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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 15 août 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-08-15, Collections de BAnQ.

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volume vin—r\o ivi MONTREAL, MERCREDI 1S AOUT 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA .>.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 DOIS! LA DESTITUTION M.HENDERSON Les gouvernements ne veulent pas de paix L’expulsion de M.Henderson du cabinet de Londres offre un intérêt plus qu’ordinaire.Il souligne le caractère nettement^ autocratique du régime instauré par les champions de la “démocratie”; et, ce qui est plus grave, il révèle les efforts désespérés des gouvernements de l’entente pour empêcher les peuples déchiquetés de rechercher les conditions possibles de la paix.La situation personnelle de M.Henderson a toujours été équivoque, — comme celle de tous les représentants de groupes ou de partis pacifistes qui ont consenti à entrer dans les gouvernements voués à la guerre à outrance.Ces hommes, quand ils ne sont pas de simples transfuges, jouent le rôle d’otages.M.Henderson était l’un et l’autre.Devenu membre d’un ministère faussement appelé “national”, en réalité jingo, impérialiste et tory, il avait conservé le titre et les fonctions de secrétaire du parti travailliste.Cette situation “impossible” — le mot est de M.Asquith — c’est M.Lloyd George qui l’avait imposée à son collègue afin de connaître et de surveiller de près ce qui se passe dans les milieux ouvriers.Au double rôle de transfuge et d’otage, M.Henderson ajoutait donc celui de quasi-espion.Pour un honnête homme — il paraît qu’il l'est — c’était scabreux.Une forte section du parti travailliste — la plus logique et la plus sincère — n’a jamais vu d’un bon oeil la présence de AI.Henderso.n dans Je ministère de coalition.Elle n’a cessé d’exiger qu’il justifie sa situation en travaillant sans relâche pour la paix.M.Asquith a beau dire que cet élément est infime; les bêtes de proie, en Angleterre comme en France CHOSES D’HYGIÈNE LES "GOUTTES DE LAIT" Nous avons peu parlé, depuis quelques mois, des sujets dont nous'„„„ i________________ entretenions si fréquemment, trop ^ ^ fréauemm-ent neu4*êtrc nos lecteurs , peut ctre d propos noter avant que la politique’d’Ottawa ait hrf fnnillitS d?°p occupé, à elle seule, toute la scène s de cett'' Première rl fi .l’i n?Ar»A| VTniic c/•vrv»nc T»/anr»nnv i U1 Î*CIISSIUII • LA PAROLE DU PAPE On ne connaîtra que demain les propositions adressées par le Pape aux différents belligérants.Tout commentaire de fond serait donc hâtif et inopportun.Les bribes d’information données au public ont déjà suscité cepen- AUX COMMUNES de l’intérêt.Nous sommes heureux de recommencer nos chroniques Le silence d’abord, tout naturel d’hygiène en faisant part ,à ceux qui veulent bien les lire d’une intéressante conversation que nous avons eue il y a un instant.Quelqu’un, qui et d’une convenance élémentaire, des divers gouvernements; Le respect que commande dans presque tous les milieux la parole nous demandait pourquoi nous du Pape.Ceux même qui la contre abandonnions les causeries sur l’hy- disent se croient obligés de joindre giène — abandon assez explicable, semble-t-il, et qu’on ne doit pas attribuer à un ralentissement de zèle — nous faisait observer que les Gouttes de tait fonctionnent admirablement dans toutes les paroisses qui ont la bonne fortune de les posséder.Le concours des comités lo- ' 1 • 4 - V- V- vy H V.W Cl Jl ,3 v.Vf i ¦ 1 X t O -1 Vf , ^ •aux n’est pas l’une des moindres! sanls'> à leur contradiction des formules d’hommage ; La conviction qui paraît s'imposer aux observateurs que cette parole pèsera lourdement sur l’opinion universelle, qu'elle trouvera dans tous les pays des échos puis- causes de ce succès, sans doute, mais une part en revient à la campagne d’éducation menée avec tant d’intelligente persévérance et d’intelligence par les médecins de la ville.L’effort enfin qui se dessine pour paralyser l’effet de cette parole, pour lui donner figure de complicité avec les intérêts allemands et austro-hongrois.Les titres que la Gazette dorment ce matin à ses dé- II est à noter, en effet, que, si le: pêches reflètent état d’esprit : nombre des inscriptions a augmenté.Pope’s Peace Offer Bears Hun Inice qui réjouit le plus ceux qui s’in-| pn/d _ L'offre de paix du Pape téressent au mouvement c’est sur- porte l'empreinte hunnique.tout que te nombre des consultations Moi0«ns un hntnm» pour un même bébé s’est considéra-1 D”'t.! , blement accru, indice que la campa-^- se (llsslITU- ‘IU un acte vient la réunion de Paris, avec le consentement du “dictateur” et de ses collègues.Finalement, il a pris part au congrès des travaillistes anglais et donné son adhésion au projet de Stockholm — sans, du reste, préjuger ni même esquisser la hase des négociations.C’est ici que la relation des faits devient obscure.AI.Henderson a-t-il agi en tout cela à la connaissance et du consentement de M.Lloyd George?L'un dit oui, l’autre dit non.Iis se sont donné le démenti en pleine Chambre, tout comme notre Borden national et notre Sam mondial.Il semble bien que c’est Henderson qui dit vrai.Le rapport de la Presse associée, tendancieux pourtant, comme tout ce qui nous vient de Londres par ce canal, laisse entrevoir que les déclarations de M.Henderson portent le cachet de la sincérité et lui ont valu les sympathies de la Chambre.M.Lloyd George aurait sacrifié son collègue et menti par nécessité d’Etat, chose fort usuelle en politique.Le ministre démissionnaire a laissé échapper deux ou trois paroles révélatrices.Il a raconté les humiliations que le “dictateur” lui a fait subir.I) a parlé de la formidable organisation de presee-qui permet au chef de la “démocratie” anglaise d’aveugler et de bâillonner l’opinion publique, de préjuger à son gré toute question et de couler à pic tous ceux dont il veut se débarrasser, avant même que le “futur noyé” — comme dirait l'ineffable D.A.Lafortune — ait eu le temps d’appeler au secours.L’intérêt national, ajoute M.Henderson, l’empêche de révéler toute la vérité.En attendant, il va rejoindre le contingent déjà nombreux des “ex-ministres qui attendent l’occasion d’exposer tous les faits qui les concer-| nent, sans danger pour les intérêts de la nation”.Cette demi-menace I ouvre d’intéressants aperçus sur Jes réactions et les règlements de compte i d’après-guerre.* * * Ce qui semble se dégager de cet incident, c’est que le gouvernement britannique a commencé par accepter le projet de Stockholm et décidé d’y laisser aller, sinon d’y envoyer, une délégation de socialistes anglais.C’est l’attitude qu’avait prise Je gouvernement russe, — dans la mesure où il existe en Russie telle chose qui puisse s’appeler “gouvernement”.Mais Kerensky a mis le holà.Après avoir utilisé les révolutionnaires de tout acabit pour renverser le gouvernement “autocratique” et “corrompu” de “Nicolas Romanoff”, les Robespierre et les Marat de la “glorieuse république” slave ont entrepris de dompter la “sainte déjnocra-tie”.Ils ont notifié aux autres gouvernements de l’entente leur changement d’attitude et leur décision nouvelle de ne pas reconnaître le congrès de Stockholm.Il ne semble pas, cependant, que les délégués du Comité des soldats et des citoyens soient empêchés de s’y rendre.Mais ce pas décisif, les gouvernements de Paris, de Rome et de Washington l’ont franchi, et le gouvennement de la “libre” et “démocratique” Angle-I terre l’emboîte à son tour.Interdiction est faite à toute délégation an glaise, française, américaine ou italienne de se rendre à Stockholm et de délibérer avec les Allemands et les Russes sur les moyens à prendre pour arrêter le flot de sang, fermer la plaie béante et empêcher que l’Europe ne meurt d’épuisement.Et M.Asquith, dont la presse célèbre la nouvelle victoire parlementaire, a l’audace de dire: “‘La paix est désirée par tous; mais la seule paix qui puisse répondre aux sacrifices accomplis doit êtrg une paix proposée par le peuple de tous les pays intéressés.” N’était-ce pas précisément l’objet de la réunion de Stockholm?“Ce projet n’est qu’une feinte de l’Allemagne!” clament les énergu-mènes, les profiteurs de guerre et la troupe immense de leur porte-paroles et de leurs dupes.Et puis, après?Rien n’obligeait les délégués des nations ententistes à tomber dans le piège en acceptant d’emblée les propositions des délégués allemands.Ils auraient formulé leurs contre-propositions.Cet échange de vues aurait révélé la possibilité ou l’impossibilité d’une entente.D’ailleurs, les gouvernements restaient libres d’accepter ou de rejeter les conclusions du congrès: personne ri’a jamais songé à confier à la conférence de Stockholm le soin et l’autorité de faire la paix.Le seul objet de cette réunion, c’était précisément de viser au but désigné par M.Asquith: proposer ou suggérer ies éléments d’une paix acceptable à tous.A mesure que se déroulent les péripéties de l’horrible tragédie, la conviction s’impose que les chefs d’Etat, instruments dociles des profiteurs de guerre, quand ils ne le sont pas pour leur propre compte, ne veulent pas la paix.Ils ne veulent pas que les peuples mutilés se parlent et s’entendent par-dessus le fracas des batailles; et ils ont raison: du jour où les victimes de la guerre se rendront compte de l’effroyable inutilité de cette ruée vers le “suicide de la civilisation chrétienne", les armes leur tomberont des mains et, peut-être, se retourneront avec furie contre les cyniques exploiteurs de la crédulité humaine.H viendra, pourtant, le jour de la rétribution.Plus il tarde, plus terrible sera le châtiment.Hr.nri BOURASSA.0.H.et en Allemagne, et partout, ont beau crier que la paix n’est pas passible gne'd’éducaHon va* son^ chemin '^u- -j ,Posé.qui retenÜra très loin et que personne n’en veut, le fiot de la colère et de la révolte populaire j trefois, au début de la canicule, les C ans ^aveinir" monte partout, lentement mais sûrement.inscriptions atteignaient un chiffre! , il- i 7 • i • respectable, mais les enfants qui M.Henderson aurpit du comprendre depuis longtemps -que sa P°si-1 étaient ensûite présentés au médecin tion n’était pas tenable.Il s’était laissé solidariser avec ceux qui ont pour une seconde, une troisième ou empêché Ramsay Macdonald de se rendre en Russie.Mais il n’a pu se une quatrième consultation étaient dérober lui-même à l’invitation des socialistes français.Il s’est rendu àI Beaucoup, moins nombreux.Les pa- BLOC - NOTES rents se fatiguaient de ce régime et le petit ne réapparaissait pas à la Goutte de lait.Il aurait été -consolant! rang de le croire sauvé mais les statistiques effarantes des enfants qui succombent à la diarrhée n’indiquaient que trop ce qui était advenu de l’abstentionniste ainsi privé des soins du praticien.Il ne suffit pas, Dans son discours de Londres hier, M.Long, le ministre des colonies, disait qu “la conscription a été adoptée et mise en vigueur dans l’Afrique anglaise orientale, ri a Tic 1 rtr> 1-1 zd A F' .1.1 _ en effet, de présenter un petit mala- (^ans 1 Ouganda, à Ceylan, aux colo- ¦ „ 4 .M I f» C fT £ C 71 n t t* i é o 4- A !.