Le devoir, 24 juin 1936, mercredi 24 juin 1936
wwcfdi 24 H«hi 1916 REDACTION IT ADMINISTRATION 4)0 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241 SERVICE DI NUIT t Administration :.HArbour 124) :.HArbour 3679 C**»* :.HArbour 4897 LE DEVOIR DiraclMir-térMt: Cmgoa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS R44acta«r an cM: Omar HIROUX VOLUME XXVII — No 14é "" ¦¦ 1 - — «a TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 'Saut Montréal at banlieua) E.-Unis at Empira britannique .S.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 “Je serai à la tête d’un gouvernement national, non pour abaisser ou relever un parti ou l’autre, mais pour restaurer la proyinre» (m.Duplessis) “M.Godbout est l’héiitier de M.Taschereau; il est l'héritier du régime” Au delà des frontières québécoises.Pensons-nous suffisamment aux autres groupes français?— Si nous prenions la résolution de regarder au loin.— L'amitié française d’Amérique — Propos d’actualité Pan&erona-nous suffisamment aujourd’hui aux fils dispersés de notre race?, Le temps, la distance, lee préoccupations croissantes, angoissantes souvent de chaque groupe, s’associent pour distendre les liens nés de la communauté du sang et des croyances.Ne prenons que notre cas, celui de la vieille province de Québec, où l’on a plus que partout le devoir de songer aux autres et, à l’occasion, de leur porter un coup de rnain.Pouvons-nous, en toute franchise, dire que nous*)ous acquittons bien de ce devoir?Oh.il y a des excuses; il y a de généreuses, de très belles exceptions.Mais il faut prendre des choses une vue d’ensemble! Celle-ci n est pas réconfortante.Comptez en effet les nôtres, nous entendons les Canadiens français de la vieille province, qui ont des notions un peu claires, et suffisamment nombreuses, sur l’état des groupes français des autres provinces, sur ceux des Etats-Unis.Voyez la part qui, dans nos journaux — le seul moyen d information que possèdent la plupart de nos gens — est faite à ces groupes, aux problèmes qui les intéressent.A mesure que se multiplient les soucis locaux et les distractions qui nous font trop souvent oublier jusqu’aux problèmes qui nous touchesnt de très près, nqus risquons de nous isoler, de perdre de vue nos frères d’au ddà des frontières.Il ne faut point, pourtant, qu’il en soit ainsi, et, parmi toutes les résolutions que nous devons prendre aujourd’hui, avec le ferme propos de lee tenir, il faut, au tout premier rang, inscrire celle-ci: savoir regarder au delà des frontières de la prendnee de Québec.Quand nous aurons pris l’habitude de regarder au delà de nos frontières, de suivre ce qui s"y passe, nous serons pris par l’admiration d’abord, puis par le désir de faire quelque chose pour ceux qui se battent au loin.Et, peut-être, nous rendrons-nous bientôt compte que tout ce que nous ferons pour eux finira par nous servir, parce qu’en réalité, suivant un mol célèbre, i!» font vis-à-vis notre province fonction d’avant-postes.* Evidemment, pas plus dans les groupes français des autres provinces que chez nous, nous ne prétendons que tous les hommes appartiennent à une humanité supérieure et qu'ils échappent à nos communes faiblesses; mais il se fait là des choses admirables, et dans des conditions qui en doublent el en décuplent le mérite.Soyons francs: la plupart d'entre nous, depuis longtemps habitués à vivre sous un régime où nous pouvons, pour la défense de notre langue et de nos traditions, disposer de tout le mécanisme des institutions publiques, ne se rendent pas compte des difficultés d un pareil effort.la' moins,que l'on puisse dire, c’est que, là-bas.il faut compléter l’oeuvre des institutions publiques.Trop souvent, il faut s’efforcer d’en combattre l'effet, (H cela, naturellement, dans une atmosphère beaucoup moins favorable que celle de notre propre province.Songez, par exemple, à tes concours de français qn organisent en marge des serv ices officiels les Canadiens de langue française de l'Ouest.Imaginez ce que cela demande de travail, de sacrifices, de la part de gens qui ont tant d'autres choses à faire! Rien des fois, ici même, nous avons essayé, soit par les articles spéciaux, soit par des lettres, soit par la reproduction d'articles des journaux de là-has.de faire un peu mieux ronnaître^ers choses.Et vraiment combien de fois l’avons-nous déjà répété?— si elles «e passaient dans un antre pays que le nôtre, et qu’elles nous fussent racontées par un écrivain de rient', nous n'aurions pas assez de paroles pour les louer! Mais il semble que.par un singulier phénomène, nous soyons à la fois presbytes et myopes: nous voyons Miiivenl ce qui se passe très loin, en Europe, par exemple, et tout près, autour de nous; mais dans 1 immense entre-deux, sur ces 'groupes français de 1 Ontario et des provinces de l'Ouest, de l’Acadie et des Etats-Unis, nous ne savons porter qu’un regard qui partit à demi éteint.Y> ¥ * Or r\cadtc — le plus vieux des groupes français d’Amérique et celui dont l’hisloirp est la plus tragique.— ainsi que des provinces qui s'étendent à 1 ouest de rOtitsouais.nous savons plus de choses cependant, et nous nous occupons davantage que des groupes fiançais des Etats-Unis.Cela, à certains égards, est facilement explicable.La communauté de vie politique facilite les relations de groupe à groupe.Les sénateurs et députés des autres provinces viennent forcément à Ottawa, et Ottawa, cest la porte de la province de Québec.Tout un ensemble de relations économiques et autres joue dans le même sens.Mais ce n est pas une raison pour ignorer ce qui se fait aux Etats-Unis, et moins encore pour s’en désintéresser.L émigration canadienne aux Etats-Unis, cest, hélas! l'un des traits dominants de notre histoire et nous, du vieux pays, ne pouvons songer qu avec humiliation aux circonstances qui ont ainsi jeté hors de nos frontières tant de nos frères.Ce qui est fait est fait, cependant.Et, si nous y regardons avec quelque attention, nous serons émerveillés de ce qu'avec si peu de moyens primitifs, en des conditions si difficiles, nos frères ont fait là-bas, de la floraison d églises et d'écoles qu’ils ont, en moins de trois quarts de siècle, fait surgir du sol américain.Ils ont eu leurs difficultés, et sans aucun doute ils ont fait des pertes; mais est-oe à nous, si favorisés par ailleurs, formant un groupe compact, solide, libre de ses actes, qu’il appartiendrait de prendre, à l’endroit de 1 un quelconque des groupes français d’Amérique, un air de supériorité et de dédain?Ce que nous avons laissé faire chez nous, ce qu’a toléré notre impardonnable apathie, fut souvent pour eux, au contraire, le pire des scandales, en même temps qu’un douloureux étonnement.