Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2010, Février
BAnQ WÊÊÊÊÊÊS m mE 9999 Client#: 526 exp Bibliothèque Nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal, Québec H2G 3H1 L'AGRICULTURE DURABLE, LA VOIE A SUIVRE une réflexion de mélissa filion bulle Voir TOUTE la vie en bio! N°92 • février 2010 um/wM /('.7/7/ mm him; «HH mm 'Hr lift i > l uI lli H t fl II II III II l u il miu il u egalement dans nos pages mit .miiiiiiÈifi contamination par/les/ogmj^f//||i|||| victoire en cour d'un producteur WM///mM//Ê//êIËË1IéiIÈIIÈIèIÊÊ une politique biologique pancana un piège pour le québec?Wllii/lf/Mwt!fil!ii!!lfuiuilIII III illIIIIHI HIiii III quand bien manger MW m H* rime avec pfoximiie;/f|;jr UM4HUUUIV' mm à un climat délinquant UIMM 06538523341201 NOS PORTE-PAROLE W EXPOSANTS W CONFÉRENCES é DÉGUSTATION DÉMOS CULIN clé ® Bio-K# Chef de file des probiotiques 010 €XP MANGER S3 n té uiure V/ent Anne-Marie Roy et Joël Legendre vous invitent chaleureusement MONTREAL 19-20-21 MARS Palais des congrès ^^édition Vendredi 11hà20h • Samedi Dimanche lOh à 17h QUÉBEC 27-28 MARS Centre des congre ÎS • 10e anniversaire Samedi lOh à 18h • Dimanche lOh à 17h RENCES STATIONS ULINAIRES Commensal GOUTEZ LA VIE Ven ENTREE Gratuit pour les moins de 16 ans n' i n cyberpresse.ca bulle Voir TOUTE la vie en bio! CD RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC'CHEF 5 ENTRE NOUS 6 BIO-INFO 8 BIO-CAPSULES 31 NOUVELLES DES ORGANISATIONS union paysanne et fabq 33 LIVRESQUES RÉCOLTES par le libraire ÉFtEXION 34 A c/> BULLE NUMERO 92 WWW.LAVISBIO.ORG dossier Pour en savoir plus.sur les notions de base entourant les OGM OGM.Tout s'explique.Christian Vélot.Goutte de sable.2009.Greenpeace Canada : www.greenpeace.ca .sur les données scientifiques relatives aux OGM Résumé analytique du rapport de synthèse de l'IAASTD www.agassessment.org/docs/SR.Exec.Sum.280508.French.htm Plan d'action du gouvernement en réponse au Rapport d'experts de la Société Royale du Canada www.hc-sc.gc.ca/sr-sr/pubs/gmf-agm/RSC.response-reponse_SRC-fra.php Étude du MAPAQ sur les coûts de l'étiquetage des OGM www.mapaq.gouv.qc.ca/Fr/Consommation/md/Publications/ OGMcoutetiquetage.htm Rapport sur la contamination génétique de Gene Watch (en anglais seulement) www.genewatch.org/uploads/f03c6d66a9b354535738483dc3d49e4/ gm.contamination_report_2006.pdf Rapport de l’Union of Concerned Scientists (en anglais seulement) www.ucsusa.org/assets/documents/food.and.agriculture/failure-to-yield.pdf .sur Monsanto Pour en savoir plus sur Monsanto : Le Monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin.Stanké.2008 Un documentaire portant le même titre a été réalisé par l'auteure et produit par l’ONF en 2008.Photo : Stock xchnq Hi FAUX La grande majorité des agriculteurs dans le monde resèment une partie de leur récolte ou l'échangent avec leurs voisins.Les OGM constituent un moyen de breveter les semences et ainsi d'obliger tous les agriculteurs à les racheter chaque année.En décembre 2008, la police des gènes de Monsanto a coincé trois agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui avaient soi-disant planté illégalement du canola Roundup Ready.(Monsanto obtient réparation, Fabien Deglise, Le Devoir, 16 décembre 2008) C'est ce que l’industrie fait miroiter aux agriculteurs, mais aucune étude sérieuse ne le prouve.De plus, comme les agriculteurs doivent généralement acheter un produit chimique d'accompagnement (herbicides, pesticides, engrais), cela conduit à une dépendance accrue de l'agriculteur envers l’industrie agrochimique.Pour plusieurs, la commercialisation des OGM représente une opportunité commerciale sans précédent pour l'industrie agrochimique.Photo: Greenpeace IA Les OGM permettent aux agriculteurs IlI d'améliorer leurs rendements.FAUX En plus de 13 ans d’existence, nulle part les OGM n'ont fait la preuve de leur capacité à contribuer au mieux-être des agriculteurs.Dans certains pays, les rendements ont augmenté la première année, puis fortement diminué ensuite.Dans d’autres, ils sont égaux ou inférieurs.Un rapport scientifique récent de l'Union of Concerned Scientists aux États-Unis a confirmé que les OGM n'ont pas augmenté les rendements.Les OGM ne sont pas fabriqués pour augmenter les rendements, mais pour être tolérants aux herbicides ou pour produire un insecticide.L'illusion doit prendre fin! • 14 WWW.LAV1SBI0.ORG • • * BIO-BULLE NUMÉR Photo : Stock.xchng Avec 6% du total mondial des cultures d'OGM, le Canada est le quatrième producteur en importance derrière les États-Unis (50%), l'Argentine (16,8%) et le Brésil (12,6%).Les principales cultures OGM alimentaires au pays, comme ailleurs dans le monde, sont celles du canola, du maïs et du soya.Bien que la culture du coton OGM prenne de plus en plus d'importance, il n'en sera pas question dans ce texte car il ne s’agit pas d’un OGM destiné à l’alimentation.Le but de cet article est de dresser un bref portrait des cultures OGM au Québec et au Canada afin de montrer la place qu'occupe l’agriculture OGM chez nous.UNE MAUVAISE HERBE CATASTROPHIQUE.Selon les chiffres de Statistique Canada, en 2008, environ 85% des cultures de canola étaient OGM.Lorsqu’on fait référence au canola OGM, il est surtout question des semences résistantes aux herbicides Liberty Link de l’entreprise Bayer et des semences résistantes au Roundup, dites Roundup Ready, de Monsanto.Le canola génétiquement modifié pour résister aux herbicides peut survivre à plusieurs applications d’herbicide, pour autant que ce dernier soit de la même marque que les semences.L'Amérique du Nord Le château fort des OGM L’Amérique du Nord, c'est en quelque sorte le paradis pour les entreprises agrochimiques puisque très peu de normes régissent le domaine des organismes génétiquement modifiés (OGM), que ce soit au niveau de la mise en culture, de la commercialisation ou de l’étiquetage des produits qui en contiennent.Par Mireille Beaudoin MAÏS BT Aujourd’hui, la pollution génétique par le canola OGM est tellement répandue que cette plante est maintenant perçue comme une mauvaise herbe! Par conséquent, il n’existe plus de données officielles sur la superficie totale de canola OGM ayant été planté.Le canola OGM se retrouve dans les champs de canola traditionnel et biologique et il est devenu impossible de contenir cette contamination.De plus, en raison de fécondation croisée entre différentes variétés de semences OGM, du canola résistant à de multiples herbicides a été retrouvé à l'état sauvage.Les agriculteurs doivent maintenant utiliser des herbicides de plus en plus puissants afin de combattre les mauvaises herbes OGM devenues elles aussi résistantes aux herbicides.Mais, rappelons-le, comme les entreprises qui commercialisent les OGM produisent également les herbicides, tout va donc pour le mieux.pour ces entreprises bien entendu! DU MAÏS À L’INSECTICIDE.APPÉTISSANT, NON?Au Canada, les maïs OGM sont cultivés et commercialisés depuis 1996.Les maïs OGM sont plantés à grande échelle principalement en Ontario, au Québec et au Manitoba et d'une façon moindre en Colombie-Britannique, en Alberta et dans les Maritimes.Au Québec, environ 59% des cultures de maïs sont génétiquement modifiées.L'une des variétés de maïs OGM les plus fréquemment utilisées se nomme maïs Bt (Bacillus thuringiensis) et a été modifiée de manière à créer en continu sa propre protéine insecticide, ce qui la protège des insectes qui l'attaquent.Depuis longtemps, les agriculteurs biologiques utilisent avec modération le Bt en guise de pesticide naturel.Tbutefois, les scientifiques sont maintenant d'avis que la culture de plantes génétiquement modifiées pourrait permettre aux insectes de développer une résistance au Bt, qui ne serait alors plus d'aucune utilité en agriculture biologique.Les scientifiques ont également signalé qu'ils avaient de nombreuses préoccupations relativement aux effets du maïs Bt sur l’environnement en général.La plus grande part du maïs planté au Canada est utilisée pour l'alimentation animale.Le maïs sucré, celui que l'on mange dans les épluchettes de blé d'Inde ou en conserve, ne représente qu'environ 1,5% du maïs planté.Néanmoins, il est possible de retrouver du maïs OGM dans une foule de produits transformés que nous consommons tous les jours, puisqu'on retrouve des dérivés du maïs un peu partout : fructose (sucre), fécule (pour épaissir les sauces), amidon.De même, lorsque l'on mange des protéines animales (viande et produits laitiers) issues d'animaux ayant été nourris avec des OGM, on consomme bien souvent indirectement des OGM.15 BULLE NUMÉRO 92 • • • WWW.LAVISBIO.ORG dossier dossier [ÇpNATOf WÈ^ » S S I Y sa^s Les Œufs d'Or inc.34, rue Chénier, Val d'Or • Tél.819.824.4419 • Téléc.819.824.4418 • www.ecolo-nature.com Si vous êtes bio, si vous êtes «vert de nature» ou écolo, alors c'est Écolo-Nature qu'il vous faut! UN NOUVEAU MAÏS OGM : LE SMARTSTAX Le SmartStax est un maïs OGM contenant 8 gènes étrangers et est produit conjointement par Monsanto et Dow AgroSciences.Il permet à la plante d’être tolérante à plusieurs herbicides et de produire plusieurs insecticides simultanément.Il a été autorisé l'été dernier par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.Le Réseau canadien d'action sur les biotechnologies (RCAB) et le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) exigent que le gouvernement fédéral retire l'autorisation du SmartStax, tant que Santé Canada n’en aura pas fait des évaluations complètes et indépendantes.Les deux réseaux ont fait cette demande après avoir appris que Santé Canada n’a pas fait d'évaluation de salubrité pour le SmartStax.L’évaluation de la salubrité d'un OGM dans lequel ont été introduits plusieurs gènes fait partie des normes adoptées par le Codex Alimentarius - un organe des Nations-Unies dont le mandat est de développer des normes pour la salubrité alimentaire et qui est reconnu par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour le règlement des litiges.« Santé Canada n'a même pas entrepris ou exigé des évaluations de salubrité pour ce maïs SmartStax », constate Lucy Sharratt du RCAB.