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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 2 septembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1936-09-02, Collections de BAnQ.

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Montréal, mercredi 2 fpt 1936 REDACTION ET ADMINISTRATION 4S0 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE:.HArboyr 1241 SERVICE DI NUIT i * Administration S .H Arbour 124S Rédaction HArbour 3675 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Diractaar-géraat: Caarfat PELLETIER! FAIS CE QUE DOIS Rédact.iwr an chat: Omar HEROUX VOLUME XXVII No 205 w- TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Uni* at Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNlS et UNION POSTALE .3.00 Plus de taudis en Angleterre Sir Raymond Unwin déclare qu’ils seront tous abolis dNci cinq ans Ce que nous n avons pas fait et que nous devrions faire Nous avons eu l'honneur de rencontrer il y a quelques années sir Raymond Unwin et de faire part à nos lecteurs de cet entretien.Cet urbaniste distingué est de retour en Amérique où il va donner une série de conférences.Les dépêches nous apprennent qu’il a déclaré à s«5n arrivée à Halifax que la Grande-Bretagne sera complètement débarrassée de ses taudis d’ici cinq ans.Sir Raymond, grand arcliitecte doublé d’un grand sociologue, s’est consacré à la lutte contre le taudis.11 a mis dans ce travail tout son coeur et toute son énergie.Les résultats ont été merveilleux.Voici, en effet, que l’Angleterre, considérée jusqu’ici comme la patrie des taudis, aura donné l’exemple à l’univers entier dans la lutte contre cet affreux mal social.Chose remarquable, c’est que l’intensification de la campagne contre la maison malsaine a provoqué dans le Royaume-Uni une ère de prospérité qui a fait l’étonnement et l’envie de presque tous les autre» pays de la terre, qui se débattaient au milieu de la pire crise économique qu’ili aient connue.Les apôtres de la maison salubre visaient surtout à loger dans des conditions normales les classes laborieuses.Mais les effets de leur campagne ont débordé cet objectif.Tout le monde a fini par s’intéresser à la question logementaire, avec le résultat que les petits bourgeois et les simples salariés, assurés d’un modeste revenu ou pourvus de quelques économies, ont songé à quitter le centre des villes pour aller s’établir à la périphérie.Ils ont trouvé là l’ensoleillement, la verdure et les terrains de sports que cette classe recherche tant en Angleterre.Leur déplacement a été singulièrement favorisé par les sociétés mutuelles de construction.Celles-ci fonctionnent admirablement en Angletetrre.La loi les contrôle sévèrement, à ce point que, bien qu’elles fassent pour des milliards d’affaires, on n’eut à enregistrer, croyons-nous, qu’une seule faillite.Les classes sociales les plus nombreuses entrant en plein dans le mouvement, à la rescousse de l’Etat, la face entière de 1 Angleterre est changée.Non seulement on a vu les heureuses répercussions de cet état de choses dans 1 amélioration générale de la situation économique, mais on en pourra bientôt voir les effets dans la diminution de la mortalité et de la maladie et, aussi, dans la diminution de la criminalité.Car, sans tomber dans un déterminisme paradoxal, on ne doit pas oublier que toutes les enquêtes sociales ont établi un rapport immédiat et direct entre la salubrité du milieu matériel et l’état de moralité de l’habitant * * * Nous n écrivons pas ces choses sans quelque tristesse.Il ne nous est pas permis d’oublier, en effet, la futilité de» efforts que nous avons tentés ici pour intéresser nos gouvernants à une oeuvre analogue à celle que poursuit sir Raymond Unwin en Angleterre.Non seulement nous n’avons pu obtenir jusqu’ici qu’on entreprenne la rénovation des quartiers lépreux, mais nous n’avons même pas pu déterminer les autorités municipales à adopter un plan d’ensemble, à corriger les lotissements défectuemx, afin que la périphérie, qui n’est pas construite au n’est que peu construite, ne reflète pas les erreur* du centre.Par ailleurs, notre campagne pour l’assainissement des quartiers lépreux, campagne à laquelle se sont associés pourtant des hommes, désintéressés et actifs, n’a pas porté de fruits.Le gouvernement de M.Bennett a bien fini par adopter une loi que-son succeateur s’efforce de mettre en vigueur.Mais cette loi est telle que nous la prévoyions: inopérante et inadaptjîe à nos besoins particuliers dans la ville de Montréal .Elle manque entièrement son objectif, puisqu’elle n’a pas, croyons-nous, réussi la suppression d’un seul taudis.Au reste, pour qu’une telle loi produise des effets appréciables, il faut nécessainement qu’elle soit, elle aussi, fondée sur un plan d’enewmble et ce plan d’ensemble manque totalement; il faut, en outre, répétons-le, qu’elle tienne compté des particularismes locaux; e: la loi fédérale manque entièrement de souplesse.Conçue par des techniciens anglais ou de mentalité saxonne, elle ne peut s’appliquer à Montréal, au moins dans la partie la plus importante, du point de vue population.Le projet du Comité du logement salubre était exempt de ces défaunts.Modeste dans ses visées, il ne représentait pas l’idéal auquel on peut aspirer quand on taille dans le drap neuf.Ce projet est trop connu de»-nos lecteurs pour que nous insistions de nouveau.Contentons-nous de, dire qu’il est actuellement enlisé asu conseil municipal, beaucoup par les soins de M.Jloude.qui avait la manie — et qui la conserve, comme on vient de voir — de juger un projet ou un programme politique en fonction de ses promoteurs, sans tenir compte des mérites intrinsèques de ce projet «ou de oe programme, altitude nettement à l’opposé dw véritable sens poli-tique.