenu, “ moins que la nécessité s’en fasse sentir ” L Ainsi, il y a trois mois à peine, le ministre des Finances prenait, au nom du gouvernement, l’engagement virtuel de ne pas faire ce qu’il pro pose aujourd’hui.C’est comme pour la conscription : une culbute en traîne l’autre.Du reste, sir Thomas White ne l’a pas caché: c'est uni quement pour faire face aux dépenses additionnelles qu’entraînera la JeVée de nouvelles troupes que le gouvernement veut taxer dès mainte nant les revenus.Nous verrons plus loin qu’il a un autre objectif: sou lager les profiteurs de guerre.Les libéraux qui ont voté la conscription n’ont pas goûté cette décla ration du ministre.Ils ne sont guère pressés de laisser apercevoir à la masse des contribuables les conséquences économiques du régime mili taire prussien qu’ils ont décidé de nous imposer.MM.Graham et Mc Lean, entre autres, ont protesté contre le lien direct établi par le minis' tre entre la conscription et l’impôt.M.White a tenu bon.Tl a même eu le courage de réitérer ses appréhensions du 24 avril.Manifestement,, le ministre des Finances éprouve une égale répugnance pour la cause et pour la conséquence.Comme en maintes autres circonstances, il a mis la responsabilité au compte de ceux qui veulent poursuivre l’effort de guerre jusqu’à ses extrêmes limites.Il faut lui savoir gré de cette demi-franchise.Plus le peuple sentira le poids de la guerre, plus tôt se décidera-t-il à mettre un frein au délire de ceux qui mènent le pays au sui-1 eide et à la ruine.* * » Le loisir et la compétence me manquent pour analyser à fond le principe et la portée de ce projet, qui constitue une révolution dans notre régime fiscal 2.Bornons-nous, aujourd’hui, à en signaler les principales anomalies et les injustices les plus graves.Tous les revenus, traitements, profits de commerce, gains professionnels, etc., sont frappés d’une taxe, à partir de $2,000 pour les célibataires et les veufs sans enfants et de $3,000 pour les contribuables mariés.Cette distinction toute rudimentaire est absolument insuffisante.D’abord, compter au même titre le revenu fixe d’un immeuble ou d’un placement de tout repos, les profits plus aléatoires du commerce, et le traitement d’une fonction ou d'un emploi quelconque, c’est une absurdité.Le revenu d’un immeuble ou d’un capital — le seul véritable revenu — subsiste et continue de s’accroître, indépendamment du travail et de la volonté de celui qui en jouit.En'cas de mort, il continue de profiter aux héritiers.Les profits du commerce sont déjà beaucoup plus précaires.Néanmoins, dans la plupart des cas normaux, un commerce bien établi constitue une valeur de rapport dont les héritiers, en cas de décès du bénéficiaire, peuvent tirer parti.Le traitement attaché à la fonction, sauf les rares cas où une pension de retraite s’y attache, et les gains professionnels, dépendent entièrement de l’existence, de la santé et du travail personnel de celui qui les touche.Avant de les assimiler à un revenu, il faut en déduire au moins l’équivalence d’une forte prime d’assurance contre la maladie et la mort.Que de familles, aujourd’hui frappées d’impôts en raison d’un traitement d’apparence opulente, seront demain dans une situation voisine de la misère 1 3 # * * Mais l’inégalité la plus incongrue du projet de loi est celle qui a trait à l’état matrimonial.Nombre de célibataires ont des charges de famille plus onéreuses que celles d’une foule de gens mariés.Le ministre l’a reconnu — sans rien suggérer pour y faire droit.Et puis, parmi les gens mariés, il y a une différence énorme de situation entre les ménages sans enfants et les familles de huit, dix ou douze.On ne prétendra pas, assurément, que la surface d’impôts d’un célibataire qui soutient sa mère veuve et quatre, cinq ou six frères et soeurs est égale à celle d’un jeune ménage sans enfants; non plus, que le père de huit ou dix enfants en bas âge peut aisément défalquer d’un traitement ou d’un revenu de trois ou quatre mille dollars l’équivalent de ce que versera au fisc, sur un reve nu absolument égal, le chef de la traditionnelle famille américaine, ou ontarienne, composée de Monsieur, Madame et Toutou, le chien favori.Du moment que l’on admet le principe du dégrèvement én raison des charges de famille, H faut l’appliquer avec méthode et équité.11 vaudrait beaucoup mieux diminuer de moitié la marge initiale d’exemption, fixer le premier degré d’impôt à 2%, et dégrever chaque contribuable à raison du nombre de personnes à sa charge.Supposons que la base de dégrèvement serait fixée à $1,000 pour la femme ou la n ère veuve, à charge de son fils, et à $250 pour chaque enfant, frère, soeur ou autre personne à la charge du contribuable, on obtiendrait ce résultat: un célibataire sans charge aucune paierait 2% sur l’excédent de $1,000 de revenu, 4% sur l’excédent de $2,000, et ainsi de suite, pro- gressivement, comme dans le projet actuel.Un contribuable marié ou fils de veuve ne commencerait à payer qu’à compter de $2,000 de revenu, de $2,250 s’il a un enfant ou un frère à sa charge, $2,500 s’il en a deux, et ainsi de suite.Les serviteurs devraient être comptés comme personnes à la charge du contribuable et assurer à celui-ci un droit de dégrèvement en raison d’un serviteur par cinq personnes.Ceci augmenterait la marge de dégrèvement de $250 pour une famille de cinq, et de $500 pour une famille de dix.Si l’on objecte que cette distinction compliquerait le mécanisme de la perception et ouvrirait la porte à des contestations, voire à des fraudes, la réponse est facile.Cet inconvénient tient à la nature même de l’impôt sur le revenu.H sera beaucoup plus difficile pour l’Etat de s’assurer du chiffre réel des revenus de chaque contribuable que du nombre de personnes à sa charge.Il se trouvera beaucoup moins de fraudeurs parmi les honnêtes pères de nombreuse famille que parmi les “hommes d'affaires” cossus et leurs légitimes épouses, qui s’arrangent déjà pour frauder les lois divines et humaines en restreignant le nombre de leurs rejetons.Non, il n’y a aucune raison valable pour empêcher le gouvernement et le parlement de modifier en ce sens le projet du ministre des Finances.C’est le défaut capital de cette mesure qui semble avoir été aussi peu mûrie que la loi de conscription.Henri BOURASSA.A OTTAWA CEUX QUI ___________EXPLOITENT M.Kyte (libéral) saisit les Communes de la question de la cherté de la vie et des manoeuvres des exploiteurs.LE GOUVERNEMENT NE SAIT QUE FAIRE.LA VALEUR ÉCONOMIQUE DU FRANÇAIS Il n’est pas un journal américain qui ne nous apporte un nouveau témoignage de la valeur économique du français.Un peu partout, à l’heure actuelle, on donne des cours de français aux jeunes officiers qui s’en vont en France.De jeunes Franco-Américains reçoivent, à cause de leur