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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 septembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1936-09-12, Collections de BAnQ.

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Montréal, samadi 12 1916 >- ¦' .— REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE:.H Arbour 1241 SERVICE Di NUIT: Administration HArbour 1243 Rédaction : .* *.HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Dlractaar-féraat: Caarsat PELLETIER VOLUMI XXVII — Na 21S TROIS SOUS LE NUMERO A10NK3MENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal at banlltua) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2-00 E.-UNIS et UNION POSTALE ., 3.00 Unamuno, le Congrès des Métiers et du Travail et les événements d'Espagne Un contraste éloquent — Qui tire les ficelles?— Une vieille leçon — La Confédération des Travailleurs catholiques du Canada j^',ous ouvrons l’un des derniers journaux français, 1 Echo de Paris du 30 août.Nous y trouvons une dé-clafation de M.Miguel de Ünamuno, le * recteur de rUaiversité de Salamanque.Le nom de M.Miguel de Unamuno est fameux dans le monde entier.M.de Unamuno fut l’un des plus redoutables adversaires de la monarchie.On lui demande ce qu’il pense de la crise actuelle.C'est, dit-il, un combat entre la civilisation et l anarchie qui se livre aujourd’hui.Ce que repré-sertie Madrid nest pas le socialisme, ce n’est pas la démocratie ni même le communisme, c’est l'anarchie avec ses effroyables attributs.Ce terrible mouvement libertaire et révolutionnaire espagnol est issu de la sécession entre Marx et Bakounine, le fondateur du socialisme contemporain et le philosophe anarchiste.Ce sont les tendances de ce dernier qui ont prédominé.Nous ouvrons les journaux montréalais du 11 septembre.Nous y voyons que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada, à Funanimité, s’est déclaré en laveur du Front populaire d’Espagne et contre les chefs du mouvement national.Les délégués, par un vote unanime, dit la Presse, page 21, ont, hier après-midi, adopté une résolution accordant leur plus entier appui au gouvernement ecpagnol et aux ouvriers de ce pays dans la lutte qu’ils entreprennent actuellement contre les rebelles.La résolution fut présentée par Jack Bruce, de Toronto, et acceptée par le comité des résolutions.Dans le préambule de la résolution il est dit “que les forces s’opposant au mouvement ouvrier en Espagne et dans dautres pays tels que l’Allemagne et VItalie aident les forces rebelles à mettre fin aux institutions démocratiques et tentent par le fait même d’établir un régime fasciste".Les délégués expriment dans la résolution “leur appréciation pour la magnifique lutte qu’ils font pour la défense de leurs libertés établies par le.; institution^ démocratiques et leur gouvernement élu d’après les lois constitutionnelles".Les délégués ont également formulé l’espoir “de voir la lutte se terminer en faveur du gouvernement”.Le rapprochement de ces deux textes est fort éloquent.Le vieux républicain, qui est sur place, qui voil comment les choses se passent, dénoncent la conduite du Front populaire et de ses adeptes, déclare qu’il s’agit, non point d’une lutte entre démocrates et fascistes, mais d’un combat entre la civilisation et l’anarchie.Les délégués de nos syndicats neutre», qui ne savent à peu pVès rien de ce qui se passe là-bas, ramassent tous les poncifs qui traînent dans la presse révolutionnaire, adressent leurs voeux de succès à ceux qui, d’après Unamuno, ne sont que les champions de Yanarchie contre la civilisation.Et leur déclaration unanime aura dû, dans les douze heures au plus tard, être affichée partout en Espagne, transmise par la radio dans tous les coins du pays.Partout, là-bas, il se trouvera des gens pour croire que, vraiment, les ouvriers canadiens, y compris un certaine nombre de fort bons catholiques dont les dé-iegués siègent au Conseil des Métiers et du Travail, sont favorables au Front populaire.* * # Au fond, que s’est-il passé?La Gazette d’hier matin nous Fapprend en quelques mots.A la dernière heure, au moment où le Congrès, depuis assez longtemps, s’occupait de toute autre chose, un délégué de Toronto.M.Jack Bruce, s'est levé et a présenté la fameuse résolution.Le comité des résolutions a accepté son texte, que personne dans l’assemblée ne paraît avoir songé à examiner d'un peu près.— Adopté?— Adopté! et les représentants officiels d un puissant corps de syndiqués canadiens paraissent affirmer leur sympathie avec des individus que bon nombre d’entre eux ne voudraient même pas rencontrer, pour lesquel» plusieurs, s’ils prenaient la peine de se renseigner, n’éprouveraient que de l’horreur.Et l’on peut d’abord se demander si bon nombre des résolutions, des expressions de sympathie qu’on nous transmet de l’étranger ont vraiment une plus solide consistance.On peut examiner un autre point.Voici quelque vingt-cinq ans un mouvement de protestation se développa (ou parut se développera-drais le monde entier à Foccasion de l’exécution de l’anarchiste Ferrer.Cette fois encore, on réussit à manoeuvrer, à faire manifester des corps ouvriers canadiens, qui ne connaissaient Ferrer ni d’Adam ni d’Eve, qui, au fond, n’avaient rien de commun avec lui.Question: qui, dans l’ombre, de l’Europe à l’Amérique, tire les ficelles, fait jouer cette marionnette ou lever ce brave homme qui sont à peu prè» ignorants de ce qui se passe de l’autre côté?* * * Autre point.Combien de fois, pour contrebattre le mouvement syndical catholique, dont les débuts ne furent pas faciles, n’a-t-on pas dit: Mais pourquoi se soucier de la foi des ouvrier»?Les seules question» qui intéressent les syndicats, les seules qu’on y débatte, sont des questions d’ordre purement économique, des question» de salaire, de réglementation des heure» de travail, etc.Ne demandez pas aux syndiqués ce qu’ils pensent ou croient sur d’autres choses.Nous voyons le résultat.A propos d’un problème que la plupart d'entre eux ne connaissent point, pour des raisons purement idéologiques, les membres du Congrès des Métiers et du Travail, les grands interprètes du syndicalisme neutre, prennent parti, comme tous les révolutionnaires du monde, pour le Front populaire d’Espagne.Ils s’engagent, à fond, dans un débat étranger.Ils se solidarisent moralement avec ceux qui, d’après le vieux républicain Unamuno, représentent là-bas Yanarchie, avec ceux que tous les éléments d ordre en Europe considèrent comme lés ouvriers, les complices ou les dupes du bolchevisme.Un journal anglo-canadien faisait observer que les communistes qui siègent au Congrès des Métiers et du Travail n’y font pas grand bruit.Ils n’y font peut-ïlre pas pour cela moindre besogne.Nos braves gens, en tout cas, font là figure de simples dupes.* * * Le salut, l’ordre, les possibilités d'action féconde sont ailleurs.Aujourd’hui même la Confédération de» Travailleurs catholiques du Canada ouvre à Saint-Hyacinthe son congrès.Elle est devenue une puissances.Nous souhaitons qu’elle grandisse encore.Nous avons vu ses débuts, nous avons la fierté d’y avoir aidé, d’avoir contribué, dan» une certaine mesure, à briser la couche d’ignorance et de préjugés qui entravait son effort.Dans l’histoire du mouvement syndical catholique chez nous, on devra donner place à un passage topique du discours prononcé par M.Bou-rassa à Notre-Dame (ce discours qui contenait tant de choses intéressantes que les plu» éclatantes ont fini par rejeter dans 1 ombre quelques-unes des autres), à la retentissante série d’articles, depuis publiés en brochure, où notre ancien directeur justifiait la conception catholique du syndicalisme, ainsi qu’aux étude» plus humbles, mais pareillement convaincues, de ee» collaborateurs.En ce temps-là les ouvriers du%iouvement syndical catholique n’étaient guère nombreux.Ils n’avaient pas la faveur de la mode.Aujourd'hui ils sont forts: on leur prodigue les saluts dans le» milieux mêmes>où on les ignorait jadis, quand on ne les y dédaignait pas.En leur présentant nos hommages et nos voeux, nous avons quelque joie à rappeler que noue ne sommes pas des ralliés, mais bien des amis de la première heure et qu’avec eux nous avons connu les heures dures.Viennent des difficultés nouvelles, les syndicalistes catholiques pourront encore compter sur nous.Notre passé garantit l’avenir.Orner HEROUX L'actualité Gouverneurs de la Radio On ne peut certes blâmer le premier ministre d'avoir attendu la veille même de son départ pour annoncer les nominations d la Corporation de la Radio comme d la Régie des Chemins de fer nationaux.M.King, qui n’aime guère les ennuis inutiles, s’esl arrangé de telle sorte que les nombreux aspirants aux fonctions de gouverneurs de la Radio ou de conseillers d’administration du réseau ferroviaire national n'auront pas l opportunité — au moins d'ici quelques semaines — de lui faire des reproches et de l'accuser de favoritisme, parce que leurs ambitions n’ont pas été assouvies.Parmi les gouverneurs de la Corporation canadienne de la Radio on relève les noms de deux avocats, un notaire, deux universitaires, un journaliste et un ancien propriétaire de journal, une romancière, un exploitant de film.Il u en a pour tous les goûts, et il faut espérer que parmi tous ces conseillers d'administration il y en a au moins un qui connaisse quelque chose en musique, car la muti-ue joue un rôle de premier plan ans la radio, On ne peut s'empêcher de regretter que la part des Canadiens français dans le conseil eTadministration soit aussi parcimonieuse.On nous répondra, peut-être, que la qualité compense pour la quantité.Il faut l'admettre, dans le cas qui nous occupe, mais cela ne nous suffit pas, ti nous pensons qu'il n’est jamais trop tard pour ajouter au conseil d’administration un nouveau membre de langue française cfiii représenterait, corn-au U suggérait hier notre rédac- teur en chef, les minorités françaises des autres provinces.Des nouveaux gouverneurs, nous connaissons, pour noire part, MM.Morin et Bovey, ainsi que M.l’abbé Vachon.Tous les Irais se sont d’ailleurs acquis, chacun dans le champ d’activité qui lui est propre, une notoriété que personne ne saurait contester.¥ * * Le futur vice-président du Conseil d'administration de la Radio, Me Morin, très estimé de tous ses confrères du notariat, a joué un rôle influent dans la finance, la politique municipale et provinciale.Il ne peut manquer d'être un conseiller très précieux pour le gérant et le gérant-adjoint de la Corporation canadienne de la Radio.* ¥ * Quant à M.l'abbé Alexandre Vachon.il n'est guère de Canadiens de langue anglaise comme de langue française qui ne le connaisse au moins de réputation.Directeur de l’Ecole de chimie de l'Université Laval, président de l'Institut canadien de chimie, directeur de l’Office Biologique du Canada, directeur du Conseil national des recherches, ancien président de VAssociation des chimistes canadiens, membre de la Société Royale du Canada, voilà autant de titres qui, individuellement, suffiraient à présenter M.Vachon comme l'un de nos universitaires les plus distingués, On sait aussi que M.l'abbé Vachon a représenté plusieurs fois notre pays à l’étranger, à l’occasion de contré* scientifiques internationaux.Xous avons eu personnellement l’honneur et la joie d'avoir eu comme professeur dr chimie et comme directeur spirituel, au Séminaire de Québec.M.l'abbé Vachon.C’est là un tnalil de plus que nous avons de nous réjouir que Je premier ministre du Canada l’ait appelé au Conseil d'administration de la Radio.En faisant ce geste, M.King rend hommage non seulement à un savant mais au clergé catholique et particulièrement à l'institution à laquelle appartient M.Vachon.MM.Morin et Vachon défendront les intérêts du Canada français à la régie de la Radio, et nous avons la certitude qu'ils seront des porte-parole puissants et efficaces.* * * Le colonel Wilfrid Bovep, directeur des relations extérieures à l’Université McGill, seTa certainement aussi un irJterprète enthousiaste des Canadiens français au Conseil d'administration.M.Bovey i n’est pas de notre race mais tous ; connaissent radmiratton pratique qu’il a pour la culture française.Il a déjà rendu des services slgmlés aux nôtres, dans le milieu où il vit.Il aura, à Ottawa, de nombreuses occasions de nous en rendre d'autres.Nous espérons qu'au motus ces trois gouverneurs ~ nous ne connaissons pas la merAalité des au- ! 1res — sauront faire accorder aux | nôtres, dans le partage des ondes, la part qui leur est due.Nous souhaitons aussi qu’ils usent de leur autorité pour mettre à In raison les postes radiophoniques privés qui sont en train d’abrutir le peuple canadien avec la réclame et fin-fecte musique de cabarets, améri-caiM ou canadiens.* Puisque nous en sommet sur te chapitre de la radio, nous profitons de l’occasion pour suggérer au gouvernement Duplessis de transférer à la Corporation canadienne de la Radio le contrai de THeure Provin- Iciale.Cette heure littéraire et musicale donnée chaque semaine sous les auspices du gouvernement de Québec doit être maintenue.Mais, puisque c’est, en somme, le peuple de la province qui en paie les frais, U n'est que juste que tes bénéfices qu’elle peut rapporter au poste émetteur aillent a la Corporation , Canadienne de la radio, défrayée aussi par le peuple canadien.Il y a à ce changement nécessaire une autre excellente raison.Le réseau radiophonique de l’Etat couvre tout le pays, alors que le poste qui irradie présentement THeuré Provinciale r/q qu'un rayonnement limité.Il est juste qutÊ nos compatriotes des autres provinces puissent profiter des concerts bihebdomadaires donnés par nos artistes.Luciftn DESBIENS Bloc-notes Pourquoi M.King retardait Les tergiversations de M.King mettaient en méfiance les initiés de la .politique.S’il retarde ses nominations, disaient-ils, c'est qti’el-les ne favoriseront £as la province de Québec; il ne les fera connaître que les élections provinciales terminées.Les élections sont passées et les nominations faites; celles-ci prouvent le bien-fondé de ces méfiances.Rien à dire contre la personne des titulaires canadiens-français, sauf du bien.Mais c’est la proportion accordée à la minorité qui est désastreuse.A la Commission de la Radio, par exemple, on fait place à un Israélite, mais on réduit le nombre des commissaires de langue française à deux, quand il devrait être de trois.On a conscience que cette représentation d’Israël est faite à nos dépens.Gela ne la rend pas plus aimable.M.Wilfrid Gagnon L’éphémère ministre du Commerce dans le cabinet Godbout doit se dire qu’à quelque chose malheur est bon.Tous ses concitoyens ont déploré sa malheureuse équipée politique; tous se réjouiront de sa nomination.Ceci répare cela.M.Gagnon est.en effet, un homme fort estimable, bien plus estimable que l’administration qui a fait appel à.lui, a la dernière minute, pour contrebalancer son terrible passif par cet actif véritable.M.Gagnon rendra des services appréciables dans le poste qu’il occupera.On pourra compter sur lui pour veiller attentivement sur les intérêts de la province et pour faire autre chose au conseil d’administration dès Chemins de fer Nationaux que de remplir un fauteuil.Il a été mêlé aux grandes affaires; il y est plus mêlé que jamais.Par ailleurs, il a apporté à cette situation une préparation collégiale et universitaire qui passe l’ordinaire chez nous et qui passe de beaucoup l’ordinaire chez les anglophones.Il pourra s’en souvenir sans vanité, mais pour vaincre cet inferiority complex qui paralyse la plupart des hommes de valeur chez nous.• M.le colonel Dubuc A en croire des rumeurs qui nous ont été rapportées, ce technicien, qui, comme tel, jouit de l’estime de ses pairs, ne serait pas entièrement soustrait à cette méfiance de soi-même.Le gouvernement King lui aurait offert la présidence de la Commission des ports, mais il l’aurait déclinée.Ce qui porterait à croire vraies ces rumeurs, c'est que le traitement des trois commissaires — du président comme de ses deux collègues — a été fixé au même chiffre.Nous n’avons pas toujours été d’accord ave» M.Dubuc, précisément sur cette question de la représentation inadéquate des sujets de langue française dans les services de l'Etat; mais nous n’avons jamais nié sa parfaite compétence technique pour cette simple raison que nous savons qu’elle dépasse sensiblement l’ordinaire.Nous regrettons donc sincèrement que la modestie ou le désir de sauvegarder sa tranquillité ait incité, si encore une fois ce que l’on nous a dit est vrai, M.Dubuc a cédé le premier rang à d’autres.Nous avons assez de peine à obtenir justice pour ne pas en profiter quand justice nous est offerte.Des autres titulaires de langue française, M.Morin ef M.Fabbé Vachon, nous ne parlerons pas, parce que notre collaborateur Lucien Desbiens leur consacre ci-contre une actualité.L.D.Carnet d'un grincheux Le contrat de M.Bériau est aboli.Ce n'eit pas une raison pour que les automobiles partent désormaii comme fusils sans plaque.« + * De tous les arts domestiques, le plus important pour l'ancien organisateur était sûrement celui des plaques d'automobile: toute sa fa'mill» y était Intéressée * * * La hache de l'économie continue de siffler.Le Canada aura demain au moms cent mille raisons de peeler; car il perd dans l'aventure un chiffre d affaires de cent mille dollars.* * * Plus le nouveau gouvernement creuse et plut l'encien apperal* Pourri.?* * Le Canada se réjouit de ce que son morts ait conservé un tut» de» vous Im Le salaire des commissaires de la Commission des liqueurs réduit à un dollar par année À partir d'aujourd'hui — Le Dr Merrill Desaulniers aura temporairement tous les pouvoirs de la Commission — En vertu d'un amendement à la loi des liqueurs, apporté à la veille des élections de 1931, les commissaires ont été nommés permanents durant bonne conduite — Cette loi devra être modifiée à la prochaine session ____ • Le contrat à la compagnie Bériau annulé à partir du 1er janvier 1936 Québec, 11.— (De noire envoyé spécial 1.M.Maurice Duplessis, premier ministre de le province de Québec, a annoncé Hier ce qui suit : “Nous avons adopté un ordre en Conseil qui a été ratifié par le lieutenant-gouverneur.A partir du 12 septembre 1936, soit demain, samedi, le salaire des commissaires qjui administrent la Commission des liqueurs est fixé à un dollar par année.En attendant l’adoption des mesures législatives qui s’imposent pour compléter le travail de réorganisation, M.Merrill Desaulniers aura tous les pouvoirs de la Commission des liqueurs de Québec.La loi des liqueurs permet au lieutenant-gouverneur en conseil de répartir les pouvoirs de la Commission des liqueurs de Québec.Alors nous avons donné tous les pouvoirs de la Commission à un seul des commissaires, M.Desaulniers.Nous sauvons ainsi plusieurs milliers de dollars à la province en appliquant les réformes que nous avons préconisées.# ¥ * ‘M.Duplessis explique ensuite pourquoi les salaires des commissaires sont ainsi réduits.C’est qu’en vertu d’un amendement à la Loi des liqueurs à la veille des élections de 1931 les commissaires ont été nommés permanents durant bonna conduite.Nous devons donc attendre la session pour apporter les changements voulus.* * * “Nous avons aussi annulé le contrat de la compagnie de M.O.-A.Bériau, qui avait été pro-^ longé en 1933 jusqu’en 1938.Nous l'avons annulé à compter du 1er janvier 1936.Nous considérons que ce contrat tel que renouvelé est une provocation, surtout l’attitude de certains employés de cette compagnie qui devront répondra de leur conduite qui constitue une véritable provocation à l’honnêteté publique et à la saine administration de la province.# * * “Nous avons découvert que le département de la voirie avait confié des causes importantes à des avocats et eue certains employé», sous lo régime existant à la veille des élections, d’abord et même depuis l’assermentation du nouveau ministèro, avaient, malgré les défenses formelles que nous avions faites, confié ces causes devant la Cour Suprême, la Cour d’Appel, etc., à certains amis.