Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2002, Juin
¦B-//37 # 527 Expiration : 9999 Bibliothèque nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 N VEUT DEPOLARISER LE DEBAT SUR L'AGRICULTURE U' ¦ - LE NEËM : UN PRODUIT D'AVENIR POUR LE CONTRÔLE DES CHENILLES LA CULTURE PREPAREZ-VOUS À LA 4e EXPOSITION MONDIALE BIO 4,95 $ - Envoi de Poste publications Enregistrement n° 09710 77831300576937 Canada ACTION IÎÀde intERII ZOOM MEDIA ¦¦¦¦¦ fffÿg Tu veux Vivre Quelque chose de différent?Vp?Chr*SL ^v-v\3V Viens découvrir ^ un outre monde Les 8 ef 9 juin 2002 à l’aréna Maurice-Richard, 2800, rue Viau Samedi de II h à 21 h ef dimanche de II h à 19 h Entrée : B $ (rabais de 2 S si fu apportes un vêfemenlq une casquerte ou un CD) Concert- bénéfice d’arfisfes québécois le 7 juin de 13 h 3G à 22 h (20 $) Visite le www.zonealf.com ou informe-foi au : (450) 2^0 0113 BiC-bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 37 - JUIN 2002 csihiîer régional , ÂBITIBI-TÉMISCÂMINGUE terres d’avenir J1lp iOL DE JARDIN 14' eault 11 culture des carottes et des betteraves par Christine allard 14 LE VER GRIS par louise chèvrefils 15 NOTRE EXPÉRIENCE EN COMPAGNIE DES LIMACES par diane neault et guy duval REMIER BUDGET REALISTE par raynald laflamme 23 SIROP D'ÉRABLE : UNE RÉCOLTE DE QUALITÉ par rené bélanger 24 LE NEEM, UN PRODUIT D'AVENIR par denis bouchard 27 LA VISITE DE MARIA THUN AU QUÉBEC par lise pilon sur l'agriculture 33 MICROCLIMATOLOGIE AGRICOLE : SUIVRE LA NATURE par yvon jolivet et jean-marie m.dubois Premier d’une série consacrée aux régions du Québec.Prochain rendez-vous : l’Estrie, octobre 2002 4 MOT DU RÉDACTEUR 5 RÉACTIONS DU MOMENT 6 BIO-BRANCHÉ 7 BIO-CAPSULES 8 ÉCHOS DU CABQ 9 À LA TABLE BIO AUJOURD'HUI.15 BIO-INFO 30 NOUVELLES DE LA CERTIFICATION 31 ACTUALITÉS OGM 36 CHRONIQUE MARKETING 37 LIVRES EN TÊTE PAGE COUVERTURE : «VERT PRINTEMPS » • PHOTOMONTAGE : STUDIOS SIGMA BIO-BULLE NUMÉRO 37 O t du rédacteur LES PIONNIERS NOUVELLE VAGUE VEC LA SORTIE de ce numéro, Bio-bulle entreprend la tournée des régions agricoles du Québec.L’honneur d’être la première région revient à l’Abitibi-Témiscamingue.S’il y a une région méconnue d’un point de vue agricole, c’est bien celle-ci.Certains d’entre vous traînent encore dans leur mémoire le souvenir de quelques parents qui sont allés défricher ce coin de pays.Si la première génération a pioché fort pour tirer sa subsistance de la terre, la seconde a préféré chercher son pain du côté des mines et de la forêt.Cette désertion des terres cultivables a laissé un grand vide dans plusieurs petites municipalités, mettant en péril leur existence même.Tant va le village, va le pays.Aujourd’hui, la génération montante a repris goût à la terre.Poussés par le leadership bien senti de quelques pionniers nouvelle vague et appuyés par les organismes de développement économique, les exploitants terriens repartent à la conquête du territoire.Leur vision d’un lendemain meilleur passe par l’agriculture biologique.Pourquoi pas?Faire de l’agriculture bio plus qu’un mode de production, un modèle sur lequel asseoir le développement des régions, pourquoi pas?En 1999, Solidarité rurale Abitibi-Témiscamingue, sous la direction de Pierre Beaulieu, soumettait à ses commettants l’idée de certifier la région dans sa totalité.C’était gros, très gros à passer comme concept.Finalement, ce concept très avant-gardiste n’a pas passé, mais il a laissé derrière lui une traînée lumineuse qui a essaimé l’idée de produire des céréales bio destinées à être transformées dans une meunerie dont les procédés seront, un jour prochain, certifiés biologiques, le tout pour nourrir des cochons qui seront à leur tour certifiés.Et quoi encore?Du chanvre industriel, des daims, des pommes de terre, des tomates, de l’agneau, tous bio.Il reste beaucoup à faire, mais la volonté est là, forte et persévérante.Ces nouveaux acteurs de la filière biologique auront le défi de développer leurs outils de transformation pour ne pas retomber dans le piège des régions ressources.Les investissements à consentir dans la transformation des produits biologiques devront être supérieurs à ceux déjà consentis.Quel malheur si des carcasses de porc devaient prendre la route du parc LaVérendrye pour revenir en bouts de saucissons! Les intervenants économiques de l’Abitibi-Témiscamingue ont allumé un feu en soutenant l’agriculture biologique sur leur territoire.Contrairement au passé, il ne s’agit pas d’un brûlis, technique qui consiste à défricher sommairement, à brûler les débris et à préparer grossièrement le sol ainsi libéré et enrichi.Non! C’est un feu intérieur qu’ils ont allumé, la passion brûlante d’occuper entièrement le territoire et de vivre en symbiose avec l’organisme vivant appelé Terre.Bio-bulle, produit régional s’il en est un, salue haut et fort ces pionniers nouvelle vague.Que demain soit.Directeur des publications Raynald Laflamme La réalisation de Bio-bulle est rendue possible grâce à la collaboration de Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière Canada Programme d'aide aux publications Québec S S Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Bio-bulle est membre de aSoa membre 2002 Bi©-bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 37 - JUIN 2002 Bio-bulle est une réalisation du W IBTas ^ ; Ceatre d'agriculture biologique du Québec * L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.* La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition d'en mentionner la source.Rédacteur en chef: Raynald Laflamme Rédaction : Raynald Laflamme Courriel : redaction@cab.qc.ca Ont collaboré à ce numéro : Christine Allard, France Beauchamp, Richard Beaudoin, René Bélanger, Carie Bernier-Genest, Denis Bouchard, Louise Chèvrefils, Guy Duval, Carole Gaudreault, Antoine Gendreau-Turmel, France Gravel, Yvon Jolivet, Hélène L.Gariépy, Alain Lavoie, Jean-Marie M.Dubois, Diane Neault, Lise Pilon, Robert Robitaille, Daniel Simard, Éric St-Laurent, Claude Talbot.Révision : Denis Dumont Conception et montage : Studios Sigma, Tél.& fax: 418.852.3088 Courriel : ssigma@globetrotter.qc.ca Impression : Impression Rive-Sud Numéro 37 - juin 2002 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez : Raynald Laflamme Téléphone: 418.856.1110, poste 337 Télécopieur: 418.856.2541 Courriel : publications@cab.qc.ca * Date de tombée : 4 juillet 2002 * Parution : 2 août 2002 ABONNEMENT Canada (taxes incluses) 1 an (6 numéros) : 28,76 $ 2 ans (12 numéros) : 51,76 $ International (6 numéros) : 46 $can Membership au CAB : 46 $ par année (Abonnement compris) POUR NOUS REJOINDRE : Centre d'agriculture biologique Service à la clientèle, 401 rue Poiré, La Pocatière, Québec, G0R 1Z0 Téléphone : 418.856.1110, poste 340 Télécopieur: 418.856.2541 Courriel : info@cab.qc.ca Envoi de Poste - publications - enr.no 09710 Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 BIO-BULLE NUMÉRO 37 / étions du moment— REBELLE INDOMPTABLE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE fait parler d’elle.Cette façon de cultiver la terre, avec respect pour l’environnement et la vie, est en progression constante.On ne la pointe plus du doigt comme une marginale égarée.On la reconnaît comme une alternative réelle à l’agriculture industrielle et standardisée.Certains scientifiques ont cessé de la bouder en entreprenant des recherches dignes d’intérêt, et ce, malgré le manque évident de subventions (il n’y a pas de poudre magique à vendre, donc pas de sous à faire avec elle).L’agriculture biologique, pour toutes ces raisons, paraît menaçante pour certains, elle en rend même d’autres jaloux.mais l’agriculture biologique ne plie pas au vent, elle reste authentique.C’est une rebelle indomptable! Plusieurs font l’éloge de ses vertus.Et quand on parle de santé, de protection de l’environnement, l’agriculture biologique est une incontournable.On la vante et on la vend.Malgré ses lettres de noblesse, l’agriculture biologique fait grincer les dents même des plus convaincus.Le « hic » : le prix! ALORS À TOUS LES GRINCHEUX, VOICI QUELQUES PISTES DE RÉFLEXION.Quand on pense que le blé se vend actuellement au prix des années 20 et qu’une productrice avicole disait récemment que le même poulet ne lui rapporte que 55 pour cent de celui élevé il y a 15 ans, cela ne vous laisse sûrement pas sans question.Avez-vous déjà songé que peut-être que le prix des produits biologiques est réel et que celui des produits conventionnels est, lui, trop bas, voire même d’un autre siècle! Et si tout partait de la base, du consommateur?Si celui-ci était la réponse à ce faux marché et à l’augmentation de l’agriculture industrialisée?Et si le consommateur, tenant toujours les cordons de la bourse serrés, amplifiait l’idée que la nourriture, ça ne devrait pas coûter cher?Et si l’épicier faisait de même?Et si c’était le message qui était envoyé à nos dirigeants et véhiculé par nos gouvernements?L’achat à rabais de produits agricoles ne met-il pas l’agriculteur conventionnel dans la position où il n’a pas d’autre choix que de vendre à perte, grossir son entreprise et essayer de faire quelques sous grâce au volume.En devenant plus gros, ce producteur manquant de fumier n’aurait-il pas d’autre choix que de compléter sa fertilisation avec des produits de synthèse?Et pour s’assurer d’une récolte la plus lucrative possible, il aurait à faire appel à plus de produits chimiques (insecticides, herbicides).Endetté, essoufflé, il ne pourrait se permettre une seule mauvaise saison.En grossissant ainsi, qui s’enrichirait vraiment?Lui?Les banques qui ont bien voulu lui prêter?Les fabricants de produits chimiques?Le consommateur, peut-être?L’agriculture biologique refuse d’entrer dans cette spirale de la mort.Même les plus pauvres n’y gagnent pas.Encourager une agriculture industrialisée, c’est comme dans les publicités : « Achetez maintenant, payez plus tard! » Les intérêts vous font regretter votre achat! Les intérêts à payer quand on ne consomme pas bio, ce sont les coûts reliés à la santé et à la dépollution.Notre santé, notre eau, notre air! Tenez-vous-le pour dit : acheter à crédit, c’est hypothéquer sa qualité de vie et son avenir financier.Et on se vante au Canada d’avoir un des paniers d’épicerie les moins chers des pays industrialisés! À ce prix, avons-nous les moyens d’acheter autre chose que du bio?La logique n’est elle pas aussi une rebelle indomptable?HÉLÈNE L.GARIÉPY FERME DE LA COLLINE, LABELLE L'AGRICULTURE DURABLE.SERAIT-CE POUR FAIRE BAISSER LA PRESSION?DANS LE MERVEILLEUX MONDE de l’agroalimentaire au Québec, où les problèmes de concentration de la production, d’enjeux des terres, d’intégration (tant verticale qu’horizontale), de moratoires, de déchirement social en zone rurale, des problèmes graves de transférabilité des fermes, avec le MAPAQ qui a comme « projet de société » de doubler les exportations agroalimentaires d’ici 2005 en sachant que nos exportations proviennent majoritairement (plus de 50%) de l’industrie porcine, il y a deux termes qui sont des plus à la mode : le développement durable et l’agriculture durable.Voici la définition du premier: un développement qui répond aux besoins des hommes d’aujourd’hui sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.Il doit être économiquement viable, socialement équitable et respectueux de l’environnement (Sommet de la Terre à Rio, 1992).Si tout le monde s’entend sur cette définition, il en va tout autrement quant aux moyens pour y parvenir! Pour votre culture personnelle, l’agriculture durable répond davantage à cette tendance : « une agriculture à taille humaine, liée au sol, économe en.intrants et en moyens de production.Une agriculture plus autonome parce quelle cherche à valoriser au mieux les ressources présentes sur l’exploitation (et localement) avant d’envisager des achats à l’extérieur.Une agriculture qui tend à limiter son impact sur l’environnement et à respecter les grands équilibres naturels ».En quelque sorte, une agriculture qui repose sur des pratiques telles que la réduction des intrants, le non-recours aux OGM, aux farines camées (dites animales), aux hormones de croissance et aux antibiotiques.Une agriculture qui prône l’autonomie protéique, la gestion des pâturages et l’entretien de l’espace rural.Face aux enjeux et aux problématiques énumérés en guise d’introduction, qui sont les conséquences d’un développement axé sur le productivisme à outrance, comment peut-on prétendre, maintenant, pratiquer l’agriculture durable.sans remettre en question notre modèle de production?Connaissez-vous les quatre familles qui se réclament de l’agriculture durable?Evidemment, vous serez d’accord avec moi pour dire que l’agriculture biologique, avec son approche éthique et environnementale, la production fermière, axée sur une approche dite multi-fonctionnelle et territoriale, ainsi que l’agriculture paysanne, qui s’implique disons plus POUR NOUS JOINDRE Vous désirez réagir à l’un ou l’autre des articles publiés dans Bio-bulle ou encore à un sujet qui vous passionne?Vous êtes les bienvenus.Pour ce faire, envoyez-nous votre réaction du moment à l’adresse suivante : Centre d’agriculture biologique du Québec 401, rue Poiré, La Pocatière Qc, GOR 1Z0 ou encore par courriel à redaction@cab.qc.ca en prenant soin d’indiquer Mot du lecteur sous la rubrique Objet.Votre texte doit être accompagné de vos nom, adresse et numéro de téléphone.Au plaisir de vous lire! BIO-BULLE NUMÉRO 37 O étions du moment socialement et syndicalement, répondent explicitement à la définition précédente de l’agriculture durable.D’un autre côté, les adeptes de l’agriculture conventionnelle (Oups! Pardon.je voulais dire: durable), qui maintenant se définissent comme pratiquant l’agriculture « raisonnée » (et là je vous épargne la définition pour ne pas contribuer à l’opération « relation publique » en cours!), appuyés par les industries phytosanitaires, les géants de la distribution, les coopératives agricoles, le MAPAQ, et j’en passe, s’appuient plutôt sur des approches technologiques, biotechnologiques, informationnelles, techniciennes et scientifiques sans remettre en cause le modèle de production actuel, pour affirmer pratiquer l’agriculture durable.À vous de vous faire votre propre idée sur ce qui doit être défini comme étant l’agriculture durable! A la suite de plusieurs entrevues et visites de fermes, je peux vous affirmer que les agriculteurs qui ont fait le choix de l’agriculture durable (la vraie!) en optant pour des systèmes de production plus économes (soit avec moins d’intrants, moins de capitaux et plus d’emplois) ont eu la bonne surprise de voir leur niveau de revenu augmenter en plus d’avoir le sentiment de mieux accomplir leur métier en termes de préservation de l’écosystème et de santé des consommateurs.Alors pourquoi cette pratique ne se généralise-t-elle pas?Simplement parce qu’il existe plusieurs freins à l’agriculture durable.Mais quels sont-ils?Tout d’abord, il y a les différentes politiques agricoles, qui favorisent les expansions avec des subventions à l’hectare ou à la tête de bétail sans plafonnement.Ensuite, nous ne pouvons nier l’héritage culturel pro-ductiviste, qui véhicule encore l’idée que la performance se mesure à la dimension économique de la ferme.Le dernier facteur, et non le moindre, est que l’agriculteur est pris dans l’environnement « agrobusiness » des vendeurs de pesticides, de semences et de matériel, etc.Il va sans dire que ça pèse lourd dans le choix d’une structure de ferme! Donc, s’il vous plaît, arrêtez de « péter de la broue » avec l’agriculture durable.Et pour ceux qui voudraient se mettre en marche vers une agriculture durable, bien non, il n’y a pas de solution « clé en main », mais les solutions existent vraiment, soyez sans crainte! Il suffit de reprendre contact avec le gros bon sens paysan!!! Mieux avec moins, exactement ce que prêche l’Union paysanne!?! DURABLEMENT VÔTRE, RICHARD BEAUDOIN FINISSANT EN GESTION ET EXPLOITATION D'ENTREPRISE AGRICOLE MEMBRE ACTIF DE L'UNION PAYSANNE www.cab.qc.ca webmestre@cab.qc.ca POUR DÉVELOPPER SA CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE ANTOINE GENDREAU TURMEL, WEBMESTRE, CABQ CONNAISSEZ-VOUS ENvironnement JEUnesse, ce regroupement qui vise depuis plus de 20 ans à stimuler le développement d’une conscience écologique chez les jeunes et à les soutenir dans leurs actions environnementales?Eh bien, si vous ne le connaissez pas encore ou si vous voulez en apprendre plus sur ce groupe, nous vous suggérons fortement d’aller visiter leur site web, au www.enjeu.qc.ca.Vous y trouverez, entre autres, de l’information sur leurs projets, sur divers dossiers, sur leurs publications et sur des moyens concrets pour vous impliquer en environnement.De plus, ENvironnement JEUnesse a récemment relancé sa revue L’ENJEU.Cette publication, née il y a vingt ans et qui a dû arrêter de paraître en 1998 pour cause de restructuration de l’organisme, a pour objectif d’offrir un outil d’éducation relative à l’environnement.La revue trimestrielle nous revient donc en force, désormais en version webzine, avec un numéro de lancement sur la thématique de l’environnement à travers le monde.A consulter, pour les jeunes et les moins jeunes! www.lenjeu.qc.ca .POUR NOUS JOINDRE PAR COURRIEL SERVICE à LA CLIENTÈLE : info@cab.qc.ca DIRECTEUR DES PUBLICATIONS : publications@cab.qc.ca RÉDACTION : redaction@cab.qc.ca www.telussolutionsdaffaires.corn (418)721-2423 • 1 888 345-2423 ^Ttelus" TELUS solutions d'affaires Les affaires électroniques c'est dans notre nature le futur est simple1* O BIO-BULLE NUMÉRO 37 UlS «y; m%u Un filtre à eau dont l'usage est très répandu dans les pays en développement pourrait devenir tout aussi populaire en Amérique du Nord.Selon son inventeur, ce filtre aurait pu prévenir des catastrophes comme celles de Walkerton et de North Battleford.David Manz, autrefois professeur de génie civil à l'Université de Calgary, a mis au point en 1988 un filtre à eau afin de fournir aux collectivités des pays en développement de l'eau potable salubre et à bon marché.Le filtre repose sur une conception centenaire appelée «filtre à sable lent» : l'eau passe à travers une couche de sable, et le lit biologique qui se forme naturellement purifie l'eau.Le filtre de David Manz comporte toutefois une grande amélioration : il ne requiert pas un débit continu d'eau pour empêcher la