connaissance du français, des postes de confiance.On pressent que plus la guerre multipliera les relations entre les deux pays, plus la connaissance du français sera utile et fructueuse.Même expérience, sur une moindre échelle, au Canada.On peut s’indigner quand le sénateur Choquette demanae que les représentants du Canada aux conférences internationales connaissent celle des deux langues officielles du pays qui leur permettra de comprendre quelque chose aux délibérations.Mais le fait reste que le français est la langue diplomatique internationale, qu’en dehors des Etats-Unis et de l’Empire britannique, il est la grande langue commerciale.Ceux qui, à la connaissance de l’anglais, joignent celle du français se trouvent donc supérieurement armés pour toutes les luttes.Mais il faut que cette connaissance du français soit suffisante; que les jeunes gens sachent parler et écrire correctement le français, d>«.intelligente.En s’opposant aux fausses méthodes du règlement XVII, en se tenant aux méthodes traditionnelles, nos compatriotes ontariens ont non seulement défendu un principe et une tradition, mais ils ont servi les meilleurs intérêts matériels de leurs enfants.Et Ton s’en aperfccvra chaque jour davantage.0.H.Résistance passive Dans une lettre au Post, de New-York, un M.Richaèd Barry dit que les Sinn-Feiners, quoi que fasse le ministère anglais, auront recours au mode de résistance le plus effectif qui soit, “à l’arme irrésistible du pouvoir assuré, à la résistance passive”.Il est hors de tout doute que ce genre de résistance est le plus effectif, dans La plupart des cas où tout un peuple a affaire à un gouvernement qui ne représente pas l’opinion de la majorité et abuse de ses pouvoirs pour adopter des lois arbitraires, comme cela s’est fait tout récemment, dans un pays peu éloigné du Canada.Le captage de la foudre Les terrifiants éclairs d’hier soir ont manifesté la puissance des éléments.Des gens qui pensent à tout utiliser se sont demandés s’il serait possible de capter cette énergie électrique prodigieuse qui se dépense brutalement.Un électricien versé dans la statistique estime qu’un seul éclair dépense une force capable de lever d’un coup 1,000 tonnes à une hauteur de 2,000 pieds.Une nation qui découvrirait le secret d’exploiter une telle source d’énergie serait capable, dit-il, de mettre fin.à cette guerre-ci et à toutes les guerres.Mais il n’appert pas que le captage chiffres d’affaires sont gros, plus sont gros les bénéfices et plus sont gros aussi les prix exigés du consommateur.Pour les oeufs, mêmes constations.Chambre a pour clîc'”des“èntràillês j Le rapport de M.O'Connor démonde père, mais il a beau multiplier (Par Ernest Bilodeau et Louis Dupire) Ottawa, 30 juillet.La députation fut stoïque, cet après-midi.Le président de la le nombre des puissants éventails électriques, il ne réussit pas, en le remuant, à faire de l’air froid avec de l’air chaud.La chaleur était étouffante et pourtant l’assistance était nombreuse et sa tenue excel tre que la compagne “William Davies” a fait un bénéfice de 7.27 sous sur la douzaine d’oeufs.Les autres compagnies ont fait un profit variant de 1.74 à 5.28 sous la douzaine.On se plaint du prix des oeufs dans les villes.Il est facile de démontrer dente.11 est vrai qu’elle avait la | que les grandes compagnies d’entre-perspective rafraîchissante de par-, posage sont les auteurs responsables 1er entrepôts frigorifiques vers la fin; de cette hausse.Le fromage est, compie les oeufs, da l’après-midi.L’après-midi contrôlé par trois grandes compa gnies; il en va de même de la viande Au début de l’après-midi, le bill manipulée surtout par les grands de M.Foster pour l’incorporation abattoirs.Cet abus est criant au d’un conseil des tribus indiennes du point que les compagnies américai- Canada a subi sa première lecture, après que son parrain eut expliqué que le projet de loi avait pour but de promouvoir l’éducation, la moralité et le sens des affaires chez les tribus sauvages.M.Frank Oliver a de nouveau demandé au gouvernement s’il était en état de faire une déclaration au sujet du livre intitulé “The Fiddlers” proscrit par le censeur en chef.“Permettez-moi de rapporter progrès et de demander la permission de faire de nouveau rapport”, a répondu sir George Foster au nom du cabinet.M.Oliver réplique que si le gouvernement ne lui donne pas, d’ici quelques jours, la réponse sollicitée, il demandera l’ajournement de La Chambre et provoquera un débat sur cette affaire.* * * Le bill de sir George Foster pour amender la loi des Chambres de commerce a subi sa troisième lecture.En deuxième lecture, du bill re de la foudre soit praticable.Elle latif au conséu de recherches scien-reste indomptable et continuera, aux tifiques et industneues, le ministre soirs d’orages comme ceux de di-ïdu 'Commerce et de 1 industrie a ex-manche et d’hier, d’épouvanter par pliqué a la Chambre que ce projet •ire correcienxeni le irancais sa force déchaînée, de même que, de loi a pour but de donner forme ire corrtciemtni le n «uiçais, nanties .et ses serments de lu- de loi aux pouvoirs déjà confères a i .s l’aient donc appris de façon .PR®8 ce conseil par arrêté-en-conscil.Na- “C0NSCRIPTI0N »> UN BEAU SUCCES 1 Débats de, la Chambre des Communes, 24 avril 1917, page 773.2 Du reste, au moment où ces lignes sont écrites, le texte du projet de loi n’est pas encore publié.Nous n’avons que la Résolution, déposée à la Chambre, mercredi dernier.« .J’ignorexîe que l’on a fait en Angleterre à propos des impôts spéciaux de guerrè; mais, avant la guerre, la marge de dégrèvement des salaires était sensiblement plus forte que celle des revenus permanents.Tout annonce que Conscription, la nouvelle brochure anglaise de M.Bourassa, obtiendra un beau succès.Déjà les commandes affluent de toutes les parties du pays.Conscription se vend 10 sous l’exemplaire franco, $1 la douzaine franco.Pour quantités de 50 et plus, 6 sous l’exemplaire, plus les frais d’expédition.Toute commande de 50 exemplaires pour la propagande donne droit à 5 exemplaires de The Duty of Canada (notre programme du début de la guerre).Les commandes d’unités et de douzaines, et toutes les commandes de librairie, doivent être envoyées au Devoir.Si l’un veut faire recommander, ajouter 5 sous pour chaque commande.Les commandes de 50 exemplaires et plus (moins les librairies) doivent être adressées à M.Wilfrid Deschesnes, chef du secrétariat de la Ligue patriotique des Intérêt* canadiens, bureau 12, 92-est, rue Notre-Dame.Toutes les remises doivent être faites payables au pair, à Montréal.BLOC - NOTES La vérité Une dépêche de New-York à la Gazette de ce matin établit que le nouvel emprunt canadien sur le marché américain nous coûtera 6.90 pour cent.Tandis que 100 millions nous coûtent si cher, les