« Santé Canada a abdiqué ses responsabilités et ignoré les risques pour la santé publique que pourrait causer ce nouveau maïs OGM auquel ont été ajoutés huit gènes et que l'on retrouvera bientôt dans les Corn Flakes.» Pour en savoir plus sur le maïs SmartStax, consultez le site du RCAB : http://rcab.ca LE SOYA : DE PLUS EN PLUS POPULAIRE Le soya Roundup Ready de Monsanto fut l'une des premières cultures OGM à être commercialisée au niveau mondial et aujourd’hui, 70% de la production de soya est OGM.Tôutefois, le Canada n'est pas un grand joueur lorsqu’il est question de culture du soya.Au total, nous produisons à peine 1,3% de la production mondiale.mais encore une fois, environ 50% de celle-ci est OGM.Bien que la culture du soya soit en hausse au pays, les problèmes causés par la culture du soya OGM en Amazonie revêtent une telle importance que c’est ce dont il sera question ici.De plus, on le retrouve dans une foule de produits consommés un peu partout dans le monde.LAMAZONIE, UN IMMENSE CHAMP DE SOYA OGM?L’utilisation accrue de soya OGM en Amazonie intensifie les pires aspects de l’agriculture intensive et met en danger à la fois l'intégrité de l’approvisionnement en soya non-OGM brésilien et la biodiversité de l’Amazonie.Là où le soya OGM est cultivé, le nombre d'applications et la quantité d’herbicides utilisés augmentent également.En 2006, Greenpeace International a dénoncé l'extension insoutenable de WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMI Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d'Or inc, transforme, par la magie du compostage, le fumier de poulettes et de pondeuses en un fertilisant organique sans mauvaises herbes.Le produit original qui en résulte est du 5-5-3.Il est densifié et mis en granules pour une application facile et plus uniforme.Il est approuvé pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Il peut également être mélangé à d'autres produits, comme la farine de sang, avant d'être également densifié et mis en granules.Les produits suivants sont aussi approuvés pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Écolo-croissance racine : 3-10-3 Écolo-croissance plus : 8-2-1 Écolo-croissance début : 7-3-2 Écolo-croissance maturité : 3-3-9 Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est très utilisé pour les jardins de fleurs et de légumes et pour les pelouses.Écolo-Nature • Améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité • Accroît la capacité de rétention des minéraux du sol • Augmente graduellement la matière organique du sol • Ajoute au sol des micro-organismes tout en activant la source d'alimentation pour ceux déjà existants Photos : Greenpeace D La déforestation de l'Amazonie pour faire place au soya OGM, avec son cortège d'herbicides, transformer le paradis en enfer?SPLit ' , -, -, la culture du soya en Amazonie, la plus grande forêt tropicale humide du monde.Le soya est cultivé en Amazonie pour répondre à la demande de fourrage émanant d’Europe et d’Asie, une demande qui ne cesse d’augmenter.Après avoir associé les multinationales qui utilisent le soya à la destruction de la forêt amazonienne, Greenpeace a réussi à convaincre les producteurs d’aliments, les supermarchés, les chaînes de restauration-minute et des organisations non gouvernementales (ONG) d’oeuvrer pour le changement.Mis sous pression, les grands négociants de soya du Brésil ont annoncé un moratoire pour le commerce du soya cultivé sur un territoire récemment déboisé en Amazonie.La suspension a pris effet en juillet 2006 et a été prolongée depuis.La suspension temporaire de la production de soya permet d’établir le cadre environnemental, économique et politique nécessaire pour que la culture du soya ne contribue plus à la destruction de la forêt amazonienne.La destruction des forêts tropicales engendre près d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre, occupant ainsi la deuxième position après le secteur énergétique.75% des émissions du Brésil proviennent de la déforestation, ce qui en fait le quatrième plus gros émetteur de gaz à effet de serre dans le monde.UN PEU D'ESPOIR.Si on s'attarde à ce qui a été dit jusqu’ici, on peut aisément se sentir découragé, voire impuissant, devant une industrie aussi forte que celles des biotechnologies.Cependant, tout n’est pas si noir.S'il est vrai que la culture des OGM est en hausse, les OGM sont loin d’avoir la cote au niveau international à en voir les chiffres officiels de l'ISAAA (International Service for the Acquisition of k Agri-biotech Applica-tions), un groupe de • lobby de l’industrie I (pro-OGM) : 92% des terres agricoles sur la planète sont cultivées avec des plantes non OGM 99% des agriculteurs du monde n'utilisent pas d'OGM Le riz et le blé, qui sont les deux cultures les plus importantes dans le monde ne sont pas OGM (bien que d'énormes pressions soient faites par l'industrie des biotechnologies pour commercialiser des variétés de riz et de blé OGM).En réalité, 13 ans après leur arrivée sur le marché, les OGM n'arrivent pas vraiment à aller au-delà des 4 pays principaux concernés, plus l'Inde et la Chine.si on ajoute le coton.La résistance contre les OGM continue et s’organise sur tous les continents.et l’Union européenne est en voie d’adopter des normes encore plus sévères en ce qui concerne l'étiquetage des OGM.• ¥h Pour en savoir plus.sur les cultures OGM au Canada et dans le monde : > Source d'information sur les organismes génétiquement modifiés Gouvernement du Québec : www.ogm.gouv.qc.ca/ogm_chiffres.html L'ISAAA est le seul organisme à produire des statistiques mondiales sur les cultures d'OGM.Il publie des rapports annuels dont les médias se servent très souvent pour accréditer la thèse voulant que les OGM obtiennent de plus en plus la faveur des consommateurs dans le monde.On doit cependant savoir que l'ISAAA est financé par l'industrie du génie génétique.On trouve parmi ses commanditaires les plus importantes compagnies de semences OGM au monde, notamment Monsanto, Syngenta, Bayer et Pioneer : www.isaaa.org - fl ; \4W ! 1(118 w wi • ifWf tj Al SJ T î JPnEQw Greenpeace : www.greenpeace.ca m âî 17 BULLE NUMÉRO 92 • • • WWW.LAVISBIO.ORG dossier dossier • DOS Biosécurité Quelles normes internationales pour nous protéger?Au-delà de la mondialisation des marchés et des firmes, les problèmes sociaux et environnementaux s'internationalisent de plus en plus et on doit penser à des solutions globales et créatives afin de les régler dans une optique de développement durable.N existe environ 200 accords multilatéraux relatifs à l'environnement (AME), dont le protocole de Kyoto sur les changements climatiques est sans contredit l'exemple phare.Moins connu, le protocole de Carthagène ou protocole sur la Biosécurité est pourtant entré en vigueur le 11 septembre 2003.à Montréal, où est situé le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations-Unies.Le protocole de Carthagène est le premier outil du droit international visant à réglementer les biotechnologies.Au moment d’aller sous presse, il a été ratifié par 156 pays, mais le Canada n'a toujours pas manifesté son intention de se joindre au consensus international.Y aurait-il un lien avec le fait que le Canada est le 4e producteur d’OGM au monde?POURQUOI UN PROTOCOLE SUR LA BIOSÉCURITÉ?Le protocole de Carthagène vise à réguler et à sécuriser les échanges internationaux d’OGM.Plus spécifiquement, il s’applique aux mouvements transfrontaliers, au transit, à la manipulation d'OGM de même qu'à l’utilisation d’OGM en milieu confiné.Pour la première fois à l'échelle mondiale, une évaluation et un contrôle des risques pour l’environnement liés aux OGM sont mis en place.De plus, il établit une procédure d’accord préalable en connaissance de cause qui permet aux pays de refuser l’importation d'OVM (dans le langage de la CDB et du protocole, on utilise l'expression organismes vivants modifiés') en vertu du Par Mireille Beaudoin principe de précaution.Le Protocole exige également qu'un régime de responsabilité soit établi dans le cas de dommages.Bien que le protocole sur la biosécurité constitue un pas de géant dans la réglementation des OGM, il comporte plusieurs lacunes et les négociations internationales entourant sa mise en œuvre ont subi l'influence des grandes entreprises agrochimiques de même que celle de certains gouvernements (producteurs d'OGM) qui ne désiraient pas d’un AME fort et contraignant en matière d'OGM.UN PEU D’HISTOIRE.Convention sur la diversité biologique Le Protocole sur la biosécurité est issu de la CDB des Nations-Unies, qui a été adoptée lors du Sommet de la Tèrre de Rio en 1992.La Convention a trois objectifs principaux : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses ressources génétiques.La pierre angulaire du protocole de Carthagène est le principe de précaution, le Principe 15 de la Déclaration de Rio, qui stipule que : Pour protéger l'environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les États selon leurs capacités.En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement.BELGIUM AZERBAIJAN AFGHANISTAN Photo : Stock.xchng Des négociations houleuses.Le Protocole de Carthagène est le résultat d'une chaude lutte entre les pays membres du Groupe de Miami, constitué des principaux pays exportateurs d’OGM (dont le Canada, bien sûr) et un groupe de pays privilégiant le principe de précaution, principalement des pays en voie de développement.Alors que les premiers ont tout fait pour affaiblir le texte final du protocole, les seconds se sont battus pour qu’il soit fort et mette en place une réglementation sévère.Cette dichotomie est on ne peut plus palpable lorsque l’on s'attarde à lire le texte du protocole.BIOSÉCURITÉ OU SÉCURITÉ DU COMMERCE?Les AME représentent un excellent moyen de réglementer les questions d'environnement qui dépassent les frontières étatiques puisqu’au terme des règles du commerce international, le fait de refuser l'importation d’un produit en vertu du principe de précaution peut aisément être considéré comme une mesure protectionniste ou discriminatoire, ce qui est passible de sanctions.Signer une entente internationale sur une question donnée permet donc de démontrer l'intérêt de plusieurs États d'édicter des règles plus sévères que celles du commerce international sur une question spécifique.Sur les 200 AME existants, une vingtaine comportent des clauses commerciales et en ce sens, ils touchent directement WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO 92 • D R • aux compétences de l’OMC.Le protocole de Carthagène fait partie du lot puisque son objectif même est de réguler les échanges transnationaux d’OGM (OVM).La question des relations entre le protocole sur la biosécurité et l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui cherche à éliminer toutes les entraves au libre-échange, est d’une importance cruciale.Bien que le protocole souligne que ses règles ne doivent pas être interprétées comme impliquant un changement dans les droits et obligations des autres accords internationaux (comme l'OMC), il ajoute aussi que cela ne signifie pas pour autant que le protocole soit subordonné à ces autres accords.Le protocole soutient aussi que les accords sur l'environnement et sur le commerce devraient s'épauler mutuellement.Néanmoins, il y a tant de divergences entre l'objectif de l'OMC et celui de Carthagène qu’une relation de soutien mutuel semble peu probable.CONTRADICTIONS JURIDIQUES Dans le cadre de l'OMC, le pays importateur a l’obligation d'apporter la preuve du danger d'un OGM pour pouvoir en interdire l’importation.Le pays importateur subira des sanctions s'il ne peut pas fournir cette preuve.Au contraire, dans le cadre du protocole, le pays exportateur a l’obligation de fournir la preuve de l'innocuité d'un OGM et le pays importateur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher les OGM de produire des effets nocifs.En cas de conflit, les pays peuvent se référer à la Convention de Vienne sur le droit des traités, qui définit l'interprétation des traités dans le cadre de la loi internationale.CONVENTION DE VIENNE La Convention de Vienne stipule qu'un accord international récent supplante un accord plus ancien et qu'un accord sur une question particulière prévaut sur un accord plus général.Il serait donc logique de supposer, par conséquent, que le protocole devrait avoir plus de poids que l'OMC, puisque le protocole traite spécifiquement des questions de biosécurité, qui ne sont pas couvertes par l’OMC, et que le protocole est le plus récent des deux accords.Cependant, une interprétation aussi positive est loin d'être évidente car le tout dépend beaucoup du cadre dans lequel un différend est jugé.S'il est présenté à l’OMC, dont l’Organe de règlement des différends rend généralement des jugements favorables aux intérêts des grandes multinationales et des pays puissants, les pays respectant les obligations du protocole pourraient avoir des problèmes.Les chances que l'OMC ait à trancher en cas de litige sont plutôt grandes.puisque les États-Unis, le Canada et l’Argentine n'ont pas ratifié le Protocole de Carthagène et qu'ils produisent plus de 72% de tous les OGM.BIOSÉCURITÉ ET OMC : UNE RELATION COMPLEXE Les références aux relations entre le protocole sur la biosécurité et les accords commerciaux ne figurent pas dans les articles du protocole, mais dans son préambule.Dans des accords internationaux comme le protocole de Carthagène, même si le texte d'un préambule est important, il a bien moins de poids que celui d'une disposition à part entière, comme un article de l’accord.D'ailleurs, le fait de retrouver ces références dans le préambule du protocole plutôt que dans le corps du texte est le résultat direct de l'influence des pays membres du Groupe de Miami.Ils savaient que cela affaiblirait le protocole et que cela ouvrirait la porte à un flou juridique qui pourrait être exploité en cas de conflit.LE CANADA ABANDONNE SA POURSUITE En 2003, les États-Unis, le Canada et l’Argentine déposaient une plainte contre l'Union européenne (UE) devant l’OMC.Ils soutenaient que le moratoire sur l'importation de produits génétiquement modifiés imposé par certains états membres n'était en fait que la traduction d'un protectionnisme déguisé en faveur de l'agriculture européenne.Après plus de 6 années de conflit, le Canada a décidé d'abandonner sa poursuite.Le Canada et l'Europe ont signé une entente bilatérale laissant les États-Unis et l'Argentine comme seuls combattants dans la lutte à l'OMC contre l'Europe sur le dossier des OGM.Une fissure d'une telle importance est une première dans le camp des pays pro-OGM.Tbutefois, il ne faut pas crier victoire, le Canada n’a toujours pas l'intention de ratifier le protocole de Carthagène et l’entente demeure encore plutôt méconnue du grand public.• \ Pour en savoir plus.K?sur la biosécurité et sur le protocole de Carthagène Convention sur la diversité biologique : www.cbd.int Texte du protocole de Carthagène : www.cbd.int/doc/legal/cartagena-protocol-fr.pdf \ ) Greenpeace Canada : www.greenpeace.ca BIO-BULLE NUMÉRO 92 • • • WWW.LAVISBIO.ORG Photo : Stockjichng dossier Scandale en deux temps Le Canada sur la sellette Bien que la couverture médiatique soit plutôt mince, il n'en demeure pas moins que ça bouge dans le dossier des OGM et pas nécessairement dans le bon sens.D'une part, la contamination du lin canadien par du lin OGM soulève bien des questions.D'autre part, après plusieurs années de « tranquillité », le lobby en faveur du blé OGM est à nouveau en marche.LE LIN CANADIEN SUR LA LISTE NOIRE Quoi?Quel scandale?Bien peu de gens (au Canada) ont entendu parler du scandale lié au lin.Quel est le problème exactement?Eh bien, les autorités européennes ont confirmé avoir trouvé du lin OGM parmi les cargaisons de lin en provenance de chez nous.Ceci a surpris, pour ne pas dire outré, les consommateurs européens de même que les producteurs canadiens, puisqu’il est interdit de commercialiser le lin OGM au Canada et ce, depuis 2001 ! Au moment d'écrire ces lignes, plus de 30.pays (dont une majorité de l'Union européenne) ont été affectés par le lin contaminé.C’est l'Allemagne qui avait tiré la sonnette d'alarme en septembre, lorsqu’elle alerta ses voisins de la contamination sur son territoire.En ce moment, plusieurs produits susceptibles de contenir du lin canadien sont retirés des tablettes en Europe et les cargaisons de lin en provenance du Canada ont été mises en quarantaine.Les producteurs sont on ne peut plus préoccupés par la situation puisque la perte du marché européen est catastrophique : il représente 60% des exportations canadiennes de lin.Pourtant, le gouvernement fédéral ne Par Mireille Beaudoin semble pas pressé d’agir et certaines questions demeurent sans réponse : Comment la contamination a-t-elle pu avoir lieu?Qui est responsable?Qui va payer pour réparer les pots cassés?À quel point la contamination est-elle répandue?Et pendant ce temps, le prix du lin continue de s’effondrer.LA PETITE HISTOIRE Les autorités européennes ont confirmé que le lin OGM était le lin dit Triffïd.Celui-ci a été développé à l'Université de Saskatchewan.Il est tolérant à un herbicide et contient 3 gènes de résistance aux antibiotiques.Pour l'instant, le gouvernement canadien refuse de corroborer les résultats des autorités européennes.Le lin Tfiffid a été autorisé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, mais devant le refus de le cultiver d’une majorité de producteurs de lin de l'ouest du pays, les autorités sanitaires ont reculé.Officiellement, le Canada n'a donc jamais cultivé (sauf à des fins expérimentales) ni commercialisé du lin OGM.Or, on voit bien que dans les faits, il en va autrement.Le dossier est on ne peut plus d'actualité en ce moment et personne ne peut prédire l'issue de ce conflit.Malheu- reusement, il ne s’agit pas d’un cas isolé.Depuis 1996, année où les OGM ont fait leur apparition sur nos tablettes, plus de 200 cas de contamination dans 57 pays ont été répertoriés.Le protocole de Carthagène sur les échanges transfrontaliers d'OGM est un outil intéressant afin de régler ce type de conflit lié à la contamination mais comme le Canada ne l'a pas ratifié, il n’y est pas contraint.ÊTES-VOUS PRÊTS POUR LE BLÉ ROUNDUP READY ?En mai dernier, certaines organisations en agriculture agrochimique du Canada, des États-Unis et de l'Australie annonçaient publiquement leur intention d'obtenir la commercialisation synchronisée du blé OGM.Leur communiqué officiel relançait la bataille contre le blé OGM.LA BATAILLE DE 2004 En mai 2004, Monsanto annonçait la suspension de tout autre développement ou essai en champs ouverts de son blé génétiquement modifié, le Roundup Ready.Une victoire qui a réjoui le mouvement écologiste dans son ensemble, mais aussi des associations de producteurs et de défense des algaAie produits biologiques pour animaux de ferme Les vitamines BIOVIT sont des vitamines A, D3 et E lipo enrobées.Grâce à l’action d’une matrice lipogel, elles sont les seules vraies vitamines protégées de la dégradation dans la rumen, une protection à 95°/o, elles se dégradent seulement au niveau de l'intestin grêle, donc parfaitement biodisponibles.Minéraux - bovins laitiers - bovins de boucheries • D Photo : Stock_xchnq MBÜ wrrrym droits des consommateurs.Depuis 2001, une coalition formée de divers groupes, notamment la Commission canadienne du blé, le Syndicat national des agriculteurs du Canada, le Conseil des Canadiens et les agriculteurs biologiques de la Saskatchewan, s’opposait à la dissémination du blé Roundup Ready.À l’époque, la commercialisation de ce blé aurait été une catastrophe économique (et écologique bien sûr!).Le blé canadien, qui jouit d’une réputation hors pair sur la scène internationale, aurait probablement été banni de bien des marchés, dont le lucratif marché européen.On espérait alors que Monsanto avait compris le message, que le blé OGM était chose du passé.ET POURTANT, LE REVOILÀ En réponse à la sortie publique des « pro-blé OGM » du printemps dernier, plusieurs groupes des mêmes pays, c'est-à-dire du Canada, des États-Unis et de l’Australie ont aussi fait entendre publiquement leur vive opposition à la commercialisation du blé OGM.Leur Déclaration contre le blé OGM répond point par point au Wheat Commercialization Statement, le communiqué des « pro-blé OGM ».