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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1999, Collections de BAnQ.

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# 526 Expiration : 9999 Bibliothèque nationale du Québec-Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 MOUR AVEC LA POMME DE TERRE ISIER CQMPiæi LES PESTICIDES ET LA SANTÉ • LES DANGERS • LES SOLUTIONS LES ACTIONS CONCRETES NOUS ACHETONS DES GRAINS CERTIFIÉS BIOLOGIQUES produits au Québec.Soya, blé dur de printemps, blé tendre blanc, al (418) « 0 seigle/sarrasin, etc.¦'W CONTACTEZ-NOUS 3-3688 114, Saint-Jean Nord Sainte-Claire (Québec) Canada GOR 2V0 Télécopieur: (418) 883-2662 uits céréaliers biologiques près de chez vous.^ Moulées équilibrées en poches pour volailles, chèvres, porcs et vaches.Recettes maison ou sur mesure Homestead Organics NOUS ACHETONS LES RECOLTES 1999 Pour les moulées soya, maïs, orge, b lé, avoine, pois et les sous-produits de soya, lin, canola et blé Pour l'alimentation soya, blé, lin, sarrazin, seigle, épeautre, etc.Enfin une source fable de moulées biologiques! 1, Union Street, Berwick, Ontario KOC 1G0 • Tél.: 613.984.0480 www3.sympatico.ca/homestead.organics Distribué au Québec Nous sommes à la recherche de dépôts et de détaillants (commission disponible) certifié biologique par GARAN t, O CIN BiC-bulle Le magazine québécois de l'agriculture biologique NUMÉRO 22 - SEPTEMBRE 1999 SSIER PESTI 19 3,7 millions de kilogrammes peuvent-ils affecter l'environnement?par anne-marie coulombe 21 les pesticides et la santé par le dr Kelly Martin 25 impacts sur la santé de la faune et de l'humain par pauline brousseau et michel fournier 4 mot du rédacteur 5 échos du cab LA SOLUTION, ACHETER BIO mm concours 29 Agriculture soutenue par la communauté, «c'est le temps des récoltes» partenariat producteurs/consommateurs 7 bio-branché.par barbara vogt, équiterre par nicole fraser 29 le groupe d'achat.8 bio-capsules une autre façon de s'approvisionner 40 nouvelles de la certification par ross lessard, coop d'alentour 30 votre panier d'épicerie 41 OCia, par monique scholz échos des régions 32 l'agriculture biologique, une meilleure qualité nutritive?par Christine ouellet EN AMOUR AVEC LA POMME DE TERRE ACTION CONCRÈTES 10 il y en a pour tous les goûts 34 des pelouses à tout prix?12 par nicole fraser culture de la pomme de terre par édith smeesters, nature-action 36 le déchaumage des prairies.18 par yves gagnon la santé par les aliments : pourquoi et comment?la pomme de terre par claude gélineau par francine et jean-claude rodet PAGE COUVERTURE : « SPARTAN EN MURISSEMENT» PHOTO : SERGE LAFOND BIO-BULLE NUMÉRO 22 du rédacteur UF! C’est reparti pour un automne chaud.Dans quelle mesure les colloques et les autres rencontres organisées à cette période de l’année permettront-ils de faire avancer le secteur de la consommation bio?C’est votre participation qui nous le dira.PARTICIPATION.C’est la clé du « Mieux Vivre Il FAUT PLUS QU’UNE PARTICIPATION DU BOUT DES LÈVRES OU DES DOIGTS.Il faut une participation comme celle des producteurs agricoles, qui ont à cœur de vous fournir des aliments vivants, des aliments sans poisons.Des producteurs, des jardiniers, des transformateurs qui ont les mains dedans tous les jours de l’aurore jusqu’à tomber de fatigue.Un engagement de tous les instants.Depuis bientôt 30 ans, la production d’aliments biologiques se prépare à prendre sa place au Marché.La qualité y est, la variété y est aussi, la santé pourrait y être.À condition de participer à ce mouvement.Participer, pour la majorité d’entre nous tous, cela veut dire augmenter la part du biologique dans notre alimentation quotidienne.Pour d’autres, cela veut dire compléter notre démarche et acheter en totalité des aliments biologiques.Pour plusieurs, ce serait passer de la parole à l’acte.Ce sera, pour vous, de commencer à acheter bio.Le dossier principal de ce numéro mémorable de Bio-bulle devrait jouer son rôle de sensibilisation.Les pesticides ne font pas assez peur.Le danger à consommer des aliments pouvant contenir des résidus de pesticides est réel.Ce n’est pas un mythe, c’est une bombe à retardement.La solution est si simple : ACHETER BIO.EN TOUTE CONFIANCE ! C’est votre assurance de qualité.Votre assurance de santé.Sans courtier d’assurance.C’est un peu plus cher, je vous l’accorde, mais c’est tellement plus agréable de rouler en Mercedes! Comprenez-vous?Choisir le bio, c’est plus qu’un choix santé, c’est aussi un choix de société, une société sans poisons.Je vous invite à utiliser les moyens mis à votre disposition pour mettre du bio dans votre assiette.les groupes d’achat, les paniers ASC et les boutiques spécialisées en alimentation saine.Si vous avez l’habitude de privilégier les grandes chaînes d’alimentation, et que vous n’y retrouvez pas votre panier bio, alors demandez, ou mieux, exigez-en.BiC^bulle Le magazine québécois de l'agriculture biologique NUMÉRO 22 - SEPTEMBRE 1999 Bio-bulle est une réalisation du Centre d'agriculture biologique de La Pocatière * L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.* La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition d'en mentionner la source.Rédacteur en chef : Serge Lafond Courriel : serge.lafond@cab.qc.ca L'équipe de rédaction est constituée des collaborateurs suivants : Céline Caron, Nicole Fraser, Yves Gagnon, France Gravel, Danièle Laberge, Francine et Jean Claude Rodet, Édith Smeesters et Monique Scholz.Ont collaboré à ce numéro : Dr Pauline Brousseau, Christiane Cossette, Anne-Marie Coulombe, Dr Michel Fournier, Claude Gélineau, Ross Lessard, Dr Kelly Martin, Christian Nanchen, Christine Ouel-let et Barbara Vogt.Révision : Denis Dumont Conception et montage : Studios Sigma, 418.852.3088 Courriel : ssigma@globetrotter.qc.ca Impression : Les Impressions Soleil, La Pocatière Vol.11, no 4 - septembre 1999 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins contactez : Nathalie Lafond Téléphone : 819.826.6722 Télécopieur : 819.826.1246 * Date de tombée : 29 octobre 1999 * Date de parution : Novembre 1999 ABONNEMENT Canada (taxes incluses) 1 an (6 numéros) : 28,76 $ 2 ans (12 numéros) : 51,76 $ International (6 numéros) : 46 $can Membership au CAB : 46 $ par année (Abonnement compris) Pour nous rejoindre : Centre d'agriculture biologique Service à la clientèle, a/s de Thérèse St-Laurent 401 rue Poiré, La Pocatière, Québec, GOR 1Z0 Téléphone : 418.856.1110, poste 340 Télécopieur : 418.856.2541 Courriel : info@cab.qc.ca Envoi de publication - enr.no 10 388 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 O BIO-BULLE NUMÉRO 22 Échos du CAB La couleur de cette page de couverture attend encore f^\ vos inscriptions! annoncez vos produits ou vos services dans 1 ou 2 rubriques Vu le peu de réponses obtenues durant la période estivale, le Répertoire d’adresses utiles en agriculture biologique et durable ne sera lancé officiellement que le 30 novembre, lors du Colloque CPVQ/bio.délai d'inscô?'TV SS Il est encore temps de vous inscrire! Le répertoire, une trentaine de rubriques touchant aux domaines de la production : fermes, lutte intégrée, compost, machinerie, services conseils; de l’environnement : associations, personnes-ressources, produits écologiques; de la santé et du jardinage, est l’outil indispensable pour être rejoint.Il ne sera pas réédité avant 2 à 3 ans.NE TARDEZ-PAS, VOUS RISQUEZ DE MANQUER, POUR 10 $, CETTE OCCASION UNIQUE DE VOUS FAIRE CONNAÎTRE! Si vous avez égaré ou n’avez pas reçu la documentation utile, faites-le nous savoir au 418.856.1110 poste 338, par fax au 418.856.2541 ou par courriel à info@cab.qc.ca.J www.cab.qc.ca Nicole Fraser, d.t.a.nicole.fraser@cab.qc.ca Bonjour à vous, chers amis de l’inforoute! Le Centre d’agriculture biologique vous a fait un cadeau tout dernièrement: un site internet gorgé d’informations, facile d’accès et ouvert à la télécharge (ce qui est important vu que la plu-part d’entre nous naviguons encore à l’aide d’un modem), et sur lequel nous avons fait une place pour que les entreprises bio puissent s’afficher.Je me sens un peu coupable de l’avoir abandonné à son sort pendant tout l’été : si jeune, il aurait sûrement profité de quelques mises à jour.Cela ne fait rien, je suis de retour et pleine d’énergie.J’ai quelques bonnes idées qui vont permettre de l’améliorer et, surtout, j’ai tout le temps devant moi pour le nourrir, l’étoffer et vous rassasier d’informations pertinentes, importantes et parfois même amusantes.LA PLACE DU MARCHÉ BIO A votre service! En effet, si l’on veut que notre site soit dynamique, il faut que vous y soyez.Plusieurs parmi vous se sont déjà inscrits et c’est magnifique, car les internautes se rendent compte qu’il y a des entreprises biologiques un peu partout au Québec.Je suis d’avis que cela va contribuer au développement du secteur.Déjà, des internautes m’ont demandé s’ils pouvaient se procurer des aliments biologiques dans leur région.Je les réfère à la section Produits bio (que je rebaptiserai bientôt Place du Marché, plus sympathique, non?), et si certaines régions commencent à être bien garnies, d’autres n’affichent qu’une seule entreprise.Même si la promotion du site a été modeste jusqu’à maintenant, c’est plus de 2500 clics par jour qu’il reçoit; imaginez lorsque la promotion battra son plein.Ce service vous est offert à un coût minime; les sommes recueillies nous permettent d’entretenir partiellement le site.Contactez-moi pour de plus amples informations ou encore pour connaître nos promotions.Encore mieux, venez nous rencontrer au salon Manger santé qui se tiendra les 2 et 3 octobre à Montréal.Nous aurons peut-être quelques surprises pour vous! BIO-BULLE NUMÉRO 22 e im^fOVILUr Cfe"piSPONIBLE AU CAB au coût de 1695$ (2153$/taxes et frais de manutention inclus) André Fouillet technicien-fromager en fromages de spécialités dispense cours, conseils et conférences, sous le thème Un bon lait pour un bon fromage : défi d’aujourd’hui, réalité de demain o O HUS'#; UN SITE WEB A VOTRE IMAGE UN HEBERGEMENT PROFESSIONNEL DES APPLICATIONS INTERACTIVES Tocnr DES SOLUTIONS REELLES POUR LE MONDE VIRTUEL Téléphone : (418) 721-2423 http://www.rgbtech.com Une gamme de produits et services axés sur l’indépendance.sans résidus de pesticides sans gras sans OMG sans traitements prétention! du Grand-Portage LES EDITIONS COLLOÏDALES Semences issues de nos jardins, formation en culture écologique, ateliers pratiques, visites de jardins, livres traitant de culture écologique et d’autarcie, consultation Pour information : Téléphone et télécopieur : 450.835.5813 Courriel : colloidales@pandore.qc.ca • Web : www.pandore.qc.ca/~colloidales/ Catalogue et dépliants gratuits, sur demande O BIO-BULLE NUMÉRO 22 * Les quantités et la variété des pesticides actuellement utilisés sont beaucoup plus importantes qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire.La toxicité des pesticides montre des différences qualitative et quantitative quant à leur influence sur les enfants et sur les adultes.Les nourrissons et les enfants peuvent subir des conséquences fâcheuses lors d’expositions plus réduites aux produits toxiques; ceci est dû à des vitesses métaboliques différentes, à de plus grandes surfaces d’absorption et à des diètes plus concentrées en certains aliments riches en pesticides.De plus, ils peuvent subir des conséquences importantes au plan neurologique ou endocrinien, des cancers ou des troubles de comportement que l’on ne rencontre pas chez l’adulte.Ceci est dû aux expositions critiques durant la phase utérine et durant certaines périodes de croissance.>¦ La « tolérance » constitue le mécanisme le plus important par lequel sont déterminés les niveaux de pesticides maximaux acceptables dans les aliments.La tolérance (au niveau des concentrations) est principalement basée sur les résultats d’essais menés par les manufacturiers de pesticides et elle est supposée indiquer les plus hautes concentrations de résidus présents dans des conditions normales d’utilisation en agriculture.Les tolérances ne sont pas basées principalement sur des considérations de santé.1 La médecine clinique et la recherche doivent s’assurer que les niveaux maximaux « alloués » sont basés sur des considérations de santé - ceci autant pour les niveaux trouvés dans les aliments que pour ce qui peut être retrouvé dans l’eau et le sol à la suite des applications.