Le devoir, 16 novembre 1917, vendredi 16 novembre 1917
VOLUME VT!I—No 269 MONTREAL, VENDREDI 16 NOVEMBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: SESHSÏ® "W^L BW ^ "W Rédaction et administration: III wk ra I 1|| S ÊM ^ H| ^ 43.RUE SAINT-VINŒNT Edition quotidienne j|p!| Wfâh J| ^ B |^| JmÊ momtréau CANADA ET ETATS-UNIS .$5 OO WM KM Wg&i S iM BHI BH ' - union postale.8 00 WM ®p| g Ml «f H M H JO^k TELEPHONES: *,0» h I m i HJr ¦ J W mWÆAHl ™strat,ON: états.vms.2 50 w&&*L(Ær lil^iiBMB ml RÉDACTION; • Mau» 7460 UNION TÛSTALS .300 ¦*lhl(llllill«^« Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! U BL8BE ” ET M.BOURASSA $ lée, mais cela ne suffit pas à (tuer la différence de l’écart les prix canadiens et français, sont presque de cent pour cent qui Le télégraphe a signalé l’article de tête que le Globe consacrait à Ti Bourassa, le LT novembre, sous le titre Hou rossa — Dictator.11 convient tout de même d’en souligner deux ou trois passages.Et d’abord Thommage rendu à la logique d’attitude du directeur du Devoir.“Il [M.Bourassa] est d’autan! pins dangereux qu’il a été logique Sa lulle d’aujourd'hui contre la loi du Service militaire offre le même eu ractère (is of a piece) que sa lutte contre lu loi du Service naval en 1910 1911.” C’est exactement ce que nous avons affirmé depuis le début de la campagne.Autre aveu qu’il convient de noter (c’est le début de.T article) .“Henri Bourassa aspire à dicier la politique (peut-être plus exactement a dicter les façons de penser politiques — to become dictator of policies) du peuple du Canada, fl aspire à pousser le long des sentiers qu il a choisis pour eux non seulement les Canadiens français, mais aussi les Canadiens anglais.” Laissez de côté les formules: tout homme public, tout publiciste qui croit à la bienfaisance des théories qu’il professe cherche forcément à les faire accepter de la foule; laissez de côté les formules irritantes, et il reste ceci que, de l’aveu du Globe, M.Bourassa propose ses théories aux Canadiens anglais comme aux Canadiens français.Donc, il est absurde de prétendre que le chef nationaliste mène, comme on le répète indéfiniment flans la presse anglaisse, une campagne purement £ régionale, une campagne qui ne s’adresse qu'à une fraction du peuple canadien.Et là encore le Globe est rigoureusement dans le vrai.Sur le terrain de la politique ioterimpérialc, sur ta question de nos relations avec, la métropole, le directeur du Devoir a toujours formellement déclaré qu’il voulait railler les Canadiens de toute origine et de toute croyahce, que le seul 'moyen défaire l'union nationale'c’était de donner à tous pour pre aider objectif Te bien de leur commune patrie.11 a exposé ses théorie en anglais comme on français, il les a répétées à Toronto, à Winnipeg et à Régine comme à Montréal.Un an 'avant la guerre, le 6 mars 1913, il prononçait (levant l’Empire Club de Toronto un discours, plus tard publié en brochure sous le titre Imperial Eclations, qui contient l’exposé le plus brutalement franc, pourrait-on dire, de la doctrine nationaliste qui existe présentement.Mais Bourassa est un artisan de désunion, dit le Globe: “Le Globe est contre Bourassa, comme il l’a toujours été depuis que Bourassa a hissé le drapeau de la désunion en 1899.'” D’où vient la désunion?De ceux qui, en 1899.et depuis, sont restés fidèles à la politique traditionnelle du Canada, ou de ceux qui, en 1899 et depuis, s’en sont écartés?Car il y là un fait d’histoire contre lequel se brisent toutes les déclamations.^ Toute Thistoire politique du Canada jusqu’en 1899 a été informée par la pensée nationaliste: ceux qui ont levé le drapeau de la désunion sont ceux qui ont rompu avec la tradition.Les nationalistes ont été logiques depuis 1899, concède le Globe.Leur logique s'accorde pareillement avec le siècle et demi d’histoire ca «ado-britannique qui a précédé 1899.Ils ne formulent aucune théorie nouvelle: ils gardent simplement ce qui fut, cent cinquante années du j ant, l’essence du programme de tous les partis.Orner HEROUX.Louis DUPIRE.PARIS PENDANT LA GUERRE IA TAXE DES DENUEES ET SES EFFETS.—LA DISETTE INEXISTANTE.__________ Le correspondant parisien du 7icio-York Evening Post adressait a son journal, en date du 15 octobre une lettre consacrée, tout entière, a la situation alimentaire dans la capitale française.Ce qui prête a cette étude uri intérêt particulier c est que l’auteur ne.se base pas sur des renseignements purement théoriques qui peuvent être acquis par la lecture des journaux, par l’analyse des mercuriales, mais qu’il a une connaissance pratique de la question, tenant lui-même, comme disent les notaires, feu et lieu.Aussi met-il en garde ceux de ses compatriotes qui après un séjour éphémère à Paris, retournent chez eux déclarant que 'k crise alimentaire se fait sentir avec une rigueur effroyable.Le correspondant ne nie pas la crise: elle existe certainement, mais où ne se fait-elle pas sentir depuis le début de la guerre?Elle a eu pour conséquence une hausse des prix, très sensible, mais il n’en reste pas moins vrai qu’une foule de choses de première nécessité continuent de se vendre à l’heure actuelle à meilleur compte qu’aux Etats-Unis avant la guerre, et que la hausse est correspondante à l’augmentation des salaires et gages.Evidemment, la taxe de plusieurs denrées a eu pour effet d’enrayer la spéculation.Et on est naturellement porté à se demander comment il se fait qu’on n’ait pas eu recours aux