« Monsanto doit, une fois pour toutes, accepter la défaite sur le blé OGM au lieu de remettre le sujet sur le tapis.Comme le confirme notamment le rapport Pronovost sur l'agriculture au Québec, l’avenir de l'agriculture mondiale réside dans des pratiques plus écologiques et non dans les OGM qui facilitent uniquement l’utilisation d'herbicides toxiques », dit Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec et porte-parole du Réseau québécois contre les OGM.La résistance s'organise à nouveau et déjà les consommateurs européens ont fait savoir que si le Canada allait de l’avant avec le blé OGM, il était possible qu'ils cessent tout achat de blé canadien, puisque même en achetant un blé non OGM, il sera impossible de garantir à 100% qu’il ne contient aucune trace de blé OGM.Par conséquent, les producteurs de blé bio perdraient également au jeu, puisqu’il y a fort à parier que les règles de certification devraient être assouplies pour laisser une place à un certain seuil de tolérance à la contamination génétique.La ségrégation complète de la filiale OGM est impossible! Pensons au canola, pour lequel il n’existe même plus de données officielles sur la culture OGM, tant la contamination est répandue.Il faut faire comprendre à Monsanto que le blé OGM, c’est toujours non! • Réfléchir et agir pour un avenir sans OGM.Nous ne mangeons des OGM que depuis environ une douzaine d'années.Nous pouvons encore faire le choix de revenir en arrière avant qu'il ne soit trop tard.Voici quelques pistes de réflexions et d'actions intéressantes afin de déjouer les OGM.Par Mireille Beaudoin MANGER BIO Si on ne veut pas manger d'OGM, la solution la plus simple est de ne pas consommer des produits transformés tels que les craquelins, les soupes, les plats préparés, les sauces, les condiments, etc.Pas toujours facile à faire! Si on ne peut éviter l’achat de certains produits transformés, choisir une version certifiée biologique est une alternative intéressante.Lorsque cela n’est pas possible, on peut lire les étiquettes et choisir les produits qui ne contiennent ni soya, ni canola, ni maïs (les principales cultures OGM) ni leurs dérivés.Ici encore, ce n'est pas toujours évident, car la grande majorité des produits transformés contiennent au moins un ingrédient dérivé de l’une de ces céréales.L'agriculture biologique a fait ses preuves Votre entourage trouve que vous exagérez?On tente de vous expliquer que les OGM représentent une excellente voie afin d’assurer la sécurité alimentaire d'une population grandissante?Malheureusement, ce type de discours est très populaire, spécialement ici en Amérique du Nord où la contre-information du lobby des OGM est très sournoise et efficace.Heureusement, l'époque où l’on pouvait clamer haut fort que l’agriculture biologique était moins productive est révolue.En janvier 2008, plus de 4000 experts de l’ONU provenant de plus de 60 pays ont conclu que les méthodes de l'agriculture industrielle devraient être remplacées par des procédés plus susceptibles de s’harmoniser à la nature, tout en évitant les famines.Ils rejetaient d’emblée le recours aux OGM.Un autre rapport sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire en Afrique, publié par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement et le Programme des Nations-Unies pour l’environnement conclut que l'agriculture biologique peut assurer aussi bien ou même mieux la sécurité alimentaire que les systèmes conventionnels et a plus de chance d'être durable dans le long terme car elle est basée sur des assises solides de la nature, des forces sociales, humaines, physiques et financières des communautés de paysans.BULLE NUMÉRO 9?• • • WWW.LAVISBIO.ORG dossier • DOSSIER* Exigez l'étiquetage obligatoire des OGM Une quarantaine de pays ont mis en place un système d'étiquetage obligatoire des OGM.Nous pouvons aussi le faire! Les obstacles à l’étiquetage obligatoire des OGM ne sont pas techniques, mais bel et bien politiques.Le gouvernement de M.Charest doit tenir sa promesse faite en 2003 et mettre en place un étiquetage obligatoire au Québec et ce, dès maintenant.QUOI FAIRE POUR FAIRE AVANCER LES CHOSES?Lorsque vient le temps de poser des gestes à saveur politique, plusieurs personnes se sentent isolées et ne savent pas par où commencer, se disent que ça ne vaut pas le coup.c’est une grave erreur! Les actions individuelles ont beaucoup de valeur.Voici une petite liste de gestes facile à poser en faveur de l'étiquetage des OGM.1.Parlez à votre épicier Qu'il s'agisse d'un marchand local ou d'un supermarché, dites au gérant que vous êtes inquiet de voir autant de produits contenant des OGM sur les tablettes.Demandez-lui s'il a l'intention de cesser l'achat de ces produits.Informez-vous de la politique en vigueur sur les OGM, si une telle politique existe bien évidemment.Votre épicier soutient-il l’étiquetage obligatoire des OGM?Si oui, quelles actions entend-il poser afin de faire avancer le dossier?Vous pouvez faire monter la pression en signalant votre intention de cesser de fréquenter le commerce s’il n’y a pas d'amélioration dans le dossier.2.Parlez, écrivez ou téléphonez à vos représentants politiques des gouvernements fédéral et provincial.Le dossier de l’étiquetage des OGM est complexe et les deux paliers de gouvernement peuvent légiférer en la matière.Demandez à votre député quelle est sa position sur l'étiquetage des OGM.S'il est d’accord, demandez-lui ce que son parti compte faire dans les mois qui suivent afin de ramener le sujet à l'ordre du jour.3.Téléphonez directement aux entreprises qui utilisent des OGM.Sur la majorité des produits, il y a un numéro de téléphone pour les questions et les commentaires.Faites part de votre mécontentement et signalez votre intention de cesser l’achat des produits de la compagnie jusqu'à ce qu'elle n’utilise plus d'OGM.Deman-dez-leur d'étiqueter les produits qui contiennent des OGM.4.Convainquez vos proches d'agir eux aussi.Agissez à titre d’agent de changement et demandez aux membres de votre famille et à vos amis de faire comme vous.Ils feront ensuite de même dans leur réseau et ainsi de suite.Ces actions sont hautement efficaces même si elles sont grandement sous-estimées.Les politiciens et les entreprises les prennent très au sérieux.L'ÉTIQUETAGE DES OGM : ASPECTS TECHNIQUES.Il faut mettre en place un système de traçabilité dans la chaîne alimentaire qui repose principalement sur des garanties formelles de chacun des fournisseurs et que ponctuellement, des tests soient effectués par des laboratoires indépendants.Il ne sera donc pas nécessaire de tester chacun des produits dans les épiceries.Le Québec pourrait commencer par adopter des normes d’étiquetage similaires à celles de l’Europe, avec un seuil de' 0,9% au-dessus duquel il serait obligatoire d’étiqueter OGM.Il faut noter que le seuil de 0,9% s'applique à chacun des ingrédients pris individuellement et que la présence d’OGM doit être accidentelle et non permanente.Pour en savoir plus sur les solutions de rechange aux OGM Le guide des produits avec ou sans OGM de Greenpeace : http://guideogm.greenpeace.ca N >¦>- -* W - V#V" - * • T QVrê ‘ » * * A'- /ïU.Ai % 1 PAS SI CHER, L’ÉTIQUETAGE Une étude faite pour le MAPAQ sur les coûts de l'étiquetage des OGM démontre qu'il ne serait pas aussi onéreux que ce que l'industrie prétend.De plus, l’expérience européenne a démontré que les prix au détail pour les consommateurs n'ont pas augmenté après l’application de l’étiquetage.Néanmoins, s'il y avait des coûts supplémentaires reliés à un système d'étiquetage obligatoire, il faudrait s’assurer que les agriculteurs qui cultivent sans OGM et les consommateurs qui ne veulent pas en manger n'assument pas la facture! Ce sont ceux qui produisent et utilisent les OGM qui devront payer.Selon les plus récents sondages, plus de 86% des Québécois et des Québécoises exigent le droit de savoir.Un débat de société sur l'ensemble du dossier des OGM s'impose.LE RAPPORT PRONOVOST : UNE SOLUTION D’AVENIR De la mi-février à juin 2007, la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalime.ntaire (CAAAQ) a tenu des consultations publiques dans l'ensemble du Québec.La CAAAQ a accouché du rapport Pronovost, qui dans l'ensemble propose des solutions intéressantes afin de favoriser le développement d'une agriculture durable au Québec.Il faut reconnaître que laissé à lui-même, le secteur de l'agriculture biologique est limité dans l'atteinte de son plein potentiel et ne peut ainsi rendre à la société tous les bénéfices qu'il peut potentiellement lui offrir.Il est maintenant temps que ce type d'agriculture écologique obtienne plus de support de la part de l'État, qui en récoltera par la suite les bénéfices.Le gouvernement se doit de suivre l'ensemble des recommandations de la CAAAQ.UN MORATOIRE?À l’image de ce qui s'est déjà fait en Europe, le gouvernement québécois pourrait décréter un moratoire sur les cultures génétiquement modifiées, le temps de mettre en place de grandes consultations populaires sur le sujet.Nous aurions enfin un débat démo-! cratique où nous pourrions nous 2 questionner collectivement : a-t-on vraiment besoin des OGM?• 22 WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUME •ALIMENTATION* r '?Appartenance et nutrition Il y a plus de 25 ans déjà, conscient de la place des aliments dans la santé, mais sans plus, j'avais commencé à m'intéresser à l'alimentation dite « naturelle ».Quel fut mon étonnement de lire que la macrobiotique, approche de vie d'origine orientale, considérait plus santé le fait de consommer des aliments locaux et de saison.Mais au-delà des apparences réside l'intendance de la vie.Par Carol Vachon Comme pour les autres produits de consommation, en matière d'alimentation domine le paradigme de la production et de la consommation de masse.