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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 18 septembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-09-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME vni—No 219 MONTRÉAL, MARDI 18 SEPTEMBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.S3 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE 3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! LES DÉWSEliSS OE L’EMPIRE Si notre pays même n’était leur champ d’opération, si mous pouvions suivre le spectacle en curieux désintéressés, il serait amusant de constater avec l"> administre un coup de Nouveau Windsor, parce que.dit-il, ! Piec* monumental.Ce m * Brunswick est un nom d’origine ; Çore la que peccadilles toutefim et teutonne et que le roi d’Angleterre Ues choses lieviennent p -• vient de renoncer à son titre de dur ses’ 81 seneuses cjue ,|J.! j de Brunswick.Après Berlin devenu parlementaire d t r- ' •, Kitchener, une province perdrait | donner des details.Ces détails, ils son nom.Cela n’aurait pas de fin ont été donnés avec indignation à la Chambre par M.H.B.Morphy.A.rgentine et critiquant vivement ia .situation militaire est aujourd’hui l’Allemagne.L’assemblée a exprimé considérablement glus brillante, "[a ferme et inébranlable détermdna- qu elle ne Detait; que les lignes mos-|tion du peuple suédois en entier de co vîtes n ont pas etc ouvertes a 1 en-i garder la neutralité Ja plus correc-nemi, durant la recente révolte, et te”, et le regret que le bon renom du que dans le .secteur de Ruga, las Mos- pays ait été compromis.La résolues vîtes marchent de nouveau versition a ajouté qu’il est impossible de Riga.Depuis cinq jours, ces der-js’en tenir au vieux système ou de niers ont tait une avance de 7 mil-js’exposer aux conséquences de lu les sur un front plutôt étendu, re- diplomatie secrète qui a été cause.foulant F ennemi et le forçant à opérer Ile retrait de ses troupes, ailleurs.L’ambassade, est informée que la AVOCAT Main 7713.17 St-Jacques.VICTOR PÀGER AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, ru© Craig Main 4040 Saint-Louis 2168 P.St-Gcrmai*.LL.L.C.R.L.Guérin, LL.L, B.Pan«t-Raymond* LL.L.Adresse télégraphique “Reaudin” St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Trust & Loan, 30 rue Saint-Jacques Téléphoné Bel! Main 5154.Montréal, Can.PROFESSEUR Edmond La Me, B.S.COURS PRIVES, LE JOUR ET LE SOIR français, anglais, diction, éléments latins et grecs, mathématiques, et autres sciences.Préparation au cours classique et aux brevets APPARTEMENTS SALABERRY 308 Sherbrooke-Est Tel.: Bureau, Est 1162.Rés., Est 359.dans une si large mesure, de la catastrophe mondiale.La seule soin lion, c’est de démocratiser le gouvernement et de confier la direction Russie remplit maintenant une par- ; ^®s affaires au peuple.La résolution lie'très importante de sa tâche com- s,c terminait par un appel en faveur me pays de l’Entente, obligeant les «es candidats socialistes et par les Allemands à concentrer plus de sol- ’ Kn »va*rt ««vm- »«»•» dials qu® jamais sur le front orientai, à l’avantage de la France, de ’Angleterre, de la Belgique et de Italie.Le général Alexieff a commencé à obtenir d’importants résultats dans la réorganisation de l’armée.On a confié les commandements supérieurs à de nouveaux généraux, par suite du manque de confiance des soldats dans certains vieux officiers suspects d’avoir des mots: “En avant pour la paix et contre la réaction militariste”.Le comité chargé de d'organisation de Ja conférence socialiste declare que le projet n’est pas abandonné et que la date de la conférence sera fixée dès que les difficultés relatives aux passeports seront réglées.Le comité a résolu de publier un rapport général.Il déclare que la conférence de Stockholm doit inaugurer une ère nouvelle dans la lutte du J* SÿSï&HSSk.'d’une’inlerna’ dais ont refuse d obéir aux ordres tionale capable d’une action eommu-le leurs vieux commandants, et l’on jne.H dit que ’la classe ouvrière veut toit que de jeunes officiers pour- gUe cette guerre soit la dernière, ont mieux rétablir I autorité et la j veut la démocratisation des nations, discipline.I et un monde désarmé et pacifique Tandis que les autorités chan- sur mer et sur terre.M.Branting a talent lies louanges de Kerenskv à critiqué le ministère des affaires cause de rétablissement de lia répu- étrangères de Suède parce qu’il blique, à Pétrograd, on a reçu à j tenté de se défendre et de se discul-Washington l’information Ja plus!P®,r dans l’affaire Luxburg en pu-décourageante ¦qu’on ait reçue de- biiant des documents diplomatiques puis ’l’intervention des Etats-Unis.!,des plus faibles et qui ne peuvent sa-Suivant un rapport officiel, il n’est tisfaire la nation, il condamne le papas improbable que la Russie signe reillèle établi entre les dépêches une paix .séparée avec T Allemagne, transmisesau nom de l'Allemagne et et vende à celle-ci tout le materiel ®®d®s qui ont été transmises au nom de guerre ainsi que des denrées et.t'es Etats-Unis, de la matière première.1 BERLIN DESAPPROUVE LA CON Bien que vainqueur du général DUITL DE LUXBURG Résidence : 180 Jeanne-Mance.—TéL Est 5973 GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2682 Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT -Bureau 58.67, rue Saint-Jacques Tél.Main 213.- DOCTEURS Buénos-Ayres, 18.