— Je n’ôublierai jamais, pour ma part, le regard de surprise et le geste désolé de cette Acadienne de la Louisiane qui traversait avec un groupe de Canadiens français certaines rues de Montréal.— Mais dest comme chez nous, s’écriait-elle, il ny a partout que de l'anglais ! Ce masque anglais, que nous avons laissé coller sur une si grande partie de la terre française de Québec, c'est 1 une de nos pires fautes.A Montréal, pour ne par 1er que de ce cas-ci, saurons-nous au moins, avant les jours du troisième centenaire, nous en débarrasser?* * * Les fêtes de la Saint-Jean-Baptiste incitent à des pensées plus généreuses, invitent à contempler de plus vastes horizons.Regardons au loin: du Golfe du Mexique au Cercle polaire, de l’Atlantique au Pacifique, partout où s'est implanté, partout où vit, partout où végète même un rameau de notre race.Songeons que tous ceux-là.Français du Nord ou du Sud.de l’Est, de l’Ouest ou du Centre, tous ceux-là.quelle que soit leur allégeance politique, sont nos f i ères, et que nous n'avons pas le droit de les oublier.Dans nos esprits et dans nos coeurs, reconstituons l'Empire français que révèrent les politiques et les aventuriers d’autrefois.Sans doute des drapeaux différents nous abritent et commandent des vies politiques différentes.Sans doute encore, dans la défense même de notre commun héritage, les circonstances peuvent exiger des tactiques différentes, et nul groupe, quelle que soit sa force numérique ou son ancienneté, n’a le droit de prétendre exercer sur les autres une sorte d’impérialisme moral.C est à ceux qui sont sur place, et dans chaque cas déterminé.qu’il appartient de régler ce qui peut être fait.Mais ceci dit, et tous le» particularismes locaux, el toutes les susceptibilités locales même, étant dûment sauvegardés, que d'actions communes, que de communs services, pourraient naitre d’une amitié française dont les effluves traverseraient le continent! Cette amitié, elle existe au fond des coeurs.Entre les Canadiens français de la province de Québec et ceux des autres provinces, entre eux et les Franco-Américains de l'Est en particulier, des liens de famille facilement retraçables existent par millions.Lequel d'entre nous n a de nombreux parents aux Etats-Unis ou dans les autres provinces?Avec les groupes les plus éloignés, il a suffi d'une reprise de contact pour faire jaillir, haute et claire, et toute brûlante, la flamme de l'amitié.Rappelez-vous, Amis du Devoir, nos voyage» en Acadie et en Louisiane! Cette amitié, il n’y a qu’à réveiller, à en organiser ou multiplier les bienfaisantes manifeataüona.Si.en cette fête de la Saint-Jean-Baptùte, nous songions à ce que cette fraternelle affection offre de touchant et de beau, à ce qu’elle pourrait avoir aussi, en tant de domaines divers, d’admirablement fécond.Et si nous prenions la résolution de faire tout de suite quelque chose nour l’éveiller en noua, autour de nous, et pour la traduire en actes utile*.Omar HEAOUX L Actualité Cantons d« TEit Tout (e monde connatt ta mute de Sherbrooke.Je pense bien que, dons toute In prontnre, fêtais le sent assez infortuné pour Tavotr laite constamment de nuit, quand, ces laurs-ci.fai en le plaisir de ta faire de four.Et voilà comment te rejoins tout le monde! Je suis siir.du reste, que tout te monde rit.sur ce point, absolument de mon avis, à savoir qu’ü n'u a pas beaucoup de route* plus ravissantes que cette-tà.Pour ma part, je n'en connais pas brmiroup — fen connais peu en rêatilê — sauf sur tu C.Ate du Pacifique, aux envi rot.* de Vancouver, sur la CÀte de VAtlantique, le long des [alaises de Gaspê, ou.encore, prés de Halifax, dans la baie de Fundg.ou prés du lac Rras-d’Or.an Cap-Breton l/tmpression c’est d'une terre opulente.Cette terre ne produit nas seulement du foin, des céréales et des racines, comme tant d'an- tres parties de la province.Lu eut-; lure s'élève au-dessus de terre, à : t'ombre des vents du nord: dans le ! rreux des vallons se blotltsserd des vergers qui.à l'automne, seront couverts de fruits éclatants.Pelle succession de monts qui tons s'effacent devant t'Orford.le i rot du paus.prés duquel le mont I Saint Hilntre semble modeste.Les rivières sont peu larges, mais elles coulent une eau claire surgir des montagnes proches el.parfois.i elles te mettent d parler dans leur j leur course rapide, voire à mugir ! en torrent*.fit les lacs sont civilisé*, si fott peut dire.Ils n'offrent pas.même s'ils sont très spacieux comme le lac Memphramagoa.cef aspect de sauvagerie farouche des lacs tau-rentiens.Leurs bords son! habités el les habitations ont quel mie chose d’ordonné, de durable.Dans les {rês gras paissent des troupeaux de elle mine, perdus dans f herbe lus-qu'au nentre.C'est futlemenl par r.es deux traits que fnn différencie la roule des Cenlom de TKil de celle des Laurentides.Ici les traces humaines sont pénibles aux peux: ferres maigres, cabanes noires, troupeaux rachitiques: là, terres fécondes, maisons dèfinilivement construites.faites pour durer, qui n’offrent nas rasped précaire d'un rmnp.fin d'autres termes, rien n'affliar la rue.lout ta flatte, même les villa-ffes.On aurait tort de croire que ceux-ci ne tenus présentent que de la belle architecture.Les escaliers en tire-bouchons sont qrendu» là.