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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Juillet - août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2007, Collections de BAnQ.

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BAnQ Client # 526 Exp.9999 Bibliothèque Nationale du Québec 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 REFLEXION DE ROMEO BOUCHARD SUR LA CAAAO bulle Voir TOUTE la vie en bio! N°77 - juillet/août 2007 vacances gourmandes en » lie! des pages et des pages de bonnes adresses ' % et écolo également dans nos pages la commission sur l'avenir de l'agriculture s'arrête à la pocatière ise à la ruche 4,75$ - Envoi de Poste-publications Enregistrement n°40882533 778313013719 IE NATURE RETROUVEZ VOT Le yogourt Olympic Biologique.Naturel à 100 % ^lOLOGIQU.f En savourant le yogourt Olympic Biologique, vous savourez les bienfaits de la nature.Préparé avec des ingrédients certifiés biologiques, il offre une texture crémeuse et un goût unique.Il est disponible dans la section des produits bios des épiceries et dans certains magasins d'aliments naturels.Avec Olympic Biologique, vous retrouvez la nature.A son meilleur.olympicyogourtbio.com ffir-dsfiesf ANlc bioiociQ.1: %N\C BIOlOClQt- Contient 3 cultures actives probiotiques ÜÜP bulle Voir TOUTE la vie en bio! jp! Toute l'équipe de Bio-bulle vous souhaite un très bel été à découvrir les paysages et les artisans du Québec gourmand! Photo: zoomkamouraska.com 0) 1 CTUALITE par éliane vincent VIVRE AVEC LES HUMAINS des nouvelles de la Commission sur l'avenir de l’agriculture et de l'agroalimentaire québécois EVUE par michel dumais 10 QU’ARRIVE-T-IL À NOS ABEILLES?RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC’CHEF 5 BIO INFO 6 PETITES ANNONCES 7 BIO CAPSULES 14 RECETTES D’ÉTÉ 16 LIVRESQUES RÉCOLTES parjacques viau ÉFLEXION OÙ S’EN VA LA COMMISSION SUR L’AVENIR DE L’AGRICULTURE?par roméo bouchard Le petit bottin 2007 Pour la deuxième année, il est de retour, dans le but avoué de vous mettre à nouveau en contact avec tous ces travailleurs qui gravitent autour du bio et de la vie saine.Nous avons travaillé dur pour en faire un outil de référence fiable et complet mais évidemment, nous sommes humains! N’hésitez pas à nous communiquer tout oubli ou toute erreur et surtout vos suggestions pour que l’édition 2008 soit encore meilleure! * Page couverture : « Vacances gourmandes » Photos ZOOMKAMOURASKA.COM, Studios Sigma, Ronald Vincent Montage Studios Sigma • LE MOT DU REDAC’CHEF» Vous cherchez?Vous trouverez! ¦ est le Slogan que l’on aurait pu donner à notre présent H numéro, notre bottin annuel où vous trouverez des 0?dizaines et des dizaines d'adresses d’artisans d'ici qui oeuvrent dans le domaine du bio.Ce qui est plaisant et encourageant, c'est de découvrir un nombre sans cesse croissant de ces passionnés.Cependant, nous n’avons pas la prétention d'affirmer que notre bottin est exhaustif.De nombreux acteurs du domaine du bio ne demandent qu'à être découverts, et cette deuxième édition essaie de faire mieux que la première; dans cette foulée, nous espérons que la troisième parution sera encore plus volumineuse.Bonne lecture et bonne randonnée dans le monde du bio! EINSTEIN SERAIT INQUIET Depuis quelques mois déjà, nous entendons parler de la dépopulation massive des colonies d'abeilles un peu partout dans le monde, et le Québec n'échappe pas au fléau.Fléau, car les pertes se chiffrent à 40, 50 et même 80% chez les apiculteurs.Le pire c'est que les causes ne sont pas encore précisément connues.On parle de l'influence des OGM, des pesticides, des changements climatiques, et même des téléphones cellulaires.Mais au-delà de la cause, il y a les conséquences.En effet, Einstein soutenait que sans les abeilles, l’humanité n'en aurait que pour quelques années à vivre.Souhaitons un prompt rétablissement à nos abeilles! D'AUTRES GENS