Le devoir, 21 novembre 1936, samedi 21 novembre 1936
Mentréol, samedi 21 novembre 1936 REDACTION CT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbow 124» SERVICE DE NUIT i Administration :.HArbour 1243 Rédaction ;.HArbour 3679 C4r«n» :.HArbour 4897 DEVOIR VOLUME XXVII — No 272 Diractaer-Cérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMactevr aa chef : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.S 6.00 •Saut Montréal at banlieue) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 L’envers de l'immigration L'Association des Immigrants britanniques de l'Alberta prie les Anglais qui ont de I argent à dépenser de l'employer à rapatrier les anciens immigrants ou a améliorer leur sort —- Pourquoi nous ne pouvons guère recevoir d immigration anglaise valable —- "Immigration" et "peuplement" Les questions qui importent et leurs conséquences Le temps fait bien les choses.Deux dépêches nous arrivent presque à la même heure, qui se complètent admirablement.L’une, datée de Londres, nous apprend que l’on commence à caresser de nouveau, dans certains milieux anglais, le rêve d’une émigration assez considérable, qu’aideraient financièrement les gouvernements de certains Dominions (Rien n'indique, soit dit en passant, qu il s agit ici du Canada).L’autre, qui nous vient de Calgary, cn Alberta, donne le sentiment, sur certaine forme d’immigration, des immigrants eux-mêmes et de ceux qui les entourent Cela vaut la peine d'être lu et médité.* * # Jeudi donc, 1 Alberta Association of Municipal Districts tenait à Calgary son congrès annuel.Elle y a approuvé une recommandation d’une société d’immigrants britanniques (the Alberta British Settlers Association), qui s’intéressent évidemment beaucoup à ce qui se passe dans leur pays d’origine.Que veulent ces immigrants anglais?Tout simplement qu’au lieu d’encourager de nouveaux immigrants britanniques à venir au Canada, les gens d’Angleterre emploient 1 argent dont ils peuvent disposer, soit à faciliter le retour en Angleterre des immigrants qui en ont assez du Canada, soit à améliorer le sort des immigrants qui sont disposés à rester au Canada.L'association des districts municipaux ne s'est pas contentée d’appuyer cette recommandation des immigrants britanniques: elle a conseillé aux municipalités d’insister pour que la Compagnie de la Baie d'Hudson et le-Pacifique paient les frais de renvoi chez eux des immigrants qu’ils ont établis sur leurs terres.Ce n’est pas tout.L'association veiit encore que les futurs immigrants établis par les compagnies soient assurés d'une aide substantielle pendant une période de cinq années.Voici ce que l’on pourrait appeler l’envers des campagnes d’immigration.Et cela devrait faire réfléchir.* Ÿ * D’immigration anglaise sérieuse, valable pour notre pays, nous n’en pouvons guère attendre.Pour deux raisons: L Angleterre tient à garder le plus possible de ses agriculteurs.Toute sa politique de ces dernières années est orientée en ce sens.Pour augmenter le nombre de ses agriculteurs, l’Angleterre fait même violence à ses vieilles habitudes libres échangistes.Le motif de cette attitude nouvelle saute aux yeux: l’Angleterre, pendant la dernière guerre, a failli être affamée par les sous-marins allemands.Elle s’est aperçue qu’il est extrêmement dangereux de ne produire chez soi qu’une fraction de ce que l’on consomme.Quant aux ouvriers des villes, tant que nous compterons chez nous les chômeurs par centaines de millie-rs, on ne voit pas pourquoi on s’emploierait à faciliter leur venue au Canada.Notre budget, de ce chef, est déjà assez lourd.Et, s ils doivent être assistés par l’Etat, mieux vaut que les chômeurs anglais le soient par leurs propres gens.* * * Au fond, parmi ceux qui n’ont pas un intérêt direct à favoriser les campagnes d’immigration massive, un T ° P grand nombre de gens sont enclins à confondre l'immigration avec le peuplement.* Ils voient que le pays est très grand et ses charges accablantes: que les taxes des citoyens auraient chance de diminuer si nous étions plus nombreux à porter le fardeau; et ils en concluent: Faisons venir ici le plus d’immigrants possible.Ils ne s'arrêtent guère à l’examen des conséquences probables Mme immigration sans surveillance rigoureuse; ils ne s’arrêtent même pas à l'examen des slatistiques qui démontrent que, du simple point de vue du nombre, l’immigration a été une faillite, qu’elle ne paraît avoir abouti qu’à chasser à l'étranger un nombre de Canadiens sensiblement égal à celui des immigrants qui nous venaient de l’extérieur.Ÿ V Ÿ Au fond, c’est une politique de peuplement qu'il faudrait avec activité poursuivre.Ceci n’exclut point rigoureusement toute forme d’immigration: il serait absurde de ne pas accueillir certains éléments étrangers; mais cela veut dire qu'il faudrait tendre nos efforts à faciliter le développement des vieux éléments canadiens.Ceci comporte deux choses: le maintien de conditions spirituelles, d un climat, si l’on veut employer le mot à la mode, qui facilite l’expansion des familles; le maintien de conditions économiques qui incitent aux mariages jeunes, à l’expansion toujours des familles; qui assurent aux families nombreuses le large traitement qui doit être le leur.Ceci paraît être d’un rendement plus lent que l’im-migration toute simple, qui prend les gens pour les jeter dans la boîte commune.Pour être plus lent, ce rendement, l’expérience l’a démontré, est cependant beaucoup plus sûr.s Et il n’offre point les graves inconvénients de l’immigration massive, de cette introduction dans le corps de la nation d éléments inassimilés, et parfois inassi-; milables.* * * Quant à l'immigration proprement dite, les directeurs de notre politique ne feraient peut-être pas mal de se rappeler la théorie que formulait voici quelques années un écrivain anglo-ontarien.— Au lieu, disait-il en substance, de crier très fort que le (.anada est un pays vide, qui sollicite les immi-j grants de partout, je crierais que le Canada est un pays tellement beau, tellement riche que nous voulons le garder pour nous-mêmes.Moralement, figurativement, j’élèverais autour du pays une haute clôture.Et vous verriei les hommes les plus énergiques de tous les pays se battre pour la conquête de oet Eldorado, ne rien négliger pour franchir la clôture derrière laquelle se cachent tant de richesses.Puis, il faut compter avec cet autre facteur: l’individu qui est venu dans un pays de son propre gré, sans compter sur une assistance ou des promesses quelconques, cherche naturellement à s’adapter aux conditions locales, à en tirer le meilleur parti possible; celui qu on a prié et supplié est, au contraire, porté à se froisser beaucoup plus facilement, à réclamer des faveurs.Il devient, beaucoup plus aisément aussi, un mécontent et, souvent, un propagandiste à rebours contre le pays qui l’a adopté.* Ÿ * Cette question de l'immigration, celle de la participation du pays à la défense générale de l’Empire n’of-irent point, nous en convenons, pour un certain nombre de gens le même intérêt que les nouvelles à sensation.On a beau les traiter avec le plus de soin possi-ble, elles ne valent point, pour faire hausser le tirage, un beau meurtre, une disparition mystérieuse.Tout de même, et il faudra bien que l’on finisse par s’en convaincre, elles ont pour nous un singulier intérêt.Le contribuable qui hurle sous le faix des taxes, et qui ne voulait pas lire un journal nationaliste, doit tout de même à l’échec temporaire dé la politique nationaliste de payer une partie de ces taxes.I/e chômeur qui ne sait où trouver de l’ouvrage aurait peut-être eu plus de chance de vivre dans son propre pays s'il avait porté quelque attention aux campagnes menées depuis trente ans contre l’immigration intensive.Il leur importe peu aujourd'hui, à l’un ou à l’autre, ! d'avoir su le diamètre exact de la corde dont s’est servi tel assassin, ou de celle qui l’a pendu; il leur importerait beaucoup que le Canada ne se fût pas jeté dans une guerre absurde et qu'il n’eût pas ouvert ses portes à tant d’étrangers.if.tf.Sf.Ces vieilles et mêmes questions vont de nouveau se poser.Saurons-nous au moins profiter de leçon» si proches encore?Orner HEROUX Chronique Lo joie de Nazareth L'Institnt de Nazareth vient de ivre des journées mémorables, es bonnes Soeurs Grises qui.depuis rès d'un siècle, se penchent avec olliciInde sur les aveugles, ont cé-brè avec leurs élèves, présents et nclens, le 75ème anniversaire de nr oeuvre de Nazareth.Mgr l’évê-ire auxiliaire, plusieurs prêtres de aint-Siilpice — successeurs du ndatcur de Nazareth, — des bien-Ucurs et amis de l'Institut se sont ints à la fêle toute, familiale de ce jours derniers.Nazareth! Ce seul mot, comme le isait M.le curé Doubler.P.S.S., nous fait rêver la maison idéale où est écoulée la vie de la Sainte l'a-lille.dans l'infinie douceur des ipports, dans le travail modeste, ans la perfection de la charité, ans la plus fervente prière qui soit mais montée vers le ciel”.L'infinie douceur des rapports, ans le travail modeste et la chari-c'esl bien ce qu'on trouve dans claire maison du Chemin-de-la-ctne-Marie.Les jours de travail, azareth apparaît comme une ruche ourdonnante: activité des doigts Des sur les métiers, travail appli-ré des vanneurs et des vanneuses i( tressent arttstement l'osier, le ne, le rotin ou la paille, applica-on des tout-petits A apprendre, sur -$ textes en relief, les rudiments de science, virtuosité des doigts qui ureiil sur les touches d'ivoire, ou rs cordes vocales ont se soumet- tent à une patiente discipline.Et, ce qui frappe te plus, c'est de découvrir la joie profonde qui illumine, A défaut des regards, tous ces fronts penchés sur le travail quotidien.De tous les miracles de Nazareth, cette joie est le plus grand et le pluis précieux.Pour faire naître une telle joie dans une maison, dont presque Ions les membres sont marqués par l'épreuve, il faut véritablement l'abnégation et le dévouement des femmes sublimes qui servent de.bras et d'yeux aux êtres touchants dont elles ont la garde.La joie de Nazareth, elle éclatait dans tonies ces paroles de gratitude et d’affection montées aux lèvres des pensionnaires actuels de Nazareth cl des anciens particulièrement de leur doyenne, Mlle Magaret McCarthy, la première “reerne'' de Nazareth.Joie de toutes ers voir bien stylées oui chantaient les louanges du Seigneur à la messe du Jubilé.Joie de ret ancien élév* de Nazareth, ricommcnt honoré par l'Untversité de Montréal, lorsqu'il retournait à son cher Institut la distinction qui lui était conférée.Joie discrète de ees trots religieuses non voyantes qui célébraient, cette semaine, leurs vingt-cinq ans de irie religieuse.Joie, enfin, de Inute la famille de Nazareth, si bien traduite dans la magnifique cantate d’Arthur Charlebois mise en musique par Gabriel Cusson.Et vraiment, nous ne pouvons résister au plaisir d’en citer quelques extraits, tant Us résument bien l'Impression générale qui se dégage de Nazareth: Tu n>s pas.Nazareth, l’asile du silence Les heureux habitants de ton enceinte ._.immense IsOln de se ftréntalr d’un effort concentré Pour tout c« qui trahit un bavardage , , .outré.Et loin d être, aussi bien, ces taciturnes „ ^.sombres Que billion ne à Jamais le mystère des .ombres Se montrent 1m hére« de raillants effec- Dont les traits sont des mots souvent j , démonstratifs, les spacieux couloirs le prouvent sans! .ambages Au bruit qui prend d’assaut chacun de Ce sont les cris joyeux, parfois meme strl- Provoqués par les Jeux de garçonnets V*î rlrM cristelUns de «nettes actives'' Attestant l’anodin do leur» ruses naïves, f“rJes Hailes de tuile, allègre, vif, scandé, 1* pas d un Jouvenceau que la cloche a ; ïf» exclamations de souples demoiselles.Instruites par hasard détonnantes nou Mille échoe affaiblis, lointains et stnxu-1 14 MVM «« s tellers A mille autres moins sourds, quelquefois u._______.___ .mélodiques se Joignent pour former des accords fantastiques.Il appartient au public, par ses encouragements, par sa sympathie agissante et pratique de maintenir ] cette joie dont s'illumine ta nuit des élevés de Nazareth.Ceux-ci font des efforts admirables pour gagner normalement leur vie: c'est pour tous les voyants, un devoir plutôt facile et agréable à remplir, que.d'acheter les produits de ees artisans habiles autant que courageux.Nous y trouverons d'ailleurs notre compte tout en contribuant à adoucir le sort de ces êtres que Dieu aime d'autant mieux qu'il les éprouve davantage.Lucien DEBRIS NS Bloc-notes Si cela doit venir.On voit se dessiner de plus en plus, dans les milieux officiels fédéraux, les manoeuvres de tout genre tentées afin d’amener le Canada à se charger dès la prochaine session d'un fort budget militaire et naval, sous prétexte de défense nationale; en réalité ce serait pour préparer au bénéfice de Londres la participation du Canada à la guerre européenne attendue d’ici quelques années, peut-être même avant plusieurs mois.ije toute évidence, un travail de sape est à se faire aux alentours du ministère; et la campagne imperialist^ comporte l’investissement de certains ministres, sur le point de se rallier à des projets d’armements trop considérables, eu égard à nos ressources; il y aura aussi la mise aux premiers plans d’autres ministres qui passent déjà pour favorables 'aux projets imaginés.L’attitude de toute une partie de la presse anglo-canadienne démontre que les partisans d’un budget gonflé ont des intelligences un peu partout et que le sentiment a déjà pris ia place de la raison en maints milieux.Le couronnement du roi, le printemps prochain, ou plutôt la proximité des fêtes qui auront lieu en celte occurrence, servira de prétexte à une vive campagne de loyalisme outrancier envers l’Empire.Et cela fera que maintes gens d’ordinaire sensés perdront la tète ou, plutôt que de vouloir passer pour être des tièdes, s’en laisseront imposer par le respect humain et s’engageront à la suite de la minorité peu nombreuse mais bien organisée cherchant à entraîner le pays dans une nouvelle aventure coûteuse.Parfois, dans les milieux anglo-canadiens, une voix s'élève pour mettre le public en garde.€es voix restent rares, bien que nombre de nos concitoyens de langue anglaise pensent là-dessus comme la masse des nôtres.Puisque les participationnisles font bloc, il convient que les adversaires de ce projet ambitieux, qui finirait de ruiner le Canada, ou le jetterait dans la république américaine, pour échapper à l’insolvabilité, fassent eux aussi hlor et se préparent à user de tous les moyens constitutionnels et légaux nécessaires pour tenir le Canada hors de la voie vers l’abîme.C’est net, le Canada, toute question de principe écartée, n’a pas les moyens de courir pareille aventure.11 n’est pas pas encore sorti des conséquences de l’énorme équipée de 1914 et il irait se lancer dans une autre?Une formidable coalition est toute montée pourtant et agencée pour l’y entraîner.Notre premier minis-Ire, nos ministres, nos députés tiendront-ils bon, ou céderont-ils, comme leurs prédécesseurs?Vivons-nous en Europe, enfin, ou ne sommes-nous pas en terre d’Amérique?Biographies Un ouvrage récemment paru à Toronto, The Canadian Who's IVho, qui compte plus de 1200 liages, petit texte, renferme approximativement 0500 biographies laconiques, mais précises, d'autant de Canadiens vivant soit au Canada, soit aux Etats-Unis, soit en Europe.On y trouve plusieurs centaines de noms canadiens français en vedette dans differents domaines.Un comité choisi dans toutes les provinces du Canada a révisé la liste des Canadiens qui devaient figurer dans l’ouvrage, soit à un titre soit à un autre.Il y a sans doute des erreurs dans ce dictionnaire biographique, préparé sous la direction conjointe de sir Charles G.I).Roberts et de M.A.L.Tunnell.Tel quel et dans l’ensemble, cet ouvrage-comblera une lacune sérieuse, dans les bibliothèques publiques, dans celles des institutions privées, dans les particulières, ainsi que dans la collection des ouvrages de références nécessaires aux journaux, aux journalistes et à bien d'autres.— Certes, il y a déjà des publications de ce genre.Elles sont aujourd’hui désuètes, ou elles datent, ou elles sont fort incomplètes, ou n'importe qui peut en être, s’il paie à tant de la page l’insertion de sa biographie fantaisiste et d’une photo parfois aussi fantaisiste."No one has paid or can pay for inclusion in the Canadian Who’s Who", porte la première page de l’ouvrage en ques tion.Et cela y ajoute de la valeur, —même si cela ne veut pas dire que tous ceux qui devraient y être y figurent déjà.C.P.Contre rétablissement d’un foyer de révolution communiste en Espagne (Voir page 3) Enquête du "Devoir'* tur I» France politique Déclorotion de Front Sociol : "Pour arracher l'Etat aux féodalités modernes, il faut abattre tous les trusts Gaston Bergery, l'initiateur du Front social — Ni capitalisme ni marxisme Front populaire et Front social — Contre les "croisades idéologiques" Déclaration au "Devoir" de René Cerf, l'un des chefs du Front sociol // Des Fronts Populaires surgissent en Europe, Frenle Popular, Front Populaire, Popular Front: la souple formule tente partout de s'incarner.Il y a eu l’Espagne et la France.L’Angleterre et la Belgique sont travaillées.Seuls les pays de dictature y échappent.El voici qu’en plein Québec l’aventure est tentée.Le Front Populaire semble un épisode de l’antique débat qui met aux prises, en Europe, les troupes de la Gauche et celles de la Droite.Signalons quelques étapes de cette lutte, dans un schéma à la vérité arbi-üaire.Après la victoire des Rouges en Russie, beaucoup de sociologues prévirent à longue échéance une soviétisation de l’univers.Or, Lénine avait conquis la Russie selon des méthodes d’intransigeance et d’extrémisme.Survint la réaction fasciste, victorieuse d’abord en Italie: la Droite jetait du lest, mais reprenait, avec le goût de l’action, l’élan et le sens créateur.D’où lui vonait son triomphe?De ce qu’un centre mou et une Gauche vaguement socialisante s’étaient laissé embourgeoiser, tandis que son radicalisme séparait lo communisme des masses paysannes, de l'artisanat et de la petite bourgeoisie.