(Où ne sont-ll* pas renausf) Mais, par contre.Il reslr d’abondants vestiges des ferres de loyalists et l'habitude :entble prise, à leur salle, d'isoler les maisons du chemin pour les placer, en perxonner à la fols poétiques el bien élevées, à un endroit qui embrasse tout un pu-tsnrama: tandis que, ntlleurs, dans trop de villages, ou de rangs, on les place en bordure immédiate de la route pour qu'elles puissent, si fnn peut aire se mettre te net dans les affaires des passants.autant que la poussière le permet! Bref, pendant des heurgs si des heures, une journée pleine, si fon souhaite faire des crochets à droite ou à gauche comme, par exemple, visiter la Suisse canadienne de North-Hatley, on peut se promener dans un paysage tout à fait exempt, à cause des ondulations de !a route, de monotonie.Et Von jouit de la beauté du spectacle moins d'une heure après avoir quitté Montréal, dis le mont Saint-Htlaire et Rougemont, comme vous le savez.Ce qui n’est pas à dédaigner non plus, c'est que nulle part, autour de la province, vous ne trouvez une si longue étendue de chaussée en bon état au moins relatif.On peut dire que la route est plus que passable de Montréal à ta Reine des Cantons de l’Est.Et cela vous donne une idée de l’om-nipoter.'ce de M.Nicol.Seul de tous les ministres il a pu obtenir cette faveur extraordinaire pour laquelle, dit-on, la population ne lui garde nulle reconnaissance; car les gens des Cantons de VEst.qui sont finauds, ont découvert que les améliorations de voirie et toutes les oeuvres de génie civil provinciales se font à même les fonds de la province et non pas.comme la presse ministérielle le donne à entendre, à même la cassette particulière de MM.les ministres.Des mauvaises langues ont même prétendu que cette cassette, loin de s'appauvrir à ces travaux, s’u enrichit plutôt.taul ANGER Bloc-notes L’information D'ordinaire, le Devoir ne parait pas.le jour de la Saint-Jcan-Bap-tisle.Son personnel prend ce (our là un repos mérité.Cette année, il a fallu passer outre à la coutume.afin de donner aux lecteurs le journal qu’ils réclament à cause de la crise politique que vit la province.Depuis une quinzaine, en effet, nous n'avons pas de gouvernement, — c’est ia première fois dans notre histoire que le Québec reste si longtemps sans ministère responsable, depuis quatre-vingts ans et davantage, *— et les événements de tout getwc se multiplient dans les coulisses des partis.Cela impose au personnel des journaux un devoir d’information auquel, chez nous, l’on a d'un commun accord résolu de ne pas se dérober, même un jour de fête.Dès les petites heures, aujourd’hui, des typographes étaient au travail, des rédacteurs finissaient leur copie, dont les uns ont passé la nuit à la tâche, pour satisfaire le besoin de nouvelles des lecteurs.Monté a la hâte, le Devoir contient néanmoins l’essentiel de l'information importante des dernières douze heures.Une autre année, la paix revenue, le personnel du journal chômera le jour de la Saint-Jean.Cette fois-ci.les circonsiances lui ont imposé un labeur auquel personne ne s’est dérobé, que tout le inonde a fail allègrement.Car, au Devoir, tout le monde travaille allègrement, et surtout aux moments de grande presse.Ainsi il faut voir les typographes abattre la besogne, dévorer les feuillets, au fur et à mesure que les rédacteurs les livrent aux garçons de copie.Tl y a des jolirnaux fabriqués par des automates, des robots.I-e Devoir, lui, n une facture personnelle; et cela y parait.Et ailleurs?Un des chefs de la Dominion Textile Company, partie au cartel des cotonnades au Canada, dit que le* véritables actionnaires de préférence de sa maison, ce sont les gouvernements; car, d’après cet administrateur.les gouvernants de toute sorte prélèvent $42 par pari de préférence sur les revenus de la maison.Avant de verser un sou de dividendes a scs actionnaires, la Dominion Textile Company a payé pendant son dernier exercice annuel $819.542 en taxes de toui genre aux différpntsJpouvoirs publics.Cela peut paraître extraordinairement élevé.Mïls dans le même temps, avec uivf mise de fonds initiale de $500.000, les porteurs du capital-actions ordinaire de la même maison ont touché en dividendes.pour 1935, la somme approximative de $750.000, équivalent de 160 pour cent par année.El cela dure depuis des années.A Ici point que ces actionnaires ordinaires, depuis 1905, ont touché près de $15 millions en dividendes sur leur placemen! de $500,000, Sur leurs actions valent $10 mitons el qu’il reste dans le trésor de la compagnie pré» de $6 million* de profils accumulés pour partage ultérieur Et cela, après sept ans de crise économique générale el de dégonflement des valeur* mobilières de topt ordre.Si l'Etat n'avait pas prélevé $842.000 cette année en taxe* de différentes catégories de la Dominion Textile Company, se* dividendes sur actions ordinaires auraient dépassé 200 pour cent.t4i maison n'* guère à *e plaindre du fisc.Tl a été.malgré ses exigences en apparenrr déraisonnables.tout A fait convenable.Que la Dominion Texiile Com-pang pense, avant de faire la moue, à ce qu! lui serait arrivé si elle avait accusé de tels profit* en Al lemagne, en Italie.Hans plusieurs aulres pays d’Europe, l/fitnt ati-rnR vidé s» caisse et ses administrateurs se feraient rudement secouer, C.R.‘Je ne consacrerai pas mon temps à parler de ceux qui veulent lâcher, car ce serait faire le jeu du gouvernement, qui veut divertir Tattention sur ses méfaits1* jeu du gouvernement, qui________________________ “L’enquête n’a établi qu’une fraction de ce que n< nmnuor **#¦ i a *m r**» • I* ^AnéiMiiow nous pouvons prouver et je m’engage à la continuer moi-même sans distinction de parti” “Nous voulons humaniser notre législation et faire disparaître rhydropisie légale" — “Nous ne reconnaîtrons aucun contrat, aucune nomination faite depuis la dissolution des Chambres” M.Maurice Duplessis, à son immense assemblée des Trois-Rivières, Kiti soir, reçoit de nombreux témoignages d’adhésion, dont ceux de MM.Larouche, Bélanger, Rochefort et Larivière Trois-Rivières, 24 (De noire envoyé spécial).