^ L’obstacle causé par la présence dn maire n’existant plus, nous croyons que le conseil municipal doit reprendre le projet.Le moins qne l’on puisse espérer de celui-ci, c’est qu’il serve au moins de base à des tractations entre le nouveau gaovernement provincial et le gouvernement municipal, d’autant plus que M.Duplessis, lors de son assemblée à Montreal, a fait des déclarations explicites sur sen intentions.Il favorise, a-t-il dit, l’abolition des taudis et le soulagement des petits propriétaires.Or ce projet comporte ces deux aspects, sans en oublier «n autre extrêmement important aussi: la remédiation du chômage et de la longue théorie des maux sociaux^que ce malheur traîne infailliblement derrière soi.' Louis DUPIRE américaine, de l’Rutre, la masse anglo-ontarienne.Mais il s’est produit en ces derniers temps un grand effort dont cette dépêche porte témoignage.On parait bien être à la veille d’un renouveau sérieux.Le grand avantage Si dans toutes ces> régions mixtes l’on pouvait enfin comprendre le grand avantage que sera pour les enfants cette connaissance du français et de l’anglais qu’il est si facile d’y acquérir, et de quel actif les parents privent leurs enfants en ne leur faisant pas donner une instruction scolaire française! Les Américains, les Canadiens de langue anglaise font de grands sacrifices souvent pour que leurs enfants apprennent le français.Ils y voient, et avec raison, le moyen pour ceux-ci d’accéder aux postes —de plus en plus nombreux—diplomatiques et commerciaux où la connaissance du français s’impose.Il esl singulier, toute question de fierté nationale mise à part, que des parents de langue française n’aperçoivent pas toujours cette évidence.Leurs enfants au» raient pourtant, du seul fait qu’ils peuvent parler français à la maison, un bel avantage premier! On pourrait conter à ce propos d’innombrables histoires.En voici une qui vient de la Louisiane.— Après la guerre, nous disait une jeune femme de là-bas, le ministère fédéral de l’Agriculture envoya en France une délégation dont je faisais partie.Nous avions pour directrice une Américaine très instruite, qni avait beaucoup étudié le français et l’écrivait fort bien.Quelques jours après notre arr-vée en France, celle-ci nous déclara sans détour ceci: Je croyais que vous autres, Acadiennes, ne fiarliez qu’une sorte de patois.Et e constate que c’est vous qui vous faites comprendre des Français, tandis qu’à mon français, grammaticalement correct, je crois, les Français n’entendent malheureusement rien.Cette Américaine était beaucoup plus instruite que nous, concluait notre intertocujrioe; c’est elle qui rédigeait nos papiers français, mais, nous avions sur elle un inappréciable avantage : celui d’avoir parlé le français à la maison, d’avoir l’oreille faite aux sons français.* O.H.Les troupes du Front blanc qui assiègent Irun ont pris d’assaut les hauteurs du mont Turiarte L'attaque a été déclanchée à 12 h.45* et* à 2 h., le drapeau rouge et or flottait sur le sommet de la montagne Pour autres nouvelles sur la guerre civile espagnole, voir dans d'autres pages (Dernière heure! HENDAYE, France, 2 (C.P.-Hevasl — Les Troupes du Front blanc qui assiègent Irun ont pris d’assaut les hauteurs du mont Turiarte après un combat violent, à midi.L’artillerie des assiégeants a bombardé les positions du gouvernement pendant plus d’une heure tandis que l’infanterie montait à l’assaut.L’attaque a été déclenchée à 12 h.45 et à 2 h.le drapeau rouge et or du Front blanc flottait sur le sommet de la montagne.PROTESTATION DES SALESIENS TURIN.Italie, 2 (CP.-Havas) —L'Ordre des Salésiens se prépare à publier une protestation publique contre les assassinats dont ses membres ont été victimes en Espagne.Le recteur majeur de l’Ordre, Don Ricaldone, vient d’affirmer que les prêtres et les religieuses sont pourchassés et mis à mort dans 35 villes où l’Ordre possède des maisons.On n’a reçu aucune nouvelle des 30 autres villes espagnoles où vivent des religieux salésiens.CONTRE-TORPILLEURS MENACES GIBRALTAR, 2 (C.P.-Havas! Quatre bombes lancées par un avion fppartenant aux forces du Frorit blanc qui assiègent Malaga ont failli atteindre le contre-torpilleur britannique “Worcester” et un contre-torpilleur allemand qui se trouvaient hier soir dans le port.LE SUPPLICE DE L'HUILE DE RICIN GIBRALTAR, 2 (CP.-Havas) — Les réfugiés espagnols arrivés hier soir en territoire britannique de différents ports de la Méditerranée accusent les partisans du Front blanc de forcer les civils, hommes et femmes, soupçonnés de sympa-de formidables doses d’huile de ricin.Une dépé-thies pour le gouvernement de Madrid, d’absorber che de Tanger k l’agence Havas accuse les chefs rebelles à El Araish d’avoir imposé le supplice de l'huile de ricin aux Juifs qui leur étaient hostiles.Les réfugiés arrivés hier soir à Cibraltor affirment que nombre de femmes et d’enfants ont été tués au cours des combats livrés autour de La Lines d’Algésiras.Ils affirment encore que les troupes des insurgés ne sent plus qu’à trois milles de Malaga et que l’on peut s'attendre à la chute de ce port stratégique encore aux mains du gouvernement dans le sud, d’une heure à l’autre.Fantaisie Faire un quotidien Un coup à la porte."Entrez”, crie le rédacteur.Un jeune homme entre; il voit, derrière une barricade de papiers, de journaux, de livres, de dictionnaires, le sommet d'un crâne un tant soi! peu dégarni.L’homme ainsi presque invtst-ible derrière ce mur de papier continue d'écrire.Le jeune homme attend.Cinq minutes, dix minutes passent.Le rédacteur écrit tou-i jours.Enfin, il pousse un amas de journaux, voit le nouveau venu, va povr lui fendre distraitement un paquet de copie, lorsqu'un garçon d’atelier arrive, prend les feuillets au vol et file vers les linotypes dont les dénis de métal saisiront celte proie.— Vous voulez?dit laconiquement le rédacteur.— Je.veux savoir comment on tait un journal.— Comment on le fail?Ou comment on le rédige?C’est le typo et le pressier qui le font.Le rédacteur, lui, il le rédige.— Voilà.Je suis un jeune journaliste.Je n’ai pas d’expérience, mais je veux faire un journal—ou le rédiger, comme vous dites.J’ai cru que votre longue carrière de journaliste.• — Longue?Qui vous a dit cela?Il n’y a pas trente ans que j’écris dans les gazettes.Trente ans.ça n’est pas grand temps.— J’ai cru qu’on pouvait être journaliste bien avant d’avoir vécu trente ans dans les journaux.— C’est selon.A en juger par tous ceux qui se disent journalistes et n’ont fail que passer dans urrP salle de rédaction, ou même n’ont fait qu’y passer, de temps ri autre, à intervalles irréguliers, un boul de copie, il y a des journalistes qui le deviennent de façon expéditive; il y en a d’autres qui ne wnl jamais journalistes autant quiUs le voudraient, ni comme ils voudraient.