Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Septembre - octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2009, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
WWW.LAVISBIO.ORG LA COOPERATION ENTRE LES GENERATIONS bulle Voir TOUTE la vie en bio! N° 90 • septembre/octobre 2009 une réflexion de carol vachon S'unir pour bâtir la coopération a bien meilleur goût également dans nos pages plus de moyens pour l'agriculture de l'avenir équivalence des normes bio.w la charrue avant les boeufs nocifs, nos fruits et léqumes?conserver les fruits du jardin 1 *.le.j * - » Client#: 527 exp : 9999 Bibliothèque Nationale du Québec Section du dépôt légal a/s Stéphane Ruest 2275, rue Holt Montréal, Québec H2G 3H1 06538501371790 J bûtenjçouleur^> 6 numéros par année fÆWLa référencei du bio! bulle Voir TOUTE la vie en bio.wvvwllavisbio.org 1 Nom de l'organisme (si applicable) : Je renouvelle mon abonnement - mon numéro d'abonné est :_______ Adresse :______________________________________________________ Ville :_______________________________________________ Province : .Code postal : Téléphone : .Télécopieur : Courrier électronique :___________;___________________________________________________ >\yv/yy-.y : ¦ ¦ »*> y^y^y; tfiy IJtjïf % ¦ f fk< J'OFFRE BIO-BULLE EN CADEAU - MERCI D'ENVOYER LA FACTURE À Nom: Adresse : Merci de remplir ce formulaire et de le retourner, accompagné de votre chèque, à : I 1 /fr 495, route 132, La ^ocatière (Quebec) GOR 1Z0 [_d VI b Tél.: 418.856.5872 • Téléc.: 418.856.2636 BIO Courriel : abonnement@lavisbio.org S.V.P.COCHER L'OPTION DE VOTRE CHOIX TOTAL O Abonnement 1 an / 6 numéros 25,99$ + 3,35$ (TPS &TVQ) :.29,34$ O Abonnement 2 ans /12 numéros 41,50$ + 5,35$ (TPS &TVQ) :.46,85$ Téléphone: _________ Courrier électronique Province :_______________Code postal Télécopieur:___________________________ Lavis BIO CPWURF r San* L V\ed>eS Les Œufs d'Or inc.34, rue Chénier, Val d'Or • Tél.819.824.4419 • Téléc.819.824.4418 • www.ecolo-nature.com Si vous êtes bio, si vous êtes «vert de nature» ou écolo, alors c'est Écolo-Nature qu'il vous faut! Améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité Accroît la capacité de rétention des minéraux du sol Augmente graduellement la matière organique du sol Ajoute au sol des micro-organismes tout en activant la source d'alimentation pour ceux déjà existants Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d'Or inc., transforme, par la magie du compostage, le fumier de poulettes et de pondeuses en un fertilisant organique sans mauvaises herbes.Le produit original qui en résulte est du 5-5-3.Il est densifié et mis en granules pour une application facile et plus uniforme.Il est approuvé pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Il peut également être mélangé à d'autres produits, comme la farine de sang, avant d'être également densifié et mis en granules.Les produits suivants sont aussi approuvés pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Écolo-croissance racine : 3-10-3 Écolo-croissance début : 7-3-2 Écolo-croissance plus : 8-2-1 Écolo-croissance maturité : 3-3-9 Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est très utilisé pour les jardins de fleurs et de légumes et pour les pelouses.Écolo-Nature bulle Voir TOUTE la vie en biol eu eu o S’unir pour bâtir, ça commence tôt.Quoi qu’il en soit, Laura est prête! 'UALITE 10 n ASSURER LA TRANSITION À L’AGRICULTURE DE L’AVENIR par la coalition sos-pronovost RAPPROCHER LES PRODUCTEURS ET LES CONSOMMATEURS par ariane perron langlois FSIER S'UNIR POUR BÂTIR LA COOPÉRATION A BIEN MEILLEUR GOÛT 12 COOPERER POUR LA VIE - NORD-BIO par michel dumais LE TROC, C'EST PAS DU TOC par guillaume brodeur LA COOPÉRATIVE BIO PAYSANNE par l’union biologique paysanne LA COOPÉRATION A BIEN MEILLEUR GOÛT par michel dumais MON ARBRE, NOTRE RÉCOLTE par Stéphane groleau DES JARDINS PAS TOUT À FAIT OUBLIÉS par lue saint-amand ÎENTATION RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC'CHEF 5 ENTRE NOUS 6 BIO-INFO 9 BIO-CAPSULES 24 26 60 PORTIONS DE FRUITS ET LÉGUMES?par le dr carol vachon RECETTES COLLECTIVEMENT DÉLICIEUSES par les cuisines collectives signées femmes UNAGE 33 NOUVELLES DES ORGANISATIONS par marie vézina LIVRESQUES RÉCOLTES par le libraire 27 30 EFlEXION POURSUIVRE LE BONHEUR conserver les fruits du jardin par yves gagnon LA COOPÉRATION ENTRE LES PLANTES DU JARDIN par jean-jacques marcil 34, ERRONS-NOUS RENAITRE LA COOPÉRATION INTERGÉNÉRATIONNELLE?par le dr carol vachon Page couverture : «On a souvent besoin.» photo gagnante du concours Bio-bulle Photographe : Stéphanie Fatou-Minot, Saint-EIzéar • LE MOT DU REDAC’CHEF» L'union fait toujours la force B y a une dizaine d'années se tenait dans le village qui m’a vu naître fF le spectacle annuel organisé par un des clubs de service de l'endroit.™ Il s'agissait en fait d'une soirée lyp-sync où les numéros en ont déridé plus d’un.Des numéros à grand déploiement tels que L'incendie à Rio -impliquant la brigade de pompiers tout entière- succédaient à d’autres plus modestes mais tout aussi captivants.Parmi ceux-ci, le public a assisté à une version de Madame Bertrand où le trésorier du club, homme respectable s'il en fut, trônait à sa table tout de robe de chambre vêtu, personnifiant le rôle titre tandis que des couples cherchaient l’âme sœur en suivant les couplets de la chanson.Parmi les nombreux clients se trouvait une belle jeune femme qui faisait tourner bien des têtes, surtout celle du curé de la paroisse qui s'était « civilisé » pour la soirée.Dans un autre numéro se trouvait un jeune dandy faisant tourner sa belle et les têtes au rythme des plus belles valses de La grosse noce de Bécaud.Eh! bien vous l'aurez deviné, ce charmeur de ces dames, tout de chic habillé.ce n'était pas moi.Votre rédacteur, venant de joindre les rangs du club et trop timide pour dire non (ça me rappelle une certaine couverture de Bio-bulleb.) fut la belle inconnue de la soirée.Et dire qu'il existe des preuves de ça encore aujourd’hui.Cette introduction tendrait à prouver que le ridicule ne tue pas mais elle constitue plutôt un témoignage du pouvoir de la collaboration.En effet, cette soirée, à guichets fermés s’il vous plaît, a rapporté assez d'argent pour permettre aux Lions de l'endroit de boucler leur budget annuel, leur permettant ainsi de répondre aux besoins de leur communauté.Il en aurait fallu du temps et des énergies pour un individu afin d'arriver aux mêmes résultats.C'est ce que veut refléter ce présent numéro de Bio-bulle en parlant de toute la coopération que l'on retrouve dans le monde du bio à travers la débrouillardise et l'imagination de ses acteurs et actrices.Création de coopératives,- mise sur pied d’un réseau d’échange de biens ou services, redistribution de récoltes ou encore regroupement visant à cuisiner mieux et à meilleur prix, notre monde fourmille d'idées toutes plus ingénieuses et rassembleuses les unes que les autres et qui nous démontrent bien que l’union fait la force.TOUT LE MONDE COOPÈRE Un autre groupement, la coalition SOS-Pronovost s'est adressée encore récemment au gouvernement Charest afin de faire augmenter sa contribution annuelle à la Financière agricole.Les nouvelles mesures de soutien que propose le rapport Saint-Pierre exigent une hausse afin de permettre, entre autres, la mise en place de nouveaux programmes qui permettront l'émergence d’une agriculture subissant moins d'insécurité et de dépendance.Enfin, le Dr Carol Vachon soulève l’enjeu d'une collaboration qui s’était de plus en plus estompée avec les années : la coopération intergénérationnelle.Avec les mouvements de population et les changements dans la pyramide d'âge, il faudra retourner puiser dans ce coffre au trésor qu'est l'expérience des aînés.Un sujet de réflexion qui est de plus en plus d'actualité.Un autre coffre au trésor a été ouvert cet été.Nous avons lancé un concours de photo afin de constater comment les gens «voyaient» la coopération.Félicitations à tous les participants dont Madame Stéphanie Fatou-Minot qui est l'auteure du visuel de notre page couverture.Ce que nous avons reçu nous prouve hors de tout doute que la collaboration prend de multiples formes et couleurs et qu'elle est vouée à un avenir prometteur.• UjluCLU?C'était le numéro 73 et notre rédac nous avait fait un cadeau tout emballé parfaitement mémorable La graphiste qui se souvient! Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@lavisbio.org Nous reconnaissons I aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Canada Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 90 • SEPTEMBRE-OCTOBRE 2009 L'éditeur laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.'Éditeur:L’avis bio Courriel: info@lavisbio.org Rédacteur en chef : Michel Dumais Courriel : micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro: Guillaume Brodeur, Coalition SOS-Pronovost, Cuisines collectives Signées Femmes, Yves Gagnon, Stéphane Groleau, Le Libraire, Jean-Jacques Marcil, Ariane Perron Langlois, Luc Saint-Amand, Union biologique paysanne, Carol Vachon et Marie Vézina Révision: Hélène Cadieux Conception et montage : Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : sigma@videotron.ca Impression : Les Impressions Soleil Distribution: Messageries Benjamin, 514.364.1780 numéro 90 • septembre-octobre 2009 Date de tombée #91:18 septembre 2009 Parution en kiosque #91: 2 novembre 2009 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez : Jacques Lanoue 450.538.6038 * jlanoue@b2b2c.ca Andrée Houle 819.295.3534 • andreehoule.11@gmail.com ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (6 numéros) : 29,34 $ 2 ans (12 numéros) : 46,85 $ POUR NOUS JOINDRE: L’avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière, Québec,-GOR1Z0 Téléphone: 418.856.5872 Télécopieur: 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org Convention PAP no 10766 Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé 100% postconsommation 0 Lavis une réalisation de BIO Partager son bonheur Dimanche soir, nous avons eu la surprise de recevoir quelqu’un qui est venu nous montrer un papillon qu’il a élevé.Il s'agissait du Frère Gaston Blais, du Collège du Sacré-Cœur de Bromptonville.Entendre parler le Frère Gaston est une vraie passion.Ce monsieur de 78 ans était venu échanger des pigeons avec mon mari et il a vu un cocon dans l'érable à l'arrière de la maison.Il a pris une échelle et est allé le chercher.Voici une photo du papillon qui en est résulté.C'est assez étonnant de voir ce papillon, une sécropia femelle.Ma passion c’est le jardinage et c’est tout un éveil pour moi de voir une telle passion et de telles connaissances chez un homme de son âge.Pauline Dussault Sherbrooke Partager sa richesse Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme aurait besoin de cinq milliards de dollars de plus pour sauver des vies et soutenir les pays dans le besoin.Cette somme représente moins de la moitié de 1% des fonds publics que les pays membres du G8 ont accordés en trois mois pour renflouer les banques privées.Alors que la demande explose et que les propositions pour financer des projets intéressants continuent d'affluer, les dons des bailleurs de fonds ne suivent plus.Il est entendu que sans un soutien accru de pays comme le Canada, de très nombreuses personnes mourront de ces maladies.