alliés européens bénéficient, sur le même marché américain, d’un emprunt dépassant le milliard et qui ne leur coûte que 3 et demi pour cent, soit à peu près la moitié de ce que nous paierons, pour notre part.Cela confirme ce que le Devoir a maintes fois dit, que notre effort économique est proportionnellement plus considérable que celui de presque tous les belligérants, quoique nous soyons un peuple moins riche que la majorité d’entre eux.Gela confirme aussi la vérité de cette assertion que les Etats-Unis nous prêtent à un taux usu-raire, nous considérant comme un emprunteur offrant peu de garanties et donc qu’ils peuvent traiter à leur gré.i mière aveuglante, ceux qui peuvent en regarder les déploiements dans le ciel.Moins de tout Les gens qui mènent la campagne pour le compte de la commission des vivres, au Canada, conseillent au public de manger moins de boeuf, moins d’agneau, moins de porc, moins de veau, moins de pain, moins de beurre, moins de sucre, moins de crème, moins de lait, moins de pommes de terre, moins de tout.Ces conseils d’économie seraient excellents à la condition que les mêmes conseillers nous disent exactement par quoi remplacer ce qu’ils voudraient que nous économisions.Leurs conseils sont purement négatifs.Ils ont quelque valeur, s’ils s’adressent à des gens qui mangent trop.Mais que valent-ils, quand ils tombent sous les yeux de pères de famille qui mesurent déjà parcimonieusement à leurs enfants les pommes de terre, les privent de beurre, économisent le lait depuis des mois, ne peuvent acheter de glace pour conserver leurs aliments, l’été, parce qu’elle se vend un prix exagéré, et comptent les onces de viande qu’ils donnent à leur famille?Rien du tout.Et pourtant, au prix où sont les aliments, les familles qui s’en privent déjà partiellement depuis des mois sont la masse.II serait temps que le contrôleur des vivres s’avisât de donner à cette partie de notre population des conseils utiles et îar jour pour le Canada.Et le gouvernement ne fait rien pour empêcher cet état de choses ruineux.Le budget de la milice Le gouvernement n’a rien répondu, pour en finir plus vite, et la Chambre s’est formée en comité des subsides pour l’étuide des crédits du ministère de la Milice, défendus par M.Kemp, aidé du sous-ministre, le général Fiseit.On a commencé après quelques préliminaires, par une harangue de M.Hughes, de file du Prince-Edouard, qui a soulevé la question des pommes de terre dans sa région, menacée par le manque de eommtmications suffisantes.L’autre député de Pile, M.Clark, a marmonné quelques considérations générales en défense du gouvernement, puis ,1a discussion a dévié sur Te Fonds patriotique, au sujet duquel M.Oliver prétend qu’il existe un malentendu et que les recruteur* du gouvernement font de fausses représentations.Il s’agit des soldats enrôlés comme spécialistes, comme ingénieurs forestiers, par exemple.Les recruteurs font valoir aux yeux du candidat que sa famille bénéficiera d’avantages supérieurs à celles des autres soldats, étant donné que sa solde sera supérieure, qu’H touchera l’allocation de séparation, puis celle du Fonds patriotique.Or, il arrive que dans plusieurs cas, le Fonds patriotique s’est refusé à aider les familles de ces soldats, sous prétexte que l’allocation de séparation est supérieure à celle des autres familles.Il y a là fausses représentations, dit M.OMver, et l’on a trompé cet homme en l’enrôlant, ou bien il faut tenir ce qu’on lui a pro-rni s.M.Kemp, puis M.Nickle, de Kingston, ont pris la position adverse, en répétant que Je Fomds patriotique est une affaire absolument indépendante du gouvernement et qu’il n’est destiné qu’à soutenir les familles miséreuses.Or, la famille d’un soldat gagnant deux ou trois dollars par jour n’est pas dans la misère; et le gouvernement ne peut être tenu responsable des promesses 'inconsidérées de tel ou tel agent recruteur.Cette réponse n’a convaincu ni M.Oliver, ni M.Douglas, de Strathcona, qui a cité pfusicurs exemples de l’état de choses exposé par le député d'Edmonton.La Chambre s’est ajournée un peu avant minuit.Mardi, commencement du débat sur la deuxième lecture du bill de la conscription au s.7 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 31 JUILLET 1917 *rOL.vm—No 178 LETTRES AU ^DEVOIR Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils roulaient bien en prendre note définitirement.SANS COMMENTAIRE Montréal, 30 juillet 1917.M.le rédacteur du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.Cher monsieur, I Hier soir, au parc Dominion, lu fanfare de Sousa exécutait /’“O Ca- ; nada”.Pas un des nombreux Canadiens de toute origine gui étaient dans l’assistance, n'a songé à se lever ou à se découvrir.J’étais debout à ce moment-là, et je crois avoir été le seul, — dans mon en-Uourage au moins, — à enlever mon whapeuu — et pourtant je l’ai fait lavée ostentation.On se demande comment ceux gui ont applaudi ont j pu le faire assis! Dix minutes plus tard, les mêmes II musiciens exécutaient l'hymne na-j tional américain.Dès les premiè-J res notes, les assistants se sont le-I vés avec un ensemble parfait et ont ‘ écouté, debout et découverts également, le “Dieu sauve le roi” et l'hymne national écossais.Je vous laisse à penser en “volontairement résistent, font obs-“truction, gênent, retardent ou tentent “volontairement de résistsr, de faire “faire obstruction, gêner ou retarder, “ou qui persuadent, incitent, influen-“cent ou tentent de persuader, inciter, “ou influencer toute personne ou toute “classe de personnes, tout groupe, à "résister, à faire obstruction, à gêner “ou empêcher l’exécution du présent “acte de quelque façon que ce soit, “dans son bid et son objet, sera cou-“pable de délit et sera passible, sur “conviction par voie sommaire, d’un “emprisonnement pour un terme pas “moindre d’une année et de pas plus “de cinq années.” Et encore ce qui suit:"Nulle proeê-“dure autorisée ou pendante devant “ou pendants devant aucun des tribu-“naux crées par cet acte, et nulle “action d’aucun de ces tribunaux ne “pourra, par voie d’injonction, bref “de proyibition, mandamus, cer-“tiorari, habeas corpus, “ow autre “procédure analogue ou autre prove-‘flant d’aucune cour, être restreinte, “suspendue, supprimée, ou soumise “à révision ou considération pour “aucune raison, soit provenant de “l’imcompêtence du tribunal, ou de “nullité, défaut, vice ou irrégularité “de la procédure ou pour toute autre “raison que ce soit.” Je m'aperçois que le gouvernement s’est empressé de coller cet amendement au bill de la conscription, après le discours prononcé au parlement avant la prise du vote sur la motion principale du bill, par Me.J.A.Descarries, C.R., député du comté de Jacques-Cartier, dans lequel il disait que le bill était inconstitutionnel et ultra