Le devoir, 10 août 1917, vendredi 10 août 1917
I VOLUME VII I—No 187 MONTRÉAL, VENDREDI 10 AOUT 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$,*î 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 i DEVO Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! WINNIPEG NOUVEAUX AVEUX • - Le congrès de Winnipeg devait décidément nous apporter sa pleine brassée d’aveux.Et la plupart viennent de source bien étonnante.Ouvrez le Mail de ce matin (correspondance spéciale de Winnipeg, page 1, coi.5).Le Mail est conscriptionniste ardent et son correspondant doit être de la même couleur.Or, que constate ce correspondant : "The delegates sentiment was for an OUT AXD OUT DECLARATION iGAINSI CONSCRIPTION and for Laurier as leader/’ — ".Le sentiment Hait en faveur d’une DECLARATION RADICALE CONTRE LA CONSCRIPTION et pour Laurier comme chef." Ouvrez maintenant la Gazette (correspondance spéciale de Winnipeg, page 1, col.1).Vous y trouverez une déclaration aussi catégorique: "THE CONVENTION W.45 ANTI WAR, ANTI-CONSCRIPTIONNIST and oro-Laurier” — LE CONGRES ETAIT CONTRE LA GUERRE, CONTRE LA CONSCRIPTION et pour Laurier." Le correspondant de la Gazette, très chaud conscriptionniste, s’ef-w force de démontrer que le sentiment du congrès ne correspond point à celui du public; mais, dans cette démonstration même, il est obligé de ' formuler de nouveaux aveux."D’une façon générale, écrit il, le Manitoba, le sud de l'Alberta, le sud de la Saskatchewan et la Colombie Anglaise sont en faveur de la conscription, tandis que le nord de l’Alberta et le nord de la Saskatchewan sont contre le service obligatoire.Les étrangers d’origine ennemie et les autres étrangers, les libéraux officiels et une forte proportion des cultivateurs sont opposés au service obligatoire.Et il ue faut pas oublier que 150,000 hommes, le quart du corps électoral, sont de l’autre côté des mers, et perdus pour le sentiment britannique ici.” Laissez de côté le ton désagréable: n’est-ce point l’exacte confirmation de ce que nous avons maintes fois répété sur la généralité du sentiment anticonscriptionniste?Ce sentiment trouvera-t-il une exacte expression dans la campagne électorale?C’est une autre question, mais tout le monde doit comprendre maintenant pourquoi tant de conscriptionnistes pratiques ne voulaient pas d’un referendum où les opinions favorables et défavorables se seraient clairement exprimées.* LE VOEU NEELY Le voeu Neely, sur lequel on a fait l’accord pratique des délégués, continue, naturellement, à faire parler de lui, et il suscitera d’autant plus de commentaires qu’à la fin du congrès, M.Oliver a donné communication aux délégués du télégramme suivant de M.Laurier: "Resolutions as reported in morning papers are quite satisfactory.Result is very cheering." — "Résolutions telles que rapportées dans journaux du matin sont absolument satisfaisantes.Le résultat est très encourageant.” (C’est évidemment la dépêche à laquelle faisait allusion, hier, notre correspondant d'Ottawa).Le Globe, principal organe du parti libéral dans l’Ontario et conscriptionniste, dit: ‘/Bien que le voeu Neely soit rédigé en termes vigou-* veux, il aurait été renforcé par l’amendement Turriff.(Chose amusante, M.Neèly, qui a voté pour la conscription aux Communes, déclarait, au contraire, en défendant son voeu, que l’amendement Turriff l’affaiblirait réellement et n’ajoutait rien à sa signification.Voir, dans les journaux d’hier, le compte rendu de la Western Associated Press).Les auteurs du voeu admettent qu’il appuie la conscription {The framers of the resolution admit that it endorses conscription).Pourquoi alors avoir peur du mot?” Par ailleurs, le Canada, principal organe du parti libéral dans notre province, se montre fort mécontent de notre analyse.Citant, d’après le Devoir d’ailleurs, le rejet de l’amendement Turriff, i! écrit: "Ce n’est donc pas pour favoriser la conscription que sir Wilfrid Laurier a donné son approbation de la résolution Neety, et ce n’est pas de la conscription qu’on a voulu parler en disant par tous tes moyens." A quoi nous dirons simplement: Si l’on prétendait exclure la conscription du par “tous les moyens”, à quel moyen, dans le cas où le service obligatoire ne suffirait pas à maintenir l’effectif des forces combattantes, à quel mof,Ten aura-t-on recours?Car le voeu Neely, H ne faut pas l’oublier, déclare qu’il est de Vimpé-vieux devoir du peuple du Canada de "maintenir au front sans diminution de leurs effectifs nos forces combattantes et de prendre TOUS LES MOYENS NECESSAIRES pour obtenir le* renforts nécessaires à cet effet." BONNE NOTE Une bonne note pour finir.Le congrès