Le devoir, 25 juillet 1936, samedi 25 juillet 1936
Montréal, »am»4i 25 JufHe» 173S REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL ••••«.H Arbour 1241 , SERVICE DE NUIT < Administration :.HArbour 1243 Rédaction : .„ .HArbour 3679 G*»# :.HArbour 4897 DEVOIR VOLUME XXVII — No 172 DiMctMr-gérant: Ceorga.PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef: Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlimja) E.-Um* at Empira britannique a 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNlS et UNION POSTALE .« 3.00 Le ministère des sosies .Godbout n’est pas M.Godbout, M Bouchard n'est pas M.Bouchard.Le plus neuf des régimes tout neufs, c’est le régime odbout.Les affirmation» du ministre, de sa presse, de ses rateurs, sont à ce sujet des plus convaincantes, — op convaincantes.* * ?Le M.Godbout qui est premier ministre du nouveau ebinet n a rien de commun avec M.Adélard God-pout, jadis député de l’Islet.ministre du régime Tas-.hereau, d exécrable mémoire; le premier M.Godboul ota la loi Dillon, vota contre la pension aux vieil-ards, vota pour empêcher de parler tel et tel témoins 1 enquête du Comité des Comptes publics; il soutint e bout en bout et d’un travers à l’autre le régime aschereau.Le M.Adélard Godbout qui parcourt résentement la province veut la pension des vieil-rds, le rappel de la loi Dillon, des élec on s propres et honnêtes, l’économie des fonds ublics, une enquête sur les vols du trésor rovincial, la relibéralisation de son parti, la ^christianisation de la politique québécoise, etc., etc.Le ne doit donc pas être le même M.Godbout que autre.Ça ne peut pas être le même.Ce n’est pas - même.Il y a similitude de noms?Ne confondez as.Des malins ont prétendu que M.Taschereau avait oisi le présent M.Godbout pour le remplacer.C’est ux.M.Godbout nest pas M.Godbout.M.Damien Bouchard non plus n’est pas le M.Bou-ard dont on a tant parlé jadis.M.T.-D.Bouchard, ui fit autrefois partie du ministère Taschereau, était lus jeune, plus emporté, moins poli; il ne se souciait uère de rechristianiser notre régime politique et éco-omique.Tandis que M.Damien Bouchard est un omme doux et humble de coeur, il a les plus grands ucis d’ordre et de moralité publique.S’il s’occupe ’électricité comme l’autre M.Bouchard, c’est pure incidence.S’il est aussi maire élu de Saint-Hyacin-e, c’est qu’il est dns la vie d’extraordinaires ren-antres.Cela s’explique; tout s’explique.M.T.-D.ouchard, ministre de M.Taschereau, est mort et en-rré.Il ÿ a M.Damien Bouchard, ministre de .Godbout, homme tout neuf d’un ministère tout ^uf, avec un chef tout neuf.M.T.-D.Bouchard était ; l’ordre ancien.M.Damien Bouchard est protago-ste d’un ordre tout neuf, de Yordre nouveau.Ça ne .ut pas être le même.Ça n’est pas le même.Gardez-pus de confondre.n- Ÿ Ÿ Mais M.Rochette?M.Rochette?Qui ne connut n ministre de M.Taschereau qui s’appelait M.Ro-lette?C’était un homme paisible, pacifique, policé, au parleur, pêcheur et chasseur renommé, lettré ssi; n’avait-il pas étudié à Oxford?Ce M.Rochette li fut ministre de feu M.Taschereau vota bien la loi illon et quelques autres lois aussi étranges; mais au nd il ne voulait pas faut cela.C’était un excellent rçon; la tourmente de juin l’a néanmoins emporté >mme tant d'autres.Prétendrait-on que M.Rochette, llègue de M.Godbout, pourrait bien être l’ancien d lègue de M.Taschereau?Ce serait vouloir abuser la crédulité populaire.Le nouveau M.Rochette a rien de commun avec l’ancien M.Rochette.Excel-nt garçon — comme l’autre, — policé — comme utre, — fervent de la discipline ministérielle — mme l’autre, — originaire de la rive nord du bas int-Laurent — comme l’autre, — ancien élève d’Ox-rd — comme l’autre, — grand chasseur et pêcheur comme l'autre, — c’est un M.Rochette tout neuf, ut frais, tout humide de la rosée des eaux qui Tap-irtèrent de son pays natal — du même pavs natal le l’autre.Ce n’est pas l'ancien M.Rochette; ce st pas l’autre; c’est un Adam nouvellement pétri et rti des mains.des mains de qui?D’un autre .Taschereau, qui n’était pas M.L.-A.Taschereau, hue s’il s'appelait M.L.-A.Taschereau.Croyez-le.> Et M.Cléophas Bastien?Qui est ce nouveau Bastien?Lui aussi, c’est un homme tout neuf.Il pas été jadis député tasche.reautiste de Berthier?m.Il n’a pas voté U loi Dillon; il n'a voté aucune •s lois douteuses ou condamnables, ou maudites du régime Taschereau.Non.Jamais.C’e#t un garçon tout rond, plausible, amène, sobre, insinuant.Extérieurement, il est le sosie de l’autre.Et autrement aussi.Il porte le même nom que l’autre.11 est de même âge et de même poil que l’autre.Ressemblances frappantes, si Ion veut; mais c’est tout.Ce n’est pas 1 autre.L’autre fut ministre sans portefeuille de feu M.Taschereau, après avoir été l’un de ses plus complaisants, de ses plus serviables députés.Ce M.Bas- »-ci n'a rien de commun avec le régime Taschereau.Si M.Godbout 1 a pris dans son ministère^ ce n’est pas que M.Godbout et M.Bastien se soient jamais connus auparavant.C est que M.Godbout avait besoin d’un M.Bastien qui s’appelât, — comme l’autre, — Cléophas, fût comme l’autre, mais ne fût pas l’autre.Fantaisie de nouveau premier ministre désireux de ne pas se sentir tout à fait entouré de gens à prénoms étrangers, M.Godbout a cherché des noms qui lui fussent familiers.C’est tout * * * Et Me Charles-Auguste Bertrand, planant sur les sommets de la politique, homme auquel feu M Taschereau n a rien donné, auquel même M.Taschereau devait tout, soit deux discours à la radio, plus sa participation gratuite à plusieurs campagne électorales, dont celles de l’an dernier.— Arrêtez.Vous êtes dans l’erreur.Me Charles-Auguste.Bertrand est un hemme neuf, un Cincinnatus vers qui la politique est venue, et qui n’est pas venu à la politique; homme tombé de haut dans la politique, mais pour l'élever, la hisser aux sommets où il a posé son fanal.Ce ne serait pas le taschereautiste M.Bertrand de 1931, non plus que de 1935, défenseur du régime qui nous donna la loi Dillon, le bulletin sans talon, du régime qui vendit la province à l’étranger et manqua tout juste de finir de la lui livrer en bloc?Non, non et non! C’est un autre Me.C.-A.Bertrand, neuf, confiant, dévoué à la chose publique, immarcescible, que M.Taschereau n’a jamais connu, puisque lui, M.Bertrand, a toujours “tourné le dos au passé”, ainsi qu’il l’a dit fort élégamment.Encore cette malheureuse similitude de noms.* * * Et M.Côté?Le nouveau M.Côté vient de Bona-veuture, — comme l’ancien M.Côté.Quel mal y aurait-il à ce que deux MM.Côté, différents l’un de l'autre, vinssent de Bonaventure l’un et l'autre?Et M.Césaire Gervais?Et M.Wilfrid Gagnon?Des hommes qui n’ont jamais voté pour le régime Taschereau, jamais soutenu, ni défendu le régime Taschereau, jamais parlé pour le régime Taschereau, jamais fait la cour au régime Taschereau.Voyez-les.Ils sont flambants neufs.Qui dit le contraire ment.Ce sont, ils le jurent, des hommes neufs entre tous les hommes neufs.Le premier porte certes le nom d’un ami cher à M.Jacob Nicol, ministre de M.Taschereau; et le second porte le nom d’un excellent industriel qui fit jadis campagne- pour M.Irénée Vautrin, ministre de M.Taschereau, et parla même pour M.Taschereau à la radio l’automne dernier.Mais ni M.Césaire Gervais, ni M.Gagnon ne sont ces MM.Césaire Gervais et Wilfrid Gagnon.Croyez-le.x * — Trêve d’histoires invraisemblables.Pour qui nous prenez-vous?Parce que la lune de juillet vient après la lune de juin, la lune ne serait plus la lune?Nous io sommes pas des imbéciles.Noua savons bien que la lune reste la lune, qu’elle montre un quartier ou qu’elle les montre tous; que M.Godbout reste M.Godbout; que M.Bouchard reste M.Bouchard; que M.Bastien reste M.Bastien; et qu’il furent tous, et leurs amis aussi, avec le régime Taschereau et, la plupart.du régime Taschere.au.Assez de faribolea».