SONT INQUIETS La Commission sur l’avenir de l'agroalimentaire au Québec va bon train et a fait un arrêt à La Pocatière le mois dernier.Plusieurs intervenants, plusieurs revendications, un constat : le monde agricole a besoin de changements.La tournée régionale s’est terminée à Gatineau au cours de la semaine débutant le 19 juin.Comme elle sera suivie d’audiences publiques provinciales à Québec et à Montréal pendant les semaines débutant le 27 août et le 3 septembre respectivement, nous vous en parlerons sûrement lors du prochain numéro.FINIE L'INQUIÉTUDE, VIVE L'ÉTÉ! Regarde comment sont menées Depuis Noël douze journées Car suivant ces douze jours Les douze mois auront leur cours Je ne me souviens pas exactement le temps qu'il a fait à la fin de l'année 2006 et au début de 2007, mais avec ces journées de festivités, c’était une période bien occupée.La tradition étant toujours de bon conseil, l’été sera effectivement occupé.Bien sûr, par les nombreux vacanciers qui profiteront des beaux jours, mais aussi par les nombreux festivals et expositions dont vous retrouverez plusieurs mentions dans les pages qui vont suivre.Nous espérons que vous passerez un bel été, bien occupé, avec juste assez de soleil.Nous vous souhaitons tout plein de belles découvertes! 4 LCUACvU) Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@lavisbio.org Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du J1*1 Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.V_y«llcLCla.Bii bulle Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 77 • JUILLET-AOÛT 2007 L'éditeur laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur: L'avis bio Courriel : info@lavisbio.org Rédacteur en chef: Michel Dumais Courriel : mdumais@lavisbio.org Ont collaboré à ce numéro: Roméo Bouchard, Jacques Viau et ÉlianeVincent Révision: Denis Dumont Conception et montage: Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : sigma@videotron.ca Impression : Les Impressions Soleil Distribution : Messageries Gladu, 450.585.7039 numéro 77 • juillet-août 2007 Date de tombée #78:20 juillet 2007 Parution en kiosque #78: 27 août 2007 PUBLICITE Pour tous vos besoins, contactez : Jean-Pierre Amirault Téléphone: 418.856.5872 Courriel : jpamirault@lavisbio.org ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (6 numéros): 29,62$ 2 ans (12 numéros) : 47,29 $ abonnement@lavisbio.org POUR NOUS REJOINDRE: L’avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière, Québec, GOR1Z0 Téléphone: 418.856.5872 Télécopieur: 418.856.2636 Courriel: info@lavisbio.org Convention PAP no 10766 Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé Lavis BIO une réalisation de • BIO LE MARCHE BIOLOGIQUE LES TRÉSORS DE LA TERRE À SAINT-EUGÈNE La neuvième édition du marché biologique Les trésors de la Tbrre de l'événement Automne en chanson se tiendra les 14, 15 et 16 septembre 2007.Cet événement incontournable de l’été, accueillant chaque année près de 5000 visiteurs provenant de partout au Québec, se tiendra à Saint-Eugène dans la belle région du Centre-du-Québec.LA FÊTE BIO PAYSANNE A LA TOHU DU 10 AU 12 AOÛT Plus de 100 exposants vous attendent dans la métropole à la grande place La Tbhu, qui se transformera en fête foraine.Au programme, présentation de nombreux produits biologiques locaux; le tout sera suivi des alternatives environnementales.Cafétérias d'écoles et d'hôpitaux FERMES ÉCOLOGIQUES DU QUÉBEC RECHERCHÉES Les fermes écologiques du Québec sont invitées à participer au projet pilote Alimentation institutionnelle responsable (AIR), mis de l'avant par l'organisme Équiterre.D’une durée de 3 ans, ce projet veut d’une part favoriser l'alimentation saine, citoyenne et durable au sein des institutions et d'autre part contribuer à la mise en marché locale pour les fermes écologiques du Québec.Concrètement, les fermes qui se joindront à ce projet pilote expérimenteront la création d'un partenariat alimentaire et éducatif avec un ou des établissements scolaires ou de santé.