Le devoir, 28 novembre 1936, samedi 28 novembre 1936
Montréal, samedi 28 novembre 1936 REDACTION CT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE:.HArbour 124», SERVICE DE NUIT : Administration :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 î.HArbour 4897 DEVOIR Diractrar-Gérant : Ccorfti PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédact««r an chef : Omar HEROUX VOLUME XXVII — No 278 m • .- TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue! E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2-00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3,00 Les affaires sont les affaires.Et quelles affaires, parfois! On parle de la reprise des affaires; il y a aussi les révélations quant aux dessous des grandes affaires.Elles ne sont pas des plus rassurantes; même elles sont inquiétantes.* * * Lan dernier, ce fut les révélations de l’enquête Stevens; l’on apprit que de tout jeunes gens étaient assommés de travail, mais dérisoirement payés, par certains propriétaires de magasins en série; que le public se faisait exploiter, berner par la publicité mensongère de tels grands magasins à rayons; que toute une main-d oeuvre était réduite à une sorte d’esclavage économique par des entrepreneurs en confection; que des cultivateurs et des petits éleveurs vivotaient, pressurés par de riches maisons de salaison ou de grands propriétaires d’abattoirs.Et ainsi de suite.L’on avait vu, précédemment, le krach formidable de l’industrie du papier à journal, ruinée par la surcapitalisation effrénée, par un amas d’émissions financières mal gagées, pour ne pas dire sans aucune garantie réelle, émissions vendues par des financiers audacieux qui avaient réussi de la sorte à rafler des millions d argent durement gagné par l’épargnant canadien.Quel chemin ont pris tous ces millions?Où sont-ils?Qui s'en est définitivement enrichi?Les quelque vingt lanceurs de ces entreprises gigantesques ne 1 ont jamais dit.La justice ne s’est jamais intéressée à le savoir.Et, s’il y a eu vol, les voleurs ont pu sommeiller en paix.Personne ne les a jamais inquiétés.De toutes ces révélations et de bien d’autres, qu’est-il résulté jusqu’ici?A peu près rien.Quelques maisons mises en cause à l’enquête Stevens ont un tant soit peu hausse les salaires; d autres ont fait mine d’épurer leurs méthodes d’affaires; nos parlements ont voté des amendements de détail aux lois qui régissent les sociétés anonymes.Et puis, la roue de la haute finance a repris à tourner; elle tourne de plus belle, — et dans le même sens que jadis.* * # Rien de ce que l’on nous apprit au cours de ces enquêtes n’était tout à fait secret, sauf pour le grand public.Et encore n’a-t-il pas vu grand’chose, même les révélations venues.Lequel des journaux qu’il lit habituellement l’en a entretenu, en effet, sauf de façon incidente?Vingt, cinquante, deux cents lignes peut-être ont paru là-dessus de temps en femps, ignorées par la plupart, parce que l’on a toujours eu soin de placer cette information dans une de ces pages couvertes de publicité en placards, où personne ne cherche jamais rien, et où d’ordinaire il n’y a rien, mais dont l’on ait aussi, à cause de cela, le cimetière de l’informa-ion dangereuse, qu’on y enterre sans bruit; ainsi l’on ;st certain que le lecteur, sauf s’il est d’une extrême mriosité, n’ira pas l’y chercher entre les pierres tommies de la grande annonce.Le public est d’ordinaire ü bien renseigné de ce qui s'est fait ou se fait contre ui, contre son intérêt.* * * On vient de le voir ces jours-ci, au cours de la nouvelle enquête: les méthodes de la finance effrénée ont atteint à un tel degré d’habileté, à une si grande ingéniosité de dissimulation que, pendant des mois et des années, les créanciers et même les actionnaires de maintes maisons, de même que les agents du fisc, n’ont pu soupçonner, encore moins découvrir la vérité, tant les hommes d’affaires qui trônaient alors avaient pris soin de multiplier les sociétés imbriquées et d’emmêler à l’infini leur comptabilité à toutes.• Ainsi, l’on vient d’apercevoir, figurant dans un procès fantastique, une filiale de grande maison, filiale qui n’avait aucun capital réel, aucun actif, aucun actionnaire connu, aucune comptabilité, aucun personnel régulier, aucun bureau, aucun mobilier, et constituée à la seule fin que l’on pût eu extraire des chèques de complaisance en paiement de comptes qu’elle ne devait pas, chèques tirée sur une banque où elle n’avait d’autres fonds que ceux qu’on lui faisait tenir en sous-main pour honorer les effets de commerce qu’un employé de hasard devait signer à raison de plusieurs par semaine sur ordre d’un grand*patron d'affaires.Finance.Ailleurs on a trouvé une grande filature qui, depuis vingt ans, hors la connaissance de ses actionnaires et même du fisc, avait entassé une réserve secrète grossie jusqu à valoir deux millions et demi, réserve sur laquelle elle ne paya jamais un sou d’impôt au minis-tèii: du Revenu national; il lui réclame aujourd hui $410,000 en frais supplémentaires.Et le président de la maison, après avoir révélé l’existence de la cachette aux oeufs d’or, a ajouté à l’inconscience de cet aveu le cynisme malhabile d’un second, d’apres lequel une autre société, dont il est, s’est constitué une réserve analogue; il affirme même que toutes les grandes maisons d’affaires, à commencer par les banques, ont de ces trésors secrets.Intelligence et finance.Plus près, que vient-on de trouver?Telle filature, dont les actionnaires ont mis en tout et partout dans l’affaire un demi-million, a pu leur distribuer, en trente ans, près de quinze millions de dividendes, tout en accumulant un actif d’au delà de dix-sept millions.Good administration, dit un multimillionnaire intéressé dans une centaine d’affaires, dont celle-là fut l’une de ses plus payantes.Finance.Vers le même temps, qu’a-t-on découvert aussi?Que la même maison, alors qu’elle réduisait, en cinq ans, de plus de $2,670,000 les salaires de sa main-d'oeuvre, dans ses nombreux ateliers, sous prétexte de lourde concurrence, de crise universelle, de nécessité de pratiquer la plus rigoureuse économie, a versé à ses actionnaires des dividendes plus forts qu’aux années de grande prospérité, leur partageant ainsi une poire e $8,445,(300.Compression des salaires d’une part, taintien et même hausse des dividendes de l’autre; haute et belle finance.Et tout ce temps-là, on entendit les grandes filatures et leurs administrateurs crier à la ruine, vociférer contre la concurrence intenable de la rayonne et de la cotonnade japonaises; on les vit arrêter des métiers, fermer des ateliers, jeter arrogamment sur le pavé des hommes et des femmes chargés de famille; ces maisons jurèrent que si l’Etat ne relevait pas les droits de douane de 125 à 145%, imposés aux produits de filatures étrangères importés au Canada, — il l’avait d’abord fait en 1930, — ce serait la faillite d’une des plus grandes industries du pays.Ces importations, il est vrai, eussent peut-être contraint telles filatures d’ici à réduire de 150 à 120% les dividendes réels moyens versés aux actionnaires initiaux, chaque année, depuis vingt-cinq ou trente ans.Misère de misère, ruine des ruines, abîme des abîmes! * * ¥ Et tout cela, on l’a vu, rien que parce qu’un tout petit coin du voile jeté sur notre haute finance a flotté au vent indiscret d’enquêtes en cours.Que serait-ce si h voile du temple financier allait se déchirer sous les mains brutales d’hommes cherchant à fond la vérité, ne ménageant rien ni personne?C’est pour le coup qu’on découvrirait la nuée des voleurs du temple.H ne faut pas cela.Georges PELLETIER Les papiers des Hart Le nom de Hart est familier à tous ceux qui ont feuilleté l’histoire du Canada.Un Hart accompagnait les troupes anglaises en 1760.L'un de ses descendants fut élu à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada, et cette élection posa de façon retentissante la question de ¦’éligibililé des Juifs.pays des Trois-Rivières, le des Hart est naturellement r< i Au | nom HHIM______ ; plus qu’ailleurs familier à îa foule, |Car c’est aux Trois-Rivières que s’établit d’abord la famille et elle ; y vécut pendant longtemps.Une ! rue de la ville porte encore son i nom.Les derniers Hart que nous (avons connus étaient d’ailleurs ca-I tholiques.j Ces Hart entretenaient entre eux I et avec leurs parents de l’extérieur j une correspondance considérable (qui, pour le plus grand plaisir des historiens, se trouve, pour une large part, avoir échappé au feu et à la négligence.Cette correspondance, qui était passée dans la famille M.Jacques Bureau, l’ancien mi- Les Etats-Unis s'opposeraient à toute tentative d'envahir le “ monde, dit Roosevelt (Vol» page 3) Bribes de grommoire été confiée par son fils, rd Et la vie continue Un professeur de l’université d’Ottawa, Français à n’en pas douter, se demande pourquoi nos journalistes emploient couramment l’expression en autant que.“Je n’ai jamais rencontré cette expression dans les bons auteurs et mes gros dictionnaires ne la donnent pas”, écrit mon correspondant.H est vrai que les gros dictionnaires ni les petits ne mentionnent en autant que, et pour cause: ce tour est le calque de l’anglais inasmuch as.Les journalistes devraient lire Les étrangers dans la cité.Le professeur ajqute: “Les Français disent: Pour autant que, autant que, dans la mesure où.Enfin, si l’expression n'est pas française, comme je le crois et comme j’ose l'affirmer en classe depuis plusieurs années, j’exprime le désir que nos meilleurs journalistes ne l’emploient plus, afin de faire cesser le désaccord entre l’exemple et l’enseignement donnés.” Les Français ont raison.Mais le professeur, hélas, n’en est pas à la fin de son désenchantement.Nos bons journaux écrivent au moins trois rois la semaine Prendre par surprise (To take ou surprise) pour ___.Prendre à Vlmprovlste, surprendre, • fit M.Edouard Bureau des pa-1 soisi'r, etc.; Un projet adopté sur iers Hart, à leur trouver un abri division pour Un projet adopté à la majorité des voix.L’adjectif différent n’est-il pas en train de supplanter original, particulier, nouveau, caractéristique, propre, etc.?J’ai cueilli dernièrement, dans un journal du matin, le sous-titre suivant: “Les architectes du jardin botanique veulent quelque chose de différent".C’est à croire que le rédacteur avait traduit l’anglais something different.Je vais bien surprendre mes lecteurs si je leur dis que j’ai trouvé pour la première fois l’adjectif différent, au sens anglais, sous la plume de M.Orner Héroux.Il va sans dire que l’éminent journaliste, si authentiquement français d’esprit, avait eu soin de souligner son emprunt.Mais des confreres insensibles à l’ironie de ce soulignement ne tardèrent pas h s’em- dc nistre, a M.Edouard Bureau, au séminaire des Trois-Rivières, et l’on commence à en faire l’inventaire.11 paraît qu’elle recèle d'intéressants : détails, non seulement sur la vie des ! Hart, mais sur la pdlitique et l’ac-itivité économique tl'une assez longue période de noté* histoire.On dit même que notre confrère Raymond Douville, du Rien Public, tirera de là tout prochainement un volume très neuf.Et ceci fait songer à autre chose: combien d’autres papiers subsistent, oubliés, exposés à la destruction et qui pourraient nous apporter sur le passé de bien utiles informations! Mais il faudrait songer, comme jg T-l-J -, piers sûr.Lettre d’Europe L'Europe dix-huit ans après l'armistice De la "dernière des guerres" à la crainte de nouvelles guerres - L'impuissance de la Ligue - La situation européenne vue par MM.Mussolini et Eden — L'Entente cordiale anglo-française * L'actualité L'âqe d'or chez les Nazis J m’en e de M.Goebbeis supprime, en Allemagne, la critique littéraire, la critique des concerts, la critique des spectacles de théâtre ou de cinéma.M.Goebbeis substitue à la critique la “contemplation’’ et la “description’’ des oeuvres littéraires, des spectacles ou des concerts.M.Goebbeis a décidé que les critiques sont des êtres inutiles, sinon nuisibles.M.Goebbeis est d'avis que les critiques mécontents de certaines oeuvres, de certains artistes, n’ont qu’à créer eux-mêmes ou à monter sur les planches, et d tenter de faire mieux.M.Goebbeis remarque philosophiquement que, pour tomber, les réputations surfaites n’ont pas besoin du coup de massue de la critique.* * * Il est impossible de prévoir les résultats dr la mesure dictatoriale de M.Goebbeis.La suppression complète de la critique comporte à coup sûr de sérieux inconvénients.Les écrivains et artistes dignes de ce nom regretteront sans doute l’absence d’une critique saine et bien comprise, parce que celle-ci est un stimulant plutôt qu’un éteignoir d'enthousiasme et d'idéal.Par contre tous les hobereaux de la littérature, les mauvais rimailleurs, les dramaturges médiocres, les musiciens de pacotille, les compositeurs ignares, les traft cants d'idioties cinématographiques se réjouiront fort du décret de Goebbeis.Pour ceux-tâ, la suppression de la critique, inaugure un âge d'or d'ailleurs fort problématique, car U faut espérer que le peuple allemand saura, â la longue, se débarrasser — en les laissant tomber dans l’oubli — de tous les déchets de.la plume ou de l'art.Mais, avant d'itre congédiés, les médiocres de tout acabit auront eu le temps d'infester les marchés de leur marchandise indigeste.* * * Considérée sous un autre angle, la mesure Goebbeis ne manque vas de logique.Si la critique, en effet, est aussi mal accueillie en Allema- gne — et c’est probable Canada, elle constitue un mo censure fort inutile.A Montréal, par exemple, personne ne contestera que la critique — telle qu’on la fait dans 99 cas sur 109 — est un luxe.La plupart de ceux qui, dans nos journaux, se.décorent du titre prétentieux de critiques ne sont, le plus souvent, que des marionnettes soumises aux ficelles capricieuses des imprésarios et des “urtisses’’, en même temps que de la caisse du journal.Si le “critique" X.