— Mais ce n’est pas nous qui vous affirmons que ce ne sont pas les mêmes.C’est eux.— Croient-ils à ce point avoir affaire à des idiots?Tous portent la marque de la bête; ils n'auraient pas été avec la bête?Nous avons tué la bête.Nous allons tuer les petits de la bête, même s'ils prétendent avoir changé de pelage.Georges PELLETIER u fa de a chanson de Césaire (Air: "En roulant ma boule.i pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.gen* d'ehes-nous on-t-un grand En pompant ma pompa champ (rand champ tout rempli d’argent, mpi, pompant, ma pompe pompant.pompant, ma pompe pompant En pompant ma pompe.— 2 — grand champ tout rempli d'argent En pompant ma pompa •orviteur* a'en vont volant mpi, pompant, ma pompa pompant.pompant, ma pompe pompant En pompant ma pompe.servitaurs t'en vont volant, En pompant ma pompe eux c'eat un sport innocent, mpi pompant, ma pompe pompant.pompant, ma pompa pompant En pompant ma pompa.eux c'est un sport innocent, En pompant ma pompe >rocurtur l'en va r'nitlant mpi, pompant, ma pompe pompant.« pompant, ma pompa pompant.En pompant ma pompe.— S — Procureur s’en va r'niftant, En pompant ma pompe M brandit un grand fanat blanc Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant En pompant ma pompe.Il brandit un grand fanal blanc En pompant ma pompa Pour découvrir les "gros méchants".Pompi.pompant, ma pompe pompant, En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.Pour découvrir los “gros méchants’'.En pompant ma pompe Mais les voleurs s’en vont rient Pompi.pompent, ma pompa pompant.En pompant, ma pompe pompant.En pompant ma pompe.— * — Mais (es voleurs s’en vont rient.En pompent mi pompe Quel Procureur accommodent! Pompi.pompent, me pompe pompent.En pompant, ma pompe pompant En pompent me pompe.Quoi Proeurour accommodant! En pompant ma pompe Ne peut découvrir les ch'napans Pompi.pompent, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.~ 10 -— Ne peut découvrir le* ch’napans.En pompent me pompe Son fanal s’relt-y aveuglant Pompi.pompent, nu pompe pomoast En pompent, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.— Il — Son fanal e’ralt-y aveuglant En pompant ma pompe Qui puiss’pas pincer les brigands?Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.— 12 — Qui puiss’pas pincer les brigands?En pompant ma pompe.— Procureur, pue vas-tu cherchant?Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant En pompant, ma pompe.— 13 — — Procureur, que vas-tu cherchant?En pompant ma pompe.Dans le* ténébree du grand champ?Pompi, pompant, ma pompa pompant.En pompant, ma pompa pompant En pompant, ma pompe.— 14 — Dans les ténèbres du grand champ?En pompant ma pompe.Céseir’.je cherche le* méchants Pompi, pompant, ma pompe pompent.En pompant, ma pompe pompent.En pompant ma pompe.— 15 — — Céseir’.je eherehe le* méchant* En pompant ma pompa.On m’a dit qu’y volaient dans (’champ Pompi, pompant, ma pomp* pompant.En pompent, m* pompe pompent, in pomnea» tm n—snq.— 16 — On m’a dit qu’y volaient dtns l’chemp.En pompent m* pompe.Si je le* treuv’ les sacripants Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompent.En pompent me pompe.— 17 — Si je les trouv’, les sacripants En pompent me pompe J’Ies coffrerai à Saint-Vincent, Pompi, pompant, me pompe pompent.En pompent, ma pompe pompent.En pompant me porno*.— ta- ries coffrerai h Saint-Vincent, En pompent ma pompe Ils y rest’ront pendant vingt ans.Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, in pompant ma pompe.— 19 — Ils y rest’ront pondant vingt ana.En pompant ma pompe Cherchons toujours, en attendant.Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant.En pompant ma pompe.— 20 — Cherchons toujours, en attendant.En pompant ma pompe.— T’es ben distrait, mon vieux Bertrand, Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.— 21— - T’es ben distrait, mon vieux Bertrand, lin pompant nu pompe.T’as pas-s-allumé l’fanal blanc.Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.— 22 — T’as pas-s-allumé l’fanal blanc.En pompant ma pompe.— C’est ben vrai.Qae c’est embêtant! Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompa, — 23 — — C’est ben vrai.Que e’est embêtant! En pompant ma pompe.Mais, entre nous, fa press’ pas tant! Pompi, pompant, ma pompe pompant.En pompant, ma pompe pompant, En pompant ma pompe.Pour copie conforme: Lucien DESBIENS “Close up!-Je vous offre mes sympathies - Vous êtes battus!" Ce qu*a dit Breton à M.Dauptaise et à tes compagnons de “cabanon”, en les libérant, après 6h., le soir de la votation, le 25 novembre dernier, dans Mercier “VOUS ETES UN MAUDIT C.”, DIT LE MAGISTRAT MONET AU NOUVELLISTE DU “DEVOIR” — “LE “DEVOIR” EST UN MAUDIT JOURNAL” — “QU’ILS ME METTENT A MA PENSION!” M.Da ’plaise est sous le secours direct, il n’a reçu aucun argent de l’Action libérale nationale, ni de l’Union nationale —• Le parti libéral lui a offert une position AJOURNEMENT A MARDI PROCHAIN Bloc-notes L’Ecole d'Action catholique La politique provinciale menace d absorber la plus grande partie de l’attention publique.Il ne faudrait point pourtant qu’il en soit ainsi.Lundi s’ouvrira donc, à l’école du Plateau, YEcoIr d'Action catholique.Nous en avons déjà donné le programme.Mais nous tenons à signaler de nouveau, et particulièrement, à notre public cette très intéressante initiative.Les trois journées d’étude paraissent avoir été organisées avec un soin spécial.On a prévu des conférences d’ordre général, puis des examens détaillés de la situation et des diverses oeuvres.Les heures des réunions ont été choisies aussi avec une évidente attention.Ces cours sont ouverts à tous, prêtres, religieux et laïcs, hommes et femmes.Tous aussi peuvent en faire leur profit.Le Secrétariat de YEcole sociale populaire, 1961 rue Rachel esl, (tel.Amherst 1989), se tient à la disposition de tous ceux qui désirent des renseignements sur YEcole d'Action catholique.On sait qu’on entendra au cours de ces trois journées des discours ou allocutions de Mgr Chaumont, directeur de l’Action Catholique à Montréal, de MM.les chanoines Harbour et Chamberland, des RH.PP.Joseph-Papin Archambault.Arthur Dubois, Chagnon, de la Compagnie de Jésus, Adrien Malo, O.F.M., Lévi Côté.el de M.J.