\ f .1 • de une fois, mais il faut Tame-ner chaque semaine à la visite ; bien plus, il ne faut pas représenter que l’enfant malade, pour le guérir, mais encore l’enfant bien portant pour prévenir la maladie.^n._ C’est ce que l’on semble comprendre de plus en plus.Le nombre des inscriptions augmente, m-ais, encore une fois, ce qui augmente surtout, c’est le nombre des enfants qui reviennent à la visite.On peut-être sûr que cette admirable et touchante organisation qui a nom la Ligue des petites mères n’est pas étrangère à l’excellence de ce résultat.L’hiver dernier a été très malsain et fréquemment très froid; au printemps, nous avons été affligés d’une température humide à l’excès.Ces conditions atmosphériques jointes à l’épidémie de rougeole qui a sévi pendant toute la saison rude a eu pour effet une augmentation du taux de la mortalité infantile sur l’hiver précédent, de sorte que l’on pouvait s’attendre à des statistiques -qui eussent découragé les efforts de ceux qui travaillent au sauvetage des mes des détroits et dans la Malai-si et qu’elle est à l’étude ailleurs.” On constatera que toutes ces colonies sont des colonies de la couronne, c’est-à-dire des colonies sans régime parlementaire, sans gouvernement autonome.Ni l’Aus-iralie, ni la Nouvelle-Zélande, ni l’Afrique-Sud n’ont encore la conscription comme on veut nous l’imposer ici.C’est à noter, puisque nos gouvernants sont en train de nous classer au rang des colonies de la Couronne.Nous figurerons à côté de l’Ouganda et de la Malaisie.Ce sera bien notre place à nous qui avons consenti à ce que nos gouvernants nous ruinent pour l’Empire.Mais il ne faudrait pas nous imaginer, après cela, que nous sommes “une nation”.L’ACHAT CU HORD-CANABIEN L’opposition proteste vivement contre la politique du ministère à ce sujet.(Par Ernest BILODEAU) Ottawa, 14 août 1917.Séance consacrée tout entière au débat sur la deuxième lecture du bill relatif au chemin de fer du Nord Canadien.Le ministre des Finances a répondu assez laborieusement aux objections de la gauche, qui s’est empressée de répondre par d’autres et de plus fortes pendant le reste de la journée, terminant la série par M.Oliver, revenu triomphant et reposé de sa villégiature à Winnipeg.Ses collègues libéraux lui ont chaleureusement serré la main à son entrée en Chambre, et ceux de la province de Québec n’étaient pas les derniers à s’acquitter de cette manifestation d’estime et de satisfaction.* * * Au commencement de -la séance, M.dis Murphy a demandé au ministre de la Milice s’il est vrai que les recruteurs canadiens aux Etats-Unis ont enrôlé cinq mille sujets britanniques.M.Kemp a répondu qu’il n’a pas eu de nouvelles de ce côté depuis quelques jours, et que par conséquent ses renseignements ne sont pas complets.M.Murphy a posé alors une seconde question qui ne manquait pas non plus d’importance, adressée cette fois au premier ministre.—Une dépêche de Washington annonce que le Pape aurait transmis des propositions de paix à tous les belligérants, a dit M.Murphy.Puis-je demander au premier ministre si le gouvernement canadien a reçu du Vatican quelque communication de ce genre ?—Non, a répondu sir Robert Bor den, le gouvernement n’a rien reçu de ce genre.Le C.N.R.Le greffier a ensuite proclamé la reprise du débat sur le bili 125, Te- nement ne se conforme pas aux conclusions du rapport Acworth-Drayton.Ce rapport n’est pas in faillible, dit le ministre, et la preuve c’est qu’il ne contient aucune allusion à une possession pourtant importante de la compagnie: les terres, que le Nord-Canadien éva lue à vingt millions, avec des hy pothèques pour une somme beaucoup moindre.Comment se fait-tl que les commissionnaires aient été distraits au point d’omettre une partie aussi importante de l’actif de la compagnie?Gela démontre qu’il ne faut pas ajouter foi aveuglément à tout ce que disent les commissions, même les meilleures, et surtout que l’opposition n’a pas raison de nous opposer ce rapport comme une condamnation en der nier ressort.M.GRAHAM latif au Nord-Canadien.La phlnci- , .•__ i i , pale caractéristique du débat >ont porteurs, être l’amendement proposé par M.ef 'lui n ont actuellement aucune Joli dividende La Canadian Explosives Co., qui a de gros contrats de guerre et des fabriques dans notre province, vient, selon le Financial Chronicle de New-York, de payer le 30 juin un dividende annuel de 200 pour POUR LES ACADIENS représentants du groupe français de la province de Québec.Ceux-ci leur diront nos voeux, notre indéfectible C’est aujourd'hui la fête nationale affection acadienne.Nos frères de là-bas la/ puisseôt Acadiens grandir et célébreront avec plus ou moins d e-, prospérer! Puissent tous les groupes rlat, mais avec une égale pietc.(français d’Amérique resserrer une En certains endroits, à Tracartie union qu’exigent leurs traditions, la notamment, à Rogersvüle, les Aca- communauté de sang et de croyan-diens auront au milieu d’eux des'ces et leurs intérêts supérieurs! tout-petits.Or, grâce à l’excellent cent sur son capital-actions ordi-travail des Gouttes de lait, cet -été, il nairc.Cela est fantastique, mais, est assez probable (pie la ville re-j toutefois, cela n’approche pas enco-prendra le terrain perdu et que les; re le fameux dividende de 900 pour rapports indiqueront que la morta-| cent d’une autre compagnie .qui Jite infantile n est guère plus élevée| fournit des cartouches à l’armée que 1 année dermere et que par cou- anglaise, et qui est une des filiales Ii®!_C-S Aav!!?lTs v?a 'diarrhée, sont d’une importante industrie de La- chine.Voilà des gens qui ne voudront se contenter rien moins que moins considérables qu’en 1916.LE TRAVAIL CONTINUE de l’écrasement final et de l’anéan Le bureau d’hygiène continue à lisse1116"1 de l’Allemagne, avant de améliorer et ies règlements anciens! S18n,?r la Paix- .na"s 1 intervalle, queiles fortunes ils feront! Uue autre preuve règlements anciens et à en créer de nouveaux.Malheureusement ceux-ci ne traînent que trop longtemps devant les commis-sions échevinales sans recevoir de sanction.Ils sont prêts à être mis en vigueur cependant et il est à espérer que nous verrons un jour arriver à la tète de l’administration un gouvernement qui accordera à l’hygiène ta place (jui lui convient: la premiè-rc, et qui reléguera au second plan les expropriations et les contrats.La machinerie est toute prête, qui n’attend que cette -bonne volonté.H y a des années que nous réclamons l’approbation -des plans de construction par le bureau d’hygiène.On a même adopté -des règlements à celte fin et, cependant, les constructions conti-nuent à surgir qui n’ont pas été ap-prouvées par les autorités médicales et qui peuvent, par conséquent, constituer une menace pour la santé publique.Nous apprenons que le bureau d hygiene doit tourner incessamment son attention vers VAssistance maternelle.'Cette oeuvre fonctionne â merveille et n’a besoin que d’une plus substantielle allocation de la pari de la ville; mais il est certain que cette dernière peut aider beaucoup au bon fonctionnement de l’as-sistance en lançant une campagne d éducation au moyen de manuels qui peuvent être mis entre les mains des mères de famille, de conseils résumés avec autant de clarté et d’intelligence que ceux que l’on a fait tenir, sur les soins à donner aux nourrissons aux zélatrices de la Ligue des petites mères.Louis DUPIRE.LES VERS DE LOZEAU II reste encore quelques dizaines d'exemplaires du voiume de vers de notre ami Lozenu.paru il y a quelques mois, Lauriers et feuille d’érable.Ils se vendent 50 sous l'unité, plus 5 sous pour frais de port.S’adresser au Devoir ou à l’auteur, 343, nie Drolet- Hier, tous les gouvernements belligérants ont reçu de Rome les suggestions de paix faites par le Souverain Pontife.Washington, Londres, Rome, Paris, Vienne, Berlin et les autres capitales ont télégraphié cette information au monde.Hier, à Ottawa, M.Murphy, l’ancien secrétaire d’Etat, a demandé au premier ministre si le Canada a reçu ces propositions, comme les autres belligérants.M.Borden a répondu dans la négative.C’est que les chancelleries des pays souverains seuls pouvaient recevoir les offres de Benoit XV.Comme le Canada est entré en guerre pour le compte de l’Angleterre et qu’il n’est pas une nation indépendante, il ne compte donc pas parmi les belligérants.Cela indique bien notre véritable