écrit que “Mlle Pomponette a chanté divinement", l’on peut être sûr qu elle a miaulé comme une cabotine* Si son confrère Z.crie au chef-d'oeuvre four la dernière pièce de “l’auteur ien connu’’ Crarhc-cn-l’Air, cela signifie que la pièce nr vaut pas quatre sous.M.Le Parasite oient de publier son ircnle-qualrièmr livre en douze mois.C’est un record.Et Vauteur-prodige d’inonder les salles de rédaction de ronflants panégyriques sur son importante personne, prose qu’il a préparée lui-même, bien entendu, a l'intention des “critiques’’ en puissance de son livre.Avec le plus grand sérieux du monde, ceux-ci réchauffent légèrement le plat d'éloges que s’est fabriqué l’auteur et le servent comme plat de leur crû à leurs lecteurs.• lf.3f.tf.Des centaines de gens, chez nous, se plaignent, et avec raison, de la veulerie de la critique: ils .s’en prennent aux critiques et aux journaux qui les emploient.Et pourtant, les vrais responsables de cet état de choses, ce sont les auteurs, les comédiens, les musiciens, les poètes, presque tous ceux oui livrent leurs oeuvres au public.Ia> critique la plus bénigne fait sortir de leurs gonds la gerd Intellectuelle et la gent artistique.Et les récriminations de pleuvoir au journal.Et tout ce qui s’ensuit : suppression des billets, suppression des annonces au journal, suppression des offrandes d'auteur, etc.D’autres fois, le critique est forcé au silence eu égard d telle société de bienfaisance, à tel personnage, d tel ami, à tel “admirateur" de son journal.De restriction en restriction, le critique,., honorifique en vient d rte plus jamais oser dire bravement la itérilé.Et ftarce qu'il prostitue sa mission en masquant la vérité, on le méprise.S’il disait toujours la vérité, on aurait tôt fait de le mettre au ban des concerts, des librairies et des Salons d’art.U est fort probable qut le critique canadien continuera à se débattre dans ce dilemme.Pour en sortir, U faudrait qu’il soil moralement décapité par un Goebbeis.Le lecteur s’apercevrait à peine de la suppression tant la différence serait minime, et le "critique" pourrait s'attarder paisiblement au coin du feu au lieu d’aller bâiller pendant des heures d certaines auditions médiocres, d certaines lectures pénibles.Pour conclure, ceux qui chez nous envient le tree fot* ail décrété par Goebbeis n’ont pas à se plaindre; car la critique d l’eau de rose La grande leçon On sait qu’en Ontario comme en Manitoba, et maintenant en Saskatchewan, l'Association d'Educa-i tion fait une campagne de porte en porte pour recueillir les fonds nécessaires au travail de l’année.Le Droit publiait l’autre jour la note suivante: De la ville de Hawkesbury, depuis si longtemps déprimée par le chômage et déjà grevée, par ailleurs, de si lourdes redevances, nous arrive un chèque de 8118.82.Celle jolie collecte est le fruit d’un dévouement admirable.Sur les listes sbots, L.P.Geoffrlon.Juge Choquette.Maurice Dugas, H.D.I-anglais, > M P.P .Mme p G.Bérubé, Paul Raln- , ville, Armand Cloutier.Adolphe I^ocas.Dr | Alfred Morrtsaet.J.R Prud'homme, L.Coblensky.Chevalier» de Colomb.St-Jean.> Lyon Jacob».Jean Trudel.Emllten H"*'-!' Mlle F.Dandurand.Collège des Médecine, Vétérinaires de la P 'J • Lieutenant-Col L Lambert.M Whlttet.P L.Dupuis.Mme F ie Raymond, Blanche et Irène peinera.Mme J -P prince.Mme J.Aimé Reeves M et Mme Jean St-Oermaln.Mvu-rler Cormier.Mme Alfred Labelle.Té lot,-phare Brcwsnrd M.P, R^'¦ c'hs B er.Lieutenant-Col E.KurtubUe.Mme F.Bertrand, Mme Maurice Bernardin.I .A.L.Bernard Rév i* Bouhler, P S.S , J.L.Nault.Jean l.anthler.P.M.Chabot.Camille Tewler Mme J.P Lamarche.M.et Mme Albert Décarie.Antonio Barbeau.M.et Mme D Oovette, Mme J.L.Nautr, Mme J.A.Brossant, Wilfrid L.Crevler.Dr J.B.Prince Dr A M.Cholrtte.Notaire Nault., Rfiv E.Beleourt.PS.8.J.Alex.Brassard, Maurice Bernardin, Mme J r Parisien.Orila Tétrautt.Mlle Lucienne Bertrand.Mme Orila Tétraplt, M.et Mme Jules Bcauehemtn.Alphonse MUette Arthur Courtois Mme J.W.Provost.M.et Mme Alex Cinq-Mars, Mme P Prem-blay, Ernest Trudel.Georpes Deschate-let».Gaston Deniers.J- H Nault.Mme Chs j Laparé.M et Mme J- A.Trudeau, J A Reeve» M.et Mme Jean Charbonneau.M et Mme Dent» Martin.Mme A.M t holet-te.Mlle Gabrielis Dcquov et »a h|ece.; Mme H L.Or mon.M.F F/l Bmnet Mlle .Fortunate Brunet, M.et Mme Rour assurer la paix et pour l'assu-er à notre postérité.Il faut conso-ider, renforcer tous les moyens >ris pour maintenir la paix.Nous le pouvons tolérer aucune ngres-ion, d’où qu’elle vienne.Les peu-îles de chacune des républiques américaines et, je crois, le peuple du dominion du Canada, désirent vivre sans désirer conquérir et sans avoir à craindre d’être conquis, libres d’étendre leurs relations culturelles et de se consulter pour fa-filiter à la civilisation modernd un progrès pacifique.Les meilleurs moyens à prendre à cette fin, ce sont des ententes qui établissent la paix, la sécurité et l’amitié parmi nous et tous nos voisins.Je ne parviens pas, a-t-11 continué, à penser qu’en ce temps d’appréhension mondiale, nous pourrions manquer à l’occasion de faire face à ce qui est une lourde responsabilité.Il n’y a pas de conflit américain qu’on ne puisse pas régler par des moyens pacifiques et respectant l’ordre.Ce n’est pas le temps d'hésiter.Il faut nous inspirer d’une vue sereine et généreuse de nos communs besoins.Le président a cité en exemple les relations des Etats-Unis avec le Brésil.Elles constituent, a-t-il dit, la meilleure réponse à ceux qui haussent les épaules à l’idée d’une amitié entre nations.Dans le présent état du monde, il est encourageant de constater que les deux olus grands pays de cet hémisphère ont pu, en usant de bonne volonté, de modération, de bon sens, continuer leurs relations sans heurt, sans dissentiment.Ce n'est pas une menace Que les pays américains, a-t-il fait observer, se solidarisent dans l’Intérêt de la paix, ceia ne constitue pas une menace à d’aulres régions ou à d’autres races.Une honorable adhésion à nos ententes solennelles ne portera atteinte à aucun autre continent.Au contraire, plus la paix sera fermement établie sur cet némisphère, plus nous respecterons la lettre et l’esprit de nos ententes, le mieux ce sera pour les autres parties du monde.Faisons en sorte que notre hémisphère prouve au monde que la paix est toujours possible lorsque des nations, sereines grâce à leur sécurité, s’occupent de leurs problèmes courants avec bonne volonté et l’esprit ouvert.Il se peut, a-t-11 continué, que les horizons mondiaux soient sombres.En tout cas, le temps est propice à l’exécution de la tâche de l’Amérique.Les autres parties du monde offrent le sinistre spectacle de camps et de menaces de conflits.Mais sur notre continent, on a heureusement mis fin à des conflits militaires qui, au cours de récentes années, ont divisé des pays américains.Je crois pouvoir dire que sous de futures générations, le régime démocratique se montrera tout à fait capable, dans toute l’Amérique, d’améliorer les conditions moyennes de vie de millions d’êtres.La guerre a pour devise ceci: Que le fort survive, que le faible meure.Voici la devise de la paix: Que le fort aide le faible à vivre.La paix M.Roosevelt a souligné qu’il faut que le congrès de paix ¦— qui est I objet de son voyage à Buenos-Ayres — porte le Nouveau monde à de plus grands efforts pour prévenir un retour des horreurs de la guerre.Le président des Etats-Unis a prononcé son discours après qu’un diplomate, M.Paul Fernandez, lui eut souhaité la bienvenue.M.Fernandez a dit, dans son allocution: II faut reconnaître dans la doctrine Monroe un facteur permanent de paix pour le continent américain.Le président Roosevelt a reçu un accueil très enthousiaste à son arrivée dans la capitale du Brésil.Les acclamations ont commencé dès qu’il eut débarqué du croiseur 7n-dianapolis; elles ont continué jusqu’à son arrivée à la tribune de la Chambre des représentants.Il s’est rendu au Congrès entre des cor-donp de troupes.En son honneur, trois mille enfants ont chanté l’hymne des Etats-Unis.Le Canada et les pactes panaméricains Washington, 28.(RPC).-— Des diplomates de l’Amérique latine estiment fort significatives les paroles que le président Roosevelt a prononcées au sujet du Canada, à Rio-de-Janeiro.La coutume leur interdit d’autoriser la publication de leurs opinions, mais il est manifeste qu’ils croient que ces paroles du président Roosevelt, rendent possibles une adhésion du Canada à des pactes panaméricains et une participation du pays en question au mouvement panaméricain.M.King Ottawa, 28 (C.P.) — Le premier ministre Mackenzie King, a dit, hier soir, que le discours pronon cé à Rio-de-Janeiro hier par le président Roosevelt, est d’une grande importance.Voici la déclaration du premier ministre du Canada: “Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire dans son entier le discours du président Roosevelt devant le Congrès brésilien, mais les citations qui ont été portées à mon attention par la presse suffisent à en indiquer le caractère retentissant et important.“Je suis certain que les Canadiens vont de tout coeur faire leur le désir du président de maintenir et d’asseoir sur des bases encore plus durables la paix qui règne maintenant dans les Amériques.En ces temps, “promouvoir les progrès pacifiques de la civilisation” est devenu non seulement une noble, mais encore une nécessaire entreprise, si la civilisation doit survivre."Toute démarche de nature à assurer le maintien de la paix en un endroit quelconque du monde est une contribution à la paix du monde.On ne peut étendre assez l’effort coopératif en vue de cette fin.La paix, comme la justice, est devenue “le souci commun de l'humanité”.La civilisation est un héritage commun et un bien commun.Elle ne peut être sauvegardée que par un effort commun.” Mort du juge Albert de Lorimier Le défunt était juge de la Cour supérieure depuis 1918 M.le juge Albert de Lorimier, de la Cour supérieure, est mort la nuit dernière, après un an de maladie, à son domicile, no 1820 rue Dorchester ouest.Il avqit 77 ans.M.le juge Albert-Emmanuel de Lorimier est né au Sault-Saint-Louis, le 2 juin 1859.du mariage de Georges-Antoine de Lorimier et de Marie-Louise Macomber.Il est petit-fils du commandant Claudc-Guillaumc de Lorimier, qui lors de l’invasion américaine se distingua à Saint-Jean et aux rapides des Cè-Ires, et qui fut député de Hunting-ton dans le premier parlement du tas-Canada; et arrière-petit-fils de Jaude-Nicolas-Guillaume de Lori-nier, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, et auteur d’un ouvrage intitulé: Mes services durant la guerre de 1775.Il a fait scs études au collège Sainte-Marie, à Montréal, et à l’Université Laval de Montréal, a été admis au Barreau le 10 juillet 1885.Il pratiqua ensuite sa profession en société avec MM.F.-X.-A.Trudel, Gustave Lamothe, Charles Chamilly de Lorimier, Napoléon Charbonneau el Désiré Girouard, qui tous devinrent juges à l'exception de M.Trudel, sénateur du Canada.En 1896.11 s’associa à sir A.-R, Angers sous la raison sociale Angers, de Lorimier et Godin.Pendant quelques années il fut directeur cio la Hevue de Jurisprudence dont le juge Charles Chamilly cle Lorimier, son beau-père, avait été rédacteur depuis 1895.Il fut fait Conseil de la Reine le 4 septembre 1903.Au cours de la brillante carrière qu'il a fournie nu Barreau, il fut avocat du Crédit Yoncicr Franco-Canadien, et de la Société d'ad ministration et de fiducie, dont il fut un des organisateurs.Il fut nommé juge de la Cour supérieure pour le district de Montréal le 19 septembre 1918, pour remplacer M.le juge Lamothe, qui était promu à la Cour du Banc du Roi.11 avait épousé en 1886 Mlle Mina-C.de Lorimier, fille aînée de Charles Chamilly de Lorimier, juge de la Cour supérieure.Outre sa femme, lui survivent, plusieurs neveux et nièces, entre autres Mme B.-G.Bourgeois, femme du Dr Bourgeois, chirurgien en chef et président de l’hôpital Notre-Dame, et Mme Edmond Brassard, veuve de M.Edmond Brassard, avocat.Après avoir été avocat, M.de Lorimier fut un Juge intègre.A cause de sa compétence remarquable dans les affaires commerciales on lui a confié des causes fort importantes jusqu’en ces toutes dernières années.* * * Le Devoir prie la famille en deuil d'agréer ses vives condoléances.La situation internationale est très dangereuse, dit Blum PARIS, 28, (S.P.C.-Havas).— A une réunion du Front populaire au Velodrome d'hiver, le président du Conseil Blum a dit que la situation internationale est plus dangereuse en ce moment qu'elle ne l'a jamais été au cours des trois derniers mois.Mais, a-t-il affirmé, la France est forte aux points de vue politique et diplomatique; elle est puissante au point de vue matériel, parce que, après celles de la Russie, ses forces sont les plus considérables de l'Europe continentale.L’élection municipale à Ottawa 61 candidats — 15 noms français Ottawa, 28.Td.N.C.) Trois candidats se feront la lutte à la Hoirie et douze au commissariat.Os concurrents ont été mis en nomination à l’immeuble de l’admini.stra-tion des écoles publiques d’Ottawa.Ils ont ensuite tancé le premier coup de canon de Ja campagne municipale de 1936 en prononçant des allocutions où toutes les questions furent discutées, particulièrement celle des secours aux nécessiteux.Le maire Lewis ne porta pas la parole.Voici la liste des candidats: A la mairie, Albert.Cole, Stanley Lewis, W.