Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2008, Juillet - août
WWW.LAVISBIO.ORG £-1137 BAnQ 2275, rue Holt Montréal, QC H2G 3H1 UN ELEPHANT, LA SAVANE ET LE QUEBEC une réflexion de boucar diouf bulle la nature bio I " s, une qualité assurée Voir TOUTE la vie en bio! N° 83 • juillet/août 2008 éçâlement dans nos pages forêt communale à mont-carmel nourrir le monde ou les voitures miels et merveilles voir la qualité autrement üPü Enr 778313013719 laz paxjjs sfustsj notre passion! t_AAaintenant disponible en magasin Kf SiALAtiC PAC K AGI / SAC flCHRMABlI TIA* Off / OtCHiMft IC» Fruit dC /« fait cranberries ^ANNEBERGES stcHtts ®*ga»uo • c&ioüogiq jtëjBagaaaBM CANNEBERGES ‘-Biologique SECHEES tm INFUSEES AU w JUS DE POMME ?Sans sucre ajouté ü 100% Fruit Cf 100% Biologique Ci Sans additif Ci Sans cholestérol Ci Source défibrés Haïfa - Visitez-nous au www.frilit-dor.ca • Tél.: 819 385-1058 bulle Voir TOUTE la vie en bio! 0) ^ÉW***" Les costumes sont folkloriques, mais le savoir-faire est toujours au rendez-vous chez les artisans de chez nous.CTUALITE 10 FORET COMMUNALE A MONT-CARMEL par michel dumais fSlER UNE QUALITÉ ASSURÉE TRANSFORMER LA NATURE BIO 11 LE BIO AU QUEBEC PAS DE RELIGION, JUSTE DE LA RIGUEUR par charles-eugène bergeron SEIGNEURIALE FARINE par ariane perron langlois DES CONFITURES CERTIFIÉES ECOCERT par Catherine ferland blanchet UN PEU DE SOLEIL BIO DANS VOTRE JOURNÉE par Catherine ferland blanchet POURQUOI DU SIROP D'ÉRABLE BIOLOGIQUE?par Catherine ferland blanchet SAUCISSON VILLE grelots, bâtons et cie du fou du cochon par maurice gagnon DES RESTAURANTS POUR TOUS LES GOÛTS par Catherine ferland blanchet PLANTES MÉDICINALES BIOLOGIQUES DES DÉVELOPPEMENTS PROMETTEURS par Camille dufresne )YENNETÉ 25 NOURRIR LE MONDE OU LES VOITURES par françois décary-gilardeau RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC'CHEF 5 BIO INFO 6 PETITE ANNONCE 6 ENTRE NOUS 9 BIO-CAPSULES 33 LIVRESQUES RÉCOLTES par jacques viau éfIexion 34/QUAND UN ÉLÉPHANT PETE DANS LA SAVANE C'EST LE DÉLUGE AU QUÉBEC par boucar diouf ENTATION par renée frappier et carol vachon 27 29 30 MIEUX SE NOURRIR POUR MIEUX SE SENTIR UN ARTISTE SCIENTIFIQUE RECETTES SUR UN AIR D'ETE Al INAGE par édith blouin 31 MIELS ET MERVEILLES Page couverture:«Techniques d'hier pour le grain d’aujourd'hui» Nos modèles, Frédéric Deschênes Gasse et Josianne Pouliot Photo, Seigneurie des Aulnaies • LE MOT DU REDAC'CHEF» Transformer, qu'ils disaient.Æ orsqu'on parle de production et de transformation, je prête une oreille attentive, ayant moi-même commencé ma carrière de produc-; : teur et de transformateur il y a déjà plus de trente ans.Ma production -V saisonnière allait en grande partie à un distributeur qui nous achetait nos paniers de bleuets et qui les payait même un peu plus cher, au moins 50ê, car c’étaient les plus propres du rang.Un peu avant les bleuets, c'était le temps des fraises, et comme nous n'en vendions pas, elles étaient destinées à la consommation familiale.Mais je me souviens qu’une certaine portion se retrouvait dans des petits pots.Nous en tirions notre provision à déguster certains jours de pluie dans notre repaire estival, le fournil attenant à la maison grand-paternelle.Ce fut ma première expérience en tant que transformateur amateur.C'est bien loin du processus que les produits transformés bio respectent maintenant, mais tout aussi savoureux.Et aujourd'hui, toute une gamme s'étale devant le consommateur affamé, de la charcuterie en passant par le pain, les confitures qu'on met dessus, ou encore les fabuleux produits de l'érable.Cependant, n'est pas bio qui veut, et de nombreuses charges et procédures doivent être suivies pour mériter cette appellation.Le dossier de ce numéro veut vous faire connaître tout d'abord ce qu’est la certification, pour ensuite voir comment vivent les différents acteurs du domaine de l’alimentation avec ces contraintes pour certains ou ce gage de qualité pour d'autres.MAIS PAS À N'IMPORTE QUEL PRIX! Un autre point concernant l'alimentation fait la manchette encore aujourd'hui.La flambée des prix de certains aliments ne semble pas vouloir s'arrêter, et plusieurs causes sont avancées pour expliquer ce problème devenu mondial.Un des facteurs mis au banc des accusés est l'utilisation des biocarburants.Montréal a reçu dernièrement le forum Nourrir le monde ou les voitures.Formé d’experts du Mali, du Mexique, de l’Argentine, du Paraguay, des Philippines, des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Colombie et du Canada, ce forum faisait partie d'une tournée pancanadienne qui a visité six villes du 28 avril au 2 mai.UN LABORATOIRE FORESTIER Bim bulle Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 83 • JUILLET-AOÛT 2008 L’éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur: L'avis bio Courriel: info@lavisbio.org Rédacteur en chef : Michel Dumais Courriel: micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro: Charles-Eugène Bergeron, Edith Blouin, Catherine Ferland Blanchet, François Décary-Gilardeau, Boucar Diouf, Renée Frappier, Maurice Gagnon, Ariane Perron Langlois, Carol Vachon et Jacques Viau Révision: Denis Dumont Conception et montage: Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : sigma@videotron.ca Impression : Les Impressions Soleil Distribution: Messageries Gladu, 450.585.7039 numéro 83 • juillet-août 2008 Date de tombée #84:18 juillet 2008 Parution en kiosque #84: 25 août 2008 Mont-Carmel, dans la MRC de Kamouraska, a reçu dernièrement une subvention pour soutenir un laboratoire rural visant la mise en place d'une forêt communale dans le cadre de la politique nationale de la ruralité.Découvrez cet exemple d'une municipalité qui prend en main sa destinée d'une façon nouvelle en voulant assurer le développement durable de ses ressources.LE BOTTIN EST DE RETOUR! Oh! surprise, vous vous retrouvez avec du deux-en-un aujourd'hui.Vous avez en effet votre numéro régulier avec ses chroniques et articles, mais vous avez en main également le Petit bottin 2008, format pratique, où vous pourrez retrouver une foule d'adresses utiles, tant de fournisseurs que de producteurs, dans toutes les régions du Québec.Idéal, comme certains nous ont dit, pour tracer l'itinéraire d’une virée gourmande et bio, ou encore pour avoir rapidement les bonnes adresses dans votre région et partout au Québec.Avec tous ces renseignements en main, il ne me reste qu’à vous souhaiter un bel été, tout plein de soleil à prendre, mais pas trop, et de bio à découvrir - et ça, on n'en a jamais assez.