a réclamé la publicité des noms des actionnaires et obli-9 gataires des journaux, tant de fois demandée ici même.L'idée est en marche.Orner HER0UX.BLOC - NOTES UNIVERSITE LAVAL INSTITUT D’ENSEIGNEMENT MO DERNE rUni- d’En Ce matin sont commencés, 185, rue St-Denis, les examens annuels des communautés affiliées à versité sous le nom d’institut seignement moderne.Des cinq congrégations de Frères qui composent actuellement ce grou pe trois présentent cette année des candidats: les Frères Maristes d’I-bcrvillc, les Frères de Sainte-Croix, de la Côte des-Neigcs, les Frères de l'Instruction chrétienne, de Laprai-rie.Les deux autres congrégations affiliées sont les Frères de la Croix de Jésus, de Rimouski, et les Frères du Sacré Coeur, de Saint Hyacinthe.Dans cet Institut les études portent sur deux objets, les sciences et les lettres.Pour chacun de ces or dres, il y a deux séries de matières, les unes congréganistes, les autres universitaires.L’examen sur les premières est subi dans les communautés.au cours de l’année, sous la sur veillance de l’Université.Pour les secondes, l’examen a lieu chaque année à l’Université même, entre les 10 et 15 août.C’est celui-ci qui s’est ouvert ce matin pour se terminer lundi soir seulement.Le' cycle complet des études a l’Institut suppose huit années de travail, quatre pour les sciences, quatre pour les icttres.Il est sanctionné par trois diplômes: celui de l’Enseignement moderne (partie des lettres), celui de l’Enseignement .moderne (partir des sciences), lesquels sont décernés après l’examen de chacune des quatre années; celui de l’Enseignement moderne (lettres-sciences).lequel couronne le succès dans les deux examens réunis, c’est-à-dire après les huit années d’études règlementaires.On ne peut se présenter à l’un ou à l’autre des examens que -si Von possède déjà, le diplôme d’enseignement primaire du degré académique.C’est donc A’un des examens les plus sérieux qui soient, à cause de la préparation antérieure qu’il suppose et des huit années d’études supplémentaires qu’il exige.C'est aussi l’un des plus difficiles, parce que les candidats doivent le préparer tout en vaquant à leurs devoirs profes sionnels comme professeurs et à leurs devoirs personnels comme religieux.L’Institut compte, depuis 1908 qu’il est fondé, dix-sept diplômés de 1 une ou d’autre ou même des deux sections.Les candidats de cette année sont une quinzaine.Nous reproduisons les questions qui leur ont été posées ce matin sur la pédagogie: 1— Association des idées.Indiquer tes principaux rapports qui suggèrent ou créent les associations d'idées.— Comment cultiver la mémoire?2— Comment développer le patriotisme chez les élèves?3— Quelles précautions doit prendre le maître pour maintenir l’ordre dans sa classe?1—En quoi consiste la méthode intuitive d’enseignement?,4 quelles leçons convient-elle particulièrement?5—Indiquez brièvement un procédé pour faire traiter, en 6e année, te sujet de rédaction suivant: "On récolte ce qu’on a semé.” VOUS L’AVEZ?Il y aura des élections générales ces mois ci, c'est très probable.On y parlera conscription.On y parlera aussi de la cherté de la vie.Vous avec lu, pour vous renseigner à ce sujet, la brochure de M.Georges Pelletier, Tout est cher.Pourquoi ?avec préface de M.Edouard Mont petit ?Non ?Il vous est encore possible de vous la procurer, au prix de 25 sous l’unité, frais de port compris.Adressez votre commande à l’auteur, au Devoir, avec remise, ou achetez-la dans n’importe quelle bonne librairie de la province.Toutes la vendent.Pour les journaux Le congrès libéral de Winnipeg vient d’adopter entre autres résolutions un texte demandant la publicité la plus complète au sujet des noms des propriétaires, des obligataires, des actionnaires, des directeurs, des rédacteurs et des éditeurs des journaux et revues.Voilà des années que le Devoir demande une loi en ce sens, calquée sur la loi américaine.Sir Robert Borden, il y a des années aussi, se déclarait catégoriquement en faveur d’une législation analogue.On sait quel cas il a fait depuis de cette promesse faite alors qu’il était dans l'opposition et comme il s’en est moque.Il est vrai que s’il fallait que fût rendue publique la liste des propriétaires, des actionnaires et des obligataires de tels et tels journaux ministériels, cela serait assez' embarrassant pour le ministère.Mais le public, plus que jamais, a droit de savoir qui prétend le diriger, dans la presse, quels bonshommes se cachent derrière le journal impersonnel, à la mode dans le pays.Ceux qui refusent de laisser connaître leurs intérêts dans telle ou telle gazette ne doivent pas agir par intérêt public.Cela se comprend assez.