Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2000, Août
# 526 Expiratioif!»igjS9 "¦'«a Bibliothèque nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 \ND LES PRODUITS BIO DANS LES SUPERMARCHES?le Quélie SURl'AGIÿÇULTURE BIOLOGIQUE Bit FUTUR LEADER MONDIAL PORXR i.ü îy:ÉCÀ^GItN ET LE COW-BOY Enregistrement mm Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d’Or inc., un des plus gros producteurs d’œufs frais, a développé une toute nouvelle technologie consistant à transformer le fumier des poulettes et des pondeuses en fertilisant.Le fumier de volaille provenant de la ferme Les Œufs d'Or inc.est mis en compost afin de produire un fertilisant organique de haute qualité et entièrement naturel.Écolo-Nature • améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité; • accroît la capacité de rétention des minéraux fournis par le fertilisant; •augmente la concentration des matières organiques; • ajoute au sol des micro-organismes pendant qu’il active la source d’aliment pour ceux déjà existants.Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est aussi recommandé pour les jardins et les gazons.Facile à manipuler et ne dégage que très peu d’odeur.¦IHMJJJIUI Azote totale 5,00% Magnésium (Mg) 0,50% Azote soluble à l’eau 2,50% Fer(Fe) 0,20% Azote insoluble à l’eau 2,50% Manganèse (Mn) 0,05% Acide phosphorique assimilable 6,00% Zinc (Zn) 0,05% Potasse soluble (I^O) 3,00% Composition organique minimum 50,00% Calcium (Ca) 9,00% Teneur maximale en humidité 20,00% LES ŒUFS D’OR INC.34, rue Chénier Val-d’Or (Québec) J9P 3S3 Tél.et fax: 819-824-4419 http://mp.qc.ca/ecolo-nature/ NOUS ACHETONS DES GRAINS CERTIFIÉS BIOLOGIQUES produits au Québec.= H 1 CONTACTEZ-NOUS AU (418) 883-3688 ; ; : iM Soya, blé dur de printemps, blé tendre blanc, 114, Saint-Jean Nord Sainte-Claire (Québec) Canada GOR 2V0 Télécopieur: (418) 883-2662 BiC-bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 26 - AOÛT 2000 commercialisation par charles-eugèi lergeron 9 À QUAND LES PRODUITS BIO DANS LES SUPERMARCHÉS?par hélène amouriaux 10 LES MARCHÉS D'EXPORTATION DU SOJA BIOLOGIQUE par Sébastien forget production Ti L'ABITIBI, futur leader mondial par gaston gadoury, pascal billard et evelyne lemieux 12 UN PLAN DE CULTURE BIEN DÉTREMPÉ par raynald laflamme environnement 13 UN SIGNAL FORT EN FAVEUR DU BIO par charles-eugène bergeron dossier Visitez ébec IT_ • bio tous les détails en page 30 4 MOT du rédacteur 5 ÉCHOS du cabq par Christian nanchen 6 bio-branché par raynald laflamme 16 MAINMISE SUR L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE une traduction de charles-eugène bergeron portraits d'entreprise 19 UN MILITANT ACTIF SUR LES MARCHÉS par raynald laflamme 20 UN MÉCANO QUI FAIT DANS LE BIO par raynald laflamme 22 UN COW-BOY BIEN EN SELLE par raynald laflamme 7 BIO-CAPSULES 10 LA TOURNÉE DU MINISTRE par raynald laflamme 14 BIO-INFO par raynald laflamme 24 CONSEIL D'ACCRÉDITATION DU QUÉBEC par denis-paul bouffard 29 NOUVELLES DE LA CERTIFICATION garantie bio, par france gravel québec vrai, par debbie timmons 30 ÉCHOS DES RÉGIONS PAGE COUVERTURE : « UN ÉTÉ COMME LE NÔTRE » PHOTOMONTAGE : ÉLIANE VINCENT BIO-BULLE NUMÉRO 26 O t du rédacteur D ÉJÀ UN AUTRE BIO-BULLE, et vous n’avez pas encore terminé de lire le numéro précédent, qui lançait un appel à tous: le bio québécois a besoin de vous! Ceux qui ont pris le temps de le feuilleter entre leurs occupations quotidiennes ont remarqué la présence d’un questionnaire à leur intention, un coup de sonde qui permettra au Centre d’agriculture biologique du Québec de mieux positionner le magazine dans le cadre du développement de l’agriculture biologique au Québec.A ce questionnaire, un concours était rattaché, histoire de vous récompenser, chers lecteurs et lectrices, pour les quelques minutes que vous consacriez à nous transmettre de l’information.Le concours a pris fin le vendredi 14 juillet à 16 h.Les gagnants des 10 prix seront connus lors du tirage, qui se tiendra à nos bureaux de La Pocatière le mardi 15 août à midi.Le grand gagnant ira passer la fin de semaine du 9 septembre au gîte touristique Les Bras de Morphée, à Sainte-Christine, en Montérégie.Un prix qu’il partagera avec une personne de son choix.Les noms de tous les gagnants seront publiés dans l’édition d’octobre de Bio-bulle.Même si le concours a pris fin, il est toujours possible de nous transmettre le questionnaire dûment rempli dans l’enveloppe pré-affranchie qui était insérée dans notre dernière livraison.Les résultats de ce questionnaire seront traités en toute confidentialité par une consultante externe en collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski.Le traitement des données permettra la réalisation d’un plan de mise en marché de façon à répondre à vos exigences.Il est donc toujours temps d’influencer le cours des choses par l’envoi de votre questionnaire.VISITEZ LE QUÉBEC BIO La présente édition vous offre une promotion estivale intitulée « Visitez le Québec bio, voyagez et mangez sainement».Grâce la contribution de 16 entreprises, fermes et marchés d’alimentation naturelle, nous vous offrons un parcours plein soleil vers la région de votre choix.Le Québec est vaste, et surtout, accueillant.Faites-vous plaisir et rendez-vous les visiter en toute simplicité.Après tout, nous sommes tous de la grande famille bio-québécoise.Et pourquoi ne pas prendre quelques photos de votre passage chez-eux?Tous ensemble, nous pourrions constituer un premier album de famille, qui trouverait sûrement place à être publié dans Bio-bulle.L’idée est lancée.Ceux qui déjà trouvent l’idée assez valable pour nous envoyer une photo accompagnée d’un court texte descriptif trouveront nos coordonnées dans cette page.Cet été, on visite le Québec bio, et cet automne, on se racontera de bien beaux moments de chaleureuses découvertes! Allez! On est déjà parti! Bi^bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 26 - AOÛT 2000 Bio-bulle est une réalisation du * L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.* La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition d'en mentionner la source.Rédacteur en chef: Raynald Laflamme Courriel: redaction@cab.qc.ca Ont collaboré à ce numéro: Hélène Amouriaux, Charles-Eugène Bergeron, Pascal Billard, Denis-Paul Bouffard, Sébastien Forget, Gaston Gadoury, France Gravel, Eveline Lemieux, Christian Nanchen, Renée Frappier, Debbie Timmons, Larbi Zerouala Révision: Denis Dumont Conception et montage: Studios Sigma, Tél.