• _________ LLMACVU?Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@lavisbio.org PUBLICITE Pour tous vos besoins, contactez : Jean-Pierre Amirault Téléphone: 418.856.5872 Courriel : jp.amiro@gmail.com ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (6 numéros): 29,34$ 2 ans (12 numéros): 46,85$ POUR NOUS JOINDRE: L’avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière, Québec, G0R1Z0 Téléphone: 418.856.5872 Télécopieur: 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org Convention PAP no 10766 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé 0 Lavis une réalisation de BIO Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du J1*1 Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.ltxLlci, • B I O - I N F O • UN FRANC SUCCÈS POUR NATURE QUÉBEC Dernièrement, Nature Québec organisait à Québec une campagne de financement festive et originale : un « cocktail saveur nature ».Grâce à la participation de M.Boucar Diouf, océanographe et humoriste/conteur, plus de 120 personnes et partenaires ont contribué à amasser une somme de 12 835$.Les fonds recueillis serviront au financement des projets de conservation et de protection des milieux naturels réalisés par Nature Québec.LE MONDE SELON MONSANTO Fruit d’une enquête minutieuse, ce documentaire de Marie-Monique Robin retrace l’évolution de Monsanto, entreprise centenaire au passé controversé.Aujourd'hui leader mondial des OGM, cette multinationale affirme vouloir résoudre le problème de la faim dans le monde et préserver l’environnement.Peut-on vraiment croire en ses nobles intentions?Est-il un sauveur ou menace-t-il la sécurité alimentaire et l’écologie de la planète?À l’affiche depuis le 23 mai www.onf.ca/lemondeselonmonsanto www.ex-centris.com • www.clap.qc.ca Les bio AVANT-GARDISTES, MÊME EN FORMATION Le collectif régional en formation agricole du Centre du Québec est heureux d'annoncer que 481 personnes ont suivi 237 heures de formation en agriculture biologique réparties dans 22 groupes l’an passé.Quelques cours pour la prochaine saison sont déjà arrêtés.Faites vos valises pour le bout du monde.BIODIVERSITÉ FRUITIÈRE Le Cégep de Victoriaville propose un tout nouveau cours, La culture biologique de variétés ancestrales d'arbres fruitiers, avec le formateur Yves Auger.La formation aura lieu les 9, 10, 16 et 17 septembre 2008, de 9 h à 16 h, à Victoriaville.Les participants verront les rudiments de la production de variétés anciennes d'arbres fruitiers, adaptées au climat et résistantes.La pomme « Boskop », la « pomme-fraise », la « Melba écossaise », la « pomme-framboise », la « pomme du Cap », la « pomme-pêche », la poire « Sophie » et le prunier « Mont-Royal » offriront de nouvelles saveurs dans les étals.LES VOYAGES FORMENT TOUT LE MONDE Denis LaFrance, enseignant au Cégep de Victoriaville, accompagnera un groupe en Australie du 19 novembre au 7 décembre 2008.La formation portera sur la grande culture en régie biologique.Le groupe se rendra à Brisbane, Melbourne et Sydney pour rencontrer des chercheurs et visiter des fermes, des entreprises de transformation et d'équipement.Les producteurs maraîchers et fruitiers biologiques ne seront pas en reste.Denis LaFrance les emmènera en Californie du 20 février au 1er mars 2009.Ils visiteront des fermes, des marchés publics et des centres de recherche à San Francisco, Monterrey, Salinas, Watsonville, Gilroy et Santa Cruz.Pour joindre Denis LaFrance: dlafrance@cgpvicto.qc.ca Inscription: contactez Guylaine Martin, répondante en formation agricole, au 819.758.6401, poste 2702 ou à martin.guylaine@cgpvicto.qc.ca Consultez l’offre de formation en agriculture biologique sur le site www.formationagricole.com.ÎITW A«21B5 À Saint-Eugène 13 & 14 septembre 2008 Informations et réservations : 819.818.9999 automneenchanson@ivic.qc.ca www.automneenchanson.ivic.qc.ca 10e édition 60 exposants Marché biologique Le Centre-du-Québec présente le plus bel événement bio de l'été! BULLE NUMÉRO 83 • • • WWW.LAVISBIO.ORG bio-info INFO* • BIO- LE BAS-SAINT-LAURENT SE FAIT TIRER LE PORTRAIT.AGROALIMENTAIRE La Direction régionale du Bas-Saint-Laurent du MAPAQ publie une nouvelle édition des portraits agroalimentaires de la région et des huit municipalités régionales de comté.Ces documents présentent sommairement les principales ENTRE NOUS Bonjour On est contents du concours Solidarité Bio-bulle - comme producteur bovin et ex-bio - car la mise en marché est impossible ici en région Abitibi-Témiscamingue.Le bœuf bio aurait pu être l'idée majeure ici, avec l'air pur, les champs sans chimique, mais le train est passé à côté et on n’a pas embarqué.C’est très dommage.Merci de m'avoir lue! Carole Farrell Ferme Fortin et Farrell Val Paradis PETITE ANNONCE Un temps de réflexion axé sur nos racines chrétiennes et/ou œcuméniques.Un lieu d’éveil au sacré dans nos vies par l'Écriture et le silence hiérophanique.Ressourcement offert : 48 heures de solitude.92$ ou Avec accès à divers sentiers .112$ ou Avec trois instructions « MÉDITATIO ».182$ Disponible du 22 juillet au 15 octobre 2008 Madeleine, 418.852.2019 composantes des différents secteurs de l’industrie agro-alimentaire régionale : l'agriculture, la transformation alimentaire, le commerce de gros et de détail, et la restauration.Ces documents de référence seront notamment très utiles aux décideurs économiques et aux divers organismes de développement dans l’établissement de leurs orientations et dans leurs prises de décision quant aux actions à mettre en œuvre.De plus, les renseignements qu'on y trouve rendent bien compte de l’important potentiel de l’agroalimen-taire pour ce qui est de poursuivre le développement de l'économie régionale et de maintenir la vitalité des villes et villages.Ces documents sont publiés dans le site Internet du MAPAQ, à la page régionale du Bas-Saint-Laurent, à l’adresse www.mapaq.gouv.qc.ca/bassaintlaurent/.