couche supérieure de sable de sécher.Plus facile que de faire bouillir de l'eau et, étonnamment, sans casse-tête technique, le filtre remporte un franc succès à l'étranger.Il est utilisé dans plus de 50 pays, affirme Manz depuis le bureau de la société qu'il possède à Calgary, Davnor Water Treatment Technologies.Davnor compte aussi une usine au Bangladesh, où ont été fabriqués environ 30 000 filtres, et en exploite d'autres au Nigéria et en Afrique du Sud.Le filtre est utilisé également par des organismes de bienfaisance et des organismes de développement comme le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, qui a testé le filtre dans certaines collectivités du Chili.Comme quoi la solution la plus simple et la moins coûteuse se trouve souvent dans la nature.Source : Explore, CRDI, 15 avril 2002 Le Sud-Ouest des États-Unis : premier pour l'alimentation bio Le Sud-Ouest des États-Unis (Arizona, Californie, Hawaï, Nevada et Utah), une région très peuplée et reconnue pour ses habitudes alimentaires saines, est le premier marché de l'alimentation biologique du pays.Depuis 1995, le marché des aliments naturels et biologiques connaît une forte croissance annuelle (20 pour cent par année), et cette tendance devrait se poursuivre au moins pour la prochaine décennie.Dans la plupart des catégories, les consommateurs n'ont pas encore de préférence de marque.Il est donc facile pour les produits canadiens qui sont nouveaux sur le marché du Sud-Ouest américain de faire concurrence aux produits nationaux commercialisés depuis longtemps.Les débouchés potentiels pour les exportateurs sont : viandes, fruits et légumes (frais, congelés, transformés), crème glacée, biscuits, bonbons, céréales pour petit déjeuner, aliments pour nourrisson, collations santé, mets préparés, condiments, sauces, boissons alcoolisées, desserts, barres énergétiques et boissons non lactées.Source : Bio Clips, 22 mars 2002 Un seuil de tolérance aux OGM devra être fixé Consommateurs comme industriels de la chaîne agroalimentaire réclament la mise en place d'un système de détection de la présence d'OGM dans les aliments et de leur traçabilité de la ferme à la table.Un tel système s'avère absolument nécessaire autant dans l'éventualité de l'étiquetage obligatoire des aliments que pour respecter les exigences des importateurs qui refusent les OGM, ont déclaré d'une seule voix chercheurs, industriels et consommateurs à T occasion d'un atelier qui s'est tenu à Montréal à la fin février.Selon le directeur du Département de phytologie de l'Université McGill, Marc Fortin, «l'adoption de normes de détection est un préalable à l'étiquetage obligatoire des aliments, car en l'absence de moyens de vérification, l'étiquetage ne sera pas crédible.» Avant la définition de ces normes, il faudra d'abord fixer un seuil de tolérance, soit la proportion d'OGM présente dans un aliment que les Canadiens sont prêts à accepter sans qu'il soit étiqueté.«Ce seuil devra être décidé à la suite d'un consensus social», prévient Marc Fortin.5i le seuil de tolérance est arrêté à 1 pour cent comme en Europe, où les aliments qui contiennent plus de 1 pour cent d'OGM doivent être étiquetés, il faudra employer une technique capable de détecter moins de 0,1 pour cent d'OGM dans ces aliments.Source : La Presse canadienne, 4 mars 2002 Un premier «produit d'appellation réservée» au Québec D'ici l'été 2003, un agneau né, élevé, abattu et transformé dans Charlevoix, moins gras et avec une croissance plus longue, apparaîtra au menu des meilleures tables de cette région.Certification à l'appui, il s'agira du tout premier «produit d'appellation réservée» au Québec.Le projet est actuellement à l'étude par les fonctionnaires du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, qui doivent trouver une façon légale de permettre ce produit d'appellation contrôlée.La certification doit être sous la juridiction d'un conseil d'accréditation des appellations régionales, tel que le stipule la Loi sur les appellations réservées, adoptée en 1997.Le MAPAQ aura le choix de créer un conseil d'accréditation spécifique ou encore d'ajouter à la charge du Conseil d'accréditation du Québec, seul organisme du genre existant, mais voué uniquement à la gestion des aliments biologiques.Une dizaine de Loblaw renonce aux produits chimiques pour l'horticulture Le détaillant en alimentation Loblaw a indiqué que d'ici Tan prochain, ses rayons d'horticulture ne vendront ni pesticides, ni rien qui ait une action chimique.La chaîne compte retirer de ses étalages les pesticides chimiques pour les remplacer par d'autres à principe organique, censément moins nocifs pour l'environnement.«Nous estimons que c'est le bon choix», a affirmé le 12 mars dernier le porte-parole Geoff Wilson, ajoutant que Loblaw a agi face à «l'écrasante demande des consommateurs visant à éliminer l'utilisation esthétique des pesticides dans les jardins privés».La chaîne offrira une autre option «pour pratiquement .tous les pesticides chimiques.Les produits organiques de remplacement, associés à un gros producteurs de Charlevoix appliquent déjà le cahier des effort d'éducation, garantiront aux consommateurs» qu'ils peuvent renoncer aux agents charges pour concrétiser le projet.Ils prévoient fournir chimiques «à des fins esthétiques et avoir toujours une belle pelouse et un beau jardin ».Pour 1000 agneaux la première année, dont la moitié proviendra Julia Langer, de la World Wildlife Federation, le choix du plus important détaillant en de la ferme Eboulmontaise.Sa propriétaire, Lucie Cadieux, alimentation au pays est «un merveilleux coup de pouce dans le sens d'un usage réduit des fait remarquer que «I agneau est une belle production sur Ç produits chimiques».Greenpeace accuse cependant litière, peu polluante sur le plan environnemental.Cet Loblaw d'afficher une politique «deux poids, deux mesures».Le responsable de la campagne OGM pour Greenpeace, Éric Darier, estime que «Loblaw n'est pas très logique dans sa démarche : d'un côté, l'entreprise accepte de retirer les pesticides chimiques, mais continue de vendre des aliments contenant des OGM qui sont indirectement des pesticides ou des herbicides!» animal s'adapte très bien également à notre relief montagneux.Notre projet convient aussi aux petits producteurs engagés dans le projet.Nous n'avons pas de contraintes, ni de contingentement.Il ne nous reste plus qu'un pas avant d'apposer sur la viande le sceau de l'agneau de Charlevoix».Source : Le Soleil, 30 mars 2002 BIO-BULLE NUMÉRO 37 Photo : Raynald Laflamme {Çcfios du CABQ LE CABQ PRÉSENTE UN BILAN DES PLUS POSITIF Sortant d'une période de transition dans laquelle l'avait placé depuis trois ans un manque évident de financement, le Centre d'agriculture biologique du Québec a présenté en 2001 un bilan financier positif, particulièrement grâce aux entrées de fonds générées par Bio-bulle.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION BIO-BULLE SgiS TERME DU DERNIER exercice financier, le CABQ a enregistré des revenus de 137 514 $ pour des charges de 123 866 $, dégageant un bénéfice net de 13648 $.Les entrées de fonds sont venues principalement du côté de la vente des produits d’information édités par le CABQ, pour un montant de 75 471 $, et par le biais de différents programmes d’aide, pour un montant de 62043 $.Ce montant couvre l’aide pour l’étude sur l’inventaire de la situation du bio au Québec, la mise en opération d’un site transactionnel, l’édition d’un numéro de vulgarisation sur les OGM, l’organisation d’un colloque sur le bœuf bio, l’aide à l’envoi postal du magazine et une première tranche pour la mise en place de la veille stratégique.En assemblée générale annuelle, le 3 avril dernier au restaurant Le Commensal de Québec, le CABQ a présenté deux projets majeurs, déjà en place, qui lui permettront de jouer pleinement son rôle dans la promotion active du bio au Québec.En présence de Monsieur Serge Poussier, directeur' adjoint à la Direction des services techniques du MAPAQ, le président du CABQ, Benoît Deschênes, a présenté les deux nouvelles person' nes'ressources qui se sont joint à l’équipe : Antoine GendreaU'Turmel, agent de veille, et Claude Talbot, agent de développement D’abord, le CABQ a été désigné par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour être titulaire de la veille stratégique en vertu du volet 4 du Programme ConcertAction, responsabilité pour laquelle il recevra une aide de 50 000 $ pour une période d’un an.Pour réaliser ce mandat, l’organisme embauchait en décembre un agent de veille en la personne de M.Antoine Gendreau-Tunnel, O fis Mm Le conseil d’administration du CABQ : Marie' Claude Morin, Yves Lauzon, Johanne Brodeur, Alain Lavoie, Mark'Hélène Noël, Benoît Deschesnes, Pierre Verly, Renaud Blais et Jean Ouellet (absent sur la photo).un jeune diplômé de l’Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière.Il est actuellement à mettre sur pied le réseau de recherchistes et d’experts qu’il coordonnera au cours des prochains mois.Les experts qui y participeront seront appelés à bonifier l’information stratégique qui leur sera soumise de façon à mettre à profit cette information pour en tirer des bénéfices tangibles dans le positionnement et le développement de l’agriculture biologique au Québec.Puis, le CABQ entend être des plus présents sur la scène québécoise grâce à l’embauche d’un agent de développement.Le mandat a été confié à M.Claude Talbot d’établir et de consolider les liens entre les principaux acteurs de la filière biologique.Plusieurs négociations ont actuellement cours avec des partenaires.Ces efforts de rapprochement visent l’émergence d’une force de promotion devant permettre une croissance soutenue du secteur biologique.Au terme des réalisations, le CABQ a actualisé à l’automne 2001 son site internet (www.cab.qc.ca).En plus de fournir des informations de pointe, le site est désormais une boutique virtuelle et un lieu propice à la commercialisation des produits biologiques.Divers documents y sont disponibles pour achat.Avec quelque 40000 accès par semaine, le site du CABQ est le portail par excellence des acteurs de la filière biologique.Grâce à un plan de restmcturation mis de l’avant depuis Tan 2000, le CABQ a permis à Bio'bulle de rejoindre un plus vaste public préoccupé par l’alimentation et les questions environnementales.Le magazine est heureux de compter sur un large réseau de collaborateurs qui ont le souci de fournir une information juste et pertinente.Bio-bulle, le seul magazine dédié à l’agriculture biologique au Québec, est disponible partout au Québec en kiosque et dans les marchés d’alimentation naturelle; on peut également s’y abonner en s’adressant au CABQ.«Une solide équipe est maintenant en place pour dynamiser le Centre et faire une promotion active du bio au Québec», conclut M.Benoît Deschesnes, président du Centre d’agriculture biologique du Québec.Le CABQ est un organisme à but non lucratif ayant son siège social à La Pocatière.Il compte plus d’une centaine de membres souscripteurs.Comme l’adhésion des membres constitue une part importante de son financement, le CABQ vous invite à appuyer concrètement ses efforts de diffusion d’information et de promotion en devenant membre souscripteur.LE RUAB BIENTÔT RÉÉDITÉ (C.T.) Le Centre d’agriculture biologique du Québec procédera au cours de Tété à la mise à jour du bottin de Références utiles en agriculture biologique, le RUAB.La cinquième édition sera disponible dès cet automne.Tout le secteur de la production agricole y sera couvert, et nous ajouterons cette année une section intitulée Alimentation biologique et santé.Cette édition sera réalisée en collaboration avec l’Association Manger Santé Bio.Ça bouge au CABQ.Vous entendrez parler de nous cet été.BIO-BULLE NUMÉRO 37 Stable bio aujourd'hui PUBLIREPORTAGE DES VINS CERTIFIES BIOLOGIQUES UNE PREMIÈRE AU QUEBEC À CŒUR DE LA BELLE 1 "I RÉGION de Deux-JL JL L4.Montagnes, plus précisément sur le rang Saint-Vincent (nom prédestiné, saint Vincent étant le patron des vignerons), on retrouve depuis 1995 un vignoble familial de plus de 9000 plants.Le site, judicieusement choisi, satisfait à merveille aux conditions que commande la vigne.Un sol en légère altitude, un terroir calcaire tissé de roches et des parcelles bénéficiant d’un ensoleillement franc sud, à l’abri des vents dominants.Les cépages sélectionnés (7) possèdent une bonne résistance aux maladies, une certaine rusticité et des caractéristiques gustatives intéressantes.Notre viticulture s’appuie sur des pratiques ancestrales.Un contrôle mécanique et manuel des mauvaises herbes, des engrais marins (algues, compost de crevettes), des fongicides issus de produits miniers (soufre, bouillie bordelaise), des savons insecticides, des appâts et des prédateurs équilibrent les populations d’insectes nuisibles.ÊLÆMÊP jH VIGNOBLE DES NËGONDOS sommateurs deux points de vente dans le réseau des marchés publics (Longueuil et Saint-Jean, et bientôt Saint-Sauveur) et nous réalisons une certaine expansion de notre distribution auprès de notre clientèle sensibilisée aux produits biologiques.Nous offrons aux visiteurs un accueil sympathique et personnalisé dans un décor chaleureux et champêtre.Une visite complète des installations viticoles et vinicoles est possible pour les groupes seulement.Enfin, dans une magnifique salle où la campagne s’offre à nous grâce à une imposante fenestration, nous Jr proposons, en après-midi, de mai à octobre, la dégustation et la vente de nos produits élaborés dans le souci du respect de l’environnement et de la santé des amateurs de bons vins.Bienvenue! Pour nous rejoindre : Carole Desrochers Tél.: 450.437.9621 (boîte vocale) Tél.: 450.258.2099 (vignoble) Téléc.: 450.437.7234 Courriel : vignoble.negondos@videotron.ca LA CUVÉE 2001 Nous respectons cette vendange propre en vinifiant de façon naturelle.La chaptalisation se fait avec du sucre bio, nous utilisons dans tout le processus des doses minimales de sulfite et nous élaborons à cet égard des produits exclusivement secs.Tous les vins blancs, rosés et rouges du Vignoble des Négondos sont issus d’une agriculture et d’une vinification biologique, une première au Québec, et sont certifiés OCIA.Nous écoulons notre production principalement à la propriété, mais également lors d’activités de promotion extérieures et dans certains restaurants.Nous offrons actuellement aux con- OPALINOIS Vin blanc sec et frais, fruit d’agrumes et de pommes vertes.En apéritif ou compagnon des poissons, des huîtres, des mets épicés et du fromage de chèvre.11,00 $ ORÉUE Vin blanc sec, de technique bourguignonne, élevé sur lie et en fut de chêne.Finesse, complexité, longueur, nez floral et fruité avec une bouche en fruits exotiques, noisettes et beurre.Idéal à table, complément parfait des fromages à pâte lavée.13,00 $ CUVÉE SAINT-VINCENT Vin blanc sec, d’influence alsacienne, bouquet épicé et floral, franche expression d’eau de rose, de fruits et de gingembre en finale.Mariage parfait avec les produits de la mer, les pâtes, le veau ou la volaille à la crème et les fromages suisses.12,00 $ ROSOIS Vin rosé avec de frais arômes de baies rouges, des nuances florales, une note minérale en fin de bouche.Allié des hors-d’œuvre, des charcuteries et des olives noires.10,00 $ (500 ml) U SUROÎT Vin rouge sec, bouquet de fruits bien mûrs.En bouche, fruit et épices avec une belle présence tannique soutenant l’ensemble.A table, il agrémente bien les plats de viandes rouges ou de porc ainsi que certains fromages.13,00 $ PRODUITS À VENIR En juin : vin rouge élevé en fut de chêne 14,00 $ Pour les Fêtes : vin fortifié de type porto rouge.18,00 $ (500ml, production limitée) BIO-BULLE NUMÉRO 37 O Regroupement pour le jardinage écologique MOT LE pH DU PRESIDENT DE VOTRE SOL DE JARDIN Enfin, le beau temps arrive à grands pas! Les chauds rayons du soleil font fondre la neige, et bientôt, je me prépare à commencer mes semis.Mais avant, pour m'assurer que j'aurai une excellente récolte, je vais faire analyser le pH de mon sol.Je peux soit l'envoyer à un laboratoire par le biais d'un centre-jardin, soit acheter un nécessaire d'analyse du sol (beaucoup moins dispendieux).D'ailleurs, l'état de santé des plantes nous en dit long sur le sol où elles poussent.Mais ne vous inquiétez pas.PAR CAROLE GAUDREAULT, RJÉ ALAIN LAVOIE PRÉSIDENT DU REGROUPEMENT POUR LE JARDINAGE ÉCOLOGIQUE TÉL.: 819.858.2022 COURRIEL : ALAVOIE001@SYMPATICO.CA ny a un mois à peine, il neigeait encore dans ma région, à Sainte-Christine, près d’Ac-ton Vale.La neige avait fait un tapis épais et était restée deux à trois jours.Nous sommes rendus au début de juin, et déjà, nous avons semé laitues, transplanté oignons, poireaux et autres légumes qui aiment les températures fraîches, et nous nous apprêtons à mettre au jardin tomates, aubergines, piments et autres légumes aimant la chaleur.Le temps et les saisons défilent si rapidement qu’on ne les voit plus passer.La vitesse avec laquelle la nature se déploie est franchement hallucinante; on peut voir l’évolution du jardin à chaque jour, ou presque.Cette influence se répercute même sur le jardinier, qui se sent plein d’énergie et aussi plein d’espoir pour sa récolte.Dans ce numéro, nous vous proposons des articles pour vous aider à combler ces espoirs.La chronique habituelle de Louise Chevrefils nous parle des insectes au jardin, et spécialement du ver gis et des solutions écologiques.Ensuite, Christine Allard nous propose des informations sur la culture de carottes et de betteraves; il n’est pas trop tard pour en semer.Notre pétillante correspondante de Québec nous livre un article sur les amendements du sol, à lire pour améliorer votre sol.Enfin, une invitation vous est transmise pour la Fête des jardiniers, qui aura lieu le 7 juillet à Saint-Félix de Kingsey.C’est une fête où tous les membres et non-membres sont invités.C’est un moment privilégié d’échanges entre jardiniers.