Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2001, Avril
*3Ê ) ei \ wrn» mSR *# 526T Expiration : 9999 Bibliothèque nationale du Québec Section diTdéRÔt léga^." .2275,.rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 •v.PER : SAVEUR DU JOUR OU DENRÉE ESSENTIELLE?BNQ ; * • I , ; DOSSIER la viande bin IIS# • LAIT BIO : LES PRODUCTEURS N'Y LAISSERONT PAS LEUR C^EMI%; K; • • PRODUITS DE SANTÉ NaJÜRELS f?o SANTÉ CANADA MISE SUR LA *jr L'EAU, UN ACTIF POUR LE PAYSAGE AGRICOLE - tdm'fr • LE CHIEfjDENf :% COMMENT MENER-LA B^TAILI|E;:: 4,95 $ Envoi de Poste - publications Enregistrement n° 09710 77831300576930 I Culture des plantes aromatiques et médicinales Le Collège d'Alfred de l'Université de Guelph offre une spécialisation en Culture des plantes aromatiques et médicinales.Dans le cadre de son programme de Technologie agricole, le Collège d'Alfred proposera, dès septembre 2001, une nouvelle spécialisation en Culture des plantes aromatiques et médicinales.Ce diplôme collégial de langue française, d'une durée de 2 ans, mise sur une solide formation de base en agriculture et en gestion et sur une variété de cours traitant de la culture des plantes aromatiques et médicinales.Le Collège offre aussi des diplômes et des certificats dans les secteurs suivants : • agriculture et agriculture biologique V • développement international • alimentation, diététique et transformation des aliments horticulture et entretien de terrains de golf Technologie de la géomatique Il n'est pas trop tard pour 'inscrire Collège d'Alfred UNIVERSITÉ ^GüELPH C.P.580, 31, rue St-Paul, Alfred (Ontario) CANADA KOB 1A0 tél.: (613) 679-2218 poste 318 télec.: (613) 679-2423 www.alfredc.uoguelph.ca Le contrôle biologique c'est possible! LESTRICHOGRAMMES: y Écologiques y Faciles d'utilisation y Efficaces dans les cultures de maïs sucré et de poivron (T) Installation des (§) Émergence de nouveaux 'w/ trichocartes trichogrammes .Émergence et dispersion , _ La chenil! @pyraleest TQÊm dans l a chenille de tuée ceuf (^) Ponte dans les oeufs de pyrale Une Méthode éprouvée depuis 1995! Pour commandes ou informations: Insecterra 2600, Dalton, Ste-Foy, GIP 3S4 (418) 577-1117 ou 1 (866) 577-1117 D'autres insectes bénéfiques sont aussi disponibles BiC-bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 30 - AVRIL 2001 ENER LA BATAILLE :hiendent alain lavdlel LA SANTÉ PAR LES MAUVAISES HERBES par Valérie lanctôt-bédard 14 ÉCOLOGIE ET AMÉNAGEMENT PAYSAGER par jacques corriveau 16 LE CHICOT : UN ALLIÉ IMPORTANT par réjean roy par raynald lafiamme DE L'ÉQUIPEMENT BIEN ADAPTÉ POUR LE SEMIS DIRECT LlIl par georges lamarre 23 LES SARCLEURS MÉCANIQUES DANS LES CULTURES MARAÎCHÈRES en collaboration commercialisation Dossier spécial VIANDE BIO 4 MOT DU RÉDACTEUR 5 RÉACTIONS DU MOMENT 6 BIO-BRANCHÉ par raynald lafiamme 7 BIO-CAPSULES 27 MISE EN MARCHÉ ! DES VISIONS DIFFÉRENTES SE MANIFESTENT par raynald lafiamme 27 LE BIO : SAVEUR DU JOUR OU DENRÉE ESSENTIELLE?par Suzanne pelletier 8 LA BIO-FAQ 9 À LA TABLE BIO AUJOURD'HUI.18 ACTIVITÉS DU RJÉ environnement 19 BIO-INFO 28 l'eau, un actif du paysage agricole par anne vanasse 31 l'éco-conditionnalité et la production porcine par denis boutin par Catherine dumouchel >ar charles-eugene bergeron ^ wé wêêê sLp w jjj •ROMOUVOIR LA LUCIDITÉ POUR PROPAGER L'ESPOIR 26 NOUVELLES DE LA FÉDÉRATION par raynald lafiamme 33 ACTUALITÉS OGM par Stéphane groleau et annie massicotte 37 NOUVELLES DE LA CERTIFICATION ocia québec, par monique scholz garantie bio, par france gravel québec vrai, par debbie timmons PAGE COUVERTURE «JAMAIS SANS MON LAIT.BIO! » PHOTOS RAYNALD LAFLAMME PHOTOMONTAGE STUDIOS SIGMA BIO-BULLE NUMÉRO 30 O I \ .- \0)( mi rédacteur Bon et km printemps à tons! vous écris ce mot et il fait une de ces tempêtes à l’extérieur que seul mars sait nous concocter.Les plus avertis d’entre vous voient déjà pointer les premiers signes du printemps, comme s’ils voyaient au delà du temps.Et lorsque vous lirez ces lignes, le printemps, je le souhaite, sera devenu une réalité que tout notre être en éveil saura capter.Ce que je ressens pour l’instant, c’est une effervescence dans le monde bio, telle que je l’avais sentie l’année dernière à mon arrivée à la barre de BiO'bulle.Ça bouge.Les producteurs se regroupent en syndicats afin d’unir leur force dans le développe-ment de la mise en marché de leurs produits.Le gouvernement canadien, par le biais du Comité accréditation nationale (CAN), tient jusqu’à la fin avril une consultation publique sur la mise en place d’un système d’accréditation canadien des organismes de certification biologique.Le même gouvernement, avec Santé Canada, a institué la Direction des produits de santé naturels (DPSN) afin de d’articuler et d’administrer, en collaboration avec l’industrie et le public, un nouveau cadre réglementaire unique aux «produits de santé naturels», dont font partie les plantes médicinales.Les producteurs et les consommateurs québécois, bien qu’ils soient potentiellement loin des dangers de la fièvre aphteuse, sont aux aguets.Le seul qui semble dormir en ce printemps d’effervescence, c’est notre gouvernement provincial et son ministère de l’Agriculture: quel laxisme! Après une poussée de fièvre qui l’a fait accoucher en février 2000 de la Loi sur l’appellation biologique, le ministère est retombé en somnolence, gardé au lit par l’industrie des biotechnologies qui lui prodigue une médication on ne peut plus chimique.Pour le sortir de là, il va falloir que le monde agricole biologique perde patience avant d’être asphyxié par le peu de reconnaissance de ce gouvernement.Soyons attentifs à ce qui se passe au Sommet des Amériques quand le monde décide de se faire entendre.S’il faut être désobéissants à notre tour, soyons-le! Il n’y a pas UNE CAUSE à défendre, il y en une multitude.Mais l’ennemi, le vrai, est toujours le même.Il est en nous, en notre être socialement amoindri qui délaisse l’exercice de la démocratie en se prévalant d’un droit de vote tous les quatre ans.Et encore! Le véritable exercice de la démocratie, c’est le pouvoir que chacun a de choisir ce qu’il y a de meilleur pour lui, pour sa santé, pour son bien-être.Et ce choix, comme nous l’a déjà expliqué le jardinier écologiste Yves Gagnon, il se pratique chaque fois que nous achetons un produit.Moi, j’ajoute : chaque fois que nous achetons une idée.Ce n’est pas vrai que le bio au Québec a fait vœu de pauvreté.Un mot pour vous annoncer que Bio-bulle, version régulière avec ses chroniques habituelles, laissera sa place en juin à un NUMÉRO SPÉCIAL Le BIO à la portée de tous.Ce numéro grand public présentera de façon vulgarisée ce qu’est l’agriculture biologique, de la terre à la table, et ce que représentent les organismes génétiquement modifiés pour la biodiversité.Que le fièvre du printemps nous amène à revendiquer légitimement notre vision d’une saine gestion de la terre et de ses ressources! Et s’il faut le crier, crions-le! Raynald Laflai Directeur des publications bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 30 - AVRIL 2001 Bio-bulle est une réalisation du Êk * Cer _ | Centre d'agriculture VL bMogique du Québec * L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.* La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition d'en mentionner la source.Rédacteur en chef: Raynald Laflamme Rédaction: Raynald Laflamme Courriel : redaction@cab.qc.ca Ont collaboré à ce numéro: Charles-Eugène Bergeron, André Boilard, Denis Boutin, Danielle Brault, Yolande Buyse, Céline Choquette, Daniel Cloutier, Jacques Corriveau, Alain Dignard, Catherine Dumouchel, France Gravel, Stéphane Groleau, Marie-Josée Hotte, Diane L.Benoît, Georges Lamarre, Valérie Lanctôt-Bédard, Alain Lavoie, Francine L'Espérance, Annie Massicotte, Diane Neault, Suzanne Pelletier, Denise Proulx, Jean-François Robert, Réjean Roy, Monique Scholz, Debbie Timmons, Anne Vanasse Révision: Denis Dumont Conception et montage : Studios Sigma, Tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : ssigma@globetrotter.qc.ca Impression : Impression Rive-Sud Numéro 30 - avril 2001 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez: Raynald Laflamme Téléphone: 418.856.1110, poste 337 Télécopieur: 418.856.2541 Courriel: publications@cab.qc.ca * Date de tombée: 16 mai 2001 * Parution: semaine du 18 juin 2001 ABONNEMENT Canada (taxes incluses) 1 an (6 numéros): 28,76 $ 2 ans (12 numéros): 51,76 $ International (6 numéros): 46 $can Membership au CAB: 46 $ par année (Abonnement compris) POUR NOUS REJOINDRE: Centre d'agriculture biologique Service à la clientèle, 401 rue Poiré, La Pocatière, Québec, G0R 1Z0 Téléphone: 418.856.1110, poste 340 Télécopieur: 418.856.2541 Courriel : info@cab.qc.ca Envoi de Poste - publications - enr.no 09710 Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 La réalisation de Bio-bulle est rendue possible grâce à la collaboration de Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière 401, rue Poiré La Pocatière, Québec G0R 1Z0 Tél.: 418.856.1110 Fax: 418.856.1719 Internet: www.italp.qc.ca Canada Programme d'aide aux publications Québec! O BIO-BULLE NUMÉRO 30 (Réactions du moment FABQ LE DÉNOMINATEUR COMMUN À DÉFINIR Nous en sommes à une étape critique du développement de l’agriculture biologique.Ce climat d’effervescence, on le sentait bien lors de l’assemblée générale de la Fédération le 16 février dernier.Nous connaissons tous le contexte général qui est à la base de l’engouement pour les produits biologiques.Cette hausse de la demande incitera d’autres producteurs à joindre nos rangs.Tant mieux! Cependant, obnubilés par cette épique «conquête des marchés», nous risquons de sacrifier les objectifs qui constituent l’essence même de ce qu’est l’agriculture biologique.On entend souvent cette remarque: « L’agriculture biologique, c’est pas une religion».C’est vrai, c’est un geste avant tout politique qui place les impératifs environnementaux et agronomiques au-dessus des considérations de marché.Face au délégué du Ministre Trudel à l’assemblée, les producteurs ont exigé que les énoncés d’intentions du gouvernement à l’égard de l’agriculture biologique se traduisent en budgets appropriés.Un tel écart entre le discours et le geste est inacceptable.Mais cette incohérence est-elle le fruit de la seule inertie gouvernementale?Malgré la progression indéniable de la Fédération d’agriculture biologique et tout le mérite qui revient à ceux qui ont contribué à sauvegarder cet outil politique, une démarche autocritique s’impose.La force d’une organisation dépend de sa capacité à se définir comme dénominateur commun de ses membres et en même temps à adopter une POUR NOUS REJOINDRE Vous désirez réagir à l’un ou l’autre des articles publiés dans Bio-bulle ou encore à un sujet qui vous passionne?Vous êtes les bienvenus.Pour ce faire, envoyez-nous votre réaction du moment à l’adresse suivante : Centre d’agriculture biologique du Québec 401, rue Poiré, La Pocatière Qc, GOR 1Z0 ou encore par courriel à redaction@cab.qc.ca en prenant soin d’indiquer Mot du lecteur sous la rubrique Objet.Votre texte doit être accompagné de vos nom, adresse et numéro de téléphone.Au plaisir de vous lire! position «défendable».Pour exiger quoi que ce soit des pouvoirs politiques, il faut obligatoirement que les producteurs biologiques et les autres intervenants qui travaillent au développement de l’agriculture biologique s’entendent sur des priorités à mettre au centre de leurs revendications.Comme producteurs, nous devons redéfinir nos objectifs collectifs en fonction des enjeux de l’heure.Et présentement, le principal enjeu est la crédibilité de la Loi sur les appellations réservées.En tant qu’organi-sation politique, la Fédération d’agriculture biologique doit exiger de l’Etat les ressources et les budgets qu’il faut pour assurer sa mise en application.A quoi bon instaurer une législation si on n’accorde pas aussi les moyens de la faire respecter?Lors de l’assemblée générale, ce débat n’a pu prendre la place qu’il méritait, faute de temps mais aussi faute d’organisation.Les rapports des comités spécialisés auraient pu nous parvenir autrement qu’en plénière.Quand on se voit une seule fois par année, il faut se concentrer sur les dénominateurs communs.La Fédération doit également faire en sorte que cette question devienne la priorité de la Table filière en agriculture biologique tant que l’intégrité de l’appellation reste menacée.Une autre priorité d’action consiste à définir clairement les rôles et les champs d’intervention de chacune des organisations membres de la Table filière.En tant que représentant des producteurs, donc de la base, la FABQ doit s’assurer que l’on ne sombre pas dans un autre dédale technocratique.JEAN-FRANÇOIS ROBERT, PRODUCTEUR AGRICOLE, SAINT-FÉLICIEN UN PRIX SAVOUREUX Etienne Bissonnette, de Saint-Faustin - Lac-Carré, a remporté le magnifique panier bio lors de la journée d’information sur l’agriculture biologique tenue le 21 février à Saint-Jérôme.La journée organisée par le Conseil de développement de l’agriculture du Québec et le bureau régional du MAPAQ-Laurentides a remporté un vif succès avec la participation de quelque 140 personnes.Le gagnant est accompagné ici de Yanilou Plante, membre du comité organisateur et copropriétaire de la ferme Le Jardin des Anges de Sainte-Scholastique.99, St-Germain Ouest, Rimouski G5L 4B6 (418) 723-0355 Fax : (418) 723-0233 Coop Alina les spécialistes des produits naturels Le plus grand magasin de produits naturels dans l’est du Québec.Service de naturothérapeutes sur place.Aliments sains, complets et biologiques Épicerie fine • Prêt-à-manger Fruits et légumes biologiques Poulets de grains Suppléments alimentaires Vitamines • Cosmétiques POUR NOUS REJOINDRE PAR COURRIEL Service à la clientèle info@cab.qc.ca Directeur des publications (Bio-bulle et site internet) Raynald Laflamme : publications@cab.qc.ca Rédaction redaction@cab.qc.ca BIO-BULLE NUMÉRO 30 O BONJOUR A VOUS, CHERS AMIS INTERNAUTES! D ü Enfin! Les OISEAUX sont de retour et c’est le temps de se «déca-baner ».Mais avant, une petite visite sur le site de Les beaux jardins nous permettra d’attirer et de bien accueillir ces magnifiques visi-teurs migrateurs, en leur offrant hébergement, protection et nourriture.Ce site compte 400 pages de chroniques nous renseignant sur différents sujets reliés à l’horticulture: calendrier des travaux, calendrier lunaire, fleurs sauvages, fines herbes, potager, vivaces et annuelles, arboricuL ture.Deux suggestions de sites d’ornithologie: oiseauxqc.org, le site des ornithologues amateurs et coq.qc.ca/sites.html, le site du club des ornithologues du Québec.Raynald Laflamme www.cab.qc.ca redaction@cab.qc.ca ture et de l’alimentation et dont les mises à jour sont continuelles.Ses sources?Des journaux et magazines, généralistes ou spécialisés de toutes les provenances.En anglais ou en français.De plus, l’Agence ajoute son grain de sel en fournissant des articles maison, regroupés et faciles à repérer dans la colonne de gauche.Vous êtes invités à le visiter.Je vous signale en terminant que le site du Centre d’agriculture biologique y a un lien à partir du répertoire: Pour les insatiables de l’agroalimentaire.L’Association française Transnationale dévoile tous les dessous des grosses entreprises: chiffre d’affaires, nombre d’employés, siège social, controverses.Avec son guide des marques de commerce (vêtement, alimentation, voiture, médicaments, etc.), il est une référence incontournable pour retracer les fabricants et découvrir les monopoles.Ce site présente également l’actualité dans divers dossiers tels que les aliments transgéniques, les hormones de croissance, l’eau, la pollution, la déforestation, le clonage, les zones franches, alouette.L’Agence Science-Presse vient tout juste de lancer le Kiosque de l’a-groalimentaire, une nouvelle revue de presse sur le monde de l’agricul- Place au CRAAQ Sus au CPAQ-CPVQ-GÉAGRI.Place au CRAAQ.Dans une livraison antérieure de Bio branché, l’ancien nom coiffait la nouvelle entité maintenant connue sous l’acronyme CRAAQ, le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec.Cette nouvelle appellation découle d’une vaste consultation auprès des membres de l’organisation.Elle décrit bien l’objectif principal de cette dernière : devenir le principal carrefour de la diffusion du savoir dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec en contribuant à l’amélioration de la performance et de la compétitivité des entreprises québécoises.CLUB 1E MAGASIN BIOLOGIQUE Céréales, légumineuses, flocons, farines, fruits séchés et noix, fruits et légumes, épicerie, viande, produits laitiers, etc.4341 Frontenac, Montréal • Tél.: 514.523.0223 Les beaux jardins http://www.lesbeauxjardins.com/oiseaux Association française transnationale www.transnationale.org CRAAQ http://www.craaq.qc.ca Agence Science-Presse http://www.sciencepresse.qc.ca Kiosque de l’agroalimentaire http://www.sciencepresse.qc.ca/kiosqueagro.html Rêver .un monde interactif où l'avenir se crée Gagner .le pari de la conquête du monde technologique Bâtir .un monde virtuel où le réel se réinvente iwfsr d jr* n n 1JS B Technologies Rimouski, Québec, Montréal • 1-888-345-2423 • www.rgbtech.com O BIO-BULLE NUMÉRO 30 Les coûts cachés L i Tueur en série: la dioxine L'agence américaine de protection de l'environnement révèle dans un rapport le caractère très cancérigène de la dioxine.Les risques sanitaires sont bien plus élevés qu'on ne le pensait jusqu'à maintenant, car même inhalée en quantité minime, la dioxine entraîne des lymphomes et des cancers du poumon.Elle peut provoquer des malformations chez les bébés et induire de fortes prédispositions au diabète.Sur les 1400 personnes qui meurent quotidiennement du cancer aux États-Unis, une centaine de cas seraient liés directement aux effets de la dioxine.La réduction de 80% ^ Un récent rapport émis par la Société des maladies environnementales du Canada, faisant suite à la conférence « Nowhere to Run, Nowhere to Hide From Pollution », indique que les maladies environnementales affectent significativement un Canadien sur huit.De plus, un demi-million de Canadiens, soit une personne sur 50, ne pourraient travailler à cause d'une telle maladie, ce qui représente plus de 10 milliards de dollars par année en perte de productivité, plus d'un milliard par année en taxes perdues, le même montant en coûts de santé et plus d'un milliard également en paiements pour incapacité.Des coûts évitables.Et l'on ne parle même pas des coûts des compagnies d'assurance et des suicides de ces patients en détresse.Ces maladies : sensibilité multiple aux produits chimiques, syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie et syndrome de la guerre du Golfe.Source : www.eisc.ca des niveaux de dioxine entre 1987 et 1995 ' „i» ne semble pas suffire.