Le devoir, 17 décembre 1936, jeudi 17 décembre 1936
Montrée!, jeudi 17 décembre 1936 REDACTION KT ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE ;.BEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant.BEIair 2230 DirtctaHr-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS La réponse de l’Ontario français l-e congrès de Québec — Le mouvement qu'il déclenche — Ses suites nécessaires — Ce qu'il ne faut jamais perdre de vue Mgr Camille Roy et ses collègues du comité du Deuxième Congrès de la Langue française ont très sagement fait appel à tous les groupes français d’Amérique.Ils se sont bien rendu compte que tous ont le droit de participer à ces assises, que tous en ont besoin, que tous aussi peuvent mutuellement s’aider.L’appel a été entendu.Les nouvelles que nous recevons de toutes les parties de l’Amérique l’attestent éloquemment.L’une des réponses les plus nettes, les plus fortement motivées, vient de l’Ontario.L’Ontario français, au cours du quart de siècle qui s’est écoulé depuis le premier congrès, a subi l’un des plus rudes assauts de notre histoire.Il y a ^rigoureusement résisté, et le bilan de la lutte se solde pour lui par des gains sérieux.Mais les chefs franco-ontariens ne se font d’illusion ni sur la situation téelle, ni sur les dangers qui résultent de l’ambiance, des circonstances au milieu desquelles il leur faut vivre.En moin* de dix am, il est vrai, écrivent-ils à Mgr Camille Roy, nous avons conquis, avec celui d une assez large tranche de français dam le programme de nos écoles élémentaires, — et, par suite, de notre Ecole Normale de l’Université d’Ottawa,_______ le droit de percevoir, pour les sustenter, une part plus équitable des impôts des compagnies; mais il faudrait être bien aveugle pour ne pas voir tout ce qui nous reste encore à réclamer pour assurer la permanence de notre idiome et de notre esprit français.Pouvons-nous, sérieusement parlant, nous croire déjà en pleine possession de notre survie en Ontario?Quand nous songeons qu’en dehors de ses écoles primaires et d’un certain nombre d’institutions indépendantes d'enseignement secondaire, supérieur et universitaire, notre jeunesse n'entend que peu ou point de français ni aux High Schools, ni aux universités, ni aux maisons d’enseignement technique, commercial, ménager ou agricole, ni aux cours de gardes-malades soutenus et contrôlés par l’Etat, et que, dam le monde des affaires, autour de nous et trop souvent aussi, hélas! chez nous, tout se fait encore à l’anglaise, nous nous rendons mieux compte du gouffre de l’assimilation, d’abord, puis de l’ab-iorption dam lequel nous sommes constamment en danger de nous laisser graduellement sombrer.Avant un demi-siècle, si nous ne réagissions de toutes façons contre les influences combinées de la vie sociale, civile ou politique, de la littérature, du théâtre, du cinéma, de la radio, bref de l’atmosphère saturée d'anglais qui nous enveloppe et nous pénètre jusqu’aux moelles, ne serions-nous pas exposés à porter, sous un chef encore français par la chair et le sang, des manières de penser, de parler et d’écrire plutôt anglo-saxonnes?Si jamais nos gens instruits en venaient à ne plus estimer leur culture française qu'à l’égal d'un simple moyen de mieux soutenir la lutte pour la vie, ce jout-là, déprimés par le défaitisme, ils seraient tentés, comme nos classes agricoles et ouvriè- res, de s’insurger contre les lourds sacrifices que leur impose la conservation de leur langue maternelle au foyer, à l’école, dans la poursuite de leurs affaires professionnelles, financières, commerciales ou industrielles.* * » * Tous les groupes français de l’Amérique, quelles que soient les conditions légales dont ils jouissent ou qu’ils subissent, sont plus ou moins exposés aux dangers qu’exposent nos amis de l’Ontario.La province de Québec n’échappe point à cette dangereuse atmosphère, mais elle est mieux que les autres armée pour la combattre.Grâce à notre force numérique, à notre groupement, nous avons pu constituer tout un mécanisme de défense et de progrès.Alors que partout ailleurs les nôtres se heurtent à une législation scolaire hostile ou insuffisante, nous sommes ici maîtres de notre sort.Si nous ne faisons pas ce qui vaudrait le mieux pour nous, c’est que nous ne le voulons pas ou que nous ne savons pas voir ce qui nous convient le mieux.Cette situation privilégiée nous crée à l'endroit des autres groupes des devoirs spéciaux.Elle ne doit pas nous empêcher de voir, avec leurs grandes difficultés, les services qu’ils nous rendent aux avant-postes.L’un des avantages majeurs du congrès de Québec sera de nous forcer à revoir ces choses, à leur donner l’attention qu’elles méritent.Dans le brouhaha de la vie quotidienne, pris par les durs soucis auxquels si peu d’entre nous échappent, nous risquons trop de perdre de vue les problèmes qui intéressent notre élément tout entier.Il faut de temps à autre qu’un événement particulier, éclatant, vienne nous secouer, nous rappeler au sentiment de ces réalités supérieures.ep >{- H- t Pour mener à bon terme leut participation au Congrès, nos amis de l’Ontario ont constitué un comité qui associe les éléments les plus actifs de leur groupe.Il en sera de même, nous l’espérons, d’un bout à l’autre de l’Amérique française.Nous avons déjà appris qu’un comité allait se constituer en Nouvelle-Angleterre.Les Louisianais ont dû fonder le leur à Bâton-Rouge ces jours derniers.Il va de soi que, dans toutes les provinces du Canada, le mouvement prendra une vigueur au moins é£ale.La constitution de ces comités est un phénortène heureux.Mais on nous permettra de répéter le voeu que ce ne soit là qu’un début que le Congrès ne marque pour nous tous que le point de départ d’un nouvel élan.Les assises de Québec prennent déjà des allures de victoire.Mais il faut toujours se souvenir que ce n’est pas tout de remporter une victoire.Il faut savoir l’exploiter et l’uttliser à fond, en tirer toutes les conséquences heureuses.Ne l’oublions jamais.Omet HEROUX w'actualifré Quelques échos électoraux M.Taschereau, selon ce qu’on nous rapporte de Québec, aurait pris, mardi soir, le même train que le premier ministre.M.Duplessis et son prédécesseur ne se sont pas rencontrés.Mais le dernier des deux a été vu par quelques sympathisants dt l’Union nationale et quelques indifférents en politique.Ceux-ci ont compris mieux que jamais, en scrutant la physionomie de Vex-procureur général, l’expression: avoir la mine mi-figue mi-raisin.* * * On rapporte encore que plusieurs semaines avant l’appel nominal, l'ancien premier 'ministre avait annoncé comme certaine, à un avocat éminent, qu’il croisait au Mont-Royal, l’entrée de l’ancien maire dans la lutte municipale.Un autre collègue de M.Taschereau avait parlé dans le même sens.Quand M.lloude s’est écrié à la T.S.F., aux petites heures, samedi matin, qu’un vole pour lui serait un vote contre l’Union nationale, il paraissait faire une déclaration contrainte.Elle lui avait, pense-t-on, été arrachée par ses appuis libéraux afin \ qu’ils pussent la ressusciter au llendemain de la victoire pour donner à celle-ci un sens précis.Mais depuis!.Ÿ ¥ * Autre fait dans le même sens.Les \ clients d’une grande maison de commerce, propriété d'un, pilier du \ régime Taschereau, lequel est en 11 res intimes relations avec lf trésorier général et permanent dn par-//, n’étaient pus peu étonnés le jour même du vote de ce qui se passait \ sous leux yeux.Les commis étaient enveloppés d'une nuée de caba-I leurs, les nus anglais, les autres de Ilangue française, qui s’en venaient /es presser de voter pour lloude.il est hors de doute que la machine a fait tout son effort.Cependant, les libéraux 1rs plus réfléchis, incline au sein du grand conseil du I parti, il étaient pas tous d'accord sur ce point.L'un, renommé pour sa sagacité politique et qui cannait [l'ancien maire de longue dale, con-Iseilbiit d'y aller piano.“Sans cela, disait-il, /e vous prédis que vous \ aurez le maire de Montréal dans les Ijambes à la prochaine convention \ libérale".Celte prédiction n’aura sans donle pas l'occasion de se vé-Irllfer.On annonce, cependant, que malgré sa défaite ou, nhitàt, à cause de sa défaite, Tex-nunre songerait à briguer les suffrages dans Sainte-\Marle, dans une élection fédérale.{Celle circonscription éleclomle serait bientôl ouverte, dlt-on, parce que le Dr Deslauriers serait nommé à un poste quelconque dans le fonctionnarisme.M.Monde a raison de fonder quelque espoir sur Sainte-Marie.Si le vote y signifie quelque chose, les électeurs de ce comté ont le pardon facile, lis ne tiennent pas rigueur à l’ex-maire de les avoir désertés pour s’en aller porter ses pénates d'abord dans le centre de la ville et, ensuite, à l’hôtel Mont-Royal (afin de ne pas les voir pour mieux travailler pour eux!) Bien plus, l’ex-maire a dénoncé le nationalisme et ses anciens électeurs l’ont soutenu, tandis que les Anglais ont voté en majorité contre lui, sans doute parce qu’ils croyaient cet appel plus teinte d'électoralisme grossier que de sincérité.Ce sentiment reflète une naïveté assez touchante.Les braves ouvriers sont redevables à leur ancien député d’avoir trouvé cette explication du vol par fierté.Jumper le meter, ce n'est plus un larcin mais un acte noble.L'honneur familial commande de celer au cavalier de sa fille la détresse financière de la famille.Uernani devient modèle du chômeur et le théâtre faux, professeur de morale.On peut aller loin sur cette pente qui est raide.Pur ailleurs, (les agents habiles ont disséminé parmi les prolétaires Vidée qu’ils devaient toutes les augmentations de secours à Camülien.La vérité est.hélas! tout autre.Tous les politiciens sacrifient à l'électoralisme ci pour s'acheter des suffrages la volonté bien ferme de chacun est de donner le maximum aux chômeurs.Seulement le hic c’esl d'arriver à faire corn prendre à ceux-ci que c’est l'effort de Jean plutôt que celui de Pierre qui leur a valu celle manne.Dans ie cas actuel.on a réussi à faire croire que c'était l’effort de Camtlltcn.Voilà une raison de pins de supprimer cette terrible plaie du dole.qui encourage plus que tout autre régime la surenchère électorale, qui permet aux politiciens de faire de fa trésorerie nationale une annexe véritable fie ta caisse électorale.Les travaux projetés seraient payés bien peu cher, quel que soit leur coût, s’ils nous tiraient de cette impasse où la corruption le dispute au gaspillage, * ¥ ¥ L'X de la lutte: l'altitude de M.Rochefort.Celui-ci a enlevé à M.Raynaut t le gros de sa majorité.El ce fut en pure perte.M.Rochefort a lui-même donné un sens ri son élection.Un referendum sur la munici-pqllsalion.Il parle bien: il prend beaucoup.Ignoré par ses adversaires, il pouvait du reste, faire preuve d’une sérénité reposante, qui ri l’épiderme de certains faisait l’effet d'une rosée tombant sur une fournaise.De surplus.M.Rochefort se parait de la cause de Tétalisntion.Résultat (visible des jours td'avan-• ce à lous les observateurs): un r«- ferendum sur la municipalisation se termine par un four.Les Trusts auraient eux-mêmes machiné cette élection qu’ils n’auraient pas été mieux servis.—“L’homme, ricanent-ils, (homme qui a pris pour programme l’étatisation, qui a fait de son élection un referendum, a perdu son dépôt.Et, pourtant, ce n'était pas le premier venu; un sympathisant du parti qui vient de balayer la province et en relations cordiales, avec l’aile avancée de ce parti dont les plus zélés adeptes prédisent la très prochaine arrivée au pouvoir.Vraiment, le cas de M.Rochefort reste Têntgmg de la bataille dont nous sortons.L D.Bloc-notes Pourquoi tout cela?Notre budget militaire pour 1937-1938, à l’élude de ce temps-ci dans les milieux ministériels, h Ottawa, doit monter, de 825 millions qu’il est cette année, à $40 millions.L’on prévoit une dépense de $10 millions pour commencer de motoriser nos unités militaires.On compte que cela coûtera au bas mol $60 millions, mais Ton procédera par étapes annuelles.Pour cette fois, on ne demanderait qu’un sixième des fonds nécessaires à cette fin.D’autre part, il y aurait commande de deux nouveaux destroyers à un million et demi chacun; et les chantiers Vickers seraient en train de construire six hydroplanes de type militaire pour livraison au gouvernement canadien en avril ou mai prochain.D’ici un an ou un an et demi, le Canada grouperait une vingtaine d’avions de combat de différents types, alors qu’il en a présentement huit.Pour ce qui est des submersibles, dont chacun coûte $3 millions, on aurait décidé d’ajourner à une autre année.D’après ees informations, parues dans un quotidien de Toronto — le Star, —- en dépêche d’Ottawa, notre dépense militaire augmentera fout d’un coup et sans raison urgente, de $15 millions, sous prétexte qu’il faut mettre è pied d’oeuvre la défende canadienne.Encore une fois, contre qui et contre quoi ces préparatifs de défense?Au vrai, les initiateurs de cette politique marchent d’accord avec le War Office de Londres, à ce que Ton peut voir, et Ton manoeuvre rlans eertains milieux, au Canada, pour nous lancer dans une politique d’armements qui pourraient.le cas échéant, servir au Royaume-Uni, s’il allait s'engager dans un conflit européen.Une fois parti du