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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2010, Collections de BAnQ.

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S.V.P.COCHER L'OPTION DE VOTRE CHOIX TOTAL O Abonnement 1 an / 6 numéros 29,75$ + 3,83$ (TPS & TVQ) : .O Abonnement 2 ans /12 numéros 47,50$ + 6,12$ (TPS & TVQ) : .33,58$ 53,62$ Nom de l'organisme (si applicable) :___________ Je renouvelle mon abonnement - mon numéro d'abonné est Adresse Province Code postal Téléphone Courriel J'OFFRE BIO-BULLE EN CADEAU - MERCI D'ENVOYER LA FACTURE À N° d'abonné Adresse Code postal Province Téléphone Courriel DRUIDE VIP RU U)! WWW DRUIDE KARiTé DRUIDE1 SHAMPOO .-*11 shower œ •,*U) Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@lavisbio.org Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Canada Bit* bulle Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 97 • DÉCEMBRE 2010 L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur: L'avis bio Courriel: info@lavisbio.org Rédacteur en chef: Michel Dumais Courriel : micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro: Véronique Alexandre, Édith Blouin, Céline Caron, Crudessence, Renée Demers, Jean-Philippe Deschênes-Gilbert, Christiane Émond, GaïaPresse, Jacques Lanoue, Johanne Lemire, Jean-Jacques Mardi, Jean-Claude Rodet, Richard Seers et Carol Vachon Révision: Hélène Cadieux Conception et montage : Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : sigma@videotron.ca Impression : Les Impressions Soleil Distribution: Messageries Benjamin, 450.621.8167 numéro 97 • novembre-décembre 2010 Date de tombée #98:26 novembre 2010 Parution en kiosque #98:24 janvier 2011 PUBLICITE Pour tous vos besoins, contactez : Jacques Lanoue 450.538.6038 • jlanoue@b2b2c.ca Gabriel Hudon 418.856.5309 • gabrielhudon@sympatico.ca ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (6 numéros):33,58$ 2 ans (12 numéros): 53,62$ POUR NOUS JOINDRE: L’avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière Qc, GOR1Z0 Téléphone: 418.856.5872 Télécopieur: 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org Convention PAP no 10766 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé 100% postconsommation , une réalisation de Lavis BIO Une secrétaire, un rédac et une graphiste.non mais quelle belle équipe tout de même! • B I O BONNE CHANCE HELENE Notre collaboratrice Hélène Cadieux suit présentement une autre route, celle de son coeur, qui l’amène à quitter la belle région du Kamouraska pour celle non moins dénuée d’attraits de Montréal.Ces quelques années passées avec toi Hélène nous ont fait découvrir une personne fidèle, efficace, perfectionniste, impliquée et toujours à la recherche de l'harmonie.Le cordon ne sera pas coupé pour autant car tu demeures notre dévouée correctrice et ce travail ne serait pas aussi plaisant sans tes remarques judicieuses accompagnées de ton rire communicatif.Toute l’équipe te souhaite bonne chance Hélène et à très bientôt! ____ BIENVENUE LOUISE A' Bonne chance également et bienvenue à Louise, notre nouvelle responsable du service à la clientèle.D'une polyvalence exemplaire et initiée au train-train quotidien de la revue par les bons soins d'Hélène, nous souhaitons que cette expérience bien commencée se poursuive encore longtemps! N F O • LE PHOSPHORE EST TOUJOURS LA Malgré l'interdiction, depuis le 1er juillet, de vendre des détergents à lave-vaisselle contenant plus de 0,5% de phosphore, Nature Québec a noté que les entrepôts-clubs Costco vendaient toujours des détergents à vaisselle à haute teneur en phosphore sur le territoire québécois.Un représentant de Nature Québec a pu y acheter, à la mi-août, un contenant de 2,5 kilos de la marque Électrosol contenant 8,7% de volume en phosphore, soit 17 fois plus que le maximum permis.Nature Québec a demandé au ministre responsable du ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) de voir immédiatement au respect de sa réglementation en intervenant auprès de Costco Canada ou de toute entreprise qui contrevient encore à son règlement.Le Règlement portant interdiction à la mise en marché de certains détergents à vaisselle stipule, à l'article 3, qu'«il est interdit, à compter du 1er juillet 