mêmes spécifiques pour corriger les mauvais effets de la hausse factice et malhonnête dans tous les pays.Et.d’abord, le pain.On en fait en France, au dire du correspondant, une consommation proportionnellement beaucoup plus considérable qu’aux Etats-Unis.Le petit français est dressé à manger une bouchée de pain pour chaque bouchée de viande tandis que l’Anglais et l’Américain, on le sait, grignote une fois ou deux une simple bouchée qui lui sert pendant tout le repas.Le rnc-nage du représentant du Post se compose de quatre personnes, y compris la lionne.La lettre est écrite au moment où les cartes de pain entrent en vigueur.Ia:s cartes do pKin?Ce simple mot glace d'effroi ceux habitués, comme au Canada par exemple, à manger tout leur saoul de cet aliment essentiel.Mais '1 y a des mots qui paraissent un épouvantail, jusqu'à ce que l’on perce la réalité: alors n'ont plus rien d’effrayant.Tel est le cas pour les caries de pain.A chaque personne de pins de six ans, on alloue une livre et un dixième de pain (500 grammes) quotidiennement.Jusqu’ici, dit le correspondant, le ménage n'a jamais fait consommation de plus d'un kilo de pain par jour, soit deux livres et un cinquième.C'est-à-dire que d'après la nouvelle règlementation, nous avons le droit à deux fois la quantité «le pain que nous avons consommée jusqu’ici ! Les ouvriers employés à de gros travaux, et les fermiers et valets de ferme reçoivent une allocation encore plus forte que les citadins ordinaires.Les enfants au-dessous de l’àge de six ans ont droit à plus de 3-5 de livre de pain.Enfin, la carte de pain permet l’achat d'un quart de livre de farine par jour et par adulte, ou, plutôt par personne au-dessus de six ans.Le blutage du pain a été porté à 85, ce qui veut dire qu'il y entre une forte proportion de son, mais le correspondant assure que s’il est des gens à l’estomac capricieux et imaginatif, si Ton peut dire', qui croient ressentir toutes sortes de maux depuis que le pain est ainsi cuisiné, pour lui, il le trouve excellent.Le prix du pain a toujours été réglementé, même avant la guerre, par les municipalités, en France.Depuis le conflit, le gouvernement a pris entre les mains l’achat de la farine, au grand bénéfice des ménagères.Il y a trois ans, on payait un pain de un kilo, soit deux livres et un cinquième huit sous; il est monté ensuite à neuf sous et se vend actuellement 10 sous.Or, dit le correspondant, je suis d’avis que cinq sous pour une livre et un dixième ne pain, ça n’est pas cher et qui ne lui donnera pas raison?La viande est plus cher que chez nous,mais il y a une différence énorme entre les diverses parties.Le pot au feu qui est de consommation quasi journalière dans les petits ménages, reste à bon marché.Le bétail ne manque pas, car la France peut compter sur le cheptel de ses colonies africaines, mais naturellement ces produits n’arri vent pas très librement à cause des difficultés du transport.Le rationnement dont on a eu le plus à souf frir jusqu’ici c’est de celui du sucre.Il est limitée à une livre et demie, par personne et par mois.C’est vraiment peu.Enfin, à côte des aliments, il y a ce combustible essentiel à leur cuisson ou du moins à la fabrication du gaz, et indispensable de plus pour le chauffage : le charbon.La rareté des cales entraîne la rareté du charbon, car on sait que la France n’en produit pas une quantité nécessaire à sa consommation surtout depuis l'occupation d’une grande partie de ses bassins houil-, Mers.En Italie, on attribue à la disette de ce précieux combustible les troubles qui ont été comme les signes avant-coureurs de la débâcle de l’année.L’administration nous a prévenus de longue main de la réglementation de la vente du charbon, écrit te correspondant, et on encourageait pour ainsi dire ceux qui en étaient eapa blés à faire leur provision d’avance.Naturellement, les prix se sont élevés au-dessus de tout précédent.Puis avec rémission des cartes, ils ont été fixés et tes quantités, rationnées dans le but de protéger les petites gens.1! n'est guère probable, ajoute-t il, que Thdvcr soit plus dur que ce' lui de Tan dernier — et cela n’était rien comparé à la situation de Paris pendant le siège de 1870 La réglementation, dont on essaie de nous faire un épouvantail, a donc ses bons côtés, comme on le tient voir par la lettre ci-dessus de ton très optimiste.M-.Hanna pourrait en prendre note, lui qui tolère qu’avec notre surplus de-blé, te pain se ven de chez nous plus rher que dans un pays belligérant qui doit compter surtout depuis la guerre sur l'importation.M.Hanna nous dira sans Chronique d’Ottawa AUTOUR D’UN CAMP MILITAIRE Ottawa, 15 novembre.Le public n’a pas oublié ce qu’on pourrait appeler “ l’affaire du camp Borden ”, ou les troubles qui s’y produisirent, il n’y a pas encore deux ans, à l’occasion d’une grande revue passée par le ministre d’alors, l’inoubliable Sam Hughes, il y eut révolte plus ou moins ouverte, mais les maigres dépêches qui échappèrent au contrôle officiel ne donnèrent que peu de détails sur T état véritable des choses et le fond même de la-question.Tout ce qu’on apprit, c’est que les soldats se plaignaient vivement qu’on les avait parqués-dans une grande plaine sablonneuse, oil la poussière était insupportable et la chaleur rendue pire encore par l’absence de toute végétation, tandis que précédemment ils avaient pu jouir de la frai) eheur des bosquets de Petewawa et d’autres camps plus confortables.Qu’y avait-il