reste sur cette pente, le Canada devra continuer.De $25 millions son budget passerait Tannée suivante à $40 millions, puis Tannée d’après, à $50 millions et cela continuerait de monter.Car la motorisation une fois entreprise, il faudra, comme Ton dit, se tenir à la page, écarter d’une année à l’autre d’anciens modèles pour les remplacer par de nouveaux, et le reste.Un de nos collaborateurs signalait, il y a moins de deux semaines, dans quel courant Ton est à jeter le pays.La manoeuvre est évidente.Que feront que font nos ministres et nos députés?Patronage Tout le temps que le premier ministre et plusieurs de scs collègues furent absents de Québec, les couloirs de Thôtel du gouvernement se vidèrent de solliciteurs, notent les dépêches.Mai^ à peine M.Duplessis revint-il, que.de nouveau, la marée des solliciteurs monta.C’est la course au patronage qui recommence.Ou plutôt la course aux places.Nombreux sont les députés et les ministres que des solliciteurs de toute sorte excèdent, empêchent de travailler comme ils voudraient, et comme ils le doivent, s’ils veulent donner à la province l’administration qu’elle attend d’eux.Que faire pour endiguer cette course aux places sans mécontenter personne?Cela sera impossible parce que ceux qui attendent des places et ne les obtiennent pas gardent de leur échec une rancune tenace.Il faut s’attendre à cela.Ce qui presse néanmoins, c’est que Ton avise d’une part à la protection des fonctionnaires consciencieux dont des gens ambitionnent les places, sous toutes sortes de prétextes, et de l’autre, à l’élimination du patronage politique, dans la mesure du possible.Le problème est de taille.Pour ce qui regarde les fonctionnaires méritants restés en place, mais inquiets, M.Duplessis a maintes fois dit et répété qu’ils n’ont pas lieu de craindre, car le gouvernement n’en a qu’aux paresseux, aux incompétents^ à ceux qui se sont mêlés de politique ou qui ont agi malhonnêtement.En fait, un certain nombre d’honnêtes gens, harcelés ou inquiets, ont déjà vu leur situation tirée au net, à leur satisfaction.Il reste la question de protéger les autres qui le méritent; et aussi d’assurer aux fonctionnaires une situation oui ne dépende pas de la fantaisie oe tels ou tels organisateurs ou organisations .politiques.On a parlé d’une commission du fonctionnarisme.L’idée vaut qu’on Fètudie et qu'on cherche le moyen d’y donner suite.Il ne faudrait pas néanmoins, —on est déjà en garde contre cela, — que pareille commission aboutît à des résultats tels que ceux qu’on voit couramment à Ottawa, où il y a bien une commission, mais qui sert trop souvent à couvrir, sinon à perpétrer des injustices à Tendroit de tout un élément de là population, sous toutes sortes de prétextés.Une commission impartiale, qui choisisse justement les fonctionnaires à venir, leur assure protection contre la basse politique et les influences extérieures, ne les laisse pas à la merci des fantaisies de ce régime ou de cet autre, de tel groupe ou de tel autre, voilà où il faudra sans doute en venir.Mais comment l’établir?Là est le point délicat autant qu’ex-trêmement important.Et ce n’est qu’un problème à résoudre, entre cent autres.G.P.VOLUME XXV11 — No 293 r — -— ' TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.% 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unl» et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 Rédacteur au chef t Omar HEROUX E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La majorité officielle de M.Raynaiilt sur M.Houde est de 3,880 voix Sa majorité sur M.Rochefort est de 37,299 ( Lire en page 3 le résultat officiel du scrutin de mardi à la mairie et à l'échevinage, tel que communiqué ce matin à l'hôtel de ville) La majorité officielle de M.Adhémar Raynault, nouveau maire de Montréal, sur M.Camillien Houde, candidat à la mairie, est de 3,880 voix.Sa majorité sur M.Candide Rochefot, le troisième candidat, est de 37,299 voix.M.Houde a obtenu 52,322 votes, M.Raynault* 56,212 et M.Rochefort, 18,913.C’est là ce qui ressort des chiffres officiels fournis ce matin aux journaux par greffier de la ville, M.Etienne Gauthier.M.Gauthier communique également le tableau officiel des votes recueillis par les trois candidats à la mairie dans les divers quartiers, ainsi que le résultat officiel du scrutin de mardi à l’échevinage.¥ ¥ ¥ (On trouvera ces détaris en page 3.) LA J.O.C.Une formule d’enquête complète: voir, juger, agir De jeunes ouvriers catholiques qui ont appris à regarder autour d’eux — La connaissance de tout le milieu ouvrier: l’ouvrier au travail, dans sa famille et dans ses loisirs — Les constatations faites et les conclusions qui s’ensuivent ne sont pas de quelques-uns seulement QUELQUES REALISATIONS EN MARCHE Carnet du grincheux "Les électeurs montréalais en sont venus à la conclusion que si M.Houde n’appréciait pas asser son poste de maire pour le garder quand il le pouvait, il n’y avait aucune bonne raison de le lui redonner quand il le redemandait.De là sa défaite" (un journal de Toronto).?A ?Extrait du carnet du duc de Windsor: "Trois attaches sont difficiles à rompre; celles d’une femme, celles d'un grand roi, celles du génie (proverbe saharien), je le savais.” ?+ ?M, Houde découvrit une hypothèque à M.Raynault.Pour la peine que cela lui donna, il devra désormais en faire les frais, puisqu'il a perdu la mairie.A A ?Extrait du nouveau Directory of Canadian Directors (édition 1937) : TASCHEREAU.HON.LA.LTD., L.L.L, formerly prime minister of Quebec Province; dir.of; North American Life Ass.Co., Sun Life Assurance Co.of Canada, Barclays Bank, Caisse d'Economie, Lon-i don & Liverpool & Globe Ins.Co., The ! Seignory Club, Royal Trust Co., The Ll-; verpool-Manitoba Assurance Co., Credit ' Foncier Franco-Canadien, Globe Indem-| nity Co., Metropolitan Life Insurance Co., j Canadian Investment Fund.Rien que douae.On avait dir quatorze.Vestiges payants d'une ancienne splendeur.A * A "A quoi sert de gagner même quelques voix, si malgré tout l'on perd son dépôt?’’ (Un candidat battul.Le Grincheux Si vous voyagez.•dresiex-vout au SERVICE DES VOYAGES.LE "DëVOIR”.Billets émis pour tour les pays au tarif des compagnie, de paquebots, chemins de ter autobus •usai hôtels, assurances a gag es ot accidents, chèques de voyages, passeports ote.Téléphones BEItir S36IA IX i Divers événements, dont trois bu moins: Une abdication royale, une conférence de haute politique financière sous les auspices du gouvernement d’Ottawa et une élection municipale dans la ville de Montréal, ne sont pas sans importance, nous ont fait interrompre pendant quelques jours notre enquête jo-ciste.Nous la reprendrons assez facilement car cette sorte de césure n’est pas survenue de façon trop intempestive.I-es articles précédents ont donné un aperçu plutôt général de la J.O.C., ont porté aussi sur quelques-unes des activités particulières du mouvement.Nous allions entreprendre de parler de l’enquête, de la méthode d’enquête jociste.C’est ce que nous ferons maintenant.Le but de la J.O.C.— nous croyons l’avoir assez clairement indiqué — c'est le groupement et le mouvement de la niasse par le recrutement et la réforme de l’individu, en vue de la réforme de la masse, de la société, dans le sens chrétien et catholique.Pour la J.O.C., l’individu importe d’abord, en tenant compte de la nécessité où se trouve l’individu de vivre en société.Dans le cas d’un ouvrier, c’est sans doute la société ouvrière qui compte.La J.O.C.étant uri mouvement catholique pour les ouvriers et par les ouvriers, tient évidemment à agir sur les divers milieux qui ont une influence sur lui.Mais pour reformer quelque chose que ce soit, il faut d’abord connaître celte chose.C'est par l’information directe et non livresque, par l’enquête, qui apprend à voir, à constater les faits, les réalités de la vie, avant de les juger, que la J.O.C.procède.L’enquête est le fondement même de la formation sociale jocistc, dont la formule se résume en trois mots: Voir, juger, agir.¥ ¥ ¥ D’abord, voir.N’est-ce pas le commencement de toute enquête intelligente?L’un îles universitaires les plus en vue de chez nous, justement renommé pour son sens aigu et profond de la pédagogie, conseillait à ses élèves, du temps que nous étions du nombre, ce qu’il doit encore répéter à ses élèves d’aujourd’hui: Regardez donc autour de vous, prenez connaissance de votre milieu, ne vous en remettez pas à des lectures dans des livres qui nous viennent d’ailleurs.Usez, mais surtout regardez pour ensuite pouvoir comparer vos propres constatations à celles des outres.Regardez autour de vous.C’est le conseil de cet universitaire.sans avoir probablement jamais fréquenté sa chaire, que les Jo-cistes suivent en commençant par leurs enquêtes.Non seulement regardent-ils, ils veulent voir.Us prennent les moyens de voir et Us voient, mais après avoir vu, ils apprécient puis agissent en conséquence, c’est-à-dire selon leur conscience.La J.O.C., école de formation, ne prend pas que le tiers d’une formule mais la formule tout entière.Ses enquêtes portent dans tout le milieu ouvrier et certaines réalisations en pleine marche en sont la conséquence.Nous en avons mentionné déjà quelques-unes, les principales: le plan jociste pour la solution du problème du chômage, le plan jociste pour la réforme du régime pénitentiaire, l’établissement de foyers et d’un asile pour les sans-abri, l’organisation d’une tutelle aux gares, pour la jeunesse, des services d'assistance judiciaire devant les tribunaux criminels, d’un service de visite aux prisonniers, rétablissement d'un bureau de placement, l’organisation des loisirs de la jeunesse ouvrière.De chacune de ces choses, il faudra reparler sans doute mais leur simple énumération indique assez que la J.O.C.n’en reste pas à la platonique exposition de plans.Bile sait ce qu’il faut, elle, le demande, surtout elle agis en conséquence.A la source de toutes et de chacune de ces initiatives, on trouve Tcnquête faite sérieusement dans tout le milieu ouvrier.Ce milieu ne comprend pas que le lieu du travail mais encore le foyer familial, tous les endroits que fréquentent l'ouvrier, principalement les endroits où il passe ses loisirs.Pour le milieu du travail, le milieu familial, pour les loisirs, l'enquête se conduit toujours à un triple point de vue: physique, moral et religieux.Beaucoup de jeunes ouvriers et de jeunes ouvrières sont affectés à des besognes qui ne leur conviennent pas: l’orientation professionnelle est chose à peu près inconnue chez nous dans la pratique.Sous ie régime actuel de la mécanisation généralisée, qui donc se choisit un métier aujourd’hui?Il arrive encore que Thygiène, les conditions de travail, le salaire soient lamentables à Tusine, à la manufacture, sur le chantier.Dans ces mêmes endroits, la situation morale et religieuse ne vaut souvent guère mieux.Par exemple, le tiraillagc et le déniaisage sont des pratiques plutôt fréquentes.La J.O.C.le sait par les enquêtes que ses équipes poursuivent en permanence.Elle sait aussi comment l’idée chrétienne est trop souvent bannie du milieu du travail ouvrier, comment au contraire l’idée antichrétiennc s’y trouve encouragée.Les mêmes enquêteurs se renseignent également sans cesse sur la situation au foyer familial, quant au logement, au vêtement, à la nourriture, à la maladie, aux moeurs, quant à l’envahissement de l’immoralité sous toutes ses formes, chansons, journaux, revues, etc., quant à la disparition de l’esprit de famille, de la pratique religieuse, l’observance du dimanche, etc.(L’enquête jociste sur les loisirs ouvriers, qui a déterminé l’organisation récente, de l’occupation des loisirs, n’a pas été la moins révélatrice.L’initiateur du mouvement jociste au Canada, le R.P.Henri Roy, OiMJ., a dit avec raison: “La jeunesse ouvrière est plus exploitée dans ses loisirs que dans son travail".Physiquement, moralement — ce qui veut aussi dire intellectuellement — religieusement, elle est odieusement exploitée par le “parc public”, la salie de danse, le théâtre, les cafés, l’automobile, la plage et combien d’autres amusements.* * * Avant de juger et d’agir, la J.O.C.veut voir et savoir.l>e là ses enquêtes, commencées depuis le début du mouvement dans notre pays, et qui se poursuivent en permanence, tantôt sur un point, tantôt sur un autre.€’est tellement Ife cas que pour certaines choses, la centrale jociste serait en mesure de fournir des informations, même de l’information statistique, aux autorités de l’Etat.Au vrai, elle leur en a déjà fourni.De toutes ccs enquêtes, les conclusions s’imposent d’elles-mêmes.Ix* R.P.Roy les indiquait dès 1934.Nous résumons ses paroles: Au point de vue de la santé, le jeune ouvrier et la jeune ouvrière souffrent du manque de préparation spéciale, de l'insuffisance du travail, du manque de protection.Au foyer, ils n’ont pas Je confort et la joie qui devraient embellir leur vie.lieurs loisirs sont consacrés à des distractions qui souvent ruinent leurs forces physiques.Au point de vue moral, cette même jeunesse est vite entraînée, presque fatalement, dans une vie de dévergondage.Au point de vue religieux, tout en s’acquittant encore des principales obligations, Ton fait de la religion une affaire de formules, réservée à quelques rares moments de ta journée ou confinée à l’église.Si c’est le R.P.Roy, dans son livre: Un problème, une solution, qui donne ainsi une forme aux conclusions, celles-ci sont de la J.O.C., c’est-à-dire des Jocistes mêmes.Ce sont aussi les enquêteurs jocistes qui se sont chargés de voir avant de juger.Car les enquêtes ne sont pas le fait de quelques enquêteurs mais de toutes les équipes jocistes.lien est de même du reste des réalisations, de l’action.La J.O.C.c’est la masse, pour la masse, par ia masse.Emile BENOIST Contre-offensive rouge repoussée par les blancs TALAVERA DE LA REINA, 17.