“Business”.L’attentat de Cartierville a été presque une aubaine pour certaines gens, qui envisagent tout du point de vue affaires.Dès ce matin, en effet, des courtiers en assurances s’empressent, dans les journaux, d’attirer l'attention du public sur la portée des policesed'assurances-feu, qui ne protègent pas l’assuré contre les dégâts résultant- des émeutes, des explosions et des attentats.“Prenez nos polices spéciales”, disent-ils.On ne peut dire que ces gens négligent la moindre occasion de profiter de tout.Et, l’on ne peut non plus les en blâmer.Constatons sèulement qu’ils ne manquent pas d’initiative.Avec du miel “On ne prend pas les mouches avec du vinaigre", dit le proverbe.La Gazette le soit.Aussi écrit-elle ce matin, des Canadiens-français : “H b*y a pas dans la mosaïque nationale de meilleur élément que le Canadien-français.Qu'ils cultivent le sol, qu’ils soient commerçants, ou professionnels, ce sont tous les gentilshommes, qui valent les meilleurs citoyens des autres races, — mais ils sont mal conseillés”.L’hommage est un peu tardif et ne maque pas d’ètr'e intéressé, encore qu’il comporte certaines restrictions.La Gazette eût dû s’aviser, par exemple, de ta vérité de ce qu’elle écrit aujourd’hui, dès le jour où elle publiait là fameuse lettre du nommé Rogers disant que ce n’était pas pour un million qu’il voudrait être Canadien-français, lettre dont elle dut avouer par la suite à un de ses lecteurs canadiens-français qu’il eût mieux valu qu’elle eût retranché cette phrase avant d’imprimer cette communication.Ce que les Cana-diens-lfrançais veulent, de ce temps-ci,c 'est simplement le respect du droit le plus élémentaire de tout contribuable d’être consulté avant la mise en vigueur d’une loi de conscription, au Canada.Une dé peche d’Ottawa dit qu'à une confé rence chez le duc.de Devonshire, certains d'e nos hommes publics ont recherché hier, un compromis afin ttéviter un dénouement terrible à la crise politique actuelle.Le compromis est pourtant tout indiqué.Que le ministère agisse comme le fit le gouvernement australien, qu’i consulte le peuple par voie de referendum sur la question du service obligatoire et qu’il suive l’avis de .la majorité.Cela est très simple, ce serait tissue la plus facile.et pourtant c’est celle que le ministère évite, craignant que cette consuTta-lion populaire ne démontre jusqu’à quel point il s’est fourvoyé en faisant voter la conscription comme il vient de le faire, par un parlement moribond.Quoi que dise la Gazette.les Canadiens-français ne sont pas si mal conseillés.Hs entendent faire respecter leurs droits de citoyens, voila tout.Le whisky L’interdiction de l’emploi du blé dans la fabrication de l’alcool destiné à la consommation particu-lièi e, au Canada, est une excellente mesure.A une époque comme celle-ci, où les prix de la farine et du pain sont élevés comme jamais, et ou 1 Amérique ne suffit pas à four-n,r k;* Alliés (le froment, il est bon que I Etat prenne des mesurets pour enrayer le gaspillage.Aussi con-vient-il d’interdire naturellement qu au heu de faire de la farine avec le blé, on en fasse de l’alcool, dont on ne sait encore si c’est un aliment, et dont on sait que s’il en est un il contient une proportion considérable d éléments nocifs, pour une quantité infinitésimale de substances nutritives.Ces titres On a beaucoup parlé, ces jours-ci, à Londres, du commerce des titres, qui s’y pratique presque, à ciel ouvert.Ln débat a la Chambre des pairs a révélé par exemple qu’un etranger est allé trouver lord K nuts-ford, lui a offert *125,000 en don pour un hôpital, lui demandant s’il croyait que cette générosité ostensiblement faite, pendant une visite du roi, lui rapporterait un titre tout aussi sûrement que s’il versait la somme au trésorier d’une caisse électorale anglaise.“La personne ne donna pas à l’hôpital, mais, quel- ques mois plus tard, elle obtenait son titre honorifique,” dit lord Knutsford.D’autres journaux ont rapporté le cas de lord Astor, citoyen américain, naturalisé anglais, nommé pair l'an dernier, devenu vicomte depuis, on ne sait pour quelle action d’éclat puisqu’il n’en a faite aucune, mais qu’on sait, par ailleurs, être très riche et très géné-icux, en temps d'élections.Il est évident (pie le mot d’Hilaire Belloc, disant que l’Angleterre est exploitée par une ploutocratie, qui se substitue lentement à l'aristocratie authentique, ayant, elle, ses qualités, si elle a ses défauts, est de plus en plus juste.L’affaire du C.N.R.' M.German, un député libéral, di sait ces jours-ci que l’achat du Nord-Canadien par l’Etat chargera le pays d'une dette