-B.Desrosiers, P.S.S.Nous souhaitons à YEcole d’action catholique les plus féconds résultats.Pour les missionnsires La campagne électorale, risque aussi de faire perdre de vue les intérêts.journalistiques de certains de nos lecteurs missionnaires.Nos anciens amis savent, et les nouveaux, qui sont aussi nombreux, apprendront avec plaisir, qu’il esl de tradition chez nous que des souscripteurs de bonne volonté paient un certain nombre d’abonnemenis de missionnaires.Les uns demandent qu’on envoie le journal â tel de leurs parents ou de leurs amis; les autres disent simplement: Servez l’abonnement à quelque missionnaire de votre choix (les candidats ne manquent jamais).On voit tout de suite la raison de ces abonnement*.D’abord, les missionnaires n’ont guère le moyen de se payer un abonnement; puis,] U n’est guère de lecteurs pour qui le journal soit un aussi précieux ami.Songez que ces gens sont au bout du inonde Les choses du pays, ils ne les connaissent que par les Journaux ou par des lettres privées.Mais que peut-on mettre dans La salle de la Cour No 3 était remplie à toute sa capacité hier après-midi, pour la continuation du procès de Wilfrid Breton, accusé d’avoir enlevé M.Philippe Dauplatse, le 25 novembre dernier, et de l’avoir séquestré dans la petite prison du Dr Anatole Plante, candidat ministériel dans Montréal-Laurier, aux dernières élections provinciales.En attendant l’arrivée de M.le magistrat Monet, tout le monde parlait de l'incident du matin; et déjà le “Devoir” circulait dans la salle d’audience.On se l'arrachait pour voir de quelle manière le “Devoir” rapportait les paroles que “le savant magistrat” avait eues à son égard au cours de la séance de l’avant-midi.Chacun y allait de ses commentaires quand M.le magistrat Monet a fait son entrée solennelle.Aussitôt la foule s’est levée, pour marquer le respect dû à un tribunal de justice.Après avoir salué l’assistance de la tête, M.le magistrat s’est assis.C’est eu milieu d’un profond silence que l’on a commencé cette cause, qui sera désormais célèbre, à plus d’un titre, parmi les tribunaux gais.Ma Antoine Sénécal, procureur de la Couronne, a d’abord appelé le plaignant, M.Philippe Dauplaise, A ce moment l'auditoire était comme sidéré à l'idée de ce qui pourrait survenir.Au cours de la déposition de M.Dauplaise, l'auditoire s’est dégelé graduellement; et peu de temps après tout le monde se sentait tout à fait à son aise.M.Dauplaise venait à peine de commencer sa déposition lorsque le magistrat Monet a laissé percer son bel état d’esprit.Il a dit qu’il avait des déclarations à faire au sujet du “Devoir”.Tout le monde a accueilli cette première déclaration en riant; et chaque fois au cours de l'après-midi que M.le magistrat Monet attrapait le “Devoir”, tout le monde se mettait à rire, M.le magistrat ne demandait pat de rappeler l’auditoire à l’ordre, ce qui aurait été assez difficile, si l’on tient compte de la disposition d’esprit où se trouvait tout l’auditoire qui riait de grand coeur au nez du tribunal, si l’on peut dire.M.Philippe Dauplaise M.Philippe Dauplaise, plaignant, est appelé comme témoin.En réponse aux questions de Me Antoine Sénécal, il dit connaître l’accusé Wilfrid Breton depuis le 25 novembre.Il l’a rencontré pour la première fois vers 4 heures 15 le 25 novembre, alors qu’il se trouvait en voilure au coin des rues Hutchison et Villeneuve.Dans la voiture se trouvaient avec lui quelques autres partisans de M.Cormier, La voiture était arrêtée au coin nord est, et le frère de M.Calixte Cormier, candidat, était allé téléphoner à la police municipale pour avoir de l’aide.Il est alors survenu une filée d’automobiles: il y en avait huit ou neuf.Le témoin ne les a pas vues venir, elles venaient du sud, rue Hutchison, et il avait le dos tourné.C’étaient des taxis.Breton a ouvert la porte de la voiture, et il en a sorti Dauplaise.11 à dit: “Vous allez vous en venir: on est des représentants de la police provinciale”.Aucun de ces hommes n’avait d’insigne.Dauplaise leur a dit: "Montrez vos papiers," mais ils n’en ont pas montré; ils n’ont )nt pa pas montré de mandats d'arrestation, ni de badges, ni de plaques de police."J’ai dit, continue Dauplaise: Si vous représentez la police, condui-sez-nous soit devant le chef Jargailles, soit devant un magistrat, et faites une cause contre nous." Breton a répondu : "Suivez-nous.Breton l’a laizis à la gorge On a alors monté Dauplaise et ses compagnons dans deux taxis.Dauplaise ajoute que Breton l’a saisi à la gorge.M.Monet «’emande alors a Mc Sénécal s’il continue à conduire ia cause comme avocat de la Couronne, s’il ne se retire pas du dossier.Me Sénécal répond qu’il n’a une lettre privée, à part les nouvelles de la famille et (les amis’?Le journal pour ces exilés volontaires.r’est le messager qui leur apporte un peu d’air du pays, el lout un lot de nouvelles que nous ne remarquons pas, nous, parce qu elles nous viennent de tons les cotés, par dix feuilles et cent bouches différentes.Nous lisions le journal jusqu’il la dernière ligne, nous disait l’autre jour encore un missionnaire qui vient de passer plusieurs années en Chine.Nous comptons par centaines les lettres qui rendent le même son.D’ailleurs, tous ceux qui ont vécu quelque temps à l’étranger savent par expérience quel extrême intérêt acquièrent alors-les journaux du pays natal.Nous redisons donc à ceux qui le peuvent : Si nous voulez faire grand plaisir à quelqu'un, page: d an missionnaire (si vous n’en connaissez point personnellement, nous nous chargerons de vous trouver un obligé) un abonnement au “Devoir”.Ceux qui ont fait celle expérience savent quelle gratitude elle leur a value.O.H, pas de déclaration à faire.Le juge, qui a le Devoir de jeudi devant lui, continue: “Le journal d’hier m apprenait que vous alliez vous retirer du dossier.D’ailleurs je di- i rai.,P (Iue J’ai à dire là-dessus tout I a I heure.Me Sénécal: "Je n’ai rien à dire.Le magistrat: "Moi j’en ai."Breton a déchiré ma chemise” Dauplaise continue: "On m’a sorti de force de la voiture où j’étais, Breton m’a pris à la gorge, il m a arraché mon collet, déchire ma chemise.Parmi ceux qui accompagnait Breton, le témoin a reconnu Gérard Girard: il l’a identifié au salon mortuaire Vandelac.On nous a alors conduits, poursuit Dauplaise, dans le comilé du Dr Anatole Planle, nous avons été amenés de force.Le comité élml situé à 72 rue Mont-Royal esl: c’é-I un bureau d’information du ] ‘)r Riante.On nous a renfermés au j deuxième étage du même édifice, , dans une espèce de cabanon, d’à ! peu près 10 pieds par 12; ça fer-! mai! avec une porte et deux petits châssis.On devait être 14 ou lo dans cette salle.Moi j’y suis entré vers 4 heures 30, j’ai été enlevé vers 4 heures 15.Breton a monté la garde Breton a monté la garde à la porte jusqu'après six heures; nous avons été libérés vers ü heures 5 ou six heures 10.D’autres étalent enfermés là depuis 9 heures du matin.Quand Je suis arrivé, Paul 1 ousignant.Lemieux, Bergeron étaient déjà là.Trépanter est arrivé avec nous autres.J’ai été la une heure et demie.Je me suis rebellé, j’ai dit: menez-nous donc au poste de police.Nous n’avons vu là aucun homme en uniforme de police, aucun de nos gardiens n’avait une plaque de police, ni mandat d'arrestation, ni rien pour l’identifier comme faisant partie de la police provinciale.