-A.Watson.Au commissariat: P.-F,.Bedford.Thos Brethour, G,-H.Dunbar, Dr G.-M.Geldert, C.-E.Goulden, F,d -E.Kesterton, Alex.Lerkie.Jas.McHugh, J.-E.McVeigh, Allen-B.Turner.A.-h.Bourque, Dr Wilbert Spearman.Quarante-six candidats ont été mis en nomination dans les onze quartiers de la ville, et ils auront jusqu’à neuf heures ce soir pour déchirer s’ils resteront dans les rangs à l’échevinage.Sur ce total imposant, qui porte à RI le grand total de tous les candidats municipaux, il y a quinze noms français: Laçasse.Lessicr, Bonenfant, Boucher, Pinard.Laurence, Query, Parisien, Croteau, j Belanger, Bordeleau, Beauchamp, Bédard, i.esenux et Joumeaux.Blessés dans une collision Mlle Armnnde Provost, 22 ans, 2124, rue Rachel est, et M.Roger Desmarals, 23 ans, 7053, rue Saint-Vallier, ont été assez grièvement blessés hier soir dans une collision entre leur auto cl un taxi, anglç des rues Boyer et Marie-Anne.i Une autre race d’hommes ?Conférence de M.l'abbé Groulx à Québec — Nationalité et culture Québec, 28.— M.l’abbé Lionel Groulx a prononcé, hier soir, au Palais-Montcalm,sous les auspices de la “Ligue des patriotes”, une conférence qu’il avait intitulée: “Une autre race d’hommes”.Nous sommes une nationalité, dit-il.La nationalité évoque l’idée de culture.Milieu national, milieu culturel, ce sont termes presque équivalents.Nous ne serons donc nous-mêmes et nous ne resterons nous-mêmes qu’à In condition de nous approprier notre culture originelle.Trois moyens principaux sont à noire disposition et à la disposition des éducateurs: l’étude de la langue, l’étude de Phistoire nationale, l’étude géographique de la terre natale.La langue maternelle, miroir spirituel dP l’âme nationale, pos-9 de une haute vertu éducatrice: elle forme l’esprit; elle fournit la clé magique pui donne accès aux trésors intellectuels de la culture française.t.a nationalité a, pour élément constitutif, un héritage commun de traditions, de souvenirs, de gloire d’aspirations.Cet héritage, qui lU Irecueille et le transmet, de génération en génération, sinon l’Histoire nationale?Nous sommes liés à une portion dp l’univers physique.(Jette portion de l’univers a son originalité, son climat, son pitto-resque.Les aïeux lui ont fait un revêtement humain, une empreinte spirituelle, historique.Par tout cet ensemble, la terre nationale est éducatrice.L’on es* le fils de son pays, comme on l’est de sa rare, de son passé.La terre des aïeux est done, elle aussi, un agent culturel.Chez nous, le milieu culturel est-il en possession de tous scs moyens?N’est-il pas altéré?N’est-il pas gravement menacé?U ne suffit pas aux Canadiens français de s'approprier leur culture; il leur faut ln défendre, protéger et fortifier leur milieu culturel.Pour rr faire, ils ont deux graves problèmes à résoudre: le problème économique et le problème politique.Une économie à l'envers ruine, dans l’esprit populaire, la fol an génie national.Une ! politique timide, déficiente, laisse en souffrance le bien commun.Pour rester fidèles à notre culture et résoudre nos problèmes, il nous faut une magnifique race d'hommes.Une éducation catholique «e doit de nous in donner.La campagne municipale Assemblées de MM.Raynault et Bousquet demain à l'école LaMennais — M.Houde prendra une décision d'ici mardi soir — M.Trépanier dans La Fontaine — Déclaration de M.Rochefort Il y aura demain deux assemblées de candidats à la mairie, et toutes deux à l’école La Mennais, coin des rues Beaubien et Saint-Denis.Dimanche après-midi, ce sera une assemblée de M.C.-O.Bousquet, et dimanche soir, une assemblée de M.Adhémar Raynault.M.Houde ne recevra pas la délégation qui devait se présenter chez lui dimanche; on trouvera plus bas une déclaration de l’ex-mairc à ce sujet.Demain soir, des partisans de M.Raynault se rendront à son domicile, 3573 rue Ontario est, pour l’escorter ensuite jusqu’à la salle de l’assemblée; l’assemblée commencera vers 8 heures, immédiatement après l’arrivée du candidat.Les discours seront irradiés de 9 h.à 10 h.30 par CHLP, et des haut-parleurs seront installés en dehors de la salle, pour permettre à ceux «pii n’auront pas pu trouver place à l’intérieur d’entendre les discours.M.Raynault, croit-on, fera d’importantes déclarations et apportera des précisions sur certains faits de la vie municipale, tout en récapitulant les principaux points du programme électoral qu’il exposait à son assemblée du 17 novembre, date de l’ouverture de sa campagne.Les orateurs à rassemblée de M.Raynault, seront outre le candidat lui-même, MM.Gaston Beaudet, Paul Hurteau, avocat, C.-A.Lapierre, Olier Renaud, avocat, Bornéo Lorrain, député provincial de Papineau et autres, dont quelques-uns de rex>érieur.M.Houde ne recevra pas de délégation demain M.GamilUen Houde a fait une déclaration hier dans laquelle il demande à ses amis de cesser l’organisation de la manifestation organisée pour demain et où il déclare qu’il prendra une décision d’ici mardi soir au sujet de sa candidature à la mairie.Voici le texte de la déclaration de M.Houde: “Les journaux m’apprennent certains préparatifs en vue d’organiser une manifestation dimanche prochain, le 29 novembre courant, pour me prier de briguer les suffrages à la mairie de Montréal, aux élection.» du 14 décembre prochain.“Comme Je n’ai nullement été consulté à ce sujet, je prie instam ment tous ceux qui avaient songé à cette manifestation de cesser immédiatement leurs démarches dans ce sens.“Je ne recevrai aucune délégation publique dimanche prochain parce qu’il est indispensable pour moi d’utiliser tous les instants qui restent, d’ici la nomination des candidats, pour bien peser la décision à prendre, et je ne pourrais consacrer aucun instant d’ici dimanche à cette manifestation.“Je remercie de leur dévouement ainsi que de leur bonne volonté tous eeux qui.de près ou de loin, désiraient participer, soit à l’organisation, soit à la manifestation de dimanche prochain, mais je les prie encore une fois de n’en rien faire, car, si malgré moi elle avait lieu, je me verrais forcé de refuser d’y prendre part.“D’ailleurs, je sais parfaitement ce que le peuple veut présentement 1 et j'en tiens compte.“.T'utiliserai tous mes moments d’ici la nomination pour consulter ceux qui peuvent m’aider à prendre une décision d’une portée aussi grave.L'on connaîtra à temps celte décision et les raisons qui l’auront motivée.” Politique - ^ ^ i,- —| —) — — Cette clique de députés étatistes et amianglais I! faudrait les chasser des rangs d» l'Union nationale, suggère le député de Westmount, M.Bulloch, à M.Duplessis — Collaboration avec l'industrie et non confiscation Les causes de "champerty" M.le magistrat Jules Desmarais b condamné Gordon Francoeur à subir son examen volontaire sur deux causes de “champerty”.Dans trois autres causes identiques, M.Dcsmarais rendra jugement le 3 décembre prochain.M.Trépanier M.l’échevin Trépanier a pris son hulietin de présentation à l’échevinage hier; il ne se présentera donc pas à ]a mairie comme le voulait «ne rumeur.Jusqu’ici trois ,-andidats à la mairie, MM.Raynault, tochefoii et Bousquet, ont pris leurs bulletins de présentation et aucun d’eux n’a encore fait son dépôt.Dépôts Ont fait leurs dépôts hier, les candidats suivant»: MM.Orner Côté, flans Ville-Marie; W.-S.Weldon, dans St-Georges; Max Finestone.dans St-Laurent; Trcfflé Lacorabe,, dans Bourget; Hector Dupuis, dans i i Papineau; J.-Eugènc Bélanger, dans ; Jste-Marie; Joseph Moreau, dans Stc-Cunégondc; J.-W.Riel, dans St-jEusèbe; L.-O.Jalbcrt.dans Hoehe-laga; Georges Caron et W.-G.i Allard, dans Maisonneuve; Abraham , Dupéré, dans Mercier; J.-A.Bonnier, dans St-Paul; .T.-Allan Bray, Mans St-Henri; J.Marie Savignac, | dans St-Denis; J.-G.Râtelle et Kdou-ad Archambault, dans Delorirnicr; le Dr 7.Lesage, dans St-Jean; Armand Gagnon, dans Mon tea1 m; H.-G.Lnrtie, dans Rosemont; John j Raymond, dans Villeray; Orner Harrière.dans Ahuntsic.M.Rochefort, M.Raynault et la taxe de vente M.Candide Rochefort, candidat a la mairie, a fait hier la déclaration suivante au sujet de l’attitude de M.Raynault sur la taxe de vente: "Durant mon absence à Québec où j’étais allé rendre un hommage personnel à mon collègue et ami le Dr Philippe Hamel, le service «le presse «Ui M.Adhémar Raynault, député de L’Assomption, a donné aux journaux un communiqué dans lequel il affirme que A!.Adhémar Raynault, comme échevin, a voté conlre la taxe de vente et on a soin de citer egalement le nom de M.W.-R.Bulloch, député de West-mount à l’Assemblée législative, s'est prononcé hier soir contre ^‘tatisme en demandant à M.Duples-Si.s d’exclure du parti le* député» qui cherchent à lui nuire et «nii «ont violemment “antianglais”.M.Bulloch a prononcé ces parole» au cours d’un dîner que la “‘Young Men’s Conservative Association” donnait hier soir à l’hôtel Berkeley en son honneur et en l’honneuU de son eo1 lègue fédéral, M.W.-Allen Walsh, député de Mont-Royal aux Communes.M.Duncan Anderson présidait et l’on remarquait la présence de M.Adhémar Raynault, candidat à la mairie, et de M.l’é-chevin George Layton.M.Bul'oeh a fait allusion aux projets de nationalisation de l’Industrie québécoise que l’on formule eu certains milieux, pour le* condam-imr et préconiser une politique d« collaboration au lieu «l’une politi-«jup de confiscation.La politiqu* «le l’Union nationale, dit-il, consi»* te à adopter une législation qui sauvegarde les droits de toutes les classes de la société.Le député de Westmount a pria à partie les députés qui emploient à l'Assemblée législative le mot "étranger’’.Il ne comprend pas très bien quelle est la signification précise qu’on lui attribue, mais il ne peut concevoir qu’un sujet britannique puisse êlre considéré comme un étranger dans la province de Québec.Il existe; dit-il.une clique qui cherche à nuire à M.Duplessis, une clique qui pratique l’anglophohie, et «pie M.Duplessis devrait chasser du parti sans tarder.M.W.-Allan Walsh, député fédéra] de Monl-Roval, a rendu hommage aux Canadien* français, qui ont fort contribué à édifier le Canada en insistant sur la nécessité d’un nationalisme canadien qui doit prévaloir sur un provincialisme étroit.Le député fédéral de Saint-Antoine-ÀVestmount, M.R,-S.White, a repris ce thème en déclarant que nous devons nous considérer non pas comme des Québécois, mais comme «les Canadiens.Les Canadiens français, dit-il, réclament leur iusfr part dans la direction des affaires publiques et il me semble qu'ils l’obtiennent.M.White a ajouté nue les Canadiens français ont parfois fait preuve d’une générosité plus grande que leurs concitoyens de langue anglaise.son collègue d’alors, M.Leduc, aujourd’hui député et ministre.“Je réaffirme ce que j’ai dit & propos de l’escapade de M.Raynault, lors de cette discussion importante; le premier vole sur la taxe de vente fut pris à l’issue d'une longue discussion, le soir, en comité plénier du conseil et M.Adhémar Raynault prit prestement la poudre d’escampette pour ne pas voter.“Le lendemain, voyant que la très grande majorité du conseil favorisait la taxe de vente et qu’il n’y avait guère danger qu'elle ne passât, M.Raynault vota contre, en séance du Conseil et il eut le culot, «lisons-le, de déclarer à quelques-uns de ses collègues que “son vote, d’ailleurs, ne nuisait guère à la mesure, puisque le conseil avait sa majorité.” “C’est ce que j’ai affirmé et c’est ce que je réaffirme.D’ailleurs, M.Raynault n’a pris là que l’attitude qu’il a toujours prise en pareille circonstance: la clôture.“Je n’ai pas l’intention d’entamer de polémique dans les journaux.même si je consens, pour cette fois-ci, à réaffirmer ce que j’ai dit lors de ma première assemblée au sujet de la taxe de vente.Pour ce qui est des autres choses que le député de l'Assomption considère comme des “bagatelles”, telles que l’embauchage «les chômeurs de l’Assomption dans les travaux de chômage de Montréal, je lui en reparlerai lors de ma prochaine assemblée.” Assemblées à l'échevinage CE SOIR M.l’échevin J.-Emile Dubreuil, dans Montcalm, au no 5960 rue Papineau.DIMANCHE APRES-MIDI M.Armand Taillon, dans Pré-fonlaine, à l’école Louis-Joliet, coin des rues Darling et Ontario.M.l’échevin J.-Allan Bray, dan» Saint-Henri, au collège Saint-Henri.M.René Binette, dans Saint-Denis, à l’école Champagnat, 810 rue Laurier est.DIMANCHE SOIR M.Alfred Therrien, dans Créma-zie.au no 1162 rue Saint-Denis.M.J.-P.Chauvin, dans Hochela-ga.à l’école Baril, coin des rue» Jolielte et Adam.M.Mousseau-Drapeau, dans 5t-Jacques, â l’école Salaberry, coin des rues Robin et Beaudry.M.Wilfrid Beaudoin, dans Ste-Marie, au no 2341 rue Sainte-Catherine est., , - ., M J.-A.Bonnier, dans Satnt-Paui.à la salle paroissiale de St-patîî, rue de l’Eglise.,M René Lortie, dans DeLori-rnier, à l’école Marte-Immaculée, coin des rue» Garnier et Marie-Ann*. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1936 VOLUME XXVII — No 271 Ca Uie musicale LUNDI, AU HIS MAJESTY'S A propos de monument — Il serait temps qu'on y pense — Les oeuvres canadiennes aux Concerts Symphoniques — Musique commerciale musique dessiné par feu J.-O.Lacroix.Le conseiller municipal de LaFontaine peut n’être pas amie de tout le monde.Ceci ne nie regarde pas et sa personne n’est pas en jeu.Son projet est pratique, au point de vue de la dépense, et il serait non seulement tout aussi monumental que l’autre, mais, de plus, utile, deux qualités qui vont fort bien ensem-ble, * ¥ * MM neuf cent trente-sept, c est un centenaire dans notre histoire: celui de l’année où une poignée de gens de ‘coeur se souleva contre la tyrannie qu’avaient imaginée et appliquée les maîtres que nous en- » « ¦*'***4.0» à lui.rr a &ÆSÎ.SS?»