de vrai dans ces plaintes, et pourquoi les autorités! militaires avaient-elles jugé à propos de masser en cet endroit plu-t«it dépouvu d’attraits les soldats de plusieurs autres camps de moindre importance ?Le rapport du sous-ministre de la Milice, dont nous avons déjà parlé, contient à ce sujet quelques intéressantes précisions, dont la moindre n’est pas le chiffre des dépenses faites à cet endroit, qui s’élèvent à §1,200,3(11, à la date düi 20 décembre 1910.Nous traduisons : “ Tendant Tété de 1910, dit le rapport, on rassembla au camp Borden près de 40,(100 hommes.Les camps de Niagara el de London avaient déjà été congestionnés, les années précédentes, avec un total de moins de 20,000 hommes.Il devenait urgent, par conséquent, de prendre en location de nouveaux terrains adjacents au caiop de Niagara et à célui de London, d’en louer aussi à Hamilton, puis d’utiliser les terrains du tir à la cible de Long Branch, à Touest de Toronto.“ En d’autres termes, il fallait établir les troupes en plusieurs endroits séparés de Touest d’Ontario, dont aucun n’offrait d’espace suffisant pour l'entraînement pu les manoeuvres, — ce qui eût été désastreux au point de vue de Ten-trainement des soldats.De plus, les dépenses du "énie, pour les aqueducs, les arrangements sanitaires et autres travaux eussent atteint des proportions énormes, et tout cela pour une seule saison.Tl eût aussi fallu maintenir quatre ou' cinq états-majors instructeurs séparés les uns des autres, et supporter des dépenses d’entretien imïltip 1 iées inutilement.“ D’une façon générale, le camp de Petewawa fut réservé particulièrement pour les exercices d’artillerie -et les essais d’obus, tandis que Val Cartier, pouvant recevoir 30,000 hommes environ, servirait au surplus des troupes venues de Test d’Ontario, du Québec et des provinces maritimes.“Comme il fallait aussi se procurer de nouveaux terrains pour le tir à la cible, avec de larges espaces autour pour éviter tout danger, et que de plus on ne pouvait songer à laisser les hommes séjourner dans les villes pendant Tété, on décida, du point de vue militaire, qu’il était absolument nécessaire de faire l’acquisition d’un nouveau terrain (area) pour usage et en temps de en temps de paix et en temps guerre.On épargnait de pays, et Ton établissait un camp permanent, où les troupes recevra+ent le meilleur entraînement qu’il fût possible de leur donner au pays.“11 fut donc décidé de faire l’acquisition de Sandy Plain, comté de Sim-coe, comprenant une superficie de 16,300 acres, terrain qui serait consacré à l’établissement d’un camp de concentration militaire permanent qui porterait le nom de camp Borden.“Cet endroit est généralement plat, situé à 150 pieds au-dessus du niveau du lac Huron, non loin d’Angus Ont; il est traversé par trois rivières dont les berges ont environ (10 pieds d’élévation.* “[.es travaux de construction commencèrent le 10 mai 191 el les premières troupes y arrivèrent le 21 juin.Le 11 juillet, il s’y trouvait près de 30.000 hommes.“Le camp était arrangé en longueur et ressemble à une ville étroite et allongée, la rue centrale ayant deux milles et demi de longueur, avéc des rues transversales s’en éloignant environ d’un demi-mille.“L’eau,les égouts et autres commodités nécessaires y furent installés pour servir au besoin neuf brigades avec Ions leurs services, soit environ 50,000 hommes.“La main-d’oeuvre étant assez rare à ce moment, il devint nécessaire d’employer des machines en assez grand nombre.Cependant, 370 hommes furent mis à l’ouvrage, le premier jour, et ce nombre s’éleva graduellement jusqu’à dix-huit cents.Les matériaux arrivaient à la gare d’Angus, et il fallait les transporter de là jusqu’au camp, distant de quatre milles.Cela nécessita des travaux d’entretien et de réparations consi-dérables dans les routes.*11 fallut d’ahord faire du défrichement.Des centaines d’acres étaient «couvertes de grosses souches d’épi expli-lTous ces arbres furent arrachés a la entre! machine ou à la dynamite, et brûlés.Il y avait aussi des clôtures à enlever et quelques édifices à démolir.On travailla par équipes de jour et de nuit.“Comme il y avait de bons puits artésiens à Angus, on en creusa au camp, et Ton réussit à cinq endroits, dans un rayon de trois acres, à une profondeur de 110 pieds environ.On installa des tuyaux de (i pouces entourés de boîtes de 8 pouce*, et Ton put compter sur un débit quotidien de 1,750,000 gallons d’eau très pure.Cette eau fut conduite par des tuyaux de 12 pouces, en bois, à une citerne en ciment (concrete) adjaeenie à l’édifice des pompes, qui a 4TI pieds par 45 et se trouve à côté de Tusine d’énergie électrique.On érigea ensuite deux réservoirs en acier de la capacité de 100,000 gallons .chacun, à chaque extrémité du camp, et Teau en fut distribuée partout au moyen de conduits de six pouces dont s’échappaient des entrées de 2 pouces.Deux pompes mues par l’électricité furent chargées de tenir les réservoirs remplis; les conduits en fer forgé s'étendirent sur JO milles.L’énergie électrique est fournie par la commission Hydro-Electrique, à 14 milles de distance.Il faut 900 chevaux-vapeur pour l’éclairage du camp et la mise en oeuvre des pompes.Les arrangements sanitaires du camp nécessitent un système d’égout moderne, comprenant quinze milles de tuyaux de toutes dimensions.Le conduit principal s’étend sur (J ou te la longueur de la rue principale.avec des regards (manhole) à tous les 350 pieds, en brique