Équiterre travaille actuellement à développer les jumelages entre les fermes et les institutions qui participeront à cette première année du projet pilote.Équiterre Communiquez avec Nadine Bachand, responsable du projet chez Équiterre, au 514.522.2000, poste 226, ou par courriel au nbachand(a)equiterre.qc.ca.INFO* L'EOLIEN A LE VENT DANS LES VOILES Avec ce dernier volume dirigé par — Roméo Bouchard entouré de sept collaborateurs, L'éolien - Pour qui souffle le vent, le lecteur en apprend un peu plus sur le nouveau système qui est en train de se développer.Bon pour l’environnement, oui sur certains points, mais qu'en est-il des autres retombées, économiques en particulier?Avec des constats et des suggestions pour un développement à long terme, ce volume nous amène à réfléchir sur cette nouvelle source d’énergie et sur son implantation chez nous.l’éolien Pour qui souffle le vent.•-es- & MANGER BIO, OUI, MAIS AVEC QUOI?Lors de l'Expo Manger santé de Montréal et de Québec, on retrouvait le kiosque de Nova Enviro-com, entreprise située à Sherbrooke qui a fait le bonheur de bien des exposants en offrant de la vaisselle biodégradable et compostable.Mais la maison ne se limite pas à cet article.On y offre la conception de programmes d'implantation environnementale, des services conseils pour la tenue d’événements avec « ZÉRO DÉCHET » (vaisselle, contenants, sacs biodégradables, bacs et logistique de collecte et de traitement), des programmes de formation, des services éducatifs et du matériel didactique.www.novaenvirocom.ca AUTOMNE EN CHANSON 9e édition Marché champêtre biologique LES TRÉSORS DE LA TERRE * 60 exposants (NN/sA A y\ .vNvvf'// N V / r T ! r yy m __ À Saint-Eugène 15 & 16 septembre 2007 Information et réservation : 819.818.9999 automneenchanson@ivic.qc.ca * www.automneenchanson.ivic.qc.ca BULLE NUMÉRO 77 • • • WWW.LAVISBIO.ORG bio-info bio-info B I O DES ABEILLES AU SERVICE DE LA SCIENCE L'aéroport de Lyon Saint-Exupéry vient d'installer dix ruches contenant chacune entre 40 000 et 50 000 abeilles à proximité de ses pistes afin de tester la qualité de l'air.Ce dispositif est le premier mis en place dans un aéroport en Europe.« Il s’agira d’analyser le miel et le pollen en y recherchant des traces d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de métaux lourds », indique Lionel Las-sagne, directeur du développement durable de l’aéroport de Lyon.« Les abeilles sont d'excellents bio-indicateurs; elles sont très sensibles à la pollution de l'air», dit-il.Des prélèvements trimestriels des produits de la ruche seront effectués par l’apiculteur et adressés trois fois par an (sauf en hiver, saison où les abeilles sont au repos) à la Coparly pour analyses.Ces analyses permettront de compléter les analyses de l’air, mais également d’obtenir des indications sur la biodiversité environnante.L'analyse du miel et du pollen permettra également de définir l’ensemble des plantes environnantes butinées dans un rayon de deux kilomètres et de suivre l'évolution de la flore année après année.http://apisite.online.fr/bioindic07.htm UNE NOUVELLE COALITION DEMANDE UNE LOI CADRE SUR LA DÉCENTRALISATION TERRITORIALE Une nouvelle coalition regroupant une vingtaine de personnalités œuvrant pour la démocratie et le développement régional un peu partout au Québec a adressé récemment une requête formelle au gouvernement et aux cinq partis politiques actifs du Québec pour exiger en priorité une loi cadre sur la décentralisation territoriale.La Coalition est convaincue qu’une telle réforme favoriserait une effervescence et un dynamisme sans précédent dans tout le Québec, aussi bien dans les régions urbaines que rurales, et PETITES ANNONCES On recherche Fermette en jardinage écologique cherche relève respectueuse.3 arpents, sobre maison ancestrale et grande remise.