>• Les systèmes actuels de réglementation prennent seulement en considération le niveau d’exposition moyen de la population entière.En conséquence, les variations d’exposition aux pesticides dues aux différentes diètes, les risques pour la santé en fonction de l’âge et des autres facteurs comme la répartition géographique (milieu agricole ou non) de la population ou l’ethnicité ne sont pas pris en considération.1 >¦ L’alimentation est une source importante d’exposition aux pesticides.1 REVUE DE LITTÉRATURE PAR DR.KELLY MARTIN, CCFP-EM ENVIRONNEMENTAL HEALTH COMMITY FOR FAMILY PHYSICIANS TRADUCTION SERGE LAFOND, B.SC.EN QUOI LA QUESTION DES PESTICIDES CONCERNE-T-ELLE LES MÉDECINS ET LA POPULATION EN GÉNÉRAL?Q Est-ce que l’exposition chronique aux pesticides par la nourriture et l’eau, la surface des gazons traités, les surfaces de jeu et les maisons peuvent causer des effets à long terme sur la santé comme des malformations à la naissance, des problèmes graves du système nerveux ou l’augmentation des maladies du comportement, le mauvais fonctionnement du système immunitaire ou endocrinien et des cancers?IR.Le Comité sur les pesticides dans l’alimentation des nourrissons et des enfants (CPDIC) a conclu que « la population court un grand risque en ce qui concerne les niveaux de résidus de pesticides actuellement considérés comme acceptables» et que « les données actuelles suggèrent fortement que l’exposition à ces composés neurotoxiques, aux niveaux considérés comme sécuritaires pour des adultes, peuvent causer des pertes permanentes de fonctions cérébrales lorsque ces expositions aux pesticides surviennent durant l’importante période de développement cérébral (fœtus et jeune enfance).»1 Les toxicologues s’entendent sur l’estimation du danger (par extrapolation des études et expériences menées sur des rongeurs) que les pesticides ont le potentiel d’être toxiques aussi pour l’humain, potentiel qui inclut plusieurs différents agents toxiques.De récentes études sur des humains exposés aux pesticides, comme celle de Leiss et al.ont démontré le lien de cause à effet entre, d’une part, les traitements domestiques (gazons, haies, ect.) et les sarcomes des tissus mous, et, d’autre part, l’u- tilisation des barres antiparasitaires (style Vapona) et les leucémies chez les enfants.2 Des découvertes semblables sont rapportés par Gold et al.qui annoncent un lien entre les traitements insecticides par les exterminateurs domestiques et les tumeurs aux cerveaux3; Lowengart et al.rapportent une association entre l’utilisation de pesticides à la maison et au jardin et les leucémies.4 Plus récemment, Davis et al.ont trouvé des ratios allant jusqu’à 6,2 pour 1 pour plusieurs expositions spécifiques d’enfants aux pesticides et le cancer du cerveau.5 Q Est-ce que nous, comme corps médical, pouvons assurer que les pesticides, en tant que risque pour la santé publique, sont bien surveillés et contrôlés pour assurer une adéquate protection de la population?Le CPDIC1 a démontré que c’était particulièrement risqué pour les nourrissons et les enfants de consommer des produits ayant des résidus toxiques provenant des pesticides.Ces données sont transférables pour la population canadienne, et nous, en tant que médecins, devons nous assurer que notre système de santé publique prenne les moyens pour déterminer les niveaux maximaux admissibles de pesticides dans les aliments, qui soient basés sur des résultats en santé humaine.De plus, il faut s’assurer qu’il y ait de la sensibilisation et même des restrictions sur l’utilisation domestiques et institutionnelle de pesticides mettant des enfants et des adultes en contact avec des niveaux importants et chroniques de pesticides.Nous devons finalement supporter l’utilisation et le développement d’alternatives non toxiques, comme l’agriculture et le jardinage biologiques.BIO-BULLE NUMÉRO 22 O iDossier pesticides JL POURQUOI LES PESTICIDES SONT-ILS SI INQUIÉTANTS POUR LA SANTÉ?La plupart des pesticides agissent en perturbant (ou en interrompant) le fonctionnement du système nerveux.Les effets toxiques généralisés que l’on rencontre après de vives expositions sont bien documentés et le CPDIC conclut, d’après les nouveaux résultats d’études, que les effets neurologiques et comportementaux peuvent résulter de bas, mais constants, niveaux d’exposition aux pesticides organophosphates et aux carbamates.1 Ce sont des pesticides couramment employés au Canada; on les retrouve dans les aliments, dans les pesticides pour utilisation sur les gazons et autour de la maison (et jardins) et dans les produits à utilisation domestique.L'EXPOSITION AUX PESTICIDES L'exposition survient à la suite de l'ingestion de nourriture et d'eau « contaminés », mais aussi par la peau ou par les voies respiratoires.PAR LES ALIMENTS Quoique plusieurs pesticides soient appliqués sur un même produit, aucun calcul n’est effectué pour déterminer les résidus de ces multiples applications sur les aliments.Plusieurs produits alimentaires vont donc avoir des résidus de plusieurs pesticides différents.Agriculture Canada rapporte qu’en moyenne, les pêches consommées au Canada ont des résidus de 31 pesticides.6 La majorité de ceux-ci agissent sur les mêmes cibles : le système nerveux central et le système parasympathique.Même si les résidus d’un pesticide peuvent ne pas excéder le niveau maximal permis, un certain nombre de pesticides de la même classe, agissant sur le même site physiologique, vont avoir un effet cumulatif et possiblement toxique.PAR L'EAU ^Les pesticides sont couramment retrouvés dans l’eau consommée en milieu rural et par les populations urbaines.On a retrouvé les résidus de 39 pesticides et leurs produits de dégradation dans les eaux de plusieurs nappes phréatiques aux États-Unis et au Canada.' ^Les niveaux «acceptables» de pesticides dans l’eau sont calculés sur la base de leur toxicité pour les adultes qui sont exposés.Mais encore une fois, les jeunes sont exposés à une quantité considérablement supérieure de résidus potentiellement toxiques parce qu’ils consomment en moyenne 4 fois leur poids en eau.1 ^ Des résidus de pesticides qui sont classés « à utilisation restreinte ou très restreinte », parce qu’ils sont très toxiques et dangereux pour la santé ont aussi été retrouvés en quantité significative dans les sources d’eau potable.1 ^Les pesticides entrent dans le réseau d’eau potable lorsqu’ils sont lessivés du sol ou des plantes contaminés après qu’ils ont été vaporisés à la maison, sur les gazons, les bordures de chemins et les terres agricoles.PAR L'ABSORPTION RESPIRATOIRE ET CUTANÉE ^Les nourrissons et les enfants peuvent absorber assez de pesticides par la peau pour que cela devienne toxique.Il y a un certain nombre de rapports où des enfants présentent des symptômes d’empoisonnement au second degré après avoir joué sur des gazons ou des surfaces où il y avait eu des applications de pesticides.7 La surface de contact disponible par unité de poids des enfants est près du double de celle des adultes; les enfants ont beaucoup plus de surface de peat sans protection qui peut être en contact avec ces surfaces.De plus, les enfants ont tendance à mettre tout dans leur bouche et, par le fait même, des objets qui ont pu être exposés à des surfaces contaminées.Il faut aussi réaliser que les adultes absorbent aussi des résidus de pesticides par ces sources de contamination, ce qui contribue à l’exposition chronique (phénomènes d’accumulation).^"Les répulsifs à insectes piqueurs et pédicu-locides (ex.traitement contre les poux) sont des expositions concentrées qui sont absorbées par la peau (même par la peau intacte).Il y a des rapports où des enfants ont développé des maladies comportementales, des encéphalites, des ataxies, des crises et des comas à la suite de certaines expositions cutanées8.Des corrélations neuro-comportementales ont été trouvées entre les expositions cutanées et des symptômes affectifs, des insomnies, des crampes musculaires et des problèmes urinaires.9 ^Les agriculteurs sont régulièrement exposés aux pesticides.Lors des arrosages de leurs champs avec des herbicides (contre les mauvaises herbes), ils sont principalement contaminés par la peau; ceux qui sont exposés plus de 20 jours par année développent 6 fois plus de lymphome non-Hodgkins.10 ^Les pesticides sont aussi transportés par le vent puisqu’ils sont retrouvés à des distances impressionnantes des lieux d’application.L’interdiction d’utiliser les pesticides organochlorés (comme le DDT) au Canada n’a pas éliminé l’exposition des Canadiens à ces substances, étant donné que l’air, et ensuite l’eau et les aliments, traversent les frontières sans arrêt.KWELLADA Communément prescrit par les médecins ou pharmaciens pour le traitement des poux et des gales, ce produit contient du Lindane, un pesticide organochloré.Les organochlorés ont été bannis comme pesticides agricoles principalement à cause de leur neurotoxicité et de leur persistance dans l’environnement.Il y a de plus en plus d’inquiétude quant à leur utilisation médicale, l’utilisation d’un produit neurotoxique sur la tête et dans les cheveux, sachant que celui-ci occasionne des taux de mortalité de plus en plus importants chez les animaux.11 Les médecins (et la population) devraient déjà utiliser les alternatives aux organochlorés disponibles.BIO-BULLE NUMÉRO 22 sier pesticides QUELLE EST LA TOXICITÉ RECONNUE DES PRINCIPAUX PESTICIDES UTILISÉS?LES ORGANOPHOSPHATES ET LES CARBAMATES Exemple : le Diazinon, le Dursban, le Basudin, le Sevin Les organophosphates et les carbamates se lient à l’enzyme cholinestérase et bloquent son action qui est l’hydrolyse du neurotrans-metteur, l’acéthylcholine et par conséquent l’action des systèmes nerveux central et parasympathique.Ceux-ci sont les pesticides les plus employés à l’heure actuelle en agriculture et en horticulture.^Les enfants de moins de 6 mois semblent particulièrement sensibles parce qu’ils n’ont pas encore complété le développement des systèmes acéthylcholinestérases.De plus, leur foie immature est incapable de détoxiquer ces composés.1 ^11 apparaît que non seulement les personnes de ce groupe d’âge sont plus sujets à l’intoxication à cause de différences physiologiques, mais leurs activités, de même que leur alimentation les expo sent plus fortement à des risques d’intoxication.Zwiener et Ginsberg12 ont examiné 37 enfants montrant des symptômes modérés à sévères d’intoxication aux organophosphates ou aux carbamates.Malgré le fait que la majorité le furent par ingestion involontaire, 17% des patients ont développé des signes et symptômes d’intoxication modérée à sévère après avoir joué sur des surfaces traitées avec ces pesticides.1 ^"Des problèmes de la vue sont reliés à l’ingestion d’aliments contaminés par des substances inhibant les composés cholinestérase.1 >*La neurotoxicité dépend du stade de développement du cerveau des personnes atteintes.Comme les différentes structures du cerveau ont différents pics de période de croissance, on reconnaît que, comme dans le cas de l’intoxication au plomb, les expositions durant les périodes prénatales et la petite enfance sont particulièrement toxiques.1 ^Sherman (1995) décrit 4 enfants présentant des imperfections de conformation à la naissance, incluant des anomalies nerveuses et génitales.On a retracé des expositions intra-utérines au Dursban.La littérature montre des cas similaires d’anomalies ou des défauts de conformation chez des animaux ou des enfants exposés à des pesticides organophosphorés.11 LES HERBICIDES CHORPHÉNOXY Les destructeurs de mauvaises herbes pour le parterre et le gazon Exemple : le 2,4-D ou le Killex, le Par 3 Ceux-ci sont un autre groupe de pesticides couramment utilisés au Canada et de par le monde; la plupart du temps, ils sont utilisés pour tuer les pissenlits et les autres mauvaises herbes à feuilles larges dans les gazons, les parcs, les terrains de golf et les cours d’écoles.^L’inquiétude à propos des risques de cancer causé par ces produits est très élevée et motivée par le haut potentiel d’exposition dû à des pulvérisations très répandues.En plus des formulations comme herbicide utilisées sur les gazons et en agriculture, ces produits chimiques sont aussi utilisés dans les traitements pour préserver le bois et pour protéger le cuir ou les tissus contre les taches.^Une étude récente sur le lien entre l’utilisation des pesticides à la maison et le cancer chez les enfants2 a montré des corrélations significatives entre les traitements des parterres avec des pesticides et les « sarcomes du tissu mou » chez les enfants, ainsi qu’entre les plaquettes insecticides et les leucémies infantiles.Les pesticides utilisés dans les colliers pour animaux domestiques se sont révélés cancérigènes pour les animaux, et la forte association avec les leucémies chez les enfants est d’autant plus dérangeante étant donné leur utilisation généralisée et le potentiel d’accessibilité des bébés et jeunes enfants à ces produits.Les problèmes arrivent directement ou indirectement après les applications sur les gazons, les meubles de jardin et les structures d’amusement, de même que lors de l’entreposage des produits à la maison.