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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Mars - avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Fichiers (7)

Références

Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2009, Collections de BAnQ.

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WWW.LAVISBIO.ORG bulle Voir TOUTE la vie en bio! N° 87 • mars/avril 2009 MANGER SANTÉ ET PLAISIR une réflexioHde joël l«|eiidremt Ætm L'j enseigner bio à toutes les sauces #5110 notre futur alimentai également dans nos pages rencontre avec laure waridel shiv chopra à victoriaville tailler les fruitiers, oui, mais comment?saine alimentation : priorité bio! 778313013719 EXPOSANTS • CONFÉRENCES • DÉGUSTATIONS • DÉMOS CULINAIRES .antlté limitée fi' i il ¦ .i r a n - ^ptusm ¦JLÏMkjijM Chef de file des probiotiques — » (mnÉ \sante ViLiivivre vert NOS PORTE-PAROLE VOUS INVITENT CHALEUREUSEMENT ! Anne-Marie ROY Joël LEGENDRE Nutritionniste et conférencière Comédien et animateur coion Ssssâsr Apportez vos sacsf pour vos ach^k 13-14-15 MARS 12e édition Palais des congrès - Montréal MONTRÉAL Vendredi de 11 h à 20 h, samedi de 10 h à 18 h et dimanche de 10 h à 17 h 28 “29 MARS 9eédition Centre des congrès - Québec rsj QUÉBEC Samedi de 10 h à 18 h et dimanche de 10 h à 17 h ENTRÉE 10$.Gratuit pour les moins de 12 ans www.expomangersante.com Commensal / / GOÛTEZ LA VIE \ LA PRESSE c/> a» S O bulle Voir TOUTE la vie en bio La question agroalimentaire pose de grands défis à l'humanité Faites-vous une opinion éclairée grâce à l'équipe de Bio-bulle Alimentation mP Sa^é Toute I information % ulture Tous les enjeux*— Ü Jardinage Tout bio! Ÿ Environnement Choix de société 6 numéros par année / 25,99$+Tx r • ABONNEZ-VOUS! www lavisbio « & demandez Hélène.Disponible aussi en kiosque, demandez-le , -.'"iwys Ml iSSliP?'S&iùm ilsjtn r\ bulle Voir TOUTE la vie en bio! i-.tw» Denis La France a probablement formé plus d'agriculteurs bio que quiconque au Québec, pour le plus grand bonheur de nos assiettes! QUALITÉ 03 RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC'CHEF 5 BIO INFO 8 BIO-CAPSULES 10 PETITES ANNONCES 32 NOUVELLES DES ORGANISATIONS par geneviève blain 33 LIVRESQUES RÉCOLTES par jacques viau ÉF^EXION 34 /MANGER SANTÉ ET PLAISIR par joël legendre UNE AUTRE RÉUSSITE POUR LE RENDEZ-VOUS BIO par Catherine ferland blanchet SHIV COPRA, LE GANDHI ALIMENTAIRE par Stéphane groleau DE LAURE EN BARRE par dominie villeneuve îGffSlER PARTIR DU BON PIED OU COMMENT PRÉPARER NOTRE AVENIR ALIMENTAIRE 15 VOYAGE AU BERCEAU DU BIO par michel dumais LE BIO À VICTO, UNE HISTOIRE VRAIE par viviane bergeron LE BIO PAR CORRESPONDANCE par Catherine ferland blanchet LE MENTORAT, ÇA MARCHE par michel dumais L'HERBORISTERIE UNE MÉDECINE DOUCE AUX RACINES MILLÉNAIRES par dominie villeneuve fU CTI O N 25 DOUCE TAILLE par édith biouin E N T AT ION par renée frappier 27 29 LE BIO, PLUS QU'UN CHOIX, UNE PRIORITÉ RECETTES SYMPAS POUR DÉBUTER UN REPAS UNAGE OA par jean-jacques marcil WW MON CALENDRIER DES SECRETS Page couverture : « Rêver bio » Photos Cégep de Victoriaville et Stock.xchng LE MOT DU REDAC'CHEF La vérité est dans l'equilibre «autre jour je reçois un courriel passé de main en main et qui origine d'un « travailleur sur une plate-forme » s’insurgeant du fait qu’il doive subir régulièrement des prises de sang en raison de son travail et que les bénéficiaires de la sécurité du revenu n’aient pas à se plier au même traitement pour recevoir leurs prestations.Canular ou pas, ce n'est pas tant le message qui m’a inquiété - un peu quand même - que le nombre exponentiel de personnes qui l'ont envoyé et qui l'envoient encore.Salomon étant un de mes multiples prénoms, je me dis que si l'on poursuit dans cette logique, il faudra aussi «tester» mon dentiste, mon chiro, mon homéopathe, nos professeurs, nos producteurs, etc.Et il faudra évidemment être prêt à assumer les coûts supplémentaires causés par cette nouvelle mesure.J'ai fait un « répondre à tous » avec mes suggestions constructives.mais je n’ai malheureusement pas eu de réponses encore.Le problème avec ces messages c’est qu’ils transportent et renforcent certaines idées préconçues.Il y a les autres également qui vous disent de faire attention à un nouveau virus qui va détruire votre ordinateur en moins de deux, de vérifier où vous vous assoyez au cinéma car il y a une épidémie d’aiguilles infectées, etc.Ne paniquez pas! Souvent il suffit de taper le sujet dans un moteur de recherche qui vous apprendra que le canular que vous venez de recevoir a fonctionné sur exactement les mêmes bases en Espagne il y a un an et en France il y a six mois.Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire attention, mais il faut quelquefois faire preuve de discernement également.Peut-être que plusieurs producteurs fromagers auraient été épargnés si cette vertu avait été appliquée.Mais le discernement, on l’a ou on l'a pas diront certains.Et comme le bon fromage, on peut l'affiner à chaque jour à «l’école de la vie ».TRANSMETTRE SON SAVOIR Mais il est une autre école, plus traditionnelle à prime abord, qui nous montre ce que nous devons apprendre et l'enseignement du bio n'échappe pas à cette règle.Cependant, cet enseignement peut se faire de plusieurs manières : en classe, dans les champs, chez soi, en stage dans un autre pays, avec des professeurs, des mentors, des conférenciers.Ce numéro se veut un aperçu de la transmission de ce savoir.Il y en aurait tellement plus à dire et à écrire sur le sujet mais ce bref survol permettra de voir diverses avenues possibles et nous consacrerons sûrement un autre numéro sur ce sujet intarissable.Intarissable fut également l'actualité bio qui a été fort bien occupée récemment et nous vous offrons quelques pages sur des personnes et des événements qui ont fait leur marque et continueront de la faire longtemps.MANGER SANTÉ DEPUIS 12 ANS Un autre événement à ne pas manquer est au.ssi présentement à nos portes.Il s'agit de la 12e Expo Manger santé et Vivre vert qui aura lieu à Montréal du 13 au 15 mars prochains.Les gens de Québec profiteront eux aussi de leur 9e édition durant la fin de semaine du 28 mars.Pour ceux qui le peuvent, passez le mot à tous vos amis sur le net.Au moins cette fois-ci ce sera vraiment un message à garder et à partager.Au plaisir de vous y rencontrer! LCU\CUsO Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@lavisbio.org Bit* bulle Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 87 • MARS-AVRIL 2009 L’éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur: L’avis bio Courriel: info@lavisbio.org Rédacteur en chef : Michel Dumais Courriel : micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro: Viviane Bergeron, Geneviève Blain, Edith Blouin, Catherine Ferland Blanchet, Stéphane Groleau, Joël Legendre, Jean-Jacques Mardi, Renée Frappier, Jacques Viau et Dominic Villeneuve Révision: Hélène Cadieux Conception et montage: Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : sigma@videotron.ca Impression : Les Impressions Soleil Distribution: Messageries Gladu, 450.585.7039 numéro 87 • mars-avril 2009 Date de tombée #88:3 avril 2009 Parution en kiosque #88:11 mai 2009 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez : Yves Demers • Tél.: 819.295.3534 ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (6 numéros) : 29,34 $ 2 ans (12 numéros):46,85$ POUR NOUS JOINDRE: L’avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière, Québec, GOR1Z0 Téléphone: 418.856.5872 Télécopieur: 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org Convention PAP no 10766 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé 100% postconsommation 0 Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada Lavis une réalisation de BIO •^BIO-INFO* â Bio bulle ^ Encore plus écologique Votre revue a fait un pas supplémentaire pour la protection de l’environnement.Déjà imprimé sur du papier recyclé, le magazine passe dès ce numéro au papier Enviro 100 de la compagnie québécoise Cascades, contenant 100% de fibres recyclées postconsomation.On connaît le dévouement de la famille Lemaire à la cause environnementale au Québec.Bio-bulle est fier de pouvoir enfin ajuster ses moyens financiers à sa conscience environnementale et d'utiliser du papier pensé et fabriqué chez nous.Une façon supplémentaitre de voir la vie en vert! LE LAIT CRU BIO TRAÎNÉ EN COUR Du 26 janvier au 4 février se tenait à Tbronto le procès de Michael Schmidt, producteur laitier d'Ontario d'origine allemande mis à l’amende pour avoir supposément vendu illégalement du lait cru bio, parce qu'il « portait atteinte à la santé du public », comme le stipule la loi sur la pasteurisation.Un second intérêt de l’événement vient de ce que la vente de lait s'effectue selon un concept de copropriété des vaches avec un groupe de 150 membres, le « cow share program », contournant la loi, cette dernière n’empêchant pas le propriétaire-producteur de consommer le lait qu'il produit.Le jugement sera rendu en mars prochain et fera l’objet d’un article dans notre prochain numéro.Pour ceux qui voudraient discuter de ce dossier, le Dr Carol Vachon sera présent au kiosque de l'Association manger santé bio lors de l'Expo manger santé et Vivre vert qui se tiendra au Palais des congrès de Montréal, du 13 au 15 mars, et au Centre des congrès de Québec, les 28 et 29 mars (www.expomangersante.corn).Information : Carol Vachon 418.650.0169 ou 1.800.933.5248 vachoncarol@videotron.ca www.bonlait.com ou www.realmilk.com ÉCOLOS EN RÉSEAU L'association écologiste Anciela lance un réseau numérique pour aider les associations écologistes francophones dans leurs tâches de communication auprès des citoyens et des autres membres de la société civile : le Réseau francophone pour les associations écologistes.Il est entièrement gratuit et non contraignant pour les associations.Ce réseau permettra aux associations de communiquer leurs événements et leurs informations ainsi que de trouver les ressources pour développer leurs actions.Les associations écologistes pourront faire connaître leur travail, leurs actions, leurs difficultés auprès d'un large public d’écologistes et de citoyens intéressés.www.refae.org SILENCE, ON VACCINE i i * « Silence, on vaccine Un documentaire d'enquête sur les effets secondaires de la vaccination est en salle depuis quelques semaines.Quatre ans après Médecine sous influence, documentaire sur les conséquences dramatiques de l’acharnement thérapeutique en pédiatrie, la cinéaste Lina B.Moreco nous arrive, au terme d’une recherche rigoureuse de trois ans, avec Silence, on vaccine.Ce long métrage documentaire donne la parole à des victimes de la vaccination, des spécialistes du domaine juridique, ainsi qu'à des chercheurs scientifiques de haut niveau au Québec, en France et aux États-Unis, propos qui visent à comprendre les processus complexes régissant les effets secondaires de la vaccination.Loin de rejeter les avantages indéniables et largement documentés de la Les Moissons Dorées Nous sommes acheteurs de soya 2e classe (animal) Production à contrat Grain pour nutrition animale.Grain pour minoterie et boulangerie : Epeautre Seigle (concassé) Blé (dur - mou) Avoine décortiquée Chanvre Orge (perlé) Soya (concassé) entreposage criblage èécortiguage torréfaction acbat-vente transport en système fermé mogkjne etc.101, chemin Couture, Compton, Québec JOB IL0 Tél.819.835.9308 • Fax : 819.835.0442 www.produitsdelaferme.com/moissonsdorees/index.html m.godro@sympatico.ca 5 BIO-BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAVISBIO.ORG bio-info Photo : httpy/equiterre.info/site/ecoloqez/ •BIO INFO* vaccination, ce documentaire profondément humain soulève, entre autres, une question aussi fondamentale que troublante : combien de personnes peut-on accepter de sacrifier dans le silence au nom du bien commun?