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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 août 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1936-08-27, Collections de BAnQ.

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Montréal, Jeudi 27 août 1936 VOLUMI XXVII — No 200 rioaction rr administration ?10 CST, NOTRI-DAMI MONTREAL TELEPHONE :.HArfxwr 1241 SERVICE DE NUIT < Admirv$tr*floo î.HArbour 124J Rédaction : .k h .HArbour 367t Gérant ;.HArbour 4897 LE DEVOIR DifOcHmr-féraat» Caorfw PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rééacbtttr an (hall Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ARONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unia et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNiS et UNION POSTALE .3.0(3 M.Camillien Houde démissionne comme maire de Moetréal (Voir page 3) Du côté de Québec Le nouveau ministère est en fonctions — Sa valeur — Anciens et nouveaux L'absence de MM.Hamel, Grégoire et Quel let — La question de la trésorerie — Où M.Duplessis pourrait trouver ses plus dangereux adversaires — La démission de M.Houde Le nouveau ministère vient d’entrer en fonctions.II est un point sur lequel tout le monde est d’accord, même ceux qui ont le plus vivement combattu les futurs ministres: c’est qu’étant donné la- gravité et la multiplicité des tâches qui s’imposent aux administrateurs provinciaux, il convient de leur laisser quelque temps pour respirer librement, pour prendre une connaissance directe du mécanisme administratif; c’est aussi qu’en tout état de cause ils auront droit à la loyale collaboration des citoyens de la province.Ceci, pour notre part, nous l’avoné dit avant et pendant la campagne électorale, tout prêts à appliquer aux gouvernants de demain, quels qu’ils dussent être, cette ligne de conduite.?Après tout, ce n’est pas d'une partie de ballon qu’il s agit à Québec, mais bien de nos affaires à tous.Le gouvernement a le droit de compter sur nous comme nous avons celui de compter sur lui.Et ce ne sera pas trop de notre commun effort pour tirer de la situation le mçilleur parti possible.D ailleurs, l’ère des querelles inhérentes au régime parlementaire ne tardera malheureusement pas à s’ouvrir.Dans une couple de mois d’ici, ce sera la session, la reprise de l’enquête des Comptes publics, 1 examen de la politique ancienne de la province, celui des projets du nouveau .gouvernement, etc.Il y aura forcément la de quoi contenter les amateurs de belles batailles.* * * Le nouveau ministère se compose d’hommes qui, pour la première fois, touchent directement à l’administration des affaires provinciales.C’est l’inévitable résultat d’un état de choses où, pendant près de quarante ans, ces affaires ont été confiées au même parti, empêchant tout apprentissage de la part de ceux qui n’appartenaient pas au groupe dominant.Cette situation offre à la fois des avantages et des inconvénients.Les inconvénients sont évidents.H n’y a pas lieu d’y insister.Mais, pour être peut-être moins apparents, les avantages ne sont pas moins considérables, lout compte fait, ils l’emportent même sur les inconvénients.Ce que les électeurs ont voulu, c’est, indiscutable, ment, un examen complet, approfondi, de l’adminis-tiation, le nettoyage et la refonte d’un régime dont l’on ne connaît pas encore tous les secrets, mais qui apparaissait à la fois comme assez vermoulu et encrassé d’abus.De ce point de vue, des hommes neufs, sans lien avec le passé, sans relations officielles avec le monde des fonctionnaires (tous, ou à peu près, nommés sous le régime libéral], sans responsabilité personnelle dans l’ensemble de la législation ancienne, sont naturellement plus que d’autres en état d’exécuter — du moins d’exécuter sans qu’on les soupçonne de réticence ou de complaisance — la besogne qu’on attend deux.Ils ne sont pas exposés à céder à la routine, à la crainte de se donner un démenti ou de frapper d’anciens protégés.On redoutera peut-être que certains, précisément parce qu’ils sont des nouveaux, soient tentés d’appliquer des idées préconçues et qui ne s’accorderaient pas avec les nécessités réelles.Mais, outre qu’il ne paraît pas y avoir dans le nouveau ministère de théo ricien à outrance, les choses ont vite fait de ramener sur la terre ceux qui planent trop haut dans le domaine de la spéculation pure.Et ces questions administratives sont rarement aussi simples qu’elles le paraissent du dehors.Le danger dans ce domaine — chez nous du moins — paraît être beaucoup moins dans l’innovation trop tardive que dans la soumission passive à la vieille routine.Dans l’ensemble, autant qu'on en peut juger par ce que l’on sait d’eux jusqu’à présent, les ministres valent probablement ceux du passé — nous ne disons pas I simplement ceux du passé immédiat, mais du passé au 1 sens général.H y a parmi eux des hommes qui auront à faire leurs preuves, mais il «n est d’autres aussi, à commencer par le chef même du gouvernement, dont la valeur est connue, indiscutée.' L’absence de MM.Hamel, Grégoire et Ouellet aur-j prend.A l’heure où nous écrivons ceci, nous ne sa-, vous encore rien d’officiel, ou même de certain, sur i les circonstances qui ont retenu en dehors du cabinet * ces trois hommes, qui paraissaient fous les trois minis- * trahies, ni sur ce que peut réserver l’avenir.Mais les ( premières rumeurs parlent, «ou d’un désaccord d’ordre I personnel, non d’une question d’ambition individuelle, r mais d’un désaccord sur une question d’ordre admi-( nlstratif.Cela témoignerait, de part et d’autre, d’une r indépendance d’esprit et d’une fermeté de volonté qui t peuvent multiplier les heurts, mais qui, en définitive, t ne devraient pas nuire i la bonne conduite des affaires ^ de la province.— On redoutait l'énonAité de la majo-| rité ministérielle et la faiblesse de l’Opposition, Il I semble bien que la critique pourra s'élevej’ des rangs * mêmes de VUnlon nationale, ?Ajoutons qu'étant donné le souci que le chef du gouvernement doit avoir de répartir entre les diverses régions de la province les portefeuilles disponibles, il n’eût peut-être pas été possible, même sans les divergences qui paraissent s'être élevées, d’accueillir dans h, cabinet, outre MM.Drouin et Gagnon, les trois autre* Québécois, 11 aurait fallu choisir.té ¥ « Une fois de plus I* trésorerie est attribuée à un ministre de langue anglaise, Naui event maintes feia dénoncé la légende qui “veut que oe soit là une constante tradition.Nous avons rappelé qu’il suffit pour s en convaincre d’ouvrir l’histoiré politique de la province.Nous avons eu, à maintes reprises, des trésoriers français et, tout dernièrement encore, M.Taschereau lui-même.Nous avons protesté contre l’idée que, de droit, pour ainsi dire, ce poste devrait revenir à un anglophone.Mais nous n’avons pas dit que, de dioit aussi, il dût revenir à un Canadien français.Nous n avons pas le goût de ces exclusives.La grosse objection contre l’ordinaire présence à la trésorerie d’un citoyen de langue anglaise, c’est qu’elle tend à confirmer la légende que les Canadiens français sont Inaptes à la gestion des affaires d’argent.Encore qu’il y ait aujourd’hui un ministère de l’Industrie et du Commerce, qui sera dirigé par un Canadien français, cette objection garde un certain poids, du point de vue de l’opinion.Elle se fortifie du fait que la présence habituelle d’un anglophone à la trésorerie y a entraîné celle de fonctionnaires anglophones, dont certains peuvent être enclins à oublier que la province est officiellement bilingue et en majorité française.De là l’envoi en France, par exem-ple* — ce qui, nous l’espérons bien, ne se reverra plus de chèques officiels libellés exclusivement en anglais.Par ailleurs, on dit ceci, et l’argument, du point de vue de la pratique courante, ne manque pas d’une certaine force: Personne ne conteste qu’il faille donner à la minorité de langue anglaise une équitable représentation.Si vous ne logez pas l’Anglo-protestant à la trésorerie, où le mettrez-vous?Au ministère des Terres et Forêts, aux Travaux publics, à la Voirie, aux Pêcheries, aux Mines, au Commerce et à l’Industrie, à la Colonisation, à l'Agriculture, au Travail, au Secrétariat provincial?N’est-ce pas encore à la Trésorerie que les circonstances lui permettrait, avec le moins de heurts possibles, de faire pour la province le meilleur travail?La rumeur prétend que c’est l’argument qui a finalement incliné vers la solution actuelle le chef du gouvernement, qui avait d’abord l’intention de nommer un trésorier de langue française.Mais il va de soi que le nouveau trésorier, qu’on dit sympathique, devra rappeler à ceux de ses fonctionnaires qui pourraient l’oublier en quel pays ils vivent et assurer à toutes les institutions financières françaises, par exemple, un traitement égal à celui dont peuvent bénéficier les anglaises.S’il ne le faisait pas, on saurait sûrement le lui rappeler.¥ ¥ ¥ Le nouveau premier ministre ne doit pas se faire d’illusion sur la quantité ou la qualité des difficultés qui peuvent l’attendre.Il paraît avoir rencontré les premières dans un milieu étranger au vieux parti conservateur.Si certaine rumeur dit vrai, les deuxièmes paraissent bien devoir venir de ce milieu même.Le fonds conservateur a toujours fait le gros de l’opposition au régime qui, pendant près de quarante ans, a dominé Québec; mais, même avec l’appui d’éléments indépendants, celui-ci n'a pu, pendant ce long espace de temps, livrer une bataille victorieuse.Aujourd’hui, il voit au pouvoir, sous une étiquette différente, il est vrai, et avec, le concoure d'élément* qui lui sont étrangers, certains des siens.De là à conclure que l'heure de la grande revanche, de la résurrection si longtemps attendue, est enfin arrivée, il n'y a pour certains vieux bleus, paraît-il, qu’un pas.Et Ton rêve de reconstituer le grand parti.La force du mirage, Tivrewe du succès, jointes à d qui res- spéciaux ou techniques et enrichir ainsi le vocabulaire de Tentant.le,lrp ^ 0n cH*cllt* * L* série complet» contient l’étud» d’environ 250 spécimens longuement sur ce qu es une croix* ^ j* a i nen «n j * (vn parle de la croix du bon larron.eanad'e'‘' P,u# d« 250 '••«•^«t'ons correspendantes M.Masson dit que cela est le même cas que Ip bulletin de M.Laforest , Edmond Caron, B.A., L.S.C.