À inscrire absolument à votre agenda.Pour les détails de cette Fête, consultez la page d’information dans le numéro.Sur ce, je vous souhaite un été rempli d’abondance.plupart des légumes évoluent bien avec un pH entre 6 et 7 (pH neutre).Par contre, lors de votre analyse, si le pH dépasse de 0,5 l’intervalle acceptable, alors il faut ajouter les amendements indiqués plus bas afin de le rendre favorable au développement de vos plantes.D’après vos analyses, voici les correctifs à apporter.Pour élever le pH d’une unité, appliquez par 100 pi2.Amélioration d’un sol acide SABLE, LIMON OU ARGILE.COMMENT S'Y RETROUVER?Pour déterminer de quoi est constitué votre sol, il suffit de frotter une poignée de terre entre vos doigts.Faites ce test lorsque la terre est humide.Elle est : SABLONNEUSE si la texture est grossière et granuleuse entre les doigts; LIMONEUSE si le sol est doux comme de la farine; ARGILEUSE si la terre est collante, molle et glissante comme du beurre.Texture du sol Chaux calcitique Chaux dolomitique Sablonneux 22 lb 2 à 3,5 lb Limoneux 6,5 lb 5,51b Argileux 91b 6,5 à 8 lb Amélioration d’un sol alcalin Texture du sol Soufre en poudre Sulfate d’aluminium Sablonneux 11b 21b Limoneux 1,5 lb 3,5 lb Argileux 21b 5,5 à 6,5 lb FORMULAIRE D'ADHESION AU RJE ABONNEMENT O Nom : _______ Adresse : OU RÉABONNEMENT O AU RJÉ ______________Prénom : ______ Ville : ______ Regroupement pour le jardinage écologique C.P.134, Drummondville (Québec) J2B 6V6 Téléphone : ( Courriel : Télécopieur : ( ).2 0 0 2 Code Postal : Cotisation pour 2002 : Six (6) revues Bio-bulle + carte de membre du RJÉ : 34.00$ Cotisation au RJÉ pour les personnes déjà abonnées à Bio-bulle : 10.00$ Cochez ici si vous désirez que vos coordonnées ne soient pas publiées dans la liste des membres.Q Faites parvenir votre chèque au nom du « Regroupement pour le Jardinage Ecologique » à l'adresse indiquée.BIO-BULLE NUMÉRO 37 Regroupement pour le jardinage écologique Ail 5,5-7,5 Estragon 6,0-7,5 Arachide 5,0-6,5 Fraise 5,0-7,5 Artichaut 6,5-7,5 Haricot de lima 6,0-7,0 Asperge 6,0-8,0 Haricot 6,0-7,5 Aubergine 5,5-6,5 Kale 6,0-7,5 Basilic 5,5-6,5 Laitue 6,0-7,0 Bette à carde 6,0-7,5 Maïs 5,5-7,5 Betterave 6,0-7,5 Melon 5,5-6,5 Brocoli 6,0-7,0 Navet 5,5-7,0 Cantaloup 6,0-7,5 Oignon 6,0-7,0 Carotte 5,5-7,0 Origan 6,0-7,0 Céleri 6,0-7,0 Panais 5,5-7,5 Céleri-rave 6,0-7,0 Patate sucrée 5,5-6,0 Cerfeuil 6,0-6,7 Poireau 6,0-8,0 Chicorée 6,0-6,7 Pois 6,0-7,5 Chou chinois 6,5-7,0 Poivron 5,5-7,0 Chou pommé 6,0-7,5 Pomme de terre 4,5-6,0 Chou de Bruxelles 6,0-7,5 Radis 6,0-7,0 Chou-fleur 5,5-7,5 Rhubarbe 5,5-7,0 Chou-rave 6,0-7,5 Rutabaga 5,5-7,0 Ciboulette 6,0-7,0 Salsifis 6,0-7,5 Concombre 5,5-7,0 Sauge 6,0-6,7 Courge d’été 6,0-7,5 Tomate 5,5-7,5 Courge d’hiver 5,5-7,0 Topinambour 6,0-7,0 Epinard 6,0-7,5 Tournesol 6,0-7,5 SOLUTION À LONG TERME La meilleure solution reste l’amélioration à l’aide de matière organique qu’on ajoute pour corriger le pH.Donc, si votre sol est trop alcalin pour les légumes que vous désirez cultiver, il suffit d’ajouter les amendements à la terre à l’automne, car l’azote se trouve bloqué pendant qu’elle se décompose.Ça consiste donc à ajouter de la tourbe de sphaigne, des aiguilles de pin, du terreau de feuilles (surtout les feuilles de chêne), de la sciure de bois ou des copeaux de bois résineux.En plus de faire abaisser graduellement le pH, ils améliorent la structure de la terre, la rendant plus fertile et lui permettant donc de retenir davantage d’eau.CULTURE DES CAROTTES ET DES BETTERAVES Comme on est au début de juin, il est encore temps de semer des carottes et des betteraves.Voici quelques notes de Christine Allard sur la culture de ces deux légumes racines très populaires.La carotte Exigences La carotte a besoin d’un sol profond et fertile, surtout si c’est une terre lourde.Les semis de fin mai et juin sont les meilleurs.Variétés en fonction de votre type de sol et de sa profondeur.Par exemple, en sol peu profond, ou pierreux, ou argileux, choisissez plutôt des cultivars à racines courtes, longues de 15 cm, tels que « Chantenay »; « Nantaise » en sols légers et sableux, pH 6 et 7, plus savoureuses jeunes.Semences De préférence à trois semaines d’intervalle pour obtenir des récoltes successives.Température idéale : 4 à 21 °C.Semez dès que vous pouvez préparer le sol au printemps.Continuez de semer toutes les trois semaines, et ce, pendant trois mois, avant que les nuits ne deviennent trop fraîches.Les carottes ne supportent pas les températures supérieures à 31 °C.Intercalez quelques semis de radis entre vos carottes.Ces derniers délimiteront le rayon en attendant l’arrivée des carottes.Surveiller la mouche de la carotte, qui les rend véreuses.Qu’est-ce qui arrive si je ne fais rien et si le pH ne correspond pas à l’intervalle favorable à mes légumes?Eh bien, prenons un exemple qui m’est arrivé l’année dernière.Le pH de mon jardin est de 7.Donc là, plus de légumes poussent bien.J’ai planté des pommes de terre, qui ont besoin d’un pH entre 4,5 et 6, et j’ai eu une bonne récolte.Mais, oh! malheur, elles étaient pleines de gale.J’avais pourtant acheté des semences certifiées de pomme de terre blanche.Mais j’avais également semé de la pomme de terre rouge de la récolte de l’an passé, et pas une n’était atteinte.En résumé, plus nous donnons le pH adéquat à une plante, plus elle est résistante aux maladies, car elle peut se défendre.Culture Exige un sol profond et meuble (pas trop argileux) Semez directement en pleine terre dès que le sol est dégelé et réchauffé et jusqu’à la fin juin On peut mélanger les semences avec du sable ou avec des semences de radis, lequel sert de repère jusqu’à ce que les carottes sortent de terre.Evitez de semer par grand vent.Eclaircissez au besoin, répandez de la cendre de bois et (DIBŒMtKD LE MAGASIN BIOLOGIQUE Céréales, légumineuses, flocons, farines, fruits séchés et noix, fruits et légumes, épicerie, viande, produits laitiers, etc.4341 Frontenac, Montréal • Tél.: 514.523.0223 BIO-BULLE NUMÉRO 37 •¦Tr-jg; Regroupement pour le jardinage écologique arrosez (cela renforcit).Binez régulièrement.Recouvrez quand elles sortent de terre (renchaussez pour éviter que les têtes verdissent).La cendre de bois est riche en potassium et éloigne la mouche de la carotte Les carottes seront longues dans les sols friables et courtes dans les sols plus lourds.Peut tolérer l’ombre.Meilleur goût avant la maturité.Diminuez les apports d’eau vers la maturité, sinon les carottes risquent de fendiller.Évitez l’excès d’azote et les engrais, augmentez la richesse du sol en potassium (la cendre de bois franc en est une bonne source) et semez tôt si vous voulez de belles carottes.Pour éloigner la mouche de la carotte, plantez des oignons à proximité, ou répandez des paillettes de naphtaline le long des rayons pour dissimuler l’odeur.Cette précaution empêchera ce parasite de venir déposer ses œufs à proximité.Binez le sol pour les mauvaises herbes, et buttez les carottes.Maturité complète de 65 à 85 jours après le semis, mais on peut consommer avant.Récolte De septembre à novembre (idéalement avec la bêche à dents).Coupez les feuilles et laissez au soleil pendant 2 à 3 heures.Conservation Pour la conservation, en automne (tard), rasez le feuillage puis couvrez de feuilles mortes et d’un peu de tourbe.Résistance assurée par -20 °C.Pour les consommer l’hiver, gardez les carottes dans un hangar à l’abri du gel, dans des caisses remplies de terre sèche, de sable ou de tourbe.La betterave Exigences Tous climats et toutes terres (les meilleures : argilo-calcaire et argilo-silicieuse).N’aime pas trop l’humus, qui développe le feuillage au détriment des racines, ni la trop forte humidité, qui diminue les qualités gus- tatives.Bisannuelles, résistantes au froid, cultivées comme annuelles et produisant, dès la première saison, des racines allongées et charnues et des fanes d’un ton vert rougeâtre, dont on peut consommer les 9 feuilles.Racines rouges, jaunes ou blanches.pH 6 à 7,5.Semences Semez les graines début printemps, échelonnez vos semis à trois semaines d’intervalle jusqu’au début d’été.La semence de betterave est un «glomérule» renfermant 2 ou 3 graines.Chacune donnera plusieurs plants.Culture Culture facile dans un sol profond et meuble (sans cailloux, sinon blessure).Semez directement en pleine terre autour de la fin mai (on peut faire des semis successifs jusqu’à la mi-juin).Éclaircissez à 8 cm (les plants arrachés peuvent être replantés ailleurs).Éclaircissez, gardez les plus robustes.A 10 cm de hauteur, épan-dez du compost mûr.Par temps sec, arrosez.Quand ils mesurent 15 cm de hauteur, arrachez tous les autres plants et utilisez leur feuillage et leurs petites racines.Les racines sont beaucoup plus tendres quand elles n’ont que 5 cm de diamètre.Si les racines sont tachetées de noir, c’est que le sol manque de bore.Pour y remédier, diluez 1/4 de c.à café de borax dans 30 litres d’eau, et répandez la solution délicatement autour des plantes après avoir arrosé à l’eau pure, pour éviter les brûlures sur les racines.La pluie et les arrosages se chargeront de disperser cette solution au niveau du système radiculaire.Récolte La récolte peut s’effectuer de 9 à 10 semaines après les semis.Arrachez avec grand soin pour éviter qu’elles ne saignent ou ne perdent leur couleur.On peut cueillir quelques feuilles dès juillet.Récolte des racines avant les gelées: on arrache les plantes le matin et on laisse sécher toute la journée.A tendance à monter en graine si elle est semée trop tôt au printemps.Très sensible au fumier frais (comme tous les légumes racines).Conservation Pour les consommer l’hiver, gardez les betteraves dans un hangar à l’abri du gel, dans des caisses remplies de terre sèche, de sable ou de tourbe.Coupez les feuilles avant de les entreposer, mais ne coupez pas ou n’endommagez pas les racines, qui risqueraient de saigner.WWW.FERTILEC.COM Visitez notre site Internet FRANCISÉ RAPIDE FACILE D’ACCÈS IJENS AVEC PLUSIEURS MANUFACTURIERS MONDIAUX Pour plus d’information Téléphone sans frais : 1.888.831.1085 Téléfax sans frais : 1.888.836.1915 m fertilec ltée/ltd L \environnement, un choix de vie.ouvert dès le 7 juin tfi&siavtwnb gétarienne aux couleurs et saveurs du monde Vue exceptionnelle sur le fleuve Saint-Laurent Hébergement -10 unités privées Vente de mets cuisinés .à une heure de Québec 1238 de la Seigneurie (route 132) Saint-Roch-des-Aulnaies (418) 354-2027 O BIO-BULLE NUMÉRO 37 Regroupement pour le jardinage écologique RJÉ-RÉGION LONGUEUIL UN MONDE D'ÉCHANGES II n'est pas possible de rendre compte du contenu complet des rencontres et des échanges d'information qui se font à ces occasions.Cela serait un travail colossal.Mais pour donner le goût aux jardiniers et aux jardinières de participer à des rencontres de groupes régionaux du RJÉ, voici un résumé des thèmes abordés dernièrement.DIANE NEAULT, RJÉ-RÉGION DE LONGUEUIL DIANE.NEAULT@VIDEOTRON.CA DONNANT, DONNANT Après les nouvelles d’intérêt sur le jardinage écologique, une présentation de semences par les personnes qui en avaient apporté a été suivie d’un échange de ces semences.En fait, ce ne sont pas vraiment des échanges «donnant, donnant» : c’est plutôt un partage des surplus aux membres intéressés à se procurer certaines semences.Pendant la pause, avec un peu de vin de M.DePauw, les échanges d’idées et d’expériences continuent de plus belle.Eh oui! Nous avons un amateur de fabrication de vin qui nous fait l’honneur de partager ses créations très appréciées.Par la suite, Serge Raymond nous a parlé de sa méthode pour faire les semis: beaucoup de questions et INVITATION À LA FÊTE DES JARDINIERS Vous êtes tous conviés à célébrer la Fête des jardiniers, qui se tiendra le 7 juillet 2002, entre 9 h et 16 h, à la ferme Aux HECTARES UTOPIQUES, sise au 505, 5e rang, Saint-Félix de Kingsey, téléphone 819.848.2122.Les propriétaires sont Francine Ferland et Mario Desmarais.Tous les membres et non-mem-bres sont invités à se joindre à nous pour célébrer cette fête dans un site champêtre où nous pourrons visiter les lieux, notamment la culture de maïs sucré, les petits fruits de toutes sortes, que ce soit les fraises, les framboises ou les bleuets.Egalement, nous pourrons visiter un élevage de gentils chiens Border Collie.Nous attons aussi partager un repas communautaire.Nous vous demandons donc d’apporter un repas à partager.Apportez également des chaises de parterre ou des couvertures pour le pique-nique.En cas de pluie, un abri est disponible.L’accès est gratuit pour les membres; 5 $ pour les non-membres adultes; maximum de 10 $ par famille.Itinéraire : De Montréal par la 20, sortie Saint-Cyrille.De Québec par la 20, sortie Sainte-Brigitte.Jusqu’à Saint-Félix de Kingsey.Traversez le village, faites 4 km vers Richmond.Tournez à gauche après le vieux hangar.Nous vous attendons en grand nombre.Pour plus d’information, vous pouvez contacter Alain Lavoie au 819.858.2022.d’échanges entre les membres.Vint ensuite le tour de Marthe Guérard de présenter le calendrier lunaire du jardinage.Belle première rencontre, qui a accueilli de nouveaux membres.- < " * PRÉPAREZ-VOUS À LA 4e EXPOSITION MONDIALE BIOLOGIQUE DE L'IFOAM La 4e Exposition mondiale biologique de l'IFOAM se tiendra conjointement avec le 14e Congrès mondial d'agriculture biologique.Pendant une fin de semaine en août 2002, Victoria se transformera en capitale biologique du Canada.Ce festival international sur la production biologique s'avère une occasion de mettre en valeur les produits biologiques de partout au monde.Ly Académie de Sainte-Anne, un beau bâtiment ?historique, servira de toile de fond pour les stands et tentes d’exposition, parsemés sur le terrain.On invite les exposants commerciaux de mettre en montre et en vente leur produits de plus haute qualité, que ce soit les aliments, les boissons ou les produits faits avec des fibres.Ils pourront en plus offrir des échantillons au public.Nous accueillerons aussi les expositions éducatives pour démontrer au public la diversité dont fait preuve l’agriculture biologique partout au monde.Des activités culturelles, de la musique et d’autres performances auront lieu pendant l’Exposition, ainsi qu’un programme de films et d’orateurs.Conforme aux principes d’agriculture biologique cet événe- ment se déroulera sous le signe du respect pour l’environnement.Pendant la période de préparation, des méthodes biologiques sont utilisées dans le verger de Sainte Anne et les terrains de l’exposition.Lors de cette exposition, on recyclera à 100% sur le site et de ce fait on ne produira pas de déchets.Venez vous y amuser et goûter aux meilleurs produits que la communauté biologique ait à offrir.L’entrée est gratuite.En août la saison touristique bat son plein et nous estimons que plus de 15000 visiteurs se présenteront.Les exposants sont invités à réserver leur place le plus tôt possible.Les emplacements pour exposants seront alloués dans les tentes de dimensions diverses, à partir d’une tente individuelle - 10’ X 10’ (3m x 3m), jusqu’aux étalages plus petits qui peuvent se placer sur une table.Veuillez prendre contact avec le bureau de l’IFOAM 2002 pour plus de détails: IFOAM 2002, c/o Building 20, 8801 East Saanich Road, Sidney BC V8L1H3, Canada.Tél.: 250.655.5662; télécopieur: 250.655.5657; courriel : ifoam2002@cog.ca; site internet : www.cog.ca/ifoam2002 .Le magazine du bio québécois d'agriculture du Québec 0 références utiles en Q agriculture biologique _ et durable 8 9,20$ ÉTUDE Production, transformation et distribution des produits biologiques au Québec Inventaire de la situation et des tendances de développement Membres : 46,01 $ Non-membres : 57,51 $ 28,76$ Abonnement 1 an (6 numéros) 51,76$ Abonnement 2 ans (12 numéros) www.cab.qc.ca 60,00$ à 270,00 par année BIO-BULLE NUMÉRO 37 production- LE CAQ PRÉSENTE UN PREMIER BUDGET RÉALISTE Pour la première fois depuis son incorporation en 1998, le Conseil d'accréditation du Québec disposera d'un budget qui reflétera la réalité des opérations de l'organisme.L'année financière 2002 devrait lui permettre de réaliser adéquatement son mandat d'implanter et d'administrer les appellations réservées touchant les produits agricoles et alimentaires du Québec.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION, BIO-BULLE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE le 18 avril à Drummondville, le CAQ a présenté son budget d’opération pour 2002.L’organisme prévoit donc accomplir les activités de son mandat avec des revenus de 375 000 $ et des dépenses évaluées à 322 700 $.Les revenus proviendront du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, pour un montant de 300 000 $, et de la part des usagers de l’appellation biologique, qui verseront des cotisations estimées à 75 000 $.Avec ce présent exercice financier, le CAQ laisse derrière trois années de vaches maigres qui se sont traduites par des expressions de mécontentement de la part des usagers de la première appellation réservée, le label biologique.Au dernier exercice financier, le CAQ a dû travailler avec des revenus de 131192 $; il a engagé des dépenses de 133986 $, pour un déficit d’exercice de 2074 $.Avec un tel budget, le CAQ n’a pu livrer de façon réaliste la totalité des services que lui confère la Loi sur les appellations contrôlées.Tout cela s’est traduit par l’absence de locaux adéquats et de personnel pour réaliser efficacement un premier mandat, soit la surveillance du label biologique, la première appellation réservée au Québec.Même si le MAPAQ a livré publiquement son intention de soutenir le CAQ, lui qui l’a fait naître dans le cadre de la Loi sur les appella- tions réservées, rien n’est cependant acquis pour les années à venir.