ÉCOLOGEZ 14.15 MARS 09 CONCOURS DE CONCEPTION INTÉGRÉE DE BATIMENT ECOLOGIQUE >RATED BÂTIR ÉCO-LOGIQUE Équiterre et l’École de technologie supérieure sont fiers de présenter la 4e édition d'Écologez, un concours de ¦ conception intégrée de bâtiment écologique.Ce concours offre l’opportunité aux étudiants de mettre leurs connaissances en pratique de façon intégrée dans la conception d’un véritable projet de bâtiment écologique présenté aux participants par son vrai promoteur.Se déroulant les 14 et 15 mars 2009 à l’École de technologie supérieure (ETS), ce concours invite les étudiants inscrits dans un programme de premier, deuxième ou troisième cycle universitaire des domaines de l’architecture, du génie, du design de l’environnement et de l'urbanisme.Le bâtiment à concevoir sera présenté au lancement de la compétition, le 14 mars au matin, tout comme la composition des équipes multidisciplinaires.Douze équipes seront formées à partir des 96 premières personnes inscrites.Dès 15h le dimanche 15 mars 2009, venez assister aux présentations des équipes participantes.Pour ce faire, présentez-vous à l'École de technologie supérieure, au 1100 Notre-Dame ouest à Montréal.De là, suivez les indications.LA COOPÉRATION COMMENCE ICI I Le Cégep de Rivière-du-Loup dispense un programme de formation en coopération internationale unique au pays.Le programme, appelé « Coopérant-volontaire », conduit à l'obtention d'une attestation d’études collégiales en coopération.Il propose une formation d'appoint en coopération internationale aux personnes désireuses de travailler à titre de coopérant ou de volontaire dans un pays en développement.Cette formation comporte deux sessions, dont une théorique d'une durée de 15 semaines dispensée dans les locaux du Cégep de Rivière-du-Loup, à raison de 30 heures par semaine.La deuxième session est constituée d’un stage de travail d'une durée de 18 semaines, totalisant 510 heures, en Afrique de l’Ouest, au Mali ou au Burkina Faso, ainsi qu'en Amérique du Sud, en Bolivie.Les candidats intéressés à postuler doivent être âgés de plus de 22 ans et détenir un diplôme universitaire ou collégial de niveau technique.Information : Roselyne Leclerc, Téléphone : 418.862.6903 postes 2404 et 2406 Courriel: roslec@cegep-rdl.qc.ca Télécopieur: 418.867.2137 http://cfci.cegep-rdl.qc.ca/ L'ÉTHIQUE, C'EST ÉLÉMENTAIRE MÊME AU SECONDAIRE L’école secondaire ai Saint-Laurent, située ! à Montréal dans l’ar- mM rondissement Saint-Laurent, apprend tôt êÈF à ses élèves la notion ® d'éthique.Elle a pré- M sentement deux pro- A jets en cours.Dans la classe de Mme Lyne LeBlanc se retrouve un magasin de produits équitables et biologiques où les élèves apprennent les nombreuses notions reliées à ce type de commerce (géographie, histoire, éthique et mathématiques, en passant bien sûr par le français) et en font la promotion.Ce projet est présentement finaliste du programme « Forces avenir », dont le lauréat sera dévoilé au cours d'un gala animé par Grégory Charles et qui aura lieu le 14 juin prochain.Le deuxième projet consiste en la préparation d'un défilé de mode éthique qui aura lieu fin avril afin de faire prendre conscience aux jeunes et moins jeunes de la pollution reliée à notre façon de nous vêtir (pesticides employés dans la culture du coton, déplacement des vêtements à travers le monde, etc.) et aussi des aspects éthiques de la fabrication de nos vêtements (atelier de misère, pertes d’emploi dans le textile, etc.).Une histoire à suivre.COURS DE DESIGN EN PERMACULTURE La fondation RHA (pour la reconstruction harmonieuse de l'agriculture) offre une nouvelle session de Design en permaculture, qui proposé une nouvelle vision de l'aménagement écologique.La formation inclut discussions, périodes d'observation et d’analyse, visites de sites et expériences pratiques pour apprendre comment aménager son coin de terre en ville ou à la campagne, en harmonie avec la nature.Quand : 11 au 23 mai 2009 (72 heures de cours) Où : Colonie les Bosquets, Otterburn Park Coût : 975$ si inscription avant le 20 mars 2009 (logé, nourri et matériel didactique inclus) Info: Mélanie Morel, agr., coordonnatrice 450.446.4441 poste 307 info@rha-quebec.org • www.rha-quebec.org LAIT BIOLOGIQUE LA CROISSANCE SE POURSUIT La production de lait biologique s'est enrichie de dix nouveaux producteurs en fin d'année 2008 au Québec et compte désormais sur 100 fermes certifiées pour combler les besoins du marché.Malgré la piètre qualité des fourrages récoltés l’été dernier, c'est quelque 32 millions de litres de lait que ces exploitations pourraient livrer à leurs 20 acheteurs pour l'année laitière se terminant le 31 juillet 6 WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉ Photo : École secondaire Saint-Laurent Peigne de désherbage au Québec MHh PRODUITS PRIX DE NOS MODELES 2009 BIO-BUUF NUMFRO 87 WWW.LAViSBiO.ORG Disponible de 5 à 33 pieds de largeur Idéal pour combattre les mauvaises herbes dans le soya, le maïs et toute culture maraîchère Brise la croûte et complète l'aération du sol Les Produits RFC inc Depuis 13 ans déjà Tous nos peignes possèdent: Technologie des dents relevables qui s'accrochent sans outils Inclinaison des dents facilement ajustable par sections avec 6 réglages d'angle Dents de 16 po de hauteur montées sur 4 barres espacées de 10 po pour éviter le bourrage Petites sections flottantes de 5 à 6 pieds de largeur pour mieux s'adapter aux terrains valonneux Relevage hydraulique des sections Roues de flottaison pneumatiques aux extrémités des sections repliables déplaçables selon les rangs Tous nos châssis peuvent appliquer une pression supplémentaire aux dents en désherbage lourd Éprouvés en grande culture depuis 7 ans Conception entièrement réalisée par des ingénieurs, nos peignes sont bâtis pour durer Directement du fabricant !! H \\{ m II Nous fabriquons aussi les herses de finition RFC !!?te B ifîBPl !! qui s'adaptent à l'arrière m Il de votre vibra, depuis plus de 15 ans.Ex : Herse 20 pi largeur, 5 sections : 2400$ BHi Brochure complète disponible.cootactez-nous! 3, rue Moëller, Granby (parc industriel) Qc • (jour) 450.372.6459 • (soir) 450.372.8664 • david.couture.1@ulaval.ca • 2000david@live.ca 2009.Et l'arrivée d'un nouveau joueur au printemps 2009 pourrait propulser la production à 34 millions de litres et permettre aux sept fermes certifiées en attente de se joindre au peloton.À titre comparatif, il y avait 75 producteurs de lait bio au Québec au 31 décembre 2006 dont 30% se retrouvaient au Bas-Saint-Laurent.Laterre.ca Le logo BIO Québec POUR LE BIO D'ICI 4BIÔ) À la suite de nombreuses demandes des consommateurs et dans le cadre de la campagne de valorisation de l'appellation biologique au Québec, le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) invite les producteurs à adhérer au programme d'utilisation du logo BIO Québec pour leurs produits.Cette marque d’identification peut être utilisée depuis le 1er janvier 2009.L'utilisation de ce logo est autorisée pour les aliments de productions acéricole, animale, végétale, spécialisée (apiculture, aquaculture, etc.) ou de préparation-transformation.Le produit doit contenir 95 % et plus d'ingrédients d'origine biologique, il doit être certifié par l'un des certificateurs accrédités par le CARTV selon les exigences des Normes biologiques de référence du Québec et la totalité des opérations de production et d'emballage pour les produits agricoles ou la totalité des opérations de transformation et d'emballage pour les produits préparés doivent s'effectuer sur un site localisé au Québec sous la supervision d’un organisme de certification accrédité par le CARTV.Seules les entreprises détentrices d'un certificat de conformité biologique pourront apposer ce logo sur les produits qu'elles mettent en marché.L'adhésion au programme Logo BIO Québec est gratuite jusqu'au 31 décembre de 2010 et elle s’effectue sur une base volontaire.Pour plus de détails sur les modalités d'adhésion au programme et les conditions d’utilisation du logo, n’hésitez pas à contacter le CARTV.Téléphone : 514.864.8999* Télécopieur : 514.873.2580 info@cartvquebec.com www.cartvquebec.com/logo_bio_quebec COURS ALIMENTATION ET NUTRITION Les liens santé - alimentation - habitudes de vie - émotions.Cours grand public de 15 heures.Mets savoureux et originaux.Cahier de notes élaboré.Quand : Samedi et dimanche 11 et 12 avril de 9h30 à 17h00 Où: 5176, rue St-André, Montréal (Métro Laurier) Coût: 175$ Inscription : Faire parvenir un acompte de 30$ à l'ordre de Carol Vachon à l'adresse C.P.39039, Sainte-Foy, Québec G1V 4W8 Information : 418.650.0169 ou sans frais 1.800.933.LAIT (5248) vachoncarol@videotron.ca • www.bonlait.com • bio-info bio-capsules B I O CAPS U L E S Les escrocs de 1'alimentation Du saumon sauvage qui ne l’est pas.Une escalope de porc servie au lieu d'une escalope de veau.Un plat de pétoncles sans pétoncles, o Une bouteille d'huile d'olive à ° l’huile de canola.«Selon le FBI, la contrefaçon (sous toutes ses formes) sera le crime le plus important au XXIe siècle », explique John Spink, professeur à l'Université du Michigan et directeur d'un groupe de protection contre les pratiques déloyales en alimentation.Les inspecteurs de l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) sont au nombre de 800 au Québec et seulement une trentaine travaillent à démasquer les fraudes dans le programme de salubrité des aliments et de protection des consommateurs.«L'Agence va allouer ses ressources et son personnel en fonction des risques», explique son porte-parole, Jean-François Bolduc.Source : Stéphanie Bérubé, La Presse, 25 janvier 2009 1 SI M H - a* « Vive la crevette nordique! La qualité nutritive de la crevette nordique, qu’on appelle aussi «crevette de Matane», serait supérieure à celle de la crevette importée d’Asie.La crevette nordique renferme cinq fois plus d’oméga-3 et deux fois plus de protéines que la crevette asiatique, selon une étude comparative menée par la nutritionniste Louise Corneau, de l’Institut des nutraceutiques et aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval.La crevette nordique contient une concentration plus élevée de plusieurs nutriments que la crevette asiatique et elle constitue, entre autres, une excellente source de sélénium, de phosphore et de vitamine B12, ainsi qu'une bonne source de niacine (ou vitamine B3).Source ; Martin LaSalle - PasseportSante.net, 30 janvier 2009 Additifs alimentaires et cancer du poumon Les additifs alimentaires phosphatés, couramment utilisés dans les plats cuisinés industriels, accélèrent la croissance de tumeurs cancéreuses du poumon chez la souris, selon une étude % li ' f publiée récemment par V American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.L’étude suggère que ces additifs, qui augmentent la rétention d’eau et améliorent la texture des aliments, favorisent aussi le développement du cancer du poumon chez les humains qui présentent une prédisposition à cette maladie.Bien que les chercheurs ne sachent pas encore bien quel est l’impact des phosphates sur le développement des cancers chez les humains, les auteurs de l’étude préconisent de limiter la consommation de cet additif alimentaire._ Source : AFP, 29 décembre 2008 Nourrir le cerveau La mémoire, la vivacité d’esprit et l’humeur peuvent être influencées par vos choix nutritionnels.Bien que l’intelligence et les fonctions mentales soient complexes et impliquent plusieurs processus et systèmes corporels, certains nutriments clés peuvent stimuler la vigueur cérébrale.Les antioxydants Les acides gras oméga-3, que l’on trouve dans plusieurs types de poissons et de fruits de mer, dans les légumes et les fruits de couleur foncée (particulièrement les bleuets), ainsi que dans le thé vert, réduiraient l’inflammation du cerveau ¦ et favoriseraient la régénération des cellules nerveuses."J I Les vitamines B Les messages transmis par le cerveau aux nerfs et vice-versa dépendent des vitamines du complexe B, particulièrement de l’acide folique, de la vitamine B6 et de la choline.L’acide folique se trouve dans les légumes vert foncé et les haricots.Le jaune d’œuf renferme une grande quantité de choline.Parmi les autres sources, mentionnons les fèves de soja, le beurre d’arachide, les pommes de terre ou le pain de blé entier.Le fer Une carence en fer peut entraîner le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, des difficultés d’apprentissage, et un quotient intellectuel plus faible.Il se retrouve dans les épinards, la mélasse de cuisine, les lentilles, le tofu, les brocolis et les choux de Bruxelles.La vitamine E La vitamine E, lorsqu'elle est absorbée avec la vitamine C, réduirait le déclin cognitif associé au vieillissement.Les aliments suivants sont riches en vitamine E : les feuilles de navet et de moutarde, les épinards et les brocolis.Et si le vert ne vous dit rien, grignotez des graines de tournesol, des amandes ou des olives pour obtenir une bonne dose de vitamine E.Source : sante.canoe.com WWW.LAVISBI0.