avec fondations en ciment.L'égout se termine dans un réservoir septique de 50 pieds de largeur, 80 de longueur, 33 de profondeur, avec une capacité de 200,00(1 gallons.Les matières y sont retenues quatre heures eî traitées selon les 'méthodes sanitaires les plus perfectionnées, après quoi le flot s’écoule dans la rivière Pine.Chaque bataillon est pourvu abondamment des arrangements sanitaires indispensables, y compris les bains, douches, tables d’ablutions, éviers, etc.Les édicules d’aisance ont été construits de façon permanente afin de pouvoir servir tout aussi bien pendant Th i ver.On a une idée de l’importance des travaux de plomberie qu’il fallut exécuter par le fait qu’il y a 1,700 cabinets d'aisance, 300 douches et plus de 1,500 robin ¦;s pour le lavage et autres objets de même nature.Les édifices principaux sont en ciment, “Gunnite”, la superstructure seule étant 'en bois, et les bâtisses moins importantes sont en bois, avec une bonne couverture .métaili-que.Il y a, pour la boulangerie, deux fours produisant 25,000 livres de pain par jour.On y trouve aussi une installation téléphonique, avec un “centrai” permettant à l’officier commandant de se tenir en rapport avec chacune des unités qui composent le campement.“La nature sablonneuse du sol a nécessité la construction de routes permanentes.On a construit ainsi 10,000 pieds linéaires de route en ciment, (concrete), de 22 pieds, et 30,0^0 pieds linéaires de macadam d asphalte, de 18 pieds de largeur, pour le trafic moins lourd.“La rivière Pine a été endiguée, ce qui fournit un endroit idéal Pour le bain et la natation.Des bataillons entiers peuvent s’v ébattre ensemble.“Les cibles sont des plus commodes, et les chemins de fer du Pacifique et du Grand-Tronc y ont installé chacun une gare.Cette dernière a 400 pieds de longueur.Le Pacifique pénètre dans le camp a la station d Apres.“La dépense, y compris l’entretien, s’est élevée à §1,206,361.21.Le travail de construction a été con duit par contrats sous la surveilla» ce immédiate d'ingénieurs employés en permanence par le ministère de la Milice.On a suivi le système du “coût plus un pourcentage de profits’’, 1 urgence de l’entreprise n«‘ permettant pas la préparation de plans et devis détaillés à t’avance, ni la demande de soumissions publiques, en raison de la difficulté pour les soumissionnaires de se procurer à si bref délai tous les renseignements nécessaires sur les matériaux dont ils auraient besoin, etc.” Voilà pour le camp Borocn.On a aussi dépensé, dans la nié me période, une somme de $108,-801.05 pour améliorations au camp de Val Cartier, ou 15,000 hommes ont passé dans le même temps.Evidemment.on ne va pas à ta guerre sans qu’il en coûte! SEVI6NY CONSPUE ET Une assemblée très hostile refuse d’entendre le jeune ministre, à Westmount, et lui rappelle sa volte-face par des interruptions cinglantes.— Des carreaux sont brisés, et deux manifestants sont arrêtés.SANS ROUGIR, M.SEVIGNY PARLE DE JUDAS M.Albert Sôvigny a parlé, hier ! soir, à Westmount.M.Albert Sévi-gny y a répété en anglais et en français son discours ordinaire.Puis il a pris la porte après rassemblée par une issue dérobée, filant dans une automobile en compagnie du chef de police de Westmount et d’un agent.L’assemblée réunie dans la salle Victoria, située à l’encoignure de l’avenue Aldington et de la rue Sherbrooke, était composée en grande partie d’électeurs nma: (liens-français qui ont protesté avec une grande énergie chaque fois que M.Sévigny tenta d'expliquer de façon boiteuse pourquoi il changé d’attitude depuis mande ?” Et la même foule à Tu-nisson de répondre : Vous ! Vous! et sur l’air des lampions, l'auditoire chante : Chou ! Chou ! Chou ! Parle-nous en français ! Albert, que penses-tu de Saint-Anselme ?Le président de Tassem-blée s’agite et essaie de rétablir l’ordre, mais le bruit devient de plus en plus assourdissait." Viendras-ttu parler à Saint-Henri ?On t’attend avec impatience ! ” crient des voix.M.Sévigny, droit com.ni un i, s'éponge la figure, car malgré les protestations et le tapage, il a pu terminer la lecture de son premier discours en alors à par- avait 1911.La était première rangée de chaises remplie de Wesitmountaises, jeunes et âgées, qui tricotaient, pendant que le jeune ministre unioniste dévidait le fil.de son discours.Dans un coin, deux femmes et un homme semblaient chargés de faire l’espionnage pour le con*pte des ‘‘ win-the-war Au plus fort de Tonifie, une femme s’élança tout à coup j dans la salle et appelant un agent de police, lui donna Tordre d’arrê-, ter un jeune homme qui, dit-elle, avait crié.Ce fut le signal du chahut qui ne (levait plus cesser.Bruits de chaises, huées, cris de toutes sortes partirent de partout.L’agent intervient et fait sortir l’auditeur qui proteste énergiquement et ne veut pas s’en aller.Un officier anglais s’avançant alors, frappe par derrière avec sa canne la tête du jeune homme, mais il a été vu par des gens qui sont en avant de la salle.“ Mais, vous êtes militaire.Vous n’avez pas le droit d'agir ainsi ! Votre nom ?s’il vous pliait.Le soldat galonné hésite, puis la jeune femme Ten-traîne et il bat en retraite pour ne plus revenir.Au cours de ses remarques, le jeune ministre des Contributions Indirectes pose à son auditoire cette question en anglais : “ Quel est le Canadien-français qui depuis le commencement de la guerre s'est objeeté à notre participation ?Et la salle animée de la même pensée, de répondre avec force : Vous ! Vous ! Le bruit commence et devient assourdissant.Parlez-nous de Laurier, crie la foule ! Albert.dis-nous un mot du Victrola, tonnent plusieurs personnes, au milieu des rires et des cris.M.Albert Sévigny.suant à grosses gouttes.pose une nouvelle question a.son auditoire : “ Quel est l'homme qui accepterait la domination alle- oon-moi, ! Je anglais, et se prépare 1er en français.