^ Plusieurs études relient ces herbicides avec le cancer.Des études suédoises ont suggéré que les travailleurs exposés sont de plus en plus à risque de développer « le sarcome du tissu mou», la maladie de Hodgkin et le lymphome non-Hodgkin (LNH).Hoar et al.14 ont établi que l’exposition aux herbicides pendant plus de 20 jours par année multiplie par 6 les risques de développer le LNH.Ces découvertes coïncident avec des études qui démontrent aussi l’incidence du LNH chez les personnes responsables de l’entretien des golfs et chez les agriculteurs.LES ORGANOCHLORÉS Exemple : le DDT, l’Aldrin, le Dieldrin et le Lindane.Ces pesticides contiennent du chlore.Les organochlorés (OC) agissent en interrompant la neurotransmission.Les PCB, qui ne sont pas utilisés comme pesticides, sont aussi des organochlorés avec des effets semblables sur l’humain; et on est donc confronté à un potentiel d’effet cumulatif.-jtf,*»***- p m .wm «s ¦ ^ BIO-BULLE NUMÉRO 22 O i Dossier pesticides ÊS ^Ce qu’il y a de plus inquiétant à propos des organochlorés, ce sont les effets à long terme.L’Agence de protection de l’environnement (États-Unis) a conclu que le DDT, le DDE et le DDD sont probablement cancérigènes.Sur cette base, le Canada et les États-Unis ont banni l’utilisation de ces substances sur leurs territoires (NDLR: mais la production et l’exportation continuent.).Toutefois, ils continuent à être très répandus, représentant ainsi un risque à long terme pour la santé.séquences directes de l’exposition chronique aux pesticides OC.On craint de plus en plus, à propos de l’exposition des humains, que ces produits chimiques puissent causer des effets défavorables sur nos fonctions reproductives.Plusieurs substances chimiques dans l’environnement possèdent une activité œstrogénique; outre les pesticides, il y a aussi les agents œstrogènes donnés au bétail, certains produits employés dans la fabrication des plastiques et une multitudes d’autres.^ Les organochlorés sont encore très largement utilisés dans les pays en voie de développement comme ceux de l’Amérique latine, l’Inde, la Chine et plusieurs autres pays.Les produits alimentaires importés de ces régions du globe sont des sources manifestes de DDT et des autres OC.De plus, ils sont transportés dans l’air, les océans, et ils s’accumulent dans les organismes vivants.15 ^Les aliments sont la principale voie d’exposition.Les aliments qui peuvent contenir du DDT sont la viande, le poisson et la volaille, les produits laitiers, les légumes feuilles et racines.Les poissons du bassin des Grands-Lacs et des eaux douces sont une source importante d’exposition aux OC.^Dans une étude récente (1995), sur les concentrations et la consommation de certains organochlorés dans des aliments frais provenant de cultures ontariennes, on a décelé des résidus d’OC dans tous les aliments.Cette étude couvrait tous les types d’aliments frais produit en Ontario, incluant le bœuf, la volaille, les fruits et les légumes (mais pas le poisson).La consommation des œufs et de la viande est donc aussi une source significative d’exposition aux OC étudiés.16 ^Le même rapport, des ministères de la santé provincial et fédéral, énonce qu’il y a des exemples où le niveau maximum permis de DDT pouvait être dépassé chez les enfants nourris au sein.16 ^De même, le rapport dénonce le danger pour la population vivant près des sites d’enfouissement de produits toxiques.Ces personnes démontraient une exposition plus importante, en grande partie à cause du lessivage des produits toxiques dans le sol.16 ^ Dans le poisson et le gibier, les problèmes de reproduction et de développement sont les con- ^ Le docteur W.Foster, directeur de la section de toxicologie reproductive à Santé Canada, conclut : «Au sujet des expositions environnementales et de la reproduction chez la femme, les conséquences de l’exposition à des contaminants provenant de l’environnement, durant la durée d’une vie, sont difficiles à évaluer et, à partir de la littérature disponible, nous ne pouvons affirmer que le système reproducteur féminin soit affecté de façon irrémédiable.Toutefois, l’absence de données épidémiologiques pour établir hors de tout doute le lien de cause à effet entre les résultats reproductifs défavorables et l’exposition à des produits chimiques présents dans l’environnement, ne veut pas dire que ces liens n’existent pas.Il est possible que des contaminants présents à l’état de trace puissent exercer des effets cliniques subtils sur les fonctions reproductives de la femme, comme un niveau anormal d’hormones stéroïdes.Nous avons besoin d’études mesurant de façon précise certaines données comme la période de grossesse, les taux d’avortement spontané et le cancer du sein, de même que des moyens plus sensibles pour déterminer la charge réelle sur le corps humain de certaines substances toxiques sur le système reproducteur.»17 RÉFÉRENCES 1.National Research Council.Pesticides in the Diets of Infants and Children.National Academy Press, Washington, DC, 1993.2.Leiss, Jack K.and Savitz, David A.Home Pesticide Use and Childhood Cancer; A case-control study.Am J Public Health.85:249-252.1995.3.Gold, E., Gordis, L., Tonasica, J., Szklo.M.Risk factors for brain tumors in children.Am J Epidemiol.1979; 109:309-319.4- Lowengart, R.S., Peters, J.M., Cicioni, C., etal.Childhood leukemia and parents’ occupational and home exposures.J Natl Cancer Inst.1987;79:39-46.5.Davis, J.R., Broumson, R.C., Garcia, R., Bentz, B.J., Turner, A.Family pesticide use and childhood brain cancer.Arch Environ Contam Toxico.1993:24:87-92.6.Neidert, E., Trotman, R.and Saschenbrecker, P,.Agriculture Canada, Agri-Food Safety and Strategies Division.Levels and Incidences of Pesticide Residues in Selected Agricultural Food Commodi- ties Available in Canada.Journal of AOAC International.Vol.77, No 1, J 994.7.Hallberg, G.R.1989 Pesticide Pollution of Groundwater in the Humid U.S.Agr Ecosystem Environ 26:299-368 p.228.8.Oranskey, etal.1989.Seizures temporally associated with the use of DE ET insect repellent- New York and Connecticut.MMWR 38:678-680 in Pesticides in the Diets of Infants and Children.1993.9.McConnell, et al.1987.Health Hazard Evaluation Report in Pesticides in the Diets of Infants and Children.1993.10.Hoar, Z.S., Blair, A., et al.Agricultural Herbicide use and risk of lymphoma and soft tissue sarcoma.IAMA 1886.256.1141-47.11.Fournier, et al.1988 in the Diets of Infants and Children.12.Zwiener, Robert J.and Ginsburg, Charles M.Organophosphate and Carbamate Poisoning in Infants and Children.Pediatrics, Vol.81, No 1.Jan 1988.13.Sherman, J.Chlorpyrifos (Dursban) associated Birth Defects.A Proposed Syndrome.International Journal of Occupational Medicine & Toxicology.Vol.4, No 4, 1995.14- Hoar, S.K., Blair, A., Holmes, F.F.et al.Agricultural herbicide use and risk of lymphoma and soft tissue sarcoma.JAMA 256:1141-1147, 1986.15.Davies, K.Concentrations and Dietary Intake of Selected Organochlorines, including PCBs, PCDDs and PCDFs in Fresh Food Composites grown in Ontario.Canada.Chemosphere.Vol.17, No 2, p.163-276, 1988.16.Health and the Environment : A Handbook for Health Professionals.Prepared by The Great Lakes Health Effects Program Health Protection Branch, Health Canada and The Environmental Health and Toxicology Unit Public Health Branch.Ont.MOH.March 1995.17.Foster, W.Environmental Exposures and Human Reproduction: Women.Head, Reproductive Toxicology Section, Health Canada.Workshop Proceedings: Reproductive Health and the Environment symposium.BIO-BULLE NUMÉRO 22 ossier pesticides LES MODULATEURS ENDOCRINIENS IMPACTS SUR LA SANTÉ DE LA FAUNE ET DE L'HUMAIN L'ère industrielle a contribué à l'introduction dans l'environnement de substances chimiques, dont plusieurs sont persistantes et toxiques.Ces substances ont été associées à bon nombre de mortalités dans la faune de nombreuses régions, dont notamment le bassin des Grands Lacs (incluant le Saint-Laurent), et pourraient être la principale cause du déclin de plusieurs espèces.MICHEL FOURNIER, PHD ET PAULINE BROUSSEAU, PHD INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE (INRS-SANTÉ) Parmi les populations animales en déclin ou menacées, pour lesquelles la question de l’exposition à des toxiques semble avoir été le facteur déterminant, se retrouvent : le béluga du Saint-Laurent, la panthère de Floride, l’alligator et la tortue à oreille rouge du lac Apopka, l’aigle à tête blanche des Grands-Lacs, le vison des Grands Lacs, le saumon du Lac Erié et de nombreuses autres espèces de poissons des Grands Lacs.En général, ces animaux semblent normaux et en santé, mais en réalité ils montrent des atteintes endocriniennes, des pathologies au niveau des organes reproducteurs et du cerveau.Ces atteintes compromettent leurs chances de survie, soit directement, soit en diminuant leurs chances de sortir gagnant de compétitions pour la nourriture et/ou la reproduction.Ces populations deviennent aussi plus sensibles à toutes sortes de pressions telles des épidémies.Devant la menace que représentent ces substances pour la santé humaine et celle des écosystèmes, des actions ont été menées afin de diminuer l’exposition à ces produits chimiques par le contrôle des émissions à la source.Suite à ces Des animaux en apparence normaux et en pleine forme, cachent peut-être des atteinte internes qui compromettent leurs chances de survie.législations, adoptées par les divers gouvernements, le niveau de ces substances dans le bassin des Grands Lacs est rapidement tombé entre 1970 et 1985.Toutefois, depuis ce temps, la concentration de ces polluants s’est stabilisée, sans connaître de nouvelles baisses importantes.Ces premiers succès, quoique importants, n’ont toutefois pas entraîné de modifications dans la santé de la faune, du moins en ce qui concerne les populations.En effet, si les épisodes de mortalités massives ont disparu, des effets plus subtils de ces toxiques au niveau d’un bon nombre de systèmes physiologiques empêcheraient le rétablissement de plusieurs populations fauniques.Dans le domaine de la santé environnementale, les intervenants des milieux académiques, des agences de réglementation et des unités de santé publique, se sont rapidement questionnés sur l’impact pour la santé humaine de l’exposition à ces substances, en particulier par le biais de la consommation d’aliments contaminés.En effet, plusieurs communautés humaines, pour des raisons économiques, culturelles ou sportives dépendent de la faune aquatique comme source importante d’aliments.Cette question est d’autant plus cruciale si on considère l’étendue de la contamination du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.TERRATONIC 9 9 • T E R R AT ONIC TIsmï m il® Ènvironment care taking f TERRATONIC INC.159, rue Centre, Magog QC J1X 3W7 Tél.: (819) 868-1225 Fax: (819) 868-2953 ^ a* re&t - aœô Pour conclure, la notion de modulation endocrinienne par des composés toxiques est assez récente.Cependant, il y a à l’heure actuelle une prise de conscience grandissante des problèmes liés à la dispersion de ces polluants dans l’environnement.Non seulement un grand nombre de chercheurs sont déjà à l’œuvre, mais il y a de plus en plus de collectivités locales et territoriales qui s’impliquent.Notre santé est directement reliée à celle de l’environnement, et c’est la responsabilité de chacun d’entre nous de veiller à sa qualité.DISTRIBUE-VIE 8751, 8e Avenue, suite 100 Montréal (Québec) H1Z 4G5 Téléphone : 514.725.5117 Télécopieur : 514.725.9011 le seul distributeur québécois de FRUITS ET LÉGUMES BIOLOGIQUES CERTIFIÉS au service des producteurs depuis 10 ans IMPORTATION ET EXPORTATION O BIO-BULLE NUMÉRO 22 {La solution, acheta bio- AGRICULTURE SOUTENUE PAR LA COMMUNAUTÉ (ASC) PARTENARIAT PRODUCTEURS/CONSOMMATEURS Le réseau québécois des projets d’ASC entamera sa cinquième année d’existence au printemps 2000.Devant l’intérêt des citoyens et des fermes bio pour ce système de partenariat direct, Equiterre envisage d’accueillir et de soutenir quelques nouvelles fermes pour la prochaine saison.La réunion d’information à l’intention des fermes aura lieu le samedi 25 septembre, de 13K30 à 16 h 30, au local d’Équiterre, 2177 rue Masson, bureau 317, à Montréal.Nous vous recommandons de nous appeler à l’avance pour recevoir le courrier d’information et confirmer votre présence.Pour ceux qui ne pourraient se déplacer ou qui veulent en savoir plus, une pochette de fiches pratiques sur l’ASC, produite au printemps 99, est disponible au coût de 9 $ (frais d’envoi inclus).Cette rencontre s’adresse principalement aux maraîchers biologiques ayant des productions diversifiées, mais aussi aux producteurs et productrices de fruits ou de viandes biologiques, et aux futur(e)s agriculteurs(trices) intéressé(e)s par ce système particulier de mise en marché.Nous ferons une phase de préparation et de sélection dans le courant de l’automne, avec les fermes prêtes à mettre sur pied un projet d’ASC pour la saison prochaine.Rappelons que l’Agriculture soutenue par la communauté est un principe de partenariat direct entre des producteurs et des groupes de consommateurs (voir l’article dans le Bio-bulle numéro 21, page 7).La ferme s’engage auprès de ses partenaires à fournir des paniers variés (en général légumes, fines herbes et un peu de fruits) tout au long de la saison.De leur côté, les consommateurs deviennent solidaires de la ferme en achetant à l’avance une part de récolte.Ces projets incluent une dimension d’échange avec une réunion d’information et d’inscription au printemps, la livraison au point de chute, des journées à la ferme pour la visite ou des coups de main aux champs, etc.Equiterre, organisme sans but lucratif dont la mission est de promouvoir des choix écologiques et socialement équitables, coordonne ce réseau depuis 1996.Pour plus d’informations, contactez Barbara Vogt au 514.522.2000 et 1.877.ASC.6656 (sans frais).