(S.P.C.-Hovos).— Des troupes blanches qui assiègent Madrid ont repoussé, il y a quelques heures, la plus vigoureuse contre-offensive que les rouges oient tentée depuis le commencement du siège.Ces troupes s'efforcent maintenant de raffermir leurs positions à Boadilla del Monte et à Pozzuelo de Alarcon.La bataille résultant de la contre-offensive s'est déroulée à une dizaine de milles à l'ouest de la capitale.Elle a duré six heures.Environ 5,000 rouges, y compris des étrangers, ont tenté, à la faveur du brouillard, de surprendre les blancs et de leur enlever des positions conquises mardi dernier.Les rouges ont commencé par canonner les troupes blanches.Après cela, leurs chars d'assaut et leurs miliciens ont attaqué.Les hostilités se sont étendues au secteur nord de la capitale.Repoussés, les rouges ont couvert leur retraite au moyen d'un barrage d'artillerie.Ils nous attendent ! Dr Shanghaï un missionnaire canadien-français, le R.P.Adrien San-soucy, S.J., nous écrit: Soyez aimrê que le 26 janvier j’irai rencontrer let pèlerine du Congrès de Manille et que je serai très heureux de lee accompagner dane la visite dee imtitutione catholiques.Je suit le seul prêtre canadien-français rétidant i Shanghai, mais je croit que le 26 plutieurt te rendront ici.On imagine bien que tous ceux des nôtres qui habitent l’Extrême-Orient feront le possible pour rencontrer nos pèlerins.Les pèlerins partent de Montréal le $ janvier et de Vancouver U 9, Ils arrêteront à Shanghai à l’aller et au retour, V ' -, LE DEVOIR, MONTREAL» JEUDI 17 DECEMBRE 1936 VOLUME XXVII — No 293 Chez les Franco-Américains Les élus en Nouvelle-Angleterre î/ftTJan* officiel de l’Union Saint-Jeen-BapHsle d’Amérique, YVnion, publie dans son numéro de décembre une compilation des sénateurs et représentants franco-américains élus aux dernières élections, que nous sommes heureux de reproduire: t/élément franco-américain sera fortement représenté aux législatures des six Etats de la Nouvelle-An-.Îtleterre quand s’ouvrira la session égislative, en janvier 1937.Les élections du 14 septembre dans le Maine, et du 3 novembre dans les cinq autres Etats, ont multiple les victoires franco-américaines dans toute cette section du pays.Pour la première fois, le mois prochain, nous aurons une représentation franco-américaine au Sénat de chacun des Etats de la Nouvelle-Angleterre., .Nous comptons maintenant 10 sénateurs et 137 représentants franco-américains.C’est une augmentation dé 3 sénateurs et de 17 représentants franco-américains depuis 1934; de 5 sénateurs et de 24 représentants depuis 1932; de 6 sénateurs et de 50 représentants depuis 1930.Voici le tableau du nombre des sénateurs et des représentants franco-américains élus dans les six Etats de la Nouvelle-Angleterre, aux élections de 1930, 1934, 1932 et 1930.1930 8 R Etat* 1938 1934 1932 8 R 8 R B R Maine .l 14 15 12 N -Haaipshlre 2 71 2 83 3 58 Vermont .2 11 2 4 1 10 Maas 1 18 15 13 Rh.-Island 3 13 3 14 2 14 Connecticut .1 10 9 « Total .10 137 7 120 5 113 4 87 Nos progrès en politique sont donc continuels depuis plusieurs années.C’est un signe d’autant plus encourageant qu’un grand nombre de nos représentants et quelques-uns de nos sénateurs ont mérité d’être réélus plus d’une fois dans leur localité.Tous ces législateurs sont reconnus comme Franco-Américains bien que parfois leur nom soit de consonance anglaise.Six ou sept d’entre eux seulement ne parlent pas le français; tous sont fiers de leurs origines et entièrement voués au service de leurs concitoyens.Un travail de compilation et vérification très soigné nous a permis d’établir la liste des sénateurs et représentants franco - américains élus aux élections de septembre et novembre derniers dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre.MAINE.— La législature du Maine comptera un sénateur et quatorze représentants franco-américains.en janvier 1937.C’est un représentant de moins mai» un sénateur de pljis qu’en 1935.Sénateur: ChârlesiE.Fortin, de Lewiston.Représentants: Pierre-C.Bélanger et Omer-J.Poulin, de Biddcford ; Fortunat Lord, de Brunswick; lean-Cbarles Boucher, Posario-J.Dutil, HenriiF.Forgue et Napoléon-H.Hamel, de Lewiston; Mme Floren-ce-O.iLatno, de Old-Town; Phide-lero^S.Demers, de Sanford; Mme Mildred Smith, de Van Buren; Camille Labbé, de Waliagrass; Ephrem Maheu, de Waterville; ErnesM).Po-rell» de Westbrook.NEW-HAMPSHTRE.— Deux sénateurs et soixante et onze représentants formeront le groupe franco-américain dans la législature du New-Hampshire.le mots prochain.C’est huit représentants de plus qu'en 1935.Sénateurs: Arthur-O.Burqtie, de Nashua; J.-Félix Daniel, de Manchester.' : Représentants: Henry-F.Dagan, dvAubum; AJcide Courtemamhe, d Ailenstown; Pierre Collette.Hen-ry^M.Moffétt.Aristide-T.Monlmi-ny, Mme AJphonslne-M.Dug is.Pa-trick-L.Dutil et Joseph-F.Rov.de Berlin; Georges Rive!, de Com-ord; Phiiias-J; Chabot et Ernest Lucas de Dover; Thomas-W.Fecteau, d ropping; Emile Carignan, Eusèbe-P.Lemire et Louis-H.Dauphinet, de Franklin; Mme Bernadette-E.Gharois, de Grenville; Hormisdas-J.Brunelle, de Haverhill; Alfred-S.Després, de Jaffrey; Alfred-L.Guay, rortunat-A.Normandin et Alfred-J.Cantin, de Laconia; Edouard-M.Asbey et William Dubuque, de Lebanon; Josepb-B.Aubin, Edouard-F.Bouthiette.Almon-A.Boisvert, Jo-seph Chevrette, Georges-H.Constant, Charles-A.Carou, Georges-E.Desruisseaux, Henry Farland Al- Service anniversaire k Æ0l2l ~ le 18 décembre k 8 heure», en ] église St-Paul (C6t»> 8t-F»ui) sera chanté un service anniversaire Iî,.rep08 d* l’Am» de M.labbé Au- Kiwir,^otOU.r^tmC ea.curé d* lB P*rol**e.Parent» et amis sont prié» d'y assister.NECROLOGIE AKRBSE — A Montréal le 15, Adélard Airwe époux d’Annette SWuUen BRAOLT'— A Rockland.Maine, le 14.a Boaunâ.’l*rU*na® BrauIt" d’Eugénie OHAPOT A Montréal, le 14.Mlle Eu- îl11'' d® Léandre Chaput et d Hé line St-Denis.“ ,A MontréaJ, le 16.à 77 a ut.amlrc Dagena!*, épouse de Zotlque Cor- nÀJQNEAULT —' A Montréal, le 15, à 37 ans, Mme WUfrld Datgneault, née Beatrice Henri.DELORME - A Montréal, le 14, 4 114 ans, LéoolUe Labrie.épouse de Jeu Hormladas Delorme.OADBOX8 — A Montiéa!, le 14, Lucienne, riTle de leu Emile OadboU et de Della B.ouJn.DEMER« — A Montréal, le 18, a 50 an» Demers, époux de Roelna Constan- tltuaU.DCTFORD-TRUDEL — A Montréal, le 15.à 81 ans, ffilsa Duford, épouse d Hormls- das Trudél.PIN8TERER — A Lachlne, le 14.k 77 ans.Octave Flneterer, époux de Catherine Christopher.FORTIN — A Montréal, le 14, é 79 ans, Edouard Fortin, époux de feu Augustine Archambault.GAUTHIER — A Montréal, le 14.6 20 ans.Georgette, fille d'Edmond Gauthier et de Rose-Anna Duchesne.HEBERT — A Montréal.le 15, & 25 ans.Armand, fils de feu Herménégllde Hébert et de Rœa Hogue, de St-Tlmothée.IMPLANTS — A Ste-Rcse.le 14.à 66 ans.Joseph-Félix Implants, époux d’Alice Payant.PION — A Montréal, le 15, à 78 ans.Alfred Plon, époux d'Anastasle Renaud.T’EU,1ER — A Montréal, le 14, à 27 an», clde-R.Gagnon, Hcnri-J.Janelle, Arthur-J.Lacroix, Léon-R.Lareau, Alpha-J.Letendre, Wilfrid-S.Lari-viére.Lionel-V.Lcsmerises( Eugène Poulin, Arthur-H.Saint-Germain, Louis-J.Soucy, de Manchester; John-E.Bernard, Adélard Béru-bé.Paul-E.Boutbillier, Rodolphe Cormier, Robert-J.Dubé, Patrick-J.Duclos, Edouard Lacombe.John-A.Ledoux, Emile Marquis, Aldège-A.Noël, Joseph-P.Poney, Théo-dore-O.Ravenelle.Robert Saint-François, Sylvio-C.Vigneault, de Nashua; Fred-S.Lovely, de New London; Eugène Rousseau et Léo-J.Turcotte, de Newmarket; Antonio Dupont et Roméo-J.Lavallée.de Pembroke; Rodolphe-G.Cartier, Louls-S.Bergeron et Hervé-E.Turcotte, de Rochester; Piacide-J.Lagueux, Napoléon-A.Hamel, Alfred-J.Boucher, Ciaire-A.Labonté, Roméo Saint-Laurent et Onésirne-J.Dubois, de Somers-worth; Joseph-A.Dubois, de Swanxey; Wiiliam-J, King, de Walpole.VERMONT — Il y aura treize Franco-Américains à la législature du Vermont, en 1937: deux sénateurs et onze représentants, soit sept représentants de plus qu’en 1935.Sénateurs: Léon-S.Gay, de Cavendish: Eugène-A.Richard, de Winooski.Représentants: Lewis-S.Dubois, de Barnard; John-A.Roy, de Barnet; Victor Bourdeau, de Cornwall; F.-A.Lafley, d’Enosburg; Eldon Lucier, de Jay; Don-B.Bushey, de Monkton; J.-Gérard Pouliot, de Richford; J.-Léo Loiselle, de Swanton; Orville Yandow dit Guindon, de Williston; Gilbert Hubert, de Windhall; R.-F.Niquette, de Winooski.MASSACHUSETTS — Le sénat du Massachusetts verra siéger^un Franco-Américain, en janvier 1937; ce sera la première fois depuis longtemps.D’autre part, dix-huit représentants franco-américains, soit trois de plus qu’en 1935, siégeront à la Chambre des représentants./ Sénateur: Fugène-H, Giroux, de Somerville.Représentants; Albert Bergeron, d’Amherst; Joseph-J.Harnisb, de Chicopee; Joseph-E.Théberge, de Fall River; Fred-A.Blake, de Gardner; John-W.Coddaire, de Haverhill; Oscar DeRoy?de Holyoke; Edward-D.Sirois, de Lawrence; Fred-D.Beaudoin, de Leomin ster ; Wilfrid-J.Achin et Albert-L.Bourgeois, de Lowell; Alfred-M.Bessette et Rodolpbe-G.Bessette, de New-Bedford; Edmond Talbot, Jr., de Salem; Albert-O.Boyer et Edward-W.Staves, de Southbridge; Georges-E.Rice, de Spencer; Léo-P.Landry de Watertown; Wilfrid-P.Hazinet, de Webster.RHODE ISLAND — Trois sénateurs el treize représentants franco-américains ont été élus, le 3 novembre, C’est un représentant de moins qu'aux élections de 1934.Sénateurs: Albert Emery, de Central Falls; Georges Beaucage.de Pawtucket; Alfred Richard, de West Warwick.Représentants: Emile Beaudoin et Roland-G.Mercier, de Central Falls; Alfred-V.Ménard, de Lincoln: Francis-X.Asselin, Louis Lussier, Napoléon-J.Maynard et Ed-gar-E.Maynard, de Pawtucket; Edouard J.Sévigny, de Warren; William-G, F'orrest, de West Warwick; Georges Jasmin, Eugène Lanctôt, AIphonse-G.Leblanc et Arthur-W.Saint-Onge, de Woonsocket.CONNECTICUT — Les Franco-Américains auront un sénateur au capitole de Hartford en 1937.De plus, dix Franco-Américains sont élus représentants, soit un de pins qu'aux élections de 1934.Sénateur: Pierre-J.I,«ramée, de Williman-tic.Représentants: Wilfrid Sévigny, de Chester; N.-J.Doyon, de Griswold; Ernest-T.Racicot.de Hartford; Louis-P.Faucher, de North Gros-venordaie; Vidor-R, Fontaine, de Norwich: F.-J.Chartier et H.Marches-seault, de Plainfield; J.-J.Charron, de Putman; Henry Phaneuf, de Sprague: Joseph-A.Lefebvre, de Willi-mantic.L'enquête sur les autos Les légumes sont plus chers i Paris Premier résultat de la demi-grève des maraîchers de la région parisienne Paris, 17.(P.C.-Havas).— Les légumes sont plus chers.C’est le premier résultat de la demi-grève des maraîchers de la région parisienne.Quant à “affamer Paris”, il faut bien reconnaître que le but n’a jamais été atteint.Un bon tiers des maraîchers de la région parisienne ne suivent pas l’agitateur agraire Henry Dorgères.Les expéditeurs de la province, au contraire, accentuent leurs envois à Paris.Les halles centrales, pendant la nuit, n’ont pas été aussi animées que de coutume.Certains marchés parisiens ont eu l’aspect caractéristique des journées de grands froids où les provision* sont rares.Mais la hausse générale ne dépasse pas quinze à vingt pour cent et ce n’est pas une hausse suffisante pour provoquer de l’émoi.Pourtant, la nouvelle grève des maraîchers aura eu deux résultats immédiats.D’une part, le gouvernement se soucie de reviser les contingentements.De l’autre reviennent sur le tapis, devant le Sénat notamment, les projets antérieurs pour la révision du marchés des halles centrales.L’un des points faibles du programme de Dorgères est qu'en effet il n’a pas beaucoup insisté sur la révision demandée par tous les partisans d’une économie nouvelle.Or il est bien certain que la forme désuète des licences laissées aux mandataires approvisionneurs et commissionnaires peut permettre le contrôle arbitraire du marché.Ce n’est pas la première fois que des actions judiciaires sont ouvertes par une hausse concertée.Ce n’est pas la première fois que les poursuites n’aboutissent pas, faute de textes judiciaires assez précis.Le Sénat s’est saisi d’urgence d’un projet dp réforme et do réorganisa-ion du marchés des halles centrales.Les partis de gauche et d’extrême gauche se déclarent par ailleurs partisans de grouper les approvisionneurs en coopératives de vente.C’est lù l’aspect de la lutte contre les intermédiaires, dont le rôle est sans douL^’xagéré mais qui connaît îa grande faveur d'une foule de ménagères et la clientèle électorale des partis de gauche.Pour la grève actuelle, elle ne touche pas les légumes dont les stocks sont possibles.La pomme de terre n’a pas bougé de prix.Pas plus que les navets.Les légumes verts seuls commencent à se faire rares et augmentent de prix.L'Allemagne et le traité de Versailles Londres.17.