-C.A.Licencié en sciences comptables domptable agréé — Chartered Accountant Spécialiste en Impôt sur le Revenu 38 O., rue St-Jacques, 139 rue Alexandre HArbour 5437 TROIS-RIVIERES MONTREAL 13-12-38 Tél.PLateau 6717 Cours classique commercial René Savoie, I.C., I.E.Bachelier ès arts et sciences appliquées Court classique, commercial, leçons privées — Brevets 1448 RUE SHERBROOKE, OUEST Avez-vous besoin de bons livre»?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir", 430 Notre-Dame est, Montréal.lés en dehors du poli et introduits dans le poil d’une manière illégale.Le juge examine les initiale?et admet les bullelins.Dans les quatre polis de la paroisse de Saint-Gabriel de Brandon, M.Bastien n eu une majorité plus fnrle qu'en novembre : il a celle fois 22 voix de majorité contre 19 en 1935.Dans le poil 26.un des trots poils du village de Saint-Gabrie' de Brandon.M.Masson conteste un SERVICE PE LIBRAIRIE DU DEVOIR rejeté hier parce cru’il rpsvomhia.il 430 Notro-Dam» ait.Montréal t’Assurwce surUVic iUbfptfo MONTREAL Naacissi Ducmarmc President H VOUS voyagez.xdretsex-vout au SERVICE DES VOYAGES, LE ‘DEVOIR Bil-Ist» «mit pour tous les pays au tarif das compagnies de paqua-boit, chtmins de fer.autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyagea, passeports, etc.Télé» n L «v n « «a MArltrvier 1341k ?s VOLUMfc ÀAV'li — No ZOU It UtVVIK, MONTRfeAL.jfcUDI 17 AOUT IVAt» PAGE llMINin lA vre Directrice : Germaine BERNICk Grèves et moissons de France Comme elles sont belles, en ce moment, Les moissons de France, £jue oe soit autour de la ferme eau* choise jalousement abritée derrière les hauts remparts de ses ormes, sur les pentes des vallées de l’Auvergne ou du Limousin, entre les haies du Perche, du Craonnais ou de la Bretagne, ou dans les étendues sans fin de la Beauce ou de la Brie, partout! Partout les blés sont innombrables.Leurs épis se serrent les uns contre les autres pour mieux se tenir debout, pour mieux vivre en vivant ensemble; leurs têtes se touchent presque, fraternellement; on dirait une leçon joliment donnée aux hommes.Mais les hommes passent et ne voient pas, n’entendent pas la leçon.Ont-ils l’esprit à l’écouter?Baptiste Passereau est planté devant son champ de blé.Ah! il n’est pas grand, ce champ.Ce n’est plus ceux d’autrefois, ceux où Baptiste avait à commander à tout un bataillon de moissonneurs, ceux de la ferme qu’il a travaillée, menée comme on mène une personne, pendant quarante ans.Il x est vieux - 70 ans bien sonnés, — il a marié tous ses enfants et, depuis quelque temps déjà, il est retiré, avec sa femme Angèle, dans une petite maison à lui, pas loin du village mais en pleine campagne tout de même.Il a là un jar-din; deux vaches, des poules, des lapins, une vingtaine de boisselées de terre: de quoi s’occuper, comme il dit.Tous les ans, depuis qu’il est là, il a son champ de blé.Il ne se croirait plus bon à rien s'il ne labourait pas encore, sans se lasser bien entendu, “à son apaisement”, mais durant au moins cinq ou six journées.II emprunte des chevaux à un voisin et la femme conduit l’at-lelage en avant, la main au bridon du cheval de tête.A l’automne, Passereau sème: ça le rajeunit.Seulement, voilà: il ne fait plus la moisson, c’est maintenant trop dur pour lui.Il a deux journaliers qu’il embauche chaque année pour faucher son blé.Cela ne dure qu’un jour ou deux.Baptiste fait les liens el Angèle met le pot-au-feu pour le diner de moisson.Il est donc devant son blé: voilà dix fois, en cette fin de juillet, qu’il y vient, dix fois qu’il prend un épi, -qu’il l’égrène dans le creux de sa main, qu’il souffle sur la balle et qu’il sent sur la vieille peau de sa paume la caresse des grains roses et tièdes.— U est mûr, se dit-il, il ne peut pas être plus mûr! Et quels beaux grains! Et ce que ça donnera! Cent cinquante boisseaux peut-être, cinquante de plus que l'an passé! Et Masson, et Lanier qui ne viennent pas! Cette année-là, en effet, n’est pas comme les autres, dans Ce pays-là tout au moins, un pays proche de Paris, proche des usines.Ceux qui faisaient la moisson ne veulent pas la faire.Us se sont mis en grève.Et il faut que ceux qui voudraient bien travailler, qui ne demandent même que cela, fassent comme les autres, c’est-à-dire laissent au clou leurs faux ou la machine sous la remise.Les deux journaliers de Passereau, ses deux journaliers habituels et sur lesquels U comptait, sont venus le prévenir.Us avaient une mine de chien fouetté.— Nous voudrions bien, nous, comme d’habitude, faucher votre champ, ont-ils expliqué, et ça nous ennuie bien, pour nous comme pour vous, de ne pas le faire.Mais nous ne pouvons pas.Ce serait pour nous des coups et la vie nous serait rendue impossible.Pourtant, entre Passereau el eux ü n’y a pas de question de salaires, aucune difficulté ni pour les heures de travail ni pour Je prix: on convient amicalement d’une somme pour le fauchage, suivant ce qu’il y a de blé, à l’estimation des uns et des autres et suivant les prix de journées de moisson du pays; Masson et Lanier font chez Passereau des repas comme ils n'en font guère ic reste ne l’année, et ils s’en retournent avec leur argent, une charge de légumes et souvent un lapin, On est amis, quoi! Mais que faire, cette année?Inutile de chercher d’autres journaliers.Tous sont dans le même cas LES BLES i Epis d’or au front lourd, recourbé vers la terre I Epis, vous qui demain, sous Ja faux meurtrière, Tomberez brusquement, ce sol, beaux épis roux, ! Qui vous a vu grandir, le regretterez-vous?Dans le grenier étroit, sans air et sans lumière Ou vous serez jetés, pour la saison entière, : N'aurez-vous pas parfois la nostalgie un peu i Du soleil au levant, de sa mante de feu3 Du frais souffle des soirs, des doux bruissements d’ailes^ Des paillettes d argent, de la lune aux longs voiles?N'en tendrez-vous donc plus la dolente chanson Que marient à vos pieds sauterelle et grillon?.Non' ne regrettez pas ce sol qui vous vît naître; Un avenir si beau sera vôtre peut-être.Car n est-ce pas de vous, de votre pur froment Que naît la blanche hostie où le Maître descend?.Villa des Erables.feannette ROY et diront ce que disent Masson et Lanier.Les fils de Passereau?Us habiteru trop loin et ils ont, d’ailleurs, les mêmes embarras, pires encore, .parce qu’ils ont, eux, de vraies fermes.Passereau en causait hier avec un voisin, Fourrier, qui a deux ou trois champs de blé: — Moi, j’en ai assez, dit Fourrier, je vas faire manger mon blé par mes vaches; je vas y mettre mes vaches, et mes oies, et nies poules, toutes mes bêtes.Ça les engraissera, et pendant ce temps-là je n’aurai pas à leur donner autre chose.Mais, n’est-ce pas?ce sont des choses que l’on dit, dans un coup de colère, mais que l’on ne fait pas.— Les moineaux vont se mettre à le manger, dit, le soir, Baptiste à Angèle.Ah! si j’étais jeune! Si j’avais seulement dix ans de moins, je ne serais pas embarrassé pour si peu! Le lendemain matin, quand Angèle se réveilla à la fine pointe du jour, Baptiste n’était pas dans la maison, ni dans la cour.Il y avait sur la table la miche de pain et le fromage, tous les deux largement entamés.Angèle mangea, elle aussi; elle courut jeter du grain aux poules et elle alla tout droit au champ de blé.Baptiste fauchait.Derrière lui il y avait déjà, couchée, toute une rangée d’ondains de paille et d’épis.— Je viens faire les liens, dit Angèle.— Ça va très bien, répondit Baptiste; ça ne me fait presque pas mal aux reins.Pendant que les tiges jaunes des blés recommençaient à crisser, à geindre sous les coups de faux et qu’Angèle nouait bout à bout, par les épis, deux poignées de longues pailles, un homme dans le chemin passa, la faux sur l’épaule et la pierre à aiguiser a la ceinture.— Eh bien.Fourrier, qu’est-ce que tu vas faire?lui cria Passereau.— Eh bien, Passereau, qu'est-ce que tu fais?— Que veux-tu?Quand les jeunes se croisent les bras, faut bien que les vieux travaillent! C’est çà, le progrès.Faut-il pas du pain, quand même?Charles BAUSSAN (Le Noël) Les '‘Etablissements Notre-Dame” Les enfants épileptiques éduca-bles, garçons et filles, refusés dans toutes les écoles, seront reçus pensionnaires, pour l’année scolaire 1936-37.dans une école spécialement affectée pour eux, à la campagne, sous la direction des Révérendes Soeurs de la Charité.Réouverture de l’école: 2 septembre.Pour tout renseignement concernant les conditions d'admission, prière de s'adresser à l’Aide aux Enfants Infirmes.4555 chemin de la Reine-Marie, téléphone: Walnut 2880.Heures de bureau: jours de semaine, de 9 h.a.m.à 12 h.a.m.; de 1 h.30 p.m.à 5 h.p.ni.Samedi, de 9 h.a.m.à 12 h.p.m.La Mode La silhouette 1936 Paris, le 27 août (P.C.