‘L< journaliste s’interrompt.Il regarde au loin, fl se voit, tout jeune homme, entrant dans une salle de rédaction où des hommes, jeunes et moins jeunes, exerçaient déjà leur métier passionnant.Et c’est lut, maintenant, ce bonhomme aux tempes dégarnies, au dos un peu voûté par de longues étalions à la table de travail, c’est lut?Déjà près de i trente ans qu’il est là.Comme il a vu de gens, de choses, d’événements, en trente ans.Il se ressaisit.Un pli d'ironie au coin de la livre, il dit: — Vous voulez savoir comme faire, ou rédiger un journal?Vous frappez à mauvaise adresse, mon jeune ami.Je n’en sais rien.Je n’en atçjamais rien su.Je n'en saurai jamais rien.— Comment, Monsieur?Mais après trente ans d’expérience, une \ si longue carrière, vous passez pour être.— Je passe pour être un ignorant, mon ami.Je ne sais pas faire un journal.Je vous le dis en toute franchise, je n’en connais rien.C'est le témoignage de milliers de gens.Je me le fais dire, écrire même presque chaque, jour.Et pourtant, je m’obstine.— Mais alors, qui saurait rédiger un journal, si vous, après trente ans.— Qui?Mais ce n’est pas difficile de savoir qui, mon ami.Regardez autour de vous.Tout le monde sait mieux rédiger un journal qu'un journaliste.Tout le monde, jusqu'aux moins savants.Un journal, mais cela se fait tout seul! C’est la seule chose au monde qu’on n’a pas besoin d’apprendre à faire.Mettez-vous là, prenez un bout de.crayon, un papier, écrivez, vous êtes journaliste, vous pouvez rédiger, conduire un quotidien.— Mille pardons.Monsieur, mais je ne vous crois pas.Rien ne doit remplacer l’expérience des hommes et des faits, le travail assidu de trente ans, de toute une vie.— Vous croyez?Demander comment faire un journal ri un journaliste de trente ans de carrière?Mais c’est audacieux, c’est osé, c’est fou, mon ami.Vous voulez savoir comment faire un journal?Descendez dans la rue; arrêtez le premier venu; il vous le dira mieux que moi.Le journalisme, cela n’a pas besoin de s’apprendre.Aussi moi ai vous parle, je n’en sais rien.Mais le camionneur qui passe, là, me le commis qui emballe un paquet de café, là, dans l’épicerie voisine, le professeur à l’école primaire voisine, ce monsieur sur le trottoir, tous ces gens-là vous le diront mieux que moi.Ils savent, eux, parce qu’ils n'ont pas appris.Je ne sais pas, moi, parce que j’ai appris.Fl voilà, mon ami.Soyez journaliste si le coeur vous en ait; mais soyez assuré qu’après trente ans d’expérience, vous en saurez moins long que le dernier lecteur venu de votre journal.Je vous en donne ma parole, prenez-la; cela, je le sais d’expérience.’’ Et le journaliste disparut derrière son mur de papier.Pierre KIROUL Bloc-notes Rappel Un journal d’hier annonçait que le nouveau gouvernement demandera à M.Victor Doré de donner sa démission de président de la Commission scolaire catholique de Montréal.On ajoute que les délégués du gouvernement à l* Commission seraient paretBement priés d’offrir leur démission: et qu’on ies remplacerait par des personnes plus en sympathie avec le nouveau régime.Nous ignorons complètement ce qu’il peut y avoir de vrai là-dedans.Mais cette rumeur rappellera à plusieurs quelle étrange situation existe depuis d«es années à la Commission scolaire de Montréal.Celle-ci se compose d’un certain nombre de délégués de corps divers; mais seuls les délégués du gouvernement provincial sont éligibles à la présidence.Par ailleurs, i] est stipulé que le président de la Commission sera le grand maître de l'institution et que, seul, pourra être appelé à ce poste un homme qui justifiera à la fois de connaissances pédagogiques sérieuses et d'expérience administrative.Om voit fout de suite comment peut fonctionner ce mécanisme: il suffit au gouvernement provincial, puisqu’il est décrété que seuls ses délégués sont éligibles à la présidence, de n’inscrire parmi ceux-ci qu’un ïiomme qui possède à la fois une expérience pédagogique et une expérience administrative pour que cet homme accède aussi inévitablement à la présidence que s’il était nommément appelé à cette fonction par le gouvernement.Aussi bien, lersque certains reprochèrent à M.Victor Doré d'être arrivé à la première réunion de la Commission avec son discours présidentiel en poche, étaient-ils profondément injustes?M.Doré savait qu’on ne pouvait élire que lui, et il se conduisait en conséquence.A Windsor Nous détachons du Droit d’hier cette intéressante dépêche: Windsor 1er.— L’enseigne-mené du français s'améliore à Windsor.A la demande de M.Robert Gauthier, inspecteur, la Commission Scolaire de Windsor a exigé, pour l’école Saint-Edmond, des institutrices religieuses dûment qualifiées en français et en anglais.La Communauté des Ursulines, qui dirige cette école, bilingue, s'est rendue à la demande de l’inspecteur et de la Commission en y plaçant ce matin des institutrices diplômées de l’école Normale de l’Université d’Ottawa.On s'attend aussi à ce que la Commission scolaire établisse, dès ce.mois-ci, plusieurs classes bilingues dans les anciennes municipalités de Windsor et de Walkerville où le français ne s’est pas enseigné depuis une trentaine d’années, La région de Windsor, où vit le plus ancien dm groupes tranco-ontariens.est aussi l’une de celles où les circonstances sont les plus difficiles.D’un côté, la ma»** Les quatorze voix de M.Bertrand La loi électorale ne semble pas avoir été suivie à la lettre dans la circonscription de Laurier ~ Un officier rapporteur qui distribuait des procurations - Deux affidavits Carnet d’un grincheux Il convient qu’un “commandeur de l’Empire britannique’’ empire les choses.* ?Etre député, c’est bien.Ne pouvoir être juge parce qu’on est député, c’est moins bien.?La nouvelle, ce n'est pas que la Commission des Ecoles de Montréal a besoin d'argent.Ce serait qu'elle n’en aurait pas besoin.?L’apologiste du Frente Popular dans la presse canadienne est en vacances; la Pasionaria, députée communiste espagnole, est en mission à Paris; et le Lafayette vient de cingler de Québec vers le Havre.Coïncidences piquantes.Peut-être M.Houde sera-t-il de nouveau candidat à la mairie de Montréal d'ici six mois, selon ses amis.Le péril séparatiste que redoute tant notre ancien maire passerait si vite que cela?Mystification, mystificateur.» ?Pour une fois on n’entendra plus parler de représentation proportionnelle, la majorité populaire de l'Union Nationale étant en moyenne de 1,000 par comté, soit un total d'au moins 90,000 vôix.La question g'est tranchée toute seule.?v Ce n’est pas tant le portefeuille qui fait l’homme que l’homme, le portefeuille.?Ces iours-ci, le meilleur vendeur de charbon, c’est le thermomètre.?