vires, et qu’un simple habeas corpus pourrait efficacement en nul-lifiér l’exécution.La section 5e de l’amendement a été créée afin de couper court à toide tentative de défense de la part du conscrit.L'habeas corpus est la plus juste et la plus puissante arme pour défendre notre DE BONNES SOMMES D’ARGENT seront réalisées par nos clients d’aujourd’hui, résultant de la Tente de nos terrains suburbains situés le lengr dos bords du Inc et que dessert un transit rapide, à Dixie, Dorval, Strathmore et Lakeside.Préparez-tous pour In paix: les propriétaires de terrains d'aujourd'hui seront les vendeurs de demain.Les prix maintenant sont par pied carré, de 2 sous ifo et au-dessus.Conditions présentes: $10, au comptant, $5, par mois, pour un lot.Après la guerre ces prix et ces conditions seront choses du passé.Rien plus les meilleurs emplacements seront partis.Agissez maintenant durant notre rente spéciale d’août.Demandez nos plans, brochures, etc., ils vous seront promptement expédiés par la poste.MARCH TRUST COMPANY 180 8*lnt-J,e«nei.M»ln S791.—Tou» le» département» Etabli en 1885.Incorporé en 1913.33 an» nans qu'il y ait eu une piastre de perte pour un client liberté individuelle contre les impérialistes fanatiques et démagogues du gouvernement.C’est pourquoi, MM.Meighen et Doherty, voyant la justesse des remarques du député de Jacques-Cartier, veulent maintenant le supprimer afin de nous réduire à merci, poings et pieds liés.Je ne puis m’empêcher de protester contre une mesure aussi oppressive, draconienne et despotique, sans précédent dans les annales de l’histoire de la démocratie.Cette mesure est tout simplement une attaque contre la liberté de parole et de presse, à nous garantie par l’Acte de VAmérique Britannique du Nord, en reconnaissance de notre fidélité et de notre loyalisme à la couronne de Sa Majesté le roi d'Angleterre.De plus, il n’est fait nulle mention dans le projet de loi, de Messieurs les “Slackers” anglais, qui par milliers se sont réfugiés et cachés dans notre pays, grâce à notre généreuse hospitalité, tandis que nos braves volontaires canadiens marchaient le sourire aux lèvres tout comme à Chateauguay, vers la destruction et la mort pour défendre la Grande-Bretagne et non le Canada, comme le prétendent certains députés.Pourquoi enverrions-nous un plus grand nombre de nos fils et de nos frères répandre leur riche et généreux sang, dont nous avons tant besoin chez nous, tandis que ces dégénérés et lâches Anglais resteraient chez nous à se dandiner par les rues et à insulter nos filles et nos sœurs ?Allons donc, est-ce de la justice ça, messieurs du gouvernement ?Je dois rappeler au gouvernement que nous vivons dans un pays démocratique; que le gouvernement doit se conformer aux conditions de son mandat; que si nous combattons pour la démocratie à l’étranger, il ne faut pas implanter /’autocratie et le despotisme chez nous.En outre, en ma qualité de citoyen, je nie l'existence du présent gouvernement, dont le terme est expiré depuis huit mois déjà.Et je refuse de reconnaître sa compétence et son autorité à nous imposer une loi inique , t contraire à nos intérêts les plus sacrés.Mes frères de la Province de Québec, je vous en prie, levons-nous en masse pour protester contre l’inique loi que l’on tente de nous imposer.N’ayons pas peur de dire au gouvernement que nous entendons conserver à tout prix nos libertés acquises et si chèrement payées par nos ancêtres, les vrais pionniers du pays, aujourd’hui le plus riche joyau de la couronne britannique.Unissons-nous et protestons auprès de Notre Gracieux Souverain, qui lui, juste et impartial, saura rendre notre gouvernement à la raison et fera respecter notre liberté individuelle et nationale.Montréal, IQ juillet 1917.J.E.DECARIE.G27 tile Catyerine Est.-T- CHOSES MUNICIPAL*# UN AVIS AUX AFFICHEURS L.4 COMMISSION DE LEGISLATION SOUMET UN REGLEMENT SEVERE RELATIF A L’AFFICHAGE.— 37,856 VERGES DE CANAUX D’EGOUT ONT COUTE A LA VILLE .$1,295,-834.87.— DIVERS.Le comité des sources additionnelles de revenus, dans le rapport qu’il a préparé il y a tout près d’un an, suggérait d’imposer une taxe spéciale sur les affiches et les panneaux-réclame.“Un relevé des endroits d’affichage, fait récemment, disait-il, indique qu’il existe (18 octobre 1916) à Montréal, 375,000 pieds environ de planches d’affichage et 414,000 pieds environ de murs de maisons, où il se fait des annonces de commerce, soit un total de 789,000 pieds.Nous sommes d’opinion que la ville devrait imposer une taxe sur les planches d’affichage et endroits d’affichage, comme suit: — 0.10 sous ,1c pied carré, quand il s’agit de terrains vagues et 0.15 sous le pied carré, quand il s’agira de maisons.Dans ces conditions, le revenu probable de cette taxe serait d’environ .$50,000.” La suggestion avait du bon.Mais nos législateurs municipaux ne l’ont sans doute pas trouvée pratique, puisqu’ils se sont contentés de préparer le règlement suivant qu’ils soumettront au conseil à sa prochaine séance: Article 1.—Il est défendu à qui que ce soit de poser ou de coller des affiches, pancartes ou placards clans la Cité de Montréal sans avoir préalablement obtenu un permis de licence, tel que prescrit par les règlements municipaux.Article 2.—Il est défendu de poser ou de coller des affiches, pancartes ou placards sur la propriété privée sans avoir préalablement obtenu le consentement, par écrit, du propriétaire.Article 3.—Il est défendu de poser ou de coller des affiches, pancartes ou placards sur la propriété publique sans avoir préalablement obtenu le consentement par écrit, de l’Inspecteur de la Cité.Article 4.Il est défendu de poser ou de caller dans aucune rue ou place publique ou dans aucun endroit où ils peuvent être vus des passants, des affiches, pancartes ou placards illustrés ou de nature à créer de la sensation, à moins que tels placards, affiches ou pancartes n’aient été préalablement soumis au Surintendant de la police et approuvés par lui.Article 5.—La Cité peut accorder gratuitement des permis de poser ou de coller des affiches, pancartes ou placards, lorsque ces affiches, pan-i cartes ou placards ont pour objets de promouvoir des oeuvres de charité.RAJUSTEMENT DU PRIX DE LA FARINE Ottawa, 31.— Il a été décidé de faire le rajustement des prix de la farine et du pain à une réunion des minotiers du Canada tenue hier après-midi au bureau de M.Hanna, contrôleur des vivres.Vingt-quatre minotiers étaient présents.M.Hanna, tout en reconnaissant que les minotiers ont droit à un juste profit, croit toutefois que le prix du pain est trop élevé en certaines sections du pays et il demande la coopération de tous afin d’éviter les règlements arbitraires.Les représentants de la “Grain Export Company”, de New-York, qui sert d’intermédiaire à l’Angleterre pour l’achat de son blé ¦aux Etats-Unis, ont conseillé de retarder toute décision tant que l'administration américaines des vivres n’aura pas terminé sou organisation effective.Un comité a été formé qui coopérera avec M.Hanna; il sc compose de MM.A.E.Labelle, W.W.Hutchison, D.A.Campbell, W.A.Black, W.T.Moore, C.B.Watts et J.MacEarlane.