À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE FRUITIER DE LA CÔTE-DU-SUD Ruralys lance un guide de sensibilisation sur le patrimoine fruitier de la Côte-du-Sud intitulé Cultiver un patrimoine oublié.Les variétés anciennes d'arbres fruitiers de la Côte-du-Sud.Ce document s'inscrivant dans le cadre des activités entourant le projet de Verger conservatoire de la Côte-du-Sud permettra aux amateurs d’arboriculture fruitière de découvrir le patrimoine génétique et culturel exceptionnel de la région.L'histoire de l’arboriculture fruitière de la Côte-du-Sud y est abordée sous différents thèmes et plusieurs variétés fruitières savoureuses et bien adaptées à notre environnement sont présentées.De plus, le guide offre des conseils pour créer et entretenir un verger domestique, et aussi pour faire renaître un vieux verger.Quelques trucs concernant la plantation, la fertilisation, la taille annuelle et l'élimination des risques de maladies sont également présentés.Enfin, on découvre un calendrier du temps des récoltes, les qualités culinaires des fruits et des recettes.On peut se procurer le guide en contactant l’organisme à ruralys(q)bellnet.ca ou 418.856.6251, CuttivcK UK pAJt\iKiciM> ouUil Verger conservatoire iiriiCôte du Sud DES PRODUCTEURS DE PLANTES MÉDICINALES À VISITER Filière des PLANTES MÉDICINALES biologiques du Québec Q Cet été, des activités portes ouvertes seront organisées chez des producteurs de plantes médicinales biologiques.Dix fermes, réparties dans plusieurs régions, font partie de ce projet « Réseau de fermes » de la Filière des plantes médicinales du Québec.Les dates et la liste des fermes seront publiées sur le site Internet de la Filière : www.plantesmedicinales.qc.ca 6 WWW.LAV1SBI0.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO 83 Photo : Melissa Gosselin, Cégep de Victoriaville • B I O - I N F O • BARRICK GOLD VS ÉCOSOCIÉTÉ VINS BIO : MODE OU BESOIN?La compagnie multinationale Barrick Gold poursuit Écoso-ciété, éditrice de Noir Canada, pour 6 millions$, ce montant représentant 25 fois le chiffre d'affaires annuel de cet organisme à but non lucratif.Écosociété soutient que cette poursuite-bâillon, ou SLAPP, est une lourde menace pour le droit à l'information, pour la liberté d'expression et donc pour la démocratie, et réitère sa confiance dans les auteurs du volume portant sur des abus de maints ordres à propos de plusieurs sociétés canadiennes présentes en Afrique.Écosociété demande donc toutes les formes d'appui possibles pour mener ce combat pour la liberté d'expression.Pour signer la pétition pour une loi anti-SLAPP en ligne, écrire à votre député en ligne ou envoyer un don : http:/ / slapp.ecosociete.org/ Les Éditions Écosociété C.P.32052, comptoir Saint-André Montréal (Québec) H2L 4Y5 Téléphone: 514.521.0913 • Télécopieur: 514.521.1283 QUATRE ÉTUDIANTS DU GROUPE BIOMONDE EN STAGE A TRAVERS LE MONDE.Quatre étudiants du profil Culture biologique des fruits et des légumes du programme de Gestion et Exploitation d'entreprise agricole du Cégep de Denis La France, enseignant, Karine Lapointe, Mylène Mas- Victoriaville feront sicotte, Alexandre Tanguay et Katherine Coulombe leur stage à l’exté- rieur du pays.Katherine Coulombe part en Suisse où elle travaillera une saison dans un vignoble.Mylène Massicotte passera une saison de production en France, dans les Pyrénées, dans une ferme qui utilise la traction animale en production maraîchère.Alexandre Tànguay planifie effectuer un stage sur une ferme ovine en Nouvelle-Zélande l’hiver prochain, alors que là-bas, ce sera l'été.L'hiver prochain, Karine Lapointe effectuera un stage en Inde, à Auroville, communauté internationale qui vise à favoriser la paix et l'harmonie dans le respect des croyances, des opinions politiques et des nationalités.Les étudiants du groupe Biomonde ont été soutenus par Denis LaFrance, enseignant en agriculture.Fervent partisan de l'internationalisation de la formation, il travaille avec des élèves des années suivantes à des projets semblables.Les producteurs de vin semblent moins pressés de prendre le virage vert que ne le sont les amateurs, car pour plusieurs, la vague bio n’est rien de plus qu’une étiquette à la mode pour vendre du vin.On reproche effectivement à certains producteurs de surfer sur la vague bio juste pour se donner un avantage sur le marché, sans toutefois y mettre la qualité.La SAQ offre en ce moment 87 vins bio, dont 84 en spécialité, mais elle cherche activement à élargir l'offre avec de nouveaux producteurs.Quoi qu'en disent les gens de l'industrie, leurs gros clients, eux, croient fermement que le bio est plus qu’un gadget marketing.Au fait, qu'est-ce au juste qu'un vin bio?D’abord, pour la SAQ un vin bio doit répondre aux normes du Conseil des appellations agroalimentaires du Québec.Selon les informations publiées dans le numéro spécial de Vintages, un vin se qualifie bio si (notamment) aucun fertilisant, herbicide ou pesticide chimique ne sont utilisés dans le vignoble pendant au moins trois ans avant d’obtenir la certification.Pour l'élevage du vin, la certification requiert une utilisation minimale du filtrage et des sulfites, et l'équipement doit être nettoyé avec des produits naturels.Évidemment, les domaines certifiés bio doivent se soumettre à des inspections régulières des organismes chargés de la certification.Vincent Marissal, La Presse, 26 avril 2008 ORGANO Découvrez L'ENGRAIS LACTO-FERMENTÉ POUR l/OS FRUITS, LÉGUMES ET PLANTES ORNEMENTALES (450) 774-5757 www.lactoprotech.com BIO-BULLE NUMÉRO 83 • • • WWW.LAVISBIO.ORG 7 bio-info bio-info • BIO J§ ‘Resaile Épicerie cant Fruits, légumes, viandes et poissons bio Suppléments et cosmétiques En prime, votre compte-client! Accumulez des points-bonis sur chaque achat, ils se transformeront en $$$ fidélité! 