(A.P.) M.Joa chim von Ribbentrop, ambassadeur allemand à Londres, a déclaré que l’Allemagne a décidé de dénoncer toute la parlie du traité de Versailles qui met l'Allemagne sur un pied d’inégalité avec les autres pays du monde.M.Ribbentrop a fait cette déclaration dans un discours où il a souligné le besoin colonial de l’Allemagne.‘Tl y a une chose qui est certaine", a dit Ai.Ribbentrop, “et je ne puis m’empêcher de la dire: “L’Allemagne a décidé de se débarrasser de cette partie discriminatoire du traité de Versailles qu’aucune grande nation ne voudrait tolérer indéfiniment.“Afin d’atteindre cet objectif par le moyen d’ententes, le führer a fait des propositions au monde, mais le monde, toujours aveugle et enveloppé dans une mentalité qui est généralement connue du nom d’“es-prit de Versailles”, n’a pas répondu aux offres du führer”.M.Ribbentrop parlait pour la première fois depuis sa nomination au poste d'ambassadeur d’Allemagne à Londres.M.Ribbentrop a dit encore: “Le F’ührer voit maintenant, comme auparavant.dans la possession de colonies.le désir de s’approvisionner en matières brutes, d une part, et d’améliorer le commerce international, d’autre part, deux moyens très essentiels d’améliorer les conditions de vie du peuple (.) “Une solution raisonnable de la question coloniale, conséquemment.esl des plus désirables, et à mon avis, elle est dans l’intérêt de tous”.La session ontarienne ioronto.17.(C.P.)—Le premier ministre de la province d’Ontario, AL Hepburn, a dit hier, que le parlement ontarien se réunira au début de janvier 1937 et qu’il consacrera la plus grande partie de son temps à la question des contrats d’énergie électrique.Le sénateur S.White dans un état critique Mm* J*an Tenter.n8c Simone Leenult.THTBAUDIAU — A Verdun, le 15.5 38 mu, Joeeph-Alfred ThP>*udr,»u» ’ époux d'Aline Mer Unctt.Ottawa, 17 (A.P.) ~ L’enquête de la Commission tarifaire sur l’industrie automobile s’est close hier soir après l’audition de plusieurs témoignages.Seuls les consommateurs n’étaient pas représentés officiellement.Les représentants des fabriques d’autos Ford et General Motors ont été les principaux témoins.On a pris le cas d’une auto Chevrolet à six cvlin-dres.Le‘prix de vente do détail à Washington est de 3025.tandis qu il est de ?830 à Ottawa.Les taxes fédérales canadiennes sont de $65.68 ($45.83 pour ia laxe de ven te et $19.85 pour autres taxes), tandis que la taxe fédérale américaine est ite $16.70.ce qui fait un surplus de la taxe canadienne de $48.98.Le vendeur touche une commission proportionnée au prix de vente, «183.27 au Canada, contre $146.82 aux Etats-Unis.M.E.-P.La berge, délégué du gouvernement de Québec, s’est opposé à l’exportation des matières premières el à la réimportation des articles finis, surtout quand les mines canadiennes d’amiante produisent autant.M.le sénateur Smcaton AYhlte, éditeur de la Curette, à Montréal, esl dans un état critique.Il souffre île pneumonie.M.White, personnage important dans le momie du journalisme cl des affaires, est ègé de 71 ans.Il a contracté un refroidissement il y a quelques jours qui s’csl transformé en pneumonie.Scs médecins jugent sou état grave.La navigation sur les Grands-Lacs Toronlo, 17 (C.P.) — La saison de la navigation, la meilleure depuis 1929 du point de vue du commerce comme des passagers, s’est close aujourd'hui sur les Grands-Lacs.La plupart des navires en service sur les lacs ont fait de 25 à 30 voyages au lieu de 18 à 20 l’an dernier.U y a lieu cependant de signaler que du point de vue des équipages, la saison a été désastreuse.R y a eu quatre catastrophes qui «ut coûté la vie ù 46 personnes.Nouveau palais pour l’Institut de France Et transformation complète du vieux quartier de la Monnaie Paris.17.(P.C.-Havas*.— L'Institut de France va avoir un nouveau palais.H ne s'agit pas de changer le traditionnel aspect du quai de Conti qui, avec la façade du palais Mazarin et la coupole de l'Institut font partie du visage de Paris au même titre que le Louvre ou Notre-Dame.Il s’agit simplement de construire, derrière la façade qui subsistera intégralement, un palais tout neuf à la place'des bâtiments qui s’élèvent autour de la seconde tour de l’Institut et qui fuient édifiés seulement en 1840.La construction du nouvel Institut s’effectuera en même temps que la transformation complète du vieux quartier de la Monnaie.Celle-ci comportera, outre la modernisation des vieilles rues étroites de ce quartier particulièrement insalubre et vétuste, la création d'une grande artère mettant en communication directe !a grande gare de la rive gauche, la gare Montparnasse, avec le centre de la ville sur la rive droite.I! s’agit là d’un vieux projet déjà étudié par le baron Haussmann, ce préfet du Second Empire aux travaux duquel on, continue toujours à se référer en matière d’urbanisme et d’édilité parisiens.Le baron Haussmann avait déjà tracé la rue de Rennes, dont la trace s’interrompt brusquement devant Saint-Germain-des-Prés.H s’agira donc de réaliser définitivement le rêve d’Haussmann et d’élargir presque du double l’étroite rue Bonaparte.Bien plus, le projet Haussa mann sera amplifié.On sait que les ponts actuellement existants sur la Seine sont insuffisants pour ie trafic du Paris moderne, au point qu’on poursuit de grands travaux pour les élargir.Cette insuffisance sera compensée par la création d’un tunnel réservé à la seule circulation automobile, qui* franchira la Seine comme les tunnels semblables qui franchissent à Anvers l’Escaut et à Hambourg l’Elbe.Ce sera ie premier de ce genre en France.Ainsi la physio-nomie, traditionnelle (|u quartier de la Monnaie sera sauvegardée en même temps que la capitate sera modernisée.A rile-aux-Coudres Québec, 17 — Le bureau de poste de Saint-Bernard de l'Isle-aux-Coudres.qui portait le nom de Pointe-des-Roches, vient d’être changé par le ministère des Postes.Ce bureau s’appellera désormais Saint-Bernard-sur-Mer.Il est situé dans ie comté de Charlevoix.On sait aussi que cette paroisse de Saint-Bernard a été éngée en corporation municipale le 23 mai dernier, par proclamation du lieutenant-gouverneur, sous le nom de corporation municipale de Saint-bernard-de-l’Isle-aux-Coudres.Chiribogci démissionne Quito, capitale de l’Equateur, 17 (A.P.) — Le générai Angel Isaac Chiriboga a démissionné hier comme ministre des affaires étrangères.M.Carlos Manuel Larréa lui succède.Le "Queen-Mary" New-York.17 (A.P.) — Le paquebot anglais Queen-Marff est parti pour l’Angleterre il y a quelques heures avec î,365 passagers et des ballots de courrier de Noël.Le plus gros paquebot britannique ne reviendra en A.mérique qu’au mois de février.Entretemps, il subira de légères réparations.Ordinations à Québec Québec, 17 — Le Cardinal Ville-neuve présidera samedi prochain, à 7 heures, une cérémonie d’ordination en la chapelle Saint-Louis de la Basilique.Il élèvera au sous-diaconat le R.Frère Jean-Baptiste Dussault.S.V.P.M.l’abbé Louis Marois, du diocèse de Québec, recevra les derniers ordres mineurs.MM.les abbés Joseph Ménard et Gustave Bourbeau, du diocèse de Québec, seront tonsurés^ Même personnel Ottawa, 17 — Le président delà Chambre des Communes, M.Pier-re-F.Casgrain, a donné l'ordre de réengager pour la prochaine session parlementaire le même personnel que l’an dernier, qui comprend environ 40 fonctionnaires.REMÈDE ANTISEPTIQUE dune réputation universelle LES Pastilles VALDA ÉVITENT & COMBATTENT Toux, Rhumes, Maux de Gorge ordinaires, Laryngites, récentes ou invétérées, Bronchites aigu** m «hroniquci, G&tharrhcs, Grippe, Influenza, Asthme, «le.Fac-similé réduit de la Boîte Dans toute».les Pharmacies J.-Alfred OUIMET Agent général ] pour te Canada.84.est.St-Pauf.Montréal.ÏÏEF •l—»*¦• i.CànONMt Pt Mgr Mozzoni au "Cercle Universitaire" Mgr Mozzoni, secrétaire de la légation apostolique au Canada, sera l’hôte d’honneur du Cercle universitaire.à un dîner fixé au samedi 19 décembre, à 7 h.30 du soir.Il fera une causerie sous le titre: Un grand juriste et un grand diplomate.S.E.Mgr Gauthier a bien voulu consentir à présenter le distingué conférencier, que M.Olivier Man-rault, P.S.S.recteur de l’Université de Montreal, remerciera ait nom des membres du Cercle.Bulletin météorologique Toronto, 17 (C.PJ — Hier soir et la nuit dernière, il a plu ou neigé légèrement dans te nord ontarien, le Québec et l’ouest des Maritimes; dans les autres parties du Dominion, il a fait généralement beau.Voici le temps qu’il fera, probablement, au Québec, demain: région de Montréal et d’Ottawa: beau et un peu plus froid; vallée du bas SSsææ aææs 28&28Z mzz&K Donnez un Cadeau Pratique UN BEAU RENARD ARGENTE ne saura manquer dètre vivement apprécié.Passez votre commande à MERCIER & DION FOURRURES DE QUALITE A PRIX ECONOMIQUE 2117 est, rue Mont-Royai, près Delorimier FRontenoc 2711 MONTREAL sxsx x&xsxz ssrrvs: Saint-Laurent: partiellement nuageux et un peu plus froid; nord-ouest du Québec el lac Si-Jean; partiellement nuageux et plutôt froid; golfe, rive nord el baie des Chaleurs: vent frais du nord-ouest; partiellemènt nuageux et plus froid.Si vous vous sentez nerveux et * déprimés prenez ie Tonique V- ZYMOPHOS.contenant dés glyèérophâtés pour les nerfs èt dès enzymes' pour la' digestion.' ' * 1 Les agronomes La réunion mensuelle de la Société des agronomes canadiens, district de Montréal, aura lieu samedi à l’hôtel Queen, à Ih.AGENDA FRANÇAIS 1937 Calendriers 1937 ef 1938 —- Calendrier avec le nom du saint pour chaque |our de l’année.Tableau des fêtes mobiles.Tableau des vitesses.Echelles comparatives de températures et de puissances.Table de conversion.Météorologie.Poids et mesures.Mesures usuelles Intérêts composés.Table d’intérêts simples.Abréviations maritimes.Quelques conseils pratiques en cas d’accidents.Feuilles blanches pour notes et adresses.Cahier 4’z * 5, couverture en cuir rouge, étui pour crayon, tranche dorée.Au comptoir ou par la poste .75s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR”, 430 Notre-Dame est, Montréal.Consultez ces hommes à propos des 4 comptes de crédit prolongé Râhion-phaft Cours privés LATIN OREC FRANÇAIS ANGLAIS PHIL080PHIS - MATHEMATIQUES aCIBNCES Piéparstlon au baccalauréat Préparation au Polytechnique FERNAND GIRARD B.Sc.A.I.C.Tél.HA.8543 1741 St-Denis mem e de Cannes, M.Pierre Nouveau, i voulu faire oublier la curiosité .ndiscrète de la population de sa nonne ville en envoyant un bou-juet de fleurs à Mme Simpson, mais ] a dù s'expliquer devant un con-ribuablc qui menaçait de faire la jrève et de refuser d’acquitter ses Iimpôts pour protester contre cette prodigalité.M.Nouveau a dû s’empresser de déclarer qu’il avait payé les fleur» de sa poche.M.James Elder i Washington, 17 (S.P.A.) — Dans I des cercles diplomatiques on_ dit ! dit que M.lames Elder, conseiller J du chef militaire chinois en révol-{ te au Chen-Si, est un sujet britan-j nique, non pas un citoyen des ! Etats-Unis.I] est né à Moukden, de parents britanniques.Le maréchal Te hang Soué Liang et lui se connaissent depuis l’enfance.j Feu M.Auguste Breuil Vancouver, 16.— On signale la | mort de M.Auguste Breuil, natif de I France.Ancien combattant, M.| Breuil vint au Canada au titre de ) professeur à l’Université Bishop, | de Lennoxville, province de Qué-! bec.Il enseigna ensuite au collège Loyola, à Montréal.Il partit ensuite pour la Californie où il devint professeur de mathématiques à Berkeley.Depuis 1930, il demeurait à Vancouver et s’était fait libraire.Lui survivent: un frère, en Provence, une soeur, à Paris, et une antre soeur, Mme Desloover, à Montréal.M.Pierre Auger, consul de France à Vancouver, était au nombre des personnes présentes aux funérailles.Président de la Suisse Les causes de Gravel et Vachon M.le juge Enright a continué au |l0 janvier prochain les causes de îédéon Grave) et de L.R.Vachon, jiccusés d’avoir lenté d’induire la justice en erreur ei> simulant chez |in organisateur rouge des faux bulletins de votation chez un nommé |faillant, aux dernières élections provinciales pour permettre à la ItoHce d'y opérer une descente el le saisir de faux documents élec-loraux, jetant du discrédit ainsi |ur le parti libéral dans le public.Feu Mme L.-J.Décarie Mme Léandre-J.Décarie est dé-déc ce matin à Notre-Dame-de-•ûce.Elle était la soeur de Me Al-lonse Décary, c.r., et de Me Erst Décary, notaire.Avis des funérailles plus tard.Berne, Suisse, 16 (A.P.) — On a réélu M.Giuseppe Mottji comme président de la Confédération suisse.C’est son cinquième terme à la présidence de ce pays.Les ingénieurs forestiers Québec.17 (D.N.C.) — Les ingénieurs forestiers réunis en congrès au Parlement, ont fait leurs élections comme suit: M.Henri Roy, directeur de l’Ecole des Gardes Forestiers, président; M.Howard Kennedy, gérant des exploitations forestières de la Cie E.B.Eddy, vice-président; conseillers: MM.J.