-Havas)— Existe-t-il une nouvelle ligne 1936?Cela n'est pas douteux, bien que la plupart des couturiers soient demeurés en principe fidèles à la silhouette féminine qu’ils ont créée voici seulement une ou deux saisons.Mais il en est parmi eux qui ne sauraient se satisfaire du “déjà connu’’.Pour qui de simples variations de détail sont des manifestations de paresse et qui considèrent comme leur devoir élémentaire de rechercher sans cesse du nouveau, de conférer en quelque sorte à la silhouette féminine un aspect neuf, conforme aux canons classiques et à l’esprit le plus moderne.C’est le but que s’est fixé Maggy Rouff, cette jeune couturière, héritière d’une glorieuse tradition familiale, qu’elle sait, par ses “inventions”, maintenir au premier rang.Créatrice l’an dernier des tuniques d’inspiration orientale — persanes et mandchoues — qui ont fait le tour du monde, elle a voulu, cette saison, trouver un porter nouveau conservant par-dessus tout à la femme, son aspect jeune et moderne.De ses recherches est né “l’habit”, également approprié au début de la journée et à sa fin, qui s’inspire, à la fois de la tenue moderne masculine, de soirée, pour sa ligne, et pour sa fantaisie du vêtement des “incroyables”.La caractéristique de cet habit est donc son buste moulé étroitement boutonné, s’arrêtant devant à la taille comme un boléro, tandis que la basque en arrière s’allonge et se fend jusqu'à la taille à l’instar des plus classiques “queues de pie”, issues des mains du grand tailleur.Conçu en tailleur du matin, ce nouvel “habit” se fait souvent en deux lainages différents, un pour la jupe ou la petite robe montante, l’autre pour la veste; des combinaisons multiples où l’on rencontre des jupes à carreaux, ou des façonnés, fantaisie avec des habits unis de ton foncé dominant; ou des oppositions de tons imprévues; des robes de tons sourds, ouatés comme la nuit profonde, que recouvrent des habits de tons acidés d’une absolue crudité, vert oseille sur brun rougeâtre, indigo violacé très soutenu sur bleu nuit, rouge flamme sur fumée.Les jupes, conformes à la tradition directoire, sont droites devant, étroites, l’ampleur étant assurée derrière par un travail de juxtaposition.Pour l’après-midi et pour le soir, ces tailleurs s’exécutent dans toutes les belles matières imaginées par les tisserands lyonnais: les velours d’abord, qui ont cet aspect nouveau (notamment le “porc-épic” et le "hérisson” de Chatil-lon-Nouly-Roussel, auxquels une addition de fils d’albène confère un aspect de givre; les velours “pampeiro et potache” du couturier F’ructus Daescher, qui sont des velours “glacés”, c'est-à-dire dont le tissage en lignes ou en touffes régulièrement disposées, laisse apparaître un fond généralement d’un autre coloris); des taffetas plissés ou tuyautés par un procédé de tissage; et surtout le fin drap de zibeline brillant comme du satin et souple comme de la peau de daim.Les jupes se font alors plus longues, à peine élargies dans le bus.: mais parfois fendues sur le côté, jusqu'au jarret, pour assurer l'aisance de la démarche La veste, moins simple que celle du matin, s’orne de grands revers Directoire parfois garnis de fourrure; d’un col droit rabattu, montant derrière, évoquant la tenue des officiers des armées de la première ^ République.L’effet des boléros s’accentue par l’apparition, en gilet, d’une blouse qui se porte toujours par-dessus la jupe, et dépasse par conséquent la taille.On les fait des plus merveilleux lamés, impalpables, unis ou imprimés de motifs persans, d’impondérables voiles de soie, crêponnés et gaufrés de couleurs vives qui se prêtent admirablement aux complications des façonnages; partout des fronces en abondance, des fronces simples, et d’autres plus ouvragées, en nids d’abeilles ou brodées, ou perlées; des cravates drapées d’une manière origifiale, que retiennent un bijou imprévu; des jabots volumineux, haut épinglés, dans le stylé de la Révolution française.Quelques magnifiques manteaux du soir ont été conçus dans le même style.La ligne stricte de cette jaquette Directoire de blanche hermine, qui se porte sur un long fourreau de velours noir, est corrigée par le charme bien féminin de quelques accessoires: un jabot aérien de tulle plissé qui se déploie à l’ouverture de la jaquette, un minuscule manchon tonneau en hermine, vient également de ressusciter.L'ne autre jaquette Directoire de velours noir aux gros boutons de jais, dont la taille est entièrement doublée d’hermine; c’est le complément de grande classe d’un costume qui se compose d’une longue jupe de velours blanc et d’une blouse de satin noir coulisse, sur laquelle des clips de brillants étincellent de tous leurs feux, triangles de pain de mie frit, chacun surmonté d'un petit champignon.Pêches Suzelle.Peler de belles pêches tout juste mûres; les i couvrir de sirop de sucre mêlé de i Cherry et laisser macérer.Par ail-! leurs, préparer un riz au lait bien j , sucré et très crémeux.Avant que | ; le riz ne soit tout à fait froid, le j verser en une couche pas trop i épaisse dâns un compotier.Y po-| ser en les enfonçant un peu à l’ai-I de d'une cuillère les péchés côte ! à côte.Saupoudrer pêches et riz i d'amandes fraîches grossièrement hachées de sucre cristallisé el mettre à la glacière.Noces d'or de M.et Mme Théophile Fontaine Dimanche dernier M.et Mme Théophile Fontaine (née Marie Nepveu) célébraient dans l’intimité le cinquantième anniversaire de leur union conjugale.Notre curé M.l’abbé J.-M.Picot-te toujours empressé à obliger même les plus humbles de ses ouailles, le Frère Alexis, C.S.C., M.Oné-sime Nepveu, de Suncook, N.-H., accompagné de sa femme et de leur fille, Mme Achille Lefebvre (ces deux derniers, frères aînés de Mme G.Fontaine), ont eu l’obligeance de venir se joindre aux nombreux enfants des jubilaires pour leur témoigner leur estime et leur offrir leurs meilleurs souhaits de bonheur, de longue et heureuse vieillesse.Une adresse lue par Georges Fontaine, petit-fils, et exprimant délicatement des sentiments vraiment filiaux de multiples cadeaux et une gerbe de fleurs ont été présentés j>ar Ange-Albert Fontaine et Jean-Guy Larose.Huit enfants, dont deux religieux.seize j>etits-fils et un arrière-petit-fils composent actuellement la postérité des jubilaires.Puissent M.et Mme T.Fontaine fêter aussi joyeusement leurs noces de diamant.C'est le voeu le plus ardent de tous ceu< qui ont eu la joie de participer à leurs familiales agapes.A -A.N.Les nouvelles féminines Au couvent de Saint-Ambroise Dimanche, le 20 septembre.*urs lieu au couvent de* Soeurs de Ste-Anne de Ambroise de Kildare, une réunion générale de toutes les anciennes éleves de cette maison., J „ Les religieuses et les membres du Conseil de l'amicale espèrent que toutes les anciennes se feront un plaisir et un devoir d'assister à cette réunion dans l'Intérêt de leur association.Cette Invitation doit être considérée comme personnelle et on est prié de donner sa réponse le plus tôt possible ê Soeur Supérieure du Couvent de St-Ambrolse, Retraite fermée Au monastère de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest.Outremont, retraites fermées pour Jeunes filles du 10 au 13 septembre et du 17 au 20 septembre.Pour employées de bureaux, du 24 au 27 septembre.Prière d» s'inscrire à l'avance et d'inclure un timbre pour toute demande de renseignements _ A l’Ecole d'action sociale La deuxième session des examens de l’Ecole d’action sociale aura lieu le samedi, 29 août courant, à 9 heures du matin et à 1 heure de l’après-midi, à l'Institut Pédagogique, 4873, avenue West-mount.Les intéressées sont priées d'en prendre note.Les bonnes recettes Veau en matelote.— Couper en morceaux moyens du veau pris dans une partie ni trop sèche, ni trop maigre.Eplucher de niimis-| cules oignons blancs et des champignons.Couper en dés du lard salé maigre échaudé.Faire revenir le veau dans du beurre, puis les lardons; retirer les viandes de la graisse, les arroser d'uu bon verre de bouillon.Remettre dans une casserole avec le beurre de cuisson, les oignons, un peu de farine; mouiller avec un bon vin blanc sec; saler, poivrer fort; laisser bouillir.Lorsque la viande est aux Irois quarts cuite, ajouter les champignons et achever la cuisson à feu modéré.Présenter sur plat creux chaud entouré de petits Les côtelettes en papillote Madame de Maintenon parlait un jour d’un plat de l’invention du baron de Surineau d’Aubigné, son père, qui était un célèbre gourmand.Le roi demanda quel était ce plat.—Oh! quelque chose de fort simple: une côtelette de mouton, d’agneau ou de veau, parée et persillée, que l’on enveloppe d’une feuille de papier blanc enduite de beurre el que l'on fait griller.—Une feuille de papier qui enveloppe une côtelette, dit Louis XIV, mais c’est une papillote! —Précisément, répliqua Mme de Maintenon, une côtelette en papillote! —Ce sera pour mon souper de demain, reprit le roi.Et, se tournant vers les ducs de Beauvilliers, de la Roche-Guyon, de la Rochefoucauld et le ministre Pontchartrain: - Messieurs, Mme de Maintenon vous offre demain,*à son petit souper, une côtelette en papillote! Le gouverneur de Rambouillet reçu! ordre, par un courrier qu’on lui expédia pendant la nuit, d’envoyer aux cuisines de Versailles le plus beau mouton de la ferme royale, et les convives mangèrent le lendemain la fameuse côtclettqque la noble cuisinière avait eu soin d’arroser avec un vin incomparable venant en droite ligne des coteaux du Rhône.Telle est l’origine de la côtelette en papillote, qu’on trouva si délicieuse qu’elle devint le plat favori de la Cour.L'esprit1 de Massenet Massenet avait droit, en sa qualité d’auteur, à un fauteuil pour toutes les rejirésentations de l’Opéra-Comique.Mais, absorbé par son travail, il était rare qu’il en profitât.Un soir, cependant, où l’on représentait une de ses oeuvres, le désir lui vint d’y assister.II arrive à l’Opéra-Comique, se dirige vers la place qui lut est réservée .Mais, à sa grande surprise, il la trouve occupée.Alors, il s’ajjjiroche de l’indiscret et l’aborde poliment: -Pardon, monsieur, dit-il, mais n’est-ce pas là le fauteuil de M.Massenet?L’autre qui croil avoir affaire à un contrôleur, d’un air très rassuré, répond : ¦ Parfaitement, et je suis Masse-net.