1646 «C», chemin Saint-Louis, Sillery (Québec) G1S 1G8 Téléphone : 418.683.1936 • Télécopieur : 418.683.7976 Le premier vendredi de chaque mois, La Rosalie vous offre une Journée gentillesse 10% sur tous les produits en magasin Événements Gratuités Venez nous voir! INFO* L’UNION PAYSANNE SE PRÉPARE À LA FIN DU MONOPOLE DE L’UPA Dans le cadre du rapport Pronovost, la recommandation 47 a établi des balises claires afin d’être une association représentative de la classe agricole.L’Union paysanne croit que ce n'est qu'une question de temps avant que les agriculteurs retrouvent une liberté pleine et entière de s'associer au syndicat de leur choix comme partout dans le monde.Afin d'être prête à cette éventualité, l'Union paysanne consacrera les 6 prochains mois à réfléchir et mettre en place sa vision du syndicalisme agricole.Pour ce faire, l'organisme annnonce l'embauche de deux consultantes, Madame Denise Proulx et Madame Lucie Fortin.Le mandat de Madame Proulx consistera principalement à étudier les structures existantes de représentation agricole dans le monde, à consulter par la suite des personnes reconnues au Québec et internationalement.En novembre 2008 elle devrait proposer à l'Union paysanne une structure de représentation adaptée et nouvelle.Pour sa part, Madame Fortin a le mandat de proposer à l’Union paysanne un ensemble de statuts et règlements afin de solidifier les assises de l’organisation.En l’adoptant en première lecture, le Conseil de coordination se dotera ainsi d’un code d'éthique et de conduite pour les élus à être entériné lors du Congrès 2008.Madame Fortin a également accepté un poste sur le comité de conciliation et d'appel.• Programme d'études collégiales (DEC) Gestion et exploitation d'entreprise agricole Production légumière et fruitière biologique Près de 20 ans d'expertise dans le domaine du bio Le seul diplôme d’études collégiales en agriculture biologique au Québec ! ' Cégep de Victoriaville La réussite en action ! (819) 758-6401 • 1 888 284-9476 • www.cgpvicto.qc.ca A i MJ u I 11 [*UJ - rturèliWis élément eWmique, 5 Teneur en carbonate de magnésium supérieure à 20%.• Chaux dolomitique certifiée par Bureau des Normes du Québec (BNQ).• Augmente la disponibilité des éléments nutritifs pour la plante.• Améliore la croissance des racines, la productivité du sol et le rendement des cultures.• Améliore la structure du sol.• Active le processus biologique du sol.• Rétablit l’équilibre naturel du sol.• Facilite la décomposition des résidus de récolte.* Développe un milieu favorable à la multiplication et au travail des micro-organismes du sol.Maintenant nouvelle r.artiè^ dec & tUeea‘'l333)R0ute263iCties^ f^SMRES ST-FERDINANO INC^.345, Rang 6 Nord Saint-Ferdinand (Qc) G0N 1N0 Sans frais : 1 888 428-9511 www.lescarrieresst-ferdinand.com WWW.LAVISBI0.0R6 BIO-BULLE NUMERO I • BIO CAPSULES* Un S(>utien^n à la rescousse de 1 environnerez Une entreprise de lingerie japonaise vient de lancer le produit « Solar Power Bra », qui utilise un panneau solaire porté autour de l'estomac.Ce vêtement peut générer assez d'énergie électrique pour recharger un téléphone mobile ou un iPod.Le vêtement ne sera pas en vente dans les prochains jours, mais le message est lancé quant à la possibilité de vêtements pouvant sauver la planète.Être écologique est devenu à la mode au Japon, et cet article suit d'autres produits tels que le soutien-gorge qui se transforme en sac de magasinage réutilisable, ou encore celui qui utilise des baguettes en métal afin de promouvoir leur produit dans un pays qui en utilise et en jette un nombre effarant à chaque année.Reuters Un centre de l'Université de Los Angeles s'est intéressé au lien entre l'obésité et le nombre de restaurants de bouffe-minute dans un voisinage donné.Le groupe a établi que, peu importe le revenu ou l'origine, la proximité de restaurants servant des aliments souvent très gras était déterminante sur le poids.En Californie, le taux d'obésité grimperait de 20% dans les endroits où ce type de restaurant est au moins cinq fois plus présent que les vendeurs de produits frais.Stéphanie Bérubé, La Presse, 6 mai 2008 dent au gouvernement Harper d’appuyer la proposition d’établir un moratoire international sur les arbres transgéniques.Cette demande est motivée par les inquiétudes de plusieurs pays par rapport cette technologie qui représenterait une grave menace pour les forêts.Selon Greenpeace, le principal danger venant des arbres génétiquement modifiés, c’est qu’ils risquent d’envahir les territoires naturels et d’affecter de façon irréversible les arbres indigènes de même qu’un grand nombre de plantes et d’animaux qui en dépendent.De leur côté, les défenseurs des arbres transgéniques estiment qu’en développant cette technologie, on pourrait augmenter la production de bois tout en réduisant les impacts sur l’environnement et en conservant les forêts.Élisabeth Fleury, Le Soleil, 21 mai 2008 hez cette pub je ne «Saurais voir! Pour limiter les gaz à effet de serre et la pollution visuelle, Montréal et Laval souhaitent emboîter le pas à la ville de Québec, qui vient d’interdire les camions de publicité mobile.Gaspillage d'essence, source de gaz à effet de serre et pollution visuelle sont les principaux arguments avancés.Mais ce n’est pas encore fait, car, avance le responsable de l’environnement pour la ville de Montréal : « Il y a des questions de discrimination et de limite sur la liberté d'expression que nous devons étudier si nous choisissons de soumettre un règlement dans le contexte d'environnement ou de nuisance publique ».Une histoire à suivre.Arbres transgéniques: moratoire demandé Une cinquantaine de groupes environnementaux du Canada deman- BI0-BULLE NUMÉRO 83 • • • WWW.LAVISBI0.ORG 9 bio- • ACTUALITE» 3 13! Il ! Forêt communafeà Mont-Carmel opre avenir en région Par Mirhol fïnmaic roriarfmir on rhof ^ Par Michel Dumais, rédacteur en chef Une conférence de presse avait lieu le 12 mai 2008, annonçant une aide financière de 510 000$ versée à la municipalité de Mont-Carmel, comté de Kamouraska, pour soutenir un laboratoire rural visant la mise en place de la forêt communale de Mont-Carmel.Cette aide gouvernementale