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRI ACTUALITE % Rendez-Vous Bio Neuvième édition réussie Il y a quelques années, insatisfaits du peu de place accordée au biologique dans leur programme en agriculture, des étudiants du cégep de Victoriaville et de l'Université Laval mettent sur pied le Rendez-vous Bio.Depuis, cette tribune sème ses graines d’école en école, au gré du comité organisateur.En 2008, c'est le Mac Agro-Ecology Group (MAEG) de l'Université McGill qui s'est chargé de l'organisation.Coup d'œil sur cette neuvième édition.Par Catherine Ferland Blanchet 1P5 Mû & Départ du métro Lionel-Groulx.Après une heure de trajet, l'autobus 211 débarque ses passagers fatigués au campus Macdonald de l'Université McGill situé à Sainte-Anne-de-Bellevue.C’est ici que se déroulent les conférences et ateliers du Rendez-vous Bio, les 8 et 9 novembre 2008.Les participants sont gâtés : les vingt dollars déboursés comprennent les activités, les repas et l'hébergement à l'église United pour la nuit dû samedi.En soirée, musique et danse traditionnelles divertiront ces étudiants assoiffés de connaissances.UN PROGRAMME CHARGÉ Soixante participants assistent à l'événement qui accueille un total de huit conférenciers, dont l’exposé dure généralement une heure trente.Pas le temps de bâiller! La rencontre est articulée autour de la thématique centrale « Une vision holistique des agro-écosystèmes » L'horaire est parsemé de longues pauses qui favorisent le réseautage et les échanges entre participants.L'événement est même bilingue.Des conférences sont offertes en français, d'autres en anglais, et les intéressés peuvent parfois bénéficier d'une traduction simultanée.C'est l'environnementaliste, producteur biologique ontarien et président du Huron Local of Nation Farmers Union, Tbny McQuail, qui ouvre le bal.En plus de présenter sa ferme, il initie les spectateurs à la gestion holistique.« Fermez les yeux.Maintenant, pensez à trois choses que vous voulez dans vingt ans.» L’holistique, d’après l’interprétation qu'en fait votre journaliste, c'est un peu ça.Tfavailler pour atteindre la qualité de vie que l'on souhaite.Appliquée sur une ferme, il s'agit de comprendre et de respecter l'environnement que l'on gère, tout comme les humains qui nous entourent.C’est devenir financièrement rentable, sans épuiser les ressources naturelles.Bien court résumé cependant pour un concept aussi large.Puis arrivent les compromis.En tant que participant un choix s'impose, car certains exposés se déroulent simultanément et les conférenciers sont tous plus compétents et intéressants les uns que les autres.Le sujet de François Handheld, de la ferme maraîchère biologique Les Jardins de l'Amitient, pique particulièrement la curiosité : le compostage du fumain (de l’anglais humanurey.Il initie son public aux modèles de toilettes à compost, dont peu sont actuellement approuvés.Au Québec, un vide juridique les entoure.On est loin de ce village suédois mentionné par François où les toilettes à chasse d’eau sont interdites pour les constructions neuves! Le dimanche matin, c’est reparti! Loïc DeWavrin entretient son auditoire sur les Programme chargé et contacts humains enrichisssants, le Rendez-vous Bio est une expérience que ces participants ne sont pas près d'oublier.systèmes diversifiés en grandes cultures.Et nul doute qu’il connaît son sujet! De concert avec ses deux frères, il opère Les Fermes Longprés depuis 1993.S’y épanouissent 1500 acres de blé, de soja, de maïs.et des essais variés.Ils transforment également leur tournesol en huile.Ayant constaté les limites du fumier, ils recourent davantage aux engrais verts.Leur objectif numéro un?Viser l’autonomie.TRANSMETTRE LES SAVOIRS Le dimanche après-midi, une trentaine de participants d’origines variées participe à une table ronde.Étudiants ou diplômés de McGill, de La Pocatière, de Victoriaville et même du Bennington College au Vermont, fermiers biologiques, autodidactes et fonctionnaires se questionnent notamment sur les différents programmes québécois en agriculture (baccalauréat ou technique, par exemple) et sur l’accessibilité des terres.Les connaissances des agriculteurs ainsi que les stages sur les fermes retiennent particulièrement l'attention.Pour la salle, le savoir des fermiers est un précieux trésor, plutôt compliqué à transmettre.Après tout, les agriculteurs sont surchargés de travail et l'attitude de certains peut décourager les apprentis.¦BULLE NUMERO 87 WWW.LAVISBIO.ORG actualité actualité ACTUALITE Or, quoi de mieux qu'un stage sur une ferme pour accéder à ce savoir?Essentiel aux yeux de la majorité des participants, ils perçoivent cette opportunité comme un lien tangible entre les savoirs académiques et techniques.Une formidable expérience «sur le terrain».difficile à trouver! Alors que les provinces maritimes hébergent l'ACORN (Atlantic Canadian Organic Regional Network) et l’Ontario, le CRAFT Ontario (Collaborative Regional Alliance for Farmer Training in Ontario), le Québec est un peu dépourvu.Les plus tenaces se réfèrent actuellement à WWOOF Canada (World Wide Opportunities on Organic Farms), au programme ASC.(Agriculture soutenue par la communauté) d’Équiterre ou encore à des amis ou des connaissances.À ses débuts, l'un des objectifs initiaux du Rendez-Vous Bio était justement de dresser une liste des stages disponibles sur le territoire québécois.« Tant que l'agriculture conventionnelle dominera les champs, elle dominera aussi les institutions d'enseignement.C'est pourquoi il est primordial que l'éducation se déroule de manière alternative et diversifiée.» satrices.« Cette trop grande qualité a rendu leur choix difficile lorsque deux conférences arrivaient au même moment.Quant au contenu, certains l'auraient souhaité plus pratique et plus poussé.Des visites de fermes ou des activités extérieures auraient aussi été appréciées.» Geneviève Huchette, MAEG UN PUBLIC CONQUIS Le MAEG a sondé le groupe pour connaître son appréciation de l'événement.Le clou?Les repas! Aucun doute, le comité étudiant Happy Belly a fait l'unanimité.Des mets santé cuisinés à partir d’aliments locaux, biologiques ou récupérés.Même des options végétaliennes pour les papilles plus éthiques! «Environ 80% des participants ont chaudement félicité le choix des sujets et des conférenciers », remarque Geneviève Huchette, l'une des organi- Pour plus d’informations sur la dixième édition du Rendez-vous Bio, adressez-vous au comité Le Poids Vert de l'IIA de La Pocatière (poidsvert@gmail.com) ou à Raphaëlle Sauvé (rapti_06@hotmail.com).Les fermiers intéressés à accueillir des stagiaires peuvent donner leur nom au MAEG (agro.ecology@yahoo.ca) et le groupe acheminera leur intérêt à d’autres.jusqu'à ce que quelqu'un prenne le projet en main! On peut aussi communiquer avec WWOOF Canada (World Wide Opportunities on Organic Farms) www.wwoof.ca.Pour la gestion holistique, consulter entre autres www.holisticmanagement.org Intéressé par les toilettes à compost?Consultez The Humanure Handbook, disponible gratuitement en ligne au : http://weblife.org/humanure/default.html Selon Geneviève, le Rendez-vous Bio 2008 s’est révélé un succès.« L’objectif d’enrichir l’éducation des jeunes acteurs du secteur bio a été atteint.» Elle spécifie que la portée de cette rencontre dépasse le contenu des conférences : « Les participants ont pu réseauter, développer de nouvelles perspectives et renforcir leurs convictions.Cela encouragera inévitablement l’essor de nouveaux projets relatifs à l’agriculture biologique.» Espérons-le! PLACE A LA DIXIÈME ÉDITION En 2009, c’est l’Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière qui succédera au MAEG pour organiser la populaire rencontre.Qui sait, peut-être y abordera-t-on l’un des sujets proposés par les participants de la table ronde : démarrage d’une entreprise, recherche d’un créneau, biodynamie, permacul-ture, place du fermier dans la société, serres, bois raméal fragmenté, arbres à noix, semences bio, transformation des aliments et mise en commun?Peu importe, les spectateurs y trouveront certes chaussure à leur pied! • Formation A VENDRE Vaste choix de semences certifiées biologiques pour vos plants de légumes.Pépinière Déco 530 Rivière Sud Saint-Roch de l’Achigan (Québec) Info : pepinieredeco@semencesvertes.net www.semencesvertes.net Cours de germination Atelier pratique et dynamique pour tout savoir sur la germination, incluant une savoureuse dégustation! Transformez votre maison en jardin intérieur! Sur place, vous retrouverez un grand choix de grains et accessoires.Prochaines dates : 28 février, 7 mars, 14 mars, 4 avril, 2 mai ou 6 juin (de 9h45 à 12h45).Coût : 45 $.Dépôt de 10 $ en magasin.Au Club Organic : 4341, rue Frontenac (au nord de Rachel).Info: 514.523.0223 www.epiceriebiologique.ca WWW.LAVISBIO.ORG * • BIO-BULLE HUMÉE ACTUALITÉ iCÉGEP i • Shiv Chopra Le Gandhi alimentaire « Si le gouvernement ne bannit pas les produits toxiques utilisés en agriculture, il faudra le poursuivre.» Voilà la conclusion à laquelle arrivait le docteur Shiv Chopra lors de sa conférence donnée le 16 janvier dernier au cégep de Victoriaville.Invité par l'infatigable Denis La France, ce conférencier est venu entretenir une centaine de personnes sur les enjeux de la véritable sécurité alimentaire.QUI EST SHIV CHOPRA?gé de 74 ans, d'origine indienne, il vit au Canada depuis 1960.Diplômé en médecine vétérinaire, il possède également une maîtrise et un doctorat en microbiologie.Il a occupé différents postes importants en Inde, en Angleterre et au Canada.Il est aussi l’auteur de nombreuses publications scientifiques ainsi que d'écrits touchant la société et les religions.Il écrit même de la poésie.Plusieurs l'ont déjà vu dans des documentaires comme Le Monde selon Monsanto et Main Basse sur les gènes.M.Chopra est ce scientifique qui a travaillé pendant 35 ans à Santé Canada avant d’être congédié en 2004 pour désobéissance.En effet, il a refusé d'approuver des produits toxiques destinés à être utilisés en agriculture.L'approbation de ces produits aurait demandé des études plus complètes qui auraient eu comme conséquence de reporter leur homologation.Le cas le plus connu est celui de la somatotrophine bovine recombinante, soit l'hormone de croissance modifiée génétiquement et injectée aux vaches pour qu’elles produisent plus de lait.Avec deux collègues (les docteurs Margaret Haydon et Gérard Lambert), il s'est battu contre l'ingérence politique visant à faire approuver des produits qu'il jugeait dangereux pour la santé humaine.Il a ignoré les tentatives de le bâillonner; il a résisté à des mesures disciplinaires; il a témoigné devant des comités parlementaires et il s'est également battu en