-Comme c’est curieux, reprend alors le vrai Massenet, sans se troubler ni se fâcher.Et comme on fient se tromper! Voilà plus de cinquante ans que je croyais que r’é-tait moi.N Complets à 2 pantalons Spécial pour la rentrée des classes! La qualité des tissus, la confection, l’élégance des modèles et les teintes sont autant de points qui caractérisent ce groupe de complets.Vestons a devant droit ou croisé — dos sport à plis.Worsteds et tweeds tout laine.Teintes nouvelles.Tailles 33 à 37 dans le groupe.Spécial vendredi Vêtementa pour garçons, au deuxieme.TBr th# waterfront.OCR.10.45 Studio.11.00 Heure.LONGUEURS D'ONDES Longueurs d'ondee des poste* en mètre* et en kilocycle*; Poste* Métrés CRCM 329 7 CKAC 411.CFCF 500 CFCX 4998 CHLP 268 OHRO 485.CHNC 312.5 CKCV 222.•' GROS 200 WABC 3488 WEAF 454.3 WJZ 3945 WGT 379.5 WTÏO 282.8 WLWL 372.8 POSTES DB LA CCR Klloeyclé* 910 730 800 8.005 1,120 645 960 I, 310 J.300 860 860 760 790 L080 1.100 Concert d’orgue du Dr Courboin A L’EGLISE DU SAINT-NOM-DE- JESUS.LE 3 SEPTEMBRE — PROGRAMME PARTIELLEMENT IRRADIE PAR CRCM — UN EVENEMENT D’IMPORTANCE Le Dr Charles-M.Courboin.organiste de réputation universelle, qui a fait plusieurs tournées dans le passé aux Etats-Unis et au Canada, donnere un ce .cert à l’Eglise du Saint-Nora-de-Jésus, à Maisonneuve, angle de la Salle et Adam, jeudi, le 3 septembre prochain.Le concert commencera à 9 heures et la dernière partie, soit de 10 h.à 10 h.30, sera radiodifusée par le poste CRCM et sur le réseau WOR, couvrant de cette façon le Canada et les Etats-Unis.Le.Dr Courboin est l’organiste attitré du poste WOR, où il donne, depuis l’hiyer dernier, un concert hebdomadaire.Le Dr Courboin, né en Belgique, était titulaire des orgues de Sainte-Gudule, à Bruxelles, quand il fut invité à prendre charge des orgues des grands magasins Wanamaker, à Philadelphie.Le Dr Courboin compte de nombreux amis à Montréal où il a donné plusieurs concerts dans le passé.Ce fut même lui qui inaugura les orgues de Maisonneuve sur lev [uelles il jouera le 3 septembre.Ces orgues, parmi les plus belles et les plus considérables en Amérique, sont mises à la disposition du Dr Courboin par M.le chanoine J.-N.Dupuis, curé de la paroisse.Le public est cordialement invité au concert.PROGRAMME IRRADIE La partie du programme qui sera irradiée, par le poste CRCM, de 10 h.à 10 h.30, est la suivante: Chanson d’une mère belge, de Pierre Benoit; Toccate et fugue en ré mineur, de Bach; Chanson des vanniers (extr.de “Scènes laurentien-nes’’), d’Alex.Russell; Tableau No 3, de Schumann; Choral en la mineur, de Franck.L’exposition de Toronto Le meilleur achat ¦PWT?SALAM LIQUIDATION FINALE D’ETE PIANOS rami# on condition Prix t compter do Condition* fgcilo* i parti?do $5 comptant at $3 par moi*.//iJtféUt.namn .uiUiiiutum auvuuvaa x-rawxi-araci J.-A.Hébert, pré*, et gér.géntrad.111*.rue Ste-Catherine Ouest 5M, rue Ste-Catherlne Est 6*65, nie St-Hnbert 4232, rue Wellington MONTREAL Kllocyclee Province» maritime» CHNS: Halifax .1050 à 930 OFBN: Fredericton .1030 i 550 CJOB: Sydney .880 â 1240 r!HG6: Summenride .1120 à 1500 Québec: OHCK .930 à 1050 ORCS: Chicoutimi .1000 à 950 Ontario: CKLW : Wlndeor .840 â 1030 CKNO: Toronto .1030 à 1428 CRCT: Toronto .flgo à 840 Province» de l’Oueat: .«40 à 1330 S“k' toon .1230 6 840 CKY : Winnipeg .780 à 960 Colombie britannique: - CKOV: Kelowna .1210 & CFJO: Kamloop» ., , , 1210 6 630 880 Quatre Chinois dccusés d’une fraude de $3,000 M.le magistrat Alfred Marchil-don, après avoir fixé un cautionnement de $950 ou un dépôt en argent de $500, a envoyé les quatre Chi-; nois, George Hum, Hum Sew Gong, i Jack Wong et Chew Gar Long à l’enquête préliminaire, le 3 septembre, ! sous l’accusation d’avoir fraudé | pour quelque $8„000 la Free Mason [Society of Montreal, d’août 1932 à décembre 1935.Toronto, 25, — L’exposition nationale canadienne fournit des détails complets aux touristes des Etats-Unis qui ont l’intention de venir visiter en 1936 la plus grande exposition annuelle du monde, sur les lieux de villégiature de Québec comme d’Ontario, voyages de plaisir en auto, par chemin de fer ou sur lacs, et autres agréables randonnées pouvant facilement être comprises dans leur visite chez nous.Les brochures préparées pour distribution aux Etate-Unis par le grand service d’information de l’exposition, contiennent des renseignements particuliers sur les remarquables lieux de vacances qui se trouvent à leur portée durant leur séjour dans le dominion."Nous avons graduellement développé ce service”, nous dit M.Elwood A.Hughes, directeur de l’Exposition, “dans nos efforts pour attirer ici les visiteurs des Etats Unis et, jusqu’à un certain point, ceux de Grande-Bretagne et d’ailleurs.D’année en année, l’attrait puissant de ce grand événement national nous amène une assistance de plus d’un million et demi, dans les quatorze jours.L’année du Jubilé de l’Exposition, le total dépassa deux millions.Nous avons maintenant commencé à suggérer clairement aux milliers de personnes oui nous demandent des ren- seignements .sur l’Exposition même, l’idée de profiter de leur venue au Canada pour visiter le plus nossi-blç de notre pays.Le paysage canadien n'est Jamais plus beau qu’en septembre”, continue M.Hughes, et nous avons cru depuis longtemps qu’il serait bon d’encourager nos visiteurs à prolonger leurs vacances au Canada jusqu’au début de l’automne.Bien entendu, la rentrée des classes constitue un empêchement pour beaucoup, mais nous avons la preuve que bon nombre de touristes aiment les vacances de septembre; le chiffre ne peut s’en comparer à.ceux de la mi-été, mais il mérite toutefois considération, et l’Exposition Nationale Canadienne a certainement l’intention de continuer énergiquement son effort.” Nouveaux Prix Réduits Exposition de Toronto *10.00 *11.50 EN VOITURES EN WAGONS-LITS ORDINAIRES, ou WAGONS-SALONS* DEPART DU 27 AOUT AU 12 SEPT.RETOUR JUSQU’AU 16 SEPT.INCL.Exposition de Sherbrooke *3.20 *3.70 EN VOITURES EN WAGONS-LITS ORDINAIRES ou WAGONS-SALONS* DEPART DU 29 AOUT AU 4 SEPT.RETOUR JUSQU'AU 8 SEPT.INCL Exposition de Québec ¦4.90 8.5.65 EN VOITURES EN WAGONS-LITS ORDINAIRES, ou WAGONS-SALONS* DEPART DU 4 AU 12 SEPTEMBRE RETOUR JUSQU'AU 15 SEPT.INCL ’Fauteuil wagon»-s*lon* ou couchette» en supplément CANADIEN PACIFIQUE NATIONAL i CANADIEN La fumée des locomotives La vîl’e vient d’adresser an Canadien National, par l’intermédiaire de son notaire.Me Jean Baudouin, un protêt contre l’ennui causé à fa population de l’extrême-ouest du quartier Saint-Henri par la fumée qui se dégage des locomotives, dans la cour de remisage Turcol.C’est Téchevin du quartier, M.1 .-Allan Bray, qui a présenté la délégation des protestataires au comité exécutif.La délégation comprenait une demi-douzaine de personnes, dont MM.les abbés Berthiaume, curé de Ste-Elisabeth, et C.Papineau, curé de Ste-Clotilde.I.es délégués ont aussi protesté contre le bruit des cloches et des sirènes de locomotives, contre l’in- cinération des ordures, à Turcot, etc.Les propriétaires se plaignent de n’avoir pu louer leurs logements aussi facilement que par les années passées, à cause de ces ennuis.La ville, dans son protêt notarié, donne au Canadien National un délai de huit jours pour se confoimer au règlement municipal relatif à la fumée et aux bruits inutiles.Mort du chef soviet Kameneff Moscou, 27 fC.P.-Havasl.— ge Sergeyevitch Kameneff, membre du conseil exécutif central des Soviets, chef de la Défense contre-aérienne et membre du conseil de guerre, est décédé, avant-hier, après une brève maladie.D éttdt âgé de 55 ans.Kameneff était chef d'Etatana-jor dans l’armée tzariste.n joignit l’armée rouge dès les premières heures de la révolution.Système DI Haut'Parleurs NORTHERN ELECTRIC — POUR — Eglises, salles de conférences.maisons d’enseignement, etc.Estimés i titre gracieux sur demanda.LlftèViacÀll ITS- 281 CRAIC ouest - LA.1167 Un problème de chez nous | géologie, ce qui le complique sin-j gulièrement.S’il est en effet toujours possible de changer plus ou _ | moins radicalement une politique, ion peut rarement modifier des con-: ditions climatériques et la géologie obéit à des lois de trop longue .Et pendant ce temps se continue, dans notre Ouest, un drame dont nous n’avons pas l’air de soupçonner la gravité.Il est d’ordre politique, mais tient aussi à la climatologie et à ia portée pour que les générations humaines nient la patience de compter avec elles.Nos provinces des Prairies ont à peine un demi-siècle d’existence politique, et djà les conditions y ont tellement changé que toutes les espérances fondées sur leur développement sont bouleversées.Nous avions là des plaines infinies, d’une culture facile, et dont le sol s’était avéré jusqu’ici d’une richesse inouïe.Pas d’arbre à abattre, aucun obstacle à écarter; avant l’automobile, on ne s’y préoccupait même pas de faire des chemins, puisque les “wagons de prairies” pouvaient circuler librement partout.Il ne s’agissait que de “casser” le sol pour en voir jail-i lir, après quelques mois, une mois-; son à nulle autre pareille.Notre : blé dur tenait incontestablement la I tête par des qualités tenant à lu terre et au climat.Il se faisait là-bas, sans grandes préoccupations ni fatigues, des fortunes colossales, et nous aspirions au titre de grneier du monde.D’autre part les grandes plaines herbeuses du sud-ouest étaient le paradis des éleveurs, dont les troupeaux se multipliaient chaque année.Même notre province de Québec ne s’approvisionne-t-elle pas de bêtes de traits et de bétail là-bas?Or, tout cela est en voie de changer.Et la nature nous prouve de façon de plus en plus péremptoire que nous avons agi comme le pro- priétaire de la poule aux oeufs d’or.