À ceux qui m’objecteront que le Canada a d'autres priorités en cette période de ralentissement économique, je tiens à rappeler que le seul budget militaire canadien s'élève maintenant à près de 20 milliards de dollars.Bruno Marquis Gatineau Des fleurs pour Catherine Réaction à l'article sur la Fondation Rivières parue dans le #89 Bonjour Madame Ferland Blanchet, Simplement pour vous mentionner que vous avez fait un travail remarquable de recherche et d'information.Il m’arrive rarement de voir une telle richesse d'information et d'explications aussi denses et en même temps digestibles.Je vous félicite et vous remercie beaucoup.Anne-Marie Saint-Cerny Fondation Rivières NDLR : Il va de soi que nous secondons entièrement cette opinion.bravo Catherine! Ce magnifique sécropia femelle a permis à Pauline Dussault de s’émerveiller, à juste titre, de la beauté qui se cache à portée de nos mains.Merci de partager avec Bio-bulle ce superbe cadeau.et merci au Frère Gaston! Oups! Un ouvrage aussi touffu que notre Petit bottin annuel est toujours à haut risque d'erreurs.Malgré tout la vigilance de l'équipe, l'inévitable s'est produit.Les numéros de téléphones pour joindre l’Organisme de certification Québec Vrai sont le 819.693.4646 et le 819.693.1472.Dans l'entrée de Santropol, on aurait dû lire que la certification s’applique non à Santropol même, mais à sa filiale qui est Copardes Canada inc.De plus, cette entreprise n'est pas certifiée Écocert mais a une double certification soit : OCIA et TfansFair Canada.Toutes nos excuses pour ces coquilles qui prouvent notre humanité, hélas! La rédaction bulle /A£2009 BIO-BULLE NUMÉRO 90 • • • WWW.LAVISBIO.ORG 5 entre nous bio-info t-, âM Photos: ©Nuance, Photo Le p'tit oiseau est sorti.voici les résultats du concours de photo de Bio-bulle Eh bien voilà, le grand moment est venu.Bio-bulle est fier de remettre le premier prix de son concours photo à Mme Stéphanie Fatou-Minot, de Saint-EIzéar, pour l'œuvre que vous avez pu admirer en page couverture et que nous reproduisons ici.La qualité de la lumière, de la composition, ainsi que l'originalité de la symbolique - qui portait, rappelons-le, sur la coopération bio- nous ont convaincus du mérite de Stéphanie.La photo a été prise dans le jardin Vegeterre de Saint-Siméon en Gaspésie, où Stéphanie donnait un coup de main hebdomadaire à ses amis Marie-Ève et Martin.De la réelle coopération et de beaux résultats! Nous remettons aussi un deuxième prix à Mme Isabelle Beaulieu, de Saint-Cyprien.Isabelle est en période de pré-certification biologique pour sa production d'ail dont on voit un plant (cultivar Musik) sur la photo.Ici, c'est sa fille Laura qui coopère pleinement à la création de l’entreprise qui s'appellera Les champs de Laura.La relève semble assurée, merci Laura et bravo Isabelle! À la rencontre de Sa Majesté Food, Inc.\ E.Suzanne Hardy NOS CHAMPIONS Nos champions : les arbres remarquables de la capitale.Suzanne Hardy, Éditions Berger / Commission de la capitale nationale du Québec.Nous connaissons l’importance des arbres pour la qualité de l'environnement.Tbutefois, Suzanne Hardy nous amène à redécouvrir ces êtres à grandes branches en nous transportant dans l'univers fascinant des arbres remarquables dans la grande région de Québec.Ces « champions », tant par leur prestance, leur beauté et leur âge vénérable constituent un riche patrimoine à découvrir et à protéger.Agrémenté de nombreuses photos et notes historiques, son livre décrit les espèces et leurs particularités.Découvrir l’existence de tous ces majestueux spécimens donne le goût de sortir pour aller les rencontrer.Et justement, l'auteure a pris soin de concevoir une dizaine de cartes avec trajets de randonnée reliant ces points d’attraction.Une agréable façon pour jeunes et moins jeunes d’apprendre à identifier les arbres et de s’en souvenir! Stéphane Groleau FOOD, inc.Le film réalisé par Robert Kenner qui a pris l’affiche au Québec en juin dernier nous dit et nous montre haut et fort tout ce qu'on essaie de ne pas entendre et de ne pas savoir.Tbut ce à quoi on préfère ne pas penser en poussant un gros panier à roulettes dans les allées de congélateurs de chez Costco ou le rayon biscuits chez Wal-Mart.Il nous parle de bêtes soumises à des traitements horribles, de fermiers traités avec une cruauté différente mais aussi grande.Il nous parle des aberrations de tout le système américain basé sur les subventions à la culture du maïs, ce grain dont le sucre est partout, cette industrie qui fausse la donne à grande échelle.Dans Food, Inc., on comprend rapidement qu'on peut s’inquiéter du sort des poules élevées dans le noir et les fientes, du bétail même plus capable de se tenir debout tellement on l'a obligé à engraisser vite.Et qu'au bout de tout cela, il y a de vrais humains.Ce qui est aussi frappant, c'est que Michael Pollan explique qu’en grande partie, ce système a été créé par des politiques.Des politiques qui ont dérapé mais qui, par leur nature même, se changent.Si on l'exige.Marie-Claude Lortie, La Presse, 18 juin 2009 WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMERI • B I O - I N F O • PITIE POUR L'EAU À l'occasion du centième anniversaire du Traité des eaux limitrophes, le Forum pour un leadership sur les questions relatives à l’eau (FLOW) demande au gouvernement fédéral d'investir dans la protection de l'eau en soutenant davantage la Commission mixte internationale (CMI).Créée en vertu du Traité, la CMI est un organisme binational qui se consacre à la résolution des litiges entre le Canada et les États-Unis concernatit leurs eaux limitrophes.En 100 ans d'existence, la Commission a reçu près de 100 demandes et elle a toujours obtenu un plein consensus, hormis à deux occasions.Dans la très grande majorité des cas, les gouvernements ont agi selon les recommandations de la Commission.À l’aube de ce nouveau millénaire, la Commission pourra compter sur de nouvelles opportunités, mais elle devra également composer avec de nouvelles sources d'inquiétude.Le forum FLOW presse le gouvernement de respecter son engagement à développer une nouvelle stratégie pour l'eau et ainsi d'assurer que l'important travail effectué par la CMI soit reconnu à sa juste valeur.Informations : Nancy Goucher, coordonnatrice du programme FLOW, nancy@flowcanada.org, 647.891.0338 Mylène Bergeron, Nature Québec Projet Écosphère DES SOLUTIONS VIABLES À VOTRE PORTÉE Heureux du succès de l'an dernier, le comité organisateur du Projet Écosphère tiendra la quatrième édition de sa foire champêtre entièrement consacrée au développement durable et à l'environnement.Ce rendez-vous, unique au Québec par son caractère champêtre et la qualité des exposants êt des conférenciers, vous proposera des solutions concrètes et viables à adopter au quotidien.Cet événement incontournable se tiendra en pleine nature les 26 et 27 septembre 2009 sur le site enchanteur de la foire de Brome dans les Cantons-de-l'Est, sous la présidence d’honneur de Laure Waridel et ayant pour porte-parole Pascale Bussières.OGM LE CANADA ABANDONNE L'annonce à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) que le Canada abandonne sa poursuite contre l'Europe dans le dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM) est perçue par le Réseau québécois contre les OGM et le Réseau canadien d'action sur les biotechnologies comme étant positive.Le Canada et l'Europe ont signé une entente bilatérale laissant les États-Unis et l'Argentine comme seuls combattants dans la lutte à l’OMC contre l'Europe sur le dossier des OGM.Une fissure d'une telle importance est une première dans le camp des pays pro- -BULLE NUMÉRO 90 • • • WWW.LAVISBIO.ORG Projet ËCDSPHËRE OGM.«À travers les réunions bilatérales Europe-Canada, on ne peut qu’espérer que le gouvernement fédéral adoptera l'étiquetage obligatoire des OGM comme en Europe et comme le réclament d'ailleurs plus de 80% des consommateurs canadiens » dit Hélène Comellier, de l’AFÉAS (Association féminine d’éducation et d'action sociale).Benoit Girouard de l'Union paysanne espère quant à lui que l'accord Canada-Europe soit aussi un autre clou dans le cercueil du blé OGM.Greenpeace, juillet 2009 S'APPROPRIER LA BIOMASSE Tàndis que des centaines de délégués se réunissaient dans le Palais des congrès de Montréal à l'occasion de la sixième Conférence annuelle sur la biotechnologie et la biotransformation, un groupe d'ONG tenait une conférence de presse de l’autre côté de la rue.Greenpeace, ETC Group et Biofuelwatch ont uni leurs voix pour souligner que l'énergie « verte » chère à l'industrie biotechnologique était essentiellement du battage publicitaire, que les gouvernements ne devraient pas augmenter les subventions déjà généreuses accordées à l'industrie, et que la matière de base utilisée (la soi-disant «biomasse ») n'est ni abondante ni facilement transformable en produits chimiques, plastiques ou carburants.Jim Thomas, chercheur et membre de l'ETC Group, a accusé la grande industrie biotechnologique de s'être engagée dans un immense processus d’appropriation de la biomasse afin d'accroître son pouvoir.Rachel Smolker, de Les Moissons Dorées 1 Nous sommes acheteurs de soya 2e classe (animal) • Production à contrat ’ Grain pour nutrition animale 1 Grain pour minoterie et boulangerie : Épeautre Seigle (concassé) Blé (dur - mou) Avoine décortiquée Chanvre Orge (perlé) Soya (concassé) entreposage cmaje décortigwage torréfaction a cjwt-OTite transport en système fermé (riologùjue etc.101, chemin Couture, Compton, Québec JOB IL0 Tél.: 819.835.9308 • Fax : 819.835.0442 www.produitsdelaferme.com/moissonsdorees/index.html m.godro@sympatico.ca 1 bio-info bio-info • B I O Biofuelwatch, organisme basé au Royaume-Uni, a mis au défi les entreprises présentes à la conférence BIO de se poser la question incontournable : « Y a-t-il suffisamment de biomasse dans la nature pour répondre à tous les objectifs envisagés?La réponse est un non retentissant.» Pour sa part, Éric Darier, Directeur de Greenpeace Québec, a exhorté les gouvernements et les investisseurs privés à approcher le lobby des biotechs avec beaucoup de précautions et à résister à la tentation de sauter aveuglément dans le train en marche de l’innovation.Il a déclaré : «Une stratégie de vérification devra être mise en place pour chaque technologie au fur et à mesure de son développement.Sinon, d'ici quelques dizaines d'années, nous aurons à nettoyer les dommages