-E.Guay, chef des inventaires et aménagements au service forestier de la province; R.Belle-feuille, chargé des recherches sur la protection des forêts; Z, Rousseau, professeur à l’Ecole Forestière; Charles Gosselin, ingénieur forestier en chef de la St.Raymond Paper; A.Desbiens, Lac St-Jean; W.E.Pepler, de la Canadian International Paper à Manhvaki.Soixante-deux membres de l’association des ingénieurs forestiers participent au congrès.Cet après-midi il y aura conférences par MM.S.Leader et A.L.Morfee, d'Ottawa, Robert Belle-feuille de Québec et Alexander Ko-roleff de Momréal.Les congressistes auront un dîner ce soir chez Kerhuiu.M.Oscar Drouin sera l’orateur principal.Almanachs 1937 ALMANACH DU PELERIN, 15s franco.ALMANACH DE SAINT-FRAN-COIS, 25s franco.ALMANACH DU PEUPLE, au comptoir, 25s par la poste 35s.ALMANACH DE L’ACTION SOCIALE CATHOLIQUE, au comptoir 50s, par la poste 60s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430 Notre-Dame est, Montréal.Le vote pour l’échevinage £a Politique Résultat officiel dans les quartiers — Ceux qui perdent leur dépôt Voici les résultats officiels des élections à l’échevinage, de mardi dernier: Ville-Marie M.Orner Côté, 1203 voix; Tan-crède Fortin, 784 voix; J.Mailloux, 69 voix; F.-X.Moisan, 95.Majorité de M.Côté sur Fortin, 419; sur Mailloux, 1134; sur Moisan, 1108.Dépôts de MM.Mailloux et Moisan forfaits.Sainte-Anne Thomas O’Connell, 1721 voix; M.Martin, 690.Maj.O’Connell sur Martin 1031.Dépôt de M.Martin forfait.Saint-Joseph M.Ovide Taillefer, 1099 voix; M.Peter Doyle, 587.Maj.Taillefer sur Doyle, 512.Saint-Georges M.W.S.Weldon, 1532; M.Dr Edwards, 1104.Maj.Weldon sur Edwards, 428.Saint-Laurent M.Quinn.1108; M.Bernard Schwartz, 738; M.Dr L’Heureux, 738; M.Max Fînestone, 490.Maj.Quinn sur Finestone.618; sur L’Heureux.370; sur Schwartz, 370, Dépôt de M.Flnestonè forfait.Crémazie M.Joseph Monette, 950; M.Gédéon Gravel, 423; M.A.Therrien, 357; M.A.-F.Brunet.246.Maj.Monette sur Brunet, 704; sur Therrien, 593; sur Gravel, 527.Dépôts de MM.Brunet, Gravel et Therrien forfaits.Saint-jacques M.Jeannette, 1680; M.Dr Coupai, 1394; M.M.Drapeau, 906.Maj.Jeannotfe sur Drapeau, 774; sur Coupai, 286.Bourget M.Trefflé Lacombe, 2320; M.Arthur Arcand, 858; M.J.Blanchette, 832.Maj.Lacombe sur Blanchette, 1488; sur Arcand,1462.Dépôts de MM.Arcand el Blanchette forfaits.Papineau M.Hector Dupuis, 2222; M.Camille Côté, 597.Maj.Dupuis sur Côté, 1625.Dépôt de M.Côté forfait.Sainte-Marie M.Eugène Bélanger, 2195; M.J.Reaudomn, 151.Maj.Bélanger, 2044.Dépôt de M.Beaudoin forfait.* 4 Saint-Gabriel M.F.Hogan, 2000; M.C.Cromp, 796; M.Couturier, 310.Maj.Hogan sur Couturier, 1690; sur Cromp 1204.Dépôts de MM.Couturier ¦ et Cromp forfaits.Sainte-Cunégonde M.J.Moreau, 2158, M.O.Ménard 1093.Maj.Moreau sur Ménard, 1065, La Fontaine M.Léon Trépanier, 1237; M.Hector Fortier 625.Maj.Trépanier 612.Saint-Euaèbe M.T.-W.Rie], 1699; M.J.-H.Lavoie, 795; M.L Nantel, 967; M.Parkin, 270.Maj.Rie! sur Parkin, 1429; sur Nantel.732; sur Lavoie, 904.Dépôts de MM.Lavoie et Parkin forfaits.* Préfontaine Armand Talllon, 1547; M.Du-beau, 826: Bounadère, 644; Farlv, 403; M.Sénécal, 273.Mai.Taillon sur Sénécal, 1274; sur Farly.1144; sur Bounadère, 903; sur Dubeau, 721; Dépôts de MM.Bounadère, Farly, Sénécal forfaits.Hochelaga M.O.Jalbert, 1691; M.Hamelln 1485; M Chauvin, 878.Maj.de M.Jalbert sur Chauvin 813; sur Hamelin 206.Maisonneuve M.Georges Caron, 2648; Allard, 1612; O.Lalonde, 582; M.Bonne-vile, 549; M.Gamelin, 110; Ques-nel, 102.» Maj.Caron sur Quesnel, 2546; sur Gamelin, 2538; sur Bonneville, 2099; sur Lalonde, 2066; Allard, 1036.Dépôts de MM.Quesnel.Game-Mn.Lalonde, Bonneville forfaits.Mercier M.A.Dupéré, 2346; René Beau-chemin 1573.Maj.Dupéré 773.* Saint-Paul M.Bonnier, 2389; A.Pharand, 1823; H.Dauth, 578.Mai.Bonnier sur Dauth, 1811; sur Pharand, 566.Dépôt de M.Dauth forfait.Saint-Henri M.Allan Bray.2506; M.Delisle, 1719; A.-Z.Côté 604; W.Saint- Pierre, 266.Maj.Bray sur Côté, 1902: sur Delisle, 787; sur St-Pierre, 2240.Dépôts de MM.Côté et Saint-Pierre forfaits.Notre-Dame dc-Grâce M.W.H.Biggar, 4410; R.Worry.2259.Maj.Biggar 2115.Mont-Royal M.McKenna, 1593; J.Labrecque, 388 ^ \iaj.McKenna 1205.Dépôt de M.Labrecque forfait.Saint-jean-Baptiste J.-A.Govette, 2834; Arthur Landry.1799.” Maj.Goyette, 1035.Laurier Max Seigler, 2070; Orner Langlois, 1687.Maj.Seigler 383.Saint-Denis J.-M.Savignac, 1956; S.-A.Baul-ne, 1767; J.Binette, 851.Maj.Savignac sur Binette, 1105; sur Baulne 189.Dépôt de M.Binette forfait.DeLorimier Ad.L’Archevêque, 2402; Ed.Archambault, 1921; J.Râtelle, 1917; Lortie, 1401.Maj.L’Archevêque sur Lortie, 1001 ; sur Râtelle, 485; sur Archambault, 481, Saint-Michel M.D; Rochon, 3295; Burns, 524.Maj Rochon 2771.Dépôt de M.Burns forfait.Saint-jean Dr Z.Lesage, 2325; M.Simard, 1848.Maj.Lesage, 477.Saint-Edouard Alfred Fition, 4810; J.Beau-champ, 1183.Maj.Filion.3627.Dépôt de M.Beauchamp forfait.Montcalm J.-E.Dubreuii, 2612; M.A.Gagnon, 918.Maj.Dubreuil, 1694, Dépôt de M.Gagnon forfait.Rosemont M.J.-H.Brien, 4554; M.J.Drapeau, 1688; M.Lortie.1264.Maj.Brien sur Lortie, 3290; sur Drapeau, 2866.Dépôts de MM.Drapeau et Lor-Ue forfaits, Villeray J.Jarry, 3677^ J.Demeules, 2333; J.-L Papineau, 1791; W.Prézeau, 1481; J.Raymond.810.Maj.Jarry sur Raymond.2867; sur Prczeau, 2196; sur Papineau, 1886; sur Demeules, 1344.Dépôts- de MM.Papineau, Prézeau, Raymond, forfaits.Ahuntsic Orner Barrière.1903; Germain Bock, laOO.Maj.Barrière 403.Des mioistres démissionneraient Le vote à la mairie Résultat officiel par quartiers La libération de Tchiang Kai Chek M.Arthur Bergeron serait sous- ministre de la Voirie et M.jean-Louis Dussault, sous- ministre suppléant Québec.17 (D.N.C.) — Toutes sortes de rumeurs circulaient ce matin au Parlement.On parlait de démissions imminentes de ministres.Ces rumeurs provenaient du fait que les membres du cabinet ont siégé hier après-midi de trois heures è huit heures et vingt.La discussion y aurait été assez vive.M.Henry-L.Auger démissionnera prochainement, croit-on.Il parait assuré que M.Arthur Bergeron sera nommé officiellement sous-ministre de la Voirie.M.Jean-Louis Dussault, secrétaire particv'ier de M.François Leduc, depuis que celui-ci est ministre, serait sous-ministre suppléant.Les membres du cabinet se sont réunis à midi.Ils auront une autre réunion cet après-midi.L’amiante Québec.17 (D.N.C.) — C’est cet après-midi que M.William Tremblay, ministre du Travail, et M.Gérard Tremblay, son sous-ministre, rencontreront au Parlement, les délégués des exploiteurs demines d’amiante de la province au sujet de la stabilisation et de l’augmentation des salaires des mineurs.Cinq représentants des propriétaires de mines d’amiante de la province seront présents.La démission du député de Beauce Québec, 17 — Le Dr Raoul Poulin, ex-député de la Beauce, était au Parlement ce matin.Le président de* l’Assemblée législative devra accepter sa démission car elle est faite dans les termes légaux II n’en était pas ainsi de la première lettre de démissiorf du député de la Beauce.Or, le président, n’est pas obligé d’accepter une démission quand elle n’est pas formulée dans les termes légaux.Les bûcherons Québec, 17 (D.N.C.).— M.Joseph Bilodeau n'a pas pu avoir hier son entrevue avec M.Léo Dolan, d recteur de l’Office fédéral du tourisme.Us doivent se reprendre aujourd’hui.# 45 ¥ M.Joseph-D.Bégin, député de Dorchester, et M.Louis-Philippe Côté, organisateur de l'Association professionnelie des bûcherons, ont rencontré M.Oscar Drouin.Ils demandent au ministre que la mesure tie 128 pieds cubes ne s’applique pas seulement au bois de quatre pieds.Les compagnies évincent l’arrêté ministériel en coupant du bois de quatre pieds un pouce et plus.Le maire Raynault à la radio On espère que la guerre civile qui commence se terminera bientôt uNankin, 17 (S.P.A.).~ Une entrevue avec M.James Elder citoyen des Etats-Unis, qui est conseiller du chef militaire en révolte.Tchang Soué Liang, porte des personages de Nankin à espérer que le dictateur Tchiang Kai Ghek obtiendra sa liberté et -que la guerre civile qui commence se terminera bientôt.Un porte-parole des autorités de Nankin dit qu’un courrier apporte une lettre du général Tchiang Kai Unek, qui dissipera tout doute au sujet de la sécurité du détenu.Ce porte-parole a aussi annoncé que l'Australien qui est conseiller de Tchiang Kai Chek, M.W.-H.Donald, a télégraphié qu'il es» retourné à Sian-Fou et demeure avec le captif.Les autorités ont annoncé, U y a quelques heures, que le maréchal en révolte a charge l’uh des personnages qu’il a fait prisonniers en même temps que Tchiang Kai Chek, ,1e général Tehiang Ting Ouen, de porter un message au ministre de la guerre le général Ho Ying Tchin, qui commande les troupes que Nankin envoie contre (e révolté.On croit nue le message indique les conditions que Tchang Soué Liang pose à va soumission.Quoi qu’il en soit, il faut signaler le fait suivant: le "mseil gouvernemental de suneillance a approuvé une proposition de faire exécuter en public le révolté.* * * Changhaï, 17 (S.P.A.)_Le bureau officiel d'information annonce que des troupes aux ordres de Nankin e* l’armée du maréchal révolté Tchang Soué Mang w battent à environ 7(1 milles à l’est de La capitale du Chen-Si, où le dictateur Tchiang Kai Ghek est prison-ner.D’autre part, on mande de Nankin que les troupes ehargéea de délivrer le dlictafeur ont défait des troupes du maréchal Tchang .Soué Liang à l'ouest et à l'est de la capitale du Che.n-St et le» ont refoulées sur La viLLe en quMUon.Houde Raynault Roche 39 25 6 685 752 293 928 941 349 534 751 177 928 928 202 1276 1021 287 819 622 221 1580 1492 539 1586 1498 738 1240 809 590 980 717 516 1024 1399 574 1176 1409 465 768 901 170 1112 463 104 770 730 195 1395 1452 697 1079 2044 401 1401 1853 SCS 2083 2515 670 1420 1656 472 1362 2014 1257 1698 2263 894 2266 3340 750 826 836 198 2028 1760 468 2048 1138 347 1790 1797 648 2875 3230 1066 1865 1232 441 1554 1787 523 2283 2468 785 1344 1481 467 2631 3138 1150 3864 4399 1306 1075 1351 382 52332 56212 18913 M Houde 52,332 Quartiers Bureau spécial Ville-Marie Sainte-Anne Saint-Joseph Saint-Georges Saint-Laurent Crémazie Saint-Jacques Bourget Papineau Sainte-Marie Saint-Gabriel Sainte-Cunégonde Saint-André Saint-Louis Lafontaine Saint-Eusèbe Préfontaine Hochelaga Maisonneuve Mercier Saint-Paul Saint-Henri Notre-Dame de Grâce Mont-Royal Saint-Jean-Baptiste Laurier Saint-Denis DeLorimier Saint-Michel Saint-Jean Saint-Edouard Montcalm Rosemont Villeray Ahuntsic M.Raynault M.Rochefort 56,212 18,913 Majorité de M.Raynault sur M.Houde: 3,880 Majorité de M.Raynault sur M.Rochefort: 37,299 Dépôt de M.Rochefort forfait.M.Raynault a obtenu des majorités dans 23 quartiers Et M.Houde dons 11 quartiers - Saint-Georges a donné un nombre égal de votes à MM.Houde et Raynault ‘Le vote de mardi dénote la volonté d'un changement nécessaire dans l'administration municipale” — Querre aux “rackets” Portant ia parole hier soir, à la radio, le maire Raynault a déclaré qu'à 24 heure# de distance de la fin de la lutte municipale, il nous apparaît clairement que le vote donné mardi dénotait la volonté* d’un changement nécessaire dans l’administration.En définitive, les votes donnés à mon adversaire, collègue et ami, fdit-il, M.Candide Rochefort, étaient des votes en faveur d’un changement, car ces votes représentaient clairement une idée “Union nationale”.Sans l’ombre d’un doute, on peu! dire que 95% de ces voleurs n’.auraient pas approuvé la continuation du régime municipal.C’est donc, selon le désir exprimé par la majorité de la population de Montréal, que nous nous occuperons de faire passer les mesures que nous avons préconisées pendant Ja campagne.J’ai grand plaisir à exprimer ce soir mes remerciements pour de nombreux dévouements anonymes pour nous et nos idées.Je sens toute l'amplitude de la coopération populaire et nous étudierons toutes les questions sound ses à l’électorat à la lueur des désirs exprimés par la majorité, quoi qu'on puisse en dire eu certains i milieux.j M.le maire Raynault a ensuite J continué sa causerie dans la langue ! anglaise.Il a cité un article pu- ! blié par un journal de l’après-midi I à l’effet que les lecteurs en choisissant comme maire un critique incisif du régime précédent démontraient leur désir de voir prévaloir des méthodes d’administration nouvelles à l’iiôtel de ville.M.Raynault dit qu'il veut à tout prix débarrasser la politique municipale I de la vieille routine, de la partisan-nerie politique aveugle.