2010, de mettre en vente, vendre, distribuer ou mettre autrement à la disposition des.consommateurs un détergent à vaisselle contenant 0,5% ou plus de phosphore en poids».Tbute infraction au règlement rend le contrevenant (personne morale) passible « d’une amende allant de 6000 à 120 000$ pour une première infraction» et pouvant aller jusqu’à « 240 000$ pour toute infraction subséquente » (article 4).www.naturequebec.org ' UN CA EAU POUR ./ un blo nOËL.Bio bulle Voir TOUTE la vie e.n bio Abonnez-vous, prolongez ou renouvelez votre abonnement à Bio-bulle d’ici le 31 décembre 2010 et abonnez un ami à seulement la moitié du prix! S.V.P.COCHER L'OPTION DE VOTRE CHOIX • Abonnement 1 an 6 numéros 1er abonnement 29,75$ + 3,83$ (TPS & TVO) : 33,58$ 2e abonnement 15,00$+ 1,93$ ms JVO) : 16,93$ TOTAL: 50,51$ • Abonnement 2 ans 12 numéros 1" abonnement 47,50$+ 6,12$ (TPS S TVO): 53,62$ 2e abonnement 24,00$+ 3,09$ (TPS S TVO): 27,09$ TOTAL: 80,71$ Merci de soutenir Bio-bulle et Joyeux Noël! L'offre inclut la promotion Druide JE M'ABONNE.(je renouvelle : mon tt d'abonné est _ Nom:_________________________________________________________ Nom de l’organisme (si applicable):__________________________ J'ABONNE MON AMI[E].Nom de l’organisme (si applicable): Merci de remplir ce formulaire et de le retourner, accompagné de votre chèque, à : I, O 495, route 132, La Pocatière (Québec) GOR1Z0 LaV IS Tél.: 418.856.5872 • Téléc.: 418.856.2636 • Courriel : abonnement@lavisbio.org BIO Le formulaire est aussi disponible à www.lavisbio.org B-8ULLE NUMERO 97 WWW.LAVISBIO.ORG • B I O INFO* %ÊÊmr WBÊÊÊSÊ COSMÉTIQUES ET ÉTIQUETTES Alertés par plusieurs études et avertissements sanitaires, les Français sont aujourd'hui plus méfiants quant à la composition des produits qu’ils utilisent pour eux et leur famille.Dans la ligne de mire, les parabènes, le phéno-xyéthanol, les sels d’aluminium et les dérivés de pétrole.Les grands groupes du secteur l'ayant bien compris, ils ont répondu massivement à cette demande, soit en rachetant des sociétés bio, soit en créant leur propre marque spécialisée.Résultat : au rayon cosmétique bio, on trouve de tout, à tous les prix.Mais là où une petite entreprise proposera une crème à 99,9% naturelle et 80% bio, les marques de distributeurs se contenteront parfois de 10% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique.Les consommateurs réclament de plus en plus des critères de sélection plus draconiens, ou une étiquette avec plusieurs niveaux d’informations, afin de pouvoir bien identifier le degré de qualité du produit.www.maxisciences.com LE QUÉBEC ET LA FRANCE UNIS POUR LAG RI CULTU RE BIO Le Cégep de Vic-toriaville a signé une entente de partenariat avec le Centre national de ressources en agriculture biologique français, ABioDoc, relativement à la création d'une veille technologique à l'intention du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) et des agriculteurs biologiques québécois.En s'associant avec l'organisme français, le Cégep bénéficiera de 17 années de travail acharné.Créé en 1993, ABioDoc est effectivement déjà propriétaire d'une banque de données documentaires comportant près de 20 000 références.À ceci s’ajoutent environ 1700 ouvrages et une centaine de revues accessibles au grand public.Bien que les expertises répertoriées par ABioDoc concernent majoritairement des cas européens, une grande majorité des références sont adaptables à la réalité du Québec.Yanick Poisson, La Tribune BIO PIZZA, BIOLOGIQUE D'UN BOUT À LAUTRE Cela fait deux bonnes décennies que sont apparus au Canada les premiers restaurants qui proposent une cuisine à partir d'aliments biologiques.