provinciale fait partie de la politique nationale de la ruralité 2007-2014 et elle complète les partenariats et les investissements locaux, témoins de l'appropriation du projet par le milieu.Claude Béchard, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, en compagnie du maire de Mont-Carmel, Yvon Soucy.O Plus spécifiquement, ce laboratoire est un projet multi-ressources établi dans la municipalité dans le cadre du Régime forestier national.Inspiré du concept français de forêt communale, le conseil municipal prendra en charge la planification et la gestion des activités d'exploitation de toutes les ressources et dans toutes ses dimensions.Les premières étapes viseront à poursuivre l'exploitation de la matière ligneuse, à intégrer le volet faunique, à réaliser un plan d'intégration et de mise en valeur des ressources naturelles, à établir une concertation entre les différents acteurs et à se doter de nouveaux outils de gestion comme la certification.Mont-Carmel désire se doter d'un nouvel outil de développement économique orienté vers le développement durable.4-4- T SOLIDARITÉ RURALE DU QUÉBEC « [Ce projet] permettra aux acteurs engagés dans le développement de cette communauté, d'assurer la pérennité des milieux ruraux et de conserver à Mont-Carmel sa culture forestière », a indiqué le ministre Claude Béchard, représentant la vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie Normandeau.Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a octroyé un contrat d'aménagement forestier (CtAF) à la municipalité de Mont-Carmel.Le volume de bois consenti représente une partie de ce qui était attribué à l'usine de la compagnie Bois de sciage Lafontaine inc.de Mont-Carmel, fermée aujourd'hui.Ce CtAF permettra à la Municipalité Solidarité rurale du Québec, qui a participé à l'élaboration de la deuxième Politique nationale de la ruralité, apporte toujours son appui et sa collaboration quant à sa mise en oeuvre.Sa présidente, Claire Bolduc, réitère sa confiance dans cette politique en mentionnant que « la Politique nationale de la ruralité 2007-2014 donne le pouvoir aux citoyens des communautés rurales de s'investir à fond dans le développement de leur territoire et d'y faire une différence.Cette politique est une invitation sans équivoque à la prise en charge et à l'autonomie, elle oblige les communautés à collaborer et à se projeter dans l'avenir.» de réaliser l'aménagement forestier du territoire de la pourvoirie Baronnie et de générer de l'activité économique par la vente des bois récoltés.Les laboratoires ruraux, d’une durée maximale de six ans, sont destinés à bonifier la vie économique, sociale et culturelle des territoires ruraux en explorant et en expérimentant des voies d’avenir innovantes et méritant d'être explorées.Et comme les communautés rurales peuvent apprendre les unes des autres, les promoteurs de ces projets de laboratoire partageront les observations faites et les résultats obtenus au cours de leur expérimentation.Rappelant l'historique de l'industrie forestière de Mont-Carmel et les démarches entreprises ces dernières années à la suite de la fermeture de la scierie de l’endroit, le maire de Mont-Carmel, M.Yvon Soucy, a reconnu avoir en main un projet de gestion multi-ressources du territoire : « Cette intégration consiste, dans un premier temps, à prendre en charge les activités d'exploitation forestière et à mettre en place des pratiques forestières écosystémiques respectant l’environnement.Dans un second temps, le laboratoire permettra à la Municipalité de valider l’opportunité de mettre en place une chaufferie municipale alimentée par la biomasse produite sur le territoire pour chauffer les édifices publics que sont le centre municipal, l'école et l'église.L'impact serait très positif sur l'environnement puisque la biomasse remplacerait le mazout comme combustible.» A la suite du premier appel de projets, tenu d'octobre 2007 à mars 2008, la ministre Normandeau avait retenu, en collaboration avec le comité des partenaires, 14 projets qui se partageront une enveloppe de plus de 6 millions de dollars.• WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRI D S I R Le bio au Québec El Lu UIU du wUuuuL ?Pas de religion, juste de la rigueur Les détracteurs du bio accusent ses partisans d'en faire une religion.Pourtant, les dogmes de la recherche du profit à tout prix, de la concentration des richesses et du savoir entre les mains des « industries des sciences de la vie » telles que Monsanto sont autoproclamés infaillibles.Avec des principes de base rigoureusement appliqués, le mouvement bio vient combattre l'érosion des rapports de proximité entre le rural et l'urbain, de solidarité entre paysans, de communion entre l'humain et la nature, qui sont bien pires que l'érosion des sols.Par Charles-Eugène Bergeron LA NECESSAIRE CERTIFICATION certification est avant tout LJ un outil de mise en marché I—mvI qui a pour but de sécuriser le client quant à l'intégrité d'une appellation.Dans un contexte de marché local ou régional, le nom et la réputation d’un producteur peuvent suffire à mettre la clientèle en confiance, surtout si cette dernière s'approvisionne directement à la ferme.Dans le cas des marchés éloignés, le réseau de distribution coupe le contact direct entre le producteur et le consommateur.Un tiers indépendant doit alors se porter garant de la conformité des produits au cahier des charges établi par une agence de certification, afin que l’adhérent puisse apposer l'appellation sur ses produits.BIOLOGIQUE, ORGANIQUE, BIODYNAMIQUE, COMMENT S’Y RETROUVER?La certification assure le consommateur que le produit qu’il achète a été produit en conformité avec un cahier des charges (normes de production/ transformation) rédigé et mis à jour selon l'avancement des connaissances en agrobiologie par un organisme de certification biologique (OCB).La certification biologique exclut du processus tout organisme, tout intrant ou tout procédé synthétiques ou artificiels.De plus, elle exige l'intégration, dans les opérations de production, de transformation et de