À quand l'élimination virtuelle?(Lire Le projet n«' Magnola, un recul inacceptable pour le Québec, paru dans Bio-bulle au mois de décembre) Source : La Revue Polytechnique, septembre 2000 biopesticides : des outils prometteurs Les chercheurs Jacques Brodeur et Richard Bélanger, de l'Université Laval, ont identifié une souche naturelle d'un champignon microscopique, verticillum lecanii, capable d'infecter plusieurs ravageurs présents dans les serres, tels le puceron et la maladie du blanc.Bien que quelques tests restent à faire, ce champignon semble inoffensif pour la majorité des prédateurs actuellement utilisés en lutte biologique.Une formulation commerciale sera développée afin d'effectuer des essais en conditions naturelles.Cette découverte, une fois mise au point, pourrait donner naissance à une nouvelle génération de biopesticides à actions multiples pour les serriculteurs québécois.Source : Conseil des recherches en pêche et en agroalimentaire du Québec (CORPAQ) INJUSTICE ET CRI DE DÉTRESSE avec le bio Voilà un bel exemple de reconnaissance du travail acharné des producteurs bio.Cet exemple vient de nos cousins français, mais cela risque de se reproduire ici.Les pionniers de l'agriculture biologique, conscients des dangers de l'agriculture conventionnelle et de son cortège de pesticides, ont, par l'intermédiaire des associations qu'ils ont créées, offert sur un plateau d'argent, au ministère de l'Agriculture les premiers cahiers des charges en agriculture biologique.Il eût été logique que ce travail amène une prise de conscience, et qu 'on généralise les contrôles sur toutes les exploitations agricoles selon le principe du pollueur payeur.Au contraire, la solution choisie fut de contrôler les producteurs soucieux de la protection de l'environnement, et de les faire payer! Conséquemment, plusieurs de ces pionniers, déçus et révoltés, ont été exclus par incapacité d'assumer financièrement cette nouvelle charge, ou refusent de payer la note, par principe.Récemment, l'alléchant marché du bio a intéressé quelques fraudeurs qui furent vite repérés et poursuivis.Face à cela, les pouvoirs publics ont réagi en instaurant pour 2001, 50% de contrôles inopinés.à la charge des producteurs! À cela, viendront s'ajouter les contrôles d'étiquetage et le paiement du logo AB.Enfin reconnus après trente années d'efforts, assisterons-nous à une nouvelle vague d'exclusion des producteurs biologiques?Source: La Petite gazette, janvier/février 2001 Les consommateurs ont tendance à croire que la production intégrée est « comme le bio », mais il n 'en est rien.La production intégrée est basée sur la lutte chimique.S'il est vrai qu'elle permet une diminution des traitements insecticides d'un côté, de l'autre les traitements nO l fongicides, HpVJ herbicides et de conservation sont appliqués à la même fréquence.Par ailleurs, il arrive que les traitements ne soient pas diminués mais que les produits soient différents, plus sélectifs mais parfois aussi plus rémanents.Bref, la production intégrée consiste à traiter uniquement quand c'est nécessaire, seulement avec les doses prescrites, en prenant le maximum de mesures pour favoriser l'environnement.Naïvement, ne croyions-nous pas tous que la production chimique fonctionnait avec de tels principes?Source: Nature et progrès, janvier/février 2001 BIO-BULLE NUMÉRO 30 Bio-bulle lance un appel à tous afin de répondre aux nom-««5£ii||^^ breuses questions que reçoit le Centre d'agriculture biologique du Québec.La Bio FAQ, c'est la foire aux ques-Mp ^ÊW tions qui est lancée avec l'édition d'avril.C'est le rendez- ÊÊ vous de ceux et celles qui posent des questions et de ceux Æl H JJMT et celles qui ont des réponses! Pas compliqué! Pour répon- ¦ J^Ê H ÆTÊL dre à une question, pas besoin d'être savant, mais il s'agit jJHRmêÊÊ^ JÊL de détenir une bonne information susceptible d'aider l'autre.Soyez aidants et surtout étalez vos connaissances.Pour les questions, continuez à vous adresser par courriel au CABQ (info@cab.qc.ca).Pour les réponses, envoyez le tout à redaction@cab.qc.ca en mentionnant le numéro de la question à laquelle vous voulez répondre.N'oubliez pas de nous fournir votre nom, adresse et numéro de téléphone.Ceux et celles qui désirent nous rejoindre par courrier peuvent le faire à l'adresse indiquée en page 4 du magazine.Longue vie à La Bio FAQ.foire aux questions 30-01 J’hésite à adhérer à un panier dans une ferme biologique pour cet été.On me dit que ce n’est guère mieux que des engrais chimiques puisqu’on utilise des fumiers porteurs de maladies ou autres déchets organiques néfastes pour l’humain.Mes craintes sont-elles fondées?FRANCE DROUIN 30-02 Je suis sur la Rive-Sud de Montréal et je cherche un endroit pour acheter des semences bio ainsi que des éleveurs de bœufs bio.BRIGITTE BOYER 30-03 Je suis présentement une analyste programmeur depuis 16 ans et j’ai 37 ans.J’ai vécu mon enfance sur une ferme.Je veux réorienter ma carrière en agriculture maraîchère biologique.J’en ai assez des ordinateurs.Qui peut m’aider dans ma démarche?SUZIE DESMARAIS 30-04 Je recherche des études et des statistiques sur l’agriculture biologique au Québec.Je suis présentement à monter un plan d’affaires pour démarrer une ferme d’agriculture biologique et d’œufs biologiques.DANIEL BOILY 30-05 Je recherche des informations sur les intrants bio.MATHIEU PICHETTE 30-06 J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur la permaculture (février 2001).J’aimerais en connaître davantage.Auriez-vous à me conseiller • IDÉES CADEAUX • SAVONS • TEINTURES-MÈRES • TISANES • Produits de soins et d'hygiène, fabriqués à partir de plantes biologiques, pour chouchouter maman et bébé au naturel • POMMADES • HUILES DE MASSAGE • CRÈMES • POUDRE • SpeCj6) |,St6 60 phYto-pecl/Otrie © @ 0 ® ® (450)491-5813 de la documentation ou bien des livres de référence qui traitent du sujet?Je souhaiterais commencer un nouveau potager pour ma petite famille de cette façon.HUGUETTE RACINE 30-07 Je suis à la recherche d’information sur la façon de moudre la farine.MARIO SAINT-LAURENT 30-08 Je recherche où je pourrais acheter une machine à extraire de l’huile d’olive biologique, neuve ou usagée.DIMITROS PAPAKOSTAS 30-09 J’ai quatre plans de piment dont j’ai soin depuis un an et demi.Un horticulteur m’a dit que l’insecte ravageur était dans la famille des tetraèdes (ou hidre).Bref, il m’a conseillé de mettre un produit de la marque Safers.Je n’ai aucune confiance en la qualité de ce produit.Je me demande à quel endroit je dois appeler pour me procurer une solution approuvée par la norme de certification biologique.FRÉDÉRIC OUELLET 30-10 Je suis étudiante en gestion de l’environnement.Je prépare un rapport sur la gestion des déchets de plâtre, leur recyclage ou leur réemploi.Le plâtre provient du gypse (sulfate de calcium).Les résidus de plâtre peuvent-ils être utilisés comme amendement au sol ou dans les litières?Les agriculteurs biologiques seraient-ils intéressés par l’emploi des résidus de plâtre comme amendement ou litière?SAMIA HARCHAOUI RÉPONSE QUESTION NO 30-02 Semences et bœufs bio L’édition de février de Bio-bulle donnait une liste des semenciers canadiens biologiques.En voici deux triés sur le volet: Plant-Prod Québec (légumes) 418.840.2737; Mycoflor inc.(plantes médicinales, légumes, fleurs) 819.876.5972.Pour ce qui est des éleveurs de bœufs biologiques, je vous réfère à la Fédération d’agriculture biologique du Québec qui est à dresser la liste des producteurs : Michelle Gauvin au 450.679.0540, poste 8462.Surtout, ne manquez pas de lire dans la présente édition notre excellent dossier sur la production de viande biologique au Québec.LA RÉDACTION fa » O BIO-BULLE NUMÉRO 30 table bio aujourd'hui Les lecteurs de Bio-bulle, le magazine du bio québécois, seront heureux de trouver dans l'édition d'avril cette toute nouvelle chronique rédigée à l’intention des consommateurs.La chronique permettra de présenter des produits certifiés biologiques provenant du savoir-faire des entreprises québécoises.Le plus souvent, les produits présentés O O O seront des produits nouvellement arrivés sur le marché.Toutefois, des produits qui sont déjà sur les tablettes des marchés d'alimentation depuis un certain temps auront les mêmes égards.Les transformateurs sont donc invités à communiquer à la direction des publications du CABQ afin de faire connaître leurs produits.Aux lecteurs, souhaitons de succulentes et biologiques découvertes.Passons à table! YÜ, UNE JEUNE LIGNE DE PRODUITS HAUT DE GAMME BIOLOGIQUE T 7T T c’est d’abord et avant tout un Y I I sourire vous souhaitant une X V—J bonne journée.YÜ, c’est la nouvelle ligne de boissons biologiques de Intemova, une entreprise ayant son siège social à Saint-Lambert-de-Lévis, en Chaudière-Appalaches.L’entreprise spécialisée dans la production et l’emballage de boissons naturelles et biologiques transforme à son usine de Val-Bélair les céréales et les légumineuses qui entrent dans la composition de YÜ.YÜ est composé de deux lignes de produits : la ligne de boissons de riz Basmati et la ligne de boissons de soya multi-grain.Le riz Basmati entrant dans la composition de YU riz n’est pas cultivé au Québec, mais en Arkansas sur une terre qui est biologique depuis plusieurs dizaines d’années.Cette boisson de riz est délicieuse servie bien froide, au verre.Elle peut tout aussi bien accompagner vos céréales ou encore être utilisée en cuisine.Elle est une excellente source de glucides complexes.Elle est offerte en six saveurs rafraîchissantes, soit: Naturel, sans vitamine et minéral; Basmati, légère touche de vanille; Thé vert, enrichi en calcium, A, D.; Chocolat noir, enrichi en cal- BOISSON de SOYA MULTI-GRAIN SMémL tfï OX UCB SOYA MULTI-GRAIN BOISSON d« SOYA MULTI-GRAIN BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE • • BREUVAGE, t>E BREUVAGE.DE BREUVAGE DE BREUVAI BREUVAGE DE PETITS FRUITS B ASM A Tl THÉ VERT POMME ROSE NATUREL CHOCOLAT NOIR cium, A, D.; Pomme et rose, enrichi de vitamine C; Petits fruits, enrichi de vitamine C, une alternative aux jus de fruits fruités.YÜ soya multi-grain est également offert en six saveurs, soit: Naturel, sans vitamine et minéral; Vanille française, enrichi en vitamine A, D et calcium; Café, enrichi en vitamine A, D et calcium; Amande, enrichi en vitamine A, D et calcium; Tropical; Pêche et poire, enrichi en vitamine C.Cette boisson de soya multi-grain est une source nutritive et saine de protéines et de vitamines.BIOLOGIQUE BIOLOGIQUE BIOLOGIQUE BOISSON d* BOISSON d« BOISSON d« SOYA SOYA SOYA MULTI-GRAIN MULTI-GRAIN MULTI-GRAIN yu yjj yu i|V * dllllilP^ Jif ll|k On peut aussi bien la boire au verre, l’utiliser dans la cuisine et la mélanger à ses céréales.Le soya est cultivé dans la région de Lotbinière.Des trois céréales utilisées dans ce mélange, le millet et l’amarante proviennent des Etats-Unis ou du Mexique pour l’instant, et seul le sarrasin provient du Québec.YÜ est emballé dans des contenants Tetra Pak (longue conservation) pour assurer la fraîcheur des produits et la conservation des éléments nutritifs jusqu’à leur consommation.Les produits sont actuellement disponibles en format 946 mL et 236 mL.Ces produits seront disponibles sur le marché canadien et américain en avril.YÜ est conforme aux toutes dernières lois du USDA (USA) sur l’appellation biologique et est certifié par Quality Assurance International, qui est reconnu par le Conseil d’accréditation du Québec.Les matières premières et les saveurs ou encore le sucre ainsi que l’huile le cas échéant sont tous certifiés biologiques.Internova utilise de l’eau de source de Val-Bélair pour compléter les boissons.L’usine et les procédés de fabrication sont également certifiés biologiques.BIO-BULLE NUMÉRO 30 O mage écologique iiifi MOT DU PRÉSIDENT Avril, on sent un renouveau dans l'air, on brûle d'impatience d'aller travailler au jardin.Les jours allongent, les oiseaux reviennent, c'est le réveil de la nature.C'est ce qu'il y a de beau dans les variations de nos saisons, elles nous apportent chacune une énergie particulière.ALAIN LAVOIE, PRÉSIDENT DU REGROUPEMENT POUR LE JARDINAGE ÉCOLOGIQUE C} est notre troisième collaboration avec Bio'bulle.En général, tout va bien quoiqu’il y a quelques difficultés d’arrimage, mais cela est normal entre deux organisations qui avaient l’habitude de travailler en parallèle.Plusieurs de nos activités ont déjà commencé.Les semis avec Jean-Jacques Marcil, toujours apprécié par les participants.Le premier cours sur la permaculture en février avec Réjean Roy; on est venu des quatre coins de la province pour y assister.La conférence de Valérie Lanctôt-Bédard sur l’herboristerie, où on a découvert une herboriste vraiment, mais vraiment.passionnée.Vous avez un compte rendu de ces activités dans les pages qui suivent.On sait qu’au jardin, un des problèmes majeurs est le chiendent.J’ai eu personnellement à résoudre ce problème, et je vous en fais part dans un article.On voit l’importance de la pratique à la théorie.On peut lire, on peut assister à des cours, mais rien ne remplace la pratique.Comme l’aurait dit La Palice (célèbre général de Napoléon), c’est en jardinant que l’on devient jardinier.Evidemment, mieux vaut être préparé avant qu’après.Souvent dans l’enthousiasme du printemps, on oublie des détails.Quand on parle de printemps, on parle aussi évidemment du retour du fameux pissenlit.Deux de nos collaboratrices, Yolande Buyse et Valérie Lanctôt-Bédard , nous en parlent d’une façon bénéfique pour le corps.Un très bon article aussi de Réjean Roy sur les chicots.Eh oui, les chicots ou arbres morts dans l’aménagement du jardin.Incroyable, l’utilité des chicots! Si vous avez des commentaires sur nos articles ou si vous désirez nous envoyer vos expériences de jardin, ne vous gênez pas.Je vous souhaite un bon début de saison de jardinage.J’espère vous voir lors de nos activités (vérifiez notre calendrier)! NOTRE RAISON D'ÊTRE Le RJE est un organisme à but non lucratif fondé au Québec en 1988.Il a comme objectif principal de regrouper les personnes et les groupes intéressés au jardinage écologique en tant qu outil d épanouissement personnel, de qualité de vie, de loisir et d’éducation scientifique.Les activités dans plusieurs régions sont offertes selon les attentes et les disponibilités des membres.Plusieurs de ces activités sont animées sous forme de partage, d’ateliers, de cours, de conférences, de visites de jardins ou de fermes; la publication de résumés ou de matériel audio-visuel complète la formation.Cette revue sert de moyen de communication, d’apprentissage et d’expression du vécu en regard avec le jardinage écologique.Les thèmes véhiculés sont harmonie, loisir, nature et santé.Une participation financière annuelle permet aux membres d’être invités aux activités et de recevoir les revues ainsi que la liste des membres de leur région.Une Lête annuelle des jardiniers et jardinières est organisée chaque année, durant le mois de juillet ou août.L’élection des administrateurs et administratrices se fait lors de l’assemblée générale annuelle prévue en octobre ou en novembre.À l’aüant-qarde du changement.tout comme t/ousf Firme de courtage et de marketing en alimentation biologique Nous faisons la mise en marché des produits biologiques du Québec au Canada et aux États-Unis depuis 1992 NOUS RECHERCHONS Fraises, framboises Œufs Produits transformés et petits fruits Maïs Fromage de chèvre Produits sucré blanc ou jaune Agneau à base de soya Ginseng sauvage Porc Ginette St-Onge, vice-présidente rnntaetnn nrvi ici 472-plaœ de Beaucaire, Laval-des-Rapides, Québec, H7N 1E1 UUiliat lCA"ilUU3; Tél.et fax 4S0.669.8908 Courriel : ginette.st-onge2@sympatico.ca T',n,'v i-7.n' LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DU RJÉ 2001 Pour tout renseignement, vous pouvez communiquer avec un des membres du conseil d’administration : Alain Lavoie, président 514, 1er rang Est, Sainte-Christine JOH 1H0 Tél.: 819.858.2022 alavoieOO 1 @sympatico.ca Réjean Roy, vice-président 1880-H, rang Brodeur Saint-Eugène-de-Grantham JOC 1J0 Tél.: 819.396.0266 Suzanne Désautels, secrétaire 2078, boul.Saint-Joseph Saint-Majorique J2B 8A8 Tél.: 819.472.4392 sbreton@drummond.qc.ca Céline Choquette, administratrice 4760, rue Prontenac Saint-Hyacinthe J2S 2E4 Tél.: 450.778.8977 Serge Breton, administrateur 2078, boul.Saint-Joseph Saint-Majorique J2B 8A8 Tél.: 819.472.4392 sbreton@drummond.qc.ca Gilles Guay, administrateur 271, 7e rang Wickham JOC ISO Tél.: 819.398.7315 gillesgu@9bit.qc.ca Francine L’Espérance, administratrice 355, chemin des Loyalistes Stukely-Sud JOE 2J0 Tél.