infligés à l'environnement, exactement comme c'est le cas présentement pour les produits chimiques toxiques et les pesticides.» Greenpeace, juillet 2009 UN ACCORD PRÉMATURÉ ET DOMMAGEABLE La Filière biologique du Québec est d’avis que le nouvel accord commercial sur les produits biologiques entre le Canada et les États-Unis est prématuré et place les entreprises biologiques canadiennes en position de faiblesse face à la concurrence américaine.L'annonce de cet accord faite le 17 juin dernier par le ministre Ritz a provoqué surprise et consternation chez les partenaires du secteur biologique québécois.En effet, le contenu du communiqué émis par le gouvernement fédéral laisse croire que les deux pays possèdent déjà un encadrement légal et normatif depuis plusieurs années et qu'ils considèrent, après analyse, qu’un accord commercial serait bénéfique pour les deux parties.Or, ce n'est pas le cas, puisque le Canada n'a pas encore son propre règlement biologique et que sa norme est incomplète à ce jour.D’ores et déjà, la Filière biologique du Québec entend protester par différentes actions.www.filierebio.qc.ca Portes ouvertes sur les fermes du Québec UAGRICULTURE EN VEDETTE Comment ça pousse?Qu'est-ce que ça mange?D'où vient le foin dans votre grange?Autant de questions auxquelles des centaines d'agriculteurs québécois se feront plaisir de répondre, le dimanche 13 septembre prochain de 10 h à 16 h, lors de la 7e édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec.Visitez le site Internet www.portesouvertes.upa.qc.ca pour tout connaître de cet événement : liste des quelque 110 fermes participantes, trajets pour s’y rendre, activités offertes, etc.INFO GRANDEUR NATURE Cet été, le Musée des beaux-arts de Montréal est vert, vert nature.D’une part, il produit l'exposition Grandeur nature : Peinture et photographie des paysages américains et canadiens de 1860 à 1918, du 18 juin au 27 septembre.Une scénographie et un catalogue « écodesign » proposent une répartie contemporaine sur ce sujet.D'autre part et en parallèle, il présente une exposition consacrée à Frédéric Back, un artiste engagé qui, par l'esthétique de ses images et de ses films, oeuvre à sensibiliser la population à l'importance de protéger notre environnement et à sauvegarder l’essence de la beauté naturelle des forêts.Vous trouverez des renseignements sur les horaires et les activités au www.mbam.qc.ca/nature Crise de la listériose LE FÉDÉRAL ET L'INDUSTRIE AURAIENT DÛ FAIRE PLUS La directrice de l'enquête portant sur l'éclosion mortelle de listériose de l'an dernier n’a pu mettre le doigt sur le facteur majeur qui a accéléré la crise, mais elle constate que c'est plutôt le système en entier qui a échoué à protéger la santé des Canadiens.L’enquêtrice indépendante Sheila Weatherill a révélé les conclusions de son rapport où le blâme pour les 22 décès liés à la listériose est partagé entre les secteurs public et privé, sans qu'aucun des deux n’ait à porter le bonnet d’âne.Le rapport montre notamment du doigt les autorités fédérales pour avoir trop tardé à agir pour contrer l'éclosion et pour ne pas avoir communiqué de façon adéquate avec le public afin de l’informer sur le sujet.Au-delà des mots, s'il reconnaît que son gouvernement aurait pu faire mieux, le ministre Ritz refuse malgré tout de compenser les victimes de la crise, contrairement à Maple Leaf qui leur a versé 27 millions$.Dans son rapport, Mme Weatherill émet pas moins de 57 suggestions pour éviter que la crise ne se reproduise.Rappelons qu'en plus des 22 personnes décédées, 57 autres ont été gravement intoxiquées après qu’elles eurent consommé des produits de charcuterie contaminés.Le Syndicat de l'agriculture de l’Alliance de la Fonction publique juge pour sa part que Mme Weatherill ne s'est pas suffisamment attardée à la « pénurie » d’inspecteurs et à leur surcharge de travail.Il est également très déçu de constater que l'enquêtrice refuse de se mouiller en indiquant combien de ressources supplémentaires seraient nécessaires, renvoyant la balle à des experts externes.WWW.LAVISBIO.ORG * • • BIO-BULLE NUMÉRO 90 • BIO CAPSULES Manger bio à l'hôpital Manger biologique et local à l'hôpital est possible : l’hôpital Jean-Tàlon, du Centre de santé et de services sociaux du Cœur-de-l’île, le démontre.Topinambours, bettes à carde, aubergines et tomates figurent parmi les légumes biologiques au menu de la cafétéria de l’hôpital Jean-Tûlon.« En plus d’être avant-gardiste, l’établissement offre une nourriture plus savoureuse, plus nutritive et de meilleure qualité », détaille Chantal Bouchard, chef du service de la nutrition et des activités d'alimentation à l’hôpital Jean-Tûlon.Pollution et QI rr a.L'exposition à une pollution atmosphérique urbaine élevée pendant la grossesse influence le développement du cerveau de l'enfant à naître.\\ Selon la Dre Frederica Perera, de l'Université Columbia, le QI des enfants exposés à la pollution de l'air est moins élevé que celui des autres enfants.Un groupe de 249 enfants de New-York ont été soumis à des tests de QI à l'âge de 5 ans, avant qu'ils ne commencent à aller à l'école.Les plus exposés aux polluants ont eu des résultats aux tests inférieurs de 4 à 5 points à ceux des enfants moins touchés par les gaz d'échappement.Cette différence est suffisante pour avoir un effet sur les L’établissement s’est associé en juin 2007 au projet pilote d’alimentation institutionnelle responsable À la soupe!, de l’organisme Équiterre.D’une durée de trois ans et avec un volet éducatif, le projet favorise l’alimentation saine, citoyenne et durable en jumelant une ferme écologique locale avec un établissement de santé ou une école.Jean-Tâlon est le seul hôpital inscrit au projet pilote.Équiterre documente la démarche pour guider les futurs participants-qui doivent s’associer avec des fermiers, changer leurs politiques d’achats.et leurs menus! Progrès Villeray, Marie-Soleil Desautels, 13 juillet 2009 Jurez, ça fera moins mal! Dans une étude publiée dans le journal NeuroReport /) du 5 août dernier, une équipe de chercheurs de l'Université de Keele en Angleterre a recherché les effets des jurons sur le seuil de tolérance d'une personne face J) à la douleur.Les chercheurs pensaient que le fait de jurer pouvait réduire cette tolérance, mais l'expérience conduite sur 64 volontaires a montré en fait l'inverse.Jurer est une pratique centenaire et est un phénomène linguistique humain presque universel », selon le chercheur Richard Stephens.« Elle se loge dans les centres émotionnels du cerveau et apparaît dans la partie droite, alors que la plupart des productions de langage se passent dans l'hémisphère gauche.» résultats scolaires, notent les chercheurs.Des études supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats, mais les scientifiques espèrent que cet article publié dans la revue Pediatrics ouvrira les yeux des autorités gouvernementales.Radio-Canada, 22 juillet 2009 Ah! jolie framboise.En plus d’être jolie, bonne au goût et délicieuse, la framboise est un fruit excellent pour la santé.Elle est remplie de nutriments et d’antioxydants qui aide notre organisme à demeurer en bonne santé.Au cours des années, il a à* ^ et 3 esPéf.AFP des ^ Une étude réalisée par Q'' * chercheurs de plusieurs universités du pays à partir de données compilées ^ . Le but premier de NORD-Bio est est d’améliorer la mise en marché des produits de l’agriculture biologique.La priorité pour les trois prochaines années consiste à valoriser l’appellation.C’est sur la crédibilité de cette appellation que repose l’avenir de l’agriculture biologique sur le plan commercial.C/> t/> Comment est né cet organisme?Plusieurs étapes ont précédé la naissance de cette coopérative.Différents colloques sur la production biologique se sont tenus et à chacune de ces réunions, l’idée de se regrouper ressortait comme une priorité ou à tout le moins comme quelque chose d’important à faire.L’idée a pris forme plus formellement au printemps 2008 et entre ce colloque et l’automne suivant, nous nous sommes entendus sur le type de forme légale que le regroupement devait prendre, soit la coopérative de solidarité.En fait, l’élément déclencheur Propos recueillis par Michel Dumais du regroupement a été le concours du MAPAQ.et de la table agroalimentaire du Saguenay - Lac-Saint-Jean qui ont fait faire une étude sur la mise en marché des produits biologiques chez nous.Cette étude a servi de base de discussion pour former notre coopérative de solidarité.Le document est disponible à l’adresse Internet : www.tableagro.com/upload/editeurDocu-ment/DOC_l 8.pdf.Pourquoi une coopérative de solidarité?Une coop c’est d’abord un organisme à but lucratif MAIS ce n’est pas juste une question de business; ce sont aussi les aspects sociaux qui sont liés à la pratique de l’agriculture biologique qui nous ont fait choisir cette forme légale.Présentement, NORD-Bio fait autant un travail de sensibilisation que du commerce.Ce travail s’avère essentiel car, malgré l’engouement pour le bio de plus en plus grand dans la population en général, nous avons observé qu’il reste encore beaucoup de choses à démystifier.En effet, malgré tout le chemin parcouru depuis quelques années il y a encore énormément de méconnaissance et de confusion dans le domaine du bio.C’est donc sur ce point que nous travaillerons.Bien sûr, les gens savent surtout ce qu’on ne fait pas en agriculture biologique.Par exemple tout le monde s'accorde à dire qu’on n'emploie pas de produits chimiques ni de pesticides sur nos récoltes.C’est vrai mais nous allons plus loin en expliquant qu'il faut plutôt avoir recours à des pratiques culturales qui feront en sorte que les plantes et les animaux seront en Jean-François Robert en compagnie de Gérard Bouchard Rôle et objectifs de la corporation nordbio SAGUCnAY LAC-SAinT-JCAn Faire la promotion de l'agriculture biologique, telle qu'elle se pratique sur le territoire du Saguenay - Lac-Saint-Jean dans le but de faciliter la mise en marché des produits biologiques indépendamment des différents canaux de distribution et ainsi d'améliorer les revenus des producteurs bio, de stimuler l'émergence de nouvelles productions et de favoriser la transition à l'agriculture biologique de fermes existantes.1- Être visible: Il faut que le public consommateur voie QUI pratique l'agriculture biologique et ce qu'ils font.2- Être crédible: Il faut véhiculer un message simple et cohérent qui explique ce qu'est l'agriculture biologique de manière à chasser les ambiguïtés qui persistent.3- Être accessible : Il faut que les consommateurs sachent où trouver nos produits et comment les reconnaître.12 WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO mesure de résister plus efficacement à leurs ennemis naturels.Comment arrivez-vous à financer vos activités?Nous avons profité du Programme de soutien au développement de l'agriculture biologique car il fallait un financement pour réaliser nos objectifs.Nous avons ainsi obtenu du MAPAQ 86 000$ sur trois ans, pour faire la promotion de l'agriculture biologique et valoriser l’appellation biologique au Saguenay - Lac-Saint-Je an.Ce financement a été octroyé sous la condition formelle d'un arrimage avec la Filière biologique qui avait présenté un projet du même type à l'échelle nationale.