« Présentement, nous ne savons pas si nous pourrons vous proposer pour les années 2003-2004 une enveloppe budgétaire de cet ordre», de mentionner Jacques Van Geenhoven , président du CAQ.Malgré cette incertitude, le CAQ a présenté des mesures qui permettront de démontrer que l’organisme peut être pris au sérieux comme outil de développement pour les produits de niche portant une appellation réservée.SURVEILLANCE DE L'APPELLATION Contrairement à ce qu’avait laissé entendre le ministre Maxime Arseneau, le dépistage des produits non conformes à l’appellation biologique ne serait pas effectué par les inspecteurs du MAPAQ.Le CAQ, de qui relève cette prérogative, prend les devants dans ce dossier en réservant 25 000 $ de son budget à la surveillance de l’appellation.Le mandat de dépistage a été confié à une firme privée.L’entreprise sillonne donc le Québec à la recherche de produits non conformes à partir d’un échantillonnage parmi les magasins spécialisés, les grandes surfaces et les magasins franchisés, et il livrera son rapport au CAQ.Ce dernier agira dans le traitement des dossiers en transmettant un premier avis de non-conformité aux producteurs ou aux transformateurs concernés.Si les exploitants fautifs ne se rendent pas conformes à la loi, une mise en demeure leur sera adressée, et le processus pourrait déboucher sur une poursuite.Cette surveillance touchera autant les produits québécois que les produits d’importation.Pour cette dernière catégorie, ce sont les importateurs québécois qui vont être visés par l’avis de non-conformité.En 2001, le CAQ a traité 32 plaintes qui ont été soumises à son analyse.Quinze dossiers ont été réglés par la mise en conformité des contrevenants notifiés.Neuf dossiers étaient en voie de règlement au 31 janvier 2001.Pour les huit entreprises récalcitrantes, le CAQ devra prendre les mesures appropriées en cours d’année.DE NOUVEAUX CERTIFICATEURS En 2001, deux organismes de certification ont été accrédités par le CAQ, soit Organic Growers and Buyers Association (OGBA), qui cessait finalement ses activités quelques mois après son accréditation, et International Certification Services, qui est dépositaire de la marque de certification Farm Verified Organic (FVO).Cette entreprise se joint donc à Garantie Bio / Ecocert, à OCIA-Québec, à l’organisme de certification Québec Vrai (Québec Vrai et Déméter) et à QAI (Quality Assurance International).S.V.P.COCHER LA CASE DE VOTRE CHOIX Membership CABQ O Membre corporatif 230,05 $ O Membre individuel 46,00 $ Bio-bullle O Abonnement 1 an / 6 numéros 28,76 $ O Abonnement 2 ans / 12 numéros 51,76$ O RUAB 2000 9,20 $ O Production, transformation et distribution des produits biologiques au Québec 46,01 $ O non-membre : 57,51 $ O Site Internet Je désire être contacté par votre représentant des ventes TOTAL : ______ $ Taxes et frais d'envoi inclus Nom :______________ Nom de l'organisme: Adresse :__________ Ville :___________________________________ Province : _________________Code Postal : Téléphone: __________________Télécopieur: Courrier électronique :___________________ Veuillez joindre un chèque ou un mandat-poste à l'ordre du : Centre d'agriculture biologique du Québec Service des abonnements 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 Téléphone (418) 856-1110, poste 340, Télécopieur (418) 856-2541 Courriel : info@cab.qc.ca Internet : http://www.cab.qc.ca Ces tarifs sont valides jusqu'au 31 décembre 2002 BON DE COMMANDE BON DE COMMANDE BIO-BULLE NUMÉRO 37 Photo : Raynald Lajlamme Ajfits /a Élevage sans hormones, sans antibiotiques Culture sans engrais chimiques, nsans pesticides 1615, boul.Port-Royal Bécancour (Qc) G9H 1X7 - Tél.: 819.233.9157 FROMAQERIE Fax.819.233.9158 L'Ancêtre fromagerie.ancetre@videotron.ca M.DeniS'Paul Bouffard, 4e sur la gauche, en présence du conseil d’administration du CAQ : M.Gilles Bigras, représentant des transformateurs; Frédéric Paré, représentant des consommateurs; Marc Périard, représentant des distributeurs; Jacques Van Geenhoven, président et représentant des détaillants; Michel Gaudreau, représentant des entreprises agricoles.Le siège du représentant des certificateurs n’a pas été comblé lors de l’assemblée générale.UNE BASE DE DONNÉES DES EXPLOITANTS Le CAQ a donné contrat à une firme privée pour concevoir un logiciel de saisie et d’exploitation de la base de données des exploitants.Ce logiciel bilingue, dont les coûts de développement sont entièrement assumés par le CAQ, sera mis gracieusement à la disposition des entreprises de certification.Le logiciel permettra d’uniformiser l’entrée et le traitement des données relatives aux exploitants certifiés et d’établir des statistiques permettant d’évaluer la progression du secteur.RECONNAISSANCE DE LA CERTIFICATION QUÉBÉCOISE Le CAQ entend collaborer plus étroitement avec Agriculture Canada afin que le système de contrôle québécois soit reconnu le plus rapidement possible par les partenaires commerciaux de l’étranger.Des négociations entre le Conseil d’accréditation du Québec et le Conseil canadien des normes sont présentement en cours en vue d’en arriver à un accord d’ici peu.DE FUTURES APPELLATIONS CONTRÔLÉES En 2002, le CAQ entend travailler au développement de toutes nouvelles appellations réservées que le MAPAQ a le pouvoir d’attribuer aux produits de niche.Selon Denis-Paul Bouffard, directeur-général du CAQ, il est réaliste de penser que d’ici trois ans, de nouvelles appellations réservées verront le jour au Québec.S’il y a empressement pour certains groupes d’obtenir l’appellation réservée, Denis-Paul Bouffard rappelle que la démarche en vue de son obtention est un processus bien encadré, qui demande un niveau de maturité pour les groupes de producteurs qui en font la demande.L’arrivée future de nouvelles appellations réservées aura pour effet d’accroître les revenus en provenance du milieu et de voir à une réorganisation du conseil d’administration.Actuellement, le conseil d’administration de l’appellation biologique agit à titre de conseil d’administration du CAQ, ce qui ne devrait plus être le cas avec l’arrivée de nouvelles appellations réservées.T E R RAT O N I C Working with the-' environment! 159, rue Centre, Magog QC J1X 5B6 Tél.: (819) 868-1225 Fax: (819) 868-2953 fMMCt • Aménagement choc 12-0-0 (excellente source d’azote) • Sul-Po-Mag • Basalte • Phosphate de roche • Émulsion de poissons avec extrait d’algues • Mica (excellente source de potassium et fer) • Pesticides naturels (insecticides - fongicides - herbicides non sélectifs) • Engrais préparés selon vos critères (naturels) ^ engrais • Bio-Cal (phosphate et calcium) frissent le sol • Pulvérisateurs (pièces disponibles) • Enracineur 2-6-3 excellent • Terre à diatomée (insecticide naturel) • Gypse (calcium sans changer le pH) • Engrais: 5-3-6, 5-2-8 et tout usage “Z*et automne, afin PrépanT ioTl m printemps prêta iî-ÆS.- et defer._ BIO-BULLE NUMÉRO 37 O faction UNE NOUVELLE CULTURE AU BAS-SAINT-LAURENT L'ARGOUSIER Depuis 1998, plus de 67 000 plants d'argousier ont été établis au Québec.Cet engouement dont bénéficie l'argousier est basé sur sa rusticité et son adaptabilité, sur sa teneur en éléments nutritifs, et sur les nombreux produits qu'on peut en tirer.On prévoit que la demande pour les produits de l'argousier évoluera vers les produits certifiés biologiques.SOPHIE DEMOUGEOT, BIOLOGISTE, M.SC.CHARGÉE DE PROJETS, CDBQ QUALITÉS ALIMENTAIRES ET VERTUS THÉRAPEUTIQUES L’ } argousier est un arbuste fruitier en voie d’expansion au Québec à cause de ses nombreuses propriétés dans les domaines de l’alimentation, de la santé, de l’ornementation et de la protection des sols.Les baies offrent des possibilités dans les produits nutraceutiques, cosmétiques et pharmaceutiques à cause de leur richesse en antioxydants et de leurs propriétés anti-inflammatoires, antibiotiques et analgésiques.La plante est une bonne source de vitamines C et E, de bêta carotène, de flavonoïdes et d’acides gras essentiels.Il s’agit donc d’un produit santé.Toutes les parties de la plante peuvent être utilisées.Les fruits peuvent se transformer en trois produits de base : 1) les huiles essentielles, utilisées comme suppléments nutritionnels, crèmes cosmétiques et vitamines; 2) les jus, utilisés dans les boissons santé et énergétiques; 3) la chair, utilisée dans les tourteaux, l’industrie alimentaire et des boissons.Les feuilles sont souvent utilisées comme tisanes, et des noyaux, on extrait une huile riche en acides gras essentiels.La documentation sur les utilisations de l’argousier en Europe et en Asie montre une efficacité possible pour la réduction de la toxicité de la chimiothérapie sur le sang, le tractus gastro-intestinal et le système immunitaire, œsophagite et ulcères peptiques.Les usages suivants sont par contre non documentés: asthme, hypercholestérolémie, hypertension, maladies cardiovasculaires, gingivite, ulcères buccaux, brûlures, plaies de lit et plaies occasionnées par l’exposition à des rayons X ou à des radiations, acné, dermatite, peau sèche, eczéma, protection des muqueuses.Description L’argousier (Hippophæ rhamnoides L.) est un arbrisseau à feuilles caduques dont la hauteur varie de 2 à 4 m.11 est dioïque, c’est-à-dire qu’il y a des plants mâles et des plants femelles.Les rameaux sont munis d’aiguillons terminaux et latéraux.Le feuillage est dense et vert grisâtre.Les feuilles, alternes et étroitement J* oblongues-lancéolées, mesurent 7 cm de longueur et 0,7 cm de largeur.Les bourgeons se forment sur la pousse de l’année précédant la floraison.Les fleurs sortent avant les feuilles au printemps, vers le 15 mai à La Pocatière.Le fruit, une drupe orange vif, de 7 à 8 mm de diamètre, forme des groupes denses sur les rameaux.Les plants d’argousier sont très rustiques et peuvent supporter des températures de -43 à +40 °C.C’est aussi une plante fixatrice d’azote qui préfère les terrains sableux et frais et supporte les sols salés.Originaire de l’Eurasie, l’argousier est utilisé depuis des siècles.Il a été introduit au Canada pour son potentiel comme brise-vent.Historique de la production dans le Bas-Saint-Laurent L’argousier a été introduit à La Pocatière en 1998 par le Centre de développement bioalimentaire et dans la région de Matane en 1999 par la Société d’aide au développement de la collectivité.Il y a actuellement plus de 21 producteurs dans 9 régions du Québec.Les plantations les plus importantes sont dans les régions de Québec, de l’Outaouais et de l’Estrie.Une association de producteurs a été créée en 2001 pour développer et promouvoir cette industrie.Le projet de Matane a permis de réaliser une mission commerciale en Colombie-Britannique et de recueillir des informations liées à la culture, à la transformation et au potentiel de marché de l’argousier.Une étude technico-commerciale visant à identifier les marchés potentiels des produits recherchés a été réalisée.Le principal enjeu concerne la mise en marché, qui doit être coordonnée avec l’évolution de la production.Dans un premier temps, il faut faire connaître l’argousier et ses produits tout en favorisant une première transformation.Il faut ensuite intéresser les industriels au développement de produits à base d’argousier.Le verger du CDBQ comprend actuellement 0,2 ha en arbustes de tous âges, dont 500 adultes.Le verger est géré selon un mode sans pesticide, mais il n’est pas certifié biologique.Le but du verger est de faire des essais et des démonstrations.Les travaux ont porté jusqu’ici sur l’adaptation et les méthodes de multiplication par bouture.Les résultats indiquent que la plante s’adapte très bien à notre climat et que la survie est excellente.La première récolte de fruits a eu lieu en 2001, et un projet de transformation des feuilles en tisane est en cours.La difficulté de la récolte des baies est vite apparue comme le principal obstacle.Dans les prochaines années, le développement de la mécanisation de cette récolte sera une priorité.Avenir de la production La première récolte importante au Québec est attendue vers 2004.D’ici là, il faudra avoir réglé le problème de la mécanisation et préparé le marché de la transformation.Les produits de l’argousier pour lesquels on peut entrevoir un développement commercial sont le jus, l’huile et les usages nutraceutiques.L’industrie étant complètement inexistante, il faut pour l’instant se tourner vers la transformation artisanale.Les essais en cours permettront de chiffrer le potentiel de rendement des fruits.Dans cinq ans, on aurait besoin de 64 000 kg de fruits à transformer pour justifier l’implantation d’une usine.Pour information Centre de développement bioalimentaire du Québec inc.1642, rue de la Ferme La Pocatière, Qc, G0R 1Z0 TéL: 418.856.3141; fax: 418.856.4952; courriel : cdbq@ickam.net Association des producteurs d’argousier du Québec 235, Saint-Jérôme, local 312 Matane, Qc, G4W 3A7 TéL : 418.562.3171; fax : 418.562.1259; courriel : argousier@globetrotter.net O BIO-BULLE NUMÉRO 37 SIROP D'ÉRABLE UNE RÉCOLTE DE QUALITÉ Les acériculteurs du Québec ont connu un bonne saison 2002.Ce n'est pas la quantité mais la qualité de la récolte qui a agréablement surpris les producteurs.Outre le bilan préliminaire de ce printemps, les projets du Syndicat des acériculteurs biologiques et la nouvelle agence de vente, qui encadre désormais la mise en marché du sirop d'érable, retiennent l'attention.PAR RENÉ BÉLANGER sont les températures qui ont favorisé la qualité du sirop cette année.Des températures fraîches la nuit et des bonnes coulées d’eau d’érable le jour ont favorisé la production d’un sirop plus pâle et ayant une bonne saveur.Les producteurs n’ont pas eu à composer avec des températures élevées, qui favorisent le développement de bactéries et affectant du même coup la qualité du produit.Il était encore trop tôt, au moment d’écrire ces lignes, pour quantifier la récolte, mais la présidente du Syndicat des acéri-cultueurs biologiques, Claire Beaurivage, note que, dans la plupart des régions, les résultats sont moyens alors que la qualité est supérieure.Le Québec compte présentement 150 acéricul-teurs certifiés biologiques et 150 autres sont en voie d’être certifiés.Mme Beaurivage se réjouit de cette progression tout en précisant que l’ob' jectif n’est pas d’entrer en compétition avec les producteurs conventionnels.« Il n’y a pas de guerre entre nous.Nous voulons seulement offrir ce que les consommateurs veulent.» Autant dans le conventionnel que dans le bio, 90 pour cent de la production est exportée vers les marchés européens et japonais.Pour répondre à la demande croissante, le Syndicat espère profiter d’une partie du million de dollars débloqué par le gouvernement du Québec pour soutenir l’agriculture biologique.Le Syndicat dispose dans chaque région d’un club d’encadrement acéricole qui, avec un coup de pouce du gouvernement, pourrait mieux soutenir les producteurs intéressés à faire la transition vers le biologique.De plus, le Syndicat travaille à identifier son produit avec des boîtes de métal qui porteront la mention «sirop d’érable biologique».Ces boîtes devraient se retrouver sur les tablettes l’an prochain.L'AGENCE DE VENTE EST CONTESTÉE La mise en marché du sirop d’érable a pris un virage cette année avec la mise sur pied d’une agence de vente.Cette structure fait de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec l’agent de vente exclusif des producteurs.L’agence ne vise que le sirop vendu en grands contenants, et c’est elle qui définit les conditions de mise en marché.La présidente du Syndicat des acériculteurs biologiques, Claire Beaurivage, estime que la très grande majorité des producteurs acceptent l’agence de vente « parce qu’ils sont certains d’être payés ».Les acheteurs doivent en effet présenter une garantie de solvabilité à la Fédération en plus de payer une avance après la livraison du sirop.A chaque année de commercialisation, la Fédération effectuera le paiement des ventes de produits, moins les déductions exigibles en vertu des règlements en vigueur, en trois versements.Autre avantage, selon Claire Beaurivage, le sirop d’érable biologique sera traité et entreposé à part.«Seuls les produits certifiés pourront toucher une prime, alors qu’il arrivait auparavant que des acheteurs payaient davantage sans trop savoir si le produit était réellement biologique.» La nouvelle agence suscite tout de même de la méfiance chez certains producteurs.Assez pour qu’une quinzaine d’entre eux approchent l’Union paysanne en vue de former un comité acéricole chargé de contester la nouvelle agence de vente.Ces producteurs s’interrogent sur ce qui leur sera réellement payé au bout du compte.Le président de l’Union paysanne, Roméo Bouchard, précise que l’agence « va payer le sirop vendu, alors que le reste sera entreposé aux frais des producteurs ».M.Bouchard prévient aussi les producteurs du danger d’hypothéquer leur sirop et leur revenu en signant un contrat d’hypothèque pour obtenir une avance auprès de la Financière agricole.L’agence et la convention qui l’accompagne font présentement l’objet de plusieurs contestations en Cour supérieure.Le nouveau comité de l’Union paysanne a mandaté un avocat pour demander à être entendu dans ces causes.Le mouvement espère amener un grand nombre de producteurs à joindre ses rangs et à contribuer à un Fonds spécial destiné à combattre l’Agence qui, selon Roméo Bouchard, «risque d’industrialiser la production et de menacer la survie d’un grand nombre d’entreprises acéricoles ».SHADY MAPLE FARM PURS PRODUITS D’ÉRABLE DEPUIS 1974 Achat de sirop d'érable certifié biologique André Lapierre agent autorise' par Shady Maple Farm Tél.: 819.652.2700 Fax : 819.652.9996 Le Groupe alimentaire BIOBEC inc.Manger bioLogique, un choix naturel GROUPE ALIMENTAIRE Tel: 418.247.7917 418.666.0095 Fax : 418.247.7371 418.661.7868 BIOBEC Oants de latex • Sacs à poubelle • Etiquettes 5" x 2 164, Lamartine Est Saint-Eugène de L’Islet Qc G0R 1X0 BIO-BULLE NUMÉRO 37 faction LE NEEM, UN PRODUIT D'AVENIR Le projet vise à tester, sur une culture de choux pommés en champ, l'efficacité de deux formulations d'un biopesticide à base d'extraits de Neem développées conjointement par la compagnie Pronatex et Agriculture et Agroalimentaire Canada.Les essais ont été menés dans une parcelle expérimentale située près du Centre de formation agricole de Mirabel (CFAM).essai comportait six traitements: un témoin avec seulement de l’eau, quatre traitements avec des extraits de Neem à des concentrations de 1% et 2% pour la formulation P554 et 0,5% et 1% pour la formulation PLNO.Le sixième traitement consistait en des applications d’insecticides normalement recommandés pour cette culture.Les traitements à base d’extraits de Neem étaient effectués d’une façon hebdomadaire, alors que les applications d’insecticides étaient effectuées lorsque 20 pour cent des plants étaient porteurs de chenilles.Au total, huit applications d’extraits de Neem ont été effectuées, contre cinq traitements insecticides.La piéride du chou (Pieris rapæ), la teigne des crucifères (Plutella rylostella) et la fausse arpenteuse du chou (Trichoplusia ni) étaient les trois ravageurs visés par l’essai.Pour la piéride du chou, les résultats ont montré qu’il y a eu significativement moins d’œufs pondus sur les choux traités avec les formulations de Neem que sur les choux dans les parcelles témoins ou traitées avec des insecticides (figure 1).Pour les larves, les quatre traitements