“Vous, ajoute M.Raynault, électeurs de Montréal, avez accompli votre devoir noblement.Comment le nouveau conseil exercera-t-11 son mandat?J’insisterai d’abord sur la coopération entière des conseillers afin de résoudre nos difficultés financières.La dette de la ville, les charges fixes importantes que nous ^«vons rencontrer seront traitées selon Les méthodes d'affaires.Des Voici les majorités respectives obtenues par les candidats à la mairie dans les divers quartiers de la ville: v M.Adhémar Raynault, le nouveau maire de Montréal, a pris les majorités suivantes dans: Ville-Marie, 67; Sainte-Anne, 13; Saint-Joseph, 217; Saint-Gabriel, 375; Sainte-Cunégonde, 233; Saint-André, 133; St-Eusèbe, 57; Préfontaine, 965; Hochelaga, 452; Maisonneuve, 432; Mercier, 236; Saint-Paul, 622; Saini-Henri, 565; Notre-Dame de Grâce, 1074; Mont-Royal, 10; Saint-Denis, 7; Delorimier, 355; Saint-Jean, 233; Saint-Edouard, 185; Montcalm, 137; Rosemont, 507; Villeray, 535j Ahuntsic, 276, soit 23 quartiers qui ont donné des majorités à M.Ray- nault, * M.Camillien Houde a eu fa majorité dans les quartiers suivants: vote préliminaire.14; Saint-Laurent, 255; Crémazie.197; Saint-Jacques, 88; Bourget, 88; Papineau, 131; Sainte-Marie, 263; Saint-Louis, 649; Lafontaine, 40; Saint-Jean-Baptiste, 368; Laurier, 910; Saint-Michel, 633; soit 11 quartiers, plus le bureau spécial des votes préliminaires qui ont donné une majorité à M.Houde.Il reste un quartier qui a doané un nombre égal de votes à MM.Houde et Raynault: le quartier St-Georges, où chacun des deux u obtenu 928.M.Rochefort n’a obtenu la majorité dans aucun quartier sur aucun de ses adversaires.travaux publics seront exécutés selon les nécessités municipales seu-Jemenl.Des postes seront accordés à des personnes aptes à les remplir moralement et intellectuellement.Nous ferons l’impossible pour débarrasser Montréal des “rackets” qui violent nos lois et la conscience des citoyens bien pensants.Les conseillers qui refuseront de coopérer avec nous à résoudre ces problèmes devonl en subir les conséquences parce que mon mandai et ma conscience exigent que je les dénonce.Nous emploierons envers les chômeurs la justice adoucie par la bonté, “Avec la coopération et la bonne volonté de M.Maurice Duples-j sis, celle des conseillers el du peuple, que je remercie une fois de plus pour sa marque de confiance, la sagesse qui provient de sages conseils, le courage et l'énergie déployés à bien servir avec raison de préférence à la passion, j’ose croire que nous vaincrons et obtiendrons la prospérité pour la ville et le bien-être pour le peuple.” l’Italie et la Grande-Bretagne Cc\ deux payt sont an passa de s'entendre Londres, 17.LS.P.C.) — Après avoir failli se faire la guerre, l’Italie et 1» Grande-Bretagne semblent en passe de s'entendre.On croit que bientôt clics t>rodamer«nt une commune intention de maintenir le présent état de choses quant à la Méditerranée.Cela dissiperait certaines anxiétés en Grande-Bretagne.On se demande dans ce pays ce que M.Mussolini ferait si.en Espagne, ’e général Franco gagnait la guerre, j Le Dure pourrait obtenir du général ! Franco une base navale au Maroc ! espagnol.Cela lui permettrait de contrebalancer Gibraltar.H pourrait, d’autre part, s’assurer un point d’appui dans les Mes Baléares et, par suite, barrer aux Britanniques l’accès méditerranéen à l’Extrême-Orient.Il y a Heu de penser que le général Franco éprouve de la difficulté à réaliser son plan.L’aide que les Soviets ont apportée aux rouges d’Espagne empêche la prise de Madrid.D’autre part, d’après un correspondant du Daily Telegraph à Berlin, l’Aleinugne et l'Italie ne s’entendent pas sur la mesure dans laquelle chacune doit aider le général Franco, el celui-ci aurait annoncé aux Allemands qu’il lui faut environ 60,000 hommes pour obtenir la victoire.Mais M.Mussolini veut que la Grande-Bretagne reconnaisse la conquête de l’Ethiopie par l’Italie.L’030 9 950 CJCB' Sydney .wo à 1346 OHG8 Summéreide .1130 â 1508 Québec: CROC .930 â 1080 CRCS.Chicoutimi .1090 9 980 Ontario.CKLW Windsor .(HO â 1030 Toronto .1030 » 1430 CRCT: Toronto .Mû 3 gqo Provinces de fOuest: Lethbridge .840 â 1230 SE?30: Saskatoon .ISSO A 840 OXV: Winnipeg .7» â «60 Colombie britannique: CKOV: Kelowna .1310 â *38 CFJO: Knmloop» .1210 â ¦* LIQUEUR [Cartes Professionnelles et Cartes d'affaires | ARPENTEURS & INGENIEURS BENEDICTINE L’Elixir Bénédictin qui devait s’appeler plus tard BENEDICTINE fut composé en 1510 par un moine de l’Abbaye de Fécamp, Dom Bernardo Vincelli.M.LABRlCQl) -I.C.' PAPintAû— A*fXMTxua.stout-rat M.CAILLOUX-, G U.PAP) irrcÉiiiEUfty* conytiu 13 oz.$2.15 26 os.$4.15 KUaopois* Z KO' S.ooe 1.1» «45 J :'SS La taxe de vente Campagne pour la maintenir Des éléments financiers importants sympathiques à la réélection de M.Houde, dans l’espoir de voir survivre da taxe de vente, si l’ex-maire était réélu, ont commencé une nouvelle campagne pour le maintien de la taxe de vente.On sait que l’an dernier ils avaient organisé une lutte serrée non seulement au conseil municipal, mais surtout à Québec, pour bloquer toute taxe sur le revenu et imposer à tout prix la taxe de vente, avec le concours du premier ministre du temps, M.Taschereau, qui estimait cette taxe plus utile et mieux répartie que les autres.On prévoit que d'ici mars prochain cette campagne va prendre diverses formes et que diverses associations vont se déclarer “spontanément” pour le maintien de cette taxe.LAustostrade, nouveau jouet de Nuremberg Berlin, (Par courrier).— Le 3 décembre Nuremberg ouvrait sa “Foire de l’Enfant Jésus”, qui, suivant une vieille tradition, est consacrée aux jouets de l’an nouveau.L’industrie des jouets est déjà ancienne dans la ville de Hans Sachs, elle compte de nombreux artisans à l’esprit inventif, qui s’ingénient d’année en année à fabriquer quelque objet original.(Test là que l’on vit jadis les premières montres de poche, qu’on nommait alors “petits oeufs vivants de Nuremberg”, ainsi que les premières pompes à incendie.Pour le prochain Noël, le joujou ; dernier cri sera l’antostrade.Elle est reproduite à la perfection pour l’usage de la jeunesse, avec ses montées et ses descentes, ses ponts, ses viaducs qui enjambent vallées et cours d’eau.D’élégantes limousines de toutes les marques connues la sillonnent en même temps que des autobus, des camions, des motocyclettes avec “side-car”.On les voit circuler dans les deux sens sans jamais se rencontrer, car l’au-tostrade, nést-ce pas, compte deux sens uniques — du moins en Allemagne.Les chemins de fer pour enfants ont aussi fait des progrès merveil-leux; il y a d|es chemins de fer électriques et des automotrices aérodynamiques.Par exemple un chemin de fer électrique qui, malgré ses petites dimensions (il peut êtie monté sur une table), présente tous les derniers perfectionnements.Il n’y manque ni signaux ni aiguillages, et l’on peut même faire marcher sur la même voie deux trains à d^s vitesses différentes.^ H y a aussi des avions et des autos qui se décomposent en un grand nombre de pièces, et que J’enfaut fie ut monter ou démonter lui-même, ainsi qu’un petit moteur électro-Die-sel particulièrement instructif, dont on peut observer le fonctionnement a travers un verre.L’outillage pour fillettes s’est egalement perfectionné: leurs poupées de toute forme et de toute taille peuvent joindre désarmais à leurs meubles et ustensiles de ménage une scire0* é e< triCMAN DE ALBERT FOURNIER , 5TKAIHERIHEÎÎI MONTRÉAL ONS Prooégées en tou» pays Demandez le manuel traitant de» Brevet», marque» de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1802 1280 ru* Université, Montréal Protégée* en tous pay» Demandez Te manuel traitant de# Brevet», marques de commerce, etc, MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal M.Mackenzie King a 62 ans aujourd'hui Ottawa, 17 (Tp.T— M.Mackenzie King célèbre aujourd’hui son soixante-deuxième anniversaire de I naissance.Il est né te 17 décem-1 bre 1874 à Berlin (aujourd’hui Kitchener), en Ontario.Il est au premier plan de la politique canadienne depuis vingt-huit ans.C’est la troisième fois qu’il est premier ministre.Vu la besogne qui s’est accumulée pendant la crise constitutionnelle anglaise, M.King devra passer la journée d’aujourd’hui à son bureau.BRIQUETEUR-MAÇON IflgPLfS A M WEMÏNAI#®® ,l’ustrateur; Jean-Maurice Massicotte, Commenbitear: Pierre Delémn.Cap-cte-la iHadelefna.*4^19 IVZXlA Montréal.Editeur: L A.S.t’ath.des Voyageurs de Commerce Section des Trois-Rivièrea.'.\V» ,b VI1 C,', îii w Tout le monde éclata de rire et le capitaine partagea de grand coeur l’hilarité générale.—"Comment se fait-il que vous ne m’ayez jamais raconté cette bonne espièglerie .capitaine?s'en-quéra M.de Beaumont.—‘‘Nous ne voulions pas vous apprendre que vous deviez cette fête à la libéralité de M.Hules d’HaberviUa!” Il se faisait tard.Après avoir bu à la santé du vieux marin et de son fila, et teur avoir donné la part d’éloges qu’ils méritaient lea convive.*e déparèrent.Jules, Arché et José furent contraint* de passer quelques jour* h Saint-Thomas, car la débâcle continuait et les chemins étaient inondé*.Pendant ces quelques jours ils visitèrent souvent le pauvre Dumais qui se remettait lentement de l’sceident qui avait failli lui coûter la vie.Il leur raconta qu’à l'âge de, dix ans U avait été fait prisonnier per le» Iroquois, puis délivré de leurs griffe* par son père et ses frères.Les voyageurs laissèrent leurs amis de Saint-Thomas le trente avril, vers dix heures du matin.Us avaient six lieues à parcourir avant d’atteindre St-Jean-Port-Joli.Tout n'alla pas trop mal jusqu'au Cap Saint-Ignace, mais arrivé à la savane qui borde le village, cheval s’embourba jusqu'au ventre.Briquetage et maçonnerie de tout genre Spécialité: Réparations Estimations gratuites E,-J.LECLAIR ENTREPRENEUR 4267*, rue Bordeaux - AMherst 8730 17-6-36 COMPTABLE Edmond Caron, B.A., LS.C.-C.A.Licencié en «cleace» comntabte» Comptable agréé — Chartered Accountant Spécialiste en ImpAt sur la Revenu 59 rue Bt-Jacque* 159, rue Alexandre HArbour 3835 TROIS-RIVIERES MONTREAL 13-13-33 P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tdj.HArbour 5990 Hurtuliise, Pelletier, Grave! 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Guide, la Famille Où tu dois travailler! L’oeuvre d’allégresse, Va-t’en bénir après Où le bon Dieu sans cesse Te parle, t’apparaît: 0 .Guide, sois femme De Bien, de Beau, de Vrai! Répandant ton âme Entraîne aux clairs sommets! DEUX LETTRES Voici plus de deux ans.le 23 avril 1934, Mgr Comtois avait voulu écrire à Mlle Blandine Neault, présidente de l’Association des Guides catholiques de son diocèse, la lettre suivante: Mademoiselle, 11 y a trois ans, vous vous adressiez à Nous, demandant l’autorisation d’appliquer à l’apostolat laïque une méthode moderne d’éducation, le Guidisme catholique.Notre sollicitude pour le bien des âmes et Notre désir de ne négliger aucun moyen de le procurer, Notre volonté aussi d’associer 'es laïques à l’accomplissement des obligations de Notre charge pastorale, Nous firent alors un facile devoir de ne pas entraver votre zèle, et Nous avons approuvé votre projet d’adapter aux besoins de notre région çette oeuvre du Guidisme, bénie par Sa Sainteté Pie XI et fortement recommandée par l’épiscopat français.Encouragée par Notre approbation.aidée de vos dévouées col'abo-ratrices, sagement dirigée par Notre représentant, l’aumônier général de votre , Association, vous vous êtes mise à l’oeuvre, et le temps a confirmé vos prévisions et réa'isé Nos espérances.Le Guidisme, tel que vous l’avez établi dans ce diocèse, s’èst avéré un instrument très apte à compléter, ou même à suppléer dans certains cas, dans Pâme de la jeune fille, l’action formatrice de la famille et de l’école.Il répond opportunément à un besoin de notre peuple en développant particulièrement chez la jeune fille la franchise, le dévouement, la pureté; il réagit ainsi contre l’esprit d’indépendance, d’égoïsme et de sensualité.Il enseigne la foi et la charité; il inculque simultanément dans l’âme de ses membres l’humilité avec une juste confiance en soi; il prépare admirablement la re’igieu-se.l'épouse et la mère futures.En-Gn, à ces excellentes habitudes e! ¦erlus naturelles et surnaturelles, il ajoute des connaissances doraes-tiques d’une souveraine utilité.C’est pourquoi, désireux d’assurer à ce diocèse le bienfait permanent de cette Association des Guides catholiques, souhaitant qu’elle produise dans le plus grand nombre possible de nos paroisses les heureux fruits d’apostolat éducationnel (jumelle a déjà donnés dans la ville episcopate, Nous approuvons, confirmons et sanctionnons de tout coeur, par les présentes, vos Statuts et règlements, de telle sorte que le Guidisme catholique coiîipte désormais parmi les Oeuvres d’action sociale et d’apostolat laïque officiellement reconnues dans ce diocèse des Trois-Rivièrèes, avec tous les droits et privilèges que comporte cette approbation de l’Ordinaire.Comme gage de Notre paternelle affection, Nous vous accordons à vous-mêmes, à tous les membres de votre Association, à vos aumôniers et à tous vos protecteurs, Notre bénédiction épiscopale la plus fervente.