(www.filierebio.qc.ca/fr/campagne_bio.asp) L'arrimage en termes concrets signifie, entre autres, que nous ne referons pas du matériel promotionnel que la Filière a déjà fait : par exemple le logo BIO Québec auquel nous avons adhéré.Nous avons d'ailleurs fait de l'adoption de ce logo une condition d’adhésion à la Coop NORD-Bio.Ce point répond en partie à une préoccupation de l’ensemble des producteurs bio du Québec en matière de reconnaissance unique pour toutes les certifications DOSSIER 4 Bl$ et cela simplifie les choses en nous permettant d’utiliser un logo unique sur tout le matériel promotionnel que l'on fait.La vitalité de notre démarche dépendant beaucoup de la crédibilité et de la confiance que les gens ont envers nous, le logo BIO Québec représente une garantie que le produit qui est dessous de l'étiquette est couvert par une loi et cela rassure les consommateurs.On explique aussi aux gens qu'ici au Québec, le système de certification est l'un des plus avancés, des plus solides et des plus rigoureux.Pour adhérer à la coopérative, il faut donc tout d'abord être bio et ensuite adopter le logo BIO Québec.Et quelles sont justement vos activités?La première année sert à mettre au point le discours du message auprès du public.Plutôt que de se lancer dans les campagnes médiatiques à tous crins, nous voulons tester notre message auprès de la population dans les endroits où elle va, c'est-à-dire les événements à caractère agroalimentaire au Saguenay - Lac-Saint-Je an.Nous avons déjà participé à l’exposition agricole de Saint-Félicien ainsi qu'à différents festivals, tels celui de Saint-Honoré où sont mis en valeur les produits du terroir, et nous allons le faire tout au long de la saison jusqu'en décembre, au marché de Noël.Ce sont là des activités ponctuelles mais notre principale activité régulière se déroule le vendredi, au nouveau marché public d'Alma dont nous sommes un des piliers : « les vendredis bio de la Jferrasse des Cascades d'Alma ».À chaque vendredi, en plus de vendre ce qui est disponible au gré de l'avancement de la saison, on essaie de mettre en vedette une des productions de nos membres.Chacune des productions devrait donc être représentée sans oublier, bien sûr, les produits transformés.En effet, il y a des fermiers qui font du fromage, d'autres qui transforment leur chou en choucroute, certains font des produits à base d’amélanchier, de bleuet ou de framboise.Cette diversité permet donc un produit-vedette différent tout au long de l’été et Coopérative de solidarité Nord-Bio 1098, rang Double Saint-Félicien, Québec G8K 2N8 Coordonnatrice : Martine Potvin Conseil d'administration Jean-François Robert, président des Jardins de Saint-Félicien Gérard Bouchard, vice-président de la ferme des Chutes de Saint-Félicien et président de la Fédération d'agriculture biologique du Québec Régis Bolduc des Maraîchers du lac à Chambord Jacques Dallaire de la ferme Tournevent d'Hébertville André Gagnon du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec André Michaud consultant en mise en marché André Bouchard de la Ferme Delisle à Delisle (Alma) i% natui s twvüi.Pvsam - ifwé#k " Chaux magnésienne & Chaux calcique » » » TOUTES CERTIFIÉES 6NQ Un produit 100% naturel, sans élément chimique.• Teneur en carbonate de magnésium (MgCO), supérieure à 20%.• Augmente les protéines dans l’alimentation animale (magnésium).• Améliore la croissance des racines, la productivité du sol et le rendement des cultures.• Rétablit l’équilibre naturel du sol.• Développe un milieu favorable à la multiplication et au travail des micro-organismes du sol._ Th* *#! ¦* __________TerraGator DMECTEMENT DU FABRH ST-FERDINAND INC.Depuis 1963, USINE 1- 345, Rang 6 Nord / Saint-Ferdinand (Québec) G0N1N0 USINE 2-1333, Route 263, Sainte-Hélène-de-Chester Sans frais : 1 888 428-9511 lescarrièresst-ferdinand.com BULLE NUMÉRO 90 WWW.LAVISBIO.ORG dossier dossier ” * SERVICE L'AGRICULTURE I l BIOLOGIQUE j WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO 90 jusqu’au mois d'octobre.Cette activité nous occupe pas mal et c’est un endroit privilégié pour rencontrer les gens et constater ce qu'ils savent de l'agriculture biologique en plus de générer des revenus pour NORD-Bio.Il est primordial d'allier l'approche théorique à la pratique, c'est pour cela que l’on vend les produits de nos membres.Notre matériel visuel doit supporter le message prônant l'achat bio local.Il est important de faire comprendre l’intérêt collectif à supporter l'agriculture biologique car c'est d'abord une démarche qui vise, entre autres, un certain respect de l’environnement.Et ce qui est intéressant, c'est que ce système de culture, donnant des résultats de plus en plus positifs, a un effet d'entraînement sur l'ensemble de l’agriculture.Cette année constitue pour nous une mise au point du discours.Nous voulons aller rencontrer les gens où ils vont faire leur épicerie, nous rendre dans les écoles et les institutions.Nous expliquons aux gens ce que nous faisons, nous présentons nos produits, nous leur disons où ils peuvent les trouver.Nous voulons qu'ils comprennent que le bio ce n'est pas que pour l'élite, c'est pour tous.À ce sujet, notre slogan est très révélateur : «Le bio d’ici pour tout le monde».Une fois cette étape réalisée, nous allons y aller avec une campagne médiatique plus structurée et élaborée.Parmi le matériel promotionnel origi- nal, nous avons conçu et distribué un dépliant avec des photos des différents producteurs et de certains des membres dans leur milieu de travail.C'est ce qui sert de toile de fond quand nous sommes au marché public d’Alma, par exemple.Mais quels sont les avantages d'une coopérative par rapport à quelqu'un qui veut gérer son entreprise seul?Le regroupement permet de bénéficier de l'effet de groupe.Sur le terrain, nous sommes vite arrivés au consensus sur l'importance de nous regrouper, spécialement dans le domaine de la mise en marché car c’est le nerf de la guerre.seulement au travail de sensibilisation que nous faisons dans le domaine du bio, il rejaillit sur l’ensemble de l'industrie agroalimentaire biologique.Au Saguenay - Lac-Saint-Jean, il y aurait 48 entreprises certifiées bio aux derniers chiffres que j’ai et nous représentons déjà plus de 25% de celles-ci en moins d'un an d’existence.Présentement, nous n’avons pas d'objectif fixe en termes de recrutement.Évidemment, nous voulons grossir les rangs autant chez les membres utilisateurs que les membres de soutien mais nous sommes conscients que cela va dépendre du succès de nos actions.Se regrouper pour partager son amour de la bonne bouffe bio et de son terroir, une bonne idée gui ira loin! Un des avantages évidents de la formule coopérative, la coopération entre membres, se vérifie présentement.En effet, les événements de promotion auxquels les membres participent cet été seraient beaucoup trop lourds individuellement.Ainsi j'ai moi-même cessé, à un certain moment, d'aller à l’exposition agricole même si elle n'était pas loin de chez moi.En effet, une semaine intensive, dans une des périodes les plus occupées de l'année, grugeait trop de mon temps et de mes énergies.Alors qu’en coopérative, on peut y aller et se relayer.Quand je vais à un événement maintenant, je tiens le comptoir pour 14 fermes, pas seulement pour la mienne.Et la semaine suivante, c'est un autre qui le fait à ma place.Ça nous permet ainsi de couvrir le territoire au complet.Sur le plan disponibilité, c'est plus facile; sur le plan visibilité, c'est drôlement plus efficace.Cette formule de regroupement nous donne également accès à des programmes de recherche et de développement et des membres de NORD-Bio ont pu également bénéficier d'une aide financière grâce à la coopérative, afin de défrayer une partie du voyage d'études en Californie organisé par le Cégep de Victoriaville le printemps passé.De plus, certains avantages que procure la coopérative par son action à l'ensemble des producteurs biologiques s'étend même à ceux qui ne sont pas membres de la Coop.Pensons Le système fonctionne bien actuellement mais ça ne se fait pas tout seul.Les gens participent et donnent pas mal de leur temps.Le succès de NORD-Bio va dépendre justement de cette implication des producteurs.Il faut que ça reste très dynamique et fondé sur les besoin des membres.Le jour où l'on verra des assemblées générales peu fréquentées et où il y aura plus d'employés que de membres il y aura alors un réel problème.Mais dans le contexte actuel où la formule coopérative connaît un nouveau souffle, on reprend conscience de l'importance de faire des choses ensemble.À la lumière de tous ces faits, la coopération semble vouée à un avenir prometteur.NORD-Bio représente un terreau fertile, riche de promesses où de nombreuses initiatives et réalisations permettront une récolte en quantité et de qualité.• La certification bio LOGIQUE vous intéresse?Pour une certification empreinte de qualité et d'équité qui vous appartient, choisissez Québec Vrai.Le seul certificateur sans but lucratif au Québec! Organisme de certification biologique Québec Vrai 188, Radisson, bureau 111, Trois-Rivières (Québec) 69A 2C3 Tel.: 819 693-4646-.info@quebecvrai.org ¦¦ www.quebecvrai.org • DOSSI ER* Le troc, c'est pas du toc! Forme de commerce la plus ancienne, le troc n'a rien de révolutionnaire.Quoiqu'en cette ère où tout se vend et tout s'achète, il soulève un vent de fraîcheur en remettant le citoyen au cœur de l'échange.Cofondatrices de l'organisme Troc-tes-Trucs, les dynamiques Maude Léonard et Véronique Castonguay font la promotion de la consommation responsable et du développement durable.tout en réalisant de belles économies! Guillaume Brodeur, magazine Reflet de société Troquer son vieux grille-pain en inox et quelques morceaux de linge qui végètent dans la garde-robe contre un ordinateur, sans même sortir son porte-monnaie.Voilà un échange en apparence surréaliste, illogique et farfelu.Sauf aux rencontres de Troc-tes-Trucs.Depuis juin 2006, ce groupe communautaire convie, aux deux mois, les habitants de Villeray, quartier populaire de Montréal, à se départir de biens devenus inutiles - mais non inutilisables! - qui feront ensuite le bonheur de concitoyens intéressés à leur offrir une nouvelle demeure.« Troc-tes-trucs est né du constat que les familles d'aujourd'hui ont de moins en moins d’enfants, explique Véronique Castonguay.Les vêtements et les jouets ne sont donc plus utilisés jusqu’à être usés à la corde.» Ainsi, plutôt que d’hériter de la paire de patins déjà portée par huit cousins, les parents d'un hockeyeur en pleine croissance doivent aujourd'hui en ra- cheter une paire chaque année.