additionnelle de, plus de 570 (pillions, tandis que le Nord-Canadien, en tout et partout, n’a coûté que 388 millions et vaut moins que cela, à l’heure présente.Ce n’est pas tant le prix que l’Etat versera à Mackenzie et Mann qui sera scandaleux que l’achat, en lui-même, d’une propriété dont les dettes dépassent de beaucoup la valeur réelle.Un déficit La besogne continue de s’amonceler pour le contrôleur des vivres aux Etats-Unis, et, par répercussion, pour celui du Canada.Les pronostics de la récolte de blé, aux Etats-Unis, pour ces moi-s-ci, pronostics parus hier, indiquent qu’elle ne sera que de 13 millions de boisseaux plus forte que celle de l'an dernier, et donc inférieure à la moyenne des cinq dernières années de paix.C’est dire que la farine et le pain seront encore chers aux Etats-Unis comme au Canada, dont la récolte de blé sera certainement en dessous de la moyenne, elle aussi.Il est vnai que ces pronostics indiquent qu’il y aura un surplus de production de pommes de terre, de mais, d’orge et d'autres céréales, sur la récolte de l’an dernier.Mais cela ne saurait suffire à combler te déficit prévu dans l’approvisionnement de blé nécessaire à l’Amérique pour qu’elle en puisse exporter en Europe tout ce que veulent les Alliés.Nous de vrons donc connaître le rationnement, le pain de guerre, les jours sans viande, — M?Hanna en parle déjà, —- le carême civil.Comme l’écrivait l’autre jour, en manière de boutade, un journaliste, “quand 'Angleterre est en gqerre, le Canada n’a plus faim”, — ou il doit à tout le moins avoir faim.Crise Toutes les colonies anglaises ont leur crise politique, de ce temps-ci.Après l'Australie, c’est le Canada.Et c’est aussi Terre-Neuve.La législature, dirigée par un cabinet de coalition, vient d’y refuser pourtant d’approuver un bill relatif aux profits de guerre et aux impôts, à prélever à même ces bénéfices extraordinaires; et tout laisse croire que Terre-Neuve devra en venir à des élections générales, comme le Canada.Terre-Neuve est dans une situation financière aussi chancelante que celle du Canada, toutes proportions gardées.Avec une population de 250,000, elle doit déjà près de 38 millions, et les jingos qui y sont la minorité, — mais, comme ici, la minorité tapageuse et autoritaire, désireuse de mener la majorité par le bout du nez, — trouvent que Terre-Neuve n’a pas encore as sez fait pour l’Empire.La question se pose là comme ici, pour l’après-guerre: “Qu’est-ce que l’Empire et surtout qu’est-ce que Londres fera pour nous, la guerre finie, quand nous serons ruinés?” Plusieurs financiers estiment qu’il n’est pas prudent de s’attendre à ce que Londres rétablisse alors nos finances compromises.Il ne faudrait pas y compter, en effet.Dans ce cas.nous continuerons de payer, nous goûterons à toute la série des impôts écrasants qui étaient le partage exclusif de l’Europe, avant la guerre.ENCORE LA COALITION ?LA RÉUNION DE RIDEAU HALL % On y aurait offert à M.Laurier d’ajourner indéfiniment la mise en, vigueur de la conscription, moyennant son entrée dans let ministère et une prolongation du terme parlementaire—Il n’au-1 rait dit ni oui ni non—L’attentat de Cartierville émeut les politiciens.LES COMMUNES ET M.DOHERTY.Ottawa, le 9 août.Coalition, prolongation, tel est le rythme des conversations mystérieuses dans les couloirs de la Chambre, conversations à voix basse et dans les coins, auxquelles ne sont admis à participer que les privilégiés de l’un et l’autre partis, les grosses têtes, les gens rassis, capables de garder un secret.Mais les secrets se gardent moins au parlement que nulle part ailleurs et ce qu’on chuchotait cet après-midi, se dit déjà presque à haute voix ce soir ; le nombre des initiés s’est tellement accru que c’est bien près d’être tout le monde.Mais il n'y a rien de plus décevant que les secrets qui transpirent car ils ne transpirent jamais au complet et ce qu'on réussit à en savoir ne suffit pas, quelques fois, à faire saisir la substance de la réalité.Voyons ce que l’on sait d’abord.On sait qu’il y a eu autour de l’auguste table de M.le duc de Devonshire une réunion politique; pour y asisister, M.Gouin avait fait tout d’une traite.le voyage Qucbec-Otta cas où celui-ci est poursuivi pour refus de pourvoir.La résolution relative au chemin de fer du Nord-Canadien a été votée en deuxième lecture et le bill fondé sur cette résolution a été déposé immédiatement et voté en première lecture.Autour du code pénal A la séance de cet après-midi, M.Doherty a proposé la seconde lecture de son Pill amendant le code pénal.Ce piojet de loi a pour but de limiter à 48 le nombre des jurés qui peuvent être récusés par