situation, qui n’a rien dont il faille cire bien orgueilleux.Nous sommes des vassaux, nous sommes traités comme des vassaux.M.Hawkes, un Journaliste canadien né et élevé en Angleterre, et qui est un des ar tisnns du parti Win the War.l’a déjà vingt fois dit, écrit et répété, dans des communications aux journaux, dans des conférences et ailleurs.C’est la pure vérité.Un joli prix Pour avoir cent millions, à New-York, le gouvernement canadien a dû payer aux intermédiaires, — en l’espèce, la maison Morgan et qucl- 3ues autres financiers, — la somme e trois millions trois-quarts.Et parce que nous avons ainsi reçu en tout et partout •$96.250,000, nous paierons annuellement plus de 6 pour cent d’intérêt sur 100 millions et nous rembourserons à échéance 100 millions tout net.Voilà ce qui s’appelle en anglais pag through the nose autrement dit payer un taux usurnire pour un emprunt national.propose par Graham, à l’effet qu’au lieu de se porter acquéreur du reste des actions, le gouvernement prenne possession de toutes les propriétés de la compagnie en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la loi passée en 1914, lors du premier prêt de 45 millions.En vertu de cette loi, il est loisible au gouvernement de se porter propriétaire par expropriation pour peu que le chemin de fer ait failli au paiement des intérêts sur ses obligations.L’opposition a bataillé en faveur de cet amendement, que te premier ministre trouve injuste et malhonnête dans son essence.Le ministre des Finances a entrepris de répondre aux objections faites jusqu’ici par la gauche à l’achat du contrôle absolu du chemin de fer du Nord-Canadien.Il croit cette mesure à la fois .sage et nécessaire.Bile préviendra de nouvelles demandes annuelles de subsides de la part de cette compagnie, et de toute façon les avances passées et peut-être futures se trouveront garanties de la meilleure façon possible, le peuple canadien étant devenu propriétaire de la totalité du système.Les profits éventuels lui reviendront aussi, ce qui n’est que juste, et sir Thomas White ne voit pas que l’opposition puisse être sérieuse en critiquant une solution si équitable de l’un des grands problèmes du jour.On a dit que l’arbitrage ne donnerait pas satisfaction et qu’il vaudrait mieux recourir à la Cour d’Echi-quier, continue M.White.Les deux moyens sont bons, mais le premier est de beaucoup le plus expéditif.De bons arbitres arriveront à une décision en peu de semaines, tandis que la Cour aurait peut-être pris deux ans pour arriver au même résultat.Tout dépend de la valeur des arbitres choisis, et le ministre des Finances est assuré que le pays tout entier aprendra avec satisfaction que l’arbitre du gouvennement sera un non moindre personnage que sir Henry Meredith, juge en chef de la Cour suprême d’Ontario.)e même qui présida avec le juge Duff la fameuse enquête Allison.M.E.B.Devlin a interrompu le ministre pour lui demander quelle expérience possède le juge Meredith en matière de chemins de fer.C’était mettre le doigt sur le point faible, et M.White ne s’est qu’à demi tiré de la difficulté, en faisant l’éloge du juge Meredith, connu et respecté de tout le pays.De plus, dit-il, un juge est un homme qui a eu une longue carrière d’avocat, et qui a pu ainsi amasser une expérience variée sur la plupart des questions qui peuvent agiter l’opinion publique.On ne saurait trouver un meilleur arbitre que celui-ci pour défendre les intérêts du peuple dans la juste évaluation de la valeur du capital actions dont il est question, l’ar ailleurs, continue M.White, l’argument de mon honorable ami peut facilement se retourner contre lui; si le juge Meredith n’est pas compétent, le juge Cassels, de la Cour d’Echi-quier, ne l’est pas non plus.La gauche n’a pas insisté autre-?nt, et M.Chs Murphy demande si le gouvernement a choisi les avocats qui le représenteront devant les arbitres.Pas encore, n répondu M.White.Celui-ci s’est attaché ensuite à repousser l’objection que le gouver- M.G.P.Graham répond au ministre et le raille surtout de ses dernières paroles au sujet de la commission Drayton - Acworth Nommée par le gouvernement au milieu dos plus grands éloges de celui-ci, coûtant fort cher au pays et présentant un rapport qui prouve une fois de plus la compétence des personnes éminentes qui la formaient, cette commission se voit maintenant désavouée par le gou vernement même qui l’a créée et mise au monde.C’est le monde renversé, dit M.Graham, et s’il est vrai que le cabinet Borden a perdu la foi dans ses commissions, à quoi pourra-t-on croire 'dorénavant?M.Graham croit deviner que ce ne sont pas les propriétaires du Nord-Canadien eux-mêmes qui ont demandé du secours de ce genre au gouvernement.Ce sont plutôt, dit-il, certains groupes de financiers dont cette transaction va faire énormément Laixair-e en liquidant valeur marchande.Pourtant, nous ne devons pas oublier que l’intérêt du peuple canadien doit passer avant celui de MM.Mackenzie et Mann, et nous demander honnêtement s’il n’y a pas d’autre moyen d’aider ce chemin de fer à traverser la période difficile dans laquelle i! prétend être.On a semblé ignorer le fait, dit M.Graham, qu’une a-utre façon de régler le cas du C.N.R., ce serait de le vendre à une autre compagnie plus puissante.C’est une alternative que le gouvernement semble avoir complètement ignorée, et qui eût pourtant mérité d’être étudiée à fond.I.’autre moyen, c’est sans doute de fournir une autre avance à la compagnie pour lui permettre d’atteindre des temps meilleurs, et c’est celui que le gouvernement a adopté, sans toutefois s’y prendre de la manière qui s’imposait en vertu des arrangements faits et votés au Parlement en 1914.Ici, L* lieutenant libéral enfourche son cheval de bataille, qui est le statut voté en 1914 et dans lequel il est dit qu’advenant le cas où le Nord-Canadien ferait défaut au paiement des intérêts sur son capital consolidé, le gouvernement du Canada aurait le droit de prendre possession de tout le réseau, automatiquement pour ainsi dire et sans autre formalité qu’une déclaration dans la forme prévue nu statut.Pourquoi cela n’est-il pas fait?demande M.Graham.Nous nous trouverions ainsi posséder complètement non pas quelques centaines de milliers d’actions sans valeur, mais la propriété matérielle même du chemin de fer et de toutes les compagnies subsidiaires dont on fait état aujourd’hui.C’est-à-dire qu’au lieu d’un simple droit de contrôle au moyen du capital-actions, nous serions vraiment et complètement les propriétaires, ce qui serait plus rationnel et plus définitf que le moyen terme trompeur adopté par le gouvernement.M.Graham propose (lonc,secondé par M.Nesbitt, que les mots après “que” soient retranchés et remplacés par d’autres dont il donne lecture, et qui comportent qu’en vertu de la li votée portent qu’en vertu de la loi votée quelle ont acquiescé les propriétaires du chemin de fer du Nord canadien, le gouvernement abandonne son projet par arbitrage ou autrement du solde du capital-actions de cette compagnie, et qu’il en exproprie toutes les propriétés en vertu de la clause 24 relative au défaut de paiement des intérêts sur les obligations hypothécaires consenties par la dite compagnie.SIR ROBERT BORDEN On se demandait si le vote serait pris immédiatement, mais le premier ministre se leva.Comme ses paroles furent presque tout de suite intelligibles, on augura qu’il allait prononcer tout un discours, ce qui se réalisa par la suite, mais sans aller jusqu'au maximum des moyens oratoires de M.Borden.Celui-ci s’est attaché surtout à railler la gau cbe de la faiblesse de ses reproches, et à rejeter sur les épaules de sir Wilfrid Laurier le poids des diffi eultés que rencontre le pays avec ses chemins de fer."Mon très honorable ami lui-même ne pourra nier, dit par exemple M.Borden, que lorsqu’il présenta sa mesure pour la construction du T ranscantb****^ national, il manquait d’une grande partie des renseignements indispensables, tant sur les besoins du pays que sur le coût de l’entreprise dans laquelle ü lançait imprudemment le Canada.Et voici pourtant quelle était alors la situation : la vieille et solide compagnie du Grand-Tronc couvrait admirablement la partie est du pays, et iie Nord-Canadien faisait juste la même chose dans l’ouest.La chose logique à faire était donc de relier ces deux organismes, afin de n’en faire qu’un seul, puissant et coordonné.Au lieu de cela, on en inventa un troisième, et Ton voit aujourd’hui avec, quels résultats.L’opposition est-elle mal venue à critiquer le gouvernement parce qu’il s'efforce de réparer de son mieux ies conséquences désastreuses des mesures prises inconsidérément par l’ancienne administration.” Ce coup asséné à l’ennemi, qui ne répond mie, M.Borden revient à l’amendement Graham en quelques mots.Il ne fait d’ailleurs que reprendre l’argument invoqué par le ministre des Finances au commen-cement du débat : pour acquérir la propriété foncière de cet immense réseau, il faudrait débourser trois ou quatre centaines de millions de dollars, et pareille entreprise fût-elle recommandable qu’elle ne serait pas possible à l’heure actuelle en raison des conditions financières causées par la guerre.Le meilleur système, e’est de ne prendre que le contrôle, en laissant à la compagnie son fonctionnement accoutumé, garantie de succès inappréciable.Quant au prix auquel on paiera les 600,000 actions, il sera établi équitablement par les arbitres, qui se baseront sur la valeur comparée de l’actif et du passif.Le premier ministre repousse avec indignation la suggestion de certains membres de l’opposition, qui voudraient que le gouvernement s’emparât simplement des propriétés du Nord-Canadien par voie d’expropriation, ou plutôt d’expulsion brutale, sans rien leur donner en compensation.