* * Perdre son comté, recevoir 1 la mâchoire un direct à se faire envoyer par terre, être au surplus condamné à $2 d’amende et aux frais de cour pour avoir provoqué; et frappé celui qui s’est défendu si vigoureusement, récente et triple mésaventure d’un politicien de l’ancien régime québécois; tant il est vrai qu'un malheur ne vient jamais seul.?Etre trop fort, menace de faiblesse.Le Grincheux Le consul d'Espagne n'a pas été congédié M.Bernardo Rolland de Miota, consul général d’Espagne au Canada.nous prie de dire qu’il vient de résigner son poste consulaire mais qu’il n’a pas été congédié par le gouvernement du Front populaire.M.de Miota.qui était dans le service diplomatique depuis 24 ans.résidait à Montréal depuis deux ans.I| s’embarquera samedi pour le Portugal.Pendant la vacance créée par la démission de M.de Miota, M.Cue-tara, chancelier du consul général.s’occupera de la colonie espagnole.M.Masscy arrive à Québec Québec, 2.(C P.) — M.Vincent Massey, haut commissaire canadien à Londres, est arrivé aujburd'hui à bord de YEmpress of Australia.M.Massey restera au pays jusqu'à la fin de septembre.Mme Ernest Lapointe est aussi revenue d’Europe a bord du même paquebot.Une majorité de quatorze voix à la suite d’un scrutin auquel étaient admis quelque quatorze mille électeurs — ce fut le cas, dans Laurier, le 17 août — n’est pas impressionnante.Tout le monde en conviendra.Mtre Charles-Auguste Bertrand le premier.Une si mince majorité suffit toutefois pour assurer l’élection d’un candidat.Au vrai, l’on peut se demander si Me Bertrand a réellement obtenu une majorité de quatorze voix, lors du dernier scrutin dans Laurier, s’il a même obtenu une majorité quelconque, même d’une seule voix.Des quatorze voix de la majorité de l’ancien procureur général, nous avons déjà démontré, affidavits à l’appui, qu’il en est deux de fort douteuses, de validité suspecte.Deux des représentants de Me Bertrand, le 17 août, ont voté dans les poils où ils étaient postés, les polls No Sfi et No 58, mais où ils n’avaient pas le droit de voter parce qu’ils n’étaient pas électeurs de l’arrondissement.Or, l’article 243 de la loi électorale ne permet pas cela et l’article 25 des instructions aux sous-officiers rapporteurs, instructions qui sont approuvées par décret du conseil des ministres.IMnterdit formellement.La loi dit que seuls le sous-officier rapporteur et son secrétaire ont le droit de voter dans le poil où ils exercent leurs fonctions sans être inscrits sur la liste des électeurs de l’arrondissement.L'article 25 des instructions précise qu’il n'est pas permis, sous aucun prétexte, à l’agent d’un candidat de voter dans le poil où il agit comme tel.à moins qu’il ne soit électeur inscrit de l’arrondissement.Or il semble bien établi déjà que deux représentants de M.Bertrand ont voté, en violation de la loi, dans un poil où ils n’avaient pas droit de souffrage.Deux témoins oculaires l’affirment sous serment, MM.Alonzo Blain et Thomas Maslin, et nous avons publié, lundi dernier, les affidavits qu’ils ont donnés à ce sujet.Dans un procès en contestation d’élection, la majorité de M.Bertrand se trouverait automatiquement réduite de quatorze à douze voix.En continuant le même procédé de grignotement.le reste de la majorité aurait tôt fait de s’effacer.En effet, ce ne sont pas les affidavits et les témoignages du même genre qui manqueraient.Voici, par exemple, un autre cas, celui de trois représentants qui votent dans le même poil, sans que leurs noms soient inscrits sur la liste de l’arrondissement.C’est encore un témoin oculaire qui l’atteste sous serment.Nous citons son affidavit: “Je, soussigné, Charlemagne Vail-lancount, ferblantier-couvreur, domicilié au Vo 4420, rue Saint-Dominique, à MonfrèaJ, étant dûment assermenté sur les Sainlr Evangiles.déclare: 1.— Que le 17 août courant, 1936, j'ai représenté M.le Dr Z.Lesage, un des candidats à l'élection provinciale.tenue, ce jour, au poli No 11), du comté de Montréal-Laurier, en qualité d’agent; 2.— Que trois agents de candidate ont volé à ladite élection dans ledit poll No 10, sans être inscrits sur la liste dudit poil et ce au moyen de procurations signées par Vofficier-rapporteur du comté susdit.En fol de, quoi j’ai signé la présente, à Montréal, ce Slème jour d'août, mille neuf cent Irentc-six.Chas Vaillancourt, Signé et assermenté devant moi, à Montréal, ce 31 août 1936.J.-S.Racine.N.P., C CS.” Ca serait à croire que, le 17 août, la loi électorale existait surtout pour être violée.A noter encore que les trois votes dont il est question dans l’affidavit cité ci-dessus ont été donnés et admis grâce à une procuration de l’officier rapporteur de la circonscription.N’est-il pas étrange que la loi soit ainsi violée précisément par ceux qui sont chargés de la faire observer?I.e fait est d’autant plus étrange dans Laurier, où ie candidat ministériel était tout de même le procureur général du temps, c'est-à-dire celui des ministres auquel est plus particulièrement commise l’application des lois.Mais il s’en est passé bien d’autres et de bien d'autres genres, le même jour, dans la même circonscription.L’affidavit suivant en fait foi: "Je, soussigné, Lionel Lemieux, peintre, domicilié, à 6610, rue Saint-Dominique, à Montréal, étant dûment .rœsermenté sur les Saints Evangiles, déclare: 1.— Que le 17 août courant, 1936, j’ai représenté M.le Dr Z.-H.Lesage, nn des candidats à l'élection provinciale dans le poll No 69 du comté de.Montréal-Laurier, à 58H1, rue Jeanne-Mance, à Montréal, en qualité d'agent; 2.¦— Que dans le cours de la votation, il s’est commis des irrégularités, telles que: permettre à quelqu’un de voter après que le valeur eut voté, favoriser ta passation de "télégraphes”, refus par l’officier rapporteur d'aider à faire arrêter des “télégraphes”, et me refuser d’exercer ma charge d’agent après avoir été dûment assermenté comme tel; 3.— Que le sous-cfflcter rapporteur, dans l’exercice de ses fonctions, m’a refusé de me.laisser faire mon devoir et spécialement m'a refusé de continuer l’exercice de mes fonctions d'agent un peu après trois heures de l’après-midi sur le motif que j'avais sorti hors du poli pour appeler la police pour arrêter quelqu’un qui tentait de personnifier un électeur.4.