(Sans oublier la valeur positive du fascisme.) Les marxistes mirent du temps à enregistrer la leçon, Hitler prit possession de l'Allemagne.Ainsi la Gauche perdait-elle visiblement du terrain.Les communistes se muraient de plus en plus dans leur farouche isolement.Or, avant le 6-février 1934, le fameux 6-février français que les Partis démocratiques ont unanimement baptisé “tentative de coup d’Etat fasciste” et qui faillit déclencher chez eux une véritable panique, un homme avait prévu que la politique des Gauches pouvait mener à un désastre, lin homme avait prévu que cette volonté affichée de la dictature du prolétariat dans un pays qui ne compte pas 10,000,000 de prolétaires sur 40,000,000 d’habitants risquait de soulever contre lui la majorité adverse, et créait ainsi un étal d’esprit favorable au développement du fascisme.Cet isolé, c’était Gaston Bergery.11 ne fut pas écouté.“Bergery est sans doute le politique le plus intelligent de la France”, disait alors un parlementaire français.“Seulement, voilà, il est trop intelligent.Il a toujours le tort d'avoir raison trop tôt.” J’ai demandé une interview à Gaston Bergery.Absent de Pari» pour quelque temps (il fait en avion un voya- f;e d’étude» en Afrique), il m’a adressé à l’un de ses ieutenants, René-A.Cerf, de «on Exécutif, et qui le remplace ici actuellement.(Siuée à la page 2) Le Reform Club, qui naguère l'ostra- cisa, pousse la candidature à la mairie d’un ex-président de l'exécutif, dit-on.Il y a anguille sous Desroches.* * ¦* X.Tu as rentré ton auto?Z.— Il faudrait avec ce verglas mat-tre les chaînes.Et où i! y a de le chaîne, Il n’y a pas de plaisir.* * * Enquête faite, il est faux que le nouveau parti municipal doive s’appeler le parti Camil-Léon: cela trahirait trop ses origines.* * * Les partis politiques dans le monde municipal cachent leur |«u et se modernisent.Les fortes lignes da parti le cèdent aux lignes fuyantes.it r tt Un tribunal torontois vient de maintenir la validité du Stork Darby (course aux bérets); il » sans doute maintenu déjà des choses moins saugrenues.jr * or Chaque fois qu’il se produit une pan- I ne dans une industrie russe, on l’attri- i bue au sabotage et quelques nationaux ou étrangers sont fusillés.Ce n'est pas j cher pour le maintien de l’honneur na- j tional en masquant l'impéritie non moins j nationale.* ?Quand les bandits voudront bien ne plus prendre les honnêtes gens par surprise, la lustice fera bien de ne pas prendre les bandits par surprise.Mais jusque là il y a des égards judiciaires que ni la raison, ni le coeur, ni l'équité ne comprennent.* + * Du Canada d'hier: IN MEMORIAM Honorable Léonide Perron.— Mom- Le P.Adélard Dugré, S.J., assistant général de la Compagnie de Jésus Le R.P.Adélard Dugré, S.J., provincial do» Jésuite» de langue française au Canada, a’est embarqué hier soir pour l’Europe, à bord de l'Au- soma.Le P.Dugré s’en va à Rome en qualité d’assistant général du R.P.Ledochosvski, géméral de la Compagnie de Jésus.On sait que celui-ci est aidé de sept assistants dont chacun s’occupe particulièrement d’un certain nombre de provinces de la Compagnie.Le P.Dugré aura à s’occuper de la province d’Angleterre, de la province d’Australie, des deux provinces belges, des deux provinces canadiennes et de la province d’Irlande.C’est la première foi* qu’un Canadien est appelé à ces hautes fonctions.Le P, Dugré est âgé d’un peu plus de cinquante ans.Il est né à la Pointe-du-Lac et a fait ses études au Séminaire des Trois-Rivières.C’est le R.P.Ivan d’Oraonnena, vice-provincial, qui prend, à la suite du départ du R.P.Dugré, la direction de la Province française des Jésuite» canadiens.msgei d'un idminttur tincérc, et fidèle à U mémoire du grand Cenadien que fut l'honorable Perron, mort le 20 novembre 1930.— P.-N, CARLE — Montréal.Hommage d'un homme modeste.Combien parmi les amis politique en vedette du défunt mentionnent encore son nom après six ans?Le Grincheux Bribes de grammaire Une lettre de S.E.le cardinal Villeneuve Son Eminence écrit à Dom Georges Mercure, O.S.B., une lettre très élogieuse du plus vif intérêt Carnet d'un grincheux Que l'incapable ne compte pas sur le "courant!" Le bon peuple sait faire le partage entre la politique municipale et la provinciale comme il l'a si bien fait entre celle-ci et la fédérale et il coupera I» courant.* * * Les articles de M.Laurendeau Nous publions aujourd'hui une nouvelle interview de M.André Laurendeau sur la politique française.Comme d'habitude, on le verra.M.l.aurnuieau rapporte très objectivement ce que lut ont dit les politiques français.U fournit ainsi aux lecteurs une importante documentation., Un nouvel article paraîtra lundi.qui mieux mieux T’ne lectrice d’Ottawa soumet à notre méditation la jolie phrase sui-j vante: Ce rapport lit comme suit.\ Notre correspondante reconnaît j bien dans ce tour barbare la jra-! duction littérale de l’anglais: This report reads as follows et elle affir-1 me que cette perle lui vient d’un ; bureau du gouvernement."Il fallait écrire: Ce rapport se Ut comme suif, j n’est-ce pas?" ajoute ma consultante.Sans doute, madame, et vous ave/ mille fois raison de rrier au scandale.Fol d’honnête homme, après de telles énormités, on n’a j qu’à tirer l’échelle.Une voix a déjà crié dans notre | désert: “Il nou* faut des compélen-] ces”.J'estime qu’il serait plus juste de clamer, en l’an de grâce 1936: j "Utilisons nos compétences”.Lar [ il doit se trouver au Canada quel-j ques hommes de bonne volonté capables de traduire convenablement: j "This report reads as follows'’.Malheureusement, ces rares compélen- .ers crèvent de faim en règ'e géné-l raie, pendant que des coulissiers i ou des gueulards, nés boueura, sont grassement appointés pour dé-j truire ce qui nous reste d’esprit français.Voulez-vous, madame, faire acte de patriotisme?Retournez à qui de On sait que les Bénédictins de Saint-Bcnoît-du-Lac viennent d’éditer des disques grégoriens d'un très grand intérêt et qu’ils préparent un volume de Rythmique grégorienne.S.E.le cardinal Villeneuve a bien voulu, à ce propos, adresser à Dom Georges Mercure, O.S.B., maître de choeur de Saiut-Benoît-du-Lac, la lettre suivante: Mon Révérend et cher Père, Dom Guéranger et ses moines de Solesmes travaillèrent, au dernier siècle, k restaurer en même temps que la vie bénédictine la vraie liturgie.Leur oeuvre n’est pas finie, elle appelle toutes les collaborations de science et de piété.Vos disques de rhsn» grégorien en seront l’une des plus efficaces.Votre initiative, car c’en est une au premier chef, s’impose par son opportunité.Enregistrer sur disques des pièces de chant grégorien, d’autres l’ont fait avant vous; et quelques-uns, Je pense encore à Solesmes, avec un rare bonheur.Mais unir l’enseignement à l’exéru-tion, illustrer la leçon par l’exem-1 pie pratique, en s’inspirant des meilleures méthodes de pédagogie, voilà ce que personne, je crois, n'avait encore tenté dans une série de disques comme celle que vous éditez.Non seulement vous l’avez essayé, mais vous y avez réussi d’eniblée.Votre sens artistique s'est maintenu à la hauteur des nécessités de renseignement, en ce qui concerne le chant de l'Eglise.Votre Rythmique grè.gorier.'ne s’adresse donc à toutes nos Institutions religieuses et à toutes nos Scholar Cantorum canadiennes: vos leçons claires et suggestives forment une méthode complète de chant liturgique.Pourquoi n’ajou- lerai-je point, après avoir Joui personnellement de leur audition, que vos disques figureront dignement dans les discothèques musicales de France et du monde entier.Ils n’ont rie n à craindre du voisinage des réalisations les plus achevées.Partout, ils seront un enseignement parfait, un plaisir- artistique et pour l'Ame une purification.Il ne nous déplaît pas que celte oeuvre soit canadienne, et qu'elle vienne des Moines de Saint-Benoit-du-Lac, fils de Solesmes, héritiers de son esprit et de ses traditions.Voilà quelque chose, en effet, mon Révérend Père, de ce que l’Eglise de notre pays attend de votre Prieuré.Après avoir réalisé au milieu dr nous en votre vie monastique la forme vivante du culte au-, thentique de l’Eglise, vous devez aussi faire rayonner autour de vous votre liturgie, par l’exemple visible que vous en donnerez et par l’enseignement théorique que vous en propagerez.Nul ne peut guère vous remplacer dans cette vocation, dans cette mission quasi officielle qu’il faut vous reconnaître, de rénovateurs et de malnteneurs de la liturgie sacrée.Ce sont les prémices de cet apostolat que vous nous présentez, vous et vos confrères, aujourd’hui, mon Révérend Père.De l'avis des connaisseurs, vous commencez par une oeuvre de maître.Personne ne vous en félicite et ne vous en remercie plus cordialement que moi.Avec mes pieux sentiments en Notre-Seigneur et Maric-Immacu-lée, (signé) J.-M.Rodrigue card.VRIeneuve, archevêque de Québec.droit cette fine perle après l'avoir enlisés un peu par notre feute.enchâssée comme il convient.Si ‘^«Fj’^'.^i.^'ênrisaiori'10^.tous les honnêtes gens se liguaient p®U(!raj{.j7corrlger son français ou pour donner à nos maison de corn-1 5A place à un autre?merce, à nos postes de radio, voire y,,-,,,, programme de publicité à nos gouvernements, d’opportunes conjmerrjaie soit présenté par un I LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1936 VOLUME XXVII — No 272 Enquête du "Devoir sur la France politique (Sntte dé la l£re page) Me voici rue de la Michodière, • u siège de Front Social, le parti de Bergery.M.Cerf me reçoit dans son bureau.Au mur des affiches qui disent l’histoire de Front Social; partout cette tête de flèche rouge dans un cercle, qui est le si-.gne de ralliement.L’accueil est ^cordial.Le lieutenant de Berger> semble ce que nous appelons chez 'nous “un homme pratique”; le regard ferme et calme, la voix brève, je ne sais quoi de direct dans son allure; entre lui et la réalité, aucun fallacieux système d'idées.Quand je voudrai placer la conversation sur le plan métaphysique, il s’y refusera aimablement.— Front Social n’existe que depuis trois ans, et Bergery.— Vous voulez connaître sa vie?La voici en peu de mots.Gaston Bergery Bergery faisait son droit en 1814; il avait 21 ans.Le 2 août, comme tous les autres, il est parti au front, au 117e régiment d’infanterie.D’abord sergent, il est blessé; Croix de guerre et citations; plus tard Légion d’honneur.On le nomme sous-lieutenant, puis officier de liaison dans l'état-major britannique; c'est ainsi qu’il obtient la “Military Cross", décoration que l’Angleterre accorde rarement aux étrangers.Tout ceci pour vous dire que Bergery, aujourd’hui pacifiste, a payé d’une partie de sa chair le dévouement que nous devons tous à notre patrie.Cependant, il ne porte rien à sa boutonnière: il hait l’étalage et toute publicité personnelle.Comme avocat, il était spécialiste du droit international.On l'appelle pour collaborer à la S.D.N.; pendant quelque temps, il v est secrétaire de la délégation française.En 1924.il accepte le poste de Chef de cabinet, au Quai d’Orsay, sous Edouard Herriot.On l’envoie en mission en Amérique.d adhère au radicalisme.En 1928, il se porte candidat radical-socialiste et devient pendant quelque temps vice-président de son parti.S'il l’a quitté, c’est que la doctrine et l’état-major radical-socialistes semblaient immuables.L’ardeur de Bergery, sa volonté de création ne pouvaient se satisfaire d'une pareille immobilité.J’ajoute que Bergery parle l’anglais comme le français, joue au golf, au tennis, nage et pour de longs voyages prend l’avion.Celte courte biographie.René Cerf l’a donnée sans hâte, par petites phrases précises.Four raconter la vie de celui qu’on a parfois représenté comme un intellectuel égaré dans la politique, il m’a mis en face d’un certain nombre de faits, sans commentaires.Mais par delà l’objectivité de son propos, j'ai senti une grande fierté pleine d'admiration.De "Front Commun" o "Front Populaire" Ici donc débute l’histoire du Front Social?— En effet, répond M.Cerf.Il se nomme d’abord Front Commun.Voici le moment décisif.Prévoyant la possibilité d'un coup d’Etat fasciste, Caston Bergery convoque un certain nombre de camarades et proclame que "la seule façon positive de combattre le fascisme est d’unir les travailleurs et les classes moyennes".Nombreux sont les militants qui entendent son appel.Mois les grands partis se rérusent, à cause de l'intransigeance des chefs communistes.Le temps passe.Surgit le fi-Fé-vricr.I.a Gauche commence à comprendre qu'un terrible danger la menace.On fonde d’abord un Comité Central d'L’nité d'Action Antifasciste; puis, on lance le Front Populaire, Décès LAVALLEE.A Montré*!.> 19 no-vr-mtire 1936.deoM* È 75 an> Pt 9 mois.Louis-Arsène Lavallée, aveva- ancien maire de Montréal époux de Llr.» P u' Funérailles le lundi 23 courant.1 convoi funèbre partira des Salons mortuaires de la Société Coopérative, no 302 rue Stc-Cattierlne est.à 8 heures 15 du, matin pour se rendre k la chape!!» de* Sourdes-Muettes.où le service sera célébré a 9 heures, et de là au clme*lère de la Côte des Neiges.U eu de sépulture.Parents p,t amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.Le cortège se formera angle des rues Cherrler et Saint-Denis, à 8 h 45.ST-CYR A Montréal, le 20 novembre 1936, décédée à 54 ans.Blanche Mlgneron.femme d’Aldérlc St-Cyr, Funérailles le lundi, 23 novembre.Le convoi funèbre partira du No 1901 rue Laurier est, à 7 h, 15 du matin, pour se rendre à l égUse St-Plerre Claver où le service sera célébré Bt de là au cimetière de la Côte des Nettes.lieu de sépulture Parents et amis icnt priés d'y assister sans autre invitation.dont assurément Bergery est le père: tes communistes, qui s'en glorifient, n’ont fait que le débaptiser.Et.victorieux aux élections dernières, le Front Populaire prend le pouvoir.—-Quelle est la volonté fondamentale de Front Social?< Rappelons, pour la clarté de l’exposé, que le Front Populaire est constitué par l'union de tous les partis de Gauche, tandis que Front Social est le Parti que dirige Bergery, et l’un des adhérents du Front Populaire).— C’est une volonté de justice sociale et de paix.- Comment se réalisera-t-elle?M.Cerf jiborde la question de justice sociale: Ni marxisme.Et tout d’abord, elle ne se réalisera point fHir le niarxksme.La critique anticapitaliste de Marx : était remarquable pour son époque; mais les faits l'ont dépassée.Notre devoir est aujourd’hui d'envisager les faits comme ils sont.I.a révolution sociale ne se réa Usera donc pas dans le soviétisme.I Fnc révolution n'est pas un article d'importation: ce qui a réussi en Russie échouerait en France.Il y a là un problème de climat.Essayer d'implanter en France la "dictature du prolétariat"?(J’esf oublier que.sur àO.OOO.OOO d'habitants, ce pays comprend, en chiffres ronds: 10,000,000 de petits cnm-\ mercanfs, 20.000,000 de paysans et seulement 10,000.000 d’ouvriers (dont plusieurs sont des techniciens spécialisés).Donc, en France, le mot d'ordre communiste et socialiste soulèverait contre le prolétariat les autres classes de la nation: ainsi se déve-\ lopperait ici ta situation psychologique qui a permis ailleurs au fascisme de s'implanter.Donc, ce mot d’ordre ne répond \ pas à la réalité.Il faut le remplacer par un autre: I frontisme.Notons en passant que pour Bergery l’instauration du Front Populaire est bien plus qu’une tactique: c’est un rassemblement stable, c’est l’union véritable et profonde des classes saines de la nation.Pour j les communistes, c'est une manoeu- ' vrc transitoire; pour les frontisles, j une politique permanente qui s’ap-1 puie sur des principes et surtout des états d'âme d’une certaine stabilité.M.Cerf continue: Ni capitalisme L’unité française ne peut se faire que contre une toute petite minorité d’hommes gui possède, à elle seule.In puissance de l'argerü.et qui corrompt la Presse et le Par-I lement.