“Que dirait mon honorable ami, le député de Saint-Jean, demande M.Borden, si nous faisions la même chose avec une propriété lui appartenant personnellement ?Ne serait-il pas indigné et ne crierait-il nas sur tous les toits à l’injustice d’un gouvernement qui le priverait ainsi de sa légitime propriété ?” —-Cela dépend, 'dit M.Pugsley, si i’en avais convenu à l’avance, je n’aurats rien à dire du que tes rondUiMM-».pvévite» scraical réalisées.M.Pugsley faisait ainsi allusion au non paiement des intérêts ériuis par le Nord-Canadien.M.White prétend qu’il n'y a pas eu défaut de paiement, tandis que MAL Graham et Pugsley affirment que ce cas se serait produit si le gouvernement n’était intervenu pour fournir à la compagnie les fonds nécessaires pour sauver les apparences.En fait, donc, il y a eu défaut de paiement.On voit que la disrussion sur ce point aurait pu facilement s’éterniser.Le premier ministre s'en est éloigné avec son allégation que c’est M.Laurier qui est coupable de tout le mal, et que maintenant il n’est pas possible de laisser ces entreprises aller à la banqueroute parce que le crédit national y est engagé, et que.notre bon renom en souffrirait sur les marchés financiers du monde.Le gouvernement évitera cela à tout prix, et réussira quand même à conserver au peuple canadien sa parfaite garantie sur urne vaste entreprise qui constituera à l’avenir l’un des plus beaux joyaux de la couronne nationale.Al.Borden a repris son siège, moyennement applaudi par scs partisans, et M.Pugsley s’est levé pour lui donner la réplique.M.PUGSLEY RÉPLIQUE Le député de Saint-Jean raille quelque peu' le premier ministre do son optimisme, ou’il voudrait pom voir partager, mais l’expérience dé-i montre, à tous ceux qui out des yeux pour voir que le “gov rnment ownership” ne réussit pas dans notre pays, et qu’il est impriuLnl de i’nugm enter de façon malhabile comme le gouvernement se propose de le faire.Ce n’ert là qu’une demi-mesure, trouve M.Pugriey, et le contrôle qu’on nous promet ne servirait qu’à occasionner au pays une plus grande responsabilité, mieux vaudrait nous servir du moyen mis à notre disposition par l’arrangement statutaire de 1914, dont lo premier ministre dit qu’il comporte un principe d’injustice.S’il est injuste d’exproprier la compagnie, se demande M.Pugsley, pourquoi la clause à cet effet a-t-elle été insérée dans le statut de 1914?A-t-on voulu alors tromper la Chambre?Celle-ci-se souvient encore de la chaleur avec laquelle le solliciteur-général et sir Herbert Ames firent ressortir l’importance de cette clause, comme le prouvent les extraits du débat dont M.Pugs-ley donne lecture.Celui-ci partage l’opinion que le gouvernement défendait alors, et il conclut que le gouvernement devrait exproprier la compagnie, celle-ci ayant fait défaut au paiement de ses intérêts, puisqu’il a fallu lui fournir les fonds nécessaires, sans quoi elle laissait protester sa signature.At.Pugsley s’est défendu ensuite de l’accusafion d’inconséquence portée contre lui, cet après-midi par le premicr-minislre et il a terminé en se déclarant favorable à l’amendement.Tl a été suivi de M.Armstrong, le député de Lambton est, qui n'a de remarquable que la régularité de ses proportions physiques, qui en font l’un des hommes les mieux “campés” de la députation.Président du comité des chemins de fer, il affecte une certaine compéten (Suite à la cinquième page) LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 AOUT 1917 VOL.Vm.—No 191 LETTRES AU "DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.D’OU VIENT-ELLE ?Une cloche portant les chiffres 392 — son poids — 1822 — son ûne-— G.Warwick, — Montréal — et, en relief, un christ de dix pouces, a été tirée d’un magasin anglais de Montréal.Le propriétaire dit l’avoir achetée d'un Juif il g a trois ans.Il vient de la vendre à une fabrigue de la banlieue de Montréal.Comme le “Bourdon des Boh-Francs” du poète Adolphe Poisson (v.Le Devoir du 11 août) elle Semble me raconter tout un passé [lointain.Un monde disparu revit dans cette [cloche.N’g a-t-il pas parmi vos lecteurs quelqu’un qui pourrait me faire savoir l’histoire de cette cloche’?File sonne, elle chante très bien.Comme celle des Bois-Francs “A l’entendre on croirait une cloche [ nouvelle” “Tout un monde nouveau l’accueille [et lui fait fête.” Elle sonnera sa reconnaissance au chercheur qui la ressuscitera en entier.D’où vient-elle?X.EN L’HONNEUR DE LA FONTAINE MANIFESTATION SOUS LES AUSPICES DE LA LIGUE DES DROITS DU FRANCHIS.LES LIBÉRAUX LE SALUT EN SIR_WILFRID LE DEPUTE SEGUIN NE VOIT LA PROSPERITE DE LA NATION QUE PAR LE TRIOMPHE DE SIR WILFRID LAURIER.— LE DRAPEAU LIBERAL EST GRAND.La Ligue des Droits du français est à organiser une réunion commémorative pour le 13 septembre prochain.Il y aura 75 ans ce jour-là que sir Louis-Hippolyte La Fontaine, alors premier ministre du Canada-Uni, ne craignit pas d’enfreindre la loi injuste proscrivant le français de la Chambre des Communes.A cette occasion, la Ligue des Droits du français s’est assuré le concours d’orateurs distingués, qui sauront rendre un juste hommage au grand Canadien que fut La Fontaine.Mentionnons dès maintenant M.l’abbé Lionel Groulx et M.le docteur Gauvreau.On espère faire entendre—aussi un autre orateur ïifcrpéjdp pobjic.11 ii’y a aucun doute que notre population se fera un devoir de se joindre à eux pour payer un tribut de reconnaissance à celui qui sut prêcher d’exemple dans la tâche difficile du patriotisme vécu.LE GOUVERNEMENT OFFRE UNE PRIME DE $5,000 RATTRAPER A TOUT DYNAM1TARDS.PRIX LES Ottawa, 15 — Un arrête ministériel a été signé à la réunion du cabinet autorisant l’octroi d’une prime de $5,000 à qui prendra les mécréants qui ont récemment dynamité la résidence de lord Atholstan à Cartiervil-le el donnera la preuve de leur culpabilité.M.C.J.Doherty l’a annoncé hier après-midi.Il a de plus déclaré que l’on faisait tous les efforts possibles pour mettre la main sur les dynami-tards.“Nous ne pouvons permettre de laisser impuni un pareil outrage, a dit le ministre de la justice; parce que si on laissait passer cet attentat sans s’efforcer d’appréhender les criminels, il se pourrait que des faits analogues se produisissent.Ceci n’est lias un sujet sur lequel on veuille faire rie la réclame, mais je puis certifier que les autorités fédérales, provinciales et autres ont reçu l’ordre et les instructions voulues afin que soient traqués les individus qui ont commis cet attentat contre la demeure de lord Atholstan.L’offre d’une récompense importante aidera probablement à en venir à bout.” M.Napoléon Séguin, député de Sainte-Marie à la Législature, portant hier soir la parole à une assemblée libérale tenue à l’angle des rues Ontario et Dorion, a dénoncé les actes de violence contre la personne et la propriété comme mode de protestation contre la conscription et a conseillé à ses auditeurs le calme et la prudence.Son appel s’adressait surtout aux pères de famille qui, en gardant chez eux leurs fils, ne les exposeraient pas aux rigueurs de la loi martiale que les jingoes et les autocrates d’Ottawa seraient heureux d’appliquer contre la province de Québec.Soyez paisibles, dit l’orateur, car vous seriez les premiers à souffrir.Il n’y a rien à gagner par la violence.11 est nécessaire de montrer aux autres provinces que nous sommes loyaux à l’Angleterre, tout en nous prévalant du droit de parler librement et de protester contre les mesures tyranniques que veut imposer au peuple un premier ministre qui a manqué à sa parole, trompé le chef de l’Opposition, le Parlement, le clergé et tout le monde.II faut tenter l’impossible pour maintenir l’union de la nation canadienne, en respectant ceux qui n’ont pas la même langue ou la même religion que nous.Nous sommes tous des Canadiens, et ceux qui incitent à la violence pour mieux nous écraser ensuite ne sont pas des Canadiens.Pères de famille, gardez vos fils chez vous.Le peuple aura bientôt l'occasion de faire justice du gouvernement ac-tuel.M.Séguin dénonce avec énergie les scandales de l’administration Borden et demande à tous de se rallier autour du grand chef, sir Wilfrid Laurier.Il ne s’agit pas de partisannerie politique, mais te drapeau libéral est assez grand pour abriter de ses plis tous les vrais Canadiens, libéraux, conservateurs et nationalistes, à quelque race et à quelque religion qu’ils appartiennent.La convention libérale de l’Ouest a démontré que In population de langue anglaise a confiance en sir Wilfrid.LTnissons-nous dans une seule pensée, l’avenir et la prospérité de la nation par le triomphe de sir Wilfrid Laurier.M.le Dr H.Déslauriers succédé à M.Séguin et reprend les arguments maintes fois pèpétées, contre la conscription.Il 'affirme qu'il n’y a pas de “sfâcWyBS”’Hfft’.-déltlSl ches dans la province de Québec ; ceux qui les accusent de l’être, ne sont pas des Canadiens.Il ne croit pas que In conscription soit jamais mise en vigueur.Dans tous les cas, il espère que le gouverneur général ne sanctionnera pas le bill.M.J.O.Lamert, orateur populaire, qui se pique de connaissances historiques, donne surtout dans un éloge à fond de train de sir Wilfrid Laurier.Laurier est de la vieille école libérale anglaise, de l’école de Fox, de Bright, de Gladstone.C’est pourquoi (?) tous les candidats aux prochaines élections fédérales dans la province de Québec qui n’auront pas le sceau du grand chef seront battus.Les autres orateurs ont été MM.J.A.Lamarre et le Dr Choquette.ÉCHAUFFOURÉES À WASHINGTON TES CITOYENS ET DES MARINS ATTAQUENT DES SUFFRAGETTES Qt'I DENONCENT LE PRESIDENT WILSON.ASSEMBLÉE À LONGUEUIL LES LIBERAUX DE CHAMBLY-VERCHERES S’AGITENT FIEVREUSEMENT POUR LA LUTTE PROCHAINE CONTRE M.RAINVILLE.— UN DISCOURS DE M.U.A.LAFORTUNE.— ORGANISATION D’UN CLUB.