distribution, de principes écologiques visant la biodiversité, la conservation des ressources naturelles et le bouclage des cycles nutritionnels dans le système de la ferme.Au plan de l'intégrité, le bio est un créneau de marché très exigeant.Les prix relativement plus élevés des produits certifiés sont pour une bonne part liés aux coûts inhérents au respect des cahiers des charges, à l'obligation de pouvoir retracer les produits de la terre à la table et à l'administration du système de certification.CONTEXTE ACTUEL Présentement, l’harmonisation de toutes les normes bio non gouvernementales se fait sous l'égide de l'IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements).L'accréditation des agences de certification est référencée sur le guide 65 de ISO (International Standard Organisation) et doit être assurée nationalement par les gouvernements.La filière biologique québécoise doit s'adapter à la mondialisation des marchés.Bientôt, 15 ans de pourparlers auront passé sans qu’un système canadien d’accréditation bio ait vu le jour.À l’instar de la Colombie-Britannique, le Québec a mis en place un système d'accréditation des agences de certification bio.La particularité du Québec est de protéger par une loi la mention « biologique » sur un produit alimentaire.La Loi sur les appellations réservées s’applique au Québec depuis le 17 février 2000, accordant au Conseil d'accréditation du Québec (CAQ), devenu le 1er janvier 2008 le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), le pouvoir d’autoriser les OCB à certifier «bio» des entreprises et d’autoriser éventuellement d'autres certifications ou mentions sur des produits et services alimentaires.L’apparition des denrées transgéniques a compliqué la définition des normes biologiques et la vérification de l'intégrité des produits.Depuis ses débuts au Québec dans les années 70, Oui exerce le contrôle?Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) est l’organisme qui a reçu du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) le mandat de contrôler et de surveiller l'utilisation de l'appellation biologique au Québec.Le CARTV accrédite les organismes de certification de produits agroalimentaires québécois et il reconnaît (agrée) les organismes de certification étrangers des produits provenant de l'extérieur du Québec.Conseil des appellations résen/ées et des termes valorisants BULLE NUMERO 83 WWW.LAVISBIO.ORG dossier dossier l'enjeu du bio est au centre d'un choix de société crucial et global.En 2007, la Commission Pronovost est venue tracer les grandes lignes d'une agriculture québécoise postmoderne : elle sera plurielle, multifonctionnelle et ancrée dans la dynamique du développement durable local et régional; un contexte favorable aux pratiques agroécologiques promulguées par les cahiers des charges bio.BIO, C'EST BIEN BIO ET LOCAL, C'EST MIEUX! Les sols au Québec et de par le monde n’en peuvent plus des monocultures.L'avenir des familles agricoles se pré-carise davantage partout.Les entreprises de transformation cèdent sous la pression de grands distributeurs apatrides et amoraux.Dans les préambules des cahiers des charges biologiques, une conception alternative à l'industrie agroalimentaire dominante est proclamée, mais seulement les procédés de production et de transformation font l'objet de normes.Il est aride et ardu de cadrer en entier un art ou une industrie dans des normes, mais c'est le prix à payer pour sauvegarder une authentique convivialité entre nos sociétés et la terre nourricière, face à une industrialisation à outrance de l’agriculture et de l’alimentation qui risque d'étrangler la planète et d’étouffer les localités rurales.• Duropæ D S S R • Certificateurs accrédités pour les produits du Québec Ces organismes de certification sont les seuls qui ont le droit de certifier des produits agricoles et alimentaires biologiques cultivés ou transformés sur le territoire québécois, et ce, qu'ils soient destinés à être vendus sur le marché domestique ou à l'extérieur du Québec (incluant tout pays étranger).m tm scm 4&sa&>.OciN ECOCERT CANADA Marque de certification : Ecocert Canada ORGANIC CROP IMPROVEMENT ASSOCIATION Marque de certification : OCIA OCPP/PRO-CERT CANADA Marques de certification : OC/PRO, OCPP/Pro-Cert Canada ORGANISME DE CERTIFICATION QUÉBEC VRAI Marques de certification : Québec Vrai, OCQV QUALITY ASSURANCE INTERNATIONAL Marques de certification : Quality Assurance International, OAI inc.Certificateurs agréés (produits hors-Québec) Tout certificateur agréé par le CARTV est réputé administrer un système de certification de produits agricoles et alimentaires qui a fait l'objet soit d’un agrément de la part de l'autorité compétente d'un pays, état ou province ayant juridiction en agriculture, soit d'une accréditation de type ISO 65 (EN45011) attribué par un organisme compétent, soit les deux.Le CARTV accorde deux types d'agrément : l’accréditation et la reconnaissance de conformité.L'accréditation est réservée uniquement aux certificateurs qui ont des activités de certification à l’intérieur de la province de Québec.La reconnaissance de conformité, dont la procédure d'attribution est moins complexe, vise les organismes qui certifient des produits de provenance hors-Québec vendus sur le marché québécois.Un organisme reconnu conforme doit nécessairement obtenir l'accréditation du CARTV s'il souhaite certifier des produits biologiques au Québec.Il existe une liste de plus de 80 de ces organismes que vous retrouverez au www.cartvquebec.com/agrement-certificateurs/certificateurs-agrees.asp CERTIFIED ORGANIC DEPUIS/5ANS spécialiste en emballage alimentaire Tout ce dont vous avez besoin pour vos emballages alimentaires Service d'estampage et de pose d'étiquette sur vos sacs N'hésitez pas à consulter nos spécialistes service de Consultation gratuit serviced'’ Contactez-nous pour connaître notre distributeur dans votre région.dufopac@duropac.com www.duropac.com etibjLohiljtes ckeÿ VuXopjuc, Le sac végétal , u 10O % compostable i M Le plus gros inventaire de sacs sous vide au Canada, iis" / 0*3 ,vÆW*r' .