« Troc-tes-trucs a voulu offrir un réseau, un espace où les gens peuvent combler leurs besoins sans se ruiner.» Contrairement au dépôt dans les fameuses «boîtes rouges » de la Société Saint-Vincent-de-Paul, celui qui donne ses biens à Troc-tes-Trucs ne repart jamais les mains vides : un système de jetons virtuels permet au donneur de se procurer des objets apportés par ses pairs.Ici, donner c'est recevoir.PLUS QU’UN BAZAR Inspirées par les travaux de l'École d’été de l’Institut du Nouveau Monde, les deux jeunes femmes revendiquent une certaine globalité à leur action.« On touche évidemment le domaine économique par le troc, explique Maude Léonard, mais aussi l'aspect social en réunissant de purs inconnus pour qu'ils s'échangent des trucs, mais surtout pour qu'ils se connaissent et s'entraident par la suite.» À l'entrée, histoire de briser la glace, des amuse-gueules et des breuvages sont offerts gracieusement aux participants.On ne saurait ignorer les bienfaits environnementaux du troc, discrets mais omniprésents selon Maude.« En augmentant la durée de vie d’objets qui se seraient retrouvés au dépotoir, on respecte la règle des 3R-V : Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser.On peut se targuer de faire du vrai développement durable! » dit-elle fièrement.FOULE BIGARRÉE Le 25 novembre dernier, avec sa foule de participants, le Centre de loisirs communautaires Lajeunesse ressemblait à une vraie fourmilière.De jeunes mères avec leur poussette, deux dames d'origine asiatique, un grand monsieur à la crinière argentée, des étudiants aux habits bohèmes.Une mixité exemplaire! « Ça rassemble des gens de différents milieux qui ne se Fruits, légumes, viandes et poissons bio Suppléments et cosmétiques En prime, votre compte-client! ¦ Accumulez des points-bonis sur chaque achat, Us se transformeront en $$$ fidélité! 1646 «C», chemin Saint-Louis, Sillery (Québec) G1S 1G8 Téléphone : 418.683.1936 • Télécopieur : 418.683.7976 Épicerie: produits issus de culture biologique, produits équitables, produits écologiques.(possibilité de commander en gros) Plats cuisinés prêts à emporter 746, rue Shefford B ru mont, Québec J2L, ICI TéL: 450 534 3197 Téléc.: 450 534 2356 www.auxpetitsplatsfutes.corn Le premier vendredi de chaque mois, La Rosalie vous offre une Journée gentillesse 10% sur tous les produits en magasin Événements Gratuités 15 BIO-BULLE NUMÉRO 90 • • • WWW.LAVIS8IO.ORG dossier d o s s i e r Dehors l'argent, vive les jetons! Difficile d'enlever toute valeur quantifiable à un bien.C'est ce qu'ont découvert Maude et Véronique au moment d'élaborer le projet.«Au départ, on avait pensé ne pas mettre de valeur du tout : un objet pour un objet, expliquent-elles.Mais les gens n'auraient pas voulu embarquer.On a déjà reçu des cafetières espresso, des ordinateurs.» En général, les objets de grande valeur octroient plus de jetons virtuels que des petits cossins.« Mais avec neuf pièces de vêtements, on peut quand même se payer un ordinateur.Au magasin, c'est 1000 piastres! » Malgré l'imposition d'une échelle de valeur, le principe égalitaire s'impose à l'intérieur des catégories de biens.« Chez nous, un jeans Diesel et un jeans de L'Aubainerie ont la même valeur, poursuit Maude.On ne veut pénaliser personne.Le système des jetons est un peu arbitraire, mais il fallait simplifier les transactions.On pourrait croire que ce n'est pas juste, mais une chose dont tu n'as plus besoin n'a plus de valeur pour toi.» 1 jeton : vêtement, petit accessoire et petit jouet.3 jetons : accessoire et jouet moyen (ex : jeu de société), livre, manteau, ensemble de neige, petit article de sport (bâtons de hockey), etc.5 jetons : équipement sportif (patins à roues alignées, skis), petits meubles, accessoires pour bébés, etc.7 jetons et plus : meubles, appareils ménagers, appareils électroniques, etc.rencontreraient pas autrement, constate Maude.Tbut le monde ressent le désir et le besoin d’échanger l'inutile contre des objets convoités.» Ils étaient plus d’une centaine à arpenter les étals classés par genre et valeur : vêtements, articles de sport, bibelots, etc.Troc-tes-Trucs attire une foule hétéroclite avec des objets tout aussi discordants! Aussitôt arrivé, un bataillon de bénévoles se met en charge de classifier les objets apportés selon leur échelle de valeur, établie selon le principe du « gros bon sens ».PAS JUSTE POUR LES PAUVRES Quelques heures plus tard, des centaines de trucs avaient changé de mains dans une ambiance bon enfant.À la différence des marchés aux puces et autres ventes de garage, pas de négociation.Le «prix» est fixe, et minime.« Le troc permet aux familles d’alléger leur fardeau financier et de mettre l'argent sur des choses peut-être plus essentielles », avance Véronique.On pourrait croire qu'il s’agit d'une activité de « pauvres », ce que dément sa complice Maude.« Oui, plusieurs viennent par nécessité.Mais d'autres participent dans l'idée de réduire leur consommation et leurs déchets.On parle beaucoup de consommation responsable, mais il n'y pas 36 OOO façons de la mettre en pratique.Troc-tes-Trucs ne fonctionnerait pas si c’était juste une activité de pauvres! Les gens ont compris qu'on ne doit pas apporter des vieilleries, mais des biens qui seront utiles aux autres, pour leur donner une deuxième vie.» TRÉSORS CACHÉS Pas de tableaux de Van Gogh ou de Riopelle, lors du dernier Troc-tes-Trucs, mais quand même, des découvertes intéressantes.Comme cette version du jeu vidéo Zelda dénichée par Mikaël, 20 ans, « aujourd’hui introuvable, ça a fait ma journée! » Quant à Jüan, un nouveau bénévole né au Salvador, il voit son implication comme « un petit coup de pouce pour changer le monde.J'apprécie bien sûr cette alternative pour économiser des sous, mais j’aime surtout voir des gens de toutes les cultures échanger entre eux.» Sa présence avait tout de même un motif personnel : « J’aime ramasser des choses.Il y a beaucoup Les fondatrices de Troc-tes-Trucs, Véronique Castonguay et Maude Léonard.Quand on y croit, les idées les plus folles sont souvent les meilleures! de trésors cachés.» Sa meilleure prise de la journée?Un hachoir à viande.PETITS GESTES, GRANDS EFFETS Un coup d'épée dans l'eau du pessimisme ambiant, les rencontres de Troc-tes-TTucs?Au contraire, soutient Véronique.Même si l'on baigne dans une société qui encourage l'hyper-consommation, l’accumulation de petites actions a de l'impact à long terme sur le mode de vie des gens.Regardons le cas du recyclage : ça a commencé par des gestes isolés avant de quasiment devenir une obligation sociale si l'on ne veut pas se faire regarder de travers! » Signe de la popularité de Troc-tes-Tfucs, Maude Léonard souligne que le nombre de participants ayant quadruplé à peine un an et demi après la fondation de l'organisme, pour s'établir à 300 membres, quelque 80 familles participent en moyenne aux activités.Signe révélateur de succès, il existe maintenant trois cellules officielles de Tiroc-tes-Trucs en plus de l’organisme fondateur dans Villeray.Ces cellules sont gérées respectivement par la Maison de la famille de Mirabel, l’éco-quartier Cartierville et Plan Nagua à Québec (Limoilou).Troc-tes-Trucs sort même de ses murs car il a reçu une subvention du Forum Jeunesse de l'île de Montréal en début d'année afin d'implanter des activités dans les écoles secondaires de l'île de Montréal.Cette année, les écoles participantes sont le Collège Mont-Saint-Louis et l'école secondaire Joseph-François-Perrault.Pour avoir les coordonnées des différents points de service ou obtenir plus d’information sur l'organisme consultez le www.troctestrucs.qc.ca Je troque, tu troques, il troque.• 16 WWW.LAVISBIO.ORG • * * BIO-BULLE NUMERO 90 DOSSIER S* coopérative bio paysanne La présente édition de Bio-bulle traite de coopération.Comme le hasard fait parfois bien les I choses, il n'en fallait pas plus pour que nous profitions de cette belle opportunité pour faire connaître la toute nouvelle coopérative d'agriculteurs biologiques : La coopérative bio paysanne !!! Par L'Union biologique paysanne Coopérative bio paysanne a Lj été mise en place en janvier Lm V-4 dernier et est le fruit du travail d'agriculteurs biologiques, membres de l'Union biologique paysanne, qui ont choisi de s'allier afin de soutenir la mise en marché de leurs produits, que ce soit par les paniers bio-paysans, directement à la ferme, à l'intérieur de la coopérative ou auprès des réseaux de distribution.Le but recherché est d'assurer la pérennité des fermes en élargissant leur accès à différents marchés au moyen d'une coopérative de solidarité.Ce réseau permettra aussi à ses membres de se doter de services qui répondront à leurs besoins.Dans un Québec ou plus de 60 000 fermes ont disparu en 40 ans, il devient important de rebâtir un réseau de fermiers afin de répondre à la demande alimentaire d'aujourd’hui et de demain.Si on ajoute qu'été comme hiver une large partie des produits biologiques consommés au Québec sont importés, nous souhaitons par ce réseau stimuler les initiatives qui pourront développer une agriculture biologique bien de chez nous.Nous croyons donc que l’avenir de l'agriculture est assurément.paysan, biologique, coopératif, solidaire et local.PAYSAN Il est utile de réfléchir à toutes les options existantes : terroir, biologique, de proximité, paysanne.et de leur donner une visibilité et de les soutenir au même titre que les autres modèles agricoles.Puisque la première préoccupation pour nous demeure la qualité de vie iO-iULLE NUMÉRO 90 • • • WWW.LAVISBIO.ORG des 20 000 fermes québécoises qui échappent au modèle existant, nous proposons une vision nouvelle de l'agriculture basée sur la coopération car nous sommes persuadés qu’elle est l’outil qui valorise le mieux le renouveau agricole.Les agriculteurs membres de cette coopérative comptent tout mettre en oeuvre afin de se doter des conditions nécessaires pour assurer la pérennité de leurs fermes.En ce sens, les membres de la Coopérative bio paysanne UNIOM BI0106IQUE PAYSANNE pensent que la souveraineté alimentaire commence par des agriculteurs souverains et solidaires.Elle tend également à reconnaître l’agriculture paysanne, qui valorise la diversification agricole.Le rapport Pronovost le soulignait par ailleurs, il faudra que les modèles agricoles se diversifient.Le modèle agricole actuel a besoin d’être ventilé.BIOLOGIQUE En seulement 50 ans de domination d'une agriculture industrielle, le constat est clair : notre environnement ne peut plus soutenir encore longtemps cette exploitation ptato des ressources.Seule une gestion équilibrée et intelligente de nos ressources naturelles (terre, eau, air) fera de nous des gagnants environnementaux.L’agriculture biologique a fait ses preuves.Nos méthodes de production peuvent nourrir la planète tout en protégeant et en valorisant l'environnement.C’est un constat global de la FAO (le volet agricole des Nations Unies) en mai 2008.