“Nous avons fait venir ces employés responsables et nous les avons blâmés.” Au congrès des médecins Un médecin noir de New-York Le Dr Richard A.Taylor parle de son pays d’origine, la petite rie Saint-Christophe, de l’archipel des Caraïbes Le congrès des médecins de langue française d'Amérique, qui vient de se terminer, comptait un congressiste de couleur, le Dr Richard A.Taylor, de New-York.Sa présence ne pouvait passer inaperçu» même dans la foule des cinq ou six cents autres.Il faut dire de plus que lé Dr Taylor fut assurément l'un des plus assidus aux diverses séances d’étutàe, qu’il fut de maintes visites aux cliniques locales.C'est même au sortir d'une conférence donnée à l’hôtel Windsor (sujet: la tuberculose) que nous avons pu l’aborder pour lui demander une interview.Le nom de Taylor n'indique rien de spécifiquement français.Au fait ne pouvait-il s'agir d'un noir qui aurait simplement fait ses études à l’Université de Montréal ou encore à l’Université Laval?Le cas s’est présenté assez fréquem- ; ment au cours des quinze ou vingt dernières années.L’un des médecins noirs de Montréal, sinon le seul, le Dr Dominique Gaspard, originaire de la Nouvelle-Orléans, n’est-il pas un ancien du Séminaire de Saint-Hyacinthe et de l’Université de Montréal?Tel n'est pas le cas du Dr Taylor, qui n’est pas passé par nos universités mais qui a étudié la médecine au Long Island College Hospital, affilié à l’Université Columbia.Malgré le nom d’écriture anglophone qu’il porte, le Dr Taylor est bien de langue française.Originaire des Antilles, de l’IJe de Saint-Christophe, dans l'archipel des Caraïbes, c'est le français que parlaient scs parents.Lui-mème s’exprime en français avec beaucoup de facilité.De paigage â Québec Tl nous raconte comment U est devenu, en 1928.membre de l’Association des médecins de langue 17 août, mais on ne voit pas comment a pu se constituer ee tiers-là; tout le monde semble avoir voté national, ces messieurs du télégraphe exceptés.* * * Eit-il vraiment possible de “télégraphier” près d'un tiers de suffrage?Il ne faudrait pas que le Canada continue longtemps son plaidoyer pro domo pour aue tout le monde incline à le croire.* ?* M.King nous réduit à le portion congrue.Ainsi ne pense pes tel ministre qui se cerre aux bonnes places et eux belles délégetions.Dès lors que le régime est bon pour lui il le croit bon pour tout le monde Quand Auguste était saoul, toute le Pologne éteit seoule.?* Esdres Mmville, collaborateur du ministère, c'est un signe des temps nouveaux.Le régime Taschereau prostituait les intellectuels dens le réle de lèche-bottes, le nouveau régime les exel- M.Herbette e été frappé par des communistes espagnols et ils ont poussé la galanterie jusqu’à frapper ta femme.Le FrenH popular ne manque pas de front.Mais le Front populaire français encaissera l'affront sans rien dire: on n'e plus le téta près du bonnet depuis qu'il est de mise d'aller nu-tête.L» Grincheux française.Cette année-là, il se trouvait de passage à Québec, chez des amis, au moment où l’Associu-tkn tenait un congrès dans celle ville.Comme il sait le français, il se rendit à quelques-unes des séances et fut remarqué.Des congressistes tirent sa connaissance et lui exposèrent que, puisqu’il parlait français,,que le français était la langue de ses parents antillais, il pouvait devenir membre de l’Association.Ce qu’il fit.Le Dr Taylor a assisté a tous les congrès subséquents, à Montréal, à Québec, à Hull et Ottawa.Dans File de Saint-Christophe, nous dit-il, les indigènes de couleur parlent tous français, bien que l’île soit maintenant possession de la couronne britannique.Mais les relations sont tellement fréquentes, quoticliennes même, avec la population des îles voisines, dont quelques-unes appartiennent a la France, que l’usage du français ne s'est jamais perdu.Le Dr Taylor porte un «om qui n’est pas le sien mais celui de ses parents adoptifs, une famille Taylor dont le chef était un Anglais établi à Saint-Christophe pour y faire le commerce.Le Dr Richard A.Taylor indique toutefois sur sa carte l’initiale du propre nom de sa famille, Augustine.11 était tout jeune enfant quand il perdit son père et sa mère.Presque tous ses autres parents avaient péri lors de la terrible éruption du mont Pelé, en 1902, à In Martinique.Le jeune Richard Augustine fut recueilli par la famille Taylor.Comme il manifestait des dispositions pour l’étude, on lui fit d’abord suivre un cours classique, latin et grec, à l’université Tufts, de Boston, et ensuite des études médicales au Lon9 l&tand College Hospital, où il s’est spécialisé dans la gynécologie.Il pralique maintenant dans la ville même de New-York, dans Washington Heights.Sa clientèle ne se recrute pas que chez les noirs mais aussi chez les blancs, un peu dans toute la population de couleur de la grande métropole des Etats-Unis.Cette population est extrêmement variée.Elle comprend des Japonais, des Chinois, des Arabes d’Asie et d’Afrique, etc., etc.Un carrefour du monde C’est sa qualité d’Antillais qui vaut au Dr Taylor cette clientele cosmopolite.Les Iles Caraïbes, dit-il, sont en terre d’Amérique comme qui dirait un carrefour du monde.Des navires d’un peu tous les pays abordent dans ces Iles, y laissent assez souvent des habitants.C’est ainsi que l’on trouve une appréciable population d’Arabes dans les Caraïbes, à Saint-Christophe et surtout dans les îles fran-aises du voisinage, qui se trouvent moins d'une demi-neure de navigation, Saint-Eustache, Saint-Barthélemy, Saint-Martin.Population flotlante, qui passe assez souvent sur la terre ferme du continent.New-York est la ville toute désignée pour les recevoir.Après avoir été admis dans Ja docte faculté des médecins, le Dr Taylor n’a pas jugé à propos de s'établir dans son Ile natale.Non seulement n’y ‘avait-il plus de parents, non plus que dans aucune autre des Antilles, mais il avait perdu son père et sa mère adoptifs.Toutefois, il lui arrive assez fréquemment de retourner dans son pays, qu’il connaît bien.L« Gibraltai des Antilles Sajnl-ChrisJophe, dit-il, est la dernière des Petites Antilles qui soit passée a l’Angleterre.Au vrai, depuis sa découverte, en 1493, par Christophe Colomb, elle a maintes et maintes fois changé de maître.Cela s’explique par sa situation stratégique.Les Caraïbes sont disposés dans l’Atlantique en forme de triangle.SainGChristophe constitue l’une des pointes, se trouve être comme une sorte de Gibraltar de l’archipel.La cession définitive à l’Angleterre s'est faite à JLa suite de la défaite subie par la flotte de Napoléon à Trafalgar.Le Dr Taylor nous parle d» la beauté des Antilles, de leur climat agréable.Le charme de certaines îles, Sainte-Lucie, par exemple, est prenant.Mais la plus belle de toutes, ajoute-t-il, c’est Saint-Christophe, même si je dois reconnaître que c’est l’une des plus petites.Sa population l’indique d’ailleurs, & peu près 25,000 habitants, presque tous noirs.C’est une île volcanique.!,e cratère, que l’on appelle la Misère, s’élève à quelque 4,000 pieds.Depuis que les Anglais en sont devenus les maîtres, ils ont fait de leur mieux pour imposer leur langue.Ce fut toujours peine perdue.Celle île esl trop rapprochée des îles françaises du même archipel.La population indigène de ces îles est entièrement catholique.Le Dr Taylor lui-même est catholique.Ses parents adoptifs, qui étaient pourtant anglicans, ont voulu qu’il en fût ainsi.Catholique el français de langue, nous dit-il.C’est ce qui nous différencie des Noirs des Etats-Unis, dont l'origine est différente.II faut croire que je suis suffisamment de langue française puisque l’Assoeia-tion des médecins de langue française de l’Amérique du Nord m’accepte comme l’un de ses membres.C'est pour cela que, depuis huit ans, j assiste à ses congrès.La chose m’est d’ailleurs assez facile car le voyage n’est pas long de New-York au Canada.Et j'ai de nombreux amis dans votre pays, à Montréal en particulier.Les congrès de l’Association des médecins de langue française d Amérique auont donc donné lieu à des rapprochements assez inattendus.Emil* BENOIST Les remerciements de M.Dudley LeBlanc M.Dudley-J.LeBlanc, l’organisateur du voyage des Evangélines louisianaises au Canada, nous écrit pour nous redire ]a profonde gratitude que toutes les vovageuses et Im-même gardent à leurs amis du Canada.T] nous prie de transmettre a tous l’hommage de cette gratitude, ainsi qu’une invitatioa renouvelée à visiter son pays.Couvent de $25,000 à Ste-Rose-de-Lima Hull, Qué., 11.(D.NJC.) — Us entrepreneurs E.Brunet & Fils, de Hull, ont obtenu le contrat pour la construction d’un couvent de *25,000 à Sainte-Rose de Lima, à l’usage des Soeurs de Sainte-Marte de Namur.Si vous voyagez.• «érMMx-vous au SKRVICI OiS VOTA.GES, LE "DEVOIR".Billata émit pour tout Im pay* a» «L-a c»mpt(n la Province de Québec au capital de tisoana ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLRS Tau* en oonlormlté avec la loi des aaaurauce».aanctlounée par la Parlement de - - le 32 décembre 1910.«was a* UuMm*.Dépôt (le 025.000 00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la dlaposluon du oublia tgcRvicr jour rr nuit.GEO.V AND EL AC; Fondée en 1890 Directeurs de funérailles Limité* SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE 120 me ftarbel la».Montreal Tél.BEiair 1717 Par FRANÇOIS HKRTEL Un succès de librairie, voilà ce qui se produit assez rarement en notre pays.Celui qu’obtient actuellement le volume signé François Hertel: “Leur Inquiétude” mérile sûrement d’être signalé.Dans l'espace d’une semaine après la publi cation, plus de mille exemplaires avaient été enlevés, et Ton songe déjà à une nouvelle édition.“Leur Inquiétude” est le deuxième ouvrage d’un jeune auteur qui promet beaucoup.Son esprit d’ob servation, sa vaste culture sont évidemment les gages de son succès, et laissent entrevoir une postérité fé conde.L’intérêt qu'a porté le pu blic pour cet ouvrage provient, sans doute, de ce que l’auteur a conduit son étude en marge des «entiers battus de notre littérature U s’est attaché à une étude qui côr toie de près la philosophie, et qui requiert une connaissance étendue de la littérature de tous les peuples el de toutes les époques: l'inquiétude des jeunes gens.François Hertel a observé les téactions de notre jeunesse cana-dienne-française; il Ta étudiée sur le vif et a donné, dans une langue vivante et sincère, les caractéristiques saisissantes de son inquiétude propre.Voilà qui suppose (tu travail personnel, de l’originalité d’esprit et du sens de l’observation.11 fait bon de signaler, de temps à autre, le succès obtenu par des efforts intellectuels.Berlin, Î2.— Le premier service de téléphotographie en Allemagne a été inaugure le 1er décembre 1927 entre Berlin et Vienne.Dans les années suivantes, l’administration des Postes du Reich a créé un réseau lui appartenant pour développer la téiéphotographie dans d’intérieurt du pays.De plus, elle a pris une part importante au développement d’un réseau européen pour la transmission des photographies par fil.Mais la téléphotographie allemande s’est également étendue à certains pays situés hors d’Europe, comme les Etats-Unis d’Amériaue, l'Argentine, le Siam et les Indes Néerlandaises.Dans ces derniers cas.les images sont transmises par radio.La première transmission de photographies ouverte au oublie pour les pays d’outre-mer a été établie en juin 1930 entre Berlin et Buenos-Ayres.L’Allemagne dispose aujourd'hui d’un réseau très étendu de téléphotographie avec cinq bureaux publics à Berlin, tfreslau, Francfort-sur-Mein.Cologne et Munich, qui communiquent entre eux et avec vingt bureaux publics en Europe et cinq bureaux dans les pays d’outremer.Il existe aussi en Allemagne deux bureaux privés appartenant à de grands journaux de Berlin et de Hambourg.Ces bureaux privés sont autorisés à communiquer entre eux.avec des bureaux privés de l’étranger et avec les bureaux publics d’Allemagne et du reste de l’Europe.Mais le réseau de téléphotographie partant d’Allemagne ou touchant ce pays est encore loin d'être 'terminé, t.e 1er août 1936, la Tchécoslovaquie s’esti raccordée à ce i réseau et les essais de transmission d'images, actuellement effectués enlre Berlin et Tokio, permettent d’espérer qn’on pourra sous peu établir un service régulier de télé-photographie entre l’Allemagne et le Japon.Le désir de transmettre au loin ¦ des images date presque des, dé-| buts de la transmission de nouvelles par l’électricité.Mais avant de pouvoir mettre au point un appareil I d’un fonctionnement satisfaisant, I rapide et sûr.il a fallu se livrer à des études scientifiques approfondies.La maison Siemens et Halske a été l'une des première qui se soient consacrées à la construction d’un appareil de ce genre.Elle a créé un dispositif de téléphotograuhie qui, grâce à ses excellentes qualités, ; n’a pas tardé à se répandre dans ; le monde.L'administration des Postes du Reich emploie ees appareils pour ses services de téléphotographie.Le perfectionnement de cet outillage a marché de pair avec les exigences de plus en plus rigoureuses qu’on lui impose et auxquelles il réussit à satisfaire.Pour transmettre télégraphiquement une image, on Texplore optiquement ligne par ligne et point par point, suivant une spirale serrée.La trame ainsi obtenue est si fine qu’on ne Taperçoit qu'avec peine.En raison de cette finesse tous |es détails de l’image sont saisis et reproduits avec une grande exactitude.Aves-vout betoin de bons livre»?Adreties-vous eu Service de librairie du ’Devoir”, 430 Notre-Dame et», Montréal.En coopération avec les Posies allemandes, la maison Siemens et Halske a également rnis au point des émetteurs portatifs pour téléphotographie.[/administration dispose d'un très grand nombre de ces appareils qui peuvent, suivant les besoins, être transportés en tous lieux où ij n'existe pas de bureau public de tclé-photographie Malgré le volume réduit de ces émetteurs d'images, la qualité des images qu’ils émettent est la même que celle obtenue avec les appareils Siemens grand modèle.Les importantes installations que l’administration des Postes allemandes met à la disposition du public pour la transmission télégraphique d'images à l’inférieur de l’Allemagne el dans les autres pays, les frais peu élevés demandés pour celle transmission et la qualité des images obtenue aujourd’hui, même dans le cas d’émissions destinées aux pays d'outremer, permettent d’espérer que l’utilisation de la té-léphotogrnphi# se généralisera de Hier après-midi, devant M.le magistrat Jules Desmarais, Thomas Kennedy a inscrit un plaidoyer de non-culpabilité à l’accusation d’avoir enlevé et séquestré Joseph Bénard, 543 rue Aqueduc, le 17 août dernier, et de Tavoir emprisonné dans le comité de M.Connors, candidat ministériel dans Montréal-Sainte^Anne aux dernières élections provinciales.C’est le deuxième gu’on arrête sous ce chef d’accusation; Gordon Wildman ayant comparu au cours de Tavant-midi devant le même magistrat qui a fixé ces deux procès au 17 septembre prochain.Kennedy est encore accusé d’avoir causé des dommages matériels au comité de M.Reynolds Butler, candidat de l’Union nationale dans Montréal-Sainte-Anne, lelTaoùt dernier.La grande assemblée des catholiques d’Alsace Sur l'initiative du Comité de dé- j fense religieuse, la Ligue des catholiques d’Alsace organise, le dimanche 13 septembre, une assemblée générale appelée à un grand retentissement.La Ligue des catholiques d’Alsace lance à cette occasion Tappel ci-après; En des temps extrêmement graves, la Ligue des catholiques convoque les catholiques d’Alsace à son assemblée annuelle.Cet appel s’adresse à tous les catholiques sans exception.11 est des heures où les événements parlent un langage singulièrement capable d’électriser les foules, de secouer et entraîner les hésitants.Il est des heures où chacun spontanément veut s’enrôler dans l’armée chrétienne.Nous sommes au seuil d’un temps nouveau.Personne ne saurait se dérober aux exigences de ces temps nouveaux.Le sujet de l’assemblée annuelle de la Ligue, répond à ces préoccupations: “Les catholiques d’Alsace et les temps nouveaux”.La Ligue des catholiques compte sur une très grande, participation des catholiques du diocèse à toutes les manifestations prévues, en particulier à la grande réunion publique du dimanche 13 septembre.qui se tiendra jbins les locaux et les cours du collège épiscopal, quai Saint-Etienne, à 14 heures.Cette réunion sera présidée par Mgr l’évêque.C’est le vice-président de la Ligue des catholiques d’Alsace, M.Thiele (Strasbourg), el le si populaire sénateur Sigrisi qui traiteront le sujet du point social et du point de vue religieux.Dans la réunion parallèle qui se tiendra à la même heure, en langue française, au Grand Séminaire de Strasbourg, 2, rue des Frères.M.Tabbé Billing, directeur des oeuvres sociales, et M.le député Ober-kirch, ancien ministre, prendront la parole.Catholiques d’Alsace, hommes, femmes, jeunes gens et jeunes filles, so^cz présents! Jamais, peut-être.l'union et .la collaboration confiante ne nous ont été plus nécessaires; jamais elles n’ont répondu davantage au désir intime de nos coeurs.Si les catholiques d'autres pays sont étroitement unis pour combattre, verser leur sang et mourir pour la cause catholique, nous autres, catholiques d’Alsace.devons réaliser Tunion des forces catholiques la plus complète pour travailler pacifiquement, si Dieu le veut, à la construction du monde nouveau, cl pour affirmer, en même temps, notre volonté inébranlable de donner notre sang et notre vie, s’il le faut, pour nos droits et libertés catholiques.Que Dieu protège la France catholique et notre chère Alsace! G.F KITSCH, prés, de la Ligue des catholiques ANTIKOR-LAÜREHCE PHARMACIE IAURENQI *a.r»ov (ottsroana rrat^um Me John Ahern, qui occupait pour les prisonniers, s’est objecté à ce qu’on leur fasse subir leur interrogatoire hier après-midi, alléguant qu’il n’y avait rien dans la loi autorisant la Couronne à interroger ces personnes avant de leur avoir fourni l’occasion de conférer avec leur procureur.M.le magistrat Desmarais s’est rendu à la demande de Me Ahern.| en libérant, sans qu'on les interro- ; ge, tous ceux qui avaient été appré-icndés sur un dépôt de S50 par personne.Ils subiront leur enquête en vertu de l’article 642 du Code criminel, lundi et mardi prochains.Le “Grand Memento” encyclopédique Larousse la Poudre àCoquerefles (jYSTMEUst If Partout I M, JO.Ht# Instrument unique de culture et de perfectionnement intellectuel d’une part — encyclopédie pratique adapdée aux besoins de Thom-me moderne d’autre part: telle est la double utilité de cet ouvrage, dé-déjà retentissant succès.La partie du Tome 1er, qui traite de la Philosophie — pour s’en tenir aux fascicules les plus récemment parus — est un exemple frappant de la richesse et de la qualité de la documentation que le Grand Memento offre à quiconque veut non seulement apprendre, mais “penser”.La partie suivante, consacrée au Droit, nous fait connaître avec précision, sur des questions pourtant essentielles et d’une portée pratique indiscutable, comme la filiation ou la parenté, les différents contrats, les successions, etc., uneL législation qu’on ignore trop souveiiL II reste à publier quelques-uns des fascicules abondamment illustrés du Tome 1er dont on annonce l’achèvement pour novembre prochain.CHAMPIONS ET PIONNIER DU DACTYLOGRAPHE Mlle Irma WRIGHT, qui a décroché le championnat profouionnol do vitetao le Canada, et George L Hossfield.proclamé champion du monde à TKxpo-sition nationale de Toronto, le 2 septembre, «ont photographiés après avoir été félicités par M.J.J.Seitx, au contra, président d« la Undorwood llliett Fisher Limited.