- Pied lUUlC I ,1.n_____* H P «ni P Dans ma récente chronique sur Térectfon d’un monument à Eugène Ysaye et.en particulier, au sujet de la rapidité de son exécution et le silence qui semble planer sur les inteniions de ceux qui désirent commémorer, au cimetière, le repos des cendres de Calixa Lavallée, le président du Comité National Canadien du monument aux auteurs de notre hymne national, M.L.-J.-N.Blanehet, relève, dans une lettre, la phrase suivante: Puis, on n'y a plus pensé.Contraste! Le comité ne m’ayant jamais mis au courant de son travail, il m’est permis d’ignorer s’il existe encore et Ce qu’i] fait, aussi le pronom moins à son président, mais a la population canadienne qui ne paraît plus se souvenir de la translation en 1933, à Ions les miniers de visiteurs du cimetière de laCôte-des-Nciges qui seraient bien en peine de trouver l’endroit où s’érige une toute petite pierre tombale.Comme tout le monde, j’ai lu dans un journal la critique du choix qu’on a fait d’une répliqué de l’Arc de Triomphe de l’Etoile pour un monument à nos patriotes de 1837-38 au Parc LaFontaine.A celte critique, j’ai souscrit, comme on dit: des deux mains.Y a-t-il une corrélation entre le monument au cimetière, à Calixa LavaTée» et celui du Parc LaFontaine aux Patriotes de 1837-38?Je ne puis reproduire la lettre de M.Blanehet à cause de certaines choses qu’H y dit à l’égard de personnes mêlées aux événements de 1933, mais le papier à lettre du Comité National parle dans son entête d’un monument ù Ga1ixa Lavallée, A.-B.Boutliier et R.-Stanley Weir.Les autorités du cimetière s’opposeraient peut-être ù ce que, d’un monument funéraire, on fasse commémoration patriotique soignée l’an prochain.On pourrait nême n’en pas reconnaître l’exis- une mais il y a autre chose: une carte qui accompagne la lettre montre j’Arc de Triomphe de l’Floilc avec l’inscription Montréal 1937, et, dans la marge: 1837, les Patriotes; 1807, la Confédération; 1937.le Souvenir, Je souhaite de tout coeur que le Comité réussisse ù élever sur la tombe de Calixa Lavallée, la pierre qui mentionnera qu’il fut le créateur de notre hymne national, sans cependant comprendre ce que Routhier et Weir auraient à en être.Mais en faisant le projet d’un monument au cimetière et d’un arc .triomphal au Parc LaFontaine, le Comité n’cmbrasse-t-il pas beaucoup plus qu’il ne peut étreindre?Ne craint-il pas que la dispersion de son effort n’empêche sa réussite?Mais pouF l’instant, ie ne saisis que l’occasion que m’offre M.Blanche!, pour marquer encore mon opposition.— ce serait bien peu s’il n’y avait qu’elle, — cl l'opposition de tous les gens de goût à la réplique proposée de l’Are de Triomphe de Paris pour le Parc LaFontaine.Des copies serviles, nous eu ayons déjà trop:-, une basilique simil-Michel-Ange, un monument Macdonald qui singe le monument Victoria dp Londres, tous nos simili-gothiques, simili-byzantins, simili-gares, c’est assez, on n’en veut plus.Que viendraient faire à Montréal la Marseillaise de Rude on la Renommée de Pradier, ou confiera-t-on à nos sculpteurs — à prix fort, —-le Soin de les remplacer par des groupes al'égoriques qui nous appartiennent?Toujours au point de vue pratique, a-t-on ; t plus dorévant d’oeuvres calculé ce que coûterait 1 Arcade F Hle ama à payer la copie des Triomphe que reproduit la ™rte.?Larti(.s séparées.Cette copie, qui S attend-on à y dépenser une soixantaine de cahiers jcaine de mille dollars pour avoir sép„rés de trois à six pages, soit, au total, cent quatre-vingt à plus de ! du Courant, dans un endroit désole où ne fréquentent que des camions.Mais ce n’était pas assez et voilà qu’on parle de fêtes pour le centenaire.Il est bien possible qu’on ne se soit contenté que d’en parler et que, 1937 étant né depuis des mois, on ne se réveille des parlottes que lorsqu’il sera trop tard.Quelle part aura la musique la-dedans?J’ai bien peur qu’il n’en soit.Tan prochain, ainsi qu’il en fut en 1934.Le comité provisoire avait fondé un comité de musique; le président avait été nommé et devait choisir ses collègues dès qu’il serait averti qu’on attendait son projet.Cela n’eut jamais lieu: une couple d’amateurs, choisis à cause de leur éminence politique, s’occupèrent d’une affaire qui échappait à leur compétence.La musique qui, en Europe, est particulièrement à l'honneur dans toutes ces espèces de cérémonies se trouva réduite, en ces fêtes du souvenir français, à la glorification d'un auteur italien pour la messe de Gaspé.Il n’est pas absolument indispensable que la musique soit mieux s même n’en pas teiice et nombre de gens ne s’en apercevraient pas.Mais, si Ton veut qu’elle soit des fêtes, on pourrait peut-être s’en aviser avant qu’il ne soit trop tard.Nous avons des compositeurs: les Concerts Symphoniques l’ont démontré: il existe une oeuvre considérable à la gloire du patron de notre pays; nous avons un grand orchestre qui est plus que remarquable; nous avons des chanteurs; des choeurs sont faciles à former e'i plus de ceux qui existent déjà; bref, nous possédons tous les éléments d’une célébration qu’il n’y aurait qu’à organiser.Comme, toutefois, rien ne s’improvise qui soit bon, en art moins qu’allleurs, en musique surtout, le plus difficile et long à mettre a point, ne serait-il pas temps qu’on y pense, afin que ne se répèlent •pas certaines négligences — dont quelques-unes furent des gaffes — par quoi nous avons brillé aux fetes du troisième centenaire de la Découverte?* Ÿ Y On demande si la Société des Concerts Symphoniques a abandonné sa politique de produire à chaque concert une oeuvre d’un compositeur canadien.11 n’en est rien, et le Directeur artistique devrait déjà avoir en mains certaines pièces soumises à sort examen.Il faut se rappeler une décision du bureau d’administration notée dans la Vie Musicale il y a une couines.La Société n’ac- mm L'une des scènes des quatre spectacles chorégraphiques que le Ballet de Monte-Carlo présentera, au His Majesty's, lundi, mardi et mercredi de la semaine prochaine.(Imprésario Louis-H.Bourdon).là pourquoi le client perd souvent une dinetèle qu’il s’imaginait gagner.Voyons cependant, même dans cette prostitution de la musique, un hommage inconscient au seul art qui touche tout le monde, qu’on en aime ou qu’on en méprise les manifestations.Frédéric PELLETIER La chorégraphie Monte-Carlo Monte-Carlo! Ce seul nom évolue dans l’esprit de ceux qui suivent fidèlement les spectacles de chorégraphie l’incomparable ballet russe du colonel de Basil, il évoque Tari raffiné d’un Massine, d’une Shabelevskv ou d’un Lichi-ne, la grâce exquise d’une Baronova, d une Toumanova, d’une lUa-bouebinska.il évoque d’éblouissantes fantaisies dansées dans des décors de rêve.C’est après-demain, au His Majesty’s, que M.Louis-H.Bourdon nous amènera l’inégalable ballet.Fendant trois soirées et une matinée, les fervents de chorégraphie pourront oublier leurs soucis en vivant des heures où l’illusion se mêle harmonieusement à la réalité.Voici le programme complet des quatre spectacles différents que donneront les danseurs et ballerines de Monte-Carlo.Lundi soir (30 novembre) Papillons, musique de Schumann, chorégraphie de Michel Fokine; Schè-hérazade, musique de Rûnsky-Kor-sakoff, chorégraphie de Fokine; L'après-midi d’un faune, musique de Debussy, chorégraphie de Vaslav Nijinsky; Prince Igor, musique de Borodine, chorégraphie de Fo-kine.Mardi soir: Cimarosiana, musique de Cimarosa, chorégraphie de Léonide Massine; Cléopâtre: musique d’^rensky et Glazounoff, chorégraphie de Léon Bakst; Le spectre de la rose, musique de Weber (Invitation à la valse), chorégraphie de Fokine; Danses bohémiennes, musique de Dargomijsky, chorégraphie de Bronislava Nijinsky.Mercredi (en matinee): Le pavillon, musique de Borodine, chorégraphie de Boris Koch no; Sché- Derrière le rideau 'Bleu et or" Les carabins de l’Université de Montréal ont présenté, jeudi soir, au Monument National, leur cin-quième Revue annuelle.C’est M.Guy Poliquin qui avait assumé la direction générale de “Bleu et Or” 1936.11 a habilement marché sur les tiaces de ses prédécesseurs.Pour être juste, il faut signaler qu’une bonne part du succès remporté à la “première” doit retourner aux nombreux collaborateurs de M.Poliquin.Et, puisque ceux-ci se qualifient eux-mêmes d’irres pensables.nous sommes plus à l’aise pour dire que, de façon générale, la revue a été moins bien réussie que celle de Tan dernier.Ce n’est pas un reproche, niais une simple constatation qui n’enlève rien aux mérites des joyeux lurons qui ont sacrifié de nombreux loisirs pour élaborer la revue.D’abord, le spectacle est trop long et l’action, lente.On a voulu, celte année, cimenter par un semblant d’intrigue les quelque trente-huit tableaux de la revue, et le résultat obtenu n’a pas été très heureux.Les scènes qui se passent entre le rideau et la rampe, répétées, deviennent fastidieuses.Mais ces quelques restrictions indispensables ne doivent pas empêcher les gens d’aller applaudir, ce soir et demain, nos étudiants.Le spectacle vaut un déplacement.Certains tableaux de la revue fourmilion! d’idées ingénieuses et le tout est amplement assaisonné de sel gaulois.L’açJUialité politique, littéraire, artistique a fourni une mi; ne inépuisable aux revuistes, qui ont caricaturé avec esprit, parfois même avec cruauté, nos fausses “gloires”.Il faut signaler tout particulièrement.parmi les tableaux de la revue, La dictature intime de Roland Guy et Gérard Hébert, Atmosphère, satire des plus amusantes, de Louis-A.Lapointe, le Romeo et Juliette, d’un comique achevé, de Louis-Gérard Gosselin.I^s trois meilleures créations sont sans contredit Prends pas toute la couverture, de Clément Latour, dont la féroce ironie ne plairait certainement pas aux impérialistes à outrance; le cocasse ballet: Xilophone à la Conquête du Monre.qui ne lcra certainement pas tort aux spectacles de Monte-Carlo, et sur H IS MAJESTY'S Lundi, mardi «t mercredi MATINEE MERC.2 DEC.LOUIS-H.BOURDON prSuent» l'incomparable BALLET RUSSE DE MONTE CAtLO L'attraction artistique la plus merveilleuse au monde OrchRttre Symphonique 4 représentations seulement 4 programmes différents.Prix en soirée: $1-50à«3.» Prix en matinée: $1.25 à $2.15 Billets en vente chez ED.ARCHAMBAULT.VARIETES LYRIQUES MONUMENT NATIONAL Les MARIS de GINETTE Opérette de Félix Fourdraln Mardi - Jeudi - Samedi et Dimanche en soirée.Direction: DAUNAIS-OOULET Prix des places: $1.23 - $1.00 - XV - .M (taxe Inc.) EN VENTE MAINTENANT: Monument National, LAncaater 4118 — Ed.Archambault, M Arquette 6201 moin d’un remarquable spectacle les 1er, 3, & et 6 décembre prochains.Causerie-Concert à Outremont’ Mme Jean-Louis Audet, professeur de diction, donnera une causerie sur Molière cet après-midi, à 3 h.15, à l’Ecole Supérieure de Musique d’Outremont, 1430 boulevard Mont-Royal.Au programme musical qui accompagne cette conférence, Mlle Rita Payette jouera les trois premiers mouvements de la Sonate Romantique, op.184, de Rheinberger.Mlle Gisèle Roby interprétera une romance de Schumann.Les Soirées littéraires a La troisième réunion de la saison aura lieu le mardi soir 8 décembre à 8h.30 à Thôtel Ritz-Carl-ton.M.Edouard Montpetit prési-dera cette causerie-concert.Le con- TI ON AL.férencier invité, Jean Gillet, poète, a intitulé sa causerie “Henri de Régnier, poète”.Fernande Grisé illustrera, par l’interprétation de poèmes.La partie musicale est confiée à Jean Deslauriers et son orchestre.Les danseurs Morenoff sont au programme.C’est dire que cette réunion artistique sera très intéressante.Des billets sont en vente au Ritz-Carlton.Pour inscription et billets s’adresser à Mme Y.-B.Macé, Tél.Dollard 8141, Gazette artistique 28 novembre: ECOLE SUPERIEURE DE MUSIQUE D’OUTREMONT.— Causerie sur Molière, par Mme Jean-Louis Audet.Musique, par Mlle Rita Payette, pianiste.28 novembre: "MONUMENT NATIONAL.— Dernière représentation de la revue “Bleu et OF’, des Etudiants de TUniversité de Montréal.Dir.Guy Poliquin.•y* wf» ifm 29 novembre: MONUMENT NATIONAL.— Les “Cosaques du Don”, choeur russe de Serge Ja-roff.(Impresarii: Goulet et Pager).•V* «¥• 39 novembre: HIS MAJESTY’S.— Ballet russe de Monte-Carlo: Papillons, Schéhérazade, L’après-midi d’un Faune, Prince Igor.(Imprésario: Bourdon).¦Y» »¥» *Y* 1er décembre: HIS MAJESTY’S.— Ballet russe de Monte-Carlo: Ci-marosiana, Cléopâtre, Le spectre de la rose, Danses bohémiennes.*£*¥*•¥• 1er décembre: MONUMENT NATIONAL.— Les Variétés Lyriques dans: “Les maris de Ginette”, opérette de Félix Fourdrain.(Aussi 3, 5 et 6 décembre).2 décembre: HIS MAJESTY’S.— Ballet russe de Monte-Carlo.En matinée: Le pavillon, Schéhérazade, La belle au bois donnant.En soirée: ,La belle au bois dormant, le tricorne, L’après-midi d'un faune, Prince Igor.y y» h* 8 décembre: RITZ-CARLTON.