— M.Molina, Korailoff, le gouvernement provisoire se trouve engagé dans une lutte encore plus grande dont l’issue ministre argentin à Berlin, a télégra aura des conséquences vitales non 1 Phié hier au ministère des affaires seulement pour la Russie, mais a us- j étrangères de l’Argentine que le gou-si pour les Etats-Unis et Tes Alliés, vernement allemand a exprimé des Les maximalistes ont triomphé des re8r®-ts au sujet de la conduite tenue démocrates constitutionnels dt de P?r 1® comte von Luxburg.ministre l’élément conservateur du conseil allemand en Argentine.Le baron des délégués des ouvriers et des sol- vo.n.Busscbe-Hadden'hausen, sous-dots, à plusieurs reprises, depuis ministre des affaires étrangères à quelques jours, et menacent mainte- a informé M.Molina ,en Pub- liant de dominer le gouvernement s®nc® (1® von Kuehlmann, que 4 Alle-en entier.Ces radicaux triomphants n,agne désapprouve absolument les sont pacifistes ou pro-a'Uemands et ¦ expressions dont le comte Luxburg préconisent depuis longtemps la si- ?.'esi serv,1 dans ses dépêches.M.Mo-gnature d'une paix séparée avec Ina a e*e Prl® d® dire a son gouver-l’AMemagne.nement que le gouvernement alle- ¦ .wr , .• .|mand veut que le comte Luxburg re- ' _ £ e '* Kaledines a demis-.tourne dans sa patrie, pour expli Monne comme hetman des cosaques qUer lui-même tout d’incident.On a du Dom.Le gouvernement provi-, demandé à M.Molina un sauf-con-soire avait ordonne son arrestation, duit pour le comte Luxburg.et avait transmis des instructions à j .Après avoir lu le câblogramme de cet effet au grand conseil des çosa- son représentant, M.Pueyrredon, qtie's du Don siégeant à Novo ^ chers- ! ministre des relations étrangères, a , a,sk.Le conseil a répondu qu'il j annoncé qu’il refuse d’accepter l’as Im était impossible d’obéir parce j suranné donnée oar le comte Bi.**- .• ., , .parce | suranné donnée par le comte Buss que J® general devait assister aux j che-Haddenihausen comme une solution satisfaisante de l’incident, parce que c’est seulement la declaration verbale d'un sous-secrétaire d’Etat.-A POELES-FOURNAISES!-MEUBLES H.SABOURIN, 2543 Saint-Hubert, près Beaubien, tél.Std.ouis 3143, fournisseur d’ameublements; échange poêles et meubles.Spècial: Voyez la “fournaise à fourneaux”.Achetez maintenant, avant l’augmentation.BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides 75c; séché, $1.00; linge uni repassé, $1.40 la boite.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.Saint-Louis 6302.AUTOMOBILES FIX - O BOUCHE-TROU Composition filirouso bouchant instnntn-w'inml 1rs “tr ais” (1rs chambres 5 ale.V-cdommaffr nucniirmrnt le raoutchom*.F.spf'ricncr faite par M.Milton Hcrsoy.Clr culalre» sur (irmomie.ARTHUR LEONARD 2179 CJ.rk.Tél.St-Louis SU., NOUVEAU CORRESPONDANT AU ER0NT Ottawa, 18.— M.Walter A.Willi-son a été mommé représentant de la Canadian Presis auprès des troupes canadiennes en France, à 'la place ’e M.A.Stewart Lyon, du “Toronto Robe", qui revient au pays après six mois de séjour avec l’armée.Le nouveau titulaire a déià séjourné deux ans et demi à Londres, représentant le “Toronto News”; il a, plusieurs fois, visite les armées en campagne et il connaît très bien la zone de guerre.Il y a quelque temps.M.Willinson revenait au Canada et lors de l’inauguration du département du contrôleur des vivres, il avait été nommé agent de publicité.Voulez-vous as von ce qu« voua êtes?Jean Deshayes, le raphologue.vous le dira, s] vous lui écrivez aux termes que reproduit le counon du NATIONALISTE.chaone semnTna.METAUX, CHIFFONS, ETC.PLUS HAUTS PRIX PAYES Pour machineries usagées, vieux métaux quelconques, papiers, chiffons, etc.Avis aux grandos institutions.Achetons et vendons dans tout le Canada.Gros et détail.Téléphoner Victoria 589, ou écrivez THE FEDERAL METAL CO.OP CANADA 663, Centre.Montréal PIANOS, GRAMOPHONES J.O.LAUZON, 610 Mont-Royal est, Saint-Louis, 5390.Marchand de pia-r nos, pianolas, Columbia Grafonola-Disques, machines à 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Poincaré.M.Blumen.thal fut dépu-A et «pris cette date, et jusqu’à non- té au Reichstag ladlemand, repirésen-vel ordre le vapeur de l’Etat, le:tant une circonscription d’Alsace ; Ghamplain , fera un voyage, aller il est venu récemment dans ce pays et retour, par jour, le dimanche ex-1sur Les instances du gouvernement cepté, et fera raccordement avec l’est français afin d’exposer la situation par 1 Express Maritime quittant de l’Alsace au président Wilson.Montreal a 9.25 a.m,,«t avec l’ouest .Voici 5e message de M.Poincaré: par i Express Maritime d’Halifax,) “Le.gouvernement de la républi-ar.nv.mt a Montréal à 7.20 p.m.Ique est fermement résolu d’obtenir (réc.J pour F Alsace-Lorraine son retour à MONTREAL.I Pour enseignes, téléphoner Vie.375 à A.-E.MACE 373 Mullnrkey, Verdun, peintre d’autos et de voiturer.travaux de peinture de tous les genres SliWENTÏON TAILLEURS Tél.Bell Main 2681.Arthur CHARBONNEAU & CIE Marchands-Tailleurs 8, Boulevard Saint-Laurent MONTREAL ous si» y s ____________ L’INVENT il 1j R qui sera envoyé gratia.MARION & MARION 364 rue Université.Montréal, PROTEGEES ENT3US PAYS PIGEON.PIGEON DAVIS Pow«r Qldq.or*tr«i*L COURTIERS EN IMMEUBLES C,I:-, fourtiers en immeubles rvüm ü885J’ ex.Prer,!s.cn Propriétés, édifice Crédit boucler, 35 Saint-Jacques, prêts 1ère et 2ème hypothèque.Collection, achats des creances.__?5>nTrRF:' ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Dorure, Argenture, Nickelage, Réparations d argenterie.Ornement, d’égliae Bronzes, Cuirrerie.A.GIROUX, gérant 207 SAINT-JACQUES.—MAIN 1387 HOTEL HOTEL STRQCH .QUEBEC Zepbinn B E AUMONT Gcrjil PLAN AMERICAIN PRIX$ 3?°&3S0 g/fiVg LE ce/vTfte oes AreAmes VICTORIA HOTEL Québec, H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.I nx spécial pour les voyageurs de commerce, $2.50 par jour.la puitrie française , C'e-Sit une icsti- arrêtas; tous les autres Allemands ant nonr 'hui rta limD,,,.i luiion Pleinement giflée par les résidant dans les ports* dJ Costa- du rPo°^?r deïsutatfo^l/nrlse'n! souffrances endurées pendant 4G Rica”’s'eront"'internés “et 1e prési- i tTconstttutioif grecque iis^bten'vl' rices héroïques i dent a convoqué une session sné-1 oup grecque est bien \.i-.ans et par les sacrif de ses fils qui sont morts glorieusement pour la cause de la liberté.” Ce câblogramme de M.Poincaré convoque une session spéciale du Congrès qui décidera de l’affaire.Le général Tinoco, président de fut envoyé en «réponse à une proies-j Costa-Rica, occupe cette position lotion des Alsaciens d’Hoboken, ! depuis janvier 1917, alors que le £ue.' La légation grecque à Washington a reçu la nouvelle que le parlement grec ou “binio” — j.NJ-, contre la proposition des Allemands à l’effet d’ériger 1’Alsace-Lorraine en duché indépendant -.COSTA-RICA AUTRE ENNEMI POUR L’ALLEMAGNE LE COSTA-RICA A PRESQUE ROMPU LES RELATIONS DIPLOMATIQUES.que .gouvernement Gonzales fut défait San-Jose, Costa-Rica.18.