> Deux nouvelles descentes chez les “bookies” Hier midi, à la demande de Me Ivan Sabourin.procureur de la Couronne, la police a fait deux descentes chez des “bookies” a) 1210 rue Peel; b) 51 ouest rue Notre-Dame.Rue Peel on a appréhendé quatre personnes et huit rue Notre-Dame.1 En vertu 'de Tnrlicle 642 du Code criminel, les douze prisonniers ont été traduits dès leur arrivée au pa-ais devant M.le magistrat Jules Desmarais.qui siégeait aux enquêtes préliminaires, pour être interrogés i dnns le sens que le permet l’article ‘ 642» Le livre du jour 99 “Orientations (Par M.l’abbé Lionel GROULX) Table des matières:-— Un simple mot Nos responsabilités intellectuelles La déchéance incessante de notre classe paysanne L’inquiétude de la jeunesse et l’éducation national* L'éducation nationale è l'école primaire L’éducation nationale et les écoles normales L’Université et l’éducation nationale L'esprit estudiantin Langue et survivance Pour qu'on vive Nos positions Notre avenir en Amérique.Volume de 310 pages, format bibliothèque, du Zodiaque.Au comptoir ou par la poste .75s Service de Librairie du ”Devoir”.430, Notre-Da Montréal. VOLUME XXVII — No 213 I — CMJNORIRO — Demain: DIMANCHE, U septembre 1336.lie dim.Pente.Du dim., temld.Lever du salei).3 h.35.Coucher du soleil, 6 h.16.Lever de U lune, 3 h.11.Pleine lune, le fer, 6 7 h.43 du matin.Dernier quart, le 7, à 10 h.du soir.Nouvelle lune, le 15, à o.47 m.du soir.Premier quart, le 23, à 5 h.16 m.du soir.Pleine lune, le 30.i 4 h.7 du soir.LE DEVOIR U DEVOIR est membre de b “Canadian Press”, de r“A.B.C.” et de U “C.D.N.A.” SAMEDI 12 SEPT.1936 TEMPS PROBABLE: NUAGEUX ORAGES Le R.P.Henri Belieau, vicaire provincial à la Baie James OTTAWA, Ont., 11.(D.N.C.) — Le R.P.Henri Belleau, O.M.I., a été désigné au poste de vicaire provincial des Missions de la Baie James.La nomination a été faite par le T.R.P.Cilles Marchand, O.M.I., provincial des Oblats de langue française de l’est du Canada, qui est arrivé hier soir à six heures, à‘l’aérodrome de Rock-cliffe d’une expédition rapide des missions en question.La tournée s’est faite en avion.Le poste qu'occupera le Père Belleau en est un qui relève de la congrégation des Oblats.Le vicariat provincial dont il aura la • direction comporte les missions de Moosonee, Moosefactory, Albany, Ottawa Piskat et Weenisk, toutes dans la province d’Ontario.A ces missions sont attachés une dizaine de soeurs missionnaires ainsi qu’environ 35 frères convers.Rétablissement des relations commerciales entre le Canada et l’Union soviétique Déclaration prochaine de M.Euler Ottawa, 12 (P.C.) — Le premier ministre Mackenzie King annonce *qne le Canada et l’Union soviétique ont rèfaîill'-entre eux d’amicales relations en matière de commerce.Depuis que chacun des deux pays avait interdit l’importation de marchandises, venant de l’autre, interdictions qui dataient du début de 1931, les échanges commerciaux entre eux étaient devenus peu considérables.Le ministre du commerce W, D.Euler a récemment séjourné en Russie.A son retour, il a obtenu l’abrogation de d’interdiction établie par Ottawa.De leur côté, les Soviets abrogeaient celle dont iis frappaient tous les produits canadiens.Mais il y a tout lieu de penser que les deux gouvernements ne se sont pas bornés à ces mesures.Le premier ministre a dit que M.Euler fera une déclaration dans quelques jours.M.King a fait observer que le Canada a été le dernier des pays importants à maintenir une interdiction d’importation contre l’Union soviétique, La Grande-Bretagne cherche énergiquement à commercer avec les Soviets; elle a institué des crédits considérables pour y arriver.On a demandé à M.King si le Canada aurait aussi recours au procédé des crédits.M.King a répondu qu’il ne désirait rien dire à ce sujet, vu que M.Euler doit faire une déclaration.L’interdiction établie par Ottawa avait trait à l’importation de .charbon, de pâte de bois, de toute sorte de bois, d’amiante et de fourrure.Les Soviets ont répondu en interdisant à leurs agences de commerce d’acheter quoi que ce fût du Canada.Echange de câblogrammes Un échange de câblogramm.es, concerté avant que M.Euler partît de Russie, a effectué le rétablissement des relations.M.Euler a câblé à M.S.-K.Soudjin, qui exerce les fonctions de commissaire aux Affaires étrangères: Au nom de mon gouvernement, j’ai l’honneur de s’ous informer que le gouvernement du Canada a décidé d’abroger Carrelé ministériel du 27 février 1931, en vertu duquel il était interdit d’importer au Canada certains produits, venant de l’Union des républiques socialistes soviétiques.l’apprécierais un accusé de réception immédiat sous forme de câblogramme.M.Soudjin a répondu: Je désire confirmer la réception de votre communication télégraphique annonçant que le gouvernement du Canada a décidé d’abroger l’arrêté ministériel du 27 février 1931, en vertu duquel il était interdit d’importer au Canada certains produits venant^ de l’U.R.S.S.Par le présent câblogramme, je vous informe que.par suite de cela, je contre-manderai mon ordre du 20 avril 1931 interdisant à tous les organi-sismes d’importation et à tous Tes agents de commerce de l’U.R.S.S.d’acheter des marchandises canadiennes, quelles qu’elles fassent, et de noliser des navires naviguant sous le pavillon canadien.Débouchés pour le bétail, les semences et les métaux Après avoir annoncé la reprise des relations, M.King a dit que le Canada trouvera sans doute en Russie un débouché considérable pour les vaches laitières, pour le bétail de race, pour les chevaux, pour les semences, pour les métaux et pour d’autres produits.Baisse de nos exportations en Russie Pendant l’année fiscale qui s’est terminée le 3 mars 1930, le Canada a vendu à la Russie des marchandises valant un peu plus de $3,-738,000, et il a importé de ce pays | des produits valant $909,525.En 1932, par suite de la restriction des échanges commerciaux entre les deux pays, la valeur des produits que le Canada vendait à la Russie ne dépassait guère $55,000, et celle des produits qu’il en importait n’était que de $18,000.Mais l’année suivante, des entreprises canadiennes privées concluaient un marché tm vertu duquel la Russie troquait du pétrole contre de l’aluminium, et le Canada exportait une plus forte quantité de blé.Cela porta à $1,776,936 la valeur des produits que le Canada fournit à la Russie, et à $539,419 celle des produits qu’il en importa.Le troc ne fut pas renouvelé.Au cours de l’année fiscale qui s’est terminée le 31 mars dernier, le Canada a vendu à la Russie des produits d’une valeur globale de seulement $1,201, mais il a importé de ce pays des produits valant $279,441.St-Sébastien menacée de destruction si elle ne se rend pas Les anarchistes ont commencé le pillage -Le consulat de France a été fermé et tous les Français ont évacué la ville Saint-Sébastien.12.(S.P.A.) — Des avions du Front blanc ont jeté sur cette ville, il y a plusieurs heures, des feuillets l’avertissant que les troupes du général Mola la détruiront si elle ne se rend pas au murs des deux jours qui suivront la sommation.Le gouverneur.M.Antonio Ortega, admet qu’il sera “difficile” d’empêcher les anarchistes d’incen-d er Saint-Sébastien.Malgré les efforls des nationalistes basques, des anarchistes ont commencé à piller des habitations et des magasins.Us ont entrepris de remplacer les “otages” que les nationalistes basques ont envoyés à Rilbao, sous la protection du gouverneur.Pour cela, ils ont pénétré dans des maisons au milieu de la nuit.L’ambassadeur de France, M.Jean Herbette, a ordonné â tous les Français de partir, et il a fermé le consulat de son pays.nonce que les défenseurs de la Majorque ont tué 2,000 des envahisseurs lorsque les gouvernementaux ont cherché à prendre Plie en question.Il dit que les vaincus survivant ont fui à Valence.Le haut commandement a aussi annoncé des succès sur divers fronts.Il a réaffirmé qu’il n’admet pas qu’on appelle les “blancs" des “rebelles.” Quant aux gouvernementaux, H estime qu’on ne doit pas les qualifier de^ “loyalistes”.Le différend japono-chinois s'aggrave Changhaï, 11.(S.P.C.-Havas).— Le différend japono-chinois résultant de l’assassinat d’un Japonais à Pak-Hol semble sur le point de causer une crise.Le Japon a déjà un contre-torpilleur à Pak-Hoï et il envoie cinq autres navires de guerre à Ce port chinois.Etablissements remis à leurs propriétaires Madrid.12.(S.P.A.) — Il y a quelques heures, le régime madrilène annonçait, selon son habitude, une série de succès militaires.D’autre part, un haut fonctionnaires déclarait que Madrid a rendu à leurs propriétaires, en faisant les excuses qui convenaient, les établissements étrangers saisis nu début de la guerre.Tl a ajouté que toutefois il n’en est pas ainsi des établissements étrangers relevant do sociétés constituées en Espagne: ceux-là auront le sort des établissements appartenant à des Espagnols.2,000 gouvernementaux tuée h Hie Majorque Burgos, 12.(SPA).— Le haut o—entendement du Front blanc an* HITLER HITLER ET ROSENBERG ou vrai visage du national-socialisr (ces pages sont comme une su à l’ouvrage intitulé: “Ce qui passe en Allemagne”.) Brochure de 160 pages, plusiei illustrations.Au comptoir ou i la poste, .60s.HITLER, par Louis Bertrand.Comment j’ai vu Hitler; Comme on devient un dictateur; L’idéo gie du parti national-socialis Quelle peut être notre attitude 1 égard de l’hitlérisme.Brochure de 125 pages, comptoir ou par la poste, ,35s.HITLER, par Pierre Descaves.“Collection Célébrités d’hier d'aujourd’hui.” Au comptoir, .2 par la poste, .30s.Service de Librairie du DEVO 430 Notre-Dame est, Montréal.Hitler parle à 150,000 nazis en uniforme, à Nuremberg Le nazisme est inflexible comme le roc - Une rupture des relations diplomatiques de l'Allemagne avec l'Union Sovétique semble inévitable Nuremberg, 12.(S.P.A.) — Dans une allocution à 150,000 nazis en uniforme, le chancelier Hitler a dit notamment ceci: Les nuages d’hier se sont dissipés et le troisième Reich occupe maintenant une place honorable parmi les pays.Nous prionsAla Providence d’épargner à nos enfants ce que nous avons souffert, mais que nul ne s’imagine qu’on peut arrêter ou modifier notre mouvement.Nous sommes inflexibles comme le roe.Nous voulons la paix, afin de poursuivre une oeuvre de rénovation, selon nos méthodes, non pas celles du juif bol-j cheviste.D’autre part, le chef du bureau central du parti naziste, M.Hermann Reischle, a prononcé, en présence du congrès naziste, un discours qui fournit à des observateurs de nouveaux motifs de penser qu’il se produira une rupture des relations diplomatiques entre l’Allemagne et l’Union soviétique.M.Reischsle a dit céci, dans son discours: Des pelotons soviétiques fusillent nombre de paysans en Ukraine.En Russie, il y a plus de trois hectares de terre par habitant; en Allemagne, il y en a moins d’un demi-hectare.Cependant, le paysan russe vit dans la misère.Cela est le résultat de la domination judéo-bol cheviste.Dans un appel aux femmes patriotes de tous les pays, la déléguée Gertrude Scholtz-Kllnk, dirigeante des femmes nazistes, a demandé une entente tacite contre les efforts que Moscou fait dans tout le monde pour enrôler les femmes sous la bannière du bolchevisme.La doctrine raciite Une personnalité du bureau des affaires étrangères du parti nazis-te, M.Hans Noble, a parlé aux congressistes de la doctrine raciste, et il a dit qu’un Allemand à l’étranger demeure toujours allemand, que) que soit le pays où il vit, car, a-t-il affirmé, c’est Dieu qui l’a voulu allemand, et Dieu lui a imposé les devoirs de l’Allemand, devoirs auxquels il n’est pas possible de se soustraire sans trahir la Providen-ce.Ce qui détermine notre mentalité, a-t-il ajouté, ce ne sont ni le climat ni le lieu, mais ce sont la race et le sang.Il ne faut pas mépriser la culture Le ministre de la propagande, M.Paul Goebbels.s’est élevé contre ceux qui voient dans la propagande une dégradation de l’activité intellectuelle.Il a dit que le mépris de T’intellectualisme” est Juste et nécessaire, mais qu’il faut empêcher qu’il ne conduise au mépris de la culture.Nouveaux lieutenants-gouverneurs Ottawa, 12.— La premier ministre King a annoncé hier soir la nomination de M.Archibald Mc-Nab comme lieutenant-gouverneur de la province de la Saskatchewan, et celle du lieutenant-colonel Philip Primrose comme lieutenant gouverneur de la province de l’Alberta.Les deux nominations entreront en vigueur le 1er octobre.Pendant l’absence de M.Rogers d’Ottawa, M.Gardiner agira comme ministre suppléant du travail, et pendant le séjour do M.Crerar dans l’ouest, le ministre des finances, M.Dunning, agira comme ministre suppléant des mines, des ressources et de la colonisation.Faits divers Garçonnet blessé Un bicycliste a renversé Réal Dufresne, 11 ans, 2533, rue Logan, alors qu’il traversait la chaussée à l'angle des rues Iberville et Logan.On a transporté le jeune Dufresne à Sainte-Justine, nù nous apprenons qu’il souffre d’une fracture de la jambe droite.Il tombe dans une cala Québec, 12.— Donat Saint-Laurent, de Hadlow, comté de Lévis, s’est plus ou moins grièvement blessé en tombant dans la cale du Montcalm.Chasse è l’homme Après une chasse à l'homme au cours de lacjuelle cinq coups de feu ont été tirés, les détectives Le-gault et Guérard ont appréhendé un homme du nom de Paul Ethier, qu’ils ont surpris au moment où il tentait de s’introduire par effraction dans une auto qui stationnait sur la rue Berri, entre de Montigny et Sainte-Catherine.Tenu responsable Naplervllle.12.— Le coroner du district a tenu M.Robert Stevens.411, sixième avenue, Verdun, responsable de la mort de Gabriel De-rome qu’H a renversé avec sa motocyclette.Blessés dans une explosion Adélard Morin, 50 ans, et son fils, Gérard, 21 ans, tous deux domiciliés à 6762, rue Des Erables, ont été assez grièvement blessés hier soir à ]a suite d’uqe explosion qui s’est produite alors qu’ils étaient à souder un barl] ayant contenu de l’essence, à l’aide d’une torche à l’acetylène.L’accident est arrivé au garage situé à 828 est, rue Marie-Anne.La police fédérale Ottawa, 12.— (A.P.) — Le major sir James H.MarBrien, commissaire de la police fédérale, annonce que M.J.-W.Spalding, Sf>us-com-missaire.va prendre sa retraite le 1er octobre prochain et qu’il aura pour successeurM.G.-L.Jennings, actuellement directeur des enquêtes criminelles.M.Jennings aura de son côté comme successeur le sous-commissaire S.T.Wood, présentement chef de la division “F” de la police fédérale; le sous-commissaire D.Ryan.chef de la division “H”, à Halifax, succédera à son tour à M.Wood.Le surintendant de la section de prévention, M.Vernon, remplacera à Halifax M.Ryan.L’Inspecteur E.-W.Ravin, chef de la sous-division de Calgary, prendra à Olttawa le poste occupé par M.Vernon.Bonne nouvelle aux instituteurs Le député de Dorien, au nom de M.Duplessis, annonce le rétablissement des salaires — Une enquête à la Commission scolaire 6 Les Instituteurs et institutrices de la Commission des écoles catholiques de Montréal toucheront des augmentations de salaires, verront l’échelle de leurs salaires rétablie et toucheront même, si c’est possible, en une série de versements, les “retenues” qu’on a faites sur leurs salaires en les coupant de tant pour cent depuis cinq ans.Les instituteurs et institutrices seront traités avec justice et équité.Il y aura une enquête judicieuse sur l’administration de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Voilé le message que M.Grégoire Bélanger, député national de Do-rion, a transmis aux membres de l’Alliance catholique des professeurs de Montréal, hier soir, de la part, selon ce qu’il a dit, du premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis.M.Bélanger a raconté qu’il a fait un voyage spécial à Québec hier matin, avec les députés Thibault et Lorrain et qu’il a vu M.Duplessis à ce sujet.Au début de la soirée, il y eut demande de propositions et autres en présence de M.Victor Doré, président de la Commission scolaire, Mgr A.-V.-J.Piette, président de la Commission pédagogique; l’abbé Oscar Maurice, visiteur des écoles; l'abbé Eustache Saint-Maurice, visiteur; l’abbé Payment, visiteur; l’abbé Adélard Desrosiers, principal de l’Ecole Normale; M.J.-M, Manning, directeur des études; et les sous-directeurs de la Commission scolaire, MM.I.Beau-chemin, L.-P.Lussier, Pilon, A.-C.Miller et M.Cuddihy, représentant des professeurs de langue anglaise.M.Doré, au cour» de son discours, avait expliqué la situation précaire de la Commission scolaire, laissant entendre que cette dernière ne pouvait rien faire présentement pour les instituteurs et institutrices à moins de se procurer d’autres sources de revenus, ce à quoi, elle travaille actuellement.Voici le résultat des élections an conseil de l’Alliance: Section Est: M.Roland Dallaire; section ouest: M.Vital Veuilleux; section nord: M.Maurice Huneault; section centre: M.Jules Vire.Armée d'Afrique Rome, 12.— On rapporte dans la capitale, que le cabinet Italien va approuver un décret créant une armée coloniale permanente pour le nouvel empire d’Afrique.L’armée se composera de 3,500 officiers, de 60,000 soldats, dont 20,000 blancs.Le procès McMahon Londres, 12.— L* procès d'Andrew McMahon, accusé d’avoir effrayé le roi en brandissant un revolver il y a plus de deux mois, commencera lundi.Plusieurs personnages officiels ont reçu avis de témoigner en Cour___ De la gazoline roumaine Bucarest, 12.— La Roumanie va fournir de grandes quantités de gazoline à l’armée yougoslave.Hier le premier ministre de la Roumanie, M.Tataresco, et le premier ministre de la Yougoslavie, M.Stoya-dinovich, ont conclu un accord à cette fin.___ Sir John Sirçon indemne d'un accident Londres, 12.— Le secrétaire de l’Intérieur, sir John Simon, s’est tiré Indemne d’un accident d’auto.La "Banque du Canada” JÇ a Politiqu* M.Auguste-C.Picard, de Québec, est l’un de* aix membres additionnels du conseil d'administration de cette banque annoncés hier par M.Ring Ottawa, 12.— Le premier ministre du Canada, M.King, a annoncé hier, veille de son départ pour Genève, les noms des six membres additionnels du conseil d'administration de la Banque du Canada.Ce sont : Robert McQueen, économiste, de Winnipeg; / J.Leroy Holman, marchand de Summerside, Ile du Prince-Edouard; A.-C.Picard, président de la “Rock Citv Tobacco”, de Quebec; Fred Magee, marchand de poisson, de Port-Elgin, Nouveau-Brunswick; George Coote, de l'Alberta, ancien député progressiste; Le lieutenant-colonel Claude Brown, de London, province d’Ontario, membre d’une société hypothécaire et de la Canada Trust Company.Les deux premiers sont nommés jusqu’en 1942; les deux autres jusqu’en 1941; les deux derniers jusqu’en 1940.La Banque du Canada Le gouvernement fédéral a pris i mesures nécessaires à la natio-tlisation partielle de la Banque i Canada en achetant 100,200 lions de la classe “B” et en nom-ant six administrateurs addition's.Le gouvernement en nom-ant les nouveaux administrateurs, ;st efforcé de choisir des homes d’affaires dans des régions m encore représentées au conseil Chacun des nouveaux directeurs il du privilège de deux votes, urant ainsi au gouvernement îe itrôle absolu du conseil d admi-tration.Les 100.200 actions it le gouvernement s'est rendu ,priétaire lui assurent la proété de la majorité des actions.«mitai de la Banque du Ca-a au début, était de $5,000,000 istitué de 100,000 actions d’une eur nominale de $50.chacune, actions ont été vendues au pu-une limite de 50 actions ayant fixée à chaque acheteur.A la mière réunion des actionnaires ,r avait 1,100 actionnaires, ihacun des nouveaux directeurs srcera son privilège du double e jusqu’à ce que le nombre des ecteurs élus par les actionnai-ordinaires soit réduit à trois.,rs ils n’auront plus qu'un seul e, le conseil d’administration se nnosant de six représentants du Deux des sept directeurs nommés par les actionnaires le sont pour une période de cinq ans; deux pour quatre ans, deux pour trois ans et un pour deux ans.Deux des six directeurs nommés hier, MM.McQueen et Holman, resteront en fonctions jusqu’en 1942; deux autres, MM.Picard et Magee, jusqu’en 1941; les deux derniers, MM.Coote et Brown, jusqu’en 1940.Tous sont éligibles pour un autre terme.La Banque du Canada a été créée en 1934 par une loi fédérale.L’organisation en fut complétée en février 1935 et elle commença ses opérations le 11 mars suivant.Ses fonctionnaires et administrateurs actuels Travaux de trois millions à Montréal C’est ce que le gouvernement Duplessis serait prêt i dépenser sans qu’il en coûte un sou à la ville (De notre envoyé spécial) Québec, 12.