& fax: 418.852.3088 Courriel : ssigma@globetrotter.qc.ca Impression: Impressions Soleil, La Pocatière Vol.12, no 2 - août 2000 y cent m ¦ ^ i Centre d’agriculture biologique du Québec PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez: Raynald Laflamme Téléphone: 418.856.1110, poste 337 Télécopieur: 418.856.2541 * Date de tombée: 18 septembre 2000 * Parution: semaine du 1er octobre 2000 ABONNEMENT Canada (taxes incluses) 1 an (6 numéros): 28,76 $ 2 ans (12 numéros): 51,76 $ International (6 numéros): 46 $can Membership au CAB: 46 $ par année (Abonnement compris) POUR NOUS REJOINDRE: Centre d'agriculture biologique Service à la clientèle, a/s de Thérèse St-Laurent 401 rue Poiré, La Pocatière, Québec, G0R 1Z0 Téléphone: 418.856.1110, poste 340 Télécopieur: 418.856.2541 Courriel : info@cab.qc.ca Envoi de Poste - publications - enr.no 09710 Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 La réalisation de Bio-bulle est rendue possible grâce à la collaboration de Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière 401, rue Poiré La Pocatière, Québec G0R 1Z0 Tél.: 418.856.1110 Fax : 418.856.1719 Internet : www.italp.qc.ca et du Québec a “ Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation O BIO-BULLE NUMÉRO 26 i 12 Jj^ïclios du CABQ AUX PRODUCTEURS, AUX TRANSFORMATEURS, AUX CONSEILLERS ET À TOUTES LES PERSONNES BIEN OCCUPÉES DURANT LA BELLE SAISON MEA CULPA TROIS FOIS ET TOUTES NOS EXCUSES CHRISTIAN NANCHEN DIRECTEUR, CABQ cours de ces douze derniers mois, alors que vous étiez très occupés par vos activités d’été, le Centre d’agriculture biologique du Québec vous a sollicité à trois reprises, soit pour la réalisation du bottin d’adresses utiles en agriculture biologique (été 99, toujours indispensable et en vente au centre au prix de 14,95$), soit pour notre étude ayant pour objectif de faire l’inventaire du bio au Québec, soit encore dans notre dernier numéro de Bio-bulle pour connaître votre avis sur le magazine.Dans ces trois cas, il aurait sans aucun doute été préférable de vous contacter plus tard en saison, après les gros travaux de l’été.Dans les trois cas, diverses raisons ont évidemment dicté nos décisions, comme par exemple la disponibilité d’une stagiaire durant six mois ou d’un emploi d’été subventionné, ou encore notre besoin d’informations pour la mise en place d’un plan de mise en marché du magazine en étroite collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski.Nous regrettons ces sollicitations au mauvais moment de votre disponibilité, d’autant plus que notre mission est d’être à votre service pour vous fournir la bonne information au bon moment.Comment concilier des contraintes financières et de personnel disponible avec l’intention de vous solliciter au meilleur moment de votre disponibilité?Une question qui pour l’instant n’a pas obtenu à nos yeux de réponse absolue.Nous serons certes dorénavant beaucoup plus attentifs à votre situation de surcharge de travail en plein été, mais contraints de juger chaque situation au cas par cas.Il y a sans aucun doute aussi des situations où l’urgence ou l’opportunité invitent à l’action même si le moment n’est pas le mieux choisi.De notre point de vue, votre contribution pour le développement de l’agriculture biologique au Québec et des services offerts par le Centre, 5 à 15 minutes une deux fois dans l’été ne nous paraît pas une sollicitation excessive.Qu’en pensez-vous?Merci de nous transmettre votre point de vue.Il est toujours temps de nous retourner les questionnaires transmis, soit pour l’inventaire sur le bio, soit pour notre enquête destinée aux lecteurs du magazine, même si, dans ce dernier cas, le concours s’y rattachant s’est terminé le 14 juillet.A ce jour, les taux de participation sont de l’ordre de 25%.Un score qui peut être amélioré grâce à votre participation.Vïnrx-îav^ alo(\re^ Certifié biologique OCIA .GROS *+ Non pasteurise, nonjiltre ^j Choix d’acidité : 4,5%, 5%, 7% DÉTAIL Fonnats Verger aux 4 vents J htre 404, rang de l’Église, Henryville, Québec, JOJ 1E0 4 litres Tel.: 450.299.2183 • Fax : 450.299.2835 .Alain et Louise Désilets ESSsIL Fruits et légumes biologiques 200 litres rue - Jardin Tirage : le 15 août 2000.Le nom des gagnants sera publié dans l'édition d'octobre.Le CABQ tient à remercier toutes les personnes qui ont participé.Bien du plaisir au grand gagnant qui séjournera, lui et une personne de son choix, au gîte touristique Les Bras de Morphée de Sainte-Christine, en Montérégie la fin de semaine du 9 septembre.Vos hôtes, Diane Duguay et Alain Lavoie vous y attendent! BIO-BULLE NUMÉRO 26 BONJOUR A VOUS, CHERS AMIS INTERNAUTES! site de Canadian Organic Growers A fait peau neuve et offre un nouveau 1^/V design qui présente de façon succincte les activités et services offerts: revue, bibliothèque gratuite, activités locales, publications à vendre, etc.Un résultat impressionnant, si on considère que le projet a été totalement réalisé de façon bénévole.La dernière publication, The Organic Livestock Handbook, dont une excellente critique a été publiée dans l’édition d’avril de Bio-bulle (no 25), est maintenant très facile à commander grâce au nouveau formulaire disponible sur le site.AMPAQ, DGSIM, SCPA, ET QUOI ENCORE?Pour vous retrouver dans le labyrinthe des sigles et des acronymes agronomiques, l’OAQ, excusez.l’Ordre des agronomes du Québec, section de l’Outaouais, a mis en ligne une page Web d’une grande utilité pour qui veut connaître qui se cache derrière ces sigles et acronymes qui trop souvent tapissent l’information.Le document contient une liste de sigles et d’acronymes d’intérêt agricole ou agronomique.La liste rie se veut pas exhaustive.Elle compte quand même plus de 170 entrées et leur signification.Chaque fois que la chose est possible, un lien vous est proposé à partir de la définition du sigle ou de l’acronyme, question de parfaire votre connaissance d’un organisme dont vous ne connaissiez tout à l’heure que quelques lettres.Les plus érudits savent bien que le SEA est le Servive d’exportation agroalimentaire.Amusez-vous à trouver que sont le SIPO et le PGFI.Facile, le tout est classé par ordre alphabétique.Une petite dernière, c’est trop l’fun : CABQ.Buzz! Le Centre d’agriculture biologique du Québec.Bonne réponse! La signification de ce sigle ne se trouve malheureusement pas sur ce site, puisque la dernière mise à jour remonte à 1997.C’est là son seul défaut.Vous pouvez toujours vous en plaindre à l’auteur, dont vous retrouverez les coordonnées à la fin de la liste, juste en-dessous de la lettre Z.Magasinage en ligne ET INFORMATION NUTRITIONNELLE as i Raynald Laflamme www.cab.qc.ca redaction@cab.qc.ca forme de petits déjeûners-conférences auxquels sont conviés les entrepreneurs de toutes les régions du Québec.Des témoignages et des résultats déjà observés face à cette véritable révolution y sont présentés.De plus, les participants ont accès à de l’information et à des outils essentiels avant d’entamer cette démarche nécessaire au développement de leur entreprise.Le calendrier de la tournée est disponible sur le site de la tournée Québéclic.