¥ * ¥ La lettre que Son Excellence adressait le 12 décembre à Mlle Neault donne, ainsi que nous le disions plus haut, son couronnement à cette oeuvre d’action sociale et d'apostolat: “Bien volontiers, dit Son Excellence, nous vous accordons l’autorisation que vous Nous demandez d'admettre des membres de votre Association à prononcer la Promesses des Guides Aînées.Puissent-elles s’approcher sans cesse davantage de l’idéal auquel elles se consacrent par cette Promesse qui fait d’elles des apôtres laïques.Nous Nous réjouissons de tout coeur de ce que Notre diocèse possède solidement organisée son oeuvre de Jeunesse Guide Catholique et Nous lui souhaitons de continuer à progresser dans l’oeuvre de rechristianisation de la jeune fille moderne pour que la famille devienne par elle plus chrétienne.Nous profitons de cette occasion pour ratifier tout ce que contenait Notre lettre du 23 avril 1934.Recevez pour vous, pour tous les membres et amis de votre Association Notre bénédiction épiscopale.” L’oeuvre .est aussi assurée d’un brillant et’ fructueux avenir.TESTIS Pour celles qui vont en croisière Le sens esthétique JONA LES ESSENCES CULINAIRES JONAS *ont «an* rWataa «on* U rapport de la PVHETK, da la FORCE et de la li-eheaie d’Arorar.Km Foule Farsaal Rien n’est rare comme le sens esthétique.Son pire ennemi est, plus encore que l’incompréhension de la masse, le snobisme de quelques-uns.Ce n’est pas sans motif qu’on a pu parfois tourner en dérision les esthètes.Mais ne nous y trompons pas, entre le bon goût et le mauvais goût, il n’y a souvent qu’une nuance.Là, plus qu’ailleurs, les extrêmes se touchent.Avoir du goût, c’est choisir, c’est bien choisir.Or, le choix est toujours difficile.Il existe, dans tous les milieux, des esprits et des coeurs qui ont le sentiment naturel du beau.Aussi dit-on volontiers que le goût est inné.Mais, fort heureusement, il peut s’acquérir.Qu’il soit en nous le présent de l’instinct ou le fruit de la culture, il n’en demeure pas moins l'apanage d’une élite.Au cours de son Essai sur le goût dans les choses de la nature et de l’art, Montesquieu soutient qu’il est l'aptitude à découvrir rapidement la mesure de plaisir que chaque chose doit causer aux hommes.Le plaisir, et partant ic goût, sont tout relatifs à l’état de nos organes.On voit combien une telle définition est incomplète.Elle porte la marque du sensualisme du XVlîle siècle.Elle exclut le spirituel, dont, après tout, nos organes ne sont que les serviteurs trop indignes.Nous lui préférons de beaucoup la pensée du poète anglais: “Une chose belle est une joie qui dure tou- l,,, „ n,, ,UU L , '¦—¦-MfijP'MT '4 v .< m x< -, wmmww Hli_ * p.¦+7-'WL ,7 4 t - ,-ü S N s V fii Et pourquoi ne déjeuneriez-vous pas au RESTAURANT EATON Renommé pour SOr son atn •jécor i oderne.sa bonne cuisme.phère ¦ 'posante.son service rapide.C’EST L’ENDRC T OU CONDUIRE VOS INVITES.PRENEZ L a CENSEUR lUSQU’AU NEUVIEME ETAGE.jours .Mais cet idéalisme ne nous satisfaisant pas pleinement, nous dirons que le goût est la recherche de la perfection.Et voilà qui nous éJoigne fort de Montesquieu en nous rapprochant de Platon.Ive goût affine l’âme.Ceux qui, (1 ln,s,t'nc,> se.Penchent vers la grâce, 1 harmonie, la mesure, J’équilibre, la pureté du contour, finissent par y trouver un reflet d’eux-mê-mes et semblent y, écouter l’écho de leur âme.Choisir, c’est distinguer, c’est placer l’objet de son choix à un rang supérieur, et c’est, par contrecoup, se distinguer, s’élever soi-mé-me.C’est sortir de la fouie pour monter vers l’élite.Car la foule est pareille à l’eau que les cimes défient, et où le niveau n’est pas, elle n’atteint jamais.Mais ceux qui s’en détachent n’ont point peur de la solitude, “cette patrie des forts”.Elle ne leur man-quera jamais.Au témoignage de \ illi^rs de 1 îsJe-Âdam, Que confir-ment magnifiquement tels ordres monastiques, il y aura toujours assez de solitude pour ceux qui en sont dignes.* (Le Noël) Bons mofs SURPRISE — Suzanne, c’est la seconde fois que je te surprends à t’amuser au Heu de faire tes devoirs.Suzanne.— Mais, maman, c’est ta faute; avec tes pantoufles, on ne t entend pas venir.CLASSE DE PHYSIQUE Le professeur.— Qu’arrlverait-11 2 100 degrés?,Ur* avant ‘lue.!a Mancini eût eu le temps de réfléchir.Deux minutes de répit et nou, vous suivons.Lina s’était déjà posé à elle-même ce problème: descendrait-elle avec son amie dans le même hotel que l’avocat?Si oui, cela devenait un peu niais de leur part de ne pouvoir faire un pas sans lui, et son esprit d’indépendance s en trouvait offensé.Mais, d’un nuire côté, elle reconnaissait que cette masculine protection leur avait déjà été précieuse à toutes deux, qu’ele pouvait l’étre davantage encore en pays étranger.De ilus, séparer systématiquement .’auic de celui qu’elle aimait, n’étalt-K, MONTKEAl, JEUD1 17 PECEMBKE VOLUME XXVII — Na 2f3 A U Société des nations La réponse du pacte de M.Dandurand d'Alexandrette L'attitude Le status Genève, 17.(G.P-Havas), — La dissension a éclaté hier soir, au comité pour la réforme du covenant de la Société des Nations quand on a proposé l’étude des réformes suggérées par les Etats-Unis et autres pays qui ne sont pas membres de fa S.D.N.Le délégué chilien, M.Augustin Edwards, a dit au comité que les pays qui ne sont pas membres de la S.D.N.devaient être consultés touchant la réforme.Le sénateur flaoul Dandurand, délégué canadien, a appuyé M.Edwards.\t.Dandurand a rappelé le récent discours du président Roosevelt à Ruenos-Ayres darts lequel celui-ci a deman/ dé des relations plus étroites entre les nations et les continents dans le domaine économique.Le délégué des Soviets, M.Stine, s’est opposé à cette proposition, déclarant qu’elle était opposée à la politique de la S.D.N.et que le monde entier connaît l’attitude des non-membres vis-à-vis de la S.D.N.La 95e session du Conseil de la S.D.N.s’est terminée après l’adop-fion à l'unanimité d'un compromis sur le différend franco-turc, touchant ]c statut de la ville d'Alexandrette.Le ministre turc des Affaires étrangères, M.Tevfik Rustu, s’est abstenu de voter.Tl a dit que la Turquie ne pouvait accepter aucune responsabilité relativement à ce qu’elle regarde une solution déses- ; pérée du statut d’un district syrien peuplé en majeure partie de Turcs.Le rapporteur du Conseil.M.Richard Sandler, do Suède, a présenté la résolution.Il a dit que les délégués français et turcs étaient incapables d’en arriver à une entente complète, et qu’à la suggestion de la France, il proposait d’envoyer è Alexandrette leurs observateurs de la S.D.N.qui se rendront compte de visu de la situation et feront rapport à ta session de janvier.Le sons-secrétaire au ministère français des Affaires étrangères, M.Pierre Vienot, répondant à M, Rustu Aras, a dit que l’offre de ta France d’envoyer un comité de la S.D.N.dans le territoire mandaté manifestait l’attitude conciliatoirc | de 'a France.Il a ajouté que la France avait fait deux autres concessions, consentant à retirer ses troupes de renfort d'A!exnndrettc à l’arrivée dos: observateurs de la S.D.N.et de | s’abstenir de soumettre au Parle - j ment, pour ratification, le traité; franco-syrien, et cela jusqu’après la j session de janvier de la S.D.N.! Déclarations de M.Eden Les îles Baléares — L'Ethiopie — Le Mandchoukouo — L'Espagne La milice canadienne Réorganisation dans la province de Québec .' Ottawa, 17 (G.P.).—- A l’examen, oA constate que la réorganisation de la milice active non permanente du Canada comporte une réduction considérable des cadres, le transfert d’un grand nombre d’unités, enfin la fusion de plu-soenrs régiments.De 35, le nombre des régiments de cavalerie est tombé à quinze Vt de 119, celui des régiments d’infanterie est passé à 69.Les quartiers généraux de la troisième brigade de cavalerie sont désormais établis à Montréal.Le 17e Hussards, de Montréal, est fusionné avec un autre régiment.Les régiments Licenciés dans la provin-er celle créance à compter du monienl où le créancier accorde au tiers acquéreur une prorogation de délai par acte notarié ou par coin enlion quelcont^iie sous .seing privé.Si aucun delai n'est accorde par le créancier è un tiers nequérenr, qui a assumé personnellement la (ieltc, le débiteur originaire psi libéré de Tobligation personnollc de payer eetfe créance cinq ans apres i’é-chéancc de ladite créance, i-c conseil a aussi décidé d’appuyer la (diamltrc de commerce de Mont-Joli dans sa pélilition au gou-tcrnpmenl provincial, pour que la au lieu de passer par Noire-Dame • du Lac Pt Edmiiiuisloii.N.-R., parce , que lp premier proie! compniic 100 ' miUes dp roule de plus dans la pro i vince de Québec.| Boord of Trode i Le conseil du Board of Trade a décidé hier de rontimirr sa pression sur le goinernement provin cial en vue d'obtenir une loi pro hibant aux municipalités d’accorder de.s exemptions d'impôts à des industries déjà établies dans la province et à des industries simi laires à d’autres déjà établies dans telles municipalités.Winnipeg, 17 (P.— l4 414 55% 21 194 8% 24% 5% 414 56 2U4 19% 6% 35 3 Canada 24 Canadienne 124 Montréal .I N.-Ecosse 67 Royale BA.NQIES 58 U1 218 219 218 21» 311 »2 .CURB (Cosspi’afien 0 i Pioneer 80 Slscoe 20 22% .16% 159% 57 35% Z5% 56 26% .30 .58 as 245 .56 112 71% 24 20% 14 62% 34% 13 .335» 90 40% 250 99 19 lOt 6.1 13 2,5% 76 19% 215 .312 171 200 142 ¦51% 11% 13', Il » .59 39 V, 74 5.3.5 4 80 4 37 4 35 .3 76 2 46 4 27 4 75 1 78 6.10 6 67 6 9(1 6 40 2 04 2 14 4 46 6 99 6 67 2 44 3 78 2 56 4 35 6 15 4 44 10 00 4 94 .3 20 6 06 5 26 2 97 4 76 6 15 2 .30 2 24 4 02 • (' Lnur» faawafc pa, t* malso* L,-J.FORGET A CIE 471 rue Salnt-Fran.-Xavier Ouv Air Réduction Allied Chetnica] American Can American i Po'elgn Power •American Power éc Light American Smelting American Water Workfi American Tel ii Tel.Anaconda .AtchlAOn .Atlantic Refining .Auburn Baltimore & Ohio .Bethlehem Steel .Canadian Pacific .Cerro de Pa=cc Copper Cam.mer.3:i .2468 .219.'! .0605 % fit- E.4021 Les cours moyens à Wall Street $8 15 15 Cnir* î Hier Ind F—rov.! 964 .18 8 .51 6 70 7 Mol* dernier 97 9 38 R 51 4 71 3 L’an dernier 71 0 285 42 7 .5.1 3 Haut 1936 920 41 .S 534 89t Ba* 1936 73* 30 3 4.3 4 551 STu.1932 .192» .175 .140A 87 mj 33 9 UM.3 16» 157 7 ’ejga.0.1390 Dalir.Iiir .0.0.526 .Suisse, franc .O.l'OH flrilliiiiiir, fljiiin .0.402 Siiédr.((Mil .0.268 NoncBe, cniir.0.26S Daiifumirk, cour.0.268 Brésil, iiiiliris 0.1196 I'IhIs I nis.ilnllar $1.00 Mlrmiisiir, r.in.0.2382 K MIDI • Oiiirs fiMirnis par la Prestr ('.a-nadu'iiiir Mon Ire.il l.ivi'c sidling .$4,9t Diillar .luiérirain .99 7 8 Franc français .0467 ^ New York; Livre slorliiig .^-91 5-8 Dollar cniiamcfi .$100 1-8 i-’ranc français .0467 1-2 l’aris: Livrr sterling .105.15 Dollar uinéricain .21.39 1-4 Dollar cannilirn .21.41 Ln or: I ivre slerjjpg .' 12 sh.Dollar américain .59.64 A'bertA Pacific Anaconda r°o1"’ """ mitant dans ie pointage que la pre-, Duljon anaai nl.inl parc, -GulSJ" Royal a eomplé doua que 1 arbitre Ag Smith a mis la points et a aidé son club a Un long repos est recommandé Toronto, Ont.,.17.— Il se peut que Charley Conacher, ailier des Leafs, soit inactif pendant cinq semaines.Les médecins l’ont examiné et lui on donné instruction de garder sa main blessée dans le plâtre.L’ordre fut donné par ]e Dr J.-TV.Rush, médecin du club, qui Ta vu pratiquer hier.Il l’a ensuite examiné mais a amené en consultation ie Dr John McDonald, un spécialiste en fracture.Conacher fut blessé dans une partie avant le commencement de la saison régulière, alors mie Toron to reencontrait Détroit.Ce fut un coup porté par Johnny Sherf, qui joue maintenant à Pittsburg.Cunningham bat Moore Charlie Cunningham, boxeur de ¦47 livres du club Ste-Annc, a gagné le principal combat à J’affiche mer soir à la salle Sainte-Anne alors uu’iJ obtint la décision sur Çnick Moore, de l’University Settlement et i] reçut de trophée offert au pugiliste qui ferait -la meUîeure figure au cours de la séance.Neuf combats furent disputés en puis de deux exhibitions et les nombreux spectateur* ont semblé être satisfaits.Voici les résultats obtenus.85 livres—T.Beauchamp, Grif-finlown B.C., bat Garrells, N.D.G.108 livres—A.Nickèlo, Iverley, bal Daigneault, Champêtre; McGinnis, Iverley, bat Hylands, C.P.R.118 livres—Sandy Best, University Settlement, bai p.Mines Ste-Anne.126 livres—N.Lapointe, Mont-calm, bat Ri vest.Champêtre.livres- Diinphy.N.D.G., bat Mitchell, Champêtre.47 'livres—Cunningham, Stc-An-ne, bat Moore, University Settlement.160 livres—Braithwaite, University Settlement, bat Consigns, Grif-fintown.165 livres—Simon.Montcalm, bat Jardine, Griffin town B.C.St-Jérôme est déclassé VOGUE® _______ le paquet Vogue signifie; Valeur BISQUIT DUBOUCHÉ & C“ - COGNAC * 1 v ¦*' " '-Jt* *'» • • • • • • • * *’• ’ •«.* .4L.-* v * * En Vente Dans Tous Les Magasins De La Commission Des Liqueurs De Québec SAINE - FORTE BIENFAISANTE BIERE AU MÊME PRIX QUE LES AUTRES » EXIGEZ-LA j LES BRASSERIES CARLING LIMITÉE - MONTRÉAL Partie nulle à Drummondville Drummondville, 17.— Le Drummondville et le Granby sc sont livrés un beau duel, ici, dans une partie régulière de la saison de ia ligue provinciale, hier soir.Après soixante-dix minutes de jeu, les deux clubs sont sortis sur un pied d’égalité avec chacun un point à leur crédit.SOMMAIRE Première période t—Drummondvilie: Marier, (Poirier-Vaillancourt) Punitions: Dufresne (2) peau, Routhier, Larosc.Deuxième période 2—Granby: Marchildon, (Delpelicsu) .19.28 Punitions: Lee, Larosc.Troisième période Pas de point.Punitions: Dufresne, Marchildon, Depelteau.Période supplémentaire Pas de point.Pas de punition.A t0USjÉE" RANDONNEt 16.08 Dra- — » Les six-jours de Minneapolis Minneapolis, 17.— Voici le classement de la course de six jours qui se dispute présentement, ici.i M.T.Pis.! Behringer-Bolleart.2409-9 592 Zach-Otfcnvaire.Si 25 o*.$1.80 Peden-Dcmpsey.Defillipo-Rodman Gilles-Bédard Yaccino-Shipman Hurley-Sima .2409-9 2409-9 3409-8 2409-8 2409-5 2409-5 2409-3 51 I 779 578 38U 554 j 391 mière.Bruce Charles.Ernie Rey for- rondelle au je,, et commença ie jeu t7r son av.nt.ge dans la cô^eZ «Aééfenn«r «ri* ""f- ° pend.ant ^ ^ *ér*n' Art Ross était (championnat de la section sud ta n vvel! ou George Campbr/r** C*5 I™-*-8-.-8 ***’ 8pres ,ine discussion)dis que F.Ranger et Harris eruc- 1 générale.que f.MHiigcT er narrtx enregistrèrent les deux autres buts.Joliette bot Volleyfield Joliette, 17.