“ 1 bas les “corrompus!" criait la foule du fi février, qui se lançait \à l’assaut du Parlement.Soil, répondons-nous.El que les coupables payent.Mais nous voulons qiifon crie plutôt: “A bas les corrupteurs!" Qu’on substitue aux Parlementaires actuels les hommes les plus purs et les plus sincères, qu'on remplace le parlementarisme par un régime nouveau: si In puissance corruptrice de l'argent, si les trusts ne sont pas abattus, tout sera à recommencer.Mais alors, vous n'acceptez pas plus le capitalisme que le marxisme?La réponse vient vivement: Des conceptions économiques périmées, égoïstes et stupides sont responsables de la crise.Nous les rejetons.I.es rejeter, c'est en même temps rejeter les trusts, qui en découlent.Bergery déclare: “fl faut transformer en services publics un certain^ nombre d'organismes privés qui tiennent entre leurs mains la vie économique el indirectement la vie poli tique de ce pays”.fJe ne puis m’empêcher de réfléchir in petto: Si M.Bergery habitai! l'Amérique, je me demande ce qu'il déclarerait.) Nationalisation des trusts Dans un article à La Flèche (organe de Front social), Georges Izard, député de Meurthe-et-Moselle, dénombre les trusts qu’il faudra nationaliser; il mentionne, parmi d’autres, ceux des Fabrications d’armes, des Produits chimiques, des Transports, des Assurances, du Gaz et d’Electricité.les Mines, les Etablissements de crédit, les Grands Moulins et les E’ngrals.En somme, c’est la lutte ouverte à toute société anonyme ayant pris forme de monopole ainsi qu'à la très grande propriété.—Juguler les trusts, voilà le leitmotiv.De là, toute une série, de "slogans": "Pour le rassemblement de tous ceux qui veulent libérer la France de ta tyrannie de l’argent.Ou, plus durement: LA FRANCE CONTRE L’ARGENT.Nous dénonçons la dictature des DEFX CENTS FAMILLES.Ailleurs et toujours: CONTRE LES TRUSTS, RASSEMBLEMENT.Dans notre journal La Flèche, nous consacrons une page de documentation économique, "les dossiers de la Flèche”, à étudier l’emprise des trusts sur noire pays: FRANCE.VOICI TES MAITRES.Je connais déjà res formules.On les utilisai! aux élections dernières: en particulier le parti communiste, dont j’avais admiré l’adroite propagande.Ont, note en souriant M.Cerf, nous sommes le creuset où se forgent les mots d'ordre, le,s fabricants de slogans.Mais il ne s’en plaint pas.—EH le parlementarisme?Sous le croyons solidement implanté en France.Quelques réformes suffiraient d le remettre à date.Nous ne nous y attaquons pas.Le mal est plus profond.Politique extérieure Nous passons au second sujet, sur lequel nous ue nous attarderons pas: comment organiser la paix mondiale?Non# voulons le désarmement: immédiat, simultané et contrôlé, des principales Puissances.Désarmement, sans aucune autre condition que la simulaiiéité.La sécurité collective?entendu.Malt on n'y arrive pas d’un coup.Il faut sortir des vieux sophismes nationalistes; en particulier, il faut sortir du poin-carisme: juridisme étroit qui ne rend pas justice à l’Allemagne et qui prend des parchemins pour de l’éternel.I.a France doit prendre l'initiative d'une proposition de désarmement.Question complexe que Bergery a longuement développée à la Chambre, dans un débat remarqué sur la politique extérieure de la France.La solution de Bergery est assurément généreuse et audacieuse.Est-elle réalisable.?Les affaires d'Espagne Mais voici poindre la brûlante question d’Elspagne.Etes-vous interventionnistes?Non.Nos sympathies vont évidemment an E'rente Popular.MAIS NOFS NOUS OPPOSONS A TOUTE CROISADE IDEOf.OGIQUE (encore une formule qu’on nous a prise: tant mieux).Nous pensons avec Robespierre qu'on n'apporte pas la liberté à la pointe des baïonnettes.Que ITIalie soit fasciste et que l’Allemagne soit hitlérienne: cela les regarde.Nous refusons que l’Europe soit lancée dans une catastrophe au nom de la liberté; pas de "Front des démocraties’’ contre un "Front dictatorial".Quiconque connaît l’état d’ébullition des foules ouvrières frart çaises à l’heure actuelle, leur fréné sie contre ce qu’elles appellent ‘Tannée rebelle d’Espagne” ou “les factieux”, leurs trépignements, leurs poings levés et leurs cris quand il est proposé de venir en aide “au peuple persécuté d'Espagne”, au "Front Populaire" qui lutte contre “la tyrannie d’une poignée de généraux”, quiconque connaît cette violence, mesure ce qu’il faut de courage pour s’opposer à toute intervention de la France, au sein du Front Populaire.Mais il se fait tard.M.Cerf remet à un second entretien de répondre à mes dernières questions.André LAURENDEAU LUNDI: Un nouvel article de M.Laurendeau.Bribes de grammaire (Suite de la première page' bafouilleur, mon Dieu, c’est un mal, un très grand mal, auquel on nous a toutefois habitués; mais qu’une émission destinée à rehauser notre culture massacre incidemment la langue française, c’est trop fort.Si le monsieur qui nous apprit un jour que “Le compositeur X.voyagea au travers de l’Italie”, que le même X.fut assistant-chef avec l’orchestre Y.”, si ce barbare étourneau, dis-je.continue sur Je même ton, il en recevra d’autres nouvelles.N’a-t-il jamais lu dans sa grammaire enfantine, ce pauvre bonimenteur.qu'on dit: au travers de lorsqu’il y a obstacle, coin-lie dans Passer l’épée au travers du corps?Nos apôtres du bien dire i’ont-ils pas assez souvent répété que Je mot assistant dans asssistant-chef •constitue un anglicisme à rempla-•er par sous-chef?Cessera-t-on un jour d’apprêter la préposition avec à toutes les sauces, selon l’usage anglais?Sous-nhef avec l’orchestre Y .pour sous-chef de l'orchestre Y.est sûrement l’un des pires solécisme qui Se puissent commettre; il n'a d’égal que commencer avec pour commencer par et le barbarisme testamenteur pour testateur qu’un autre poussah de la radio a lâché ces semaines-ci.“Abrutisseurs de l'air”, gare à vous! * * # Voici maintenant une colle que me pousse un lecteur de Québec: “Etes-vous d’accord avec moi, écrit ! ce correspondant, pour dire que le ! Carnet d’un grincheux devrait être 'signé: Un Grincheux; et que, j pour signer: Le Grincheux, il fau-| drait intituler Je carnet: Le carnet du grincheux?” Hum! Me voilà dans de beaux draps.E'ncourrai-je les foudres du Grincheux pour donner raison à mon correspondant?Au fait.Le Grincheux (homme d’esprit, parbleu! puisque c’est son ; métier), Le Grincheux sera le premier à se gausser de son persistant lapsus; ou plutôt, il sera le deuxième à s’amuser de l’aventure, car je suis le premier à rire de n’avoir ! pas moi-même remarqué l’erreur, depuis si longtemps qu’elle s'affiche au grand jour, f.e Grincheux apprendra, par la même occasion, que je le lis d’un bon oeil, si je puis dire.Revenons à notre perspicace lecteur.Il a raison, c’est clair.La discordance logique qu’il signale l'aura frappé des la naissance du Carnet, car, de son propre aveu, il entretient ce doute “depuis longtemps".E’élicitons-le d’avoir vaincu la force presque irrésistible de 1 accoutumance, * * * Je regrette de ne pouvoir répondre aujourd’hui aux derniers arrivés.Le mot de la fin revient à la lectrice qui demande “si l’expres-sidn Etant donné est toujours invariable lorsqu’elle précède le nom”.Les admirateurs de M.Abel Her-mant me pardonneront de traiter cette question, que le célèbre aca-i démicien a bii-niéme pressurée.; M.Hermant veut qu’on écrive: Etant donnée une circonférence.parce que "vu et ci-joint sont devenus de véritables prépositions dans vu telle loi et ci-joint la lettre; que si vu et ci-joint étaient accompagnés de étant, il est hors de doute qu'on les accorderait: étant vue, étant ci-jointe la lettre".D’autre part, le dictionnaire de l'Académie et les vieilles grammai-j res se prononcent en faveur de l’in-; variabilité.C’est le cas de répéter: Grammatici certant.Permettons-nous une distinction.Au point de vue formel, la cause 1 me semble entendue.Le participe avec êlre s'accorde avec son sujet, même si ce dernier suit le participe Dès lors, on devrait écrire: Etant donnée une circonfé* rence comme Une circonférence étant donnée.Au point de vue sémantique, le cas est plus complexe.En effet étant donné, outre son sens propre, qu’il conserve dans Etant donnée une circonférence, peut aussi servir de succédané à vu, à cause de, eu égard à, comme dans Etant donné la maladie de M.X.Cette dernière acception permettrait l’invariabilité, puisque étant donné se muerait en préposition au même titre que vu, ci-joint, etc.Car ccs derniers sont devenus invariables pour avoir assumé un sens prépositionnel: Va ne signifiant plus voir mais à cause de, et ci-joint devenant synonyme de avec ou de quelque autre équivalent.Or, dans Etant donné la maladie de M.X., je ne crois pas que le sens de donner soil encore perceptible.Un écrivain de profession devra, à mon avis, observer res nuances.Quant aux honnêtes gens, ils pour-iaient invoquer l'autorité de M.Abel Hermant pour faire varier étant donné clans tous les cas.Notons enfin, pour confirmer notre raisonnement, que passé varie ou non suivant le sens._ On écrit: Passé cette année de misère, mais: Une fois passée cette année de misère.Je me rappelle que la variabilité du participe dans ce dernier tour avait fort scandalisé de bonnes âmes qui s’en tenaient à la règle de supposé, passé, vu, compris, etc.apprise par coeur et pour la vie.Ces esprits pusillanimes s’abstiendront prudemment de lire M.Beor-ges Duhamel, car le rejet du participe en tête de la phrase caractérise, il nie semble, la syntaxe du grand écrivain.Mais uous touchons ici au style, sujet tabou clans cette chronique au dire des naïfs qui tiennent la grammaire pour un jeu d’enfant ou un passe-temps à l’usage des esorits tatillons.Laissons vivre l’Illusion et sa fille: la médiocrité dorée.|ean-Marie LAURENCE Alcaliser “l’indigestion acide” la fera vite disparaître ! PARTOUT L'ON ADOPTE CETTE REMARQUABLE METHODE "PHILLIPS" Je suis bien contente que le docteur Morin m'ait conseillé les Comprimés de Lait de Magnésie Phillips contre mon acidité d’estomac! Ils sont, tout simplement, merveilleux! SYMPTOMES HABITUELS DE L'ACIDITE STOMACALE Douleur après Sensation de les repas défaillance Indlgesuou Insomnie Nausées Acidité buccale Inappétence Aigreurs d’estomac Maux de tête fréquents Partout, l’on reconnaît de plue en plu» que les dérangements gastriques causés par une acidité excessive peuvent être soulagée, de façon étonnamment prompte, par une alcalisation rapide de l’estomac au moyen de Lait de Magnésie Phillips.L'on prend soit deux cuillerées à thé du liquide Phillips, après les repas, soit deux Comprimés de Lait de Magnésie Phillips.Nausées, gaz.Indigestion.maux de tête causés par l’acl-dlté excessive résultant d'excès de table ou de nicotine.tous ces malaises sont presque aussitôt soulagés.L'on se sent revivifié — au point d'oublier que le mot ESTOMAC est au dictionnaire! C’est à essayer — si vous souffrez d'acldlté stomacale, et surtout si vous avez eu recours, jusqu’ici, à quelque alcalin moins naturel ou moins effi- cace.Achetez soit le liquide Phillips, soit les nouveaux et remarquables Comprimés de Lait de Magnésie Phillips dont chacun représente une cuillerée à thé du liquide.Le grand étui ne coûte que 25c 4 la pharmacie.AUSSI EN COMPRIMES: Chaque petit comprimé est l’équivalent d'une cuillerée à thé de vérlta-b 1 e Lait de Magnésie Phillips.PAIT AO CANADA.Lait de Magnésie PHILLIPS Conférence du Dr C.-N.Valin ., ^ • • u malKn sans rivale pour la qualité et le prix.Les 25 ans de la paroisse Sainte-Cécile Demain, jour de sa fete patro-| nale, la paroisse Sainte-Cécile fe-itera'le 25me anniversaire de sa fondation par le curé Edouard Beaulac.S.E.Mgr Deschamps, évêque-auxiliaire, officiera à la grand-messe solennelle, à 11 heures.Le sermon sera fait par M.l’abbé Placide Valois, de Guybourg, ancien vicaire de la paroisse.Il y aura un banquet intime, le midi, La paroisse fut fondée en 1911 et créée par Mgr Bruchési.L’église actuelle fut inaugurée à Noël 1925 et bénite par Mgr Deschamps.Au début, la paroisse comptait 288 familles; elle en compte aujourd’hui 2,359.Le curé actuel de Sainte-Cécile est M.l'abbé J.-H.Lachapelle.AU MONUMENT NATIONAL Le dimanche 22 novembre, à 3h.de l’après-midi, M.le professeur C.-N.Valin, poursuivant sa série de conférences sur l’hygiène, traitera le sujet suivant: L’utilisation de la suggestion dans la thérapeutique et dans l'éducation de l'enfant.Çette conférence, donnée au Monument national, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, sera illustrée à l’aide de projections lumineuses.Entrée libre.Le public est cordialement invité à suivre ces conférences."Le homard et les plaideurs Un crustacé aussi savoureux ï peut-il être aussi coupable?— Oui ; Mesdames, Messieurs, il faut vous j rendre en foule entendre cette fa-! mouse comédie judiciaire de René i Blain des Cormiers: “Le Homard et les Plaideurs”, qui sera interprétée par la troupe de Martigny à la salle de Saint-Alphonse d’Youville, 560, blvd Crémazie, mardi le 24 courant, à 8h.15 précises, “Ozi demande un dactylo” sera aussi rendu par les mêmes acteurs.Lecteurs Voulez-vous connaître l’héroïque histoire de la première femme missionnaire dans l’Eglise?Lisez Marie de l'Incarnation, par une religieuse Ursuline de Québec, — votre goût sera charmé, votre piété édifiée, votre amour de l’extraordinaire, amplement satisfait.Marie de l'Incarnation, fondatrice du monastère des Ursulinès de Québec, par une religieuse Ursuli-tie de Québec.1 vol.9 x 6.5 uces, 416 pp., 64 illustrations, relié, $1.75 franco.En vente au Service de Librairie du Devoir.Si J.R.JOLY propriétalv* BEIair B126 255 est, rue Ste-Catherine MONTREAL — LE TABAC A PRISER —— LANDRY est reconnu le meilleur pour décongestionner le cerveau.N.LANDRY & CIE 3127 est, rue Ste-Catherlae - Montréal Le médecin dit: Ptghcx presertpiim REINOL.Messe anniversaire pour Rosario Côté Mercredi le 25 novembre A 7 heures j 30 en la Chapelle du Sacré-Cœur de ! l’église St-Stanislas de Kostka sera chan-i tée une grand'messe du 4è,ne anniversaire pour le repos de l’âme de Rosario Côté, ancien président de la Dominion Shoe.Pour nettoyer votre rein et soulager le m«l de doe.fis sas* p*rtmt - iOt U iotot LUNDI : Lundi, le "Devoir" commencera la publication, dans la série de ses romans illustrés, des "Anciens Canadiens", de Philippa Aubert de Gaspé.Aux éducateurs.‘‘.Je propose cet examen de ; conscience aux éducateurs dont dé- j pend l'avenir de ma race.Puissent les nombreux points d’interrogation qui suivent leur suggérer les moyens à prendre pour devenir tous des pédagogues intègres, dévoués et patriotes.” Telle est, en résumé, la dédicace de L'examen de conscience professionnelle de l'éducateur, par (Ihs-A.Shaffer, inspecteur d'écoles, brochure de 24 pages qui vient de paraître.Los éducateurs de tous les degrés de renseignement se doivent de lire et de méditer ce travail éminemment pratique et opportun.L'examen de conscience prafes-\sionnelle de /'ér/iico/eiir fait suite à L’Education nationale et nos Educateurs, dont tous les professeurs sérieux doivent s’inspirer.C.es deux brochures sont en vente au Devoir et chez l'auteur, à 500, avenue Cbampagneur, Outremont.L’unité, 10 sous; la douzaine, $1; le cent, $8.Tél.Wllbank 7119-711» Siège Social: 2«30 NOTRE-DAME OUEST L* Compagnie d'Axsurancé Funéraire UCGEL BCUCeif.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec su capital de *150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS 1>E FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurance» sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Dépôt de *25.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à le disposition du public.SERVICE JOUR BT NUIT.GEO.V ANDELAC- Fondée en 1*90 Directeurs de funérailles SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE 120 ma Rachel Est, Mont.«al Limites Tél.Bttair 1717 Docteurs, Consultes ! ! ! les C rands Constructeurs de France Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Tonte électricité médirais —Gallois Cr Cie— Ultra-Violets Quartz Infra-Rouges L*mpes asclatlques pour salles d'opérations.—Etablissements C.Boulitte— Instruments de Diagnostic —Collin Cr Cie— Instrumentation chirurgicale par excellence.Barri oe d'Inaér.leur élect.ro-radu,logis te Conditions faciles Prti, catalogue sur demande.PAUL CARDINAUX, D.Se.nm 181 ON FRANÇAISE'' 41* merrier HA 2357 MONTREAL PELERINAGE à MANILLE à l'occasion du Congrès Eucharistique International Sous le haut patronage de S.E.le cardinal VILLENEUVE V*rcl« i Cses e 1) La loi qui autorise la Ville de Montréal à imposer la “Taxe «le Vente” a été adoptée par l’Assemblée législative et demeurera en vigueur tant que celle-ci ne l’aura pas abrogée.2) Le règlement de la Ville «ie Montréal sur ie même sujet demeurera également en vigueur jusqu’à l’expiration du présent exercice, c’est-à-dire jusqu’au 30 avril 1937, et le Conseil municipal n’a pas l’autorité requise ni pour le rappeler, ni pour réduire le rendement «tes contributions qu’il décrète.3) Les déclarations qui ont été faites jusqu’ici par certains hommes politiques à l’effet qu’ils aboliraient l’impôt sur la “taxe de vente” ne peuvent signifier que deux choses, à savoir; (a) Que cette question sera soumise à l’Assemblée législative en assemblée régulière lors de la prochaine session; (b) Que si cette taxe est abolie, cette abrogation n’aura d’effet, en ce qui nous concerne, que pour le prochain exercice, c’est-à-dire pour l’exercice commençant le 1er mai 1937.4) Bar conséquent, le règlement de la Ville imposant une taxe sur les ventes oblige, pour le moment, tous les contribuables qui y sont assujettis.5) Une conséquence du non-paiement de cet impôt pour le présent exercice sera (|ue les contribuables délinquants sont exposés à être poursuivis, à payer des intérêts ou des amendes à raison de leur défaut de se conformer à la loi.De toute façon, ces contribuables devront acquitter les impositions dont ils sont redevables envers la municipalité, < La conclusion de ce «pu précède c’est qu’il est de l’intérêt de la Ville comme des contribuables que ces derniers acquittent «le bonne grâce cet impôt, comme ils Font fait jusqu’ici.” Honoré PARENT, Directeur des Services, le 20 novembre, 1936.L’affaire P.'T.Legaré AJOURNEMENT A LUNDI Québec, 21.Le procès Fortier-Falardeau a terminé sa première semaine devant les Assises.