cour.Par conséquent, il est souvent considéré comme un héros, puisqu'au Canada, aller à l'encontre du système et être un sonneur d’alarme est très risqué.Aucune loi ne protège les individus qui dénoncent la corruption interne.Il semble que c'est de cette injustice qu'ont souffert Shiv Chopra et ses collègues qui furent discrédités et congédiés.D'ailleurs, la cause de M.Chopra visant à dénoncer le manque de fondement de son congédiement est toujours devant les tribunaux.La conférence de Shiv Chopra portait donc sur trois aspects principaux: 1- Ce qu’il a vécu au sein de Santé Canada et les événeménts qui ont amené son congédiement.2- Les produits toxiques qu'il faut éliminer de l'agriculture.3- Les solutions pour y parvenir.Le livre qu’il vient de publier résume l'essentiel de son propos.Ce volume, avec en page couverture le parlement d’Ottawa et intitulé Corrupt to the Core (qu’on pourrait traduire par Corrompu jusqu'à la moelle, raconte la collusion qui aurait existé entre les industriels et l'Agence de réglementation canadienne.M.Chopra dénonce la mise en marché de plusieurs produits vétérinaires ou médicaux qui n'auraient jamais dû Par Stéphane Groleau être autorisée en raison des risques sanitaires qu’ils font courir aux animaux ou aux consommateurs.Cet ouvrage devrait bientôt paraître en français.M.Chopra s'est donc donné pour mission de lutter pour protéger les humains de l'emprise des corporations.Selon lui, pour améliorer la qualité de l'environnement et protéger la santé des gens, il faut éliminer cinq produits utilisés en agriculture : Les hormones données aux animaux d'élevage car elles favorisent l'apparition de cancers, de maladies chroniques et de problèmes aux systèmes reproducteur et immunitaire chez ceux qui les consomment.Les antibiotiques car ils provoquent d'autres types de dommages tels que l'apparition de bactéries résistantes comme le C.difficile le E.Coli et la Salmonella.Les déchets carnés car ils sont à l’origine de la maladie de la vache folle chez les animaux et une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l’humain.Les organismes génétiquement modifiés (OGM) car leur l'innocuité n'est toujours pas démontrée.Et bien sûr, les pesticides de Synthèse car ils sont connus pour leurs effets neurotoxiques et perturbateurs d’hormones ainsi que pour favoriser l'asthme, les malformations congénitales et le cancer.Ces produits, Chopra les appelle les cinq menaces à la sécurité alimentaire.Il les dénonce ainsi : « Ces produits sont indestructibles et se retrouvent partout : dans l'air, dans l’eau, dans les lacs, les rivières et arrivent jusqu'aux sources d'approvisionnement en eau.On ne peut ni les cuire, ni les laver.Ils viennent des animaux par les urines, les excréments, et aussi des pesticides utilisés pour cultiver les plantes.La seule solution est leur élimination complète.» De fait, en éliminant tous ces produits toxiques, l'agriculture redevient biologique, se réjouit Chopra car : « plus besoin de certification, plus besoin d'étiquetage, les coûts deviennent moins élevés et plus besoin de dire aux agriculteurs de ne pas faire ceci ou cela.» COMMENT Y ARRIVER?Chopra affirme la nécessité d'une action politique pour faire avancer les choses : « À la base, l'humain a besoin d'eau, d'air et de nourriture.Mais nous avons laissé ces trois ressources se faire polluer en autorisant l’utilisation de substances dangereuses.Les instances gouvernementales n’ont pas respecté leur mandat alors il faut travailler à ce 11 BIO-BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAVISBIO.ORG actualité actualité ACTUALITÉ Pour approfondir niveau.».Il fait d'ailleurs régulièrement référence à Gandhi, apôtre de la non-violence, qui a su mobiliser le peuple indien pour obtenir l'indépendance face à la Grande-Bretagne.Cette fois-ci, ça se passe en Amérique et c'est une indépendance face aux corporations - face à la corruption - que revendique Chopra, le droit à la souveraineté alimentaire.Ce droit passerait par l'élimination de l'agriculture industrielle dont nous n'avons pas besoin selon lui, et par une culture pour nous-mêmes, autosuffisante, pour ne plus avoir besoin d’importer.Chopra voit le Québec jouant un rôle clef au sein du mouvement.En effet, en plus des compétences nationales spécifiques à la province comme la santé, les impôts et l'immigration, le Québec s’est doté d’un système d'appellations contrôlées et d'une loi avant-gardiste sur l'interdiction des pesticides utilisés à des fins esthétiques.Les Québécois seraient donc en position d'exiger le bannissement complet des cinq produits dangereux définis par Chopra.« Et si le gouvernement refuse, il faudra poursuivre le gouvernement » affirme-t-il.Et il ajoute: « Santé Canada a le mandat de protéger la santé des citoyens.Santé Canada a manqué à sa responsabilité, alors il est redevable envers la population.» Pour Shiv Chopra, une telle initiative au Québec ferait ensuite boule de neige à travers la planète.MAIS CONCRÈTEMENT, QUOI FAIRE?D’abord s’informer afin de prendre conscience de la situation et de la corruption, en lisant son livre par exemple.D'ailleurs, pour Chopra, acheter son livre, c'est justement faire partie du mouvement; c'est faire un premier pas.Chopra aimerait aussi que les gens l'invitent partout à travers le pays pour faire des conférences et alimenter le mouvement.En parallèle, il recommande de consommer des produits biologiques.La meilleure façon d'être certain de la qualité des produits est de les cultiver soi-même, même si c’est juste sur son balcon.Il recommande aussi de manger selon les saisons et d'opter pour des aliments produits localement.Devant la pléthore de produits utilisés pour l'élevage, Chopra a aussi opté pour une alimentation végétarienne.Le salami, le pepperoni, les saucisses compteraient parmi les aliments les plus contaminés, tandis que les légumineuses comme les fèves et les lentilles sont beaucoup moins affectées.ET LE PUBLIC?Shiv Chopra a définitivement touché une corde sensible chez plusieurs personnes.Les commentaires formulés lors d'interventions au micro faisaient état du désir de participer à ce mouvement vers la véritable souveraineté alimentaire.Plusieurs furent bouleversés par les révélations sur son vécu à Santé Canada.D'ailleurs, au terme de sa conférence, il a reçu une ovation debout.Bien sûr, le défi de créer un mouvement de masse, voire de poursuivre le gouvernement s’avère immense, mais face à l'ampleur du problème, ne dit-on pas « aux grands maux les grands remèdes?» • Le docteur Chopra a un site qui contient des articles et la vidéo complète d'une conférence au Collège Dawson à l'adresse www.shivchopra.com Corrupt to the Core- Memoirs of a Health Canada Whistleblower, KOS Publishing Inc, 2008 noirs of a Health ada Whistleblowe V CHOPRA Grains et semences blue' river Variétés de maïs-grain biologique • 08Kl8 2450 UTM • 19Kl9 2500 UTM • 23M91 2600 UTM • 25M90 2700 UTM • 18Al3 2800 UTM et plusieurs autres 9 Semences certifiées biologiques • Avoine AC Rigodon, Lachute • Blé AC Barrie, Kane et Nass • Épeautre d'automne • Orge AC Encore • Orge nue CDC Mc Gwire Sarrasin Seigle Soya OAC Prudence 2450 UTM Soya OAC Lakeview 2650 UTM Soya Laurent 2550 UTM 9 Centre de séchage et de transformation certifiés biologiques 9 Vente et achat de grains biologiques LIVRAISON PARTOUT AU QUÉBEC Se Gau 3680, LES 60, NICOLET (QUEBEC) J3T 1P4 TÉL.:(819) 293-2001 *1 866 293-2001 - TÉLÉC.:(819) 293-2002 COURRIEL : info@semencesrdr.com www.semencesrdr.com 12 WWW.LAVIS8IO.ORG • • • BIO-BULLE NUME3 ACTUALITE Photo : Hugo Latulippe Onze heures.Quand je la retrouve dans les bureaux d'Équiterre, rue Masson, en plein cœur du quartier Rosemont, Laure Waridel sort d'une rencontre avec la première récipiendaire de la bourse qui porte son nom (voir encadré).La cofondatrice de l'organisme, qui impressionne autant par sa sérénité que sa combativité, soutient être fascinée par l'engagement et la détermination de la lauréate.« On recherchait des étudiants avec ce que j'appelle de la rigueur et du cœur, explique-t-elle.Julie jumelle l’aspect de la recherche à la diffusion et à l'action.Ses travaux sur les transports écologiques sont riches et elle à le cœur pour défendre ses convictions.Je suis vraiment honorée qu'une bourse comme celle-là porte mon nom.» Équiterre et la Caisse d'économie solidaire Desjardins ont mis sur pied la bourse Laure-Waridel pour reconnaître tout le travail qu'elle a accompli pour le compte de l'organisme durant toutes ces années (13), rappelle le coordonnateur-énergie, transport et bâtiment chez Équiterre, François Boulanger.«Nous voulons encourager la poursuite de travaux de recherche dans les champs d'intervention d'Équiterre, comme le faisait Laure lorsqu'elle était avéc nous.Un de ses angles d’intervention important, c’est l'engagement citoyen, les gestes que tout un chacun peut poser.Cette approche teinte beaucoup nos actions», dit-il.HÉROS DE LANNÉE Voilà maintenant deux ans que Laure Waridel a quitté la présidence d’Équiterre.La sociologue spécialisée en développement international et en environnement collabore toujours avec l'organisme, notamment en prononçant des conférences ici et là.Le travail d'équipe lui manque néanmoins.De Laure en barre.Par Dominic Villeneuve «Ce que j'aime de l’organisme, c’est qu'Équiterre ne fait pas que dénoncer; il propose des alternatives.Il travaille sur des solutions concrètes plus respectueuses de l'environnement tout en prenant en considération les impératifs économiques », rappelle-t-elle.Les nouvelles obligations familiales de Laure Waridel (elle est mère de deux jeunes enfants) ne l'empêchent toutefois pas de poursuivre son travail de sensibilisation, comme en fait foi le titre de « Héros de l’année, catégorie Environnement » que le magazine Sélection du Reader's Digest lui a octroyé en janvier dernier.Dans une petite salle de réunion, nous rêvons d’une société plus respectueuse de l’environnement, où chacun prendrait davantage conscience du rôle qu'il doit jouer pour maintenir l'équilibre des écosystèmes, tout ça sous le regard bienveillant d’Hubert Reeves.En déambulant dans les bureaux d'Équiterre, j'ai remarqué au moins trois affiches à son effigie, et pour cause.L'humaniste et astrophysicien de renom est un modèle pour Laure Waridel.De lui succéder à titre de « Héros de l'année, catégorie Environnement » est une lourde responsabilité, d'autant plus qu'ils partagent déjà tous deux l'appartenance au Cercle des Phénix en environnement du Québec.« Hubert Reeves est une source d'inspiration très importante pour moi.C’est un bel exemple de cœur et de rigueur.Je crois que ces deux dimensions sont essentielles pour faire avancer une cause.Hubert Reeves est un vulgarisateur hors pair; il tient à ce que son message soit entendu et écouté », indique Laure Waridel.Humble, celle-ci dit être « mal à l’aise » avec le qualificatif « héros », d'autant plus qu’à ses yeux, il y a tellement d'autres héros et d’héroïnes en environnement qui mériteraient d’être placés sous les projecteurs.« Il y a des gens qui travaillent sans relâche dans l'ombre qui méritent ce prix plus que moi », lance-t-elle.-* BULLE NUMÉRO 87 WWW.LAVISBIO.ORG actualité actualité ACTUALITE LE MESSAGE DE FREDERIC BACK Sa conscience écologiste, Laure Waridel l'a développée au fil du temps.Elle a suivi le sillon tracé par ses parents, des agriculteurs originaires de la Suisse qui ont toujours pris soin de leur environnement.À l'école secondaire, sa participation au Club 2/3 a sonné l'éveil; au cégep, son ouverture au monde s'est traduite par un voyage de coopération au Burkina Faso, où elle a été pour la, première fois en contact avec le commerce équitable.Puis, à l’université, elle a fait la rencontre de François Meloche qui revenait emballé du Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro, au Brésil.Avec d'autres jeunes idéalistes, ils ont alors jeté les bases d'Équiterre en fondant l’Action pour la solidarité, l'équité, l'environnement et le développement (ASEED).