(Tiré de Bioclips, vol.8, no 24) Saviez-vous que le manque d’information nutritionnelle et l’absence de détails concernant les ingrédients avec lesquels sont fabriqués les produits alimentaires freinent le développement du magasinage en ligne?En effet, selon un sondage réalisé récemment, 99% des personnes interrogées estiment que cette carence les dissuade de faire des achats en ligne, étant donné quelles sont de plus en plus soucieuses de ce qu’elles mangent.(Tiré de Bioclips, vol.8, no 24) Le virage électronique Les entreprises du Québec sont invitées à prendre le virage des affaires électroniques en participant à la Tournée Québéclic, organisée par le CEFRIO.Cette tournée se présente sous la Canadian Organic Growers : http://www.cog.ca/ Sigles et acronymes agronomiques : http://www.oaq.qc.ca/oaso/acronym.htm#P Tournée Québéclic: www.quebeclic.com Crédit d’impôt pour site web transactionnel: www.finances.gouv.qc.ca Crédit d’impôt POUR SITE WEB TRANSACTIONNEL Le ministère de l’Industrie et Commerce offre aux entreprises qui désirent développer un site web transactionnel ou un système de transactions entre entreprises (EDI) un crédit d’impôt remboursable qui peut atteindre jusqu’à 40 000$.Les entreprises ont jusqu’au 31 mars 2002 pour se prévaloir de cette mesure.Consultez le site pour plus de détails concernant cette mesure fiscale.«iv[||5 Rêver .un monde interactif où l'avenir se crée Gagner .le pari de la conquête du monde technologique Bâtir .un monde virtuel où le réel se réinvente COMMUNIC CTIV Technologies Rimouski, Québec, Montréal • 1-888-345-2423 • www.rgbtech.com O BIO-BULLE NUMÉRO 26 ip-capsules Alors que de nombreux météorologues s’emploient aujourd’hui a prévoir le phénomène El Nino, les paysans des civilisations précolombiennes choisissaient la période de plantation de leurs pommes de terre en fonction de cet événement climatique, simplement en regardant les étoiles.Des chercheurs américains ont émis cette hypothèse dans un article récent du magazine Nature.En étudiant les traditions ancestrales des paysans de Bolivie et du Pérou, ces chercheurs montrent comment ces derniers réalisaient des prévisions météorologiques dont ils se servaient pour décider des dates de plantation de cultures.Les paysans boliviens ou péruviens avaient remarqué que, lorsque les étoiles des Pléiades paraissaient moins brillantes et plus petites le soir de la Bonne nouvelle v Saint Jean, la saison qui suivait était plus sèche, ce qui compromettait la récolte de pommes de terre.Or, selon les chercheurs, la visibilité des f étoiles, c’est-à-dire leur ' brillance et leur taille apparente, peut être modifiée par l’existence de nuages de très ^ haute altitude très nombreux lors d’un épisode El Nino.En effet, le réchauffement des eaux de surface de l’océan Pacifique entraîne le déplacement des zones précipitations de la partie tropicale ouest du bassin océanique vers l’équateur et les côtes de l’Amérique du Sud jusqu’au Pérou.SOURCE : LA RECHERCHE.AVRIL 2000 pour les bleuets Aux États-Unis, on prévoit que le bleuet deviendra la saveur favorite dans les aliments et boissons en 2001, supplantant ainsi la canneberge.Le cycle de popularité de la canneberge semble avoir atteint sa maturité.Les recherches récentes démontrant que les effets bénéfiques du bleuet pour la prévention de certaines maladies, ainsi qu'une activité protectrice qui s'apparente à celle du vin dans la réduction du risque de maladies cardiaques, favoriseraient cette tendance.SOURCE : BIOCLIPS.VOL.8, NO 18 V/>ie enquête bu ministère t>e Y Agriculture jAponAis menée en novembre 1999 révèle que #0% bes personnes interrogées sont hostiles à l’AchAt et A 1a consommAtion be probviits OGM.QuAtre-vingt-trois pour cent bes réponbAnts inbiquAient leur réticence A Acheter bes probuits bont l'étiquetAge mentionne 1a présence b’OGM.QuAnt aux rAisons, pour 60% b’entre eux, il s’Agit be boutes sur leur innocuité, et pour 2f%, be l’Absence be précision entourAnt le terme OGM.L’enquête be novembre portAit sur 2300 foyers au jApon Avec un tAux be retour be 2f%.Les jAponAis sont encore loin b’Accepter les OGM bAns leur quotibien.S Depuis Avril, Je ministère be 1a SAnté évAlue les risques pour 1a SAnté pour toutes les VAriétés b’OGM 1 importées au JApon.mAis cette procébure ne semble pas rAssurer les consommAteurs jAponAis.SOURCE : BULLETIN DE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE AMBASSADE DE FRANCE AU JAPON V Qui va là?1 u j Washington a annoncé le 3 mal dernier un ensemble de mesures limitées visant à réglementer les produits à base d'organismes génétiquement modifiés (OGM), que les adversaires des OGM ont immédiatement jugées insuffisantes alors que l'industrie alimentaire applaudissait.Ces mesures annoncées par la Maison-Blanche visent notamment à «mettre en confiance les consommateurs », selon un communiqué.Les conséquences de ces mesures: les autorités sanitaires seront informées à l'avance de l'introduction sur le marché d'un produit issu d’OGM, mais l'étiquetage concernant ce dernier restera volontaire.SOURCE : LE SOLEIL, D'APRÈS AFP, LE 4 MARS 2000 BIO-BULLE NUMÉRO 26 rticulture Agriculture biologique Le Collège d'Alfred de l'Université de Guelph offre une spécialisation en Agriculture biologique.Dans le cadre de son programme de Technologie agricole, le Collège d'Alfred proposera, dès septembre 2000, une nouvelle spécialisation en Agriculture biologique.Ce diplôme collégial de langue française, d'une durée de 2 ans, mise sur une solide formation de base en agriculture et en gestion et sur une variété de cours traitant de l'agriculture biologique.Le Collège offre aussi des diplômes et des certificats dans les secteurs suivants : • agriculture * développement international i alimentation, diététique et transformation des aliments horticulture et entretien de terrains de golf soins vétérinaires Il n’es* pas trop tard pour s'inscrire nu Collège d'Alfred UNIVERSITÉ aêrj TFT PH C.P.580, 31, rue St-Paul, Alfred (Ontario) CANADA KOB 1A0 tél.: (613) 679-2218 poste 318 télec.: (613) 679-2423 www.alfredc.uoguelph.ca DEUX INCONTOURNABLES OUTILS DE RÉGIE DES RAVAGEURS Deux absolus incontournables outils de régie des ravageurs sont maintenant sur le marché et viennent en aide aux producteurs de pommes et de maïs sucré québécois.CHARLES-EUGÈNE BERGERON, AGR.MAPAQ-ESTRIE Guide d’identification des ravageurs du pommier et de r\ LEURS ENNEMIS NATURELS présente un à un les insectes et acariens nuisibles ou bénéfiques, y compris les principales araignées.La morphologie, les traits distinctifs, les périodes d’activité, les cycles vitaux, tout y passe, en ajoutant les dégâts selon leur sévérité pour les nuisibles, le statut, les