Équi terre LE GROUPE D'ACHAT UNE AUTRE FAÇON DE S'APPROVISIONNER Il ne fait aucun doute (surtout si vous êtes un lecteur assidu de Bio-bulle) que l’agriculture biologique est une des principales solutions aux problèmes environnementaux qui nous affligent.Pour s’approvisionner bio, on pense immédiatement aux magasins de détail ou encore aux fermes qui ouvrent des kiosques pendant l’été.Il est une autre façon de s’approvisionner, moins connue, mais qui gagne de plus en plus d’adeptes : le groupe d’achat.Le groupe d’achat est un regroupement volontaire de familles (de 5 à 50, et plus) qui fait quelques commandes par année (ou même par mois).A ce niveau, la Coopérative d’Alentour est sans contredit le leader au Québec.Depuis déjà 20 ans, une portion importante des ses ventes se rapporte au service à ces groupes.Au début, c’était surtout en Estrie, mais la disparition de la Coopérative la Balance il y a près de 10 ans lui a donné l’occasion d’étendre son service à tout le Québec : Abitibi, Lac-Saint-Jean, Bas-du-Fleuve, Gaspésie, Iles-de-la-Madeleine, Maritimes et même le Grand Nord! Le service s’est beaucoup développé ces dernières années : prix et qualité sont toujours au rendez-vous et les membres des groupes n’ont désormais plus besoin de se séparer de gros formats, la Coop le fait pour eux et regroupe individuellement les commandes.On recherche aussi le taux de transport le plus avantageux (leur propres camions, des transporteurs commerciaux ou des groupes organisés par région).Son éventail de produits bio s’est aussi beaucoup étendu avec le temps : grains, légumineuses, noix, beurres de noix, boissons de soya, confitures, jus, café, sauces et condiments, épices, farines, fromages, quelques fruits et légumes, fruits secs, grains à germer, huiles, pâtes, pains, sucre, etc.Elle s’appuie aussi sur la solide réputation de quelques-uns de ses partenaires : on n’a qu’à penser à Eden, Orphée, Américain Health, Once Again, Lone Pine, Sobaya, Frontier, Nutrisoya.La Coop d’Alentour en est aussi à ses premières démarches vers une certification biologique de ses propres opérations.Si vous voulez en savoir davantage ou obtenir une liste de prix gratuitement, n’hésitez pas à nous appeler au 819.562.3443 ou à nous écrire par courriel à coop.alentour@qc.aira.com.BIO-BULLE NUMÉRO 22 Votre panier d'épicerie Commandez par téléphone ou par télécopieur 20 S minimum Fruits et légumes certifiés biologiques Livraison à domicile hebdomadaire (Bas Saint-Laurent/Edmunston) Demandez votre liste de produits et de prix Tél.: 418.497.3260 Téléc.: 418.497.3261 Fraîcheur Qualité Choix VIGNOBLE DES NÊGONDOS 3 vins [flancs • 2 vins rouges Carole Desrochers Mario Plante 7100, rang Saint-Vincent Saint-Benoît-de-Mirabel (Québec) JON 1 KO 450.437.9621 J ¦¦ : I Clef Des Champs HERBORISTERIE Plantes Médicinales Fraîches et transformées Disponibles dans les boutiques d'aliments naturels 2278, Montée Rang 2 Val-David (Québec) JOT 2N0 Téléphone : (819) 322-1561 LIBERTE Lait Yogourt et Crème sure & ^ et c* LIBERTÉ 1 Avenue Liberté Candida Québec J5R 3X8 www.liberte.qc.ca O BIO-BULLE NUMÉRO 22 Votre panier d’épicerie Gloire U Certifié biologique OCIA GROS ET Méthode d’Orléans (longue fermentation) DÉTAIL Non pasteurisé, non filtré Formats : **- Acidité minimum 5% 500 ml Verger aux 4 vents 1 litre 4 litres 404, rang de l’Église, Henryville, Québec, J0J 1E0 Tél.: 450.299.2183 • Fax : 450.299.2835 Alain et Louise Désilets Fruits et légumes biologiques 20 litres 200 litres (Producteurs de légumes variés 1 ransformateurs (marinades, sauces, salsas,fines herbes) (Plants de légumes et fines herbes en caissettes -Louise,Jacques, Rachel j Stéphane Charron 848, rang de l’église, Saint-Eugène (Québec)JQC1J0 ¦Tel : 819.396.0140 • Jax : 819.396.3990 OciN ORPHEE La Maison Orphée inc.est une entreprise de Québec qui produit des huiles de première pression à froid certifiées biologiques.Tout au long de l'année, les tourteaux (résidu des graines pressées) de sésame, de lin et de canola biologiques sont disponibles chez nous en sacs de 200 à 600 kg.Ces tourteaux sont encore riches en matières grasses ainsi qu'en éléments nutritifs divers (fiches techniques disponibles).Pour plus d'information, n'hésitez pas à contacter Élaine Bélanger au 1.800.667.1530 ou au 418.681.1530 À t’aOant-qarde du changement.tout comme Vousl Firme de courtage et de marketing en alimentation biologique Nous faisons la mise en marché des produits biologiques du Québec au Canada et aux États-Unis depuis 1992.Nous RECHERCHONS / Fraises, framboises et petits fruits Fève de soya et ses dérivés Œufs Maïs sucré blanc ou jaune Ginseng sauvage Produits transformés Fromage de chèvre Agneau Porc Contactez-nous! Martin Béland, président C.P.1911, Sechelt Colombie-Britannique, VON 3A0 Tél.: 604.886.0766 Fax : 604.886.0761 Courriel : beland_foods@sunshine.net Ginette St-Onge, vice-présidente 472, Place de Beaucaire Laval-des-Rapides Québec, H7N 1E1 Tél.et fax : 450.669.8908 Courriel : ginette.st-onge2@sympatico.ca Y\A_ Verger J Tjfjy 2518, route 202 E, Franklin Centre (Québec) JOS 1EO Tél.et fax : 450.827.2483 www3.sympatico.ca/vdo.vhw ouvert les vendredi, samedi et dimanche de 10 heures à 16 heures Des fruits et légumes frais et transformés, DES FINES HERBES, DES HUILES PRESSÉES À FROID, DES CONFITURES, DES VINAIGRES PURS OU MARINÉS Les produits de 6 fermes biologiques certifiées OCIA, regroupés en un seul point de vente à 45 minutes au sud-ouest de Montréal Laferme Michaca Lucille et Jacques Machabée Les jardins Moravie Les jardins d’Amélie Les huiles d’Amérique Le verger des Oies AUTO-CUEILLETTE DE POMMES À PARTIR DU 11 SEPTEMBRE BIO-BULLE NUMÉRO 22 O {La solution, acheter bio- w L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE UNE MEILLEURE QUALITÉ NUTRITIVE?À l'heure où les gens s'inquiètent de plus en plus de leur alimentation au point où ils craignent presque les aliments qu'ils consomment tellement ils ont subi divers traitements, il est temps de faire un constat quant à la qualité des produits offerts sur le marché.Y a-t-il des aliments plus sains que d'autres, plus nourrissants, de meilleure qualité, voire même biologiquement encore « naturels »?L'agriculture biologique assure-t-elle la production d'aliments de meilleure qualité nutritive que l'agriculture conventionnelle?Une revue de littérature m'a permis de faire le point sur la dualité entre le biologique et le conventionnel concernant la qualité nutritive des légumes, en particulier, et de répondre à la question suivante : les aliments biologiques assurent-ils , plus que les aliments conventionnels, un meilleur apport en éléments nutritifs et constituent-ils un meilleur choix alimentaire personnel et collectif?CHRISTINE OUELLET, AGRONOME "TWi .ri!::, f ' ÿ * La qualité nutritive d’un aliment tient compte de sa teneur en vitamines, en minéraux, en protéines et en acides aminés, en énergie, et aussi de sa teneur en matière sèche, de ses qualités gustatives, de sa conservation, de sa productivité (rendement au champ), de sa teneur en substance exogène (pom vant causer du tort à la santé) bref, de son aptitude à répondre à un besoin de nutrition.En partant de ce principe, j’ai vérifié dans la littérature les résultats de recherches sur des essais en agriculture biologique et conventionnelle afin de comparer les teneurs en différents éléments nutritifs directement liés au produit et analysés isolément les uns des autres.Or, force a été de constater qu’il n’est pas possible de trancher entre les deux modes de production, car les résultats affichent des contradictions en raison de plusieurs facteurs biotiques et abiotiques, de près ou de loin interdépendants.En effet, les conditions régionales, le type de sol (texture, structure, activité biologique), le climat (température, pluviométrie, rayonnement solaire), les cultivars utilisés, les fertilisants (minéraux et organiques), les méthodes culturales (monoculture, phytopro-tection, rotation), agissent tous sur le métabolisme de la plante et donc sur son contenu.Différentes lectures scientifiques m’ont permis de constater que les teneurs en plusieurs vitamines et minéraux de différents légumes variaient beaucoup d’une expérience à l’autre peu importe le mode de production.En toute impartialité, il n’est pas possible de tirer des conclusions tranchantes.Par contre, les protéines retrouvées dans les légumes, importantes pour l’équilibre constitutif de la plante, semble être débalancées par une fertilisation minérale azotée1.Par conséquent, cela entraîne une forte proportion d’acides aminés libres, lesquels sont mal utilisés par notre organisme2.De plus, ils rendent la plante plus vulnérable aux différents stress extérieurs3, conduisant les producteurs à utiliser des traitements phytosanitaires.La matière sèche des aliments renferme les éléments constitutifs et nutritifs.La teneur en matière sèche des légumes biologiques tend à être supérieure à celle des légumes conventionnels puis-que ceux-là ont tendance à être moins riches en eau4.Cela explique en partie pourquoi les rendements des produits conventionnels sont souvent supérieurs.Comme la qualité nutritive réside aussi dans le plaisir de manger, la saveur des aliments a toute son importance.Or, les légumes biologiques ont obtenu la faveur.des rats qui, lors de tests gustatifs, ont préféré les betteraves biologiques aux conventionnelles! En effet, la validité des ces recherches repose sur le fait que les rats choisissent leur nourriture en fonction de la qualité nutritionnelle et de la saveur des aliments^.D’autre part, des tests effectués avec des panélistes n’ont pas donné de résultats significatifs quant aux préférences de goût.Ceci constitue un bref résumé de différents ouvrages consultés.Les éléments intrinsèques aux produits ne peuvent être l’objet d’une dichotomie absolue.Cela démontre pourtant bien une chose : la science n’apporte pas nécessairement toutes les réponses aux questionnements que l’on peut se faire.Il n’y a pas de solutions toutes faites ni de recettes miracles, et il faut avoir un certain sens critique devant les résultats de recherches expérimentales.Mais pour se forger une opinion, il faut avoir un minimum de connaissances et d’informations sur lesquelles reposeront les choix individuels et collectifs.Pour cela, il faut considérer les contextes des expériences plutôt que de ne s’en tenir qu’aux résultats.L’évaluation de la qualité dépendra donc de facteurs plus abstraits, moins palpables et pas nécessairement liés directement au produit.La qualité nutritive sera donc tributaire des valeurs et des besoins de chaque individu, informé des enjeux de la production sur lesquels reposeront ses choix.Ainsi, il faut évaluer la qualité des aliments selon une approche holistique, c’est-à-dire selon un ensemble de paramètres liés aux aliments et à leur production afin de les évaluer dans leur globalité.Les aspects nutritionnels, environnementaux, sociaux, culturels, etc.sont tous à considérer.Le but de produire des aliments est de se nourrir maintenant, mais aussi pour plusieurs années à venir.Les productions agricoles de qualité doivent