— Les Soirées littéraires de Montréal.Causerie de M.Jean Gillet sur H.de ïlégnier; orchestre Jean Deslauricrs; chorégraphie des studios Morenoff.15 décembre: MONUMENT NA-“Le réveillon de Noël”, de Conrad Gauthier.Monoment National Dimanche soir seulement.Les Cosaques du Don dirigés par Serge Jaroff Billets: demain après-midi au contrôle Direction: OOCLKT-PAOEB Le réveillon de Noël U Bonne nouvelle pour les amateurs de folklore canadien, qui attendaient avec anxiété l’ouverture de la saison des “Veillées du bon vieux temps”, laquelle, depuis plus de quinze ans.sfest toujours effectuée au début d’octobre, mais qui a dû être retardée cette année à cau- se de circonstances incontrôlables.C’est le mardi 15 décembre, au Mo miment National, que M.Conra Gauthier présentera son premie spectacle de Tannée et celui-n consistera en l’audition de la belle pièce folklorique en deux parties “Le Réveillon de Noël”.Le premier acte est réservé au tableau intitulé “La Messe de Minuit”, dont l’action se passe il y a cinquante ans à la porte de la petite église d< campagne et au cours duquel on entend les vieux noëls, ainsi qu’une scène dramatique très touchante Puis, c’est “Le Réveillon”, dans h grande cuisine, avec tout l’entrait des anciens jours, suivi des gigues cotillons, rigodons, chansons à répondre, vieilles chansons, contes du pays, sans oublier les violoneux, joueurs d’accordéona, de guimbardes, etc.Les billets sont dès maintenant en vente à prix populaires chei Edmond Archambault, 500, Sainte Catherine est.Dans Montcalm Dans le but d’accommoder le pltu grand nombre d’électeurs, M.Ar mand Gagnon, candidat dans Mont calm, a transporté son comité ai numéro 6201 De Lorimier (angh Bellechassc).Pour informatioi téléphonique, appeler DO.7946.Adres»ex-vou* an Service de librairie d\ Aver-vtmi besoin de bons livre»?“Devoir”.430 Notre-Dame est.Montréal T ,, I II l ^ ' 1 * 1 lUUl Lj$ (a limiollJl Ut- «’ *-* 1141 Lu belle au bois dormant, musique Audet avec une ori de Ischaikowsky, chorégraphie sance Révocation, “ress ti apres Marius l ctipa.tninpe nrcnlt de la médiocrité en pierre de taille ou des centaines de mille dollars qu’on ne trouvera jamais?Si le Comité Canadien se borne à élever un monument funéraire à Calixa Lavallée an cimetière de la Côte-des-Neiges et à lui seul, tout le monde l’aidera à faire beau; mais, pour Dieu! qu’on entende parler de ses intentions et à tous les moments.S’il veut ériger un Arc de Triomphe au Parc LaFontaine, c’est antre chose.Qu’on ne se couvre pas (iu patriotisme pour se plaindre qu’on veut dénigrer ce projet; qu’on change plutôt d’idée, car de l’imitation, je le répète, nous en avons assez, nous en avons trop.C’est pourquoi, j’ai maintes fois parlé ici du projet de M.Léon Trépanier d’ériger au Parc LaFontaine le pavillon à intimMfflM CONSTIPATION I CE SOIR 8 AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0LÏ Résultat * «S Demain matin i trois cents pages, est non seulement longue et fatigante à faire, mais aussi très coûteuse, surtout si Ton multiplie le total par le nombre de concerts.Cette dépense supplémentaire a été supportée par la société jusqu’ici, mais c’est devenu très onéreux.Les oeuvres ne seront donc plus admises, si l’on n’eu présente pas le matériel complet, dont on obtiendra le détail en s’adressant au gérant de Torchcs-tre, M.Eugène Larose, aux bureaux de la Société.Le conseil suivant, dicté par une certaine expérience, est bon à suivre: à moins de savoir écrire les parties séparées d’orchestre, ou fera bien de s’adresser à quelqu’un qui en a l’habitude.A part certains repères nécessaires, il faut aussi donner, autant que possible, le temps aux instrumentistes «le tourner les liages et différents facteurs commandent la durée du temps requis.¥ Ÿ * Quel sort une réclame commerciale sans musique aurait-elle à la radio?Le pire: personne ne Vécou-terait et le marchant, eût-il à son service le plus grand poète de tous hérazade.de Rin>^y-Korsakoff; | maison de sa tante, d’André originale puis-ressuscite” certaines puissances occultes de la radio.La seule énumération de ces puissances: le major liouze, la Boite Duc, Georges Trou Peint, Phil /’« Longue, Jovette Bernée, On-en-ri de Chausson-d’Ail nous dispense des commentaires qu’appellent ces noms “célèbres”.Les carabins se sont .d’ailleurs chargés eux-mêmes d’eié-est des plus variés et susceptible i rater ces héros du microphone, de plaire aux plus difficiles.Il ne; I.e spectacle des étudiants est pré- ’etipa, Mercredi soir: La belle au bois dormant, «le Ischaikowsky; Le tricorne, musique de Manuel de Falla, chorégraphie de Massine; L'après-midi d'un faune, musique de Debussy, chorégraphie de Nijinsky; Prince Igor, de Borodine.Le choix, comme on le constate, Offrez cartes et cadeaux d'inspiration canadienne à l'occasion de Noël et du Nouvel An AVANT DE FIXER VOTRE CHOIX, SONGEZ QU'UNE Nouvelle série de douze bois gravés de Rodolphe Duguay reste plus que quelques heures pour se procurer de bons billets.A ceux qui ne veulent pas manquer ces spectacles, de se hâter.“STRAPONTIN” Les Cosaques du Don PROGRAMME DE DEMAIN Les impresarios Goulet et Pager présenteront, demain soir, au Monument National, le célèbre choeur des Cosaques du Don.L’admirable “orchestre humain” animé par la baguette magique du genial Serge Jaroff n’a plus besoin de présentation.Depuis de nombreuses années, en effet, la présence à Montréal du fameux choeur russe attire, comme un aimant, des foules.Et les temps, n’écoulerait pas un sou nilj j^yte que Montréal réserve le 25c la boîte Cle Ghlnilqup FRANCO Américaine Liée 1566 rue St-Denis Montréal.Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL.Nom ., Adresse (D) m B m m m f m ,1c sa marchandise.H faut de la musique à l’annonce commerciale comme il eu faut à une parade «ie cirque.Mais la comparaison ne va lias plus loin, car le cirque s’empresse toujours d’engager les meilleures fanfares, tandis que l'annonce s’étaye le plus souvent sur ce qu’elle peut trouver de plus médiocre, comme choix et comme présentation.On dirait qu’elle y met même une certaine pudeur: comme le texte d’annonce, même le plus niais — et il l’est généralement puisque rédigé par le client lui-même, — ne peut-être écourté sans péché irrémissible, c’est la musique qu’on coupe sans remords, parce J qu’on sait bien que personne ne s’en plaindra.Au fait, qui donc la choisit, cette musique?Le poste de radio?U peut bien suggérer tel ou tel disque, car il en possède une collection — rarement renouvelée, — mais c’est le client lui-même qui donne son O.K., ou le refuse; et c’est encore plus souvent le client même accueil chaleureux à Serge Jaroff.pour demain soir.On est prié de prendre note qu’il p y aura qu’un seul concert des Cosaques, demain, et comme le nombre des places est limité, il est plus que temps de réserver ses places si on sente dans des décors ultra-modernes de Jacques Pelletier, qui, comme toujours, sont d’une originalité charmante.Les costumes dessines par Regor ajoutent une note artis-inpie de plus à la revue.La musique de scène, préparée avec grand soin, a été exécutée par un excellent orchestre dirigé par Agostini junior.Le choeur estudiantin.qui était un peu trop dans l’ombre, cette année, a chanté avec un bel aplomb.Ajoutons à cela les figures gracieuses dansées par les ballerines, et les élucubrations extra-fantai-sisles des “ballerins” et Ton aura un spectacle complet, où la grâce fait bon ménage avec la cocasserie, et la vérité crue avec la caricatu- Lucicn DESBIENS VIENT D'ETRE LANCEE SUR LE MARCHE Douze oeuvres d'art d'un goût parfait, d'inspiration et d'exécution canadiennes.L'ensemble (12 cartes et enveloppes), format 5V2 * 8!4, présenté dans une boîte spéciale, constitue un cadeau très chic.Rien de mieux à offrir à l'occasion d'un anniversaire, d'un mariage, d'une partie de cartes, et comme cadeau de Noël et du Jour de l'An.Prises séparément, ces gravures peuvent servir de cartes de correspondance ou de voeux.Encadrées, elles enjoliveront les murs des foyers les plus exigeants au chapitre des oeuvres d'art.CONDITIONS DE VENTE Série SPECIALE 12 sujets différents, sur carte double, avec - enveloppes, le tout dans une bette.Tirage limité à 100, avec titres et si- (¦ Qift gnature de la main de l’artiste, Série COURANTE Les mêmes cartes, portant des voeux impri- - més avec titres et signature imprimés.Trois catégories: B.G.— B.A.— ^ AVIS IMPORTANT Pour ceux qui tiennent i envoyer le mime sujet, les gravure» peuvent se vendre séparément, selon une échelle fixée d après la valeur de chaque gravure.SUJETS I La corde à linge .Le charrieux d’eau Le marché de Noël II Détente .• Les Veilleux .Le Christ veille .Le dernier voyage .• * III La brimbale (2 couleurs) La poudrerie .• • IV Sérénité (3 couleurs) • • En montagne .• • • Le portageux .¦ • • • PRIX $0.75 la douzaine, libres — $2.25 la douzaine avec cartes et enveloppes.$1.00 la douzaine, gravures seules.$2.50 la douzaine, sur cartes et avec enveloppes.$1.25 la douzaine, gravures .seules.$2.75 la douzaine, avec cartes et enveloppes.$1.50 la douzaine, gravures seules.$3.00 la douzaine, avec cartes et enveloppes.La rentrée de Caro Lamoureux à l'opérette Mlle Caro Lamoureux revient à l'opérette pour charmer le public ne Ta fait déjà.dans une des plus brillantes oeuvres Voici le solide programme qu’a lyriques qu’il aura l'occasion d cn-préparé Serge Jaroff pour le con- : tendre cette année.cert de demain soir: 1.Répons i Ml!»- I.amoureux «ievrait nous fal^* (Pitié, Seigneur, pitié!) de Grct- une Ginette, avec toute 1 espièglerie chaninoff; Mon Dieu, écoutez ma (jnc lui impose son rôle.Les duiis prière, d’Areangelsky ; Célébrons le'que Félix Fourdrain a nu nages nom du Seigneur, de Tschesno- j dans son opérette, sont partieuhere-koff; J’ai crié vers Toi, Seigneur ment bien réussis cl (Ies P*us HPl,ro' (vieille mélodie religieuse); Dans prié aux voix de Caro Lamoureux Ton royaume (Psaume XXUème) et «ie Lionel Donnais.de Pontschenko.Outre Caro Lamoureux et Lione* 2.Histoire chantée et dcscripti- Daunais.qui n’ont nul besoin d itre ve de Serge Jaroff et de scs Cosu- présentés, on retrouve dans le pro-ques.Deux chansons paysannes «le chain spectacle (1t>s "Variétés Lyri-la Russie blanche, arrangement de iques” des artistes de valeur qui sau-Serge Jaroff; Chanson polovtsicn- * rent entretenir Taudïtoirc a une ne, «te Borodine; Deuxième pré- façon charmante, tels Que Jutien Inde de Rachmaninoff, arrangement de Schvedoff.3.Le vieux caporal, de Jaroff SERVICE de LIBRAIRIE du DEVOIR 430 NOTRE-DAME EST — MONTREAL — HA.1241 qui donne son gout, lequel dans son Gogotsky; A la cueillette arrange-idée, doit nécessairement être le | ment «le Dobrowen; Berceuse, de OU- Li'ppé, Guy Maufettc, Gaston M-Jacques, Olivette Thibault, Fable Poirier, Yvette Lorrain, etc.Avec une telle pléiade d artistes.f.,.< __ ., - -.—.,.v.des décors luxueux, des ballets m - meilleur.TJ voilà pourquoi votre Ljadoîf; Chansons du Don, arruu-] gnifiques et un choeur choisi, 1# fille est muette! autrement dit: vol- «ment de berge Jaroff, | Mzmmneut National sera encore te- PROTICTION La CONTINENTAL LIFE INSURANCE CO., vous »»»»".rn tout t*mps, amitié et loyauté et vous fait sentir sa protection présentement comme eUe continuera do lo fair»» dans les *nné«s • ntr L'agent de ta CONTINENTAL LIFE dans votre localité peut vous aider à établir les bases de votre Indépendance future par la pratique, DES AUJOURD'HUI.do l’éparine systématique.THE .CONTINENTAL LIFE INSURANCE COM PAN Y UNE COMPAGNIE ENTIÈREMENT CANADIENNE Fondée en 1899.37 Années de Service Luyal MELVIN D.PELTON GERANT PROVINCIAL L.-nr.NE LAPOINT* E.-HENRI DUBOIS Gérant Géranl de district.de la division Bureau Provincial.*10, rue 8t-Jacques Ouest, Montréal.J.TV.PF AC Ht Surintendant au service français pour Montréal Z VOLUME XXVII No 278 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 28 NOVEMBRE 1936 PAGE EEMINin mant Directrice : Germain* BERNIER Celles d hier ou d'aujourd’hui ?Loutre jour, fentendaia vanter, comme cela arrive souvent, le sort l heureux de la ménagère moderne et de la femme d’aujourd’hui en géné-|«i/ et suivais la comparaison avec le sort de nos grand’mères, de nos tgrtmd’tantes, sort malheureux du côté des ' tâches domestiques, parce Içue/fcj ne connaissaient pas le frigidaire, le poêle électrique, la laveuse ïmécanlque, enfin tous les moteurs et les ustensiles que l’électricité actionne au service de la maltresse de maison.A entendre cet annonceur prolixe, on pouvait croire facilement que I/o femme d’aujourd’hui peut tenir sa maison en se croisant les bras tan-Id/s que celle d’autrefois était chargée d’une tâche écrasante qui faisait \de sa vie presque un cauchemar.La tête remplie de ces considérations, j’allai attendre le tramway au |co/n d’un boulevard de l’autre côté de la montagne.C’était un soir de ^novembre mais on aurait dit que la nuit arrivait directement des régions yirctiques, il faisait un de ces froids! Et le tramway se faisait attendre.Que faire sur le coin de ce boulevard, sinon penser à ce que je vêtais d’entendre, aux bienfaits de l’électricité qui fait tout marcher, mène les tramways quand il fait froid.Justement, ce soir-là, ils marchaient bien, mais majestoso.Et j attendais et le vent soufflait furieusement.Je ne dois pas me plaindre, pensai-je, qu’est-ce que c’est que d’attendre ainsi quatre et parfois six fois chaque jour de la semaine, chaque semaine du mois, chaque mois de fannée, par toutes les températures à côté de la vie de mes grand’mères et de mes grand’tantes?Aujourd hui, il fait un froid et une poussière insupportables, demain, il tombera des clous à moins qu’il ne grêle, un autre jour, U fera si doux qu’écharpe et manteau pèseront désagréablement sur les épaules; quand on est obligé de voyager règùlièrement, il faut bien goûter à tous |fes soleils, à tous les nuages, tous les venlsl ' Ce n’est rien, en comparaison de la vie d’autrefois!.Mon tramway ne venait toujours pas.J’aurais pu chanter, comme ans l’opérette: ’‘Viendra-t-il ce soir ou demain?” Mats je pensais de vlus en plus à mes grand’mères, à mes grand’tantes, pour augmenter ma patience, mon endurance et être héroïque.une fois de plus!.Enfin le tramway arriva.On aurait plutôt pensé qu'il marchait à la vapeur quà Félectricité et une fois installée à ma place, au lieu d’ouvrir non livre, je continuai à penser à la vie d’autrefois.Mais voilà que ma commisération s'affaiblit de plus en plus, oui, et yolci pourquoi.Ne parlons pas de nos ancêtros, de nos pionnières