-450.297.2755 Jardindelesp@hotmail.com BIO-BULLE NUMÉRO 30 {jardinage écologique LE CHIENDENT COMMENT MENER LA BATAILLE Je me souviens de ma première année de jardinage; c'était il y a 11 ans, au mois de mai.Je venais de terminer ma première année à l'ITA de La Pocatière.Je n'avais jamais fait de jardin de ma vie.Je suis né à Montréal dans le quartier Rosemont.Les seuls jardins dont je me souviens, c'étaient ceux des Italiens.Parmi toutes les cours arrière, c'étaient les seuls endroits verts que l'on voyait.On trouvait ces gens bizarres parce que leur cour n'était pas asphaltée ou totalement bordélique.PAR ALAIN LAVOIE, RJÉ DONC en 1991, je me suis mis à la tâche de faire mon premier jardin.Le premier défi à relever, c’était l’emplacement du jardin.J’avais choisi un endroit plat très ensoleillé, à l’abri du vent, entouré d’arhres.Le sol était un loam sableux, peut-être un peu loin de la maison mais un endroit intéressant.J’étais très enthousiaste.Dans mon emportement à créer le jardin, j’avais oublié plusieurs petites choses entre autres, le chiendent! L’endroit choisi était laissé à l’abandon depuis plusieurs années, et évidemment, c’était plein de plantes sauvages et indigènes.Je croyais leur régler leur compte en deux temps trois mouvements.Allez hop, par ici les galettes de chiendent.Je me vois encore à quatre pattes dans le jardin, forçant pour extirper ces galettes d’Agropyron repens.Dieu que j’ai sué pour désherber un lopin de 8’ X 10’.J’avais arraché cela vers la fin mai quand le chiendent est en pleine vigueur.Ensuite, j’ai passé le rotoculteur de la voisine pour bien retourner la terre.Effectivement, la terre a bien été retournée, le roto a bien fait son travail, le terrain était bien beau.En apparence seulement, parce que le chiendent coupé et enfoui sommeillait.Je croyais lui avoir réglé son cas.O surprise, quelques semaines plus tard, Agryporon faisait son apparition.Panique générale, retour à quatre pattes dans le jardin pour combattre l’ennemi.Tout l’été fut un bataille constante.Avec les années d’engrais vert, de sarclage manuel, etc., j’ai pu le maîtriser dans le jardin, mais il restait toujours la menace de l’invasion par l’extérieur.Jusqu’à ce qu’un jour, j’eus une idée géniale.Nous avions reçu de la Société sylvicole un paillis de plastique noir pour mettre autour des feuillus que nous avions reçus.C’étaient des rouleaux de 5’ par 1000’ pieds pour mettre au pied des jeunes plants de feuillus pour les protéger de la mauvaise herbe.J’ai décidé alors d’en prendre des bouts et de protéger la bordure de mon jardin.J’ai laissé le paillis durant deux ans pour être sûr, je ne voulais pas prendre de chance.Et après deux ans, en mai, avec impatience et espérance, je soulevai le plastique.En dessous du paillis, il ne restait plus rien du chiendent, mort, seulement une belle terre facilement travaillable.Incroyable! J’étais fier de moi.J’avais réussi sans Round-up ou autres herbicides à me débarrasser de cet indésirable.jp® Le chiendent avait rendu les armes à cause du manque soleil et d’eau, mais surtout de la chaleur très élevée en dessous du plastique en été.Avec cette technique, l’agrandissement de mon jardin fut constant et sans trop de problème.J’avais gagné la bataille d’Agrofryron.Par la suite, j’ai fait plusieurs tests avec le paillis de plastique noir sur le temps minimum à laisser pour le contrôler, et j’en suis venu à la conclusion qu’après un été, cela est suffisant.Même si on croit avoir tout lu et tout entendu, rien ne vaut la pratique sur le terrain.On apprend toujours de nos erreurs.Le Groupe alimentaire BIOBEC me Manger bioLogique, un choix naturel 164, Lamartine Est Saint-Eugène de L’Islet Qc GOR 1X0 Tél: 418.247.7917 418.666.0095 Fax : 418.247.7371 418.661.7868 Qants de latex • Sacs à poubelle • Étiquettes 5" x 2" ES GROUPE ALIMENTAIRE BIOBEC FORMULAIRE 'ADHESION AU RJÉ 2001 ABONNEMENT O Nom : _______ Adresse : OU RÉABONNEMENT O AU RJÉ ______________Prénom :______ ______________Ville : ______ Code Postal Téléphone : ( Courriel :__ Télécopieur : ( Regroupement pour le jardinage écologique C.P.134, Drummondville (Québec) Cotisation pour 2001 : Six (6) revues Bio-bulle + carte de membre du RJÉ : 31.00$ J2B 6V6 Cochez ici si vous désirez que vos coordonnées ne soient pas publiées dans la liste des membres.O Faites parvenir votre chèque au nom du «Regroupement pour le Jardinage Écologique» à l'adresse indiquée.BIO-BULLE NUMÉRO 30 (Jardinage écologique LA SANTE PAR LES MAUVAISES HERBES L'appellation de «mauvaise herbe» est tout ce qu'il y a de plus controversé en herboristerie.Effectivement, bon nombre de nos plantes-chouchous sont celles qui font sacrer plus d'un jardinier! J J ai longtemps affirmé qu’il s’agissait en fait de plantes qui sont au mauvais endroit, au mauvais moment.Mais depuis que j’ai côtoyé Monika Schung du Jardin de Tournesols, j’ai adopté son idéologie.Je déclare donc, comme elle, qu’il s’agit d’herbes sauvages.Ceci renforce aussi la sensation que j’ai toujours en les récoltant, que ces plantes jouissent d’une vitalité hors pair, du fait même qu’elles poussent là et quand elles le désirent, en parfaite harmonie avec leur environnement.Je vous présente donc une de ces tendres amies : le pissenlit.CURE DE PRINTEMPS Êtes-vous de ces adeptes de la cure de printemps?De ces personnes qui achètent des kits plus ou moins dispendieux pour revitaliser leur système après un hiver long et froid?Vous serez ravi-e-s de savoir qu’une telle cure est à votre portée, gratuitement! Le pissenlit (le bon vieux Taraxacum officinalis) est votre allié du printemps.Ses feuilles, qui sortiront rapidement après la neige, sont le premier remède dont je vais vous entretenir.Elles sont amères, diurétiques, nutritives et riches en fibres : 1) elles dynamisent les fonctions du foie (sans traumatiser ce dernier); 2) elles assurent un transit intestinal optimal; 3) elles favorisent l’élimination des surplus d’eau et de déchets métaboliques accumulés dans le corps; 4) elles diminuent la congestion dans les articulations; 5) elles apportent de bonnes quantités de bêta-carotènes, de vitamine C, de potassium, de calcium, de fer, de phosphore, de vitamines du complexe B et de protéine; 6) elles diminuent la pression artérielle due à de la rétention d’eau, sans causer de carence en potassium! 7) elles revitalisent la peau lorsqu’elle est le siège d’une élimination forcée de déchets métaboliques.En apportant tous ces éléments nutritifs et en favorisant leur digestion et leur assimilation optimales, le pissenlit aide à remonter le niveau d’énergie et à stabiliser l’humeur (à la hausse.).PAR VALÉRIE LANCTÔT-BÉDARD PISSENLIT: MODE D'EMPLOI J’entends déjà vos: «Ouache! c’est super amer, le pissenlit! » Vous n’avez pas tort à 100%.Le pissenlit est surtout amer à partir du moment de sa floraison.Il s’agit donc de consommer ses feuilles dès qu’elles apparaissent.D’autre part, le goût amer en lui-même est une fonction médicinale.C’est ce goût qui agit sur le foie et le reste du système digestif.On s’y habitue, au goût amer.On en vient même à le rechercher.Si vous n’êtes pas habitués à manger des herbes sauvages, allez-y doucement.Commencez par deux ou trois feuilles par jour, puis augmentez.Hachez ces feuilles finement et ajoutez-les à de la laitue en salade.Ou cuisez-les dans une soupe, une omelette, dans une sauce à spaghetti.Préparez-les avec des épinards ou autres feuilles dans n’importe quelle recette.Pour bien profiter du pissenlit frais à l’année, on peut en faire du vinaigre macéré (hacher les feuilles fraîches, en remplir un pot de verre, verser du vinaigre de cidre de pomme jusqu’au bord, mettre un plastique entre le pot et le couvercle, fermer, brasser quotidiennement pendant 2 semaines, tamiser, composter les feuilles et garder le vinaigre).Ce vinaigre peut être mis dans une vinaigrette ou pris à la cuiller à thé (dans une gorgée d’eau) avant un repas.On peut aussi blanchir les feuilles fraîches et les congeler pour en avoir toute l’année.Le pissenlit est vraiment un aliment médicinal extraordinaire et, plusieurs le croient, les plantes médicinales poussent là où les gens en ont besoin.Allez marcher sur votre pelouse et visiter votre potager ce printemps et voyez s’il est venu à vous! Avec le temps, vous mangerez du pissenlit tout l’été, tous les jours.Et n’oubliez pas les fleurs de pissenlit.Elles sont moins médicinales, mais plus délicieuses et, en enlevant le cœur, on les ajoute avec joie dans le mélange à crêpes, la salade, la soupe! C’est aussi avec les fleurs qu’on fait du vin de pissenlit.Quant aux racines de pissenlit, je vous en parlerai cet automne.NDLR: Valérie Lanctôt-Bédard est herboriste-praticienne et professeure en herboristerie traditionnelle.Elle est cofondatrice de l’école Flora Medicina.450.297.3568.LIBERTE Lait Yogourt et Crème sure LIBERTÉ 1 Avenue Liberté Candiac, Québec J5R 3X8 www.liberte.qc.ca O BIO-BULLE NUMÉRO 30 jardinage écologique- LE PISSENLIT OU DENT-DE-LION Qui ne connaît le pissenlit, au moins par la beauté de sa fleur, qui nous rappelle le soleil.Il orne, et pour certains il envahit, le moindre petit terrain vague de nos grandes villes, et il peuple nos campagnes.Cette fleur rappelle aussi les moments de plaisir de l'enfance passés à souffler les graines à tous vents.YOLANDE BUYSE, N.D.pissenlit a une grande valeur nutritive: A enzymes, antioxydants, vitamines, J—/^?sels minéraux dont un calcium assimilable, etc.Il est une des meilleures plantes qui entrent dans une alimentation saine.SA CUEILLETTE Le pissenlit se cueille dans un endroit naturel, par journée claire, juste après la tombée de la rosée du matin ou juste avant le coucher du soleil.Ne pas cueillir tous les pissenlits rencontrés sur son passage.En laisser pour les papillons, les insectes, les animaux, la terre qui en ont besoin pour s’épanouir.et pour la prochaine récolte.Admirer et remercier la plante avant de cueillir ce dont on a besoin.Pour éviter l’amertume, cueillir au tout début du printemps les boutons, les feuilles, les fleurs.Placer les fleurs cueillies dans un panier ou dans un sac en toile naturelle ou en papier.Ne pas les laver, sauf exception.Passer un linge humide si nécessaire.Récolter les racines en automne.Les brosser et frotter avec un linge humide.UTILISATION Les plantes crues sont plus riches en enzymes, en vitamines, en sels minéraux, etc.Moins on les manipule, plus elles gardent leurs propriétés.La meilleure façon de jouir au maximum de leurs vertus est de les manger aussitôt cueillies.On les consomme alors en salade, dans les hors-d’œuvre, avec une sauce de son choix.On peut aussi les ajouter aux aliments cuits ou les cuire brièvement à basse température (moins de 70 degrés) et les consommer directement.Les utiliser en potée, potage, tourte, gratin, soufflé, omelette, beignets, gelée, sauce froide ou chaude, infusion, macération, sirop, confiture, vin.CONSERVATION Les sécher au plus tôt à une température maximale de 35 °C ou les congéler pour en garder les qualités gustatives.RECETTES DE PISSENLIT Gelée de pissenlit 1.Ebouillanter doucement pendant 4 minutes dans beaucoup d’eau, puis filtrer 2 tasses de boutons et de fleurs de pissenlit à peine ouvertes.2.Les faire frémir pendant 45 minutes avec 1 litre d’eau et 3 belles pommes douces.3.Filtrer le tout.4- Délayer: 5 g d’agar-agar, 1/2 cuillère à thé de stévia, 2 cuillères à soupe de sirop d’érable, le jus d’une orange et d’un citron non traités.5.Mélanger en remuant bien avec le filtrat.6.Consommer comme dessert froid avec une crème vanille.7.Pour conserver, mettre chaud dans des pots dans lesquels on a posé quelques pétales de pissenlit pour la beauté.8.Savourer l’hiver au coin du feu.Recette extraite du livre Se nourrir pour être en forme par Yolande Buyse N.D., Editions Logiques.Pissenlits mimosa 1.Cuire 6 œufs, juste pour que le jaune ne soit plus liquide, 5 à 6 minutes.2.Réduire en purée 1 gousse d’ail et 1 échalote.Dans un saladier faire une sauce bien battue avec cette purée, 1/2 bol d’huile d’olive, le jus d’un citron et du sel.3.Couper finement 3 poignées de feuilles de pissenlit, 1 poignée de pousses de tournesol et 4 œufs cuits.4.Mélanger le tout.5.Rectifier l’assaisonnement.6.Garnir avec quelques fleurs de pissenlit bien ouvertes.Lentilles germées au pissenlit 1.Ebouillanter 2 bols de lentilles germées.2.Réduire en purée 1 gousse d’ail, 1 échalote et 1 poignée de boutons de pissenlit.3.Couper finement 1 poignées de feuilles de pissenlit et 1 bol de pousses de lentilles.4- Dans un saladier faire une sauce bien battue avec la purée et 1/2 bol d’huile de tournesol, 1 c.à c.d’huile de lin, le jus d’un citron, 1 c.à s.de dulse hachée, sel.5.Mélanger le tout.6.Contrôler l’assaisonnement.7.Garnir avec des fleurs de pissenlit grandes ouvertes.Omelette aux dents-de-lion 1.Réduire en purée, 1 gousse d’ail, un peu de laitue de mer et 1 poignée de feuilles de pissenlit.2.Battre 5 œufs, 2 c.à s.d’eau et du sel.3.Mélanger le tout.4.Cuire doucement (l’omelette doit rester baveuse).Variante 1.Les dents de lion peuvent être remplacées par des orties ou tous autres légumes sauvages comestibles.2.Ajouter à l’omelette des rondelles de pommes de terre ou d’oignons ou d’autres légumes de saison.BIO-BULLE NUMÉRO 30 e ÉCOLOGIE ET AMÉNAGEMENT PAYSAGER (lainage écologique L'aménagement paysager écologique passe par l'établissement de vos besoins.C'est un ensemble de facteurs qui, une fois réunis, font que l'aménagement paysager devient écologique.PAR JACQUES CORRIVEAU TIRÉ DU COURS AUTODIDACTE EN TECHNIQUES ÉCOLOGIQUES Les principaux seront pensés EN FONCTION : ^ de fournir le confort et la commodité dans votre maison et sur votre propriété et de pouvoir prolonger vos activités quotidiennes; # de favoriser l’effet de votre aménagement paysager, donc ne pas le surcharger ni le dénuder; # de planifier votre aménagement pour obtenir le maximum de rendement.Pour compléter un plan d’aménagement paysager, il serait sage de consulter un professionnel ou une personne compétente.Il existe beaucoup de documentation à ce sujet; les pépiniéristes peuvent vous renseigner quant aux meilleures façons d’obtenir des plantes en santé et de qualité.Le succès d’un aménagement implique les trois considérations suivantes: premièrement, voir votre propriété comme un espace ou une pièce de la maison où le plancher sera le terrain, les murs les limites de la propriété et le plafond le dôme de verdure des arbres; ensuite on fera une étude du plancher, des fenêtres et des endroits principaux dans la maison pour établir un bon rapport entre les endroits utilitaires du terrain et ceux qui l’entourent; et finalement, considérer la conception de l’aménagement vu de l’extérieur par vous-mêmes et par les autres, en tenant compte aussi des vues avoisinantes et lointaines.Votre plan final dépendra de la grandeur de votre propriété, de son orientation au vent et au soleil, du plan de votre maison, du budget disponible, du temps et de l’effort que vous voulez consacrer sur l’entretien, les activités et les intérêts de la famille, et même les propriétés avoisinantes.On verra également à conserver les ressources naturelles : roches, ruisseau, pente, végétation, terre, pelouse, etc.si elles s’harmonisent bien.Il faudra étudier les bons et les mauvais côtés de votre propriété et conserver les beaux champs de vision; camoufler autant que possible les endroits moins beaux avec des plantations et localiser l’entrée des automobiles et celle des piétons au bon endroit pour éviter les pertes d’espace.Faites comme si votre propriété n’avait rien : énumérez tout ce que vous désirez avoir et tous les problèmes qui devraient être résolus.ENTRETIEN DES VIGNES SELON LES AMIS DU RJÉ Afin d'éviter la compétition entre les plants ou de permettre un nid ou un passage pour les insectes, on ne doit tolérer la présence d'aucune autre plante à la base de la vigne.PAR CÉLINE CHOQUETTE, RJÉ Au printemps, dès que la terre est dégelée, toute partie de la vigne qui a gelé durant l’hiver doit être coupée.Il faut veiller à libérer le tronc de toute tige ou de tout gourmand, jusqu’à environ un pied et demi du sol.Lors de cette taille, il est bon d’étendre environ un demi-pouce de compost sous la vigne et de saupoudrer de la cendre au besoin.La cendre sera toujours tamisée et appliquée à très petites doses, quitte à répéter l’application durant l’été.Lorsque les raisins atteignent environ un quart de pouce, soit la grosseur d’un pois, nous devons tailler la tige.Certaines personnes taillent après la cinquième feuille qui suit la dernière grappe de chaque branche, alors que d’autres taillent après la deuxième feuille.De toute façon, durant tout l’été, il faut surveiller les gourmands, les drageons, les tiges inutiles, car un surplus de branches ou de feuilles nuira à la maturité des fruits.À l’automne, lors de la cueillette, une nouvelle taille est effectuée après la deuxième feuille suivant la dernière grappe de la branche.C’est sur cette partie que les grappes de l’année suivante se formeront.En effet, les fruits se forment sur le bois de deux ans.Il existe différentes méthodes pour reproduire un plant.L’une d’entre elles est le marcottage.Il s’agit de laisser profiter une repousse du tronc, laquelle atteindra environ 15 pieds.Cette repousse devra être buttée, fera des racines, pourra être séparée du plant-mère et transplantée selon notre bon vouloir.Nous pouvons aussi reproduire les plants par bouturage.Il suffit alors d’enterrer une branche taillée, en prenant soin d’enfouir au moins deux yeux dans la terre et de garder au moins un oeil de la branche hors de terre.Cette tige deviendra un nouveau plant.Que les fruits soient mangés frais, en confiture ou consommés sous forme de vin, c’est toujours un régal.Moisson Montréal inc.Devenez partenaires de la banque alimentaire du Grand Montréal Moisson Montréal recueille vos surplus et les redistribue gratuitement aux organismes de soutien alimentaire UN APPEL SUFFIT 514.344.4494 Certifié biologique OC Non pasteurisé, non filtré Choix d’acidité : 4,5%, Tél.: 450.299.2183 • Fax : 450.299.2835 Alain et Louise Désilets Fruits et légumes biologiques GROS ET DÉTAIL Formats : tre 4 litres 20 litres 00 litres BIO-BULLE NUMÉRO 30 ^(linage écologique— RECETTES DE JARDINIERS les plantes attaquées : les limaces n’aiment pas du tout, et ça les éloigne.Insecticides contre les pucerons, araignées rouges, cochenilles et chenilles Mélanger 1 tasse d’huile végétale, 1 c.à table de savon liquide et 1 tasse d’eau.Vaporiser sur les plantes.Répéter à tous les 5 ou 7 jours.Prévention du mildiou et de la rouille Mélanger 3 c.à table de soda à pâte et 1 c.à table de Murphy’s Oil Soap dans 1 gallon d’eau.Vaporiser en recouvrant le dessus et le dessous des feuilles, au début du printemps, ou aussitôt que les symptômes apparaissent.Recommencer à tous les 5 ou 7 jours.Insecticide à l’ail Hacher 3 bulbes d’ail et les faire macérer dans 4 c.à table d’huile végétale pendant 24 heures.Mélanger avec, un litre d’eau.Ajouter 1 c.