“ Messieurs, dit-il.il y a dans, cette assemblée des hommes qui proclament chaque fois cette vérité, que nous sommes dans un pays britannique.N’ai-je pas le droit de.—Non ! Non ! crie-t-on de toutes parts.—Vous en viendrez à la conclusion, continue M.Sévigny, que vous vous êtes trompés sur mon compte.—Vous parlez à des Canadiens-français, répliquent plusieurs personnes, et vous n’êtes pas Canadien-français.—Vous m’attaquez, s’exclame l'orateur, vous ne voulez pas fu’en-tendre.Et je vous prouverai, si vous voulez m’entendre.La foule.—Non ! Non ! Le jeune candidat unioniste tinue : —Vous voterez contre mais laissez-moi vous parler vous «onvain>erai que j’ai raison., t^e bruit succède au bruit.Des cris partent de tous tes coins de la salle.On tousse, on se mouche avec force.Plusieurs femmes et plusieurs hommes sortent.—Comment ainies-tu ça le bàil-1 ton ?demande une voix.— Va te présenter à Saint-Anselme, crie un autre.—Dans Saint-Anselme, déclare avec force M.Sévigny, les électeurs sont pour moi et aussi je vais gagner mon élection.Je vais rester candidat dans Dorchester et dans Saint-Henri-Westmount, el je vais gagner.J’en ai déjà gagné des élections 1 ! ! Ces paroles sont prononcées au milieu d’un grondement grandissant et entrecoupées par des acclamations.Tout à coup des auditeurs demandent à la fouie de crier trois hourrahs pour Laurier ! Une for-midable acclamation salue le nom du chef libéral.Se contenant, M.Sévigny regarde cette foule qui lui est manifestement hostile ; il semble commencer à comprendre que tous ses efforts pour tenter d’excuser sa conduite seront vains.Le maire McKergow vient à son secours et tente d’apaiser cette foule, mais ne peut y réussir.Les journalistes qui sont sur des tables en avant de la salle sont espionnes de très près par une femme et un homme.Ce dernier fait mine de les menacer et a presque une crise d’hystérie, quand il apprend qu’il y a des représentants du “Devoir”.“Le journal de Bourassa! Ah! Ah! Ah! Mais c’est Jui qui est responsable de tout ce qui arrive ce soir ! Faites attention à votre compte rendu! J’ai l’oeil sur vous,” dit-il, les dents serrées.La compagne du matamore, qui se proclame avec un fort accent anglais “Canadienne-française”, de dire: “Je vous ai remarqué depuis Je commencement du meeting.Vous ne prenez que les mauvaises choses contre M.Sévigny!” Les journalistes qui sont là de rire et de dire très ‘‘seriously” ; “Very enthusiastic meeting! Isn’t it?” Il est neuf heures et quart.Le tumulte augmente toujours.A un moment donné, on crie: “On te verra à Saint-Henri, Sévigny!” deux cents personnes quittent la salle avec fracas, en sifflant et conspuant M.Sévigny.Un vieux citoyen anglais d'ordonner alors au long “policeman”: Mais pourquoi ne les mettez-vous pas dehors?Cette instruction l’ait rire certains Wesmountais, qui sont sur Testrade.Au milieu de la salle, se trouve M.Clovis Saint-Louis, qui a quitté en coup de vent son siège sur le théâtre pour haranguer la foule et lui demander en grace d’écouter M.Sévigny.On répond par des cris et le défilé s’accentue.M.Sévigny cherche alors à continuer son discours.Au dehors, la foule s’est rassemblée et Ton entend monter Th\mne national “O Canada! mon pays, mes amours,” suivi" bientôt de huées et d’oeufs pourris et de pierres qui volent sur les vitres ou les bri sent.A neuf heures et demie, la salle est aux trois quarts vide et ne se compose que d’auditeurs sÿmpathl ques à M.Sévigny, F'ait qui n’est pas banal, chaque fois ne résulte en une tentative de destruction des propriétés pétrolifères.destruction dont on a peur depuis longtemps.En certains milieux cependant on croit que Carranza hésitera à pousser les rebelles à cette extrémité, en vue des dangers politiques et économiques qui en pourraient résuit r.Des rapports reçus de Mexico indiquent qu’il y a quelque amélioration dans les conditions révolutionnaires au sud de la capitale, bien | que les préparations de Zapata dans! Morelos et des rebelles dont on diti" que le chef est Félix Diaz dans Chia-! pas, soient suffisamment importantes pour occuper l’attention d’une grande partie de l’armée du gouvernement.j L’ANONYMAT SERA PROHiBÉ Londres, 15.— Le secrétaire de l’Intérieur a déclaré, aujourd’hui, à la Chambre des Communes, que le gouvernement verrait au contrôle de toutes les revues ou pamphlets qui seraient publiés sur la guerre.Le bureau de la presse devra approuver tout écrit avant qu’il soil édité.Le socialiste Philip Snowden, sur ce, a voulu ajourner la Chambre afin de pouvoir étudier ce qu’il dit être un attentat à la propagande pacifiste, niais sa motion n’a pu rencontrer le nombre suffisant de députés.-V- SUR LA SCÈNE POLITIQUE Aussisquoi, à une convention qui a eu lieu hier.De leur côté les libéraux ont choisi leur candidat dans la personne du lieutenant Kay, leur ancien député.M.Kay, dit-on, est un franc laurié-riste.M.Proulx candidat dans Prescott Vankleek HUI, 16.— La convention libérale du comté de Prescott s’est ternie ici hier sous lu présidence de IM.J.