à base de Neem ainsi que l’insecticide ont permis de réduire leur nombre d’une façon significative par rapport au témoin (figure 2).Les meilleurs résultats ont été obtenus avec la formulation PLNO 1% et les traitements insecticides, avec des moyennes respectives de 0,16 et 0,12 larve/plant de chou.Pour la teigne des crucifères, les pontes les plus faibles ont été notées dans les parcelles traitées avec les formulations de Neem P554 et PLNO, respectivement à 0,5% et 2% (figure 3).La densité de larves par rapport au témoin a été significativemnt plus faible dans toutes les parcelles traitées à base de Neem ou avec les insecticides (figure 4).Les meilleurs résultats ont été obtenus avec la formulation PLNO 1% et les traitements insecti- Figure 1 : Nombre moyen d'œufs de piéride du chou par plant 1 2 3 4 5 6 Traitements 1-témoin 2- P5541 % 3-P554 2% 4-PLNO 0,5% 5-PLNO 1% 6-Insecticides Figure 2 : Nombre moyen de larves de piéride du chou Traitements 1-témoin 2- P5541 % 3-P554 2% 4-PLNO 0,5% 5-PLNO 1% 6-Insecticides Figure 3 : Nombre moyen d'œufs de la teigne des crucifères Traitements 1-témoin 2- P554 1 % 3-P5542% 4-PLNOO,5% 5-PLNO 1% 6-Insecticides cides, avec des moyennes respectives de 0,19 et 0,15 larve/plant de chou.Pour la fausse arpenteuse, les pontes ont été significativement plus faibles dans le témoin et les traitements à base de Neem par rapport aux parcelles traitées avec des insecticides (figure 5).La plus faible densité de larves a été obtenue dans les parcelles traitées avec la formulation de Neem PLNO à 0,5% et 1%, avec respectivement 0,02 et 0,01 larve/plant, ce qui est significativement différent du témoin et des parcelles traitées aux insecticides (figure 6).En conclusion, la première année d’essais a permis de mettre en évidence la supériorité des deux formulations de PAR DENIS BOUCHARD CENTRE DE FORMATION AGRICOLE DE MIRABEL Neem comparativement aux traitements chimiques pour réduire la ponte de la piéride du chou et de la fausse arpenteuse.Pour la teigne des crucifères, l’efficacité était comparable entre le Neem et les insecticides.Pour le contrôle des larves de piéride du chou et de la teigne des crucifères, toutes les formulations d’extraits de Neem ont réduit de façon importante le nombre de chenilles sur les plants.Seule la formulation PLNO à 1% a été aussi efficace que les insecticides.Pour les larves de la fausse arpenteuse, les deux formulations de Neem ont été de loin supérieures aux insecticides pour contrôler les chenilles de ce ravageur.Figure 4 : Nombre moyen de larves de la teigne des crucifères Traitements 1-témoin 2- P554 1 % 3-P554 2% 4-PLNO 0,5% 5-PLNO 1 % 6-Insecticides Figure 5 : Nombre moyen d'œufs de la fausse arpenteuse par plant Traitements 1-témoin 2- P554 1% 3-P554 2% 4-PLNO 0,5% 5-PLNO 2% 6-Insecticides Figure 6 : Nombre moyen de larves de fausse arpenteuse par plant Traitements 1-témoin 2- P5541 % 3- P554 2% 4-PLNO 0,5% 5-PLN01 % 6-Insecticides BIO-BULLE NUMÉRO 37 (ludion- À LA FRONTIÈRE DE L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE UN PAS QUE CERTAINS HÉSITENT À FRANCHIR Bonjour! Je m'appelle Daniel Sinard.Je suis conseiller dans l'un des deux clubs conseils en envireonnement de La Pocatière.Sur environ 43 membres du club pour lequel je travaille actuellement, quelques-uns se distinguent par leur façon de pratiquer au quotidien leur métier de producteur ou de productrice agricole.En effet, s'ils n'utilisent pas d'engrais chimiques et n’appliquent pas (ou peu) de pesticides dans leurs champs, leur entreprise n'est pas pour autant certifiée biologique.Afin de bien illustrer ce type d'agriculture, j'ai choisi, au sein de notre regroupement, une ferme très dynamique dans son milieu.Il s'agit de la Ferme des Crans 1997 inc., située à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.DANIEL SIMARD, AGRONOME HERVÉ EST NÉ sur une ferme de Saint-Joseph-de-Kamouraska.Il se souvient bien d’avoir travaillé sur la ferme paternelle avec les quatre roues motrices de l’époque : les chevaux.Ces animaux qui étaient utilisés pour les travaux des champs et en forêt compactaient beaucoup moisn le sol que la plupart des machines d’aujourd’hui.Mais Hervé laissa son frère sur la terre paternelle et décisda d’entreprendre des études afin d’être cuisinier.À la fin des années 60, il travailla comme journalier dans le but d’amasser du capital pour l’achat de sa future ferme.Dans les premières années suivant l’achat de sa ferme actuelle, en 1975, il a utilisé un pulvérisateur à rampe pour appliquer des herbicides et il a employé un peu d’engrais au semis de l’avoine.Mais au tournant des années 80, Hervé et son épouse Claire ont déjà en tête la protection de l’environnement : ils cessent d’utiliser ces produits qui étaient déjà très peu utilisés sur la ferme.En 1984, Claire et Hervé suivent un cours à l’I.T.A.de La Pocatière avec Mme Lise Beaulieu.Ce cours, d’une durée de trois ans, les aidera à avoir une meilleure compréhension de la nature afin de mieux la protéger dans leur pratique agricole.Avec toutes ces années de métier, Hervé et Claire ont appros à respecter encore plus la terre qu’ils cultivent.La prévention de la compaction des sols est un des premiers soucis d’Hervé.En effet, il évite le plus possible de travailler une terre trop fraîche et humide.Les roues doubles sur les tracteurs sont même utilisées sur le pont avant.Hervé a aussi compris que la chaux aide à décompacter les sols en leur apportant une meilleure structure.L’établissement d’une bonne rotation culturale est aussi de première importance.La production d’un an d’avoine-blé non grainé suivie d un an d’avoine-blé grainé, avec toujours le même mélange de semences fourragères (luzeme-mil-lotier-trèfle) pour une production de 5 à 6 ans de foins, assure une autosuffisance en céréales et en fourrages pour 1 ali-mentation animale.L’achat annuel de 10 tonnes de maïs et de 1 à 2 tonnes de suppléments par année vient combler les besoins des bovins, majoritairement laitiers.Même s’ils n’utilisnet pas d intrants chimiques au champ, Hervé et Claire sont satisfaits de leurs rendements.Une bonne gestion des fumiers et du lisier assure un niveau adéquat de fertilité des sols.Hervé et Claire sont bien dans cette façon de faire.Et après f £V\y rtu, Collège d'Alfred UNIVERSITE ^QUELPH alternatives6" • Agriculture biologique • Culture des plantes aromatiques et médicinales • Agriculture et développement international • Agriculture des régions chaudes Ces programmes d’études de deux ans misent sur une solide formation en agriculture et en gestion tout en intégrant une variété de cours dans la spécialisation de votre choix.Le Collège d’Alfred de l’Université de Guelph offre aussi des diplômes et des certificats dans d’autres domaines de l’agroalimentaire.U est encore temps de s'inscrire! Pour plus d’information : bureau de liaison, (613) 679-2218, poste 318 ou liaison@alfredc.uoguelph,ca 31, rue St-Paul, C.P.580, Alfred (Ontario), KOB I AO www.alfredc.uoguelph.ca BIO-BULLE NUMÉRO 37 O DU CANOLA ASSURÉ QUI NE PROFITERA PAS AUX PRODUCTEURS BIO Même si le canola est dorénavant couvert par le Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles, l'attrait de cette culture demeurera très limité en régie biologique.PAR RAYNALD LAFLAMME, RÉDACTION BIO-BULLE auction CJ est du moins l’analyse qu’en fait Réal Trépanier, spécialiste en grandes cultures et répondant en agriculture biologique pour la région Saguenay/Lac-Saint-Jean/Côte-Nord.Comme la récolte de cette plante oléagineuse laisse beaucoup de graines au sol, la culture suivante sera manifeste- i ment infestée par de nouvelles pousses qu’un passage du peigne ou de la houe ne pourra enrayer.-iA\V 0» -'y.T ¦ ^ * W mSmgËÈSM Pour cette seule raison, Réal Trépanier ne recommande pas la culture du canola aux producteurs de sa région.Pourtant, le climat frais de la région, tout comme celui du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de l’Abitibi-Témis-camingue, se prête bien à cette culture dont la floraison est devancée par une trop grande chaleur.De même, des régions en surplus de fumier comme la Beauce prennent avantage puisque le canola demande beaucoup en phosphore et en azote.Une fertilisation qui est proche de celle du maïs.Du seul fait que plus de 95 pour cent du canola disponible sur le marché canadien est transgénique parce que les producteurs l’ont adopté pour des raisons économiques dans la répression des mauvaises herbes, celui-ci est tout de go disqualifié de la production biologique.Et comme le canola « s’autopolli-nise » à 80% et que le pollen peut voyager sur plusieurs kilomètres, les champs de canola régulier sont infestés, et les grains issus de ces plants deviennent OGM, donc résistants au Round Up.Il n’y a là aucun attrait pour les producteurs biologiques.L’annonce de la couverture d’assurance pour la saison 2002-2003 n’accroîtra certes pas les superficies culturales en régie bio.Il en sera tout à fait autrement en conventionnel, alors que la décision ministérielle «contribuera à une amélioration significative du développement de cette culture au Québec ».Les superficies ensemencées ont diminué de façon importante en 2001 pour se situer à 5000 hectares, alors qu’elles étaient de 6000 hectares l’année précédente en raison de la fluctuation des prix du marché.À la frontière de l’agriculture biologique - suite et fin s’être informés, ils ne veulent pas pour le moment obtenir une certification comme producteurs biologiques.Selon eux, les coûts supplémentaires engendrés et associés au processus de certification ne généreraient pas plus de capital que leur façon actuelle de fonctionner.Pour terminer, je pense qu’il y a plus de fermiers qui fonctionnent comme Hervé et Claire qu’on peut se l’imaginer.Mais pour que les gens traversent la frontière, il faudra que continue le travail d’information et de sensibilisation entrepris par des organismes comme le Centre d’agriculture biologique du Québec.CRP TRANSPORT VALCOURT Nous commerçons et transportons tous genres de fumiers pour compostage.Vérifiez nos prix!!! Tel.: 450.532.4786 *0611.: 450.776.0498 20 ANS A VOTRE SERVICE UN PREMIER CLUB AGROENVIRONNEMENTAL DÉDIÉ AU BIO La Direction régionale Outaouais-Laurentides lançait, il y a quelques semaines déjà, le premier club agroenvironnemental en horticulture biologique à voir le jour au Québec.Comptant déjà 21 producteurs membres, Bio-Action des Lauren-tides ne s’adresse pas exclusivement aux producteurs maraîchers : il compte aussi l’adhésion d’exploitants en production bovine et en plantes médicinales.Pour les épauler, le Club procédait à l’embauche de l’agronome Jean Duval.La mise sur pied de ce nouveau club agroenvironnemental dans le secteur de l’agriculture biologique bénéficie d’un programme Prime Vert afin d’aider ses membres à maîtriser et à développer de nouvelles techniques de production, et à assurer ainsi le développement et la croissance de leur entreprise.Pour sa part, la Direction régionale Outaouais-Laurentides apporte un soutien au Club par l’entremise de M.Larbi Zerouala, agronome.La Direction est aussi très active dans la promotion des produits biologiques en organisant, entre autres activités, une foire annuelle et une journée d’information à laquelle participent plus d’une centaine d’entreprises intéressées à démarrer des projets en agriculture biologique.BIO-BULLE NUMÉRO 37 (ludion Le monde biodynamique québécois accueillait en mars dernier avec une effervescence non dissimulée Mme Maria Thun.Pendant trois jours, à Victoriaville, cette chercheuse infatigable a présenté ses travaux à quelque 150 personnes, travaux qui portent sur l’agriculture biody-namique, et ses efforts pour améliorer la qualité des aliments produits.Mme Lise Pilon, à qui l’on doit le numéro de vulgarisation sur les OQM (réf.juin 2001), livre le premier d’une série de trois articles expliquant, à travers les propos de Maria Thun, ce qu’est la biodynamie à ceux et celles qui en ont une vague idée.Bonne découverte.UN ÉVÉNEMENT UNIQUE LA VISITE DE MARIA THUN AU QUÉBEC (Premier d'une série de trois) Accompagnée de son fils Mathias, Madame Maria Thun a exposé pendant trois jours 51 années d’expériementation en biodynamie.Ses conférences ont été livrées en mars dernier à Victriaville.BMM ".m 'I l TT • .— I 23, 24 et 25 mars 2002, au Cégep de Victoriaville, une occasion unique a réuni près de 150 personnes : la visite de Mme Maria Thun et de son fils Mathias.D’origine allemande, elle est maintenant âgée de 80 ans.Il aura fallu huit mois à M.Denis LaFrance, professeur au CEGEP de Victoriaville, pour la convaincre de venir exposer les résultats de ses travaux devant un auditoire québécois.Mme Thun est connue internationalement pour la rédaction d’un calendrier annuel de semis indiquant les moments favorables et ceux défavorables pour les différents travaux agricoles.Pendant trois jours, Mme Thun a exposé les résultats de 51 années d’expérimentations rigoureuses sur tous les aspects de la pratique de l’agriculture biodynamique.Les participants en ont tiré des enseignements précieux pour comprendre le pourquoi et le comment de pratiques recommandées par Rudolf Steiner dans son Cours aux agriculteurs et la manière de les appliquer.Ces personnes LES JARDINS DE J^diillée^i^feuiLle J Culte santé Jardins écologiques ¦ Gîte touristique, B&B • yajSgSfe Resto-bar santé Cours et ateliers Camping cyclo tourisme 8 Teepee Shiatsu, plantes médicinales.Monique Lortie et Claude Valiquette 4352, ch.des Tulipes, La Conception (Qc) JOT 1MO Tél.et fax : (819) 686-9187 wtvw.mi llefeui lle.ca venaient surtout du milieu de l’enseignement agricole (étudiants et professeurs de collèges agricoles québécois et franco-ontariens) et de l’agriculture.Les deux premières journées, elle a commenté les nombreuses diapositives illustrant les résultats de ses expériences.La troisième, elle a répondu aux questions sur des problèmes d’application pratique pendant que son fils Mathias présentait les différentes facette des soins aux abeilles.Les travaux de Mme Thun ont une envergure et un rayonnement dépassant les limites de l’agriculture biodynamique.Tout le monde peut en profiter.Contrairement à ce que l’on pourrait penser quand on ne connaît pas ce genre d’agriculture, ce n’est pas compliqué, ésotérique ou hors de portée.C’est relativement facile à apprendre et à appliquer, et on est largement récompensé quand on voit la différence dans les cultures.Le problème le plus difficile à surmonter est celui de se libérer des préjugés qui bloquent le simple goût d’essayer autre chose.En fait, la biodynamie demande un effort de compréhension fondé non pas sur l’intellect, mais en développant ce que Gandhi appelait « l’intelligence du cœur».Il s’agit d’un paradigme différent de celui de la science officielle matérialiste et qui nous demande de nous ouvrir à une autre manière de voir les choses.Pour les personnes intéressées, on peut se familiariser avec l’agriculture biodynamique en lisant les ouvrages de base (voir la liste) et en suivant des cours.Le niveau de lecture de ces ouvrages étant souvent difficile à assimiler au premier abord, suivre un cours devient alors une bonne décision à prendre.M.Denis LaFrance donne depuis plusieurs années au CEGEP de Victoriaville un cours sur l’agricul- ture biodynamique et sur les applications de la biodynamie.Et c’est d’abord dans le cadre de son enseignement qu’il a invité Mme Thun au Québec.Ayant séjourné un an dans une ferme biodynamique en Allemagne, il parle couramment l’allemand.C’est ce qui lui a permis de réaliser la performance de traduire immédiatement tout ce que disait Mme Thun pendant trois jours et d’expliquer clairement des points de détail très précis.Devenir membre de l’Association de biodynamie du Québec permet de recevoir une formation gratuite, d’échanger des expériences lors d’ateliers organisés deux ou trois fois par année et de lire le journal de l’Association, Le Germe.On peut commencer à pratiquer par étapes si on a un jardin ou une ferme.Expérimenter d’abord les semis et transplantations selon le calendrier des semis et observer les résultats obtenus.Des agriculteurs conventionnels et des agriculteurs biologiques peuvent utiliser avec profit ce calendrier sans utiliser les autres méthodes.Selon M.LaFrance, quelques agriculteurs conventionnels québécois utilisent le calendrier avec de bons résultats parce qu’ils soignent bien leurs sols.« La Lune ne luit pas seulement pour les anthroposophes! » BIO-BULLE NUMÉRO 37 ^Production— Si on veut améliorer la qualité du compost, on peut mettre des préparations à base de 6 plantes dans le compost quand on a fini de le monter.On peut aussi commencer à travailler avec des tisanes de plantes comme la camomille, l’ortie, la prêle, les fleurs de pissenlit pulvérisées le matin ou le soir sur les plantes : cela renforce la vitalité des plantes et prévient les maladies et les insectes.Si on a assez confiance pour vouloir aller plus loin, on peut traiter ses cul-tures avec des préparats pour le sol (bouse de corne (500) ou compost de bouse) et pour le feuillage des plantes (silice de corne (501)).Ces préparats utilisés à très faible dosage sont dilués dans l’eau et brassés pendant une heure.On les pulvérise sur le sol avant de semer, après avoir enfoui des engrais verts, après une récolte; on les applique également sur le feuillage des plantes à trois reprises durant la saison de croissance.Si on est très sceptique, Mme Thun recommande de laisser des parcelles témoins non traitées avec des préparats biody-namiques pour voir la différence.On peut également faire des essais comparatifs de dates de semis avec et sans préparats et observer ce qui se passe.Pour Mme Thun, l’utilisation des préparats renforce l’action positive des planètes, du Soleil et des constellations sur les plantes.Il ne s’agit pas d’une doctrine ou de recettes toutes faites, mais de résultats d’expériences multiples réalisées avec un suivi rigoureux pendant des dizaines d’années.Une personne qui a tout essayé nous dit : « Ne faites pas cela, je l’ai essayé et cela donne des résultats désastreux » ou RENCONTRE D'ÉTÉ DE L'ASSOCIATION DE BIODYNAMIE (R.B.) La rencontre d'été de l'Association de biodynamie du Québec se tiendra les 29 et 30 juin 2002 sous le thème La Biodynamie : une guérison pour la Terre.Cette année, la rencontre aura lieu à Ham Nord, sur le fabuleux site de l'herboristerie Demeter L'Armoire aux herbes inc.Les ateliers et les échanges seront animés par de nombreuses personnes clés de l'Association.La fin de semaine se veut un joyeux ressourcement aussi bien pour les jardiniers que pour les agriculteurs.Pour recevoir davantage d'information, incluant le détail des activités prévues, les modalités et les formulaires d'inscriptions, consultez la revue Le Germe, demandez à recevoir la brochure sur la rencontre d'été en composant le 450.653.9378, ou visitez le site internet de l'Association au www.biodynamie.qc.ca.