donc être en harmonie avec les ressources du milieux afin d’assurer la durabilité et la pérennité du système.Ainsi, la qualité de la ressource sol doit reposer sur des pratiques culturales favorisant la fertilité, sur le maintien de la structure, sur la longévité, sur l’activité microorganique, etc.La qualité d’une production repose sur son efficacité énergétique.Un bilan négatif de production se traduit par une plus grande consommation d’énergie pétrolière non renouvelable et, par surcroît, par une augmentation des gaz à effet de serre.Si la majorité des systèmes sont économiquement efficaces et rentables, ils ne le sont pas nécessairement au point de vue de la balance énergétique.Si la quantité d’énergie requise pour la production est supérieure à celle apportée par les aliments eux-mêmes, jusqu’à quand pourrons-nous nous nourrir?Les pesticides affectent la qualité des aliments mais aussi la qualité de l’environnement, car ils s’accumulent dans les niveaux trophiques de la O BIO-BULLE NUMÉRO 22 lsLa solution, acheta bio grande guerre et maintenant, à cause des préoccupations environnementales, il tente de refaire surface.Résurrection sous un nouveau nom : agriculture durable ou intégrée.Cette appellation se réfère ni plus ni moins aux fondements de l’agriculture biologique, à la compréhension des mécanismes naturels de production et à l’application des modèles écologiques dans le but d’optimiser les rendements, les investissements et les ressources, celles que l’agriculture conventionnelle épuise petit à petit.La qualité des produits Ino repose davantage sur Vharmonie des facteurs de production que sur ta simple composition nutritionnelle.Mais est-ce que les aliments biologiques sont plus nutritifs?La réponse est évidente pour ceux qui ne nourrissent pas seulement leur corps mais aussi leur conscience sociale, leur désir de vivre sainement et harmonieusement, leur plaisir de manger et même leurs pensées philosophiques.chaîne alimentaire et causent des déséquilibres dans les écosystèmes.Les pesticides représentent des risques pour la santé et leurs effets à long terme ne sont pas encore clairement définis.Des tests effectués sur des rats de laboratoire ont démontré que les résidus pouvaient être transférés au placenta et au fœtus des mères gestantes.De plus, ils semblent se retrouver dans le lait maternel.Plusieurs fruits et légumes inspectés par le Department of Agriculture Pesticide Data Program, aux États-Unis, avaient des teneurs supérieures aux normes de toxicité permises.Ainsi, les pêches, les courges, les pommes, les raisins, les épinards, les poires et les pois verts en provenance du Mexique, des Etats-Unis et du Canada étaient les plus contaminés.Les pesticides affectent le métabolisme de la plante et peuvent réduire sa productivité jusqu’à 50%, en plus de la rendre plus vulnérable aux insectes nuisibles.(Chaboussou p.15) La qualité des aliments doit être présente à l’intérieur des considérations sociales.Par exemple, la création d’emplois, la reconnaissance de compétences, la qualité des relations de travail, l’équité, le développement régional, l’autonomie financière d’un individu, d’une collectivité, la diminution de l’aide sociale, l’amélioration de la qualité de vie de chacun, etc.sont des aspects non négligeables qui sont directement ou indirectement rattachés à la qualité de la production des aliments.La qualité des aliments est donc un concept, et elle est relative à chaque individu.D’autres critères de qualité sont établis en fonction des besoins en nutrition de la population, des priorités alimentaires, des inquiétudes environnementales, des mouvements sociaux, des préoccupations économiques et des convictions individuelles.Donc, une approche globale dans l’évaluation de la qualité des aliments n’est pas une voie absolue dans l’évaluation des aliments biologiques et conventionnels, mais elle tient compte davantage des choix sociaux qui sont de plus en plus négligés.Que deviendra une société si ses choix ne sont orientés qu’en fonction du développement économique?Donc, dans le contexte actuel, POURQUOI FAUDRAIT-IL VALORISER CE TYPE D’AGRICULTURE?Paradoxalement, ce type d’agriculture existait bien avant les grandes révolutions agricoles; il a été ensuite mis à l’écart lors de la deuxième Est-il nécessaire de pousser davantage la production artificiellement pour obtenir toujours plus de légumes et de plus en plus gros quand on sait que le but ultime est de rentabiliser les investissements à la ferme?Que les critères de qualité croissants des consommateurs mènent à un gaspillage des denrées?Que les efforts investis dans le système agroalimentaire soit mis au service d’une faible proportion de la population?Est-ce normal que la seule motivation des consommateurs soit de payer le moins cher possible, pis encore, que la société permette de répondre à ce besoin en produisant en masse?Autant de questions qui trouvent autant de réponses lors de belles discussions.Mais autant de réponses qui nécessitent des actions quotidiennes, autant d’actions qu’une minorité des gens est prête à assumer.Tous prônent les concepts de l’agriculture durable et la protection des ressources, mais combien sont prêts à investir du temps dans la réutilisation et la récupération?Combien de gens veulent un environnement plus sain mais n’agissent pas en conséquence?Toutes ces questions soulevées ont pour but de faire prendre conscience que chacun qui prône la durabilité des ressources doit être conséquent et assumer ses idées.Un moyen de préserver l’intégrité et la pérennité des ressources est d’encourager les pratiques qui agissent en ce sens.L’agriculture biologique se veut en harmonie avec l’équilibre et l’utilisation efficace des ressources naturelles, sociales et économiques, et donc répond aux notions de durabilité.Faudrait-il valoriser ce type d’agriculture?Dans la mesure où les préoccupations sociales et la durabilité des ressources sont compatibles avec les besoin alimentaires d’une société ainsi que l’autonomie de son économie, la réponse est affirmative.Pour ma part, je demeure convaincue que les légumes biologiques ont une qualité supérieure à celle des légumes conventionnels, en dépit de la contradiction des résultats scientifiques.Pour moi, leur qualité repose davantage sur un ensemble harmonieux de tous les aspects touchant à la production que sur la simple composition nutritionnelle.En fait, je n’hésite pas à consommer les produits et les concepts de l’agriculture biologique, car je considère qu’un légume bien nourri me le rendra bien.C’est ma contribution au maintien des structures sociales et écologiques, mon effort (qui n’en est pas un) quotidien.Je ne vois pas de mal à mettre de la philosophie dans mon assiette! 1 Schuphann 1972, 1974 cité par AUCLALR, L.1993.Valeur nutritive, qualité organoleptique et ùroductivité des tomates de serres en fonction des trois modes de production : biolopique-conventionnel-hydroponique.Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alu mentation, Université Laval.2 SCOTT, S.1998.Notes de cours de nutrition animale.Université Laval.3 CHABOUSSOU, F.1985.Santé des cultures, une révolution agronomique.Flammarion 4 MADER, L.P., N1GGLY, U.1993.« Effect of Three Farming System (Bio-dynamic, Bio- organic, conventional) on yield and Quality of Beetroots (Beta vulgaris L.var esculenta L.) in a Seven Year Crop Rotation ».Acta Horticul-turæ.339, 11-31 5 PLOCHBERGER, K, VELIMIROV, A.1992.«Are food Preference Test with Laboratory Rats a proper Methode for evaluating Nutritional Quality ?Biological Agriculture and Horticulture.» 8, 221-231.9 BIO-BULLE NUMÉRO 22 {jetions concrètes- DES PELOUSES À TOUT PRIX?Toutes les pelouses ont eu beaucoup de difficultés à traverser l'été, et comme ce n'est pas la première fois que nous connaissons des canicules estivales, il faut se demander pourquoi elles occupent une place aussi importante dans nos aménagements paysagers.ÉDITH SMEESTERS, NATURE-ACTION QUÉBEC Une pelouse de 100 rrr peut consommer 35 000 litres d’eau par été.La demande en eau potable augmente donc d’une façon phénoménale dans les villes durant la belle saison et, malheureusement, ce n’est pas pour étancher la soif des citoyens, mais celles du tapis vert qui se déroule à l’infini d’une banlieue à l’autre.Certaines municipalités voient leur consommation monter de 60% en été.Comme il faut planifier le réseau en fonction de la demande de pointe, il faut parfois investir des sommes considérables pour répondre aux besoins de nos pelouses! N’est ce pas un peu insensé d’investir autant de fonds publics pour du gazon?La pelouse classique est extrêmement exigeante en eau, car les racines des graminées sont très superficielles et souffrent rapidement de la chaleur, surtout lorsque le gazon est coupé très court.La plupart des pelouses sont d’ailleurs posées à la hâte sur de la terre d’excavation, compactée par la machinerie lourde pendant la construction de la maison.Quand vient le moment de finir le terrain, du gazon instantané est déroulé sur une fine couche de terre arable.Il est évident que les racines auront beaucoup de difficulté à pénétrer le sol en profondeur, et dès qu’il y aura une période de sécheresse, il faudra arroser abondamment pour que le gazon reste vert.Qu’à cela ne tienne! Il suffit d’installer un système d’arrosage automatique, et le problème est réglé.diront les professionnels! Dans certains coins de l’Amérique du Nord, on a dû construire des barrages, ou puiser dans des nappes phréatiques qui diminuent dangereusement pour satisfaire à la demande toujours croissante en eau potable.Au Québec, où nous avons la chance d’avoir une bonne part de l’eau douce de toute la planète, l’eau n’est ni gratuite ni abondante en toutes saisons pour autant.Il n’est pas rare d’avoir des périodes de sécheresse prolongées qui obligent les autorités à limiter ou interdire l’usage de l’eau à l’extérieur, ce qui est désastreux pour l’image de la pelouse parfaite.Pour la garder verte, il faut utiliser de l’eau potable traitée dans des usines de filtration et transportée par tout un réseau d’aqueduc extrêmement coûteux.Bref, la pelouse a-t-elle encore sa place dans une société qui se veut plus écologique?Oui sans doute, car les avantages d’une surface coupée sont indéniables : on a besoin de soleil et d’espace pour jouer au ballon ou faire un pique-nique.Le problème ne vient pas de la pelouse elle-même, mais de la façon dont elle est entretenue et de notre intolérance pour la biodiversité.Sur le plan de l’entretien, il ne faut pas couper le gazon trop court : un minimum de 3 pouces est nécessaire pour garder la vigueur des brins d’herbe.Ajustez donc votre tondeuse au plus haut et n’y touchez plus.En période de canicule, NE TONDEZ PAS, attendez que la pluie revienne et, de toutes façons, le gazon ne pousse presque pas.Ensuite, laissez le gazon coupé sur la pelouse : cela forme un paillis naturel qui prévient la déshydratation et qui se décompose petit à petit en attirant des vers de terre qui aèrent le sol.Par ailleurs, il est certain qu’une pelouse pleine de trèfle, d’achillée, de plantain et de pissenlits résistera beaucoup mieux à la sécheresse qu’une étendue de graminées.Les terrains où l’on se contente de couper les «mauvaises herbes» sont généralement bien plus verts que les pelouses «parfaites» durant une sécheresse.Les plantes qui poussent spontanément sont les mieux adaptées aux conditions du milieu; pourquoi les avoir bannies?Autrefois, la définition de pelouse comprenait d’ailleurs un vaste éventail d’espèces.Cependant, une pelouse demande quand même beaucoup d’efforts pour rester belle, et vous n’avez peut-être pas le temps, ou l’envie, de passer des heures à tondre, à aérer, à ter-reauter, à arroser et à bichonner votre petit coin de verdure.Il y a des alternatives pour tous les goûts et tous les budgets et il y a plusieurs solutions pour les endroits problématiques: ombragés, escarpés, arides, trop exigus ou trop vastes.LES COUVRE-SOLS Les couvre-sols sont des plantes tapissantes et vivaces, qui se multiplient généralement assez vite de façon à occuper le sol et à le protéger.Ils empêchent ainsi la croissance des mauvaises herbes et l’érosion.Une fois établies, ces plantes ne demandent pratiquement aucun entretien.Il existe des couvre-sols pour une grande diversité d’habitats : ombragés, semi- ombragés ou ensoleillés, sols humides ou secs, rocailleux ou en pente: bugle rampante, ægopode, muguet, vigne vierge, lamier, pachysandre, pervenche , trèfle blanc, coro-nille, orpin, thym serpolet, etc.Le choix est vaste dans les centres de jardin.LE PAILLIS Dans certains cas, il est