# * * Qui, en apercevant ces plaines si riches, s’était arrêté à penser à ce que représentait de siècles le riche humus dont elles étaient recouvertes?H y a des analogies entre les plaines centrales de l’Amérique du nord, où n'atteignent que difficilement les nuages, arrêtés par les chai nés des Rocheuses, et les déserts des centres africains et asiatiques.Elles aussi sont balayées par le “simoun", et lorsqu’elles ont été trop grattées par ia charrue, le vent y entraîne l’humus desséché, découvrant un sous-sol stérile.Nous en sommes déjà là dans le sud de la Saskaichewan et de l’Alberta.où les immenses troupeaux de bisons ne viennent plus féconder chaque année de leurs déjections un sol qui redevient désertique.Ceux qui sont au courant sc rendent à l’évidence, et n’envisagent plus qu’un remède, le déplacement d’une population incapable désormais de tirer sa subsistance d’un sol qui non seulement la nourrissait, mais l’enrichissait jadis si facilement.Ceci constitue un problème canadien.une problème des plus graves, puisque nous avons fait là des placements qui perdent rapidement de leur valeur, et que l’orientation de notre politique en doit être changée.Tout n’est pas compromis; mais le temps est arrivé de nous ressaisir, de laisser de côté la politique d’expédients, pour en choisir une de longue portée.Ne nous désintéressons pas de ce qui se passe ailleurs, soit, mais apprenons d’abord à voir ce qui se passe chez nous.Jules DORION.Conflit d’autorité De VEvénement.de Québec, numéro du 26 août: Les surintendants d’assurance ce des provinces du Canada fran-nent actuellement à Québec des assises très intéressantes.Les délégués sont venus de partout, des Etats-Unis comme du Canada, pour discuter les questions qui s’apparentent aux assurances de toutes natures.Un point très délicat a été touché par M.B.-Arthur Dugal, surintendant des assurances de la province de Québec et président de l’Association.D s’agit du conflit d’autorité qui existe actuellement POUR VOUS SERVIR: La grand* chaîna da magasin* da Lmm> 9-magasins commodément situés-9 4ns'o |.-Pn LEONARD, prapriétalr*.898 Ste-Catherine 0.pré» du Théâtre Capitol.1014 S.Catherine O.Edifie» Dominion Sq.301 Ste-Catherine E.uni» S*n(nln*t ehauMure» SLATER pour homme* 363 Ste-Catherine O.Ju»te à l'oue»! d* Bleury 1579 Mont-Royai E.â l’oiiMt d» Murqurtt» 5153 Avenue du Parc rhausiur»» pour tout* U famille 15 Ste-Catherine E.pré» St-L«ur»nt 1001 S.Catherine T.angl» St-TImothé* 3031 Notre-Dame O.à rouest d’Atwater chautsurr» pour tout* U famUl» muMissm entre les lois fédérales et provin ciales en matière d’assurances.Il est vrai qu’un jugement du Conseil Privé porte que la juridiction en matière d’assurances est provinciale et qu’une province a le droit de légiférer au sujet des dépôts en garantie, etc., mais le conflit de juridiction n’en continue pas moins d’exister bien que le jugement ait été rendu il y a déjà plusieurs mois et ait donné lieu à des démarches nombreuses.Le plus tôt Québec s’abouchera avec Ottawa pour tirer cette situation au clair, le mieux ce sera pour l’administration des assurances qui sont entrées de plein-pied dans notre vie économique moderne.M.Dugal a aussi touché un autre sujet de tragique actualité, celui des accidents causés par l’automobile.Il a dit que les accidents d’automobiles sont actuelleraei r“ennemi public No 1” du cont nent.M.Dugal a discuté plusieut aspects de la question, particulii rement de l’assurance obligatoir et de la prévention des accidents.Les chiffres qu’il a cités, quar à la responsabilité des conducteui d’autos, sont effarants.En 1931 par exemple, 4,939 accidents or été causés par la négligence du coi ducteur, 45 par la négligence d’u occupant de la voiture, 1,718 pj la négligence d’un piéton, 3,6C par excès de vitesse.Sur 10,00 accidents 9,006 sont attribuables la négligence, d’après les chiffre des enquêteurs! Devant de telles données, Pauft rité constituée se doit de prendr tous les moyens possibles pour pn venir les accidents d’automobile qui tuent plus de monde que le pires maladies contre lesquelles le savants sont actuellement ligués.P At DW CAPITAUX ITRANCIR*.MAIS MAIS?*! SSSENTIILLtMIRAT CANADIEN NI-FRANÇAIS* b U porté* de tout budget Pour entante Spécial! Pour le bien-être de nos écolier* De tout o* qu'on * fait pour i* bl*n-âtre d* l’*nf*nce.rien n*»t plu* Importent que lee soins apportée à leurs TÏOX De ce* soins dépendent souvent le succès (Une les études et le prévention de graves maladies nerveu- îtvant l'ouverture de* classes, faite* exeminer et corriger la vue de voe enfante «u moyen des instrumente perfectionnés et üe la lunetterie dont dispose l‘optométriste.lunelten© moderne hquLe quoltK >nx abordabli J L ARTHUR BOUSQUET O T> t vj rri r» 1 ,r i 5 i. jurisprudence, s’il en existe, sur le point en question.Le juge a bien déclaré que son opinion est faite.Toutefois, si on lui cite des décisions dans le sens contraire sur un point exactement semblable, il veut bien reconnaître , le précédent.A date, le pointage a révélé un grand nombre d’erreurs, mais comme c’est tantôt en faveur de l’un et tantôt en faveur de l’autre candidat, le résultat reste en somme à peu près ce qu’il était, hier midi.Dans un poil on a découvert, que presque tous les bulletins avaient été numérotés et les chiifres subséquemment biffés.A la suggestion 'au juge, les deux parties se sont entendues pour admettre quand même tous ces bulletins.Les candidats sont absents Ni l’un ni l’autre des deux candidats n’a assisté, hier, à la cérémonie du pointage, Le Dr Lesage est pris, paraît-il, à l’hôtel de ville; Me Charles-Auguste Bertrand, dit-on, est en voyage à New-York.On entend dire au Palais qu’une élection, dans les circonstances actuelles, ne ferait absolument pas l’affaire de Me Charles-Auguste Bertrand.S’il set en définitive élu, ça serait contre son gré.D’être à ta fois député et ministre lui eût convenu, mais non pas d’être simple député du côté de l’opposition.Bref de mandamus i Au cours du pointage, hier, l’un I des avocats de M.Lesage, Me Yvan 1 Sabourin.a, demandé en riant, aux avocats de M.Bertrand, s’il serait ' nécessaire de prendre un bref de * mandamus contre leur client pour ! le forcer à prendre son siège au cas , où il serait élu.Dès 1 heure 30, hier après-midi, l’on se remettait à la tâche du ; pointage.Le midi, on s’était arrêté ¦ au poll no 18.A l’ouverture de l’urne du poil j no 19, qui se tenait au no 5459, i rue Saint-Urbain, sous-officier, M.Eugène Boismenu, les avocats de 'Wv Lesage font remarquer que les enveloppes contenant les bulletins ,ne sont pas scellées mais simplement collées.Quatre bulletins de ce poil, qui «vttieiv été écartés, sont attribués à M.Bertrand.La majorité de celui-ci, qui était de 25 à la fin de •l’avant-midi, se trouve portée à 29.Majorité de 31 Le poil suivant ajoute encore ¦deux voix à M.Bertrand dont la majorité monte à 31.M.Lesage gagne trois voix el M.' Bertrand une voix, au poll no 22, ce qui ramène la majorité de M.Bertrand à 29 voix.Le poli no 23 ajoute deux voix à chacun des candidats, ce qui ne çhange pas la majorité.Le juge décide qu’un bulletin portant la signature au long du *ous-officier rapporteur.M.H.Pé-' pin, alors que tous les autres bui-1 félins ne portent que ses initiales, doit être annulé.Ce bulletin était marqué pour M.Bertrand, dont la majorité se trouve réduite à 28., Le juge admet quatre bulletins écartés au poll no 26, trois marques pour M.Bertrand, un marqué pour M.Lesage.De plus, un bulletin marqué pour ce dernier avait éie attribué à M.Bertrand.Comme résultat d’ensemble, rien n’esl rhangé.! Au poll no 27, le rapport du sous-officjer ranporleur indique 8;' voix pour M.Lesage, 40 pour M.Bertrand et 11 bulletins écartés.¦I De ces derniers le juge Demers en admet huit, dont cinq pour M.Bertrand et trois pour M.Lesage, ia majorité de M.Bertrand est maintenant de 30 voix.Communiste Poll no 28.rue de l’Esplanade, un bulletin avait été rejeté par le sous-officier rapporteur, M.Alphonse Boivin.parce que le voteur au lieu de faire une croix avait écrit sur son bulletin le mot communiste.Le juge Demers ne valide pas ce bulletin.Le résultat de ce poil reste ce qu’il était: 42 voix Lesage.et 96 voix, Bertrand.Me Ivan Sabourin demande l’invalidation de tous les bulletins au Eoll no 30.nû 39 voix vont à M.esoge et 56 à M.Bertrand, parce tes mais seulement l’une de ses initiales au dos de chaque bulletin.Me Sabourin, qui représente M.Lesage, soutient que la Loi, article 274, est impérative sur ce point.Chaque bulletin doit porter les initiales et non pas l’initiale du sous-officier.jurisprudence 11 cite de la jurisprudence non pas exactement sur ce point mais à propos de la stricte observance des stipulations impératives de la loi, par exemple à propos du crayon à mine noire, etc.Le juge demande au savant maître s’il a des autorités à citer sur le point même.Sa Seigneurie est d’opinion que le fait df l’apposition d’une seule initiale au dos d’un bulletin n’entraîne pas l’invalidité.Me Sabourin demande du délai pour chercher la jurisprudence sur le point même.Il suggère que l’on continue la vérification des autres urnes et que le juge réserve sa décision à propos du poll no 30.Me Décary, au nom de M.Bertrand s’y oppose.Le juge qui préside un pointage doit procéder “sans désemparer”, selon le terme de la loi.Le juge décide de réserver sa décision mais simplement pour permettre à Me Sabourin d’invoquer de la jurisprudence.