proies préférées et la sensibilité aux pesticides pour les bénéfiques.Une véritables mine de connaissances et de compréhension sur l’écosystème complexe et évolutif que constitue un verger.Ce guide s’adresse aux pomiculteurs, à leurs conseillers et à toute personne intéressée à la faune entomologique pomicole.Le Guide d’identification des insectes nuisibles et utiles dans la CULTURE DU MAIS SUCRÉ, comme on peut le lire en page 3, a été conçu dans le but d’aider les producteurs et conseillers agricoles.Chaque insecte décrit est répertorié comme ravageur principal, occasionnel ou secondaire, ou comme insecte utile; une codification couleur permet de les repérer.Pour tous les ravageurs, les principaux critères permettant de les reconnaître et de les distinguer des autres insectes sont décrits.Les périodes de risque de dommage sont indiquées, de même que le ou les stades de croissance où le maïs est susceptible d’être attaqué par les différents ravageurs, ainsi que les périodes propices au piégeage et au dépistage.Conçu pour une gestion intégrée des ennemis, ce guide rempli d’illustrations se veut un outil pratique, facilement utilisable au champ; il permettra à toute personne intéressée par la faune entomologique des écosystèmes agricoles de mieux connaître l’activité des insectes dans les champs de maïs sucré.Grand coup de chapeau respectivement à Gérald Chouinard et à Josée Boisclair, de l’IRDA (Institut de recherche et de développement en agroenvironnement), et à leurs très nombreux et excellents collaborateurs! La qualité des illustrations et de la présentation reliure spirale format de poche des deux guides est tout simplement parfaite.Leur coût d’acquisition est dérisoire en regard de la somme de savoir-faire qu’ils contiennent, enfin accessible de façon condensée sans être lourde.Réalisés dans le cadre du Programme agroenvironnemental de soutien à la stratégie phytosanitaire avec un soutien financier du Plan d’action Saint-Laurent vision 2000, ces ouvrages, on ne peut plus illustrés et clairement rédigés, justifient grandement l’argent de nos taxes fédérales et provinciales qui y a été investi.Ces ouvrages exceptionnels sont distribués par Distribution de livres Univers au 418.831.7474 ou 1.800.859.7474.O BIO-BULLE NUMÉRO 26 À QUAND LES PRODUITS BIO DANS LES SUPERMARCHÉS ?Des entrevues réalisées dans le courant du mois de juin avec Serge Jodoin, responsable de la mise en marché des produits d'épicerie chez Sobeys (IGA), et Chantal Larochelle, responsable de la mise en marché des produits naturels chez Loblaws (Provigo, Maxi), ont permis de prendre la température quant à l'intérêt que portent les grandes chaînes aux produits biologiques.HÉLÈNE AMOURIAUX, ÉTUDIANTE EN AGRONOMIE, STAGIAIRE AU CABQ JUSQU’À PRÉSENT, la distribution des produits bio au Québec est assurée en grande majorité par les magasins de produits naturels et les magasins indépendants d’alimentation générale.Les ventes directes à la ferme, sur les marchés ou via le réseau Equiterre représentent également une part importante de ce commerce des produits bio.Depuis quelque temps, on voit apparaître des produits bio dans les supermarchés.Cependant, la diversité des produits offerts est restreinte et irrégulière.Quelles stratégies Sobeys et Loblaws ont-elles décidé d’adopter pour satisfaire les clients désireux de trouver une gamme variée de produits bio tout au long de l’année ?L'APPROVISIONNEMENT EN PRODUITS BIO QUÉBÉCOIS RESTE CHAOTIQUE Chez Sobeys comme chez Loblaws, l’un des problèmes majeurs avec les produits bio reste l’approvisionnement.Il est difficile de maintenir en permanence un rayon complet bien garni.Face à ces limites, deux solutions peuvent être envisagées: soit adopter une politique d’importation, soit conclure des ententes avec les fournisseurs habituels pour les encourager à convertir leurs méthodes au mode bio.CHEZ LOBLAWS : DOUCEMENT MAIS SÛREMENT Chez Loblaws, on a choisi la première solution: importer, ce qui n’a en rien résolu le problème de l’approvisionnement.En effet, le Conseil d’accréditation du Québec, mis sur pied récemment et n’ayant pas les moyens financiers nécessaires, ne peut pas contrôler l’authenticité biologique des produits importés.Ainsi la crédibilité des produits bio importés peut parfois laisser à désirer.De plus, les produits bio importés, bien souvent, ne respectent pas la réglementation québécoise sur l’étique- tage bilingue, ce qui n’est pas sans poser de problème.En ce qui concerne les produits bio québécois, notamment les produits frais, Loblaws mentionne le manque de volume, et de ce fait la difficulté à s’engager à long terme dans cette gamme de produits.De plus, d’après Chantal Larochelle, il semble que le consommateur ne soit pas prêt à trouver des produits bio mêlés au sein des rayons communs, c’est pourquoi Loblaws préfère garder un rayon spécifique de produits naturels et y associer les produits bio.Cependant, tous les magasins de la chaîne ne possèdent pas ce type de rayon, donc il serait nécessaire d’entreprendre une restructuration dans bon nombre d’entre eux.Vous l’aurez compris, au Québec, Loblaws ne s’est pas encore vraiment lancé dans le bio, mais la porte reste grand ouverte comme en témoigne la rencontre effectuée récemment entre Réal Samson, responsable du comité Plantes horticoles à la FABQ, et Daniel Tremblay, responsable de la mise en marché chez Loblaws.Affaire à suivre.CHEZ SOBEYS: ON ATTEND LES PRODUCTEURS BIO QUÉBÉCOIS La chaîne Sobeys affiche une politique très volontariste face aux produits bio: elle offre dans 70% de ses magasins une gamme variée de produits bio, un rayon complet régulièrement approvisionné.La direction ayant détecté le réel potentiel de ce secteur, la chaîne a très rapidement évolué en faveur des aliments bio et s’est toujours tenue au courant des évolutions du secteur bio.Des réunions d’information sur l’agriculture biologique ont été proposées aux responsables de la mise en marché des différents types de produits.La chaîne Sobeys serait prête à travailler avec les producteurs locaux québécois et à établir avec eux des relations privilégiées afin d’améliorer la prise en charge logistique des produits bio, mais aussi dans l’objectif de diminuer les prix.Cependant, comme chez Loblaws, Sobeys n’est pas sans souligner le manque de volume de produits bio au Québec, ce qui contraint à importer et à retomber face aux problèmes de crédibilité et d’étiquetage.Pour Sobeys, comme pour Loblaws, la mise en marché des produits bio au sein des supermarchés doit absolument passer par une organisation au niveau de la production afin d’augmenter les volumes, de structurer l’offre et de stabiliser les prix.Seulement voilà, tous s’accordent à dire qu’une telle organisation du secteur doit être stimulée et soutenue financièrement et techniquement par le gouvernement! Cela prendra du temps, mais c’est à nous tous, consommateurs, par le biais de notre panier d’épicerie, de faire pression sur les institutions gouvernementales afin de leur faire prendre conscience de l’intérêt réel et actuel de soutenir l’agriculture biologique.0 FROMAQERIE L'Ancêtre oc \Or 'és bio Élevage sans hormones, sans antibiotiques Culture sans engrais chimiques, sans pesticides BIO-BULLE NUMÉRO 26 O {Commercialisation LES MARCHÉS D'EXPORTATION DU SOJA BIOLOGIQUE AALEXX INTERNATIONAL Inc.nwÆÆWM#*mMMi’.