à table de savon biodégradable.Filtrer et conserver au frais.Diluer 20 fois.Insecticide au piment Mélanger 1/2 tasse de piment fort haché à 2 tasses d’eau.Filtrer.Insecticide à la rhubarbe Cueillir quelques feuilles et les faire bouillir dans de l’eau pendant 20 minutes.Laisser refroidir et filtrer.Il faut diluer jusqu’à l’obtention d’une couleur ressemblant au thé.On peut remplacer la rhubarbe par des feuilles d’absinthe, de tanaisie ou d’ortie.Contrôle des limaces Presque tout le monde connaît le truc avec de la bière; il y a aussi le truc avec les coquilles d’œufs brisées, mais on peut aussi essayer d’entourer de cendre de bois Le marc de café À la base des plantes, il éloigne les pucerons.Toutefois, il faut en rajouter souvent car il pénètre dans le sol à cause des pluies.Mélangé à du terreau, c’est un substrat formidable pour semer les carottes, car la mouche de la carotte ne pondra pas au collet.Lessis Mettre 1 kg de cendres dans un seau qu’on remplit d’eau, agiter et laisser macérer toute la nuit.La cendre s’étant déposée, récupérer le liquide sans la cendre et arroser les plants pour contrôler les larves de la mouche du chou, de la mouche de la ^ carotte et de la ' mouche de l’oignon, en prévention.PRENONS NOTRE SANTÉ EN MAIN Le 4 mars dernier, à Saint-Eugène de Grantham, Mme Valérie Lanctôt-Bédard rencontrait les membres du RJÉ.Elle de l'école d'herboristerie Flora Medecina.est herboriste-praticienne et copropriétaire ELLE NOUS A PRÉSENTÉ, dans un langage très imagé, un bref historique à partir des grandes traditions ininterrompues en herboristerie de la Chine et de l’Inde.En Europe, surtout en France, en Espagne et en Allemagne, moins en Angleterre, il y a eu une interruption dans la lignée du savoir principalement à cause du grand mouvement de l’Inquisition.A cette époque, c’était un savoir qui se transmettait par les femmes d’une façon orale.Cette tradition s’est perdue avec le temps.Puis, il y a eu le développement de la médecine qui, avec l’extraction de la partie active de la plante, a produit des médicaments de toutes sortes en remplacement de l’utilisation complète et simple des herbes médicinales.Maintenant, les gens font un retour vers l’art et la science des plantes médicinales parce qu’ils se rendent compte que la médecine traditionnelle a ses limites, que les médicaments ont des effets secondaires indésirables, que les gens souffrent de plus en plus de problèmes chroniques, etc.Les avantages de l’herboristerie, c’est qu’elle utilise la plante complète, donc un produit équilibré et non des extraits standardisés.Les plantes sont facilement disponibles, ne coûtent rien, et les remèdes n’ont pas ou si peu d’effets secondaires.Les plantes sont vivantes, elles parlent à notre corps.Elles le nourrissent et le soutiennent.Elles l’aident à s’autoguérir.En conclusion, elle nous a présenté les bienfaits de quelques plantes utiles à boire en tisane pour tous les jours.Nous avons même dégusté différentes infusions de plantes, goûté et apprécié certains remèdes.Souvenons-nous que l’herboristerie favorise l’autonomie de la personne, lui permet de se responsabiliser en prenant en charge son bien-être.Pour tous ceux qui ont manqué cette conférence ou qui voudraient en savoir plus sur le sujet, le RJÉ organise le 10 juin prochain, à Stukely, une journée avec Valérie Lanctôt-Bédard sur l’identification des plantes sauvages.Consultez le calendrier des activités du RJÉ.Et pour les infor- PAR DIANE N EAU LT, RJÉ mations ou réservations, veuillez communiquer avec Alain Lavoie au 819.858.2022.AGRICULTURE BIOLOGIQUE Le seul diplôme d'ÉTUDES COLLÉGIALES en AGRICULTURE BIOLOGIQUE au Québec Cégep de Victoriaville 475 Notre-Dame est, Victoriaville, G6P 4B3 Téléphone : (819) 758-6401, poste 2537 COURRIEL : dlafrance@cgpvicto.qc.ca Horticulture légumière et fruitière ÉLEVAGE BIO-BULLE NUMÉRO 30 O (Jardinage écologique- LE JARDIN AUTO-FERTILE (JAF) LE CHICOT : UN ALLIÉ IMPORTANT « L'arbre mort est source de vie et d'équilibre au jardin.» Un arbre après sa mort est appelé un chicot.C'est à ce moment qu'il va servir à héberger et à nourrir plus d'organismes vivants que jamais.La permaculture, c'est la gestion écologique de tous les éléments qui nous entourent et la création des liens entre eux dans le but d'en obtenir plus d'efficacité avec moins d'effort et moins d'énergie dépensés.PAR RÉJEAN ROY, RJÉ JAF ET LE CHICOT sont deux des élé-A ments qui entrent dans la gestion en \*s permaculture.Voyons maintenant comment ils peuvent s’entraider et du même coup nous être profitables.Pourquoi un chicot au jardin L’arbre mort est l’arbre de la forêt qui abrite le plus d’êtres vivants.Les insectes et micro-organismes se nourrissent du chicot et participent à sa lente dégradation.Beaucoup d’espèces vont y nicher et s’y abriter : oiseaux, écureuils, rongeurs (ratons-laveurs, porcs-épics, etc.).Il y a des espèces d’oiseaux qui ne se perchent que sur des arbres morts.Si on élimine plus de 30% des chicots présents dans un endroit donné, il y a disparition de certaines espèces d’oiseaux dans cette région.Un chicot reste en moyenne 20 ans debout après sa mort avant de tomber et reste en moyenne 20 ans au sol après être tombé.Il aura donc encore 40 ans de vie active même après sa mort.Le chicot devient un atout important au jardin et il participe activement à la réussite de l’auto-entretien et de l’auto-fertilité du jardin.Il contribue à la création de la chaîne alimentaire et aide à maintenir l’équilibre entre les espèces en permettant l’établissement d’une auto-régulation entre les populations d’êtres vivants.Une fois l’équilibre établi, on évite ainsi la prédominance d’une espèce sur les autres, ou, en d’autres mots, l’invasion d’un ravageur; nous n’aurons donc pas à intervenir ni manuellement ni avec un pesticide.Ceci est d’une importance capitale, car pour parvenir à obtenir un JAF, il est important de ne jamais commettre de geste nocif contre l’environnement.Comment l’aménager Choisissez un arbre mort récemment ou, si non disponible, un encore vivant mais en mauvais état.Coupez-le à la base près de la souche.Coupez les branches en excès.Raccourcissez le tronc et la tête selon la longueur désirée; sélectionnez différentes grandeurs pour varier les attraits.Creusez un trou dans le sol profond de 3 ou 4 pieds.« Plantez » votre chicot dans le trou et compactez-le autour du trou.N’hésitez pas à mettre des chicots à plusieurs endroits: quelques-uns dans le jardin (selon la grandeur du jardin), plusieurs autres autour du jardin, ajoutez-y des nichoirs et des mangeoires, et décorez à votre goût et au goût des oiseaux.Percez quelques trous de différentes grandeurs et profondeurs dans le tronc, lesquels feront de futurs nids.Faites un aménagement autour du chicot pour l’embellir, le rendre plus naturel et en augmenter l’utilité et l’efficacité.Aménagez un petit plan d’eau incluant des plantes aquatiques, quenouilles, phragmites, etc.Des grenouilles vont rapidement venir le peupler, une multitude d’animaux et oiseaux vont s’y abreuver, veillez seulement à le tenir plein d’eau et à ne pas le nettoyer.L’eau va rapidement se « corrompre » pour ensuite développer un mode naturel de filtration et s’auto-entretenir.Mettez un tas de roches dans l’eau et à côté, de façon à ce que les animaux et insectes aquatiques puissent entrer et sortir de l’eau et se cacher sous les roches ou se réchauffer sur une roche plate.Un tas de branches sera utile pour cacher et abriter oiseaux, reptiles et insectes; laissez quelques branches toucher à l’eau pour aider les oiseaux à descendre pour boire.Installez des plantes grimpantes pour embellir et rendre encore plus utile notre chicot, semez vigne, kiwi, capucine, légumineuses grimpantes, lierre, etc.Les effets du chicot au jardin Il attire les insectes nuisibles sur lui et il protège ainsi de ces insectes les plantes saines du jardin.La présence d’insectes va attirer les oiseaux mangeurs de nuisibles sur le chicot et ceux-ci vont aussi se nourrir des insectes nuisibles qui sont dans ses environs, soit dans le reste du jardin.- Certains oiseaux utiles au jardin, comme les oiseaux de proie (mangeur de mulots et autres rongeurs) ne se perchent que sur les des branches mortes (sans feuilles) pour y repérer leur nourriture et protéger le jardin.Certains oiseaux ne vivent et ne se perchent que dans les arbres vivants ou morts.Ils n’utilisent que les branches basses ou à mi-hauteur ou des branches hautes.Donc, s’il n’y a pas d’arbre, on est privé de ces espèces d’oiseaux et du travail qu’ils effectuent quotidiennement dans le jardin.La présence d’insectes nuisibles va aussi attirer les insectes prédateurs.Les effets sur les alliés et autres Le chicot (arbre mort) est un arbre qui n’a plus ses défenses naturelles.La nature le considère comme un être faible, et les ravageurs sont un des éléments de la nature qui participent à éliminer les faibles.Il sera attaqué de O BIO-BULLE NUMÉRO 30 {Jardinage écologique — préférence aux plantes saines par les ravageurs parce que plus facile à attaquer (la nature est paresseuse aussi!).En servant de cible aux insectes ravageurs, il libère les autres plantes des attaques des larves et des pics.Les insectes prédateurs sont attirés par leur nourriture, les ravageurs.L’abondance de nourriture les incite à pondre sur place.Ils nous assurent ainsi de leur présence les saisons suivantes.Le retour des prédateurs en grand nombre à chaque année nous assure un bon contrôle des insectes ravageurs et protège les plants sains.La présence continuelle d’insectes ravageurs et d’insectes prédateurs nous assure de la présence régulière de multiples espèces d’oiseaux et de leur travail bénévole pour nous.Trois raisons d’agir En permaculture, on demande d’avoir toujours au moins 3 raisons pour faire une action.Alors, la localisation et la façon d’aménager le chicot dans le jardin devraient être faites de façon à profiter de 3 ou plus des avantages suivants : RETOUR SUR LA PREMIÈRE JOURNEE DU JARDIN AUTO-FERTILE 25 FÉVRIER DERNIER, 25 braves de diverses régions du Québec, /A Lanaudière, Saguenay, Bas-du-Fleuve, entre autres, ont assisté au premier cours de Réjean Roy sur le jardin auto-fertile.Je dis braves à cause de la température et non en relation avec le formateur.Avec beaucoup de conviction et de dynamisme, question après question, Réjean a su répondre et poursuivre son itinéraire pour nous expliquer les règles à suivre pour installer ce type de jardin.Le 25 mars, il nous présentera la deuxième de quatre parties.J’étais heureuse d’être parmi ces 25 personnes.J’en sors immensément plus riche, tant en connaissances pratiques qu’en amitiés pour partager sur mes expériences de jardinage.FRANCINE L'ESPÉRANCE, RJÉ # Ombrage à quelques plantes au dessous.Notons que la présence du chicot dans le jardin ne fera que très peu d’ombre comparativement à un arbre sain.0 Attirer les insectes ravageurs hors des plantes potagères et des arbres fruitiers.0 Conserver une réserve d’insectes prédateurs.0 Attirer les oiseaux qui mangent des graines de mauvaises herbes et qui contrôlent le nombre d’insectes ravageurs.0 Procure un attrait visuel.0 Variétés d’oiseaux.0 Regarder pousser les grimpants : kiwi, fèves, raisins, etc.0 Servir de treillis pour les grimpants.0 Servir de support pour suspendre les nichoirs et les mangeoires.0 Aligner plusieurs chicots peut servir de clôture si on les relie par des planches ou du grillage.On ne connaît encore que très peu la valeur de chaque élément dans l’équilibre de la nature.Il y a encore sûrement une multitude de raisons ou des valeurs écologiques à la présence en si grand nombre de chicots dans la nature.Peut-être serait-il prudent d’en inclure dans notre aménagement de jardin?Car d’ici à ce que l’être humain ait une connaissance parfaite de la nature, il faudra encore beaucoup de temps.D’ici là, copier la nature est encore la meilleure façon de se préserver des effets destructeurs de notre ignorance.Bon jardinage autO'fertïle dans un aménagement en permaculture! WWW.FERXILEC.COM fertilec ltée/ltd L !environnement, un choix de vie.Visitez notre site Internet FRANCISÉ RAPIDE FACILE D’ACCÈS LIENS AVEC PLUSIEURS MANUFACTURIERS MONDIAUX Pour plus d’information Téléphone sans frais : 1.888.831.1085 Téléfax sans frais : 1.888.836.1915 Commandez formulaire au verso Centre d'agriculture biologique du Québec 19,40$ 0 références utiles en Q agriculture biologique g et durable 2 19,40$ La production biologique delà pomme de terre 28,76$ Abonnement 1 an (6 numéros) 51,76$ Abonnement 2 ans (12 numéros) www.cab.qc.ca 60,00$ à 270,00$ BIO-BULLE NUMÉRO 30 O ^jardinage écologique j* «rv V BggggSàaai ACTIVITÉS 2001 DU RJÉ Pour information ou réservation, veuillez communiquer avec Alain Lavoie au 819.858.2022.Pour les ateliers et les sorties, vous êtes priés de bien vouloir confirmer votre présence une semaine avant l'événement.DATE SUJET ANIMATEUR (TRICE) ENDROIT HEURES PRIX 22 avril Jardin auto-fertile Planification et théorie sur les buttes Ré jean Roy Salle municipale Saint-Eugène-de-Grantham 9h à 16h 20 $ membres 30 $ non-membres 6 mai Recettes et trucs pour réussir son jardin Oscar Gonthier Salle municipale Saint-Eugène-de-Grantham 13h30 à16h30 7 $ membres 10 $ non-membres 12mai Jardin auto-fertile Atelier pratique La construction de buttes Ré jean Roy A déterminer Téléphoner pour confirmer 9h à 16h 20 $ membres 30 $ non-membres 25, 26, 27 mai Jardin botanique de Montréal Céline Choquette (responsable) Jardin botanique de Montréal Toute la fin de semaine 10 juin Identification des plantes sauvages Valérie Lanctôt Bédard 355, chemin des Loyalistes Stukely-Sud 9h à 16h 15 $ membres 20 $ non-membres 15 juillet Mycoflore, entreprise de sauvegarde des semences Richard O’Breham 7850, chemin Stage Standstead 13h à16h30 10$ membres 20 $ non-membres 5 août Visite d’un jardin, apiculture et d’une érablière biologique et sentier d’interprétation Mmes Rollender et Fernande Daniel Cabane du Pic-Bois 1468, chemin Gaspé Brigham 9h à16h00 15 $ membres 20 $ non-membres 13 août Fête des jardiniers Visite d’un jardin en permaculture, dîner communautaire, etc.Alain Lavoie 514, 1er rang Est Sainte-Christine 13 km d’Acton Vale 9h30 à 16h 5 $ membres 7 $ non-membres 15 et 16 septembre « Automne en chanson » Céline Choquette (responsable) Sortie 160 (autoroute 20) Saint-Eugène-de-Grantham mi* Tarif gratuit pour les enfants, lorsqu’il s’agit d’activités du regroupement S.V.P.COCHER LA CASE DE VOTRE CHOIX Membership CABQ O Membre corporatif 230,05 $ O Membre individuel 46,00 $ Bio-bullle O Abonnement 1 an / 6 numéros 28,76 $ O Abonnement 2 ans / 12 numéros 51,76 $ O RUAB 2000 19,40 $ O La production biologique de la pomme de terre 19,40 $ O Site Internet Je désire être contacté par votre représentant des ventes TOTAL : _______ $ Taxes et frais d'envoi inclus Nom : ______________ Nom de l'organisme : Adresse :___________ Ville :_________________________________ Province :_________________Code Postal Téléphone :_________________Télécopieur Courrier électronique : ________________ Veuillez joindre un chèque ou un mandat-poste à l'ordre duù Centre d'agriculture biologique du Québec Service des abonnements 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) G0R 1Z0 Téléphone (418) 856-1110, poste 340, Télécopieur (418) 856-2541 Courriel : info@cab.qc.ca Internet : http://www.cab.qc.ca BON DE COMMANDE Ces tarifs sont valides jusqu'au 1er juin 2001 BON DE COMMANDE O BIO-BULLE NUMÉRO 30 qap-injo- COURS DE PERMACULTURE La fondation Reconstruction harmonieuse de l’agriculture (R.H.A.) et Nature-Action Québec vous offrent l’occasion d’acquérir de nouvelles connaissances en agriculture par le bais d’un cours de permaculture.Le but fondamental de ce cours est d’apporter une nouvelle vision de l’agriculture aux participants.Nous apprendrons aussi à mettre au point un système d’agricole adapté à leurs besoins sur la base de leurs propres observations.Nous suivrons le programme standard donné dans toutes les institutions soit par des discussions, des observations, des analyses et des expériences pratiques.L’enseignement est d’une durée de 72 heures.Cette formation aura lieu du 30 avril au 13 mai 2001 à la Ferme Equeste Mont-Rouge, à Saint-Jean-Baptiste.Les frais du cours sont de l’ordre de 350,00$ pour les deux semaines (repas et logement inclus).Pour de plus amples informations, communiqüez avec Danièle Porret au 450.441.3899 ou Sylvie Gagnon au 418.844.3995.REPENSER L'AGRICULTURE Repenser l’agriculture est le thème d’un colloque qui sera tenu les 28 et 29 avril au Centre agronomique de Sainte-Croix-de-Lotbinière.L’événement est organisé par le Regroupement solidaire pour un milieu rural en santé.Ce colloque vise rien de moins que l’établissement des bases d’une restructuration de l’agriculture.Pour amorcer la discussion, la première journée du colloque servira à déterminer le modèle d’agriculture souhaitable, tandis que la deuxième visera à évaluer les diverses politiques agricoles et à proposer des corrections pour atteindre les objectifs du modèle agricole retenu.Pour aiguiller les discussions, plusieurs personnalités du monde agricole, rural agroalimentaire et environnemental, dont Pierre Gaudet, président de la FABQ, Luc Mailloux, producteur fromager de Saint-Basile-de-Portneuf, Jacques Proulx, président de Solidarité rurale, Roméo Bouchard, coordonnateur de Sauver les campagnes, et Daniel Pinard, animateur à Télé-Québec, ont accepté de se joindre à l’événement.Le coût d’inscription pour les individus est de 70$ pour le colloque ou 50$ pour une journée, et pour les organismes de 120$ pour le colloque ou 100$ pour une journée.Il faut ajouter 50$ pour les repas, soit un déjeuner, deux dîners et deux soupers.Possibilité d’hébergement sur place.Le programme du colloque peut être consulté sur le site : http://www.citeweb.net/sauverlescampagnes/ Pour vous inscrire, veuillez faire parvenir votre paiement à Repenser l’agriculture, 5484, Marie-Victorin, Sainte-Croix-de-Lotbinière, G0S 2H0.Tél.: 418.926.3439.Courriel : respires@hotmail.com MARCHÉ PUBLIC DE L'ESTRIE La fin de semaine des 4 et 5 août sera consacrée à l’agriculture biologique au Marché public de l’Estrie.Situé sur la route 112 à Eastman, ce nouveau marché tranche par son concept audacieux.Physiquement, il se divise en cinq sections aménagées: la Vieille Grange, la Place des exposants, le Pavillon central, le Village thématique et la Mini-Ferme.Toutes ces sections sont reliées entre elles par un circuit de magasinage.Le Marché public de l’Estrie offrira un calendrier d’activités fort varié.Outre la fin de semaine bio en août, il accueillera les 14 et 15 juillet le Festival des herbes avec la participation, entre autres, de Mme Valérie Lanctôt-Bédard et de M.Richard O’Breeham.Pour obtenir plus d’information sur le calendrier des activités, rejoignez Danielle Pelletier au 450.297.4237.NOUVEAU BIOPESTICIDE TESTÉ AU CFAM Le Centre de formation agricole de Mirabel (CFAM) teste présen- cfAm Centre de formation agricole de Mirabel tement un nouveau biopesticide à base d’extraits de neem.Le projet d’une durée de trois ans vise à tester, en serre et en champ, l’efficacité de trois formulations d’un biopesticide