« Quand j’étais petite, j'ai été frappée par le film L'Homme qui plantait des arbres de Frédéric Back.J'ai alors réalisé qu'à force de persévérance, on peut faire de grandes choses », souligne Laure Waridel.Adepte de l'approche des petits pas, cette dernière incarne cette génération de leaders conscients de leur impact sur le monde qui les entoure.Si Laure Waridel s'est forgé une crédibilité avec le temps, c'est notamment parce qu'elle passe à l'action, parce qu'elle met en pratique ce qu'elle prône et défend.« Je crois beaucoup à la cohérence entre les gestes posés au quotidien et l’engagement professionnel.Tbutes les recherches scientifiques montrent qu’on se dirige à 100 milles à l'heure dans le mur.Il faut rajuster le tir pendant qu’il en est encore temps.On est à un moment de l’Humanité où on doit faire des choix.Les mouvements se créent par la multiplication de petits gestes.Les choses doivent être changées de l'intérieur : les gouvernements, les municipalités, et la société civile ont un important rôle à jouer.C'est une responsabilité à la fois individuelle et collective », affirme-t-elle.DOCUMENTAIRE, LIVRE, SITE WEB.Laure Waridel travaille actuellement sur un projet multi-plateforme aux côtés de son conjoint cinéaste, Hugo Latulippe {Bacon, le film).Ensemble, ils entendent tracer le parallèle entre la santé de la planète et celle des humains, des enfants en particulier, dans le contexte de la mondialisation.« C'est une grande enquête qui va prendre la forme d'un documentaire, d'un livre et d’un site web.On travaille en collaboration avec l’Office national du film, Esperamos Films, Louise Productions et Tbxa.On aimerait sortir le tout en 2010 après des tournages au Mexique, au Bangladesh, aux États-Unis et en Suisse », explique Laure Waridel.En s'intéressant à la mondialisation et ses effets, le couple engagé s'apprête à dénoncer certaines grandes corporations qui négligent la santé au profit de la sacro-sainte rentabilité.« Nos recherches montrent qu'il y a un flagrant manque de transparence.C'est souvent la règle du deux poids, deux mesures.Par exemple, on tolère l'importation d'aliments qui ont été en contact avec des produits toxiques interdits chez nous.Ce n'est pas la planète que je souhaite à mes enfants », affirme Laure Waridel.Pour la première fois de sa vie, l’une des pionnières du commerce équitable et de la consommation responsable au Québec est membre d'un parti politique : Québec solidaire.Les derniers mois ont d'ailleurs été fertiles en émotions d'un point de vue politique, dit-elle.«J'ai appuyé publiquement Québec solidaire lors de la dernière campagne électorale provinciale.Je crois fondamentalement aux valeurs défendues par ce parti.C'était un grand moment de joie lorsque Amir Khadir a été élu à l'Assemblée nationale », lance celle qui a également salué l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.• La gagnante de la Bourse Laure Waridel 2009, au montant de 7000$, est Julie Guicheteau, étudiante à la maîtrise en ingénierie civile, spécialité environnement, à l'école Polytechnique de Montréal, pour son projet Facteurs de succès de projet de mobilité durable.Équiterre consacre à cette bourse l'équivalent d'un dollar par membre (3500$ en 2008), montant qui est porté à 7000$ par la Caisse d'économie solidaire, première institution financière à adhérer il y a trois ans, à la campagne d'Équiterre, Changer le monde, un geste à la fois.Une vidéo de Laure Waridel et de la gagnante ainsi que la description du projet d'étude de cette dernière sont disponibles à ces adresses : www.equiterre.org/organisme/premierebourselau- rewaridel.pbp www.caissesolidaire.coop Photo: Fanny Asselin WWW.LAVISBiO.ORG BIO-BULLE NUMÉI le Victoriaville WAW 1 TtâfiQXi î 9*m& rm laitière, 80% des étudiants proviennent du milieu agricole, cette proportion sera ramenée à 10% dans le programme de l’agriculture biologique.» Plusieurs sont de jeunes urbains dont la moyenne d'âge se situe dans la vingtaine.Une fraction des étudiants proviennent du secondaire tandis que la majorité ont déjà fait des études ailleurs et ont voyagé.UNE FORMATION COMPLÈTE.Ce cursus permet une expérience de trois ans où l'on favorise l'esprit de groupe dans les façons de travailler.En plus de créer des bons souvenirs et un futur réseau de contacts, les étudiants décrocheront un diplôme d'études collégiales en agriculture biologique, ce qui leur permettra d’occuper des emplois tels qu'inspecteurs à la certification, conseillers en agriculture biologique, membres de clubs agronomiques, chargés de projets, sans oublier ceux qui feront partie du ministère du Développement durable, d'entreprises Du champ à la table, la formation est vraiment globale.Située au cœur de la région des Bois-Francs, Victoriaville est considérée comme le «berceau du développement durable » tant par ses préoccupations environnementales et sociales qu'économiques.Avec ce titre, il n'est pas surprenant que la formation offerte par les institutions scolaires de l’endroit soit tributaire de cette réputation et c’est au Cégep de Victoriaville que nous en retrouvons un des meilleurs exemples avec l'agriculture biologique qu’on y enseigne depuis plus d’une vingtaine d’années déjà.Denis La France, qui a vu naître le programme et qui a participé à son évolution jusqu'à aujourd'hui, nous livre ses commentaires.Le programme d'enseignement en agriculture biologique a été mis en place en 1986-1987 avec le profil Culture biologique des fruits et légumes.Il s'ajoutait à l'enseignement en conventionnel qui existe depuis une trentaine d'années maintenant.Il était assuré au début par M.Jacques Petit qui a vu se joindre à lui d'autres spécialistes en culture biologique tels les Claude Bilodeau, Denis La France, Yves Auger et tout dernièrement Ghislain Jutras qui enseigne également à l’Université Laval.Précurseur (en fait c'est le seul cégep offrant un DEC spécialisé en production biologique au Québec), le Cégep de Victoriaville a senti cette vague montante d'une nouvelle clientèle voulant se diriger vers un créneau spécifique et nouveau de l'agriculture.C'est une vingtaine d’élèves en moyenne qui se présentent aux portes chaque année et fait à noter, ceux qui proviennent d'une ferme constituent l'exception.En effet, note Denis La France, « si en production O-BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAVIS8IO.ORG Voyage au berceau du bo par Michel Dumais de services bio ou de semences, de la Financière agricole, du MAPAQ qui travailleront au développement international; en fait on les verra un peu partout dans le réseau.Fait à noter, lors de rencontres d’agriculture biologique, on compte souvent plus de 25% des gens qui ont étudié à Victoriaville, au régulier ou à la formation continue.Mais pour y arriver, l’étudiant aura trois ans de formation théorique et pratique dont 17 cours exclusifs en bio sur les 35 du programme.La formation est complète du début à la fin des opérations.Par exemple, pour plusieurs la conduite d'un tracteur est une nouvelle expérience à acquérir.Son entretien ainsi que le volet réparation (cours de soudure, de mécanique, etc.) apportent les bases au niveau de l'équipement qui, une fois maîtrisées, permettront les travaux aux champs avec le matériel adéquat.Mais au-delà de l’utilisation, il y a l’incidence monétaire à gérer et l'établissement d'un Photos : Cegep de Victoriaville dossier DOSSIER» V.ACADEMIE fertxw arôme inc.La Bottine au^Herbes7 \DEMIE é ifAerkjste Le plus grand choix de plantes médicinales biologiques Formation traditionnelle et professionnelle en herboristerie et aromathérapie Produits d'officine Services de consultation Préparation de produits de beauté personnalisés sans agents de conservation chimiques Herboriste conseiller Herbopraricien-narurorhérapeute Aromarhérapeure-nanjrorhérapeure Herbofobricanr • Herboproducreur Herborisrerie fqmlliole (cours à la carre, étudiant libre) que votre peau est le reflet votre saut £ Service de conférences • « £ et d'oteliers en région i « Programme personnalisé -ffl V E « V Cours en classe.*> c por correspondance 0 (8 O et téléchargeables § 0 Consultez •to * le calendrier des formations t I sur notre site internet O) J3 CULTURE BIOLOGIQUE Histoire, déontologie, terminologie Par correspondance, en avril-mai Cueillette sauvage Samedi 27 et dimanche 28 juin Culture biologique de base En classe Les samedis 25 avril et 16 mai de 9h à 16h et le vendredi 15 mai de 18h30 à 21h30 Culture biologique de plantes médicinales Demi-journées en nature Les samedis 4 juillet, 8 août, 5 septembre et 3 octobre de 9h à 12h Culture biologique de plantes médicinales (théorie) En classe Les samedis 23 mai, 6,13 et 20 juin de 9h à 16h Jardinage holistique Les samedis 11,18 et 25 juillet et le 1w août de 9h à 16h 514.274.4240 info@academieherboliste.com Uf i budget entre alors en ligne de compte.À la fin du programme, une épreuve synthèse consistera pour l’étudiant à monter un plan d’affaires à être soumis à un banquier.« Plusieurs diplômés nous ont dit que c’est cette facette, la gestion, qui leur sert le plus.» Si les ressources matérielles et humaines sont disponibles sur place, l’apprentissage est approfondi par le biais de stages.La première année, le stage a lieu sur une ferme en fonction des intérêts particuliers des étudiants.La deuxième année, un stage au champ avec un professeur s'effectue sur la Ferme Tburmaline, à 6 km du cégep, ce qui permet de s'assurer que tout le monde est au même niveau (sarclage, préparation des sols, etc.).Les étudiants ont des cours de compostage, de production et de vente de produits.«C'est beau d'apprendre à cultiver mais il faut vendre nos produits aussi.» Il existe maintenant un parcours de continuité DEP-DEC (diplôme d’études secondaires et collégiales) dans le profil Production légumière et fruitière biologique qui permet aux détenteurs d’un DEP en production horticole d’accéder à des études collégiales et de pousser encore plus loin leurs connaissances.Les gradués du DEC se voient aussi créditer plusieurs cours s'ils poursuivent à l'université des études d'agronomie.Par exemple, une entente DEC/BAC existe avec l’Université Laval qui reconnait l'équivalent d'une année d'étude (30 crédits universitaires).Pour sa part, l'Université McGill reconnait aussi un certain nombre de cours comme équivalent de ses cours universitaires.OUVERTE SUR LE MONDE Il y a deux ans, le cégep a effectué une campagne de financement majeure qui a rapporté 1 250 000$ dont 200 000$ dédiés pour des projets en agriculture intitulés Ouverture sur le monde agricole afin de permettre des stages et des voyages à l’étranger pour les étudiants qui le désirent.Cette année, trois stagiaires sont allés a l'étranger soit une étudiante en Suisse en viticulture, une autre en France pour la traction animale et un troisième en Nouvelle-Zélande pour l’élevage des moutons.L'an prochain, trois autres profiteront de ces stages et quatre sont prévus l'année suivante, sous la responsabilité de M.La France.ET SUR MESURE Mais à côté de l'enseignement régulier, il y a depuis 1988 tout un autre secteur d'activités en formation continue s'adressant essentiellement à des professionnels.Cette formation offerte à des groupes d’agriculteurs et de conseillers agricoles se poursuit toujours aujourd'hui avec une équipe élargie.Elle est donc loin de fonctionner en vase clos, le cégep intervenant dans pratiquement toutes les régions du Québec.Cette année par exemple, des formations sur mesure seront dispensées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et dans les Laurentides.Depuis 20 ans, l'institution invite des experts étrangers à donner des conférences, souvent avec traduction, sur divers sujets techniques (sols, régie des cultures légu-mières, grandes cultures, etc.).Ces activités offrent des possibilités de formation plus avancée pour tout le monde, WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMERO 87 ilH activités d’innovation technologique aient lieu dès cet été dans les domaines de la production laitière et de la culture maraîchère.D'autres services sont envisagés, par exemple un service conseil de deuxième ligne offert aux conseillers agricoles.Ce nouvel organisme permettra au cégep de mieux servir et appuyer les gens impliqués dans le développement de l'agriculture biologique.