(Nous en donnerons le détail lundi).A 6 heures, hier après-midi, le tribunal s’est ajourné à lundi, pour permettre aux avocats de prendre connaissance des exhibits déposés devant le tribunal.Ils sont au nombre d’une cinquantaine déjà, après deux jours et demi de témoignages.Le tribunal siège sous la présidence de M.le juge J.-A.Prévost.La journée d’hier a été relativement calme, trop calme même, car les constables sont souvent obligés d’aller réveiller les curieux, qui piquent “un somme” pendant les témoignages.Un témoin, M.A.-A.Riopel, ancien secrétaire de la Legaré Auto &.Supply, a créé une certaine sensation, lorsqu’il a déclaré qu’il ne se rappelait plus qui lui avait donné ordre de signer un certificat attestant que la somme de $284,770.75 en billets recevables de la General Investment avait été transportée à la Cfe Legaré.Il a avoué de plus qu’il savait que la General Investment ne possédait pas cette somme au moment du certificat.Le tarif des autos Ottawa, 21.(C.P.) — I^a Commission tarifaire diffère au 15 décembre son enquête sur le tarif des automobiles.Cette enquête devait commencer le 1er d«;cembre.Le parti ouvrier et ia politique La section locale du parti ouvrier du Canada continuera son travail en dépit du retrait du Conseil des métiers et du travail de Montréal, a déclaré hier M.Jack Cuppello, président de la section.Ou sait que le Conseil des métiers et du travail de Montréal a jeudi soir dernier adopté un amendement à sa constitution, s’interdisant toute activité politique à l’avenir.Le vice-roi à Toronto Toronto, 21 (C.P.) —Son Excellence le gouverneur général du Canaria, lord Tweedsmuir, a passé hier la journée dans la Ville-Reine «d il a fait une double visite à l’exposition d’hiver.Hier, il a visité officiellement l’exposition des chevaux.service domestique: frais de service, 30 cents; pour les 60 premiers kilowatts-heure, 2 cents .rl le kilowatt-heure; pour les 240 kilowatts-heure suivants, 1 cent .5; pour une consommation encore supérieure, 1 cent le kilowatt-heure.H est à noter que le minimum pour un mois est fixé à 60 cents au lieu «te 70 cents recommandé pur le rapport des experts.Politique ¦«Lg, * » ^ Le moulin de Chandler Deux délégations auprès du cobinot provincial La "Noranda* Québec, 21.— Le Conseil des ministres, siégeant sous la prési* itence de M.Oscar Drouin, a reçu, hier, trois délégations, dont deu* au sujet de la réouverture du moulin de (’handler, et la troisième au sujet du développement d’un pouvoir électrique dans le Témiscamin* g ne.La première délégation était celte de la Canadian Celanese.Elle comprenait M.Lionel Forsyth, M.lx>e Cadian, vice-président de la Premier Company, filiale de la Celanese, M.A.Schwartz, directeur de la Canadian Celanese, et M.Paul Gauthier, avocat.De son côté, M.John Stadler, ingénieur, s’est présenté au nom d’un syndicat canadien.I-es deux parties ont fait valoir leurs arguments et exposé chacune à son tour qu’elles pouvaient exploiter avec avantage le mouon d« Chandler, L’autre dédégation, celle rte la Noranda, comprenait MM.le Dr F.-A.Gaby, J.-P.-A.Gravel, C-R., d« Quebec, George-A.Vogan et J.^ Cot«*.La Cie Noranda veut développer un pouvoir électrique au rapide 7 sur la rivière Outaouais.U s’agit d’un pouvoir de trente milte forces dont l’aménagement coûterait cinq millions de dollars.La pouvoir servirait partie à la compagnie et partie à desservir la population de ia région.*'e cabinet a entendu les exposés des trois délégations.Il décidera plus tard ce qu’il y a à faire.M.Drouin a présidé deux séan-ces du cabinet au cours de la journée.La deuxième a pris fin à 6 heures 45.L'élection de M.Duplessis Les Trois-Rivières, 21.— La péti-tion en contestation d’élection de M.Maurice Duplessis par le Dr Henri Lacroix a été définitivement rejet ee par le juge H.-A.Fortier en cours supérieure.Le rejet de l’action est une conséquence d’une partie du la loi qui «lit que l’instruc-iion au mérite sur la contestation proprement dite doit commencer en dedans des quatres mois qui sui-vent la publication de l’avis de 1 election dans l’édition ordinaire delà Gazette Officielle, de Québec.Ce fut le cas dans la pétition en < omestation dY'lection adressée contre M.Duplessis à la suite de Reckon générale du 25 novembre I ÎMi).L avis «l’élection de M.Duplessis lut publwié dans l'édition de la Ga* zettr Officielle du 7 décembre 1935 et 1 instruction au mérite sur la pétition n’est pas encore commencée.Dans la computation de ce délai de quatre mois on a dû faire abstraction du temps compris entre la production «le l’inscription à la cour du Banc du Roi et le prononcé «tu jugement par ce tribunal avec les trois appels qui y furent inscrits, appels «tu jugement sur les objections préliminaires et des jugements ou décisions sur certains incidents connexes à ces procédures.Les routes Quebec, 21 (C.P.) — Le député de Chicoutimi, M.Larouche, fait savoir que près de 1,060 hommes travaillent à la construction de routes dans le comté de Chicoutimi.D'autre part, on annonce que 400 minimes travaillent dans les chemins qui conduisent de Québec au jardin zoologûpic de Charlesbourg.Un prévoit que la semaine prochaine le nombre des travailleurs passera à 700 dans ces chemins.; Un pont à Beouséjour Ritnouski, 21 (C.P.) — On vient de commencer la construction d’un pont «le soixante pieds de longueur au-dessus d’un profond ravin au village de Benuséjour, à six milles environ de Rimouski.Le ministère de la colonisation fait constraint ce pont.Vol a Magog Magog, 21 (C.P.) — Des cambrioleurs ont pénétré dans le magasin ue M.Napoleon Hébert il y a plu-sieurs heures et lui ont dérobé tout le stock de cigares et de cigarettes, évalue a $800, qu’il avait reçu la veille pour les fêtes.La route de la baie d'Hudson Malgré un* et de géné- Ottawa, 21.(C.P.) administration économe .__ ______ mix taux «l’assurance maritime, la route maritime de la Baie d’Hudson coûte cher au contribuable canadien.On calcule qu’il en a coûté $4 par boisseau au contribuable canadien pour l’expédition d’environ 17 millions «ie boisseaux de blé au cours des six années dernières, par la route «te la baie «ITIudson, du Canada en Europe.Décès SAINT-PIERRE, à Montréal le 20 novembre 1936, «técédé à 15 mois, Yvon Saint Pierre, fils de Romuald Saint-Pierre (Germaine Lalonde).Funérailles lundi le 23 novembre.Le convoi funèbre partira du No fflO rue Bélanger.V l£ DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE IVito VOLUME XAVII — No 272 Q* ¦Hll Aux retardataires - Les matinées scolaires d'initiation à la musique — Un ouvrage d'Henry Woollett — Ernestine Schumann-Heinck rt.c’est le re-, retards n’étaient pas plus nom-la séance à breux.lire*, il y a Los 1res rares cas où quelqu'un arrivent les ne peut absolument pas arriver ù ait certains temps ne justifient pas qu’on iléran-eure.per- ko les autres.Qu'on dise plus tôt, iv obstacles s’il le faut, et, si l’on n’a pas le r a des di- temps de s’habiller, qu’on reste on toujours les toilette d'après-midi.L'exactitude est la politesse des rois: elle devrait être encore plus ;> retarda- celles des démocraties.1.'; l _ i- ?^ ?s \ v un Les matinées scolaires d’initia- r?doit tiens à la musique d’orchestre s’ou-r monsieur vient cet après-midi, 3 heures, à la , : i son salle du Flateau, sous la direction |'a- : de M.Wilfrid Pelletier.L’intérêt croc nsi an-; manifesté pour ces concerts-cause-s’habiller.ses a etc, l'an dernier, instantané et • : < .\ o soutenu; il n'y a donc pas de rai-t cinq s ns de craindre qu'il en aille au* nais, étant trement cette année.s ; nf.On a commencé par l’enfance, on continuera par elle, car ce qu’elle s'assimile avec tant de facilité lui demeurera acquis pour toute la vie.Pourtant combien d'adultes qui s'imaginaient connaître quelque chose à l'orchestre et à sa littérature ne s'y sont rendus que pour accompagner leurs enfants, et y ont appris.avec surprise, que leurs connaissances.souvent obscures, s’y débrouillaient et s’augmentaient.Ce qui était pour eux un passe-temps vans conséquence est vite devenu un besoin auquel ils ont cédé avec plaisir.Au moment où ces lignes sont écrites, on ne sait pas si tous les sièges se vendront mais quand elles seront lues, il y a fort à parier qu'on ne pourra déjà plus trouver une place libre.Qiuon s’y rende pourtant, on trouvera bien le moyen ' La chorégraphie Le ballet de Monte-Carlo M.Louis-H.Bourdon nous ramè-' ne l’incomparable ballet de Monte-Carlo, l'un des ensembles de danseurs les plus parfaits de notre époque.Le ballet du colonel de Rasi! ! sera au His Majesty’s les 30 novem-jbre, 1er et 2 décembre, et présentera quatre spectacles différents.Voici quelques explications sur les prin-! cipaux ballets qui seront présen-: tés.“La belle au bois dormant”, chorégraphie de Fokine, musique de Tschaikowsky, est un véritable pa-| géant de la vie de cour.C'est une série éblouissante de pas de danses exécutés avec grâce par les courtisans, les dames d’honneur et les j pages d’une cour classique.La création la p’us remarquable de Léonide Massine est peut-être son “Tricorne”, ballet basé sur un ' conte de folklore russe et illustré par la brillante musique de Manuel de Falla.Le conte, qui est un | lissu de mésententes amoureuses entre tin jeune meunier espagnol et sa femme, prête ù une interprétation Lp programme du Dr Lapierre, à part deux pièces de Bach, se compose d’oeuvres de l'Ecole française.Les auditeurs entendront, entre autres, deux pièces inconnues ici de Jean-François Dandrieu, organiste du roi de France (1684-1740), ainsi que du Bonnet, du Franck et du Massenet.Le récital a lieu à 3 heures p.m.La revue "Bleu et Or" His Majesty’s, 30 now., 1, 2 déc.LOUIS-H.BOURDON MATINEE présente l'incomparable Mere.2 déc.des plus amusantes.télé syraphoni-àer à d heu-' ont trouvé îê heures le quart.S) T.ajence a 8 îeures moins arrives avec ement.et si t qu’à 10 ?quand mé- recteur râleurs Si .pi,.chef diteur ses assis ues ont déci «f.f« c est la sagesse même, — crat éc-rér.Sivant.sans exception et imjxrîoyiibJement, les portes se fermeront dès que le chef d'orchestre montera au pupitre et l'on a conserve }es deux hymnes nationaux pour permettre de donner deux cm trois minutes de grâce aux retardataires.Dès que commencera la première pièce du programme, ies portes se fermeront de nouveau et resteront fermées jusqu'à sa fin, que ce soit une Ouverture de trois ou cinq minutes ou une Symphonie de trois quarts d'heure ou d’une heure de durée.Cette mesure, chaque fois qu’on I n,, l'a appliquée, a toujours soulevé 1 01 er c des protestations indignées.Pourquoi?Les retardataires ont payé leurs places?Ceux qui arrivent à 1 heure aussi, et de plus ils ont par la acquis un droit, celui de ne pas être dérangés pendant qu’ils écoutent.L’exactitude, a dit quelqu’un, est la politesse des rois.F.n démocratie, il y a quand même un roi au Concert: c’est l’artiste, ou le d’orchestre, et toujours i'au-qui arrive à l’heure.Celle politesse que devaient les rois, on la leur devait aussi.On la doit à 1 artiste, au chef d’orchestre et à musiciens, à l’auditeur déjà attend cinq ou dix minutes pour permettre aux retardataires de prendre leurs places, comment sait-on qu'il n’en arrivera pas d’autres au bout d’un quart d heure ou de vingt minutes, et alors va-l-on attendre, pour commencer, une demi-heure ou une heure, comme cela s'est vu?Au dernier concert, M.Wilfrid 1 cl ht ur a bien voulu donner aux retardataires la chance d’entrer en-le premier et le deuxième mou-» ., , Symphonie de Schu- beit.Il n y était nullement obligé on ferait bien de ne pas se pré-de cette gracieuseté pour en ce qu on appelle en langue précédent.Une svmpho-pas une suite de morceaux sans ben qu’on peut couper par les allées et venues des gens L est une unique pièce en un certain nombre de mouvements différents.tous lies entre eux par le sens général de l'oeuvre; et c’est pour cela qu’on prie les auditeurs ; ue ne pas applaudir entre les mouvements.M.Pelletier n'eût-il pas donne cette permission d’entrer: apres le premier mouvement de la qu’on n’aurait pas le .- le lui reprocher.\ 1 heure ou commencent les conceits depuis bon nombre d’années' jamais avant 8 h.30 et très souvent à « h.4.) ou 9 heures, il n'y a pas de qu on puisse alléguer pour j l’heure.On i a 8 b.15 très heures et les j "ule se caser, fût-ce même debout.* * Le musicien français Henry Woollett, qui vient de mourir, a laissé un ouvrage dont il a fait don au Monde Musical qui en publiera I une tranche tous les mois.Ce petit : livre est intitulé Critique des Théo-j ries Musicales.L'auteur y a mis un court préambule dans lequel il déclare ne pas vouloir écheniller telle ou telle théorie en particulier, mais seulement relever dans leur ensemble les affirmations vagues, les i théorèmes routiniers, sans d’ail-j leurs vouloir faire un travail de po-! lémique.Le Monde Musical vient de pu-premicr chapitre qui traite des définitions de la musique par quoi toute Théorie qui se respecte croit devoir toujours débuter.Il pose la question et il répond en citant les dictionnaires: Bescherelle, d'Ortigue, Jean-Jacques Rousseau, d’autres, pour montrer comme elles sont trop vagues, incomplètes, obscures ou même ridicules.Je crois que la pire est celle de Jean-Jacques: “La musique est l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille”, laquelle est si en vogue chez nous.Henry Woollett a oublie la définition de Mme de Staël : “La tnu-siue est une architecture de sons”; il l’aurait peut-être préférée aux autres, mais sa conclusion est le bon sens même: "La musique, qui est l’art infini, ne se définit pas.” Le prochain numéro du Monde Musical donnera la suite de l’ouvrage.Je tiendrai mes lecteurs au courant des réflexions de l’auteur et je formule le voeu que son travail soit bientôt publié en volume.tre vcments et valoir faire légale: un nie n’est ix s: les Tous l'avoir.es musiciens voudront Ernestine morte.Pour ans.ce nom * Ÿ * Schumann-Heinck est les moins de trente n’évoque qu’une chau- le .symphonie moindre droit raison n cire pas à sa place commençait autrefois précises, souvent à 8 iSSIR mi CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat Demain matin lease de concert, réfugiée au cinéma parlant dans les seuls petits rôles que lui permettait son âge.Pourtant sa gloire — car d’admirable contralto y atteignit—est antérieure à 1910.Elle fut parmi les grandes chanteuses de Bayreuth, dès le déclin de celles qui, comme Vmélia Materna, Joséphine von Artner, furent choisies par Wagner lui-même pour les représentations du cycle des Sibelunq, rune de celles qui contribuèrent le plus à la renommée du Fcstspielbaiis où seul le maître régnait.('.’est au Festival de 1896 qu’elle débuta dans la Tétralogie, y tenant cette saison-là tous les rôles de contralto dans l'Or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des Dieux.Elle y joua à tous les Festivals suivants jusque vers 1895, alors qu’elle commença ses tournées de concert à l'étranger.Elle chanta à Montréal vers 1905 et y créa une intense émotion.Quoique retirée de la scène dr nombreuses années, qui l'entendirent le souvenir d’un des plus grands contraltos wagnériens qui furent jamais.Frédéric KtLLETIER I Quoique retirée de puis de très nombret elle laisse chez ceux i Le // n Petit Septuor de la bonne chanson 25c la boîte Clc Chimique FRANCO Américaine Liée 1S6S rue St-Denis Montreal.Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL.Nom Adresse (D) iar,5n:miii!iiii!!iï!!iiiiffliiiiiiMaii)a s A St-Polycarpe cet après-midi S Poursuivant sa campagne en fall veur de la bonne chanson, M.Aril tbur Blaquière, baryton, el son “Pell lit Septuor de la Bonne Chanson", S donneront cet après-midi chez les g! RR.Soeurs de Sainte-Anne, au cou* ¦ vent de Saint-Polycarpe, leur quail torzième concert de la saison.H Çe groupe de petits chanteurs g exécutera quelques pièces de son g j repertoire au programme radiopho* g; nique de la "Living Room", lundi g soir prochain, de 7 h.30 à 8 b p 1 m: Lhsaite il se rendra à l’Acadé-| nue hsther-Blondln des RR.SS.de (S V'in,e 'Vnn‘b à 8 h.30 p.m., où il i donnera un concert pour le personnel et les élèves de cette institution.Jeudi, le 26 novembre prochain, a 3 heures p.m., le "Petit Septuor’* ira à Saint-Hyacinthe, à la maison-mère des RR.SS.de la Présentation; lundi, le 7 déc., a la conférence de la Sl-J.-Baptiste ù N.-Dame de Grâce; jeudi le 11) déc.chez les RR.SS.de la Congrégation à Pointe-Claire.et enfin, à la maison-mère ,dc.s RH.SS.Sic-Croix a St-Laurent.