— Les dernières mesures prises par le gouvernement semblent indiquer que les relations diplomatiques entre Costa-Rica ct l’Allemagne sont très tendues, presque rompues.Le général Tinoco, le président, a découvert que des Allemands du pays, s’alliait aux partisans de l’ancien président Gonzales, ont monté une conspiration contre le gouvernement.Trois Allemands de marque, KumpeJ, Altsehul et Orlick ont été ,.buta” d’Athènes de-vra decider par une majorité des dieux-tiers du parlement sur la Ce dernier en appela au ‘gomlrnc-1 wnLTtative^aïsujerde cfïrofel6* ment américain, mais celui-ci ne i Le parlement nte n.,cn^ü.r0 .• fit rien.Au cours d’une élection «à ce pronoTmate vnHa"?î°rc Vok' qu eut lieu en avril, Tinoco fut élu bablemeni en faveur dïiï™ ]-r°' président.Le gouvernement amé- tion d’une us.scmblte ™^„ •1 '"i ' ricain, cependant, refusa de rocon- deux fois composée de naître le gouvernement du général actuels Cette démacl d®Itedés Tinoco.Plusieurs fois depuis cette xelos sera done „^ Æ’Ade Ven1' époque, il fut question d’une allian-! pour la libéraGon mC pa! f *?.¦»«*•»» * «fcn»*.SSf S ffiSSCÆ'Sffl'lîSSïi les Allemands pour faire déposer Tinoco.GRECE RÉVISION DE LA CONSTITUTION ON VEUT LIMITER CERTAINS POUVOIRS DU ROI QUI JUSQU’ICI SONT MAL FIXES.Washington, 18.— La constitution de la Grèce sera revisée d’après un programme tracé par le premier ministre Venizelos, et ay- phis démocratiques.Le premier ministre de la Grèce a annoncé la semaine dernière que le désir de la Grèce de ce temps-ci était de faire converger ses forces vers la guerre, afin de.pouvoir aider le plus possible auxA troupes du front macédonien.Plusieurs divisions grecques combal-* z i 0,n s°to sous les ordres du general Sarrail, commandant en chef îles troupes internationales aux Balkans.T.es nouveTtas municipales dugi NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituelle-ment tournees.t M V OL.VIII.—No 219 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 18 SEPTEMBRE 191# ri.-3* En lisant les journaux Revue de la presse A LA COMMISSION SCOLAIRE _DE QUÉBEC Un bedeau de çillage commente, dans la Vérité du 15 septembre, un Incident qui s’est récemment passé ï la commission scolaire catholique de Québec : Le R.P.Woods a affirmé (voirie Chronicle du 15 août) que les Irlandais contribuaient au fonds scolaire pour une somme de SI2,000.00, dou/.e mille piastres et ne recevaient eu échange que le modique denier de $1,500.00, quinze cents piastres.Si cette affirmation était vraie, le ït.P.Woods aurait mille fois raison le menacer de s’insurger contre la •ommission scolaire, de faire bande t part, d’ameuter ses paroissiens.Mais c’est une affirmation fausse, absolument fausse et il est regrettable qu'elle ait été lancée dans le public.Maintenant que le mal est fait, devons-nous garder le silence?Je ne crois pas et je dirai pourquoi en terminant cet article pénible.Il est absolument faux que les Irlandais ne reçoivent que $1.500.00 il est absolument faux qu’on les frustre de plus de $10,000.00.D’abord, combien les Irlandais paient-ils de taxes scolaires ?Le R.P.Woods peut-il établir chiffres en main que les Irlandais paient $12,-000.00 ?Je me suis laissé dire qu’un certain nombre des Irlandais ne payaient pas leurs taxes scolaires : les documents sont à l’Hôtel de ville.Je me suis laissé dire encore que si les Irlandais faisaient bande à part, le montant de leurs taxes serait insuffisant pour rencontrer les dépenses courantes.Serait-il vrai qu’en-eore une fois les Canadiens français paieraient en beaux deniers comptants, le plaisir de se faire injurier?ÿoiià des points à éclaircir et je ne dis pas que je ne le ferai pas.Ce point réglé, venons au détail.Les Irlandais reçoivent de la commission scolaire $1,500,00 c’est vrai, ;ls ne reçoivent rien de plus, c’est taux.La commission scolaire loue l’école Saint-Patrice $1,500.00 par année.Ce loyer équivaut à 5 pour cent de l’évaluation de l’immeuble, soit $30,000.00.Cette évaluation donnée par les pères de Saint-Patrice a été acceptée par la commission scolaire ; c’est son affaire, mais je ne donnerais ni $25,000.00 ni même $20.000.00.Maintenant que nous sommes en partie d’accord avec le R.P.Woods, savoir que $1.500,00 sont attribués aux Irlandais, voyons comment nous différons quant au reste.Dans quelle proportion sont les élèves canadiens français et les élèves irlandais ?Mettons un dixième pour ces derniers.Ils me suffit pour aujourd’hui de montrer que l’affirmation du R.P.Woods est incomplète.Il y a des classes réservées aux Irlandais à SainLPa-triee, Sainte-Marie, Mallet et Notre-Dame du Chemin.Peu importe le nombre pour ma démonstration ; le chiffre en peut varier que du plus au moins.Il y a à rencontrer les intérêts du capital engagé : première somme à ajouter aux $1,500.00 du R.P.Woods.11 y a les debentures qu’il faut payer à leur échéance : deuxième somme à ajouter aux $1,500.00 du R.P.Woods.Il y a le charbon et la lumière : deux autres sommes à ajouter aux $1,500.00 du R.P.Woods.11 y a les professeurs, il y a les réparations, il y a sans doute d’autres menues dépenses : autant d’argent à ajouter aux $1,500.00 du R.P.Woods.Voilà au moins une somme qui a rapporté des petits ! Pourquoi j’ai répondu ?J’imagine le dialogue suivant.La scène se passe à Rome.Pat.“C’est comme je vous dis, Eminence.Les Irlandais à.Québec versent $12,000.00 dans la caisse scolaire de la ville de Québec ; ils ne reçoivent que $1,500.00 en échange.’’ Le cardinal.“Pas possible.” Pat.' “C’est dans les journaux : c’est le R.P.Woods qui l’a affirmé et personne n’a osé nier l’allégation.Les Canadiens français se plaignant d’être persécutés et ce sont eux qui nous persécutent”.Le Cardinal.“.”! Toutes les vagues de jaunisme ne nous empêcheront jamais d’avancer dans ces régions ; si la difficulté d’organisation civile et surtout religieuse ne nous vient pas d’ailleurs, nous nous moquerons des jaunes et de leurs semblables pour le bien de la patrie canadienne et les intérêts bien entendus de notre mère, la Sainte Église.LA COLONISATION AU MANITOBA La Liberté de Winnipeg mène une vigoureuse campagne en faveur de la colonisation au Manitoba.Elle l’a inaugurée par l’article suivant : Le Petit Canadien, organe officiel de la Saint-Jean-Baptiste de Montréal, contient les lignes suivantes à l’adresse du Comité de Colonisation de la Saint-Jean-Baptiste : “Après l’Abitibi et le Témisca-“mingue québécois, nous verrons “la campagne manitpbaine, puis “nous filerons vers le Témiscouata, “la Métapédia et Restigouche jus-“qu’à Moncton.” “Nom verrons la campagne ma-nitobaine.” Voilà des mots qui nous arrivent comme un parfum de chez nous.On met la campagne manitobaine dans l’énumération des champs d’activité qui s’ouvre devant les énergiques initiatives de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Un peu loin du centre, messieurs, sans doute, mais combien de solides avantages en retour.D’ailleurs, puisque l’Abitibi et le Témiscouata sont les premiers champs qui vont occuper les nôtres en quête d’une nouvelle province de Québec à former nous leur disons : prenez une carte du Transcontinental canadien et vous verrez que le territoire de l’Abitibi et du Témiscamingue s’en vient toucher le diocèse de Saint-Boniface à peu près vers Graham, où se trouve déjà un vaillant petit prêtre qui s’occupe à développer cette partie du pays sous la direction de Mgr de Saint-Bonifaee.Faites, messieurs, venez nous voir et vous redirez sans doute ce que nous disait un bon religieux qui vient de nous quitter après un séjour de trois semaines au milieu de nous : “Je n’aurais jamais cru que vous “fussiez si bien organisés et que vos “groupes fussent aussi compacts.“On se dirait dans la province de “Québec quand on visite le sud du “Manitoba”.Eh ! oui ; puis, vous savez, nous ne sommes pas prêts à nous coucher pour laisser entonner le Libéra sur les destinées de la race française, pas plus au Manitoba que dans l’Ouest canadien.Venez nous voir en ce mois de septembre pour avoir une véritable idée des belles moissons et des gras troupeaux de bétail, assurance du présent et promesse d’avenir.Colonisez l’Abitibi et le Témiscamingue, nous en sommes ; ce sont les arrière-postes de Québec et les avant-postes du Manitoba.Et si parfois vos colons hésitent devant les grands bois, poussez un peu plus loin dans l’Ouest, et vous frapperez les plaines du Manitoba.Votre programme est le nôtre, donnons-nous la main en étendant le bras à travers le Nord de l’Ontario qui déjà se remplit comme par enchantement.UNE FONDATION DE Mgr LEBLANC Extrait 'd’un récit de voyage en Acadie publié au Progrès du Golfe, sous la signature Julius (l’auteur parle de Saint-Jean, N.B.) : Nous atteignons néanmoins le palais épiscopal, et la lumière se fait en quelque sorte, quand apparaît Mgr LeBlanc, l’évêque catholique acadien du diocese.C’est un personnage considérable qu’un évêque.Celui-ci ne dépasse pas la cinquantaine.Il est grand, sec.noble d’apparence, solide d’épaules, avec une figure à lunettes, à la Benoît XV.Sa Grandeur daigne nous recevoir.En quelques phrases, Elle nous borne sa ville et nous présente les seize mille catholiques qui y vivent.C’est un évêque qui parle.“Droit au but” : telle semble la devise du chef spirituel de St.John et du premier citoyen de l’Acadie.L'Amérique a gravé sa forte, empreinte sur ce prélat de vieillie souche française.Il est de son temps et de son pays.Sa parole est brève, correcte, avec la caractéristique modulation acadienne et le très petit 'accent anglais, qui donne de la.•saveur à la langue de ces Franco-Canadiens.Pour nous faire toucher du doigt les oeuvres catholique.s, tout en nous les énumérant, il ne craint pas de prendre sa canne, de descendre avec nous dans la rue, die nous conduire lui-même aux endroits qui peuvent nous intéresser.Les trois-quarts des habitants saluent, .au passage du Roman Catholic Rishoji.Cela prouve l’estime dans laquelle on le tient.Les catholiques saluent le père; les protestants, (le bon citoyen et l’homme entreprenant qui a fondé le Y.-M.-C.-I.Sa Grandeur nous explique sa fondation.1! y avait à Saint-Jean, comme dans toutes les villes protas-tantes au demeurant, un édifice de l’Association Chrétienne des jeunes gens — Y.-M.-C.-A.— que fréquentent un très grand nombre de catholiques.Le pasteur des âmes ne pouvait voir sans regret une partie de son troupeau fréquenter cette atmosphère hérétique.Mais que faire?— Fonder une oeuvre analogue, qui fût catholique.Qui fut dit fut fait.Le premier Institut catholique des jeunes gens — Y.-M.-C.-I.—, le premier de l’espèce dans les pays anglo-saxons, — fut résolu.Il fallait à l’évêque de l'argent, beaucoup d’argent, pour faire beau et bon, plus beau et meilleur que rétablissement protestant, afin, d’en arracher les catholiques qui le fréquentaient.L’Evêque trouva de l’argent, beaucoup d’argent .La maison fut organisée, confiée à des syndics responsables, et tout marche aujourd’hui à la grande satisfaction de l’évêque et de ses ouiai'Mes.Nous admirons l'oeuvre et le fondateur.qui nous en explique le fonctionnement, cependant que notre visite se continue jusqu’aux chutes réversibles, qui sont une des gloires de la cité.Le brouillard, l’éternel brouillard ne permet pas que nous voyions cette merveille des “yeux du corps” ; mais nous n’.en avons cure.Des (lu-mderes suffisantes mous sont venues par une autre voie, celle d’une parole d’évêque.Ceci nous console de cela.A LA CHAMBRE DE COMMERCE Le conseil de la Chambre de commerce du district de Montréal reprendra ses séances hebdomadaires, le mercredi après-midi 19 septembre à 4 heures 30.Les conseillers de la Chambre de commerce sont convoqués et tous les membres seront les bienvenus.AU SÉNAT LA LOI DES ÉLECTIONS DE GUERRE ELLE Y SC BIT .S.4 DEUXIEME LECTURE.