— En foi de quoi, j’ai signé la présente déclaration, sans parti-pris ni sans espoir de récompense quelconque, ni sous aucune promesse quelconque.Et, j’ai signé à Montréal, ce 31e jour d’août 1936.L.Lemieux.Assermenté devant moi, à Montréal, ce trente-unième jour d’août, 1936.J,S.Racine, N.P., C.C.S.” Cent mille miliciens défilent dans Madrid C'est* la réponse de l'Espagne rouge à la sommation du Front blanc qui réclame la reddition de la capitale MADRID, 2 : Sogno, de BonlncoS-îfî’-P4®** 4es pou pees chinoise», de Re- ai?**èi2Sî«nnUAt *5> de Masse- nei, Sélection (La Toscai.de Puccini 1.00 p.m.Matinee Memortee 1.30 p.m., L'Académie de médecine.3.15 p.m.Howell* et Wright, planiste» _ hQngroisc »o «• de Brahms-Keller; Prélude* en ml mineur et en soi majeur d* Chopin-Howella; Scène du couronne: ment (Sort* Oodounucfi, de Mousaorgsky-PAttUfon 3.30 p.m.Bienvenue aux athlètes amé- ricains d» retour de Berlin, par le maire La Guardia.Gene Tunney.Jack Demiwiev Babe Ruth et Bill Robinson.^ y' Af,*2**gBe cl.u vl#ux Kentucky.3.13 Ç m • Clyde Barrie, baryton — Mu-Uqu» d» B»euiov»n Bartok, Johnson et Hrm 8.15 p m.Nouvelles de la Jeunesse 8.33 p m .Sport.8.00 p.m_.La Symphonie de Seattle rigè» par Basil Cameron.•4)0 p J»., Orch.Mark Warnow 10.00 p m Concert â Grand Park bar la fanfare BahumLr Kryl P 10.30 p.m., La marche du temps _ Pro- gramme dramatique WEAF — «**.; mène* — seo uiocycler 6.30 p.m .Quatuor dm collégien» *35 pm.Résultats de baseball.7.30 p sa., L'Aspect humain des nouvel- liRv 1.00 p.a., Orchestre Rudy Valle# l'iïï Sodimalre, heure 8 00 Sérénade matinale ® H Vartété-s matinales 8 45 Chansons françaises.9 00 Larry Vincent, chanteur 9.15 As you like It.» « Song Stylists, 9 55 Nouvelle» ÎÜÎS 5,‘ur'‘ ~ Nouvelles ®nt1r* v°us et moi 10.15 Variétés p*rkln* 11 00 Blue Flame* îî iS ¦“«“’tue MadUon ii P® .Chicagoatu.11.43 Service rapide I fzi d“.J* Summer rhythm 00 Heure - Nouvelles 1-15 La bourse.i X r-.f4''"?1® d® médecin* 1 ^ agricole 2 lü &appy Hoiiow 3 30 Music in the air 3 00 Heure - Mabel Jennings 3 15 Howell* et Wright r 4 00 îu ^0U "me'nber'' its sirf-'eSs-rr SI K;v,isS?r 12?S.®'lr® — °rgue I ?Çù6.Corbell.opérette vart qui, à cette occasion débutera dans ta comédie.En donnant ainsi la répétion gé-avaient déclaré employer 949.940 nérale de la périphérie, Sacha perosnnes contre 934,633 le mois i Guitry perpétue la coutume insti-précédent.Le gain alors s’était tuée par lui et poursuit l’effort de produit surtout dans l’indiistne | centralisation.En 1934, il donnait manufacturière, la construction, j “Le Nouveau Testament” au théâ-l’entretien et le transport.L’acti- tre municipal d’Amiens, et en 1935 vité a été plus grande dans les Pro- -La fin da monde”, à la prison, vinecs Maritimes, 1 On*ario, les Villeneuve, sur le lot transformée en | Provinces des t raines et la Go- théâtre par les soins de l’ancien mi- ’ nouveau premier ministre — photo lombie Britannique, tandis quelle njstre Georges Leygues.Il est vrai très artistique.Vous pouvez vous était moins grande dans la provin- qUe je nouveau théâtre de Rambouil- la procurer chez Dupras A Colas, ce de Quebec.L emploiement dans qUj contient 1,200 places et fut 11449, rue Metcalfe, près Sain4e-Ca-chacune des cinq divisions écono-j^fo aux ^ d mpillcurs dé.|therine.iniques ctsqt plus élevé qua la 1 même date de chacune des quatre .dernières années.BRIQUETEUR-MAÇON Briquetage et maçonnerie de lout genre Spécialité: Réparations Estimations gratuites E.-J.LECLAIR 4267a.ru* Bordeaux - AMhorat 8730 17-8-37 COMPTABLE Maurice Duplessis! 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qu’il a reçu assez de témoignages de confiance de la population pour savoir qu’elle veut qu’il aide, que l'administration soit composée d’amis ou d’ennemis.Il n’a aucune animosité, et il ne regrette pas d’avoir démissionné.Ce qui l’a le plus touché depuis sa démission, c’est que les échevins sont allés à son bureau de l’hôtel de ville pour lui donner la main, oubliant toutes les batailles politiques qu’il leur a faites.Ce geste signifie, a ajouté l’ancien maire, qu’ils s’attendent à ce que j aide, et je le ferai avec grand plaisir pour ma ville.Cela ne veut pas dire que si quelqu’un ouvre les hostilités ou me marche sur les pieds je vais le bénir, mais d’une manière générale, mon intention est d aider.Il a ajouté qu’il n’est pas facile de quitter la politique municipale après huit ans, et alors qU»?n,est imPrégné de son esprit.M.le maire Bernard-F.Dickman, ae baint-Louis, en vacance au Canada, était l’hôte de M.Houde et assistait à la réunion.M.Houde l’a remercié de la réception faite à la délégation montréalaise au congrès de la Légion américaine l’an dernier, et a dit que les Canadiens ont un grand rôle à jouer dans l’ave-nir du monde.Si l’Angleterre et les htats-Lnis s’unissent, dit-il, personne n osera entreprendre une guerre.Et le Canada est le trait ^ entre ces deux pavs.M.Hickman a répondu; il s’est dit charme de l’hospitalité cana-dienne et en particulier de celle de Montreal, et a dit qu’à la con-'ention prochaine de la Légion américaine à Cleveland, il fera tout son possible pour que le congrès de 193/ ait lieu à Montréal.M.le maire Jenkins, de West-mount, a souhaité la bienvenue aux invites, et a fait l’éloge du travail dVr?f .,rî1IIVssJL(?n rnét»‘opolitaine.MM.W.-H.Biggar, président de .v, c "J1551011 métropolitaine, et L-M.Savignac, président du comité executif, ont aussi parlé.Les membres de la Commission métropolitaine qui ont visité hier c • mjmmipalités de l’ouï* t: Ville Samt-Pierre, ville Saint-Laurent, Montreal-Ouest, Hampstead et West-mount, étaient MM.W.