—UNE DELEGATION.PERTES ANGLAISES Londres, 15 — Les rapports publiés par les autorités britanniques au sujet des hors de combat pour les deux premières semaines du mois d’aoôt donnent un total de 21,722 hommes, officiers et soldats.En voici l'énumération par catégories: Tués ou morts de blessures: officiers, 223; sous-officiers et soldats, 4,424.Blessés ou manquant à l'appel : officiers, 1,821; hommes, 15,254.Total général, 21,722.DE BONNES SOMMES D'ARGENT Heron! réalieéea par noa cliente d'aujourd'hui.résultant de la rente de nos terrains suburbains situés !e Ion* des bords du lac et que dessert un transit rapide, à Diile, Dorral, Strathmore et Lakeside.Prépares-VOJS pour la paix! les propriétaires do terrains d’aujourd’hui aeront les vendeurs de demain.Les prix maintenant sont par pied carré, de 2 eous % et au-dessus.Conditions présentes: $10, au comptant, 35, par mois, pour un lot.Aprèa la euerre ce» prix et ces conditions seront choses du passé.Rien plus les meilleurs emplacements seront partis.A*iaaez maintenant durant notre rente spéciale d'aoüt.Demandez noa plana, brochures, etc.Ils vous seront promptement expédiés par la poste.MARCH TRUST COMPANY 130 Saint-Jacques.Main 3791.—Tous les départements Etabli en 1885.Incorporé en 1913.33 ane sana qu’il y ait eu une plaetre de perte pour un client Washington, 15.— Deux heures durant, hier après-midi, les alen tours de la Maison Blanche ^ et de Madison Place ont été le théâtre de plusieurs échauffourées entre un groupe de suffragettes et une grande foule de citoyens, dont plusieurs marins américains.Un certain nombre de suffragettes ayant quitté leurs quartiers généraux, établis à Cameron House, à quelques pas de ht Maison Blanche, vinrent manifester au cours de l’après-midi à la porte occidentale' du parlement.Comme plusieurs d'entre elles portaient des bannières sur lesquelles on lisait l’inscription: “Kaiser Wilson”, elles furent aussitôt attaquées par la foule (|iii essaya de leur enlever ces bannières pour les déchirer et les fouler aux pieds.Au premier rang des manifestants se trouvaient des marins américains, en uniforme, Ayant réussi à refouler les suffragettes vers Cameron House, ils se mirent, de concert avec la foule, à faire pleuvoir sur elles une pluie d’oeufs et de pierres, dont plusieurs firent voler en éclats les fenêtres de l’édifice.Au moment ofi la mêlée était à son apogée, Jack Gottlieb, qui prétend avoir servi sous le major-général Pershing aux Philippines, grimpa sur le toit de Cameron House et y déchira non seulement les bannières des suffragettes, mais aussi le drapeau américain, on donnant pour raison que c'était une vraie honte de voir flotter le drapeau étoilé sur un édifice où l’on se permettait de mener une telle campagne contre le président Wilson.Gottlieb a été arrêté sous l’accusation d’avoir abattu le drapeau américain, mais on croit qu’il sera relâché et pour cause.La police a eu toutes les peines du monde a rétablir l’ordre.-«- BLESSÉ AU FRONT Saint-Hyacinthe, 14 — Le département de la milice vient d’informer M.B.L»1 ime, principal de l’Ecole Commerciale, que son fils, Gonzague, a été blessé au front le 3 du courant.Ire blessé faisait partie du premier contingent et appartenait au 14me régiment d’infanterie.Longueuil, 15.— Les libéraux du comté de Chambly-Verchères s’agitent fiévreusement pour la lutte prochaine contre M.Joseph Rainville.Réunis hier soir à la salle de l’hôtel de ville, ils ont jeté les fondements de leur campagne, par l’orga nisation d’un club politique, par Ja nomination de délégués à la convention libérale du comté et par l’énoncé d’un programme général d’action.M.J).A.Lafortune, l’orateur principal de la réunion, a prononcé un discours à l’emporte-pièce contre l’administration Rorden ; comme remède, il a porté M.Laurier aux nues, le comparant au grand homme d’Etat anglais Gladstone, après avoir plaidé la cause libérale, à l’angle même de ses propres principes politiques.Le député de Montcalm a flétri la conduite de M.Rainville, déclarant que Mgr Bruchési refusa, après avoir été trompé, de prendre la main tendue de M.Rainville, en lui faisant de vifs reproches.M.Lafortune consacra une partie de son discours à faire l’éloge de la politique de M.Laurier, de 1896 a 1911, s’attachant à démontrer que les événements actuels donnent raison au grand chef libéral.L’orateur a ressassé les mêmes préjugés de parti, tant de fois réfutés, au sujet de la politique navale, de la réciprocité, et fait miroiter aux yeux de ses auditeurs ébahis la défection de ceux qui ont de plus contribué à la défaite de 1911.i Emporté par son éloquence, 1 o-rateur a commis plus d’une inexactitude ; ainsi lorsqu’il posa le cliché du devoir du Canada envers la métropole, il déclara avec emphase que les contributions à la guerre du Sud-Africain n’ont pas coûté un sou au Canada, et que, de ce fait, Laurier ne mérite pas les reproches qu’on lui faits.Par lia force des circonstances, M.Lafortune parla des mesures militaires actuelles, qui établissent une suite logique des actes posés, dès 1899 par M.Laurier lui-même, et fit le procès du gouvernement Rorden,.Les scandales monstrueux de l’administration actuelle du pays ont soulevé l’ire de M.Lafortune et lui ont prêté un thème facile à des tirades echevelées contre les moeurs politiques d’Ottawa.Parlant de la conscription, M.Lafortune dit que le gouvernement a Tfompé le parti libéral, en lui demandant la prolongation du terme parlementaire, afin 'de faire adopter avec plus de facilité sa loi de con trainte militaire.“Nous ne sommes que des administrateurs, dit-il, non pas des législateurs.La loi de conscription ne vaut rien.” La loi est illégale parce que le gouvernement a enlevé la liberté de parole, et P“habeas corpus”.'Cette loi est récri mi natoire.Pourquoi la conscription ici alors que les autres colonies ne l’ont pas ?Québec n’a pas fait son devoir dit-on.C’est faux.Nous avons fail notre devoir comme tout le Canada.Nous avons fourni 450,000 hommes, des millions en argent, etc.Nous avons fait plus que tous les pays du monde en proportion de notre population.Et cela sans obligation.Donnons justice à tous.Pourquoi nous enrôler par la force quand en Angelterre, il y a 3,500,000 hommes non sons les armes?L'Angleterre n’a pas besoin d’hommes elle veut 'des vivres.L’orateur cite l’opinion de lord Shaughnessy.M.Lafortune termina son discours par des appels pressants à l’union sous l'étendard du parti libéral et fit un nouvel éloge de M.Laurier.“Si M.Laurier revient au pouvoir, dit-il, vous n’aurez jamais la conscription.” Après le discours de M.Lafortune, les officiers suivants du nouveau club furent élus par acclamation : Président, M.H.Mongeau ; 1er vice-président, M.J.A.Garié-py; 2e vice-président, M.F.Mc-Clurs ; secrétaire, M.C.Bénard ; trésorier, M.Ls Robert.Puis on procéda à la nomination des'délégués de Longueuil à la convention libérale du comté.Furent choisis: MM.le maire Alexandre Turber, le docteur Ls Trudeau, J.A.Gariépy, J.Simon, H.Laremcelle, E.Favreau, Ls Robert, C.Bénard, C.Pratt et J.Pitt.Les délégués de la paroisse de Longueuil seront: (MM.A.Vincent, ^r' £ri«rd’ Buteau, R.rihurron et J.(héberge.Repas complet pour doux Roam nu© form© lé*rèr© C Délicieux au goût Bain et fortifiant ’jpÂSF/a” M MAAT pA-rrr Hit économique et pratique 2 bottee pour 25e Fabriqué eous le contrôle du pouvernoment CHOSES MUNICIPALS! IL N’Y A PAS DEJŒMÈDE FAUTE D’ARGENT, DIT M.MERCIER, LA VILLE SE VOIT DANS L’IMPOSSIBILITE ABSOLUE DE REPARER LES $8,000,000 DE PA VAGES QU’ELLE A POSES DE PUIS 1910.Cartes professionnelles et cartes d affaires AVOCATS Casier postal 356.— Adresse télégraphique» “Nahac, Montréal**.Tél Main 1250-1251.Codes : lebsrs West.Un.C.H.CAHAN, C.S.AVOCAT ET PROCtmFTTTl Edifice Transportation — Kue Saint-Jacques LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.97, KUE SAINT-JACQUES Edifice Ban (lue d’Hoehelaga Tél.Main 1422 MAURICE DUGAS, LL.L.avocat 39, RUE SAINT-JACQUES Résidence : 24G(i u venue du Rare, land, 24jD.Rock- Té I.Main 3215.Edifice Montreal Trust, Place d’Artnes, Montréal LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL AVOCATS „ .J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emihen Gadbois, LL.L„ J.-Maréchal Nantel, B.C.L.MEDECIN-VETERINAIRE J.-H.VILLENEUVE, D.M.V (Hôpital de l'Ecole Vétérinaire Laval) 260, KUE CRAIG EST Tél.Main 1393 INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBISE Ingénieurs Civils.