ï *" -iamro'AM in imàt xini !!«!»» 1HEI wm.wi ?^iiRi La récolte 2000 sera-t-elle encore une bonne année pour le soja biologique?La réponse est compliquée puisque ça dépend de la certification que vous utilisez et des nouvelles réglementations japonaises.SÉBASTIEN FORGET AALEEX INTERNATIONAL GOUVERNEMENT JAPONAIS dévoilera bientôt ses nouvelles normes d’accréditation biologique.Certaines compagnies qui mélangeaient du conventionnel et du bio vont devoir stopper cette pratique.Vont-elles acheter plus de bio?Certaines compagnies oui, d’autres vont laisser tomber leur ligne bio.Nous croyons que les quantités resteront globalement les mêmes.Mais il est certain que le marché japonais n’est plus aussi alléchant qu’il l’était.Les consommateurs n’ont pas embarqué autant que prévu dans le bio, ce qui fait que bien des compagnies qui avaient testé des marques bio les ont maintenant laissées tomber.Les prix s’en ressentent.Surtout que les acres de soja biologique au Canada et aux Etats-Unis se sont multipliées depuis trois ans.Pour ce qui est de l’Europe, les clients nous demandent d’utiliser une certification européenne.Pour l’instant, les autres certifications, même IS065, doivent soumettre les dossiers de leurs producteurs.C’est long et sans garantie que ça fonctionne.Nos clients veulent un approvisionnement fiable.Ils se sentent plus en sécurité avec une certification européenne.Pour ce qui est des prix, nous sommes en compétition avec l’Amérique du Sud.La plupart de clients européens sont satisfaits de la qualité sud-américaine et profitent de prix réduits.Il faut toujours insister pour vendre la qualité québécoise/canadienne.Il y a encore, heureusement, de bons clients qui l’exigent, mais pas à n’importe quel prix.Par contre, avec les volumes disponibles de soja bio qui augmentent au Canada et aux Etats-Unis, les clients européens ont plus de choix.Par les années passées, les prix restaient hauts parce que le Japon absorbait l’augmentation de soja bio disponible.Ce n’est plus le cas, ce qui amène une baisse des prix.Aalexx International est le leader québécois de la vente de soja biologique pour alimentation humaine.Nous travaillons avec les producteurs et les agences de certification pour percer tous les marchés depuis cinq ans.Parti d’une production marginale, le Québec est maintenant un des leader pour l’exportation vers l’Europe.Nous sommes fiers de la progression du bio au Québec, et vous pouvez compter sur nous pour soutenir l’exportation encore longtemps.LE MINISTRE TRUDEL ENFOURCHERA SON VÉLO Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Rémy Trudel, enfourchera comme prévu son vélo lors d'une brève tournée estivale de fermes biologiques.RAYNALD LAFLAMME RÉDACTEUR, BIO-BULLE C) EST À L’INVITATION de la Fédération d’agriculture biologique du Québec (FABQ) que le ministre Trudel visitera deux fermes de l’Estrie le 21 juillet.Il sera accompagné pour l’occasion de quelques membres de son cabinet et de personnalités de la FABQ et de l’UPA-Estrie.Comme, il avait promis de le faire lors de l’assemblée générale de la FABQ, le 31 mars dernier, c’est à vélo que se déplacera le ministre.La tournée débutera à 9 h à Ayer’s Cliff par la visite de la ferme Fellgarth, propriété de Alex Brand, éleveur de bœufs et producteur maraîcher.Le ministre Rémy Trudel, un passionné des ballades à vélo.Après cette première visite, les cyclistes, le ministre en tête de file, prendront la route longeant le lac Massawipi, puis la 208, direction Compton, où ils sont attendus à la ferme Les Moissons dorées, propriété de Michel Gaudreau, producteur de grandes cultures.Sur place, un goûter les y attend suivi de la visite.Rémy Trudel et les organisations participantes tiendront chacun un point de presse pour clore cette mini-tournée estivale du ministre, laquelle devrait donner des retombées intéressantes au plan de la promotion de l’agriculture biologique au Québec.BIO-BULLE NUMÉRO 26 iProduction- ¦ t, L’ABITIBI, FUTUR LEADER MONDIAL EN PRODUCTION PORCINE BIOLOGIQUE L'Abitibi est une des rares régions agricoles au monde où il reste un bassin de terres arables encore inexploitées.Cette caractéristique en fait une région privilégiée pour le développement d'une agriculture biologique et d'une certification rapide.GASTON GADOURY, CHARGÉ DE PROJET, ASSOCIATION DES PRODUCTEURS BIOLOGIQUES PASCAL BILLARD ET EVELINE LEMIEUX, SOL-AIR CONSULTANTS INC.ENGRAIS 100% NATUREL active» ET CONIFERES Stimule efficacement la croissance Protège des rigueurs derhiver NATURE S.iinl-U'nk(-sl io-t&ÿiycce 0 LIBERTÉ 1 Avenue Liberté Candiac, Québec J5R 3X8 www.liberte.qc.ca BIO-BULLE NUMÉRO 26 {Conseil d’accréditation du Québec Le Conseil d’accréditation s’est également engagé, dans son programme, à garder confiden-tielles toutes les informations ayant trait aux organismes postulants et à leur démarche d’accréditation.Il ne peut donc débattre sur la place publique des raisons qui motivent ses décisions d’accepter ou de refuser l’accréditation de tel ou tel organisme postulant.Depuis le 1er juin 2000, tout organisme qui postule en vue d’une accréditation doit remplir un formulaire de demande, dans lequel il s’engage, entre autres, à garder confidentielles toutes les informations échangées entre les deux parties, et considérées comme normalement confidentielles.Sur les huit organismes de certification qui ont postulé au Conseil en vue d’une accréditation depuis la fin de 1998, quatre ont jusqu’à maintenant été accrédités (Garantie-Bio, OCIA-Québec, Québec-Vrai et QAI inc.), tandis qu’un autre été refusé.Trois sont toujours en démarche d’accréditation (FVO, OCPP, OGBA).En 2000, les exploitants biologiques du Québec devront débourser une contribution pour acquitter le coût d’exploitation du programme de surveillance de l’appellation biologique.Cette contribution varie de 50$ pour une érablière certifiée à 300$ pour un transformateur certifié.Le producteur agricole certifié va quant à lui payer 100$ par an.Le milieu contribuera ainsi pour un peu plus de 25 000$ au maintien du programme de surveillance.Le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord où l’appellation biologique est