-Al.Lapointe, président de l’association libérale du comté.Trois aspirants briguaient le choix des délégués de la convention.Au premier tour de scrutin, AI, làdmond Proulx, de l’Orignal, député sortant de charge, remporta la majorité.Les autres aspirants, MM.Amèdée Sa-bourin, de Ilawkesbury, et A.H.iPou lin, de l’Orignal, se retirèrent immédiatement et accédèrent au choix de la convention.M n’y a pas encore de candidat unioniste dans cette division.M.JACQUES BUREAU EST CANDIDAT Trois-Rivières, 16.— (De notre correspondant).— Au cours d’une assemblée enthousiaste, Al.Jacques Bureau, ancien ministre libérai et ex-député de Saint-Maurice, a été choisi hier soir comme candidat de M.Laurier dans le comté de Saint-Maurice, FAITS-MONTREAL M.Marsil ouvre sa campagne A 1 ^ ASSASSINAT M.Tanrrède Marsil, candidat dans Hochelaga, tiendra ta première assemblée de sa campagne, ce soir, à la salle de La Casquette, coin Montana et Mont-Royal, sous les auspices du club libéral Récn-rtc.UNIONISTE DANS MISSISQUOI Bedford, 16.— George P.England, cultivateur de Dunham a été choisi candidat unioniste pour le comté de L’enouètc sur la mort de Louis La-force, de son vivant de Champlain, Ht ut de New-York, dont on trouva le cadavre dans les bois, près de Ln-oollc, s’est ouverte, hier, à SI Jean, devant le coroner Chevalier.Gomme aucune arme n’a été trouvée près du corps et que la preuve sur le suicide ou l'accident est non fondée, on tend à croire à trti assassinat.Mais faute de points de repère, on a renvoyé l'enquête au 27; novembre, afin de permettre aux dé-j tectives du bureau provincial de trouver le lien probant.UN FAUX MILITAIRE?1 L’habit ne fait pas le moine.Un' type (pii posait au héros èn nankin, médai'llé de la guerre sud-africaine et prétendu réformé, a été arrêté' hier, à Ta gare Windsor.On Taccuse-d’avoir obtenu de l’argent sous de fausses représentations en vendant des cartes géographiques de la guerre.L’individu, qu’on croit venir de Gobait, a donné au tribunal, trois noms: J.-W.Hartford, J.Kone et A.Cook.Il avait en sa possession, lors de son arrestation, des certificats de soldat réformé aux noms de W.-J.Hartford et de A.Hartford.VOLS NOMBREUX Les vols avec effraction ont été nombreux, Ja nuit dernière.On en cite plusieurs dont les plus importants sont ceux commis chez un M, Sellackfer, bijoutier, 31, rue Craig-est.et chez M.Miller, du No 716.boulevard SUI.aurent.cambrioleurs qui ont dérobé •M.oOO de marchandises dans la manufacture de M.Gold, No 166, rue Clarke, le 14 août dernier, ont également été pinces, jeudi après-midi.VOL DE GRAND CHEMIN I-’t'Italien nommé Mike Cum-a, de -.i ans, -résidant à Hamilton, en compagnie de quelques-uns de ses compatriotes, -traversait un terrain vacant aux environs idu pont du quartier Saint-Paul, lorsqu'il fut brutalement assailli par des voleurs de grand chemin.Il reçut cinq coups nie couteau: trois aux épaules, un dans le bas de Testoinnc et un dans la ré gion du coeur.Et on lui vola une centaine de dollars.Il a été transporté à l'hôpital Western ou les médecins considèrent son état comme assez grave, u- hommes ont été arrêtés, hier, à Como, sous l’arcir.swtton d'être entres avec effraction dans la gnr* du I acifique Canadien, à Gomo, et dans ta maison d’été de M.Eugène v HrneM Sh.mck*, du 5-° .1, ilV(> I’aplncau, et Edouard! CosleTInn, de Joliolte, et résidant à Montréal, au No 985, rue Craig-est.Ils ont comparu, ce matin, devant le tribunal d'assignation.< , VOL.VIII.—No 269 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 16 NOVEMBRE 1917 5 SUR LA SCÈNE POLITIQUE LES LIBERAUX FONT LA LUTTE PARTOUT mouth.Il y a bisbille cependant ; dans Yarmouth-iClare, car d'autresi riériste ; ce choix a été fait par un certain nombre de délégués acadiens.A la convention libérale du com- Par le choix de MM.Hushion et W.-C.Munn, respectivement dans Saint-Antoine et Saint-Lau- ^ér^^ncomnî SihïLfii' rent, les 42 comtés de la région de Montréal se trouvent maintenant pourvus de candidats lau- riéristes.— “Borden a imposé la conscription té de Cokh-ester, les délégués ont je- „ r té leur dévolu sur M.G.-H.Vernon.pour gagner les elections., F gouvernement est con- damne.Fredericton, N.-B., 16.— Les libé; raux de York-Sunbury on! nommé candidat hier M.Nelson-W.Brown, de Southampton, qui appuiera le programme de sir Willfrid Laurier.Des résolutions adoptées au cours de la convention condamnent les gouvernements conservateur et unioniste.Dans le comté de Charlotte, M.(De notre eorresponaant) j W.-T.Todd, ancien député, a été Québec, 16.—-Si les unionistes de choisi hier par les libéraux pour Québec ont dessein de mettre des fajre ]a lutte à M.Thomas Harlt, candidats dans tous les comtes de!candidat du gouvernement tinio-la région de Québec, le mystère 111jste VINGT LIBERAUX SERONT ACCLAMES DANS LA REGION DE QUEBEC Avec MM.W.-J.Hushion et W.-C.Munn, candidats lauriéristes dans les divisions de Saint-Antoine et de Saint-Laurent-Saint-Georges, la liste des candidats de sir Wilfrid Laurier dans les quarante-deux circonscriptions électorales de la région de Montréal est maintenant complétée.M.VV.-J.Hushion, représentant du quartier Saint-Joseph au conseil municipal, a été choisi hier soir, à l’unanimité, par la convention de Saint-j Antoine, réunie à la salie Nault, pour i faire la lutte à sir Herbert Ames, le marchand de bottes militaires.Lorsque les quarante-huit délégués eurent fait connaître leur choix, on dépêcha' un message à la demeure du nouvel élu, et une ovation accueillit M.Hushion lorsqu’il pénétra dans la salle.La voix pleine d’émotion, il ne put que balbulier, après les discours du sénateur J.