“Close up! Vous êtes battus!” Après six heures un homme a crié: Close up.Breton nous a dit: "Je vous offre mes sympathies, vous êtes battus, allez-vous-en!” Le magistrat demande ou Dau-plnisc a été séquestré.Le témoin répond: Dans la cellule du Dr Plante, dans la petite prison du comité.” Le magistrat: “C’est le Devoir qui annonce ça.Je voudrais le savoir de vous! ce serait peut-être plus vrai que ce que le Devoir nous annonce.” Dauplaise dit que c’était une pièce, ou un cabanon comme 11 a dit antérieurement dans son témoignage.Il ajoute que Breton leur a dit à tous de s'en aller, ou’ils sont partis en ligne et ont descendu 1 escalier.Leur voitura était resté au coin des rues Hutchison et Villeneuve, elle a été retrouvée là par un autre.En arrivant au comité, dit Dau-niaise, nous avons été fouillés par Breton et d'autres.J'avais une procuration de M.Cormier; elle est disparue; la procuration qui m'au torisait à visiter les poils; c’est tout ce qui m’a été volé.Le magistrat: "Vous euez organisateur pour surveiller les télégraphes.D’un côté comme de l’autre.vous savez que dans toutes les élections il y a des télégraphes.D’auulaise fait un geste vague comme s’il ignorait tout cela.Le magistrat poursuit: “Vous ne le savez pas, jurez-vous que vous ne le savez pas?" Dauplaise: "Quant à moi, je jure que je n'eu ai jamais passé.On nous avait donné instruction de surveiller les chars suspects qui pouvaient transporter des télégraphes”.Il continue son témoignage et dit qu’après la fermeture, il n’a pas été molesté.Il n'a pas identifié de compagnons de Breton; mais ü déclare qu’il ne peut pas faire erreur quant à l’identification de Breton.Me Sénécal déclare qu’il a terminé l’interrogatoire du témoin; Me Raymond Noël le contre-inter-roge.“‘On a eu aeaez peur” Tl lui demande s’il a déjà été condamné; Dauplaise répond que non.M.Noël demande de quel côté de la voiture on l’a sorti; le témoin répond qu’il croit que c’était du côté gauche, mais qmil n'est pas certain.“On a eu assez peur, dit-il.dit-il.C’était un bousculage effrayant.J’ai été me jeter dans les bras de M.Grenon pour lui deraan-(Suite à la page 2) Carnet d’un grincheux Il y • en Cespésie un pont qui ne sera jamais baptisé pont Côté et qu’on appellera pourtant toujours le pont Côté, x Quel est ce ministre libéral qui, se présentant contre un adversaire libéral ministériel, se scandalisait de ce que celui-ci eût vendu cent poches de patates au gouvernement?Il était plus scrupuleux alors qu’au temps des plaques Bénau et des intérêts Antoine.* ?Est-il vrai qu’un ancien ministre provincial a déclaré au Club Summerlea à ses amis oppositionnistes: "This time you win"?* * M.Godbout ayant tourné te monde ministériel à l'envers, il convenait que M.Sénécal (Antoine, lui aussi), accusât M.Duplessis d’avoir voté pour la loi Dillon.Quand les élections tireront à la fin, on dira que c’est Duplessis qui a arrêté l’enquête du Comité des Comptes publics, que M.Bercovitch voulait poursuivre jusqu'à Amen.* ?+ Le magistrat Monet maudit le Devoir .Heureusement que c’est le Devoir avec un grand D! Sans cela, M.Dauplaise pourrait bien être condamné à un long séjour dans la petite prison du Dr Plante.?Les gens qui tendent la main à M, Godbout espèrent-ils lui voir mettre quelque chose dedans?* ?* Un député travailliste anglais s'est demandé pourquoi le roi n* ferait pa* vivre sa mère.Dans la province de Québec la question ne se pote pas.L’Etat fait vivre tous les proches parents de ministres, — du moins sous le régime actuel.* ?* M, Bertrand ne pourra pas allumer son fanal.M.Bouchard, qui n'est pas un Egyptien, lui a enjoint de prendre un projecteur électrique.* * ?Voilà bien le régime: vouloir à l’époque des rayons X éclairer la justice avec un fanal! 4 ?Si vous voulez lire en bon anglais ce que la Patrie publie en mauvais français quelques jours plus tard, lisez tel journal de Toronto ., Nous ne le nommons pas, pour ne pas lui faire de réclame.Le Grincheux L'Encyclique sur le Cinéma Nom mettrons tris prochainement sous presse l'Encyclique sur le Cinéma.Xous saurions gré à ceux qui veulent la répandre de vouloir bien le plus tôt possible adresser leur commandes au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Xotre-Dame est.Montréal.Prix: 5 sous l’unité, 50 sous la (rigoureusement 1.50 It etnt, douzaine, franco (rigourt [ payable d'avance) 83.50 - f30.le mille, port en plus. T LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 25 JUtLLIT 1936 VOLUME XXVII — No 172 I “Close up! " sympathies moin devant moi.nour la Conmis-j iM ^Prem^ères^ lignes du ^premier Qui Je vous offre mes Mon" deeÆu™u0rs.Ta^tôuioursT-1 je 1 ~ cei>té son témoignage et jamais 11 | s« et cdltj^ J esnere .Vous êtes battus" (Suite de U 1ère cage) der de me protéger.Je ne le connaissais pas.Le taxi dans leauel on nous a transports était ,irrfVi pd“s loin de notre voiture, 4 ou 6 pieds.On m’a dit : **Viens-t en, on ne te fera pas mal".J’ai dit: •Laisse* moi, fai une maladie de coeur .En réponse à d’autre» Question* de Me Noël.Dauplaise dit qu 11 y avait six ou sept taxi» BS*e* ^ia^: i.*s- ou'il a vu Girard au coin et que’ Girard voulait lui donner un coup.Dans les taxis il y avait à peu près une trentaine d’homme».Hue Mont-Royal, c’est Breton qui les a gardés, car il avait charge du ca: banon.On a emmené tous ceux qui étaient dans l’auto, plus ceux qui ont voulu aider à ces derniers: M.Grenon et M.Tourangeau; M.Germain et M.Trépanier ont eu peur et iis ont décampé.Les prisonniers ont été emmenés dans deux voitu- re».La poudre d'escampette préjudicié par un article comme celui-là ! M.le magistrat prend alors à témoin.à ce sujet Me Philippe Mo-nette.qui est avocat-conseil de Dauplaise.M.Philippe Monette répond alors avec réserve: “Je n’ai pas lu l’ar- ticle'’.w , M.le magistrat Monet — Je sais que vous reprouverez un article aussi ridicule, aussi imbécile, mais ça ne préjudiciera pas mon opinion.Si Breton a séquestré le plaignant, il va être trouvé coupable.Me Raymond Noël poursuit son interrogatoire et demande à Dauplaise s'il a travaillé pour la Commission des liqueurs.M.Dauplaise—Oui.pendant quatre ans.Toujours le “Devoir” en mains M.le magistrat, toujours le De- inze nouveaux: monoplans français destinés au gouvernement espagnol le, défenseurs de Breton, lopt -|^n^rPe^e Me | Défaitc dcS trOUPCS d« révoltés espagnols qui M le magistrat.- Non ces ia;net reprend le Devoir et continuel s approchaient de Madrid - Par ailleurs, * prochaine élection de Mercier au on de Ure ,e ,exte ^ avait inter- rr ., est an rts faire! rompu tout à l’heure Me Noël re- Oïl Signale des VlCtOirCS de révoltés e.ra™ dev.nl „ In.e en ~ JT.ST’SüS «>"“] M D-P»- « »>»-' -•* « P“P ! maMUed“ ÂoëïDae'ontr«-inlerrose le ' est après faire! Me Noël, au magistrat.— 11 n était pas devant vous quand il se faisait traiter.“Même s’il avait été saoul pendant quatre an»” Me Senécal.— Même s'il était prouvé que le témoin aurait été saoul pendant quatre ans.le fait qui importe c’est s’il a été enlevé ou non.M.Dauplaise dit de nouveau que Me Noël fait son procès au lieu du procès de l’accusé.Le magistrat écarte la question.M.Dauplaise proteste et dit qu’il veut répondre.M.le magistral.— Ça n'a rien à faire avec la cause.marque que le magistrat ne s in _____________________ t £as.ià la~aaSlP°nUr!ser des! 25‘ - •• Chambre de» dépuré» a invalide lé-! inei.t, et il cesse de po froupe* gouvernementale» ont infligé une questions au témoin.défaite à de» troupe» de révolté» qui.M, Monet lit toujoim le “Devoir” sou* le» ordres du générai Mola, approchaient de la capitale.Les troupes gou- t,e témoin précise, sur des questions de Me Noël, que Breton était pour lui facile à reconnailr.U nous a gardés pendant une heure et demie, on n’avait pas d’autre chose à faire que de le regarder; j’ai dit aux témoins de l'examiner .Mais Dauplaise ne reconnaît pas les autres qui l’ont enlevé parce qu’au coin de la rue, il n avait pas le loisir d’examiner: “Je cherchais, dit-il, à prendre la poudre d’escampette et je n’ai pas pu”.J’ai revu Breton au palais de justice.ajoute le témoin, vers le 23 janvier.Je suis entré dans le palais de justice, j’ai vu Breton, il portait le même gilet; j’ai été voir un de mes procureurs.J’ai dit: voilà J homme qui nous a séquestrés.Il m’a demandé: Ks-tu certain'’ J’ai dit: Oui, je suis positif.Je suis retourné voir mon procureur, on a értiis un mandat et les autres témoins l’ont tous identifié à l’enquête préliminaire.Le magistrat, (au défenseur de Breton): Au sujet d’identifica- tion, vous êtes Reymond Noël, de l’organisation libérale officielle?