contrôlée.DIRECTIVES CONCERNANT LES ACTIVITÉS DE PRODUCTION ET DE TRANSFORMATION Directive relative à l'usage de l'appellation «biologique» et des termes qui en sont dérivés à l'endroit des personnes qui réalisent des activités de production, de transformation, de conditionnement et d'emballage de produits agricoles et alimentaires 1996, LE GOUVERNEMENT du Québec H a adopté la Loi sur les appellations Préservées (Chap.A 20.02).Cette législation vise à encadrer la reconnaissance d’appellations qui sont attribuées à des produits agricoles et alimentaires à titre d’attestation de leur mode de production, de leur région de production et de leur spécificité.Cette loi a également pour objet la surveillance de ces appellations.L’article 21 de la Loi sur les appellations réservées stipule que : « nul ne peut utiliser, dans la publicité, l’étiquetage, la présentation de tout produit ou dans les documents commerciaux qui s’y rapportent, une appellation réservée pour des produits qui ne sont pas certifiés par un organisme accrédité ».Toute personne contrevenant à une disposition de l’article 21 commet une infraction passible d’une amende allant de 2000$ à 60 000$, selon le cas.Depuis le 1er février 2000, l’appellation « biologique » est réservée au Québec.Le Conseil d’accréditation du Québec (CAQ) a reçu le mandat d’accréditer les organismes de certification biologique et de contrôler cette appellation.L’usage du terme «biologique», au même titre que les termes «organique», «écologique», «biodynamique», tout comme leurs diminutifs apparentés (ex: éco, bio), est désormais régi par des règles strictes au chapitre de la certification des produits, de leur emballage et de leur étiquetage.Aux fins de l’application de la Loi sur les appellations réservées, le programme d’accréditation et de surveillance de l’appellation biologique exige que les activités suivantes soient effectuées en conformité avec les exigences de la Loi, sous peine de poursuites.Production et transformation DE PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES BIOLOGIQUES Tout produit récolté ou transformé au Québec en vue d’être vendu comme biologique - et étiqueté comme tel - doit être certifié par un organisme de certification accrédité par le CAQ.Lorsque des produits biologiques certifiés, d’origine végétale ou animale, font l’objet de transactions, la personne ou l’établissement qui les écoule a la responsabilité de s’assurer que tous les documents commerciaux s’y référant indiquent clairement qu’il s’agit de produits biologiques et que le nom de l’organisme de certification (ou sa marque de certification) y apparaisse.Organismes de certification accrédités par le CAQ Au 15 juin 2000, les organismes de certification accrédités par le CAQ sont les suivants: Garantie bio 215, route 132 est Saint-M ichel-de-Bellechasse (Québec) GOR 3 S0 Tél.: 418.884.4197 Fax: 418.884.3276 Présidente et directrice des services: Mme France Gravel OCIA-Québec 212, McNamee Scotstown, (Québec) JOB 3B0 Tél.: 819.657.4450 Fax: 819.657.1009 Président: M.Gary Caldwell Directrice des services: Mme Monique Scholz OciN Organisme de certification Québec Vrai 1595, Notre-Dame, Suite 5, Trois-Rivières, (Québec) G9A 4X8 Tél.: 819.694.7246 Fax: 819.694-4411 Président : M.Jean Morin Directrice des services: Mme Debbie Timmons B E Cl Quality Assurance International (QAI inc.) 115 First Street, suite 450 Collingwood (Ontario) {certified organic L9Y 4W3 Tél.: 705.444.0923 Fax: 705.444.0380 Président: M.Griffith McLellan Directeur des opérations canadiennes: M.Tomas Nimmo BIO-BULLE NUMÉRO 26 eil d’accréditation du Québec Emballage et étiquetage DE PRODUITS BIOLOGIQUES RÉCOLTÉS ET TRANSFORMÉS AU QUÉBEC Tout établissement qui effectue l’emballage, le ré' emballage et l’étiquetage de produits récoltés ou transformés au Québec, qu’ils soient d’origine végétale ou animale, en vue de les vendre comme « biologiques » doit être certifié par un organisme de certification accrédité par le CAQ.Lorsqu’un produit comporte au moins 95% d’ingrédients (pourcentage de matière sèche) provenant de l’agriculture biologique, celui-ci peut porter la mention « biologique ».Le nom ou la marque de certification de l’organisme qui a certifié ces produits doit alors figurer sur leur étiquetage, bien en vue.Dans le cas d’un produit contenant moins de 95% d’ingrédients en provenance de l’agriculture biologique, celui-ci ne peut être étiqueté « biologique ».Mais, dans la mesure où ce produit a été certifié par un organisme de certification accrédité, les ingrédients d’origine biologique peuvent être mentionnés comme tels, accompagnés du nom ou du logo de l’organisme certificateur.Enfin, tous les additifs et les auxiliaires de transformation doivent figurer à côté de la mention des ingrédients.Les ingrédients d’origine agricole non biologique doivent être mentionnés comme tels.Ces règles s’appliquent tout autant aux produits portant les marques de commerce de l’établissement qu’aux marques privées parrainées par un distributeur ou un vendeur, et dont l’établissement de production ou de transformation serait le fournisseur sous contrat.Délais de mise en conformité Toute personne ou établissement qui récolte, transforme ou emballe des produits agricoles et alimentaires sous étiquette « biologique » sans qu’ils aient été certifiés par un organisme de certification accrédité doit voir à faire certifier lesdits produits, ou bien s’abstenir d’utiliser l’appellation biologique pour ceux-ci.Dans un cas comme dans l’autre, la personne ou l’établissement doit prendre immédiatement des dispositions pour mettre en conformité avec la loi l’étiquetage des tous ses produits en inventaire et en circulation de même que l’ensemble des outils de communication se référant aux produits offerts.Dérogation pour les produits CERTIFIÉS PAR DES ORGANISMES NON ACCRÉDITÉS EN 2000 Les produits récoltés et/ou transformés au Québec qui ont fait l’objet, avant le 1er février 2000, d’une certification biologique provenant d’un organisme non accrédité par le CAQ sont autorisés à porter l’appellation «biologique» ou un terme dérivé jusqu’à l’échéance de leur certification.Une fois la certification annuelle échue, les produits de ces entreprises ne pourront plus porter l’appellation biologique, à moins que leur certification ait été renouvelée par un organisme accrédité par le CAQ.L'INSPECTION D'UNE ENTREPRISE BIOLOGIQUE DE LA PRISE DU DOSSIER AU RAPPORT DE VISITE Chaque année, avec le retour de l'été, vous entendez parler des tournées d'inspection pour la nouvelle saison de certification.Pour le néophyte, l'inspection d'une ferme bio demeure un mystère.Voici donc une description aussi complète que possible du travail de l'inspecteur.PAR FRANCE GRAVEL GARANTIE BIO AVANT TOUTE