et des bûcheronnes qui devaient garder un fusil chargé à côté du rouleau à pâte et être armées de pied en cap pour aller chercher un pied de salade au potager, pelles-là évidemment vivaient des temps terribles et méritent toutes les palmes.Mats parlons de nos grand’mères et grand’tantes qui n’avaient pas les mille et une machines électriques, c’est vrai, mais, en revanche, qui ye faisaient servir si facilement dans ce temps-là.Elles n’étaient pas rares les familles qui gardaient une ou deux bonnes à l’année pendant vingt ou trente ans, lesquelles ne pouvaient ]nanquer de s’attacher à la famille et, quand les maîtres disparaissaient, oassatent au service de la génération suivante.I Et ces servantes n'étaient pas là que pour écurer les casseroles seulement, elles étaient ordinairement de vrais cordons bleui; ce sont elles \ncore qui avalent souvent les bons médicaments pour les bobos courants ou les histoires pour faire tenir les enfants tranquilles.I En plus de l’aide de ces bonnes servantes, qui sont à peu près introuvables aujourd’hui, on envoyait au dehors blanchissage et couture.tes modistes de ce temps-là gagnaient bien leur vie; il n’y avait pas f/ors de marchands de confections.Et puis les enfants allaient en pension à des prix qui nous semblent tidicules aujourd’hui.Bien des petites plies y entraient vers l’âge de |i'n-monies et ressuscite en pleine cam-pagne romaine les chasses pontificales du XVle siècle.Nous sommes ici en pleine atmosphère de Rome chrétienne.Le livre est enrichi de nombreux dessins d’un jeune artiste de talent qui eu rehaussent encore l’éclat.Prestiff es de Rome est un excellent ouvrage d’histoire pittoresque qu’on lit avec un intérêt captivant.Camille BERTRAND Pâques et le calendrier , Au cours de l’été dernier, M.! abbé Chauve Rertrand a publié n:x Oeuvres françaises un ouvrage , sur la réforme du calendrier, sous! titre: La question de Pâques et le du calendrier.Mais le livre déborde le titre, car il comporte un historique du calendrier dont la lecture est captivante.L’auteur avait publié eu 1921 un livre intitulé: La Question du calendrier, et le nouveau volume en est tia réédition mise à date; et cette mise à date est importante, ear, depuis quinze ans, les projets de réforme du calendrier se sont multipliés et la question a beaucoup avancé.L’auteur remonte aux origines, explique les calendriers chaldéen, hébraïque, égyptien, copte, hin-flou, chinois, ceux des indigenes de l’Amérique du Nord; Ü passe ensuite au calendrier grec, à ceux dos Arabes, des Musulmans et des Turcs, et il arrive au calendrier des anciens Romains, qui fut corrigé par Jules César, 4G ans avant J.-L., et adopté par l’Eglise.Le calendrier julien donnait à l’année une durée de 365 jours et 6 heures, et cela comportait une erreur.Car l’année tropique, qui, suivant les données, actuelles, diminue d’environ d une de mi-seconde par siècle.avait alors une durée de 35 tours 5 heures, 18 minutes.50 secondes, et vers la fin du XVfe siè-nie 365 jours, 5 heures, 18 minutes, ¦*' 1-2 secondes; depuis le début nu XXe siècle, on estime que cette 'Jurée es» de 365 j.5 h.48 m.46 s.Cette différence de quelque onze minutes donnait un jour d’avance en 128 ans, et c est cette erreur ac- cumulée que le pape Grégoire XIII corrigea en 1582.La réforme grégorienne ne fut nas adoptée sans difficulté.Les Etats protestants d’Allemagne ne l’adoptèrent qu’en 1706, l’Angleterre et l’Amérique seulement en 1752; le Japon l’avait adoptée en 1873, la Chine en 1912, et elle ne pénétra dans les Balkans que pendant la grande guerre.Cette réforme u été bien faite, et les imperfections qui subsistent portent sur ’e calendrier ecclésiastique des fêtes et sur l’oeuvre de Jules César et d’Auguste.Le calendrier républicain adopté par la révolution française eut une grande influence en Russie où l’on songea à l’adopter, puis lorsque la France fut revenue au calendrier grégorien, on se demanda en Russie s’il n’était pas opportun d’abandonner Tanrien calendrier.L’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg recommanda l’adoption du système grégorien en 1830, mais Nicolas 1er rejeta Je projet.y ,y En 1834, un prêtre italien, l’abbé Marc Mastrofini, proposa un projet de réforme du calendrier grégorien, où les dates revenaient toutes aux mêmes jours chaque année.Le 1er janvier était toujours un dimanche, l’année avait 52 semaines et le 365e jour était hors semaine, de même que le jour bissextile.Depuis, les projets se sont multipliés; des groupements et organisations de toutes sortes ont examiné le problème; le mouvement pour la réforme du calendrier s’est intensifié surtout depuis la guerre.La Société des Nations a étudié La question en 1926 et a conclu qu’aucune réforme n’élait praticable sans l’assentiment de la presque totalité des milieux éclairés qui y sont intéressés, notamment les milieux religieux, administratifs, économiques, scientifiques.L'ensemble des projets se ré-partissait en deux groupes: La divergence principale était entre le plan de douze mois et celui de treize mois, mais il semble aujourd’hui que le plan de douze mois l’emporte.Le Vatican a été consulté à ce sujet; il résulte de l’enquête faite à Rome, que le Vatican considère la question de la réforme du calendrier comme formant un tout, et que la stabilisation de Pâques ne peut pas se détacher de la réforme générale.De plus, avant qu’une action puisse être envisagée par le Saint-Père, il faudra que l’unité se fasse entre ceux qui recommandent divers systèmes, ou qu’au moins il y ait une forte majorité pour l'un des systèmes, et (pie la réforme devienne universelle; ce ne serait pas la peine de changer s’il y a encore des divergences.C’est par centaines que se chiffrent aujourd’hui les projets de réforme.L’auteur divise les plus intéressants en sept groupes.Le premier groupe, le seul qui ait présentement des chances de réussir, comporte la division de l’année en quatre trimestres de 91 jours chacun; chaque trimestre a deux mois de 80 jours et un de 31.Chaque année il y a un jour blanc, et lorsqu'il faut un jour bissextile il est aussi hors semaine.Un autre groupe c’est celui des projets de treize mois; il a l’avantage que les dates reviennent toujours aux mêmes jours, les mois étant de quatre semaines exactement.Mais il a un inconvénient capital: l’année n’est plus divisible en semestres, ni en quadrimestres, ni en trimestres.Viennent ensuite les projets qui gardent le trimestre de 91 jours, mais y placent deux mois de 28 jours et un de 35; les dates reviennent aux mêmes jours, mais les mois sont trop inégaux et ne sont pas comparables entre eux.D’autres projets, pour éviter les jours hors semaines^ ajoutent une 5.3e semaine de temps en temps chaque fois que la chose est nécessaire.Mais ces années-là ont 371 jours, et alors ce sont les années qui ne soûl plus comparables entre elles.Les autres projets sont moins importants.* * * Quant à l’année elle-même, l’auteur estime, avec la Commission de l’t nion aslronomiquc internationale, qu’il n’y a rien à changer au mode d'intercalation des bissextiles, la règle grégorienne est suffisamment exacte pour plusieurs milliers d’années à venir, et d’ailleurs la variabilité de la longueur de l’année n’est pas connue avec une certitude suffisante pour qu’on puisse donner une règle plus ex-j acte.C’est sur la stabilisation des semaines que doit porter la réforme.L’on a déjà fait écho ici à l’opinion de M.p, paris, professeur au grand séminaire de Bordeaux, à l’effet que l’Eglise n’accepterait Eas de projet comportant des jours ors semaine, parce que ce serait porter atteinte au principe de la semaine qui est d’institution divine.M.Chauve-Bertrand est d’avis différent.L’obligation du repos du septième jour est d’institution divine, mais la division des jours en périodes de sept est une autre question.L’auteur accepte la théorie que la semaine, période de sept jours, vient des phases de la lune; et il estime que ce qu'on lit au premier chapitre de la Genèse n’indique aucunement l’origine de la semaine, ni que le monde a élé fait en six jours de nos jours de vingt-quatre heures; cela indique seulement que la semaine existait à l’époque où ce chapitre a été rédigé et que l’auteur s’en servit comme d’un cadre.t M.Chauve-Bertrand ne voit pas d’objection aux jours hors semaine puisque cela semble bien le seul moyen de rendre le calendrier plus parfait.Ce jour hors semaine pourrait se placer en fin d’année, et le jour bissextile serait ou bien à la fin du premier semestre, ou bien à la fin de l’année avec l’autre jour hors semaine.Il y a des projets qui comportent le changement du début de l'année; on reporterait le 1er janvier au solstice d’hiver.Ce serait plus logique parce que c’est le moment où les jours commencent à allonger.Mais, le comité de la Société des Nations dans son rapport de 1926 n’a pas jugé à propos de recommander qu’on reporte le leri janvier au 22 décembre malgré l’avantage qui en résulterait.Sur tous ces points l'ouvrage est bourré de renseignements et de détails des plus intéressants, mais il nous faut s’arrêter aux plus grandes lignes.* * * L’auteur examine ensuite la question de Pâques: il en fait l’his-torique, et conclut que l’on devrait réformer d’abord le calendrier civil, et le calendrier des fêtes religieuses ensuite.Il ne voit pas d’objection à diminuer l’écart de la variabilité de la date de Pâques, ni même à fixer cette date tout à fait, car cette fixation ne serait pas contraire à la règle formulée au concile de Nicée, ce concile ayant seulement demandé l’unité.Si l’on connaissait avec certitude la date de la mort et celle de la résurrection de Jésus-Christ, il est évident que ces dates s’imposeraient à l’attention.Le plus grand nombre des chronologistes et des professeurs d’Ecriture sainte s’est rallié a la date du 7 avril, selon notre calendrier actuel, comme étant celle de la mort de Jésus-Christ.Or, d’après le projet de l’Association mondiale du calendrier, le 1er avril est un dimanche; le 6 avril (qui correspond au 7 du calendrier grégorien) est un vendredi; et Je 8 (qui est le 9 de notre calendrier actuel) est un dimanejie; ce deuxième dimanche d’avril pour-raü donc convenir pour la fête de Pâques.Mais un tel changement ne pourrait être envisagé que s’il était démontré que Je bien général demande que l’on s’écarte de l’usage transmis par une tradition vénérable.Et selon une déclaration du nonce à Berne, faite au nom de S.S Pie XI en 1924, “le Saint-Siège ne voudrait pas examiner la question sans Je voeu préalable d’un Concile oecuménique”.Voilà, résumé à grands traits, 1 essentiel du livre de M.Chauve-Bertrand; mais il y a une foule de questions secondaires que l’on ne peut pas même énoncer dans un article.Ajoutons seulement que cet ouvrage, préfacé par dom Cabrol, porte l’Imprimatur.Paul SAURIOL Æk A nos salles, 901 rue St-Jacques ^ $LI VRES& W CANADIENS ET AMERICAINS ?Superbe collection de livres canadiens et américains comprenant Incunabli Raretés, etc., à être vendus k l’encan, les 4 et 5 décembre prochains, le 4, 8 heures p.m.; le S à 2 hres 30 et 8 hres p.m.Ces livres seront visibles à par du 3 décembre de 9 heures a.m.à 6 heures p.m.1 Ecrives dès aujourd’hui afin de retenir une copie du catalogue.Adressez votre demande à Fraser Bros.Ltd., Encanieu- Etudes médiévales “Intellectus et Ratio”^ R fallait un courage indomptable et presque audacieux pour entreprendre une étude de cette sorte, car c’est la méthode et l’essence même du Thomisme, tant philosophique que théologique, qui se trouvent engagées dans l'approfondissement de la nature de (’"tn-teJltctus” et de la “Ratio" et de leurs relation.'' réciproques.Ce courage et cette audace, Fauteur les a puisés dans une fréquentation constante et acharnée des oeuvres du Maître, et cela au milieu de circonstances plutôt défavorables à la continuité et à l’intensité pour un professeur de collège classique de mener de front 10 ou 15 (!) cours par semaine et l’approfondissement d’une doctrine difficile.Le choix de cette étude était on ne peut plus à point.Après trois siècles d’idéalisme qui ont façonné la pensée contemporaine, après une accumulation d’innombrables mépris et incompréhensions sur les fondements de la psychologie thomiste de l’intelligence humaine, il était opportun, en ce temps où toute méthode de penser est mise en demeure de fournir ses preuves et de déployer son mécanisme interne, de montrer aux intelligences avides de vérité et de certitude que le thomisme fournit des éléments de solution d’une extraordinaire souplesse pour tous ces problèmes vitaux.Et c’est précisément dans la distinction entre l’“intellectus” et “ratio” et celle de leurs objets propres respectifs, ainsi que dans leur identité subjective et l’identité de leur objet terminatif ou adéquat, que les aspects à première vue contradictoires de la connaissance humaine se concilient et s'expliquent; nous retrouvons pour le problème du connaître cette difficulté presque insurmontable que les premiers penseurs avaient constatée au sujet de l’Etre qui est à la fois un et multiple; c’est aussi dans la conciliation de l’unité et de la multiplicité de la corfhaissance j humaine que le thomisme rend compte de tous les aspects de la | psychologie de la connaissance et 1-2 dimanche dernier à w-York.En triomphant, les Maroons aident la cause du Canadien, qui jera un match-revanche à Toron-ce soir, puis sautera dans le train ur Chicago, où il fera face aux erviers Noirs demain.Jne victoire pour les deux clubs ¦aux placerait les Habitants en emière position et les Maroons ils en troisième.Après leur tch à Chicago, le Canadien rendra.