la Gourou- _____________ ^____ ne, à moins du consentement du bec est l’une de celles-là.Cette me président du tribunal.Le ministre de fa Justice s’est contenté de faire une exposition sommaire du bill avant de proposer la seconde lecture.B.Pugsley n'a pas tardé à attaquer cette mesure qui est, paraît-il, moins anodine qu'elle ne le semblerait à première vue.Le député de Saint-Jean croit qu’on ne doit pas, à moins de rai- N0S ABONNEMENTS SPECIAUX Nous continuons, pendant tout le mois d’août, d’accorder un abonnement de faveur, pour trois mois, à ’édition quotidienne du Devoir, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, pour $1 pavable d’avance.Des milliers de Canadiens-français, de même que nombre de Canadiens et d’Américains de langue anglaise, mais lisant le français, ont profité de cette offre spéciale, en juin et juillet.Ils en ont aussi fait profiter leurs amis et leurs connaissances.Car ils se sont rendus compte que pour être bien informe des affaires canadiennes, il faut lire le Devoir.Les circonstances actuelles, la crise que traverse le pays, l’introduction de la conscription au Canada, malgré la volonté populaire, les manoeuvres des politiciens dans la coulisse, la proximité d’élections générales très probables, la mise en vigueur possible de la loi du service militaire obligatoire, d’ici quelques mois, tout cela doit ipduire le pu hlic qui veut être bien renseigne à profiter des conditions spéciales que le Devoir lui fait, pour ces mois-ci.Il faut se hâter de se faire inscrire sur les listes d’abonnés.Un jour (je retard est un jgur perdu.wa.On sait qu’à cette réunion as- sons très sérieuses, altérer en quoi .que ce soit les procédures criminelles, et c’est pourtant ce à quoi tend ce projet de (loi.M.Wilson, de Laval, qui ne perd pas une occasion de prendre part à ces sortes de discussion, ce qui témoigne d’un souci de sa responsabilité que tous les nôtres ne possèdent pas assez, s’est attaché à démontrer que cette loi n’était nullement nécessaire au point de vue la province de Québec, et que le ministre n’avait rien fait pour établir cette nécessité.Dans les districts de Montréal et de Québec les listes de jurés comptent soixante noms, dont trente au moins doivent savoir l’anglais et trente de français.Le député de Pictou, M.Macdonald, a dirigé l’attaque la plus vigoureuse contre le bill, dont il a prétendu démontrer l’origine.Cette origine, aille découle, selon lui, de certaines procédures qui furent intentés contre sir Rodmond Ho-blin, premier ministre du feu gouvernement du Manitoba, et certains de ses collègues.A ce moment, la legislature de cette province a adopté une loi permettant au juge d’augmenter Je nombre des récusations de la Couronne.Le ministre de la Justice menaça alors de désavouer la législature provinciale.M.B, Morphy, rie North-Perth, ne voit pas la nécessité de ce projet de loi.Il croit que le public a Ja plus grande confiance dans la magistra ture et qu’il ne convient pas de toucher aux prérogatives de celle-ci.M.Currie, de Simcoe, est d’avis qu’il n’est que juste de mettre une certaine limite aux droits de la Cou-donne à récuser des jurés, Il ne voit pas comment les membres de la députation québécoise pourraient s’objecter à cette loi quand elle pourrait trouver son application pratique dans les poursuites qui seront prises, incessamment peut-être, en vertu de la loi du service militaire.M.F.B.Carvell, de Carlton, N.B., eroit que ce bill est une simple tac tique politique qui a pour but de ré- sistaient, en outre, lord Shaughnes-sy, sir Wilfrid Laurier, sir Robert Borden, sir Clifford Siflon, sir George Foster, M.George P.Graham soul à n’être pas anobli, dans ce noblp conclave, Ëf nous voilà déjà rendu à ce que personne ne sait, mais à ce.que tout le monde chuchote: on a causé entre la poire et le fromage, on a mis du temps à passer de celle-là à celui-ci — de coalition et de prolongation.On en a parlé, mais si on a tranché et la poire ei le fromage, on n’a pas tranché cette double question qui reste en suspens, sans solution.Quand le bill du service militaire fut présenté, aux Communes, M.Borden guetta l’effet qu’il aurait sur le pays.Il n’attendit pas longtemps.Le lendemain le tapage commençait et le surlendemain, il faisait des offres à M.Laurier.Il voulait en faire son compère, s’abriter derrière celui qu’il considérait le meilleur bouclier contre teette damnée province de Québec.C’était la première étape.Hier, le sénat adoptait le bill de la conscription en troisième lecture.C’était la seconde étape.L’effet ne se fit pas longtemps attendre.La nuit même grondait l'explosion de Cartierville qui a