-«- 200 CANONS ENLEVÉS AUX TROUPES RUSSES Copenhague, 31.— Au dire du correspondant 'du “Tageblatt” au quarffer général autrichien, dans la retraite des Russe*,' les Allemands ont capturé 70 canons et les Autrichiens environ 200.Scion ce correspondant, le général Korniloff tente apparemment d’organiser une nouvelle résistance le long de la frontière montagneuse de la Galicie.-*- (GE QUE COUTENT NOS EGOUTS.D’après le rapport de M.G.R.McLeod, ingénieur en chef du département des égouts, pour l’année 1916, la ville a construit 37,856.38 verges de canaux pour la somme de $1,295,834.87.* * * Dans une revue des travaux effectués au sein de son département durant l’année 1917, M.Parent rappelle que sur une somme de $326,-775.38 qu’on avait mise sa disposition, il a dépensé $314,695.71, laissant une balance en caisse d'au-delà $11,000.* * # Les salaires suivants ont été payés durant la dernière semaine dans les différents départements de la ville: Départe- Em- Sa- ments ployés la ires Pares .177 $ 2,647.80 Incinération .290 3,979,77 Aqueduc ., 485 5,379.95 Voirie ., , .1,179 19,992.74 Egouts .4/211.44 Totaux .* .2,438 * * $36,211.70 Sévère Picard, guide officiel de l’hôtel de ville, est en vacances depuis quelques heures.“Vous pouvez annoncer, nous a-t-il dit, que lorsque je reviendrai à l’hôtel de ville, j’aurai un magnifique costume neuf, le plus beau qu’il m’aura encore éfé donné de porter.Il y a des franges d’or partout et ça reluit comme du soleil.En attendant, je vais aller à la pêche dans le nord.Au revoir!’’ HORS DE COMBAT LE CAPITAINE BERNIER EST DE RETOUR DOUZE CANADIENS - FRANÇAIS SUR LES DERNIERES LISTES.Québec, 31.— Suivant des rapports reçus aujourd’hui de la côte septentrionale du Saint-Laurent, le; vaisseau du capitaine Bernier, dej retour de la mer Arctique, est dans cette région.NOS ANNONCES Nos lecteurs sont priés de lire soigneusement chaque jour les annonces que nous publions dajis notre journal.Ils y trouveront des occasions profitables, des offres exceptionnelles; Us se convaincront aussi qu'ils n’auront nulle part ailleurs de meilleurs prix que ceux des annonceurs du Devoir.Nos lecteurs, qui sont nos amis, devront encourager nos annonceurs, qui sont aussi nos amis.Ils y trouveront leur avantage, en même temps qu'ils rendront service à notre journal.Le journal, le lecteur, l'annonceur font partie de la meme famille.Ils doivent s’entr’aider.Ottawa, 31.— Sur les dernières listes des hors de combat, chargées de 205 noms, figurent les noms de douze soldats canadiens-français et de onze de Montréal: Tué—W.Larocque, 171, rue Cartier, Montréal.Blessés-—Les soldats suivants, de Montréal: L.Hamelin, 3144, St-Jac-ques; .1.Larose, 404, Maisonneuve ; R.M.Black, pas d’adresse; M, Houston, pas d’adresse; B.Bissonnctte, 125 rue Nazareth; M.Castcron, 140 Saint-Denis; T.Gagné, 762A Berri ; J.A.Naud, pas d’adresse; H.A.Uas-¦well, 762, rue Saint-Urbain; H.de Tyldesley Grotham, 257, rue Hutchison, Montréal.Autres Uanadiens-français : C.Cor-ncau.Eastview, Ont.; E.Jacques, OàkLeaf; A.Trottier, Portneuf; A.Gharbonneau, Saintdustin: L.A.Fournier, Atterville, Ont.; A.Millet- I te‘ ________ CANDIDAT ANTI- CONSCRIPTIONNISTE Winnipeg, 31.— M.l’échevin J.Queen, leader anticonscriptionnistc, a été choisi comme porte-étendard du parti social démocrate dans le comté de Winnipeg-Nord, aux prochaines éleetions fédérales, à une assemblée nombreuse de ce parti tenue Mer eu cette villa._____LA FOUDRE____ NOTRE-DAME EST FRAPPÉE AU COURS D'UN VIOLENT ORAGE ELECTRIQUE DANS LA SOIREE D’HIER, LE TONNERRE A DECHIQUETE UN CLOCHETON DE L'UNE DES TOURS DE L’EGLISE NOTRE-DAME.Les prédictions de l’abbé Morreux sont plus qu’en train de s’accomplir: San Salvador a eu ses tremblements de terre, Montréal a ses orages électriques.Celui de la nuit de dimanche à lundi, avait allumé des incendies à plusieurs endroits; celui d'hier soir ne s’est pas contenté de ça: la foudre est même tombée sur un des clochetons de l’une des tours de l’église Notre-Dame.En effet, au cours de l’orage, une violente décharge électrique était aussitôt suivie, place d’Armes, d’un bruit étourdissant : du haut des tours de Notre-Dame des pierres venaient de tomber en face du péristyle.L’incident créa un certain émoi chez quelques rares piétons attardés par les rues avoisinantes.L’orage d’hier soir avait été précédé de la plus chaude journée que nous ayons eue depuis cinq ans— ainsi qu’en fait foi le tableau suivant: Années Mois Maximum 1908 .Juillet 7 .91.3 1909 Juillet 15 .85.1 1910 .Juillet 9 .86.5 1911 .Juillet 3 .94.5 1912 Juillet 7 .: .92.4 1913 .Juillet 1 .93.2 1914 .Juillet 14 .91.0 1915 .Juillet 31 .90.0 1916 Juillet 25 .92.5 1917 .Juillet 30 .92.6 Vers sept heures quelques minutes avant la tombée de la pluie, le vent avait une vitesse de 28 milles à l’heure.Lui aussi fit ses ravages: plusieurs fenêtres ouvertes devinrent bientôt veuves de leurs châssis et de leurs persiennes; des arbres, notamment à Outremont, furent dépouillés non seulement de leur feuillage, mais aussi de leurs brindilles qui vinrent s’amonceler sur la chaussée.A Verdun, la foudre tomba également sur la rue Church où elle causa quelque dégâts.Au cours de l’orage, des incendies forcèrent nos pompiers à se rendre à la “Northern Electric Co”.ainsi qu’ la “Steel Company of Canada”.Quelques autres incendies ont éclaté en différentes parties de la ville.Et la température d’aujourd’hui est encore prometteuse de gros temps.-e- LES RÉCOLTES SERONT EN RETARD Toronto, 31.Les récoltes se feront tard, le manque de pluie cause des dommages sérieux, dit M.George Chipman, de Winnipeg, le propriétaire du “Grain Growers’ Guide”, parlant des récoltes dans les provinces des prairies.M.Chipman va à Ottawa rencontrer le contrôleur des vivres, M.Hanna, qui l’a fait demander.M.Chipman sera le représentant du Manitoba dans le conseil de direction de M.Hanna.ON A BESOIN DE PLUIE Regina, 31.— Des rapports reçus d’un peu partout au ministère de l’agriculture font voir que les récoltes de blé de la province seront de 10 à 15 minots par acre.Dans les différents centres de la province on souhaite de la pluie.Le grain est brûlé et à certains endroits, quand bien même il y aurait de la pluie maintenant, cela ne serait d’aucune utility.Dans le sud-ouest de la province, on dit que la récolte sera en moyenne de 20 minots par acre.Dans le district de Regina-Wey-born, une grande sécheresse fait tort aux moissons, et la récolte sera de 15 minots par acre.Les grains mûrissent en général trop vite et il est à craindre que l’état de choses de 1914 se répète cette année.