À 10 minutes de la 20, rang tranquille près de Saint-Hyacinthe.Prix à discuter.Marie : 450.792.3022 Bio-bulle, le magazine qui fait voir la vie en bio, désire augmenter significativement le nombre de ses abonnés.Si le défi vous intéresse, communiquez avec nous.Rémunération par commission.418.856.5872 ou jpamirault@>lavisbio.org INFO* pourrait susciter rien de moins qu'une deuxième révolution tranquille qui mènerait le Québec à son plein épanouissement, « un Québec moins unitaire mais plus solidaire », conclut la requête, « un Québec des régions ».Pour accéder à la requête sur le site Internet : www.uniondescitoyensduquebec.com NOUVEAU FROMAGE A GRONDINES Spécialisée dans la production de fromages de laits crus biologiques, la Fromagerie des Grondines, située au 274, rang 2 Est à Grondines, a ouvert ses portes le 6 juin dernier.Pour souligner cet événement, les fromagers propriétaires Louis Arsenault, Guylaine Rivard et Charles Tf other ont présenté leurs deux premiers fromages qui seront mis en marché, soit un fromage fermier de lait cru biologique de vache, le Grondines, et un fromage de lait cru biologique de vache et de lait cru de chèvre qui sera appelé le Grand 2 en référence au nom populaire du rang où est située la fromagerie.Etiquetage obligatoire des OGM LES COÛTS SONT SURESTIMÉS PAR L’INDUSTRIE Les coûts liés à l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) au Québec seraient largement inférieurs à ce qu’a toujours avancé l'industrie agroalimen-taire, selon une « évaluation critique » d’une étude commandée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec et rendue publique en mars dernier par une coalition d’organismes regroupant agri- j culteurs, consommateurs et 1 écologistes.I Réalisée par Martin Cloutier, du Département de management et technologie de l'Université du Québec à Montréal, les coûts d’implantation d’une telle mesure se chiffreraient à 161,75 M$.Les coûts récurrents liés à son application seraient de 28,371 M$, indique le document intitulé Étude économique sur les coûts relatifs à l’étiquetage obligatoire des filières génétiquement modifiées (GM) versus non-GM au niveau québécois.« En fait, l'étiquetage obligatoire des OGM coûterait sept fois moins cher par an que ce que l'industrie a toujours prétendu», a commenté M.Éric Darier, de Greenpeace.Le Devoir, édition du lundi 19 mars 2007 WWW.lAVIS8IO.ORG • • * BIO-BULLE NUMÉRI • BIO CAPSULES» Les Canadiens achètent de plus en plus bio Selon une enquête de la firme de communication Nielsen, plus de la moitié des Canadiens ont acheté au moins un aliment certifié biologique en 2006, ce qui représente une augmentation de 5% par rapport à 2005.Ont la cote les légumes frais, les fruits frais, les boissons et les produits laitiers.Le tiers des répondants ont fait ce choix parce que les aliments biologiques ne contiendraient pas de traces de pesticides ni d'engrais artificiels.Les principaux consommateurs de produits biologiques sont les parents de jeunes enfants, et ils ont généralement moins de 44 ans.PasseportSanté.net Les Nations Unies se penchent sur le bio _ .foUttp p'f'V * J U, O* n Le bio s’attaque aux mouches noires r - 1 ____ De mai à septembre prochain, un produit 100% biologique, entièrement dégradable au bout de 48 heures, sera épandu dans la rivière Saint-François, à Drummondville, dans le cadre du programme de contrôle des mouches noires.Cet insecticide, le BTI, a pour ingrédient actif un petit cristal de protéines produit par la fermentation d’une bactérie (.Bacillus thuringiensis), naturellement présente dans le sol.Elle n’est donc pas le résultat de manipulations génétiques.En la produisant en grande quantité par fermentation, on arrive à augmenter la concentration de cristaux de protéines au point où elle devient toxique pour les larves (stade aquatique) d’insectes piqueurs.Les mouches noires n’ont pas développé