— Non, répond M.Noël.Le magistrat.— Le Devoir le dit, hier.Pas de polémique avec le "Devoir” M.Noël.Je ne veux pas prendre de polémique avec le Devoir.Le magistrat.— Vous êtes, signalé comme organisateur de l’organisation libérale officielle montréalaise.Me Senécal dit que des articles comme relui du Devoir d’hier ne seraient jamais tolérés en Angleterre.“Y a toujours ur.bout” I.e magistrat.— 11 y a toujours un bout pour ridiculiser les tribunaux; qu'on s'appelle Orner Héroux ou Georges Pelletier, ou n’importe qui, on n’a pas le droit de ridiculiser une cause oui esl devant les tribunaux.Us sont tellement assoiffés de la rrèche, ils ne savent plus ce qu’fis disent; ils sont à quatre pattes devant la crèche.Je dis ça du haut du banc! Des articles comme ceux-là ne seraient pas tolérés dans aucun pays du monde, sauf au Canada.On n’a pas même le courage ni le coeur de signer."Derrière les encycliques” M.Monet ajoute que si c’était signe.il traînerait le signataire devant les tribunaux.Ht il ajoute: "Ça ne me préjudiciera pas.un article aussi imbécile! des journaux qui se retranchent derrière les encycliques!" “Si c’était devant un jury, il n’y aurait pas un juré capable d'entendre cette cause qui ne serait pas Pendant ce temps, la cause se trouve suspendue et M.le magistrat Monet lit toujours le même texte du Devoir.Plus il avance dans sa lecture, plus sa physionomie change, il parait de plus en plus visiblement vexe et tout à cQiip, fixant durement le représentant du Devoir, il s’écrie du haut du banc: “Vous êtes un menteur public pour avoir écrit ce que vous avez „n intervient à ce mo-i En réponse à une autre question ; érnt aujourd’hui sur mon compte.l ?ièrie.* * * de Me Noël, M.Dauplaise déclare Tout ce que vous dites est faux.1 Pourquoi écrire dans un jour- du'il n’a pas pris une goutte de1 M- Ie magistrat Monet blâme —Pourquoi ecnre dans un jour boisson au cours de la iournée de alors ,e nouvelliste de I avoir ap- nal que M.Antoine Senecal, can- oojssonau cours de ta journée ne, "magistrat” et il dit: “J’ai didat dans Mercier, se retirerait ; «ecuon.droit au titre de juge”.Il lui re- du dossier, et mettie que vous.M.| ^ Simon Crenon proche encore d’avoir fait de l’es Noël, êtes de l’organisation liberale i ' * de Montréal?j M.Simon Grenon est ensuite M.le magistrat, ajoute que ces , appelé à rendre témoignage.In-articles-là ne 1 émeuvent guère, I terrogé par Me Antoine Sénécal, qu’on ne peut pas 1 atteindre: jj raconte qu’il a rencontré M.Dauplaise le 25 novembre dernier.Vers 4 heures de l’après-midi, I alors qu’il passait à l’angle des , , I rues Hutchison et Villeneuve, il “S ils veulent me mettre dehors.| a vu un attroupement ou un ras- “Qu’il* me mettent à ma pention” dit-il, qu’ils me mettent à ma pen- .sion.Ça me ferait plaisir!” — Il est temps que quelqu’un ait le courage de le dire! Je vais le dire moi! M.Noël continue à interroger M.Dauplaise.Le témoin dit qu'en quittant la Commission des liqueurs, il a travaillé pour une autre maison d’affaires et qu’il est sans travail depuis un an et demi.Il est sous le secours direct.Aucun argent Il répond aussi à Me Noël: “Je jure que je n’ai reçu aucun argent, ni de l’Action libérale nationale, ni de l’Union nationale.Sur quoi le magistrat ajoute: “Ni du parti libéral?Me Sénécal.— M.Dauplaise a le droit de voter du côté qu’il voudra On reproche à l’accusé d’avoir séquestré et enlevé M.¦Dauplaise.Je ne suis pas intéressé à connaître les convictions politiques de M.Dauplaise.M.le niagirtrat.— Vous êtes intéressé, car vous êtes candidat dans Mercier! Après quelques remarques au 1 cours desquelles le magistrat dit qu'il n’entend pas cette cause au point de vue politique.M.Noël reprend son interrogatoire, en disent qu’il veut savoir ce que vaut le témoignage du témoin.M.Dauplaise répète qu'il n’a ja prit en parlant de son poing fermé et de son teint rubicond.Il dit que c’est par dérision qu’on !’a appelé “savant magistrat” et.sc tournant de nouveau vers le représentant du Devoir, il s’écrie: “Moi aussi, par dérision, je vous dis: “savant journaliste”.Il a également déclaré que dans une information parue la veille dans le lecfion d'un autre député de droite, M.Philippe Henirot.* * * -.-r - - - .Lisbonne, 24.(S.P.AU — De* dé- vernementales occupaient de forte» po- pêches radiophonee* annonçaient, il y a sitions dans tes montagnes de la Gua- quelques heures, que les révoltés espa- ; darrama.Les révoltés, bien que fati> gnols avaient fait tomber dan» une em-gués par une longue marche, te lancé- buscade et mis en fuite 4.000 miliciens rent à l'assaur.Ils ont subi des pertes de gauche que Barcelone lançait contre considérabics.Saragossa.Elles annonçaient aussi que Paris.25.>S.P.A.) — Chei tes avia- 'f b*se navale de Marin, sur la côte de teurs on dit que 15 nouveaür mono- ; * Atlantique, était maintenant au servi-plans destinés au gouvernement de la iee f^vo*,*ï ,lue 1 h ¦\ Directrice : Germaine BERNIER JARDINS Iün conférencier rapporte le dialogue suivant entre un vieux jardiner qui se montrait moderniste et une châtelaine qui voulait un jardin lans les traditions: Mj/i, Madame la comtesse, assez de bégonias, assez de géraniums » le cannas! Trop de rouge, madame la comtesse, trop de jaune! Etei-’nons ces incendies! Assez de coups de canon tirés dans Vherbe, madame a comtesse! Regardez plutôt ces campanules, vogez leurs clochettes nauves.Ecoutez-les bien, madame la comtesse, elles sonMnt l’angélus.La comtesse souriait., , venez, les campanules! s’écriait le jardinier.Venez, les gi- roflées, les ravenelles, les saponaires! Ah! non, protestait la dame, des fleurs de murailles! ».Comment, madame K comtesse.Dieu fleurit vos murailles et vous alsserlez à la porte le bien du bon Dieu! Mais, pour qui?pour les che mneaux pour la vermine des grands chemins.Venez, venez, les rave- \ telles.Venez, les saponaires! Venez, les mufliers! ajouta-t-il.Ah! flon, pas de mufliers.J’en ai trop vu chez les gardes-bar- fleret.—Eh! bien, madame la comtesse, cela prouve que les gardes-barriè-Je* ont du goût.Et, sournoisement, il ajouta: —Venez, les saxifrages! Venez, les lavandes des Alpes! —Ah! ah! des fleurs de mor.lagne! s’écria la dame.