À l'époque, on pouvait avoir accès à presque tous les aliments peu importe leur provenance ou la saison.Je vivais en ville (Québec), théâtre, s'il en est, de la consommation de masse.Insister pour consommer des aliments provenant des alentours ne faisait pas «genre».Depuis des lustres, les marchés publics avaient été réduits à leur plus simple expression.Nous en étions au « tout à l'épicerie à chaîne ».LE CANADIEN DE MONTRÉAL ET LE SENTIMENT DAPPARTENANCE À cette époque, j'étais en train de me mettre à la naturopathie, au fil de nombreuses heures de lecture avec une ardeur et une passion qui me surprennent encore aujourd'hui.Jamais dans toute ma carrière scientifique je n'avais fait le plein d'autant de connaissances et d'idées novatrices en santé que dans ce processus d'apprentissage autodidacte en naturopathie, que je me suis mis à défendre corps et âme en misant sur l'alimentation saine.Tbutefois, après 25 ans de recul, je dois constater que le sentiment d’appartenance et l’identification au terroir pourraient avoir pesé aussi fort dans nos choix d'une alimentation saine que les principes nutritionnels.Maintenant, le terroir attire de plus en plus parce qu'on s'y identifie, un peu comme la légende qui a créé la dynastie du Canadien.La magie des exploits des Maurice Richard, Jean Béliveau ou Howie Morenz croissait avec l'identification de la population aux joueurs et l’ardeur de l'assistance dans le forum donnait le « septième joueur » sur la glace.Aujourd'hui, avec si peu de joueurs francophones dans l’équipe, la pâte ne lèvera probablement plus, à moins de régénérer la rivalité avec une équipe de Nordiques à Québec.LALIMENTATION ET LE TERROIR Pour l'alimentation, un peu d'histoire s'impose.Après la guerre, l'accès facilité à la propriété amena la migration des jeunes familles vers les banlieues.C'était également le fameux goût du retour à la campagne.Parallèlement se développa l'envie de jardiner chez ces enfants de citadins.Puis vinrent les années 1970, avec la grande époque de l'affirmation identitaire des Québécois.Le succès de la fromagerie artisanale et au lait cru au Québec s'en est évidemment nourri, de sorte que le terroir au Québec est plus présent que partout ailleurs en Amérique du Nord.Or, c'est précisément il y a plus de 30 ans que s'est développé l’enseignement de l'alimentation saine au Québec par des professeurs autodidactes ayant créé à la fois les courants du végétarisme et de l'agriculture biologique.fl 1|| Si’ Bio-K# Chef de file des probiotiques exp® MANGER santé uiuneV^nt iTION MONTREAL 19-20-21 MARS Palais des congrès • 13e édition Vendredi 11 h à 20h • Samedi lOh à 18h Dimanche lOh à 17h QUÉBEC 27-28 MARS Centre des congrès • 10e anniversaire Samedi lOh à 18h • Dimanche lOh à 17h O INAIRES (N ENTRÉE |™!a LIN 11 \LL J Gretu aînés et étudiants Gratuit pour les moins de 12 ans NOS PORTE PAROLE Anne-Marie Roy et Joe! Legendre vous invitent chaleureusement 'Bulle numéro 92 • • • www.lavisbio.org •ALIMENTATION» Chaque année, bon nombre de ces pionniers se réunissaient pour échanger et parfaire leurs connaissances lors du stage de l'APRAS, l’Association des personnes ressources en alimentation saine (maintenant l’Association Manger Santé bio).Lors de ces stages printaniers d’une fin de semaine entière en milieu champêtre, nous discutions nutrition et consommions des repas biologiques savoureux.Même si on importait beaucoup de denrées alors, nous nous laissions aller à rêver d'un approvisionnement s'effectuant dans les alentours, dans un quelconque rang, et non venant de l'autre bout du monde dans les vallées vertes artificielles autour de Silicon Valley en Californie.Un fort sentiment identitaire logeait silencieusement au fond de notre courant en alimentation saine.Eh oui, au-delà des apparences réside l’intendance de la vie.METTRE LE NEZ DANS L’ÉTABLE DU COIN Dans Le Devoir du 17 août 2009, sous la plume de Fabien Deglise, Normand Bourgault, professeur de marketing à l’Université du Québec en Outaouais, rapporte une expérience menée en 2007 dans deux supermarchés d'Estrie et d'Abitibi : des sacs de 10 livres de pommes de terre marqués soit « produit de l'Ontario », soit « produit de l'Abitibi » étaient offerts au même prix.80% des clients ont choisi le produit de l’Abitibi.Et pourtant, l'Ontario, c'est la porte d'à côté.Que dire alors d'une mention « produit du Chili »?On peut sortir un Madelinot de ses îles, mais pas les îles d'un Madelinot.De plus, sous l'effet des crises alimentaires mondiales, se renforce l'impression que les produits locaux sont plus sécuritaires, dit Normand Bourgault.La France a conservé une grande partie de ses circuits locaux au grand bénéfice de ses produits du terroir (JJ Stréliski, L’artiste et l'artisan, in Le Devoir, 13 octobre 2009).Le nationalisme protège-t-il au moins un peu contre l’effet de serre ?Sûrement.Mettez le client en contact avec l'agriculteur, tranquillement ils vont gérer ensemble la baisse des pesticides et des OGM, et la recherche de nouveaux clients, pour ne donner que ces exemples.C'est en plein le modèle que propose l’Union paysanne.VA-T-ON «TASSER» LES GRANDES CHAÎNES D'ÉPICERIE?Aujourd'hui, les marchés publics ont une certaine faveur du public qui croît sans cesse, quoique lentement.Dominés par un style de vie trépidant, monsieur et madame Tôut-lemonde résistent à faire plus de kilomètres à coût de gaz à effet de serre pour acheter local, car la ferme et le marché public sont généralement plus éloignés que l’épicerie d'à côté.Et les grandes chaînes s'approvisionnent de moins en moins au Québec parce qu'elles ont des circuits de distribution globalisés à l'extérieur et que les grossistes les approvisionnant ont des pratiques contraires à l'approvisionnement local.C'est mal parti.Ce n'est pas demain que l’achat local va « tasser » les grandes chaînes.En ce sens, il m'apparaît tout à fait inacceptable que le gouvernement du Québec n'ait pas encore imposé des quotas d’achat québécois à ces chaînes.Pendant ce temps, nous engloutissons chaque année par centaines de millions les fonds de la Financière agricole pour renflouer une grosse Améliorez le rendement de vos cultures et augmentez la matière organique de votre sol avec l'engrais naturel Acti-Sof! actV'Soi Granules plus fins Le fumier de poule pondeuse Acti-Sol est approuvé pour YAgriculture Biologique par : Ecocert Canada, Québec Vrai et OA/IRI.?Approuvé WWW.LAVISBIO.ORG • * • BIO-BULLE NUMÉ1 •ALIMENTATION • industrie porcine intégrée, uniquement pour faire baisser le prix du porc consommé au Japon.Cette orientation a été décidée il y a plus de 10 ans en 1997 lors du Sommet de l'agriculture avec Lucien Bouchard, même si on savait déjà à cette époque que l'avenir de cette industrie était très risqué ici.On visait à développer de nouveaux marchés extérieurs, en oubliant d'assurer notre propre sécurité alimentaire en quantité et en qualité.Car à la fraîcheur des achats locaux s'ajoute un énorme avantage, le fait que l'agriculture non industrielle utilise beaucoup moins de pesticides -et d'engrais chimiques.LE MONOPOLE SYNDICAL DE L'UPA Notre poids lourd en agriculture, l’Union des producteurs agricoles (UPA), a favorisé ce modèle industriel, chalengé désormais par de plus en plus d'agriculteurs en train de se regrouper pour abolir ce monopole syndical.Principal frein à l’évolution de notre agriculture, la loi du monopole syndical datant de 1972 met les agriculteurs québécois dans une position intenable et unique dans le monde : c'est comme si seul le Parti québécois ou le Parti libéral se présentait aux élections du Québec.Personne ne veut ça.Suite à la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'alimentation du Québec, le Rapport Pronovost recommandait l'abolition du monopole syndical ainsi que le soutien aux circuits courts de distribution, aux produits biologiques ou du terroir et aux productions moins industrielles.En refusant l'abolition du monopole syndical, le gouvernement Charest remettait aux calendes grecques la réforme de tout un pan de notre agriculture.Il faut dire que les trois partis politiques s'étaient rangés derrière l'UPA.Pas très visionnaire et courageux de leur part.Au printemps 2009 s'est formée la Coalition SOS-Pronovost, constituée de la Coalition pour un Québec des régions, l’Union paysanne, le Parti vert du Québec, Québec solidaire et diverses associations agricoles, dans le but de créer une nouvelle tribune donnant voix aux petits producteurs et faisant contrepoids à la pression exercée par l'UPA sur le gouvernement dans nos choix de développement agricole.Avec le temps, les mentalités ont changé.On conteste ce monopole absurde.Et il est évident qu'il est difficile de manger plus frais qu’en s'approvisionnant autour de chez soi.Le premier objectif de notre agriculture doit d'abord être de nourrir notre population plutôt que de chercher de nouveaux marchés extérieurs.Sous le poids de la vision de l'industrie alimentaire, on a progressivement démonté les circuits courts de l'approvisionnement alimentaire avec comme conséquence l'aberration suivante : l'agriculteur de Kamouraska voit le fruit de son labeur transporté et concentré à Montréal dans de super entrepôts, aux dépens de la fraîcheur, pour voir les denrées alimentaires rapportées par la suite dans les grandes chaînes alimentaires chez lui.si tant est que ce petit agriculteur réussisse à se faufiler dans ce circuit, une mission difficile.Il est temps de remplacer la vision industrielle qui subordonne la nature au marché par une vision paysanne et sociale qui ajuste la technologie à la nature.Le passé garantit le futur de notre avenir(!) • ) Délices d'hiver Janvier et février sont des mois où on a besoin de se réchauffer le cœur et le corps.et ces recettes sont parfaites pour ça! Recettes généreusement partagées par Renée Frappier, auteure du Guide de l'alimentation SAINE ET NATURELLE, tomes 1 et 2, co-auteure du Guide des bons gras et organisatrice d'Expo Manger santé et Vivre vert Vegepâté à la Louise 1 tasse (250 ml) d’amandes moulues 1/2 tasse (125 ml) de farine d'épeautre ou de kamut 1 oignon haché finement 1/4 tasse (65 ml) de sauce tamari 1 patate sucrée râpée 1/2 à 3/4 de tasse (125 ml à 200 ml) d’huile de première pression à froid bio (canola-olive) 3/4 de tasse (200 ml) d'eau chaude 1 c.à thé (5 ml) de levure alimentaire Épices au goût Moudre les amandes et déposer dans un grand bol avec le reste des ingrédients.Bien mélanger.Verser dans un moule huilé.Cuire au four à 350 °F (180 °C) pendant 1 heure environ.Servir tiède ou froid avec des galettes de riz, des biscottes ou du pain à l'épeautre.Pain de canneberges aussi de mon amie Louise 2 tasses (500 ml) de farine d’épeautre 2 c.à thé (10 ml) de poudre à pâte sans alun 1/2 c.à thé (2 ml) de sel 1 c.à soupe (15 ml) d’huile 1 tasse (250 ml) de brisures de chocolat noir ou de caroube 2 c.