CHOSE, rappelons que les entreprises de certification reçoivent généralement au début de l’année une offre de service de la part des inspecteurs, où ces derniers font part de leurs disponibilités, de leurs champs de compétence ainsi que de leurs tarifs et conditions.Comme les producteurs ont des délais à rencontrer pour l’inscription de leur entreprise à une certification, les tournées peuvent être planifiées au courant des mois de mai et juin.Les certificateurs montent un dossier par entreprise, lequel comprend: le rapport et les recommandations de l’année précédente, les formulaires descriptifs de l’année en cours, les cartes, les coordonnées et toute autre information jugée essentielle.Quand tout va bien, l’inspecteur reçoit ses dossiers une semaine avant la tournée prévue.L’inspecteur est un travailleur indépendant qui peut offrir ses services à plus d’un programme de certification.C’est un professionnel qualifié (agronome, technicien agricole, conseiller technique, producteur) qui a suivi une formation d’inspecteur, soit au niveau collégial (AEC offerte en 2000 par le Cégep de Matane, soit via IOIA (Indépendant Organic Inspector Association).Tous les inspecteurs signent des accords de confidentialité et des déclarations d’intérêts avec les certificateurs.Sur réception des dossiers, l’inspecteur établit son itiné- ï Æ§ i th Uinspection de la ferme biologique passe obligatoirement par une visite au champ.BIO-BULLE NUMÉRO 26 45 tification raire et prend ses rendez-vous.Il doit parfois faire les réservations pour le transport et l’hébergement et ne pas oublier de se ménager du temps pour les repas.En effet, certaines fermes sont assez isolées les unes par rapport aux autres, ce qui oblige à faire beaucoup de route sans toujours avoir un bon choix de restaurant et d’hébergement.L’inspecteur passe ensuite à l’étude chacun des dossiers.Il relève les informations contradictoires, les recommandations qui ont été faites antérieurement, le type de production, les superficies en culture, etc.Cette préparation lui permet, entre autres choses, de faire de la recherche, de se documenter dans certains domaines qu’il connaît moins bien et de contacter le certificateur pour plus de précisions sur des aspects particuliers du dossier.Il prépare ensuite un plan de visite, où il notera les questions importantes à ne pas oublier, les documents à consulter, les vérifications à faire.Lors de son arrivée sur la ferme, l’inspecteur se présente et explique aux producteurs le déroulement prévu pour la visite.Habituellement, surtout lors d’une première visite, il prend quelques instants pour bien cerner l’historique de la ferme: depuis quand est-on en production, quelles ont été les réalisations des dernières années, etc.Bref, il fait connaissance.L’ordre de visite varie d’un inspecteur à l’autre, certains préférant commencer par les champs, d’autres par le suivi administratif, mais la visite inclut toujours les points suivants.1/ Une visite complète de chacun des champs de la ferme.Le but est de vérifier l’état des cultures, le contrôle des mauvaises herbes et des maladies, les risques de contamination par le voisinage, l’état des sols, la fertilité, etc.t/ Une visite des entrepôts, bâtiments.Le but est de vérifier, entre autres choses, les intrants qui y sont entreposés, la machinerie utilisée, les emballages, les semences, la pro- OciN OCIA QUEBEC L’Association pour l’amélioration des cultures biologiques Une certification biologique de renommée internationale pour les fermes et entreprises de transformation prêté des lieux et au besoin le contrôle des vermines.Là encore, l’inspecteur ouvre grand les yeux, investigue et prend des notes.La vérification de l’équipement afin de détecter les risques pour l’intégrité des produits biologiques causées par: les fuites d’huiles, les odeurs de pesticides dans le pulvérisateur, les traces de semences traitées dans le semoir, etc.Il doit s’assurer que l’entreprise peut mener à bien ses opérations telles qu’elle les a décrites.La vérification de la conformité des emballages.La vérification du suivi administratif: les cahiers de régie des champs, registres des opérations effectuées, des interventions sur les animaux, des ventes et des achats.L’inspecteur s’assure que la capacité de produire et la production déclarée ou vendue concordent.Il doit être en mesure de retracer facilement les factures d’intrants, les ventes et tout travail effectué.La vérification des questionnaires remplis par le producteur.Il y a parfois des modifications ou des précisions à apporter.Les problèmes rencontrés et la façon dont le producteur gère les plaintes.En production animale : l’étable est visitée avec une attention particulière apportée au calcul de la ration alimentaire, au bien-être et à la santé des animaux (vérification de la pharmacie).En transformation, la vérification des locaux et de l’équipement utilisé, de la provenance des ingrédients et de leur conformité à la norme; la régie d’entretien; le système de numérotation des lots.Directrice des services d’OCIA-Québec, Monique Scholz 212, Mc Namee, Scotstown, Qc, JoB 3B0 Tel : 819.657.4450 • Fax : 819.657.1009 / En cas de doute, des échantillons de sols ou de plantes peuvent être prélevés selon la procédure fournie par le certificateur.L’inspecteur répond aux questions des producteurs qui relèvent de sa compétence.Le rôle de l’inspecteur n’est pas un rôle de consultant, mais bien de vérificateur de la conformité aux normes.Il peut donc fournir quelques informations aux producteurs, des suggestions, mais non un cours sur la façon de produire ou de mettre en marché.Après avoir pris congé du producteur, l’inspecteur se dirige vers une autre ferme.Etant donné les déplacements, la journée de travail d’un inspecteur permet en moyenne deux visites d’entreprises, généralement trois heures de visite par ferme.En fin de journée, l’inspecteur prend habituellement le temps de rassembler ses notes, d’ébaucher son rapport avant de relaxer.Comme la saison est courte au Québec, les tournées sont assez concentrées.Les certificateurs essaient toutefois de se ménager quelques journées de repos si les tournées dans certaines régions dépassent 12 jours consécutifs.Il faut aussi laisser le temps à l’inspecteur de produire ses rapports.La dernière étape du travail d’un inspecteur consiste en la rédaction du rapport de visite.Tous les aspects importants doivent être soulevés, les non-conformités soulignées.Il faut expliquer les divergences, faire des recommandations claires qui permettront la prise de décision.Cela implique parfois de la recherche de la part de l’inspecteur.On estime à deux heures en moyenne le temps requis pour la rédaction d’un rapport si le cas n’est pas trop complexe.Le rapport