—Mais, madame la comtesse a le vertige!.Mieux vaut planter des yivandes ici que d'aller en respirer sur le grand Saint-Bernard.Ah! mon pauvre jardin sera joli! s’écriait la comtesse.Quel désordre!.Pourtant, l’année suivante, paratt-tl, ce fut une heureuse comtesse \ut se promena dans les allées d’vn très vivant, très frais et très char-ftant jardin'.Depuis que fat lu ce dialogue, je pense souvent A ce que devait être Ie joli jardin et je rêve encore plus souvent de quelque croisière magni-ique qui me ferait voir les beaux jardins de l’univers! Comme ce serait reposant de goûter au calme et à la fraîcheur de es grands parcs où dans la paix des allées ou dans le mystère des basnets, on n’entend que la chanson des fontaines, le vol des insectes, les letits pas si précieux des oiseaux.Et, pour oublier, ne serait-ce que quinze jours, la réalité avec ses mbètemenis, ses soucis et ses peines, y aurait-ü quelque chose de lieux que cette revue de fleurs, de verdure et d’eau en se ménageant un éjour dans le coin qui serait apparu le plus harmonieux de lignes et de ouleurs, le plus parfumé, le plus réjoui par les refrains de l’eau couard sur son lit de pierres ou tombant dans les vasques de marbre?Pour me distraire (en rêve on fait ce que ton veut), je trace un iti-êraire où se rencontrent les jardins d’aujourd’hui dans toute leur splen-eur et les jardins d'autrefois dans la mélancolie de leurs ruines.Ca fait n très long voyage.Mais je crois bien qu’après avoir visité les jardln's américains aux adrans solaires importés, les jardins anglais rangés et stylés comme le arde impériale, les jardins français à l’imposante harmonie, les jar-'ms espagnols inspirés de VAlhambra, les jardins mauresques aux murs levés qui les gardent silencieux comme des couvents, les jardins japo-ais aux kiosques bijoux s’urdssant au-dessus des pièces d’eau par le ges- \ si gracieux de leurs petits ponts en forme d’arc, les jardins persans nx immortelles roses de Saadi, etc., etc., c’est dans les jardins italiens ne je m’arrêterais, oui, probablement!.Et j’y finirais mes vacan-es!.On dit que les jardins de Lombardie et tous ceux d’ailleurs qui font Ine châsse parfumée aux tacs italiens sont uniques, incomparables et nijours loin de la meilleure description.Mais c'est un plaisir tout de même de lire les auteurs qui ont aimé ’s villas, les jardins, les terrasses de Frascati qui, du haut de son site j Jornine la campagne romaine et dont les terrasses regardent, dans le ‘ini ai n doré, 4 profil de la Ville éternelle qui dresse au bord du ciel la\ 1,7/ie connue des murs du Colisée et le dôme non moins connu de Saint- , ]ierre de Rome.C’est toute cette beauté naturelle, enrichie des reflets de l’histoire Irmiim.'c et religieuse, qui a fait dire A Stendhal, incroyant mais voyant: |ien sur la terre ne peut être comparé à cela.Mais il parait que pour voir la perle des villas romaines, il faut voir célèbre maison d’Fste, à Tivoli.Les peintres, les littérateurs, les musiciens.les poètes, ton.' se sont essayés à décrire la splendeur de ses jar lins, à traduire nu moins, les reflets de leur beauté et pas un n’y a réussi son gré.Oui, j’aimerais à voir les jardins italiens, tout en contrastes de li-Inrs et de couleurs, d'ombre profonde et de lumière éclatante, aux ter-hsses multiples, aux bassins superposés, aux cascades célèbres, aux lè-yndaires cyprès chantés par Le Cardonnel: Les hauts, les purs cyprès, sereinement funèbres.* * * Mais il est temps de revenir au pays et c’est charmant: mes vacan-fs ne sont pas encore commencées et en attendant je vais soigner les ears de mon jardin en boites (quelque chose dans le genre des jardins ispendns de Sêmiramis, d’embaumante mémoire.) C’est égal, c’est deux que rien: ce sont toujours des fleurs puisque les abeilles et les ourdons leur font la cour.IEf.malgré mes rêves extravagants, je serai encore heureuse si je eux me promener sur les chemins campagnards de ma province, bordés e champs de blé! Quand on ne peut avoir ce que l’on aimerait, on chérit ce que l’on a.PRISCA FAITS ET GLANES Un peintre de 14 ans au Salon A Paris, le Salon de cette année a consacre la jeune «loire d’un ar-iste de 14 ans: Claude Mever-Del-bos, né à Neuilly en février 1922.Il n avait que 13 ans lorsqu’il peignit sa “Ferme des artistes’’ (Etre-tat), laquelle a été exposée au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts.La grand’tante Dans le calme logis qu’habite la grand1 tante, Tout rappelle les jours défunts de l’ancien temps; La cour au puits sonore et la vieille servante.Et les miroirs terni* qui datent de cent an».Le salon a gardé ses tentures de Flandre, Où nymphes et bergers dansent au fond des bois; .4ua: heures du soleil couchant, on croit surprendre Dans leurs yeux un éclair de Tamour d’autrefois.Du coin sombre où sommeille une antique éplnette, Parfois un long soupir monte et fuit au hasard, Comme un écho des jours, où pimpante et jeunette, La grand’ tante y jouait Rameau.Gluck ou Mozart.Un meuble en bols de rose est au fond de la chambre; Ses tiroirs odoravts cachent plus d’un trésor: Bonbonnières, flacons, sachets d’iris et d’ambre, D’où le souffle d’un siècle éteint s’étale encore.Un livre est seul parmi ces reliques fanées, Et sous le papier mince et noirci d’un feuillet, Unie fleur sèche y dort depuis soixante années; Le livre, c’est Zaïre, et la fleur, un oeillet.L’été, pris de la vitre, avec le vieux volume La grand’ tante se fait rouler dans son fauteuil.Est-ce le clair soleil ou l'air chaud qui rallume La couleur de sa joue et l’éclat de son oeil?Elle penche son front Jauni comme an ivoire Vers l’oeillet qu’elle a peur de briser dans ses doigts.I n souvenir d’amour chante dans sa mémoire, Tandis que les pinsons gazouillent sous les toits.Elle songe au matin où la fleur fut posée Dans le vieux livre noir par la main d’un ami Et ses pleurs vont mouiller, ainsi qu'une rosée, La page où soixante ans l’oeillet rouge a dormi.André THEUBIET La «rand mère de Claude Meyer-Delbos était Anglaise, et il a trois oncles anglais, tous trois artistes peintres.Son grand-père, qui était Français, fut le dernier élève de Corot.L’inventeur de la "permanente” Dans sa magnifique villa de la Côte d’Azur vient de mourir M.François Marcel.Marcel?Mais oui, l’inventeur des ondulations auxquelles il a donné son nom, et qui ont ouvert la voie aux permanentes capillaires.Notre homme avait eu de très modestes origines.Fils d’un ouvrier maçon, il alla à Paris en 1872.Il y tut longtemps garçon coiffeur, et.chercheur et ambitieux, il imagina un appareil pour boucler les cheveux féminins.En un quart de siècle d’activité assidue, l’humble perruquier était parvenu à accumuler une immense fortune.Leu dents du général Pershing Le généra] Pershing s’est fait arracher récemment quelques dents par un dentiste de Washington.Quelques jours après, il appre-> nait qu’exposées chez un marchand d’antiquités, ces molaires et ces incisives historiques étaient en vente.11 envoya aussitôt trois de ses aides de camp par la ville, avec mission d’acheter toutes celles de ses dents qu’ils pourraient encore trouver.Le lendemain, ils revinrent tout joyeux chez le général.A eux trois, iis en rapportaient 1251 La Mode Parmi les unis les plus beaux, entièrement faits de métal fin et de soie naturelle et qui portent des noms symboliques il y a ie "fine lame”, le “Castelor”.La "Ballerine’’ est une sorte d’étamine à tissage régulier dont la chaîne est de métal et la trame de rayonne, certains tissus sont conçus de telle façon qu» le fil de métal apparaissant sur le fond en couleur, produise un effet de scintillement.De même dans “Palmador’’, dont le fond est légèrement grufré ou crê-ponné.un fil de métal précieu*, en dispositions très irrégulières, donne un effet de givre particulièrement réussi.Naturellement, les fantaisies obtenues avec