difficile de planter quoi que ce soit sous les arbres, même un couvre-sol, tant les racines sont envahissantes et accaparent toute l’eau disponible.Le cas typique • ¦ - §1111! O BIO-BULLE NUMÉRO 22 tAcrions concrètes est l’érable argenté, qui est un arbre magnifique, mais dont le développement est malheureusement trop rapide et imposant pour un petit terrain.Si vous êtes aux prises avec un tel problème, mettez du paillis de branches déchiquetées (bois raméal) et installez par-dessus des fleurs d’ombre en contenants si vous désirez avoir un peu de couleur.LES MATÉRIAUX INERTES Dans les endroits où la circulation est intense ou qui sont difficiles d’accès avec la tondeuse à gazon, vous auriez tout avantage à utiliser des matériaux inertes comme des pavés imbriqués, des dalles, du gravier, du bois, etc.SEMER UN PRÉ FLEURI?De nombreuses entreprises de semences offrent maintenant des mélanges de « fleurs sauvages » appuyés de magnifiques illustrations qui font penser aux tableaux de Monet: coquelicots, centaurées, cosmos.Une palette de couleurs irrésistible qui a déjà tenté plus d’un jardinier en quête de changement.Malheureusement, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des images promises, particulièrement à long terme.Le plus simple est de laisser pousser ce qui vient naturellement dans votre région et d’être réaliste et patient.Ne soyez pas trop exigeant quant à une floraison continue : la nature nous donne ce quelle peut à un endroit donné.La multiplication des pelouses d’un océan à l’autre à fait disparaître des milliers d’habitats fragiles et intéressants.On parle beaucoup de la destruction des forêts tropicales et des conséquences sur l’appauvrissement du patrimoine végétal mondial, mais combien de petits boisés, de marécages et de prairies ont disparu dans les banlieues pour faire place à nos incontournables pelouses?Combien de fois ne voyons-nous pas un développement domiciliaire s’installer dans un boisé dont le sous-bois est aussitôt «nettoyé» et recouvert de gazon?Nous ne pouvons pas continuer à agir aveuglément ainsi alors que les effets de nos gestes sur les écosystèmes sont de plus en plus évidents.Il faut faire quelque chose pour préserver notre environnement pour les générations futures, et le plus simple est de commencer chez soi.La conservation de l’eau et la perte de biodiversité seront des enjeux majeurs pour le siècle à venir.Pourquoi ne pas accepter la diversité dans notre pelouse ou réduire un peu sa superficie cet automne?jyeeee-r ,Q\fS SC/ljojp Pbtît Centre dÂrt Déshydrateurs Extracteurs Mélangeurs [»¦¦¦»] «SiifJ www.pcdacom 819822.2161 1.800.780.2161 JLalimervtatioia sairve à meilleur prix! fi^LtdA cte, 1000 yy'vcrctcditA (yL&Lcrcÿccÿcc&ô et 'JJddisef^tdX-c'i^e ecrti^yyLet et ecdvdteA ehddcÿcde try,erc-A c\,îsc\.retèe cÿCdcvLèté et^.tcè'ee cte LcVvcdcAcrt^ -f-Lc^bte et ecrte^-tcrèA Fondée en 1979, la Coopérative est le leader au Québec | dans l'approvisionnement d'aliments naturels à des groupes d'achats.Nous sommes aussi devenus très compétitifs dans la distribution aux boutiques d'aliments naturels.Notre équipe se fera un plaisir de vous faire parvenir gratuitement notre liste de produits et tous les renseignements pouvant vous aider à bénéficier d'une formule accessible et facile.Vos commandes seront d'ailleurs préparées individuellement, avec une facture distincte pour chaque membre.Nos prix, la qualité j des produits biologiques et le service de la Coop ont créé notre réputation.Donnez-nous un coup de fil! La Coopérative cP^Alervtour côt'L-cùrcctccc'i* e*v I 4118, y^crccL.U^xctu.it‘dieL, bteo-ke, U2c3^dL_ 2-^yÔ Tel.- 819.562.3443 J1^.: 819.823.0224 c-crUs^iei : eo-o-y.c\,(,eddtvu,e@ dj c-.edited.BIO-BULLE NUMÉRO 22 O ^Actions concrètes- LE DÉCHAUMAGE DES PRAIRIES POURQUOI ET COMMENT?Connaissez-vous un moyen simple, efficace pas trop coûteux pour contrôler le chiendent sur un retour de prairie.sans herbicide?C'est un problème qui ne semble pas encore résolu de façon satisfaisante et définitive.Dans les années 80, c'est une question qui s'est posée pour plusieurs producteurs laitiers alors en transition vers l'agriculture biologique.CLAUDE GÉLINEAU, B.SC, PROFESSEUR À L'ITA DE LA POCATIÈRE INTRODUCTION Avant l’avènement des herbicides, la méthode recommandée consistait à faire une jachère pendant toute une saison.Cette méthode n’est plus acceptable pour un très grand nombre de producteurs parce qu’elle rend le champ improductif pendant toute la saison et que le potentiel de pollution par le lessivage des nitrates est trop grand.Dans un cours sur les plantes nuisibles que j’ai récemment suivi à l’Université Laval, on parlait encore de cette méthode, mais pas de celle sur laquelle porte le présent article.Nous savons aussi que le labour, même bien fait, n’est pas une méthode de contrôle efficace, car alors il y aurait bien peu de chiendent au Québec.Alors nous avons eu connaissance d’une méthode de déchaumage que nous avons essayée avec succès.En bref, le déchaumage consiste à détruire la prairie un certain temps avant le labour afin de faire périr le chiendent et les autres plantes vivaces.C’est ainsi que l’on peut aussi parler de demi-jachère.La technique peut être associée ou non à un engrais vert.La plus grande partie de l’article concerne la méthode sans engrais vert.A la fin de l’article, une section abordera la question des engrais verts.ORIGINE DE LA MÉTHODE A ma souvenance, la première fois que j’en ai entendu parler, c’était en Ontario, lors d’une visite à la ferme de L.Andrés, un producteur laitier biologique qui a influencé et formé plusieurs producteurs et enseignants, dont je suis.C’était vers la fin des années 80.Un peu plus tard, j’ai trouvé une confirmation de la technique dans le livre de D.Soltner Les bases de la production végétale où on parlait de la méthode comme méthode des façons culturales inversées.Alors, nous avons fait des essais et je dois dire que quand la technique est bien appliquée, elle donne de très bons résultats.Maintenant, si on veut comprendre comment la méthode est appliquée, il faut comprendre la biologie du chiendent, car c’est en connaissant cette biologie que l’on peut trouver les points faibles de l’ennemi.Il faut aussi s’entendre pour dire que si l’on peut contrôler le chiendent, bien d’autres plantes indésirables vont aussi être combattues.BIOLOGIE DU CHIENDENT Le chiendent est une plante vivace qui peut se reproduire par les graines, mais le plus souvent, elle le fait par élongation de son rhizome souterrain très vigoureux.Ce rhizome, quand il est coupé en petits morceaux, peut redonner plusieurs exemplaires de la plante.Le chiendent peut se constituer des réserves nutritives impressionnantes quand il a beaucoup de lumière et de temps.C’est ce qui arrive dans les prairies qui ne sont fauchées qu’une fois dans la saison ou quand les légumineuses disparaissent soudainement du champ.Si une parcelle n’est pas labourée pendant 2 ou 3 ans, la plus grande partie des rhizomes vont se retrouver près de la surface du sol, plus précisément juste sous ce que l’on appelle la couenne.Ceci veut dire que quand on enfouit une prairie par un labour, au lieu d’avoir du chiendent en surface, on en retrouve sur toute l’épaisseur du labour où il - ' '•«ft : peut devenir une vraie petite bombe à retardement : il est en effet alors très difficile de le combattre, car on peut trouver des rhizomes vivants jusqu’à 18 cm de profondeur.Quand le chiendent est dérangé par un travail du sol, il dépense ses réserves pour faire de nouvelles feuilles jusqu’à une hauteur de 10 cm environ.Après cela, il commence à se refaire de nouvelles réserves.Si le chiendent n’a plus assez de réserves pour l’hiver, il périra comme toute plante vivace.Pour résumer les moyens qui peuvent contribuer à détmire le chiendent, il y a : 1 - L’empêcher d’obtenir de la lumière pour qu’il ne fasse pas de réserves.2- Le couper en petits morceaux de façon répétée pour l’épuiser.3- L’exposer au soleil pour le faire sécher.La technique du déchaumage mise sur les deux derniers moyens, et les modalités d’application en découlent directement.Avec les engrais verts associés, on utilise en plus le premier moyen.L'OBJECTIF DU DÉCHAUMAGE L’objectif premier du déchaumage est de contrôler les vivaces et en particulier le chiendent.S’il n’y a pas de chiendent dans le champ, il n’est probablement pas pertinent de déchaumer.Cependant, il y a des effets secondaires au déchaumage qui peuvent encourager ou décourager le producteur à utiliser la technique.Voyons-en quelques-uns uns.1 -Stimuler l’activité biologique du sol en gardant pendant un certain temps les matières organiques dans une zone riche en oxygène.Ceci est surtout recherché dans les sols mal drainés qui auraient comme résultat de former une zone de putréfaction (odeur d’égout) au lieu d’une zone de décomposition(odeur d’humus) si on enterrait telle quelle la prairie.Cette stimulation pourrait ne pas être recherchée dans certains cas.2- Bien mélanger les amendements et fertilisants tels que la chaux, les poudres de roche et O BIO-BULLE NUMÉRO 22 Qctions concrètes les fumiers avant de les incorporer par le labour.3' Permettre la réalisation plus facile du labour subséquent : En effet, le déchaumage rend le labour plus aisé : il se compare alors avec un labour de chaume de céréales.Alors pour ceux qui ont de la difficulté à faire un beau labour, cette technique est pour vous.Ce ne sera pas comme un labour de concours, mais vous enfouirez ce qu’il y a à enfouir.4- Economie d’équipement : En déchaumant, la reprise est beaucoup plus facile au printemps.La herse à disque qui permettait de couper la couenne peu décomposée n’est plus nécessaire.5'Facilité de reprise : La reprise au printemps est plus facile et la possibilité de simplifier les façons culturales au printemps est grande.6- Contrôle des annuelles : Le déchaumage per-met de faire germer des annuelles en provenance du fumier ou du champ à l’automne.Ces annuelles seront détruites par le gel avant de monter en graine.QUAND DÉCHAUMER?On pourrait penser que le plus tôt serait le mieux quand il s’agit de déchaumer.Cela n’est pas tout à fait exact.Si on déchaume trop tôt, on se rapproche de la technique de la jachère d’été et ce n’est pas souhaitable.Si on le fait trop tard, il manquera de temps pour épuiser le chiendent ou le faire sécher.D’après les essais que nous avons faits, il semble qu’au Québec, c’est au mois d’août qu’il faille commencer à déchaumer.Dans les régions plus froides, on parle du début du mois alors qu’à Montréal, on parle des 2 dernières semaines.On peut donc penser à déchaumer immédiatement après 2 coupes de foin hâtives dans les régions plus froides ou 2 coupes normales autour de Montréal.La texture du sol aura une influence aussi.On peut attendre un peu plus pour les sols légers (sablonneux) et un peu moins pour les sols franchements lourds (argileux).En tous les cas, il ne faut pas attendre que la repousse soit trop haute, car elle nuit le plus souvent au premier passage.COMMENT DÉCHAUMER?Le déchaumage idéal permet de soulever toute la couenne du champ en faisant des mottes pas trop grosses (idéalement environ 15 à 25 cm de diamètre), afin que le chiendent sèche rapidement.Il faut résister à la tentation d’aller trop creux, car alors, on donne plus de terre au chiendent et il va sécher moins rapidement.Si le travail est trop superficiel, une partie du chiendent ne sera pas touchée.On pense que la profondeur de travail devrait se situer entre 5 et 10 cm.Selon l’outil que l’on utilise, il ne faut pas que la repousse de la prairie soit trop haute, car l’appareil pourrait bourrer.Si la première passe est bien faite, toute la végétation va jaunir en quelques jours.Selon les précipitations et la température, le chiendent finira bien par redémarrer.Un deuxième passage sera donc la plupart du temps nécessaire.Ce passage doit être fait quand la repousse est environ à 10 cm de hauteur, car c’est le moment où le chiendent commence à se faire de nouvelles réserves.Ce n’est donc pas une période de temps qui détermine le deuxième passage mais le stade végétatif du chiendent.Je ne vous cacherai pas que c’est ce deuxième passage qui pose quelque problème dans cette technique, car on peut s’attendre à se faire brasser sur son siège à ce moment, surtout si le passage se fait peu de temps après le premier; l’utilisation des roues doubles sur le tracteur procure un certain soulagement! En règle générale, les autres passages se font avec les mêmes outils que la première passe, quoiqu’on puisse faire autrement.Certaines années ou si on veut faire un contrôle plus parfait, il sera peut-être