“Si vous ne trouvez pas de décision formelle en faveur de votre prétention”, dit-il à Me Sabourin.’je ne changerai pas d’opinion: ces bulletins sont valides”.Quant au reste, ce poll no 30 donne deux voix de plus à M.Bertrand dont la majorité est ainsi augmentée à 32.Le poil no 31 ajoute une voix à M.Bertrand et le poll no 32 en enlève une à M.Lesage.M.Bertrand est donc en avant de 34 voix.Pour forcer M.Bertrand à être député Me Sabourin fait une remarque en passant: “Si l’on continue d augmenter ainsi la majorité de M.Bertrand, faudra-t-il un mandamus pour Je forcer à prendre son siège de député?” Un autre poil.le no 33, donne encore a M.Bertrand deux voix qui portent sa majorité à 36 voix.Celte majorité tombe à 35 quand le poll no 36 accorde une voix de pius à M.Lesage, puis elle remonte a 36 avec le poll no 37 qui en-leve une voix à M.lisage, à cause a un bulletin maculé qui avait été admis par le sous-officier.Jusqu au poll no 46, quelques changements seulement.La majo-nté de M.Bertrand s’établit alors a 3/ voix.Au poli no 46, le sous-officier rapporteur a écarté 25 bulletins, 15 marques pour M.Lesage et 10 marques pour M.Bertrand.Le juge les admet tous, moins l’un des bulletins à M.Lesage.Ce dernier regagne donc quatre voix.La majorité diminue Au poli suivant, il en reprend ci.nq autres, ce qui diminue la majorité de M.Bertrand à 28 voix.Cette majorité se réduit subséquem-inent à 26 puis à 25, au moment où la ceremonie du pointage,est ajournée à ce matin.II restait alors les urnes de 18 poils à examiner.Deux incidents se sont produits, a propos du poll no 47 et du poil no 52.Dans le premier cas, 120 électeurs avaient droit de vote et 120 r le™ns se Pouvaient dans l’urne.Le 120ieme bulletin avait été écar-le par le sous-officier rapporteur.Le juge Demers l’a admis, bien que des avocats de_ l’un des candidats aient représenté comme invraisemblable que tous les électeurs inscrits sur ta liste se soient présentés pour exercer leur droit de suffrage.Le juge Demers a répliqué qu n n’était pas défendu aux 120 électeurs de se présenter au poil et qu il ne pouvait invalider un bulletin sous pareil prétexte.Bulletins numérotés Presque tous les bulletins du poll no 52 avaient été numérotés, les chiffres étant subséquemment raturés.Dans certains cas, les chiffres paraissaient encore.11 s'agissait de savoir si tout le poil devait êtn annulé, ou bien seulement les bulletins numérotes ou encore seulement les bulletins sur lesquels les chiffres paraissent encore.Ce poil donnait une très substantielle, majorité à M.Lesage, 78 voix contre 46.Le juge Demers était d’avis que ce numérotage ne s’est pas fait dans un but d’identificaton des .voleurs.Il a suggéré aux représentants des deux candidats de s’entendre, en leur signalant que le résultat serait sensiblement le même, selon toute apparence, s’il ne fallait rejeter que les bulletins sur lesquels des chiffres paraissent encore.Finalement tous Içs bulletins ont été acceptés.Les grévistes de l’industrie des sacs à main se préparent à un siège prolongé — Dans l'industrie de la casquette, on a décidé de ne recourir à la grève générale qu’en dernière extrémité — Salaires uniformes, en Ontario et Québec, dans l’industrie de la chaussure — Les grévistes de la rayonne de Cornwall ont commencé à négocier Les ouvriers de l’industrie des sacs à main pour dames ont refusé l’offre que leur ont faite leurs employeurs de donner une augmentation générale de 7 1-2 pour cent sur tous les salaires.Les grévistes ont décidé de ne pas reprendre le travail à moins que les manufacturiers ne leur donnent immédiatement une augmentation de salaire de la pour cent.Les membres de l’union approuvent aussi la suggestion de leur vice-président général M.Laderman, de demander un comité d’arbitrage composé des représentants des ouvriers et manufacturiers ontariens et des représentants des ouvriers et manufacturiers québécois, comité qui choisirait ensuite un juge impar-tail chargé d’arbitrer le différend actuel au sujet des salaires.Les grévistes nourris par l’Union En attendant que leur situation soit réglée, l’Union des ouvriers de l’industrie des sacs à main a décidé de donner deux repas gratuits par jour, à chaque gréviste, d’ici la fin de la grève.A partir d’aujourd’hui, les grévistes doivent faire le “piquetage” à tous les ateliers relevant de leur industrie afin de forcer tous leurs camarades à tenir la parole donnée et à continuer intégralement la grève.Autre menace de grève Sur l’industrie de la casquette pèse aussi une menace de grève générale.Cependant, dans ce cas-ci, les membres de l’union ont décidé de ne faire la grève générale que lorsque tous les autres moyens de régler leurs difficultés se seront montrés inefficaces.125 membres de l’Union des ouvriers de la casquette, réunis, hier soir, dans la salle du local no 33 de l’Union internationale, ont autorisé leur comité exécutif à négocier individuellement avec chacun des 15 manufacturiers de l’industrie de la casquette, une augmentation de salaires et l’adoption de la semaine de 44 heures.Si les manufacturiers refusent d’accéder à ces demandes, l’on fera alors la grève générale.Si quelques-uns seulement des manufacturiers refusent, les ouvriers dépendant de ces employeurs feront des grèves individuelles.Réglementation uniforme pour la chaussure Il semble très probable que l’on établira un taux de salaire uniforme pour l’Ontario et le Québec, dans l’industrie de la chaussure.C’est du moins ce qui ressort de deux importantes réunions, l’une tenue à Toronto par les manufacturiers des deux provinces, l’autre tenue à Montréal par les ouvriers ontariens et québécois.Mais il est évident que les manufacturiers des deux provinces devront étudier minutieusement, sous tous ses aspects, ce projet de règlementation uniforme avant de l’adopter, car, pour ce qui est de la concurrency entre les deux provinces, il comporte des avantages et des inconvénients.Cette grève h Cornwall D'après la “Canadian Press”, les grévistes de la rayonne à Cornwall et les officiers de la “Courtaulds (Canada) Limited" se seraient en-tendus sur les points essentiels de leurs négociations préliminaires au reglement de la grève qui dure, dans cette ville, depuis près de trois semaines.Les deux parties reprendront leurs négociations demain.M.Cecil-P.Martin M.Cecil P.Martin, de Trinity College, de Dublin, vient d’arriver à Montréal pour occuper la chaire d anatomie à l’Université McGill.Apres la guerre, il s’orienta vers la science et brûla les étapes.Il a aujourd’hui derrière lui une courte mais brillante carrière scientifique.Il est l’auteur de l’ouvrage Prehistoric Man in Ireland et de nombreux articles scientifiques.A noter: tandis qu’un Irlandais do l’Université de Dublin vient enseigner au Canada, un Canadien, le professeur Fnskler, du Manitoba, s’en va enseigner à Dublin.M.Cecil succède au professeur S.E.Whitnall dans la chaire d’anatomie à McGill.Le conseil municipal de Lachine a tenu hier soir sa première séance depuis le début de la campagne électorale provinciale.M.le maire Carignan présidait.Les échevins ont félicité le nouveau député de Jacques-Cartier.Après l’adoption de certains projets de règlements, le conseil a autorisé le directeur du service d’hygiène de la ville.M.le Dr Sylvie Roch.à assister au congrès des médecins de langue française, qui aura lieu du 7 au 10 septembre prochain à Montréal et une somme lui a été octroyée à cet effet.Sur recommandation du conseiller juridique, Me S.-A.Pelletier, on a réglé à l'amiable le cas de M.Raymond Bédard, qui a subi un accident récemment sur un des terrains de tennis de la ville.Les sé.ances régulières du conseil auront lieu à l’avenir les deuxième et quatrième lundis de chaque mois au lieu des mercredis.Ce changement est nécessité par le fait que le maire devra s’absenter assez souvent au cours de la.prochaine session.Le trésorier a été autorisé à rembourser une somme de $245.08 au trésorier de la province.Cette somme représente la part due au gouvernement sur les admissions aux lieux d’amusement pour le mois écoulé.Des salaires au montant total de $16,513.49 payés aux employés permanents et aux journaliers au cours du mois de juillet ont été ratifiés.Une somme de $26,299.65 a été distribuée aux chômeurs durant ce même mois, tandis que leurs propriétaires ont reçu $6,785; les médicaments et les soins médicaux coûtent $939.11, Une somme de $2,567.50 a été accordée aux nécessiteux qui ont voulu travailler au taux de $1 par jour depuis le 18 mai au 12 août.Un autre montant pour allocation supplémentaire en vertu du plan de travail au taux d’un dollar par jour a été approuvé.La firme Devito Construction a obtenu un contrat pour la fourniture de la pierre.Sur la fin de la réunion.les membres du conseil ont adressé à l’échevin Louis Gaston leurs sympathies à l’accasion de la mort d eson père.Le père de de la mort de son père.Le père de semaine dernière.L Empire britannique ne peut rester dans l'isolement Lord Tweedsmuir ne voit aucun espoir dans l'idéal caressé par certains — La Société des Nations devrait être reconstituée sur des bases plus modestes ’K aue le sous-officier rapporteur.M.5.