—• M, Maurice Duplessis a ouvert la campagne électorale, hier soir, par une assemblée monstre, «dans la cour du séminaire.Les plus vieux journalistes n'avaient pas souvenir d’avoir vu une assemblée potLHiquc aussi nombreuse.I! était venue des gens de tous les endroits de la province_, même du Lae-&aint-Jean et de Tadous-sac.Le long des rues, plusieurs autobus s’alignaient en attendant de reprendre leurs voyageurs pour le retour.M.Maurice Duplessis est arrivé par le train de Montréal-Québec, à 8 heures moins un quart.Devant la gare, une foule d’environ trois mille personnes s’était massée, et pendant cinq minutes ce furent des acclamations sans fin.M.Duplessis, vivement ému, répondant par des saluls et des poignées de main.Deux landaus attelés de chevaux gris el chargés de fillettes costumées et enrubannées, ouvraient 1* défiflé.Celui-ci s’est fait sur un trajet d'un mille de longueur au milieu d’une haie de partisans’ enthousiastes.C’était Trois-Rivières qui recevait "Maurice”, et partout c’étaient des vivats, des exclamations attendries, des gens qui couraient le long de l'auto pour serrer la main de M.Duplessis.On apercevait des centaines de bannières avec diverses inscriptions: Aucun compromis — Avec Duplessis jusqu'au bout — Pas de vendus — Vive Maurice! — Dehors les trustards! Au bout d’une demi-heure, la parade est arrivée dans la cour du séminaire, précédée de deux fanfa-res.Les fillettes du landau sont montées sur l'estrade et ont présenté des gerbes de fleurs à M.Duplessis, fleurs que M.Duplessis a distribuées à la foule, en les jetant à la volée.Puis les fillettes ont chanté un petit air enlevant qui a remporté un vif succès.Le gros de la foule est resté jusqu’à la fin et des milliers de personnes étaient groupées dans les rues avoisinantes ou les haut-parleurs portaient facilement.On évalue la foule à 25,000 personnes.C’était, en fait, une mer de têtes et dès les premières ombres de In nuit, on ne pouvait plus apercevoir les dernières rangées de la masse des auditeurs.M.Duplessis a été particulièrement acclamé, et ses déclarations sur l'autonomie de la politique provinciale et sur le bilinguisme ont été très applaudies.Le chef de l'Union nationale a reçu hier soir de nouvelles'adhésions.MM.Horhefort.Larouche, Larivière.Bélanger, ont envoyé des messages où ils avsurent qu’ils sont avec l’Union nationale.Ce oui, avec l'adhésion de M.Larochelle.forme maintenant trente-cinq députés pour M.Duplessis.On peut donc prévoir qu'il aura trente-sent des députés nppositionnistes avec lui.Chaque député présent a été présenté à la foule, au micro, par le maître des cérémonies.M Adhé-mar Ravnauil a aussi été présenté à la foule el vivement acclamé., Les orateurs ont été MM.William Tremblay; l’bilippe Hamel; E.Chartier, Maurice Duplessis.J.-Emest i Grégoire, Marc Trudel, Bona Dus-j sault.J.-T.Larochelle, Henry Auger, ErnoM Ouelletle et Pierre Bertrand.Parmi les députés présenta on remarquait MM.Auger, Beaudry.Bégin.Bertrand, Drouin, Dussault, Elle.Goudreaii.Grégoire, Hamel, Labbé l.afleur.Larochelle.Leduc, Lesage Rousseau, Sauvé.Sherman, Tardif.Tremblay et Trudel.M.MAURICE DUPLESSIS M Duplessis se lève, salué par d'immenses arclamations qui montent jusque de* plus lointains re-mops de la foule.L'on rhante ensuite l'hymne national et M.Duplessis, aprè* d« non-veau* applaudissements, prend la parole.Vous comprendre!, dit-il, ta profonde émotion qui m’étreint depuis le premier instant de mon arrivée alors que vous ave* bien voulu me faire un accueil inoubliable.Jamais la ville des Trois Rivière* n'a été témoin d’une démonstration semblable.Cela fait du bien au coeur, lorsqu’après des mois de bataille acharnée, des mois d’efforts épuisants où s'en va la santé, pour combattre le régime que vous connaissez, de sentir autour de soi la sympathie ardente et généreuse de la Coule, de sentir que tout autour de nous, nous avons des hommes sincères, loyaux qui placent l’intérêt de la province avant l’intérêt et les rancunes personnelles.M.Godbout, le nouveau premier ministre, est devenu l’héritier de M.L.A.Taschereau.'.La foule.— Chou, ou, ou.M.Duplessis.— M.Godbout est l’héritier de M.Taschereau, il est l’héritier du régime.En politique comme ailleurs, l’héritier d’un régime assume la responsabilité des dettes et des méfaits de son auteur, surtout quand pendant six années, comme c'est le cas pour M.Godbout, il a partagé les responsabilités de l’administration Taschereau.Je suis profondément ému, et pour plusieurs causes.D’abord parce que je reçois de mes collègues, des amis de toute la province de Québec, un témoignage éclatant pour la cause non pas la cause des bleus, ou la cause des rouges, mais pour la cause nationale par excellence.Vous ave* entendu parler de ce qu’on a appelé "la rupture”.J’ai déjà eu l’occasion de dire dans les journaux des vérités que je ne veux pas rappeler.Ce soir, je n’ajouterai que quelques mots.Message» d'adhécisn Mes collègues, réunis à Sherbrooke, ont été quasi unanimes à maintenir la cause de l’Union Nationale.De plus, ce soir je reçois des télégrammes nombreux, un télégramme de M.Larouche, de Chicoutimi, un télégramme de M.Bélanger, de Dorion; un télégramme de M Hochefort, de Stp-Marie; un télégramme de M.Larivière, de Témis-camingue, etc.Et ils ont été quasi unanimes à m'accorder à moi-même et à l’Union Nationale un té-i moignage de confiance et de loyauté.L’enquêta La tactique du gouvernement est simple.Ce régime a voulu à tout prix faire discontinuer l’en- Suête des comptes publics.J’ai it et je le répète: 1rs scandales mis à jouer par l'enquête du comité des comptes publics ne représentent pas une fraction d’un dixième de 1 p.c.de ce que nous sommes capables de prouver.Et croyez bien que je n’exagère nss.Vous vous souvenez que le 20 avril dernier, alors que vous avez bien voulu m’accorder un si touchant témoignage d’amitié, pour mon dernier anniversaire, l’ai dit, au moment où le sifflet de '¦ locomotive annonçait le départ : "Je vais continuer la lutte Jusqu’au bout, et Je vous dis que le gouvernement ne tiendra pas debout Et le gouvernement n’a fias tenu.C’est la même chose au-ourd’hut lorsque l’affirme «nie ‘enquête n’a établi qu’une fraction d’un dixième de 1 p.c.de» scandales que nous pouvons prouver, i L’enquête a été étouffée momentanément .Des cri# — Fis ont eu peur! M.Duplessis.