— Nous apprenons que l’entretien des représentants de Montréal avec le conseil des ministres a été des plus fructueux pour les contribuables de Montréal, car le nouveau gouvernement Duplessis est prêt, affirme-t-on, à dépenser trois millions de dollars pour des travaux h Montréal, payés entièrement par les gouvernements provincial et fédéral.Ce qui signifie que la ville de Montréal ne paiera pas un sou.Ces travaux comporteront le maximum de main-d’oeuvre at le minimum de dépenses de matériaux de construction et d’expropriation.On fera des travaux è Hle Ste-Hélène, au jardin botanique, aux parcs, etc, l'aménagement des grosses entrées principales des routes qui mènent à Mon tréal.M.Onplessis et la grève des taxis Collaboration entière du gouvernement avec les autorités municipales, pour régler le différend Ce problème relève d’abord de la ville Québec, 12 (De notre envoyé spécial) — Après la réunion du conseil des ministres, hier, le premier ministre a déclaré aux courriéristes parlementaires qu’il venait de rencontrer les représentants de Montréal, MM.Savignac, Lesage et Parent.Il leur a demandé de faire tout leur possible pour résoudre la grève des chauffeurs de taxi.Le premier ministre a déclaré aux édiles qu’il entendait conserver à Montréal son titre de métropole.Il leur a offert la collaboration entière du gouvernement à cette fin, dans toute la mesure humainement et financièrement possible.M.Duplessis veut entendre les deux parties Québec 12 (D.N.C.) — M.Maurice Duplessis et les membres du cabinet ont rencontré hier après-midi, M.G.S.Notkin, représentant des chauffeurs de taxis de Montréal, actuellement en grève.A la suite de cette entrevue, le premier ministre a fait la déclaration suivante: “D’après la manière dont M.Notkin nous expose l’affaire, i] semble que les droits des chauffeurs seraient méconnus, mais avant de nous prononcer, nous voulons entendre les deux parties.C’est un principe de justice.Nous avon» dit à la délégation de diriger d’abord ses efforts vers les autorités municipales afin d'obtenir les amendements nécessaires.Quant à nous, nous ferons tout notre possible, dans les limites de notre Juridiction, pour donner justice à tous les intéressés et particulièrement aux employés”.M.Graham-Ford Towers, gouverneur; M.J.-A.-C.Osborne, gouverneur-adjoint; M.L.-P.Saint-Amour, assistant du gouverneur-adjoint.M.Thomas Bradshaw, de Toronto, administrateur-délégué.Conseil d’administration: MM.R.-A.Wright, de Drinkwater, Saskatchewan; W.-D.Black, de Hamilton; W.-K.McKean, de Halifax; Robert-J.M«gor, de Montréal ; Joseph Beaubien, de Montréal, et W.-C.Woodward, de Vancouver; et les six administrateurs nommés hier par le gouvernement: MM.Robert McQueen, Auguste-C.Picard, George-G.Coote, Claude Brown, J.LeRoy Holman et Fred Magee.Lorsque la loi créant la Banque du Canada fut discutée aux Communes, les députés libéraux, dirigés par M.King, aujourd’hui premier ministre, s’étaient opposés à ce que le gouvernement en fit une Institution privée et avaient demandé que ce fût une institution nationale.Le gouvernement conservateur du temps passa outre et en fit une institution privée.Au cours de la campagne préélectorale fédérale le parti libéral s'engagea à faire de la Banque du Canada une institution contrôlée par l’Etat.A la session dernière, la première du nouveau gouvernement King, une loi fut adoptée modifiant la constitution de la Banque du Canada.C’est cette loi que le gouvernement vient de mettre en vigueur, rachetant ainsi son engagement de faire de la Banque du Canada une institution contrôlée par l’Etat.Edouard VIII à Vienne Vienne.21.— Le roi Edouard VIII, qui prolongera son séjour dans la capitale autrichienne, a fait grand éloge des gens, de la cuisine et des vins d'Autriche hier, au chancelier Hurt Schusschnlgg.On donne pour raison du séjour du roi les visites qu’il doit faire chez un spécialiste de l’oreille.Le cabinet Duplessis siège aujourd'hui Québec, 12.— Lei cabinet Duplessis siégera de nouveau aujourd’hui.M.Draper réélu Le Congrès des métiers et du travail a élu hier à l’occasion de la clôture de sa 52e réunion annuelle M.P.M."Paddy" Draper à la présidence.La réélection a eu Heu f>ar acclamation.Le congrès de ’an prochain aura lieu à Ottawa.be “ginger group” des délégués d’Ontario a reproché au conseil son “état de somnolence’.Le congrès a exprimé hier scs sympathies aux socialo-communis-tes espagnols, qui ont à soutenir la lutte que leur font les insurgés nationaux d’Espagne._____ Le train de l'excureion è Rouyn partira lundi M.GREGOIRE BELANGER REPRESENTERA M.DUPLESSIS — LE MINISTRE LAYTON ET LE DEPUTE THIBAULT PARMI LES EXCURSIONNISTES INITIATIVE DE M.LARIVIERE Québec, 12.(De notre envoyé spécial).— M.Grégoire Rélanger, débuté de Dorlon, a été prié hier, par M.Maurice Duplessis, de le représenter à l’excursion organisée par M.N.-E.Larivière au Témiscamin-gue.Les excursionnistes quitteront Montréal lundi soir, à 10 heures, à la gare Windsor.M.Gérard Thibault, député de Mercier, sera en charge du train.Tous les citoyens intéressés à profiter de l’occasion pour accomplir ce voyage sont priés de communiquer avec le député de Dorlon.M.Gilbert Lay-ton, ministre sans portefeuille, accompagnera tout probablement leaJ excursionnistes.Déclaration de M.Cordeai “Cast illégal”, déclare le prés! dont de la Commission des li queurs — Sa pension — Il au ra recours aux tribunaux “C’est illégal ”, s’est écrié M.L.-B Cordeau, président de la Commis sjon des liqueurs, en corrunentan la mesure que le premier ministn de la province, M.Maurice Duples sis, a prise en réduisant à $1 le sa taire annuej des commissaires di la Commission des liqueurs de li province de Québec, diaprés la Ga zette de ce matin.En menaçant de poursuivre It gouvernement pour réussir à tou cher tout le salaire qui lui est dû le président de la C.L.Q.a déclan au sujet du premier ministre: “M Duplessis a recours à des méthode) sournoises pour destituer les corn missaires.” Pour ce qut le concerne person nellement, M.Cordeau a dit: “Et autant qu’il s’agit de moi, je croil que M.Duplessis et son cabine ont commis une illégalité, car j’a donné ma démission le 12 juin et j ai demandé d’être mis à ma pen sion.” M.Cordeau a encore souteni qu’il ne voyait pas comment M.Du plessis avait ainsi réduit son trai tement surtout après qu’il eût do mandé d’être mis à sa pension “Je devrai donc recourir aux tri bunaux”, a-t-il dit, “mais je n’a pas l’intention par exemple de de mander de faveurs.Tout ce qu< je veux, c’est qu’on me remette et qui m’appartient.” L’exposition d’Aylmer Aylmer, 11.(DjNjC.) — M.Geor ges Auger, député provincial di Gatineau, a présidé hier à Touver ture tfe la 76e exposition annuelï d’Aybner, M.Alphonse Raymond, président du Consei Québec, 12.— On dit dans lei cercles bien informés que M.Al phonse Raymond, sera nommé pré sident du conseil Législatif.Gouverneur de la prison Québec, 12.— Des amis de M Joseph Filion, ancien député di Laval, font des démarches pour qu» M.Filion soit nommé gouvernai de la prison de Bordeaux.Contrat avoc la “Presse” Québec, 12.— II appert que l’an cien gouvernement avait passé ur contrat avec la Presse pour pu.blier des articles sur la colonisation à raison de $800 par moi* Le gouvernement doit encore environ $20,000 et des comptes datent de 1934.On ne répandra plus de calcium sur les routes de la province Québec, 12.(C.P.) — Le gouvernement de Québec annonce la suppression de l’épandage du calcium sur les routes de la province.Il compte par cette mesure épargne) $350,000 par an.Le calcium servait à égaliser la couverture dei routes et à abattre la poussière Le gouvernement espère aussi retrancher de $30,000 à $40,000 de budget d’entretien des autos du mi« nistere de la voirie, qui est ée $92,< 000.Programme de travaux du gouvernement Duplessii Québec, 12 (C.P.) — M.William Tremblay soumettra mardi prochain au gouvernement fédéral le programme de travaux publics que le gouvernement de Québec entend exécuter avec le concours du pouvoir central.M.Maurice Duplessis, qui annonce cette nouvelle, refuse de divulguer le contenu du document en question.Il affirme néanmoins que le programme de M.Tremblay est complet, du moins en ce qui concerne les travaux immédiatement exécutables.La Commission dos liqueurs Québec, 12.— Les membre» d* la Commission des liqueurs do ni le gouvernement .vient de réduirt le salaire à $1 j>ar année sont: M L.-B.Cordeam, président, et MM Ephraim Bénard, vice-président, Merrill Desaulniers, William Hodgson et Gérard Power, commissaires.Le salaire du président était d< $14,006 par année, celui du vice-président, $9,000 et celui des trois autres commissaires, $8,000.Le sort des $15,000 remboursé! par M.Antoine Taschereau CET ARGENT NE SERA PAS VERSE A UN FONDS INALIENABLE MAIS AU FONDS CONSOLIDE DE I.A PROVINCE, DECLARE LE PREMIER MINISTRE Québec, 12.— (C.P.) — M.Maurice Duplessis a déclaré hier soir que les $15,000 remboursés à 11 province par M.Antoine Taschereau, ancien comptabie de l’Assemblée législative, seront versés au fonds consolidé de la Province et non à un fonds inaliénable, comme l’avait demandé M.Antoine Taschereau lui-même, après l’enquêt» sur les comptes publics, M.Taschereau avait fait cette requête parce qu’il désirait qu’un juge de ia Cour supérieure décidât s’il avait le droit ou non de toucher l’intérêt sur l’argent que la Province lui confiait en dépôt.M.Adélard Godbout avait fait savoir à M.Antoine Taschereau qu’il lui faudrait purement et simplement poursuivre la Province, s’il voulait rentrer en possession d< sm 115,000. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 12 SEPTEMBRE 1936 VOLUME XXVII — Ne 213 D m musicale Pas d’alliance avec les communistes Les Concerts Symphoniques entrent dans leur troisième année Comme prologue à mes chroniques régulières qui recommenceront le 19, c’est-à-dire samedi prochain je désire donner un écho à la causerie lue à CRCM par M.Athanase David mardi dernier.Les Concerts Symphoniques entrent dans leur troisième année d’existence.La première, ils avaient un défJcit de $30.la seconde s'est soldée par un excédent de recettes de $125.00.En notre ville, où l'enthousiasme musical était un feu brillant mais aussitôt éteint, où les tentatives rie la doter de la plus haute, de la plus empoignante forme de la musique avaient de la peine à vivre dix mois, il se trouve qu un groupe de fervents a lancé un mouvement toujours accéléré qui.n'ayant pas visé tout de suite au sommet, n’en marche que plus sûrement à sa conquête.Serait-ce qu'enfin notre orgueil se soit réveillé pour tout de bon de son sommeil?J'ai, il y a bien des années, donne ici même une liste de soixante villes américaines, toutes de population inférieure à celle de Montréal, qui possédaient un orchestre donnant des .saisons régulières, et cette liste ne comptait pas les villes comme New-York.Boston, Chicago, Philadelphie, Saint-Louis, Cleveland, Détroit, San-Francisco; tous les exemples étaient puisés dans les villes à très moyenne population.N'est-il pas temps que nous les imitions et que nous donnions le démenti à ceux qui prétendent que nous ne vivons que par le ventre?Nous avons fait notre devoir envers nous-mêmes et envers l’art, en montrant que nous avions soif de vivre par le cerveau, mais n'allons pas nous reposer maintenant dans l’admiration de ce que nous avons accompli.En devoir, même assumé avec allégresse, doit se prolonger Ear des efforts toujours redoublés.a première année, la Société a donné neuf concerts; c’était bien.La seconde, elle a donné huit concerts, six matinées scolaires, deux soirées de festival; c’est mieux.Cette année, elle donnera la même chose; et qui peut dire que l'an prochain, elle ne continuera pas son ascension?Pour cela, il faut l’aider non pas dans l’avenir, mais maintenant.Les obstacles physiques que doit vaincre la Société sont de deux ordres: le manque d’une grande salle et l'exiguïté de celle dont elle dispose; l’absence de fonds deroulement.Comme dans ces maladies, où avant de s’attaquer à la racine, on commence par résoudre certains symptômes, il faut parer aux défauts d’une salle suffisante par la promptitude à se débarrasser de l’ennuyeuse question d’argent.Les membres souscripteurs feront leur devoir; le conseil d’administration a raison de croire que le gouvernement continuera l'octroi accordé par son prédécesseur.La Société a décidé une augmentation très légère des prix des places.Aucun des souscripteurs de l’an dernier ne voudra reculer devant cette mince majoration et chacun d'eux se fera un point d’honneur d’amener un ami à faire comme lui.Le remède serait sans doute une salle semblable au Carnegie j Hall, de New-York, que les souscripteurs voudraient remplir; mais en l’attendant, — et qui sait ce qu’un avenir peut-être prochain nous réserve?— nous ne sommes déjà pas si mal placés avec la salle du Plateau.La prochaine saison continuera la politique de la Société de mettre l’oeuvre d’un musicien canadien à chacun de ses programmes.Le prix Jean-Lallemand sera encore proposé au concours et devra faire naître de nouvelles oeuvres égales au moins à celles qui furent présentées l’an dernier; c est d'ailleurs un prix qui se continuera d’année en année, comme le veut son fondateur.Ces deux atouts que n’a jamais eus en main aucune des socié-! tés du passé ne devraient-ils pas donner à l’actuelle un brevet de i survie par l'attirance qu’ils exer-' cent?En attendant qu’une souscription vraiment nationale intéresse toute la population à l’oeuvre entreprise, comme si elle était la pro- priété de tout le monde et qu'on y puise l’orgueil de ne jamais la laisser péricliter, hâtons-nous de nous abonner aux soirées du Plateau.Si, par un hasard qu’il faut ardemment souhaiter, les abonnements allaient dépasser la capacité de la salle et qu'il se créât une liste suffisante pour plus de concerts que n'en offre la Société, qui sait si l’on ne trouverait pas le moyen de faire comme à New-York, où les programme se donnent en paire?Frédéric PELLETIER La "San Carlo Opera Programme des représentations ,î ('“Imperial” à partir de jeudi soir / Voici les distributions des oeuvres que nous fera entendre la San-Carlo Opéra Company, à partir de jeudi, soir prochain, au théâtre Impérial: Cavalleria Rusticana: Dimitri Onofrei, Bianca Saroya, Charlotte Bruno et Stefan Kozakevitch.Pagliacci: Santa Biondo, Aroldo Lindi et Mostyn Thomas.Carmen: Dreda Aves, du Metropolitan; Aroldo Lindi et Mario Valle.La Bohème: Bianca Saroya.Rolf Gerard, Santa Biondo et Mario Valle.Lohengrin: Dimitri Onofrei, Anna Leskaya et Kravitt.Alda: Bianca Saroya, Lilian Buckingham, Aroldo Lindi et Mostyn Thomas.Faust: Santa Biondo, Gerard et Kravitt.Mme Butterfly: Hizi Koyke, Ken-1 neth Sakos et Mario Valle.Tannhanser: Anna Leskaya.Ge- i rard, Kravitt et Florence Wylde.La location des places, qui ne se fait cette année qu’au théâtre Impérial, est commencée de ce matin."Le pays du sourire" — Au Monument national, les 22, 24 et 26 septembre avec Lionel Daunais, Geneviève Davis- > Lebel, Marthe Lapointe, etc.*— Corps de ballet de More-noff — Chef d’orchestre: |ean Goulet —— Mise en scène de Charles Goulet » 1 i National les 22, 24 et 2fi septembre ep soirée et le 26 septembre en matinée.Ceux qui ont eu la bonne fortune d’assister à la dernière représentation des Disciples de Masse-net et qui ont ainsi pu juger de la richesse et du triomphe du spectacle se sont rendu compte des connaissances et des capacités de metteur en scène de Charles Goulet, lequel fera du ‘‘Pays du Sourire” une opérette inoubliable car.dans son encadrement colorié et exotique, il aura le concours de voix prenantes et harmonieuses comme celle du co-directeur Lionel Daunais, ainsi que celles de Geneviève Davis-Lebel et Marthe Lapointe, sans oublier un choeur remarquable et le corps de ballet de Maurice Morénoff.M.Jean Goulet, qui en sera le chef d’orchestre, est un maître dont la réputation n’est plus à faire.On peut réserver ses billets en téléphonant à Lancaster 4418, tous les jours de 2 à 5 heures.Concert de M.Longtin M.Gustave Longtin, ténor, boursier de la province de Québec, donnera nn conrert, fin d’octobre, à l’auditorium du Plateau.M.Longtin est de retour d’un séjour en Europe et à New-York.Les Soirées littéraires de Montréal Rappelons que l’opérette Le Pays au Sourire sera jouée au Monument CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat DEMAIN MATIN 25e la bolée Cle Chimique FRANCO Américaine LU* ISM rue St-Denia Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL I.a première des causeries-concerts des Soirées littéraires de Montréal aura lieu le mardi.13 octobre.à 8 heures et demie, à l’hôtel Rilz-Carlton.Le conférencier d’honneur sera le Dr Emile Legrand.Jean-Pau) Cholette.basse chantante, remplira le programme musical; au piano d’accompagnement, Bernard Beaupré.Pour tous renseignements appeler Mme Y.-B.Macé.Tel.: DOllard 8141.Nom • .Aar«M* cm » • • • • • ?• • Au studio Tremblay Mlle Marguerite Tremblay, professeur de diction, reprendra ses cours le 1er octobre.Pour renseignements, s’adresser à CH.3854.Le livre des mystères leo pauiTdesbosiers Même avant que la critique dise son mol sur cette oeuvre nouvelle que les amis de Nord Sud marquent leur encouragement à l’auteur, eu achetant Le livre des mystères.Un volume de 180 pages, contenant sept longues nouvelles sur le mystère des natures humaines, des attractions et des répulsions entre individus, de la dispersion des familles de quelques âmes paysan nés, d une âme d'artiste, mystère dg toute vie.Les héros évoluent dans le calme paysage de la ville natale de 1 auteur, Berthier, dans la splendeur lumineuse et incomparable de la Gaspésie; et si l’on peut reprocher à Léo-Paul Desrosiers, rer.tains défauts, personne ne iui contestera le don de voir les choses et de les peindre aver autant d’exac-tiltude que d’émotiou.Le Livre des mysities est en vente au Devoir, à $1.00 franco, et dans toute bonne librairie.On peut aussi se le procurer au-J tographié, cher l’auteur.19 Butterai nut Terrace.Ottawa.Le congrès des Trade-Unions britanniques repousse cette pro- orsition Plymouth, (Angleterre), 12.— ; (S.P.C.) — Le congrès des Trade-; Unions a repoussé presque à l’una-i nimité une proposition d’alliance i avec les communistes pour la for-1 rnation d’un Front populaire.Pour justifier la proposition, on avait parlé de fascisme et de guerre.Les congressistes se sont prononcés apres un vigoureux réquisitoire du secrétaire général sir Walter Citrine contre le communisme.Déjà le conseil général du congrès s’était prononcé contre la proposition, dans un rapport.Pendant le discours de sir Walter, il s’est produit un incident significatif.A un moment, sir Walter a fait observer que Je correspondant de la feuille soviétiqùp Jzvestia était assis dans la partie de la salle réservée aux délégués.C^la a causé du tumulte: les délégués ont crié au correspondant de sortir.Le président a invité le correspondant à se retirer, Celui-ci est retourné à la place réservée aux journalistes.Sir Waiter a lancé ce trait : Je suppose qu’il s’agit seulement d’une tentative de démontrer la praticabilité du Front populaire commun.Dans son réquisitoire, le secrétaire général a rappelé que les communistes sont aux ordres de Moscou.Il a fait observer qu’en Grande-Bretagne l’élément communiste forme du noinl de vue politique, une quantité négligeable.Quant au fascisme, il a dit oue le danger de ce côté-là sera peu considérable en Grande-Bretagne tant eue les membres des unions ouvrières garderont leur bon sens.Un délégué d’union de cheminots, R-J.Crane, membre du parti communiste depuis 16 ans, s’est appliqué à défendre le communisme.‘VARIETES LYRIQUES” MONUMENT NATIONAL LE PAYS du SOURIRE Opérette de FRANZ LEHAR Lee ZZ, 24.i* septembre en tolréf et 26 en matinée.Direction: Daunals-Goulet.Prix de» place*: J1.25 — $1.00 — .60 (taxe Inc.) Rn vente cher Ed.Archambault et au Monument National.MAISONS D’ENSEIGNEMENT TéL: M Arquette 8Z01 LAncaater 441S Les oiseaux migrateurs Règlements pour la chasse promulgués par le ministre de l’intérieur La population étudiante de Saint-Hyacinthe LE NOMBRE DES ELEVES EST DE 3,675 COMPARATIVEMENT A 3,493 L’ANNEE DERNIERE.Saint-Hyacinthe, 12.