À Gatineau, le 21 septembre dernier, a été inauguré le premier restaurant au pays qui serait entièrement biologique, du plus humble des aliments jusqu'aux produits de nettoyage et d’emballage, en passant par la livraison à l’aide de véhicules hybrides.Chaque produit a été certifié biologique et un effort a été réalisé pour que les fournisseurs soient de la région.Ils sont une vingtaine, ce qui assurerait que 95% des produits sont du Québec.Les promoteurs du restaurant ont d’ailleurs pris les mesures suivantes : utiliser un maximum de produits de construction écologiques (peinture, ciment, adhésif, etc.), acheter des uniformes en coton bio, n’acheter que des produits nettoyants biodégradables, limiter la consommation d'eau, acheter des équipements certifiés Energy Star et acheter deux véhicules hybrides Prius pour la livraison à domicile.Thus les aliments sont certifiés Garantie Bio, Écocert, Régime bio-Canada ou USDA Organic.Pierre Jury, Le Droit UN SOUTIEN À NATURALAIT Le ministre d'État de Développement économique Canada a fait l’annonce le 31 août 2010 d'une contribution remboursable de 69 500$ à Naturalait.L’aide financière gouvernementale, consentie en vertu du Fonds d'adaptation des collectivités, permettra à ce regroupement de producteurs laitiers de démarrer une entreprise de transformation de lait biologique.Naturalait est un regroupement de producteurs laitiers, membres du Club lait bio du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont l'objectif est de transformer une partie de leur lait certifié biologique en yogourt de type artisanal et de maximiser du même coup la transformation de lait biologique dans la région.Le yogourt, pasteurisé, mais non homogénéisé, sera fabriqué dans les locaux de la microfromagerie Ferme des Chutes, qui est située à Saint-Félicien.www.actionplan.gc.ca Cégep de Victoriaville Les réponses au quiz GaïaPresse de la page 21 : q 19 e-g :q-g :o-z :q-i Devenez membre dès maintenant! Retrouvez toute l'actualité environnementale à travers les 17 régions du Québec et 14 thématiques environnementales WWW.GAIAPRESSE.CA AIL de: 6 WWW.LAVISBIO.ORG * • • BIO-BULLE NUMÉRO 97 •BIO INFO • DÉBUSQUER LES ÉCOLOS DE FAÇADE Les entreprises veulent toutes paraître écolo même si elles ne le sont pas réellement.On appelle ce phénomène récoblanchiment, ou blanchiment vert, bref, il s'agit d'avoir l’air plus vert que vert.Les consommateurs peuvent s'y perdre.Est-ce vraiment un produit bio et écologique?L’index Greenwashing est un site éducatif qui permet de faire le tri et de repérer les opportunistes.Les consommateurs peuvent y soumettre leurs commentaires et noter les publicités ou les prétentions des entreprises.Les évaluations sont produites à partir d'une série de questions relatives au visuel et au contenu du matériel publicitaire, du produit lui-même, des affirmations de la compagnie relatives à sa philosophie verte, etc.Pour voir les entreprises qui ont la cote.et celles qui l'ont moins : www.greenwashingindex.com Magali Bourrel Agence Science-Presse COLLOQUE SUR L'IRRIGATION EN HORTICULTURE Organisé par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), le 25 novembre 2010, une initiative du Comité légumes Hôtel Universel Best-Western 915, rue Hains Drummondville J2C 3A1 Information: Service à la clientèle du CRAAQ 418.523.5411 ou, sans frais, 1.888.535.2537 Courriel: client@craaq.qc.ca Programme: www.craaq.qc.ca/Documents/Evenement/892/file/Prog_prel_collleg10.pdf L'HORTICULTURE ENVIRONNEMENTALE Pour une troisième année, l’Institut québécois du développement de l'horticulture ornementale (IQDHO) a organisé la Journée sur les méthodes bio.logiques en horticulture ornementale portant sur les trucs et nouveautés en lutte biologique.Les propos tenus par les conférenciers lors de cette activité, que ce soit les moyens de faire la guerre au puceron ou l'étude du géranium biologique, se retrouvent dans le lien suivant : www.agrireseau.qc.ca/agriculturebiologique/documents/QV1008J7-19.pdf Et des cliniques De plus, 1' IQDHO offre des cliniques conçues pour aider les producteurs et intervenants du secteur à améliorer leurs connaissances techniques et pratiques sur divers Photo: ©NuancePhoto aspects de la production et sujets connexes.D'une durée d’une journée, celles-ci sont offertes à des groupes restreints de 20 à 25 personnes à la fois.Elles sont offertes dans diverses régions du Québec, à la demande des entreprises.Il est à noter que les frais d'inscription incluent un guide technique complet spécifique à chaque clinique.Si vous êtes intéressé à participer aux cliniques, vous pouvez créer vous-même un groupe d'au moins dix personnes; la clinique se donnera à l'endroit de votre choix.Vous pouvez aussi vous joindre à un groupe dont les inscriptions sont gérées