à soupe (30 ml) de zeste d'orange 2 tasses (500 ml) de canneberges fraîches ou réhydratées (rechercher celles du Québec) î œuf 1/2 tasse (125 ml) de jus d’orange 2/3 tasse (150 ml) de sirop d'érable Huiler un moule à pain.Faire chauffer le four à 350 F.Dans un grand bol, tamiser ensemble farine, poudre a pâte et sel.Ajouter à ce mélange les brisures de chocolat ou de caroube.Resenrer.Dans un autre bol, battre l'œuf, ajouter l'huile, le jus d orange, le sirop, le zeste d'orange et les canneberges.Mélanger.Incorporer le mélange liquide au mélange sec.Bien brasser Faire cuire 1 heure ou jusqu'à ce que la pointe d un couteau en ressorte propre.Donne environ 15 tranches.Fond de quiche au riz Rappelez-vous que toutes les céréales cuites peuvent faire office de fond de quiche.Rapide, délicieux, original et sans gras.asses (500 ml) de riz cuit esser le riz dans une assiette de 9 po (23 cm) lettre du riz jusque sur le rebord de I assiette asser les mains à l'eau glacee pour empecher Rvasjns dire que vous aurez utilisé du riz entier.Variantes: Utiliser du millet cuit, du quiuua ou de lorqe.O \ ¦BULLE NUMÉRO 92 • • • WWW.LAVISBI0.ORG 25 • JARDIN AGE* Ajouter des sens au jardin Même en cette période de l'année où tout est vêtu de blanc, un[e] jardinier[ère] ne cesse de rêvasser à son loisir ou à son plaisir de la vie, le jardinage.Je vous propose pour 2010 d'ajouter des sens à votre jardin afin que vos activités de jardinage prennent tout.leur sens! Par Jean-Jacques Marcil pour le Regroupement des jardiniers écologiques • www.rje.qc.ca sens premier que je donne au jardinage est avant tout, une activité de création et de communication avec la nature.Je peux dessiner, modifier mon potager, mon aménagement paysager, créer mon jardin selon mes besoins, mes capacités et selon mes énergies.La nature est vivante et malléable; avec elle, je deviens un cocréateur de la nature.En choisissant le jardinage écologique, je me donne ainsi accès à des fruits et à des légumes de toute première qualité, dans un environnement équilibré.:\y^.v • •mW- jjMK légumes préférés.Insconciemment, les couleurs choisies faciliteront le choix et le coloris des plantes.En pratique, si on élabore son jardin à partir de ce concept de créativité, on peut délimiter les contours ou les séparations des formes et des couleurs avec des matériaux plus ou moins permanents et naturels - planches, bois raméal, roche, pierre à patio, etc.- qui deviennent des allées pour l'entretien et la cueillette et même une suggestion pour la rotation des cultures.Q> PD 03 Pour que son espace jardin soit vivant et plus personnel, il faut lui donner de la personnalité en y mettant ses couleurs, en osant lui donner du style, de la forme.Je vous propose de prendre un temps pour vous, pour dessiner votre jardin créatif ou imaginaire qui, sans que vous le deviniez, sera révélateur de votre créativité et de votre personnalité.Vous pouvez faire plusieurs essais sur papier et décider de poursuivre en pratique avec un modèle qui vous plaît et que vous pouvez facilement réaliser.Sur une feuille de papier, dessinez à la mine votre jardin créatif.Commencez par tracer le contour, qu'il soit carré, arrondi ou sinueux; ensuite, remplissez l'intérieur avec d'autres formes : cercle, triangle, rectangle, étoile, etc., à l’aide de crayons de couleurs.Maximum : 5 couleurs et 5 formes.En dessinant votre jardin créatif, vous avez utilisé des formes qui peuvent se regrouper ou s’intercaler, créant un nouvel ensemble.Vous pouvez aussi diviser ou redécouper chaque forme pour en créer de nouvelles, obtenant un nouveau tableau de couleurs et de formes.Ces nouvelles formes peuvent représenter des miniespaces pour cultiver vos plantes, vos fleurs et vos LE JEU DE LA CRÉATION Inspiré des notions du mandala, voici le symbolisme des formes des couleurs et des nombres : Les formes Le cercle clôt un espace, ce qui est à l'intérieur est protégé, consolidé et délimité.Une ligne sans commencement ni fin, comparable à l'éternité.Le carré est expression de solidité, de stabilité et d’équilibre.Il évoque l'équilibre des quatres éléments, à la fois égaux et différents.Il symbolise la pensée rationnelle, l'accomplissement humain.Le triangle est un symbole de dynamisme, un indicateur de direction : • pointant vers le haut, il est le principe masculin symbolisant le feu (libido, force vitale, esprit, yang) • pointant vers le bas, il est le principe féminin symbolisant l'eau (insconscient, potentialités, homme naturel, y in) L'étoile est un symbole de faveur céleste.Elle est associée à l'âme.26 WWW.LAViSBIO.ORG • * • BIO-BULLE NUMÉR w*-k QOS WWW.LAVISBiO.ORG ÜLLE NUMERO 92 Le cœur est le symbole de l’amour humain, aussi associé au courage, au chagrin et à la joie.L'infini symbolise le temps, l’espace ou le nombre illimité.Il représente l'union de deux principes opposés.Il est le signe de l’ordre et de l’équilibre qui sous-tendent la réalité ordinaire, multiple.Les couleurs IL® feÛam® évoque la pureté, la virginité, la spiritualité, la lumière.Le blanc représente l’unité d’où procède la multiplicité (les couleurs).Le rouge évoque l’amour, la vie, la volonté de survivre.Il peut symboliser le feu : le feu de l’émotion, de la spiritualité ou de la transformation.Le bleu évoque le ciel, les vastes étendues d'eau, les ombres fraîches.Il suggère le calme, la sérénité et la paix.Le bleu nettoie, nourrit et rafraîchit.Le jaune symbolise la lumière, la chaleur et l'énergie solaire qui donne la vie.Le vert symbolise le principe dé croissance naturelle et saine.Il est la mère (bleu) et le père (jaune).L'orange évoque l'énergie tempérée par le jaune de l’intuition, de l’entendement ou de la pensée.Le vîolet/pourpre est un mélange de bleu et de rouge.C'est un plaisir pour les yeux.Le bleu lavande est associé à la vertu, à l’industrie humaine et au savoir.Il symbolise l’énergie à un plus haut niveau.Le pêche évoque le plaisir sensuel.Il suggère la sensualité.Le magenta est du rouge (énergie) auquel est ajoutée une touche de bleu (féminin).Les nombres Le nombre UN représente l'individu, l’unité, le commencement.Il représente un état d'esprit, une manière de penser non dualiste.Le DEUX divise, répète et engendre des symétries.Il symbolise le premier pas dans la différence.Le TROIS suggère la vitalité, l'énergie et le mouvement : tout processus dynamique.Le QUATRE suggère l’équilibre, la plénitude, l’accomplissement.Il fixe des limites et organise des espaces.Le CINQ suggère l'intégrité naturelle.Il peut symboliser la santé, l'amour et également la sexualité.À SUIVRE.Nous traiterons dans le prochain numéro des sens de la vue et de l'odorat au jardin.QUELQUES RÉFÉRENCES La voie du mandala.Suzanne F.Fincher, Éditions Dangles, 1993 Mandala, voyage vers le centre.Bailey Cunningham, Éditions Le courrier du Livre, 2003 • Le regroupement des jardiniers écologiques R.J.É.vous invite à son premier rendez-vous écologique de l'année, samedi le 20 février 2010 à l'aréna Jacques Chagnon, 205 rue Lewis Ouest, Waterloo (sortie 88 de l'autoroute #10).Plusieurs conférences et ateliers pratiques seront réunis sous le thème : Redonner au jardinage son sens écologique.Pour plus d'information et s'inscrire, consulter le site Internet du R.J.É.Site internet : www.rje.qc.ca Courriel : info@rje.qc.ca Case postale 451, Boucherville, Qc J4B 6Y2 Présidente du RJÉ pour 2009 : Christiane Émond F Regroupement des Jardiniers Ecologiques jardinage C ¦iSmM.Photo:Muance Photo Implication politique OU non, avec une croissance de nos émissions qui s’élève à 3% par année depuis le début du siècle, les scénarios les plus pessimistes sont maintenant évoqués : une fonte des glaces qui pourrait entraîner une élévation du niveau de la mer de deux mètres; une hausse des températures qui pourrait atteindre de 4 à 5 °C ce qui aurait pour effet d’engendrer un emballement de l'effet de serre dont personne ne peut prévoir les conséquences.Une chose est certaine, nous sommes dorénavant entrés de plain-pied dans l'ère des changements climatiques et nous devrons nous adapter.Quiconque jardine est à même de constater que les conditions de culture sont devenues imprévisibles et que la production d'aliments se complexifie.les topinambours, les betteraves, les rutabagas et les carottes survivent sans trop de mal pour le moment.En juillet, les pluies abondantes ont causé la brûlure de la feuille chez l'oignon et le mildiou chez les pommes de terre, ce qui a réduit la taille et le rendement de ces légumes tout en fragilisant la conservation.La production de semences d'oignon fut un échec, dû au manque d'ensoleillement lors de la fécondation des fleurs par les insectes.J'ai réussi à produire quelques tomates qui n'ont jamais atteint un taux de sucre respectable, faute de chaleur.J'ai pu déguster quelques brocolis alors qu'ils avaient tous pourri sur le plant l'année dernière à cause d'un déluge qui avait duré 30 jours.Enfin, le gel sévère de la fin mai a brûlé les bourgeons de la plupart des arbres fruitiers et des petits fruits, ce qui nous a privés de fruits mises à part quelques framboises ternes, en mal de soleil.Et tout cela sans parler des ravages subis par les insectes importés grâce à la mondialisation de l'économie.En mal d'imagination et en quête de bénéfices, l'industrie s’apprête à répondre à cette nouvelle réalité climatique avec la proposition de nouveaux pesticides et d'OGM programmés pour répondre à des conditions spécifiques.L’éternel cycle de la mort et de l'incompréhension.Une solution à court terme qui engendrera davantage de contamination, de déséquilibre et de problèmes.Il est clair qu'une solution durable ne peut reposer que sur le rétablissement de l'équilibre perdu, faute de quoi nous nous enfoncerons davantage dans le chaos.COURGES MOLLES ET FRAMBOISES VERTES J'ai fait cette année une belle récolte de courges Tûrban et musquée.Après la récolte, je les avais mises à mûrir pendant un mois sur le plancher de la "grange après quoi je les ai transférées dans des boîtes de bois que j'ai rangées dans le tambour où je garde mes légumes avant de les entreposer soit dans la dépense, soit dans la chambre froide.La semaine dernière, alors que je m'apprêtais à entrer les courges dans la maison, j'ai constaté des signes importants de détérioration : des zones « mollasses » près du pédoncule, de petits cratères aux fonds visqueux, des zones sombres ou décolorées, conséquences d’un été trop humide et d'une trop forte promiscuité dans les boîtes.J'ai dû promptement ouvrir les fruits afin d’en récupérer les semences, après quoi j'ai cuit à la vapeur la chair encore saine afin de la congeler.Heureusement qu'il me reste quelques citrouilles Styrian intactes.moi»: Au caveau, en ce début de décembre, la température stagne à 8 °C alors qu’il >iÉÉg| y a 20 ans, le sol était déjà gelé et la température de la chambre froide atteignait 1 °C, situation idéale pour la conservation des légumes.J’ai dû retirer deux fois déjà la peau grisonnante des choux, les céleris-raves sont envahis par des moisissures et les pommes sont molles.Les pommes de terre, LA CERTITUDE DE L'INCERTITUDE La tendance des dernières années semble indiquer pour le Québec des conditions printanières froides, des étés humides et des automnes tempérés qui se prolongent.Mais rien ne nous assure que cette tendance se maintiendra.Il se pourrait très bien qu’une vague de temps ^k chaud et sec succède à cette Ifi vague de temps pluvieux et » humide.91 Peu importe l'avenir, voici donc, à titre de Les premiers symptômes de mildiou sur une feuille de pomme de terre pistes, .