(D.N.C ) — La population étudiante de Saint-Hyacinthe, qui dépasse habituellement celle de nombreux villages, est encore supérieure cette année a celle de 1935, à même date.Le nombre des élèves dans nos différentes maisons d’enseignement est en effet de 3,675, comparativement a 3,493 l’an dernier, au début de I année scolaire.Les élèves du Collège Saint-Maurice pour jeunes filles, que dirigent les RH.SS.de La Présentation de Marie, ne sont pas comptées, l’entrée dans cette maison ne se faisant que le 16 septembre.Les chiffres, pour chaque maison, sont les suivants à date: Séminaire de Saint-Hyacinthe, 435; Grand Séminaire, 31; Ecole Normale.162; Collège Sacré-Coeur, 181; Pensionna^de La Présentation de Mane, 107; Académie Girouard.527; Académie Prince, 520; Ecole du Christ-Roi, 160; Ecole Mercier, 331; Ecole Larocque, 230; Ecole Jacques-Cartier, 246; Académie Saint-Dominique, 206; Ecole Saint-Joseph, 158; Académie de Notre-Dame de Lorette, 132; Ecole Raymond.193; Juvénat des SS.de Saint-Joseph, 56.Le congrès de la C.T.C.C.Saint-Hyacinthe, 12.(D.N.C.) — Le congrès annuel de 1936, de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada, s’ouvre aujourd’hui el durera quatre jours, jusqu’au 16 inclusivement.Il sera sous le distingué patronage de S.E.Mgr Fàbien-Zoël Decefles, évêque de Saint-Hyacinthe, et sous la présidence de M.Alfred Charpentier, président général de ta C.T.C C., de Montréal.Les Hivers délégués seront reçus ici par M.Alba-ni Blanchard, président du Comité Central des Syndicats Catholiques Nationaux, de Saint-Hyacin-the.Dimanche matin, à 9 heures, il y aura messe spéciale dans la chapelle de PHùtel-Dieu, pour les congressistes.S.K.Mgr de Saint-Hyacinthe officiera et M.l’abbé | Louis-Philippe Breton, vicaire à la cathédrale, prononcera le sermon de circonstance.Les diverses séances du congrès auront lieu dans la salle de théâtre de l’Académie Girouard.Un grand banquet réunira les congressistes dimanche soir.6 heures, dans la salle des bazars de l’Hôtel-Dieu.Le même soir, à 8 heures, grand ralliement ouvrier au kiosque du Parc Des-saulles.En cas de pluie, l’assemblée se tiendra à la salle du Patronage des Jeunes Filles, rue Sainte-Marguerite.La récolte du blé Ottawa.12.Selon des calculs du gouvernement, ta récolte de blé du Canada s’élève celte année à 232.970,000 boisseaux.C’est 14 millions cl demi de moins que l’an dernier.La récolte de l’avoine est inférieure de 120 millions de boisseaux et celle de l’orge, de 74 millions de boisseaux, à celles de l’année dernière.D’apr/s un rapport de Washing-; ton, la récolte du mais aux Etats-• Unis ne dépasse pas le tiers de ! celle de l’an dernier, en raison de ta sécheresse d>- cct été.Edouard VIII et Schuschnigg Vienne.11.(S.P.C.-Havas).— Le roi Edouard VIII el le chancelier Schuschnigg ont eu un entretien de | près d’une heure à l’ambassade de Grande-Bretagne, aujourd’hui.Oltawa, 12.— M.T.-A.Crerar, ministre de l’Intérieur, a promulgué les règlements qui devront régir la chasse aux oiseaux migrateurs au Canada durant l’automne prochain.Les oiseaux sauvages aquatiques du continent, qui ont une grande valeur au point de vue alimentaire et sportif ont, pour cause de sécheresse ou pour d’autres raisons, tellement diminué de nombre durant ces dernières années que de grandes précautions sont nécessaires pour empêcher la disparition de cette ressource.Afin de faire face à cette crise, de plus grandes restrictions ont été imposées pour la chasse de ces oiseaux.Les règlements relatifs à la protection des oiseaux sont basés sur l’autorité de la Loi de la Convention concernant les oiseaux migrateurs et du traité relatif aux oiseaux migrateurs passé avec les Etats-Unis et adopté il y a près de vingt ans dans le but de “sauver du massacre les oiseaux migrateurs qui sont utiles à l’homme ou inoffensifs”, d’assurer la conservation de ces oiseaux et d’adopter un “système uniforme de protection qui atteindra sûrement ce but”.Les nouveaux règlements qui viennent d’être publiés renferment une réduction générale de la longueur de la saison et de la limite du nombre de pièces en ce qui concerne les canards et oies sauvages.Ces réductions ont été faites à la suite d’enquêtes qui ont démontré que le nombre de ces oiseaux avait diminué d’une façon très sérieuse.Cette diminution est due à de nombreuses causes parmi lesquelles peuvent être mentionnées la chasse excessive nue leur fait l’homme, le développement de l’agriculture dans les districts les plus importants de reproduction et les pertes très lourdes dues aux périodes de sécheresse dont souffrirent les terrains de reproduction.La diminution dp certaines des espèces a été si grande qu’ellfes se trouvaient menacées d’extermination et l’imposition de règlements drastiques sera peut-être encore nécessaire pour sauver de la destruction cette grande ressource que possède le continent et que sont les bandes d’oiseaux migrateurs qui sillonnent les airs.Bien qu’une coupe radicale ait été faite dans les privilèges de chasse, ceux-ci sont encore plus généreux que ne le sont ceux que les Etats-Unis accordaient durant la dernière saison.Dans ce pays la limite du nombre de pièces était de dix canards et quatre oies par jour.Le chasseur n’avait pas le droit d’avoir en sa possession plus que le nombre de pièces qu’il était permis de tuer en un jour.L’utilisation d’appeaux vivants pour la chasse des oiseaux aquatiques, et l’usa- e d’appâts étaient prohibés, ces eux méthodes étant très destructives.Aucun écran de chasse ne pouvait être placé à plus de 100 pieds de la rive.D’autre part, la vente des oiseaux aquatiques est défendue depuis de nombreuses années.En plus de toutes ces restrictions la saison ouverte était limitée à un mois.Les nouveaux règlements de chasse pour le Uanada stipulent que, cet automne, la saison de chasse pour les canards et les oies ne dépassera pas deux mois, qu’il sera défendu de se servir d’appâts ou d’appeaux vivants et que la limite du nombre de pièces ne dépassera pas douze canards par jour avec une limite de cent cinquante en une saison et cinq oies par jour avec une limite de cinquante en une saison, et qu'en plus, la vente des oiseaux aquatiques, qui est maintenant en grande partie défendue, le sera totalement, excepté dans les parties éloignées du nord où il existe des conditions tout à fait spéciales.Les hernaches.qui sont une espèce d’oie sauvage de la côte de l’Atlantique, sont protégées par une saison close dans toutes les parties du Canada où elles se trouvent.Le nombre des spécimens de cette espèce a été réduit en dessous de la marge de danger par la disette d’herbe à outarde qui s'est produite depuis plusieurs années, cette herbe formant la base de leur nourriture.Cette plante a été affectée par des troubles ressem-blunt à une maladie épidémique.M.Crerar fait personnellement appel à tous les “sportsmen” du Canada leur demandant de se familiariser et de respecter les nouveaux règlements.Ceux-ci ont été adoptés après une eiKiuête très minutieuse tendant à déterminer le minimum des restrictions qui i pourraient être appliquées pour faire face à la présente situation i critique des oiseaux migrateurs, et | qui sont d’autre part nécessaires pour maintenir l’honneur du Ca- Théâtre Impérial SEMAINE COMMENÇANT IEUDI 17 SEPTEMBRE Grand OPERA SAN-CARLO Troupe complète de New-York.P!u* de 115 artistes, choriste», musiciens et corps de ballet.Jeudi soir.1T sept.: “CAVALLERIA RUSTICANA” et •PAGLIACCI”; vend, soir 18 sept.; “CARMEN”; samedi matinée 19 sept.: "La BOHEME”; samedi soir: “LOHENGRIN”; matinée.20 sept.: “AIDA”; soir: -FAUST”; lundi soir 21 sept.: “Mme BUTTERFLY"; mardi soir 22 sept.; "TANNHAUSER”.Prix des places en soirée.Orchestre Centre, $2.00, $1.50, $1.00; orchestre, «‘és.$1.50, $1.25, $1.00; 1er balcon, $1.25 et $1.00; second balcon.75c et 50c (pins taxe), butinées: Orchestre centre: $1.50, $1.25 et $1.00; orchestre côtés, $1.25, $i.oo et 75c.1er balcon.$1.00 et 75c; second balcon, 50c (plus taxe).La vente des billets commencera samedi matin le 12 sept, à l’impérial.Impresario : J.-A.GAUVIN nada en observant aussi bien l’esprit que la lettre des principes de traité.Ce problème qui englobe le continent tout entier a été soumis à chaque gouvernement provincial, qui était en même temps prié de donner sa coopération pour aider a le résoudre et sauver ainsi pour le present et pour l'avenir nos ressources d’oiseaux sauvages aquatiques.U existe des sections tant au Canada qu’aux Etats-Unis qui n’ont pas été témoins des 'résultats directs de la sécheresse et autres calamités qui ont atteint les oiseaux aquatiques, mais cette ressource se déplacé dans un si vaste rayon que sa conservation doit être envisagée comme une question continentale et non pas d’intérêt local.Fin conséquence, les nouveaux règlements pour ]e Canada sont plus près d’etre uniformes qu’ils ne Font été dans le passé.Les détails complets de ces règlements seront présentés d’ici peu au public au moyen d’affiches et autrement dans le but de renseigner les chasseurs.Il est hors de doute que des causes naturelles aussi bien que les actions de l'homme sont responsables de la diminution du nombre des oiseaux aquatiques, mais seule ja destruction de ces oiseaux par 1 homme peut être contrôlée.Les reglements qui viennent d’être adoptés ont été.écrits dans le but de diminuer le nombre d'oiseaux tués par actions humaines, et de donner ainsi aux oiseaux dont le nombre a si grandement diminué 1 occasion de se rétablir.Une saison complètement close a été considérée comme trop drastique pour le moment du fait que dans certaines régions la mise en vigueur des règlements de protec-V01} autorités provinciales était financée par les licences de j chasseurs, si bie-n qu’en quelque : sorte une saison close supprimerait : les fonds à un moment où la pro-! tection par les gardes-chasse devient d’une plus grande nécessité.Sous fa menace rouge I Par le R.P.ARCHAMBAULT, S J.Le discours prononcé par le R.P.Archambault, S.J., devant les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a suscité le plus vif intérêt.Il touche à l’un des problèmes auxquels est étroitement liée notre survivance: l’envahissement progressif de notre pays par une population cosmopolite.Il dénonce l’imprévoyance et l’insouciance de la plupart des nôtres en face de ce problème et leur rappelle leurs devoirs non seulement de Canadiens français attachés à leur nationalité, mais surtout de membres du corps myst’ïue uu Christ, qui ne peuvent relier indifférents au salut des âmes qui les entourent.Cette critique vigoureuse mais sereine et constructive devait nécessairement éveiller certaines susceptibilités.Des interprétations plus ou moins exactes ont été données de la thèse développée par le conférencier.Heureusement le texte complet de ce discours a été publié en brochure.Il faut le lire pour posséder la véritable pensée de Fauteur, pour juger à leur mérite ses observations courageuses et le plan d iction qu’il a tracé, lequel lui a déjà valu de hautes approbations.Cette plaquette se vend 10 sous l’exemplaire, au Service de librairie du Devoir.430.me Notre-Dame est, Montréal.MAISON D'ENSEIGNEMENT GABRIEL CUSSON.B.M.Prix d'Europe, licencié de l’Ecole Normale de Musique de Paris, reprend set leçons de solfège, chant, harmonie, contrepoint, piano ELwood 6070 ou.le soir, AMherst 6762.Si vous voyagez.adresses-vous au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR”.Billots «mis pour Fou» les pays su tari! dos comoagniet do paquebots, chemins de for.autobus, aussi hôtolo, assurances bafagas et acci.dont», ehèquos do voyages, passeports, Téléphones HVboor 1241* = VOTRE ENFANT PEUT ET DOIT FREQUENTER L’ECOLE NOUVELLE ET LE “THEATRE des PETITS” que dirige Mllo CAMILLE BERNARD Il bénéficier* d'un enseignement basé sur des méthodes françaises MADEMOISELLE BERTHE TREMBLAY Bachelière è-arU.de TUnlversIté de Montréal, fera la CLASSE aux petltt.laa lundi, mardis.Jeudis et vendredis matins.PREPARATION A LA PREMIERE COMMUNION ronforme aux usages requit par les Institutions religieuse* SDINa D'URGENCE — DEPISTAGE DES MALADIES — VIGILANCE DU MEDECIN-INSPECTEUR ! ws COURS de DICTION et de DANSE seront donnés par TAMILLE BERNARD et JEANNE RODIER (de l'école Mazy Beetles) PRIE GLOBAL $•¦«• Par mois — LE THEATRE das PETITS uniquement: $2 00 par mois.— Inscription dans les deux cas $1.00 en plus Demanda* â FR.2896^ la circulaire fort détaillé» = Collège Commercial 785 Mont-Royal E$t (coin St-Hubert) Méthode d enseignement moderiie, supérieure, extra-rapide dans les deux langues.Demoi$elle, 12 ans d’expérience ^,rapC8is.Anglais, Arithmétique, Tenue des livres.Comptabilité et Audition.Machines à Calculer, 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Camille Couture VIOLONISTE Lauréat du Conservatoire de Liège.Belgique, professeur à l'Ecole Supérieure de Musique des Saints Noms de Jésus et de Marie et à l'Institut de Nazareth professeur de Lucien Martin, Ruth Pryce.prix d'Europe, et Marielle Provost, violoniste de concerts.PRIX SPECIAUX POUR COMMENÇANTS.Studio: 3562 Hufchison Tél.HA.0838 Ecole Polytechnique fondée en 1*73 TRAVAUX PUBLICS » INDUSTRIE TOUTES LES BRANCHES DU GENIE Les examens d’admission auront liau le 24 septembre à 9 heures du matin.La rentrée aura lieu le 29 septembre à 9 heures du matin.LABORATOIRES DE RECHERCHES ET D’ESSAIS 1430, rue Saint-Denis .Montréal MADAME JEAN-LOUIS AUDET Professeur de DICTION FRANÇAISE — Directrice de RADIO-PETIT-MONDE ADULTES: PHONETIQUE et DICTION.DIPLOMES UNIVERSITAIRES.ENFANTS: CHANT et DICTION.Cour» d'ensemble.Leçons particulières.CLASSE MATERNELLE pour jeunes enfants: 3 fols par semaine, le matin, de 9.30 à 11 heures.INFORMATIONS : 3959, rue St-Hubert (près Duluth) CH.6177 Classico-Commercial College 466 est, Rachel Résidence, tél.HArbeur 1946 Anglais, français, sténographie et clavigraphie, tenue des livres, erithmétique, etc.Enseignement individuel: $5.00 par meis.Cours du jour et du soir.MONT JESUS-MARIE Sou* la direction des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie Pensionnat et externat pour garçons de 5 à 13 ans Préparation au coura classique français et anglais — Cours commercial Piano — Violon — Dessin — Gymnastique — Elocution.1380, Boul.Mont-Royal, Outremont.CAlumet 57fl Rentrée: Pensionnaires le mardi Rentrée: Externes, le mercredi.1er septembre.* septembre, à 9 h.a.m.Lundi, 14 Septembre RENTREE DES CLASSES Aux institutions suivantes : INSTITUT PEDAGOGIQUE Collège MARGUERITE BOURGEQYS ECOLE NORMALE DE MUSIQUE ECOLE DES ARTS ET METIERS Pour renseignements s'adresser k la directrice 4*71 avenee Westmeunt PENSIONNAT DES URSULINES STANSTEAD.P.Q.Maison d’éducation pour jeunes filles, affiliée à l’Université Laval de Québec, au Dépt de l’Instruction Publique de la Province de Québec.Ceurs classique et commercial bilingues.Dépendances spacieuses et avantages désirables pour exercices en plein air, Préparation au Baccilauréat.au Polytechnique, aux Hautas Etudes, etc.Bous la direction du Prof, Fernand GIRARD INO.CIVIL Tél.HA.154J 1741 St-Di VOLUME XXVII — No 213 LE DEVOlk, MONTREAL, SAMEDI 12 SEPTEMBRE 1936 5 LÀ vre en*aimant Directrice! : Germains BERNIEL La clef du succès La saison des études est revenue et la plupart des parents commencent ® respirer d aise parce que, les décisions prises, les entrées faites et les livres payés, les écoliers non! plus qu'à suivre leurs programmes et tout est dit.Et pourtant, tout ne finit pas là (on P a écrit avant moi) pour les parents intelligents et soucieux de faire profiter et le temps et l’argent dépensés pour ces années delude.Pour retirer ces profits, il ne suffit pas non plus d’attendre avec impatience les bulletins des deux premiers mois et de se croire fixé pour le reste de Vannée.Beaucoup de parents n'ont le temps de suivre ni de près ni de loin les études de leurs enfants; d ailleurs, â y a des gens qui, de toute leur vie, n'ont jamais le temps de rien.D autres prendraient bien ce temps-là, mais ils ne peuvent pas arriver à s intéresser à cette oeuvre de Vinstruction qui parait aride de loin et qui est en réalité si prenante.Et c est bien dommage pour les enfants qui ont si souvent besoin d’explications supplémentaires et d’encouragements au travail.Sans se mettre à la tâche, on peut apprendre aux enfants à apprécier au moins la valeur de leurs livres, non seulement la valeur pé-suniaire, en leur répétant que ces livres ont coûté de l’argent, mais surtout la valeur intrinsèque, c'est-à-dire ce que ces livres renferment de savoir, qui, avec les années, se transformera pour eux en richesse?Le meilleur moyen de leur faire comprendre cette valeur du savoir, c est de leur conter une petite histoire choisie tout exprès ou un fait révélant le bienfait de l’instruction, dun simple renseignement parfois trouvé dans un livre et qui peut rendre un grand service en temps opportun.S'ils comprennent que ce nïest pas tant le papier et la couverture de carton qui ont le plus de valeur, mais tout ce qui passe du livre dans leurs petites têtes, alors ils seront soigneux et de leurs livres et de leurs études.Ils comprendront, en se souvenant de l'exemple donné, que les livres sont de vrais amis et très souvent des bienfaiteurs et qu’il importe de les aimer.Il importe également d inculquer aux enfants de bonne heure le goût et le besoin de soigner leur travail.Tout ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait.Les cahiers doivent être tenus aussi proprement et avec ordre; on doit exiger autant que possible que les lignes tracées, tirées entre les devoirs, soient bien droites et que les en-têtes ne soient pas disposés d'une façon fantaisiste et différente chaque jour.Cela s’obtient assez facilement des petites filles, il faut insister davantage avec les petits garçons.Evidemment cela ne se fait pas tout seul et l’on ne s’imagine pas quelle somme de paroles et de patience un éducateur doit parfois dépenser pour obtenir la discipline et l’ordre dans les jfetites choses et bien des parents et même certains professeurs ne se soucient pas de ces détails; ils peuvent être sûrs qu’ils n’ont pas raison.Les écoliers qui n apprennent pas à tenir proprement livres et cahiers deviennent rarement des ouvriers, des employés soigneux et compétents.Les patrons qui ont des travaux le moindrement délicats à faire, les maîtresses de maison qui demandent un service un peu soigné ont toutes les misères du monde à trouver des employés qui les comprennent et leur donnent satisfaction.Pourquoi tant de gens travaillent-ils si mal?Qu’ils soient ouvriers, domestiques, commis, ou qu’elles soient couturières, bonnes, sténographes, etc.?Parce qu’ils n’ont pas appris à bien faire ce qu’ils faisaient.