à base d’extraits de neem reconnu pour ses propriétés phytosanitaires.Le biopesticide a été mis au point par Agriculture et Agroalimentaire Canada et son partenaire industriel, l’entreprise Pronatex.L’évaluation sera réalisée dans les installations du CFAM en collaboration avec cinq producteurs de la région de Mirabel, le ministère canadien et le partenaire privé.Les cultures ciblées en serre sont les potées fleuries (Impatientes de Nouvelle-Guinée) ainsi que le concombre de serre.En champ, le chou, une crucifère, et le maïs, une graminée, sont les deux cultures retenues en raison de l’importance économique qu’elles occupent au Québec.Les formulations seront testées sur les ravageurs les plus susceptibles d’être présents sur ces plants.En serre, pour les potées fleuries, les principaux ravageurs attendus sont l’aleurode des serres, les pucerons et les acariens; les thirps seront les principaux ravageurs ciblés sur le Marthe Daigle, Sainte-Croix, _ 418.926.3439 le type de ferme les politiques agricoles Colloque: individu 70$ l’agriculture I JillMA #Ia f ANIMA SAUVER LES CAMPAGNES et RESPIRES (Regroupement solidaire pour un milieu rural en santé, région de Lotbinière).Courriel: respires@hotmail.com Site : citeweb.net/sauverlescampagnes organisme public 120$ Sur place: repas: 50$ coucher: 30$ Colloque sur les alternatives à l’agriculture industrielle Repenser 28 et 29 avril 2001 Centre agronomique de Sainte-Croix-de-Lotbinière 6600, rte Marie-Victorin Inscription: BIO-BULLE NUMÉRO 30 Qio-info concombre.En plein champ, les insectes des crucifères sont la fausse teigne des crucifères, la piéride du chou et la mouche du chou, alors que pour le maïs sucré, les essais porteront sur la pyrale du maïs, les pucerons et la chrysomèle des racines du maïs.Pour obtenir de plus amples informations sur ce projet de recherche, vous pouvez contacter avec M.Denis Bouchard du CFAM au 450.258.3016, poste 209.LE PAIN BIO DÉMYSTIFIÉ dans le temps.En outre, comme il a lieu tous les cinq ans, le recensement permet d’effectuer des comparaisons au fil du temps.Les données permettent, entre autres, de planifier d’importants services communautaires (soins de santé, enseignement, garderies), d’établir des politiques en matière d’emploi, de prévoir la demande des consommateurs et d’analyser les changements importants au sein des industries agricoles et alimentaires.En remplissant et en retournant votre questionnaire à Statistique Canada, vous contribuerez à ce que le Recensement de 2001 fournisse des renseignements indispensables à la planification de notre avenir.L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, en collaboration avec le Centre de recherche de développement en agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, tiendra un séminaire sur le pain bio le 16 mai prochain dans les locaux de l’ITHQ à Montréal.Intitulé «Le pain bio démystifié», ce séminaire s’adresse avant tout aux boulangers artisans mais aussi à tout intervenant du secteur intéressé à approfondir ses connaissances dans le domaine.Les experts invités à livrer leurs connaissances sont: Robert Beauchemin (Moudre du blé biologique), Pierre Quesnel (Vendre des ingrédients biologiques), Pierre Gélinas (Mesurer la qualité de la farine biologique), Dominique Gauvry (La farine et le pétrissage), James Mac Guire (La fermentation), Eric Codbreuil (La cuisson) et Benoît Fradette (Du pain bio, pourquoi?).De plus, il sera une occasion privilégiée de nouer des contacts professionnels.Seulement 60 places sont disponibles.L’inscription, au coût de 140$, taxes incluses, doit être acheminée et accompagnée d’un chèque à l’adresse suivante : Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, a/s Johanne Letizi, 401, rue Rigaud, Montréal (Québec) H2L 4P3.Mardi 15 mai: JOUR DE RECENSEMENT AU CANADA Au cours des deux premières semaines de mai, 11,8 millions de ménages recevront un questionnaire du Recensement de la population.Quelque 276 000 exploitations agricoles recevront également un questionnaire du Recensement de l’agriculture.Le recensement est la plus vaste enquête menée au Canada et il permet d’obtenir une image statistique détaillée des caractéristiques démographiques, sociales et économiques des Canadiens à un moment précis Le Centre d’agriculture biologique du Québec reconnaît l’importance du recensement alors.le mardi 15 mai, Soyez du nombre! SANS PESTICIDES.NATURELLEMENT Sf A CAP La Coalition pour les alternatives aux pesticides, le CAP, lançait en mars dernier une trousse d’actions intitulée Sans pesticides.naturellement.La réalisation de cette trousse, fort bien documentée d’ailleurs, s’inscrit dans le plan d’action 2001-2002 de l’organisme, dont un des objectifs est de produire des outils promotionnels permettant la diffusion d’alternatives aux pesticides.Constituée de plusieurs fascicules, la trousse touche différents aspects de la présence des pesticides dans l’environnement urbain et agricole : les dangers qu’ils comportent pour les humains et les animaux, mais aussi les alternatives à la portée de tous pour l’entretien d’une pelouse écologique.Pour en savoir davantage sur cette trousse, vous pouvez contacter la Coalition au numéro 450.441.3899 ou visiter son site web à: http://www.cap-quebec.com/ SOBAYA DE NOUVEAU À RDI Le fabricant de pâtes biologiques SOBAYA fera à nouveau parler de lui.La compagnie de Cowansville sera de l’émission Circuit-PME à partir d’un reportage traitant des PME de l’Estrie.L’émission diffusée par RDI pourra être regardée le samedi 14 avril à 18 h et en reprise le lendemain à 14h30 et à 19h30.Depuis la diffusion, en février, du clip documentaire à Culture'Choc, SOBAYA enregistre une réponse très favorable de la part des consommateurs qui désirent se procurer leurs produits.Une émission à ne pas rater pour en savoir davantage sur les succès des pâtes de la compagnie SOBAYA.TERRATONIC mm /orking with tbi ÉU.iftÆ.pT ;i pr.i .tîef tiaaM1; .1 • M R R A T O N 1 C P\’ TERRATONIC INC.159, rue Centre, Magog QC J1X 3W7 Tél.: (819) 868-1225 Fax: (819) 868-2953 • Aménagement choc 12-0-0 (excellente source d’azote) • Sul-Po-Mag • Basalte • Phosphate de roche • Émulsion de poissons avec extrait d’algues • Mica (excellente source de potassium et fer) • Pesticides naturels (insecticides - fongicides - herbicides non sélectifs) • Engrais préparés selon vos critères (naturels) Bio-Cal (phosphate et calcium) Pulvérisateurs (pièces disponibles) Enracineur 2-6-3 excellent Terre diatomée (insecticide naturel) Gypse (calcium sans changer le pH) Engrais: 5-3-6, 5-2-8 et tout usage jVos engrais nour rrissent le sol mTZt^^no,reeng'“lss2'63 mP^ur vos différents^ BIO-BULLE NUMÉRO 30 LAIT BIO AU QUÉBEC LES PRODUCTEURS N'Y LAISSERONT PAS LEUR CHEMISE Avec une prime de 11,50$ pour le lait de classe 1 et 2 et de 6,50$ pour les classes 3 et 4 rétroactive au 1er février 2001, les producteurs de lait bio du Québec n'y laisseront pas leur chemise.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION a* quelques producteurs certifiés au I champ hésitaient encore à produire Let à livrer du lait biologique aux industriels, cette nouvelle prime qui passera respectivement à 12,50$ et à 7,00$ en février 2002 devrait être assez attirante pour les convaincre de faire le saut.D’ailleurs, selon la convention signée, tout nouveau volume de lait certifié bio devra être distribué entre les classes en proportion de trois quart / un quart en faveur des classes 1 et 2.Les producteurs certifiés devront toutefois supporter le transport selon l’entente négociée entre la Fédération des producteurs de lait du Québec et les industriels laitiers.A court terme, cela se traduira par une baisse de la prime qui devrait se fixer aux alentours de 6,00$, selon le nombre de producteurs inclus dans un trajet et les coûts de transport négociés.Il est évident Christian Joncas, de la Ferme de la Rivière-Ferrée à Saint-Roch-des-Aulnaies que cette prime, selon la catégorie mise en marché, se rapprochera d’autant du montant négocié qu’il y aura concentration de producteurs laitiers bio dans une région donnée pour se partager les coûts de transport.Christian Joncas, de la Ferme de la Rivière-Ferrée à Saint-Roch-des-Aulnaies dans la région de Chaudière-Appalaches, est prêt à accepter ce réajustement de la prime en fonction du transport.Selon un scénario présentement regardé, un transporteur ferait une première cueillette à partir d’un producteur situé à Petite-Matane, dans le Bas-Saint-Laurent, ferait un arrêt chez lui pour terminer sa course chez Benoît Deschênes, un autre producteur laitier situé, celui-ci, en bout de course à Saint-Jean-Port-Joli, et de là, vers l’une ou l’autre usine de transformation de lait bio au Québec; un trajet de plusieurs centaines de kilomètres.ÆSm Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d’Or inc., un des plus gros producteurs d’œufs frais, a développé une toute nouvelle technologie consistant à transformer le fumier des poulettes et des pondeuses en fertilisant Le fumier de volaille provenant de la ferme Les Œufs d’Or inc.est mis en compost afin de produire un fertilisant organique de haute qualité et entièrement naturel.Écolo-Nature • améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité; • accroît la capacité de rétention des minéraux fournis par le fertilisant • augmente la concentration des matières organiques; • ajoute au sol des micro-organismes pendant qu’il active la source d’aliment pour ceux déjà existants.Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est aussi recommandé pour les jardins et les gazons.Facile à manipuler et ne dégage que très peu d’odeur.Azote totale 5,00% Magnésium (Mg) 0,50% Azote soluble à l’eau 2,50% Fer (Fe) 0,20% Azote insoluble à l’eau 2,50% Manganèse (Mn) 0,05% Acide phosphorique assimilable 6,00% Zinc (Zn) 0,05% Potasse soluble (K20) 3,00% Composition organique minimum 50,00% Calcium (Ca) 9,00% Teneur maximale en humidité 20,00% LES ŒUFS D’OR INC.34, rue Chénier Val-d’Or (Québec) J9P 3S3 Tél.et fax: 819-824-4419 www.ecolo-nature.com BIO-BULLE NUMÉRO 30 O production— «J’accepte de démarrer comme ça les premiers mois avec une prime se situant à 5,50$.Ça va faire tourner la roue», consent Christian Jon-cas, qui espère voir à long terme de nouveaux producteurs certifiés se joindre au groupe.« On va voir la réaction des producteurs! Cette prime va sûrement intéresser ceux qui ont un pas de fait en agriculture biologique.» LES BESOINS DE L'INDUSTRIE Selon des estimés véhiculés lors des récentes négociations, les besoins des transformateurs étaient de 5 millions de litres au 1er février 2001 et seraient de 12,5 millions de litres un an plus tard.A savoir si cette nouvelle prime va amener un nombre suffisant de nouveaux producteurs pour répondre aux besoins de l’industrie, «je ne suis pas certain de ça.Il va falloir qu’ils augmentent leur prime pour satisfaire à leurs besoins», estime Christian Joncas, qui a d’ailleurs participé aux négociations à l’intérieur du Comité lait de la FABQ.LA RENTABILITÉ DE L'OPÉRATION Pour Christian Joncas, la rentabilité de produire du lait biologique passe obligatoirement par l’autosuffisance à la ferme pour compenser les coûts reliés à la certification du troupeau laitier.Rappelons qu’une vache en lactation qui reçoit un traitement antibiotique doit être retirée de la production pendant un minimum de 14 jours, alors que le retrait est de quatre jours dans le conventionnel.« Si je suis autosuffisant au niveau des grains et des fourrages, je n’enregistrerai pas de baisse de revenus.» Pour garantir ses opérations et prendre par le fait même de l’expansion, il vient de conclure (mÉÊÈ : Jt (y avec un voisin contigu une location de terre qui fera passer ses surfaces cultivables de 277 à 477 acres.Une bonne partie de cette nouvelle surface sera destinée à la production de grains pour l’alimentation humaine, et le reste ira pour nourrir le troupeau laitier.DE L'ÉQUIPEMENT BIEN ADAPTÉ POUR LE SEMIS DIRECT Le semis direct devient une pratique de plus en plus populaire.En Montérégie Secteur Ouest, nous cultivons environ 175 000 hectares de céréales, de soya et de maïs.Nous comptons 10% des surfaces en cultures de maïs, de soya et de céréales, qui ne sont pas labourées à l'automne, et 20% des mêmes surfaces qui sont traitées en travail minimum.L'équipement est mieux adapté aux conditions de semis direct.Nous retrouvons des semoirs à céréales, à plantes fourragères et à soya et des semoirs en rangs de 38 et 76 centimètres adaptés pour le semis direct.PAR GEORGES LAMARRE, ING.ET AGR.MAPAQ MONTÉRÉGIE OUEST nEST IMPORTANT de conserver nos sols.Il est recommandé de laisser 30% de résidus à la surface du sol afin de réduire l’érosion de 60%.Pour cela, il ne faut pas toujours labourer.Le labour laisse moins de 5% de résidus, exposant les sols à l’érosion.L’adoption de pratiques réduites impose de faire un bon diagnostic de notre sol.Nous voulons cultiver sur un sol en santé : bonne structure, bon drainage sans compaction.Cela s’applique dans n’importe quel système (conventionnel, travail minimum ou semis direct).BONNE CONNAISSANCE DES SOLS Il faut connaître nos types de sol.Les sols sableux ne requièrent pas de labour, et il est fortement recommandé de faire du semis direct sur ces sols afin de garder l’humidité et la matière organique.Les sols limoneux retiennent beaucoup d’eau et sont froids.Ils nécessitent un brassage pour favoriser l’assèchement au 0 printemps.Les semis hâtifs du printemps seront réalisables si on travaille légèrement les sols pour les réchauffer et les assécher.Ils sont fortement érodables, non sensibles au compactage, mais ils peuvent faire du « croûtage ».Les argiles sont sensibles au compactage.Elles se traitent bien en semis direct en conditions sèches.Le semis direct favorise le drainage interne des sols à long terme.GESTION DES RÉSIDUS Lors de la récolte, les résidus doivent être épan-dus uniformément sur le sol.Les amas et les zones où il y a accumulation de résidus ne s’assécheront pas en même temps que les parties où il y a moins de résidus.LE SEMIS DIRECT ET LES SEMOIRS Les semoirs à céréales et à plantes fourragères sont bien adaptés aux conditions de semis direct au Québec.Ils se caractérisent par la pression appliquée au sol.Certains ouvrent le sol à l’aide de coutres disposés sur une barre porte-outils, et les unités ouvre-sillons suivent les traces des coutres.La pression est appliquée sur la barre porte-outils.D’autres appliquent la pression directement sur l’ouvre-sillons.Lors du semis, il faut que le sol soit sec en surface.Il est normal que le sol soit dur lors du semis.La capacité portante des sols en semis direct est meilleure qu’en sol labouré.La couche sèche sera d’environ 2 à 3 cm afin d’avoir des bonnes conditions de travail.L’humidité se retrouve immédiatement sous la surface sèche.Les semences déposées sous la couche sèche bénéficieront de l’humidité pour croître.Il faut s’assurer de la fermeture du sillon et du placement à la bonne profondeur de la semence.Compte tenu de la pression appliquée au sol, il est plus difficile avec ce genre de semoir d’avoir de la précision sur la profondeur de semis dans le cas des plantes fourragères.Le succès du semis direct de soya et de céréales est vérifié.Des essais de semis direct de soya BIO-BULLE NUMÉRO 30 ^Production ont démontré un avantage économique en faveur du semis direct durant trois ans.LES SEMOIRS EN RANGS DE 38 ET 76 CM Ces semoirs peuvent semer du soya et du maïs.Il existe maintenant des semoirs de type corn servation conçus pour le semis direct.Ils sont équipés de coutres à engrais puissants, d’un système capable d’appliquer une pression sur les unités de semis.Ils peuvent être équipés de tasse-résidus et de coutres.Pour le soya, ces semoirs requièrent de la pression sur l’unité de semis.Il n’est pas nécessaire de tasser les résidus (à 76 cm, il est facile de dégager les résidus, mais à 38 cm, il faut éviter que les rangs à l’avant tassent les résidus vis-à-vis des rangs placés à l’arrière).Les disques de l’unité ouvre-sillons doivent être bien affûtés.Les coutres d’engrais coupent le sol et le fractionnent, ce qui aide le travail de Pouvre-sillons.Le sol doit être sec lors du semis.Il ne faut pas que le sol colle aux unités du semoir.Ceci indique le bon moment d’intervention.Pour les semis de maïs, les semoirs peuvent être équipés de coutres pour faire un travail de sol devant l’unité de semis.Je recommande de placer ces coutres sur une barre porte-outils située à l’avant du semoir.Il existe un système combiné de coutres et tasse-résidus attaché à l’unité de semis.Il est recommandé seulement dans des sols mous sans roches.Autrement, le coutre peut déstabiliser l’unité.La profondeur de travail de ces coutres sera égale ou inférieure à la profondeur de semis.EN CONCLUSION Dans le cas de semis de soya, le succès de la technique est garanti par le temps dont on dispose au Québec pour ensemencer celui-ci.Nous avons environ un mois sans baisse de rendement.Ceci permet de laisser pousser les mauvaises herbes au printemps et de les détruire avant le semis par brûlage au glyphosate.Il est recommandé de semer dans des sols réchauffés.Dans le cas du maïs, les conditions d’intervention rapides au printemps que nous impose cette culture réduisent le temps d’intervention.Ceci se traduit par des semis hâtifs dans des conditions de sols plus humides et froids.Les variétés de maïs vigoureuses et moins sensibles aux sols froids et humides seront les plus appropriées.Souvent, la température permettra l’assèchement des sols, mais il est possible d’avoir des conditions difficiles.La réussite est assurée par une bonne rotation et, après quelques années, le sol se conditionne mieux.Des essais révèlent que le maïs démarre plus lentement mais rattrape le temps perdu à la fin de la saison.La technique permet d’économiser sur les opérations culturales ce qui compense pour la légère baisse de rendement qui peut survenir la première fois.Faire des essais, suivre les recommandations de la technique que vous pouvez retrouver dans le guide des pratiques de conservation en grandes cultures et suivre les conseils de gens expérimentés, tout cela vous aidera à appliquer la méthode sur votre entreprise.Pour rejoindre Georges Lamarre : MAPAQ,Montérégie Ouest, 177, St-Joseph, Sainte-Martine, JOS IVO Tél.: 450.427.2000, Fax.: 450.427.0407 L'UTILISATION DES SARCLEURS MÉCANIQUES DANS LES CULTURES MARAÎCHÈRES Cet article est tiré d'un feuillet technique produit par le Centre de recherche et de développement en horticulture (CRDH), d'Agri-culture et Agroalimentaire Canada, à Saint-Jean-sur-Richelieu.MARIE-JOSÉE HOTTE, B.SC., DIANE L.BENOÎT, PH.D., DANIEL CLOUTIER, PH.D.T"^ CULTURE MARAÎCHÈRE, la tolérance de la culture, l’efficacité rH *t'“\ de désherbage de chaque sarcleur, le nombre de passage JL JL requis, la vitesse et les coûts d’opération sont autant de facteurs à considérer lors du choix d’un appareil.Au cours des dernières années, plusieurs types d’appareils sont apparus sur le marché.Les nouveaux sarcleurs travaillent de plusieurs façons et leur technique d’utilisation de même que leur stade d’intervention varient d’un appareil à l’autre.A la suite de la description sommaire de six appareils, un tableau représentant les stades d’intervention sur les mauvaises herbes dans différentes productions maraîchères typiques est présenté.La herse-étrille (Rabewerk) est un sarcleur à dents flexibles bien adapté pour désherber entre les rangs en sol organique.Elle est constituée de six rangées de dix dents fines.Chacune des dents peut être levée ou abaissée afin de désherber la superficie voulue.Elles ont toutefois tendance à retomber selon les chocs et les contrecoups occsionnés par les déviations du terrain.Les dents s’ajustent facilement et les risques de dommages à la culture sont faibles puisque les dents sont levées sur le rang.Afin d’effectuer un travail efficace, ce sarcleur requiert quatre passages en début * • REIGI Reigi 1 rang ” & Reigi 2 rangs l.1| a I1 Parfait poulies fruits et légumes.Travaille avec précision autour et entre les plants.Facile à manœuvrer v) nf®) Devient un investissement rentable I des sa premiere annee d utilisation.?., ""V/ QimUitt 4 urvict UNIVERCO 713 Rte 219 Napierville Qué.JOJ 1L0 Tél.: 1.800.863.8423 Fax 450.245.0068 Courriel : info@univerco.net BIO-BULLE NUMÉRO 30 6 {Production de saison, à raison d’un passage à tous les cinq à sept jours, (profondeur de travail : 2 à 5 cm) La herse'peigne (RabewerkMC) est un sarcleur à dents rigides qui s’emploie en sol minéral.Chacune des dents peut être levée ou abaissée selon le travail à effectuer.Ce sarcleur nécessite trois passages successifs à raison d’un à tous les cinq à sept jours afin d’effectuer un bon travail.