les lamés sont innombrables Voici des satins mats, recouverts de magnifiques motifs brochés, et des lamés d’inspiration persanne.D’autres satins matelassés et laqués d’or mat, où de gros motifs floraux d’or brillant se détachent en relief.Des crêpes de toutes sortes, ceux aussi légers que la mousseline, comme le “Gracile”, et de lourds "Marocains”, la faille et le velours se présentent aujourd’hui façonnés de mille ingénieuses manières: brodés et brochés de motifs de métal, avec des effets sobres et réguliers produits par le tissage.Une des plus heureuses trouvailles est celle qui consiste à semer régulièrement une de ces failles souples et lourdes à la fois, qui firent la gloire de Lyon, de motifs décoratifs inspirés des dispositions multiples, que dessinent sous le microscope les cristaux neigeux: chaque demi-mètre de ce tissu comporte ainsi soixante motifs différents.Offices de l’Eglise LE DIMANCHE 26 JUILLET SAINTE ANNE, double 1ère classe, (ornements d’or ou blancs).Messe: Gaudeamus, avec Gl.et Cr.; 2e or du dim.Vtll seulement; préface de la Trinité; dernier Ev.du dim.Aux II Vêpres seule mém.du dira, AU PRONE ON ANNONCE: Aujourd’hui, dans le dioc.de Sherbrooke, on fera la collecte pour l’oeuvre des vocations sacerdotales.Dim.prochain.Bénédiction des automobiles, voir Preces et Oratio-nes, p.48.Ricfussse et beauté des nouveaux tissus Paris, 24 juillet (P.C-Havas) — Voulez-vous, Madame, comme dans les contes de fées, revêtir une robe “couleur du temps?” Alors choisissez pour votre toilette de grande soirée, la nouvelle moire “irra-dor” créée par le couturier Fruc-tus Daescher et les grands soyeux lyonnais.Tissée de la plus fine soie naturelle et de fils métalliques de couleur, scs plis et ses drapés dessinent.quelle que soit la couleur de son fond, des arcs-en-ciels lumineux, comme l’écharpe dTris après un orage de printemps.D’ailleurs tous les tissus de fils métalliques utilisés en combinaison avec la soie naturelle et la rayonne pour former des lamés, les plus somptueux lamés que l’on puisse imaginer, seront cette année les tissus les plus employés dans la confection des robes du soir.Telle est la première conséquence de la mise au point de trois conditions pratiques recherchées par les techniciens depuis plusieurs années.Tout d’abord le fil de métal fut rendu inoxydable et propre à supporter les climats les moins propices, ceux des régions tropicals ei humides où il se détériorait rapidement jusqu’ici.Puis on est parvenu à le teindre en toutes couleurs désirables: ainsi Tor fin n’est-il plus simplement plus ou moins jaune, mais rose, bleu, violet, rouge.et il en est de même pour l’argent.Enfin par un traitement chimique et physique, on lui donna la même souplesse qu’aux autres textiles.Ainsi le tissu lamé 1936 est-il devenu pratique et relativement peu fragile.11 ne risque plus de se casser dans les plis ou de se froisser irrémédiablement à l’usage; ce qui avait pour résultat de conférer rapidement aux robes de lamé, même h peine portées, un aspect usagé des plus décevants.C’est pourquoi les tissus lamés sont cette année, ce qui domine dans la collection des soieries, et ne sont pas seulement réservés aux toilettes du soir: quelques fabricants proposent même de discrets lamés sur fond noir ou marine pour l’après-midi.Des lamés pour le soir uc font également unis et fantaiste.Les nouvelles féminines Retraite mariale TTrv« retrait.*.fermée pour dame* et demoiselles aura lieu, du U au 15 août, au pensionnat des Filles de la Sagesse, à Dor-val.S’adresser & la Mère Supérieure ou à Mlle Faille.WlUbank 2015.Prière de s'inscrite d'avance.Retraites fermées Il y aura des retraites fermées pour Jeunes ftlllee au monastère de Marie-Réparatrice.1025 Mont-Royal oueet, Outremont, du 13 au 16 août, du 20 au 23 août, du 10 au 13 septembre et du 17 au 20 septembre.Prière de s'inscrire X l'avance.Excursion à Repentigny, villa André Dimanche, le 26 courant, grande réunion de la Société des ouvrières catholiques i la Villa André, à Repentigny les Bains.La directrice nous y attend et a préparé tout c que son isèle lui a inspiré de bien-être et de distraction pour faire de cette Journée une des plus réjouissante» de la saison.Outre le succulent dîner qui noue sera servi, la plage, l’ombre des grands arbres qui nous y Invitent, nous aurons des jeux de différente» sortes et des prix varié*.Qu'on se le dise et que tous les membres de la 8.O.C.soient à la maison de vacances dimanche, le 26.Les présidentes de section et leur oon-sail.en particulier les secrétaires, sont tout spécialement Invitées.Pour plus de renseignements, s'adresser à.Fr.7749 ou Fr.2665 Partie de cartes Mardi, le 28 courant, k 2 h.p.m., aura lieu une partie de cartes organisée par les Dames patronnesses, sou» la présidence de Mme A.E Chevrier, au profit l'Oeuvre de la Réparation k la T.S.Face Inc., au no 4312 Papineau Pour Inf., Am.4959-5426.Couvent de St-Jean de Matha La réunion des anciennes élèves du couvent de St-Jean de Matha aura Heu le dimanche, 16 août, k 2 h., heure avancée.Toutes les anciennes élèves sont priées de considérer cette Invitation comme personnelle.Aux institutricea f**luslvement aux institutrices de la Commission scolaire de Montréal aura Heu du 24 août au soir au 2J a°ût au soir, k la Villa St-Joseph, 4122 rue DeloHmler, tél.Am.2944.Elle sera préchée par le R P.Louis Roy, DEMAIN SUR LA CRÊTE DE VIMY Le pèlerinage à Vimy te détache en beau relief sur le tohu-bohu qu’est la vie courante.Tous ces pèlerins retournant, coiffés du béret, vers les lieux où ils passèrent des mois, des années nimbés d’héroïsme, méritent bien les honneurs qui leur seront rendus.Ceux surtout qui portent la trace de glorieuses blessures et qui, invalides, n’hésitent pas à affronter le long voyage pour l’accomplissement d’un pieux devoir.De coeur, nous suivrons les pèlerins de Vimy dans leurs visites aux champs de bataille ou aux endroits plus heureux où sa sont noués tant de liens durables d’amitié.Et demain, comme eux, nous nous tiendrons debout, graves et pieusement recueillis devant le monument symbolique que dévoilera le Roi Edouard, ce Prince de Galles des années de guerre sj’ profondément chéri de ses compagnons d’armes.Le monument canadien, commémorant la Guerre, s’élève au sommet même de cette crête dont le nom est à jamais associé à la gloire des héroïques soldats du Canada.Et les proches de ceux qui sont tombés au champ d'honneur, même s’ils n’en peuvent contempler la splendeur, vénéreront ce sanctuaire en terre lointaine.The T.EATON CO., rend respectueusement hommage aux pèlerins de Vimy, particulièrement à ceux qui, hommes ou femmes, ont servi la Patrie.aux mères, aux épouses héroïques.à nos propres vétérans de' Montréal, Toronto, Winnipeg et autres villes canadiennes qui représentent les 3,327 employés EATON qui ont servi durant la Grande Guerre.et dont 238 ont fait le suprême sacrifice.EATON C°u LIMITS» OR MONTKVAU Feuilleton du "Devoir" LUNES ROUSSES par ERIC de CYS (Suite) Je rends grâce à Dieli et au librai-: j’ai un toit.Mines d’Amblard nulurent bien ne pas nie regarder tc défiance et consentir à nie cé-’r pour la durée de mon séjour i.non seulement une chambre et m cabinet de toilette, mais une lire pièce qu’elles appellent "le ireau de l’oncle Gabriel”, dans la-idle il n'y a d’ailleurs point de iireau.A ce propos, lu serais en aimable de me faire expédier, ar les voies les plus rapides, tou-s les étoffes et les bibelots afri- riins qui sont pensionnaires chez ous; J'en aurai besoin pour sup- pléer au manque de goût de mes propriétaires.Mais ne disons point de mal de ces aimables femmes! Elles ont mis le comble à leur bonne grâce en m'assurant que ma Voisin pourrait occuper toute le remise s’il me plaisait.Quant à Frifz, mon chien allemand, son adoption s'est faite sans douleur.Les Martinvillois, comme tu peux lé constater, sont dignes d’être mis 50us verre.Que veux-tu que je te présente maintenant?L'appartement de l'oncle Gabriel?