( On a une preuve de cela tous les jours en regardant les rues si mal balayées quand elles le sont.Avant longtemps il faudra une école de balayeurs de rues pour leur apprendre à manier le balai avec l’énergie nécessaire à un meilleur résultat et se servir de leur tête autant que de leurs pieds.) Le passable, l'à peu près, le pas mal! Combien, n’ont que cette seule ambition?Il n’est pas surprenant que, devenus adultes, ils soient obligés de se contenter d'un emploi à peu près convenable et d’un salaire à peu près suffisant.Ce ne sont pas ces insouciants, ces incapables qui auront jamais ce que les frères Tharaud ont si heureusement appelé la piété de l’ouvrage bien fait et que l’on doit se forcer d'acquérir si l’on veut que le succès couronne le travail.Une besogne, si humble soit-elle, si elle est faite avec application et avec soin devient en quelque sorte une oeuvre d’art.Ainsi cette vieille paysanne qui “rampaillait des chaises du même esprit, du même coeur et de la même main que les artistes d autrefois avaient taillé les cathédrales".C’est ainsi qu’il faut apprendre à travailler aux enfants si l’on veut qu’ils deviennent réellement compétents un jour et ne continuent pas d’aug-N menter le nombre déjà si nombreux de ceux qui ne s’en tiennent qu’à l’à peu près et qui, infailliblement, gâtent le moindre travail par leur manque de soin.La piété de l’ouvrage bien fait, voilà un des meilleurs moyens pour réussir et obtenir du succès.PRISCA SEPTEMBRE O septembre, test toi: tes beaux ciels allégés, T on air où les parfums de l’été s’atténuent.Le charme de tes soirs aux calmes avenues.Et l’offrande odorante et rouge des vergers! Si mon bonheur qui tremble en loi se réfugie, Qui as son doux visage pur, mais triste un peu, C’est qu’il a reconnu dans*ta voix, dans tes yeux.Septembre, une tendresse exquise d’élégie! Camille MELLOY fort peu de savoir si l’odeur du tabac convient ou non à ses voisins et n’altère pas la saveur de leurs mets.Il est fort désagréable également de voir et de respirer les bouts de cigarettes qui jonchent, mal éteints, des cendriers placés sur la table voisine.Cette odeur incommode d’ailleurs les fumeurs eux-mêmes, aussi écartent-ils le cendrier.dans la direction du voisin.” Il n’est pas nécessaire d’être à Paris pour être incommodé par la fumée de cigarelte à table.Bien rares à Montréal sont les restaurants et les salles à manger où l’on ne soiUpas obligé de prendre son repas dans une atmosphère enfumée.Mais la mode et la vogue passent souvent avant la politesse et la délicatesse, comme elles passent souvent avant le sens commun.Les nouvelles féminines Court du soir de la S.O.C.4vfs aux lectrices A propos de communiqués Tout let communiqués d'intérêt féminin dsvront être envoyés ê la directrica do ta pifs féminine du “Devoir”.Los communiques qui ne seront pas écrits lisiblement, sur un seul côté du feuillet et sur une feuille de format ordinaire ne seront pas considérés.Nous ne recevrons plus, désormais, ceux qui sont écrits sur dos petits feuillets transparents.Nous ne recevrons pas les communiqués par téléphone.Nous ne nous engageons pas i publier plus d'une fois lo mémo communiqué.Tout communiqué doit être signé ot nous parvenir avant quatre heures, la veille de sa publication.LA DIRECTION couvertures Nombre de spéciaux sont offerts — venez les voir — achetez tout ce dont vous aurez besoin cet hiver — aux prix de vente les plus bas.Le cerf J'entrai au bois par un bout de l’allée, comme il arrivait par l’autre bout.Je crus d’abord qu’une personne étrangère s’avançait avec un pot de fleurs.Puis je distinguai le petit arbre nain, aux branches écartées et sans feuilles.Enfin le cerf reparut net, et nous nous arrêtâmes tous deux.Je lui dis: — Approche.Ne crains rien.Si j’ai un fusil, c’est par contenance, pour imiter les hommes qui se prennent au sérieux.Je ne m’en sers jamais et je laisse ses cartouches dans leur tiroir.Le cerf écoutait et flairait mes paroles.Dès que js me tus, il n’hésita point, ses jambes remuèrent comme des tiges qu’un souffle d’air croise et décroise.Il s’enfuit.— Quel dommage! lui criai-je.Je rêvais déjà que nous faisions route ensemble.Moi, je t’offrais, de ma main, les herbes que tu aimes, et toi, d’un pas de promenade, tu portais mon fusil couché sur ta ramure.Jules RENARD.Les Soeurs adoratrices du Précieux-Sang en Chine JONAS»; ?aw» MIXTURE EXTRACT VAN III A ^jiïrrr NtRIUWlttiC* M0NTMI*, Les essences culinaires JONAS Sont sans rivales sous le rapport de la PURETE.de la FORCE et de la Richesse d'Arome.En vente partout.Faut-il fumer au restaurant?Dans un quotidien parisien on pouvait lire cette réclamation faite par une lectrice au sujet des personnes, hommes ou.femmes, qui fument dans les restaurants: "Il est fort désagréable, disait-elle, de recevoir pendant son propre repas des bouffées de fumée soufflées à droite ou à gauche par le fumeur égoïste, qui s’inquiète La supérieure du Monastère du Précieux Sang de Sienhsien, Hopeh, Chine, doit foncier en l’année 1937 une nouvelle Maison de son Institut à Süchow, Chine.Cette supé-rieude, la Révérende Mère Thérèse de Jésus (Marie Beaudoin) professe du Monastère de Joliette, a fait appel aux divers Monastères du Précieux Sang pour le recrutement de la nouvelle Maison Chinoise.Les Monastères de Joliette et de Prince-Albert répondent sans retard à cet appel et envoient dès'le 27 septembre, trois jeunes missionnaires.Ce sont les Révérendes Soeurs Saint-Paul-de-la-Croix (Julienne Ja-nelle, de Manchester).Marie-Aurélie (Marie-Thérèse Martel, de Québec) et Saint-Stanislas-Kostka (Gabriel-le Forest, de St-Paul de Joliette).La Société de* Ouvrière» Catholiques reprendra bientôt ces cours du soir et elle invite toutes les dames et jeunes tilles A venir s’inscrire dés maintenant.Ces cours seront donnés comme suit : : Lundi: chant, sollège.pose de voix, chant religieux et profane.Mercredi: coupe, couture, ouvrage de fantaisie telle que broderie, tapisserie, dentelle b l'aiguille et tricot.On fait aussi robes, manteaux, chapeaux et réparages de vêtements usagés Vendredi: dessin et peinture.Pour plus de renseignements s'adresser à Mlle Lefebvre.Fédération Nationale St-Jean-Baptlste, 853 est Sherbrooke, FR.2665, de 5 hrs p.m.b 9 hrs p.m.Cours professionnels gratuit* L'Association des Kmployées de bureau fera l'ouverture de ses cours professionnels gratuits le 28 septembre b 8 hrs du soir, b la Fédération Nationale Salnt-Jean-Baptlste, 853 est, rue Sherbrooke.Des leçons de langue française et anglaise, correspondance commerciale, traduction sténographie bilingue, comptabilité, arithmétique supérieure, tenue de bureau, etc., seront données trois soirs par semaine.Prière de s’inscrire dés maintenant b la Fédération Nationale Salnt-Jean-Baptlste, de 2 b 5 heure» de l'après-mldl.Chez les employées de magasin L’ouverture des cours donnés par l'Association professionnelle des employés de magasin aura Heu dans l'ordre suivant: français et anglais, lundi, 5 octobre: couture, mardi, 6 octobre: chant, mercredi, 7 octobre.Les Inscriptions se feront jeudi soir.1er octobre, b la Fédération Nationale Salnt-Jean-Baptlste, 853 est, rue Sherbrooke, b 7 h.30.Les anciennes de Sainte-Croix Le 20 septembre, dimanche de la solennité de la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs, aura Heu à la malson-mére des Soeurs de Sainte-Croix, b 8t-Laurent.une réunion générale des anciennes élèves de toutes les maisons dirigées par les Soeurs de Sainte-Croix.Le comité d’organisation et les religieuses tiennent b ce que le plus grand nombre possible d’anciennes assistent à ce ralliement des Sainte-Croix.La Journée débutera par une messe, b 9 heures a.m.((heure d'été), célébrée par Mgr Conrad Chaumont, directeur de l’Action Catholique.On voudra bien considérer cet avis comme personnel ou donner son adresse aux offlclères suivantes: Mme R.-M.-T.Larln, 3456 Patrlclt.tél.DExter 1795, ou Mme Lucien Desbiens.2269 Wilson, tél.ELwood 5659.Pèlerinage Franciscain* à Ste-Anne de Beaupré Le pèlerinage annuel des Soeurs tertiaires de la Fraternité Ste-Ellsabeth, au Sanctuaire de Ste-Anne de Beaupré, sous la direction des BR.PP.Franciscains, aura lieu le samedi, 19 septembre prochain, b bord du vapeur "Québec".Départ du quai Victoria b 7 h 30 p.m.(heure avancée).Retour le lundi matin vers 7 hrs (heure avancée) Pour renseignements et billets s'adresser au No 1215 avenue Seymour, Wllbank 2806.Retraites fermées AU MONASTERE BE MARIE REPARATRICE, 1025 MONT-ROYAL OUEST, OUTREMONT parloir du couvent une heure plus tôt.Vu l’absence de vestiaire, les tertiaires sont dispensées, jusqu'à nouvel ordre, de porter le grand habit.La première réunion dans le nouveau local aura lieu le 13 septembre courant et elle coïncidera avec l'ouverture de la vi-slte canonique qui ae continuera Jusqu au 18; exercices à 3 hrs de l'apréa-mldl et b 7 hrs 45 du soir.Les personnes '-ul désirent entrer dans le Tiers-Ordre sont Invitées b assister aux exercices du soir et elles en retireront de précieux avantages.Retrait^ fermée pour jeunes filles Une retraite fermée soua la direction du R, P.Louis Roy, S.J.sera prêchée pour les jeunes filles du 25 au 28 septembre courant, & la Villa Saint-Joseph, 4122 Avenue de Lorlmler, appel téléphonique: AMherst 2944.Prière de s'inscrire et de retenir sa place à l'avance; prière aussi de se munir d'un voile blanc ou noir pour la chapelle, d'une Imitation de Jésus-Christ et de son petit nécessaire de toilette.Deuxième étage.•^T.EATON Partie de cartes Mardi le 15 courant b 2 heures p m.aura Heu une partie de cartes organisée par les dames patronnesses au profit de l'Oeuvre de la Réparation b la Très Ste-Face Inc., sous la présidence de Mme A.-E.Chevrier au no 4312 ave Papineau.Pour Inf.AM.4959-5426.Pour l’hospice de Maisonneuve Une partie de cartes sera donnée b la salle du Jardin de l'Enfance, mardi le 15 courant b 2 h.au profit de l'hospice pour l'achat du charbon de chauffage avec le concours des Dames de Charité et de leurs amlea, Fraternité Saint-Antoine Le retraite annuelle de la fraternité St-Antolne aura Heu b la chapelle dédiée b ce grand saint, coin Plessis et Lagauche-tlère, du 13 au 19 septembre.Les exercices seront prêchés par le R.P.Archange, franciscain.Il y aura messe et Instruction b 7 h a.m., sermon et salut b 2 hrs et demie et 7 h, et demie p.m Toutes les dames sont Invitées; la nef de la chapelle est réservée aux tertiaires.L'Offrande filiale par CAMILLE'MELLOY Camille Melloy, poêle e( artiste, nous fait lire avec lui le livre enchanté de son enfance, de sa jeunesse, de sa vie d’homme et de prêtre où à chaque page se profile la figure aimable et aimée d’une jeune maman avec son petit garçon, plus tard avec un adolescent et plus tard encore la vieille maman et son prêtre.Livre plein de tendresse, de dévotion filiale et d’émotion poétique à mettre dans notre bibliothèque ou à offrir en cadeau.Au comptoir ou par la poste.75s.Service de librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.qui croient compatibles la vie de l’esprit et la condition de paria.Vous ne croyez également qu’à un effort collectif.Dans la grande bataille de demain, à chacun vous avez voulu assigner son rôle, sans même exclure prêtres, religieux, éducateurs.Vous n’êtes lias de ceux qui attendent tout de celle grande décevante qu’est la politique.pour prépondérante que soit d’ailleurs sa fonction.En notre société capitaliste.— et qui ne le sait?—les politiciens ne restent généralement que des impuissants et des enchaînes si, pour les faire agir, un peuple ne se sert de sa volonté et du fouet.Effort synthétique, effort collée^ tif! Vous savez enfin que ni l’un ni l’autre, notre peuple ne les consentira avec puissance, s’il ne s’y détermine au nom d’une mystique: estime de sa culture, sens de son histoire et de sa mission, prix de son âme française et catholique.Les suprêmes secousses populaires dépendent, en définitive, d’un choc de l’immatériel.Et c’est pourquoi, en tout un chapitre, vous prônez hardiment “la renaissance de l’économie par la renaissance de l’esprit français”.En d’autres ternies, vous nous rappelez que nous aurons tôt fait de seequer toutes les servitudes le jour ou nous aurons recouvré le sens de notre dignité.Voilà, mon cher Monsieur Marcotte, les quelques notes que je viens d’écrire en marge de votre ouvrage d’une lecture si vivifiante.Par son titre seul, "OSONS!”, suffirait à nous avertir qu’en notre ère quelque chose est changé: nous ne sommes plus des résignés.Nous avons résolu de vaincre.Tous les vainqueurs ont commencé par là.Veuillez croire, mon cher Monsieur Marcotte, à l’expression de mes meilleurs sentiments.(signé) Lionel GROULX.prêtre."OSONSI” est en vente au Service de Librairie du Devoir, 43(1, rue Notre-Dame est, Montréal, au prix de 25 sous, franco.«t La F.M." LA DICTATURE DES PUISSANCES OCCULTES, par Léon de Pond ri” La F.M.d’après ses documents secrets, un volume in-8, couronne (33fi pp).Ce volume est l’exposé d’ensemble le plus clair et le nlus complet qui ait été écrit sur la F M.Il remplace une bibliothèque et résume, en s’appuyant sur des documents irréfutables, tout ce nu’il importe de savoir sur cette importante question.Au comptoir et par la poste.$1.25.SERVICE DE LIBRAIRIE du Devoir.430, Notre-Dame est, Montréal.La minute gale APRES L’AUDITION Le pianiste.— Lequel de mes morceaux les auditeurs préfèrent-ils?Le speaker.— Ils réclament.votre fugue!.Il y aura au Monastère de Marie Réparatrice, des retraites fermées pour Jeunes Filles du 17 au 20 septembre, pour Employées de Bureaux et jeunes filles du 24 au 27 septembre Prière de s'inscrire b l’avance et d'inclure un timbre pour toute demande de renselgnemente, La Garde d'honneur du Coeur immaculé de Marie La réunion mensuelle des Dardes d'Ron-neur du Coeur Immaculé de Marie aura Heu, comme b l'ordinaire, le deuxième dimanche du mois, 13 septembre, b l’Issue des vêpres chantées b 3 heures p.m.dans la chapelle des Religieuses du Bon-Pasteur, 104 est, rue Sherbrooke Tous les fidèles mais spécialement les associés y sont cordialement Invités.Fraternité Notre-Dame des Anges Nous désirons rappeler aux membre» de la Fraternité Notre-Dame-des-Anges que les réunions mensuelles se tiendront dorénavant b l'église franciscaine de la rue Dorchester (chapelle souterraine), le deuxième dimanche de chaoue mois, b 3 hrs p.m.Les novices devront se réunir au ^Osons ! #/ 1936.forli- l’en- cana- Crand ralliement’ annuel DES RETRAITANTS DE LA MAISON DU CHRIST-ROI, DIMANCHE.13 SEPTEMBRE, A CHA-TEAUGUAY BASSIN Cette journée du Christ-Roi sera sous la présidence d’honneur de Monseigneur Conrad Chaumont, directeur de l’Action Catholique.Montréal.PROGRAMME SPECIAL Le 13 au matin: Arrivée des retraitants.Messe à 10 heures à la chapelle de la desserte.Sermon de circonstance Dîner sous bois.Dans l’après-midi, à 2h.: Conférence dans la salle du Christ-Roi par M, April,, le président de la Ligue des retraitants.Vers la fin de l’après-midi, Salul en plein air.Chant par la foule.On peut se rendre à Château-guay-Bassin, par trains du New York Central, par autobus, ou par automobiles, via Font Honoré-Mer-cier.Des automobiles transporteront gratuitement les retraitants, du Pont Honory-Mercier à la Maison du Christ-Roi.Tous les retraitants de la Maison du Christ-Roi doivent se faire un devoir d'assister au grand ralliement du 13 septembre.(Connu.) M.l’abbé Groulx écrit à l’auteur une émouvante lettre : , Montréal, 6 septembre Monsieur J.-H.Marcotte, Montréal.Cher Monsieur Marcotte, Votre livre, Osons 1, vient fier un symptôme nouveau trée des hommes d'affaires diens-français dans la lutte de notre peuple pour son émancipation économique et nationale.Ceux de ma génération, qui ont connu un-autre état d’esprit, savent combien ce signe est réconfortant.Votre collaboration d’homme de finance me plaît pour cette autre raison que vous ne portez aucune des oeillères trop coutumières aux hommes de votre catégorie.Vous n'êtes pas d’avis que tout commence et tout s’arrête à la finance.Vos horizons sont humains; ils sont ceux d’un Français et d’un catholique.Vous ne crovez qu'à un effort synthétique.Ét c’est Je bon sens même.L’économique ne se sépare point du reste de la vie, tout comme la vie d’un peuple ne saurait se passer de l’écénomique.Par là, vous condamnez la stupidité des faux maîtres qui voudraient enfermer notre idéal de chrétiens et de “A B C du petit Naturaliste canadien” par Harry BERNARD vol., format 6 x 9, 64 pages, 26 illustrations par vol).En préparation (Règnes végétal et minéral) Le petit Herboriste .25 Le petit Fleuriste.25 Le petit Arboriste.25 Le petit Jardinier.25 Le petit Minéralogiste .25 Français dans une voûte de banque, et la stupidité de ces autres 430 Notre-Dame est.n Parus à date (Règne animal) Le petit Pêcheur.25 Le petit Chasseur .25 Le petit Entomologiste .25 Le petit Oiseleur.25 Le petit Fermier .25 aux EDITIONS ALBERT LEVESQUE Avantages de la série lo Rédigés pour la jeunesse, cette série vise i vulgariser des notions élémentaires sur les choses de la nature canadienne: animaux, plantes, minéraux.2o Dans chaque petit volume, l’auteur étudie, selon l’ordre alphabétique, 26 spécimens des règnes animal, végétal ou minéral, propres à notre pays.Bo L’atriste Arthur Lemay illustre, en regard du texte, chacun des spécimens présentés par l’auteur.4o Chaque ouvrage comporte un récit pittoresque, une affabulation sommaire qui captive l'attention du jeune lecteur.5o Un glossaire termine chaque volume, pour expliquer les termes spéciaux ou techniques et enrichir ainsi le vocabulaire de l'enfant.6o La série complète contient l’étude d'environ 250 spécimens canadiens et plus de 250 illustrations correspondantes.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR Montréal Feuilleton du “Devoir LUNES ROUSSES ERIC de 53.(Suite) I! regretta de ne pouvoir demander l'avis d’Henriette; malheureusement, Gilbertt, très enrhumée, ne bougeait plus du logis.11 était imposable d’avoir un entretien avec sa soeur.M.de La Gerbeiière, trop poli pour faire attendre une femme, prit avant trois heures la direction de Mailleroy.Les vieux retraites inoccupés chronométrèrent sa vitesse en le voyant passer.Ils prenaient du plaisir à ce jeu.Oubliant sa prudence coutumière, Gaston appuyait sur l’accéléra-teui, il aurait voulu être arrivé dès que parti.Les trente kilometres furent bientôt franchis.M.de La Gerbeiière enfila en éclair la belle avenue de chênes conduisant au château et s’arrêta pile, devant la façade, comme un as du volant aurait pu le faire.R apprit avec plaisir que le baron et la baronne venaient de sor-tir, mais qu’ii serait certainement reçu par Mme de Montmaur.— Qu’est-ce qu'elle a bien pu faire, cette petite?soliloquait Gaston.au moment où le domestique ouvaii devant lui la porte du salon Pourquoi veut-elle absolument me parler?Mme de Montmaur entra tout de suite, un sourire aux lèvres, M.de La Gerbeiière admira son aisance en même temps que la grâce de sa silhouette exactement moulée dans la robe de velours.Elle s’avançait vers lui d’une allure légère, souple qui était un de ses grands charmes, et s’écria gentiment: — Quelle bonne idée vous avez eue de venir, cher Monsieur! J’étah seule, je m'ennuyais.Racontez-mo' vite de jolies aimables choses.M.de La Gerbeiière constata intérieurement cette facilité qu’ont les femmes de mentir.Il baisa la main tendue en ébauchant une phrase d’hommages.Le valet s’était retiré.Alors, brusquement, les beaux yeux s'assombrirent; elle dit, I accent tout changé, très grave et très ému: — Je ne sais comment vous remercier de vous être dérangé pour moi.C'est bien indiscret, ce que j’ai fait; vous devez être surpris.M.de La Gerbeiière la regarda en face et répondit simplement: — Non, Madame, je ne suis pas surpris; je suis à votre disposition, et croyez que Je serai sincèrement heureux si je peux vous être bon à Le “Devoir” commencera tout prochainement la publication d’un nouveau feuilleton quelque chose.C'est à moi de vous remercier de me prouver que vous n'avez pas une trop mauvaise opinion de moi.Il la vit de plus en plus embarrassée et la plaignit de toute son âme.Comment cette délicieuse femme avait-elle pu rendre son mari aussi malheureux! Cela rentrait dans la catégorie des faits inexpli-1 cables.Mme de Montmaur s’évertuait à trouver les termes plus propres à exprimer des choses très difficiles.Son visiteur, en face d’elle, l’étudiait discrètement.H voyait le frémissement des cils épais semblables à une frange de soie sur tes joues dorées, le mouvement encore un | peu enfantin de la bouche contrac-! tée pai l’émotion.Il remarqua aussi, à l'extrémité du sourcil gau-1 che, près de l’oeil, un signe noir velouté.C’étai’ bizarre et charmant comme ces mouches à la mo-j de du XYTlIe siècle.M.de La Gerbeiière s’étonna de n’avoir jamais prêté attention à ¦ cette particularité’physique.Par enchaînement des diées, il pensa ’ au mari de Françoise et crut enlcn-1 dre Alec lui dire — et de quel accent! — "Alors, on m'a tout simplement repris ma femme." D’un ton mélangé de respect, de bienveillance quasi paternelle et de bonhomie légère, ce mélange dont il avait le secret et qui lui avait attiré tant de confidences, il reprit : — Je ne crois pas me tromper, madame, en présumant que vous me jugez capable de pouvoir vous rendre service.Car c’est bien pour cela, n’est-ce pas?que vous m’avez fait l'honneur de m’écrire de venir à Mailleroy aujourd’hui?Une flambée de sang courut sur les joues de Françoise.- C’est vrai, dit-elle, franche el toujours très simple.Vous devinez aussi sans doute ce que je.Elle s’arrêta, J’aimerais vous entendre me le dire, fit Gaston.