À la lumière de tous ces faits, nous nous rendons compte que la formation dans le domaine du bio est bien vivante et que si Victoriaville est considérée comme le berceau du développement durable, nous pouvons constater que l'enseignement qui y est dispensé est le creuset d’un avenir responsable.• dédier des ressources importantes pour la mise en place d'un Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et à valeur ajoutée (CETAB + ).Sous la direction de Serge Préfontaine, agroéconomiste, et de Denis La France, le nouveau CETAB + | doit voir le jour cette année.% Une approche de partenariat ¦s avec le milieu sera dévelop-I pée, particulièrement avec l'Institut de recherche et développement en agroenvironnement dans le cadre de la Plateforme en agriculture biologique.Depuis l'été dernier une trentaine de rencontres de consultation ont eu lieu pour sonder l'intérêt du milieu et les réactions positives sont unanimes.Il est probable que des avec le jumelage d'un séminaire par exemple, ainsi que l'établissement de contacts pour le futur.Plus de cent personnes, professionnels ou élèves, y assistent généralement.Depuis le début de cette formule, ce sont quelque 33 conférenciers qui sont venus dispenser leur savoir à Victoriaville.Il y a cinq ans le cégep commençait à offrir également, pour les professionnels, des voyages d'études en culture biologique sur des thèmes particuliers tels que l’agroenvironnement, la production laitière, la culture maraîchère.Cet hiver, c'est destination Californie; l’an prochain sont prévues une tournée en Angleterre et en Irlande sur la production laitière et une visite sur la mécanisation des grandes cultures en Allemagne.Ces voyages permettent une formation qui va très loin parce que les gens échangent 16 heures par jour et à la fin, les participants produisent un rapport final contenant une synthèse de leurs réflexions et les informations techniques obtenues.« Ce sont les formules pédagogiques les plus enrichissantes que j’aie eu à vivre depuis 30 ans » d’affirmer Denis La France.VISIONS D'AVENIR Une nouvelle formation est en train de démarrer présentement.Le cégep, avec la collaboration des Clubs conseil en agroenvironnement et le financement du MAPAQ, offrira une formation spécifique pour 18 jeunes conseillers agricoles.Échelonnée sur deux ans et demi, cette formation leur permettra de rencontrer 16 des meilleurs experts québécois dans le domaine.Ils bénéficieront aussi de mentorat auprès de leurs propres clients.Enfin, nouveau développement majeur, la direction du cégep a décidé de 150 ans d'agriculture au Ouébec Saviez-vous que La Pocatière fête 150 ans d’enseignement agricole cette année?En effet, l'École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, première école du genre au Canada, a été fondée en 1859 sous l’égide de la Corporation du Collège de Sainte-Anne et de son supérieur, l'abbé François Pilote.Le but premier de cette fondation est de donner aux cultivateurs des moyens d’améliorer leurs terres usées par des méthodes de culture inadéquates et d'enrayer l'émigration vers les États-Unis.Jusqu’en 1912, année de la construction d’un nouvel édifice sur l'emplacement actuel, l'enseignement est de niveau moyen (professionnel) et est donné presque exclusivement par les prêtres du Collège.Cette même année, avec l'affiliation à l’Université Laval, s'ajoute un cours de trois ans qui conduit au baccalauréat en sciences agricoles.En 1938 est créée l’École supérieure des pêcheries et le Service social économique.L'École d'agriculture est alors intégrée à la Faculté des sciences et devient, deux ans plus tard, la Faculté d’agriculture.En 1962, la Faculté s'installe sur le campus de l'Université Laval et La Pocatière dispense alors un cours de trois ans en technologie agricole.Aujourd'hui le campus de La Pocatière est un centre de formation spécialisée qui offre 5 programmes de formation menant à l'obtention d'un diplôme d’études collégiales (DEC) et d'un diplôme de technologie agroalimentaire (DTA) et continue toujours sur la voie de l'innovation.Sur la photo, une classe pratique de la première école d'agriculture, il y a un siècle.source : Archives de la Côte-du-Sud et du Collège de Sainte-Anne 17 •BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAVISBIO.ORG dossier D (Tis S I E R Le bio à Victo Histoire vraie Par Viviane Bergeron Étudiante finissante en Gestion et exploitation d'entreprise agricole (GEEA), Profil Production légumière et fruitière biologique M.i Jffâàh jj I wr-M Photo : Cégep de Victoriaville N y a trois ans à pareille date, suite à une année sabbatique porteuse de réflexions et de choix, je m’inscrivais au Cégep de Victoriaville dans le programme de Gestion et exploitation d’entreprise agricole (GEEA) au profil Production légumière et fruitière biologique.À l’époque, je m'inscrivais dans le but d’acquérir les connaissances nécessaires à la production de denrées alimentaires saines dans une optique d’autosuffisance alimentaire.Au mois d'août suivant, lors de notre premier cours de serre, l’enseignant nous a demandé de nous présenter et de dire ce que nous étions venus chercher au Cégep de Victo.J’ai donc parlé de tous mes rêves d'« écolo » avide d’un retour à la terre en paix avec la nature.Il nous a fait savoir alors qu’il comptait bien nous aider à descendre des nuages et nous ramener les deux pieds sur terre.Je comprends maintenant mieux sa réaction.Nos professeurs nous ont en effet aidés à cheminer vers la réalité agricole d'aujourd'hui avec tout ce qu'elle comporte.Il s’agit d’une formation très bien adaptée à tout futur producteur maraîcher biologique.On y apprend toutes les bases nécessaires pour créer ou reprendre une entreprise agricole et faire en sorte qu'on puisse réussir à en vivre.Personnellement, j’ai appris à conduire des tracteurs, faire fonctionner les machineries adaptées au maraîchage bio, manier la scie à chaîne, souder, greffer des transplants, planifier et produire de beaux transplants de légumes, planifier, implanter et entretenir des cultures autant au champ qu'en serre, dépister les ravageurs dans les cultures biologiques, déterminer et effectuer les traitements adaptés, faire mon propre plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF), composter des fumiers.mais, j'ai aussi et surtout appris à GÉRER UNE ENTREPRISE dans le but d'atteindre et/ou de maintenir sa rentabilité.Comme le nom du programme l'indique, il s'agit d’abord et avant tout d'une formation en gestion agricole.Ce n'est peut-être pas très accrocheur au début.Par contre, c'est très utile quand on veut vivre d'agriculture.Je crois sincèrement que les notions de gestion que j’ai apprises lors de ma formation sont toutes pertinentes et nécessaires à la bonne gérance d’une entreprise.Les cours de gestion, ça nous fait tous un peu peur au début, mais finalement, nous passons au travers sans trop de mal et nous sommes tous bien contents d’avoir maîtrisé les connaissances qu'ils nous apportent.J’ai parfois même été impressionnée de tant les apprécier.Grâce à des profs passionnés, je sais maintenant élaborer un plan d'affaire, produire des états financiers et les analyser, construire des budgets, gérer du personnel et organiser le travail.LE MÉTIER DE TOUS LES MÉTIERS J’avais entendu dire que « l’agriculture est le métier de tous les métiers ».J'en suis maintenant convaincue.Évidemment, ma formation ne me permet pas d'être une soudeuse professionnelle.Par contre, j'ai les connaissances de base pour réparer ma planteuse si j'en ai besoin.Je ne suis pas non plus une experte comptable, mais je vais comprendre mon comptable et son jargon m'est plus familier.Comme nous l'a si souvent répété l’un de nos enseignants de gestion : « Vaut mieux être légèrement au-dessus de la moyenne dans tous les domaines qu'excellent dans un et médiocre dans d’autres».J'imagine que c'est ce que nos professeurs ont essayé de faire avec nous depuis trois ans.Je sais que la formation que j'ai reçue me permettra de me démarquer en tant que future employée et en tant que future productrice agricole.Tbut cela grâce à des cours théoriques, des ateliers pratiques, des stages sur des fermes et des conférences dans les domaines que j’ai énumérés plus haut.Étant une personne très exigeante, il m'est arrivé fréquemment de questionner mes enseignants et de les amener à toujours nous donner une formation plus adaptée, précise et poussée.J'ai pu découvrir, tout au long de ma formation, des enseignants qui ont tous un petit quelque chose d’attachant et un bagage de connaissances à nous livrer.Il est vrai que l'agriculture bio enseignée au Cégep de Victo est remplie de belles valeurs qu'il nous faut promouvoir.Par contre, il est aussi vrai que la réalité agricole d’aujourd'hui n'est pas très facile pour des jeunes qui veulent démarrer une entreprise en agriculture biologique,.Ce qui est encourageant, c'est qu’il y en a qui y arrivent.Quelques-uns de ces agriculteurs sont d’anciens étudiants de notre programme.Au cours des trois dernières années, j’ai considérablement évolué.Je crois que ma formation en gestion m'a amenée à me questionner sur mes objectifs de vie et sur la manière dont je m'y prendrai pour les atteindre.LES PIEDS SUR TERRE Je crois que beaucoup d'étudiants comme moi arrivent avec une idée bucolique de l’agriculture biologique au cégep de Victo.Je crois aussi que notre formation nous permet de voir la réalité en face : oui, l’agriculture est un domaine difficile et oui, l’agriculture biologique est remplie de belles valeurs à partager.Il n'en tient qu'à nous de relever le défi et de démarrer dans ce domaine.La formation que je terminerai en mai est sans contredit un coup de pouce très utile à nos futurs producteurs agricoles biologiques.• WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMERO 87 • DOSSIER» Photo : Josiane Bergeron UNE ÉTUDIANTE NOUVEAU GENRE Biologiste de formation, Josiane Bergeron est aussi une jeune maman de 27 ans.Son baccalauréat, elle l'a complété de manière traditionnelle, assise à un pupitre dans les locaux de l'Université de Trois-Rivières.Passionnée par l’agriculture, elle songe à s’inscrire au bac en agronomie suite à sa formation en biologie.Et sa passion ne date pas d'hier! « J'ai travaillé au centre agronomique de Sainte-Croix de Lotbinière vers l'âge de 18 ans », se souvient-elle.