-H.Biggar le maire Joseph Beaubien, d’Outre-mont; le maire Hervé Ferland, de \erdun; le maire John Jenkins, de V\ estmount; l’échevin McKenna maire-suppléant de Montréal, l’éche-vin Layton, de Montréal; l’ancien maire Ballanlyne, de Montréal- Lettre au “Devoir” Nous ne publions que les lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabililé de ce qui parait sous cette rubrique: Causes et résultats Mort du R.F, Louis Bertrand Le fondateur de la province canadienne des Frères de Saint-Gabriel est décédé en France à 81 ans Québec, le 2 septembre 1936.Monsieur le directeur.Il est évident que les gros salaires, la désertion des campagnes, les grèves, la fausse pitié et autres excès démocratiques sont autant de causes de chômage, de la diminution de l’effort individuel ou d’une crise qui devient inquiétante avec l’épuisement des fonds et l'insuffisante production alimentaire, dans .?province agricole.en tel résultat serait encore dû aux inspections aussi dispendieuses qu’erronées, à la vente de lots incultes puis revendus à des compagnies étrangères, ou remis ou abandonnés, même avec des constructions et souvent après dévastation et sans paiement des taxes, même d’église.Aussi parce que les conditions de paiement des primes de défrichement et de labour prescrivent cfüe l’ensemencement doit être fait en graine de mil, à des dates tardives, également mauvaises, et aussi que l’un ne réside pas et que l’autre se tienne près du feu et sur les lieux, pendant six mois, avec sa famille, même s’il est célibataire.Le tout édicté par un pseudodirecteur à $5000.00 et plus et entouré de chefs de service, de districts.aviseurs, génies-forestiers, secrétaires, amis, etc., et ceci parce que l’autorité en est tenue responsable.Il y aurait donc lieu de changer certaines méthodes, fonctions et salaires, d’autant plus que la culture est plus facile qu’autrefois et préférable à la destruction forestière et à bien d’autres choses.Une production alimentaire annuelle, encourageante et avantageuse pour tous, est encore possible sur de bons lots, où l’ouvrage ne manque pas; par des connaisseurs, hommes de devoir et sachant préférer l’intérêt général à l’individuel et disposés à prendre les moyens d'arriver à de meilleurs résultats.Le nouveau ministre de la colonisation.M.Auger, serait de ceux-là et il convient de lui faciliter la chose.Bien sincèrement, L.J.TURGEON.67, rue d’Artigny, Québec.Le “Fleurus”, de TAnticosti, s'échoue en arrivant à l’île La disparit-ion des taudis Halifax, 2 (C.P.) — Sir Ray- mond Unwin, membre du conseil consultatif du gouvernement de la Grande-Bretagne en matière d'urbanisme, annonce que la Grande-Bretagne sera débarrassée de la plaie des taudis dici cinq ans.Sir Kayjnond vient de débarquer à Halifax en compagnie de lady Unwin.Le distingué urbaniste anglais, qui est venu à Montréal il y a une couple d’années, va faire une tournée de conférences aux Etats-Unis et au Canada.Il s’arrêtera no-tamment à Cambridge, à l’Université Columbia et à Toronto.Halifax, 2 (C.P.).— Fleurus, un navire de 1,122 tonnes, appartenant à la compagnie de navigation d’Anticosti, s’est échoué au large de Strawberry Cove, à l’ile d’Anticosti.Il a toutefois pu être renfloué au cours de l’après-midi et il procède, sous sa propre vapeur, vers Port Menier.Il ne doit donc pas avoir souffert outre me-! sure.Le Fleurus fait le service régulier entre Québec et l’île d’Anticosti, dans le golfe St-Laurcnt.Le “Lafayette” repart 30 heures en retard j Québec, 2.(C.P.) — Le paquebot Lançais Lafayet'c a quitté le port de Québec hier soir, à 10 h.30 avec | 1 trente heures de retard à la suite I j de l’accident maritime qui s’est f ! produit au large du Rie.fatal au1 cargo Benmapl?.Les réparations au j Lafayette ont clé faites par le Mor- \ ton Drudock & Engineering.Il y 1 avait 150 passagers à bord du La-j fagette lorsqu’il a pris la mer hier ! soir en destination du Havre.Bref de saisie contre le “Lafayette” Québec, 2.(C.P.) — Un bref de saisie, pris contre le paquebot français “Lafayette” par la compagnie de navigation Port-Colbor-ne and St.Lawrence, propriétaire du cargo canadien “Benmaple”, a été signifié au commandant à son ernxèe à Québec.Il s’agit d’une réclamation qui comporte un montant global de $.300,000 environ.Le bref a été enregistré en Cour d’Ami-rauié par l’étude légale Gravel, Thompson.On sait que le “Benmaple” a coulé à pic à la suite d’un abordage survenu entre ce navire et le “La-tayette” hier matin, en plein brouillard, au large du Bic.Un dépôt en garantie fait nnr 1 agence montréalaise de la Compagnie Générale Transatlantique a permis au navire de continuer son appareillage pour reprendre sa route vers Le Havre.Des réparations d’urgence ont été effectués hier à l’étrave du navire pendant son escale à Québec.* Ouest; E.-T.Sampson, J.-B.-A.Mé-i rineau et J.-H.Lévesque.Ils ont été reçus par les conseils municipaux! des diverses municipalités.Croisières «•* New-York .P.).— M.le magistrat Donat Lalande a fixé au 23 septembre l’enquête préliminaire de Gérard Sabourin, de Montréal, tenu criminellement responsable de la mort de Mme Fidèle Ouellette, de Val Morin, qu’il, a renversée avec son auto près de Sainte-Thérèse.Sabourin est accusé d'homicide involontaire et a obtenu un cautionnement de $1,(W)0.M.Thomas Lapointe Québec, 2 (C.P.).— M.le juge l^aetane Roy a imposé une amende de $2 à M.Thomas Lapointe, ancien député du comté de Wolfe, pour avoir frappé M.Gilbert, de Matane.On sait que la semaine dernière, dans les couloirs du parlement, des propos plus ou moins doucerenix ont été échangés un peu partout et que, pour sa part, M.La^ pointe n’a pu trouver mieux pour faire valoir son opinion que de mettre son poing au visage de M Gilbert.Mort accidentelle de (ones Rouyn, 2 (C.P.) — Un jury du coroner esl d’avis que Lewis-E.Jones de Montréal, est mort de mort accidentelle le 5 août.On a trouvé son cadavre dans sa chambre.Selon le docteur Roussel, médecin-légiste de Montréal, qui a pratiqué une autopsie, Jones a succombé à l’asphyxie, à la suite d'un pelil incendie dans sa chambre.On croit qu’il s’est endormi en fumant une cigarette et que la cigarette a mis le feu à son lit.Départ de sir Percy Vincent Sir Percy Vincent, lord-maire de Londres et les membres de sa suite qui t’accompagnèrent aux fêtes de Vancouver, s’embarqueront jeudi à Québec, à bord de 1’Empress of Australia, du Pacifique Canadien, pour retourner en Angleterre.Province de Québec, District de Montréal CITE DOUTREMONT AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les évaluateurs de la Cité d'Ou-tremont ont déposé au bureau du Conseil, le ROLE D EVALUATION de la Cité d’Ou-tremont pour l'année finissant le 31 décembre, mil neuf cent trente-sept (1937).Ledit ROLE restera déposé Jusqu'i MARDI.le sixième (61ème) Jour d'octobre, mil neuf cent trente-six (1936) pendant le» heures de bureau, où tous les Intéressée pourront en prendre connaissance.Toutes plaintes contre ledit ROLE, s’il y en a.devront être faites par écrit et reçues à mon bureau avant 5 heures du soir, du sixième (61éme) Jour d'octobre, mil neuf cent trente-six (1936) Le Conseil de la Cité d'Outremont siégera MERCREDI, le septième (71ème) Jour d’octobre, mil neuf cent trente-six (1936).