— Je voudrais, reprit Mme de Montmaur, détournant la tête, je.veux revoir mon mari!.J’ai eu mille fois tort avec lui Je le sais.Oh! comment ai-je pu faire, une folie pareille! gémit-elle sourdement.J’étais une enfant, je ne savais rien, je ne comprenais rien.et Jui.—- Lui n’a pas été assez patient, affirma M.de La Gerbeiière qui avait décidément changé de proté gé.Mais si, il l'a été, protesta Françoise, montrant par là que les femmes savent rarement ce qu’elles veulent.Ce n’est pas sa faute si je suis allée jusqu’au bout de sa patience.Quand je l’ai vu.c’était trop tard — elle rougit un peu, — et puis je.je n’ai peut-être pas été bien conseillée.Elle entrait dans la voie des confidences.M.de La Gerbeiière ne dit rien, mais il eut un regard plein de sympathie et de bonté; alors, elle acheva d’un trait: Ma mère m'adore, vous savez.Elle est restée veuve très jeune: mon père a été tué au début de la guerre.elle n’a jamais voulu se remarier, je suis tout pour elle; moi, je lui rends bien son affection, mais.Elle n’a pas eu l’idée qu'à présent votre mari passait avant elle, conclut Gaston.C'est fâcheux de manquer de clairvoyance à ce point, mais c’est très fréquent, (A Suivre) Ca journal est Imprimé au no «6 rus Notre-Dam* est.à Montréal, par ITmprl» merle Populaire (b responsabilité limitée), * dltrlcs-propriété ira - Clear**» PeiiiUec.I Slrecteur-iéraot. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 SEPTEMBRE 1956 VOLUME XXVII » Ne 213 prenez la BONNE HABITUDE de confier t/03 vignettes NOUVEAU LOCAL IQI StUC ONTARIO O.BICURY.Si ¦MMtcy.~ 8' (\i I V Va* I 1/^ > A» I , En Alberta Jugez si votre enfant a besoin de lunettes Il m o*»« orud«n» d« !«• fait* cxes cérémonies de mise en cercueil ont lieu à un jour fixé par l’astroloçue.Généralement ce doit être un jour impair.Nous avions choisi le 4 mai (correspondant à un jour impair du calendrier lunaire) pour ces cérémonies.Bntre temps, nous corn mandâmes aux tailleurs de faire des robes et des souliers en étoffe blanche (2) pour tous les descendants dirwts ou indirects du mort.Je dessous de ces robes et le bord des souliers laissant apparaître des tra ees de coupure sms être bordés.D’autres tailleurs plus fins étaient occupés à faire des vêtements 'pour le défunt: un pantalon, une chemise, deux vestes intérieures, dont une avec doublure et une en coton, et une veste extérieure.Ix-s tailleurs sont payés double salaire dans ces circonstances.Pendant les cérémonies les descendants directs du mort portent sur la robe blanche une robe en chanvre avec une corde en paille servant de ceinture, et se coiffent d'un chapeau en chanvre aussi surmonté d’une couronne en paille d’où pendent trois boules de coton; ils se chaussent de souliers en paiJle.A partir de ce moment les hommes ne se rasent plus, cela jusqu’à expiration de sept semaines.Ils doivent en outre se tenir cachés.I-e 3, dans la nuit, nous fîmes venir sept bonzesses pour dire des prières.Je veillai toute Ja nuit à côté de mon père, tandis que les “religieuses”, assises autour d'une longue table, au bout de laquelle était placé un petit kiosque' abritant Ja photographe! du défunt, chantèrent des prières accompagnées d’une musique lugubre sur un petit tambour et un petit tam-tam.A chaque fin d’une longue prière, elles entraient dans le salon et faisaient des cercles autour du mort en chantant et en maniant leurs instruments de musique.Elles le faisaient d’une façon si naturelle me parier le plus longtemps possi-1 qu’elles semblaient rendre un Serbie.Quand lui-même dormait sou-, v’ice pour le prix dont elles étaient vent dans mes bras ou dans ceux payées.Elles ne faisaient attention d’un des nôtres, je n’osais pas le ni au mort ni aux gens qui pleuraient à côté.Pendant qu’elles se reposaient, elles causaient entre elles et riaient.Pour elles qui faisaient ce métier, il n’y avait peut-être pas de distinction entre la mort et la vie : une de leurs compagnes eût été morte qu’elles n’eussent pas changé leur attitude indifférente.L’heure de la séparation dernière arriva, quand l’aube commençait.Des ouvriers enlevèrent le couvercle du cercueil.Je vis mon père couché Iranquillemefït, ses traits exprimaient même une certaine sérénité.Quand les ouvriers voulurent refermer le couvercle du cercueil, il fallut qu’ils nous en arrachassent, car personne de nous ne pouvait se décider à s’en éloigner, et mes cousines reconduisirent ma mère dans ma chambre à demi évanouie.Après que le couvercle fut verrouillé, pour rendre la fermeture encore plus hermétique, un pein-trev mit une couche de vernis sur le joint.Pour des familles pauvres, l’enterrement a lieu tout de suite après, mais il n’en est pas ainsi pour les bonnes familles.Plus la situation de la famille est élevée plus on éloigne la date d’enterrement.Je fixai l’enterrement de mon père au 7 juin, c’est-à-dire à l’expiration de la cinquième semaine.Depuis le 5 mai, j’avais installé un lit à^ côté du cercueil et m’y étais couché toutes les nuits.Devantt le cercueil, une table était placée avec un petit kiosque dans lequel était suspendu le portrait de mon père.Tous les jours, nous lui apportions à boire et à manger, comme s’il était vivant.A la fin de chaque semaine, un sacrifice au mort eut lieu: on dressait une table pour le mort et une autre pour le OU-TSANG (Ange-gardien).Les membres de la famille firent des révérences, les femmes pleurèrent et on brûla des lingots en papier.A la fin de la deuxième semaine, nous avions appelé un taoiste pour dire des prières.Il se servait d’une petite clochette comme instrument de musique pour cadencer ses chants religieux et cela durait une dentf-journée.Avant l’enterrement, on adresse une annonce aux amis.Cette annonce forme souvent un véritable volume.Sur la première page figurait la photographie de mon père, les pages suivantes portaient des tait le droit de nassage.A la suite mois pour le frère aîné du mort, deux gigantesques fantoches en pa- après un an pour ses frères cadets, pier comme des guerriers de l’anti- neveux et petits-fils, et après trois quité formaient l’avant-garde du ans pour ses fils.Pour moi.je qujt-cortège.Deux trombones les sui- terai le deuil extérieur au jour in-vaient.gémissant un lugubre sou- diqué par la tradition, mais le deuil pir.Ensuite c’étaient nuatre coolies que je porte dans le coeur ne me portant un long écriteau en soie quittera que quand je Quitterai moi-rouge sur lequel étaient inscrits le même ce monde.- - -le quitter de peur «le le réveiller; je c regardais dormir tranquillement et en constatant la durée de son sommeil par ma montre, je ressentais un bien-être aussi grand que si je me fusse reposé moi-même.J’aurais donné toute ma vie pour être un bon médecin.Je n’avais jamais tant envié Ja culture medicare qu’à ce moment.Ma soeur, ayant seulement commencé des études de médecine, n’était encore bonne qu’à faire une garde-malade.On dirait que la mort ne frappe cueil, son lit éternel, et dorénavant pas sans avis préalable, car un nous ne pourrons plus le voir qu’en portrait.Le 4.à deux heures de l’après-midi, eurent lieu les cérémonies de mise en cercueil.Nous commençâmes par habiller le mort.I J’étais le fils aîné, à moi encore il Le jour redouté arriva.Jusqu’ici, quoique mort, notre père était encore devant nos yeux, mais maintenant il allait entrer dans le cer- jour, dans un état très calme, mon père, en causant avec moi, me disait comment il entendait répartir son héritage entre nous; je l’écoutais en retenant des larmes dans les yeux, tandis que mes soeurs sanglotaient dans ta chambre voi- appartenait de remplir ce devoir sine- filial, je devais essayer les hajiits Trois jours s’étaient écoulés, tan- de mon père, ou plutôt on m’habil-tôt dans la joie, quand mon père I lait avec les habits du mort, c’est-à-semblait être un peu mieux, tan- dire les deux vestes intérieures, tôt dans l’angoisse, lorsqu’il allait trois robes, et une veste extérieu-tnal, et les médecins, y compris ce- re.sans la chemise ni le pantalon, lui que j’avais amené de Changhaï, qui étaient déjà sur le mort.Je tenteront l’un après l’autre leurs ; pris done tous derniers efforts.Hélas! tous les efforts furent vains et toute peine perdue: mon père mourut le 2 mai à midi.Nous étions tous à ses côtés : ma | *,'*s et •es m's sur un porte-man-inère, moi, mes deux frères, mes 'fau, on les parfuma en brûlant de trois soeurs, ma femme, ma belle-'l encens soeur, mon beau-frère, ma fille, ma Ce n est pas une chose aisée tante paternelle et son fils, mon j d’habiller un corps inerte.Et cousin.Excepté les deux derniers, < dans l’état douloureux et de lassi-nous nous mimes à genoux devant Inde où nous étions, les mains le lit funèbre, chacun portant une nous tremblaient.Il fallait cepen-baguelte d'encens allumée; quel-; dant que le mort fût vêtu très pro- épigraphes envoyées par nos amis, dont les uns occupaient de hautes situations dans la société, et les autres étaient grands ealligraphes ou poètes; après le faire-part proprement dit qui était conçu dans les ternies ci-dessous, finalement l'état biographique du mort rédigé par les descendants: Nous, soussignés, X.X.X., fils ingrats, pleins de péchés, nous n'en sommes pas morts nous-mêmes, mais sommes affligés de la mort de notre père, X.qui avait occupé telle ou telles situations.U est mort à.(année-mois-jour-heure) et né à.(année-mois-date-heure), U était âgé de.ans.Nous étions à sori côté quand il est mort et nous avons veillé à sa mise en cercueil.Nous prenons le deuil suivant les traditions.Nous avons choisi le (date) pour les grandes cérémonies funèbres et le (date) pour Fenterremenl.Comme nous sommes liés de parer/tés, de collègue, de famille, ou de compatriote.nous avons la douleur de vous communiquer cette triste nouvelle.Les fils X.X.X.se prosternent en versant des larmes de sang.(¦es petits-fils, les frères, les cousins, les neveux, etc., etc., etc.J’avais donc envoyé cette annonce à nos amis, parents, collègues et compatriotes.et depuis lors je recevais des cadeaux envoyés P?r eux.Ces cadeaux étaient très divers, il y avait par exemple des pièces de soie rectangulaires de six pieds de long et quatre pieds de nom et les titres du défunt.Derrière eux marchaient des porteurs de couronnes de fleurs et d’écriteaux de condoléances en tissu blanc portant des épigraphes composées par les amis ou parents du défunt, ainsi que des porteurs de divers objets en papier, tels que palanquin, monture, valises, maisons, domestiques, le tout à brûler au tombeau.Sur leurs pas défilaient une bande de bonzes portant des robes rouges, et une bande de musiciens iouant leur musique funèbre.Enfin, trois chaises à porteurs: dans la première était le portrait du mort, dans la deuxième la tablette d’ancêtre portant le nom, la date de naissance et celle du décès du défunt, dans la troisième un encensoir laissant échapper des volutes de fumée blanche; ces chaises à porteurs étaient entourées d’amis et de parents de la famille.Le cercueil arrivait disparaissant sous un dais de tentures de soie rouge brodées et garnies de verroterie scintillante, norté par trente-deux coolies.Les fils suivaient le cercueil, cachés sous un rideau en étoffe blanche tendu à l’aide de quatre bâtons de bambou tenus par des domestiques.Pour fermer ]e cortège, venait enfin une file de chaises à porteurs dans lesquelles étaient les femmes de la famille pleurant tout le long de la route.En cours de route, il y «ut encore des sacrifices au mort offerts par nos connaissances; le cortège funèbre fit donc plusieurs haltes.Enfin, on arriva au lieu de Ten-terrement.Le tombeau avait été construit.Des coolies l’ouvrirent et mirent le cercueil en nlace.Le tombeau fut ensuite refermé.On rentra en faisant une halte à la salle des ancêtres pour y laisser la tablette d’ancêtre du défunt.Nous rentrâmes à la maison que nous avions peine à reconnaître, tellement I aspect nous en parais- LU HUNH-KUEI “L’Est du Canada français” par Raoul BLANCHARD professeur de géographie à l’Université de Grenoble et à l’Université Harvard.Les 2 volumes format 10 x 7 pouce», comprenant 704 pages de texte sur papier vergé antique de première qualité.94 planches hors texte sur papier couché, 33 figures dans le texte et 5 cartes hors texte.Les 2 volumes brochés .$7.00 Franco par la poste, Canada et Etats-LTnis.$7.50 Les 2 volumes reliés (demi-reliure dos et coins cuir dans un étui), $10.00 Par la poste, Canada et Etats-Unis.$10.50 Communautés Religieuses Nous désirons vous servir Nous apprécions hautement la clientèle de nos institutions religieuses et nous faisons de grands efforts pour l’augmenter Nous avons des voyageurs d experience qui font une sollicitation constante.Nos prix sont toujours attrayants et notre assortiment est considérable.Notre service est excellent.COUVRETTE SAURIOL Limitée ® La maison du progrès • EPICIERS EN GROS 120 est, rue St-Paul Tél< HArbour «151 MONTREAL Graphologie au “Devoir” Fière.—- Délicate, d’une sensibilité profonde et retenue par une extrême réserve.Elle a un esprit clair et juste, elle juge exactement les gens et les choses et le jugement ira en s’affermissant parce qu’elle est intelligente et sérieuse.Jeune, toute fraîche, naïve et d’une simplicité charmante qui exclut toute vanité.Bonne, généreuse et naturellement dévouée, elle a un coeur tendre, d’une tendresse retenue, dissimulée, qui, sûrement, s’épanouira dans la confiance et le bonheur.La volonté est modérée: capable de fermeté quand elle est décidée, mais elle manque un peu de résolution et elle est trop sensible et impressionnable pour n’ètre pas facilement influencée.Aisément blessée et attristée, mais pas susceptible et trop généreuse pour nourrir de la rancune.Elle est timide, fière, et elle a un charme de sincérité et de délicatesse que ne découvrent que ceux qui la connaissent bien.Elle est active, adroite, et ses qualités pratiques se développent de plus en plus en les exerçant.Spes.— L’esprit est précis et clair.Beaucoup de bon sens et de sens pratique.L’activité est égale et persévérante.Elle aime les choses bien faites et à leur place.Très bonne, dévouée, d’un dévouement raisonné, elle se laiâse peu guider par la sensibilité, ce qui ne veut pas dire qu’elle en soit dépourvue.Sincère, droite et franche, un peu naïve et crédule.La volonté est précise, résolue et ferme.Pas de vanité mais du goût et la recherche de ce qui est joli .et agréable à la vue.Disposition à contredire et à discuter facilement, mais elle n’y met pas d’entêtement car elle voit juste et cède aux arguments clairs.Portée à critiquer, et malgré une bonté réelle, il lui arrive de manquer de bienveillance et d’indul- gence.En somme, une jeune personne intelligente, bonne, active qui fera une excellente femme.EH» a des affections constantes et sincères, mais elle a peu de véritable tendresse et sa réserve la fait paraître froide; elle ne l'est pas.Elisabeth.— Sensible, délicate et très imaginative, elle est portée à certaines exagérations heureusement corrigées par le bon sens et la réflexion, mais ses premières impressions ne sont pas toujours justes.Elle est active, pratique et capable.La voloiüé est trop influençable pour être très énergique: elle a de la souplesse, elle est plus impulsive que résolue; un peu d’obstination.Elle a du courage mais elle est facilement attristée et effrayée d’avance par les difficultés.Vivacités et impatiences fréquentes, un peu d’irritabilité nerveuse quand elle est fatiguée.L’orgueil est susceptible et c’est là que l’imagination peut exagérer les griefs.Les affections sont un peu jalouses.Elle est timide et elle ne se confie pas facilement.Beaucoup de bonté et de droiture.Une humeur extrêmement variable.Jean DESHAYES.Coupon graphologique ESQUISSE £QAOUCLOeiQUE * de JEAN DESHAYES ••DPVClU** Samedi, 12 septembre 11936.Bon pour 2 senwlngg Un coupon valant* et U mu* en timbre*-poete doivent accompagner chaque envol.Tout manuscrit doit êtra à l'encrc.sur papier non ravi.Ha pas envoyer de copte.Adresse*: Jean Dethayea, le “Devoir”, Montréal.qu’un m’avait donné dans l’autre main une lanterne religieuse en papier servant à eclairer la longue roule que l'âme du mort allait entreprendre pour monter au ciel.Des larmes coulaient silencieuM?-inent sur les joues de tout «te, tandis pris donc tous ces vêtements, je large avec quatre grands caractères fis «tes révérences au ciel, au dieu en papier doré formant une épi-iU> la Cuisine et ati\ ancêtres.Puis graphe, des écriteaux de condo-on roua tous « es vêtements au col j léance, des couronnes de fleurs des avec une ficelle, je quittai ces ha-1 bougies et d’autres objets religieux ou de l'argent tout simplement.Les porteurs de cadeaux retournaient auprès de leur maître avec un billet de remerciements imprimé et une etienne équivalant à un dixième du jitix du cadeau.L’avant-dernier Jour de la cinquième semaine, nous avions veillé mO»eiAa ,"im’ 9" Prétend que cette irrégulier * ajne du mort revient à la maison.C est pourquoi, dans la chambre à coucher de mon père prement, sans aucun pli dans les vêtements.Quand cela fut accompli, nous primes un grand matelas neuf, le plaçâmes sur le cercueil ouvert.Quatre personnes en tinrent les e mon-j quatre bouts de façon qu’il fut «n^uqUre^Ha * .’ il!*0"3?1 ‘endl1 s‘»' Cercueil en le cou- to a • 11 1 8 rt',l‘ vran’' ,>uis- no»s portâmes le l?"»1"» .Plutôt line Krôtcque Si!’ »!°" SU'ils’ pré ten* en vses gieuse, car à ce moment, tout es-' corps de notre ' père sur’Te “matè-Œ.JÎÎ~ U; n°lT naV»?ï.p1^ ! Us.les quatre personnes laissèrent lmjCmnrinqU11,e ^ ^n0 '1 descendre lentement le matelas I 1 la hoonott i sous ,e poids du mort, et nous cou- La moitié de la baguette d’encens vrimes le corps avec des couver-etant consommée, nous nous lev A- tmes neuves en soie de belles cou-mes, je pris la tete du cortège, nous ’ leurs, laissant la tète découverte.dl hnMe ûniaÆ ‘ °n VCna" i ! e couvercle fut ensuite remis sur ie brûler une petite chaise a por- |e cercueil sans être scellé.On at-tcurs en papier et un papier reli- tend un temps assez long pour le ŒLi*70an,h d*, Passeiîort’ Nous : faire, cela pour deux raisons «Ta-jetâmes des baguettes dencens et, booni pour fournir aux descen-la lanterne religieuse dans le feu, liants du mort l’occasion de revoir devant lequel nous fîmes trois re- une dernière fois leur pa rent, puis verences.I, âme du mort quittait la ; pour leur laisser le temps de réflé- lerre.: chir aux choses qu’ils voudraient ., - un rauou Nous la va mes le corns de notre éventuellement mettre dans le cer- a'Pi' dr,s branches de sanin et «ar pere avec de Jean parfumée.Nous | cueil.i"1 de fleurs artificielles en nanièr coupâmes s_es ongles et changeâmes I Les voisins vinrent en foule pour!1'?,5 ^riteaux de condoléances et les ses linges de corps La tradition ; déposer leurs hommages au mort.de soie portant des épiara- prescrit aux enfants du mort de > Les uns tinrent entre 1rs mains une Phes- reçus de nos amis couvrafent i paire «le bougies blanches, les au- ! J?,5 quatre murs.Le salon où était très un paquet de papier-monnaie ; "eposé^ le cercueil était arrangé en à brûler pour le «léfunt; les plus ; fu.,,e1.- Un groupe de musiciens s’é-pauvres encore, sans rien appor- iai '.nMallé dans un coin.Un fainter.firent simplement des révéren- ^“r»" mis à l’entrée sous le Pailm.ces «levant le cercueil.A chacun «««nalgil l’arrivée des invités > ,* «.n remi une serviette, et les tables ci vnrent faire des révérences dressées pour tous.Les iv*nt 1« cercueil au milieu de la mn" s gens profitent de cette Ues membres de la farnTuê un bon repas, |«ndaient leur salut à Mntérteur nous avions remis tous les objets à leur place ordinaire.Sur son bu- fa?.