à Montréal pour un long ios, jusqu’à samedi prochain, rs qu’il rencontrera les Bruins rorum.Avec l'exception de Johnny (ia-on, qui a subi deux points de su-e au-dessus de l’oeil, et qui porte bandage sur le nez à la suite du up de baton que luj a porté Hor-r .jeudi soir, et Babe Siebert, qui a.froisse le poignet dans sa col-ion avec Boli.le Canadien est en celleiite condition pour Je voyage I oronto.i'ollv Drouin accompagnera le ib a Toronto et Chicago, quoi-est fort peu probable qu’il en-ve un uniforme.Hed Coupille, ancienne défense !.irontaine du groupe Senior, Canadien a engagé le prin-prendra peut-être rs "lis dernier, r! a un match des Habitants bien- • I' declare Oeil Hart hier.„ ' Habitants ne se lanceront à l'aquc que lorsqu’une occasion oi able se présentera ce soir re- ‘ i,nl a!,,si aux Leafs la monnaie leur piece.• autre match au programme de son verra les Bruins et les Ran- p/tnn ^ PiriS€S au Madison Square ribn, La premiere place de la Don américaine sera en jeu.Sea Bequest est favori Londres, Angleterre, 28 C’est jourd’hui que sera disputé le ndicap Manchester et il est pro-ble que vingt et un coursiers ré-nliront à l’appel du juge au dé-rt._ , Plusieurs changenicnls ont été ts hier en ce qui concerne les tes cl Sea Bequest est devenu fa-i dans ccttc épreuve d’un mille demi.Sc a Bequest devrai- harger une sanletir de 128 Ibs, une déniions e Chrylcr U, à bird Ivor Clmrch-II s’est fait plusieurs change-uils daus le choix des jockeys et c bevaux seront conduits com-suit : Chrysler H, Bcary; Sea Bequest, Smith; Fi-ee l*’arc‘, Sammy ragg; Penny Royal, Cordon Ri-ards; Newtown Ford, Neett; a vy weight.Lowrey; Astyanax, jolt: I brajistoti, Perryman; Ri-loril Ray, box; Cross Wind, Sir-; Caloi, H vans; Bell-Ans, Ri-ardson; Ivpejen, Couch; Prudent t ( hristie; Delete.Wing; Niglit-P 1*1, Marshall, imites vos Jeux, Smith; fripolitaine, Sharpc; am; Honey Plaza, Rlackshaw; mec Achille, Carslake.Les prix cotés sont: 7 pour 1 — Sea Bequest, 15 pour 2 — Penny Royal.lO^pour 1 Free Fare et Night- 100 contre 7 Beilans.•00 contre « Newton Ford et rapston.-0 pour 1 Bideford Bay, l.a-Astyanax, Chrysler If, Hcaw-ight et Cross Wind.28 pour 1 Pnulent Act et Ro-\ Plaza.1.1 pour 1 Delete, Faites Vos us et Prince Achille.40 pour 1 —- Lpenjen.au pour 1 —.Tripolitainc, Les parties de football Les imites de football à l’affiche iourd’hui et demain dans les rir-its canadiens son! les suivantes: Cet après-midi RIG FOUR Ottawa à Argonauts dans la dèux-ne partie dp la série de détail.Mtuwa entre en lutte avec un antage de quatre points.CHAMPIONNAT CANADIEN JUNIOR Hamilton Halos vs West mount, terrain de ce dernier.INTER CO f.INTER M ED FAIRE M.C.à O.A.C.Demain NALE 0.R.F.U.INTERM.gos à Eastward au parc AJcxan- a.Le Verdun a débuté par un blanchissage Le Maple Leaf de Verdun n’a pas été très heureux pour ses débuts dans les séries du Croupe Senior car hier, soir il fut blanchi par le Canadien, qui remporta la victoire par un résultat de 5 à 0 et le Bleu Blanc Rouge a pris la tête du circuit dans le classement des équipes.Au premier engagement au programme, les Royaux, conduits par Kelly, qui a compté trois!) uts, ont défait McGill facilement, par le résultat de 5-2.Kelly a compté le premier but après 42 secondes de jeu.Gordon portant le résultat à 2-0 six minutesp lus tard.McNally a donné leur premier but aux étudiants quelques minutes avant la fin de la première période.Young a compté le seul but de la seconde: période, et Kelly a compté deux autres fois à la troisième, tandis que Keiffer a réussi le seul autre point des étudiants.Rlusieurs centaines d’enfants des écoles protestantes de Westmount étaient les invités du circuit et ont montré un enthousiasme considérable.Verdun Canadien Ganson but Tremblay Crombie défense LeBlanc 5t-I,aurent défense Robert Ramsay centre Bonneau Léger aile Lcboeuf Brodie aile Rivest Substituts Verdun: Coughlin.Duroeher et Gauthier.Substituts — Canadien Aquin, Cardinal, II.Lecavalier, M.Leva- valier, Bonin, Forget, Perron.Arbitres: Heffernan et Huneault.SOMMAIRE Première période 1.Canadien: Cardinal (R.et M.Lecavalier) .12.26 Punitions: Gauthier, Perron, Crombie, Cardinal.Deuxièmep ériode .* Canadien: Rives! .’ .11.36 ! Canadien: Bonneau (Ri vest).12.30 Canadien: Bonin (Forget) 14.50 Punitions: Crombie, LeBlanc, \quin.Troisième période Canadien: LeBlanc 3.48 Punitions: Robert, Rivest, St- Laurent.lioyal McGill Morrison but Cowie ialbert défense Cari lanpbeli défense Dunn Theriault centre Perowne Morin aile McNally Kelly aile Owen Substihits — Royal: Birchfield, Burr, Merrick.Young, Henry, Philips.Kennedy, Gordon.Substituts—McGill: Keefer.Bennett, Craig, Jacobson, Brownlgg, Young, Norris.Arbirtes: Heffernan et Huneault.SOMMAIRE Première période 1— Royal: Kelly.0.42 2— Royal: Gordon (Kennedy) 6.52 3 McGill: McNally (Perowne, Craig) .12.23 Punitions: Bennett, Campbell, Richfield.Deuxième période 4— Royal: Young.9.00 Punitions: Campbell 3, Gordon.Norris.Troisième période 5- Royal: Kelly.0.55 0 McGill: Keefer (Dunn) .8.20 7 Royal: Kelly.14.32 Punitions : Morin, Theriault.Quatre joutes des Seniors en | fin de semaine Ecs clubs du Groupe Senior seront à l’oeuvre ce soir et demain et es joutes à l’affiche à Ottawa et Québec ainsi qu’au Forum promettent d’être fort intéressantes et contestées.Les Sénateurs d’Ottawa recevront cc soir la visite des Etudiants du McGilJ pendant que le Victoria ira visiter les As de Québec dans la Vieille Capitale et demain après-midi un programme double sera offert à la patinoire de la rue Sainte-Catherine ouest.Les Royaux de Gus Ogilvie -qui semblent s’améliorer à chacun de leurs malches depuis le début de la campagne s’attaqueront aux Sénateurs d’Ottawa à la première joute au programme du Groupe Senior demain après-midi au Forum.Cette rencontre servira de préparation au match important que les champions joueront contre McGill mercredi soir.Les Canadiens, qui ont quitté La dernière place par suite de lenr demi-sucres contre les étudiants, mais qui en sont encore à remporter leur première victoire de lu saison, rencontreront les Maple Leafs, de Verdun au second match au programme au Forum demain après-midi.Une victoire pour le Bleu Blanc Rouge lui donnera un point d’avance sur les gars d’Ar-Ihur Therrien.HOCKEY CE SOIR AU FORUM, 8.30 AMERICAIN vs MONTREAL Prix ' «2.2».$2.00.11.7».«I SO, «1.», «I 00.75c et 50c (Uxe Incluse), lasey contre Cy Williams Les amateurs du sport de la lutte apprendront sûrement avec plaisir que le promoteur Jack Ganson a réussi un coup d’Etat en décidant Steve Casey à accepter de rencontrer Cy Williams lors de la séance du 7 décembre au Forum alors que George Clarke sera aux prises avec Al Mercier, mais la rencontre conclue hier entre la “terreur de Talahas-see’’ et le géant irlandais sera de deux dans trots et limitée à 90 minutes.Ganson a dû se montrer fort libéral pour induire Williams à accepter ce combat et le promoteur devra débourser $2,500 pour amener le lutteur de la Floride dans l’arène lors de la dernière séance de la saison, à Montréal.Tabac à fumer/toW ALOUETTE Barney Ross a obtenu la décision New-York, 28.— Barney Ross, de Chicago, a conservé le championnat poids mi-moyen de l’uiii-vers en l’emportant sur Izzy Jannaz-zo, de New-York, dans un combat de 15 rondes disputé hier soir à Madison Square Garden.Ross pesait 143 1-4 çt Jannazzo 145 t-4 Ibs.C’était la première fois que Ross défendait le titre depuis qu’il l’a enlevé à Jimmy McLarnin en mai 1935.Ross a combiné un début enlevant et une fin courageuse pour remporter la victoire en présence d’une foule de 8,484 spectateurs qui payèrent une recette totale de $22,-840.83.Lc résultat financier a fort désappointé les promoteurs.Lc correspondant de la Presse Associée a donné 10 rondes à Ross, Jannazzo en a décroché quatre et une fut nulle.Jannazzo a perdu deux rondes parce qu’il a porté des coups bas.Le verdict, reçu au milieu d’ap-p’audissements et de protestations, fut unanime de la part de l’arbitre et des juges, Jannazzo est allé deux fois au plancher.A la deuxième ronde, Ross logea un direct de ia droite à la mâchoire et Jannazzo tomba mais se releva à la première seconde.A la cinquième reprise, alors oii’il reculait, Jannazzo fut atteint an menton, encore d’un coup de la droite, et il tomba pour se relever à la deuxième seconde.Environ Venturi a remporté la récision contre Bushy Graham dans un combat contesté de 8 rondes.Dans un autre combat de 8 rondes, Baby Cassanova a obtenu le verdict contre Eddie Brink.Ce dernier fut couché deux fois au septième assaut.Le Cornwall est vainqueur Cornwall, 28 — Les Volants de Cornwall ont triomphé de l’Ottawa hier soir par un résultat de 4 à 1 dans les séries de la Ligue de la Cité d’Ottawa et Connie Brown fut l’étoile de la partie en enregistrant trois points pour son club en présence de 1200 personnes.(Composition des équipes: Cornwall Ottawa Bourdeleau but Thorne Wright déf.Crowe Grant déf.Moran Brown centre Scollan Godin avant Kuske Doyle avant Darragan Substituts —Cornwall : Donihee, Pranschke, Ryan, Landriault, Con- nell, Marsh, Thibeault.Ottawa: Warrington, Larocque, Lowrey, Bergin, Séguin.Arbitres: Elzéar Contant, Cornwall, et Jack Duggan, Ottawa.Première période Pas de point.Punitions: Darragh, Ryan.Deuxième période 1.Otlawa, Lowrey (Kuske).9.38 Punitions: Grant, Bergin, Troisième période 2.Cornwall, Brown (Godin).2.15 3.Cornwall, Ryan (Donihee) 6.45 4.Cornwall, Brown (Godin).545 5.Cornwall (Brown) .2.15 Punitions: Moran, Crowe, Connell.Un boxeur qui se suicide Newport Beach, 28.La mort •pi de Billy Papke Sr., un ancien boxeur qui fut champion de la catégorie poids moyen, ainsi que celle de son épouse, qui l’a divorcé il y a un an, ont été qualifiées de “meurtre et de suicide’’ hier.Cinq balles les ont tués, à la résidence de Mme Papke, jeudi soir.Des amis ont déclare que Papke fut poussé au meurtre parce qu’il n’a pu se réconcilier avec sa femme.Il y a 28 ans.à Los Angeles, que Papkc a disposé de Stanley Ketchell en 12 rondes.Deux mois plus tard Ketchell obtenait sa revanche et triomphait de Papke en 11 rondes.Lorsque Mitchell fut tué, Papke.Frank Klauss et Nike Gibbons étaient les aspirants les plus logi-i que».A la longue Klauss est deve-I nu champion ayant battu Papke sur 1 un foui à Paris le 5 mars 1913.Au cours de sa carrière Papke a remporté 30 victoires par knockout.Georges Carpentier, qui fut champion poids mi-lourds de l’univers, fut l’une de ses victimes.UN MELANGE DES MEILLEURES FEUILLES DE LA PROVINCE.La Cie B.Houde limitée—Vieille maison de Québec.Commetce établi en 1841 Les séries de la ligue Mont-Royal La Ligue Intermédiaire Mont-Royal offre un autre intéressant programme pour demain après-midi et les amateurs qui se rendront à F Arena du gérant Oscar Benoit devraient être témoins de joutes contestées car les clubs qui figurent au programme semblent être bien balancés.Dans la première joute à l’affiche les Stars de Snowdon seront aux prises avec les Aigles du Champêtre tandis que la partie finale mettra aux prises les clubs Mont-Royal et Montefiore.Les Stars n’ont pas encore connu la défaite en trois joutes consécutives et il se pourrait bien que les homines de Gaston Dufour causent une surprise aux Stars, Avec l’acquisition de Shields et de Curran à la défense Champêtre est ren-lorci a un tel point qu’il sera le club à battre cette saison.Dufour aura probablement un autre gardien de buts à mettre à l’essai.Les Aigles devront absolument gagner s’ils désirent rester en tête de la section Est.Par contre dans la deuxième rencontre à l’affiche de demain après-midi le Mont-Royal et le Montefiore de la même section se disputeront la victoire et adve-nant une joute nulle entre ces deux clubs et une victoire pour les Aigles ces derniers sronl seule en première position.ATOUT/ \ eÿ’/l Wl Partout où les vieux camarades se rencontrent la BIERE FRONTENAC WHITE CAP est l’atout.Les hommes préfèrent sa délicieuse saveur.LA BIÈRE - prévenez-la, cassez-la ! prenez un GIN chaud —d« r«»u bien ch«vd« —deux doijtsdc MELCHERS —4e |ui d’un citron —du lucre au goût —Mupoudret de muicade OMIIIt •« •abarialll* a« e- MELCHtltS DISTILLERIES LIMITED MofiWrl et ¦trltdenllle Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS Le hockey Hier soir GROUPE JUNIOR Royaux 5, McGill 2.Canadien 5, Verdun 0.Cet après-midi LIGUE MONTREAL IXX Grads vs U.de M.McGill vs Villeray.Ce soir LIGUE NATIONALE Américain à Montréal.Canadien à Toronto.Boston à Rangers.GROUPE SENIOR McGill à Ottawa.LIGUE INTERNATIONALE Pittsburg à Buffalo.Providence à Cleveland.Philadelphie à Springfield.Demain après-midi GROUPE SENIOR Ottawa vs Royaux.Canadien vs Verdun.Victoria à Québec.LIGUE MONT-ROYAL Snowdon vs Champêtre.Mont-Royal vs Montefiore.Rosemont à Iberville.Demain soir: LIGUE NATIONALE Canadien à Chicago.Américain à Detroit.LIGUE INTERNATIONALE Pittsburg à Syracuse.Providence à New-Haven.M LAftfttCOUL,___IC «.CAILLOUX-IC.G.J PAPi Ht AU__le.iNGF.MiEU w coruciu u/ iMéHleufc/ Auc/ocii/ üMhn K>OUL/T.*UL wT1.