répandu la terreur à travers tout le pays et fait trembler des pieds à la tète tous ceux qui ont touché au bill 75.Il y avait eu avant cela la convention de l’Ouest et l’oblitération totale de tout espoir de coalition dont Laurier ne serait pas la clé de voûte.Sans ’doute la réunion était projetée d'avance, mais les deux événements de la nuit dernière: l’adoption de la motion Neely, à Winnipeg, et le dynamitage de la baron-nerie de Cartierville en ont sûrement conditionné le ton.On a offert à M.Laurier de rentrer dans un cabinet de coalition, dit-on, moyennant quoi on lui accorderait un ajoairnement indéfini de l'application de la conscription: en retour il accorderait la prolongation du terme parlementaire.M.Laurier s’en est allé comme dans la chanson “sans dire oui, sans dire non”.Il réfléchit et sir Lomer Gouin et M.Graham réfléchissent avec lui.On a eu peur des élections, peur de ces assemblées tumultueuses en temps ordinaire et qui avec l’électricité dont l’air est saturé peuvent entraîner de terribles explosions.Le gouvernement ayant mis au monde un monstre, en a peur maintenant.Sans doute, il importe d'être très prudent dans le commentaire d’une réunion dont on sait si peu gler un cas particulier et concret.L affaire du Manitoba est réglée et cette loi perd sa nécessité, le procureur général du Manitoba n’ayant pas poussé a bout la poursuite des amis manitobains du ministre de la Justice.M.Doherty, au dire de M.Carvell, ne présenté cette loi que pour se ménager une sortie après avoir me nnile de répulier la loi du Manitoba., ''*• Carvell a employé un langage énergique, disant qu’il s’oppose à des législations d’esprit d’étroite politique et à la prostitution des pouvoirs du parlement ; ce serait la création d’un précédent tel qu’on ne voit pas où le biei nombre de députés libéraux, qui assistent à la convention de l’Ouest.M.Doherty s’indigne On a vu M, Doherty indigné, ce ; qui est excellent, car l’indignation 1 bu gonfle la voix, qu’il a molle, et 1 il est ainsi possible de la compren- ' dre de la galerie des journalistes, j ce qui n’arrive que très rarement: i On veut faire des munitions politi-' ques avec un bill qui n’a d’autre but,: dit il, que de protéger la vie des ' citoyens.Dans plusieurs provinces, I le droit de la Couronne à récuser les jures a été limité à moins de 48.Qué- sure donne le droit au juge de dé-, terminer de nombre des jurés qui ' composeront une liste.Pour répondre aux attaques dont ' il a été l’objet de la part de M.Lemieux, entre autres, M.Doherty dit que des motifs vils ne germent que dans des esprits vils.M.McKenzie s’oppose à l'emploi de ce ternie qui n’est pas parlementaire, dit-il.L’orateur ne se prononce immédiatement, mais I après l’ajournement, il prie M.Do- i herty de retirer l’expression, ce à| quoi celui-ci se prête tout de suite.Quand la Chambre s’est formée en comité, M.Morphy, député-con-seryateur de North-Perth, qui avait déjà attaqué le bill l’après-midi, se joint aux libéraux pour Je combattre de nouveau.Il prétend qu’il ne peut s’appliquer maintenant à la si-1 tuation manitobaine, étant donné ! qu'elle a été réglée.Mais, ajoute-t-il, avec les menaces de sédition et de révolte qui se ! font jour en certains quartiers (on devine clairement l’allusion), le ministre de la Justice présente un 1 bill pour affaiblir les pouvoirs de la Couronne.Je ne crois pas, : ajoute-t-il, que le ministre devrait' contribuer ainsi à affaiblir les pouvoirs de la Couronne à la veille i d’une crise possible où le pays est menacé de nombreux actes de ré-’ volte.Cette attaque embarrasse quelque peu le ministre de la Justice, qui: assure à M.Morphy que le gouver-1 nement ne se propose pas par ce! d’affaiblir les pouvoirs de lai bill Couronne.La Couronne a tou-] jours recours au juge pour savoir si l’extension de la liste des jurés sera accordée.Le maintien de l’ordre et la mise en vigueur de la loi; soiR essentiels, et nous pouvons en toute sécurité nous fier aux tribunaux qui sauront se conformer à cette situation.M.Doherty regrette que l’on voie une relation entre le hill et certaines situations qui peuvent surgir quelque part.Il ne se propose pas, répète-t-il, de mettre en -danger les pouvoirs de Ja Couronne.M.D.