«iiaL?i y’** Nj \ Aucun minimum requis Livraison gratuite WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRI 93554 Photo: Ariane Perron Langlois Seigneuriale farine Voilà près de 300 ans que l'eau fait tourner la roue du moulin banal de la Seigneurie des Aulnaies et que les meules de pierre transforment le blé des producteurs locaux.Bien que le moulin ait perdu avec le temps le caractère nécessaire à la subsistance qu'il détenait lors de sa création au 18e siècle, divers types de farine y sont encore produits.Ceux-ci sont désormais reconnus par Écocert Canada comme étant biologiques.Par Ariane Perron Langlois Selon Pierre Bussières, directeur général de la Seigneurie des Aulnaies, le fait de produire de la farine biologique « est en accord avec la mission de la Seigneurie », étant donné l'aspect historique des lieux.À cela s'est ajoutée une demande croissante pour les produits biologiques, causée par une sensibilisation importante et une volonté grandissante de la part de la clientèle d'ajouter des aliments plus naturels à son assiette.C’est donc dans cette optique que les populaires farines -la blanche, celle de blé entier de même que celle de sarrasin - ont obtenu, il y a deux ans, la certification biologique Écocert Canada.Ce virage, la Seigneurie des Aulnaies l'avait toutefois entrepris dès 2001, alors que l'organisme vendait de la farine biologique, quoique non certifiée.UNE FARINE BIOLOGIQUE CONTRÔLÉE Le principal changement entraîné par cette vocation biologique touche davantage les producteurs de blé plutôt que la transformation comme telle.En effet, les agriculteurs qui alimentent le moulin banal doivent eux-mêmes être reconnus comme producteurs biologiques.Ils ont l'obligation de se soumettre à des règles plus contraignantes qui limitent, entre autres, la nature et la quantité des fertilisants utilisés.L'administration ainsi que le meunier de la Seigneurie des Aulnaies ont aussi dû s'adapter à de nouvelles normes, étant donné que l'ensemble du processus de transformation est encadré par une charte qui oblige, par exemple, la prise de notes sur l’origine du blé.Ces différentes règles, déterminées par l'organisme Écocert, assurent tant le producteur et le transformateur que le consommateur d'une grande traçabilité du produit.Avec une production annuelle d'environ 100 tonnes de farine, la Seigneurie des Aulnaies ne prétend nullement concurrencer les grandes entreprises.Ainsi, le caractère artisanal de la production, jumelé au coût plus élevé du grain de blé biologique, augmente inévitablement le prix de la farine qui y est produite, limitant par le fait même les ventes à une clientèle bien précise.Tbutefois, M.Bussières explique que la production et la vente de farine sont des mandats secondaires, mais complémentaires, à celui de l'organisme, la Seigneurie des Aulnaies « étant à la base un centre d’interprétation historique ».PASSION ET TRADITION Pour Réjean Labbé, qui est l'unique meunier de la Seigneurie depuis 21 ans, la production de farine est une N'est pas bio qui veut.Du champ à la table, il y a quelquefois loin de l'assiette aux lèvres.Il y a les produits frais que nous retrouvons dans nos jardins et dans les marchés, mais il y a également un large éventail de produits transformés que l'on consomme ici et ailleurs.Cependant, il y a une qualité à respecter à tous les échelons.Voici un portrait de quelques acteurs de l'industrie de la transformation et de la restauration bio.Réjean Labbé, meunier dans l'âme depuis 21 ans, connaît le moulin des Aulnaies jusqu'au dernier pas de vis.Il fait son métier avec passion et le grain lui en sait gré en lui donnant en retour la meilleure des farines.$ULLE NUMÉRO 83 WWW.LAV1SBI0.ORG dossier • D S S I E R histoire de passion.« Un moulin, ça s'opère avec les sens, tant l'ouïe, le toucher, que l'odorat », explique celui qui connaît les moindres caractéristiques de la roue, des meules et des engrenages du bâtiment dans lequel il moud le blé et en mélange les composantes depuis plus de deux décennies.Comme le veut la tradition, le blé moulu est d'abord passé dans un tamis qui sépare ses différents éléments constitutifs, puis ceux-ci sont mélangés à la main par le meunier en variant la proportion de chacun selon la sorte de farine désirée.De plus, des facteurs tels que la distance entre les deux meules, la vitesse de celles-ci ainsi que le débit du grain peuvent faire varier la mouture.C'est ce qui, selon M.Labbé, donne un cachet artisanal et unique à sa farine.« À partir du même blé, trois meuniers différents feront trois farines distinctes », déclare-t-il.Au virage biologique entrepris il y a sept ans par la Seigneurie des Aulnaies s'ajoute donc l'aspect artisanal de la production à petite échelle.C’est au coeur d’un lieu où passé et présent se côtoient qu'une tradition vieille de plusieurs siècles se perpétue.• La Seigneurie d'hier à aujourd'hui % iüïl Témoignage préservé du mode de vie seigneurial, la Seigneurie des Aulnaies fut concédée par le gouverneur de la Nouvelle-France à un homme du nom de Nicolas Juchereau en 1656.Ce n’est cependant qu’en 1679 que les premiers censitaires s'établiront sur ce territoire, entre autres à cause de la menace représentée par la présence iroquoise.Cette seigneurie est donc « l'une des premières de la région à avoir été concédées, mais l’une des dernières habitées par des colons», comme l'explique Mme Pierrette Maurais, responsable de la formation des guides de ce centre d'interprétation historique.La Seigneurie des Aulnaies demeura la propriété de la famille Juchereau pendant 181 ans.Ni Nicolas Juchereau ni aucun de ses descendants n’a toutefois habité les lieux, préférant y désigner des représentants.La Seigneurie devint ensuite la propriété partielle en 1833, puis totale en 1837, d'Amable Dionne, puis de sa famille.Avec l'abolition du régime seigneurial en 1854, une série de droits et de devoirs entre les seigneurs et les censitaires fut abolie, dont le cens et les corvées.Une somme d’argent fut versée aux seigneurs en compensation, mais « pas un sou n’a été donné aux censitaires pour leur