— Je ne louerai pas { dans le Jeu de M.Godbout et ses i complices.Je ne suis pas pour con-! sacrer mon temps à parler de ceux ! qui veulent lâcher, car ce serait fal-| re le (eu du gouvernement qui veut divertir l’attention de ses méfaits.Le peuple les iugera.Contra U gouvarnamont Nous allons continuer Ta lutte j contre le gouvernement.Quant à moi, le* électeurs et T# population de* Trois-Rivières me 'connaissent, le* ouvriers et le» cul-j tivslcur» qui m’ont vu grandir, con-i naissent le fond de mon Ime; Us sa-i vent que al le suis pauvre d’argent, «tue si l'ai compromis ma santé, la suis riche d'ambition pour ma pa-| trie, d’ambition pour qu’eHe devien-j ne grande et betle, et que TA est mon seul espoir, M est ma seule ambition.Encore une foi», j'attira votre at-: trntion sur ce point; Nous ne som-I me» pas pour faire I* leu du vernement qui veut détourner l'aih tention de son administration.Je ne répondrai pas aux attaques faites contre moi, aux insultes.A ceux qui le feront vous aurez une réponse à leur donner: Duplessis s'est levé en Chambre, en face du gouvernement.des ministres et des députés ministériels et il a dit au premier ministre Taschereau, à M.Godbout, à tous les ministres, à tous les ministériels: "Je suis debout devant un gouvernement corrompu et corrupteur et ie veux dénoncer vos scandales, sans pitié et sans peur.Je me fiche de vos attaques; j’ti les mains blanches.J’ai la conscience blanche”.Et l’ajoutais: "Je vous défie de m’enlever un seul cheveu sur Ta tête!” J’ai été élevé par des parents qui m'ont appris que là richesse temporale ne valait pas l'honnêteté et la bonne réputation.J’aime mieux donner ma vie pour conserver cet héritage d’intégrité et lutter Jusqu’au dernier souffle pour punir les coupables et châtier lès voleurs afin de restaurer dan» notre province uru ère de lit erté e* de justice.Quand je n’aurais atteint que ce résultat.Je mourrais content, heureux d’avoir accompli quelque chose pour le Jiien de ma province.Donc, je ne parlerai pas de la rupture, je ne répondrai nas aux injures, car ceux que j'ai défiés ouvertement n’ont pas eu le courage de m'attaquer en face.Et les ?!ens qui n’osent pas attaquer en ace, je les méprise.Gouvernement national La gouvernement, qui ne se sent pas le courage de répondre aux accusations lancées contre lui, a décidé de transporter la lutte sur le terrain fédéral.Je croiv au point de vue national, provincial et de» meilleurs Intérêts de la province, en 4a nécessite du respect de l’autonomie provinciale (appl.).Et ce soir, devant cette assemblée de 25,000 personnes e4 plu* qui m’écoutem, je répète une fois (Suite à la page 3) Carnet d’un grincheux II Que no* feux patriotiques na «oient pe* que des feux de la Saint-|««n, * a a ; Pendant le campagne qui s'en méfions-nous de* feux bergers, gardon*-nous qu'on nous fonda.* * R Qui seule trop tôt ou trop latn ea rompt las mambras.* A A D'aucun», quel que aolt le tempe cet été, auront fort chaud iuequ'au 17 août; et puis ils grelotteront.a * * L'heure est propice à qui vaut être ministre l'espace d'un matin.Partlsennerte rime avec Inerte.* ?a Pronoettce pour demain; phite d’honorables.EH# séchera vita.* ?a De mainte» gens, cas |our»-c( plus oue jamais l'on pourra dirs, «vec la fabuliste : De loin c'ait quelque chose, et de prés, [ce n'est Han.a a a On a peut-être perlé trop t6t, dit M.Lacroix Perler trop tôt, c’est touiour» perler trop.a a a D’un homme onctueux et qui te vantail de tourner sept fois se langue dans sa boucha avant de perler, on e dit qu i le fin, s'il parlait, c'éteit pour taire «fee discours savonneux: beaucoup de «nous»# autour d'une bull» fragile d idée».Sauvant, le bulle manquait * a a Qui réfléchit souvent te left $t ou* se »e*t, souvent évita «f» d-ra ce qu'il faut te*ra.a a a Demain, la nouveau cabinet «A» M.Godbout.— peut-être On verra donc dafiler la aéne d’agneaux plus au m blancs tous des fl nés è l'irvMuCJSbl» criflce du »7 août Avec les if las Miter*.U LE DEVOiR.MONTREAL.MERCREDI |UtN 1936 VOLUME XXVII — Ne 146 La foi catholique et les moeurs austères de notre race Lettre au “Devoir ,lî /Texte du sermon de M.le chanoine Adélard Harbour à la messe solennelle célébrée à l'église Saint-Jean-Baptiste, ce matin pulaires, de parler des droits du peuple en lui faisant oublier ses __ devoirs, de critiquer l autonte pour Vol-; ne Du^om au* tel ;er»rél en saper les bases etnour dreawr ,ioné^ oa d communlcatton» sur ses ruines un piédestal aussi nteomoapnies d'une lettre tianèt m» rhaneelant.saclioos a,ec aulhentiQue.Sou* ne [Mis (c resconsabiiiié de ce i Voici le texte du termon prononcé ce matin à la messe solennelle du 24 iuin.à l’église Saint-Jean-Baptiste, par M.le chanoine Adélard Harbour, curé de la cathédrale de Montréal: Excellence.Mes Frères, Nous célébrons aujourd’hui li.fête de ssint Jean-Baptiste, précurseur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dernier des prophètes, martyr du devoir et des exigences de la loi morale, le plus grand des saints de l’Ancien Testament, que la Providence nous a donné comme patron du peuple canadien-français.Les nations.Mes Frères, comme les individus, se choisissent de 'saints patrons.El c’est d’abord poui avoir auprès de Dieu des intercesseurs et des protecteurs; c’est aussi pour que le souvenir de leur vie et de leurs oeuvres, pour que l’exemple de leurs vertus leur soient une continuelle invitation au bien, un idéai vivant et réalisable dont ils s'efforcent sans cesse de se rapprocher.Or, saint Jean-Baptiste remplit excellemment ?notre égard l’une et l’autre fonctions: ce’le de protecteur et ce'le de modèle tant à reuse de ses titres à lui, qu’à raison des caractères mêmes de la race qu* Ta choisi.Si nous vou'ons accorder un ins tant d’attention à l’histoire des peuples, nous remarquerons que ceux-Bù seu's ont réellement progressé jusqu'à donner la complète mesure de leurs forces qui se sont développés dans leur sens propre, c’est-à-dire en restant eux-mêmes, et que les autres qui ont vou’u ne vivre que d’emprunts et d’imitation n’ont jamais réussi qu’à se donner une culture de surface et un perfectionnement factice.C’est d’ailleurs la grande loi de la formation et du progrès de tous les êtres qui trouve ici son application: l’homme du métier ne cultive pas de la même fa-^•on tel arbre vigoureux et telle délicate plante