-P.-B.Casgrain lui apportant un message i formel de sir Wilfrid Laurier : “Je vous remercie, mes amis, j’accepte la candidature.” Les orateurs de la convention, MM.G.Quéry et J.-H.Précourt, ne se sont pas abstenus de critiques acerbes contre le ministère tory et surtout I contre les nouveaux ministres unio-| nistes ; ils ont prié les électeurs de Saint-Antoine de balayer au scrutin ce “multi m i Mi on nai re patriotard”, j qui s’est enrichi en fabriquât les bottes que nous connaissons aux trou-uiers canadiens, il est temps que ces profiteurs reçoivent de la colère du peuple la rude leçon qu’ils ont bien méritée.La convention de Saint-Laurent-Saint-Georges réunie au Club de réforme, a nommé M.W.-C.Munn, de la Cie Atlas Construction, comme poTte-drapeau de sir Wilfrid Laurier dans cette circonscription électorale.Les partisans de M.H.Wolafsky, - choisi à une convention précédente, ont fait de l’opposition ; mais leur candidat étant absent, ils se sont ralliés à la décision du scrutin qui donna 67 voix à AI.Munn, 10 à M.H.-P.Wall, 9 à M.Wolafsky et 9 à M.Edward Earl.M.Munn a déclaré que la conscription, comme les autres mesures de guerre du ministère Borden, a été imposée pour gagner les élections.“Les torys imposent au pays le ser-| vice militaire obligatoire pour aller défendre la cause de la démocratie et de la civilisation.Ils déclarent qu’il faut à tout prix débarrasser le monde de l’autocratie prussienne qui le menace.Eh bien, continue l’orateur, cette autocratie existe chez nous ; ne croyez-vous pas qu’ii nous faut d'abord nous débarrasser de celle-ci pour aller ensuite attaquer librement celle-là ?“La conscription, personne n’en a peur, et Montréal moins que tout autre — la chose a été prouvée par l’enregistrement.Mais on s’y oppose parce que cette mesure n’a pas été ¦ imposée devant un besoin urgent.Le \ gouvernement Borden Ta établie ici ! pour permettre au gouvernement to-I ry de conserver le pouvoir et de con-’ tinuer son oeuvre néfaste.L’an dernier, après la découverte des scandales qui flétrissent son administration, le gouvernement Borden songea à s’assurer le pouvoir aux éjections.Il prit liour cela tous les moyens en son pouvoir, bons ou mauvais, et même ceux qui n’étaient pas en son pouvoir.“Et pour mieux réussir, il s’abouche avec quelques libéraux, et, par une cruelle ironie, ce sont justement ceux qui l’ont le plus dénoncé qui I sont aujourd’hui dans ce cabinet soi-j disant unioniste.Quand un homme ! d’affaires tombe en faillite et qu’il i s'associe avec un autre homme qui ! ne vaut guère plus que lui, ces deux I hommes ont-ils droit à la confiance du publie?Non.C’est pourquoi le peuple va prendre aujourd’hui une éclatante revanche de sa.défaite de 1911.” M.Munn a parlé avec ironie de son adversaire, le militaire C.-C.Ballan-tvne.autre millionnaire, qui fait parade de son patriotisme fougueux en demeurant bien tranquille chez lui.Les unionistes sont en déroute dans la région de Québec dont ils entourent ces candidatu res ne dit rien qui vaille.Mais à mesure qu’approche le jour de Tap-pel nominal, l’impression se confirme que les partisans du gouvernement ne peuvent trouver de candidats et qu’ils seront forcés de laisser élire les candidats libéraux par acclamation, dans une vingtaine des comtés du district de Québec.Ça sent la déroute.Jusqu’à présent, il n'y a que cinq comtés qui aient leur candidat unioniste.Ce sont ceux de Québec-Sud, Dorchester, Gaspé, Matane et Chicoutimi.Partout ailleurs, les candidats libéraux ont le champ libre et rien n’indique encore que les unionistes de Québec, s’il y en a, songent à leur susciter de l’opposition.C’est l’impression générale qu’il y aura une vingtaine d’élections par acclamation poulies libéraux dans le district de Québec seulement.Un conservateur , dont les intérêts avec le gouvernement exigent que le nom ne soit pas divulgué, admettait bien à regret, hier, — et son témoignage a d’autant plus de poids qu’il vient de visiter les régions dont il parle — que le gouvernement va être écrasé dans les provinces maritimes et n’aura pas plus que la moitié de l’Ontario avec lui.Avec Québec en bloc pour Laurier, celui-ci est sûr de la victoire.On concède l’élection du maire Lavigueur par acclamation dans le M.George P.Graham dans Essex-Sud Windsor, 16.— M.George P.Graham, a été choisi comme candidat des libéraux de la circonscription électorale d’Essex-Sud à une convention tenue hier dans la ville d’Essex.M.Graham n'assistait pas à la convention, mais les délégués ont cru devoir éliminer ses six autres concurrents et le nommer leur porte-étendard.C’est la seconde convention qui a lieu dans ce comté, la première ayant été déclarée irrégulière parce que la votation avait été mal faite.Robert Atkin, qui avait été choisi la semaine dernière n’était pas présent, mais il a écrit au.comité exé cutif que c'était son intention de se présenter comme candidat Jauriéris-te, opposé à la conscription.Les candidatures continuent à surgir dans l’Ouest Winnipeg, 16.— L’échevin John Queen a annoncé définitivement mercredi soir qu’il est candidat eonscriplionniste dans Je comté de Winnipeg-nord, et qu’il fera sa campagne sous les .auspices du parti social-démocrate.Les libéraux ont choisi M.Charles Macdonald comme leur candidat dans Vancouver-sud.es libéraux 'lauriéristes du comté comté de Québec, et il est cer- de Marquette (Manitoba) ont désj tain que ce ne sera pas le seul.Grande activité des deux côtés dans les provinces maritimes n ; r r i 0®s Mfflitms Pas§smts gné le Dr E'.