ê huit heures et demie du soir ê l'Hôtel de Ville d'Outremont, (No 543 Chemin 8tê-Catherlne) pour considérer toutes plaintes.s'il y en a, et pour reviser et homologuer ledit ROLE.E.T.SAMPSON.Greffier.Donné en la Cité d'Outremont ce deuxième (21ème) Jour du mois de septembre, mil neuf cent trente-six (1936).Heures de Bureau: 10 a.m, k 5 p.m Samedi: 10 a,m.à midi.Province de Québec, District dé Montréal CITE DOUTREMONT AVIS PUBLIC Taxe d'Eeleirage Public pour l’inné* limitant la 31 décembre 1937.AVIS PUBLIC est par iss présentes donné que.Je soussigné, ureifisr de la Cité a ouiremont, en vertu as» reglements nu-tntioo iou et lut u» ladite dite, reiatlia a J éclairage public et privé, a préparé le role de cotlsattou Imposent tune taxe annuelle pour i éclairage publie par tèpar-wuou sur les piopuetaires dunmeuoiea Httuas as chaque cote d aucune rue.place publique ou partie d lcellee ou léclairage puouc sera étami proportionnellement eu iront ou a la longueur de leur propriété.Ledit rôle eat déposé au bureau du Con-tell, à 1 no tel de Ville, où tous les InM-• basés peuvent en prendre connaissance pendant les heures de bureau, jusqu au .dErtuitEDi, le septième (Tieme) Jour d'octobre, mil neul cent trente-su ( 19361.routes plaintes contre ledit Rôle (a'il y en t) devront être faites par écrit et reçues à mon Dures u le, ou avant le septième ¦.?•.m Le chemin de fer du Pacifique i Canadian inaugure, entre Toronto et Détroit—Montréal et Québec — Edmonton et Calgary, da* services de Jour qu’assureront, sans qu'il en coûte plus cher au public voyageur, des trains légers formés de wagons luxueux et confortable», tirés par des locomotives semi-aérodynamiques très rapides.L'Intérêt que suscitent ces nouveaux trains est si grand que plus de 60,000 peroon-nos visitèrent celui qu’on exposa dernièrement, pendant quatre jours, k la gare Windsor de Montréal.On ne saurait Imaginer rien de plus pratique, ni de plus confortable, que ces nouveaux convois du Pacifique Canadien, avec leurs wagons spaciaux à “«ir conditionné”.où lo service est parfait et les rafraîchissements servis i prix modiques.Tiré par une des nouvelles locomotives i grande vitesse du type 4-4-4, semi-aérodynamiques, de la série Jubilé No 3000, chaque train comporte quatre -wagons; un wagon-poste et messageries^ un wagon-buffet et à bagages et deux wagons de première.Les wagon* de voyageurs sont du modèle léger, aux lignes profilées.La toiture en est arrondie.la hauteur, du rail à la toiture, étant de 12 pieds et 11 pouces.tandis que la largeur du wagon, aux fenêtres, est légèrement plus grande que celle des wagons ordinaires.Le côté du wagon épouse une ligne courbe qui va du bord de la toiture au haut des fenêtres, et du bas des fenêtres au plancher.Les wagons, longs de 73 pieds et 10 pouces %, sont montés sur dea bogies de quatre roues, au Heu d» six.'La nouvelle locomotive, qui peut atteindre une vitesse de 110 mille* à l’heure, arrête et repart avec beaucoup d'aiae.Diamètre des roues motrices, 80 pouces.Pesanteur sur roues motrices, 120,000 livres.Poids total de la locomotive, 263,000 livres.Poids total du tender, 198.000 livres.Pression de la chaudière, 300 livres par pouce carré.Charge de^ d’eau.7,000 gallons, mesure im« périale.Le* wagons de première comportent un petit salon pour dames (5 sièges) et un autre pour messieurs (10 sièges), tandis que la partie centrale de chaque wagon peut, loger 36 voyageurs.Les fauteuils, bien espacés, se règlent â volonté; les voyageurs peuvent le* incliner et les tourner comme ils l’entendent.Ces wagons modernes sont pourvus du meilleur système d» "conditionnement de Talr", de sorte que Talr qui y circule est toujours frais et agréable.Grâce à ce système d'aération.Talr se renouvelle constamment, toutes fenêtres fermées, et les voyageurs ne sont nullement incommodé» par la poussière et la saleté.Le roulement moelleux ds oea trains et les multiples avantages nouveaux qu'ils offrent au publie voyageur, témoignent du souci qu'apporte le Pacifique Canadle» i améliorer constamment ses set» TJ?* LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI Z SEPTEMSüi I»5© VOLUME XXVII No 20$ COMMERCE ET FINANCE BOURSE ET CURB Monrréal Nouvelles raisons sociales Lm sociétés ot compagnies récemment enregisttSM Roy Importing Co., 1410 Stanley, * Reginald A.Jacobs.F.Wilaom Funeral Home Reg’4., 5615 Wellington.James W.Wilson.C.Blanc Blanc, Cireur de bottes, 2249 Old Orchard, N.-D.G., J.-F.-E.Courtemanche.National 'Petroleum Company, 1145, St-Grégoire, Jos.-William Paradis.Montreal Auto Freight Depot, Ls-Philippe Fortin, Savaria Sanitary Products Mfg Co., 1074 Panet.P.V.Savaria.Wiseman 0 Schechtar, Fourrures, 2003, Blvd St-Laurent, Abie Wiseman, Lewis Schechter.Renaud Bottlers Supply, 66 ouest, Craig, Gaston-Octavien Renaud.liberty Cheese Co., Sab Kaporovsky.Nathan Kaprovsky.Premier Meat Market, Limited, 1203 Sussex, • Arthur Pineault, président.Mohawk Navigation Co., Ltd., 635, rue de la Commune, J.R.N.Robertson, secrétaire.Labrador Mining & Exploration Co., Suite 401, 215 ouest, St-Jacques, R.8.Wightman, agent principal.Les nouvelles en raccourci Court de Cor Londres, 2.(P.A.) — Le cours de l’or a avancé de Mid à 138s 3d.Cours de l’ergent Londres, 2.(P.A.) — Le cours de l’argent est ferme à 19 ll-16d.Montréal, (PC.) — Le marché de l’argent est ferme.Offres à l’ouverture: toutes les options sont à 44.70.Cours du sucre New-York, 2.(P.A.) — Le marché du sucre est ferme.Options: sept.2.72; nov.offre.2.70; jan.offre, 2.-50; mars, offre, 2.48; mai, offre, 2.-48; juil.offre, 2.50.L’acier New-York, 2.(P.A.) — ’’Iron Age" rapporte que malgré la légère diminution de la production, la situation reste particulièrement bonne et prometteuse dans l’industrie de Panier.La Chambre des mines ('.elle organisation, qui est pré-sentemeut organisée par le Board of Trade, ne s’occupera pas des mines en elles-mcmes, mais du marché commercial important que constitue maintenant le nord de la province où de nombreuses mines se développent.On visera particulièrement a obtenir du gouverne-men (provincial des communication'.directes et rapides entre Montré» ci l’Abilibi afin de diriger vers 'a métropole le commerce qui se fait actuellement avec Toronto parce que la seule route exis-tajite est dans la province voisine.Dividendes déclarés ¦l.