“Schéhérazade”.chorégraphie de i Fokine, musique de Rimsky-Kor-I sakoff, est peut-être le chef-d’oeuvre de tout le répertoire de Diaghi-leff.C’e.st en quelque sorte le prélude dansé des Nuits Arabes.Ce ballet résume tonie l’étrangeté et' tout le luxe de l’Orient.Ecrit d’après l'opéra de Borodine, le “Prince Igor” (chorégraphie de Fokine) est un enchevêtrement de danses barbares pleines d’exubérance et de rythme, exécutées dans la steppe russe.“Le spectre de la rose”, sur la musique de Weber, et “L’Après-midi d’un Faune”, sur celle de Debussy, sont mieux connus chez nous.Le premier de ces ballets évoque la désillusion d’une jeune fil'e au retour de son premier bal; le second est une admirable évocation de la Grèce; c’est de la poésie pure matérialisée par un faune et des nymphes.“Le pavillon”, écrit sur la musique de Borodine, raconte l’histoire (l’un poète, qui oub'ie momentanément un rendez-vous avec sa belle | pour aller muser avec les esprits j de la nuit.Là encore, le ballet est I imprégné d’une poésie intense.La variété des spectacles que ! présentera le ballet de Monte-Car-J lo augmente, si possible, le charme des prochaines représentations.a“STRAPONTIN” Gazette artistique 21 novembrer*AlTDITORITTM DU PLATEAU.— A3 heures, Matinée symphonique.23 novembre: RITZ-CARI.TON.— Gil Roland et Pierre Jourdan, artistes parisiens.•jÇ* tl* (h^* 24 novembre: MONUMENT NATIONAL.- Concert de John McCormack, ténor du Metropolitan Opera.~~3r.tr, AUDITORIUM DE — “Horace”, de Il reste à peine quelques jours avant les représentations de ]a revue ‘Rien et Or”.C'est en effet, le 26, le 27 et le 28 novembre, au Monument National, que sera donné ce spectac'e des étudiants de l'Université de Montréal.L’immense succès des années dernières paraît devoir être surpassé cette année, car la vente des billets constitue jusqu’ici un record.L'on devrait se hâter de retenir- ses billets dès lundi matin, afin de n’étre pas déçu.Ij reste encore de bonnes places, mais 'leur nombre est limité et les demandes sont nombreuses.Té'éphonez donc à HA.4511, entre 10 h.n.m.el 5 h.p.m., ou rendez-vous aux bureaux de la revue, 539 est, rue Demontigny.La distribution comprend plusieurs des vedettes que le public a tant applaudies parle passé: Jeannette Teasdale.Olivette Thibeault, Jeanne Moineau, Suzanne Raymond, Suzon Déols: MM.Catien.Thibault, Brouillet, Julien, Audet, Guy, ete.La soliste des ballets sera Mlle Barbara Ballantyne.Ne manquez pas ce spectacle plein d’esprit, d’esthétique et de gaieté.Le programme de John McCormack Voici le programme qu’interprétera John McCormack, ténor du Metropolitan Opera, le mardi soir 24 novembre, au Monument National.(Billets chez Lindsay).Au piano: Edwin Schneider.Caro Arnor, de Haendel; Where E’re you walk, de Haendel; Automne, de Fauré; Grieve No, dear Love, de I.idgey; Plaisir d’amour, de Martini; When Night Descends, de Rachmaninoff; Groupe de folklore irlandais, arrangements de Hughes; O Mary Dear, arrangements de Schneider; Far Apart, de Schneider; Dong of the Seals, de Bantock; La Maison Grise, de Messager; When I Have Sung my Songs.d’Ernest Charles.M.Schneider, pianiste: The Island Spell; Danse espagnole, de Granados; Arabesques, d’Arnold.BALLET RUSSE DE MONTE CARLO L'attraction artistique la plus merveilleuse au monde Orchestre Symphonique Chefs d’orchestre: Ephrem KURTZ et Antal DORATI 4 représentations seulement 4 programmes différents.Prix en soirée : 11.50 & |3.Z5 Prix en matinée : $1.25 à $2.75 Billets en vente maintenant chez ED.ARCHAMBAULT.Concert de la Ste-Cécile ¥ V RITZ-CARI.TON, Ladies' Morning * 25 novembre; ST-LAURENT: Corneille.* 26 novembre: A 11 heures a.m Musical Club.26 novembre: MONUMENT NATIONAL.— Revue “Bleu et Or”.29 novembre: MONUMENT NATIONAL.— Les Cosaques du Don de Serge Jaroff.y.y.y 30 novembre: HIS MAJESTY’S.— Ballet de Monte-Carlo.(Aussi 1er et 2 décembre).3(, }(, }£ 1er décembre: MONUMENT NATIONAL.— Les Variétés Lyriques dans: “Les maris de Ginette”, opérette de Félix Fourdrain.(Aussi 3, 5 et 6 décembre).Récital Lapierre M.Eugène Lapierre, organiste bien connu, donnera à l’église de St-Edouard, dimanche le 22.un récital d’orgue au profit des Soeurs du Précieux-Sang.La chorale Pie de fondation rérente, dirigée par M.Ethelbert Thibault.P.S.S., a promis son concours.Ce choeur est composé, comme on sait, de vingt-cinq voix choisies parmi nos meilleurs solistes et chantres paroissiaux.Le groupe se spécialiste dans les polyphonies et nous fera entendre entre autres une oeuvre de Vittoria."Horace" à St-Laurent Mercredi soir, le 25 novembre, les élèves du collège de Saint-Laurent donneront sur la scène de leur Auditorium, la tragédie de Pierre Corneille.Horace.Les habitués de la salle, les fervents de bon spectacle classique, mis en goût par Athalie, Polyeucte et Britannicus, ne voudront nas manquer l’occasion de voir Horace.Tl y a matinée pour enfants, samedi le 21.Les adultes y sont admis.Le souci artistique exceptionnel avec lequel l’on prépare les spectacles au collège de Saint-Laurent laisse prévoir que la représentation d'Horace sera digne des représentations précédentes des grands classiques.Gil Roland et Pierre Jourdan au Ritz-Carlton Gil Roland et Pierre Jourdan donneront leur dernière représentation à Montréal pour l’Alliance Française le lundi 23 novembre à 8h.30 p.m.dans la grande salle du Ritz-Carlton.Les deux artistes partiront pour Toronto où ils doh’ent jouer le 4 décembre.Ensuite ils quitteront le Canada pour Chicago continuant ainsi leur tournée mondiale.Matinée symphonique Cet après-midi, à 3 heures, à l’Audiforium du Plateau, a lieu la première matinée d’initiation à la musique (de la saison) par l’orchestre des Concerts Symphoniques de Montréal.Direction Wilfrid Pelletier, Dimanche à 7h.30 p.m.PAsso-ciation des Chanteurs de Montréal donnera un Concert Sacré à l’église du Très-Saint-Nom de Jésus, à Maisonneuve, à l’occasion de la fête de la patronne des musiciens.Ce concert est sous le haut patronage de S.E.Mgr Oscar Julien, vicaire apostolique du Nyassa.L’entrée à ce concert est libre.Le programme comprend des oeuvres de Bosti, Dubois, Bach, Haendel.Hammerel, Silcher, Chas-sang, Mozart, Berthier, Alain, de Gibon.(A l’orgue, M.Bernard Brien)."Les maris de Ginette" AU MONUMENT NATIONAL Les maris de Ginette est une opérette bien contemporaine, due à la plume de deux talentueux écrivains modernes, Henri Kéroul et Albert Barré.En somme.H n’y a qu’un seul mari de Ginette: Oscar (Guy Mauffette) est un de ces drôles qql se prêtent à un imbroglio afin d’obtenir de l’argent.André (Lionel Daunais), petit cousin de Gtnette, qui est fortement épris, se laisse mêler à cette intrigue et de là.l’erreur des maris qui sont inventés dans le but de tromper ce bon capitaine retraité (Gaston St-Jacques), sera tordant de voir se démêler an milieu de cette facétie et d’en découvrir peu à peu tous les dessous.Au fait, on ne saurait en éclaircir exactement l’intrigue sans assister à la représentation.Le premier acte se lève sur l’extérieur de la vflla de Madame de Boucardier au milieu de l’excitation des convives aux noces de Ginette de Roucardier (Caro Lamoureux).Un grand hall d’hôtel donnant sur des coursives sert^ de décor au deuxième, et c’est là que la vérité se dégage de TembrouiHement dont on l’avait recouverte.Tout porte à une somptueuse mise-en-scène et nul doute que M.Charles Goulet saura donner à la marche nuptiale toute l’allure et la dignité qui lui conviennent.Les Maris de Ginette a été créé en novembre 1916 au théâtre Apollo de Paris, et le succès obtenu par cette opérette l’a destinée à une survie fiu’elle mérite bien.La “première” aura lieu ’e 1er décembre, au Monument National.Charles Goulet en fera un spectacle rajeuni de 20 ans.Billets chez Ed.Archambault ou téléphoner au Monument National: LAncaster 4418.AU H IS MAJESTY'S Monument National ,“Üi.’SL.24 McCORMACK Le ténor le plut goûté du monde T BILLETS EN VENTE chec Lindsay 1112 rue Ste-Catherine O.' $2.50, $2.25, $2.00, $1.50 et $1.00 plus la taxa Impresario: J.-A.G&uvln.VARIETES LYRIQUES MONUMENT NATIONAL Les MARIS Je GINETTE Opérette de Félix Fourdrain Les 1 - 3 - 5 et 6 décembre 1936 en soirée.Direction: DAUNAI3-GOULET Prix des places: $1.25 - $1 00 - .85 - .«o (taxe Inc.) EN VENTE MAINTENANT: Monument National, LAncaster 4418 — Ed.Archambault, MArquette 6201 MONUMENT NATIONAL Dimanche le 29 novembre en soirée Les COSAQUES du DON dirigés par Serge Jaroff.Prix des places: $2.25 - $1.75 - $1.65 - $1.50 - $1.25 (taxe comprise) En vente A 4239 ST-HUBERT _ Tél.FAIkirk 2233 Direction : GOULET-PAGER «|f 'il i Les Cosaques du Don LE 29 AU MONUMENT NATIONAL Les puissants Cosaques du Don, que nous aurons lp plaisir d’entendre au Monument National, le 29 novembre, en soirée seulement, ne perdent rien de leur popularité et soulèvent à chacune de leurs apparitions les plus é1oaeuntcs critiques de la part du public et des journaux.Nulle autre association du genre au monde ne peut se vanter d’avoir | donné plus de trois mille concerts j en moins de quatorze ans, C’est la j meilleure preuve de la popularité j des Cosaques nui.sous la direction j du diminutif Serge Jaroff, se sont développés en une organisation j unique en son genre, exotique j dans son caractère, une organisation interprétant des chants sans! l’aide d’aucune musique, se fiant en-j fièrement au génie de leur directeur! Serge Jaroff.On pourrait croire que le public sp serait tôt lassé de cette forme si i bizarre du chant, lassitude qu’il j accordé à bien de rares nouveau- ; té qui perdent de leur saveur par ! des répétitions fréquentes; mais tel j n’est pas le cas des Cosaques du j Don, qui, pendant plus de treize | ans à travers le monde et de huit, chez nous, ne cessent de soulever l’enthousiasme de leurs auditoires qui les réclament à chaque nouvelle saison artistique.Peut-être, une grande part de leur popularité est-ellp due à la touche parfaite de leur interprétation.Ces fameux Russes méritent hautement ; toute la faveur qui leur est accordée j depuis qu’i’s ont fait connaître au | monde une phase musicale d’une i dramatique beauté.(Impresarii; (Goulet et Pagé).En réservation des billefs se fait ! à 4239 rue Saint-Hubert.FA, 2233.Avis aux propriéfaires d'appareils radiorécepteurs privés CHICKERING Le piano que préférait Franz Liszt ! C'est encore aujourd'hui le piano que préfèrent un grand nombre de célèbres virtuoses.La haute renommée dont jouit le piano à queue Chickering depuis plus d'un siècle s'appuie sur d'inappréciables qualités .fabtica-tion extrêmement soignée .pureté de ligne exquise .sonorité incomparable.500, RUE STE-CATHERINE EST MONTREAL Dépositaires exclusifs des plan os “CHICKERING” dans la province de Québec AVIS IMPORTANT VUES ANIMEES Abonnez-vous à notre filmathèque de films choisis 9.5 mm de tous genres.Contrat d’abonnement 100 films pour $35.TRANS CANADA FILM Maison Canadienne-Française.517 BOUL ST-LAURENT — Ch.2 HArbour 6915 Le balle, de Monte-Carlo, qui présentera ore, 1er et 2 décembre prochains.(Impr tatre Si vous aver fait usage de votre appareil radiorécepteur depuis le 1er avril 1936 (date du common-jment de l’année budgétaire) et si j vous ne vous êtes pas encore procuré votre licence, vous devez le ; faire immédiatement, autrement vOlia vous rendrez passible de la peine prévue par la ]oi.Delà plusieurs personnes ont été traduites en cour de justice récemment et le ministère du Transport lee 3D fvtn-pntc,,'i poursuivre ses enquêtes spectacles les qj octo-8X(V frnm,u, lVic- fln (1(, son an_ 3ii0.Bourdon), fiscal*, le 31 mars 1937.Communautés Religieuses Nous désirons vous servir Nous apprécions hautement la clientèle de nos institutions religieuses et nous faisons de grands efforts pour l’augmenter.Nous avons des voyageurs d'expérience qui font une sollicitation constante.Nos prix sont toujours attrayants et notre assortiment est considérable.Notre service est excellent.COUVRETTE SAURIOL Limitée # La maison du progrès • EPICIERS EN GROS 120 os», rue St-Paul Tél.HArbour 8151 MONTREAL Lg tirage de la chorale 1 l’aul 'Ie Montréal, retardée pour de St-Vincent-de-Poul 'ic ,',rcc "‘“icl,r'' “ *“ MERCREDI.25 NOVEMBRE I.a date du tirage organisé au profit de la chorale Saiut-Vinccut finitivement fixée à mercredi prochain, le 25 courant.lx's personnes qui ont bien voulu encourager la chorale seront informées du résultat dans le plus bref délai possible. VOLUME XXVII — No 272 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1936 PAGE EEEIINin LÀ niant Directrico : Germain* BERNIER La richesse du siècle Le vingtième siècle aura vu tous les progrès possibles et impossibles probablement aussi toutes les sottises permises.ou non.Les temps doivent être comme les individus: ce ne sont pas toujours \tes moins intelligents qui font les plus grandes bêtises.Le vent de notre époque est aux inventions, aux fondations d'oeu- Ivres ou de sociétés (tout le monde fonde ou veut fonder), aux organisations de toutes sortes, mais surtout aux inventions.Et les machines succèdent aux appareils et les appareils aux moiteurs.U g a les machines d’une force herculéenne ou d’une vitesse diabolique et les supersensibles ou celles d’une précision incroyable qui enregistreront par exemple le poids d’un trait de mine sur une feuille de papier blanc.(Les journalistes ne se servent pas de cette balance-là.) Après avoir réussi à capter les ondes hertziennes, les limites du Eossiblc reculent toujours et les savants, à l’aide d’appareils plus ou wins compliqués, ont l’ambition de tout évaluer, tout peser, tout cal-uler, tout, même l’amour! Oui.parfaitement, un professeur de Bucarest a inventé un pendule gradué (qui doit être forcément d’une “sensibilité exquise”) qui indiquera avec une précision touchante ou dramatique le degré d’affection1 des coeurs qui seront soumis à ce mode de mesurage.Notez que l’on parle de l intensité du sentiment et non de sa qualité, ce qui est une tout autre affaire.Tout cela est bien beau, il faut en convenir.Il m reste plus qu’à Enventer la machine à mesurer la bêtise humaine et après, celle qui louerait inoculer un peu de jugement à ceux qui en sont trop dépour-'US.Cet inventeur, Marlxena, a peut-être pensé à cette dernière invention mais on comprend facilement qu’il ait opté pout la machine à mesurer ta sympathie plutôt que l’appareil à évaluer le jugement.Qui donc en effet penserait à se servir de ce dernier?Aucun marché ne réussirait à populariser cet appareil, personne rte doute de son jugement, tandis que fant et tant d’amoureux sont torturés par le doute affolant, ilarixena ident à leur secours! Et si ce miraculeux appareil est importé chez nos voisins, il va faire fureur.Quelle trouvaille en effet, pour un pays où Ton se marie, V démarie, se remarie pour se démarier de nouveau et se reremarier, •nfin ut! pays sur les journaux duquel on peut voir la photo de la même variée trois ou quatre fois au bras d’un mari différent chaque fois, qui, ai aussi en est à son troisième ou quatrième essai conjugal et toutes ces étapes dans un intervalle de moins de dix ans parfois.Le professeur roumain va peut-être, avec son pendule gradué, aider Ious ces instables qui ne sorti pas capables de trouver tout seuls le nerle blanc ou la perle rare, suivant le cas!.Me voilà loin de mon sujet.Je voulais parler du testament d’un célibataire, mort depuis dix ans, si je parle de gens qui ne cessent de se remarier ambitionnant non seu-femerti de vivre leur vie, mais plusieurs.Qui n’a pas entendu parler de cet avocat Millar, de Toronto, qui Inséra dans son testament une clause instituant un legs de $500,000 pour a femme qui mettra le plus grand nombre d’enfants au monde dan's les îix années qui suivaient la mort du testateur?Je ne sais pas quels commentaires suscita dans le temps l'avis public de ce concours, que les Anglais appellent stork derby, mais la loi si jespectueuse de la volonté des morts patronna la validité de cette clause faugrertiie et immorale, il n'y a pas beaucoup moyen de la qualifier autrement.j Naturellement, il s’est trouvé des gens assez cupides et inconscients mour spéculer sur les têtes d’enfants et plusieurs parents sont aujourd'hui en dispute devant les juges et les avocats parce que les dix années jfc/if écoulées depuis la mort de ce génie qui institua le stork derby, outes les familles prêteraient avoir droit à l’héritage.Il y a même une concurrente (c'était à prévoir) qui, bien que s’étant ièparée de son mari après cinq ans de ménage qui lui laissaient quatre infants, a pris les moyens de ne pas manquer le concours! Quand on est mrti pour décrocher $500,000, n’est-ce pas?Et elle arrive devant le jury avec “neuf points” au grand dam des mires concurrentes!.