«J’ai essayé cela et cela a donné de bons résultats chaque fois que je l’ai fait ».C’est notre responsabilité d’adapter les résultats de ces expériences au contexte particulier d’un jardin, d’une ferme, d’une région et d’un climat particulier; de chercher à comprendre le pourquoi et le comment, d’observer ce qui se passe chez nous et d’en tirer nos propres conclusions.1.Qu’est-ce que la biodynamie?Pourquoi l’agriculture biodynamique est-elle apparue au début des années 1920 en Allemagne?Les découvertes de Justus Von Liebig sur les substances NPK (azote, phosphore, potassium) ont orienté le développement agricole vers la chimie à partir de 1880.La fabrication moderne de l’acier a produit des déchets de fabrication embarrassants qui ont été moulus et sont devenus le premier engrais phosphaté utilisé en agriculture.Au cours des années 1880, les fermes travaillant avec du fumier animal cessent de l’utiliser au profit des engrais chimiques.Cela conduira les agriculteurs à oublier l’humus même si Justus Von Liebig était devenu conscient, à la fin de sa vie, que les engrais chimiques endommageaient l’humus.Quarante ans plus tard, les effets néfastes de l’usage généralisé des engrais chimiques sur les sols étaient devenus visibles et inquiétants.Vers 1920, de grandes fermes avec des champs éloignés n’ont pas assez de fumier et trouvent plus facile d’utiliser des engrais chimiques.On observe alors que les rendements baissent, que les semences deviennent stériles et, finalement, que les fourrages ne suffisent plus à nourrir les animaux parce qu’ils ont perdu leur valeur nutritive.Rudolf Steiner développait alors l’anthroposophie en médecine et en pédagogie.Un groupe d’agriculteurs affligés par ces problèmes demande alors à Rudolf Steiner de répondre à trois questions fondamentales pour l’avenir de l’agriculture allemande : 1) Comment redonner de la vie aux sols?2) Comment renforcer la capacité reproductive des plantes et rendre les plantes vigoureuses?3) Comment retrouver la valeur nutritive des fourrages et des céréales?Rudolf Steiner répond à ces questions dans son Cours aux agriculteurs.Avant d’aller plus loin, remarquons que Steiner proposera à ces agriculteurs, dans un cycle de 9 conférences en 1924, une solution à une situation de crise agricole provoquée par la pollu- tion des terres agricoles par des déchets industriels transformés en engrais chimiques par l’industrie.Pour changer la situation, il faudra changer ces manières de faire destructrices pour les sols et les plantes, mais surtout, changer les mentalités et la manière de comprendre la réalité.Steiner relie le sol et les plantes à l’action des planètes, du Soleil et de la Lune.Il ne s’agit pas ici d’astrologie, mais bien d’astronomie et de connaissances astronomiques jumelées à des connaissances agronomiques.La plante est un être vivant totalement dépendant de son environnement extérieur, constitué par le sol d’une part et par le cosmos d’autre part.Si l’agronomie enseigne que le sol est important pour les plantes, Steiner y ajoute qu’en plus du sol, les plantes reçoivent des influences des planètes, de la Lune et du Soleil, et que ces influences ont un impact sur leur capacité de survivre, de se reproduire et de nourrir les êtres humains et les animaux.Ainsi, tout ce qui concerne la reproduction des plantes nécessite l’action favorable des planètes Mercure et Vénus.Une bonne capacité nutritive des plantes nécessite l’action positive de Mars, de Jupiter et de Saturne.« Ce sont des forces créatrices des puissances divines», dira Mme Maria Thun.Steiner conseille de soutenir l’action des planètes et de vivifier les sols et les plantes en travaillant avec des substances organiques (organes animaux, plantes) et avec le processus de décomposition de la matière organique dans les composts.Certaines préparations à base de plantes comme la camomille et l’achillée mille-feuille favorisent la décomposition de la matière organique.L’usage de tisanes de plantes ou de préparations à base de plantes relie le sol et les plantes cultivées à une planète particulière.Quand on les utilise dans le compost et sur le sol, ces préparations de plantes renouvellent l’action des planètes pour vivifier le sol, rendre les plantes saines avec une bonne capacité de reproduction et une capacité nutritive élevée.Ainsi en est-il des plantes suivantes : Camomille Mercure Achillée millefeuille Vénus Ortie Soleil Ecorce de chêne Mars Pissenlit Jupiter Valériane Saturne O BIO-BULLE NUMÉRO 37 Le moment de semer et de transplanter devient alors crucial pour que les plantes soient sensibles à l’action positive des planètes et soient protégées des moments où leur action est défavorable.Il devient alors nécessaire d’identifier clairement les moments favorables et ceux défavorables pour travailler avec les plantes.C’est dans cette direction que Mme Thun orientera ses expériences qui ont abouti à l’élaboration d’un calendrier annuel de semis qui tient compte de données astronomiques multiples: le passage du Soleil devant les 12 constellations du Zodiaque au cours d’une année, les cinq rythmes de la Lune sur une période de 27,3 à 27,55 jours, la position des planètes les unes par rapport aux autres.Par exemple, les planètes forment entre elles à un moment donné des angles de 0, 60, 72, 90, 120,180 et 210 degrés, et cela n’a pas le même effet sur les plantes.Avant d’exposer les résultats de sa recherche, parlons un peu de sa méthode expérimentale.2.La méthode expérimentale de Mme Thun Mme Thun a développé des méthodes scientifiques différentes de celles de la science agronomique officielle.Elle a comparé les résultats de semis et d’opérations de culture dans le temps.Elle n’a pas de témoins, et cela dérange les scientifiques officiels.Son contrôle expérimental consiste à faire des semis à tous les jours, de comparer les temps, de faire des essais comparatifs entre deux plantes, entre deux méthodes de culture (engrais chimiques et compost; brassage à la machine ou à la main) et d’observer des réactions différentes des plantes à des temps différents.Elle a développé un sens de l’observation très raffiné qui prend en compte les formes et les évolutions subtiles des plantes et ne se limite pas aux seules mesures quantitatives.Dans son laboratoire, elle analyse la composition du sol en NPK mais aussi en oligo-éléments à l’état de traces dans le sol de surface, à une profondeur de 15 à 30 cm et à un profondeur de 30 à 60 cm pour voir l’impact des semis et autres soins des cultures sur l’enracinement et la structure du sol quand ils sont réalisés à des dates différentes.La démarche scientifique officielle suppose un point neutre dans le temps pour obtenir des expérimentations valides.Or, le contrôle sur le temps dans le Cosmos n’existe pas, le point neutre exigé par la science officielle est une fiction : la Terre, la Lune, le Soleil et les constellations changent constamment et ne reviennent jamais à une situation identique.Pendant des années, on peut observer les mêmes tendances dans des constellations semblables, mais elles ne sont jamais identiques.De plus, comme le dit en boutade M.LaFrance: «Le Cosmos ne prend pas congé les fins de semaine et les jours fériés et ne travaille pas de 9 à 5 comme le font les scientifiques! ».En conséquence, l’analyse de variance ne fonctionne pas pour ce genre de recherches.Les analyses statistiques avec des substances minérales ne conviennent pas à la connaissance des êtres vivants.Il s’agit donc d’un paradigme différent de celui de la science matérialiste fondée par Newton et Bacon, qui L'HERBORISTE DE DEMAIN La Filière des plantes médicinales tenait son deuxième congrès ce printemps, question de faire le point.Bilan : il y a de l’avenir! Décidés à faire leur place dans un marché en pleine croissance, les producteurs de plantes médicinales biologiques commencent à récolter les fruits de leur patience.Ainsi, la Filière, une association à but non lucratif qu’ils se sont donnée il y a deux ans, entreprend cette année la consolidation des services offerts à ses membres.Alain Rioux, chargé de projet pour la Filière, explique: «Nous étudions actuellement les besoins de formation à combler, autant pour les producteurs que pour les conseillers en santé.Parallèlement, nous préparons un site internet qui servira de guichet d’information et qui permettra de mettre en lien les acheteurs et les vendeurs de plantes médicinales.» Ce site devrait être dévoilé à l’automne, en même temps qu’une importante étude de marché déterminant les besoins de l’industrie.« Il n’y a pas eu d’étude du genre au Québec depuis 1995! », raconte Alain Rioux, qui précise que la Filière s’est déjà portée acquéreur, en collaboration avec huit entreprises du secteur de la transformation, d’une étude de marché sur la situation américaine.Derniers outils en préparation cette année pour assurer un avenir fertile aux herboristes d’ici, quatre guides techniques viendront enrichir les réflexions des producteurs intéressés par la diversification.Plantes choisies pour leur potentiel économique et pour leur adaptation aux conditions climatiques du Québec, la mélisse, le trèfle rouge, la guimauve et l’avoine fleurie bénéficieront chacune d’un de ces guides.Des besoins à combler Que ce soit pour faire des huiles essentielles, des tisanes ou des médicaments, les acheteurs de plantes médicinales sont de plus en plus nombreux.On parle d’une croissance de près de 15 pour cent par année! Le vieillissement de la population aide, mais c’est PAR CARLE BERNIER-GENEST surtout l’intérêt soutenu des gens pour une prise en charge individuelle de leur santé qui explique ces bons rendements.Et avec une concentration de l’industrie canadienne de la transformation autour de Montréal -on parle de près de 50 pour cent-, la demande est véritablement là.C’est l’offre qui pose problème.Ainsi, moins de 5 pour cent des plantes utilisées par ces entreprises poussent sur nos terres.« Notre défi, c’est d’augmenter la consommation et la production de plantes médicinales d’ici », avoue Alain Rioux.Les volumes sont trop souvent minimes, ne pouvant pas répondre aux besoins des transformateurs, sauf pour l’échinacée et la bardane, qui ont déjà toutes deux un rayonnement international.Puisque sa production est certifiée biologique pour plus de la moitié, le Québec est bien positionné pour exceller sur tous les marchés.Alain Rioux est catégorique : «Quand on concentre un extrait, on concentre aussi les impuretés, d’où l’importance de cultiver de façon biologique.» Mais Dame Nature est aussi directement impliquée dans cette excellence.«On dit que nos nuits fraîches donneraient un meilleur concentré d’éléments actifs.» Reste que la production de plantes médicinales souffre de la concurrence des autres plantes biologiques, aussi payantes à produire, et de la menace que font peser sur ce marché deux nouveaux joueurs : l’intérêt des multinationales pour ces plantes pourrait nuire à la diversité de la production, et Santé Canada, décidé à légiférer, pourrait favoriser indûment les monocultures en imposant des coûts de permis de produire en fonction du nombre d’espèces plutôt qu’en fonction de la surface cultivée.Mais tout est loin d’être joué, car la Filière des plantes médicinales du Québec veille au grain! o BIO-BULLE NUMÉRO 37 yelles de la certification OCIA QUÉBEC L’Association pour l’amélioration des cultures biologiques Une certification biologique de renommée internationale pour les fermes et entreprises de transformation Marie-Pierre Bastien, agronome 1452, rue Michaud, Drummondville, Qc,J2C 7V3 Tél.: 819.474.1641 .Fax-.819.474.8606 ou 819.475.6355 ociaquebec @ qc.aha.corn OCIA HARMONISE (R.L.) L’accréditation québécoise décernée par le Conseil d’accréditation du Québec a été transférée d’OCIA Québec à OCIA International.Ce transfert étend l’accréditation québécoise à tous les membres d’OCIA et garantit que les procédures et les normes restent les mêmes pour l’ensemble de l’organisation.C’est ce qu’indique M.Sam Welsch, directeur exécutif d’OCIA International, dans une lettre adressée aux membres et dont Bio-bulle a reçu copie.On y apprend de plus que le programme de certification NOP, obligatoire pour tous les produits biologiques devant être vendus aux États-Unis, est en voie d’être traduit.Une fois complété, le manuel des normes sera envoyé à chaque membre OCIA au Québec.Ce manuel comprendra le NOP, les normes OCIA International et les normes du CAQ dans un même document plus facile à exploiter pour la mise en conformité avec les différents programmes.D’autre part, le délai pris pour accorder la certification est au cœur de l’amélioration du service.Des délais importants à ce niveau avaient entraîné en 2001 un exode des membres qui a fait passer OCIA Québec à moins de 100 membres.OCIA International est un organisme à but non lucratif qui est accrédité par IFOAM et par l’USDA en ce qui La visite de Maria Thun - suite et fin réduit la connaissance de l’être vivant à ce qui est visible quand on le tue et quand on le dissèque.Ce paradigme est celui de la science de Goethe, reprise par Steiner, qui observe en profondeur les êtres vivants du début à la fin de leur vie pour voir comment ils changent à travers le temps.C’est une connaissance du vivant en tant qu’être animé de vie qu’on accompagne tout au long de sa vie et non une connaissance des cadavres disséqués.Mme Thun a répété ses expériences sur une période de 30 à 40 ans.Elle a refait les mêmes expériences avec les mêmes résultats, ce qui donne une validité scientifique à sa méthode.À chaque année, elle refait de nouveaux essais pour prouver la véracité de son calendrier.Pour ses semis, Mme Thun a utilisé de vieilles variétés allemandes poussant à 1000 mètres d’altitude et qui ont de petits grains.Ce sont les variétés les moins chères et les moins trafiquées par les compagnies, et elles réagissent aux influences cosmiques, alors que les variétés commerciales hybrides ne réagissent pas aux influences cosmiques.Nous présenterons dans un prochain article les résultats des recherches de Madame Thun en les divisant en trois thèmes principaux: les moments défavorables pour semer et cultiver, les moments favorables et l’application des préparations biodynamiques.Ocif^ concerne la norme ISO 65.Un nouvel accord entre les États-Unis et le Japon devrait permettre aux produits certifiés NOP d’être vendus au Japon sans qu’il soit nécessaire de demander une certification J AS.DES NOUVEAUX MARCHÉS POUR GARANTIE BIO-ÉCOCERT Dossier États-Unis Écocert a reçu son accréditation NOPS en date du 29 avril 2002.Cela doit permettre aux produits biologiques québécois, certifiés par Garantie Bio-Écocert, d’entrer sur le marché américain sans encombres.Dossier Japon Le partenariat d’Écocert et QAI Japon permet dès à présent d’accéder aux marchés japonais à la suite d’une révision documentaire par le bureau japonais.Au début de mai, France Gravel a participé au Texas à un séminaire sur la réglementation japonaise, et l’organisation d’un tel événement ici pour les transformateurs, distributeurs, exportateurs visant ces marchés ainsi que pour les inspecteurs sera annoncé d’ici quelques semaines.Saison des sucres Plus de 220 inspections régulières ainsi qu’un bon nombre d’inspections surprises, près de 15 pour cent, ont tenu passablement occupés les 6 inspecteurs mandatés par Garantie Bio-Écocert pour la saison des sucres.L’étude des dossiers est pratiquement terminée au moment où ces lignes sont écrites.Nous avons été à même de constater que les producteurs de sirop ont un grand besoin de soutien technique dans leur démarche de transition vers la production biologique.De nombreux produits miracle font leur apparition chaque année, et il n’est pas évident de s’y retrouver.Cours d’inspection biologique Encore une fois cette année, en collaboration avec le Cégep de Matane, des cours théoriques pour plus de 160 heures ainsi qu’une période d’apprentissage sous forme de tutorat ont été offerts à 8 personnes.Ces apprentis inspecteurs apprivoiseront leur nouveau métier cet été.Dans le bureau De nouvelles personnes s’ajoutent à notre équipe de travail.Nous avons le plaisir d’annoncer l’embauche d’un directeur général, M.Jean-Marc Aubé, d’une réceptionniste-comptable, Viviane Payant, de 2 responsables certification: Andréanne Bilodeau et Robert Marcotte.Notre comité de certification compte 2 nouveaux membres: M.Jacques Thibault, producteur de grains, de lait et de sirop, ainsi que M.Alain Services de certification biologique Garantie Bio ECOCERT France Gravel Tél.: 418.838.6941 • Fax : 418.838.9823 Courriel : garantie@globetrotter.net 50, Route du président Kennedy, local 250 Lévis, Qc, G6V 6W8 BIO-BULLE NUMÉRO 37 velles de la certification Dionne, producteur de gibier et de légumes et transformateur artisanal.L’équipe d’inspecteurs est composée de 10 inspecteurs réguliers et de 3 apprentis.Comme le travail ne manque pas, d’autres personnes s’ajouteront à l’équipe au fil des mois.Rappel aux nouveaux demandeurs Nous planifions les tournées pour démarrer à la mi-juin.Une demande hâtive vous assure d’être inclus dans la tournée d’inspection de votre région.FRANCE GRAVEL, VICE-PRÉSIDENTE DES CHANGEMENTS À QUÉBEC VRAI L’organisme de certification Québec Vrai vient d’aménager dans ses nouveaux bureaux au Carrefour de la nouvelle économie de Sainte-Monique, dans la région de Nicolet.Ce nouvel espace permettra au personnel d’être plus disponible aux membres en plus d’offrir à l’équipe de direction les outils nécessaires pour mener à bien les différents dossiers de l’organisme.Québec Vrai a aussi procédé à l’embauche d’une nouvelle directrice des services en la personne de Julie Fréchette, pho- tographiée ici avec Robert Desmarais, vice-président de l’organisme.Mme Fréchette est membre de l’Ordre des agronomes du Québec et diplômée de l’Université Laval en agroéconomie.Elle remplace donc à ce poste Debbie Timmons.Ces changements et d’autres en cours sont mis de l’avant afin d’améliorer le processus de certification.On peut rejoindre Québec Vrai à l’adresse suivante : 390, Principale, Sainte-Monique de Nicolet (Qc), JOG 1N0.Tél.: 819.289.2666.Télécopieur : 819.289.2999.glouE Ij.z.T 4*rvfl OTTAWA APPELÉ À FIXER DES NORMES DE DÉTECTION Des représentants de l’industrie agroalimentaire pressent Ottawa d’adopter une réglementation sur la détection et la traçabilité des organismes génétiquement modifiés.Voilà la conclusion à laquelle en sont venus une soixantaine d’intervenants agroalimentaires, dont l’Union des producteurs agricoles, la Coopérative fédérée de Québec, le MAPAQ et l’Agence canadienne d’inspection des aliments et des chercheurs, dans le cadre d’un atelier technologique appelé Détection des OGM : développement d’outils de traçabilité.Les grands absents étaient les transformateurs et les épiciers, qui représentent la part du lion de l’industrie.Les organismes réclament une rencontre avec le gouvernement pour discuter de l’absence de réglementation et des risques économiques qui en découlent.Ensuite, ils recommanderont à Ottawa de mener une étude sur les différentes technologies de détection des OGM.Outre les questions controversées d’étiquetage, l’industrie réclame aussi une réglementation sur les OGM de deuxième génération, qui devraient faire leur apparition sur le marché dans les prochaines années.Ces aliments transgéniques seront «bénéfiques pour le consommateur», contrairement à ceux de la première génération, qui profitent surtout aux producteurs.Le Golden Rice, par exemple, réduira le cholestérol dans le sang.