— Arpenteurs-Géomètres Edifice Banque Nationale, 99 rue St-Jacques TELEPHONES: Bureau: Main 7618.Résidence: Tél.Rockland 2050 Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Tél.Main 1198.76, rue Saint-Gabriel Hâtiaae Chambre de Commerce COMPTABLES Benoii & De Grosbois COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS 20 RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 2617 OPTICIENS 20 ana d'expérience.Tél.Est 989.SATISFACTION ABSOLUE GARANTIE ALPHONSE L.PHANEUF OPTICIEN-OPTOMETRISTE Lunettes, Lorenons, Yeux artificiels.Exclusivement.321, RUE ONTARIO-EST Près de la rue St-Denis.MONTREAL.NOTAIRES Alfred LABELLE AVOCAT Main 7713.17 St-Jacqeu*.VICTOR PAGER AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, rue Craig Main 4040.Saint-Louis 2168 P.St-Germain, LL.L.C.R.L.Guérin, LL.L.B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique “Beaudin** St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Edifice Trust & Loan, 30 rue Saint-Jacques Téléphone Bell Main 5154, Montréal, Can.La réparation des pavages est imputable au revenu; or, comme la ville se trouve à court de $1,400,000 dans le présent exercice, on voit tout de suite, que la perspective qu’offre ce genre de travaux n’est pas des plus alléchantes._Lcs $8,-000,000 de pavages qui ont été posés depuis 1910, courent de grandes chances de se détériorer complètement avant que les finances de la ville permettent, de remédier à ce déplorable état de choses.Nos administrateurs avaient inscrit au dernier budget une somme de $45,000 pour les travaux de réparations dans les rues.Mais il a tombé tant de neige au cours de l'hiver que l’on s’est vu dans l’obligation de consacrer cette somme à son enlèvement.Au reste, elle n’aurait pas ré pondu aux besoins du département des travaux publics; car M.Paul Mercier, ingénieur en chef de la ville, déclarait hier qu’il faudrait une somme de $500,000 pour réparer et construire les pavages cette année.Il admet, avec les échevins qui viennent tour à tour demander de petits crédits pour réparer les rues de leur quartier, que ces réparations sont urgentes; mais il fait remarquer, d’autre part, que la chose est impossible.Certains membres du conseil, croyant sans doute avoir trouvé un moyen tenue, suggéreraient ces jours derniers au bureau des commissaires de remplir les cavités de certaines grandes artères avec de la pierraille.La suggestion valant certes la peine qu’on y attache de l’importance, mais “pas d’argent, pas de suisse”, comme dit le proverbe populaire.L’ingénieur en chef à donc dû leur répondre qu’il ne voyait pas d’autre alternative, dans les circonstances actuelles que d’attendre le retour de jours meilleurs.Même dans le cas où la ville réussirait à effectuer son emprunt de $1,400,000 de la Bampie de Montréal pour couvrir son déficit actuel, on ne voit pas qu’une certaine somme puisse être prélevée sur cet emprunt pour réparer les pavages; car elle devra être entièrement consacrée à des fins administratives.Résidence: 180 Jeanne-Mance.—Tél.Est 5973 GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.Tél.Main 213.- AVOCAT -Bureau 53.97, rue Saint-Jacques Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST & LOAN” Argent à prêter sur hypotheque à bonne© condition!, et achat de créances.Règlement de auccessions.Tél.Main 1859.ENTREPRENEUR PLATRIER Tél.Saint-Louis 945.Ouvrage fait avec soin et à prix modéréa J.A.LAMARCHE Entrepreneur Plâtrier 646a.DROLET.MONTREAL HOTEL ARTHUR COURTOIS NOTAIRE F.C.Immeuble du Crédit Foncier 35.SAINT-JACQUES.Tél.Main 5030 Bureau du soir : 262A ru© Visitation.Tél.Est 3435 Rés.: 2491, rue Mance.Tél.Saint-Louis 6085 LIPPE NOTAIRE 180 rue Saint-Jacques.Tél.Main 3228 MONTREAL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.50 par jour.T*t.SOZS J.A.LEFEBVRE Notaire ARGENT à prêter, 1ère hypotheque, Montreal, 37 Saint-Jacques, ch.50, 2503.Bureau du soir: Cartierville.a Main COURTIERS EN IMMEUBLES PROULX ET PROUUX .NOTAIRES.— 99, RUE SAINT-JACQUES Bâtisse Banque Nationale.Tél.Main 2959 W.-J.Proulx, L.L.B.Jos.Proulx, L.L.L.bureau du soir: bureau du soir: 283 Ave.Esplanade.Ahuntsic.Tél.Saint-Louis, 1760.Tél.Saint-Louis, 5350 A.JETTE & CIE., courtiers en immeubles (établi 1885), experts en propriétés, édifice Crédit Foncier, 35 Saint-Jacques, prêts 1ère et 2ème hypothèque.Collection, achats des | gaint-Louis 8649, créances.PEINTRES DOCTEURS LE PARTI OUVRIER APPUIE HENDERSON .4 UNE ASSEMBLEE TENUE HIER PLUSIEURS DELEGUES SONT NOMMES POUR REPRESENTER LE PARTI AU CONGRES DE STOCKHOLM.LE LT.COL.CREELMAN SERA CANDIDAT IL ASPIRE A REPRESENTER LES SOLDATS AU PARLEMENT.Le lieutenant-colonel J.-J.Creel man, avocat au barreau de Mont réal, récemment revenu d’Angleterre et des tranchées, a manifesté son intention de se présenter comme candidat des soldats, indépen dant et conscriptionniste aux prochaines élections fédérales.Il briguera probablement les suffrages dans le comté électoral Saint-Antoine, que représente actuellement sir Herbert Aines.“Les soldats dans les tranchées a-t-il déclaré, ont besoin d’un représentant aux Communes, d'un député qui connaisse leurs besoins actuels, par l’expérience qu’il en a acquise par une association de vie avec eux.Je pourrai, je crois si je suis élu, faire connaître ces besoins directement à la Chambre, et faire adopter des mesures pra tiques dans leurs intérêts, non sen lement pendant toute la durée de la guerre, mais après, lorsqu'une foule de problèmes se présenteront pour assurer le bien-être des dats.” Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tel.Victoria.1929 AUSSI, BUREAU.1491.NOTRE-DAME OUEST Tel.Victoria 1529 SPECIA LITES.— Maladies des femmes et jeunes filles, obstétriques, accouchements.Diplôme en hyeiène publique.—Heures: 12 à 2 p.m., S à 8 p.m.—Tél.Saint-Louis 3275 Dr JOS.-N.CHAUSSÉ Médecin-chirurgien.—Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE, MONTREAL Angle de la rue Marquette P.SCOTT PEINTRE DECORATEUR Tapissier, Blanchisseur, Platrsse.Etc.905, rue Barri MONTREAL.Pour enseignes, téléphoner Vie.375 à A.-E.MACE 373 Mullarkey, Verdun, peintre d'autos et de voitures, travaux de peinture de tous les genres -Est 2674 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de PHotel-DieuI de Paris.Alaladle des YEUX, des! OREILLES, du NEZ et de lai GORGE, 145 Ste-Catherine-O.(àj l’institut Ophtalmique Nazareth).Or Fernand Emery Maladies du coeur et des poumons, tuberculose 1827 AVENUE DU PARC Consultations gratuites à ITnstitut Bruchési le lundi matin GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, dansa da Baint-Guy, hystérie, alcoolomanie par traitement rationnel.____ Dr EDGAR TURGEON, 921A SAINT-DENIS ¦alnt-Loula.TUT DENTISTES Londres, 15.— Le conseil exécutif du parti ouvrier national et le comité parlementaire des unions de commerce se sont réunis hier pour discuter l’attitude prise par Arthur Henderson, le secrétaire du parti ouvrier, qui a démissionné comme membre du cabinet de guerre, au sujet de la conférence socialiste de Stockholm.La démis-, sion a été acceptée.On a aussi nommé des délégués, y compris M.Henderson, qui se rendront à Stockholm, et il a été décidé d’intervenir auprès du gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision de ne pas accorder la garantie de passeports aux délégués.Au cours de la réunion, deux te légrammes ont été reçus, un de Camille Huysmans et l’autre de Hjal-mar Brauting, organisateurs de la conférence.Tous deux se disent prêts â accepter que le caractère de la conférence soit purement consul tatif.Ils souhaitent que les puissan ces de l’Entente aient des délégués.M.George Nicoll Barnes, successeur de M.Henderson dans le cabinet de guerre, était présent.On a appris qu’un groupe pacifiste, ayant à sa tète M.Macdonald, essaie de faire pression pour obliger les ministres travaillistes à démissionner.Apparemment cependant, rien ne sera décidé avant que n’ait eu lieu la conférence nationale du travail qui a été remise à mardi prochain.-j» , - TUÉ DANS UN ACCIDENT D’AUTO Sherbrooke.Qué., 15.— Homéo Poulin, âgé de 23 ans, et employé comme télégraphiste â Smith Faits, VL, a été victime d’un fatal accident d’automobile, hier après-midi.Ce sont ses parents â Disraeli, comté de Wolfe, qui ont appris la nouvelle.Un compagnon de Poulin a été légèrement blessé.Le cadavre a été transporté ce matin â sol-1 Disraeli, où les funérailles auront lieu demain.Dr NAP.DEvSJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00 a.m.à 9.00 imu.1111, rue SAINT-DENIS Près Marie-Anne.Tel.Saint-Louis 3943 TAILLEURS^ Tél.Bell Main 2681.Arthur CHARBONNEAU & CIE Marchands-Tailleurs 8, Boulevard Saint-Laurent MONTREAL PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure—Honoré Senécal, hôtelier de la cité et du district de Montréal, requérant la nomination d’un curateur à la succession vacante de feu Joseph Làbonté, en son vivant du même lieu, requérant.Vu ladite requête, il est par les : présentes ordonné aux parents et aux créanciers dudit feu Joseph La-bonté de comparaître devant l’un des juges de la Cour Supérieure pour la province de Québec, siégeant dans et pour le district de Montréal, à la salle d’audience, chambre 31, au Palais de Justice, en la cité de Montréal, le mardi, 21 août 1917, à dix heures et demie de l’avant-midi, pour donner leur avis sur la nomination d’un curateur à la^succes-sion vacante du dit feu Joseph La-bonté.M.F.HACKETT, J.C.S.PELISSIER, WILSON et SAINT-PIERRE, Procureurs du requérant.Montréal, le 10 août 1917.Province de Québec, district de Montréal, Cour supérieure N'o 3172.Dame Marie-Anne St-Jean, des cité et district de Montréal, épouse de Joseph-Pierre-Arcade Canùel, épicier du même lieu, dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, vs le dit Joseph-Pierre-Arcade Carmel, défendeur.La demanderesse en cette cause a formé une demande en séparation de biens le.17 juillet 1917.Montréal, le 24 juillet 1917.J.L.Godin, procureur de la demanderesse, Tél.Eat 4314.ALF.HOTTE, MARCHAND-TAILLEUR Réparations, nettoyages et pressages, en tons genres pour dames et messieurs 558 SAINT-DENIS - - - - MONTREAL PHOTOGRAPHE L.J.A.PELOQUIN artiste Portraits au pastel et à l’huile: une spécialité 1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3256 Montréal DIVERS AUTOMOBILISTES Pour ?©! 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“LE S0toUT!!EST-CE la FIN DE LA GUERRE?NOS REVELATIONS PUBLIEES HIER SUR LA CONVENTION DE TORONTO CREENT UNE SENSATION A OTTAWA ET SONT CONFIRMEES.— NOUS AURONS DES ELECTIONS PLUTOT TARDIVES.SAISIE D’ARMES EN IRLANDE Dublin, Irlande, 15.— La police et les soldais ont fait, de bonne heure aujourd'hui, une incursion dans le local des Vo-lontaires nationaux irlandais commandés par le colonel Moore.Ils y ont saisi 100 fusils et 1,300 cartouches blanches.Il n’y eut pas d'arrestation.Ottawa, 15.— (Spécial au Devoir).