« Je ne vise pas à devenir productrice et gagner ma vie avec ça, mais peut-être avoir une fermette, des animaux.J'ai toujours eu des jardins ».Originaire de Québec, elle et son conjoint emménagent aux îles-de-la-Madeleine en août 2006.Josiane y enseigne la biologie au niveau collégial.Avide d'apprendre, la jeune femme refuse de laisser son éloignement géographique s'interposer entre elle et sa passion.Elle entame donc, à l'automne 2007, le microprogramme en agriculture biologique de l'Université Laval offert sur Internet.Elle complète aisément le cours Introduction à l'agriculture biologique, mais se bute à plusieurs difficultés lors du cours Productions animales biologiques.Inscrite à l’hiver 2008 elle constate que la barre est haute : « Je ne me sentais pas outillée », dit-elle et elle ajoute, «il fallait visiter un éleveur non bio et lui dire ce qu'il faudrait faire pour qu’il le devienne.C’était plus appliqué, plus intéressant, mais encore faut-il savoir comment faire» avoue-t-elle.Bien que la théorie soit intéressante, elle finit par abandonner le cours.Persévérante tout de même Bio par correspondance Emmitouflé sur un sofa, couché dans un lit, manuels au champ ou frais et dispos devant un ordinateur, peu importe! L'enseignement à distance se moque de ces banalités.Dorénavant, le monde agricole profite à son tour des avantages de cette nouvelle forme d'enseignement.Le bio à distance?Pourquoi pas! Par Catherine Ferland Blanchet et débrouillarde, Josiane décide d'enrichir ses connaissances avec le cours Principes fondamentaux en sciences animales, toujours à distance avec l’Université Laval, avant de se réinscrire au cours abandonné.Pendant l’entrevue, Josiane Bergeron évoque la qualité du matériel pédagogique et la clarté des notes de cours du microprogramme.Mais elle s’ennuie.Elle s'ennuie des contacts avec le personnel enseignant et les élèves.La multidisciplinarité des groupes d’étudiants en agriculture biologique rendrait ces échanges d'autant plus intéressants, remarque-t-elle.Les élèves du micro- «Je trouve la barre un peu haute pour quelqu'un qui n'arrive pas d'une technique agricole ou du bac en agronomie, mais les cours m'intéressent énormément » * Josiane Bergeron programme bénéficient de l’encadrement d'un tuteur, mais la biologiste trouve limitées les disponibilités téléphoniques de son accompagnateur.« Il y a deux heures par semaine où les élèves peuvent lui téléphoner, informe Jean Collin, responsable du microprogramme, mais le tuteur est accessible en tout temps par courriel.Je n’ai jamais vu personne se plaindre ».Josiane et lui s’entendent pour dire que le forum de discussion accessible en ligne parvient difficilement à garder une participation continue de la part des élèves.L'étudiante virtuelle affirme qu'étudier à distance, c’est plus exigeant : « C'est vraiment plus facile d’aller écouter quelqu'un te parler pendant deux heures dans une classe! » Et les travaux d'équipe?« Il y en avait un en Productions animales.Je trouvais ça drôle, car je n’étais pas avec des gens que je connaissais ».Bref, si elle avait le choix, Josiane n’hésiterait pas : « C'est mieux d'aller en classe, mais quand tu n’as pas le choix, c’est mieux que rien.C’est quand même une façon d’apprendre.» Ce qui ne signifie pas qu'elle n'aime pas le programme, puisqu'elle songe sérieusement à le compléter.De plus, elle ne nie pas les avantages de l'enseignement à distance.« Au niveau du temps, c’est plus flexible.Si une semaine tu as plus de temps, tu en fais plus.» Josiane recommande le microprogramme de l’Université Laval aux agriculteurs qui souhaitent se convertir au bio.Elle croit que « c'est mettre les chances de son côté.On n'a jamais assez de connaissances.Les informations sont à jour, assez complètes en général.Mais je ne suis pas agricultrice, c’est donc difficile pour moi de juger.» Elle trouve l'offre d’autant plus pertinente vu la dispersion des agriculteurs sur le territoire québécois.Le microprogramme de l'Université Laval UN PEU PLUS DE DÉTAILS Au grand dam de l'étudiante, le microprogramme «hiberne» pendant l’été.Contrairement aux professeurs, les agriculteurs sont surchargés de travail 19 BIO-BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAViSBIO.ORG dossier dossier • DOSSIER* Une expérience complètement.techno Danièle Noël enseigne au cégep de Matane depuis plus de 20 ans.Spécialisée en phytotechnie et techniques du sol, elle sort de sa zone de confort en 2004 pour tenter une aventure virtuelle encore rare.Au fil de sa carrière, l'énergique professeure constate une situation plutôt problématique.Un minimum de douze inscriptions est requis pour donner un cours.Comme les personnes intéressées par l’agriculture sont éparpillées sur l’ensemble du territoire, le défi est grand de réunir ce nombre à chaque session et pour chacun des cours.Danièle Noël l'a constaté : l'agriculture biologique suscite un vif intérêt.« Je voyais des demandes en formation continue, së souvient-elle.Ça demande encore une douzaine d’élèves, mais à distance, à travers tout le Québec, c'est moins compliqué ».Danièle s'attèle donc à la tâche, monte en selle et conçoit un cours d'initiation au bio : normes, transition, fertilisation, conditions à la certification, etc.En 2004, une dizaine d'étudiants cobayes tentent l’aventure, un parcours de trente heures échelonnées sur dix semaines.L'année suivante, 16 internautes suivront Danièle dans son expérience.«J'étais à Matane, les étudiants pouvaient me voir et on se parlait.J'écrivais comme sur un tableau ».Ces contacts à distance sont possibles grâce à la plateforme Via, de SVI eSolutions1, une technologie apparemment accessible à tous.« Je m’amuse à dire que je suis nulle en informatique! », rigole la professeure.« La plateforme est très rassurante, et l’école a toujours laissé un technicien avec moi.Il déboguait aussi les ordinateurs des étudiants».C’est d’ailleurs un problème.Les ordinateurs des élèves se révèlent peu performants.Les données sont longues à télécharger.« En fermant la fenêtre par laquelle * ils me voyaient, ça s'est amélioré.Ils continuaient à m'entendre, et les autres élèves s'entendaient aussi, les uns les autres.Ils pouvaient me poser des questions.Il y avait une icône qui m'avertissait lorsque quelqu’un levait la main ou.allait aux toilettes! » L'hétérogénéité des groupes impressionne : agronomes, techniciens, bacheliers, originaires des îles-de-la-Madeleine, de la Baie des Chaleurs, de Rimouski.Ils profitent des avantages du bio par Internet : « Un de mes étudiants avait une réunion de l'UPA à Québec.Il a fait son cours de là-bas, pour ne pas le manquer! Les étudiants ont beaucoup aimé, mais ils ont trouvé ça stressant au début.Certains étaient moins à l'aise avec l'ordinateur».Ces craintes informatiques ont peut-être rebuté les agriculteurs, car peu se sont montrés intéressés.Bien entendu, tout n’est pas parfait dans l’univers virtuel: «Je peux te parler de compost, mais si tu n'en fais pas.Je peux t’envoyer des choses par la poste, mais il y a des affaires qu'on doit montrer sur place.» Cependant, les possibilités sont multiples.« On est prêts à produire d’autres cours, et je pense que les outils sont là.C'est toujours la question du nombre.On a répondu à une demande où le besoin n'était pas encore suffisant», affirme Danièle, elle qui envisage l’avenir avec optimiste.Elle croit que l'expérience sera facilitée au fur et à mesure que les limites technologiques s'amoindriront chez les élèves.À nous maintenant, de démontrer notre intérêt! • 1 SVI eSolutions est une entreprise québécoise.Elle a développé la plateforme multimédia Via eLearning & eMeeting.Forme de télécollaboration, cette dernière permet à un groupe de personnes de communiquer et d’échanger de l'information en temps réel, www.sviesolutions.corn en saison estivale.Impensable donc, de suivre un cours.De plus, comme l'explique Jean Collin : « Des gens du baccalauréat régulier prennent les cours.On doit donc suivre le calen- I drier standard.» Pour les francophones, le programme court de l’Université Laval est probablement le plus complet de sa formule.Disponibles depuis cinq ans, ses quatre cours couvrent un large éventail de sujets en agriculture biologique.Initialement développés en anglais par le Centre d’agriculture biologique du Canada (CABC), c’est le Nova Scotia Agricultural College (NSAC) qui s'approprie les cours en premier.L'Université Laval conclut ensuite une entente pour traduire, réviser et adapter le contenu à la situation québécoise.Pensé pour les professionnels en agriculture, le programme a attiré au fil des ans plusieurs types d'étudiants : des agronomes, des agriculteurs en transition, des gens en réorientation de carrière ou des biologistes comme Josiane.Jean Collin se souvient même de l'inscription d’une étudiante en musique! Le programme compte actuellement 70 étudiants actifs qui le suivent selon la disponibilité des cours ou leur intérêt personnel.Ils prennent un cours ou deux, ils commencent à l'hiver ou à l'automne, sautent une session, puis reviennent.« J'ai recommencé à enseigner la semaine dernière et je suis pas mal occupée », mentionne Josiane Bergeron.« J'ai décidé de ne pas m’inscrire à un cours cette session-ci.Je poursuivrai l’automne prochain.» II faut dire qu'un cours exige en moyenne dix heures de travail par semaine.Son coût de 225$ est comparable à celui d’un cours universitaire traditionnel.Sachez toutefois que le microprogramme conduit à une attestation et non à un diplôme.« Il y a des projets dans l'air, des vidéos, des visites virtuelles de fermes biologiques.Des projets, mais pas de promesses! », précise Jean Collin.« Le matériel est de grande qualité et il y a moyen de faire de belles choses à distance.C'est surtout que l'on rend accessibles les cours à une plus grande diversité de personnes.» Rejoint sur son cellulaire, le directeur WWW.tAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMÉ fcg aai'j-j Photo : Stock-*chng L'élève a accès au contenu, sans s'embarrasser des examens et des travaux.Ralph Martin pense que c'est une voie particulièrement intéressante pour les fermiers.Certains veulent une information de qualité et un encadrement, mais pas nécessairement le bout de papier qui sert de diplôme.Le statut d'étudiant libre, vous connaissez?fondateur du CABC, Ralph Martin, acquiesce à cette dernière affirmation : « L’une des raisons pour offrir des cours sur Internet réside dans le fait que les personnes intéressées par l’agriculture biologique sont dispersées à travers le Canada.C’est difficile de les rassembler dans une salle.De cette manière, tout le monde peut en suivre.» Enfin, presque tout le monde! La plupart des cours affichés sur le site du CABC sont en anglais.Fertilisation biologique des sols, développé par l’Université McGill, est toutefois traduit et sera disponible en français dès l'automne 2009, selon Ralph.Pour l'instant, aucune autre traduction n’est planifiée.« Si Laval était intéressé, par exemple, ça pourrait être une possibilité.Mais il n’y a rien de prévu pour l'instant», dit-il.L’inscription aux cours s’effectue via l'institution scolaire qui les dispense, car quoique le CABC participe à la conception des cours - avec l'aide financière des écoles - il les donne ensuite aux universités.Après tout, c'est leur spécialité! Bien que les coûts diffèrent d’une université à l'autre, ils sont comparables à ceux des cours traditionnels.Ralph Martin parle des cours promus par le CABC : « Ils existent depuis cinq ou six ans, et lorsqu’ils sont offerts, ils attirent chacun plus ou moins 20 personnes.De ce nombre, on compte généralement quatre ou cinq fermiers.Quand un instructeur anime un groupe de discussion, le groupe voit les questions que chacun pose.L'apport d’un agriculteur est véritablement riche dans ces cas.» Et ces échanges donnent parfois lieu à des échanges culturels, puisque certains élèves habitent l'Amérique du Sud, l'Inde et même l'Afrique.« Pour un des cours, les élèves doivent faire un tas de compost.Un jour, un élève du Cameroun discutait de ses problèmes de chaleur alors qu'un étudiant du nord albertain se plaignait des températures trop froides! » « C'est mieux d'apprendre tous ensemble dans une classe, mais c'est très dispendieux et difficile à concrétiser», conclut Ralph.Restez à l'affût car d'autres cours apparaîtront peut-être prochainement sur la liste du CABC.Un cours serait justement en préparation, de concert avec l'Université de Guelph, et on envisagerait même de le traduire.