et les documents fournis pour la préparation à la visite sont ensuite retournés au certificateur, dans les délais prescrits.L’inspecteur avance comme ça au fil de la saison et fait connaissance avec une foule de personnes intéressantes, passionnées par leur métier.Il visite des coins magnifiques, apprend et découvre, s’enrichit d’une foule de connaissances.Bref, c’est un beau métier.Bien que ce texte soit rédigé au masculin, il y a de nombreuses inspectrices sur les routes.Comme c’est un travail plutôt saisonnier, il y a un certain roulement de personnel, mais nous sommes confiants qu’avec la demande accrue pour les produits biologiques de la part des consommateurs, il y aura augmentation du nombre de producteurs certifiés, et donc plus de temps de travail pour les inspecteurs et les inspectrices dans un avenir rapproché.O BIO-BULLE NUMÉRO 26 ivelles de la certification GARANTIE BIO UN NOUVEAU DEPART! La tournée des visites d’inspection est en cours.Je vous présente les inspecteurs qui travaillent avec Garantie Bio cette année.Andréanne Bilodeau, une jeune agronome de la région de Québec, travaille avec nous pour la deuxième année.France Allard, technicienne agricole de la région des Bois Francs, a exploité une ferme maraîchère en bio durant de nombreuses années.Marie-Claude Morin, Montérégie, technicienne agricole; elle a travaillé de nombreuses années avec les producteurs de sa région.Michèle Lavoie, Mauricie, technicienne agricole qui, elle aussi, a exploité une ferme avant de travailler auprès des producteurs de sa région.Lisette Gagnon, Bas-Saint-Laurent, productrice de petits fruits bio depuis de nombreuses années; elle est très engagée dans son milieu pour le développement du bio.Luc Breton, Estrie, bachelier en agro-économie, a travaillé longtemps dans l’Ouest canadien.Stéphane Dion, Bas-Saint-Laurent, exploite une ferme en production ovine.Marc-Antoine Cyr, Bas-Saint-Laurent, technicien agricole, a surtout fait les visites d’érablières cette année.Lee Bourdon, Laurentides, étudiant en agriculture, a visité quelques érablières.Bill Barkley, Ottawa, producteur agricole en maraîchage bio, inspectera nos clients de l’Ontario.La majorité d’entre eux ont suivi la formation d’inspecteur offerte à Matane ce printemps.Les autres ont été formés par IOIA.Nous apprécions particulièrement cette année le fait que les inspecteurs soient répartis dans plusieurs régions.Cela permet de diminuer le temps de route.La grande majorité des visites seront terminées à la fin du mois de juillet.IMPORTANT La certification est un processus en continu.Si, pour une raison ou pour une autre, vous ne demandez pas le renouvellement de votre certification une année, vous serez soumis à une pré-certification lors de votre retour dans le circuit bio.Il est donc essentiel de contacter votre certificateur pour prendre les ententes lorsqu’une situation semblable se présente, afin d’éviter tout problème de mise en marché.MISE EN MARCHÉ Il arrive que la date d’échéance d’une attestation de certification arrive avant que la nouvelle attestation soit émise.Lorsque le renouvellement est en cours, une prolongation de l’ancienne attestation pour une période de 30 jours est alors possible.Encore une fois, nous vous invitons à contacter votre certificateur pour prendre entente afin d’éviter tout problème de mise en marché.FRANCE GRAVEL Service de certification biologique France Gravel Tél.: 418.884.4197 • Fax : 418.884.3276 Courriel : garantie@globetrotter.net 215, Route 132 est Saint-Michel (Québec) GOR 3SQ Garantie Bio L’Organisme de certification Québec Vrai est enfin reconnu par le Conseil d’accréditation du Québec.Nous partageons cette joie avec tous ceux qui ont offert leur précieuse collaboration, et aussi, nous tenons à remercier tous nos membres et nouveaux membres pour la confiance qu’ils ont démontrée pendant toutes ces semaines d’attente.Merci au conseil d’administration composé de Jean Morin (président), Robert Desmarais, Gaétan Caron et Jean-Pierre Clavet.Une autre grande nouveauté pour Québec Vrai, c’est l’association avec l’Organisme de certification Déméter.Nous sommes heureux de consacrer des énergies neuves à travailler avec eux.Les fermes Déméter conserveront leur distinction en matière de reconnaissance en biodynamie, mais seront certifiées par l’OCQV.Nous avons pu réaliser cette association « dynamique » grâce à la collaboration de Laurier Chabot et de Danièle Laberge.Au moment où vous lisez ces lignes, les inspections estivales sont amorcées.Cette année, nous bénéficions des services de M.Dominique Saint-Laurent, formé au Cégep de Matane, de M.Alexandre Hanley, qui fera la tournée des entreprises de transformation, ainsi que de Mme Andréanne Bilodeau.UN NOUVEAU COMITÉ DE CERTIFICATION Nous sommes heureux de retrouver M.Yves Lauzon (agr.); Mme Lucie Maltais (agr.) et Mme Anne Boucher (agr.) se sont jointes à Québec Vrai tout récemment; M.Léon McDuff (ex-membre du conseil d’administration de Québec Vrai) et M.Hugues Claveau siégeront à titre de membres conseillers; sans oublier les conseils de M.Jacques Charlebois, vétérinaire.Chaleureuse bienvenue à tous.Dans toute cette effervescence de nouveau départ, l’Organisme de certification Québec Vrai compte près de cinquante membres, et nous pouvons ajouter que nous recevons toutes les semaines de nouvelles demandes d’informations.Le cahier des charges de l’OCQV est sujet à révision cette année; nous préparerons donc une nouvelle édition qui sera annoncée dès sa parution.PETIT CLIN D'ŒIL À DEUX DE NOS MEMBRES A MM.Jean et Dominique Morin de la ferme Louis Dor, pour avoir mérité un Phénix au concours Phénix de l’environnement à Québec le 25 mai dernier, et à M.Jean-Pierre Clavet, de la ferme Le Crépuscule, pour s’être classé finaliste pour la deuxième année consécutive: sincères félicitations! DEBBIE TIMMONS POUR TOUS VOS BESOINS EN CERTIFICATION BIOLOGIQUE QUÉBEC-VRAI Information et certification : Secrétariat de Québec-Vrai Debbie Timmons Tél.: 819.694.7246 • Fax : 819.694.4411 1595, Notre-Dame, #5, Trois-Rivières (Québec) G9A 4X8 quebecvrai @sympatico.ca nVOG iQy, B E Cl-i BIO-BULLE NUMÉRO 26 O Visitez le Québec Le Québec i fourmille V-/Xv-/ 4e fermes et 4e marchés d'alimentation qui mettent tous leurs efforts à améliorer la qualité 4e notre alimentation.En voici quelques-uns, y 1 qui n'attendènt que 4e vous faire partaqer le bonheur 4e mieux manger.Bon tour 4u Québec.bio! Bas Saint-Laurent Coopérative en alimentation saine L’Églantier 641, rue Taché, Saint-Pascal-de-Kamouraska W Tél.: 418.492.14i4 Autouroute 20, sortie 465 Épicerie complete en aliments sains, frufket légumes biologiques, produits laitiers bio, prêt-à-manger, produits santé V»
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