-A.Lafortune a protesté contre le changement d’un état de choses dont personne ne se plaint.Pourquoi apporter remède à un mal qui n’existe pas?Le comité plénier a ensuite fait rapport du bill à la Chambre.Et la séance a été levée à onze heures.Louis DUPIRE.voir la nécessité de cette loi et son intention est d’enregistrer son vote contre le gouvernement.M.McKenzie, du Cap Breton, prétend en termes spirituels que le gouvernement veut par cette loi “tempérer le vent pour protéger les agneaux tondus du gouvernement'’.I! se dépêche, parce qu’il est enten du qu on verra d’ici peu une nouvelle tonte d’agneaux, j M.Lemieux ne parle qu’en ter-j mes plus énergiques que tous ceux .,, t, u ,ont précédé.Il s’étonne de Au début de la seance, M.Doher- voir un homme qui fut juge sc prêts; a depose sur le bureau de a 11er à une pareille législation, et il Chambre, la preuve faite devant lai croit qu’on montre trop de compiai-conmussion McLeod-Tellier ainsi ;snnce envers les politiciens du Ma-que les dépositions reçues par lel.nitoba qui ont dégradé ia vie pu juge Gai» à Winnipeg.Le ministre j Iriique.11 propose tout sin ‘ ien s’arrêter ensuite.M.Proulx, de Prescott, demande si cette legislation est présentée sur la requête des procureurs généraux des provinces.Comme il lui est répondu que non, il déclare ne pas de chose; mais il est certain 9ue ! oli gouvernement partout on verrait du plus mauvais l - - "au oeil Rideau Hall se prêter à une machination politique dont un Sif-ton tiendrait d’une des ficelks, sinon toutes.A la Chambre, peu de chose.On a proposé de réduire le nombre des récusations des jurés par ia couronne et, à cause des événements, on a tout de suite fait des allusions à la province de Québec.Le choc de l’explosion s’est fait sentir jusqu’à Saint-Laurent, (lisaient les journaux; il s’est fait sentir bien plus loin : jusqu'à Ottawa.La séance de lai Justice a déposé également un projet amendant le code pénal de façon à ce que la femme puisse témoigner 1 Contre son mari dans les .___ implement le renvoi à six mois, et cette proposition est battue, un moment plus tard, par un vote de 29 à 51, ce qui LES MAISONS D’ÉDUCATION Nos lecteurs, qui s’infères-• sent plus que ceux de n’impor- , te quel antre journal à Vcdu- , cation de leurs enfants, feront* bien de consulter la liste des maisons d’enseignement que nous publions ces jours-ci à < l’intérieur du Devoir.Egalement, les directeurs‘de couvents, de collèges, de séminaires et d’institutions enseignantes trouveront leur profit à entrer en relations avec les ¦ • lecteurs du Devoir, par l’inter- s, médiairr de.nos colonnes (Tan-r nonces.Les uns et les autres ne loueront qu’en profiter ; car !e Devoir est le journal le plus lu et le plus écouté par ceux qui mettent au premier rang * l'instruction de leurs enfants et qui attachent une importance légitime au choix de ceux qui seront chargés de cette tâche.fi LES LETTRES DEFADETTE Le troisième volume des lettres de Fadette se vend, en librairie ou au Devoir, 50 sous l’unité, 55 sous par la poste.Avis a ceux qui en ont j s’explique par l’absence d’un grand déjà les deux premières séries. LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 AOUT' 1917 VOL.VIII.—No 187 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LE FRANÇAIS ET L’EXPOSITION DE SHERBROOKE Sle-Clotilde Horion, 31 juillet 1917.M.Henri Rourassa,' Directeur du journal “Le Devoir”, Montréal.Cher Monsieur, Je vous transmets une lettre r»o n nn les chorales des deux ville direction du professeur 1 remblay a remlu la morts de l’abbé Bordua.te hypnotiser la féroce Germanie avec l’harmonie de leur voix exercée aux refrains du gouvernement : “pour la démocratie”, etc.! "(.eux qui veulent la conscription, continue l’orateur, ce sont îles vampires qui sucent le sang du peuple; ce sont les profiteurs rie guerre marqués du stigmate du dollar ($) ; puis les belles et douces filles de l’Empire avec leurs bas “bleus”, les orangistes avec leur drapeau jaune qui disent que Québec est une froussarde” et une “ftancheuse”! "Notre devoir, nous l’avons fait, aujourd’hui, par notre charité et notre humanité! “Nous l’avons fait, hier, en 1774, en 1812, tandis que 20,000 Anglais GOUVERNEMENT NATIONAL La séance d’hier après-midi, La dernière, a été Tune des plus importantes de la convention.Plusieurs résolutions ont été adoptées approuvant la création d’un gouvernement national après les élections générales; approuvant le principe de la nationalisation des chemins de fer, des systèmes de télégraphe et de messageries; déclarant injustifiable le paiement d’une somme arbitraire de 60 millions de dollars pour le stock commun du Nord-Canadien; et insistant sur 1 adoption d’une mesure obligeant les journaux, revues et autres publications à publier, à intervalles determines, les noms de ceux qui y sont intéressés financièrement et de leurs éditeurs responsables.La résolution relative à la formation d’un gouvernement national exprime Tespoir et le désir des délégués de politiques, sans égard à la race a la religion.M.Beveridge, de Pineher Creek, Alberta, soutint que les libéraux devaient prendre la nTain que leur tendait sir Robert Borden, car, dit-il, il n est pas dans l’esprit de la convention de déclarer que toui les gouvernements conservateurs sont mauvais et que les gouvernements libéraux sont seuls bons.M.J.A.Caider, de Régina, répliqua que l’obstacle principal au gouvernement de coalition était sir Robert Borden; ce dernier aurait dû se rendre compte des sentiments Londres, 10.