-J.Rousseau, n'a pas apposé tou- Un arc de triomphe Le comité échevinal des parcs a hier renvoyé à la commission d’urbanisme la question du site d’un arc de triomphe que l'on projette d’ériger pour commémorer le centenaire de la rébellion de 1837 et le 70èrpe anniversaire de la Confédération.Les promoteurs du projet voulaient que ce monument soit érigé au narc LaFontainc.d'autres le voulaient au coin des rues Sher-prooke et McGHl College, au coin des avenues du Parc et des Pins, d'autres encore, à l’entrée ouest de Notre-Dame de Grâce; enfin on a fait remarquer qu’il pourrait y avoir une exposition à Montréal en 1942.et qu il faudrait peut-être tenir compte de cela dans le choix du site de ce monument.Le comité échevinal des parcs a fini par référer la question à la commission d’urbanisme.Pique-nique Le pique-nique annuel des employés du Canadien National, qui devait avoir lieu le 15 août dernier et qui fut ajourné à cause du mauvais temps, sera tenu à Lacbi-ne samedi de cette semaine.Les bureaux du réseau fermeront de bonne heure dans l'avant-midl pour permettre à tous les officiers et employés de profiter du départ des trains spéciaux qui conduiront au terrain de jeux.Dans l’après-midi il v aura courses et jeux de toutes sortes.La distribution des prix sera présidée par l’hon.M, C.P.Fullerton, président du Comité de régie.Plusieurs autres hauts fonctionnaires seront aussi présents.M.l’abbé A.Racket Saint-Jean, 277 (d7n.C.) - On an-nonce à l’évêché de Saint-Jean-de-Québec que M.l’abbé Armand Raclent, chancelier du diocèse, partira dans quelque» semaines pour Rome.U y fera un séjour de trois , ans et ronsacrera tout son temps à poursuivre, dans les universités romaines, ses études de droit canonique.Il sera remplacé à son poste de secrétaire de S.E.Mgr Forget et de chancelier du diocèse, par M.l’abbé Lucien Martin, professeur au collège de Saint-Jean.Vancouver, 27 (C.P.V — Parlant devant le Canadian Club de Vancouver, hier, le gouverneur général a dit que le Canada a toutes les raisons du monde de s’intéresser au nouvel Empire britannique qu’il a contribué pour une grande part a réaliser dans sa forme actuelle, c est-à-dire, une alliance d’Etats souverains.Lord Tweedsmuir a dit qu’il ne voit aucun espoir dans l’idéal qui semble attirer certains: celui d’un empire se suffisant à lui-même, possédant un service de défense unique d’après lequel le tout se porterait garant de la sécurité de chacune des parties.C’est là un reve irréalisable, car l’empire britannique, si puissant soit-il, n’est pas encore assez puissant pour s’isoler du reste du monde.Lord Twedsmuir pense que, d une façon générale, on se rend compte que l’Empire ne peut s’isoler, puisque, dès le début de l’établissement de la Société des Nations, les Dominions ont compris (^u’il leur fallait _ travailler avec l'Angleterre pour établir, grâce au médium de la Société, un système de sécurité collective.Le gouverneur général trouve, cependant, que la Société des Nations a été établie sur des bases trop ambitieuses et qu’il faudrait la réorganiser sur des bases plus modestes afin qu’elle puisse remplir plus normalement sa mission.Un cargo espagnol Pendant que sévit en Espagne une guerre civile accompagnée d’atrocités, pour la première fois depuis nombre d'années, un navire de ce pays navigue dans les eaux canadiennes et sera à Montréal dans quelques jours.Tl s'agit du cargo Navemar, construit en Angleterre il y a quinze ans.“Leur inquiétude” Par FRANÇOIS HERTEL Un succès de librairie, voilà ce qui se produit assez rarement en notre pays.Celui qu’obtient actuellement le volume signé François Hertel : “Leur Inquiétude” mérite sûrement d’être signalé.Dans l’espace d’une semaine après la publication, plus de mille exemplaires avaient été enlevés, et l’on songe déjà à une nouvelle édition."Leur Inquiétude”, eat le deuxième ouvrage d’un jeune auteur qu.promet beaucoup.Son esprit d’ob servation, sa vaste culture sont évidemment tes gages de son succès, et laissent entrevoir une postérité féconde.L'intérêt qu’a porté le pu blic pour cet ouvrage provient, sans doute, de ce que l’auteur a conduit son étude en marge des sentiers battus de notre littérature U s'est attaché à une étude qui côtoie de près la philosophie, et qui requiert une connaissance étendue de la littérature de tous les peuples et de toutes les époques: l'inquiétude des jeunes gens François Hertel a observé iea réactions de notre jeunesse cana-dienne-française; il l’a étudiée sur le vif et a donné, dans une langue vivante et sincère, les caractéristiques saisissantes de son inquiétude propre.Voilà qui suppose (tu travail personnel, de l'originalité d’esprit et du sens de l’observation.Il fait bon de signaler, de temps à autre, le succès obtenu par des efforts in-teiiectuela.Les pluies récentes ont mis plus ou moins fin à la sécheresse qui sévissait cette année, dans presque tous les districts agricoles du sud-i ouest de l’Ontario, du sud du Me ! nitoba et du sud-ouest de la Sas-! katchewan et, un peu.dans les ré-1 gions voisines de l'Alberta.La ' moisson, presque terminée, a été I généralement interrompue par le : temps pluvieux dans la zone de blé des prairies.Les livraisons de blé augmentent toujours et atteindront bientôt le maximum.La qualité est généralement bonne et la teneur en protéine est très élevée.Le rendement varie de très pauvre, dans les zones qui ont le plus souffert de la sécheresse, à bon dans les districts du nord où la réserve d’humidité a été suffisante pour la croissance.La rouille, bien que générale, a causé peu de dommages parce que le ^rain a mûri trop vite.Les grains communs rapportent peu dans la plus grande partie des prairies et les pâturages sont à peu près rasés; il faudrait beaucoup de pluie pour les améliorer.L’approvisionnement de fourrage grossier est suffisant dans le Manitoba, mais dans les zones de sécheresse de l’Alberta et de la Saskatchewan, les cultivateurs récoltent le chardon russe comme fourrage d'hiver.La grêle a endommagé les récoltes tardives dans les environs de Cal-gary et de Lethbridge à la suite de la tempête de dimanche dernier.Dans les provinces maritimes, les pommes de terre, les plantes-racines et les pâturages sont tous en bon état et Ja moisson des céréales bat son plein.De Québec, on rapporte que la moisson est générale et que ta qualité et le rendement sont d’assez bons à bons.Dans l’Ontario, la moisson est presque terminée et, en général, le rendement est élevé.La grêle a endommagé une vaste récolte de tabac dans la section sud-ouest de la province.Les récoltes de grande culture de la Colombie britannique souffrent de l’absence de pluie et les fruits ne grossissent pas comme ils le devraient.Les provinces maritimes jouissent toujours d’une température favorable.Les pluies récentes ont amélioré les pommes de terre, les plantes-racines et les grains tardifs et, en même temps, ont amélioré les pâturages qui commençaient à se détériorer.La récolte de pommes de terre s’annonce bien un peu partout, bien que l’échaudement se voie ici et là.La récolte de pommes est très forte dans la Nouvelle-Ecosse, mais la qualité souffre un peu de la tavelure et des pucerons.La sécheresse a jiris fin, jusqu'à un certain point, dans certaines sections de 1 Ontario à la suite des averses récentes qui ont stimulé la croissance des récoltes tardives.La réserve d’humidité a besoin de nouvelles pluies abondantes.La moisson est très avancée et le rendement est d’assez bon à bon pour ce qui est de l’avoine et de l’orge.Les plantes-racines, les pommes de terre et les légumes souffrent du manque d’humidité et les fruits seront trop petits si la pluie ne vient bientôt.Dans Québec, la production de lait diminue parce que les pâturages sont rasés et que l’herbe des prairies pousse lentement.La moisson bat son plein et le rendement sera d’assez bon à moyen.La sécheresse a retardé la croissance du maïs mais les pommes de terre et les légumes promettent beaucoup.La moisson qui est presque terminée dans les provinces des prairies a été retardée par des averses tombées un peu partout durant la semaine dernière.Cette pluie a amélioré les pâturages et les récoltes tardives; toutefois, elle a retardé la moisson et le battage, mais cet inconvénient ne sera pas grand si le temps tourne au beau.Le rendement du blé varie de moins que la semence dans la zone de sécheresse à assez bon dans les régions plus favorisées; toutefois, la qualité est généralement bonne.La rouille a causé peu de dommages, sauf aux récoltes tardives.Bien Sue l’infection soit générale, les ommages ont été minimes parce que le grain a mûri trop rapidement.Les récoltes tardives souffrent des sauterelles dans certaines sections et le cèphe cause des dommages considérables.J,a grêle n’a pas causé de pertes importantes durant la dernière semaine.L’ap-provisionnement de fourrage pour les animaux de* ferme est raisonnablement abondant, mais les pâturages sont pauvres et les terres de chaume ne donnent aucune herbe.Les fruits de la Colombie britannique grossissent lentement à cause de 1 insuffisance de pluie mais la qualité est bonne.La récol-e de grande culture est bonne et la moisson bat son plein.Columbia, Caroline du sud, 26 r,;"” ~ '•e sénateur James F.rài™*® 8 re,.nI)0r*é une victoire à 1 élection primaire de Columbia, sur deux critiques du New Deal.Lies résultats à peu près complets indiquent qu i] a remporté la victoire sur Thomas P, Stoney, ancien maire de Charleston, et William C.HarrJec, ancien colonel.Le vole pour le jioste de sénateur Ïqûo«1 c?comm« SUI‘: Byrnes, 199 961; Money.18,789; Harrlee, v,oOU.La fête de saint Michel La colonie italienne de la paroisse de S.-Jean-Damascène (Vil-le-Lmard) célèbre, dimanche, le 30 août, la fête de saint Michel avec éclat.Voici le programme qui s été fixé: samedi, la veille de la célébration, de 8 à 9 h.du soir, il y aura une parade dans les rues Jo-gues, Jacques-Herte!, Monk DeVIl-liers, Hadley, Jolicoeur parade qui sera accompagnée de la fanfare et qui se rendre à l’église.Le lendemain^ le dimanche, une messe solennelle sers chantée en l’église S.-Jean-Damascène, et à l’issue de k cérémonie il v aura ! une procession a laquelle particl-! peront toutes les sociétés catholi-) que» et 1er gardes indépendantes | de Ville-Emarci el des environs.De 4h de l'après-midi s 7h.du soir, il v aura une fêle champêtre.De 8h.à 11 h.concert en plein air suivi d’un feu d'artifice su»- le terrain de l’église, rue?Jogues et Jolicoeur.Philippe IkaubienàGur ACCESSOIRES ELECTRIQUES en gros 5632, ave.du Parc MONTREAL CR.1111* MAISONS D'ENSEIGNEMENT COLLEGE ÉLIE RODOLPHE EUE, B.PH L.Directeur ' 373 CARRE ST-LOUIS, (près St-Denii) — Tél.LA.2522 COURS COMMERCIAL COMPLET CoiiTenatlon Anglaise Sténographie et Clavlgraphle.Travail de Bureau.Comptabilité et Machine* à Calculer.COURS CLASSIQUE COMPLET Préparation aux Baccalauréats.Aux Brevcu Universitaires.Laboratoire de Chimie Analytique.DEUX PROFESSEURS Gradués Universités.COURS 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abonnement aux douse volume* édition de luxe: $10.00.