de résistance au BTI après plus de vingt ans d’utilisation.jean-pierre.boisvert@latribune.qc.ca Un régime s’attaquant.au réchauffement climatique Né en Californie, le global warming diet (régime du réchauffement climatique) s'attaque au tour de taille, mais surtout à la réduction des émissions de dioxyde de carbone.En effet, avant d'arriver dans l’assiette, la nourriture est transformée, emballée, transportée, procédés qui nécessitent une dépense d'énergie considérable.Ce gaspillage peut être réduit en suivant quelques principes simples : « Manger des produits locaux, issus de l'agriculture biologique, de saison, et faire attention au gaspillage en utilisant moins d'emballages, en achetant en grande quantité et en cultivant vous-mêmes vos aliments », déclare Laura Stec, chef cuisinière et cofondatrice du mouvement.Et en ajoutant une dimension environnementale, il sera plus facile de convaincre ceux qui hésitent entre manger un hamburger bon marché et des céréales complètes avec des légumes.Cyberpresse.31 mai 2007 L'agriculture bio, longtemps considérée comme un segment de marché marginal ciblant les consommateurs les plus aisés, pourrait en fait devenir déterminante pour le combat contre la malnutrition et pour l'environnement, estiment des chercheurs européens à l'issue d'une conférence internationale organisée récemment à Rome sous l'égide des Nations Unies.Selon Nadia El-Hage Scialabba, de la FAO, « l'agriculture biologique a le potentiel d'assurer un approvisionnement global en nourriture, comme l'agriculture conventionnelle aujourd'hui, mais avec des impacts écologiques réduits ».Des points tels que le fait de pallier la malnutrition dans la région en réduisant la dépendance aux importations, une baisse du prix de production en raison de l'abandon des engrais coûteux ainsi que la production d’aliments plus divers et plus résistants laissent entrevoir un avenir prometteur pour cette culture.BIO Le miel, un antiseptique naturel Les bactéries résistent à un nombre croissant d'antibiotiques.La science regarde donc ailleurs pour trouver des astuces qui tiendraient en échec ces microbes malveillants.Et elle a découvert le miel.Une surprise qui n’en est pas une, car les vertus du miel sont appréciées depuis au moins 4000 ans, les Égyptiens connaissant ses qualités antiseptiques.Cette connaissance a perduré jusqu'à la dernière guerre mondiale.jusqu'à l'arrivée des antibiotiques.Le miel est particulièrement efficace sur les brûlures et les ulcères.Mais la grande nouvelle, c'est que ce miel est aussi efficace contre les bactéries multirésistantes, comme l'entérocoque ou encore le staphylocoque doré.BULLE NUMÉRO 77 WWW.LAVISBIO.ORG bio capsules actualité Abonnez-vous : 450 441 .5300 • www.emeraudeplus.com (bientôt en ligne) • BIO-BULLE NUMERO ?( WWW.LAVISBIO.ORG Faites comme 50 000 de nos lecteurs! Douze heures d'audience sur 2 jours, le menu était imposant.Se sont succédé devant les commissaires et la cinquantaine d’auditeurs des producteurs agricoles de tous les milieux: producteurs laitiers, porcins, acéricoles, bio, des regroupements et quelques représentants de la relève.Nous avons aussi entendu des transformateurs, des organismes gouvernementaux, des avocats, des syndicats bien sûr et quelques citoyens, au nom de regroupements ou à titre individuel.Un éventail très représentatif du milieu, quoiqu'il ait été noté par plusieurs intervenants l’absence déplorable de porte-parole des municipalités.Dans le contexte local où d'âpres discussions ont eu cours dans la mise en place d'un règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur la production porcine, ce silence a été décrié par plusieurs.Je ne ferai pas une description détaillée des mémoires présentés, ils sont tous disponibles sur le site de la CAAAQ, Je ne saurais trop cependant vous inciter à les consulter : ils tracent un portrait éloquent de la situation