(2 à 5 cm) Le sarcleur à tiges vibrantes (BezzeridesMC) comprend deux unités: des disques dentés et des tiges.Il peut être utilisé autant en sol organique qu’en sol minéral.Les disques produisent un dégagement du sol près du rang vers l’entre-rang ou un rechaussement sur le rang tout en déracinant les mauvaises herbes sur leur passage.Les tiges vibrantes sont des paires de dents rigides, situées face à face, de chaque côté du rang, et qui pénètrent dans le sol pour Stade d’intervention sur les mauvaises herbes et vitesse optimale de passage des sarcleurs dans les carottes, les laitues et les haricots Germe Cotylédon 1 feuille 2 feuilles 3 feuilles 4 feuilles Plus de 4 feuilles peigne (2 à 7 km/h) étrille (8 km/h) \ rnm rotative (15 km/h et plus) SM ’Sages roulantes (2 à 10 km/h) VIH VII» Carotte Laitue SD HD Haricot Houe rotative déraciner les mauvaises herbes.Cet appareil demande beaucoup d’ajustements et a tendance à se dérégler facilement lors des passages.L’efficacité de son désherbage exige peu de passages, de deux à trois seulement, et les sarclages effectués peuvent être plus espacés dans la saison.(5 à 10 cm) Le principe de la houe rotative (YetterMC) ne repose que sur le roulement des disques surplombés de dents pointues, alignés les uns après les autres.Ce sarcleur s’emploie uniquement en sol minéral et a l’avantage d’être vite passé en plus d’effectuer un binage non sélectif en pré-émergence.De faibles dommages à la culture peuvent toutefois être observés immédiatement après son passage en post-émergence, mais la culture reprend vite sa forme.La houe rotative brise la croûte qui se forme à la surface du sol et permet ainsi une meilleure aération du sol.Sa régie de désherbage requiert trois passages.(5 cm) La herse à dents danoises (KongskildeMC) est un sarcleur agressif dont chaque dent a la forme d’un « S » terminé par un soc triangulaire.Ses dents aèrent le sol en profondeur en creusant des sillons qui ont pour effet de déraciner les mauvaises herbes au passage.Son agressivité fait en sorte qu’il doit être passé moins souvent que les autres sarcleurs.Il peut être utilisé à la suite de passages de houe rotative, (environ 10 cm) Le sarcleur à cages roulantes (BuddinghMC) contient deux séries de cages, chacune pivotant autour d’un essieu; la première série de cages au diamètre plus grand tourne moins vite que la deuxième série.Ces cages sont fabriquées en différentes largeurs et peuvent être disposées le long de l’essieu selon la largeur à En sol minéral En sol organique Légende Efficacité maximum Aucune efficacité des sarcleurs des sarcleurs biner entre les rangs.Les ajustements sont rapides à faire.Il peut être employé en sol minéral comme en sol organique.Pour compléter son désherbage, il requiert entre trois et cinq passages tout au long de la saison.(3 à 7 cm) Le rotoculteur est un sarcleur très agressif employé généralement en sol organique; il coupe et enfouit les mauvaises herbes en profondeur.Muni d’une paroi rigide qui protège la culture, il est possible de le passer près du rang.Peu de passages sont requis, seulement un ou deux, (jusqu’à 10 cm) Le désherbage mécanique dans la carotte nécessite beaucoup d’attention, il faut éviter de passer les sarcleurs trop près du rang en préémergence ou lorsque les carottes sont petites, et ce, jusqu’à 20 jours après la levée afin de réduire les dommages.Dans la laitue, un sarcleur peut être employé pour effectuer un binage avant que celle-ci n’ait pommé.Le haricot est une culture dont les fleurs et les gousses sont sensibles aux dommages mécaniques.Une attention particulière doit être portée lorsqu’un binage est nécessaire avant que les haricots aient une feuille trifoliée, puisque les haricots sont alors très sensibles aux dommages causés par les sarcleurs.Il est possible de passer des sarcleurs jusqu’à ce que les rangs se referment et qu’il y ait une floraison.Herse à dents danoises BIO-BULLE NUMÉRO 30 Auction Incidence sur les maladies ET LES RENDEMENTS Les sarcleurs n’ont pratiquement pas d’impact sur l’incidence des maladies1.Toutefois, il a été démontré que lorsque l’incidence des maladies est élevée, il y a une forte corrélation entre le niveau d’infection et la durée requise pendant la saison pour effectuer un désherbage complet.Par conséquent, plus la période de désherbage est courte et plus les passages sont effectués tôt en saison, moins l’incidence sur les maladies sera élevée.En général, l’utilisation des sarcleurs donne des rendements et une récolte de qualité équiva-lente aux méthodes conventionnelles de désherbage, et peut même, dans certains cas, être similaire au désherbage manuel1.Dans les haricots, un sarcleur qui travaille plus en profondeur semble donner de meilleurs résultats lorsque la saison est sèche, alors qu’un sarcleur qui travaille le sol en surface donne des meilleurs rendements lorsque la saison est humide.Dans les carottes en sol organique, les recherches menées montrent que le sarcleur à cages roulantes est celui qui a produit le plus grand nombre de carottes classées Canada no 1.Ce sarcleur a l’avantage de travailler peu profondément, ce qui évite de perturber le La solution de désherbage Herse étrille - sardeuse Réglage facile des dents Attelage à 3 points Dents protégées par une gaine de plastique pas de rotation du tube dent longue Herse peigne développement des racines de la carotte.Dans les laitues, des sarclages effectués en profondeur par le sarcleur à tiges vibrantes semblent offrir les meilleurs rendements.Malgré ces différences, tous les sarcleurs ont donné de bons rendements, sans perte ou détérioration de la qualité du produit.Les conditions gagnantes Il est impératif d’employer les sarcleurs dans leurs conditions optimales afin de diminuer le nombre de passages.Par exemple, plus les mauvaises herbes sont petites, plus le sarclage sera efficace.Le contrôle des mauvaises herbes tôt en saison évitera des passages tardifs qui peuvent favoriser l’incidence de maladies.De plus, il est important d’avoir des conditions de sol sec pendant et après le passage des appareils, ainsi les mauvaises herbes auront de meilleures chances de se dessécher et de mourir.S’il pleut après un sarclage, les mauvaises herbes déracinées risquent de reprendre leur croissance.DEMANDEZ UN VIDEO largeur de travail 1,50 - 24 mètres 60 dents par section de 1,50 mètres tournent beaucoup de sol vibration des dents £fn2>cc£ certifié EM ISO 9001 Importateur pour l'Amérique du Nord HWE AGRICUTURAL TECHNOLOGY LTD.B.P.1515 CDN-Embrun (Ontario) KOA 1W0 Téléphone et fax : 613.443.3386 Stratégie de lutte La herse-peigne et la herse-étrille sont des sarcleurs qui peuvent être utilisés dans les cultures maraîchères à condition d’être utilisés jusqu’au stade cotylédon des mauvaises herbes.La houe rotative ne peut être employée que dans une culture ayant de grosses semences comme les haricots, mais sa fenêtre d’intervention est tout de même restreinte, de la germination jusqu’au stade cotylédon de la mauvaise herbe.Le rotoculteur est celui qui est le plus efficace sur le plan du désherbage, mais il a le défaut d’être extrêmement lent.Le sarcleur à cages roulantes et le sarcleur à tiges vibrantes se sont quant à eux montrés des substituts plus pratiques et économiquement acceptables pour les cultures dans lesquelles ils ont été testés.Dans la laitue, où l’utilisation du rotoculteur est fréquente, celui-ci peut être remplacé par n’importe quel sarcleur travaillant moins profondément et qui a une plus grande vitesse d’opération, comme le sarcleur à cages roulantes ou le sarcleur à tiges vibrantes.Dans les haricots, deux passages de houe rotative suivis d’un passage d’une herse à dents danoises remplaceront complètement l’utilisation d’herbicides.Pour compenser la perte de plants survenant aux binages effectués lorsque les haricots ont moins d’une feuille trifoliée, il est recommandé d’augmenter le taux de semis de 5 à 10%.Les sarcleurs mécaniques représentent donc une option intéressante et économiquement acceptable pouvant réduire ou même, dans certains cas, éliminer l’utilisation des herbicides dans les cultures maraîchères, sans perte de rendement ni de qualité de la récolte.1.Tremblay, M.1997.The effect of mecanical weed cultivation on crop yield and quality, disease incidence and phenology in snap bean, car-rot and lettuce crops.Thèse de maitrise.FERME lonnnal Éleveur Holstein pur-sang C VkA L L\ v Orge et blé de semence bio à vendre Ferme Morinnal 1279 rang St-Philippe Saint-Anselme GOR 2N0 Téléphone & télécopieur : 418.885.4640 BIO-BULLE NUMÉRO 30 Nouvelles de la Fédération- LA FABQ EN VOIE D'AFFILIATION À L'UPA La création de trois syndicats spécialisés et l'arrivée bientôt d'un quatrième au sein de la production biologique pave la voie à l'affiliation de la Fédération d'agriculture biologique du Québec à la grande famille de l'Union des producteurs agricoles du Québec.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION FABQ qui a une existence légitime mais non légale au sens de la loi, verra donc sa situation se régulariser dès cet automne après que le Conseil général de l’UPA aura rendu sa décision.Cette légitimité de la FABQ, l’UPA y a contribué largement en reconnaissant et en accueillant depuis 10 ans dans ses bureaux le regroupement de producteurs biologiques.Les relations entre les deux regroupements ont toujours été qualifiées de saines, bien que pas toujours cordiales.En assemblée générale, le 16 février à Lévis, les membres de la FABQ se sont ralliés à l’idée de ce mariage de raison : « A défaut de pouvoir combattre cette structure (UPA), il est préférable de s’en servir », d’autant plus que plusieurs producteurs se demandent si le MAPAQ a toujours une adresse à Sainte-Foy ou si les décisions ne sont pas plutôt prises au 555, boul.Roland-Therrien à Longueuil.Les syndicats professionnels qui ont vu à ce jour leur requête acceptée par l’Inspecteur général des Institutions financières sont: le Syndicat des producteurs de grains bio du Québec, le Syndicat des producteurs de viande bio du Québec, le Syndicat des producteurs de sirop bio du Québec et, nouvellement constitué, le Syndicat des producteurs de lait bio du Québec.Trois de ces syndicats ont déjà tenu leur assemblée générale de fondation.Ce sera chose faite en début mai pour les producteurs acéricoles qui attendent la fin de leur saison de production pour se réunir en assemblée générale.Une fois cette importante phase de création légale passée, les producteurs regroupés dans chacun de leur syndicat spécialisé auront beaucoup de travail à abattre.La mise en marché des produits semble une priorité pour chacun.Une fois qu’une place leur sera réservée, les délégués syndicaux pourront maintenant exposer leurs attentes aux tables de travail des fédérations spécialisées qui sont les gestionnaires des plans conjoints de mise en marché dans le conventionnel.«On est train de faire connaissance», mentionne Lucie Gionet de l’UPA, agent de développement à l’aide aux groupes en formation, qui a aidé à la création de ces syndicats spécialisés qui seront affiliés à la FABQ.le développement du secteur FABQ FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE DU OUÉBEC 555, boul.Rolland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Michelle Gauvin, agr.Agent de projet Tél.: 450.679.0530 • Fax : 450.679.2375 Courriel : mgauvin@upa.qc.ca Pour A* V- rais « Acadie » Engrais organiques Algue marine «Acadie» Seaweed 100% pure : liquide (arrosage foliaire) • poudre soluble • granulé Farine de crevette Farine de crabe Émulsion de poisson Argile et autres.Nutrition animale Minéraux chelatés Kelp (algue marine) Gabolysat Bio-cubes Culture de levure Produits naturels biodégradables Distrival Canada LIMITEE LIMITED 1-800-881-9297 Fax : 819-826-6130 Internet : http://www.distrival.qc.ca Courriel : distriva@distrival.qc.ca Fabriqué par Acadian Seaplants Ltd, N.E.Melbourne, Québec O BIO-BULLE NUMÉRO 30 {Commercialisation- MISE EN MARCHÉ DES PRODUITS BIO DES VISIONS DIFFÉRENTES SE MANIFESTENT Certains producteurs biologiques ont des idées bien arrêtées sur ce que devrait être la mise en marché des produits biologiques au Québec.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION Yves Saint-Vincent, du Syndicat des producteurs de viande du Québec, est un de ceux-là.« La mise en marché ne doit se faire ni par la FABQ, ni par le syndicat spécialisé, mais par les producteurs eux-mêmes.» Voilà matière à de nombreuses discussions au sein de la Fédération des producteurs de bovins du Québec.Chez certains producteurs de grains bio, on regarde du côté du marché à l’exportation d’où la tenue d’une mission exploratoire en Allemagne et en France en février dernier.Cette vision de développement devrait mieux entrer dans le cadre des enjeux débattus par la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec.Les grincements de dents viennent cette fois du côté des producteurs de viande bio, qui craignent pour leur approvisionnement.Serge Nault, président du Syndicat des producteurs de grains bio du Québec, défend cette quête de marché à l’exportation.« Les productions animales ne sont pas encore développées ici.C’est le soya qui est surtout visé pour l’exportation.» Participant à la mission exploratoire, Serge Nault est revenu d’Europe avec une vision très différente de ce que doit être le marché à l’exportation.« On est renommé au Canada pour être des coupeux de prix.Il faut vendre le vrai prix », dit-il en reconnaissant que l’ajustement des prix à l’exportation va créer une pression sur le marché québécois des grains bio d’autant plus que « si les élevages décollent, on ne sera pas capable de fournir à la demande ».La mise en marché du lait bio va s’imbriquer dans celle du lait conventionnel.D’ailleurs, la Fédération des producteurs de lait du Québec, laquelle administre le plan conjoint pour tous les producteurs de lait au Québec depuis 1980, a signé en février une entente de deux ans avec les industriels qui garantit une prime aux producteurs laitiers bio (voir article à ce sujet en page 21).L’arrimage est déjà fait.Claire Beaurivage, du futur Syndicat des producteurs de sirop bio du Québec parle d’une mise en marché parallèle aux produits acéri-coles conventionnels.« Les nouvelles ententes négociées (par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec) n’ont pas voulu nous reconnaître.On va éviter les intermédiaires et s’organiser.» Claire Beaurivage est confiante que les produits d’érable bio ont une place de choix à occuper.