préférable de faire un troisième passage.Enfin, la plupart du temps, le labour viendra compléter le tout.En ce qui concerne celui-ci, il faut prendre note qu’il ne faut plus le considérer comme un labour sur couenne : c’est plutôt un labour de chaume de céréales.Dès que le sol commence à s’imprégner d’eau avec les pluies d’automne, il faut labourer, car vous n’aurez plus la couenne pour vous donner de la traction, et le sol ne peut plus vraiment se ressuyer à cette période de l’année.Cela peut conduire à un labour en septembre certaines années, ce qui ne sera pas une catastrophe, car vous aurez réalisé un bon contrôle des vivaces et celles-ci ne viendront pas envahir votre champ tôt au printemps.Dans le cas où il deviendrait impossible de labourer par la suite, le fait d’avoir déchaumé permettrait une reprise beaucoup moins pénible au printemps.Dans les sols sujets à l’érosion ou dans les sols légers, on pourrait volontairement attendre le printemps pour labourer.FERTILISATION ET AMENDEMENTS La chaux devrait définitivement être mise avant la première passe de déchaumage, à moins que l’on travaille avec des doses réduites et que l’on attende alors après le labour.Pour ce qui est des apports organiques, comme les fumiers et composts, nous avons eu tendance à les faire mettre avant le premier passage surtout pour des raisons pratiques, mais aussi parce qu’il semblait que souvent l’apport de matière organique azotée pourrait aider à la décomposition de la couenne pour sa remise en circulation l’année suivante.Cette façon de O BIO-BULLE NUMÉRO 22 ions concrètes faire est peut-être à revoir à cause des riques de pertes de nitrates et à cause du peu de réponse des cultures suivantes à l’application de fertilisants organiques à ce moment.Mais dans la situation où le fumier ou le compost serait mis au printemps suivant et où il n’aurait pas été protégé entre-temps, l’avantage à attendre n’est peut-être pas très grand.D’autre part, il faudrait faire un effort pour attendre plus tard dans le cas où on travaillerait avec du lisier ou dans le cas où on a des sols légers.Si on veut tout de même en mettre à l’automne, on suggère fortement l’utilisation d’un engrais vert éponge.Dans le cas des amendements organiques frais, il est important de les épan-dre moins de 24 heures avant le déchaumage afin d’éviter la volatilisation de l’azote : il est déjà suffisant de constater que nous en perdrons par lessivage par la suite, sans en perdre en plus dans l’air.L'ÉQUIPEMENT Une fois que nous savons ce qu’il faut atteindre comme résultat, nous pouvons choisir parmi une panoplie de machines.Certaines feront un travail plus parfait que d’autres.A vous de choisir.Les outils à dents semblent donner les meilleurs résultats, car en soulevant la couenne, ils exposent mieux le chiendent au soleil.Par contre, s’il y a de l’herbe un peu haute, ils risquent de bourrer.1- Il y a tout d’abord ce que nous appelons le cultivateur lourd.C’est un appareil à dents réparties sur plusieurs rangées et dont la distance moyenne entre les dents est de 15 à 25 cm.Pour que le travail soit efficace, il faut que la tension des dents soit très grande (les doubles ressorts sont de mise).La plupart du temps, c’est avec des pointes en patte d’oie que le travail est le meilleur.Il faut que la largeur de cette patte d’oie soit nettement supérieure à la distance entre 2 dents (au moins 2 pouces) sinon toute la couenne ne sera pas touchée.Dans certains cas, les pattes d’oie pleine largeur vont entraîner la couenne et faire des amas difficiles à épan-dre par la suite; dans ce cas, il faut utiliser des pointes moins larges.Le travail ne sera pas parfait, mais il sera très acceptable surtout si on peut faire la deuxième passe légèrement à angle, comparativement à la première.Le cultivateur lourd est l’outil qui a donné les meilleurs résultats sur les fermes laitières, et en plus, il peut servir à d’autres fonctions comme la reprise au printemps, la préparation du lit de semence si on y ajoute un peigne de finition, et même le travail du sol à l’automne sur retour de céréales pour remplacer le labour.Il peut ainsi remplacer la herse à disque et le vibroculteur.2- Ensuite il y a le chisel muni lui aussi de pattes d’oie.Le travail est plus grossier, mais c’est possible d’obtenir de bons résultats.Il faut que l’angle d’attaque des pointes soit ajusté pour bien entrer dans la couenne.J’ai vu des chisels qui ne faisaient que glisser sur la couenne sans pouvoir entrer.Encore là, il faut que la largeur des pattes d’oie soit plus grande que l’espace entre les dents.Prévoir que quand la pointe sera usée, elle sera moins efficace.3- Puis, il y a la herse à disque lourde déportée appelée herse off-set.Celle-ci permet de bien attaquer la couenne, mais laisse plus de terre au chiendent.Plusieurs s’en servent dans les sols caillouteux.4' Pour de petites surfaces, on peut utiliser un cultivateur rotatif à axe horizontal (genre bêcheuse pour les jardins) à condition qu’il soit robuste, car la destruction d’une couenne épaisse est difficile.5- La plus ancienne méthode est de labourer la prairie en labour à plat sur 10 à 15 cm de biologiques certifié MILANAISE •Milanaise Groins James et semoules LA MEUNERIE 30, route 214, Milan (Québec) GOY 1E0 Tél.: 819.657.4646 Fax: 819.657.1011 Courriel : meuner@login.net QUE x 71 A* Ocm Certifiés OCIA depuis ï nous ne transformons que des grains bio! O BIO-BULLE NUMÉRO 22 atom concrètes Résumé Sans engrais vert 1- Mettre la chaux au besoin et possiblement le fumier ou le compost.Pour le fumier, il faut le mettre moins de 24 heures avant le déchaumage.Eviter le lisier et le purin.2- Déchaumer en août 3- Attendre que le chiendent atteigne 10 à 15 cm avant de faire la deuxième passe.4- Faire une troisième passe seulement si on prévoit plus que 3 semaines entre le moment où le chiendent atteint à nouveau 10 cm et le labour.5- Labourer quand le sol commence à s’humecter avec les pluies d’automne.Ne pas trop attendre.Avec engrais vert 1- Mettre la chaux, le compost, le lisier, le fumier ou le purin.Pour les matières organiques fraîches, mettre au sol moins de 24 heures avant le déchaumage.2- Déchaumer en 10 à 15 jours avant la préparation de sol finale de l’engrais vert.(dans les cas où l’infestation est sévère, commencer plus tôt, et faire une deuxième passe 10 à 15 jours avant la préparation de sol finale de l’engrais vert).3- Labourer, préparer le lit de semence et semer l’engrais vert immédiatement.profondeur en vue de détruire la prairie tout en laissant le chiendent près de la surface du sol.On peut ainsi l’atteindre pour pouvoir l’exposer par les passages subséquents d’un cultivateur ou dans certains cas d’un vibroculteur.6- Et pour les petites surfaces en jardinage, il y a l’utilisation d’un plastique noir en couverture du sol pendant 2 mois ou plus.Le chiendent n’y résiste pas.C’est du déchaumage de paresseux! En ce qui concerne la puissance du tracteur à utiliser pour déchaumer, cela dépend de la largeur le l’outil, de la texture du sol, de l’humidité du sol et de la vitesse d’avancement.Il faut passablement de puissance pour déchaumer, surtout si le sol est sec.Pour donner un ordre de grandeur, disons que pour tirer un cultivateur lourd de 3 m à une bonne vitesse, il faut autour de 100 HP et plus de puissance.Nous avons ici indiqué l’idéal à atteindre.Cet idéal prend certes un peu de temps à atteindre, mais c’est possible.J’ai vu plusieurs agriculteurs essayer et abandonner le déchaumage parce qu’ils n’avaient pas le bon équipement.Il y a aussi des variations selon les saisons.Il est certain que lors des saisons humides, les résultats sont moins bons.Mais le mois d’août est généralement un mois plutôt sec.Si on commence assez tôt, les chances sont de notre côté.J’ai aussi vu plusieurs situations où le résultat a été fort acceptable même si on ne faisait pas exactement comme le professeur le disait! Mais il y a des limites.LE DÉCHAUMAGE AVEC ENGRAIS VERTS C’est vraiment l’idéal de l’idéal.L’engrais vert, s’il est bien réalisé, contribue à contrôler le chiendent en lui coupant la lumière; de plus, il limite les pertes de nitrates qui sont à peu près inévitables autrement, mais à lui seul, il est rarement suffisant pour nettoyer une prairie fortement infestée.Alors si on met un engrais vert, le déchaumage est une aide supplémentaire pour attaquer le chiendent afin que l’engrais vert puisse le couvrir et l’empêcher de faire des réserves.Avec les engrais verts, on peut commencer à déchaumer plus tôt (juillet) et laisser le champ à découvert moins longtemps (2 à 3 semaines).On peut aussi se limiter à une passe avant le labour, et il est indiqué de mettre le fertilisant organique immédiatement avant le déchaumage.ASPECTS ÉCONOMIQUES Je n’ai vu aucune étude économique sur les coûts comparatifs avec les pesticides.J’ai souvent posé la question aux agriculteurs qui pratiquent la technique depuis un certain temps.En général, ils pensent que c’est un peu plus onéreux que les pesticides, mais quand on pense qu’ainsi ils peuvent faire pousser des céréales avec de bons rendements à partir de leur fumier de ferme, c’est un pensez-y-bien.Et quand on le fait en plus sans pesticide à l’automne et au printemps, ce n’est pas si mauvais; ils arrivent ainsi à faire pousser des céréales de façon économique, et c’est le principal.SATISFACTION DES AGRICULTEURS ET RÉSULTATS Au plan de la pratique par les agriculteurs, on peut dire que c’est une façon assez nouvelle de travailler.Cela demande des changements dans la planification, dans l’équipement, et la mise au point de la technique demande de la patience et de la précision.Un champ déchaumé n’a pas la même allure qu’un champ bien labouré; certains trouvent que c’est franchement laid.Il faut s’attendre à faire jaser les voisins si vous êtes le premier de votre coin à déchaumer vos prairies.Le temps que l’on passe à déchaumer est quelque peu rattrapé au labour et à la reprise.Malgré les inconvénients de la technique, plusieurs agriculteurs ont atteint un degré de contrôle comparable à celui obtenu avec les pesticides.C’est pour eux une source de satisfaction importante de maîtriser une plante comme le chiendent sans pesticides.Si la plupart des cultures bénéficient de la technique, c’est surtout dans des cultures sensibles au chiendent, comme l’orge et le maïs, que les résultats sont palpables.Les effets se font aussi sentir jusqu’au moment où les champs seront en prairie, car le chiendent envahit moins rapidement la prairie quand il y a eu un bon déchaumage.Il faut aussi dire que cette technique n’a pas nécessairement à être utilisée dans tous les champs tout le temps.Si d’autres méthodes de lutte sont utilisées, la perspective de simplifier les opérations ou même de s’en passer complètement existe.CONCLUSION Nous avons essayé de détailler du mieux que nous avons pu la technique du déchaumage.C’est une technique qui fonctionne quand elle est bien appliquée et avec les bons outils.Si le lecteur de cet article a quelque chose de mieux et de plus simple à proposer, il rendrait un grand service aux autres en le publiant dans cette revue.Nous sommes aussi conscients que certaines questions méritent un examen plus approfondi, comme la limitation des pertes d’azote à l’environnement.En autant que les solutions proposées seront écologiques et faisables, elles seront sûrement adoptées par plusieurs, dont je suis.BIO-BULLE NUMÉRO 22 O {Nouvelles de la certification- PREMIÈRE ENTENTE DE PARTENARIAT CONCLUE AVEC OCIA INTERNATIONAL OCIA QUÉBEC PREND ENCORE LES DEVANTS Nous envoyons une douce pensée pleine d’énergie guérisseuse à Lyne Lespérance, de Québec-Vrai.Reviens-nous vite! MESSAQE A TOUS CEUX QUI SONQENT À COMMERCIALISER DES PRODUITS BIOLOQIQUES EN L’AN 2000.SANS BUQ! La certification étant obligatoire depuis janvier 1999 pour afficher «agriculture biologique», vous devez obtenir le «droit d’utiliser» l’appellation biologique auprès de l’un des organismes ci-dessous.HATEZ-VOUS! Il vous reste peu de temps pour une inspection de pré-certification avant les neiges!!! 