d’ornementation; l’éducateur ne dirigera pas vers les chiffres l’élève en qui il a découvert un talent naturel pour la littérature; ni il n’inc'inera vers les patients travaux du laboratoire celui qu’une âme ardente et une imagination féconde portent vers les combats de la parole.Chacun doit être déve’oppé dans son sens et selon ses aptitudes, si l’on veut 3u’il s’approche de la perfection e son genre.Ainsi de l’ordre matériel, ainsi de l’ordre intel’ectuel et moral, ainsi des unités et des individus, amsi des collectivités, des nations et des races.Un peuple d’origine saxonne n’a pas les même tendances qu’un peuple d’origine germanique; ni un peuple allemand ne doit être orie.nté comme une race latine.Ces principes généraux posés, si nous essayons de dégager les caractères de notre race, è un certain point de vue, nous pouvons dire sans crainte de contredit qu’elle est d’abord une race de foi, et qu’en second lieu cette foi catholique lui a façonné des quoi l’on pourrait cette foi et de ces moeurs se sont formées des traditions dont elle vit et par lesquelle* elle se distingue avantageusement.Aussi bien en ce tour de fête patronale si nous avons à formuler des voeux pour les déposer aux pieds de saint Jean-Baptiste, nous lui demanderons; monstrations plus magnifiques ou plus populaires.Oui, Mes Frères, nous croyons en Dieu au grand jour comme dans l’intimité de notre être, et cette manifestation de foi que les directeurs de la Société dérisoire que chancelant, sac résister aux attraits de la séduc-.| tion et du mirage, et disons-uous j I courageusement: "Non, cela n est i j pas permis”.Et nous aurons de la sorte tra- : I vaillé poui la bonne cause; nous j aurons empêché que ne s’ébranle j dans les âmes de chez nous la mo- ! raie chrétienne qui, seule, peut M.le directeur, donner à un peuple le bonheur re- Le Devoir, latif de cette vie avec les promes-; Montréal, ses de celui qui ne finira pas.Naissances, décès et mariages orenon' anl parai* sous cette rubrtaue.Montréal va bien! Montreal, 22 juin 1936.Statistiquei pour le trimestre de 1935 quatrième Grand saint Patron de notre peu- Des ventes aux enchères, pai ordre de la Cité de Montréal, eurent lieu t e matin.A l’angle du boulevard St-Joseph nationale ne trouve son expression sur ie pays qui vous esi conne ei Rendue raur”*9 OOtT aW que complète que lorsque la religion a si par malheur quelques-uns des Ion évaluation .«^0316 est Qde P°ur 11 eu la première part?nôtres s’éloignaient de leurs fre- 1,2 nfin U * municipale est «e , dunte de 1934 ,, y a eu j 471 mort O peuple de mon pays, c’est sous | res au nom des ancêtres qu.se!* D’ u"\ |>n(.anleur de la cité la sauvegarde de la foi que tu as ; sont sacrifies pour Dieu, ramenez- H® pl“s‘ évente uue le orix et que tu es devenu ce.que les et faites, qu’en ce pays, ily ait ; Saint-Jean-Baptiste ont eu la belle I P**, qui avez la charge de tous nos pensée d’organiser n’est-elTe pas, j intérêts présents et futurs, jetez du elle aussi, la preuve que notre vie i haut du ciel un regard bienveillant sur le pays qui vous est confié et si par malheu! quelques-uns des Québec, 23 — Les naissances vivantes au Canada pendant le quatrième trimestre de 1935 se chiffrent à 51,369 (préliminaire, coit l’équivalent d’un taux annuel de 18.6 par mille de population, com-parativement à 52,315 naissances ! et un taux de 19.2 le quatrième tri- j mestre de 1934 Les naissances il- j légitimes se chiffrent à 1,711, soit 3.3% des naissances vivantes comparativement à 1,684 ou un taux de 3.2% pour la période correspon- TÀRIF des an notice! classifiées 4m “DiVOIR” TélépèoMt HAibour 1241 minimum ootnp- me ’js Ltot.I 1 «ou le moi, | tant.Annonces facturée*.SOt minimum NAISSANCES, flANÇAUXES.PROCHAINS MARIA O és.MARIAQIS.SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND’MEbâ ES RE- MERCIEMENTS POOR SYMPATHIES ET AUTRES, *1 01 par In • section suivant la fonnu'e ordinaire.cbaavs mot adaitienne' 7 cents grandi nés ou 2.8% de toutes les naissances comparativement à 1,566 ou 2.9% Les décès se’chiffrent à 25,- tu es; toutes les belles qualités.| et pour toujours, une seule cCmè- ch^i/^rtinf "lu °m£It ^ême ^ 344 soit un taux de 9.2 par mille c’est delle autant que de ton tem-.me foi des moeurs irréprochables, d l’adjudication Cette exigence, àmcs comparativement à 25,453 et pérament que tu les tiens; si tu ; des traditions nationales qui soient d stricte mise instantanée8 (un taux de 9.3.Il v a eu 22,743 ma-es hospitalier c’est que tu crois à la i notre force et notre conservation ; A /«.! riacès soil un t»., ri* g a »„ 1?*, vraie fraternité; que ta conscience rien ne vient la r maisons sont remplies d'enfants c’est que tu crois que la vie est un devoir et non pas un plaisir et que tu l’acceptes courageusement corn- j me telle.Emploi demandé Comptable, expérience, références.DOIIard 8643.IM! J n.o •cest ™ ! lundi, à 10 a.m.) empêcha des of- ; riages soit un taux de 8.3 an lieu ite, si h} gai ces* sur la terre et le gage de not.e bon- fre sérieuses nar des gens qui de 20,868 et un taux de 7.7 le qua-¦ence est légère et que heqr eternel.! avaient là?avec eux de fortes va- thème trimestre de 1934.ia 1 embrun ir, si tes ^ es ia glace, elc.*.i |pnr« à offrir- «n onrantiA Hp leur Les décès au-dessous H*iin an se U Ah! reste fidèle toujours à la foi des aïeux et que le grand souci des ! Leur inquiétude" Par FRANÇOIS HERTEL ! leurs à offrir en garantie de leur | Les décès au-dessous d’un an se bonne foi.Cependant, après que i chiffrent à 3,368 soit un taux de 66 U-lle vente eut eu Ueu, cette con- par mille naissances vivantes.Ces , , , -, ____ .