* S adapter a un climat vCMifvimii r J'écris ces mots à quelques jours du sommet de Copenhague alors que les plus importants émetteurs ’1^ de gaz à effet de serre proposent, in extremis, des cibles de réduction.Sans être suffisantes pour ftSL renverser la situation, elles démontrent à tout le moins un début de semblant de volonté d'agir.Par Yves Gagnon mW mm- $SS?‘ *&&! ÆN,U\ 1&’ vS ¦ Semences biologiques Visite des jardins Livres de référence en culture écologique www.intermonde.net/colloidales/ (450) 835-5813 du Grand-Portage i adaptés.L’acclimatation des végétaux avant leur transplantation est essentielle à une reprise saine et rapide.Le processus commande de 8 à 10 jours d’une exposition graduelle au vent, au soleil, au froid et à la sécheresse.quelques mesures qu’on peut appliquer au jardin afin de minimiser les conséquences des perturbations climatiques.Avant toute chose, il faut développer son écoute et sa compréhension du climat en étant attentif aux prévisions météorologiques, en observant le vent et le ciel et en notant les fluctuations climatiques ainsi que leur impact sur les cultures.Cette attention constante portée aux conditions ambiantes permet de mieux prévoir les excès climatiques et de protéger les végétaux au besoin.En premier lieu, il importe d’établir le jardin au meilleur endroit possible, idéalement sur un site ensoleillé, orienté vers le sud, adéquatement drainé, bien ventilé mais protégé par un brise-vent perméable.Un brise-vent efficace comporte 40% de vides apparents permettant de ralentir le vent plutôt que de le bloquer, ce qui causerait des turbulences dans la zone qu’on souhaite protéger.La circulation d’air permet de prévenir les maladies fongiques, stimulées par une forte pluviométrie, le manque d’ensoleillement et des conditions froides.On doit toujours viser un assèchement rapide de l’humidité du feuillage issue de la pluie ou de la rosée par une exposition au soleil du matin et par une densité des cultures qui favorise une bonne circulation d’air.Parfois, il faut se résigner à couper quelques arbres et à limiter le compagnonnage.La culture en planches permet de gérer l’humidité.Plus la texture du sol est fine, plus les planches seront surélevées.Dans un sol argileux, elles peuvent atteindre 20 cm alors que dans un terrain sableux, on recommande de 8 à 10 cm.Une orientation des planches dans le sens de la pente favorise le drainage mais encourage l’érosion lors des pluies abondantes.Aménagées dans le sens contraire de la pente, les buttes freinent l’écoulement de l’eau tout en retenant l’eau dans le jardin ; se constitue alors dans le sol une réserve d’eau, utile par temps sec.Les cultivars qu’on établit dans le jardin doivent être sélectionnés pour leur adaptation aux conditions climatiques.Comme on ne peut prévoir le temps qu’il fera, les sélections peuvent être parfois aléatoires.Cependant, en essayant plusieurs cultivars et en observant leur comportement, on pourra petit à petit déterminer ceux qui sont les mieux La culture en planches permet de mieux gérer l’humidité Suite en page 30 810-BULLE NUMÉRO 92 WWW.LAVISBIO.ORG On doit idéalement établir le potager sur un site ensoleillé, bien ventilé et protégé jardinage jardinage • JARDIN A G E • > Suite de la page 29 Pour trouver un complément d'informations techniques sur le jardinage écologique, consultez Le jardin écologique de Yves Gagnon aux Éditions Colloïdales.LES MULCHS ET LES.PAILLIS L’application de paillis végétaux au sol prévient la croissance des plantes adventices, maximise la vie du sol, réduit l'érosion ainsi que l'évaporation de l'eau.Cependant, le paillis nuit au réchauffement du sol au printemps et peut créer une humidité excessive et néfaste tout en encourageant la prolifération des limaces.L'été dernier, ayant eu accès à du bois raméal fragmenté, j'ai recouvert mes planches de poivrons de ce matériau avec des résultats décevants : le sol est demeuré froid, ce qui a miné le développement végétatif des plants et a retardé la mise à fruit; les rendements en ont été considérablement affectés.J’ai dû retirer le paillis en juillet pour tenter de corriger la situation.Par ailleurs, en conditions chaudes et sèches, le paillis aurait été tout indiqué.Les mulchs vivants composés de trèfle, de vesce ou de phacélie ne nuisent pas au réchauffement du sol au printemps car ils sont établis après les cultures.On doit se rappeler que les espèces tropicales ont besoin d’un sol à 15 °C pour se développer.Afin de prévenir les maladies fongiques, il est essentiel de travailler en mode prévention plutôt qu’en mode correction.Le lait 2%, le bicarbonate de sodium, les décoctions ou purins de prêle, de scrofulaire et/ou de noyer noir permettent de limiter les dégâts.J'ai réussi à prévenir le développement du mildiou dans les tomates l'été dernier en vaporisant les plants une fois par semaine avec une solution de lait dilué à 10%, un traitement également efficace pour prévenir le mildiou de l'oignon.On profitera des séquences de temps sec pour traiter.L'expérimentation de différentes formules permet de trouver des solutions efficaces aux problèmes et d'évoluer dans nos pratiques.Avec les perturbations climatiques, plus rien ne tient.Il faudra nous adapter, une année à la fois.L’outil le plus intéressant dont on dispose pour se prémunir des infestations d’insectes demeure, après la biodiversité du milieu, l'agrotextile.Ce tissu dont on recouvre les plantes durant leur période vulnérable est efficace pour la teigne du poireau, la mouche de la carotte et les différentes chrysomèles.Enfin, il importera d'apporter une plus grande attention aux techniques de conservation employées pour les fruits et les légumes.Il apparaît que nous pourrons récolter les racines et les choux plus tard en saison et descendre les légumes dans la chambre froide au début décembre plutôt qu’au début novembre, comme c'était la coutume il y a quelques années encore.Malgré tout le tort que nous causons à l'environnement de notre planète, la vie demeure généreuse.Quiconque s'en donne la peine peut, avec un jardin, atteindre l’auto-suffîsance alimentaire.Mais il deviendra de plus en plus difficile de produire une aussi grande diversité d'aliments qu'auparavant.C’est pourquoi nous devrions tout mettre en œuvre pour retrouver un climat stable et équilibré.• 0 Semences certifiées biologiques Grains et semences blue/riA/er Variétés de maïs-grain biologique • 08K18 2450 UTM • 19K19 2500 UTM • 23M91 2600 UTM • 25A16 2650 UTM • 28B19 2750 UTM et plusieurs autres < Avoine AC Rigodon, AC Bâton & Canuk Blé AC Barrie, Kane, Snowstar & Nass Épeautre d'automne ¦ Orge AC Encore ¦ Orge nue CDC Mc Gwire Sarrasin Seigle ¦ Soya OAC Prudence 2450 UTM » Soya OAC Lakeview 2650 UTM • Soya Laurent 2550 UTM @ Centre de séchage et de transformation certifiés biologiques @ Vente et achat de grains biologiques LIVRAISON PARTOUT AU QUÉBEC 1 3680, LES 60, NICOLET (QUÉBEC) J3T 1P4 TÉL.: (819) 293-2001 • 1 866 293-2001 • TÉLÉC.: (819) 293-2002 COURRIEL : info@semencesrdr.com www.semencesrdr.com 30 WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉ NOUVELLES DES ORGANISATIONS Le ministre Claude Béchard répare les pots cassés de l'UPA.¦ 20 novembre dernier, le ministre Claude Béchard est venu réparer les pots cassés par l’en-Lm fant gâté de l'agriculture québécoise.l’UPA.En annonçant un plan de redressement conséquent en matière de gestion des risques agricoles ainsi que de nouvelles mesures afin de mieux protéger l’ensemble des agriculteurs, mais surtout en épongeant la dette de 1,3 milliard de la Financière agricole, il a effectué une réelle opération de sauvetage.Le défi était complexe : continuer à soutenir ceux qui sont déjà soutenus, stabiliser le budget de la Financière agricole, protéger le plus grand nombre d'agriculteurs, rétablir une culture entrepreneuriale, aider à l’amélioration des entreprises et la liste pourrait encore s'allonger.L'Union paysanne prendra encore quelque temps afin d'analyser l’ensemble des chiffres et de faire des recommandations au ministère, mais il est déjà clair que l’enveloppe de l’ASRA (Assurance-stabilisation du revenu agricole) se verra amputée de près de 100 millions de dollars.«Notre organisation travaillera d'ar-rache-pied afin d’envisager des solutions nouvelles et durables aux problèmes que vivront précisément ces agriculteurs dans un an », souligne Charles Cartier, administrateur à l'Union paysanne.Soulignons que ce plan est largement inspiré du rapport Saint-Pierre que l’UPA avait conspué encore plus que le rapport Pronovost : « C'est ironique de les voir plutôt favorables aux mesures du ministre Béchard, mais est-ce que ça va durer?», s'est exprimé Frédéric Sauriol, secrétaire général de l'Union paysanne.POUR NOUS CONTACTER Benoit Girouard, président Union paysanne : 450.495.1910 Frédéric Sauriol, 1er secrétaire général : 450.566.5009 Site internet : www.unionpaysanne.com UN DEVOIR DE MEMOIRE Mais l’UPA a-t-elle d'autre choix que de filer doux après avoir été la cause majeure du déficit de la Financière agricole?D'autant plus qu’elle a aussi envoyé les agriculteurs sous AS RA dans un mur.