215, Route 132 est Saint-Michel (Québec) GOR 3S0 Service de certification biologique Courriel : garantie@globetrotter.net France Gravel Garantie Bio OciN Directrice des services d’OCIA-Québec, Monique Scholz 212, Mc Namee, Scots town, Qc, JoB 3B0 Tél.: 819.6s7.44so • Fax : 819.657.1009 \ L’Association pour l’amélioration des cultures biologiques Une certification biologique de renommée internationale pour les fermes et entreprises de transformation OCIA QUEBEC OfnS POUR TOUS VOS BESOINS EN CERTIFICATION BIOLOGIQUE QUÉBEC-VRAI Information et certification : Secrétariat par intérim de Québec-Vrai 35, Rang 4, Warwick (Québec) JOA 1M0 Locana Sansregret : Tél.et Fax : 819-358.6038 Courriel : agri-info@ivic.qc.ca Après plus de trois ans de négociations, les administrateurs d’OClA Québec peuvent enfin annoncer que l’entente de partenariat est conclue avec OCIA International.Rappelons qu’à l’origine, le modèle de parte-nariat s’est développé dans le but de mieux servir les besoins des membres vivant dans des communautés linguistiques et culturelles autres qu’anglophones.Il est prévu que d’autres groupes OCIA, par exemple ceux dans d’Amérique centrale ou d’Asie, suivront maintenant cet exemple.En bref, le modèle de partenariat vise à rapatrier certaines responsabilités du bureau international, tels le bulletin d’information, la gestion des dossiers des transformateurs, la gestion des plaintes, la mise ne place d’un point de chute régional et la facturation, entre autres.Une portion des fonds qui sont normalement envoyés à l’international restent dorénavant au Québec afin de supporter financièrement ces activités.Bien sûr, OCIA International maintiendra sa supervision en matière de certification afin de garantir uniformité et rigueur à travers toute l’association.RAPPELS AUX MEMBRES Il n’est jamais superflu de rappeler certains détails des normes aux producteurs biologiques, donc voici quelques rappels qui viennent des comités de certification.1.Evitez judicieusement l’usage des semences traitées.Commencez vos recherches tôt à l’automne et commandez tôt.En cas de semences traitées (pour les primeurs horticoles), une dérogation doit être demandée au comité.Conservez une documentation de vos efforts d’obtenir les graines non traitées.2.Non transgénique.Il ne faut pas relâcher notre vigilance face aux organismes modifiés génétiquement.Lorsque vous commandez vos graines, vos inoculants et vos pesticides biologiques, exigez une attestation de l’identité génétique de vos cultivars et produits.L’an prochain, vous devriez inclure ces documents avec votre demande de certification.3.Gestion des bandes tampons.Si vous effectuez des récoltes dans les bandes tampons, conservez une documentation de ces récoltes, de leur entreposage et de leur disposition.Il y a de moins en moins de tolérance pour des bandes tampons semées dans les mêmes cultures que les champs biologiques : planifiez vos cultures en conséquence.Implantez-y des brise-vent permanents.INVITATION : EXPO SANTÉ ET COLLOQUE D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE Vous êtes chaleureusement invités à venir nous rencontrer lors des deux activités de cet automne.OCIA Québec aura un kiosque à Expo manger santé du début d’octobre.Ensuite, à la fin novembre, nous serons présents au Colloque d’agriculture biologique du CPVQ.Profitez de ces occasions pour échanger avec nous en personne.Au plaisir! MONIQUE SCHOLZ DIRECTRICE DES SERVICES D'OCIA-QUÉBEC BIO-BULLE NUMÉRO 22 Uxhos des régions- Vous organisez une activité?Vous avez été mis au courant d’une activité?Vous voulez faire connaître une activité?Ne prenez pas pour acquis que nous en avons été avisés! Les lecteurs de Bio-bulle veulent tout savoir! Pour nous rejoindre, rien de plus facile : infocab.qc.ca, ou voyez nos coordonnées en page 4.BAS-SAINT-LAURENT PLANTES MÉDICINALES Rencontres-conférences : «Votre armoire aux herbes», Pour découvrir quelques plantes inestimables, pour savoir comment les intégrer au quotidien et bénéficier de leurs vertus.avec France Lemaire, herboriste.Montmagny, le 4 octobre, 19h information : Grandeur Nature, 418.248.8897 Saint-Pascal, le 5 octobre, 19h information : Coop L’Églantier, 418-492.1414 Rimouski, le 6 octobre, 19h information : Coop Alina, 418.723.0355 Sainte-Anne-des-Monts, le 8 octobre information : 418.763.7268 D’autres rencontres sont annoncées le 25 octobre à Thetford Mines, le 27 à Nicolet et le 28 à Drummondville.Pour informations sur ces dernières ou en organiser une, 819.344.2911.SAUVER LES CAMPAGNES Un rendez-vous national des comités de citoyens ruraux.Sommet du citoyen et rassemblement écologique qui devraient permettre de structurer les revendications communes aux résidants des « paroisses » et de les présenter aux instances gouvernementales.« Sauver les campagnes », c’est réfléchir sur le défi de la survie de toutes nos ressources naturelles et patrimoniales, la campagne face à l’agriculture industrielle ou une réflexion sur sa gestion intégrée.Saint-Germain de Kamouraska, du 21 au 24 octobre Information : 418.492.7692.PRODUITS BIO À RIMOUSKI Une place particulière a été faite aux produits biologiques certifiés à l’occasion de la fête régionale du Bas-Saint-Laurent pour l’édition 1999 du concours de l’Ordre du mérite agricole qui a eu lieu au Centre des congrès de Rimouski le vendredi 27 août.Dix entreprises ont vu leurs produits mis en évidence, ce qui a eu pour effet de valoriser la production biologique en région.Le ministre Trudel et tous nos partenaires ont pu apprécier la qualité des produits exposés.MONTÉRÉGIE COLLOQUE DU CPVQ-BIO Le 3e Colloque organisé par le Conseil des productions végétales du Québec (CPVQ), comité agriculture biologique, se tiendra le 30 novembre à Drummondville.Cet autre événement de l’automne, sous le thème « Prendre notre place dans le monde » devrait être des plus intéressants pour le développement du secteur de l’agriculture biologique.Information : CPVQ 418.528.7899 FÊTE DES RÉCOLTES La Fête des récoltes est une rencontre à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent entendre parler de permaculture, de jardin auto-fertile et de jardinage biologique.Plusieurs fermes et entreprises certifiées biologiques seront sur place.Le 24 octobre à Saint-Jean-Baptiste Information : le RHA, 450.467.5418 REGROUPEMENT RÉGIONAL Afin de promouvoir une agriculture biologique locale, encourager les petites entreprises et surtout permettre un contact direct entre producteurs agricoles et consommateurs, 6 fermes se sont regroupées pour offrir un point de vente en commun dans le sud-ouest de Montréal.À Franklin Centre, vous trouverez ce dont vous avez besoin.Information : 450.827.2483, www3.sympatico.ca/vdo.vhw MONTRÉAL COLLOQUE MANGER SANTÉ 3e édition de l’Expo-Colloque Manger santé.C’EST LE RENDEZ-VOUS DE L’AUTOMNE! Des conférences, toutes plus intéressantes les unes que les autres, des exposants par centaines dans les secteurs de l’alimentation saine, de l’agriculture biologique et de l’écologie.Les 2 et 3 octobre au Collège Maisonneuve Inscription : l’APRAS, 514-332.7037 ROSEMONT VIRE À L'EN-VERT Le quartier Rosemont vire à l’enVert! A la Soder (Société de développement environnemental de Rosemont), on vise à rapprocher les milieux urbains et ruraux dans un projet de promotion d’une alimentation saine issue de l’agriculture biologique.La phase 1 comporte des activités de formation en culture maraîchère écologique et des stages en entreprises bio pour mettre en BIO-BULLE NUMÉRO 22 O LÉdios des régions- pratique les acquis de formation.Ce volet permettra d’améliorer l’employabilité de plusieurs travailleurs de l’arrondissement Rosemont/Petite-Patrie.La phase 2 débute cet automne et elle est axée sur la promotion d’une alimentation écologique et socialement responsable .à suivre dans le prochain Bio-bulle.Information : SODER, 514-376.3360 ONTARIO ENCORE DES PLANTES MÉDICINALES! ^ Journées d’information sur la cul- £ mW a a Ma J* /A/âA ture ^es herbes médicinales.3 jours M^kMfWB B MT m de conférences et d’exposition ^ * wWm/m U organisés par Richters.(Les con-\ férences sont données en anglais).Le 22 octobre, résultats de recherches universitaires (agronomie, composés actifs, contrôle des maladies et insectes, séchage.); les 23 et 24, conférences visant le producteur et le futur producteurs d’herbes (production en champ ou en serre, normes gouvernementales, marketing, transformation.).Pour information, en anglais seulement : 905.640.6677 PROVINCE DE QUÉBEC ORGANISMES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉS Étiquetage obligatoire Le groupe Biotech Montréal demande un étiquetage obligatoire des produits contenant des OGM.Vous êtes d’accord avec la démarche?Vous avez du temps pour faire circuler la pétition?Vous avez un commerce ou un établissement qui pourrait afficher cette pétition?L’opinion publique est importante pour les gouvernements; en Angleterre, l’affichage est obligatoire à la suite des pression de l’opinion publique.Information : Groupe de recherche d’intérêt public UQAM et Université McGill, 514.987.3000 #4077 GESTION DES PESTICIDES Vous vous souvenez du Code de gestion des pesticides?(voir Bio-bulle 14).Il semble que les responsables au ministère de l’Environnement aient quitté et que le dossier soit sur la glace.Est-ce une bonne nouvelle?Sûrement pour ceux qui en utilisent.L’Association des services en horticulture ornementale du Québec a décidé quant à elle de produire son propre guide.Ces «normes-maison » vont-elles influencer celles gouvernementales?Soyons vigilants! À suivre dans le prochain Bio-bulle.{Petites annonces Recherche Ferme Biodynamique Cadet-Roussel (terre de 70 hectares à 50 min.de MTL) 1- Cherche stagiaire (3 mois ou plus) avec connaissance en maraîchage.Début mai 2000.Vente paniers de légumes via ASC (agriculture soutenue par la communauté).2- Création d’une fiducie foncière pour le rachat du «fond de terre», cherche relève dynamique et motivée.Envoyer lettre de présentation - motivation et C.V.à Jean et Madeleine Roussel, 730, rang Chartier, Mont Saint-Grégoire (Québec) JOJ 1K0 Nouvelle du MAPAQ Le Ministère a mis sur pied un groupe de travail dont la tâche sera de préparer une politique ministérielle dans ce dossier des OGM.à suivre.ÉQUITERRE En préparation à la cinquième année du réseau québécois des projets pour une agriculture soutenue par la communauté, Equiterre est à la recherche de nouvelles fermes pour combler la demande des citadins en produits biologiques.Une rencontre d’information aura lieu le 25 octobre.Les producteurs ou jardiniers certifiés bio sont priés de communiquer avec Barbara Vogt au 514.522.2000.Offre de service Dossier transgénique Danger.stop Suis votre chien de garde.stop.Possède super dossier.stop.Fais campagne d’éducation sur les dangers des aliments génétiquement modifiés.stop.Travaille pour vous.stop.Besoin d’appui financier.stop.Crédit d’impôt fédéral en retour.stop.Communiquez avec moi.stop.Armand Pouliot, coordonnateur, 418.867.5271 C.P.212, Saint-Épiphane, (Québec) GOL 2X0 O BIO-BULLE NUMÉRO 22 Les produits iétaroma pour la maison, le jardin, V élevage SUBSTANCE NUTRITIVE (stimuphytol) Modificateur du terrain.Sol et plantes.Mélange d'huiles essentielles et d'oli-go-éléments ODORIPHYTOL Nettoyant désodorisant toutes surfaces.Pouvoir détergent remarquable qui assure la désinfection, d'où son intérêt pour les poulaillers, étables, niches.Essences de cannelle et de girofle, extraits d'orange et de Lemongrass.VET-AROMASOL spray assainissant aux huiles essentielles.Pour animaux, ruches.Complexe d'huiles essentielles GALLIPHYTOL Complément alimentaire aromatique liquide pour volailles.Spécialement indiqué chaque fois qu'il y a à craindre dans l'élevage des manifestations stressantes.Complexe d'huiles essentielles et extraits solubilisés de millepertuis et de berbéris.Distribué par Monnol Import-Export inc.Richmond, Québec, Canada, JOB 2H0 Tél.: 819.826.6693 1.800.463.0420 Fax : 819.826.6868 gilÜlÜ^P|ij Additif alimentaire biologique à base de silice dynamisée Augmente la vitalité des animaux et assure un bon contrôle de la diarrhée.Durcit les sabots.BEP s'emploie chez les vaches, veaux, bœufs, poulets, porcs et autres élevages.Favorise le déclenchement d'un processus d'aérobie dans le purin et le fumier.Diminue les odeurs dans les bâtiments.SPARNET LTÉE Werner Spani Granby, Québec Tél.: 450.375.4356 • Fax : 450.375.9683 Pour plus d'information, contactez-nous jusqu'à 21 heures.Nous DISTRIBUONS AUSSI : Chauffe-lait 110 ou 220 volts, bouteilles en aluminium pour administrer un liquide aux bovins DUR S’INSCRIRE (514) 332-7037 « Hubert Pierre Reeves Dansereau I COLLOQUE sur ralimentation naturelle l’agriculture biologique et l’écologie üCtO Georges Raoul Brossard Duguay Julie Brière Céline Caron Louise Désaulniers Christiane Gendron Vincent Girardin Danielle J.O’Rourke Frédéric Le Cren Isabelle S'pGermain Seulement 85 $ + taxes : 98 $ EXPO ATELIERS PLUS DE 100 EXPOSANTS DÉGUSTATIONS Venez faire votre épicerie Collé ' ¦ W wammiv uutrn ut ci Munir é al 2701, Nicolet, Montréal Samedi de lOhOO à 19h30, Dimanche de lOh à 18h Production : Renée Frappier, l’APRAS et le CPVQ-BIO
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