• Ce pauvre M.Millar n’a pas prévu ce cas dans son' testament.Le •her homme! Et les avocats sont perplexes et le juge embarrassé.II y a aussi, les parents déshérités de l’avocat Millar qui contestent a validité de cette clause du testament, alléguant qu’elle est contraire à ’ordre public et aux bonnes moeurs.Ils s’en aperçoivent un peu tard.Que les parents et les avocats se débrouillent avec la loi, ils i/auront imais trop de misère.Mais dans cet imbroglio que vont devenir tous ces enfants que la rapidité, l'inconscience et la débauche même ont multipliés, grâce au estament de M.Millar?Quelle vie va-t-on leur faire une fois le jugement rendu par le juge?On peut se le demander et il y a bien des raisons pour les plaindre.Ce.n’est pas le progrès matériel qui fait évoluer les cerveaux.Espè-fons au moins que le stork derby institué par l’avocat Millar ne fera "1 Les féminines A la Congrégation Notre-Dame Le mardi.1er décembre, à 2 n.30.aura lieu la fête de charité organlaée par le* Enfante de Marte de la malson-mère Les élèves du Mont-S te-Anne prêteront-leur gracieux concours pour la partie musicale et littéraire Le mardi, 8 décembre, à l’occasion de la fête do l'Immaculée-Conception, fête patronale de la Société, 11 y aura, à 3 h 30.dans la" chapelle de la malson-mère la cérémonie traditionnelle avec Instruction spéciale et salut solennel du T.S.Sacrement.Tous les membres de la société sont convoquée a ces réunions mariales avec leurs amies.FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE A l'Association professionnelle des employées de bureau Dimanche, le 22 courant, k 3 h.45 de l’aprês-mldl, à la Fédération nationale St-Jean-Baptlste, 853 est, rue Sherbrooke, aura lieu l’assemblée générale mensuelle de l'Association professionnelle des employées de bureau.Le lieutenant-colonel Arthur Oaboury y donnera une conférence suivie d’un programme musical.Toutes les associées sont priées d'être présentes.Entrée libre.Parties de cartes Le comité de la visite de» hôpitaux désire faire connaître aux membres de la Fédération nationale St-Jean-Baptlste qu'une partie de carte» aura lieu dans les j salons de la maison d'oeuvre, le lundi, 30 novembre, k 3 h.p.m.* * * Lundi, le 23 courant, k 2 h.p.m., aura Heu la- - .Retraite Marie-Médiatrice à Granby Chez les Missionnaires de nmmaculée-Couceptlon 11 y aura de* retraites fermées pour dames du 30 novembre au soir au 3 décembre.Pour demoiselles du 4 au 7 décembre.Aux anciennes du pensionnat de Chambly La réunion annuelle de l'Amicale No- ! tre-Dame de Nazareth est fixée au dimanche 22 novembre, à 2 h.de l'aprés-mldl.Les anciennes sont cordialement Invitée* , et sont priées de considérer cette Invitâtes La réunion sera de première importes La réunion sera de prmelère importance.A l'Ecole d'éducation familiale et sociale Le public féminin est Invité aux cours d’enseignement ménager qui commenceront k l’Ecole d’éducation familiale et sociale.le 30 novembre prochain, au no 1215 est, boul.St-Joeeph.Les cours seront donnés comme suit: lundi.2 h., cuisine pratique; mardi, 2 h., tissage; mercredi, 2 h.et 7 h.30, cuisine de démonstration, Jeudi, 2 h.et 7 h.30, couture, vendredi, 4 2 h , économie domestique; (pratique), k 7 h.30, couture et mode de fantaisie.Les coure théoriques ne seront donnés qu’à partir de Janvier.la directrice, Mlle Antoinette Oérln-Lajole prend les Inscriptions tous les après-midi de 2 4 6 h.et le soir de 7 à 9 h., à l’Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, 5035 de la Boche.Et pourquoi ne déjeuneriez-vous pas ou RESTAURANT EATON Renommé pour son décor moderne, son atmosphère reposante sa bonne cuisine .son service rapide CEST L’ENDROIT OU CONDUIRE VOS INVITES PRENEZ L’ASCENSEUR IUSQU AU NEUVIEME ETAGE.1 ^T.EATON CS OF M O N TR EAL MITEO PETIT CARNET Le mariage de Mile Françoise ne,, w .-—- Barsalou, fille de M.Lionel Barsa- TJr'oXri: décédé, et de Madame Barsa- 8vFaçe_toc.,iau La grande vente de charité s’ou-lest de nature à mettre la famille vi ira mardi, le ^4 novembre, a 8 illégitime sur le même plan juridi-1 heures du soir, dans la salle des: que que la famille légitime.Chevaliers de Colomb, rue Sher-I-—-—-! brooke est, sous la présidence d’honneur du sénateur et de Mme ! j Rainville, pour se poursuivre le i mercredi 25, et le jeudi, 2(’> novem- ! hre, après-midi et soirée.Jean-Louis Audet, profes-diction.donnera une causerie sur Molière, le samedi, 28 novembre, à 8 h.15 de l'après-midi, a l’Ecole Supérieure de Mu ique d’Ou-reinont, 148(1 boulevard Mont-Royal.Mlle Gisèle Roby, élève pianiste de l’Eeole, jouera une romance de Schumann, M11 e Rita Fayette, pianiste, jouera la sonate romantique, op.184, de Rheinberger.Avez-vous besoin de non livres?Adressez-vous au Servie* de librairie dn “Devoir”, 430 Notre-Dame est.Montréal.N’oubliez pas de venir acheter vos cadeaux de Noël aux comptoirs! du bazar de “L’Oeuvre de la Soupe”.bas école.PRISCA JO NA* ¦ irttk LES CULINAIRES JONAS lent anst rivales toot le rapport de ta PURETE, «e la FORCE et de la Sl-ebesse d'Arome.Km Fente Perlent UMfeWJAVfUR POUR -TOU I 4 F Vy UT) AOoz.deTl tvud-mime, INEJ LIQUEUR) pOUA.354 il A fr+t Paris UN LUXUEUX MANTEAU DE Vison Canadien NE COUTE PAS PLUS CHER ET DONNE PLUS DE SATISFACTION si vous le faites dessiner et tailler spécialement pour vous par l’expert le plus réputé dans tout Montréal' ^LPlCMErT MAITRE DESSINATEUR TAILLEUR EXCLUSIF 2170 RUE SAINTE-CATHERINE OUEST * A l’est d’Atwater Wllbank 6111 Deux jeun** fille* de la bonne société montréalaise allaient à organiser une partie de carte*, au profit d’une oeuvre charitable; et elles ne savaient pas où trouver la local approprié.Il devait y avoir une centaine d’invitée», dames et demoiselles.Une de leurs amies,—voyart t leur embarras, -leur dit, inopinément: “Mais vous êtes bien sottes de vous creuser ainsi la tête ., .vou* n’aves donc pas pensé au superbe Salon de chêne de l’Hôtel WINDSOR.C’est Pendrait idéal, pour y donner, en toute intimité, un bridge de 2S tables environ .et la location est d’un prix tris abordable.Chose qui n'est posa dédaigner, lorsqu'il s’agit d’une oeuvre de charité! Si te succès répond à notre attente, et que nous pouvons grouper 300 rneitée* à cette partie de cartes, il y a deux autres salons disponibles, celui du Prince de Galles et le Salon du Duc d’York, dont chacun peut contenir 75 tables de bridge.ippelez donc immédiatement la Direction de l’Hôtel WINDSOR, PLateau 7181, où l’on vous donnera les information» détirée*.Achetez directement de la MANUFACTURE CUMMINGS AU PRIX DU GROS Rat musqué brun loncé Rég, *198 Seal français Rég.*145 Seal d’Hudson Rég.*350 Caracul brun.Rég *60 Mouton de Pens Rég.*400 Ecureuil Rusts Rég $300 Mouton gris Rég.$235 Chat sauvage Rég *20C *125 *95 ’275 *40 *295 *195 *185 *135 ECHANTILLONS de manteaux de drap avec roi lots de fourrure, avec réductions variant Jus- qu'à 50 O’ 284, RUE NOTRE-DAME OUEST PL.8901 Près St-Pierre Feuilleton du “Devoir** La Victorieuse par Marc Aulès 51.(Suite) — Voyons, Michèle, ne prenez as au tragique mon innocente plai-jnterie.Croyez-moi, hier, ma dé-onvenue a été aussi vive que la vô-e.Mais je ne pouvais renvoyer n ancien et très important client e la maison Hary.Aussi, aujour-l’hui, je veux me dédommager.Mi-fcèle, je vous enlève; nous déjeu-(erons ensemble dans le petit résultant où je prends mes repas ha-ituels.Voulez-vous?Michèle pensa qu’elle téléphone- tit chez elle comme cela lui arri-it quand, par hasard, Roselin lui demandait de revenir l’après-midi.Mais Jacques prit sa réflexion pour une hésitation.Si cela vous dérange, mettons que je n’aie rien dit, — Oh! non, vous vous trompez; je suis ravie, au contraire.Elle monta près de lui dans Tau-to, et, un quart d’heure plus tard, ils entraient dans un petit restaurant sans apparence, mais propre et bien tenu, de l'avenue des Ternes.— Vous m’excuserez de ne pas vous conduire dans un endroit plus à la mode et plus élégant, dit Jac- ques.— J'aime cela.Au moins, je connaîtrai le lieu où vous vivez une heure chaque jour, je réaliserai un peu mieux votre vie.Elle s’assit sur la banquette et quitta sa jaquette de drap.La blouse russe, à petites manches, finement brodée de couleurs vives, lui conférait une allure plus juvénile encore.Jacques surprit les regards admiratifs des dîneurs et il éprouva un sentiment complexe.Il en était fier, comme tout homme accompagné d’une jolie femme est fier de la beauté de celle-ci, mais l’absurdité de la situation lui apparut plus ncüpnient.Eclaire par les réflexions d’Elisabeth et surtout par ses rencontres quotidiennes avec sa femme, il en venait à prendre de son caractère et de sa nature une haute estime.Il comprenait que ses doutes injurieux la blessaient el il voulait pouvoir lui dire plus loyalement: "Je crois en vous” et ne pas devoir à un mensonge leur réconciliation définitive.Michèle, comme une enfant, s'amusait de tout: de la petite table recouverte de toile basaue.de la familiarité du garçon pour qui Jacques était un habitué, et les plats, très simples, mais bien préparés, excitèrent son enthousiasme.Son mari souriait de cette joie dont il devinait la cause profonde.C’était sa présence qui mettait un tel reflet de joie dans ses yeux.Il commanda une bouteille de vin vieux, mais il eut un mot maladroit: — En l'honneur de notre premier déjeuner.Une ombre voila le visage de Michéle, lui rappelant que cette joie ne pouvait être que passagère.Far une bizarre association d’idées, elle revécut la scène du matin et sa discussion avec le romancier.Far-dessus la table, Jacques étendit la main et il prit doucement les doigts menus entre les siens.- A quoi pensez-vous soudain?Je pense que, ce matin, j’ai failli perdre ma situation.- Vraiment?Oh! racontez-moi cela! Sans se faire prier, elle raconta ce qui s’était passé et quelle réponse elle avait faite.Elle finit même par rire, en disant: — Cruvez-vous.j etais horrible- ment vexée.Ah! mon caractère a besoin d’être formé.Vous, mon pauvre Jacques, vous en avez sans doute vu bien d’autres?Mais Je rire de Michèle ne fut pas contagieux.Le jeune homme gar da une physionomie fermée et rembrunie, puis il dit d'un ton mécontent : — Oui, j'en ai vu bien d'autres.Moi moi, Michèle, je suis un homme, ce n'est pas la même chose.Je ne puis supporter l’idée que vous, vous soyez exposée aux mêmes avanies, obligée de vous soumettre à d’absurdes exigences.Michèle, pourquoi travaillez-vous?La jeune femme haussa les épaules.Mon ami, ne comprenez-vous donc pas que, les débris de tua fortune étant insuffisants, je ne veux pas être à la charge de ma soeur?Le jeune homme, d’un geste tna-.binai, jouait avec son couteau.Oui, oui, je comprends fort bien.Mais, et il se décida tout à coup, la regardant bien en face, vous êtes ma femme, Michèle.Pourquoi donc n’acccptei iez-vous uas do votre mari ce que vous refusez, avec raison, de la pari de votre suent Ma situation, liés améliorée, me permet de vous faire vivre hoitma-blemcnt.Michèle, pourquoi ne reprendrions-nous lias la vie commune?La jeune femme rougit violemment, puis elle baissa lentement la tète.Mon pauvre Jacques, je vous remercie de l'intention.Vous obéissez à une impulsion généreuse.et un jour vous me reprocheriez île n'étre revenue vers vous que par intérêt.‘'J'ai été un butor, un maladroit”, songea le jeune homme.Et, tout haut, il reprit : Vous êtes une orgueilleuse, Michèle, mais ce n'est pas à moi de vous le reprocher.Elle sourit avec un peu de mélancolie.— Je ne suis pas une orgueilleuse, niais vous ne m’avez pas flit les mots qu’il fallait pour me convaincre, et je vous sais gré de votre sincérité.Les mots qu'il fallait.Jacques se lui.11 savait bien, s’il avait é seul avec elle, ce qu’il lui aurc ilil.M lui pardonnait tout, son aha don, son projet de divorce, si llirt avec lord Elliot.Lui-inêr ne l’a vu il il pas fait souffrir, et Michèle, un instant, avait pensé i lairc sa vie en épousant lord Hlli n’avait-il pas, lui aussi, cédé charme tout-puissant d’Elisabeth lève d'en faire sa compagne?A qu’Elisubrth avait donc eu rais île lui montrer qu’il se trompait que jamais il ne pourrait oubli malgré les rancunes et les sépa Rons, celle qui était su femme, j vraie femme.Oui, mais Michèle ne voulait i de pardon; elle se prétendait nocente.L’amour qui les posséd tous les deux, il le sentait bien, heurterait il donc toujours aux b) rières élevées par le doute et l’c gucil?Le repas, si bien çpmnie cé, finit tristement, chacm éta absorbé par des pensées sembl blés.Le café bu, Michèle, «idée ( Jacques, et toujours en sijence, n vêtit sa petite jaquette, puis ils soi tirent du restaurant.(A ///livre) Rrumml eut impmn* su .o 4*» r.» «,2» DsmV «t, k Montr*»i.P»r l'Imprl- mîrtî rSpuDiV (k r-pofiMbtlIU UMIUM.édi tri e** propriétaire — nn mal contacieux en ce est entièrement encerclé par les ; protocole.Mais les trois premiers ! Davs car même des cousins de quartiers St-André, Ste-Gunegonde, tabellions de Montréal furent_par i pr'an’ce sjt£t arrivés uû n’y échap- St-Henri, Notre-Dame-de-Grâee Mont-Royal, tandis que Outremont ne l’est pas totalement.Bornée par les quartiers St-Jean, St-Miehel, Laurier.St-André et Mont-Royal, le nord est débouché et rejoint la paroisse de St-Laurcnt.La carte des quartiers n'indique mt que St-Jean-de-Dieu tabellions de Montréal et ordre d'ancienneté: Jean de St-Pere, jet l’on peut se demander s’il le j elles entièrement encerclées par les longtemps et ne se j maintiendra dans son intégrité.* * * I II faut aussi dire un mot de j louange très justifié au sujet de la j présentation de l’ouvrage.La dis-i position de la matière est admira-! blement faite et la consultation en est extrêmement facile.La typographie est en rapport et en rend i la lecture très agréable.D'abon- Ie cl°îî!ri ul Jd11!1 H‘r*.Llosse, Jean j Canadiens français de publier des ne M-l ere, Benigne Basset.Ces ; oeuvres inachevées, de se trop pré-braves notaires sont morts depuis j cipher chez l’éditeur après avoir Lambert Glosse et Nicolas Gasti-neau-Duplessis.M.E.-Z.Massicot-tc, chef du service des archives judiciaires de Montréal, a présenté plusieurs mémoires à la Société Royale du Canada sur les débuts de l’organisation judiciaire de Ville- pent pas.¥ ¥ ¥ II reste que, tel quel, le livre Montréal est appelé à rendre de grands services non seulement aux Montréalais mais à tous ceux qui m-; pas cependar dantes tables facilitent les recher- j forme une municipalité indépen-ches, et notamment la table des ar- dantc ni que le quartier Ahuntsic rêls, qui est indispensable dans no- comporte depuis 1932 une bande Ern ie.Son Memento Historique est i s’intéressent à la métropole (?) du à cet égard une mine de renseigne- Canada.Nos nombreux candidats menls tout à fait précis et d’une aux élections municipales feraient autorité incontestable.11 y a lieu bien de se le procurer.Il leur ai- Un livre que tous devraient lire “LA MUSIQUE AU POINT DE VL EDUCATIF” Beau livre qui plaît' à l’oeil et l’esprit.D’élogieuses appréciations en o déjà été données par des autorit non seulement du Canada mais aus de la France et de la Belgique.L’auteur est soeur Marie-Stéphanj de l’Institut ries Saints Noms if Jésus et de Marie.¦ Ce volume se vend $1.09.On pel se le procurer chez les prlncipail libraires, chez les marchands J musique, au Service de Librairfl du Devoir et h la maison-mère djl Soeurs des Saints Noms de Jésus f| de Marie.1410 Blvd Mont-Royq Outremont.Si vous voyagez.zdressex-vous au SERVICE DES VOYél CES.LE “DEVOIR”.Billets émis po j tous les pays au tarif des compagne de paquebots, chemins de fer, aufobi ! aussi hôtels, assurances bagages et accj] dents, chèques de voyages, passepor etc.Téléphonez HArbour 1241* Les Missions des Pères Blancs en Afrique En zigzags à travers la brousse — Une grande exposition missionnaire Du 14 au 18 octobre dernier s’est | tenue, à Worcester, Mass., dans j l’immense et luxueux Auditorium ! de la ville, une Exposition Missionnaire dans le genre de celles que le Canada a si souvent mises | sur pied depuis quelques années.! Et je ne sais rien de plus efficace nour donner des activités universelles de l’Eglise une idée frappante et juste.C’est une prédication facile pour j les auditeurs ambulants qui se pro I mènent d'un kiosque à l’autre, s'ar- j rèten» un instant “en Chine”, ou au "Japon", vagabondent à travers les “lies de l’Océanie”, zigzaguent, sans crainte des fauves, à travers la brousse d’Afrique.A chaque kiosque, le cicerone zélé, essayant de dominer le bruit de la foule en marche, crie des ex-plicctions, tenant dans ses mains élevées quelque objet exotique, pour attirer l'attention sur le coin du monde que lui ou les siens ont la mission d'amener au bercail, ht la foule, docile, se laisse entraîner par le courant, ouvre les yeux et les oreilles, se laisse imprégner a son insu des grandes et sublimes idées qui président maintenant plus que jamais à la conquête du monde païen L’initiateur du mouvement A Worcester çon de choses” une innovation, extraordinaire.cette vivante “Le- j catholique était i Elle eut un succès i Son Excellence Mgr O'Leary, évêque de Spring-field.l'initiateur de ces journées missionnaires, vint à deux reprises porter à son peuple réuni, à ses prêtres, et aux représentants de l’armée missionnaire en campagne, l'encouragement de sa parole chaude et convaincue.11 a rappelé, entre autres, comment les évêques et les prêtres ont compris qu’ils ne doivent pus restreindre leur zèle et leurs preoccupations entre les limites de leurs diocèses ou de leurs paroisses, comment .mssi tous doi-\ent, pasteurs et fidèles, coopérer à l'établissement l’Eglise n'est pas permanence.Et Springfield ces cession touchante qui était tout cela, et qui, en plus, présentait le plus magnifique des enseignements, je veux parier de la procession d’ouverture dans laquelle défilèrent recueillis et charmants des centaines de garçonnets et fillettes vêtus des habits religieux de toutes les congrégations missionnaires.C'était vraiment l’Eglise en marche, l’Eglise, non plus d'un pays ou d'une région, mais l'Eglise catholique tout court; cette Eglise toujours jeune, qui naît sans cesse, qui croit sans vieillir, qui est destinée, ici-bas, à couvrir de scs mailles toute la terre des hommes, qui est la Terre Sainte de Dieu, et à constituer pour l'éternité ce que l'Evangile appelle le Règne de Dieu.Une parenthèse de l’Eglise là ou encore établie .