« Aujourd'hui, je suis à la fois soulagé du travail du MAPAQ.et en colère contre l'UPA qui était aux commandes de la Financière de 2001 à 2008 et qui n'a pas su diriger le navire », déclare Benoît Girouard, président de l'Union paysanne.Depuis sa création, La Financière agricole a mis en place des programmes et des orientations directement inspirés du lobby de l'UPA.Il faut relire la conférence de presse1 du lancement des activités de la Financière, une pièce d’anthologie, pour réaliser à quel point Laurent Pellerin et l'UPA sont directement liés, 20 ans plus tard, au drame actuel.L’Union paysanne avait dès le début dénoncé le conflit d'intérêt entre l’UPA et la Financière agricole; nous avions annoncé que l’ASRA deviendrait ingérable.et que la clause catastrophe deviendrait une panacée.Il a fallu le rapport Pronovost pour ouvrir les yeux.Bientôt les manuels d’histoire nous enseigneront combien nous avons été aveugles de donner autant de place au lobby de l’UPA.LA SUITE DES CHOSES L'annonce du ministre Béchard, avant d'être un amas de chiffres, signe le retour du MAPAQ.sur l'avant-scène de -l'agriculture.un leadership retrouvé.Vivement une politique agricole au printemps qui ira dans le même sens que l’annonce du 20 novembre dernier et qui nous redonnera espoir dans une agriculture diversifiée, plurielle, d'habitation du territoire et démocratique.Mais pour les agriculteurs qui trouveront bientôt les temps durs ainsi que pour les contribuables qui doivent de nouveau éponger les frasques de l’UPA, il serait tentant d'aller trouver Laurent Pellerin et de lui réclamer sa médaille de l'Ordre national du Québec.• www.assnat.qc.ca/fra/conf-presse/2001 /010412BL.htm BIO-BULLE NUMÉRO 92 • • * WWW.LAVISBIO.ORG nouvelles des organisations nouvelles des organisations • NOUVELLES DES ORGANISATIONS» CHAMBRE DE COORDINATION ET DE DÉVELOPPEMENT (CCD) Assemblées de consultation FÉDÉRATION D’ACRICULTURE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC Nouvelles en bref Marie Vézina, économiste Secrétaire générale enjeux touchant la mise en place du règlement fédéral sur les produits biologiques ainsi que l'entente d'équivalence Canada-États-Unis.Une autre rencontre a été organisée à la mi-décembre afin de poursuivre les discussions.POUR NOUS CONTACTER Depuis 2005, la FABQ effectue plusieurs travaux afin d'obtenir l'appui des producteurs biologiques pour la réalisation de son plan d'action.De cette démarché entreprise depuis plusieurs années, il ressort que la mise en place d’une chambre de coordination et de développement (CCD) est l'outil qui s’impose pour mener à bien la mission et les projets du secteur biologique, et ce, en collaboration avec les partenaires.En mars 2009, l'AGA de la FABQ a demandé de poursuivre les démarches pour la mise en place d'une CCD et pour ce faire, de consulter un maximum de producteurs.C'est à ce sujet que la FABQ a tenu six assemblées de consultation au cours des semaines du 7 et du 14 décembre.L'objectif de ces réunions était, dans un premier temps, de valider auprès des producteurs agricoles biologiques la pertinence de mettre en place une CCD et, dans un deuxième temps, de discuter des objectifs à atteindre dans une telle structure.Les producteurs agricoles étaient donc invités à participer en grand nombre à l'une de ces rencontres.Les détails des assemblées sont disponibles sur le site internet de la FABQ.Fédération d'agriculture biologique du Québec 555, boulevard Roland-Therrien bureau 100 Longueuil, Québec J4H 3Y9 Téléphone: 450.679.0530 Télécopieur: 450.670.4867 Courriel : fabq@upa.qc.ca Site Internet : www.fabqbio.ca COMITÉ SUR EAGRICULTURE BIOLOGIQUE La prochaine rencontre du Comité sur l'agriculture biologique de l'Office des normes générales du Canada aura lieu les 18, 19 et 20 janvier prochains à Cornwall.L'objectif de cette rencontre est de discuter de propositions de normes provenant de groupes de travail sur les différents secteurs (animal, végétal, substances permises, transformation alimentaire, etc.).Quelques organisations québécoises siègent sur ce comité pancanadien, notamment la FABQ.JOURNÉE MISE EN MARCHÉ DES GRAINS BIOLOGIQUES Comme à chaque année, les producteurs de grains pourront profiter d'une journée sur la mise en marché des grains biologiques afin de les aider à capter davantage les signaux du marché.Vous êtes attendus en grand nombre le 13 janvier 2010 au Motel Blanchet de Drummondville.SONDAGES RENOUVELLEMENT DE LA FADQ_ C'est le 19 novembre dernier que le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec a déposé ses propositions concernant le renouvellement de la Financière agricole du Québec (FADQ).L’annonce du ministre couvrait différents éléments soit une contribution gouvernementale à la FADQ de 630 M$, mais également une couverture pour l'ensemble des productions agricoles, un souhait de longue date afin d'assurer le développement de l'agriculture en toute équité.Plusieurs détails restent à être discutés au cours des prochaines semaines.La FABQ suivra de près les travaux qui seront réalisés et informera les producteurs.La FABQ réalise actuellement un sondage auprès des producteurs horticoles, dans le cadre d’un projet portant sur la mise en place d'un Info Prix - Fruits et légumes biologiques.Ce projet a été initié par la FABQ et a été rendu possible grâce à l’aide financière du Programme de soutien au développement de l’agriculture biologique du MAPAQ.Afin de mieux répondre à vos attentes, nous vous demandons de remplir ce sondage.Il est à noter que des démarches sont en cours afin d'évaluer la possibilité de mettre en place de façon régulière un Info Prix - Fruits et légumes biologiques et ce, dès 2010.Vos réponses sont donc très importantes et influenceront le développement d’un tel outil au cours de la prochaine année.RÉGLEMENTATION ET NORMES CANADIENNES Le 9 novembre dernier, la FABQ s’est jointe à la Filière biologique du Québec pour une rencontre avec l’Agence d'inspection des aliments (ACIA) et le Bureau biologique du Canada (BBC).Cette rencontre portait sur les différents DATES IMPORTANTES À RETENIR Journée Mise en marché des grains biologiques : 13 janvier 2010, Drummondville AGA SPLBQ: 19 janvier 2010, Lévis AGA SPGBQ: 25 février 2010, Drummondville AGA SPVBQ: février 2010 (date à venir) AGA FABQ: 12 mars 2010, Lévis 32 WWW.LAVISBIO.ORG • * • BIO-BULLE NUMER LIVRESQUES RÉCOLTES» Tout l'équipe du Libraire a mis la main à la pâte pour cette chronique.Merci! À table en Nouvelle-France Yvon Desloges, Septentrion, 240 p., 29,95$ A taille en Nouvel le-France .*?m".Nos aïeux ne disposaient pas d'un garde-manger aussi garni et varié que le nôtre, mais leur nourriture n’en était pas moins savoureuse, comme le prouve Yvon Desloges dans cet ouvrage de référence, illustré de peintures européennes de l'époque ayant pour modèles des natures mortes (fruits, légumes, gibiers) ou des scènes domestiques (à la campagne, aux cuisines).Cet historien à la retraite s’est penché sur les pratiques culinaires des colons aux XVIIe et XVIIIe siècles.Ici, on parle de traditions alimentaires développées au fil des années à la fréquentation de divers peuples, et non d’alimentation traditionnelle; les colons français, d’abord réceptifs aux mets prisés par les Amérindiens, les rejetèrent en bloc pour, plus tard, voir le contenu de leurs assiettes changer lors de l’invasion anglaise.En prime, quarante-deux recettes adaptées aux ingrédients aujourd'hui disponibles dans les marchés permettent d’apprécier le menu de nos ancêtres.Alerte! Le Québec à l’heure des changements climatiques Steven Guilbault, Boréal, 248 p.22,95$ STEVEN CUILBEAULT ALERTE ! LE QUEBEC k L’HEURE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES \ Les vins du Québec Vignobles, vignerons et vins d'ici Julie Perreault, Caractère, 176 p., 34,95$ De magnifiques vendanges, souvent méconnues, proviennent des sols du Québec et Julie Perreault, experte produits à la SAQ convie l'amateur à un tour d’horizon de la viticulture québécoise.En débutant avec l'histoire de la vigne et du vin au Québec, elle offre un cours 101 de dégustation avant de nous entraîner chez les vignerons.Suivent suggestions d'accords mets et vins, propositions d'itinéraires ainsi que carte détachable des routes des vins : parions que vous ignoriez que, près de chez vous, existaient des vignobles de renom! Les vins des artisans d'ici ont trouvé dans cet ouvrage, richement illustré de surcroît, une tribune à leur hauteur.JULIE PERREAULT 'ST-“J ÉW 0U4 QUEBEC Vignobles, vignerons et vins d'ici Il n'a peut-être pas eu la presse dont Al Gore a bénéficié (malgré son escalade de la Tbur du CN afin de convaincre le Canada de signer le Protocole de Kyoto), mais ce n'est sûrement qu'une question de temps.Steven Guilbault, cofondateur d'Équiterre et écologiste très actif, présente dans cet essai l'état de la situation climatique : d'une part, les dommages causés et d’autre part, les actions entreprises pour y remédier.Il s'agit d'un défi de taille mais surmontable et il n’est pas trop tard, selon lui, pour éviter le point de non- retour.Son souhait : voir le Québec devenir un modèle mondial en matière de lutte contre les changements climatiques.Guilbault propose un plan d'action réalisable; il n'en tient plus qu'à vous de choisir votre avenir.Thé Histoire Terroirs Saveurs Camellia Sinensis, Éditions de l'Homme, 272 p., 39,95$ The Millénaire, le thé est la boisson la plus dégustée au monde, loin devant le café.Cette plante légendaire dont la trace de la première infusion a été consignée en Chine plus de mille ans avant notre ère a traversé toutes les frontières : le jus qui en est tiré est devenu l'élixir par excellence pour accueillir chaleureusement amis ou étrangers et fortifier le corps grâce à ses propriétés bénéfiques.La Maison de thé Camellia Sinensis, qui a pignon sur rue à Montréal et à Québec, est à l'origine de la publication du livre Thé.Histoire.Tèrroirs.Saveurs, qui invite à la découverte de cultures exotiques et au plaisir de goûter avec tous ses sens.Apprendre à déguster le thé est une affaire de passion; les quatre fondateurs de la Maison, tous Québécois, sillonnent chaque printemps les pays producteurs pour en ramener les meilleures feuilles.Illustré soigneusement, l'ouvrage préfacé par François Chartier est une aventure inspirante, à la fois beau livre et guide sur le thé, de surcroît complété avec plusieurs recettes, dont celles de Josée Di Stasio, Charles-Antoine Crête et Stéphane Modat.• O
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