— si avantageusement remplacé par ton frère — ou mes propriétaires?.M Elles d’abord, ce sera plus poil.Ce sont deux soeurs tout à fait dissemblables, n'ayant de commun que le veuvage.A première vue, j ai pris la cadette pour une jeune fille.pas jeune et l’ai appelée: Mademoiselle.Elle est blonde, encore rose, j’étais excusable.L’aînée, Mme Gilberte, m’a détrompé en ces termes, prononcés d'une manière assez âpre: "Ma soeur et moi avions épousé des cousins.Nous les avons perdus!” Voilà! Devant Mme Gilberte, j’ai tout d’abord pensé: ”M.d’Amblard n’a pas dû s'amuser!” Cellc-cj est une veuve autoritaire, grande, le verbe pas précisément liant, mais imposant, un verbe, enfin, des plus propres à faire dire à son mari après deux jours dp vie conjugale: “Quelle fichue idée j'ai eue de me marier!” Au resle, c'est une réflexion commune à beaucoup d’hommes.Evidemment, je ne sais pas si Mme Gilberte a réduit M.d’Amblard en servitude; je le suppose par sa façon de tout gouverner, à commencer par aa cadette.Mme Henriette d’Amblard.veuve de l'autre cousin — numérote-'cs afin de ne point te tromper, — Mtne Henriette, dis-je, a, dans la maison, le rôle de petite soeur dont la première vertu doit être la doeilité.Pourtant elle doit avoir quarante-cinq ans.Au contraire de Mme d’Amblard no 1 qui est brune et parfaitement laide, Mme d’Amblard no 2 est jolie, avec une expression de contentement paisible, un teint de poupée bien lavée, des yeux bleus, clairs comme ceux d’une jeune fille, et une grosse touffe de cheveux frisés sur le fronl A la manière de la reine Alexandra d’An-glelerre.Avec rcla, pas ridicules l’une et l’autre.Je t’en préviens.Elles sont mêmes intéressantes.Je me figure que leur vie doit être curieuse, faite de toutes petites choses qui rentrent les unes dans les autres à lu façon des pièces d'un Jeu de patience chinois.Elles voient certainement tout en raccourci et doivent avoir pas mal de manies, mais conservent tout de même un vieux chic de province, pas du tout à côté.Feu Mlle E.Bordeleau Ges jours derniers, ont eu lieu les funérailles de Mlle Ernestine Bordeleau, garde-malade, décédée après line l°nplle maladie à rHôtel-Dieu de Sherbrooke, à l’âge de 52 ans.Née à St-Stanislas de Champlain, elle choisit en 1910, la carrière d’infirmière et après de brillants examens, elle débuta à l’hôpital Bour-geoys des Trois-Rivières.Dès le début de la guerre de 1914, elle s’enrôla et fit les quatre années, à 1 Hôpital Laval, à St-Cloud, avec nos médecins canadiens les Drs Beau-champ, Bourgeoys, Blagdon, Rhé-aume et autres.De retour au pays, elle fit du service à l'hôpital militaire de Sle-Agathe, d’où elle passa, en 1923, à l’Institut Antituberculeux de Sherbrooke qui bénéficia, jusqu’à sa fin, de son expérience toute particulière.Ses amis garderont d’elle le souvenir de sa grande distinction et de sa très sincère affabilité.Les funérailles ont lieu à Montréal à l’église Ste-Catherine.Le service fut chanté par M.le curé Olivier, assisté des abbés Yon et Poirier comme diacre et sous-diacre.Conduisaient le deuil: M.H.N.Bordeleau, optométriste; M.Svlvlo Bordeleau, Emile Dorion.Richard Par exemple, on pourrait leur reprocher une ignorance artistique complète comme jadis notre grand'-tante Adélaïde qui troqua sa vaisselle de Moustiers contre un service de table blanc à fleurs d'or, histoire dont mon enfance fut bercée.Mmes d’Amblard n’ont que dédain pour leurs merveilleux vases de vieux “Paris”.Elles admirent cent fois plus les petits bahuts de Boulle de leur salon que le ravissant mobilier de ma chambre C’est encore, riiez elles, le règne des fauteuils capitonnés, des con soles surchargée# de bibelots, des coussins achetés dans les ventes de charité — ces horreurs que les jeunes filles cherchent à coller aux infortunés célibataires, — et je n*‘ parle que pour mémoire des abominables têtières en filet et autres broderies, de ees sortes de choses qui font ressembler un salon à une exposition de "blanc”.Tu vois ce que Je veux dire?Le défunt oncle Gabriel avait meilleur goût.J'occupe une adorable chambre lambrissée de chêne ciré, aux moulures très simples, Bordeleau de Farnham; Léonce Fournier de la Tuque.Ses cousins: Roger Bordeleau; Si.Paul et André Donon; Jules de Grammont, etc.L’inhumation a eu lieu au cimetière de la Côte des Neiges.Le salaire minimum féminin dans les restaurant's L’ordonnance du salaire minimum qui régit les restaurants entrera en vigueur le 1er an vil prochain; elle exige le paiement d’un salaire uniforme et non inférieur à 17c de l’heure, repas compris, pour Ica filles de table cl le personnel de la cuisine.La commission, cependant, soucieuse d’aider au petit commerce et à la petite industrie, vient de décider: a) Les restaurants où seuls les membres de la même famille son* employés, sont exemptés de l'application de l’ordonnance.b) Les restaurants n’employant fias plus de trois personnes (de ’un ou l’autre sexe), indépendamment du cuisinier ou de la cuisinière, devront rétribuer leur personnel régulier pas moins de $6.00 par semaine de pas plus de 50 heures de travail et 15c de l’heure pour toute heure supplémentaire a cette période de 50 heures.c) Le personnel supplémentaire, qui n’e.st utilisé que quelques heures par jour, devra être payé à pas moins de lac de l’heure.Il va de soi que ia cuisinière no peut être payée moins que le salaire fixé par l’ordonnance réglementant les restaurants.Pour pouvoir bénéficier de celle 'modification, il faudra que le rés- inais quelle incomparable patine ont les murs fauves!.C’est à la fois presque luxueux et un peu conventuel.Le lit A baldaquin de reps rouge a quelque chose d’abbatial -une petite abbaye pas riche; — les sièges régence, cannés, sans coussins, complètent cet aspect quasi austère.Au-dessus de la cheminée de marbre gris veiné de rose esl un miroir carré, assez bas, légèrement verdi, surmonté par un trumeau: un portrait d’homme en ustume Louis XV, tenant un earner de musique et une flûte.En raison de leur dédain pour es vieilleries, Mmes d’Arablard me font jouir d’une écritoire de Nevers exquise et de quelques autres jolis objets du même genre.En élisant la rue Saint-Savinicn pour résidence, j’ai été bien inspiré.Toutes mes fenêtres ouvrent sur le jardin, un minuscule jardin, plutôt une cour plantée, où deux petites allées tournent, autant de fois qu’elles le peuvent, autour du bassin, pas plus grand qu’une glace à main, enfoui au milieu d’un massif , de chrysanthèmes.taurateur s enregistre aux bureaux (le la commission, entre 9 heure* de 1 avant-midi et 4 heures de 1 après-midi, d’ici au 3d courant, (^s bureaux sont situés au numéro j ”,e ru
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