-S.Mitchell C.o.1 3-4% par action privilégiée pour le trimes Ire finissani le 30 septembre payable le 1er octobre aux actionnaires en-regislrés Je là septembre.Canadian Canners, 1 1-2% par action privilégiée, payable le 1er octobre aux actionnaires enregistrés 'e 15 septembre.Central Patricia (.old Mines I ris par aelion payable le 2 octobre aux actionnaires enregistrés .le 15 septembre.L'état des récoltés Ottawa.2 A pari quelques averses ici et là, la température a Hé généralement belle et chaude durant la dernière semaine et la moisson dans les Prairies est à peu prés terminée, sauf dans les sections nord.Le blé est encore de bonne qualité.Les grains communs sont généralement légers quant au rendement; toutefois, l’avoine tardive a bénéficié des pluies récentes.Les pâturages sont pauvres et ont besoin de pluie un peu partout, et le., Animaux de ferme paissent dans les champs de chaume.Leur état est assez bon.De fortes pluies sont nécessaires pour faciliter les labours d’automne et rendre au sol son humidité.La gelée n'a causé aucun dommage jusqu'à date et la moisson est assez avan- cée pour que les dangers de pertes causées par la grêle n’existent fdus.D’après les données actuel-es, les sauterelles seront plus nombreuses l’an prochain.Les pommes de terre, les plantes-racines et les légumes sont pauvres dans toutes les Provinces des Prairies.Canada Cernent Les administrateiurs de la Canada Gement Company ont autorisé la vente d’une émission de $16,500,-000 d’obligations première hypothèque, portant on intérêt de 3% et 3 1-2% pour les courtes échéances et de 4 1-2% pour des échéamces éloignées.Cette transaction sera soumise aux actionnaires le 25 septembre.Le produit de rémission servira à rembourser toutes les obligations 5 1-2% actuellement en cours.Comme résultat, la compagnie verra décroître de $882,750 à $641,250 le service annuel des intérêts.l>a nouvelle émission sera offerte prochainement en souscription.Niagara Wire La Niagara Wire Weaving Company annonce que le stock privilégié sera appelé au remboursement le 1er octobre à $60 l’action, plus un dividende de 75 cents représentant le dividende accumulé à cette date.Les administrateurs de la compagnie ont aussi mis en paiement un dividende de 40 cents qui sera versé le, 1er octobre aux actionnaires inscrits le 21 septembre; ce dividende est le premier depuis le fractionnement du capital le 20 janvier 1930 alors que le capital a clé porté de 62,000 à 124,000 actions, dont 80.000 sont émises.I^> stock privilégié comporte un droit de conversion à raison d’une action privilégiée contre deux actions ordinaires, droit qui doit .s'exercer avant Ja date de remboursement; les détenteurs cjoi échangeront leur stock privilégié avant l’expiration du droit de conversion, le 1er octobre, recevront un dividende de 40 cents par action ordinaire au plus tard le 10 octobre.Il y a en cours 18,(MM) actions privilégiées, L'activité en bourse En août, le nombre d’actions échangées sur la bourse locale et le Curb a été de 12 3-4 millions comparativement à 6 1-3 millions.C’est une augmentation de 6 1-3 millions sur le mois précédent et une de 11 1-2 millions sur août 1935.L’augmentation provient surtout des mines, dont le total d’actions échangées a été de 12 1-4 millions d’actions.Cours du café New-York, 2.(P.A.) — Le marché du café a faibli ce matin.Bio: sept.5.(>5-70, déc.5.77; mais 5.90-92; mai 5.98; juil.6.10.Santos: sept 9.01; déc.8.93-98; mars 8.93-95; mai 8.90-91; juil.8.91-92.Les obligations COURS EN FERMETURE HIER Dominion dn Canada: Offre D«a Juin 1er 1943 .3',% oct 19.1039 3% oct.15 1943 3% 1er Juin 1950-53 3'-j % oct.15 1944-49 4% oct.15 1943-45 ?% oct.15 1930 5% mare 1er 1937 .4Jk% sept.1er 1940 4% oct.15 1947-52 4%% oct.15 oct.1044 .* Winnipeg, 2.(P.C.) — Le mar- Lc blé ¦peg ché est devenu plus ferme après un moment d’hésitation à l’ouverture.A midi l'option d oct.cotait 9513, celle de déc.94 3-8 et celle de mai 96%._____ Marché du bétail I.es animaux vivants offerts en vente sur les deux marchés de Montréal durant les premiers jours de la semaine se totalisèrent à 7835 têtes, y compris, 1170 bêtes à cornes 1253 veaux, 2680 agneaux et moutons, et 2732 porcs.Toutes les bêtes à cornes offertes en vente se vendaient facilement aux prix stables.Les bouvillons se vendaient de $3.50 à $6.00.les bon bouvillons rapportant de $5.50 à $6.00.La plupart des taures don-naient entre $3.00 et $4.50.Les vache* do boucherie rapportaient de $2.25 à $3.50 avec quelques ventes aussi haut que $3.75.Les bonnes vaches réalisaient pour la plupart $3.50 et les moyennes de $2.75 à $3.25.Les vaches pour la mise en conserve donnaient de $1.50 à $2.00.Les taureaux se vendaient lentement .et aux prix plus faillies.I.es prix variaient de $1.50 à $3.00 avec seulement un ou deux au plus haut prix, i Le marché des veaux était actif et les prix ont fait des gains appréciables : ur les marchés de lundi et de mardi.Les veaux d’her-*he variaient de $3.00 à $4.00 avec la olupart des ventes entre $3.50 et $4.00.I.es autres catégories variaient de $4.25 à $7.50 — les bons veaux se vendant à $7.00 ou mieux, et les veaux communs au biberon de $4.25 à $4.30.Les agneaux étaient pesés à $7.00 pour le; bons agneaux avec des coupes de $1.00 du cent livres ,sur les agneaux non châtrés et de •$2.00 du cent livres sur les sujets inférieurs.Les moutons donnaient do $2.50 à $4.00.Les prix des porcs étaient en baisse.Les bacons rapportaient $9.25 nourris et abreuvés, et ans- i si haut que $9.35 par camions non nourris et abreuvés.Les choix obtenaient $1.00 de prime par tête.Les bouchers et les lourds subissaient une coupe de 50 sous du cent livres et les légers et les extra-lourds de $1.00 du cent livres.Les truies donnaient «le $6.50 à $7.00.% fév.1er 1046 45*% nov.1er 1046-5* .4I4% 1er nov.1047-57 4l,4% nov.1er 1048-38 4V|% 1er nov.1049-50 .5% nov.1er 1041 .5% nov.15 1936 .y*' oct.15 1943 3>4 et Juin 1er 1956-66 .Avec garantie d» r&eat: CNR 2% 1038 .C.N.R.3'/b 1944 .v.,., C.N.R.3^ 1945-50 .C.N.R.4U,% 1951 .C.NJR.4%% 1956 .C.N.R.4'^%% 1957 .C.N.R.4‘1% 1955 .CN.R.5
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