par l'IQDHO.Dans ce cas, vous êtes prié de faire parvenir votre inscription le plus tôt possible, le nombre de places étant limité à 25 personnes par clinique.IQDHO 3230, rue Sicotte, E-307, Saint-Hyacinthe (Québec) IQDHO LE CENTRE D'EXPERTISE EN HORTICULTURE ORNEMENTALE DU QUÉBEC J2S2M2 Tél.: 450.778.6514 Fax: 450.778.6537 Courriel: info@iqdho.com LA VIE APRÈS LE MUSÉE Fort du succès remporté le 17 avril dernier, le Musée des beaux-arts de Montréal a proposé pour la deuxième fois divers matériaux et objets à donner dans le projet « Ruelle du réemploi».Les Montréalais étaient invités à se présenter au 2181, rue Bishop, le 25 septembre 2010 pour se procurer du mobilier, des bibliothèques, des chaises de bureau, un fauteuil (de type Lazy-Boy), deux réfrigérateurs, des présentoirs de plexiglas, des unités d'éclairage* du bois, des rideaux, etc., ainsi que des catalogues, et ce totalement gratuitement.Les dons étaient aussi acceptés et acheminés à Matériaux pour les Arts de Montréal, un organisme à but non lucratif dont la mission est de détourner les matières résiduelles qui prennent actuellement le chemin des sites d'enfouissement en les mettant à la disposition du milieu des arts et de l'éducation des arts.C'est la première année que le Musée organise cette vaste opération ayant pour but de donner une deuxième vie aux matériaux utilisés lors des expositions.www.takt-etik.com Épicerie Suppléments et cosmétiques Fruits, légumes, viandes et poissons bio ¦k En prime, votre compte-client! ut Accumulez des points-bonis sur chaque achat, JP ils se transformeront en $$$ fidélité! 1646 «C», chemin Saint-Louis, Sillery (Québec) G1S 1G8 Téléphone : 418.683.1936 • www.larosalie.com Le premier vendredi de chaque mois, La Rosalie vous offre une Journée gentillesse 10% sur tous les produits en magasin Événements Gratuités Venez nous voir! BIO-BULLE NUMÉRO 97 * • • WWW.LAVISBIO.ORG 7 bio info • BIO CAPSULES» Des Britanniques mangent de la vache.clonée Du whisky dans le moteur Les Britanniques ont, à leur insu, consommé de la viande de vaches clonées, a affirmé début août la Food Standards Agency (FSA).Si les États-Uniens JA sont autorisés depuis 2008 à ¥ commercialiser de la viande issue f H d'animaux clonés, I l'Europe prévoit qu'une 1 H autorisation spécifique doit être accordée sur son territoire pour tout m aliment nouveau.La r ¦ Grande-Bretagne considère que les aliments issus du clonage entrent dans cette catégorie.L’EFSSA, l'Autorité enne de sécurité des aliments, estime qu’il n’y a pas de danger à mer des aliments provenant d’animaux issus du clonage.Un avis qui est loin de faire l’unanimité._.V Des chercheurs écossais de l'Université Napier, à Édim-bourg, ont concocté un biocar-¦ burant très riche en énergie, à j£§ partir de deux rejets industriels flJ dérivés du procédé de fermenta- tion utilisé dans la préparation du whisky.Ce nouveau combustible est impropre à la consommation pour l’humain, mais ses inventeurs disent qu'il peut être utilisé tel quel dans les voitures à essence actuelles.Son utilisation optimale serait de le mélanger à du diesel.L'équipe de chercheurs dirigés par le professeur Martin Thngney a obtenu du biobutanol en travaillant des rejets industriels fournis par la distillerie écossaise où la multinationale de l'alcool Diageo produit le whisky Glenkinchie (Diageo est surtout connue pour le Johnnie Walker et le J&B).www.campagnesetenvironnement.fr Pas de pesticides dans le bio www.cyberpresse.ca Afin de savoir si le vin est souillé par des produits chimiques dangereux pour la santé, la Gazette de Montpellier a fait analyser 15 vins (la plupart du Languedoc), 12 conventionnels et trois bio.La moitié des vins conventionnels contenaient des résidus de pesticides, mais pas les vins bio.Un des dangers avec les multiples pesticides c’est leur effet cocktail.Selon Charles Sultan, professeur d'endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier : « Ce n'est pas une simple addition, mais une multiplication dont on ne connaît pas encore le véritable Le vin n'est pas le a Vitamine C pour l'hiver La vitamine C aide l'organisme à maintenir les tissus sains, un système immunitaire fort et elle facilite l'absorption de fer.Où la trouver?Si on pense immédiatement aux agrumes avec la vitamine C, il faut savoir qu'une demi-tasse de poivron _____ rouge cru contient 142 mg de vitamine C (plus qu'une A ) Ig \ orange moyenne).Un kiwi moyen contient 70 mg de vitamine C et 46 calories.