-»- LES VICTIMES DES RAIDERS BOCHES Londres, 31.—Depuis le commencement de la guerre, 366 personnes ont été tuées et 1,092 ont été blessées par des raids aériens au-dessus de la région métropolitaine de Londres, suivant une déclaration faite aujourd’hui à la Chambre des Communes par sir George Cane, secrétaire de l’Intérieur.Pendant la même période, 2.412 personnes ont perdu la vie et 7,863 ont été blessées dans des accidents ordinaires de la rue dans le même territoire.-«- LA PROHIBITION À SAINTE-ROSE Sainte-Rose, 31.— En décembre 1915, on votait ici un règlement de prohibition.Dernièrement une requête portant 80 signatures demandait la reconsidération de ce règlement.Vendredi, le 27, on votait au scrutin secret sur le nouveau règlement et une fols de plus la prohibition l’a emporté par une majorité de 131, 209 ont yoté pour te maintien du règlement, 78 contre.-«- AU CLUB DES MARINS CATHOLIQUES Le chib bclgo-ranmlien, association musicale et dramatique, prépare une soirée pour mercredi.Cette soirée aura lieu au club des marins catholiques.L’exécution du programme sera sous la direction d’une dame belge, Mme E.L.Wren, aidée de plusieurs autres artistes.Les marins du port exécuteront aussi quelques parties du programme.M Cartes professionnelles et cartes d'affaires AVOCATS Casier postal 356.— Adresse télégraphique, “Nnhac, Montréal".TU Main 1250 1251.Code» > l»b»ra West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR édifice Trauaportation — Hue Saint-Jacque» LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambro 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tel.Main 1422 MAURICE DUGAS, LL.L, AVOCAT «0.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 24ü0 du Fare.Rock- land, 24ô9.Té U Main .3215.Edifice Montreal Trust, Place d’Armes, Montréal LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadibois, LL.L., J.-Maréchal Mantel, B.C.L.Alfred TÂBÉLLE AVOCAT Main 7713.17 St-Jacqeu*.VICTOR PAGER AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, rue Craig Main 4040.Saint-Louis 2168 P.St-Germain, LL.L.CR.L.Guérin, LL.L.B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique “Beaudin” St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Edifice Trust & Loan, 30 rue Saint-Jacque® Téléphone Bell Main 5154, Montréal, Can.Résidence: 180 Jeanne-Mance.-—Tel.Est 59^3 GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rae Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.—Bureau 53.97, rue Saint-Jacques COURTIERS EN ASSURANCES Albert lefort 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SAINT-DENIS laiat-Loaie.7167 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00 a.m.à 9.00 p.m.1111, rue SAINT-DENIS Prè» Marie-Anne.Tel.Saint-Louis 3948 Est 1695.Bureau ouvert le soir Dr MARTIAL DURAND CHIRURGIEN-DENTISTE 2 rue Saint-Denis, angle Craig Montréal EDUCATION Mathématique», Science», Lettre» et Langue» en français et en anglais.—Préparation aux examen»: brereta ART DENTAIRE, DROIT, MEDECINE, PHARMACIE Cours de KERMENO Directeur: RENE SAVOIE, LC., et LE.Bachelier ès arts et ès sciences appliquées 238, rue Saint-Denis.Tél.Est €162 en face de l’Eglise Saint-Jacques fours privés 1* jour et le soir.Cours spéciaux de “diction”.Préparation aux brevets » EDMOND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR “Appartementa Salaberry, angle Sherbrook.et Saint-Denia.— Tél.E»t 1162 Leblond neBrumath 355 ST-DENIS bachelier de l’Unixeraité de France et da l’ÙnlTerelté Laral, officier d’Académie, auteur de piualcur» ou-ragr».Le plu» ancien coure de préparation aux 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soumission, lequel chèque sera confisqué si la partie contractante refuse d’exé-ter son contrat quand il lui sera demandé Si la soumission n’est pas acceptée, le chè-' que sera rendu.Si la soumission est acccp- a tée, un chèque additionnel pour une somme IP équivalant à cinq pour cent (5%) du montant de In soumission devra être déposé avant que soit signé le contrat.La garantie toute entière sera confisquée si l’entrepreneur ne réussit pas à compléter le travail qu’il aura entrepris.Le paiement des matériaux se fera mensuellement.On n’acceptera pas nécessairement la plus basse ni aucune des soumissions.Les enveloppes contenant les soumissions devront porter sur l’endos les mots “Sou*: missions pour brique ordinaire” et être adressées au soussigné.On devra soumettre avec chaque soumission des échantillons des matériaux.S’il y a réduction du prix de la briqua avant que soit faite la livraison complète, cette réduction devra être portée nu béné- ^ fice du gouvernement sur la brique qu’i| # restera à livrer.JOHN A.PEARSON, architecte.J.O.MARCHAND, associé.Bloc du centre, Edifices du Parlement.3 PROVINCE DE QUEBEC, district de Monti réal, Cour de Circuit No 10745—W.I-njeunesse, demandeur, vs.T.B.Desrocher*,, défendeur.Le huitième jour d'août 1917 à onze heures de l’avnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1115, avenue Henri-Julien, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de mé-* nage, etc.Conditions: argent comptant.L.GRAVEL, H.C.S.Montréal, 30 juillet 1917.PROVINCE DE QUEBEC, de Mont- réal, Cour Supérieure No 2678—Frank Stran-< ge, vs.Cie de Crémerie Homo, Ltée.Le 9me Jour d’août 1917 à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires de ladite défenderesse, au No 064 rue Gilford, ea la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause* consistant en machineries, meubles, etc* Conditions : argent comptant.C.A.GIROUX, H.C.S.Montréal, 30 juillet 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont** réal,Cour de Circuit No 6037—J.A.Barrette* vs.Art.Granger.Le 9me jour d’août 1917 à dix heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 291 rue Frontenac en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions: argent comptant.L.GRAVEL, H.C.S.Montréal, 31 juillet 1917.PROVINCE DP: QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 9990- EUe Benoit, ?fils, demandeur, vs.Thomas DcGagné, dé- ^ fendeur.Le 9me jour d’août 1917, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 213 rue Stadacona, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.L.GRAVEL, H.»0».S.Montréal, 23 juillet 1917.PROVINCE DP: QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 4(530—A.Martel, vs.M.Linen.Le Orne jour d’août 1917 à Il heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 850 rue Mousseau, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en une vache, un veau, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.G.A.LAFONTAINE, H.C.S.Montréal, ,81 juillet 1917.SERRURIERS X-G.OUELLETTE, Serrurier expert Ui'pnrntions.— Tampon» pour portes.