• Références Microprogramme en agriculture biologique de l'Université Laval Pour information ou inscription : Mme Johanne Lemieux au 1.877.785.2825 ou www.plg.ulaval.ca/1026.html Cours en ligne du CABC (Centre d'agriculture biologique du Canada) www.organicagcentre.ca/Courses/courses_web_f.asp Pour en savoir davantage sur l'expérience de Danièle Noël : www.profweb.qc.ca/fr/recits/enseigner-lagriculture-biologique-en-audio-conference/recit/381 /index.html m.a out en couleurs • 6 numéros par année bStiÊË&l LA référence du bio! k.bulle Voir TOUTE la vie en bio., „ w.idvisbio.ôr g Merci de remplir ce formulaire et de le retourner, accompagné de votre’chèque, à : I * 1 75\ / KT ^95,route *"a ^ocat^re (Québec) GOR 1Z0 L_d V I b Tél.: 418.856.5872 • Téléc.: 418.856.2636 BIO Courriel : abonnement@lavisbio.org S.V.P.COCHER L'OPTION DE VOTRE CHOIX TOTAL O Abonnement 1 an / 6 numéros 25,99$ + 3,35$ (TPS &TVQ) :.29,34$ O Abonnement 2 an /12 numéros 41,50$ + 5,35$ (TPS &TVQ) :.46,85$ Nom:___________________________________________________________________________ Nom de l'organisme (si applicable) :___________________________________________ Je renouvelle mon abonnement - mon numéro d'abonné est :_________________________________________________ Adresse :______________________________________Ville :____________________Province :_______Code Postal : Téléphone:_____________________Télécopieur:_____________________Courrier électronique :__________________ OUloew’^0^ BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAVISBIO.ORG dossier - - 1 .,s .-i- ,.**•-* .¦ •*'*» » -, HWRHI * * \ •DOSSIER» Le mentorat, ça marche Lorsqu'on parle de mentorat, on pense souvent à la personne d'expérience qui va transmettre son savoir technique à un néophyte travaillant dans le même champ d’activités.Il existe cependant plusieurs facettes dans ce domaine et c'est Gérald Lavoie de Saint-Damase de Matapédia qui nous en fait connaître une particulière aujourd'hui, celle qui se situe au niveau psychologique dans un domaine où le stress devient de plus en plus omniprésent.Agé de 45 ans, marié avec Francine Paquet et père de six enfants, Gérald Lavoie est un producteur laitier qui a pris le virage bio en 2005 sur la ferme Les Entreprises G.Racine qu’il met en valeur depuis 25 ans.Un de ses fils suit ses traces dans cette entreprise comptant quelque 120 bêtes de race Holstein.o> C/> (/) « Nos ateliers ont connu un succès immédiat; c'est arrivé beaucoup plus vite que je ne l’aurais cru.Peu de temps après, une réalité a fait surface : nos cours se devaient d'être plus poussés, plus documentés.Tbut était à construire.J’ai poursuivi mes recherches et fondé l’Académie », explique Mme Bouchard.La présidente de l'Académie Herboliste a pu compter sur le soutien de la Guilde des herboristes tout au long de son parcours.Celle-ci a pour mission de soutenir les herboristes et les phytothérapeutes tout en promouvant l’herboristerie à travers le Québec, en collaborant notamment avec divers organismes.« La médecine traditionnelle a des outils que les herboristes n'ont pas, mais dans bien des situations, faire appel à la nature aide grandement.On ne se prend pas pour des dieux; on fait appel aux médecins nous aussi.On accepte nos limites.On ne travaille pas contre les médecins, mais plutôt pour les patients, pour la santé », soutient-elle.À cet égard, l'utilisation de plantes fraîches et biologiques est d'une importance capitale.« Le bio, c'est primordial.Ça fait une grande différence.On ne veut pas intégrer des pesticides; on veut plutôt les enlever de l'organisme!» lance Mme Bouchard.CRÉDIBILITÉ L'encadrement de la profession par la Guilde, avec entre autres l'adoption d'un code de déontologie, a permis aux herboristes de se forger une réputation enviable, de telle sorte que des médecins leur recommandent même FORMATIONS PROFESSIONNELLES.OU POUR LE PLAISIR Les étudiants de l’Académie Herboliste sont majoritairement des femmes.Jeunes et moins jeunes se côtoient ainsi en classe, rue Saint-Hubert, dans des buts variables.Démie Lecompte, qui y suit des cours depuis un an et demi, a l'intention de mettre sur pied un bureau de consultation une fois sa formation en herboristerie complétée.Elle s'intéresse particulièrement à la fabrication de produits thérapeutiques (capsules, infusions, concentrés liquides, onguents, savons, etc.).Pour France Durocher, l'herboristerie représente le projet de retraite.Intriguée par l'aromathérapie, elle se passionne depuis trois ans pour les huiles essentielles; un gage de santé au naturel pour elle et son entourage, affirme-t-elle.La formation dure en moyenne quatre ans, à raison de trois ou quatre soirs par semaine.Un cursus complet a été développé pour les étudiants de l'Académie.Celui-ci les conduit à des titres professionnels (herboclinicien, herbofabricant, aromathérapeute-naturofhérapeute, etc.).Deux modes d'enseignement sont proposés : cours magistraux en classe ou encore formation à distance.Si l'Académie Herboliste est maintenant reconnue à l'échelle internationale (des Français viennent s'installer au Québec le temps de leur formation!), c'est d’abord et avant tout grâce à la compétence de ses enseignants, dont un médecin fait partie.Sokannicas Lim, une jeune étudiante, a été surprise de dénicher une école aussi reconnue, au carrefour de l'herboristerie traditionnelle et contemporaine.« Le savoir est ancestral, mais les recherches sont actuelles », dit-elle.En plus des formations professionnelles, des ateliers ont été élaborés pour répondre aux besoins de Monsieur et Madame Tbut-le-Monde : soins aux animaux domestiques, fabrication d'élixirs floraux, etc.L’approvisionnement en plantes médicinales biologiques demeure un défi constant puisqu'il n'existe qu’une poignée de producteurs québécois.Grâce à la magie d'Internet, des plantes d'autres continents peuvent maintenant être commandées plus aisément, de sorte que la portée des plantes médicinales ne cesse de prendre de l'ampleur.• 24 WWW.LAVISBIO.ORG • • * BIO-BULLE NUMÊ • PRODUCTION* Photos : ©Muance Photo Douce taille Êtes-vous de ceux dont le sécateur les démange quand ils rencontrent des pommiers à la couronne enchevêtrée?Ou plutôt de ceux qui croient que c'est trop compliqué et qu'il est préférable de laisser aller?Quand on constate tout le potentiel en beauté et en bonté des trop nombreux pommiers abandonnés et négligés, il y a urgence à restaurer ce qui reste et la taille s'avère un moyen tout indiqué.Par Edith Blouin 't&W'À RftTJ D'UNE TAILLE BIEN FAITE La taille est bien sûr une forme de domestication.On peut diriger la sève, l’énergie de l'arbre, en fonction de nos besoins tels que récolter plusieurs beaux et succulents fruits sains, de bonne dimension et accessibles à la cueillette à chaque année.N’est-ce pas là ce que nous désirons?Par une juste taille, on invite le soleil à mieux contribuer au développement des sucres et au parfum des fruits.On facilite par le même fait la circulation de l'air, ce qui réduit le contexte de prédilection des maladies fongiques telles que la tavelure et autres cryptogames.Puis, en encourageant le développement de certaines branches par la suppression de certaines autres, on peut aussi rapprocher la récolte vers le sol.Il ne faut pas le nier, la taille demeure un stress qu'on inflige à l'arbre.Cependant, si elle est faite dans les règles de Cf est d'ailleurs la mission que s'est donnée Rénova, l'art, c'est tout un mouvement rural dans le sud de la France où en bénéficie, j’étais récemment.J'ai pu ainsi apprécier les fruits de leur travail.Des dizaines de milliers de vieilles variétés furent ainsi sauvées, rajeunies et multipliées.Ici, des formations pratiques sont couramment offertes autour du thème fruitier et des ateliers mobiles permettent même à ceux qui le désirent de presser et d'embouteiller le jus de leurs récoltes à coût minime.Pour Alain Pontoppidan, référence respectée en France et auteur du livre Manuel de taille douce, tailler peut être la meilleure ou la pire des choses pour un arbre.Tbut dépend de comment on s’y prend.LES BIENFAITS le monde, y compris l’arbre lui-même, qui LES RÈGLES DE LART 1.Les bons outils Forcer sur une trop grosse branche avec le petit sécateur abîme la branche, le sécateur, et la main! Voici quelques outils à privilégier si vous ne voulez pas avoir à grimper : scie à élaguer, cisaille, sécateur à main et même extensible (qu’on appelle échenilloirj.À chaque gabarit et hauteur de branche convient l'outil adapté.Pour éviter de transmettre d'éventuelles maladies, l'outil sera désinfecté à l’alcool à l’aide d’un petit vaporisateur et ce, entre chaque arbre.2.Le bon moment Les petites branches peuvent être taillées à tout moment.On attendra que les grands froids soient passés et que l'arbre soit encore en dormance pour faire une taille de structuration si nécessaire.On évite ainsi un assèchement en profondeur de la plaie.L’absence de feuilles nous permet de bien voir toutes les branches et d'étudier les besoins de notre sujet pour un déploiement optimal.Juste avant leur débourrement, on peut effectuer une taille plus élaborée, dite de fructification, si on sait reconnaître les différents types de bourgeons.3.La bonne taille Comme en éducation, il est plus facile de former que de corriger.D'ailleurs, tout bon horticulteur sait que la présence d'un tuteur auprès d'un jeune arbre le guide dans le droit chemin et lui évite de mauvaises tangentes qui le mèneraient à des La taille des arbres fruitiers, un art à maîtriser pour déséquilibres.Malgré tout, avant d'éliminer que ce stress infligé à l'arbre lui soit bénéfique et.un sujet mal formé, on peut s’en remettre porte fruits! à une bonne correction qui, espérons-le, •BULLE NUMÉRO 87 • • • WWW.LAVIS8IO.ORG • PRODUCTION* sauvera la situation.En ce moment, au Québec, on opte généralement pour une taille de forme pyramidale pour les pommiers.Il s'agit de laisser un axe vertical et central pointer vers le ciel.Sur cet axe on favorise le développement d’au moins trois branches majeures qui constitueront la charpente de l'arbre.Pour son équilibre, on veille à ce que ces charpentières se situent à des hauteurs différentes et dans des directions opposées.Éric De Lorimier, de la pépinière du même nom, suggère de laisser quatre branches en direction des points cardinaux et distancées de 30 à 40 cm de hauteur entre chacune sur le tronc.On laisse la plus basse se trouvant à une hauteur d'environ 1,50 mètre du sol.Il s'avère aussi judicieux de ne pas raccourcir ces branches-là avant leur mise à fruits.Il est bon de savoir que le fait de supprimer le bourgeon terminal entraîne l'apparition anarchique de gourmands.Pour éviter cela, on taille à une jonction (tire-sève), c'est-à dire en laissant une ramification secondaire prendre le relais.C'est un peu comme si l’on forçait la sève à emprunter une voie de service puisque l'autoroute est « coupée » en quelque sorte.4.Les branches à supprimer Les branches avec des angles de moins de 35 degrés par rapport au tronc (plus risqué de se briser avec le poids des pommes ou du verglas.) Les branches cassées, grugées et malades.Celles qui se dirigent vers l’intérieur de l'arbre et celles qui sont trop basses.confier à celui-là qui sait beaucoup mieux que soi.En somme, ce qui importe, c'est de croquer au plus tôt dans de bonnes pommes et de conserver en santé notre patrimoine fruitier! 5.Éléments à considérer avant de se lancer sur nos outils Le port naturel de l'arbre : est-il plutôt érigé ou retombant?La vigueur de l'arbre : y a-t-il autant de nouvelles pousses en bas qu'en haut?Si ce n'est pas le cas, on interviendra plus sévèrement en haut afin de favoriser l'apparition de nouveau bois.îM La répartition des différents paliers de production JHqi avec le poids des fruits.Le maintien des proportions entre le système raci-naire et la couronne.L'équilibre entre la croissance en bois et la fructification.Le respect du bourrelet cicatriciel (couper à 5 mm de la jonction).La proportion de ce qu’on retire comme branches à
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