du monde agricole au Québec dont nous devons tous prendre conscience, car elle est dramatique, tant sur le plan de notre souveraineté alimentaire que sur le plan humain.DES ENJEUX VARIÉS Parmi les sujets présentés, on retrouvait des préoccupations au sujet de la Commission de protection du territoire agricole, trop laxiste en milieu urbain mais parfois ridiculement restrictive en zone rurale.La gestion de l'offre et les plans conjoints ont été encensés et décriés à la fois, selon les intervenants.Cependant, un consensus semble se dessiner quant à la nécessité de favoriser l'achat local et régional, mais surtout d'imposer des restrictions à l’importation de denrées alimentaires en provenance de pays dont les normes environnementales et sanitaires sont loin d’être aussi sévères que les nôtres.À ce chapitre, chers lecteurs, il semble que nous ayons une prise de conscience sérieuse à faire : Jean Pronovost, le président de la Commission, a même parlé de schizophrénie à propos des consommateurs québécois.Prompts à réclamer des normes strictes pour protéger la santé et l'environnement, nous sommes pourtant les premiers, une fois à l'épicerie, à faire nos choix en fonction du sacro-saint « prix le plus bas » qui ne peut être atteint qu'en tournant bien rond les coins de la réglementation.Il faudra pourtant devenir conséquents avec nos revendications, et c'est ce que la quasi-totalité des intervenants ont réclamé à grands cris.Des moyens ont été suggérés, allant de l’étiquetage jusqu’à l'imposition de restrictions à l’importation pour les aliments.On a aussi parlé de transfert de ferme, ruineux pour la relève, de formation obligatoire pour les agriculteurs, du rôle de l’UPA et d'orientations générales dans le développement de l'agriculture.Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l'agroalimentaire québécois Vivre avec les humains Les 22 et 23 mai derniers, la Commission sur l’avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire guébécois (CAAAQ) s'arrêtait à La Pocatière.Une aubaine pour l'équipe de Bio-bulle, qui en a profité pour prendre le pouls de ces consultations.Conclusion : il est temps qu'on se parle.Par Éliane Vincent, déléguée de Bio-bulle Des nouvelles de la Emeraude lire • s'instruire • se divertir ir>l Mario Dumais, commissaire, Jean Pronovost, président, Pascale Tremblay, commissaire BIO-BULLE NUMERO 77 WWW.LAVISBIO.ORG AGRICULTEURS EN DETRESSE J'ai gardé pour la fin le thème récurrent de ces deux journées.Chaque mémoire présenté comportait un volet sur la cohabitation citoyens-agriculteurs.Presque chaque intervenant a souligné la nécessité de valoriser le métier d’agriculteur.Plusieurs ont signalé que leurs enfants pouvaient lire dans leurs manuels scolaires que l'agriculture se résume à : vache = fumier = pollution.Quelques-uns pleuraient en évoquant des voisins intolérants, des préjugés non vérifiés et l’ignorance du milieu.Le monde agricole a besoin de changement, c’est clair.Et changer le monde est une tâche gigantesque.Plusieurs s'y sont cassé les dents.Les audiences de la CAAAQ sont une occasion pour les Québécois de se parler sans détour des enjeux énormes qui concernent tout autant les producteurs agricoles, ceux qui nous nourrissent, que les consommateurs, qui doivent faire les choix qui assureront notre souveraineté alimentaire.Souhaitons que ce dialogue porte fruit et se poursuive sur le terrain en laissant de côté les rancœurs et les guerres de clochers.C’est à ce prix que nous changerons le monde.