— Fabrication 53.50 plus frais.Toutes les commandes pour 50 exemplaires et plus (sauf celles des librairies), devront être adressées à M.Wilfrid Deschênes, au secrétariat de la Ligue patriotique des intérêts canadiens, No 92-est, rue Notre-Dams, (ch.12) à Montréal, et PAYEES COMPTANT.Chaque commande de 50 exemplaires adressée à M.Deschênes donnera droit à 5 exemplaires GRATUITS du discours de M.Bourassa, sur le “Devoir”, SON ORIGINE.SON PASSE, SON AVENIR, et à un exemplaire de la brochure du 5e Anniversaire du “Devoir”.Toutes les commandes pour quantités moindres (et celles des librairies), devront être adressées au “Devoir”, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.L*Intervention américaine L’exemplaire.La douzaine.$50.25, plus 3 sous de poste .$52.50.plus 25 sous de poste En vente aux bureaux du “Devoir” Copenhague, 31.— Effrayés du nombre extraordinaire de viliégia-teurs qui soul venus ajouter au nombre des consommateurs, lorsque les râlions sont déjà limitées, et qui achètent de plus des aliments pour les emporter, les autorités de.deux districts ont décrété Tcxpul- : sion de tous les étrangers qui ont résidé quatre semaines ou plus dans un district.Le coût du pain pour1 les étrangers a été doublé et les ra-! lions de lait et de beurre réduites au tiers de celles des natifs du pays.De fortes récompenses sont promises à ceux qui dénonceront les acheteurs de vivres.LA CONSTRUCTION MARiTiME EN C.A.Vancouver, 31.— A l’heure actuelle on est à construire des navires en acier et en bois dans les trois principales cales sèches de la province.Ces •constructions représentent une valeur de 20 millions de •dollars.Deux navires sont construits pour le gouvernement canadien, huit pour la Grande-Bretagne, quatre [ pour la Norvège et sept navires en bois pour le transport des billots.Au cours de Tannée fiscale se ter-i minant le 31 mars dernier, les arrivées et départs des vaisseaux se chiffrent à 21,301, anglais, étran-j gers et canadiens, leur tonnage to-j tal est de 11,735,984 tonnes.C’est laj plus grosse année pour le port de Vancouver.La Conscription et VIntervention américaine sont également en vente, dans les librairies suivantes :— Granger Frères, 43-ouest, rue Notre-Dame; Langevin & L’Archevêque, 31-ouest, rue Notre-Dame; J.-A.Lacroix, 1913-ouest, rue Notre-Dame; Saint-Louis, 288-est, rue Sainte-Catherine; Déom Frères, 251-est, rue Sainte-Catherine; l’ineault, 280-est, rue Rachel; Gariépy, 1123-est, rue Rachel; Beauchemin, 79, rue Saint-Jacques; G raton, 1850 boulevard Saint-Laurent.Aux Etats-Unis, s’adresser, pour les commandes de gros ou de détail, à la Librairie Saint-Michei,- 91 rue Summer, Boston, Mass.OFFRES SPECIALES EN VENTE AU "DEVOIR' SEULEMENT L’Intervention américaine.T Hier, Aujourd’hui, Demain./ «$1.00 franco.La Conscription.Le “Devoir” et la guerre.> $>1.00 franco.Hier, Aujourd’hui, Demain.J ORGANISTE AU CEYLAN Québec, 31.— (De notre correspondant.) — M.Georges Hébert, ancien organiste de Saint-Jean Baptiste, est parti samedi pour ITie de Ceyian, aux Indes, où il va représenter une maison de musique américaine.•-4- Les politiciens iFaiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’il est trop bien informé, à leur endroit.LE KAISER AU FRONT RUSSE Copenhague, 31.— On mande de Berlin que le kaiser a quitté Mitau à 25 inilles au sud-ouest de Riga, Russie, et a descendu la rivière jusqu’au front de Ritya où il a complimenté les troupes.LES PERTES DE JUILLET Londres, 31.— Les pertes anglaises sur tous les théâtres des opéra-tionsn publiées par les journaux dans le mois de juillet comprennent 71,832 officiers et soldats.Les officiers tués, blessés et disparus atteignent le chiffre de 2,503 et les soldats celui de 69,329.LE 7e EMPRUNT DE GUERRE ALLEMAND Copenhague.31.— Selon le “Vos-sische Zeitung” de Berlin, les souscriptions au 7e emprunt de guarre de l’Allemagne seront reçues à la fin de septembre.Des arrangements spéciaux sont pris pour recueillir les souscriptions dans les campagnes.Les fermiers qui servent dans Tarmée reçoivent des congés pour pouvoir donner leur coopération.La presse a déjà .lancé une campagne de publicité.CHEVAUX ÉLECTROCUTÉS Le violent orage qui s’est abattu sur la ville, hier soir, a brisé plusieurs fils de la Montreal Light, Heat and Power.Un de ces fils resta suspendu dans la rue Namur, à la Côte-des-Neiges ; ce matin un cultivateur des environs s’en venait au marché, lorsque son attelage toucha au fil et les deux chevaux furent électrocutés.Les deux bêtes appartenaient à M.Lahaye, de la Côte-des-Neiges.Le charretier, M.Galarneau, n’a pas eu de mal.C’est une perte de huit à neuf cents dollars.MAIRE ASSASSINÉ La Havane, 31.— Le maire su pléant Florencio Guerra, de Cie fuegos, a été assassiné hier sc comme il rentrait chez lui, aux co fins de cette ville.L’assassin ti cinq coups qui portèrent tous.Senor Guerra remplaçait depu lundi après-midi, à Cienfuegos.maire Santiago Rey en voyage a Havane.La police de Cienfueg rapporte qu’elle n’a pas enco trouvé trace de l’assassin.OFFICIERS DE RETOUR Québec, 31.— Un autre contin gent de plus de six cents officier.' invalidés outre-mer est attendu ai dépôt des décharges, à Québec, ver: la fin de la semaine.Il y a parm eux quelques Québécois, un granc nombre de Montréalais, mais la plu part viennent de Toronto et d’au très endroits de l’Ontario.LES DÉPORTATIONS Le_Havre, 31.— Les déportation! ue ci vils de Mons, en Belgique, ws( continuent.Le gouvernement aile niand a envoyé 129 hommes, le 2( juin, et 39, le 28 juin.I) est proba ble quon les fera travailler sur le front allemand en France.FEUILLETON DU DEVOIR Le Barbier Bracchus Episode de la terreur lyonnaise par JEAN DRAULT.mmmmmmmimmmmmmmssm 26 {Suite.) fit le —Attendez! attendez I.vicomte.—Donnez votre main, que je la panse.Tandis qu’elle enveloppait la main de Lumirski dans un mouchoir de batiste dont elle nouait délicatement les extrémités, Tex-courtisan, ayant cherché, poursuivit: —J’y suis!.On jouait la Ba- ft aarre, un vieil opéra bouffon de Poinsinet.Je ne me rappelle plus quel rôle jouait la Montansier, mais Mlle Sylvie était indiquée, sur le programme de satin blanc aux armes royales, comme jouant le rôle de Colette.—C’est bien cela!.—Je me souviens même, ajouta le vicomte qui, décidément, aimait remuer les souvenirs, je me souviens même de Tariette que vous chantiez !.Et il fredonna: Ce n’est pas pour moi que je nleuro.Mon cher oncle, n’en croyez rien; Non! non! Je ne plains que Julien.De chagrin il faudra qu’il meure, Ce pauvre garçon m’aime bien!.—Et cela s’appelait la Bagarre!.Avec des Ponts-neufs comme musique, fit mélancoliquement Sylvie.Nous doutions-nous que, quelques années après, nous reverrions un* autre bagarre, mais avec la musique du fusil et du canon?.