« Il y a une demande du marché.Aux consommateurs qui désirent du sirop bio, on en a! » LE BIO SAVEUR DU JOUR OU DENRÉE ESSENTIELLE?Il semble de plus en plus évident que les produits bio ne sont pas qu'une mode.Les ventes de ces produits augmentent à un rythme soutenu tant en Amérique du Nord qu'en Europe.Les problèmes liés à l'environnement et les menaces concernant l'alimentation qui font largement la manchette favorisent, il faut le dire, la croissance du bio.PAR SUZANNE PELLETIER, PROFESSEURE DE MARKETING À L'UQAR, CAMPUS LÉVIS L} intérêt suscité par le bio serait dû non seulement à un besoin de « rassurance » / exprimé par un consommateur inquiet, mais aussi par la recherche d’une saine alimentation.Des consommateurs de plus en plus nombreux privilégient l’alliance du goût, de la santé, du plaisir et de la sécurité comme critères de sélection des aliments.Aux États-Unis seulement, l’industrie des aliments naturels, organiques et fonctionnels est estimée actuellement à plus de 25 milliards de dollars selon le Nutrition Business Journal.On observe que de plus en plus de produits bio font leur apparition sur les tablettes: des boissons aux céréales, en passant par les biscuits pour les tout-petits.En regard de la consommation, il ne faudrait toutefois pas sous-estimer l’importance du prix qui demeure une variable importante dans la constitution du panier d’épicerie pour certaines segments du marché.Force est d’admettre que si l’étiquette «bio» fait désormais partie du vocabulaire, elle est souvent utilisée à toutes les sauces, voire dénaturée, et souffre de problèmes de clarté quant à son contenu.En effet, qui aujourd’hui peut prétendre ne jamais avoir entendu parler des aliments bio?Par contre, qui peut définir avec exactitude ce que cela signifie?L’étiquette «bio» est même utilisée par certains fabricants européens de vêtements qui affichent l’appellation «vêtement bio».Dans le secteur alimentaire, elle véhicule encore des perceptions de la nature suivante: «plus dispendieux» et «plus compliqué à préparer», donc distante du « prêt-à-manger » et du « prêt-à-servir » si prisés dans notre société presto.L’industrie du bioalimentaire est loin d’être dans une étape de maturité.Beaucoup d’efforts sont encore à faire pour stimuler la demande primaire et éduquer le consommateur à l’appréciation et à la consommation des produits.Il est à prévoir que la variété grandissante des produits offerts ne limitera plus ceux-ci à un espace encore très limité, mais qu’ils occuperont la place qui leur revient tant dans la liste d’épicerie que sur les tablettes.Auguste Escoffier, grand cuisinier français et visionnaire averti, indiquait déjà dans ses ouvrages au début des années 1900 que le nouveau millénaire serait marqué par une nouvelle logique de la consommation alimentaire.Le passage à une logique de nutrition alliant « alimentation + santé + forme » se veut une occasion non négligeable pour le développement de l’industrie bioalimentaire.Toutefois, si le climat semble opportuniste et la tendance incontournable, il faudra investir dans le développement dans le respect de l’évolution du marché.Le défi est de taille, car nombreux sont les acteurs qui interviennent sur celui-ci et définissent les règles du jeu; qui plus est, le consommateur se révèle de plus en plus complexe, encore très sensible au prix et exigeant, donc difficile à séduire! Mais de l’avis de plusieurs experts, une chose est certaine: l’avenir sera « bio » ou ne sera pas.BIO-BULLE NUMERO 30 O Environnement- L'EAU, UN ACTIF DU PAYSAGE AGRICOLE En agriculture, on reconnaît l'importance de l'eau tant pour /'approvisionnement en eau potable que pour la croissance et le développement des cultures et les autres opérations à la ferme (abreuvement des animaux, pulvérisations, nettoyage des bâtiments et du matériel agricole, etc.).Cependant, l'eau peut également être perçue comme un problème dans le cas des terres qui sont sujettes à de fréquentes inondations ou à la présence de nappes phréatiques trop élevées.Ainsi, un grand nombre de terres agricoles ont dû être drainées afin d'améliorer la productivité des cultures et de réduire les risques de compaction du sol en facilitant le passage de la machinerie, particulièrement lors des travaux de printemps et d'automne.ANNE VANASSE, AGRONOME, PH.D, CANARDS ILLIMITÉS CANADA LES EFFETS du DRAINAGE des terres agricoles sur un bassin hydrographique et sur la qualité de l’eau de celui-ci sont complexes et dépendent de plusieurs facteurs, tels que le type de drainage (superficiel ou souterrain), l’aménagement des terres, les pratiques de gestion, les types de sol et le climat.Un autre facteur qui a une forte incidence sur la distribution et la circulation de l’eau dans l’environnement est l’aménagement des voies d’eau selon un tracé rectiligne.Au Québec, plus de 45 000 km de cours d’eau ont été redressés.Le fait de modifier la taille et la configuration des cours d’eau afin d’accélérer l’écoulement de l’eau en dehors du paysage agricole entraîne souvent l’érosion des berges et la perte de la végétation associée.Il faut se souvenir qu’en règle générale, lorsque la vitesse de l’eau double, son pouvoir d’érosion quadruple et sa capacité de transport des sédiments est multiplié par 64- Comment préserver la qualité DE L’EAU EN MILIEU AGRICOLE?Depuis quelques années, les producteurs agricoles doivent faire face à des enjeux de taille.Ils doivent concilier productivité, rentabilité, qualité de la production et qualité de l’environnement.En regard de la qualité de l’eau, les producteurs peuvent agir principalement à trois niveaux, soit celui de la gestion des intrants, les pratiques de conservation des sols et les zones tampons (voir figure 1).Dans le domaine de la gestion des intrants, des efforts très considérables ont été faits pour valoriser les fumiers et lisiers et diminuer les quantités d’engrais et de pesticides.L’adoption des pratiques de conservation des sols et le maintien des zones tampons (ex.: bandes riveraines) sont quant à elles des mesures moins avancées.Avant de discuter de ces pratiques, il est important de rappeler que les fertilisants et les pesticides peuvent se rendre des champs aux cours d’eau selon les trois mécanismes suivants: (1) en association avec les sédiments (érosion des particules de sol), (2) en solution dans les eaux de ruissellement (eaux de surface), ou (3) en solution dans les eaux de drainage (par lessivage) (voir figure 2).Au Québec, les pertes de sols arables par érosion sont estimées à 3 millions de tonnes par année, ce qui conduit à une forte augmentation de la charge en sédiments des cours d’eau et à une diminution de la qualité de l’eau et des habitats aquatiques.Devant cet état de fait, il est donc important de contrer le phénomène d’entraînement des particules de sol par l’eau avec différentes pratiques culturales qui maintiendront la couche de terre arable au champ et amélioreront en même temps la qualité de nos sols, et particulièrement la structure du sol.En effet, des sols mieux structurés sont moins vulnérables au ruissellement et à l’érosion.L’amélioration de la structure du sol permet non seulement une meilleure circulation de l’eau dans le profil du sol, mais permet également d’augmenter la croissance racinaire des cultures et d’améliorer l’absorption des éléments nutritifs.La structure du sol peut être définie comme l’agencement des particules de sol pour former différents types d’agrégats (petites mottes de terre) et se construit à partir de diverses composantes : texture de sol (sable, limon, argile), matière organique, éléments tels que le calcium, activité biologique (figure 2).Bien qu’on ne puisse intervenir sur la texture du sol, on peut favoriser les autres éléments via des pratiques telles que le chaulage, les rotations, les engrais verts ainsi que par le travail minimum ou réduit du sol.Le chaulage permet d’apporter au sol du calcium qui servira de lien entre les composantes du sol (argile et humus) pour former des agrégats plus stables et améliorer ainsi la structure du sol, particulièrement dans les terres argileuses, compactes et mal aérées.Les rotations qui permettent l’alternance de cultures annuelles (maïs, soya, céréales) avec des fourrages (luzerne) sont intéressantes puisqu’elles impliquent des cultures qui ont des systèmes racinaires différents exploitant plusieurs zones de profil du sol.Les racines ont un bon pouvoir de structuration, car elles peuvent agir tant en surface qu’en profondeur (selon les cultures) et constituent des sites où l’activité biologique est très importante.Le fait d’introduire une céréale dans l’assolement permet également de semer un engrais vert (moutarde blanche, radis huileux) en dérobé après la récolte de céréale et de valoriser les applications de fumier.Le couvert végétal obtenu par la culture d’engrais vert permet ainsi de protéger le sol à l’automne.Enfin, les pratiques culturales réduites, qui procurent rendement économique Pratiques culturales intrants Gestion des intrants (fumiers, lisiers, engrais, pesticides) Conservation des sols et zones tampons Structure du sol ’ratiqucs culturales/ 1 Type de sol et m.o.1 Fertilité (Ca, .) 1 Activité biologique - Érosion (particules de sol) - Ruissellement - Lessivage Figure 2 • Rotation • Luzerne-maïs-céréales • maïs - soya et ?(céréales-engrais vert) ¦ Travail minimum • T résidus, T érosion • T activité biologique • Zones tampons O BIO-BULLE NUMÉRO 30 ronnement une couverture du sol d’au moins 30% de résidus après semis permettent une réduction de 65% de l’érosion.Ces pratiques vont également améliorer l’activité biologique des sols.Et les bandes riveraines?Les zones riveraines sont des bandes de terre colonisées par une végétation herbacée et arbustive situées le long des rivières, des ruisseaux et des fossés de drainage.Ces bandes de végétation permettent de ralentir le ruissellement de surface et aident à stabiliser le sol des talus et des rives des cours d’eau.Le fait de maintenir ces bandes de protection en bordure des champs permet d’éloigner la circulation de la machinerie agricole aux abords des cours d’eau et des fossés.Cela réduit les risques de renversement de la machinerie, mais également cela diminue la fissuration et le ravinement du sol ainsi que l’entraînement de terre, d’engrais minéraux ou organiques dans les cours d’eau.Même si on reconnaît que les bandes riveraines peuvent jouer un rôle important dans le contrôle de l’érosion et de la pollution diffuse, leur maintien ou leur implantation soulève de fortes résistances compte tenu de la perte d’espaces cultivables qui peut en résulter.L’adoption de cette pratique conjuguée aux autres pratiques de conservation des sols et de l’eau sera peut-être conditionnelle à un système d’incitatifs de gestion adapté aux conditions locales des producteurs, soit par bassin versant ou par région agricole.C’est une des alternatives qui permettra de concilier les objectifs environnementaux avec la réalité économique des producteurs.0 FROMAGERIE L'Ancêtre ,ü»ts la bio\o£ Élevage sans hormones, sans antibiotiques Culture sans engrais chimiques, sans pesticides LES MILIEUX AGRICOLES HUMIDES ÉPONGES VIVANTES ET REINS DES PAYSAGES AGRICOLES ET FORESTIERS Les milieux humides sont situés à la frontière de deux mondes, l'aquatique et le terrestre.On peut les définir comme des étendues de terrain saturées d'eau suffisamment longtemps pour que le sol et la végétation en soient modifiés et que la vie aquatique soit favorisée.En milieux agricole et forestier, les milieux humides les plus fréquents sont les marais, les marécages que l'on retrouve souvent dans les îlots boisés, et enfin, les tourbières.On pourrait également englober dans cette catégorie les plaines inondables, les cours d'eau peu profonds et les étangs de ferme.Les milieux humides se caractérisent également par la présence de plantes hydrophiles telles que les quenouilles, les joncs, les roseaux et les carex ainsi que les cornouillers et les saules.ANNE VANASSE, AGRONOME, PH.D.f CANARDS ILLIMITÉS CANADA Pourquoi conserver LES MILIEUX HUMIDES?CES TERRES QUI NE SERVENT PAS à des fins agricoles sont importantes pour le cycle de l’eau et assurent des avantages à la production agricole.Les terres marécageuses, les petits cours d’eau, les terrains boisés et les étangs ont tous une capacité naturelle de conserver et d’emmagasiner l’eau.Dans l’ensemble d’un bassin versant, ils agissent comme autant « d’éponges vivantes » qui accumulent l’eau des précipitations et la laissent s’échapper pendant les périodes plus sèches.Entretemps, une partie de l’eau est évaporée et une autre contribue à l’alimentation de la nappe phréatique.Ces milieux diffèrent donc l’arrivée des eaux de précipitation dans les principaux cours d’eau, réduisant ainsi les risques d’inondation et d’érosion en aval.Les bassins hydrographiques contenant de 5 à 10% de milieux humides peuvent assurer une réduction de 50% de la période de crue comparativement aux bassins qui n’en possèdent pas.Dans un contexte où l’on cherche à réduire l’érosion des berges de nos cours d’eau et la perte de végétation qui y est associée, les milieux humides représentent donc une composante importante de la gestion durable de l’eau d’un bassin versant.Milieux humides : FILTRE DE L’EAU ET SOURCE DE VIE En raison des multiples fonctions qu’ils exercent dans les cycles hydrologiques, les milieux humides sont décrits comme les «reins des paysages ».De façon générale, quand les eaux y circulent lentement ou même y stagnent, les particules transportées par l’eau vont se déposer, préservant ainsi les zones en aval de l’arrivée des sédiments.En plus de capter des sédiments, les milieux humides interceptent également les nutriments (tels que l’azote et le phosphore) et certains contaminants (pesticides et bactéries coliformes).La végétation et les nombreux organismes microscopiques de ces habitats filtrent les eaux en dégradant les nutriments et les produits chimiques et en les recyclant.Cette interconnexion unique de l’eau et de la terre fait des milieux humides les écosystèmes les plus productifs en procurant des lieux de reproduction, d’alimentation et d’abri à des milliers BIO-BULLE NUMÉRO 30 Environnement d’espèces.Ils sont donc considérés comme des « supermarchés biologiques » puisqu’ils supportent une chaîne alimentaire extensive et une biodiversité élevée.Au Canada, plus de 300 espèces d’oiseaux, 70 espèces de mammifères et des milliers d’espèces de plantes, d’invertébrés, de reptiles et d’amphibiens dépendent de ces milieux à un moment ou à un autre de leur vie.De plus, on constate que plus du tiers des espèces menacées est associé aux milieux humides.La qualité de l’eau en milieu AGRICOLE : UN ENJEU DE SOCIÉTÉ Le développement de l’agriculture des dernières décennies a augmenté la pression exercée sur la qualité des ressources eau et sol, par le biais de l’intensification et de la concentration des productions végétales et animales.Les champs de taille restreinte, entourés de milieux forestiers, d’ilôts boisés ou de milieux humides ont cédé la place à de plus grandes surfaces ouvertes souvent dépourvues de rangées d’arbres entre elles.D’importants problèmes d’érosion et de dégradation des sols ont émergé de ces pratiques de gestion des terres.Pour remédier à ces problèmes vécus dans certaines régions agricoles du Québec, des efforts notables ont été déployés afin de promouvoir la conservation des sols et de l’eau et de concilier productivité, rentabilité, qualité de la production et qualité de l’environnement.Car c’est bien de cela qu’il s’agit.Il faut trouver un équilibre entre les denrées de grande qualité et la protection de l’environnement que demande la société dont nous faisons partie et la réalité économique mondiale à laquelle sont confrontés les producteurs agricoles.Un objectif probablement plus facile à écrire qu’à réaliser.Pour atteindre cet objectif à l’échelle d’un bassin versant, d’une région agricole ou même d’une province, il faudra assurément se donner des moyens tech niques et financiers pour y arriver.VIA AGRO-ÉCOLOGIE Pour le développement et l'intégration de l'agroalimentaire dans son environnement VIA Agro-Écologie est une association étudiante de la Faculté des sciences de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation de l’Université Laval.Le principal champ d’activités de ce club environnemen-taliste est la promotion de pratiques dites « durables » dans le domaine de l’agroalimentaire.Il a pour premier objectif de réunir les personnes (étudiants ou non) intéressées à promouvoir le développement et la bonne intégration de l’agroalimentaire dans son environnement biophysique, social, économique et politique.Ensuite, de sensibiliser la population étudiante et non étudiante aux différents problèmes environnementaux reliés à l’agroalimentaire tout en suggérant des éléments de solution lorsque possible.Troisièmement: d’intervenir dans le milieu de façon concrète afin de favoriser l’application de solutions adaptées aux problèmes environnementaux actuels vécus par le secteur agroalimentaire; de développer des liens avec des intervenants partageant des objectifs similaires afin de favoriser la solidarité, les échanges ainsi que la concertation; de mettre à la disposition des gens intéressés (encore une fois qu’ils soient étudiants ou non) une banque de ressources documentaires complémentaires aux ressources déjà disponibles sur le campus.Finalement, favoriser la formation et la recherche relatives aux problèmes environnementaux reliés à l’agroalimentaire.Vulgariser-Informer-Agir est le mot d’ordre des VIA agro-écologistes.Les outils utilisés pour l’atteinte des objectifs énumérés ci-dessus sont : un centre de documentation riche de plus de 1000 références (livres, revues, matériel audiovisuel) mis à la disposition des membres, un projet de jardin écologique permettant aux étudiants d’appliquer de façon concrète la théorie vue dans le cadre de leur formation, un projet de compostage des déchets alimentaires du pavillon ainsi que plusieurs activités telles que des visites et des conférences axées sur des thèmes environnementaux.Le principal outil de vulgarisation et d’information, le centre de documentation, est situé au pavillon Paul Comtois de l’Université Laval et il est accessible à toute la population.Pour toute information au sujet du club, vous pouvez consulter le site internet du club : www.eru.ulaval.ca/via-agro-ecologie ou nous faire parvenir un courriel à : viaagroecologie@hotmail.com, ou encore, écrire à VIA Agro-Ecologie, Pavillon Paul-Comtois local 0110, Cité universitaire, Québec, G1K 7P4.Clef Des Champs j Cet été, nos jardins biologiques ont fleuri abondamment.Toute l'année, nos extraits de plantes médicinales soignent vos maux.i Teintures, glycérés, crèmes, j huiles, vinaigres, infusions, bouillons et capsules Disponibles partout Cours et ateliers Information: (819) 322-1564 Val-David Qc (819) 322-1561 BIO-BULLE NUMÉRO 30 ^mronnment L'ÉCO-CONDITIONNALITÉ ET LA PRODUCTION PORCINE Au début février 2001, le MAPAQ et la Fédération des producteurs de porcs (FPPQ) ont conclu une entente sur la mise en œuvre de l'éco-conditionnalité dans la production porcine.Cette annonce d'une accélération du virage vert dans le secteur porcin en aura pourtant laissé plus d'un incrédule, tout particulièrement au sein des groupes et institutions qui sont engagés dans le débat environnemental entourant les activités agricoles.PAR DENIS BOUTIN, AGRONOME, UQCN* Quelques précisions sur LA NOTION ü’ÉCOCONDITIONNALITÉ I Au’EST-CE DONC que l’éco-conditionnalité?Et pourquoi est-il 1 y nécessaire d’adopter une telle mesure?L’éco-conditionnalité ou l’aide conditionnelle est un type d’intervention qui consiste à subordonner à des critères environnementaux le soutien financier offert aux différentes productions agricoles.Autrement dit, les aides financières publiques versées à l’agriculture deviennent conditionnelles à l’adoption de pratiques agricoles reconnues sur le plan environnemental et au respect des lois et règlements environnementaux en vigueur.Les Etats-Unis ont été parmi les premiers à appliquer ce principe au secteur agricole.Depuis, le recours à l’aide conditionnelle en agriculture s’est répandu à d’autres pays, notamment en Europe, où elle est appliquée de diverses façons en Norvège, aux Pays-Bas, en Suisse et en France.L’Union européenne l’a aussi récemment adopté dans sa nouvelle Politique agricole commune (PAC).Ainsi, au cours des prochaines années, on peut s’attendre à ce que le concept d’éco-conditionnalité connaisse une mise en œuvre plus étendue dans les pays industrialisés.Canada w Sf-VvU.