« Les aliments de deuxième génération coûteront plus cher.C’est pourquoi notre technologie sera utile pour certifier que le riz possède les bons gènes», explique Mark Busgang, président de Wamex, une entreprise de Laval spécialisée dans la détection des pathogènes et des OGM.SOURCE : JOURNAL I FS AFFAIRES.6 AVRIL 2002 L'ÉTIQUETAGE POURRAIT CAUSER UN LITIGE COMMERCIAL Si le Canada allait de l’avant en matière d’étiquetage obligatoire des OGM, cela pourrait déclencher un litige commercial avec les Etats-Unis, selon le coprésident du Comité consultatif canadien de la biotech- nologie, Peter Philipps.Ce dernier a déclaré devant le Comité des Communes sur la santé, le 12 mars dernier, que l’étiquetage obligatoire violerait probablement les lois internationales sur le commerce.Il s’agit d’un nouvel argument dans le débat sur l’étiquetage des aliments modifiés génétiquement.Dans un document de consultation rendu public l’an dernier, le Comité consultatif n’évoquait pas la possibilité de sanctions commerciales, se concentrant plutôt sur les aspects de la santé et de la sécurité.Peter Philipps a indiqué que l’industrie alimentaire canadienne est largement taxée sur les exportations et est intégrée à celle des Etats-Unis, qui s’opposent à l’étiquetage obligatoire.« Nos réflexions nous ont convaincus que l’étiquetage obligatoire, si nous choisissons d’emprunter cette voie, donnerait matière à des poursuites et pourrait probablement être sujet à une décision défavorable qui affecterait l’accès à notre marché», a-t-il expliqué.«Cela compliquerait sans aucun doute nos relations avec notre plus important partenaire commercial, les Etats-Unis, et compliquerait l’accès de notre marché au leur et vice versa ».SOURCE : LA PRESSE CANADIENNE.13 MARS 2002 Pour le développement du secteur FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOCIOUE DU OUÉBEC 555, boul.Rolland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Lucie Gionet Directrice générale Tél.: 450.679.0530 • Fax : 450.679.2375 Courriel : lgionet@upa.qc.ca BIO-BULLE NUMÉRO 37 O Photo : Raynald Lajlamme ronnment L'UQCN VEUT DÉPOLARISER LE DÉBAT SUR L'AGRICULTURE démontrer que les changements à opérer concernent l’ensemble de la société et pas seulement le système agricole.L'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) s'est positionnée au cours des derniers mois dans le débat sur le devenir de l'agriculture québécoise.L'organisme a effectué une large consultation citoyenne pour réfléchir et débattre la question de l'agriculture durable.Les rencontres, tenues dans six régions, ne visaient pas à faire le procès de l'industrie agricole, mais bien à créer un débat constructif et civilisé.ton et les mots utilisés par l’Union québécoise pour la conservation de la nature pour lancer le débat ont été choisis avec soin.Il ne s’agit pas, stipule le document de réflexion, de faire supporter au seul secteur agricole le poids des maux dont on l’accuse trop souvent, mais bien de s’interroger collectivement quant aux conditions à réunir pour le renforcement de l’agriculture durable au Québec.Il faut en somme favoriser l’établissement d’un nouveau contrat social, tout d’abord au plan local, puis au niveau national.Le consultant en agro-environnement, Pierre Job in, souligne que l’exercice a permis à tous les intéressés de se rencontrer dans des lieux neutres.« Le débat est polarisé entre l’Union des producteurs agricoles et l’Union paysanne.Il faut cesser de se prononcer sur l’avenir de l’industrie agricole en termes de bons et de méchants », d’expliquer Pierre Jobin.D’ailleurs, l’UPA et l’Union paysanne figurent parmi les partenaires qui ont collaboré à l’exercice de consultation et de réflexion.DES RÉUSSITES ET DES CONTRADICTIONS Le document de réflexion proposé par la commission agriculture de l’UQCN aborde les deux côtés de la médaille de l’évolution de l’agriculture des dernières décennies.Parmi les succès de ce développement, le document note l’amélioration des conditions de vie des gestionnaires agricoles et l’augmentation de la productivité.Les fermes sont demeurées majoritairement familiales, et le rendement permet aujourd’hui d’offrir aux consommateurs l’un des paniers d’épicerie les moins chers au monde.Ainsi, le contribuable canadien n’a besoin que de 38 jours pour gagner assez de sous pour se nourrir toute l’année.Quant au revers de la médaille, il se révèle à travers une mauvaise gestion des fumiers, une intensification des cultures, une concentration accrue des fermes qui serait partiellement responsable de la détérioration du tissu socio-économique des communautés rurales, une réduction de la PAR RENÉ BÉLANGER marge bénéficiaire qui incite les entreprises à augmenter leur productivité et une dégradation des ressources naturelles.Le document de réflexion signale d’autres contradictions.L’obsession du consommateur pour des aliments toujours moins chers a contribué à entraîner l’agriculture québécoise dans la voie de l’intensification.Le même consommateur refuse de plus en plus de vivre avec les inconvénients qu’imposent ces modèles de production.À cela s’ajoute un certain nombre d’inquiétudes de la société à l’égard des OGM, des pesticides ou des médicaments, accentuant encore davantage l’irritation du monde agricole, qui ne tente que de répondre à la principale exigence du consommateur : se nourrir à bon marché.Le citoyen est-il prêt à assumer les coûts qu’exigerait une protection adéquate de l’environnement?En posant la question, l’UQCN veut nest donc compréhensible que de nombreux propriétaires veuillent une belle pelouse sur leur terrain.Pour ce faire, beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à utiliser une panoplie de produits chimiques pour fertiliser leur pelouse, pour combattre les mauvaises herbes et parfois même certains insectes.Or, nous réalisons de plus en plus à quel point ces produits chimiques ont des effets nocifs graves sur notre santé et sur celle de notre environnement.L’utilisation des herbicides pour venir à bout des mauvaises herbes a été reliée à certains cancers.Les enfants, qui sont particulièrement vulnérables aux produits chimiques, en sont généralement les premières victimes.De plus, l’utilisation des engrais de synthèse fortement VERS UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL Les faits étant connus, documentés et démontrés, l’UQCN estime qu’il y a une ardente obligation d’entreprendre des changements.L’Union ne croit pas qu’il y a une ou deux manières de faire, de cultiver la terre, d’élever les animaux, de rentabiliser la ferme.Elle souhaite plutôt encourager la diversité des modèles, la diversité étant un constituant de base du développement durable.Les initiatives se sont multipliées à cet égard aux plans de la ferme, des communautés rurales, du citoyen, du gouvernement et des institutions agricoles.Le forum mené au cours des derniers mois dans les régions de la Monté-régie, de Lanaudière, de Chaudière-Appala-ches, du Centre du Québec, du Saguenay/Lac-Saint-Jean et du Bas-Saint-Laurent doit servir de tremplin pour renforcer ces changements.La synthèse des consultations sera déposée au début de l’automne et sera suivie d’un colloque en agro-environnement l’hiver prochain.L’Union québécoise pour la conservation de la nature espère en bout de ligne que ce processus débouchera sur une politique d’éco-consomma-tion qui engagera tous les intervenants, y compris les citoyens.PAR ANTOINE GENDREAU-TURMEL, CABQ solubles entraîne la pollution des nappes phréatiques, et éventuellement des puits, des rivières et des lacs.On voit bien que le rêve d’une pelouse parfaite peut tourner au cauchemar! Heureusement, il est possible d’avoir une belle pelouse et de la gérer d’une façon écologique.Les pelouses qui ont mauvaise mine ou qui doivent être constamment soutenues par un arsenal de produits chimiques sont ainsi parce qu’on ne leur donne pas les conditions appropriées afin qu’elles s’épanouissent.La gestion écologique d’une pelouse, ça revient au gros bon sens: il faut corriger les problèmes à la source -et non corriger leurs symptômes- et respecter les lois de la nature afin d’éviter de se battre constamment.POUR UNE PELOUSE ÉCOLOGIQUE QUI A BONNE MINE Une belle pelouse est, sans contredit, un élément important dans l'aménagement d'une propriété.La pelouse nous rappelle la nature, la campagne, nous invite à venir y jouer, y pique-niquer ou simplement nous y asseoir pour nous détendre.BIO-BULLE NUMÉRO 37 QUELQUES PRINCIPES DE BASE 1.Avoir un sol bien préparé La santé du sol est à la base de la santé des plantes.Il est donc essentiel d’avoir une bonne terre arable afin que le gazon puisse s’enraciner profondément et se développer d’une façon optimale.Pour cela, vous devez connaître votre sol et corriger ses défauts.Comme les sols sont tous différents, je ne peux faire que des recommandations générales.Ameublissez la terre sur les premiers 15-20 cm du sol.Incorporez du compost pour donner de la «vie», des éléments nutritifs, et une meilleure structure à votre sol.Vérifiez le pH (acidité) du sol et ajoutez de la chaux au besoin.Si le sol est acide, la pelouse ne pourra pas se développer correctement.Si votre pelouse est déjà installée, vous pouvez améliorer votre sol petit à petit.Vérifiez le pH du sol et ajoutez de la chaux au besoin.Fertilisez avec des engrais 100 pour cent naturels, qui stimuleront la vie de votre sol et seront bénéfiques à la pelouse.Aérez le sol afin de diminuer la compaction, d’améliorer la rétention d’eau et la circulation de l’air autour des racines.Vous pouvez louer un aérateur mécanique qui enlève des carottes de terre ou faire appel à une compagnie d’entretien de pelouses.Après l’aération, l’idéal est de terreauter, c’est-à-dire d’étendre une petite couche de compost en surface.Pour procéder au terreautage, vous faites des petits tas de compost (environ 50 kg pour 100 m2 de pelouse, davantage si le gazon est chétif) que vous étendez sur toute la pelouse à l’aide d’un râteau.2.La tonte de la pelouse Tondez plus haut! Une pelouse haute est plus vigoureuse, plus résistante à l’invasion des mauvaises herbes et des insectes, et tolère mieux les sécheresses.Tondez la pelouse régulièrement, mais ne coupez pas plus du tiers de la longueur du gazon à la fois.Gardez les lames de la tondeuse bien affûtées et ne coupez jamais le gazon lorsqu’il est mouillé.Enfin, ne ramassez pas le gazon coupé.Laissez plutôt les résidus de coupe sur place: ils se décomposeront rapidement, stimuleront la pousse et la vigueur de la pelouse, et réduiront de 30 pour cent la quantité d’engrais à apporter.Si le gazon est trop long, vous pouvez composter les résidus avec des matières brunes (bran de scie, feuilles mortes) et des déchets de cuisine (végétaux uniquement) afin d’obtenir un engrais de première qualité pour votre potager ou vos plates-bandes.3.L’arrosage Lorsque c’est nécessaire et permis, arrosez en profondeur.Les arrosages fréquents et superficiels gaspillent l’eau et favorisent un enracinement peu profond, ce qui rend la pelouse plus fragile.Si l’eau est rationnée, ne vous en faites pas : la pelouse se mettra en dormance (elle jaunira) et reverdira avec la pluie.4.L’ensemencement des espaces vacants Les espaces à découvert sont très invitants pour les mauvaises herbes; c’est pourquoi il faut les réensemencer.Cela se fait idéalement après l’aération et le terreautage.Utilisez un mélange de graminées, incluant des variétés résistantes aux maladies, roulez et arrosez.Je vous suggère également d’ajouter du trèfle à votre pelouse pour diminuer les besoins en fertilisants et la rendre plus forte.5.La tolérance Voilà un aspect très important de l’entretien écologique des pelouses.Il faut comprendre que la pelouse n’est pas un tapis artificiel, mais un espace vivant qui, par définition, contient une foule d’organismes vivants, que ce soit des plantes, des insectes ou des vers de terre.La monoculture, ça n’existe pas dans la nature et ça ne peut se maintenir qu’avec un arsenal de produits chimiques.Les pesticides sont dangereux pour vous, pas les insectes et les mauvaises herbes de la pelouse.De plus, au-dessus de 90 pour cent des insectes sont bénéfiques et peuvent contrôler les parasites occasionnels.Par ailleurs, une pelouse en santé sera touffue et préviendra l’apparition de mauvaises herbes.Si ces dernières vous causent réellement des ulcères, enlevez-les à la main en prenant soin d’arracher les racines.En appliquant ces principes de base, vous devriez être capables d’avoir une belle pelouse, sans nuire à notre environnement.Pour ceux d’entre vous qui désirent explorer plus en profondeur le sujet de l’entretien écologique des pelouses ou qui voudraient connaître les alternatives à la pelouse, je vous suggère de consulter le livre Pelouses et couvres-sols, d’Edith Smeesters, publié aux éditions Broquet.Il s’agit de l’ouvrage le plus complet que je connaisse sur le sujet.Je vous souhaite un bon virage écologique pour l’entretien de votre pelouse.Vous et votre famille serez plus en sécurité et trouverez, j’en suis certain, une grande satisfaction à vivre un peu plus en harmonie avec la nature.MICROCLIMATOLOGIE AGRICOLE III I SUIVRE LA NATURE Les stations climatiques et les instruments de mesure.La plupart des gens croient que la mesure de la température est un acte assez simple.Même si l'installation d'un thermomètre semble un geste simple, la prise de mesure de la température réelle de l'air ou d'un objet est parfois d'un tout autre degré de difficulté.Le résultat d'un échantillonnage de la température peut varier en fonction d'une foule de facteurs : vitesse du vent, type d'environnement du site, intensité du rayonnement, précision de l'instrument de mesure, fréquence des acquisitions de données; et si l'utilisateur emploie un thermomètre conventionnel (à dilatation d'une colonne de mercure par exemple), nous pourrions aussi ajouter des erreurs de lecture reliées à l'expérimentateur (erreur humaine).En réalité, de simples précautions de base associées à une utilisation adéquate d'instruments de mesure de bonne qualité permettent d'éliminer la majorité des problèmes évoqués ci-dessus.De plus, une disposition judicieuse des instruments de mesures sur le terrain permet d'obtenir des résultats très satisfaisants.YVON JOUVET, M.SC.GÉOGRAPHIE, PROFESSIONNEL DE RECHERCHE EN MICROCLIMATOLOGIE, DÉPARTEMENT DE GÉOGRAPHIE ET TÉLÉDÉTECTION, UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE.JEAN-MARIE M.DUBOIS, PROFESSEUR DÉPARTEMENT DE GÉOGRAPHIE ET TÉLÉDÉTECTION, UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE.plupart des données de température qui nous sont fournies à travers les différents médias d’information météorologique proviennent de stations météorologiques automatiques normalisées.Les différents capteurs (température, humidité, direction et vitesse du vent, etc.) sont montés sur des stations météorologiques dont la disposition est normalement semblable.Cet uniformité permet, entre autres, de comparer les données météorologiques les unes avec les autres.Une partie des instruments (thermomètre, baromètre et hygromètre) est sous abri Stevenson, et d’autres sont installés à l’air libre (anémomètre, girouette et pluviomètre).Les stations sont localisées à l’intérieur d’environnements standard (distance réglementaire des obstacles comme les bâtiment et les boisés, sol gazonné, etc.) et portent les instruments de mesure à des hauteurs spécifiques : 1,5 m pour les instruments BIO-BULLE NUMÉRO 37 ronnement internes et 10 m pour la girouette et l’anémomètre, tandis que le pluviomètre est au niveau du sol.L’abri ventilé protège les instruments du rayonnement direct et minimise ainsi les variations de température qui pourraient influencer les résultats.Cette standardisation permet surtout d’annuler, sinon de minimiser, l’effet du microclimat sur l’échantillonnage des paramètres climatiques.Sans ces précautions, comment pourrions-nous dire s’il fait plus chaud à tel endroit plutôt qu’à tel autre?Dans une perspective agricole, la configuration des instruments de mesure doit être légèrement différente.En plus d’être soumis à une disposition standard, les instruments doivent souvent être installés in situ dans le but d’acquérir des données réelles et directes au champ.Etant donné l’écart de température qui, souvent, existe entre celle relevée sous abri et la température réelle près du sol, la prise de données à l’air libre est souhaitable pour les extrapola- tions que l’on doit parfois faire à partir des données sous abri Stevenson.Prenons, par exem- La température pie, une situation d’inversion de tempéra- varie non seulement ture au sol.L’écart de température entre £ Valtitude, mais également les données prises à la station (1,5 m) et „„ „„ Sfl r%artXtion celles a 1 cm du sol peut parfois attein- est d’abord fonction des vanattons diurnes et annuelles, du rayonnement solaire, de la latitude et de la nébulosité du ciel.Elle dépend également du milieu, comme les continents et les océans, de la topographie et de l’état de la surface des sols.G.OSCAR VILLENEUVE, AGROMÉTÉOROLOGIE INFORMATION GÉNÉRALE (MAPAQ) dre 5 °C.Dans ce cas, nous retrouverons 3 °C dans l’abri, mais -2 °C à 1 cm du sol! Dans cette situation, une personne ne faisant des relevés qu’au thermomètre situé sous abri ne pourrait savoir que, cette nuit-là, il y a eu effectivement gel au sol.A moins d’avoir le souvenir du givre sur les feuilles, et cela, avant le lever du soleil! Le gel au sol est un problème courant en agriculture.Il y a cependant une différence entre le gel climatique (0°C) et le gel agroclimatique Ce dernier correspond plus précisément à la température négative que la plante en culture peut supporter, et non à la limite du 0 °C.Donc, un risque de gel agroclimatique peut survenir à -2 °C dans le cas des jeunes feuilles, vers -1 °C pour certaines fleurs et vers -5 °C dans le cas des Tableau 1 : Exigences normalisées relatives à l’échantillonnage et aux relevés pour les stations automatiques.