‘dors nu'il conçut le projet de fouler une oeuvre qui enrégimenterait, toute la jeunesse de la Province.Grâce à la générosité discrète de monsieur Oscar Dufresne, un quotidien de Montréal, le Devoir, organise un grand concours de botanique dont les résultats confirment les prévisions les plus optimistes du frère Adrien.Désormais la réalisation de son projet ne peut tarder.Il en informe la Société Canadienne d'Histoire Naturelle qui l’approuve et l'assure de la haute protection des savants de l’Université de Montréal.C’était en 1931.Depuis, le grand mouvement de retour à la nature n’a cessé de se magnifier.En 1932.115 cercles fonctionnaient régulièrement.En 1933, une exposition régionale groupait 137 cercles.En 1935, il en existait 486 à qui on avait distribué 375,000 tracts.Une deuxième exposition régionale étala les travaux de 5,000 naturalistes, attirant au Collège Notre-Dame de la Côte-des-Nelges une foule d’au delà 300,000 visiteurs.Aujourd’hui, la région de Montréal compte plus de 500 cercles et 10,000 membres actifs.La nouveauté de l’organisme suffit-il à justifier de pareils succès?Nous en doutons.Au fond dé cette oeuvre, il y a des éléments qui résistent au caprice populaire et qui survivent à la manifestation spontanée d’un enthousiasme éphémère.Les directeurs des (’,.J.N., parce qu’ils créent chez leurs élèves une noble émulation, qu'ils la soutiennent de leur initiative et de leur érudition, sont les premiers artisans du succès de l'oeuvre tout entière.Grâces à eux, chaque cercle devient un foyer d'enseignement populaire, un centre de formation tel que les avantages précieux qui en résultent justifient pleinement la grande vogue des C.J.N.1,’étude des sciences naturelles est une école de haute valeur éducatrice.C’est ici le moment, croyons-nous, de rappeler un passage d’une conférence donnée à la Semaine Sociale de Joliette.en juillet dernier.Mgr Lebon, son auteur, dit entre autres choses: “Nous devons même souhaiter que l'enrichissement de la personne humaine entre dans le cadre de l’organisation professionnelle.Pourquoi, ajoute-t-il, l'humanisme ne pénétrerait-il pas même notre enseignement primaire?” Mgr Lebon n’a-t-il voulu penser qu’à l'exclusive formation gréco-latine?Nous ne voulons pas le croire, car ce serait singulièrement restreindre le sens des mots.Chacun sait, aujourd'hui, que “humanisme” et “humanités” ne doivent pas être pris l'un pour l'autre, et que les humanités ne restent qu’un moyen pour atteindre à une fin qui est le perfectionnement de la personne humaine.appelé communément humanisme.Mais l’humanisme n’est pas atteint par un moyen unique.11 en est un autre que le R.Père Du gré suggère dans le Messm/er Canadien d'octobre 1935: “Outre le U feuilles parfois bien sèches des éludes grecque et latine, dit-il, l’observation brûlante de la nature, de la petite patrie, du milieu historique où l’on grandit développe richement les facultés nobles.” De fait, l’étude des sciences naturelles n’esl pas sans une influence certaine sur la formation de l’esprit, car elle est une discipline intellectuelle et une éducation du jugement.Collectionner roches, plantes et insectes; étudier en les comparant, en les cataloguant, les éléments inertes du monde, et tout ce qui pousse et tout ce qui vit, peut, à première vue, paraître un jeu, mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est un jeu de patience où l’observation, l’esprit de suite jouent un rôle principal.Les plantes, pour ne parler que d’Une branche des sciences naturelles, n’ont-elles pas mille points do contact avec l'homme, alors que leurs multitudes eu noim bre et en variétés s’offrent à lui pour servir ses besoins, charmer ses yeux et enrichir sa pensée.Elles ont donc une immense valeur humaine.l^s sciences naturelles sont, de plus, au service de la langue française.Elles fournissent au vocabulaire sa richesse, sa précision, son pittoresque.Ce n’est pas le moindre des reproches qu'on ait adressés à nos poètes de la génération de 1880 que celui de n’avoir pas assez pris contact avec la nature avant de broder sur ces thèmes qui, pré-j cisément, leur ont valu, dans l’histoire.le titre de poètes nationaux.' Crémazie, Fréchette, Chapman ont peint les spectacles laurentiens avec des couleurs tout autres, que celles | de leur propre pays.Au lieu d’éra-; blés, de peupliers, de bouleaux, | d’épinettes qui pullulent dans nos bois, ils y ont planté des ajoncs, des platanes, des cyprès inconnus à celte végétation.Dans leurs vers, nos savanes, nos brûlés, nos déserts sont devenus des landes.Et dans ces landes inexistantes, ils ont fait pousser, naturellement, des primevères, des pervenches, de la bruvè-re.du thym et des genêts qui n’ont jamais paru (1).Cette inadaptation du vocabulaire aux conditions locales, conséquence naturelle d’une éducation intellectuelle replie en marge de la vérité, est un défaut dont l’enfant, à l’école des sciences naturelles, apprendra à se corriger.En dernier lieu, une telle école forme au vrai patriotisme.On n’aime bien que ce qu’on connaît.Ainsi, voir le visage de son pays en passant, sans se pencher sur chacun de ses traits pour les retenir à imaais.c’est connaître son pays d’une façon livresque et superficielle.Mais s’en aller à travers champs et bois, s’arrêter pour cueillir fleurs ou brins d’herbe, plantes ou tiges, constater de ses yeux leurs différences et leurs ressemblances, identifier à son chant, à son vol, à son nid.à son plumage, l’oiseau que les grands jours d’été et l’ombrage de nos bois retiennent parmi nous, clas-er la roche sur laquelle hutte notre pied dans le sentier montagneux, s’intéresser, en quelque sorte, à tout ce qui pousse, à tout ce qui bruit, à tout ce qui chante, c’est s’attacher au sol qui les garde, c’est, en somme, en prendre véritablement possession.Toute une campagne se bat actuellement autour de l’école nationale.On la désirerait, non pas, plus nationale, mais simplement nationale.Ne serait-ce pas répondre à ce mot d’ordre que de fournir au petit Canadien français des raisons naturelles essentiellement canadiennes d’aimer son pays.L’enseignement des sciences naturelles ne serait-il pas un moyen efficace par lequel la figure de son pays lui apparaîtrait avec des traits plus précis?Comment saura-t-il autrement.qu’entre tous les écoliers du monde, il est né riche, riche de tous les dons de la nature?Donnons-lui ce sentiment de la beauté et de la richesse naturelle de son pavs, et cet autre sentiment naîtra, sans efforts, sans battage de presse, qu’il faut le préférer à tout autre.Loin de nous la pensée de croire que le rôle des tcienc.es naturelles dans l’éducation nationale soit resté incompris.Le Père Mignault.préfet d’études au collège Sainte-Marie, former dans la jeunesse.Comme 1.R- .Vos deux Anaphales sont on le disait récemment, il est ré- : identiques et n’ont rien de partitu-confortant qu’il se soit trouvé desj1,er: Cette espèce est extrêmement maîtres Comme ceux de l’Institut | variable, à cause de son ubiquité botanique de l’Université de Mont- Dans les régions froides du réal pour la cuicicr dans cette for- iucbec, on trouve l AnaphaUs nuir-mation.Ils comprennent qu’en Oanlaeea var.occidentalis.mais la face du désarroi du monde actuel, | P, ai,*f a une apparence toute dif-il n’est rien de mieux que d’orien- les Quilles sont larges et ter la jeunesse studieuse vers'la !‘rt's,,v.ertes suP^^rement à cause contemplation et l’étude de la na- aJîjn,9e *ome7tunî blanc si ture, afin que cette tâche l’oriente T?arter stique de 1 espèce.F.vers une sorte de retour à la terre M’’v' ____ -, , et lui permette de s’élever vers des idéals plus rajeunis.Ig COUfTIfir DOT facteur Formation humaine, littérature, tourner par racreur patriotique, voilà le rôle formateur de l’étude des sciences naturelles.On fait volontiers à la, „„„ «icvcmuie piucuam, science le reproche de dessécher le ! annonce M.Victor Gaudet, direc-coeur.Il semble qu’iei on puisse teur du district des services pos-s’en abstenir.Le président de la ——1- Société canadienne d’Histoire naturelle affirmait, pour su part, que la communion avec la nature est une livraison source de lumière, de joie, de pureté aa*f-morale et de haute pensée religieu- Daudet informe le public que se.Chaque matin, quand le prêtre l°ules Ies matières postales de-revient de l’autel, tout pénétré en- vront Porler blfn correctement le core du mystère de la Communion, ,î?.rî* et ouroêro de rue, en vue l’Eglise lui dit de murmurer l’inef- ^ elinnncr tout^ennui.________ dans la ville de Joliette Dès le 1er décembre prochain, taux, la distribution du courrier s’effectuera par les facteurs dans la ville de Joliette.Il se fera aussi spéciale de cette ACHETE BIEN QUI ACHETE CHEZ DUPUIS OUVERTS LE SAMEDI SOIR JUSQU'A 10 HEURES.Michel Souris Un spectacle de MARIONNETTES des plus amusants.Heures: 10 h.a.m., 11 h.a.m., et 2 h., 3 h., 4 h.p.m.; le samedi soir, 8 h.et 9 h.p.m.ENTREE: AU ROYAUME DES JOUETS DUPUIS — «vus-sol (De Montigny) fl fable cantique de Daniel: Montagnes et collines, bénissez le Seigneur; vous toutes plantes qui verdissez sur la terre, bénissez le Seigneur.Puisque le Christ a voulu que, dans son Evangile, on daignât s’occuper des scorpions et des figuiers, des boeufs qui tombent dans le puits, des lis qui croissent dans les champs, c’est qu’il veut que l’homme, usant de ces choses sans s’y asservir, sache en dernier lieu, en tirer des accords de louange et de reconnaissance, et c’est ainsi que toute science nous élève à ce chant d’amour, et bien plus directement encore, la science, pourtant modeste, du jeune naturaliste.Lucien CHARBONNEAU, C.S.V.Cercle Pasteur.Ecole normale St-Viateur, Rigaud, en la fête de Dollard, le 24 mai 1936.(I) Ch.Emile Chartier, (Littérature canadienne française).-f -f" Dernier avis Un grand nombre de cercles nous ont retourné leur rapport d’organisation.Quelques-uns cependant n ont pas encore répondu à notre demande.Xons les prions de le faire celte semaine.Le directeur générai des C.J.N.a absolument besoin de ces rapports pour compi’er certaines slatisti-qaes.De plus nous distribuerons très prochainement une publication du U.F.Marie-Victorin.Les cercles gui désirent demeurer sur notre liste de distribution doivent donc se conformer à cet avis et nous retourner leur rapport au plus tôt.Conférences de notre directeur général Du 26 novembre au 23 décembre, ^et du 11 janvier au 6 février, le R.F.Adrien, C.S.C., directeur général des C.J.N., continuera sa tournée de conférences sur la protection de nos ressources naturelles et l’embellissement de la propriété, et il visitera tes diverses institutions de l’Ile de Montréal et de nie Jésus.Ces causeries, accompagnées de projections, se donnent sous les auspices de la Société canadienne d’Histoire naturelle et du ministère des Mines et des Pêcheries de la province.Elles peuvent avoir lieu tous les jours, excepté le dimanche! et sont absolument gratuites.Notre directeur a encore qué’-ques dates libres.Les institutions qui désirent bénéficier de ces causeries n’ont qu’à s’adresser à M.Léo Varin, 237 boulevard Monkland, tél.: le jour, BYwater 0483; après 6 heures.BYwater 1233.La critique littéraire et théâtrale abolie en Allemagne Berlin, 28.(A.P.) — Le ministre allemand de la propagande, M.Paul-Joseph Goebbels, a décrété, hier, l’abolition de la critique littéraire et de la critique de théâtre.En annonçant cette Importante mesure, lors de l’assenïblée annuelle de la Chambre de culture intellectuelle, M.Goebbels a déclaré que la critique des ouvrages littéraires et des spectacles sera remplacée par la “contemplation” et la “description”.Le secret s’applique à tous les genres d’ouvrages littéraires, aux représentations dramatiques, aux concerts et aux productions cinématographiques.“Tout critique qui se croit capable de faire autre chose que de “contempler” ou de “décrire” un spectacle ou un concert, ajoute M.Goebbels, sera libre de présenter lui-même un spectacle ou un concert.” M.Goebbels est d’opinion que l’art ne souffrira pas de la suppression de la critique.“La réputation surfaite d’un artiste ou d’un écrivain tombe en moins d’une année, dit M.Goêbbels, même si cette réputation n’a pas été détruite par un critique.” M.Goebbels ajoute: “Les véritables maîtres pourront désormais, grâce à la suppression de la critique, être assurés d’une complète liberté pour la création de leurs oeuvres et de l’inviolabilité de leur honneur artistique.’ Superbes pointes sèches, originaux par LOUIS ICART Salomé — Shéhérazade — Confidence — Marchande de Fleurs — Colombe brisée — Avant le bal — 1930 — 1830 — Sur l'herbe — Sur le sable — L'attente — Petit déjeunef — Le Goûter — Manon — et autres.Une occasion superbe que nous avons su saisir.Très opportune à la veille des ETRENNES à n e faire!.Chacune dans un cadre appro- ^ prié.DUPUIS — troisième (Centre) Venez voir le Père Noël Petits enfants venez souvent voir le Père Noèl.Il vous remettra une v* belle bonbonnière-souvenir.Entrée.05 Heures: 9 bu 30 a.m.A 5 h.p.m., le samedi jusqu’à 9 h.30 p.m.La Fée des Etoiles ic’ t / jï suggère de beUes bottes-sou- 9C venir — Chacune.651 AU ROYAUME DES JOUETS DUPUIS —• sous-sol (De Montignjr) En Ethiopie Rome, 28.(S.P.A.) —- Une colonne italienne a pris hier Go-I ré, capitale d’une riche province de l’ouest de l’Ethiopie, et que des délégués éthiopiens à Genève désignaient comme siège d’un gouvernement indigène qui serait entré j en fonctions après la fuite du négus Hailé Sélassié et la Chute d’Ad-dis-Abéba.BOITE AUX QUESTIONS La Grande-Bretagne et la Belgique Londres, 28.(S.P.C.-Havas).— Dans une allocution >qu’il a prononcée à un dîner offert au premier ministre van Zeeland, hier, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, M.Anthony Eden, a dit: Réaffirmons que l’indépendan-,ce et l’intégrité territoriale de (a Belgique ont un intérêt vital pour notre nation et que la Belgique peut compter que nous l’aiderons, si jamais elle est l’objet d’une agression non provoquée.Q.Je vous envoie un insecte dont j’aimerais savoir le nom.— J.!.S., Shelter Bay.R.— C.’est le Megarhgssa nortoni.femelle.Les femelles de ces insectes sont pourvues d’un très long oyisoapte composé de plusieurs pièces accolées.Cet organe, affecté ALBERT DUPUIS.v*Ui
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