permettre d'acheter leur terre », ajoute Mme Maurais.Par conséquent, ceux-ci continuèrent de payer des rentes qualifiées de « constituées».Cette situation changea en 1940, alors que les municipalités se réunirent et empruntèrent au gouvernement afin de permettre aux résidants des différentes seigneuries de devenir propriétaires de leur terre en échelonnant leurs paiements sur 41 ans à partir de 1941.Le premier moulin de Saint-Roch-des-Aulnaies fut construit assez tardivement, soit en 1738.Avant cette date, les censitaires devaient se rendre dans la seigneurie voisine afin de moudre leur blé.La présence nouvelle d'un tel établissement a eu une place capitale dans la vie des habitants, étant donné qu’elle leur permettait de réaliser divers travaux tels le cardage de la laine et le sciage ‘JtjÊL.du bois.Au total, trois moulins se sont succédé, et tous furent construits à l'emplacement du bâtiment qu'on connaît aujourd'hui.Les bâtisseurs de la seconde, puis de la troisième construction récupéraient ce que bon leur semblait de l'édifice précédent, de sorte que «dans les || murs du moulin actuel, on retrouve trois époques», comme l'affirme Mme Maurais.ajninits cérédim bwldti^mjrès d ckcz rsns.A r|otoestea4 Organic; Sans frais : 1.877.984.0480 # # # # Moulées pour les animaux de ferme / Volailles, chèvres, porcs et vaches / Moulées complètes avec minéraux / Recettes maison ou sur mesure; en poche ou en vrac / Grains, suppléments et produits de santé animale / Semences et engrais biologiques pour le jardin et la ferme Nous achetons les récoltes céréalières / Soja, maïs, blé, orge, avoine, sarrazin / Entreposage, criblage, mise en marché WWW.LAVISBI0.ORG BIO-BULLE NUMI • D I R • Des confitures certifiées Ecocert « Comme on doit respecter les normes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et qu’elles s'apparentent grandement à celles en vigueur dans le biologique, notre gamme de produits bio n'implique pas une plus grosse charge de travail que notre ligne conventionnelle», commente Lise Barrette Thibault, copropriétaire des Produits Mille Fleurs.« Par contre, notre approvisionnement en matières premières biologiques locales fait grandement défaut.Pour nous, le manque à gagner, il est d'abord là, en bio.» Par Catherine Ferland Blanchet Saint-Narcisse, une municipalité de la Mauricie, accueille depuis 2001 l'usine de transformation des produits Mille Fleurs, où se conçoivent quotidiennement confitures, marmelades, confits et autres produits.Les deux propriétaires, Lise Barrette Thibault et Philippe Thibault, chef cuisinier, sont des habitués du secteur agroalimentaire; en effet, ils géraient autrefois une pâtisserie-boulangerie et un service de traiteur à Montréal.« Comme ça m'exaspérait de ne pas trouver des confitures originales, j'ai commencé à en concevoir pour notre boutique.Mes produits ont rapidement suscité l’intérêt de certains commerçants.Lorsqu’un incendie a détruit notre commerce, on a décidé de faire le saut », raconte Mme Thibault.Au début, le couple préparait les confitures sur une cuisinière maison et scellait manuellement les pots.Dorénavant, la production de l'usine oscille entre 8000 et 12 000 pots par jour; tout un changement! Pour commencer, l'entreprise n'offrait que des produits conventionnels.Tbutefois, en 2003, les Thibault se sont lancés dans une aventure.certifiée Écocert! La ligne de produits biologiques se compose de confitures (comme fraises et framboises), d'une marmelade d'orange et de six tarti-nades, édulcorées avec concentré de jus de fruits.« Pour nos tartinades, nous achetons des bleuets chez Bleuets Mistassini, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et les canneberges chez Fruits d'or, ALIMENTS TRIGONE Spécialisé en décorticage de sarrasin, chanvre et épeautre biologiques Production à contrat pour agriculteurs certifiés N.O.P et C.E.E avec quelques années d'expérience en bio POUR RÉCOLTE 2008 Épeautre et sarrasin Biologique depuis 1986 m POUR RÉCOLTE 2009 Chanvre Certifié par Ecocert Canada '% ?418.259.7414 • 1.877.259.7491 Transformé à Saint-François par les Aliments Trigone inc.www.alimentstrigone.com • bio@alimentstrigone.com Les Moissons Dorées Nous sommes acheteurs de soya 2e classe (animal) Production à contrat Grain pour nutrition animale Grain pour minoterie et boulangerie : Épeautre Seigle (concassé) Blé (dur - mou) Avoine décortiquée Chanvre Orge (perlé) Soya (concassé) entreposage cri ôécortignage torréfaction acpat-îiente transport en système fermé biologique etc.101, chemin Couture, Compton, Québec JOB ILO Tél.: 819.835.9308 • Fax : 819.835.0442 www.produitsdelaferme.com/moissonsdorees/index.html m.godro@sympatico.ca BULLE NUMÉRO 83 • • • WWW.LAVISBIO.ORG 15 dossier D S S I R située dans la région Centre-du-Québec », spécifie Lise.La gamme conventionnelle comprend 12 produits différents offerts en charcuterie : confits de légumes variés (confit de poivrons rouges ou d’oignons et de canneberges, par exemple), et gelées de vin rouge et de porto.Les produits biologiques Mille Fleurs percent tranquillement le marché des grandes surfaces, comme Métro, avec qui une entente a été conclue.Parce que l’entreprise exporte ses produits ailleurs au Canada, elle doit se conformer aux normes de l'ACIA.Pour ses propriétaires, respecter le cahier des charges de l'organisme certificateur coule donc de source, malgré quelques disparités entre les deux organisations.Ainsi, pour le lavage, Écocert exige deux rinçages, une habitude toutefois déjà bien ancrée chez Mille Fleurs, même pour la ligne non certifiée.De plus, il n'y a aucun contact autorisé entre les matières biologiques et celles conventionnelles, et la gestion des problèmes de vermine est strictement réglementée.« Nous subissons deux inspections distinctes : l'une de l’ACIA pour l’ensemble de l’usine, et l'autre d’un inspecteur indépendant mandaté par Écocert.» En outre, l'entreprise doit posséder l’attestation biologique des producteurs et des fournisseurs de toutes les matières premières biologiques.foulon se soude*, A#'* _ % %
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