ÉLÉMENT FRÉQUENCE D’ÉCHANTILLONNAGE PÉRIODE DE CALCUL DE LA MOYENNE/ TOTAL DE L’INTERVALLE FRÉQUENCE DES RELEVÉS Température de l’air 5 secondes Moyenne sur 1 minute Moyenne sur 1 heure 1 par heure 1 par heure îempérature max/min 5 secondes Extrêmes calculés à partir de 60 moyennes d’une minute 1 par heure Précipitation accumulée 5 secondes ou 1 minute Total sur 1 minute et/ou moyenne sur 1 minute 1 par heure Taux de précipitation 5 secondes ou Total sur 1 minute 1 par minute 1 minute pendant une précipitation Epaisseur de neige 1 minute ou 5 secondes Selon le capteur Moyenne sur 1 minute 1 par heure Pression atmosphérique 5 secondes Moyenne sur 1 minute 1 par heure Humidité relative 5 secondes Moyenne sur 1 minute Moyenne sur 1 heure 1 par heure 1 par heure Température du point de rosée 5 secondes Moyenne sur 1 minute Moyenne sur 1 heure 1 par heure 1 par heure Moyenne sur 2 minutes 1 par heure Moyenne sur 10 minutes 1 par heure Direction du vent 5 secondes Moyenne sur 1 heure 1 par heure et vitesse du vent Pointe de vent sur 5 secondes 1 par heure Maximum moyen sur 2 minutes 1 par heure Maximum moyen sur 10 minutes 1 par heure Rayonnement 5 secondes Total sur 1 heure 1 par heure Température du sol à 5, 10, 20 cm Température du sol à 50, 100, 150, 300 cm 5 secondes Moyenne sur 1 minute Moyenne sur 1 heure 0800/1600 HNL 1 par heure Source : Environnement Canada (Directives du SE A, www.pm-rpn.ec.gc.calairlautosthtionslabOOsOO.fr.html) O BIO-BULLE NUMÉRO 37 ronnement À VÉRIFIER LORS DE L’ACHAT d’une STATION MÉTÉOROLOGIQUE AUTOMATIQUE La précision des instruments de mesure; la température où les instruments ne sont plus opérationnels (ex : 0 °C, '20 °C ou '40 °C); Autonomie en énergie (panneau solaire et pile rechargeable) ou électricité; la garantie (longévité) de chacun des instruments de mesure; la convivialité du système de communication et de programmation (acquisition des données, facilité de programmation, mise en forme sur chiffrier pour un traitement ultérieur, etc.) fruits de la vigne bien gorgés de sucre.Les dommages causés aux plantes par le gel étant liés à plusieurs facteurs (espèce, variété, vigueur, stade de développement ou phénologique, etc.), il est important de bien se documenter sur le risque de gel agroclimatique lié à une espèce ou à une variété particulière.Les températures étant un paramètre très variable en fonction du lieu d’échantillonnage, les autres paramètres climatiques le sont tout aussi.Température et humidité sont des facteurs climatiques indissociables.Lorsque la température augmente, l’humidité relative diminue.L’acquisition de données climatiques in situ permet à l’agrométéorologue d’associer aux relevés de température et d’humidité le développement de certains insectes ravageurs des cultures, comme les pucerons, et de certaines maladies, comme le mildiou.Ce professionnel peut ainsi, dans un premier temps, connaître les particularités climatiques qui leur sont favorables et, dans un deuxième temps, prévoir leur évolution au champ et prodiguer des traitements au moment opportun.Etant donné leur taille minuscule, les insectes sont soumis à des conditions climatiques qui n’ont pas de commune mesure à notre échelle.La ponte et les autres stades de développement se font souvent aux endroits climatiquement bénéfiques pour l’espèce.La température de la face ensoleillée d’une feuille ne peut être comparée à celle de la surface ombragée, qui est sensiblement plus froide.La prise de données climatiques in situ est, dans ces cas précis, indispensable.Il existe aujourd’hui plusieurs entreprises qui font la vente de stations météorologiques automatiques.Les prix varient normalement en fonction de la qualité des instruments de mesure qui y sont rattachés.Alors, mieux vaut savoir au départ ses besoins et mécanismes ensuite magasiner.Dans le cas de d’évaporation et de condensation, ceux et celles pour qui l’au- qui s’accompagnent respectivement tomatisation demeure un monde encore inexploré, les bons vieux thermomètres à minimum et maximum sont également de très bons instruments de mesure que l’on peut disposer à proximité du sol et à partir desquels on peut enregistrer manuellement ses relevés.d’un stockage et d’une libération de l’énergie, jouent aussi un rôle important dans la température de l’air.L’évaporation produit un refroidissement de fair par l’énergie qu’elle requiert, tandis que la condensation produit un réchauffement par libération de cette énergie.G.BELTRANDO ET L CHÉMERY : DICTIONNAIRE DU CLIMAT (LAROUSSE) Une station climatologique principale est une station qui fournit plusieurs types de données qui servent de base aux différents modèles de prévision climatique.Idéalement, ces stations sont installées sur une zone protégée de 90 m sur 90 m.La dimension de cette zone permet de maintenir les différents capteurs (anémomètre, pluviomètre) à une certaine distance des obstacles qui, par l’effet de turbulence, pourraient fausser les données.La zone secondaire fait office de ceinture autour de la zone primaire.Seulement une clôture grillagée sépare les deux surfaces.Cette clôture permet, entre autres, de protéger les capteurs contre les animaux.Dans le cas des stations climatiques ordinaires, c’est-à-dire les stations qui recueillent au moins une fois par jour des observations des extrêmes de la température et/ou de la hauteur des précipitations, on recommande un terrain découvert de 15 m sur 15 m Zone protégée (90 x 90 m) Zone secondaire (30 x 30 m) Zone primaire (15 x 15 m) Figure 1 : Emplacement idéal d’une station climatologique automatique principale Source : Environnement Canada (Directives du SEA, uiww.pnr'rpn.ec.gc.ca/air/autostatums/abOOsOO.fr.html) (qui équivaut à la zone primaire de la figure 1).Dans les deux cas, un tapis naturel végétal est recommandé (gazonné de préférence).Le profil vertical de température à l’intérieur d’un couvert végétal de bonne densité est très différent de celui du sol nu.Dans ce cas, les minima (nuit) et les maxima (jour) de température se situent près du sommet du couvert végétal.Dans le cas d’un sol nu ou lorsque la densité de la plantation est peu dense, les minima et maxima se localisent près de la surface du sol.Dans le premier cas, l’absorption du rayonnement direct permettra la hausse des températures au sommet de la végétation durant le jour, et le centre de la plantation, préservé du rayonnement solaire direct, conservera des températures plus fraîches.Durant la nuit, la proximité des végétaux forme un genre de trappe à chaleur.Le rayonnement thermique (chaleur) émis par les végétaux est absorbé par les plantes voisines, pour être par la suite émis et absorbé de nouveau.Ce jeu d’émission et d’absorption de chaleur permet de conserver des températures nocturnes relativement plus chaudes à la base qu’au sommet du couvert végétal.par rapport au sol Température Hauteur par rapport Température mm Figure 2 : Schéma représentant le niveau d’inversion de température en fonction de la densité d’une plantation BIO-BULLE NUMÉRO 37 Suivre la nature - suite et fin Enfin, lors d’une acquisition de données de températures in situ, il est très important de s’assurer que l’endroit où les instruments sont disposés est représentatif de l’ensemble de la plantation ou, du moins, que les résultats prévus soient en concordance avec la problématique de départ.Par exemple, si vous placez votre thermomètre ne serait-ce que sous une plante dont le feuillage est assez dense ou trop près d’une pierre, vous fausserez vos résultats à moins que cela ne fasse partie de votre plan de départ.Dans le premier cas, vous obtiendrez des résultats qui démontreront l’impact du feuillage sur la variation des températures au sol et, dans le deuxième cas, les résultats vous permettraient d’apprécier, par exemple, l’impact des structures de pierre sur l’accumulation des degrés-jours de croissance.Lectures suggérées : G.Beltrando et L.Chémery (1995).Dictionnaire du climat.Edition Larousse, Paris.344 p.G.Oscar Villeneuve (1985).Agrométéorologie, information générale.Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, p.23 Sites Internet : Directives du Service de l’environnement atmosphérique (SEA) en ce qui concerne les stations climatologiques automatiques (Environnement Canada) www.pnr-rpn.ec.gc.ca/air/autosta- tions/abOOsOO.fr.html Station météorologique privée (à voir !) http://pages.infinit.net/ve2dq/home.htm (Chamy) http://www.lambert.ca/ ( Sherbrooke ) CONNAÎTRE SES CLIENTS (DEUXIÈME DE SIX) Une autre étape importante avant de commencer une production est de déterminer qui seront vos clients.Vous devez déterminer a quel niveau de la chaîne ou du processus vous vendrez et quel est le portait de votre acheteur.connaissance de vos clients vous permet de vérifier ce qui détermine leur pouvoir d’achat et de découvrir l’ampleur du marché.C’est ce qui vous donne l’information nécessaire pour choisir un emplacement, pour déterminer les produits ou les services qui seront offerts, pour établir les prix et planifier une stratégie de vente.Déterminer le niveau de vente Vous devez déterminer a quel niveau vous vendrez vos produits ou services.Est-ce que vos futurs clients seront des consommateurs ou des particuliers, des magasins d’aliments naturels, des chaînes d’épiceries, des distributeurs, des grossistes, des manufacturiers, des coopératives?Il peut y avoir plusieurs façons de présenter votre produit au client, telles que la vente au détail directe, la vente en gros, la vente en consignation, le courtage, etc.Selon vos objectifs, vos prix, votre emballage et votre conditionnement seront différents.Il serait judicieux de débuter par une production locale et de la vendre aux particuliers (ou aux épiceries locales) avant d’attaquer les grandes chaînes.Bien sûr, cela dépend aussi de votre produit.Prenez quelques minutes pour dresser le portrait de vos futurs clients : • Profil des consommateurs : âge, revenu, emploi, scolarité, sexe, taille de la famille.•Où vivent les consommateurs : région, importance de la ville, milieu urbain, semi-urbain, rural au centre de service; au local, genre de magasin où ils font leurs achats.PAR FRANCE BEAUCHAMP, B.B.A.ET DTA BIOLOGIQUE@VIDEOTRON.CA • Quand achètent les consommateurs : heures de la journée, semaine, mois, année et fréquence des achats.• Quelles sont les habitudes de consommation : selon les caractéristiques du produit, impulsivement, de façon planifiée, par comparaison, en inspectant les produits, en argent comptant ou par carte de crédit.Pouvez-vous vous permettre des délais de paiement de la part de votre clientèle?•Pourquoi les consommateurs achètent: attitudes, motivation, tendance, modèle.• Ce qui influence les habitudes d’achat : genre de produits, qualité, goût, odeur, utilisation des produits.• Quelles sont les préférences et les besoins de ceux qui achètent : emballage, taille du produit, type et variété.Essayez de dresser le portait le plus précis possible de vos futurs clients.Vous arriverez souvent a la conclusion que votre type de clientèle est très diversifié, mais plus vous connaîtrez vos clients, mieux vous pourrez répondre à leurs besoins.Un producteur averti en vos deux! Vous pouvez visiter les sites suivants.Ils vous seront utiles pour vos recherches sur les statistiques de consommation : Statistique Québec : http://www.stat.gouv.qc.ca/ Statistique Canada : http://www.statcan.ca/francais/search/ MAPAQ, Bibliothèque : Suzanne Tremblay, bibl.prof.Documentaliste-recherchiste Téléphone: 514-873.4147, poste 224-Courriel : Suzanne.Tremblay@agr.gouv.qc.ca Info consommation : http://infoconsommation.ca biologique@videotron.ca C Tél.: 514.376.7711 • Fax : 514.729.2100 Bianca International Organic Inc.T La source d'ingrédients Biologique Nos services Marketing, développement, sourcing, achat, négociation, marque privée.Produits offerts Fruits et légumes, huiles, herbes, grains, noix, ingrédients culinaires.Nos clients Manufacturiers, transformateurs, distributeurs, importateurs, agriculteurs.O BIO-BULLE NUMÉRO 37 ^pres en tête- DES LECTURES PRATICO- Une vision écologique LE JARDIN D'EAU Danielle Bilodeau, Éd.de Mortagne, Québec, 2001,215p., 28 x 22 cm, ill.en noir, 24,95 $.Voici enfin un manuel de référence pour réaliser son jardin d’eau.Que l’on désire installer un bassin naturel avec poissons exotiques, une petite cascade ou un marais filtrant pour accueillir les grenouilles, tous les aspects sont ici considérés : les plantes aqua-tiques, les pompes, les parasites, les oiseaux, les insectes, etc.Plusieurs illustrations concernant l’aménagement, l’installation, l’entretien, ainsi que plusieurs tableaux sur l’estimation des coûts des matériaux, le choix des plantes, les dimensions des marais, les types de grenouilles rendent ce manuel absolument incontournable.Introduction aux acquis scientifiques de sa méthode AGRICULTURE BIODYNAMIQUE Prof.Dr Herbert H.Koepf, Dr med.vet.Wolfgang Schaumann, Dr sc.agr.Manon Haccius.Éd.Anthroposphiques Romandes, Suisse, 2001, 381p., 24x18 cm, ill.et ph.en noir et en coul., couv.rigide, 114,95 $.(Traduc' don de l’allemand : Ulmer Verlag, 1996) L’agriculture est aujourd’hui confrontée partout à la réorientation de ses structures -qui doivent respecter davantage la vie-, de ses pratiques et de son rapport avec les autres secteurs de la société.Cet ouvrage magistral apporte en ce sens une importante contribution.En plus de l’histoire et des acquis, cet ouvrage présente en détail les méthodes de soin du sol, de fumure et d’application des préparations, la culture en plein champ, la production de fourrage et l’élevage d’animaux, l’établissement des bâtiments, la culture des fruits et légumes ainsi que l’obtention de la qualité sur un fondement scientifique.La vérité sur ce que nous mangeons VOTRE ASSIETTE À LA LOUPE Joanna Blythman, Éd.Marabout, France, 2001, (The Food We Eat, Grande-Bretagne, 1998), 320p., 23 x 15 cm, 24,95 $.Ce livre se veut un guide complet en matière de qualité des aliments, pour le consommateur, au moment de faire ses emplettes.Tous les « départements » du supermarché y passent : les fruits et légumes et leurs modes de conservation, les viandes et les divers élevages, les pains, les poissons, les huiles, les produits laitiers et autres.Les produits sont analysés quant à leur contenu en nutriments -produits chimiques et artificiels, sucres raffinés, traces d’antibiotiques.L’auteure enquête aussi sur l’apparence, le poids, la couleur des aliments ainsi que sur les métho- mangeons sur ce que nous Koepf t Schaumann :¦ Haecias AGRICULTURE BIODYNAMIQUE Irtfîwfuciîcn »t£* aeput* cctentfôpM# 3~\ ©üVr o'/wüm mpu chenilles - , SM pA«f.: vous ': QUÉ8ÈCGIS SUR DEUX AURAIT DÉJÀ ACHETÉ BIO NOS PHOTOGRAPHES Ferme La Source, Sainte'Perpétue - La Clef des Champs, VaLDavid Ferme La Source, Sainte'Perpétue - La Clef des Champs, VaLDavid Estelle Dallaire'Cloutier Tourisme AbitibLTémiscamingue maxime arseneau soutient l'agriculture bio Studio de photo Guy Duguay La Pocatière Seigneurie des Aulnaies Saint'Roch'deS'Aulnaies Recherche Stagiaire recherché Petite ferme en productions laitière et fromagère, située dans un bel environnement (Bas-Saint-Laurent) cherche stagiaire pour l’été.Si disponibilité pour l’automne, des compétences pour la restauration d’une étable seraient appréciées (stabulation libre et écologie).Renseignements et contact : Christian Nanchen, tél.418 856 4501 ou christiannanchen@hotmail.com Recherche cuisinière (er) Cuisine végétarienne biologique à partir des produits des jardins.Les Jardins de lAchillée Millefeuille Tél.: 819.686.9187 • Site web: www.millefeuïlle.ca Nos points de vente en Abitibi-Témiscamingue Club Coopérative de consommation 421, 12e Avenue Est, Amos • 819.732.5281 La Vache à Maillotte 604, 2e Rue Est, La Sarre • 819.333.1121 La Semence 584, avenue Carter, Rouyn-Noranda • 819.762.8918 MÊÊÊÈ Distributions BiO'Jardins SERGE LAUZIER 164, Lamartine est Saint-Eugène (Québec) GOR 1XO Tél.: 418.247.7917 Téléc.: 418.247.7371 Courriel : biojardins@hotmail.com JACQUES LANOUE 1576, Roy Prévost (Québec) JOR 1 TO Tél.: 450.224.2733 Téléc.: 450.224.8606 Courriel : jlanoue@globale.com O BIO-BULLE NUMÉRO 37 Un choix santé our toute la famille auw Dffrez-vous le meilleur des laits de soya.Certifié biologique et non transgénique, natur-a est fait avec le meilleur soya du Québec et de l’Ontario.Des fèves entières, pas du concentré, pas d’ingrédients inutiles.Chaque portion de natur-a vous offre plus de protéines et d’isoflavones de soya que toute autre boisson faite avec des mélanges ou du concentré de soya.Voilà un point qui compte pour le consommateur averti.Ajoutez à tout cela son délicieux goût crémeux et son prix abordable et vous comprendrez pourquoi natur-a est le lait de soya le plus vendu au Québec.VANILLE Enrichie de vitamines et de minéraux Riche en calcium Enrichie de vitamines et de minéraux Riche en calcium • (.Mm M —• - 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