—Et vous avez abandonné la troupe de la Montansier?—J’ai cultivé ma voix et suis devenue chanteuse d’opéra.Je débute après-demain sur le Grand-Théâtre de Lyon.—Mais j’aime à croire que si vous avez abandonné la Montansier, vous n’avez point abandonné ses idées!.—Quelles idées?.—La Montansier, Mademoiselle, est restée fidèle à la reine captive.C’est une ardente royaliste.D’ailleurs, un détail qui est tout à l’honneur de votre sexe, c’est qu’en cette horrible Révolution, tandis que les acteurs sont devenus d’effroyables jacobins, les actrices sont demeurées royalistes, au péril de leur vie, au détriment de leur situation.Voyez le ménage Dugazon: le mari est terroriste, la femme est pour la raine.G» «VmJ d’»'1'—*** un ménage très uni.—Moi, Monsieur le vicomte, je suis jacobine! —Je n’en crois pas un mot! —Vous le verrez après-demain, au théâtre, si vous y venez; je chanterai la Marseillaise et la Carmagnole en bonnet rouge! —Ce sont des dehors.Cela n’indique point Tétât d’une âme.Vous ne serez pas plus jacobine après-demain que vous n’êtcs meunier aujourd’hui.Et, se penchant à son oreille, il lui dit: —Vous vous cacheriez donc de vos amis jacobins, alors, en vous déguisant pour accompagner une ci-devant et la protéger contre les bandes de Sombreuil comme vous venez de le faire?—Hé! Monsieur! croyez-vous que mes déterminations soient guidées uniquement par des motifs politiques?.—Je n’insiste point, Mademoiselle! Je vous dirai seulement que, si vous étiez jacobine, je serais capable de me faire jacobin !.Les yeux de la chanteuse eurent un flamboiement d’orgueil et de joie; pourtant elle ne résista point au plaisir, selon la mode finissante d’une époque où il fallait paraître «/’«nti/i»'- *‘ moni&r 4e Lrait *»*•*¦*- que, de lancer cette boutade à Lu-mirski : —Ne serait-ce point un peu, sous une autre forme, ce que vous avez déjà dit, autrefois, à la princesse Charlotte de Rohan et aujourd’hui à la comtesse de Vérigny?—Vous êtes méchante!.fit-il un peu piqué.Mais je suis sans rancune.Que vous soyez jacobine ou non, je serai après-demain au Grand-Théâtre pour vous applaudir!.— N'y venez pas en officier du Royal-Polognel.lui dit-elle avec une sorte d’effroi.L’arrivée du capitaine lyonnais interrompit cet entretien.Il venait de faire faire l’appel de son bataillon et de procéder à l’enterrement de ses morts.—Ma foi, lieutenant! dit-il à Lumirski, je vous remercie de l’appui que vous nous avez prêté.Et toi, petit bonhomme, tu es un brave ! ajouta-t-il en secouant la main de Sylvie qui encouragea de bonne grâce l’erreur de son interlocuteur.Sylvie retourna s’asseoir près de Mme de Vérigny, et le capitaine dit à mi-voix au jeune gentilhomme: —'Monsieur, répugnant aux besognes de police, je ne vous demanderai ni votre nom ni votre qualité, Nier» (jug la muilic'nnlUé Ivruuiaise prétende enjoindre à la garde nationale de l’aider à découvrir les suspects.Mais je veux vous donner le mien! —Monsieur, je suis le vicomte de Lumirski, lieutenant au Royal-Po-logne, et j’ai tenu à vous dire qui je suis, à vous, qui êtes un galant homme, et non à la municipalité lyonnaise! A qui, maintenant, ai-je Thonneur de parler?.Lumirski s’attendait à entendre énoncer quelque nom et titre de vieux gentilhomme revenu d’émi-gratioil pour préparer à Lyon 1 a contre révolution anmTncêmT"?ut tout stupéfait d’ouïr cette réponse: —Au citoyen Gingenne, ancien maître d’armes au cl-devant régiment de la Couronne, devenu la 46e demi-brigade, commandant présentement une compagnie du bataillon de la garde nationale lyonnaise de la section Rousseau.—Citoyen!.Vous nie plaisez!.Et Lumirski dissimula sa surprise en tendant la main à ce vieux sous-officier, ou plutôt bas officier, comme on disait avant 89.II devinait une belle âme chez cet homme qui eût pu faire sa fortune en offrant son bras, sa connaissance du métier de la guerre au jacobinisme tout-puissant, et qui, au contraire, se compromettait en le.| combattant.De lui-même, le i 1 toyen Gingenne conta: “Qui, Monsieur, retraité en t je me suis retiré â Lyon, mon pa natal, et j’ai d’abord donné dans Révolution.Mais j’avais une man te qui a paru étonner les jacobin je voulais aller à la messe.J’ai ( témoin de ce qui s’est passé Ti dernier, à Pâques, à l’église d Clairistes, en plein office.Ui troupe de bandits armés de foue do cordes, a envahi l’église, a foui té les femmes, a lapidé les homm à coups de briques.J’ai dû r frayer un chemin avec mon ép hors de l’église pour aller préver aux casernes.“Ces scènes honteuses ont du quatre heures.On a emporté d femmes couvertes de sang et mo rantes.“Ah! tonnerre!.Si c’e ça la Révolution I me suis-je ècrl je n’en suis plus!.” Et je .se maintenant pour qu'on Tétrangl elle et les échappés de bagne qui défendent.A SUIVRE Ce Journal ett imprime au No 4S rua (lalnt-Vincent, 8 Montreal, par l'IMPRIMK-TUE POPULAIRE (A responsabilité limitée».I.N.Chevrier, aérant général.12 O LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 31 JUILLET 1917 VOL.VIII—No 17S LA TAXATION MUNICIPALE ELLE EST L’OBJET DES CONSTANTES ETUDES DE NOS ADMINISTRATEURS.— RELEVE COMPARATIF DES SYSTEMES DE TAXATION AUX ETATS-UNIS, EN GRANDE-BRETAGNE ET AU CANADA.LABEAUCE EST INONDEE “f “Sad Depuis que nos administrateurs tendent la main à la Banque de Montréal, la question de la taxation municipale fait l'objet de leurs études.Comme quelques-uns d’entre eux suggéraient dernièrement de faire payer aux propriétaires les travaux publics qui donnent de la valeur à leurs propriétés et à leurs terrains, d’autres firent aussitôt remarquer que, la chose n’existant pas dans les autres villes, ils ne voyaient pas comment on pourrait s’aventurer à lui donner naissance à Montréal, sans créer un mécontentement général chez les contribuables.Les partisans du paiement des taxes pour pavages, trottoirs, etc., par les propriétaires ne répondirent pas à l’objection ; mais ils continuèrent leurs études.Ce matin, deux d'entre eux, apres avoir fait un “relevé comparatif des systèmes et des taux de taxation dans les principales villes des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada, soumettaient à la presse le résultat de leurs recherches.On constate dans ce “relevé comparatif” que Montréal est une des rares villes qui ne font pas paver aux propriétaires tous les travaux publics dont ils sont les premiers à bénéficier.De ce relevé, nous détachons le tableau suivant (P indique que les travaux sont payés par les proprietaires; C par la cité).AUX ETATS-UNIS Villes Egouts Pavages Trottoirs New-York .P.P.P- Chicago.P.P- P- Philadelphie .P.P- i • St-Louis .P.P.P- Buffalo.P.P- P- Détroit .P.P.P- GRANDE-BRETAGNE Manchester Aberdeen .Glasgow .Toronto .Halifax , London .Montréal.P.P.P.P.P.P.CANADA .P.P.P.C.P.P.+ C.P.a C.P.+ C.
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