— M.CHOQUETTE, BEIQUE ET D'AUTRES LA DECLARENT ARBITRAIRE.— LE GOUVERNEMENT REFUSE L’AMENDEMENT BOSTOCK.Sénat, 17 septembre 1917.(Compte rendu officiel) > Le sénateur Bostock, chef de l’opposition, reprend le débat sur la deuxième lecture du bill des élections en temps de guerre.11 déclare que la mesure est injuste ; qu’elle est simplement destinée à gagner les prochaines élections; et qu’elle ferait du tort au Canada à l’avenir.11 dit que les deux partis politiques au Canada désirent également gagner la guerre, mais qu’ils diffèrent quant au mode.Il prétend qu’il n’est pas juste d’accorder le droit de suffrage à quelques femmes du Canada, tandis que quelques-unes des dames les plus patriotes du pays, et des femmes très actives et très utiles pour les ouvrages de guerre, se voient refuser ce droit de voler.Il offre un amendement déclarant qu’il n’est pas désirable de priver du droit de suffrage un grand nombre de citoyens du Canada, comme le propose le bill; et qu’il n’est pas dt l’intérêt public de n’accorder le droit de voter qu’à un nombre limité de femmes canadiennes.Le sénateur Choquette caractéri-, se le bill des élections en temps de guerre comme une machine de guerre destinée à obtenir des votes pour le gouvernement.11 dit qu’on impose l’autocratie sous le travestissement de la démocratie.Le drapeau sert à couvrir bien des mensonges.Ainsi, à Toronto, il a lu qu’un loyal citoyen avait pris le drapeau en 1917 et s’en était servi pour couvrir des agendas de 1913, afin de pouvoir les vendre.11 ne croit pas que le drapeau devrait servir à couvrir des actions malhonnêtes ou une législation malhonnête.L’Angleterre est entrée en guerre parce que l’Allemagne a traité de chiffon de papier la convention signée avec la Belgique.En privant de leur droit de suffrages les étrangers qui ont été induits à venir au Canada, le gouvernement canadien convertit en chiffon de papier un engagement solennel.La seule chose que les conservateurs au Sénat paraissent vouloir faire c’est de rester muets à l’accusation de mauvaise foi faite contre eux, tandis que tout ce que les libéraux peuvent faire est de protester et de se fier aux électeurs.Le sénateur Béique dit que la radiation du droit de suffrage des naturalisés compromet gravement la bonne foi du gouvernement.Ces gens ont été amenés au Canada sur la promesse qu’ils auraient la libre jouissance de lèurs droits de sujets britanniques et de citoyens canadiens.Le sénateur Boyer est d’opinion que d’après la loi, les énuméra-teurs verront à ce que les noms des électeurs conservateurs soient inscrits sur les listes et que ceux des électeurs libéraux soient laissés de côté, comme les reviseurs l’ont fait pour les listes de l’élection de 1890.Un Irlandais d’esprit lui a dit que les soeurs, les cousines et les tantes des soldats ont reçu le droit de voter; la seule catégorie que le gouvernement paraît avoir oubliée, c’est celle des bébés de guerre.L’amendement du sénateur Bostock est rejeté par un vote de 30 à 25, et le bill subit sa deuxième lecture, sur la même division, et est ensuite discuté en comité.Sir James Lougheed accepte du sénateur Power un amendement à l’article, qui fixe le terme durant lequel la loi des élections en temps de guerre devra rester en vigueur.Le bill décrétait que le bill serait effectif “durant la présente guerre et jusqu’à complète démobilisation.” Sur motion du leader du gouvernement, le sénat adopte un amendement décrétant qu’aucune personne dont le fils ou le petit-fils est au front ne doit perdre son droit de voter à raison des exigences de la qualification immobilière dans une province quelconque.Le sénateur Boss offre un amendement qui, dit-il, mettra la Nouvelle - Ecosse et le Nouveau -Brunswick sur un pied d’égalité avec les autres provinces ; cet amendement permet d’en appeler aux tribunaux des listes à être préparées par les énumérateurs.Le sénateur Belcourt s’y oppose ainsi que le sénateur Dandurand.PEU IMPORTENT LES HAUTS PRIX DU COMBUSTIBLE Plus de cinquante mille propriétaires de poêles “LEGARE” vous diront que ces poêles sont les plus parfaits et ceux qui donnent le plus de satisfaction sur le marché.En vous servant des moyens offerts par les poêles “LEGARE” vous pouvez être assuré d’une économie de 20% sur le combustible, le système de clefs, unique en son genre, que nous vous présentons dans tous nos modèles, vous assure le contrôle absolu de votre feu, à tous les points de vue.ê * ?' 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Les ailes, dont la toile est fixée à de minces poutres de frêne mesurent bien sept mètres de long, et le corps est très compliqué.Michel, qui a vu des automobiles, a reconnu un moteur.Mais il y a bien d’autres choses, deux selles pour s’aseoir dessus, une sorte de gouvernail, des tubes, des poulies, une fourche avec deux roues.La fourche a été faussée dans le choc contre la terre.Deux personnages enfermés en des manteaux de fourrure, un masque sur la figure, se sont défaits de le'irs liens, sont descendus de leur nacelle et examinent l’appareil.L’un, penché, le palpe comme un médecin le bras d’un fiévreux, l’autre reste indifférent et, quand il retire son masque, il montre un visage de femme.—La charpente du train d’atterrissage est endommagée, dit l'un.—J’ai cru mourir, répond l’autre.—Comment la réparerons nous?—Je ne remonte plus 'là-dessus.—Il n’y a pas de charpentier ici.