• MISSION IMPOSSIBLE?www.caaaq.gouv.qc.ca/diffusion/dif- fusion-direct.fr.html Les agriculteurs du Québec ne sont pas heureux.On peut arguer sur les raisons de leurs malheurs, on peut débattre des choix qui sont faits pour la production agricole en général, on peut forger des batailles de titans sur le monopole syndical et la gestion de l'offre.On peut avoir des convictions contradictoires sur les perceptions de chacun dans une foule de dossiers.Mais il reste que la détresse que j'ai perçue chez les individus est bien réelle.Les efforts consentis par la majorité des producteurs le sont de bonne foi, et le rejet qu'ils subissent de la part de la population est dévastateur.Avant que les choses ne s'enveniment, il est temps qu'on se parle.Le rapport et les recommandations de la Commission seront remis au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec en janvier 2008.Visitez le site Web de la Commission pour consulter le nouveau calendrier, prendre connaissance des mémoires qui ont été présentés ou voir les conférences en direct ou en différé.Photos : Éliane Vincent Pour suivre les audiences en direct ou en différé : Les commissaires de la CAAAQ font montre d’une écoute rigoureuse et sincère.Le président a conclu les audiences en disant qu’ils repartaient de La Pocatière «les épaules encore plus lourdes de tous les témoignages entendus ».Leur désir de faire de bonne foi un rapport exhaustif et des recommandations rigoureuses est évident.Mais le dossier est si vaste et les problèmes si criants qu’on peut se demander comment ils arriveront à en faire le tour.On peut se demander aussi comment le gouvernement recevra ces recommandations et comment les lobbies y réagiront.L'écoute des commissaires et de l'assistance était de bon augure pour la suite des choses, mais il faudra passer par dessus les guerres de clochers et les rancœurs tenaces.mission impossible?En photos: page 8, Robert Pelletier, citoyen: Gilles Michaud, producteur.Page 9, Steve Chenard, président du Syndicat de la relève agricole de la Côte-du-Sud; Alphée Pelletier, producteur biologique; Jean-François Doyon, président de la Fédération des apiculteurs du Québec; Simon-Pierre Bouchard, producteur, relève.Pour prendre connaissance des mémoires présentés : www.caaaq.gouv.qc.ca/consultations/ memoires.fr.html actualité entrevue • ENTREVUE» ‘S* as - Qu'arrive-t-il à nos abeilles?« Le Québec n'est pas épargné par l'hécatombe.» « Des pertes par millions aux États-Unis.» « L'humanité en grave danger d'ici 5 ans.» Non, ce n'est pas une sécheresse annoncée, un séisme dévastateur ou une comète menaçant de s'écraser sur la planète.Ce sont des titres lus récemment au sujet d'un phénomène particulier: la récente diminution draconienne du cheptel d'abeilles.Afin de faire le point sur le sujet, nous avons rencontré l'apicultrice Marie-Claude Faucher, du rucher biologique Le Myosotis, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.Propos recueillis par Michel Dumais, rédacteur en chef, Bio-bulle Michel Dumais Madame Faucher, depuis combien de temps êtes-vous dans le domaine de l'apiculture?Marie-Claude Faucher Depuis une douzaine d'années.J'ai commencé par goût personnel, de façon artisanale, avec trois ruches.Ayant suivi un cours en apiculture avec M.Georges Roberge, formateur à l’Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière, j'ai ensuite travaillé pour un apiculteur de Notre-Dame-du-Lac, duquel j’ai acheté le rucher de 250 ruches.Afin de prendre de l’expansion et de devenir productrice bio, j'ai déménagé l'entreprise à Saint-Alexandre-de-Kamouraska il y a neuf ans avec 400 ruches.Est-ce que le problème de dépopulation dont on parle aujourd'hui est nouveau?Oui et non.Il y a eu un problème majeur de dépopulation en 2003 avec une cause identifiée, mais aujourd’hui, la cause reste encore à déterminer.En 2003, 50% de tout le cheptel d’abeilles au Québec a été décimé par le varroa, parasite infiltrant l’abeille et affaiblissant son système immunitaire.Depuis ce temps, la population a remonté Merci de remplir ce formulaire et de le retourner, accompagné de votre chèque, à : .U , .,r| l'7A/IC 495, route 132, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 O LJ l 0& M AfeQNNt.L
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