«r,nCT ,,îvion.s ouvert son livre .ct déposé une pipe dont >1 ihl 5ervi’ ,,ne tasse de the et des gâteaux.Chose évidemment stupide, cependant je ne pouvais m’empêcher d’entrer de temps en temps dans sa chambre, dans reK InhU/ ,r°UV'r' m‘i5 '°ul .n bruyamment qu’on eût daien.dire des prières pour Te b de I ame du mort.Le jour de la grande cérémonie funebre arriva.Au nréalable toute , la maison avait été parée à cet effet A l entrée, on ava.t dressé un Pailou remplir ce dernier devoir filial Entretemps, les domestiques avaient vidé le salon, au milieu duquel ils avaient improvisé un lit.Nous portâmes alors notre père au salon : je «pris la tête sous un oreiller.mes frères Je corps, mes soeurs et belle-soeur les pieds.Evidemment, quand le défunt n’a pas d’enfant, tout cela ne peut être (1) Ce sont là des rites employé» par des païen».païens (2) Le deuil en Chine se porte | de paille à côté du cercued , .leur salut à jdu rideau, accroupis sur une botte I en blanc.ANNONCEURS! Regardez qui lit le DEVOIR ê Dans tous les endroits publics: tramways, bateaux, gares, trains, hôtels, etc., etc.Vous verrez que, par sa mise et son maintien, le lecteur du “Devoir” est toujours de la meilleure classe.r dimerieZ'VOus pas avoir sa clientèle LECTEURS! Lisez les annonces du DEVOIR Nous ne publions pas les annonces de n'importe qui, ni de n'importe quoi.Pour votre protection, nous faisons une sélection scrupuleuse en tant que la chose est possible.Donnez la préférence à nos annonceurs.Vous y trouverez votre profit LE DEVOIR amis intimes de la famil ie recu- « 6484 VOLUME XXVII — No 213 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 12 SEPTEMBRE 19S6 ?LA RADIO ?SOMMAIRE RADIO-CAZETTE Samedi.12 septembre Radio-Coloniale-France *S mètres 24 — 11,885 kilocycle» Concert.Relais de Radio- S IS p.m Paris 12.00 midi — Concert-relais.12.30 p.m.— Radio-Journal de Prance.1.00 p.m — Reprise du concert.2.00 p.m.— Informations en français, cours.1 Programme musical de Londres: EAQ, 30.5 ! m .8.87 meg BERLIN.- 8 h.45 p m "The Declaration of love", pièce de Paul Blume DJD, i 25.4m.11.77 meg | LONDRES.— 5 h.51 p.m.Fanfare des ; Jeune* garçon» de Vancouver.OSC, 31.3 m .8 58 meg.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètre* - 860 kilocycle* (25 métré*.90 — 11.885 kilocycle* i Concert.Relais de Radlo- 5.15 p.m Paris 8.15 p.m 8.40 p.m cours.7.15 p.m 9.45 p.m cours.10.40 p.m.— Théâtre — Informations en français ¦— Informations en français, — Thé&tre.— Informations en français, { Radio-ondes courtes (Heure solaire) n 1 h.45 p.m — Programme spècial du i 3e centenaire de rUnlveralté Harvard.2 h.p.m.— La Symphonie de Pltte-J burg Direction Antonio ModareUl.M&r-i che "Tanehauser”.de Wagner.Andante cantablle, de Tschalkowsky.Prologue "Paillasse ', de Leoncavallo; Sérénade de Tosellt; Valse 'Les contes des bois de Vienne", de Strauss, Traumerel, de Schumann; Gwtne to Heaven, de Wolfe; Annie Laurie; Fantaisie américaine, de Herbert.3 h.p.m.La musique pour tous.— Orchestre symphonique Columbia, dirigé par Howard Barlow.Deux danses symphoniques.de Orleg.Symphonie no 2 en ré majeur, de Sibelius 4 h.p.m.Championnat national du tennis.PARIS — 5.15 p.m — Concert de Radio- 8 h.35 p.m.— Résultats de sport.Parts TPA-3, 25.2 m., 11.88 meg 9 h.p m.— Symphonie de femmes, de GENEVE — 5.30 p.m.— Nouvelles de la ; Cleveland.Boctété des Nations.HBL, 31.2 m.9.85 ' 10 h.p.m.— Concert Gillette Meg.SCHENECTADY — 6.30 p.m.W2XAF.31.4 m.,.9.53 meg.LONDRES — 7.26 p.m — Récital de chansons shakespeariennes GSF, 19.6 m , 15.31 meg.; GSD.25.5 m., 11.75 meg.; GSC, 31.3 m., 9.58 meg.BERLIN — 7.30 p.m.— Gala DJD, 25.4 m , 11.77 meg.CARACAS — 8 30 p.m — Chansons Indigènes.YV2RC, 51.7 m.5.8 meg.LONDRES — 9.26 p.m — Orchestre BBC.dirigé par Henry Hall.GSF, 19.8 m.15.14 meg., GSC, 31.3 m., 9.58 met.LETHBRIDGE — 11 p.m.La semaine sportive.CJRO.Winnipeg.48.7 m .6.15 meg.; CJR2C, Winnipeg, 25.6 m .11.72 meg.TOKYO — 12 minuit — "Programme d'outre-mer".JVH, Naaaki, 20.5 m.14.6 mes- e-, .Science.WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycle* 12 h 30 pm.— La table ronde de VUnl-verslté de Chicago.2 h.p.m.— Belles gestes de la muelqu*.3 h, pm.— South Sea Islander*.3 h 30 — Parole» et musique.4 h.30.— Chorale a cappella de Noble Gain.6 h.p m.— L’heure catbpllque américains.6 h.30 pm.— Dn conte d’aujourd'hui.7 h.30 p m.— Récital Fireside.8 h.— Récital Fireside.8 h.p m — Lee amateure du major 9 h.p.m.— Manhattan Merry go round.9 h.30 — Album américain de muai que familière.Radio-Etats-Unis *’ WABC — 348.6 mètres — 860 kilocycles rj , t ¦ 2.30 p.m.— Championnat du tennla.,, (Simples).6,35 pm.— Résultats de sport.7.30 p.r .— Concert du dîner.— Orches-• tre symphonique Victor Bay — Marche militaire, de Schubert; Standchen.de Schubert; Méditation.— Bacchanale, de Glazounoff; Folklore anglais, de Vaughan , Williams; Malaguena, de Mozkowski , .9.00 pm.— Bruna Castagna, contralto, avec l’orchestre Columbia.— Chanson trle-'?! te, de Tschalkowsky; La belle au bols dor-»1 mant.de Tschalkowsky; Gavotte (Mignon) de Thomas; Berceuse, de Grieg; O Del Concert General Motors avec Harold Bauer et Albert Spalding 10 h.p.m.— WEAF CFCF — Orchestre symphonique General Motor*, dirigé par Erno Rapee Solistes: Harold Bauer, planiste?; et Albert Spalding, violoniste.Prélude du 3e acte ' Lohengrin”, de Wagner.orchestre.Concerto pour violon et orchestre, en ml mineur, opus 64, second mouvement, Andante, de Mendelssohn: Spalding et orchestre.Fête “nocturnes pour orqhestre", de Debussy Concerto pour piano et orchestre no 4, en sol majeur, opus 58.3e mouvement: Rondo VI Mio Dolce Adore de Gluck Galoooa Mo- : de Beethoven.Bauer et orchestre.X.^rQuadraniefeD?me n^élfenne^ ^phonie no 6.en si mineur "Pathétl-i 2, de Grleg; le Llebe Dlch, de Grieg; La danse, de Massenet; Fermez les yeux, (Le roi de Lahore) de Massenet., WEAF — 454.3 mètres — 660 kilocycles 6.35 p.m.— Sonia Essln, contralto.7.45 p.m.— Parade du sport.3.30 p.m.— Jamboree.9.30 p.m.— Concert Shell Chateau.10 30 p.m.— Au printemps.11.00 p.m.— Sport-éclair*.WJZ — 394.5 mètres — 780 kilocycles Aventures musicales.Jesse Crawford, organiste.Chorale à Capella de No- 5.30 p.m.6.05 p.m.6.35 p.m.ble Càlh.7.00 p.m.— King's Jesters.8.00 p.m.— Revue espagnole.9.30 p.m — National Barn Dance.Mesdames Cooke et Lord »tr- • - Mesdames Charlotte Cooké et Hortense k< Lord, planistes virtuoses.Joueront, en ¦ duo, le samedi, 12, de 7 h.45 à 8 heures 2 p.m.les pièces suivantes: î Marche turque Beethoven ».Hark! Harki the Lark" Schubert-Liszt a Dedication Schumann-Liszt J Invitation à la dans* .Weber M t Dimanche, 13 leptembra m Radio-Coloniale-franeo m J U mètre* 88 — 11,344 kilocycle* , — Concert.Relate de Ra- que”.opus 74.3e mouvement: scherzo-marche, de Tschalkowsky, orchestre.Sonate pour violon et piano, en la majeur, 4e mouvement: allegretto poco mosso, de Franck: Bauer et Spalding.Rhapsodie roumaine no 1 en la majeur, opus 11, no j 1, d'Enesco, orchestre.I WJZ — 394.5 mètre* — 760 kilocycle* 12 h.30 p.m.— Concert de Radio City, i Orchestre symphonique et orcheetre.2 h.p m.— La Clé magique de RCA.3 h.15 pm —.Les clochas du Cloître.i 3 h 30 p.m.— Lucille Manners, coprano.| 5 h.pm.— Romances orientales.I 5 h.30 p.m.— Benno Rablnoff.violoniste de concert.5 h.45 p.m — Walter Cassel.baryton.6 h.p.m.— Fanfare des Canadian Grenadier Guards.6 h.30 pm.— Emission Internationale de BBC, Londres.8 h.45 p.m.— Quatuor Armchair 8 h p.m.— Revue de comédies musl- 0a!Mi.15 p.m, — Variétés de Paul White-man 10 h p.m — L’heure du crépuscule 10 h 30 pm.— Rev et Jadus SAMEDI.U SEPTEMBRE CBCM — 9c*.7 mètr»* - »lv kilocycle* S JO Concert.(Disque* phonographique»).6.00 Cotes de» Bourees de Montréal et de Toronto.8.15 Chaneonnette* fiançais es 9.30 En dînant.7.00 M.Luigi Romanelll et ton orcheetre de 1 hôtel Xln Edward.7.30 "Captain Jack”.7.45 Le* planlatee Cooke et Lord.8.00 Bert Anstlce et ses Montagnarde 8.30 Meredith Wilson et son orcheetre.(Relais du N B.C.) 9.30 "Let* Go to the Muelc Hell”.10.00 "The Musical Merry-Qo-Round".10.30 Lloyd Huntley et eon orcheetre de : l’hôtel Mont-Royal 10 45 Radio-Journal : bilingue).11.30 M.G.R.Markoweky et eon orchestre de Jaaper Park Lodge.11.45 Louis Guénette et ton orcheetre du Château Frontenac.CKAC - 411 mètres — 73* kilocycle* 1.00 L’heure Black Horse 1.00 Jack Shannon, ténor.CBS.1.15 "Poetic Strings" CBS 1.30 Causerie agricole.1.45 Buffalo présente.CBS 2.00 Al Roth and hls syncopator».CBS.2.30 Madison Ensemble.CBS 2.45 L'heure Black Horse.3.00 Down by Herman's.CBS 3.30 Tours in Tone.CBS 4.00 Ann Leaf è l'orgue CBS.y 4.30 Rainbow’s end.CBS.5.00 Heure.5.00 Les événement* sociaux 5.15 L’onole Pierre — Ligue de sécurité 5.30 L'heure Black Horse 5.30 Le programme du foyer.6.15 Le bon parler français.6.30 Nouvelles Press Radio.CBS 6.35 Al Roth et orch.CBS 7.00 L’heure.7.00 Patti Chapln, chanteuse.CBS.7.15 Song Styliste.CBS 7.30 L'heure Philip Morrl».7.30 Victor Bay et orch symph.CBS.8.00 L'heure Black Horse.8.00 Saturday Swing Session CBS 8.30 Columbia Workshop.CBS.9.00 Columbia Concert Hall — Brima Castagna.contralto et orch symphonique.CBS.9.30 Salon moderne.CBS.10.00 Variétés.10.15 Commentateur de CKAO.10.30 L'heure Philip Morris.10.30 Alex Lajoie et orch.11.00 L'heure.11.00 Reporter sportif Molson.CFCF — 500 mètres — MO kllor/elet CFCX — 49.96 mètre* — 6 0*5, kilocycle» 1 00 Bourse 1.15 Ensemble Rex Battle 1.30 Arthur Hlnnet.violoniste.2 30 Ensemble Whitney.3.00 Variété*.5.30 Cordes Sparnon.6.00 La Bourse commentée.6.15 Orchestre bavarois 6.35 Chorale A Capella.7.45 Parade du sport.8.00 Revue espagnole.8.30 Jamboree.11.00 Dernières nouvelles du sport.CHLP — 266 mètres — 1120 kilocycle* 1.00 L'heure féminin*.2.00 L’heure.4.55 Sommaire.5.00 L’heure.5.30 Mell-Melo.6.30 Radio-Annuaire.7.30 L’heure.8.00 Orch.8.30 Le planiste du foyer 8.45 Sérénades napolitaines.9.15 Meunier Da Sylva 9.30 Let's go to the Music Hall, 10.00 Studio.10 30 Lloyd Huntley et orch.10.45 Studio.11.00 L'heure.DIMANCHE, 13 SEPTEMBRE Lundi, 14 septembre En dînant 7 h.15 am.dlo-Parts 8 h.a.m.— Revue» et 8 h.10 a.m — A récou ne, par M.Brive.8 h.20 a.m.— Cours coloniaux.périodiques île de la se: semai- .Programme de l'émission du lundi, 14, ; de 6 h.30 à 7 heures p.m., sous la direction de Rubin Krasner:— 1 Czardas Orossmsnn i Prélude _ Chopin I Eugln One gin (Valse) .Teehalkowsky i Menuet • Haydn I "In a Persian Market”.Ketelb.y Sérénade à Colomhlne.Plerné 25 mètres 24 — 11,883 kilocycle» m * 11 h 15 a.m.— Information» en fran- » çais.cours.12.00 — Midi.— Ooncert-relal* w 12 h.30 p.m.— Radio-Journal de France.» 12 h.50.— Chronique du cinéma, par JJ M Lasne-DeevareUlea.“ 1 h.p.m.— Reprise du concert.m 2 h.p.m.— Informations en fran-» çal*.cour».«t 2 h.30 p.m.— ’’L’amour médecin”, opé-ra-comique, d’après Molière.n 28 mètres (• — 11,729 kilocycle» M » 5 h.15 pm.— Concert.Relaie de Ra- ” dlo-Parts.m 6 h.15 p.m.— Informations en fran-« çal».cours.“ 6 h.40 p.m.— Information» en fran- î* çal», cours * 7 h.15 p.m.— Theétre.a 9 h.45 p.m.— Informations en fran- * çal».cours.Mlle Germaine Bruyère Mlle Germaine Bruyère, eoprano, chan tera le lundi, 14.& 7 heures p.m., & Radio-Canada.les airs suivants:— Menuet d'Exaudet Joseph Exaudet Il regardait mon bouquet Pierre Alex Monslgny Charmant papillon Campra "A Birthday” R.Huntington-Woodman Arioso.Léo Delibes Tambour Battant 14.Radio-ondes courtes (Heure solaire) «' M BUDAPEST — 10 h.am.Nouvelles de 2 Hongrie, HAS-3, 19.5m., 15.37 meg.Z ROME — 1 h.20 p.m.Programme de va-« rtétés.2RO, 31.1m .9.63mcg.o* PARIS.— 2 h 30 p.m."L'Amour-méde-* cln”.opéra en 3 actes, d'après Molière.2 TPA-3.25.2m, 11.88 meg.e» MOSCOU.— 4 h p.m.Visite à la cale *» sèche de Leningrad RNE.25m.12meg.** LONDRES.— 6 h, p.m.Sonates de Bee-Ji thoven, violon et piano, no 5.OSP.19 6m .a 15.31 meg.GSD, 25.5m, 11.75 me., GSC u 31 3m.9.58 meg.¥ LONDRES.— 8 h.47 p.m.Fanfare Cai-X lender, G6P.19.6m, 15.31 meg ; 25.5m., *• 11.75 meg.; OSC.31.3m .9.58 meg £ EINDHOVEN, Pays-Bas.— 7 U p m.Programme de l'émission du lundi de 10 heures p.m.è 10 b.30 p.m.:— i Marche tzigane Slevet L'orchestre Au pays Augusta Holmes Les Grenadiers Impériaux Love's dream after the ball Czebulka L’orchestre.Les trois gendarmes Mireille Mlle Caro Lamoureux.eoprano.Danse espagnole Mowrey L'orchestre Le couteau Botrel Les Grenadiers Impériaux Ce, ce Leeuona L’orchestre Extraits de "Rêve de Valse" Strauss Mlle Lamoureux et l'orchestre.Causeries de l'U.C.C.CKAC 411 mètre* — 730 kilocycle* Lundi le 14 septembre, à 1 h 30: M.Gérard Fillon.La Commission d'industrie Laitière.Jeudi, le 17 septembre, k 2 heures: M.H.-M.Pucet: Conseil» d’actualité.Samedi, le 19 septembre, è 2 heures: M.J.-E.Laforce: La Colonisation.CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocyr.’ea Lundi le 14 septembre, à 8 heures p.m.Mlle Marguerite Girard: le rôle social de 1* femme CRCM — 329.7 mètres — 910 Mloeyelei 5.30 Concert (disques phonographiques).6 00 Musique des Canadian Grenadier Guards, sous la direction du capitaine J.-J.Gsgnier.6.30 Regards sur le monde actuel.Conférencier, M.René Guénette.6.45 Mlle Dorothy Wilkes, planiste.7.00 "Crinoline*".7.30 La Vieille Maison, avec Jacques Au- 8.00 £ud Oluskln et son orchestre.8.30 L'orchestre de Jasper Park Lodge, sous la direction de G.R.Markoweky.9 00 La petite Symphonl» de Radio-Canada.è Québec, sou* la direction de M.Chas.O’Neill.9.30 Mart Kenney et eon orcheetre (de Banff).10.00 “The Mirror of Melody".10.30 Le vieux carillon, avec Ovlla Léga-ré et Louis Bédard.10.45 Radio-Journal bilingue.11.00 "Atlantic Nocturne”.11.30 "Blue Pacifie Moonlight".CKAC — 411 nfetree — 739 kilocycle* 9.00 L’heure — Température.9.00 Le dimanche matin chez Tante Suzanne.CBS 9.55 Nouvelles.CBS.10.00 Orchestre de concert.CBS.10.30 Sonate* de Beethoven, par Sennuler.11.00 Service» religieux St.James United.12.30 Mélodies Roamer Watch.1.00 L’heure.1.00 Programme National Optical.1.15 Gamin de Pari».1.30 H.Lalonde et Frère, 1.45 Emission J.-Donat Langeller.2.00 “Salon musical”.2.15 Chansons française*.2.30 Mélodies d’orgue.1.45 St.Louis Blues.C.B.S 3.00 Lorchestre symphonique Columbia, dirigé par Howard Barlow CBS.4.00 Championnat du tennis.CBS.5.30 L’heure.,5.30 Mélodies de concert.6 15 L.-J.Parent.8.30 L'heure Philip Morris.6.30 Bijouterie O.St-Jean Liée.6 45 Bleau et Rousseau.7.00 Commentateur de CKAC 7.15 Le programme Tabac Alouette 7.30 Service religieux St James United.9.00 L’heure Bulova 9.00 L'orch.symph, de Dames da Cleveland.CBS.10.00 L'heur» Philip Morrl* 10.45 "Kaltenborn Edits the New».CBS.11.00 L'heure Bulova.11 00 Vincent Lopez et orch CBS.11.30 Artie Shaw et orch.CBS.CFCF — 500 mètre* — 600 kilocycle* CFCX — 4P 96 mètre* — 6,006 kilocycles 12.30 Concert de Radlo-Clty 2 00 Le* belle* gestes de la musique 3.1$ Les cloche* du cloître.3 30 Lucille Manner*, soprano.5 36 Benno rablnoff violoniste de con- vert.4 45 Walter Caeeel.baryton ! 00 Canadian Grenadier Guard*.6 45 Porgramme musical 7 JO Studio.7.45 Les gars du ranch et le* soeurs Morin.8.00 Le» amateurs du major Bowes.9 00 Manhattan Merry-go-round 9.30 Album de musique familière.10.00 Concert symphonique 1100 Dernière* nouvelle» du sport.CHLP — mètre» ~ 1129 kilocycle* 5.25 Sommaire.5.30 L'heure.5 30 Variétés 6 15 J E Sévlgny 6.30 J.-A Bélanger.(Fourreur).6.45 Opéra.7.30 L'heure , 7 30 Les maîtres de la musique.8.00 L'heure LUNDI, 14 SEPTEMBRE CRCM — 329.7 mètre* — 910 kilocycle* 5.30 Concert (disque* phonogrephlques).6 00 Cote* de* Bout»»* de Montréal et de Toronto.6.15 Chansonnettes française».6 30 En dînant.7.00 Mlle Germaine Bruyère, soprano.7.15 Lee Cavalier* de 7 30 Service de nouvelles, en français et en anglais, pour les radlophlles dea centres ruraux.7 45 Russ Gerow et son orchestre 8.00 L'Union catholique des Cultivateurs.Conférencière.Mlle Marguerite Girard.8.15 Rhythm River.8.30 Jazz Nocturne.9 00 Fémlna, avec Mlle Anna Male'nfant.9.30 Radio-Théâtre sous la direction d’Albert Duquesne.10.00 Tambour Battant, avec Mlle Caro Lamoureux.les Grenadiers Impériaux et l’orcheatre soua la direction de Giuseppe Agostini.10.30 Louis Guénette et son orchestre du Château Frontenac 10 cj Radio-Journal Ibillngue», 11.00 Jascha Galperin et son orchestre du Château Lac Louise.11.30 'Lullaby Lagoon".CKAC — 411 metre* — 739 kilocycle* 7.55 Sommaire.8.00 L'heure Black Horse 8.00 Réveille-matin musical 8.15 Variétés matinales 8.30 Chansons françaises 9.00 Bob et Rennle 9.15 Sydney Raphall.pianiste 9.30 Rlchsrd Maxwell.CBS.9.55 Nouvelles.CBS 10.00 L’heure Black Horse.10.00 Nouvelles.10.05 Bonjour madame 10.30 Jean Forget, planiste, 11.45 Service rapide.12.15 L'heure.12.30 L’heure de gaieté.1.00 L’heure Black Horse.1.15 Causerie agricole.1.30 Cour* de la bourse.1 45 Romany Trail.CBS 2 15 Happy Hollow.CBS.2.30 Le monde féminin 3.00 L'heure Black Horse.3.00 Maymelle Jennings CBS.3.15 Milton Charles, organiste.CBS 3.30 Salle de concert Columbia.Sara Sokolsky-Freld, planiste CBS.4.00 Violoniste et orch.de concert.4.15 Concert miniatures.CBS 4.45 L'heure de variétés de Chicago.CBS.5.00 L'heure.5.00 Les événements sociaux.5.15 Sommaire et température.S.20 Interlude classique 5.30 L'heure Black Horse.5.30 Le programme du foyer.6.30 L'heure récréative.7.00 L'heure.7.00 Pharmacie Montréal 7.15 Jeanne et Arthur.7JC L’heure Philip Morris.7.30 Living Room Furniture 8.00 L'heure Black Horse 8.00 Living Room Furniture 8.30 Le théâtre Loews présente 9.00 L’heure.9.00 Radlo-tbéâtre, CBS, 10.15 Variétés.10.30 L’heure Philip Morris.10.30 Les nouvelles.10.45 Jack Shannon, ténor CBS 11.00 L’heure et température.11.00 Le reporter sportif Molson.11.05 Clyde Lucas et orch.CBS 11.30 Bernle Cummins et orch.CBS CFCF - 590 mètres — 600 kilocycle» CFCX — 48.96 mètre* — 6,005 kilocycle» 1 00 Bourse.1.30 Trio de concert Mont-Royal.1.45 Mélodies populaires.2.45 Nouvelles commentées, 4.00 Revue pour les femmes.4.30 Les gars du ranch 6.00 La Bourse commentée.6.45 Variétés.7.30 Théâtre.7.45 Charles Sears, ténor 8.00 Soliste et orchestre 8.30 La Voix de Firestone.9.00 La Ligue de progrès clrlqus.9.30 Carnaval Carefree.10.15 SolUte 11.00 Dernières nouvelles du sport.CHLP — 264 mètres — 1126 IdloeyelM 8.55 Sommaire.9.00 L'heure.9.00 Chansons française».9.15 Variétés.9.30 Musique militaire.9.45 Extrait» d'opéras 10.45 Musique classique.11.00 Variétés.11.30 Musique d’orgue.12.00 L'heure.12.00 L'heure féminine.2.00 L'heure.4.55 Sommaire.5.00 L'heure.5.30 Méli-Mélo 6.30 Radlo-annualr».7 30 L'heure.7 30 O.O.Martin sur le baseball.7.45 Collège O’Sullivan.8.00 Rhythm River CCR.8.30 Studio.9 00 La Ole de Tabac Terrebonne.9.15 Jimmy et Jack.9.30 Tribute to a Song.CCR.10 00 Studio 10.30 Orcheetre.11.00 L'heure.LONGUEURS D’ONDES Déclarations de Me Philippe Aubé Le chef de la police provinciale répond au “Canada” Comme il en a pris l'habitude depuis qu’il est nommé chef de la police provinciale pour la division de Montréal, Me Philippe Aubé a reçu les journalistes hier matin.Il a profité de leur visite pour faire les déclarations suivantes en marge d’un article du Canada d’hier matin, dans lequel on posait quelques questions à Me Aubé.A la première question que lui posait le Canada: Que fait Me Philippe Aubé?celui-ci répond; 11 se mêle de ses affaires.Demain soir au marché Saint-Jacques Grand* assemblée de jeunes en faveur de l’Etat corporatif ea-nadien-françaie Les jeunes de,toutes les régions du Canada français ont organisé une grande assemblée nationaliste A la seconde question: A quand ; en faveur de l’“Etat corporatif cala nouvelle police?Me Aubé ré-j nadion-français” qui se tiendra au pond : Bien avant que le Canada apprenne à se mêler de ses affaires.A cette autre question: Pourquoi prend-on tant de temps à réorganiser la police provinciale?le Canada a reçu la réponse suivante: Parce qu’il y a tellement d’honnêtes citoyens qui veulent coopérer à la bonne administration de l’ordre public que le choix judicieux des candidats est difficile.Je qe voudrais pas, souligne Me Aubé, qu’aucune injustice, même la moins apparente, ne soit faite dans le choix des futurs officiers de la police provinciale.Me Aubé a continué en disant : Le Canada parle de la “barbotte” des “slot-machines”, mais pourquoi ne parle-t-il pas des “bookies”?Est-ce qu’il fait silence sur les “bookies” parce que ces derniers pren- draient peut-être leurs informations dans la page sept de l’édition du j Canada de ce matin?Dans cette i page sept du Canada de ce matin, î n’y a-t-il pas une multiplicité de dé-! tails étonnants pour un profane au ' SUr"'!,?ttet',’”’E»' i-JSt r -
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