À cet égard la coopérative s'engage à soutenir et à promouvoir l’agriculture biologique.COOPÉRATIF Les valeurs autant que le modèle coopératif ne sont plus à démontrer au Québec.Les coops d’achat alimentaires, les cuisines populaires coopératives, les caisses populaires, les coops d’habitation et toutes les autres donnent le ton d’une nouvelle économie québécoise.La présence dans l'agriculture québécoise du modèle coopératif a permis aux agriculteurs d'ici de s'afficher et de construire des réseaux solides et diversifiés de mise en marché : La Coop Fédérée et les meuneries de nos régions.C'est d'ailleurs ce point bien précis qui a incité les membres actuels à s'unir.SOLIDAIRE Notre coopérative se reconnaît dans une paysannerie qui, sur l’ensemble du globe, vit des conditions difficiles.En ce sens, nos actions tendent à une agriculture solidaire et plus juste.L'accès à la terre devra être un enjeu coopérant.17 dossier dossier LOCAL Nous croyons aussi aux vertus d’une agriculture locale et biologique qui dans la mesure du possible et de façon réaliste prend en compte la distance parcourue par les aliments et la nordicité québécoise.Nous avons tous à cœur le maintien des fermes d’ici.POURQUOI DEVENIR MEMBRE?- Pour faire partie d'une coopérative d'agriculteurs biologiques qui, comme vous, ont les mêmes valeurs et intérêts; - Pour vivre décemment de votre profession; - Pour protéger les écosystèmes par l’agriculture biologique et locale; - Pour faire partie d'un tissu rural dynamique; - Pour faire avancer l’agriculture biologique par la coopération; - Pour avoir accès à différents types de mise en marché, que ce soit par la vente de paniers bio-paysans, par la vente auprès des autres membres de la Coopérative ou auprès d'acheteurs de toutes catégories; - Pour avoir une visibilité unique et innovante; - Pour vous joindre à une mouvance paysanne en lien avec les citoyens.f & _ % % V0^et et ®ioIogiqtte Vente à la ferme de poulets et moulées biologiques certifiés ebio-rard.com pelez-nous au 450.293.3448 • DOSSIER» Comment devenir membre de la coopérative?Vous devez d'abord être un agriculteur certifié biologique ou en transition.Si vous êtes un agriculteur conventionnel, consultez l'Union biologique paysanne qui pourra vous accompagner dans une démarche de transition.Pour de plus amples renseignements, communiquez directement avec le secrétariat de la coopérative bio paysanne au 450.562.9358 ou encore par courriel à coopbiopaysanne@bell.net LES SERVICES PROPOSES La coopérative est en soi le premier service que se rendent les agriculteurs.Elle doit en ce sens refléter les besoins de ses membres et leur offrir les services appropriés.Par conséquent, les services mis en place seront à l’image de ce que les membres désirent.Parmi les exemples de services envisagés il y a: La logistique Attribution et établissement des points de chute.Recherche de partenaires pour les membres qui livrent des paniers.La promotion Notre secrétariat sera en mesure de vous soutenir dans une recherche de solutions adaptées à votre entreprise et de vous orienter vers les ressources appropriées.FERME MEMBRE Photo : © Nuance Photo La mise en marché Vous avez des surplus et vous ne savez pas où les écouler?Le réseau pourrait vous aider à trouver un acheteur.La coopérative pourrait également vous aider à identifier les productions les plus convoitées par les acheteurs en recherche de produits biologiques.La formation Faire des dizaines de légumes en rotation, les préparer et les mettre en panier n’est pas une mince tâche.Si on ajoute à cela tous les autres aspects agricoles d’aujourd’hui, il est nécessaire de valoriser la formation au cœur de nos fermes.En ce sens, des formations seront dispensées chaque année, en période hivernale, sur des sujets choisis par les fermes du réseau.Si vous sentez le besoin d'approfondir vos connaissances, contactez-nous et nous vous dirigerons vers les bonnes ressources.Et bien plus encore, car rappelez-vous que l'essence même du projet, c’est la coopération et le partage d'idées.Tout cela dans le but de redonner au secteur biologique la place qui lui revient de droit! • Photo: ©Nuance Photo WWW.LAVISBIO.ORG - • • BIO-BULLE NUMÉRO 90 DOSSIER .flÊ H y a trois ans, Équiterre avait démarré un projet-pilote de deux ans avec le concours du regroupement des cuisines • collectives du Québec (RCCQ) avec l'intention de jumeler des fermes bio locales avec des groupes de cuisines collectives.Réalisé dans le cadre de la campagne Citoyennes et citoyens.à votre santé! que le RCCQ avait initié en janvier 2005, ce projet avait comme objectif de promouvoir et de favoriser une saine alimentation au sein de la population québécoise et des participants aux cuisines collectives.Parmi les volets touchés se trouvaient la sensibilisation et la formation à une saine alimentation où des outils pour faire connaître la diversité des ressources seraient élaborés tout au long du projet.Un autre point concernant l'agriculture soutenue par la communauté et les cuisines collectives (ASC-CC) consistait à mettre sur pied un projet-pilote permettant à des groupes de cuisine collective de s'approvisionner auprès des agriculteurs biologiques locaux.Dans cette foulée, Signée-Femmes dont les cuisines collectives avaient été créées en 2005, s'est donc jointe aux fermes Les Tourterelles, Runaway Creek et la Ferme Bessette (non ASC).À ce moment on comptait 15 femmes dans les groupes et environ 30 person- La coopération a bien meilleur goût Signée Femmes, le Centre de femmes, est un organisme communautaire à but non lucratif gui offre ses services et activités aux femmes de la MRC d'Antoine-Labelle.Ce centre se veut un lieu d'appartenance, un lieu de rencontre où les femmes sont accueillies, écoutées et respectées.Parmi les nombreux services offerts se retrouve celui de la tenue de cuisines collectives actuellement sous la responsabilité de Madame Denise Bonneville.nés au total ont bénéficié des portions produites lors des activités de la cuisine.Dès la création du groupe, l'animatrice embauchée, Madame Solange Miljours, lance l'idée de cuisiner majoritairement avec des ingrédients issus d'une agriculture biologique, locale, végétarienne et de saison.En plus des fondatrices du groupe, de nouvelles personnes se montrent régulièrement intéressées à participer aux cuisines.Pour l’approvisionnement en denrées, l'animatrice organise les séances en fonction de la disponibilité des produits et de ce que les participantes ont envie de cuisiner, elle voit ce qui est disponible auprès des fermes et du grossiste, négocie les prix pour des achats en gros et elle va chercher les légumes directement chez les fermes et le grossiste.En effet, on se donne des chances supplémentaires d’avoir un meilleur pouvoir d’achat en créant des groupes d’achat.Le centre étant fermé durant l'été, on achète en général ce qui est disponible'et abordable.Les mois de septembre et octobre verront se dérouler des cuisines « Je suis heureuse de pouvoir participer à une cuisine collective qui a une mission de santé globale qui se traduit par l'achat de produits biologiques qui sont cultivés près de chez nous par des gens de chez nous.Ça me donne un grand respect de ceux-ci, du travail qu'ils font et de la protection de notre environnement qui en découle.C'est rassurant de savoir que des gens comme eux sor ‘ prendre soin de nous et de notre planète.C'est important de les encourager et de suivre leur exemple.» Louise Bellefeuille participante au projet par Michel Dumais thématiques à chaque semaine avec de grandes quantités de légumes achetés directement des fermes bio locales.À cette période, l’approvisionnement provient alors à 75% des fermes, à 20% d'un grossiste, à 2% d’épiceries spécialisées, à 2% du supermarché et à 1% d'une banque alimentaire.Le coût cible visé par portion est de 50è! En novembre, avec la diminution de la disponibilité des légumes auprès des fermes, l’approvisionnement se fait alors à 20% auprès des fermes bio locales, à 65% auprès d'un grossiste, à 5% auprès d'épiceries spécialisées, à 9% au supermarché et à 1% auprès d'une banque alimentaire.L’hiver, la quantité et la variété de produits des fermes étant plus limitée, le groupe va s'unir avec le magasin de produits naturels de l'Annonciation pour s’approvisionner en fruits et légumes, avec les prix de leur grossiste.Les facteurs influençant le choix des achats sont la qualité, la fraîcheur, le goût et la disponibilité des légumes sans oublier évidemment le prix.Le groupe fait également preuve d’adaptation en concoctant des recettes selon les légumes disponibles dans une certaine mesure, et selon les goûts de chacune.On organise également des conférences-causeries sur des thèmes reliés à l'alimentation : les germinations par la ferme Les Tburterelles, la culture de fines herbes en pot, l'alimentation saine, les OGM et leur impact, la cueillette de plantes sauvages, les pas vers un système alimentaire écologique et solidaire, etc.Ce projet a amené les participantes à tenter d’intégrer petit à petit des aliments bio et locaux à la maison, qu'ils proviennent de l’épicerie de produits BIO-BULLE NUMERO 90 WWW.LAVISBIO.ORG jais s o p D3C d oss 1er • DOSSIER» naturels, du supermarché, d'autres fermes ou de leurs potagers.Au terme du projet, on a évalué que celui-ci a amené les participantes à consommer chez elles de 10 à 25% plus de légumes et fruits en général.Il y a quand même quelques difficultés qui ont surgi telles que le fait de s'approvisionner l'hiver avec Les Tburterelles ainsi que l’éloignement de Runaway Creek rendant le coût en essence raisonnable seulement si les achats s’effectuaient en grande quantité comme pour les cuisines collectives thématiques de septembre et octobre.Pour les éléments facilitants, comme l'animatrice demeure à ce moment près de Saint-Jovite et qu'elle travaille à l’Annonciation, elle arrête en passant chez le grossiste en fruits et légumes à Saint-Jovite.Les femmes ont également décidé de s'unir au magasin de produits naturels à l'Annonciation pour augmenter leur pouvoir d'achat avec un grossiste.Avec toutes ces expériences, on a l'impression de mieux connaître les réalités agricoles Autonomie alimentaire C'est l'accès en tout temps et à long terme à une quantité quotidienne suffisante de nourriture, à un coût raisonnable.C'est le pouvoir de choisir, en toute dignité et en ayant accès à une information claire et fiable, une alimentation saine, variée et salubre.Elle s'acquiert par l'action collective et solidaire de se prendre en charge individuellement et collectivement, pour le mieux-être d'une communauté, dans un esprit de développement durable Elle favorise le respect de l'environnement, le commerce équitable, la consommation responsable et vise un équilibre durable entre la satisfaction des besoins présents et ceux des générations futures.Définition adoptée à l'assemblée générale annuelle du RCCQ, juin 2004 et les bienfaits du bio local.Les participantes apprécient de bien s'alimenter, tant pour la santé, le goût et la fraîcheur des aliments que pour le partage de connaissances.Quelques points ont été moins appréciés tels que le manque de disponibilité de cer-tains produits, étant donné la situation géographique et le climat moins clément.