-C.Hamilton, de Winni peg, comme l’adversaire du porte drapeau unioniste.M.Richardson directeur et 'administrateur de la “Tribune” de Winnipeg, a été choisi comme candidat unioniste par la convention unioniste de Springfield Halifax, 16.Par suite de la j M.G.GhareUe, de Saint-Boniface.manifestation de mercredi soir, Ha-jest déjà candidat libérai dans le lifax est devenue une ville unio- COj e-,., , , .niste disent les partisans du gou-! Les liberaux lauriéristes ont corn versement.On ajoule cependant que ™e leur candidat dans le comté de sir Robert Borden retournera dans Kootenay ouest (L.-A.) J.H.Max-Ontario, dimanche, pour y faire sa ; well, soldat de retour.11 y a déjà un campagne, mais reviendra dans les icandidat ouvrier et un candidat Provinces Maritimes avant les élec- unioniste dans le comte, lions.Ce qui indique que la situation | .'La convention des Gram Growers de cette fameuse gomme sont envoyés tous les mois, en temps de guerre, aux soldats, aux marins et aux aviateurs sur le front.Si vous avez un ami dans les tranchées, vous n’avez pas à vous demander quoi lui envoyer pour lui faire plaisir.Voyez à ce que chaque coli renferme quelques tablettes ou un paquet ou deux de WrigSey, la délicieuse gomme à mâcher.Ayez en toujours à votre portée.Elle conserve les dents, parfume l'haleine, aiguise l’appétit et facilite la digestion.n'est pas aussi brillante qu'on le proclame.Les candidats unionistes dans Halifax seront MM.A.-K.Maclean et le maire Peter-F.Marlin.Le premier ministre se rendra à Sydney aujourd’hui.On se propose, dans cette ville, de n’élire que deux candidats unionistes, Tun dans Cap Breton-Sud et l’autre dans Richmond.Mais la difficulté réside dans le choix des libéraux, car MAI.W.-T.Carroll et G.-W.Kyto désirent tous deux retourner à Ottawa.Le candidat conservateur unioniste sera M.J.-C.'Douglas, représentant à l’Assemblée lègi slative.Il semble maintenant probable que AI.W.-tS.Fielding acceptera la candidature unioniste dans Queens-Shelburne.Demain, sir Robert Borden doit se rendre dans Kings, où l'on choisira probablement le candidat unioniste par acclamation.On dit que six autres candidats seront également choisis par acclamation dans la province.AL E.-AL Alacdonald, député de Pictou dans le dernier parlement, a refusé de se porter de nouveau candidat: il se retirerait de la vie politique.Les libéraux ont immédiatement offert cette candidature à AI.R.-H.McKay, qui vient de l’accepter.Les deux candidats unionistes dans Cumberland et Yarmouth Clare seront respectivement MAI.E.-N.Rhodes, ancien député, choisi hier à la convention d’Amherst, et T.-K.Spinney, marchand de Yar- du comté de Maple Creek a choisi comme leur candidat M.Alaharg, président de l’association des Groin Groioers de la Saskatchewan, coin me libéral indépendant en faveur de la conscription mais opposé au gouvernement unioniste.Ai.Alaharg n’a pas promis d’accepter ia candidature.L’association libérale de Port Arthur a décidé d’appuyer un candidat en faveur du programme de M.Laurier.M.Argue, de Swift Current, Saskatchewan, a été choisi unanime-ment comme candidat unioniste, hier soir, dans le comté de ce nom.F ne convention a désigné comme porte drapeau du gouvernement unioniste Je major Andrews dans Québec centre.Le Dr Bland, un libéral, déclare qu’il brigue les suffrages comme candidat unioniste, dans le même comté.Le Dr M.-R.Black est candidat unioniste, dans Winnipeg-nord.M.L A.Campbell, de Le Pas, est candidat unioniste dans la circonscription électorale de Nelson.Man.M.L A.Cahier a été nommé candi dat unioniste dans le comté de Moose Jaw et M.Turriff, dans l’Assi-niboia, Saskatchewan.M.Toi mie brigue les suffrages pour le gouvernement unioniste, à Victoria, C.-A.Ce soir, les 'libéraux lauriéristes choisissent leur candidat.Trois doiieiousos sauGitirs m Hvrmetfquemont cachotvo \ Se conserve très hi&n apres chaque repas La Saveur Dure CANADA Du Contrôleur des Vivres — Vous Devriez Manger Plus de Poisson—Troisième Raison Le coût élevé de la vie pratique le vol en grand.Mais pourquoi vous laisseriez-vous enlever l’argent de vos poches en achetant du boeuf ou du jambon à prix exorbitants, lorsque vous pouvez acheter à bas prix du poisson délicieux et tout aussi nourrissant.Epargnez, sans vous refuser le nécessaire.Mangez du Poisson ! Voua pouvez acheter actuellement de l'Sglcftn naddooHi, de la Morue, du Poitaen Blanc, du Maquereau, du Flétan, des Bperlana.de la Plie, Flounders), de l’Anguille, du Haddock fumé, dea Harengs saurs, des Harengs sans arêtes, des Sardines, des Huîtres.Demandez un Livre de Recettes gratuit au Contrôleur des Vivres, Ottawa, Ont.Autour d h u i, ia femme soucieuse du bon goût de sa toi-letle reconnaît la nécessité d’une étole et d’un manchon de fourrure pour porter de temps à autre avec un costume au lieu d’un manteau de fourrure.Les sets en Seal d’Hudson G.& G.sont exclusifs comme dessin, fini et richesse d’apparence.Les étoles peuvent être obtenues dans différentes longueurs et largeurs ; les manchons en forme sphérique, en effet baril ou de dessins carrés.Prix de : F $40A$150 CUMMINGS & CUMMINGS Angle Saint-Paul et Saint-Sulpice.En arrière de l’église Notre»T)am«* Tortue! Tortue! !
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