‘il chez l'évêque de paroles étaient d’autant plus fortes qu’elles correspondent dans la pratique à une réalité agissante.La procession Une procession est toujours un hommage, un symbole; elle peut devenir iiissi un acte du culte extérieur, la consécration d’une idée.A Worcester, j’ai assiste à une pro- Mais pourquoi tant de religieux, de prêtres, de soeurs, d’auxiliaires de toutes sortes arrachés au pays natal en faveur de pays éloignes, pourquoi cotte exportation rie capitaux nuisible au "marché intérieur”?Pourquoi venir ainsi détourner tant d'aumônes et dériver tant d’énergies au profit de races lointaines et ignorées, alors qu’il reste tant de bien à faire dans nos pays civilisés, qu’il y reste encore tant d'intelligences à éclairer, de consciences à redresser, alors aussi que les communistes sont à nos portes?Pourquoi?Mais simplement .par respect, par amour pour l'K-1 glise dont nous sommes tous les 1 membres et qui doit encore atteindre sa croissance adulte par son établissement dans toutes les par-lies du monde, et non pas uniquement ni premièrement par pitié ii pour des hommes dont la grande | misère aurait excité notre coin- j passion.6,111e dans nos pays chrétiens les fidèles comprennent bien l’objet, i la grandeur et l'urgence du devoir missionnaire, que les énergies lo- ! cales et encore disponibles s exercent dans leur plénitude en faveur des malheureux et des dévoyés de chez-nous, que les aumônes spirituelles et matérielles, auxquelles ils ont droit, leur soient généreusement distribuées par ceux qui en sont chargés et on n’aura plus à chicaner le volontaire qui a choisi d'allet au loin reculer les bornes de l'Eglise visible de Jésus-Christ; on n’aura plus à opposer la paroisse et ses oeuvres à la mission et a ses besoins; on n'aura même pas à faire de comparaisons inopportunes entre les détresses lointaines et les exigences prochaines, et surtout on no s’imaginera plus que la charité missionnaire de ces derniers temps a fait fausse route, ne ! serait-ce qu’un peu.Les Pères Blancs à Worcester Ulus de quarante congrégations avaient été invitées à faire partie de cotte exposition missionnaire, et répondirent à l'appel.Los Pères Blancs étaient «tu nombre.De mitre Maison de Montréal, le Père J.; Cabana, économe général des Mis ; sions de l’Uganda, et récemment arrivé au pays, était venu, accompagné du bon Fr.Amicn, appor-i tant avec lui tout le matériel necessaire au montage du kiosque.J'attendais moi-mème les voyageurs à Worcester.Sous la direction de ee confrère, habile en liais genres de travaux, 1 installation fut vite faite, à pou près le temps qu'il 1 faut pour dresser là-biu> 1a tuule du missionnaire.Et c’est derrière les tables de ce kiosque que, de deu,\ heures à dix heures du soir, nous avons, à tour de rôle ou ensemble, pendant cinq jours consécutifs, guidé les visiteurs à travers notre champ d’apostolat en Afrique dont on pouvait avoir une idée par les tableaux représentant nos différentes oeuvres: catéchuménat, clergé indigène, oeuvre des lépreux, statistiques, martyre de nos confrères et chrétiens.Des bibelots indigènes, des spécimens de leurs travaux manuels ou artistiques, disaient un peu ce que nous réussissons à faire de ces primitifs, tandis que des peaux de léopard, de serpents et de lions, des appareils de sorciers laissaient soupçonner le genre d'ennemis que le missionnaire a si souvent à rencontrer sur sa route, sans compter les conférences avec projections lumineuses à l’aide desquelles il j est plus facile de faire revivre les scènes de mission les plus exci-j tantes.Quelle idée on o des missions Pendant ces jours il me fut donné de constater une fois de plus | jusqu'à que) point l’oeuvre des mis-! sions intéresse et en surprend un si grand nombre, mais je me sujs rendu compte aussi qu'il reste beaucoup à faire pour donner aux fidèles une idée exacte de l'apostolat missionnaire de l’Eglise catholique.Ainsi j’ai remarqué que bien peu.parmi les milliers de visiteurs qui | ont défilé devant nous, ont pose des questions sur, par exemple, les progrès de I Eglise en Afrique, sur les chances de succès du clergé indigène, sur la ferveur ou la persévérance do nos néophytes, etc., et i pourtant nus statistiques étaient là bien en vue, invitant à ces sortes d’enquêtes.Ce qui continue à intriguer le grand nombre, c’est de voir que tant d’hommes — par ailleurs aussi intelligents que d’autres — consentent à quitter un pays aussi beau, aussi confortable que l’Amérique, à laisser derrière eux des êtres aussi intéressants que les Blancs de nos pays, pour les régions inhospitalières de l’Afrique et les pauvres nègres qui l’habitent, Ce qui inquiète avant tout la sensibilité de tant d’âmes naturellement bonnes, c’est de savoir quelle chaleur nous avons là-bas, ce que nous mangeons, comment nous sommes logés, etc.Le missionnaire répond de son mieux, car parfois il ne se souvient pas au juste, porté qu’il est à attacher une importance médiocre à scs petites misères personnelles.Et c’est alors que reviennent les mêmes réflexions, les mêmes exclamations : Ah! bien, moi, je ne voudrais pas vivre dans ce pays-là.Ah, non! Je ne sais pas comment vous faites pour passer des années parmi ces nègres qui sentent mauvais, qui ont les lèvres épaisses, le nez aplati, le corps huileux, etc.On me dit que vous mangez des sauterelles, des termites.Bien qu'à j y penser, mon Père, j'en ai le frisson.Et vous en avez vu des lions?! .des serpents?.des crocodiles?Et vous êtes obligé de coucher parfois dans des Imites remplies de vermine?- Et la lèpre?cl la malaria?Vous n’aviez pas peur?Et continuant de considérer ce missionnaire comme un chevaleresque fou qui ne songe qu'à retourner à ses sauterelles et à scs puces, on lui glisse dans ia main une pièce blanche.ou noire, pour qu’il puii sc acheter un peu de “nénane” poil lui-même ou une pincée de sel poij j ses négrillons, sans même songs que le manque de ressources poi ses oeuvres, est sa plus grande pi ne.Autre trait caractéristique: AIo! que devant un immense auditoir sans cesse renouvelé, six ou se conférences missionnaires étaie chaque jour données dans le thé) tre de l’Auditorium, et constituaic j certainement bonne matière à r portage, un journal de la locali n’avait trouvé rien de plus fra j pant à mettre en évidence que nombre de casquettes perdues da i la salle nu cours de ces cinq iouij ainsi que le travail écrasant du ci recteur local de la Propagation l la Foi, (il avait pourtant d'autr titres à la reconnaissance de PEg i se), qui, nu microphone, s'était îij posé la tâche de faire retrouver e hints et autres personnes sépar dans la foule de leurs parents amis.Heureusement que d’autre feu] les ont su donner des comptcs-re] dus plus appropriés.Amis lecteurs, il est bon de a pas mésestimer le côté humain dj organisations divines dans PEglN il convient de songer aussi aux n] sères matérielles du missionnai] en activité, mais que notre moB de donner, de nous intéresser ail missions, s’élève plus souvent al dessus de ces considérations pur] ment humanitaires et philanthrod ques pour aboutir à lu vraie mise] d'etre des missions; La Gloire (] Dieu à procurer par Pétabiissemcl de l’Eglise en pays infidèles.Emery CHAMPAGNE, d.P.I N.B.La Maison des Pères Blan à Montréal est à 1626 St-Hubc Tel.HA.6320. VOLUME XXVII — No 272 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1936 Une autre entreprise qui fournit du travail aux nôtres LA FONDERIE WARDEN KING, Limited L’HISTORIQUE de la Société Warden King, Limited, c’est un peu l’historique de l’ère du perfectionnement dans le chauffage des maisons et des habitations de tous genres.Ce chapitre d’histoire à la fois économique et sociale se pourrait intituler: Du chauffage central au conditionnement des habitations.En effet, la Société Warden King fut la pionnière au Canada dans la fabrication des (Chaudières (fournaises) et des radiateurs.La maison date de 1852.Ses premiers-appareils parurent en 1874.Le brevet de la chaudière Daisy, la première du genre fabriquée au Canada, est de 1886.A ce brevet, un grand nombre d’autres se sont ajoutés, au fur et à mesure des améliorations, dont certaines furent de grande importance.Mais la chaudière Daisy, améliorée sans doute, est encore offerte sur le marché où son excellence lui vaut toujours une place de marque, à côté d’une autre chaudière fabriquée par la même maison, la Viking Des radiateurs sortent aussi des ateliers de Warden King, Limited, de même que divers produits de la fonderie: tuyaux de fonte, accessoires, etc.De 1874 à nos jours, que de progrès réalisés dans le domaine du chauffage central.Ce système était autrefois, il n’y a pas encore si longtemps, considéré comme un luxe, un grand luxe.Le citoyen qui pouvait en faire les frais d'installation dans sa maison était tenu pour un richard, un favorisé de la fortune.C’était encore partout l’âge du poêle à deux ponts ou de la fournaise "Québec”, de la "Tortue”, comme on disait en général.A l'heure qu’il est, le chauffage central ne doit plus être, n’est plus considéré comme un luxe.On reconnaît ceci comme vérité jusque dans des pays comme la France et l’Angleterre, où l’hiver est pourtant assez bénin.C’est donc encore plus vrai dans notre pays, où la saison froide est non seulement rigoureuse mais se prolonge par les deux bouts.Dans un pays comme le nôtre, le chauffage constitue, on en convient volontiers, un problème aussi grave que celui du pain quotidien, qui s’ajoute même à un autre problème de premier ordre et assez sérieux à lui tout seul, celui de l’habitation proprement dite.Du point de vue des appareils, ce grave problème semble bien résolu toutefois par le chauffage central, maintenant surtout qu’au chauffage central, à la portée de presque tout le monde, s’ajoutent les découvertes et les inventions extrêmement ingénieuses d'une science encore dans son enfance, le conditionnement, la climatisation des habitations.Car, à la vérité, le problème du chauffage ne relève plus que de simples lois de chimie (combustion) et de physique (circulation en circuits fermés de,l’eau chaude et de la vapeur).Des facteurs de maints autres ordres sont entrés en scène à son propos.La physiologie jusque sous une forme aussi rébarbative que la bioénergétique, cette branche de la physique qui s’appelle l'hygrométrie ont par exemple leur mot à dire en la matière.De graves sociétés de savants en des congrès internationaux, débattent la question du chauffage et du conditionnement des locaux d’habitation.Aux Etats-Unis et au Canada, l’American Society of Heating and Ventilating Engineers, en France, le laboratoire de bioénergétique de Paris, pour ne citer que ces deux-là, se préoccupent de trouver, par leurs recherches de conditionnement ou de climatisation, la zone du confort minimum et optimum, en tenant compte de l’habillement, de l’accoutumance, des circonstances de repos ou de travail, etc., etc.Quand le chauffage atteint les sommets du conditionnement, il doit avoir le souci non seulement de la bonne température mais de l’humidification, de la ventilation, de la filtration de l’air.II faut noter toutefois que le chauffage représente 80 pour cent de la climatisation.Voici que maintenant le chauffage central, en cessant d’être un luxe, se perfectionne de toutes manières.Le foyer de ses chaudières s’adjoint une soufflerie pour consommer et consumer aussi complètement que possible des combustibles nouveaux, notamment l’anthracite menu, qui peut être de Pennsylvanie, du pays de Galles, de Belgique, d’Allemagne, de Russie et même d’Indochine, ainsi que le gluant mazout, issu des puits de pétrole.A la chaudière elle-même s’ajoutent des dispositifs et des mécaniques que nos grands-pères, de leur temps, eussent tenus pour déconcertants mais qui n’en sont pas moins, à cause du confort qu’ils procurent, fort utiles en attendant d’être à leur tour universellement reconnus comme de nécessité quasi première: thermostats à l’âme sensible, éventails qui diffusent à la fois de la chaleur convenablement humidifiée et de l’air lavé de ses poussières, filtré à travers un double écran d’eau et de tissu.Il y a probablement peu de pays où chauffage central et climatisation aient fait autant de progrès, aient été si vite adoptés qu’au Canada.Cela se comprend facilement La géographie le veut ainsi, pourrait-on dire* Le Canada, pays froid, — en hiver, s’il faut préciser, — devait, c’est tout naturel, pousser ses habitants à chercher les moyens de se prémunir contre le froid.Au vrai, les Canadiens y sont assez bien parvenus.La Société Warden King, Limited, depuis au delà de soixante ans, leur a donné un bon coup de main dans ce domaine.Elle s'est même préoccupée de faire mieux que de les prémunir seulement contre le froid Et elle continue de le faire.Sans verser dans l’exagération, pour être juste, même simplement équitable, il faudrait dire que la Société Warden King, Limited, pionnière du chauffage central au Canada, reste et entend rester au tout premier rang dans son domaine.La climatisation s’adapte, si l’on peut dire, comme un gant à ses appareils de chauffage proprement dit.Chaudières Daisy et Viking, radiateurs, avec leurs accessoires quasi naturels de climatisation et de conditionnement s’offrent à .faire régner dans nos maisons et nos habitations de tous genres un éternel printemps bien plus vrai que celui dont fait mention, avec obli-1 gation de "ciel toujours bleu”, le librettiste de l’opéra “Mignon”.Alors que le librettiste campe ses.personnages dans un monde de décors factices, ce qui explique le “ciel toujours bleu”, la Société Warden King, Limited, produit des appareils de chauffage et de climatisation pour un monde bien réel dont l’habitation est malheureusement exposée aux rigueurs d'un hiver long et même excessif parfois.* * * Tous ces appareils divers qui servent au chauffage et à la climatisation des maisons sont fabriqués dans les usines et les ateliers de la Société Warden King, Limited, 2104, avenue Bennett, à Montréal.La fonderie constitue pour ainsi dire le noyau — le mot est précisément du vocabulaire technique* de la fonderie — de ces usines et de ces ateliers.Tous les autres se rattachent directement à la fonderie, soit par antériorité (ateliers de modelage sur bois et sur métal) soit par postériorité (ateliers et usines de nettoyage, d ébarbage, de taraudage, de montage, de polissage, où les moyens les plus perfectionnés sont mis en oeuvre pour finir les pièces coulées: tours, meules, polissoirs, machines à sabler).Si la fonderie tient tant de place dans l’entreprise, c’est que toutes les pièces d’une chaudière, toutes celles d’un radiateur.tifs de climatisation (robinets et valves exclusivement, qui sont fabriqués chez Crâne, Limited, propriétaires de l’entreprise Warden King), sont en fonte et proviennent de mottes de coulée.La fonderie, c'est-à-dire le moulage et le coulage de pièces en métal dans le sable, n’est pas une industrie précisément nouvelle.Il y a toutefois une grande différence entre le travail du mouleur d’autrefois et le travail du mouleur d'aujourd’hui Les moules sont toujours faits à double empreinte, d’après un modèle enfoui dans le sable.Les creux dans les pièces sont toujours ménagés au moyen de noyaux également en sable, parfois en terre cuite.Le sable des moules et la terre et le sable des noyaux sont toujours identiquement préparés selon des recettes prévues: sable de rivière, de carrière, sable vert, mixturés, augmentés parfois de gravier, aussi d’une matière liante, glaise, mélasse ou autre chose.Autrefois le mouleur mélangeait lui-même son sable à la pelle, il manoeuvrait un tamis à bras.Mélange et tamisage se sont mécanisés.Le mouleur d’il y a seulement vingt ans, chez Warden King, comme ailleurs, était un ouvrier ayant son chantier, son "plancher”, disait-on ÿns les fonderies de chez nous.C’est à la pelle, tout au plus à la brouette, quand il s'agissait de très grosses pièces, que le mouleur emplissait de sable le châssis de moulage, y noyant le modèle.Le foulage du sable se pratiquait à force de bras, avec le fouloir ou la batte.Aujourd'hui, le travail est à la chaîne.Le sable ment, grâce à un appareillage à mouvement continu.Des mélangeurs le mélangent et le mixtu-rent convenablement et rapidement.Il se déverse automatiquement dans chaque châssis, selon la juste quantité.L’air comprimé .active avec énergie fouloirs et ! battes.Les deux parties de cha-; que moule sont préparées sur des ; tables rotatives, dont certaines ! ont les allures d’un carrousel de I foire.L’une après l’autre, à un j rythme qui ne varie pas, les mottes de coulée se préparent en même temps qu’un transporteur les déplace d’un mouvement continue.Le travail à la chaîne s’effectue au cours du déplacement.Les noyaux déjà préparés en série et selon le même système sont mis en place au moment propice, les châssis du moule sont assemblés.Les mottes, à la queue leu leu, au fur et à mesure qu’elles sont terminées, tournent sur ! leur carrousel, s'avancent jus-1 ; qu’au goulot de la poche qui leur j verse l’exacte ration de métal en ; I fusion.Le même transporteur i continue son chemin et conduit alors les mottes au démoulage.Il n’y a plus que de rares pièces qui 1 soient moulées et coulées sur i chantier.Le beau métier de mou-s leur est définitivement dans l'âge de la production en série.Le haut fourneau seul n’a pas varié.Il dresse toujours à ciel ouvert son cylindre en plaques d’acier, doublé en terre réfractaire.Il reçoit, toujours sans satiété apparente, de la même façon, par le haut, d’identiques gueulées de fer en gueuse, de vieux fer, de coke, de pierre calcaire, pour rendre par en bas, d’un côté des scories qui rougeoient, de l'autre, la crème rosée de sa fonte.En marge et au-dessus de la ; fonderie, chez Warden King, | Limited, il y a comme de raison les quartiers généraux de l'état-major technique de l’entreprise.La salle d'essayage et de recherches, la salle d’exposition des appareils ne sont pas les moins intéressantes.Le client peut y voir, en pleine opération expérimentale, les chaudières et les radiateurs les plus perfectionnés, les chaudières (sections! verticales à inclinaison intérieure, pour augmenter la surface de chauffe et assurer une circulation positive, les radiateurs à ailettes, du type isolé, ceux qui doivent disparaître dans les murs des locaux qu'ils seront appelés à chauffer.En 1926, la fonderie, Warden King est passée à la Société Crâne, Limited.Dans la fonderie même ainsi que dans les ateliers et les usines connexes, le personnel est presque exclusivement canadien.1 m jü ÿ HÎîj ¦j ¦ H |pB y Z' &ïr.J-i T ' - < ii LE CHANTIER DE COULEE: CEST ICI QUE LE FER EN FUSION DEVIENT CHAUDIERES "VIKING" ET "DAISY", RADIATEURS, TUYAUX ET ACCESSOIRES.Iën T Steil v.v>>,.