À la fin du projet en Hp 2007, le groupe confirmait son intention de renouveler l’expé-_ ,e^s rience car le fait de manger bio et local encourage les agriculteurs de la région, les prix sont abordables et le tout se fait en bonne compagnie.Il se crée également un réseau d’information efficace et l'échange de connaissances est omniprésent.De plus, on est conscient de participer à une vision d'avenir durable pour l'environnement.Madame Denise Bonneville, responsable des cuisines collectives de Signée Femmes, trace le portrait actuel de l'organisme.Ayant toujours travaillé dans un magasin d'aliments naturels, elle a toujours été au fait de l'actualité et des bienfaits du bio, un domaine qui, bien qu'en constante progression auprès des consommateurs, connaît quelques difficultés.Signée Femmes, le Centre de femmes 798, rue L'Annonciation Nord Rivière-Rouge, Québec, JOT 1T0 Téléphone : 819.275.5455 Sans frais : 1.877.335.5455 Télécopieur: 819.275.5428 Courriel : signeefemmes@signeefemmes.com Pour plus de renseignements sur le projet, consultez le document publié au terme du projet et les cuisines collectives à travers le Québec : http://equiterre.org/agriculture/cc/index.php http://equiterre.org/agriculture/cc/devenez.phpttguide www.rccq.org « Oui, nous nous approvisionnons encore auprès de certaines fermes bio mais dans ce court laps de temps passé depuis notre fondation, nous avons connu dans la région une baisse marquée du nombre de ces fermes, spécialement les petites qui trouvent trop cher le processus de certification.» L'approvisionnement se fait donc auprès de quelques fermes bio et de certaines autres qui travaillent selon les règles de l’art mais qui n'ont pas leur certification.Le projet est terminé, un document publié (Directement de la ferme.Cuisiner selon les saisons.Guide pratique pour les cuisines collectives) et l'organisme est encore très actif aujourd'hui avec deux groupes (un bio-végétarien pour de jeunes mamans et un autre d’initiation) comptant pour chaque session de 5 à 6 femmes qui se rencontrent chaque semaine d’octobre à mai.Potages, quinoa, ragoûts de boulettes végétariens, salades, marinades, alimentation vivante ne sont que quelques mets préparés par ces mains avides de découvrir de nouvelles textures et de nouvelles saveurs.Le plus beau de l’histoire est que la plupart de ces plats reviennent à aussi peu que 60ê à 80n • OMCCIAM.bétiéfiieue- ¦ fiiiôcùrficn iliiÜîiilfiîM Ail ¦¦ Asperge ¦ ••• • Aubergine •• ¦ Betterave ¦ • ••• • • Carotte • • •• •• B Céleri • •• •• • • •• • Céleri-rave •• •• ! 1 • • ••• • Chicorées ¦H ¦ Chou • 1 •• • • • •• ¦ # Chou-fleur • •• • Chou-rave • I 1 •• ¦ •• • • ¦ Concombre • •• ••• •••• • Cornichon •• ••• •••• # ¦ Courgette ¦ ¦ Cresson •• • • Échalote ¦¦ ¦ Épinard • < B Fenouil 1 ¦ ¦ 1 ¦¦ • ¦ Fève • • • Fraisier ¦¦¦ • ••• • • Haricot nain ¦ • ••• ••••• ¦ ¦ • ••• ¦ •• • Haricot à rames ¦ • • •• m • B • Laitue •• • •• •••• ••• •• B Maïs •• •• • Melon • •• Navet • • Oignon #• • • • Panais • ••• < • • Persil • ¦ • Poireau • ••• • • • • • • Pois ••• ••••• ¦ • •• BB Pomme de terre • ¦ • •• ¦¦ < • •• ¦ • < » M Potiron • • Radis • ¦ ••• • • •• • • Raifort •• Tomate • •• ¦ •• • •• • • 1 Tableaux et références sur le compagnonnage : Yves Gagnon, www.jardinpotager.com/compagnonnage.htm Rejean Genest, www.lesbeauxjardins.com/jardinons/potager/apcompagnon.htm Michel Verdon, http://membres.lycos.fr/mverdon/compagnonnagel html Le R.J.É Un organisme de coopération Le Regroupement des jardiniers écologiques (RJÉ) est organisme communautaire qui relève le défi de la coopération entre les jardiniers et les jardinières depuis plus de 20 ans.Le but de notre association, en plus de promouvoir le jardinage écologique, est de regrouper les jardiniers avec ou sans expérience afin que tous et chacun partagent leur passion et leur contact avec la vie végétale et leur potager.Des rencontres, des ateliers d'échange sur les techniques de jardinage’et des visites de jardins sont organisés à chaque année dans les différentes régions du Québec.Pour faciliter le partage entre les membres, un bulletin de liaison et des contenus d'ateliers sont publiés sur DVD tout au long de l'année.Si la coopération entre jardiniers vous intéresse, je vous invite personnellement à assister à une de nos rencontres.Vous trouverez sur notre site Internet (www.rje.qc.ca) plus d'informations et aussi un nouveau forum de discussion.Bienvenue à tous! Christiane Émond, présidente BIO-BULLE NUMÉRO 90 • • • WWW.LAVISBIO.ORG 31 jardinage t/> fO to fO CO a> co a> a> • NOUVELLES O R G A N I S A T I O N S Équivalence des systèmes de réglementation FÉDÉRATION D'ACRICULTl^T^ La charrue avant les bœufs BIOLOCIOUE DU QUÉBEC Marie Vézina, économiste Secrétaire générale par intérim Depuis plus de dix ans, les productrices et producteurs bio québécois construisent et appliquent leur système de certification biologique.Tbus les intervenants bio sont familiers avec le fonctionnement du système québécois.Les normes et règlements québécois se sont ajustés assez fidèlement aux exigences des marchés européens et américains.Nos produits biologiques québécois sont appréciés par les consommateurs.Les administrateurs de la FABQ (et toute l’industrie québécoise du bio) sont très préoccupés par les actions et décisions du gouvernement de M.Harper et du ministre Ritz dans le dossier du règlement et des normes biologiques au Canada.En effet, le Québec et la Colombie-Britannique ont leurs normes et règlements bio provinciaux depuis plusieurs années, mais les autres provinces du Canada n’en ont pas.Avant le 30 juin 2009, le Canada n’avait pas de règlement obligatoire concernant les produits bio.Le respect de celui-ci se faisait sur une base volontaire.Le 30 juin 2009, le gouvernement de M.Harper a mis en vigueur le Règlement des produits biologiques au Canada rendant obligatoire le respect du règlement et des normes biologiques du Canada.Quant aux normes et règlements américains, ceux-ci ont été reconnus le 17 juin 2009 dans une entente d’équivalence, mais M.Harper refuse cette même entente d’équivalence avec le Québec.La Fédération d’agriculture biologique du Québec (FABQ) veut la reconnaissance des normes et du règlement québécois (une entente d’équivalence) pour permettre aux producteurs de poursuivre leurs activités de production et de mise en marché au Québec, au Canada et à l’étranger.Les enjeux sont immenses : la crédibilité auprès des consommateurs, la concurrence déloyale des produits américains, l’équité entre les systèmes québécois, canadien et américain, et finalement une période de transition pour l’implantation des règlements et pour l’ajustement de la production aux normes canadiennes.L’ENTENTE D’ÉQUIVALENCE AVEC LES ÉTATS-UNIS , Le 17 juin dernier, l’Agence canadienne de l’inspection des aliments (ACIA) a conclu une entente d’équivalence des systèmes de certification des produits biologiques avec les États-Unis.Celle-ci permet de traiter les normes, les règles et les méthodes entre deux pays comme si elles étaient identiques.Notons que cette entente ne tient qu’à quelques lignes et qu’elle est très vague, car l’ACIA n’est pas en mesure de répondre aux nombreuses questions et implications de cette entente.Par exemple : Les normes américaines sont différentes concernant le nitrate de sodium (nitrate du Chili).Comment s'assurer que le producteur et le certificateur américains ont respecté la norme canadienne?Il n'y a pas d'obligation à fournir des informations écrites (certificat papier) témoignant du respect des exigences canadiennes pour les produits américains certifiés bio Canada.Quelle confiance peut accorder le consommateur québécois à une certification sans preuve documentaire?C'est une question de crédibilité des produits bio.Cette entente signée avec les Américains favorise les produits américains au détriment des produits québécois et canadiens, car l’entente est déjà en vigueur et la certification des produits américains au système canadien peut se faire dès maintenant (incluant l’utilisation du logo bio du Canada).LE RÈGLEMENT SUR LES PRODUITS BIOLOGIQUES 2009 DU CANADA Le règlement est en vigueur depuis le 30 juin 2009.Les intervenants et l’ACIA ne sont pas familiers avec le fonctionnement du système de certification canadien.Tbute l'industrie du Canada opère avec des éléments soulevant des questions demeurant sans réponse.L’industrie bio canadienne fait face à des difficultés majeures pour son fonctionnement lié à l'implantation du système canadien.Par contre, le système américain est opérationnel et peut certifier des produits américains selon le règlement bio Canada et apposer le logo canadien et ce, dès maintenant.À qui iront nos espaces tablette à l'épicerie?LES NORMES BIO CANADIENNES Plusieurs normes canadiennes ne sont pas à jour et ne correspondent pas aux attentes du marché international.Est-ce que les substances et les pratiques en révision peuvent empêcher l'obtention de la certification aux normes canadiennes pour les entreprises canadiennes?Il n'y a pas de réponse provenant de l'ACIA.De plus, il faut offrir aux entreprises biologiques canadiennes une période de transition pour appliquer les nouvelles normes et se conformer au règlement.En résumé, le gouvernement Harper a mis la charrue devant les boeufs.• POUR NOUS CONTACTER Fédération d'agriculture biologique du Québec 555, boulevard Roland-Therrien bureau 100 Longueuil, Québec J4H 3Y9 Téléphone : 450.679.0530 Télécopieur: 450.670.4867 Courriel : fabq@upa.qc.ca Site Internet : www.fabqbio.ca 32 WWW.LAVISBIO.ORG • • ¦ BIO-BULLE NUMÉRO •LIVRESQUES ECOLTES* Oui aide qui?Pierre Beaudet, Boréal, 208 p., 22,95$ _ \U LE QUEBEC El l AIDE INTERNATIONALE l AIDE INTERNATIU» QUI AIDE QUI?Au nom de la justice, de la paix et du développement social, l'humanité s’est mobilisée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.On a assisté à la création de nombreux organismes, ONG et agences gouvernementales pour le bien d’autrui.Mais, que reste-t-il des impressionnants projets entrepris il y a plus de soixante ans?Malheureusement, ces grandes ambitions se sont disloquées, au point où l'écart entre les pays riches et pauvres a triplé depuis 1960.En relatant l’histoire de l'aide internationale du Québec, Pierre Baudet offre une réflexion-choc sur la réalité de notre activité dans ce domaine.Le Québec au fil de l'eau Mathieu Dupuis, Éditions de l'Homme, 242 p., 49,95$ Sous l'œil du photographe Mathieu Dupuis, l’or bleu emplit majestueusement les pages du Québec au fil de l’eau.Ocre, azur, fuchsia, vert ou orangé, l'élément liquide - qu'on prend encore trop souvent pour acquis- se dévoile dans toute sa splendeur et sa fragilité à travers plusieurs scènes croquées en milieu sauvage, urbain ou domestique.Quant aux textes de Marie-José Auclair, écologiste spécialisée en environnement, ils mettent clairement en perspective les menaces qui pèsent sur cette ressource naturelle vitale et la nécessité d'en faire un usage conscient et respectueux.Il est à noter qu'il s'agit du premier beau livre de photographies imprimé au Québec sur du papier contenant 100% de fibres postconsommation.