— Le correspondant naval du “Times” dit que les pertes de navires causées par les sous-marins et les mines, durant la première semaine d'août, sont à peu près les mêmes que celles qui ont été signalées durant les quatre semaines de juillet.Les navires ne plus de 1,600 tonnes coulés dans la zone de guerre sont au nombre de 19,_ soit un de plus que la semaine précédente.Ce chiffre, comparé à la moyenne du mois de juillet, accuse une légère augmentation.Le correspondant fait remarquer que le meurtre des marins du “Belgian Prince” est un nouvel item au bilan des corsaires boches et que, bien que ce dernier soit déjà d’un aspect assez repoussant, il n'est pas moins remarquable à cause des circonstances particulières où le crime a été perpétré.Le tonnage _des navires coulés est toujours aussi considérable.On refuse cependant de le faire connaître.Ce qu’on sait, c’est qu’il y a plus de_ la moitié des navires attaqués qui sont coulés, en dépit des armements dont la plupart sont munis.Ces constations dont s’émeut le peuple anglais, gagnent à être mises en regard du refroidissement de la presse allemande à l’égard de la guerre sous-marine.Mais le correspondant remarque, que, malgré la deception des j&urnaux allemands, le danger de la guerre sous-marine est toujours là.Berlin constate qu’il a manqué son coup; cependant il emploie de nouvelles tactiques pour ne pas admettre qu’il s’est abusé: aujourd’hui, au lieu d’attaquer tous les navires marchands indifféremment, il demande aux officiers des sous-marins de conserver leurs torpilles pour les navires de gros tonnage.Il est impossible toutefois de savoir quels sont les résultats obtenus ius-qu'ici par ce changement radical dans la poursuite de la guerre sous-marine.On croit cependant que, si les choses en restent au point où elles sont encore six mois, l’Angleterre survivra à la menace des corsaires.Mais pour rendre cette espoir encore plus certain, on admet qu’il faut combattre ces derniers.On a jeté les yeux sur les avions, mais cela n’est pas suffisant: il faut trouver ’appareil qui permettra de locali-;er le sous-marin; aussi espère-t-on qu’on fera converger tous les efforts des savants vers cette importante decouverte.* * # Wm.Snell, un nègre, le seul survivant du “Belgian Prince”, raconte que lorsque ce navire eut été forcé de stopper par les pirates, on ordonna à l’équipage (38 hommes) de jeter les ceintures de sauvetage sur 1 entrepont, où on vint s’en emparer, puis on coula le navire.-.-iiiKuux icimii- vunipie «es senunients se sauvaient a Detroit pour fuir Tin-j du peupie, et il aurait compris, il v vasion.Nous le ferons notre devoir a longtemps, qu’il aurait dû s’effa-encore, le jour ou sans notre con- eer.Il est absolument impossible sentenient on voudra nous chasser! st)lls les circonstances, de former de nos toits et nous faire disparai-: un'gouvernement de coalition av-tre.pour suicider notre ram’ i onif nmm eii* TJ^~.i ri .^ VJl.lfSCll Cil tre, pour suicider notre race; nous le ferons comme en 1812! (Appl.) “Nous l’avons fait .noire devoir, quand le 22e bataillon canadien-français est tombé jusqu’au dernier pékin sur la crête de Vimy, en se risquant à une attaque que ni les Anglais ni tes Français n’avaient osé * , -, A, : *— •* «se «iiieiiueiiiem, m escalader.C est une victoire qui| tée à l’unanimité amt pour chef sir Robert Borden.H est inutile de discuter; la lutte se ferâ entre deux chefs, Laurier et Borden.M.Caider prédit que l’Ouest fera bloc solide derrière si*-Wilfrid.M.W.Gibbon ayant retiré son amendement, la résolution fut adop- Jfferen-; '-e capitaine Wilson était accom- nous a chèrement coûté vn-ràni um nimne.I, MK.1,, colonel H.I).Xapicre, an- tlssoment do Wo» di?fifiL’””1'' iL":?1!! QUItUEC .1 SOniX jrll dlr.tt «.m *MX m •rlU.'JS.M.w-ïorh.Le tonnag-.des commande,; inexé-culées rie VUrv'trd Sla'cs Slrcl Corporation.à la dale (ht 31 juillet, atteint 10.841,161 tannes, — s’il faut en croire le < onr.dc rendu pub!M à New-York, aujourd'hui.en dimi- nution de 539,123 lornes, par rrp-nort aux chiffres correspoiuhmis du 30 juin dernier.I ult.M >h .o ’ etn.vtout.Rnil.J St.PAtll
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