________3s sont gorgées de fibres et d’antioxydants y compris la vitamine C.Une demi-tasse de fraises contient 49 mg de la vitamine et 27 calories.IJf Le chou de Bruxelles n’est peut-être pas ‘""‘V J le premier choix chez les enfants, mais c'est un superaliment renfermant 48 mg de vitamine C, 300 pG de Vitamine K pour seulement 28 calories.The Daily Green impact, seul aliment contaminé : « En 2007, la Commission européenne a analysé 62 000 produits alimentaires achetés dans toute >¦—W l'Union.Verdict: 41% d'entre eux contenaient des pesticides.» .vinquebec.com/node/7441 WWW.LAVISBIO.ORG • • * BIO-BULLE NUMÉR ACTUALITÉ L'héritage de Béchard en danger La Coalition SOS-Pronovost est une coalition réunissant plusieurs groupes importants d'agriculteurs, de consommateurs, de citoyens et d'écologistes, pour défendre le Rapport Pronovost et exiger du gouvernement sa mise en œuvre sans délai.Coalition SOS-Pronovost a appris que le livre vert de Claude Béchard sur la nouvelle politique agricole est présentement menacé, sinon compromis.Ce livre vert, qui serait déjà imprimé et qui devait sortir dès la rentrée parlementaire, est l'héritage le plus important de Claude Béchard.Si celui-ci tenait tant à demeurer à son poste, c’était pour mener à terme Æk cette nouvelle politique agricole, inspirée du Rapport Pronovost, dont il avait posé les fondements l'automne J| dernier en réorientant les Commission sur l'avenir de l’agriculture programmes de finance-et de l'agroalimentaire québécois ment de l’agriculture.Certains ne semblent pas avoir pleuré très longtemps son départ puisque des sources bien informées nous indiquent que le livre vert serait sur le point d’être remisé sur les tablettes.Que contient donc ce livre vert de si dérangeant qu’on ne veuille pas en dévoiler la teneur ni en discuter publiquement?Le nouveau ministre de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation serait-il en train de céder aux pressions de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui aurait d’ailleurs déjà demandé que le livre vert soit mis de côté?La Coalition SOS-Pronovost serait profondément indignée si le gouvernement Charest reniait l’héritage de Claude Béchard.« Ce livre vert est le résultat d’un travail considérable de centaines de personnes au cours des dernières années et prend sa source dans une consultation publique sans précédent sur l’avenir de l’agriculture et de l'agroalimentaire québécois, la Commission Pronovost», souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.D'autre part, un nombre croissant d'agriculteurs sont en difficulté, plus encore depuis le resserrement des assurances agricoles qu’on leur a fait accepter en prétendant que c’était la première phase d’une réforme qui profiterait à tous.Quant à ces milliers d’agriculteurs et artisans de proximité qui attendent leur tour depuis des années, et tous ces citoyens à qui on a promis un accès raisonnable à des produits locaux, bio et écologiques, auront-ils tous attendu en vain?La Coalition prévient le ministre Laurent Lessard et le premier ministre Jean Charest que la mise au rancart de la réforme agricole aura de très graves conséquences.« Nous demandons au ministre Lessard de rendre public le livre vert sans délai et dans son intégralité » clame Roméo Bouchard, coordonnateur de la Coalition et lui-même résident du comté de Kamouraska.