//.'/ Habiter en milieu naturel Claude Phaneuf, MultiMondes, 184 p., 27,95$ Habiter en campagne ou au bord d'un lac vous a-t-il déjà traversé l’esprit?Si vous résidez dans un tel endroit bucolique, désirez-vous en apprendre davantage sur l’équilibre naturel, qu'il faut préserver pour continuer d'apprécier les bienfaits de Dame Nature?Claude Phaneuf, biologiste et spécialiste en planification de projets publics, livre dans Habiter en milieu naturel une myriade de conseils provenant de son expérience personnelle ainsi qu'une synthèse de recherches sur les écosystèmes.Puits artésien, fosse septique, champ d'épuration, algues bleues, bande riveraine, phosphore, cyanobactéries, coliformes daai»pt»r*uf Habiter milieu naturel timides fécaux : tout ce dont vous devez tenir compte pour rendre possible votre rêve de vivre hors de la ville est consigné dans cet ouvrage de référence.Attirer la faune au jardin Albert Mondor et Daniel Gingras, De l’Homme, 320 p., 29,95$ « Nous sommes tous intimement liés les uns aux autres.La survie de l'être humain dépend donc directement des plantes, des animaux et des divers éléments qui composent notre merveilleuse planète », lit-on dans l’introduction d’Attirer la faune au jardin.Signé par Albert Mondor, horticulteur vedette et auteur de plusieurs livres, et Daniel Gingras, entomologiste et vulgarisateur, ce guide fait honneur à la biodiversité.Les spécialistes y expliquent comment créer un espace ravissant pour l’humain et accueillant pour la faune (insectes, oiseaux et batraciens).Cet ouvrage a été pensé pour les jardiniers en herbe comme pour les pouces verts, dans un but de respect et d'équilibre de l’écosystème.Comment les riches détruisent la planète Hervé Kempf Points, 160 p., 12,95$ La crise économique retient l'attention, mais on ne doit pas pour autant en oublier l'urgence de la crise écologique.Croyant qu’il est primordial de rester indépendant et de produire une information exacte, Hervé Kempf dresse le portrait stupéfiant de notre situation mondiale actuelle et propose un principe simple : « Consommer moins, répartir mieux.» La notion de pauvreté doit être relativisée, les riches doivent accepter de perdre un peu de confort, la croissance matérielle doit cesser : c’est en tenant compte de la dimension sociale de notre société que l'on pourra résoudre la crise.Misant sur l’éveil des mentalités, ce portrait juste et percutant reste cependant optimiste.• Hervé Kempf g Comment les riches détruisent la planète -U 4 Àltytr^AAondor Daniel Gingtas Attirer la faune aujardin NDLR Notre dévoué collaborateur Jacques Viau étant présentement en convalescence, cette chronique a été rédigée par les bons soins du Libraire.Dans le prochain numéro, c'est la librairie Pantoute qui prendra la relève.Bienvenue dans l'équipe et un prompt rétablissement à Jacques.33 8IQ BULLE NUMÉRO 90 • WWW.LAVISBIO.ORG livresques récoltes réflexion • RÉFLEXION • Verrons-nous renaître la coopération intergénérationnelle?Dr Carol Vachon, consultant en nutrition ¦ 16 juillet dernier, les médias annonçaient que la popula-LaV^ tion du Québec va s'accroître de plus de 1,6 million d'habitants d'ici 2056, selon l'Institut de la statistique du Québec, dans son édition 2009 de Perspectives démographiques du Québec et des régions 2006-2056, publié la veillé.On ajoute que le « rapport de dépendance démographique s’accentuera avec le vieillissement de la population».Quel rapport y a-t-il avec le bio?La retraite forcée LACHETER-JETER Actuellement, pour 100 personnes en âge de travailler (les 20-64 ans) il y a 58 personnes dites dépendantes (les 0-19 ans, additionnés des plus de 65 ans).En 2056, on évalue qu’il y aura 91 personnes dépendantes pour 100 travailleurs.Forcément, ces chiffres alarmants ont donné des munitions aux épouvantails économiques du genre, urgence de hausser les taxes sur les services (électricité, gaz.) pour faire défrayer par la population de nouvelles subventions gouvernementales à l'emploi, comprendre au bénéfice des corporations (elles veulent «développer»).Ce qui amènera donc moins de logements sociaux, de prestations de la Sécurité du revenu, etc.Plus qu’une injustice sociale, il s'agit également d’une aberration écologique dans son sens le plus global, c’est-à-dire qu’on souligne l'opposition entre les groupes sociaux (les gens âgés contre les jeunes) plutôt que l'organisation d'un meilleur partage entre eux.Dans le même ordre d’idées, l'agriculture industrielle privilégie l’usage de pesticides et d’engrais chimiques contre les forces de la nature, contrairement au bio qui table sur la coopération entre les éléments vivants.Pareillement, la logique économique du « achetez puis jetez » découle d’une perte de contact avec nos racines et notre environnement résultant de l’urbanisation galopante du dernier siècle.La même logique du « achetez puis jetez » a prévalu lors de l’établissement de la retraite obligatoire à 65 ans, c’est-à-dire, qu'on prévoit remiser les « retraités » comme s'ils ne pouvaient plus participer à l’économie de la société.C'était une erreur que démontre le fait que la vie reste toujours active et productive une vingtaine d'années encore après la retraite.C’est une logique de gaspillage plutôt que de partage.UNE FORCE, PAS UN FARDEAU La vision négative qu'on a des « vieux » n'a à peu près rien à voir avec un quelconque conflit de générations, malgré ce qu’on veut faire croire.Dans les sociétés traditionnelles, comme c'était notre cas il n’y a pas si longtemps, la jeunesse respectait pleinement les aînés et n’en était pas moins jeune qu'aujourd’hui.À la campagne aujourd’hui, la jeunesse agricole peine à prendre la relève dans un système de moins en moins à dimension humaine et trop rigide pour le bien de l'humanité.Les plus vieux des baby boomers qui se rapprochent des 65 ans amènent avec eux ce courant de refus des vieilles balises autoritaires tout en cherchant, avec leurs faiblesses évidemment, à contribuer au changement de la société en mettant à profit toute l'expérience acquise avec le temps.Tfop souvent, les entreprises ne les mettent pas à contribution dans la formation des nouveaux employés et pressent plutôt leur départ à la retraite.Heureusement, déjà des entreprises se font un objectif d’engager ce type de personnel et c’est très rentable.Ils ont une expérience précieuse pour guider les jeunes à exprimer toute leur capacité d’innovation.En fait, la valeur personnelle est bien plus précieuse à la société que la formation professionnelle.LAVENIR Dans leur « nouvelle vie », les baby boomers investissent, souvent à la campagne.Ils savent qu'ils ne doivent pas rester inactifs pour garder la santé et sont parmi les premiers à promouvoir l’alimentation biologique, un facteur de ralentissement de la hausse des coûts de santé (qui effectivement n'augmentent pas plus vite que le produit national brut, malgré ce qu’on en dit).Avec le travail virtuel, la liberté d’action des baby boomers n’est que peu limitée par leur condition physique.Pendant ce temps, les jeunes ont repris goût d'avoir des enfants, deux, trois, même quatre souvent, menés par un goût de la nidification chez les enfants-rois (enfants uniques) par besoin de socialisation.On remarque que ces grands-parents retraités prennent plus de place dans l’éducation des petits-enfants.Dans les situations de manque de main-d’œuvre, on peut exploiter l'approche japonaise avec ses robots.Il y a bien d'autres voies possibles.Tbutefois, chacune de ces solutions bénéficierait plus à la société si elles étaient appliquées dans une optique d’organisation et de partage plutôt que de croissance et de développement.La planète Tferre nous dit : le développement, c’est assez! Pensons dans une optique d’organisation et de partage.Par exemple, les études sérieuses montrent que les « négawatts», les watts épargnés par des plans d'économie de l'énergie, sont beaucoup plus rentables pour la société que le « développement » de nouveaux barrages avec ses perturbations écologiques.• 34 WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO 90 4=*=*~ ^actV'Soi Grains et semences blue/river Variétés de maïs-grain biologique • 08K18 2450 UTM • 19K19 2500 UTM • 23M91 2600 UTM • 25M90 2700 UTM • 18A13 2800 UTM et plusieurs autres ® Semences certifiées biologiques • Avoine AC Rigodon, Lachute • Sarrasin • Blé AC Barrie, Kane et Nass • Épeautre d'automne • Orge AC Encore • Orge nue CDC Mc Gwire Seigle Soya OAC Prudence 2450 UTM Soya OAC Lakeview 2650 UTM Soya Laurent 2550 UTM 0 Centre de séchage et de transformation certifiés biologiques 0 Vente et achat de grains biologiques LIVRAISON PARTOUT AU QUÉBEC ^ ^ Se Can 3680, LES 60, NICOLET (QUÉBEC) J3T 1 P4 TÉL.:(819) 293-2001 *1 866 293-2001 -TÉLÉC.:(819) 293-2002 COURRIEL : info@semencesrdr.com www.semencesrdr.com Le fumier de poule pondeuse Acti-Sol est approuvé pour l'Agriculture Biologique par : Ecocert Canada, Québec Vrai et OA/IRI.[J Approuvé )\jV£Au Granules plus fins L ENGRAIS 100% NATUREL Contactez-nous pour connaître nos formulations et nos programmes d’achat avantageux Acti-Sol, St-Wenceslas • Tel.: (819)224-4147 • WWW.aCtî-SOl Améliorez le rendement de vos cultures et augmentez la matière organique de votre sol avec l'engrais naturel Acti-Sol! -Un regard différant sur notre société- RefletdeSociété h(omo/CMuôlibc Le citoyen au cœur de notre mission Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expériences et faire progresser les débats Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Le Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.Merci de vous abonner à Reflet de Société et de soutenir notre mission.4233 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc H1V 1X4 Té! : (514) 256-9000 ISNN 1615-4774 ' Sans frais : 1-877-256-9009 Fax : (514) 256-9444 Internet : www.refletdesociete.com RefletdeSociété Magazine de l'année Prix de l'association des éditeurs de magazine du Québec (AQEM) Y i y
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.