| Un succès de librairie, voilà ce peres et des meres soit de transmet- j se pro(juji assez rarement en tre cette foi a leurs enfants, aussi .notre pays.Celui qu'obtient actuel-pure, aussi vivante qu ils 1 ont [e* ;|ement le volume signé François çue des anciens.Et si parmi les* jjerje| : “Leur Inquiétude'’ mérite nôtres i) s’en trouvait dont l’esprit fût faussé ou le coeur perverti, et qui voudraient s’éloigner de ce qui sûrement d’être signalé.Dans l’espace d’une semaine après la publi cation, plus de mille exemplaires dition de vente au comptant ne fut ’ ni exigée ni exécutée.L’acquéreur t déclara même qu’il entendait que 1 son notaire prit connaissance du dossier, avant de payer.Chacune de ces ventes, ce matin, se fit sur une seule offre.Toutefois, il y a pire.Entre autres: le 18 mars dernier, une propriété sise rue Sanguinet, et muni-! na,ssances cipalement estimée à $6,500, fut aussi vendue pour $1,548.Le même y ’A 4 l’Arvwx #4 A r\s\ voxiva», iiitxtxr v a v.1 ti j ' ses propriétés a moins de (1-6) de son évaluation municipale.Pourquoi ia Cité fait-elle faire de ces sortes de ventes à rabais qui laissent planer toutes sortes de soupçons?Elle provoque ainsi appel à l’investigation aux fins de découvrir quels sont les responsables pour cel ouvrage provient, 1 de pareilles déprédations du bien doute, de ce que l’auteur a ! public.De tels procédés ne res- de l’administration en bon père de famille.Jamais, au grand jamais, l’encan-teur de la Cité ne devrait vendre en bas de l’évaluation municipale.Il est immoral qu’un gouvernement en agisse ainsi à moins d’être aux abois.Et le président du comité exéen- dienne-française; il l’a étudiée sur | tjf écrit que l’évaluation munici-le vif et a donné, dans une lan-! pa|e s’établit d’après la valeur mar- gue vivante et sincère, les caractéristiques saisissantes de son inquiétude propre.Voilà qui suppose (tu travail personnel, rte l’originalité d’esprit et du sens de l’observation.Il fait bon de signaler, de temp,'; à autre, le succès obtenu par des efforts intellectuels.Un gouverneur qui ne peut se servir de l'automobile se demander: | d'entrer en fonctions, passera pro- ^ 2 bablement tout son terme de cinq e foi catholique lui lais®« Smnion miel e ans sans P™'0''- monter dans une moeurs austères; à moindre vent ^ fao ce ?en?r He automobile sûr l’I'e.•ait ajouter que de e(Upcs f£'c^ q(‘él?è et trace au- C’est cette absence de voitures mneur* aont bout t es «unes ,1UX Bermti- tour d éliés ces limites du devoir rJ10l0r,see•^i route pour mon rnmlc.Meilleurs voeux de succès à l'Union na-! tionale el à son chef.Dois consulter me* électeurs et organisateurs.; Communiquerai de nouveau d'ici «amedf.A bas le régime!” N.-F;.; Larivtère (Témiaramingui).¥ ¥ ¥ "Cher chef, ne pourrai me ren-1 dre ce soir.J'v serai de coeur ce- ' pendant Plusieurs de mes électeurs aux écoutes.Je crois â la plus éclatante, victoire dans mon romté et dans la province.Bonsoir et succès”.Rouville Beaudry, (Slan-strad).* * * "En rrpo* pour une semaine avant de commenrer campagne.Sherbrooke vous admire dans vos efforts pour purifier le gouvernement.Succès vous attend." .I.-S.Bourque, (Sherbrooke).& fc "Appuyant Union nationale et programme Ecole sociale populaire.Serai candidal".Arthur La-rouche (Chicoutimi), ô 4k 4k ’ Retenu à Montréal.Souhaite plein succès à l'Union nationale”.Candide Rortiefnrl fSainte-Marir).?4k t | "Principaux organisateurs du comté de Misaisquoi réunis en assemblée ce soir pour Jeter bases prochaine campagne vous assurent de leur fidélité à l'Union nationale et de leur loyauté à vous-mèrne comme chef, vous qui nusserez à l’histoire comme le libérateur de notre province".F.iA.Pouliot, t.Missisquoi).4k 4k 4k Parmi nombre d’autres télégrammes venus de diverses sériions de l’Union nationale de tous les coins de la province, de partisans de l’Union nationale et d'amis de M.Duplessis, les trois télégrammes suivants méritent une mention spéciale: “Tous vos partisans de l’Union nationale gaspésienne se joignent à moi pour vous adresser les plus sincères félicitations et l’assurance de leur dévouement à la cause".Dr C.-E.Pouliot, (candidat de l'Union nationale dans Gtapé-Sud, le 25 novembre).¥ ¥ ¥ "Prière de présenter au très cou rageux et valeureux chef de l’Union nationale.M.Maurice Duplessis, fils très distingué de la patrie triflu-vienne, nas hommages respectueux et témoignage de notre vive admiration".l.e maire de Lachine, Anatole Carignan.(Ce télégramme était adressé au président de l’assemblée).* * ér “Sommes avec vous de loul coeur.Vous souhaitons la meilleure des sanlésjpour futur triomphe”.Famille Arthur^Bettcz.___ Les archives de la Cie de la Baie d’Hudson Toronto.24.- Le Journal Mail and Empire annonce que la Société Champlain vient d obtenir les droits exclusifs de publication de documents relatifs k l’histoire du Canada, contenus dans les archives de la compagnie de la Raie d*Hud-sbn.Le secrétoire de la Société Champlain a fail part de celte nou vclle aux membres, réunis en congrès a Toronto.La Soriété se propose de publier un volume par année qu'elle intitulera: Hudson's tiny Company Series.Jusqu'à maintenant, le* archives de la compagnie de la Baie d’Hudson sont demeurées inacces siblcs aux historiens.Le privilège obtenu par la Société Champlain a exigé plus d’une année de détnar ebes entre le gouverneur général de ce rôté-ci de l’Atlantique el sir Campbell Stuart, de l’autre côté.Le conseil de la Société Champlain sr compose pour l'année 1939-37 de: sir Robert Borden, pré sident honoraire; sir Robert Falco ner, président; sir Edward Beatty; MM.H.-B.Bennett.Charles (iolbs.sir Georges Garneau.le juge F.-W.Ho way.NValter-C.Murray, sir Ed ward Peacock, sir Campbell Stuart.J.-C, Webster, sir F’rederlck Wil-linms-Taylor, tous vice-président»; l'abbé Ivanhoé Caron, sir Arthur Doughty, le général Fotheringham.H.-H.i.anglon, Duncan McArthur, T.-W.-L.McRermot, Chester Martin.le juge G.Patterson, J.-B.Tyrrell.G.-M.Wrong, conseillrrs; Harold Walker.Stewart Wallace, secrétaires; et George-H.Locke, tre i sorier._ La fondation de la Compagnie de la Balr d’Hudson remonte A 1670.Fille doll son existence aux m?dard Chouart Daa GnosellUenu K* ?• LA RADIf ?RADIO-GAZETTE Mercredi, 24 juin Radio-Coloniale-Franc* (Heure d'été) SS mètre* M — 1»,TS# kUoryele* S OS ç m.— Inlormatioru en frenceu.•ovtn 3.30 ujn.— Le Théâtre Nation»! de l'O- 0*r« SS mètree M — U,T» kUeeyrte* S.t5 p.tn.— Concert.Helel* de Redio- P*ri» g.lj pjn — Inlormuione en français, •ours.T.15 pjn — Théâtre è 45 pm — Causerie 10.15 pm.— Informations en français.Radio-wndcs court» (Heure sclalre) M06C0D — 4 pm.