— Le club Valley- ! field a été vaincu ici hier soir par un résultat de 3 à 1 dans une partie de séries régulières de la Ligue de Hockey Provinciale alors que ie Joliette s’est affirmé supérieur eU ce dernier s’est mis sur un pied d’égalité avec le Saint-Jérôme pour | la première position de la section | nord.Un rallicmcnl à ia deuxième pé- i riode a permis au club Joliette de ! 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- Les formalités requises pour autoriser une paroisse à poursuivre en justice -L'assemblée de paroisse - Exception à la forme maintenue M.le Juge Guibault, de la Cour supérieure, a rejeté récemment sur une exception à la forme la cause des Curé et marguilliers de l’Oeuvre et Fabrique de la paroisse de Saint-Jcan-L’Evangéliste (Bonaventure), contre Dame Blanche Fontaine-Lachapelle, veuve de J.-P.Lachapelle, entrepreneur, et Jacques Lachapelle, entrepreneur, et Yvon Lachapelle.La défenderesse est légataire universelle de feu J.-P.Lachapelle, son époux, et elle a les droits et les obligations dudit J.-P.Lachapelle, dans une entreprise contractée par lui, conjointement et solidairement avec Nazaire Boucher, envers la demanderesse pour la construction de l’église de Saint-Jean-L’Evangéliste; elle a d’ailleurs accepté de continuer cette entreprise après le décès de son mari.La demanderesse alléguait nu’cile était créancière de la défenderesse pour la somme de $5,456.-23; les deux autres défendeurs sont deux des fils de la défenderesse.La demanderesse se plaignait d’un transport de la défenderesse à son fils Jacques de tout l’outillage d’entrepreneur provenant de feu son mari, pour une somme de $925, le tout étant, prétend-elle, faux, simulé et nul; elle prétendait aussi oue cet outillage avait une valeur d’au moins $3,000.Elle se plaignait d’une vente de la défenderesse à son fils Yvon du seul immeuble qu’elle possédait, un terrain dans la ville de Saint-Ours; elle prétendait aussi que cette vente et le prétendu paiement étaient simulés et nuis; elle ajoutait que les deux défendeurs connaissaient au moment de ces transactions l’insolvabilité de leur mère, le déficit de $10,000 des opérations de la société Boucher et Lachapelle dans la construction de l’église, etc.La demanderesse concluait h 1 annulation de ces transactions.La défenderesse a présenté une exception à la forme pour faire rejeter l’action sauf à se pourvoir, parce que les prescriptions du droit canonique et paroissial qui régissent la ^ demanderesse n’auraient pas été observées pour la formation des procédures de celte cause, La demanderesse, pour intenter la présente action, s’appuyait sur une résolution d’une assemblée des anciens marguilliers et des francs-tenanciers tenue le décembre 1935.Mais dans cef jéli-bération il n’était pas ques .on de procédures en annulation de contrats intervenus entre la défenderesse et ses fils; on ignorait vraisemblablement alors l’existence de ces contrats; de plus il n’était pas question dans la resolution d’une réclamation à faire valoir contre la défenderesse.La délibération contient seulement la mention que la fabrique a été obligée de payer une somme de $t,535.52 à certains créanciers de ses entrepreneurs Boucher et Lachapelle, qu’elle a, de plus, contre la même société une créance de $505.16, et qu’elle a du dépenser $810 pour compléter la construction de l’église.C’esj pour ces raisons que les marguilliers anciens et nouveaux et les francs-tenanciers décident d autoriser M.le curé à exercer toutes procédures pour recouvrer jesdites créances contre l’un ou 1 autre des deux associés Boucher et Lachapelle.11 n’y est donc pas question de poursuite contre la défenderesse ni contre ses fils.Et donc la fabrique n’a jamais été autorisée à intenter la présente ac-uon Et pourtant la demanderesse nvad besoin d’une telle autorisation, car “ce n’est pas tout, dit le autoriser des procédures judiciaires; il faut indiquer d’une façon suffisante quelle personne ces procédures doivent atteindre, quelle cause d’action on désire invoquer, quel lien de droit peut exister entre les parties au procès auquel 1 on veut donner origine.En tant que les défendeurs sont concernés l'autorisation invoquée ne contient aucun de ees éléments.Dans tous les cas, autoriser une poursuite judiciaire contre Pierre.nptSti P?'- autoriser une contre Paul L est 1 evidence même.” Les défendeurs dans leur exception à la forme soulevaient un autre moyen en soutenant que rassemblée conjointe des anciens et nouveaux marguilliers et des franes-tenanciers n’avait pas juridiction pour autoriser les procédures judi-ciaires indiquées dans la délibéra- i nr/ en,core !m,ins' Pour autoriser la présente action pauüenne.L assemblée ne groupait que les anciens et nouveaux marguilliers et les francs-tenanciers, et.par consé quenl, certains paroissiens a délibération du 22 décembre 1935 contre Boucher et Lachapelle, ou contre l’un ou l’autre de ces deux associés, ne visaient pas le recouvrement de revenus courants ou ordinaires de la fabrique.Or, si déjà on peut tenir que la matière faisant l’objet de la délibération du 22 décembre 1936 ne se rapportait pas aux revenus ordinaires de la fabrique, à combien plus forte raison ne doit-on pas reconnaître que la présente action paulienne dépasse les bornes de l’administration ordinaire et journalière de la fabrique?“Au surplus, la difficulté dans le cas présent roule sur la question de savoir si les francs-tenanciers seuls avaient le privilège de faire partie de l’assemblée du 22 décembre 1935 ou si les paroissiens tenant feu et lieu devaient aussi être convoqués à cette assemblée et en faire partie.“Au dire de la demanderesse, la convocation des paroissiens tenant feu et lieu n’est nécessaire que lorsqu’il s’agit d’élections de marguilliers ou de reddition de comptes.Nous ne sommes pas prêts à souscrire à cette proposition, mais en examinant de près la résolution e' le procès-verbal de l’assemblée du 22 décembre 1935, on y constate que celte réunion était convoquée pour permettre aux anciens et nouveaux marguilliers ainsi qu’aux francs-tenanciers de rendre compte de ce que la fabrique avait été forcé de payer aux créanciers de MM.Boucher et Lachapelle el du montant de la créance que la fabrique avait contre ces derHiers.“Il était donc au moins question d’une reddition rie comptes partielle intéressant les paroissiens tenant feu et lieu.“D’ailleurs, est-ce que tous les paroissiens, qu’ils soient propriétaires ou qu’ils tiennent feu et lieu seulement, ne sont pas intéressés à ce qu’on ne les engage pas, sans leur consentement, dans des procès susceptibles parfois d’entraîner des frais ruineux pour leur paroisse?Poser la question, c’est la résoudre”.Le juge ajoute de plus que ce fut une erreur de ne pas désigner le procureur de la fabrique à l'assemblée du 22 décembre 1935, ou a laissé le choix du procureur au curé, alors que selon les auteurs il est exigé que la nomination du procureur soit faite, par l’as-s.’inblée elie-même.Le juge laisse de côté, parce que ce n’est pas nécessaire de résoudre la question, un autre argument des défendeurs, au sujet de la permission de poursuivre après la nomination d’un séquestre intérimaire à la suite de la pétition en faillite de la demanderesse contre la défenderesse.Il discute ensuite un argument de la demanderesse, à savoir que l’approbation par l’évêque de la délibération du 22 décembre 1935 couvre toutes les irrégularités qui pourraient s’y trouver.Le juge note que cette approbation n'est pas mentionnée dans la déclaration, et il se demande si ee ne serait pas méconnaître les règles élémentaires de la procédure que de permettre à la demanderesse de se retrancher sur un terrain qu’elle n’a pas cou-verl.Il poursuit; “Mais même en tenant compte de cette approbation, doit-on reconnaître qu’elle peut au besoin remplacer l’autorisation de l'assemblée de paroisse ou bien encore faire disparaître les irrégularités essentielles qui peuvent entacher celte autorisation?_ “I.e droit paroissial, tel que nous 1 interprétons, exige que les fabriques n’entament pas un procès sans y être autorisées par une délibération de rassemblée de paroisse.Et m telle délibération n’existe pas, ou si elle est nulle pour cause d’irré gularités essentielles, rien à notre sens ne peut ni dans un cas ni dans l'autre, lui donner une existence juridique qu elle ne possède pas.De même que l'évêque ne peut autoriser un procès sans le consentement des paroissiens régulièrement réunis en assemblée, de même l’évêque ne peut, par son approbation, rendre valide une délibération frappée de nullité absolue et conséquemment considérée comme in- Leâ honoraires d'un notaire Décision du juge McDougall M.le juge McDougall a décidé hier que le notaire qui atteste un contrat déjà prêt en y ajoutant sa signature et son sceau a droit aux honoraires fixés par le tarif nota-rial.La firme Canadian Canners Ltd, de Hamilton, avait retenu les services du notaire J.-Arthur Pérodeau pour des contrats de fiducie et d’hypothèque pour un montant de $5,000,000 et le notaire envoya un compte de $2,318.La compagnie refusa de payer en disant que le montant était trop élevé, qu’elle avait donné au notaire des copies imprimées des contrats, et qu’il n’avait eu qu’à les faire certifier, y faire ajouter quelques signatures, et y faire quelques additions.Tout le travail était prêt le lendemain du jour où les documents ont été remis au notaire.Le juge a dit dans son jugement que si la Cour était libre de juger la question seulement sur la base des services rendus, du temps consacré à ce travail par le notaire et de l’attention requise en pareil cas, il est certain que le montant devrait être considéré comme trop élevé.Mais la loi donne au notaire des privilèges et stipule un tarif pour ses services professionnels.Les documents avaient été préparés par un bureau d’avocats en Ontario, mais dans la province de Québec l’hypothèque devait être enregistrée après avoir été revêtue de la forme notariale obligatoire.En conséquence, on porta au demandeur en la présente cause les documents préparés d’avance et tout imprimés.Le notaire, après les avoir lus, fut obligé de les modifier pour leur donner la formule notariale en ajoutant un feuillet au début et un autre à la fin, en les faisant signer, et en les déposant à son greffe.Il s’occupa ensuite de l’fen-registrement et en délivra des copies, quatorze en tout.Il avait cependant reçu ces copies déjà imprimées.Il y ajouta sa signature et son sceau après les avoir rendues conformes à l’original.Pour avoir authentiqué l’acte il a droit à ses honoraires comme s’il avait rédigé l’acte lui-même.Ici le notaire avait eu à ajouter deux feuillets à un contrat contenant déjà plus de deux cents feuillets.Le juge a dit qu’en fait le notaire a chargé un peu moins que la somme à laquelle il avait droit.Il a condamné la compagnie à payer le solde dû sur le compte du notaire, Prix dé détail, loyers et coût des services j ¦¦ ¦ Le nombre-indice des prix dp j détail, des loyers et du coût des | services du Bureau Fédéral de la | Statistique sur la base de 1926-100 j est passé de 81.5 en octobre à 81.7 en novembre.Cette avance est en | grande partie attribuable à l’aug- j mentation des denrées alimentaires | et du combustible.Les prix de détail seuls, y compris les denrées alimentaires, le charbon, le coke, le vêtement, les articles de ménage, etc., ont avancé de 76.9 à 77.2.L’indice est resté à 79.2 pour novembre après en avoir enlevé les denrées alimentaires.L’indice de 46 item de denrées alimentaires est passé de 74.4 à 75.0, des réductions dans le beurre, les pommes de terre, les oignons et la viande étant plus que contre-balancées par l’avance du prix des oeufs et des haricots.Une avance modérée du charbon et du coke a fait passer l’indice du combustible de 86.3 à 86.7.Chaînes de magasins de denrées alimentaires en 1935 Il y avait 86 chaînes de magasins alimentaires au Canada en 1935 avec 2.309 magasins et des ventes de $105,635,Q00 comparativement au même nombre de chaînes avec 2,395 magasins et des ventes s’élevant à $104,912,800 en 1934.Malgré le nombre inférieur d’unités, les ventes accusent une légère augmentation sur l’année précédente, ce qui indique une augmentation plus substantielle dans les affaires des magasins en opération.Les ventes de la Colombie Britannique, de l’Alberta el de la Saskatchewan ont augmenté de près de 10 p.e., mais elles sont en grande partie contre-balancées par la diminution de celles du Nouveau-Brunswick et du Québec.Comme résultat, le gain net pour tout le Dominion n’est que de 1.7 p.c.n y raS co"A’ot,llés: ceux tenant feu et lieu.Ce n’était donc pas une assemblée générale des parois siens, et, cependant, cette assem blce generale des paroissiens élai nécessaire à la validité de ta riélibé-ration requise pour entamer un pro-çès dit le juge, qui cite à ce su jet plusieurs auteurs.existante.Le tribunal, du reste.est persuadé que l’Ordinaire ne re- » • venriique guère Je privilège d’auto-i Professions Ct metlCrS riser des procès que ryssenihlèc paroissiens réprouve ou qu’elle n\i HOUVCOUX écKsvin- pas régulièrement autorisés.- “Bien dans les observations oui Voici ,a profession ou le metier précèdent ne doit être interprété i
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