¦ ^ COMMERCE ET FINANCE LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 27 AOUT 1930 VOLUME XXVII — Ne 200 BOURSE ET CURB Montréal Nouvelles raisons sociales Les sociétés et compagnies récemment enrogistiéeo Knickerbocker Hat Shop, 1243 ouest, Sfe-Cathsrme, Gustave Friedman.ipstein & Brosa., * Fourrures, 3676, Blvd St-Laurent, Max Epstein, * Sam Bross.Arrow Construction Ce., Ville de Hampstead, Oswald Smith, Arthur Wilkins.Mercerie Moderne, 2303, Des Ormeaux, j.-Edmond Tremblay.Royal-Mont Fancy Paper Ce., 127 ouest, Lagauchetière, Gérard-B.Wood.Bluefields Mining Co.Lté., 4685.Blvd Westmount, Wm-C.Nicholson, président.Elliott Adretsing Machina Co., of Canada, Ltd., 640 ouest, Craig.Essex Economie Service Store.1193, Ave Essex, Elizabeth Harris.Park Restaurant, 3465, Ave du Parc, Alice Penther.H.E.Dansereau, Ltd., 1385 ouest, Bernard, Hector, E.Dansereau.Clenbury Tailored Clothes, 209 est Ste-Catherme, Lazarus Glickman.Century Dress Ce., Reg'd.Rose Goldenberg, épouse de Wolte Genender, M.Sacks, Harry Seligman, Les nouvelles en raccourci Banque de Francs Paris, 27 (P-A.) — Rapport de la Banque de France pour la semaine terminée le 27 août (en millions de francs) : Réserve d’or, 54, 674, dim.173; solde t vue à l’é tranger 7, dim.5; effets de commerce achetés à l’étranger 1,231, dim.3; effets de commerce escomptés au pays, 5,802, dim.69; prêts sur bons du Trésor, 5,597, dim.1,169; prêts temporaires à 1 l’Etat.8,736, dim.1,169; autres prêts 3,464, dim.16; circulation.83,617, dim.742; comptes courants 8.582, aug.252; prêts à 30 jours sur titres d'Etat en garantie subsidiaire, 949, dim.93; taux de réescompte 3 p.c.Banque d'Angleterre Londres, 27 (P.A.) — Rapport de la Banque d’Angleterre pour la semaine terminée hier (en milliers de livres sterling): circulation, 44,-409, dim.1,130; or, 245,835, aug.973; réserves, 62,435, aug.2,113; dépôts publics, 17,299, dim.6,332; dépôts privés.140,751, aug.4,829; litres d’Etat, 84,758, dim.1,650; nu-Ires valeurs, 27,015, dim.3.943.La proportion de la réserve au passif es! de 40 pour cent comparativement à 37.80 la semaine dernière.Taux de réescompte, 2 pour cent.Les rendements Cours de l’argenf Londres, 27 (P.A.) — Le cours de l’argent reste ferme à 19 9-16d.Montreal, (P.l’„) — Le marché de l’argent est ferme, l’ouverture : août 44.30; sept.44.40; déc.44.60; mars 44.30; nui 44.30.ACTIONS ORDlNAIKrra B.A.OU B.C.Power "A" .Bell Telephone : Build.Prod.| Can.Malting ! Can.North.Pow.Can.Bronze Can.Celaneae Can.Converters Can.Cottons Can.Foreign Inv.C.I.L.Dom.Bridge Dom.Glass Dom.Textile Electrolux .Imperial Oil Imp.Tobacco Int.Nickel Int.Pete .MrCoIl Frontenac Mont.Tramways Montreal Power Nat.Breweries Ogilvie Ottawa Traction Ottawa Power Quebec Power Page Hersey Penmans DW.Prix R*-0 80 23% 3 40 1 60 30 5J3 6.00 1.00 30% 43% 5 29 2 31 1.50 33% 3 84 1.20 25% 4 68 1.50 38 3 94 1.60 26% 5.08 2.00 24 8 33 400 52 7 6# 1.60 28 5.71 5.00 2.15 267 1.20 42% 2.81 5.00 110 4 55 5.00 64 7.81 1 90 23 8 26 .87% 20% 4.19 .52% 13% 3.78 1.40 53 2 64 2.00 34 588 Cours du sucre 80 9.00 1 50 2.00 8.00 2.00 8.00 1.00 3.00 3.00 80 80 .80 Can.Pow.Offres a ; Shawlnlgan ' Steel of Canada Walk.Good.U TIONS DE BANQUE* Montréal Nouvelle-Ecoase Commerce ^ Royale New-York, 27.(P.A.) — Le mar-i Canaillenn'> soo ché du sucre est ferme.Options: ^ r!N8 oe mines: sept, offre, 2.70; nov.dein.2.74; jail, offre, 2.50; mars, offre, 2.47; mai, offre, 2.47; juil.offre, 2.50.La platine Le plaline, qui cotait |30.l’once en juiij, vient d’avancer de nouveau, soit de $9.l'once.Le prix de ce métal est maintenant de ?62.l’once.On calcule que l'International Nickel, en tant qu’important producteur de platine, augmentera .es recettes par 3 million , de dollars celle année, soit à raison de 20 sous par action.Bcauharnois Power 14 90 31Copp*r ïïs&r",'** 'C” « WÆassr Pii tnement.Eun t reat Home OU Dividendes declares Montréal.Pour ce ni.payable le" fô Octobre nüX( débonnaires enregistrés L* 2;L vendre.» septembre.«.t.i *a,ion«l Breweries îcirk1 Town Limited, .>0 cents par action ordi- — uaire et 44 cents par action privi-•sguc, payables le 1er Octobre aux actionnaires enregistrés le 15 sen-tembre; ex-dividendes le 14 stn-lembre.M Hudson Bay Klrk Hudson ! Nordon Bell Telephone 11 é Ç«nd'Or«ui» 1 • - P nv « ; ', • 10 40 16 7 60 6 % 27 800 23 % 1 32 ?05 7 3 25 57 % 5 9 35 30 14 30 82 53 % 62 57 % 4 25 1 15 41 % 1 62 2 2 43 64 % 3 06 1 ? 22 % 83 33 % 81 53 82 % 57 % 57 65 _____ 25 71 6 % 6 12 29 !.: ; s 35 60 - 53 .15 .2 % ÎU .7 % .16 20 •' • ! è 6 % 18 .8 7 50 _____ 4 .12 % 39 .78 4 - 26 .8 1 13 32 .17 45 .12 32 19 1 05 12 23 33 .4 .14 Springer Sturgeon .12 Si»ooe Extension .12 Sturgeon Rivet .40 Smetter» Gold .U Seguin Rouyn .9 Sigma Mine» 4 75 Wendtgo .WUygoTd .Wallace Lake .West Red Lake .Wood Cadillac .Young Davidson .Obalskl .6 00 6 31 I ï'Si ; Captlkl Rouyn ., 1 Casey Summit « no i CrtPPlé Creek ., , yi ! Crown Reserve ,.< ™ i CunLptau “ : Darwin .* Dorval Slscoe .¦•J” Dunlop Cons.Hi Franklin .3*< GUbec 1 Gold Eagle s o?Gold Range ’ 24 Harrtcana Amal.® 2® Hudson Patricia 1950 I»ac St-Jean 6% 1947 Maasey-Harrls 5rr 1957 I McColl Frontenac 6% 1949 M Paper 1945 ! Mont.Cottons 6'9 1943 .Price Brce.6*;.1947 1 Regent Knitting 6%% 1948 i Rolland Paper 5U.or 1948 i Eteel of Can Bry 1940 : Vlau Biscuit 6%^ 1948 Propriétés Immobilière»: ; Queen's Hotel 8% 1947 40 Windsor Hotel 8%c- 1943 4 50 Windsor Hotel 6^ 1947 IS 91 24 37 5 15 15 15 45 13 11 5 25 20 8 4 21 43 22 32 52 84 104 106 98’.100% 106% 68 91 93 90 92 109 NaUonal Biscuit .National Power Light New York Central .North American .New Haven Packard Motors .Pennsylvania R R Phllllpps Pete Pub.Serv.of New Jersey Hadlo Corporation .Remington Rand Republic Iron St Steel Sears Roebuck Simmons Bed Southern Ry Standard Brand Standard Oil o! New Jersey Socony Vacuum OU Studebaker Texas Corp.Union Pacific United Aircraft United Gas Improvement U.S.Rubber U.S.Indust.Alcohol .U S.Steel Vanadium Western Union .Westinghouse .Wool worth Ouv.Midi 72 121 6% 12% 82 23% 174 37»/* 77% 24 29% 3% 21% 63'.11% 157* 109% 20% 41% 69 66% 3% 155 14> 4 38% 64% 14% 45 41% 16% 12»* 45% 5771, 35% 44 16 32 11% 49 % 28% 3% 10% 37% 41% 44 % 10»i 18 22 81% 367', 211/4 15 6274 13% 12% 37% 138% 24 >/* IS1'* 28»', 33% 87% 22% 86% 1341/, 53% coe et Lamaque qui se rangent parmi le* mines les plu» prometteuses de cette province.Ceci nous amène à nous demander de quel côté l’intérêt va se porter — après s’être concentré récemment sur le district de Cadillac et, plus récenqnent encore, sur le district relativement inconnu de ooischatel, où la Francoeur semble avoir fait une importante découver-te‘ t.?Pr^s nous, il s’offre deux possibilités: la région Siscoe-Lama-que et celle de Chibougamau.Les titres Chibougamau ont été quelque peu négligés depuis plusieurs mois et l’émission initiale de Consolidated Chibougamau (qui cote environ $1.60) semble devoir monter de nouveau.Depuis quel-due temps, elle oscille entre $1.60 et $2.15, de sorte qu’autour du premier cours, elle est toujours une spé-cuation assez peu aléatoire.Nul doute qu’il nous arrivera beaucoup de nouvelles de la région de Chibougamau cet automne et qu’une partie de ces nouvelles seront fort encourageantes.Parmi les nouvelles entreprises de cette région, nous avons signalé récemment Obalski Mining (alors à 18 cents et maintenant autour de 30 cents) comme une spéculation de quelque valeur.Sur ces valeurs à bas prix, toutefois, nos clients feront mieux de nous consulter directement et de surveiller nos bulletins spéciaux.Quant à la région Siscoe-Lamaque, elle ne peut manquer de susciter un intérêt grandissant vu les progrès remarquables qu’on vient d’enregistrer aux mines Siscoe et Lamaque Gold.Cette dernière, qui n’a commencé à produire qu’en 1935, extrait déjà 500 tonnes par jour et, le printemps prochain, elle aura une capacité quotidienne de 1500 tonnes, ce qui la classera comme importance, immédiatement après Holhnger, Lake Shore et McIntyre Porcupine.La région de Lamaque semble donc appelée à prendre l’importance des régions de Kirkland Lake et de Porcupine en Ontario, qui ensemble comptent déjà 11 mines d’or payant des dividendes.N est-u pas probable qu’il y ait plusieurs mines importantes dans la région de Siscoe-Lamaque en plus de ces deux grands centres actuels de production Sulivan, naturellement, est dans la région, de même que Sigma et Greene-Stabell, pour ne pas mentionner plusieurs autres entreprises qui promettent, (Garneau & Ostiguy).155% 14% 38% 84% 14% 45% 41% 16% 12% 45% 57% 35% 4414 15% 31% 11% 40% 287', 3% 10% 373/4 417* 44% 10% 18 2174 81% 36% 21% 15% 6274 1374 12% 37(4 138% 241.* 18% 2874 35 67 22% 86% 134 53% Les cours moyens à Walf Street 57 110% 113 91 93 106 108 37% 39 102 124% 104 106 104% 10f74 113 115 101 50 ' 30 15 15 Cour» Ind.Ferrov mn.mov.102" Hier 87.7 38 2 51.0 66.1 68 Mois dernier 90.6 39 5 52.1 68 2 L’an dernier 64.5 24 9 35.8 47.5 95 Haut 1936 91 2 397 52.7 68 fl 84 Bai> 1936 73 4 30.2 43 4 55.7 101 Bas 1932 17 5 8 7 23.9 169 106% Haut 1929 146.9 153 9 194 3 157 7 59 Bas 1927 51 6 95.3 61.8 61.8 La tendance Nous recommandons à nos clients d’étudier les chances de plus-value que présentent les nouvelles entreprises aurifères — qui sont particulièrement prometteuses dans la province de Québec.Tl est étonnant de voir combien peu la plupart d’entre nous connaissent les progrès qu’a réalisés l’industrie minière dans cette province au cours des deux dernières années; et pourtant nous ne de-Cour moyens A Touverture tels ! vrions rien ignorer de cette remar-29 78 due fournis pur L.-G.Beaubien et'quable ascension.15 29 Compagnie: En 1929, il n’y avait pas Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL LES CEREALES Rlé Northern no 1 .1.06 Blé Northern no 2 .1.04 Orge no 3 .c.68 Avoine d’alimentation.51 Maïs d’Argentine .75 FARINE (Prix au boisseau en sacs de 98 Ibs.Escompte de 5 sous le sac pour commandes au comptant).
de

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