—Je voudrais un lit pour dormir.Chacun d’eux suit son idée’, et les enfants les entourent: —Sacrés mioches! dit le premier.Afin de les évitef, je me suis hâté d’atterrir.Y a-t-il dans le voisinage un charpentier, mes amis?Et la femme ajoute aussitôt: —Mes petits, y a-t-il une auberge?Philibert, poliment, les renseigne: —Nous ne sommes pas du pays et nous ne connaissons personne, Et les deux voix, successivement, lui répliquent: —Ah! nous voilà bien arrangés! —Je suis lasse et n’irai pas plus loin.Philibert le capitaine veut entraîner ses soldats: —Vous avez vu suffisamment.En route, en route, le soir vient.Symphorien, Saturnin, Pierrot restent ahuris devant la bête dont Michel, qui croit s’y connaître, touche avec crainte le gouvernail.Et quatre filles curieuses ont pris raci ne à côté d’eux.Saturnin jette à Ca therine un doux regard qui l’implo re, mais, cette fois, il ne la suit pas.Philibert en vain les appelle.Ils se détournent de lui, et le chef ne peut emmener qu’une armée réduite à trois unités, Annette, Catherine et le petit JeanJBaptiste.I' , , , I Robb, lorsque celui-ci occupait le Les arrivages de beurre se ; 79*4 Beth.Steel, 9-’V, Republt.Ir.78*;, 78 Bruokl K a.59 ôS^'Koc.Isl.or.Can.Pacif.1ML, Rubb.U.S.98*4 58'4 Cest.Leath 80 SÜ Shattuok Ar Colo.F.dH.43 «L South.Pac.9i’< 90X Cora Prod.2bV, 25 Sout.Rail.zo'/i 26!A Cruel.Steel 67 6vv; St.Paul b-yt 57?A Jfriepr.Nol 30V* 3UL« Third Are.JtUiepr.Noi .Union Pac.127 H ;27ya Erie Crdm.2oV; U.S.Ste.or.105 105^ Ur.Nor.Or.62 321/4 U.S.Steelp.no1/.; n >K isnp.Copp.¦c'y.UtahCoppe 41)!.49 V.iDt.Alan.or.Zti 2fik WegiiDghou 44>„ ll'A "o o a 25 à 55 1-4, 25 à 55 1-4» 20 à 55 1-2, 75 à Do 0-4 55 25 à 55 1-4, 25 à 55 1-4, 10 à 55 3-8, 57 5-8 10 à 55 1-2, 50 à 55 1-4, 25 à 55 1-4, 25 à 55 1-4, 50 k 55, 25 à 55, 25 à 55, 25 à 55, 50 à 55, 5 k 55, 5 à.55, 5 k 55, 10 à 55, 5 à 55, 25 a 54 3-4, 25 à 54 3-4, 50 k 55, 5 à 55, 1U0 à 56 1-4, 10 à 55, 25 k 55, 25 à 55, 25 à 55, 5 ù 55, 50 à 55, 30 à 55, 25 à 55, 25 à 55, 125 k 55, 15 à 55, 25 à 55 3-4, 100 à 50, 5 k 56, 25 k 50 3-4, 25 à 50 1-2, 25 à 50 3-8, 75 à 50 1-2, 15 à 56 1-2.40 à 56 1-2, 10 à 56 1-2.Emprunts de guerre— Dominion, 1931: $500 à 96, $5000 à 95 1-2, $200 à 95 1-2.Dominion, 1925: $2000 à 97.Dominion, 1937: $1000 a 95 1-8, *10000 95 1-8, 8100 à 95 1-8, $700 à 95 1-8, $200 à 95 1-8, S1000 à 95 1-8.Actions privilégiées- Canadian Car: 35 k 62, 5 k 62 3-4, 25 à 62, 15 à 02, 25 k 61 1-2, 85 à 02, 25 û 61 1-2, 50 à 01, 25 à 61 1-4, 10 à 62.Can) Steamship: 15 à 77 1-4, 5 à 77 1-4, 1 à 77, 25 k 77 1-2.Dom.Coal: 6 k 96.Goodwins L’td.: 5 à 45.Steel Co.of Can.: 5 k 87 1-2.Tooke Bros.: 5 à 76.Bons— Ctpi.Cotton: $500 à 80.Banques— Royal : 2 à 210 1-2, 6 à 210 1-2, 7 à 210 1-2 1 à 210 1-2.VALEURS HORS COTE Dom.Glass: 25 à 20 1-2.OPERATIONS D’HIER L’APRES-MIDI BOURSE DES MINES Cour» fourni» pur ta maison Bryant, Dunn and Co., ru» Saint-Françoia-Xavierr No 86, Montreal.De- Offre.mande.LE MANUEL DU SPECULATEUR contient le» renseignement» le» plu* intéressants sur le» valeur» spéculative».L’édition de septembre sera bientôt prête à être distribuée.Pour en recevoir nans frais un exemplaire, il suffit de s’adresser à M.PAUL de MARTIGNY ,,i bureau de Montréal de ta Malien BRYANT, DUNN&Co., Rue Ssint-Françoii-Xavier, Nés 84-81 TELEPHONE MAIN 4960 Adanac .Apex.Bailey.Beaver .Boston Creek .Chamb.Fer.Coningas .Crown Res.Dome Ext .Dome Mines .Foster.Gifford.Gold Reef.Gould .(ireat Nor.Hargraves .Hollingcr .Inspiration .Kcnabeck Cons.Kerr Lake .Kirk Lake .La Rose.Lorrain.McIntyre.McKinley Dar .Moncta.Newrny.Mpissing.Ophir.Pete I jike .Plcnarium.Pore Crown .Pore Gold .Port Imp.Pore Tisdale .Pore Vi pond .Pres E Dome .Schumacher .Silver Leaf .%.Teck Hughes .Temisk.Thomp-Krist .Trcthewey.Vac Oil and Gas .West Dome Con.Wettlaufer .20 20% 08% Oil 07 07% 40% II 40 44% io(4 380 400 27 28 15 10 950 4000 P 04% on;/ 04% 01% 02 % 07 07% 14 14% 520 545 05 29 35 505 575 51 55 50% 51 09 151 153 70% 71% 08 on 81 83 920 930 11% 12 11% 12 70 70 41 43 01% 02% 03 01% 02 20 28 04 04% 01 04 01% 02 40 41 33*4 33% 05% 06*4 12 15 00 12 Actions ordinaire»— Brazilian: 50 k 39 1-2.Can.Steamship: 125 k 41, 50 k 41, 50 à 40 3-4.Detroit : 50 à 107, 95 à 107.Ames Holden: 25 k 15 1-2.Canadian Car: 25 a 27 3-4.Carnage Factories: 5 k 20.• Con.Smelting: 25 k 26 1-2.Dom.Bridge: 25 k 145, 25 à 145 1-4, 5 n 145 1-2, 10 k 145 1-2, 5 k 145 1-2, 20 à 146, 5 k 146, 25 à 146, 50 k 140, 25 à 140, 25 k 140, Dom.Steel Corp.: 25 k 60, 25 à 60, 25 à 00 10 k 60 1-4.Maple Leaf Mill: 15 à 101.Ogilvie: 25 k 150, 15 k 150, 5 à 150.Steel Co.of Can.: 10 à 52 1-2, 5 k 52, 2.: k 52 3-4, 25 k 53 3-4, 10 k 52 3-4, 25 è 53, 25 à 53, 10 à 53, 15 à 53, 25 k 53, 50 à 53.Actions privilégiée»— (’•in.Car : 25 à 63, 10 à 03, 10 à 63.Obligation»— Scotia : $500 à 82.Banques- Montréal: 2 k 214, 1 k 214, 1 k 214.Mine*— Crown Reserve: t100 à 29.Emprunts de guerre— Dominion, 1931: 8500 k 96.Dominion.1937: *100 à 96 t-8, $100 k 95 1-4, 5-3100 k 95 1-4.WALL STREET New-York, 18.— A l’ouverture de la Bourse aujourd’hui plusieur des valeurs actives ont fluctué legè renient.Ua pression des baissiers était moins évidente qu’hier sur certaines valeurs qui avaient sub lourdement cette pression depuis quelque temps.Le mouvement gé nérat a été irrégulier.Le Bethle hem Steel a touipurs une tendance à la baisse.L’Unitçd States Steel s’est ouvert avec un gain d’une frac tion, mais il ne put conserver cet avantage.Les utilités publiques étaient lourdes.Les valeurs mari times, le St-Paui, le Mexican Pci i leiini étaient fortes.grès.Plusieurs résolutions auront gré.traits aux divers problèmes qui affectent la question ouvrière.L’une des plus importantes, jusqu’ici, est celle qui a été présentée par le Conseil des métiers et du travail de Transcona, Manitoba, au sujet de la conscription et qui préconise la grève générale.Elle promet de susciter un long et vif débat, et la décision finale représentera l’attitude du travail syndiqué du Canada, sur cette question.Voici le texte de cette résolution : “Attendu que ce conseil de cdn-cert avec d’autres conseils des métiers et du travail du Canada s’est déclaré absolument opposé à la conscription, sous quelque forme que ce soit, attendu que M.Borden et ses collègues ont complètement ignoré la vigoureuse opposition du travail syndiqué au sujet de la conscription, et n’ont jamais consulté les chefs du travail syndiqué, depuis le début de la guerre, dans le but d’obtenir l’avis et la coopération des ouvriers sur une question qui les affecte directement : Attendu que les ouvriers de cette région se sont vu refuser le droit de la liberté de parole, yu qu’à maintes reprises, ils ont tenté de tenir des assemblées pour discuter la question de la conscription, la plus mémorable occasion étant survenue le 1er juillet, sur la place du marché Winnipeg, que la police a laissé agir des membres des Vétérans de l’armée et de la marine et de l’Association des soldats 'de retour, ou a agi en coopération avec eux, et que ceux-ci ont violemment assailli les orateurs, et par ces méthodes d’é-meutiers ont dispersé l’assemblée, processionnant dans les rues de Winnipeg, des heures plus tard, brandissant des bâtons et d’autres armes, menaçant les chefs du travail syndiqué, défiant toute loi et l’ordre ; Attendu que le travail des ouvriers qui sont employés à la construction , à la production, à la réparation, à la fabrication, au transport ou à la livraison des navires, usines, édifices, munitions, canons, explosifs et matériel de toute sorte pour l’usage des forces navales et militaires/du pays est-aussi vital que tout autre pour la poursuite victorieuse de la guerre et le maintien de l’armée canadienne, au front ; Attendu que toutes les industries plus haut mentionnées contribuent directement à l’existence de l’État et que l’État devrait contrôler et posséder ces industries ; Attendu que le gouvernement du Dominion ne songe apparemment, pas à prendre des mesures pour établir la conscription de la richesse et de la production de la richesse, et pour nationaliser les industries du pays, ce conseil animé par les motifs patriotiques les plus nobles (les intérêts du peuple), juge nécessaire que le travail organisé, la tête do toute la masse de travailleurs du pays, prenne des mesures radicales pour enlever aux capitalistes les profits qui reviennent en droit au peuple, et avec cet objet en vue, il DES PROFITS TRÈS ÉLEVÉS COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL - HORAIRE du service suburbain POUR 1916-17.LACH1NE.— Du bureau de Poste.Vice lie:— lü min, de 5.40 d.ia.il C.00 a.m.UN EXAMEN DES LIVRES DE LA COMPAGNIE DAVIES INDIQUE j *> ££ % j ^ 20 min de 7.10 p.m.à 12.00 mmuit.QUE CELLE-CI A REALISE DE-, dk laciunk.service uc:- 20 min.de fi.SU a.m.à fi.OO n.m.wiortr-c r>J,'VI.'/.'//'/•'S' DF lois 4 10 min.de 5.50 u.m.ù 0.00 a.ai.NORMES HEMbt iLFS un /i 2tt miu dc 9U0 ura à 400 pm ., iTTc/irra I 10 min.de 4.00 p.m'.à S.Oi) p.m.1017 ET PAYE JUSQU A J.S 20 miu.de S.OO p.m.à 12.10 j.iu.lirniicr eitiui a 12.50 u.m, 1-3 POUR CENT DE DIVIDEN- Ser- DES.Toronto, 18.— La commission d’enquête sur les opérations des compagnies de réfrigérateurs, créée spécialement à la suite du rapport de W.F.O’Connor, commissmn du coût élevé de la vie, a U'nu hier sa première session régulière.Les commissaires, MM.G.F.Henderson, d’Ottawa, A.B.Brodie, de Montreal, et Geoffrey Clarkson, de Toronto, avaient déjà tenu une séance préliminaire il y a six semaines.Toute la journée d’hier fut consacrée à la production (les rapports des vérificateursexperts du gouvernement qui, depuis six semaines, ont vérifié les livres de la compagnie William Davies, depuis l’année 1913 jusqu’au mois de mars 1917.Ces rapports indiquent une énorme progression des affaires depuis le commencement des hostilités, et une augmentation sensible et constante des profits réalisés.Les profits bruts de la compagnie ont passé de $340,905 en 1913 à $1,-723,600 en 1917 ; et les profits nets ont sauté de $166,826 en 1913 à $1,-379,904 en 1917.M, C.E.Fox, gérant général de la Cie Davies, comparait devant les commissaires.Après avoir dit qu’il fournirait la liste des actionnaires, il déclara que, depuis 1911, sir Joseph Flavelle détenait 51 pour cent des actions de la compagnie.Les officiers étaient ; sir Joseph Flavelle, président ; A.F.Park, secrétaire-trésorier, et lui meme, gérant génê PROVINOK DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 12227—Alex.Mason, demandeur, vs.N.Laporte, défendeur.,,,,,,,, , Le 27me jour de septembre 1917, à deux i ,.i’:, .p,irplheures de i’aprés-midi, au domicile du dit rai.Sir Joseph touchait un sjl,dlr® défendeur, nu No 97 nie Châteeiifçuay, en annuel de $5,000.(.e salaire était ]„ t.it(> de Montréal, seront vendus par nu- de $10.000 avant que M.Fox fut torité de justice les biens et eltets du dit oénéi-i! ( V ,Wn i pi* ; défendeur, saisis en cette cause, consistant nomme gerant general.atinici ^ m,.ub]es (l,.,nénng.ùL • CHAPEAUX GARNIS Une belle ligpe de nouveaux chapeaux garnis, en velours de soie, derniers styles, y compris la petite loque pour personnes âgées.En noir et nuances nouvelles pour l’automne.Spécial.CHAPEAUX GARNIS, importés de New-York, velours de soie de Lyon, en noir, marine, taupe, violet, prune, myrte, nègre, et vieux rose, garnis de fantai- 7.95 sies, ailes et ruban.Spécial.FLEURS FLEURS ET FRUITS EN VELOURS DE SOIE, ailes de toutes couleurs, bandeaux de plume et fantaisies.Spécial.98,1.49,1.98,2.98A 8.95 NOTRE ETALAGE POUR UAUTOMNE VETEMENTS POUR DAMES ET DEMOISELLES — Nos prix sont populaires.« , .' .' 