>.v^?—-O» vmmm m msmÆmm m mm * r fil ;¦ vM i mmm OU LES RADIATEURS SONT TARAUDES, ASSEMBLES ET ESSAYES OU LES CHAUDIERES "VIKING" SONT FINIES Quelques-uns des nombreux produits fabriques par des ouvriers canadiens.aux établissements WARDEN KING MONTREAL. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1936 VOLUME XXVII — No 27Z La rééducation auditive des sourds-muets U "sonotone", dernière conquête de la radiotechnique — Il ® l'ouïe ce que les lunettes sont à lo vue — Démonstration du R.P.Lucien Page à l'Institut des Sourds-Muets Le prêt à intérêt Origine et évolution du prêt — Législations auxquelles il o été soumis — L'ancienne et la nouvelle loi du moratoire — Les créanciers sont mal protégés Causerie de Me René Morin, au Cercle Universitaire A l’occasion d’une partie de cartes organisée par les dames pa-tronncsses de l’Institution des Sourds-Muets, boulevard Saint-Laurent, sous la présidence d’honneur de Mme François Leduc, le IL I • Lucien Pagé, C.S.V.préfet des etudes de cet établissement, a présenté une méthode d’enseignement œuve pour les sourds-muets.On sait qu’en 1933, il s est fait le propagateur de la méthode dite belge, en donnant des cours pendant plusieurs semaines à plus de 200 pro- j fesseurs de sourds-muets, réunis aux Iniversites de Chicago et de Saint-Louis.Missouri.Ensuite, ses ¦uperieurs lui ont permis de pour-«uivre des etudes spéciales dans tes principales institutions d Lu-irpe.U * pu ainsi se rendre compte de-» procrès réalisés dans le do-iEi.r.e de la rééducation auditive.Wpuis longtemps, les manufacturiers américains et européens fa-frcxvent des instruments acousti-qpKs de tous genres, en vue de fai-ru entendre les personnes atteintes d# surdité.Des agents ont déjà ; fait et font parfois encore une pu-bsLci.e souvent remplie d’affinna-teeets gratuites, erronées et parfois coatridictoires En ces dernières aaaees, grâce a l’invention de la rau.c, k-' recherches des specia-ont apporté des améliora-fcens actables aux appareils de tracsxiss'.on de l'onde sonore aux «Ênrs d'oreü!e.Aujourd'hui, avec les progrès des decouvertes modernes, on ne s'étonne plus qu'un orateur se fasse entendre a un auditoire de plus de ItKLo’Hi personnes.C’est là un exploit connu de tous.Mais faire entendre ceux qui semblaient à ja- j mais emmures dans le silence, voilà unt extension assez inattendue de la radiotechnique conquérante d’espace.Ce sont les prémices de | cette nouvelle conquête du monde j du silence qui ont été présentées ; en hommage aux dames bienfaitrices de l'Institution des Sourds-1 Muets, dirigée par les dévoués Gères de Saint-Viateur.Ce fut un spectacle émouvant j pour les dames présentes de cons- j tater que des élèves démutisés par les méthodes en usage pouvaient parler d’une façon parfaitement compréhensible.Scène non moins touchante de voir le maître, le Père Page, parler devant un microphone et les élèves, munis d’un écouteur spécial, entendre, comprendre et répéter leurs noms, des syllabes, des mots et des phrases complètes.Mais hâtons-nous d’ajouter, pour éviter toute exagération toujours dommageable, que tous les sourds ne pourront bénéficier pleinement du nouveau Sonotone.A Paris, à Londres et à New-York, on estime que 45 p.c.«les élèves actuellement en âge de scolarité peuvent «‘n bénéficier dans une mesure plus ou moins grande.Le Sonotone est un instrument inventé et fabriqué aux Etats-Unis.11 est un des plus perfectionnés à l’heure actuelle.11 peut facilement s’adapter au phonographe et faire entendre le disque à la mode comme la symphonie de Beethoven, la parole articulée comme la parole chantée.Combiné à la radio, il transmet les émissions avec une amplification réglée par des potentiomètres selon les besoins de chaque individu, un peu à la façon dont l’oculiste adapte des verres aux déficients de la vue.Muni d’un microphone ultrasensible qui reproduit la parole humaine avec le maximum de naturel, le Sonotone permet au maitre de faire entendre des lettres, «les syllabes et des phrases, eu un mot, «le dénm-liser les sourds-muets d'une façon j nouvelle.Les élèves selon leurs be-| soins portent sur le pavillon de | l’oreille un écouteur téléphonique ordinaire ou bien le vibrateur Lie-ber sur l’apophyse mastoïde.(ira- j ce à l’amplification par «les lam- î pes triodes on peut ainsi impressionner le nerf auditif par la voie ; normale aérotympanique ou par la conduction osseuse.Bien que l’expérience de quelques semaines tentée à l'Institution ne permette pas de mesurer tous les avantages «lu Sonotone, il apparaît nettement par les recherches des autres pays et les constatations déjà faites «pi’il sera un moyen puissant «le «inter les élèves d’une voix plus naturelle et de leur créer une mentalité plus proche de la normale.Les directeurs et les professeurs de l'Institution se r«'jouissent de ce nouveau imule d’enseignement mais il reste un problème énorme à résoudre: comment acquérir cet instrument tant convoité, pris à l'essai.11 faudra $1,04)0.01».C'est beaucoup «{uand on sait que le budget de l'Institution est déjà bien grevé.Cette école spéciale se maintient par l’aide du gouverno-ment provincial.Mais sait-on qu’il ne verse que le 1-5 environ «le ee «lue le gouvernement «le l’Ontario donne à son école de sourds muets?L’Institution doit donc compter .beaucoup sur la charité publique et sur le dévouement inlassable des religieux qui dirigent cette oeuvre admirable entre toutes.Une souscription a été lancée dans le but spécial de doter du So-notone notre institution canadicn-ne-française.Déjà quelques sous- I^a section Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste avait comme hôte «l’honneur, à son déjeuner-causerie mensuel, jeudi midi, au Cercle Universitaire, Me Be-né Morin, vice-président de la Société Radio-Canada et directeur «lu Trust Général du Canada.Me Morin fut présenté et remercié par M.Télesphore Brassard, président e: pour le poisson, par D.Hatton Lie; pour les viandes, par Noé Bourassa, Li-nvtée.45 marché Ronsecours.Xli.— Les prix que nous publions sont les prix au détail exception faile du suer* et de la farine ef des oeufs dont nous donnois les prix de gros.kariNe f:t hkgrais 6.20 5.80 5.70 35.50 29.50 5.50 .75 Au barif de deux sacs: 1ère palentc.Manitoba .Se patente.Manitoba 3v patente, Manitoba .Oru blanc, la tonne .Gru rouge .Forte à boulanger .Maïs argentin .BEURRE ET FROMAGE (Prix fournis par H.Dubois et Cie, 277 St-Pa/ul est): Beurre: De ferme .22 De crémerie, en bloc de 56 lbs_ .25 De crémerie, en bloc de 1b .25 1-2 F'oniage; Québec, doux, meule 20 Ibs .15 Québec, doux, en morceau .15 1-2 Can.fort, meu'e de 80 Ibs .17 Canadien, fort morceau.18 Kraft, en boîte de 5 Ibs.23 Oka, 20 Ibs .28 Pequefort.meule de 5 Ibs .60 OEUFS Vendu en caisses de 30 doz.Catégorie A, gros extra.13 Catégorie A, moyen .41 ’oulette B .28 Catégorie C .25 le.de plus pour les cartons ut 1 doz.SAINDOUX En bloc d'une livre.13 1-2 ! En seau .13 Sun, toux composé: A la livre .12 En seau, 20 Ibs .12 MIEL Blanc, seau de 5 Ibs, la 1b .09 1-2 Brun, seau de 5 Ibs.la 1b .07 1-2 VOLAILLES • Prix fournis par P.Poulin el Cie Poulets, 3 à 3 1-2 Ibs , .Poulets, 3 12 à 4 1-2 Ibs Poulets, t 1-2 à 5 1-2 Ibs Poules.4 Ibs et plus .! Poulets, 6 à 7 Ibs .! Poulets à griller pr .1.00 et 1 ; Poules, 3 à 4 1-2 Ibs.Dindes, 6 à 8 Ibs.Dindes, 10 et plus.Canards domestiques .! Cochon de lait .; Pigeonneaux, pr .'Pigeon, pr .i Sirop, gai .POISSON Aiglefin frais .Truite des lacs .Morue fraîche .Filet d’aiglefin fumé .Plie .Brochet frm .Maquereau frais .iFMci frais d'aiglef.n .Quartier de derrière .25 Fesse ¦ 3 Longe .25 Côtelettes .3r> Devant long .15 I Devant court.12 1 LE SUCRE j Prix fournis par la maison Cou-vrette-Sauriol Liée: [Granulé, 100 Ibs, jute .4.70 Granulé 100 Ibs, coton .4.70 Cassonade no 1, 100 Ibs.4.45 Cassonade no 2, 100 Ibs.4.35 FRUITS ET LEGUMES Prix foarni» par u m»;ion PAJURTi COVER et CIK.74, marché Bomarour*: Oranges Sunklst .4 75 à 6.75 Bananes, un reglma .1.25 & a.00 Citrons Californie .650 à 7.00 Citrons Messine 4.00 Pamplemouseea Texas .3.75 Pamplemousse» Floride .3.50 à s uo Pommes McIntosh en boite 2.25 à 2.50 Pommes McIntosh Loose, bte .2.00 Pomme» McIntosh, Ont.no 1 .6 50 Pommes McIntosh.Ont.Dom.5 50 Pommes N.-E.2 25 à 5.00 Pommes Ont.4.00 à 6.00 Pommes Fameuses, bte.2 00 Ananas No 30 .4.75 | Pommcgrade .2.75 ! Aubergine, crête 20 et 36 .3.50 , Patates sucrées .2.00 j Poires 135 à 180 Wlnternelly .3.00 i Raisins rouges Empereur .2.75 i Tomates Bahama, 30 Ibs .3 50 i Salade Iceberg, 5 4 6 douz.3 00 à 3 25 Atacas, bte 25 Ibs .S 00 I Fèves vertes 30 Iba .3.25 ! Pois verts 25 Ibs .3.50 | Champignons Oranges Jamaïque 1b.25 3.75 à 3 50 Les compensations bancaires Les virements des compensations bancaires ont subi une très forte diminution dans la semaine terminée hier comparativement 4 la semaine correspondante de | 1935 Nouvelles raisons sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Fruveg Supply Company, Beatty Isenberg, épouse d» Maurice Pinsky, Rebecca Letovsky, épouse d'Ezekiel Malen Princess Hand Laundry.1925 ouest, Ste-Cathenne, Hans Mueller Beft's 5-10-15 to $1.00 Stores, Reg'd., Isaac Climan, Marché à Fruits Papineau, 4337 Papineau, Oliva Pepin.Canadian Domestic Home Bakery, 569 Atwater, A.jules Hartman Syndicat Provincial de Garantie et d Inspection d’Appareils tous Pression, Onias Tassé, ).-Antonin Lepage, Eugène Leroux.Teinturerie LaSalle.LaSalle Dye Works.1 232, Atwater, Oliva Raymond, Georges Lamarre.Canadian Provisions Canadiennes.Eugène Gagné, Charles Beaulac, Philemon Cousineau.Burnett & Co., Courtiers, A.L.S.Mills, Stephen-D.Cantlie.British Sales Co., William Friedman, .Liberty Dress Mfg., 1008, Edifice Wilder, Aron Lapkoff, Verdun Boot Shop, 521, Ave Church, Benjamin Markoff.Canadian Jobbing Co., 3656, Blvd St-Laurent, Isidore Gottheil.The Alpine Tea Room, 4002 ouest, Ste-Catherine, Nicholas Korsos.*7—t Sr, A; : i A/.BRYCE R.MUIR, gérant des Denies de la Ford Motor Company of Canada Limited, qui assistera ce soir à l'ouvert are du Salon de T Automobile à Montréal dans l’immeuble de la Sun Life.Information agricole MARCHES ET PRIX FAUT-IL REDUIRE SON ELEVAGE DE PORC?Les conditions actuelles de notre marché canadien, il est vrai, n’ont rien de très encourageant pour le producteur de porc, bien que notre | marché d’exportation offre suffisamment pour que nos exportateurs payent plus cher qu'ils ne le font pour le porc vivant.Mais il y a lieu de croire que la situation présente n’e.st que passagère et s’améliorera prochainement; en sorte qu’on ne doit pas lui donner plus d’importance qu’il ne faudrait.H n'en reste pas moins vrai que la production du porc demeure pour nos cultivateurs une industrie que l'on a présentement d’infinis avantages à maintenir parce que: lo Les porcs constitueront encore pour cette année un excellent moyen de vente pour la plupart de nos grains de ferme.Nous avons raison de croire que nos marchés seront profitables.2o Ce sont les porcs qui produisent le plu?de chair par KM) livres de grains qu’ils absorbent.3o L’argent placé dans l’élevage du porc constitue un placement à très court terme.4o Le pore constitue probablement une des sources de revenus les plus sûres dont dispose le cultivateur.Les deux dernières années ont illustré la chose de manière concluante.5o Parce qu’aucune autre production agricole par quoi on pourrait remplacer l’élevage du porc, n’offre actuellement plus de garanties de succès, tant a» point de vue prix prévus qu'à celui de l'ampleur des débouchés dont nous pourrons disposer.(Alfred Savoie, de la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec.Limitée).contrebalancées par des reculs des prix des denrées alimentaires.Le groupe des objets divers enregistre aussi un léger reçul.L’indice des prix de détail seulement, comprenant les aliments, le charbon, le coke, le vêtement, les articles ménagers, etc., a fléchi de 77.2 à 76.9.L’indice de 46 articles alimentaires a baissé de 75.1 à 74.4, les réductions du beurre de crémerie, des oignons, des pommes de terre et de la plupart des viandes étant de plus grande importance que l’augmentation des oeufs.L’indice du combustible et de T’éclairage accuse une augmentation modérée en passant de 86.1 à 86.3; il en est de même des loyers qui sont à 84.9 au lieu de 83.8.Talc et stéatite La production de talc et de steatite au Canada durant 1935 est évaluée à $171,532 comparativement à $180,777 en 1934.La production de stéatite en 1935 a atteint une valeur de $32,053.Cette production se confine à la province de Québec.La production de talc est de 13,803 tonnes courtes d’une valeur de $139,-479, dont 13,710 tonnes valant $138,-161 en provenance de l’Ontario et le reste, de la Colombie canadienne.Statistiques Pour voir clair dans ses affaires ! CONSULTER Le SunTrust i™** • Fiduciaires pour émissions d'obligations • Agents financiers • Exécuteurs testamentaires • Administrateurs de successions, propriétés, fonds d amortissement et fortunes privées.• Coffrets de sûreté.Clarde de titres et valeur*.' CONSEII D'ADMINISTRATION Art.Vallée.C.R., président Joaeph Simard, vice-président Albert Hudon.vice-président J.-A.Brillant, vice-président C Delagrave, N.P., Hon.R.Orothé.J.-E.Labe’le.C.R.J.-A.-î.Oauvln J.-C.Hébert.N.P.lion.L.Moraud.C.B.Aimé Parent, gérant général.10 ouest, rue St-Jacques.MONTREAL g.-Alph.Fugêre, gérant loonï 13*.rue St-Pierre.QUEBEC 1936 1935 * 3 Halifax ., .2,345,688 2,726,261 Saint-Jean .2,036,114 2,588.079 Moncton .878.646 843.198 Sherbrooke .888.106 630.921 Québec .5.394 198 5.088 451 Montréal .125,371.790 134,569.740 Ottawa .21,344.844 58.072.644 Kingston .668,960 574.794 Peterborough .689.897 651.784 Toronto .155,604.147 197.213.289 Hamilton .5.394,263 4.804.706 Kitchener ., .1.228.174 1,180.911 Brantford .1,063,645 973.940 London .3.476.268 3 929 130 Chatham .663.191 Windsor .3.388.788 2.795.754 tiarnla .536.084 607.636 Sudbury 1.112.871 921,080 Fort William .860.957 662,66.) Winnipeg .80,110.702 74.773.901 Brandon .401.318 378.054 Réglna .4.780.911 Moose Jaw , , .843.360 768,376 Saskatoon .1.910.861 1 866.329 Prince Albert .436.928 373,374 Vd mon ton .r».wn 049 4 767 Oir Calgary .• 7 **'* Medicine Ha$ ., .268,348 319.799 Lethbridge , , ,.nnster .541,884 534, thi/ Vancouver .20 140.183 13.988,408 Victoria 1,952,700 1.807,892 32 villes 437.578.225 537.692.167 Neva-Wet Corporation I.r maison Bruno Jeannottc, Limitée, offre présentement en souscription 300 certificats de dépôts en fidéicommis garantis par 300 actions privilégiées non cumulatives 6 p.c.raclietables par le président de la compagnie, M.L.-C.Hobitaille, d’ici le 1er novembre 1941 à $150.chaeune.Les actions ordinaires, qui sont les actions de gestion, sont au nombre de 15 et sont détenues par la Neva-Wet Corp.of America Inc.mais par une ehtente spéciale cotte dernière compagnie ne nomme que .>0 p-c.qt,s administrateurs ambs que M.Robitailîe nomme tnn rî' ‘>W px- 0ri l)
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.