-M GEN-X RESEARCH INC.Spécialistes du chanvre Semence de chanvre Graine et tourteau de chanvre en Certification OCIA et Santé WWW.GEN-XRESEARCH.COM Régina, Sask.S4N 5P1 306.525.65 1 9 Au Québec, les impacts négatifs grandissants de l’agriculture intensive sur l’environnement ont amené les organismes du milieu environnemental ainsi que plusieurs autres entités (Vérificateur général du Québec, Commission sur la gestion de l’eau, Conférence des Régies régionales de la santé et des services sociaux, etc.) à insister sur la nécessité d’une plus grande harmonisation entre les politiques de soutien à l’agriculture et les exigences environnementales et, conséquemment, à réclamer l’introduction de l’éco-conditionnalité dans l’administration des programmes de soutien au secteur agricole.De plus, l’éco-conditionnalité est une mesure incitative qui permet de valoriser l’efficacité environnementale des entreprises agricoles qui respectent déjà l’environnement.Les enjeux que sous-tend l’entente MAPAQ-FPPQ SUR l’écocondionnalité Pourquoi alors cette entente MAPAQ-FPPQ a-t-elle soulevé autant de scepticisme au sein du milieu environnemental?Plusieurs facteurs expliquent cette réaction d’incrédulité.D’abord, le manque de transparence entourant le processus qui a mené à la conclusion de cette entente entre les deux signataires.En fait, pourquoi une telle entente avait-elle été conclue en catimini, sans aucune participation des autres parties impliquées dans le débat environnemental entourant les activités agricoles?Même l’instance gouvernementale responsable de l’environnement, le ministère de l’Environnement (MENV), n’a pas été consultée sur l’entente! Et pourquoi ficeler une telle entente deux jours avant l’ouverture de la commission parlementaire sur le projet de loi 184 qui était chargée d’étudier la question et d’écouter les intervenants de différents milieux sur ce sujet?On ne pouvait faire mieux pour discréditer le processus de consultation que le gouvernement avait lui-même mis sur pied.Et puis, l’entente laisse présager que les conditions à respecter pour l’attribution de l’aide gouvernementale seront négociées à la pièce, puisqu’elle ne fait aucune référence explicite à la réglementation environnementale comme encadrement de base à la démarche proposée.Pour l’instant, la réalisation d’un plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) est la seule disposition réglementaire évoquée dans l’entente, ce qui paraît un peu mince comme exigence.On peut cependant comprendre la nécessité d’adopter une approche progressive et rigoureuse pour mettre en œuvre l’éco-conditionnalité, mais cela doit faire l’objet de discussions et ne peut être décrété sans partenaires crédibles qui incarnent la protection de l’environnement.Une autre lacune importante de l’entente concerne la formation d’un groupe de travail pour élaborer la mise en œuvre de l’éco-conditionnalité.En effet, ce groupe sera constitué uniquement de représentants de la FPPQ et du MAPAQ, ce qui soulève la question: comment le syndicat agricole et le MAPAQ peuvent-ils « s’auto-suffire » pour élaborer des modalités d’application crédibles pour un principe auquel ils se sont si farouchement opposés pendant plusieurs années?Pourquoi écarter de cette démarche des BIO-BULLE NUMÉRO 30 ^Environnement partenaires qui représentent les intérêts environnementaux?Bref, cette entente aura semé la méfiance de toutes parts et ébranlé la volonté de col-laboration de groupes environnementaux qui tentent de maintenir un dialogue et une collaboration sur le dossier de l’agroenvironnement.Néanmoins, il est encore temps, pour les signataires de l’entente, de corriger les faux pas précédents et d’établir les bases d’un travail qui serait porteur de succès.Pour ce faire, il apparaît essentiel de revoir et d’équilibrer la composition du groupe de travail pour la mise en œuvre de l’éco-conditionnalité en incluant, à parts égales, des représentants du MENV et des intervenants de la société civile, tels les groupes environnementaux.La crédibilité qu’accordera la population aux mécanismes d eco-conditionnalité ne se décrète pas, car elle repose sur l’établissement d’une étroite collaboration avec des partenaires crédibles! Pour en savoir plus sur l’écoconditionnalité Pour une analyse plus approfondie de la mise en application du principe de l’éco-conditionnalité en agriculture, consulter le mémoire de l’UQCN sur le projet de loi 184, disponible sur son site internet: http://uqcn.qc.ca/org/doc/mem/m_010206Loi 184ecocondition.htm * Denis Boutin est agronome et économiste agricole.Il agit à titre de chargé de projets en agroenvironnement pour l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), un organisme environnemental qui siège à plusieurs comités agroenvironnementaux québécois voués à la recherche de solutions pour réduire la pollution agricole.LES POUCES VERTS EN MISSION EXPLORATOIRE Les Pouces verts, un groupe de huit étudiants de 2e et 3e années du programme Gestion et Exploitation d'entreprise agricole, option Horticulture biologique, du Cégep de Victoriaville, effectueront une mission exploratoire en Alsace et en Allemagne du 17 au 26 juin prochains.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION INSCRIT DANS LE CADRE d’un stage de gestion, ce voyage d’étude de dix jours en Europe permettra, entre autres objectifs, aux étudiants de : mit- connaître de nouvelles techniques de gestion et de production en horticulture potentiellement adaptables au milieu québécois; llllt se renseigner sur des approches novatrices de mise en marché; llllt découvrir des produits transformés absents sur le marché québécois; llllt s’informer sur les sujets de recherche et les préoccupations environnementales et agricoles en France et de s’informer sur les stratégies de développement et les moyens choisis par le milieu; llllt comparer l’engagement de la population française vis-à-vis l’agrobiologie avec les tendances québécoises.Plus que tout, les étudiants québécois pourront échanger des points de vue avec les nombreuses personnes qui jalonneront leur itinéraire.Au moins une visite est prévue à chacune des entreprises types suivantes: production, transformation, distribution, marché d’alimentation, regroupement d’agriculteurs et centre de recherche.Les rencontres avec les partenaires hôtes permettront aux étudiants de consigner leurs observations dans un rapport de stage dont les éléments les plus éclairants feront l’objet d’un article dans l’édition d’octobre de Bio'bulle.L’agriculture européenne est plus avancée dans le domaine biologique.Cette formation d’appoint contribuera au développement des compétences des membres du groupe et leur permettra à plus long terme de faire des choix plus éclairés lors du développement de leurs projets personnels d’établissement en agriculture biologique.Le voyage est rendu possible grâce à des activités de financement réalisées par les étudiants et à la contribution de commanditaires dont la fromagerie L’Ancêtre, Yogourt Liberté, L’Armoire aux herbes, Coopérative d’alimentation La Manne, La Maison Orphée, l’Her-bothèque et le CRAC, aliments sains.Produisez votre électricité / Visez votre autonomie / Sécurisez votre alimentation électrique / LeSoleil LeVent énergies l’avenir.aujourd’hui _____________-.K 0 Consultation Vente Service et Installation Expertise en efficacité énergétique éoliennes systèmes solaires photovoltaïques régulateurs, accumulateurs, onduleurs, pompes à eau, accessoires photovoltaïques, éclairages efficaces, etc Distribution indépendante ,j P ÉCOSOLAIRE INC.Lili Haury Tél.: (514) 847-VENT(8368) ou (514) 847-9552 Téléc.: (514) 847-1962 Courriel : ecosolaire_inc@hotmail.com O BIO-BULLE NUMÉRO 30 Organismes génétiquement modifiés ACTUALITÉ OGM OGM, OÙ ES-TU?Nous venons d’appendre que deux cargaisons de maïs transgénique StarLink en provenance des Etats-Unis ont été découvertes au Québec; une partie serait entrée dans la consommation animale.Interdits à la consommation humaine en raison des risques d’allergie, nos voisins du Sud ont dû retirer 300 produits en raison de la contamination de la chaîne alimentaire par ce maïs.Au Québec, jusqu’à maintenant, sa présence n’a pas encore été détectée dans l’alimentation.Doit-on attendre la catastrophe?Doit-on toujours attendre qu’il soit trop tard?DES SCIENTIFIQUES SE PRONONCENT Récemment, le chercheur français en biologie moléculaire, Gilles-Eric Séralini, publiait un petit livre, OGM : Le vrai débat1.Détaillant les techniques de fabrication, les normes d’homologation et les applications existantes, l’auteur démontre clairement les risques soulevés par les biotechnologies.Il expose également la NOUVELLES COLLIGÉES PAR compréhension fragmentaire et simpliste de la génétique derrière la fabrication d’OGM, comme dans l’exemple du gène B.t.inséré dans plusieurs organismes tels le maïs et la pomme de terre.En effet, la toxine ainsi produite diffère de celle issue de la bactérie bacillus thuringiensis, puisqu’elle est immédiatement active, avant même l’ingestion par l’insecte.Pourtant, aucune étude toxicologique ne fut requise avant la commercialisation.Séralini insiste également sur le fait que 99% des plantes transgéniques cultivées commercialement sur la planète sont des plantes à pesticides.Autrement dit, 28% sont des végétaux produisant leur propre insecticide et 71% sont des plantes tolérantes aux herbicides.Bref, ce livre démystifie scientifiquement tous les enjeux des OGM et mérite d’être lu.En février dernier, un comité indépendant de 14 experts a publié son rapport d’enquête soulevant clairement les lacunes dans la réglementation canadienne (voir l’encadré).Cette étude confirme plusieurs reproches faits par les écologistes depuis des années.STÉPHANE GROLEAU ET ANNIE MASSICOTTE LES AMIES DE LA TERRE DE QUÉBEC Malheureusement, voilà que les cinq premières pages du guide des semences de la Coopérative agricole sont consacrées à des variétés de semences transgéniques (maïs et soja).C’est donc dire qu’il y aura peut-être une augmentation des OGM en champ cette année si les agriculteurs n’ont pas été prudents dans le choix de leurs semences.Pour tous les agriculteurs biologiques, cela signifie également de redoubler de prudence afin d’éviter la contamination par le pollen et les problèmes liés à la certification.À quand un moratoire sur la culture d’OGM?Depuis quelques mois, le gouvernement canadien, par l’entremise du Conseil des biotechnologies, a lancé une campagne publicitaire faisant allusion à un riz génétiquement modifié contenant de la provitamine-A.L’objectif viserait à combattre les problèmes de cécité causés par une carence en vitamine A dans les pays du Tiers-Monde.Selon les calculs faits par Greenpeace2, une personne devrait toutefois consommer 9 kilos de riz cuit par jour afin de combler cette carence, alors qu’il lui suffirait de consommer une carotte.Il est donc tout à fait es produits céréaliers biologiques près de chez vous.Moulées pour les animaux de ferme : 0 ¦I II Homestead Organics Berwick, Ontario KOC 1G0 (2 heures de Montréal) Sans frais : 1.877.984.0480 www3.sympa tico.ca/homestead.organics / Volailles, chèvres, porcs et vaches / Moulées complètes avec minéraux / Recettes maison ou sur mesure; en poche ou en vrac / Grains, suppléments et produits de santé animale / Engrais biologiques et minéraux pour le jardin et la ferme JVos détaillants au Québec: > Nutral, Saint-Bernard (Beauce), 418.387.5708 > Le Magasin du cultivateur, Saint-André-Avelin (Petite Nation) 819.983.2331 > Organico, Sainte-Marie-Salomé (Joliette), 450.754.3307 Les Moulins BGL, Saint-André Est (Lachute), 450.537.3774 > Ferme Munroe, Hudson (ouest de Montréal), 450.458.5287 .Nous achetons les récoltes céréalières : / Entreposage, séchage, criblage, mise en marché / Soja, maïs, blé, orge, avoine, épeautre, sarrazin BIO-BULLE NUMÉRO 30 Rapport du Groupe d’experts sur l’avenir de la biotechnologie alu mentaire préparé par la Société royale du Canada à la demande de Santé Canada, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et d’Environnement Canada LES FAITS SAILLANTS Sans se prononcer contre les OGM, le Groupe a mis en lumière plusieurs incohérences dans l’homologation des OGM, la mise en marché et la réglementation actuelle quasi inexistante.Il souligne que le principe d’équivalence substantielle comme seuil de décision pour soustraire les OGM est scientifiquement intenable.Il recommande également l’adoption du principe de précaution comme axiome pour la réglementation.Il demande l’éclaircissement de certains conflits d’intérêts découlant de l’attribution aux organismes de réglementation des mandats de promotion du développement de la biotechnologie agricole en même temps que de sa réglementation.Il dénonce des conflits dans le secteur scientifique engendrés par l’intérêt économique des biotechnologies.Finalement, le Comité recommande l’adoption d’un moratoire sur l’élevage de poissons génétiquement modifiés dans des enclos placés en milieu aquatique.Le rapport complet et le résumé sont disponibles sur Internet (www.rsc.ca).pas, Loblaws retirait tout simplement les boîtes des étagères.» Désormais, Lifestream a retiré cette indication du devant de sa boîte.D’autres chaînes alimentaires semblent aussi avoir adopté une telle politique de camouflage.Devant un tel affront au droit à l’information, les AmiEs de la Terre ont lancé l’opération boule de neige intitulée « Dénonçons le camouflage».Tous les détails sont disponibles sur le site internet (www.clic.net/~atquebec) ou en téléphonant au 418.524.2744.La nouvelle liste québécoise des produits avec et sans OGM est désormais disponible sur le site Internet de Greenpeace (www.greenpeace.ca).insensé de promouvoir ce riz pour pallier les carences en vitamine A dans le Tiers-Monde.Dans le ProtégeZ'Vous du mois de mars 2001, l’article « OGM et étiquetage : Chut! » a de quoi vexer.On y apprend que dans des supermarchés, on a retrouvé des emballages sur lesquels la mention « Ne contient pas d’OGM » avait été raturée à l’aide d’un stylo feutre noir.On présente l’exemple des céréales Flax Plus de Lifestream parmi lesquelles, en décembre dernier, on a retrouvé des boîtes raturées.Cette compagnie mentionne à ProtégeZ'Vous: «Nous n’avions pas le choix.Si nous ne l’enlevions Les 20,21 et 22 avril prochain se déroulera à Québec le Sommet des Amériques.Réunissant les 34 chefs d’Etat des trois continents américains, des discussions à huis clos viseront à concrétiser la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA).Parmi les objectifs de cet accord, on retrouve l’élimination de toute contrainte au libre commerce, à la libre exploitation des ressources naturelles et à la libre exploitation de la main-d’œuvre.On désire ainsi faire fi des normes environnementales et sociales.Par conséquent, tous les gens sont invités à prendre part à un rassemblement citoyen le 21 avril.Si vous désirez vous joindre à un groupe d’affinité réunissant des personnes intéressées à dénoncer particulièrement la participation des biotechnologies et de l’industrie alimentaire au contrôle des multinationales sur notre vie, vous pouvez contacter les AmiEs de la Terre de Québec.PETITE ACTION DEVIENDRA GRANDE L’avenir de la planète passe par chacun et chacune de nous.Outre nos choix alimentaires, voici quelques suggestions d’actions à poser pour s’impliquer dans la lutte aux OGM : >• faire signer dans son réseau la pétition demandant l’interdiction des OGM alimentaires et la promotion d’alternatives à leur usage; participer à la campagne 1-800: prendre les numéros de téléphone des produits se trouvant dans son garde-manger et appeler pour demander s’ils contiennent des OGM; si oui, dire que l’on n’en achètera plus; >¦ s’informer et informer son entourage; >• participer aux activités des groupes de sensibilisation et d’opposition aux OGM.Passez voir le site du Réseau québécois contre les OGM, www.multimania.com/rqcogm ou contactez les AmiEs de la Terre de Québec, 1085, De Salaberry, Suite 212, Québec (Québec), GIR 2V7; tél.: 418.524.2744; téléc.: 418.524.4946; www.clic.net/~atquebec; courriel : atquebec@clic.net 1 Séralini, Gilles-Eric.OGM: Le vrai débat, Dominos/Flammarion, France, 2000, 128p.2 i» *.nmihin I* MPMIÉMjjâlMMii Doublet-Record est disponible dans les largeurs suivantes : 15, 20, 24,5 pi., 30 et 40 pieds.Prenez le virage de la nouvelle agriculture.Informez-vous dès maintenant auprès de votre détaillant : Marco Vincent; 490, rang Sainte-Marie, Sainte-Perpétue • Tel.: 819.336.6187 • fax : 819.336.6782 Boisson végétale composée d'eau de source, de céréales et de soya, disponible en différentes saveurs exquises et délicates, le tout entièrement certifié biologique par Q.A.I.Vendu en format familial IL et en format individuel 236mL (longue conservation), YÜ offre un rapport qualité-prix exceptionnel.AVEC YÜ, BATISSEZ VOTRE SECTION BIOLOGIQUE SUR DU SOLIDE.BIOLOGIQUE I BIOLOGIQUE • • • • uyu BOISSON de * BOISSON de SOYA | SOYA MULTI-GRAIN MULTI-GRAIN BIOLOGIQUE • • [BREUVAGE DE RIZ apa BIOLOGIQUE • • BREUVAGEDE RIZ BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE BOISSON de SOYA MULTI-GRAIN BIOLOGIQUE • • BREUVAGE DE RIZ BOISSON de SOYA MULTI-GRAIN BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE • • BIOLOGIQUE BOISSON de SOYA MULTI-GRAIN BOISSON de SOYA MULTI-GRAIN BIOLOGIQUE I BIOLOGIQUE • • YJJ ‘J , m BREUVAGE DE RIZ 1 I BREUVAGE DE | ri: Cette gamme de boissons santé attrayante et innovatrice rejoint les consommateurs avertis grâce à ses qualités nutritives et rafraîchissantes.Offrez à vos clients le breuvage naturel qu’ils recherchent! 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