— Les révélations faites hier par le “Devoir” sur ce fjiii s’est passé à la convention des députés et candidats libéraux à Toronto il y à trois ou quatre semaines ont fait sensation et l’on se demande en certains quartiers comment le “Devoir” a pu se procurer ces renseignements.Ceux qui assistaient à cette réunion secrète, en particulier, ne comprennent pas que votre correspondant puisse être si bien informé et citer même certaines expressions peu flatteuses qui furent réellement employées à l’adresse des députés conscriptionnistes par leurs chefs de clan mécontents.Il ne fait pas de doute qu’une certaine proportion des membres de cette réunion était nettement opposée à la conscription et quelle a reproché leur conduite aux députés libéraux qui se sont séparés de sir Wilfrid Laurier, leur déclarant que le sentiment populaire est anticonscriptionniste dans la plupart des comtés ruraux d’Ontario et qu’ils s’en apercevront aux élections.Cependant, comme il n’a pas été pris de notes sténographi-ques et qu’il n’a été préparé d'autre rapport que celui que Si.G.P.Graham a fait distribuer aux journaux, on se demande comment le correspondant du “Devoir” à Toronto a pu être si bien renseigné.SUPPOSITIONS ECHEVELEES.Par contre il n’y a rien de spécial dans les rumeurs du jour, et le cabinet d'union ne fait pas parler de lui aujourd'hui.On ne prend pas aui sérieux les suppositions un peu! échevelées d’un journal du matin de la métropole annonçant qu’il n’y aura pas d’élections parce que le premier ministre réussirait à former un cabinet unioniste et obtiendrait ensuite de sa majorité en Ghàmbre l’extension du terme parlementaire pour une nouvelle période d’une année ou deux.Ces prédictions ne reposent sur aucune base sérieuse et leur réalisation est “physically impossible”, déclare une personne ordinairement bien renseignée.Les élections auront lieu, et il ne peut y avoir d’incertitude que sur la date à laquelle s’arrêtera le gouvernement.On parle du mois de décembre, et l’on se gêne pas d’affirmer que M.Rogers choisirait ce mois à cause de la sévérité du climat qui empêcherait dans une certaine mesure M.Laurier de prendre une part active à la campagne.D’autres dirent qué ce ne sera qu'àü'tndis de mars, afin tie donner le temps aux cultivateurs de s’apercevoir que la conscription n’est pas aussi méchante qu’on le disait.En tout cas, rien n’est plus incertain aujourd’hui que la date à laquelle on s’arrêtera.Le débat sur le Nord-Canadien doit se continuer aujourd’hui et un vote sera probablement pris, d'abord contre l’amendement Graham puis sur la deuxième lecture du bill.•-—— MORT DU CAPITAINE H0NFR0Y DE BEAUJEU UN DES DESCENDANTS D UNE DES PLUS VIELLES FAMILLES EST TUE A L’ENNEMI.Nous apprenons qeu M.le comte Honfroy de Beaujeu, capitaine dans l’année expéditionnaire canadienne, vient d’être tué au front de bataille, en France.11 était célibataire et âgé de 38 ans.Le capitaine de Beaujeu était le descendant d’une des plus vieilles familles canadiennes - françaises.Son ancêtre, Daniel de Beaujeu, avait vaincu les Anglais à la bataille de la Monongahéla.Il était le fils de M.Raoul de Beaujeu, seigneur de Coteau du Lac et ancien député au Parlement fédéral, et de feu dame Henriette Lamothe, de St-Hyaeinthc.Deux soeurs lui survivent: Madame James W.Domville, de Montréal, et Madame Gertrude Certain, mariée à un officier de l’armée française et infirmière dans un hôpital militaire àParis;un frère, M.Monongahéla de Beaujeu, de New-York.Il était le neveu de Soeur Sainte Marie de la Croix, née de Beaujeu.-v- GRANGES DÉTRUITES Saint-Césaire, 15.— Au cours de la violente tempête qui s’est abattue sur notre village, la nuit dernière, la foudre est tombée sur la grange de M.Napoléon Césaire, et a mis le feu.La grange et son contenu, quelque vingt tonnes de foin, ont été détruits.SANGLANTE RIXE À BARCELONE LES GREVISTES ET LES TROUPES EN VIENNENT AUX COUPS.— L'AGITATION AUGMENTE A MADRID.— ARRESTATIONS.Paris, 15.— Suivant une déclaration faite par le capitaine-général espagnol, et reçue par le “Petit Parisien”, fi personnes ont perdu la vie et 9 autres ont été blessées au cours d’une rencontre entre les grévistes et les soldats, à Barcelone, hier.Madrid, 15.— M.Guerra, ministre de l’intérieur, disait hier que l’agitation des grévistes avait augmenté en plusieurs endroits de la capitate, mais que les troupes avaient agi vigoureusement et avaient mis fin aux troubles.Le gouvernement a pris des ESPOIRS DE NÉGOCIATIONS LES TERMES EXPLICITES DE LA NOTE PAPALE FONT SUPPOSER QUE LES INTENTIONS DES BELLIGERANTS NE SONT PAS OPPOSEES AUX IDEES DU SAINT PERE.ELECTIONS EN ANGLETERRE Londres, 15 — Le correspondant politique du “Daily Telegraph’’ dit que si ta conférence ouvrière adhère, à sa résolution d’envoyer des délégués au congrès de Stockholm, le premier ministre conseillera immédiatement de tenir une élection générale.Rome, 15.— Le pape a écrit entièrement de sa propre main ses propositions de paix.11 a consulté le cardinal Gasparri, secrétaire d’Etat papal: Mgr Ceretti, secrétaire d’Etat adjoint, et Mgr Tedeschini, sous-secrétaire d’Etat, pour rédiger le document.Mgr Ceretti, récemment arrivé d’Amérique, surveille la traduction de la note en anglais.Le ‘Giornalc d’Italia” dit que l’appel papal est le plus impressionnant et le plus concret adressé aux belligérants, donnant les grandes lignes sur lesquelles ceux-ci peuvent entamer des négociations de paix.11 ajoute: “Les termes explicites de la note font supposer que les intentions des deux groupes de belligérants ne sont pas absolument en conflit avec les idées et les espoirs du pape.” La “Tribuna” exprime l’opinion que le pape a fait des propositions POUR ENCOURAGER NOTRE COMMERCE UN PROJET DE RÉFORME APRES LE REFERENDUM DE SEPTEMBRE, DIT LJECHEVIN LA RIVIERE, LE CONSEIL N’EPARGNERA RIEN POUR DOTER ! MONTREAL D’UN GOUVERNEMENT IRREPROCHABLE.—CAMPAGNE PLEBISCITAIRE.Où ache me xt\ 'vm $ \4 r ,• A 4, H (Enregistra conformément • U loi du Parlement du Canuda, par L.-l*.iJrs.oniL’ltirMpa.au Ministère de l’Agriculture.) râLaviUl L’ESPRIT Lundi après-midi, lorsque le con-j sell discutait de nouveau la fameuse | question du referendum, le maire fit remarquer que l’idée de débarrasser l’hôtel de ville du bureau des commissaires était bonne en soi,| mp ; mais qu’elle ne produira pas les ré- i ciiltafc 'Hmit H'pll fltfpn- Depuis $1.00 jusqu’à $100.00.DEVELOPPONS .x , , - , .rrncHPR dit iv ourc/nt-vr sultats qu’on est en droit d en atten CLOCHER, DIT LE PRESIDENT ¦ ,si on ne suggère pas en mèm< DES DETAILLANTS, CLEF DU PROGRES.C’EST LA L’Est a toujours été émerveillé des progrès constants que prennent depuis quelques années les villes de l’Ouest.Au cours d’une interview que nous avions ce matin avec M.Horace Chevrier, président de l’Association des marchands détaillants, dont le congrès annuel a actuellement lieu à l’hôtel Windsor (chambre 129), il nous était donné de constater que meme temps une forme de gouvernement pour remplacer l’ancienne.C’était parler d’or: aussi, en dépit de certains échevins qui semblent vouloir retourner au système des commissaires d’avant 1910, le leader vient-il de déclarer que nos législateurs municipaux entendent donner à la réforme de notre administration tout le soin qu’elle demande.“Laissez-nous faire, disait-il au cours de la matinée.Nous allons d’abord consulter le peuple.Quand pour restaurer l’ordre.Le capi- de paix de sa propre initiative et l’un des principaux facteurs qui ont I il se sera prononce sur notre systè-contribué à ce développement, c’est me d’administration actuel, nous cet esprit de rivalité entre les prin- aviserons aux meilleurs moyens a taine-général émit d’abord des ordres modérés, puis il les remplaça par des ordres plus sévères.Le gouvernement et la presse sont sans nouvelles des provinces.Quelques journaux espèrent paraître ce soir.Les autres ont sus-1 ndu leur publication par suite de la censure militaire.Madrid se passe de taxis; la plupart fies magasins sont fermés ; des groupes d’ouvriers se promènent dans les rues et les soldats font la patrouille.Le ministre de l’intérieur a reçu des lettres contenant des offres de services comme constables spéciaux.Le ministre en a dressé une liste.Le premier ministre Dato a déclaré: “Nous avons à faire face à tm mouvement anarchiste qui n’a aucun objectif défini, pas même celui d’effectuer un changement de ministère.” La capitale est comme un camp armé.Les boulangers s’étant mis en grève, ce sont les soldats qui boulangent le pain de la population.On mande de San Sébastian, de Santander, de La Corogne et de Grenade que la tr .nquillité règne en ces endroits.Les journaux n’ont pas paru, cependant.Ce sont les soldats qui font le service des tramways.Quoique retardée, la circulation des trains est normale.Le gouvernement a ordonné l’arrestation des principaux membres du parti socialist^:.que les pays de l’Entente ne se regarderont nullement comme contraints de tes accepter, bien qu’ils les accueilleront avec la déférence due à l’auteur.Le “Corriere d’Italia”, organe mi-officiel du Vatican, dit que dans le tribunal d’arbitrage destiné à éviter de futurs conflits, l’autorité pontificale a ie droit d’être représentée, étant une garantie 'de protection désintéressée pour les intérêts des peuples.Commentaires de la presse anglaise esprit de rivalité entre les prin cipaux centres d’affaires des nouvelles provinces canadiennes.