— Questions et ré- ; penses — Musique UNE, 25 m , 12 meg ; ROME — 0 p.m — Nouvelles en anglais i Concert symphonique par le prof.A De 1 Mast.2RO, 31 1 m .9.03 meg LONDON — 0.45 p.m.— London Scenes.No 4.Hyde Park QSP.19.0 m 1331 mec.080.21.3 m.Il ls meg.DSC 31.3 ! hu 950 meg.i PARIS — 7 p.m.— Nouvelle» en anglais TPA4, 25.8 m.11.72 meg • EINDHOVEN.Netherlands — 7 pm.— Programme international.PCJ.31.28 m , # 38 meg MKdN — 8 30 pm.— Le* routa» du Ptthrer.DJD.23.6 m.11.77 meg LONDON — 9 p.m — "Romance In Rhythm".aSD, 25 5 m.U.73 meg .OSC.Il JS m.9.58 meg.Radio-Iftats-Unia (Heure d'été i WABC — 348.0 mètres — W0 kilocycle* 3.00 pm.Récital d’orgus, par Ann 4.00 pm.— Robert Schmitt, planiste de concert 4.45 p.m.— Clyde Bsrrle.baryton 5.15 p.m.— Chansons, contes et Jeux pour les enfante 7.15 pm.— Pray et Baum, planiste# BOO pm.— La cavalcade de l'Amérique.g.00 p.m.— Lily Pons, soprano du Metropolitan Opera avec l'orchestre et le choeur d'André Kostelanet*.— Spring In Vienna; Air du Rossignol; There’s a Small Hotel, de Rogers-Hart; Last Rose of Summer; Little Birdies; Love 1s Uake a Cigarette, de Burke; Lair dee clochette» (Laluné) de Lellbes *0» Pm.— La marcha du tempe.10.45 pm.— I gains.Le cours des actions ordinaires s'est relevé faiblement.1 indice passant de 117.4 à 117.6.Les indices des meuneries, textiles **l vé d’environ 35 millions de bois- Les importations cle Cl,*nr| bruli0^l seaux pour la consommation do- , * .« B Q Q ^ |,11* NC«U2k JJ Util I *1 IlillJaiâl/IJ etc plus fortes qu en ., •• _ mestique, le commerce mondial de '! v’^t ^nr ^ lé raiuste blé en 1935-36 sera le plus faible 3.084,000 livres.; • AtAedepuis nombre d’années.Aucune ment saisonnier, ont été plus fortes que durant tout autre mois d a-près-guerre.La production de papier à journal a été de 267,067 tonnes contre 258,721 en avril.Le rendement a Le blé En marge d’autre chose, une conversation assez amusante a eu lieu entre M.Bennett et le ministre de l’Agriculture, M.Gardiner.Ce dernier avait prétendu que M.Bennett a été le plus loquace de tous les dé; putés au cours de la session qui vient de se terminer.M.Gardiner est allé jusqu’à citer des chiffres.Il prétend que le chef de l'opposition a pris 52 pour cent de la session.M.Bennett répond que c’est vraiment de l’exagération, qu’il a pas dû prendre plus de 25 pour cent.Là-dessus, M.Bennett fait cette observation très juste que, comme chef de l'opposition; il a un devoir à remplir et pour lequel il est rétribué.Le premier ministre M.Mackenzie King, riposte que M.Bennett, en tant que chef de l’opposition, a bel et bien gagné son salaire.Il se demande même si M.Bennett ne mériterait pas de toucher une prime de récompense sinon d’encouragement pour se taire et permettre à la Chambre d’en finir avec la session.En fait de loquacité le leader libéral peut-il faire des reproches au chef conservateur?E.B.On a reçu 20 chiens pour Tamélio- I moutons, des chèvres, des sangsues, ration des rares; 15 sont venus des | des pigeons, de* faisans et des tor-Etats-Unis et 5 du Royaume-Uni.tues.| Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires | ARPENTEURS b INGENIEURS r fM >ut.—id !H.ça?*lo$x.—ic.IO.J.PAPif PAPiNE.AU______IC.*lfZMT[u» - jjrÿ( accusent m.gain consi- annuler en partie cette possibilité, nement fédéral et les dépôls l'i,ns dérable.ce qui indique les condi-'Dans l’hémisphère méridional.Tapies banques autorisées.L’indice in-, flons (,’n s lesquelles se trouve Tin- pnrence des récoltes s'est améliorée j ment est vertt du rendement des > .imprimé en ! ",eî écor*‘>niiques n'a-t-elle nas dé- francais.tout comme les autres do- sllslreusement compliqués?i.a liai- |S » I ! SX ZS SX • t «la.V " «« m .a .a.I i * « « a euments du gouvernement au par- n1e rapi“Ie a été la grande fataUté « » s.Elle a faussé notre éduca- ••r .0ueb?c' • : '?n ni,,,oni»le: ou plutôt son effet .,r ° dernière opinion fui ncfi,ste nous a empêchés d’en avoir i » a» fee par |a majorité du pai-|e.; une pour tout le pays.Elle a com-efait.m effet, |fl première P'iqué noire administration nalio- menl Adootex le, CAFES, THÉS., CONFITURES d.J.-A.DES Y, Qualité supérieure Montréal mile “Les abus du viril esprit torv qui a fait fonder le parti librral-vonservaleur tentent toujours de s imposer.Je ne crois pas que le chef du parti cherche à nous l’im-l»05cr; R a déclaré à la convention de Winnipeg qu'il n’y avait plus dr parti tor>.Il peut y avoir des lories, mais par un parti tory.Des lories, mais ils n’ont pas autorité pour en imposer au parti qui a *(» fondé pour le détruire.Le i conservateur de la province ce rtuébec a eu à souffrir de la part tories qui parlaient surtout AVA de pour flatter les préjugés ou servi, des intérêts particuliers dans leu-profonde province.C’est ce qui a amené le parti conservateur du Québec à proclamer «uIaqo- Et voici et matin, après olu* d* trente ans d’absence Françoi» revivait en partie ces scène» oa leunease “Tous de beaux em-maux.disait Banti*te.en regardant déliter le» vaches Regaroe celle-là ouf passe ça vient de Johnny.Tu 1e connais c’am un vieux cabateur d’élection — Bien sûr! — Tu n’e» pas pressé?Je vils aller fermer le» barrière, ** ie vais ta faira voir quelque ttae- Volontter*.— Seulement tu n’aa pas de chauasurea pour U rosée?Désiré, cour* vite chercher mts claque» neuvea dans te cabanavu pour ton oncle.Tandis qu’ils '*• tendaient.Baottete attira l’atwn-tion de François sur te potager ré f>on travaillait.“Regarde st) a du beau Ubac! Vote, comme c art feuillu au mote de Juillat!" Itea promeneur» longeaient la prairie où Georges, te aecond fila de Philippe fauchait le foin.Lea chevaux n'émergeaiem qu'à moitié par dessus te* longe épia di mil.On entendait les commanda-ment» du faucheur à travers te bruit de la ferraille.François #e •'“•H griser par l’air pur ai I odeur des foin# eoupéa.Quand la faueheuae de Qeorgea fui proche: “Certeat fit Baptiste avec fierté, de belles bêtes! Ht ne sont pas bien allants sur la voiture légère, mais, bateau! ça travaille bien! Je vola bien que ta aimes toujours tes chevaux, tu *a raaté le même! - Père, c’est toujours te belle vte canadienne d« défricheur!! 4
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