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Et tout cela eût très mal tourné pour les sections, si (iingenne n'avait ramené des troupes de réserve qui purent balayer le quai et refou-kr les sans-culottes.Ceux-ci firent enfin retraite, emportant Jean Ri-pet qui hurlait comme un épileptique : —Crussol-I.angeac!.Je te r trouverai! Uingcnne continua sa pouryiit Soutenu par Madinier qui, en partant de Bellecour, avait partagé sa colonne en deux sections qui s'étaient ensuite réunies comme tes deux pinces d’une tenaille pour Droyer l’hôtel de ville, il avait pu déblayer la place de la Feuiilée et s'en emparer.La pince de la Boucherie avait ensuite été prise.Puis, maison par maison, rue par rue, Madinier et (iingenne avaient conquis tout le quartier jusqu'aux Terreaux.j Bien n’était fait, et la vraie dif-i ficulté commençait, devant cet hô-^jltel de ville garni de défenseurs à Pi i tous les étages, et dont chaque fe-ü j ii tre, chaque soupirail, chaque créneau vomissaient la mort sans interruption.Bien des officiers girondins avaient été tués; on les avait remplacés, séance tenante, par de vieftx militaires revenus d'émigration Les circonstances empêchaient qu'on leur demandât un certificat de républicanisme.C'est ainsi que le brave suisse Doxat se trouvait commander à présent te bataillon de l’Arsenal, et que le généra] Cortasse de Sablonne! avait été mis à la tète du bataillon du Port-du-Temple.Il n'y fut pas longtemps, car un boulet parti de l’iiôtel de ville lui emporta la jambe droite, au moment où il lançait ses soldats à la baïonnette sur les volontaires du Mont-Blanc commandes par Bo-chellière.Ceux-ci occupaient un eafé au coin de la place des Terreaux, et Madinier eût voulu qu’on s’en emparât, de façon à avoir un point d'appui, une base pour commencer l'investissement du reuaire de Châtier et de Bertrand.Doxat put réaliser son voeu; il emporta lé café d'assaut au milieu des hourras des autres bataillôhs.Les soldats de Rochellière détalèrent, la baïonnette aux reins.Ils étaient d’ailleurs ivres.—Ponne bozition!.cria le capitaine suisse, quand il se vit dans le café, et qu'il eut étagé tous ses hommes du haut en bas de la mai-1 son conquise, avec ordre de tirail- j 1er sur les défenseurs de l’hôtel de ville.Ponne bozition!.Chc gre-fais te zoif!.Carzon! Carzonl A poire!.Il fait chaud!.> Et il tira sa pipe de porcelaine de la poche intérieure de son habit et se mit à la bourrer.Successivement, venaient le rejoindre, dans cet unique poste d'où l’on pût commencer à tenir tête aux défenseurs de l’hôtel de ville, Petit-Frédéric soutenant Lumirski, blessé, et plusieurs nffiqiers.Une trappe de cave se souleva soudain, dans l’intérieur du café, et une figure effarée apparut, celle de notre vieille connaissance Goni-chon, le cuisinier-trompette que nous avons vu sur la route de Gri-noble, tor* de l'entrevue de Roc.hel-lière et de Lumirski qui ouvre ce récit.—(lue vaisais-tii dan» la gave?.demanda Doxat d’un ton terrible, tout en tirant des bouffées sa pipe.—Mon Dieu, capitaine, ou Commandant, je me cachais.—A poire!.tonna le Suisse.—Du vin chaud, pour un blessé! dit Petit-Frédéric en montrant Lu-mirski, pâle comme un mort et à demi étendu sur deux tables accouplées.—Monsieur le vicomte de Lumirski! .s’écria Gonichon !.Vous! Blessé!.Je me précipite pour vous servir!.» En revenant, il apporta une bouteille pour Doxat et un bol de vin chaud pour le vicomte, et il expliqua: - Je me cachais pour que Riard ne m’ordonnât pas de tirer sur vous autres!.J’aimais mieux laisser piller mon café Par scs sans-culottes!.J'ai un voisin qui est papetier: le citoyen Cochet.Il a refusé de tirer sur vous.F.h bien! Riard l'a fait égorger séance tenante, devant sa femme! Je ne tenais pas à ce qu’il m’en arrivât autant!.Madinier vint à son tour, amenant du rtuifort aux soldats de Doxat pour doubler les effets du fru ouvert sur l'hôtel de ville.Voici l'artillerie! cria-t-il.Ça reprend encore! Courage ! les enfants! De l'artillerie arrivait, en effet, et avec elle, le due de Crussol-Lan-geac, remis en selle,; une serviette tachée de sang était- nouée autour de sa jambe blessée.Cette fois, ii commandait à huit pièces.Sava-riau, bien que blessé, ayant été lui en chercher quairc autres à l’Arsenal.• Et les jacobins, voyant ces pièces braquées contre eux, cessèrent en-| fin leur feu et envoyèrent l’officier j municipal Roche dire â Madinier: I —Ki municjLpalitè est en séance; elle demande dix minutes pour délibérer au sujet de sa reddition.! —Non! hurla le commandant gè- ! néral des sections, C’est une perfidie! A ce moment, le duc de Crussol-Kingcac descendit de cheval et, : soutenu par Savariau, pointa lui-j même une pièce.Le coup partit; le boulet passa par une fenêtre de l'hôtel de ville; il en brisa les vitres avec fracas et envoya leurs fragments sur la table à laquelle I étaient assis Rertrand et la municipalité transformée en Comité de Salut public, à l’instar des Jacobins de Paris.Les sans-culottes reprirent le feu, mais la Conviction n’y était plus, car les boulets plcuvaknt, maintenant, sur l’hôtel de ville, investi de toutes parts, et la division régnait parmi ses défenseurs.Chalier, fou de colère et assoiffé de carnage, proposait l’égorgement en masse des prisonniers avant de tenter une sortie générale.Rochellière, lui, était d’avis de faire sauter l’hôtel de ville, ses défenseurs et scs prisonniers, avec des gaqgousses qu’il faisait, en ce moment, descendre dans les caves.Le Comité de Salut public préféra traiter.Le citoyen Angelot, conseiller municipal, précédé de plusieurs volontaires du bataillon de Mont-Blanc, abandonnés par 'leur chef qui répugnait à la reddition, s’avança vers le café dirigé par Gonichon, et où Madinier venait d'établir son quartier général.Les soldats avaient ta crosse en l’air.—Citoyen! dit Angelot à Madinier, pourquoi continuer à se battre entre frères?—Pas de phrases! fit Madinier.| Vous vous rendez?—Oui! Vos conditions?-Suspension de la municipalité.1 Reddition de l'hôtdl de vilLs avec tous ses fusils et to-as ses canons, j Licenciement des bataillons qui ont lutté contre les sections.Nous nous réservons le choix des prisonniers que nous voulons gardir comme otages.I (A SUIVRE) »
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