“La province de Québec pourrait largement bénéficier de l’exemple que nous lui donnons, dit M.Chevrier, si elle voulait essayer de nous imiter.Et il faut qu’elle emboîte le pas à ses jeuns soeurs, si elle ne veut pas être réduite à continuer de, voir végéter les différentes municipalités qu’elle con- nous à prendre pour remettre la ville sur pied.Nous n’épargnerons rien, soyez-en sûr, pour doter Montréal d’un gouvernement irréprochable.Tout le reste de l’année va être employé à cette fin.Nous allons demander au Comité des citoyens et à plusieurs autres corps publics de nous aider dans ce travail difficile; et quand nous aurons tous les matériaux qu’il nous faut pour construi tient.Il faut que toutes les villes ¦ re notre nouvel édifice numicipaf, et les villages développent cet es-; nous en ferons faire l’inspection prit communal qui assurera leur • par sir I,orner Gouin.” progrès.Une des grande s ^causes du : Comme un journal du matin a démarasme des affaires dans a plu-1 c] è ces jours aernier nos part des centres ruraux de la pro- .vin ce de Québec, c’est celte folle j echevms sont trop paresseux pour idée eiue l’on (peut avoir moins chè-1 préparer l’opinion publique en vue re et meilleure une marchandise j ejuc l’on peut se procurer dans son propre village.Il me semble, .et Angle BONNETS VOUS REVIENDREZ DE VOS VACANCES ENCHANTES, si vous p h o t o g r a p h iez vos amis et les endroits que vous avez visités.Commandez votre KODAK CHEZ J.II.ROBERT 1185, RUE SAINT-DENIS.angle Mont-Royal i) Lliarar Réduction dans la mode Catharine at Montealra La balance de nos formes de paille, valant jusqu’à S1.50.pour broderie, pour enfants à CHAPEAUX garnis, différents styles à EST 8000 La Magasin du Peupla 447 EST, SAINTE-CATHERINE.39c 19c S1.0S Très spécial pour jeudi COMPLETS LAVABLES pour garçonnets, 2 à 7 ans, nouveaux |' modèles.En duck rayé bleu et blanc, tout blanc, guin- fïfij}*'*' gan, rayé et fantaisie.Prix très spécial.^ K Pas de commandes par poste ou téléphone.Londres, 15.— Plusieurs des journaux du matin s’abstiennent de _ _ faire des commentaires sur les pro-1 nous allons travailler dans ce sens, positions de paix du Pape, tandis que l’on devrait faire plus grand que ceux qui les commentent attri- état de cet esprit d’émulation en-buent l’origine de ces propositions tre les différentes villes canadien-à l’Autriche, ou bien les rejet ! nés, comme cela se pratique clans LES AMÉRICAINS EN ANGLETERRE tent absolument ou bien expriment la pensée que le texte une fois reçu leur démontrera bien par lui-même qu’il est inacceptable.Le “Daily News”, qui, bien que ferme partisan des Alliés, montre une fiste bien prononcée, dit que quelles que soient les raisons qui jusqu’ici ont empêché le Pape de prendre les devants comme un champion officiel de la paix, le long délai a matériellement privé le Vatican des avantages qu’il possédait primitivement en faveur d’une intervention désintéressée.‘Ce n’est pas notre intention de prononcer un jugement sur une attitude qui s’est épuisée en des soupirs impuissants sur les iniquités LES TROUPES YANKEES SONT commises en Belgique et qui s’est PASSEES EN REVUE PAR LE imaginée éteindre la conflagration i mondiale par une succession de ti-jinides intrigues.Le fait est — qu’il soit raisonnable de blâmer Benoît 1XV et ses conseillers à ce sujet, c’est une autre question, —- que des considérations d’intérêt temporel et seem taire ayant été longuement exposées entre ses mains, il est impossible d’accepter l’intervention du Pape, l’Ouest: intensifier cet esprit de clocher, quand il s’agit de promouvoir les intérêts industriels et commerciaux d’un centre d’affaires, voilà la clef du succès.Tant qu’on intentions des! jugera plus à propos daller de ni a n -tendance paci-i (1er à l’etranger ce qu on peut aussi bien acheter chez soi, il n’y aura pas de progrès possible.” A la réunion de ce matin, les congressistes se sont surtout occupés d’étudier les différentes résolutions qui ont trait à la nouvelle orientation que l’Association entend donner au commerce du detail dans toutes les provinces.ROI GEORGE.Londres, 15.— Les troupes américaines ont paradé à travers ^ les rues de Londres aujourd’hui.Elles ont été passées en revue par le roi George à Buckingham Palace.D’énormes foules étaient échelonnées le ^ i YtllliV/ll long des rues pavoisées aux couleurs comme elle l’est par le désir anglaises et américaines.L enthOi| (jU; anime tous les bons et sincères siasme était general.Les troupes hommes religieux de mettre fin à étaient escortées des fanfares de la une horreur qui dévaste l’Europe.Garde.En passant au Whitehall, les hes propositions du Pape doivent soldats américains turent salues, des ^tre examinées sur leur mérite aus-fenetres, par le premier ministre sj sévèrement que si elles étaient Lloyd George, le secretaire des Af- formulées par le chancelier Michae-f a ires étrangères Balfour, le chance- i;« nu nnr in nrésIHent Wiisrm mi ingérés paiiour, ie cnance- jjS) ou par ]e président ._________ „„ lier Bonar Law, le secrétaire de la George.” guerre Derby, Winston Spencer.gp “Daily Mail” ne donne aucun Ghurciii11’ ministre des munitions, commentaire, mais il dit dans ses M.Barnes, membres du Conseil de, cojonnes je nouvelles que les proguerre, 1 amiral .lellicoe et d autres positions de paix sont impossibles hauts fonctionnaires, ainsi que parle{ fple tout le projet est d’invention des officiers frtinçuis et j {msiro-cilleTYiîindc.Les journaux du soir disent quej ijP “Times”, tout en réservant son pour trouver un parallèle au spectu- ji|gernent jusqu’à l’arrivée du texte, de qui s est déroulé aujourd hui au- dit qUP ies propositions telles que tour de 1 rafalgar Square il fau-1 résumées par le télégraphe sont ab-di ang cain., , .- — télégraphe - rait remonter a-u retour des troupes, so]ument inadmissibles aux Alliés.rgjarses de la guerre du Sud afn- “Toute la teneur du document, dit- il, porte 'l’empreinte de l’inspection L’EX-CZAR NICOLAS allemandn du président Wilson, le dé-, parlement des vivres a annoncé au- dê pendant plusieurs jours la cote!tiens de défense de ïennenii, sur la 70, que les Allemands regardaient i crête.Il est indubitable que les Al- comme imprenable.L’attaque- d'infanterie s’est déclenchée à 4 heures 25, ce matin.La prise de cette hauteur est comparable en importance aux plus grandes opérations militairs de cette année, (’.'était la dernière position dominante de ce secteur (lui fut entre les mains de l’ennemi, et de là on peut vaste étendue de lemands se sont préparés le plus complètement possible à l’attaque, et la savaient imminente.Le bombardement des chemins des communications des Anglais, depuis quelques jours, a indiqué que l’ennemi savait qu’il lui faudrait défendre sa peau, tôt ou tard.C’est donc le meilleur combattant qui l’a emporté.Il commander une'n’était que 4 heures 25 quand le tir terrain.La cote! de barrage cessé devant les Iran 70 est à Lens et au saillant dejehées canadiennes et que les trou Loos, ce que Messines est à Ypres.I pes ont enjambé le parapet, pour la A certains égards, ( lie constitue i charge.vos.bien qu’elle ne constitue pas un échec comme on l’a représenté n a pas donné les résultats stratégiques qu’on avait le droit d’en attendre.L'offensive des Russes qui a bien débuté a été arrêtée par leur faiblesse.Les troupes-anglo-françaises ont fait des avances dans les' Flandres, mais on ne peut espérer des résultats immédiats d’un tel succès tactique.Quelques-uns de nos camarades et aussi une partie du public ont des appréhensions.Quelques-uns se demandent s’il est possible d’anticiper une victoire militaire et s’il n’est pas possible d’obtenir une justei paix plus rapidement par d’autres moyens.” Abordant 4a question de la conference de Stockholm, M.Thomas a convenu de la difficulté qu'il y a pour les socialistes français de rencontrer les socialistes allemands et de discuter en sûreté les conditions de paix, tandis que les soldats fran ça is et allemands s’entretuent au front.Il s'est étendu longuement sur l’opposition très répandue qu’il a constatée en Russie, lors de son récent voyage, contre les visées impérialistes.même parmi de simples soldats.Vu ces sentiments, il est désirable que les Français aillent à Américains.GAINS TEUTONS EN MOLDAVIE Pétrograd, 15.— Le rapport officiel mande que les Teutons ont occupé une hauteur à l’ouest de la ville roumaine de Cona, dans le sud-ouest de la Moldavie.jp ©éCés Les per nommés officiers de l’exécutif: Herbert Hoover et Julius Barnes, présidents; M.McGarrah, New-York, trésorier; M.Edward Chambers, directeur du transport, et M.Shorthill, de York, Nebraska, secrétaire.Les minotiers ont nommé un comité pour coopérer avec le département des vivres.ÉCHAUFFOURÉE EN FINLANDE Helsingfors, 15.— Des inconnus ont fait feu sur les troupes russes.H e.n est résulté une fusillade au cours de laquelle plusieurs Finlandais ont été tués et blesses.DYNAM1TARDS A SAINTE-SCHOLASTIQUE On nous informe qu’hier soir, un attentat “à la dynamite" a causé tout un émoi dans le village de Ste-Scholastique, comté des Deux-Montagnes.Une charge du dangereux explosif aurait été placée à quelque distance de la maison de M.Gédéon Bigras, bien connu, dit-on, dans la région, pour ses opinions conscrip- i tionnistes.L'explosion s’est produite à 11 heures 15, hier soir.Elle a été plus bruyante que destructive! Tous les carreaux de la maison de' M.Bigras ont voté en éclats mais personne n’a été blessé.Les autorités municipales ne savent sur- qui faire peser les soupçons.____ ______ BARBEAU — A Montréal, !r 15 août 1917, A l’Age de (Ml mis 1 mois, est décédée Phllomène Bobergc, épouse de Tancréde Barbeau.Les funérailles auront Heu vendredi, le 17 c-onrant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son époux, No 793 rue Saint-Hubert, h 7 heures 45, pour se rendre à l’église Saint-Jacques, où la service sera célébré et de là au cimetière de la Céte des Neiges, Beu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation.BECES A MONTREAL BEAUDOIN.Louis, 3(1 ans, débardeur, rue Sainte-Catherine, 2149 est.PALPE.Arthur, 11 ans.enfant de Joseph Ménard, mécanicien, rue Pullum, 519.DESJARDINS, Arthur, 29 ans, Ave.Laval, 599.FRENETTE, Roland, 5 mois, enfant d’A- Panet, 044.Stockholm pour exprimer les senti-' d*iard 'o’T’7«r'«n, ve,,ve hc ments ii.nti-inrperialistes de la lr
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