« C'est l'héritage de Claude Béchard, il faut le respecter et permettre aux agriculteurs et à la population de débattre publiquement de la politique agricole qui est proposée dans ce livre vert.» • Le député ministre Claude Béchard nous a quittés le 7 septembre dernier des suites d'un cancer à l'âge de 41 ans.Il a occupé plusieurs fonctions au sein du gouvernement dont les plus récentes ont été celles, entre autres, de ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (2006-2007), ministre des Ressources naturelles et de la Faune (2007-2009), ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (2009-2010) et ministre responsable des Affaires intergouvemementales canadiennes et de la Francophonie canadienne (2010).Le 14 février 2008, il dévoilait un livre vert intitulé La forêt, pour construire le Québec de demain.Son but?Implanter un nouveau régime forestier au Québec en confiant plus de responsabilités aux différentes régions dans la gestion du patrimoine forestier de l'État.Deux ans plus tard, il s'apprêtait à publier un autre livre vert, prémices de la première politique agricole québécoise devant être entérinée au printemps 2011.Nous avions publié, dans le numéro de juillet-août 2008 (#83), un compte-rendu du projet de forêt communale de Mont-Carmel de Kamouraska qu'il a contribué à mettre sur pied.À toute la famille de Monsieur Béchard et ses proches, • mmm l'équipe de Bio-bulle tient à offrir ses plus sincères condoléances.LES ENGRAIS NATURELS Mc INNES depuis 1989 Stanstead (Québec) 819-876-7555 fax 819-876-1166 www.biobiz.ca • engrais@biobiz.ca Bio-gazon (8-2-3) Bio-jardin (4-3-6) Bio-roche (amendement, basa 11 e) Os fossile (phosphate de roche, 0-13-0) Mica Gluten de maïs (10-0-0) Sans fumier • Sans boue d’égout • Sans remplissage BIO BULLE NUMÉRO 97 • • • WWW.LAVISBIO.ORG • ACTUALITE* Les gaz de schiste font jaser L'Union paysanne exige un moratoire L’Union paysanne rejoint les différents mouvements citoyens, environnementaux et politiques et demande un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste (ou shale d’Utica).Nous croyons que ces projets doivent être soumis et débattus au sein de la population québécoise en raison des impacts importants qu’ils auront sur nos régions.Nous sommes collectivement responsables de la pérennité de nos ressources naturelles et c'est collectivement que notre mode de vie doit être durable tant au niveau social, qu'environnemental et économique.UNION PAYSANNE L’Alliance de la Terre et de la Table Malheureusement, nos ressources sont prises d'assaut par l'appétit insatiable des compagnies et gouvernants qui fonctionnent à courte vue.Il en va de notre souveraineté économique et territoriale.L'Union paysanne défend la souveraineté alimentaire qui ne peut se faire sans la souveraineté des ressources essentielles à la vie (la terre, l’eau et les semences).En toute logique, elle se doit de défendre le principe de cette même souveraineté au niveau économique et territorial.L’Union paysanne croit qu'il est urgent de revoir la Loi sur les mines au Québec afin qu’elle n'ait plus préséance sur les autres lois du Québec (La loi sur le développement durable, la réglementation municipale, le zonage, les lois environnementales ou même le code civil.).Marc-Antoine Minville, Union Paysanne Ld FABQ veut des balises claires De façon générale, la FABQ partage l'inquiétude de la population à l'effet qu'il s'écrit beaucoup de choses et qu'il s'en dit tout autant sans que nous ayons toute l'information sur le gaz de scmste et ses retombées (qu’elles soient positives ou négatives).Le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) permettra de faire la lumière sur le gaz de schiste et c'est pourquoi la FABQ entend suivre les travaux.Le BAPE devra apporter des réponses aux nombreuses questions portant sur les conséquences pour les communautés avoisinantes, l'environnement, la qualité de l’eau et sur les retombées économiques appréhendées.Par la suite, ce sera à la société et au gouvernement de tracer la ligne au regard du gaz de schiste et de son exploitation au Québec.Si le Québec choisit de poursuivre le développement des gaz de schiste, la FABQ désire que celui-ci se fasse dans un cadre qui assurera la protection du territoire agricole.On sait qu’il se perd déjà trop de terres agricoles au profit du développement urbain, le Québec ne peut se permettre d'en perdre davantage.Dans ce contexte, la FABQ souhaite qu'une entente-cadre soit définie avec les sociétés gazières, laquelle entente permettra de compenser aux producteurs agricoles l’ensemble des nuisances que provoquent l’exploration et l'exploitation du gaz de schiste et garantira le respect de leurs droits de propriétaires fonciers.Jean-Philippe Deschênes-Gilbert, FABQ V FABQ FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC CO CJ CD JUS/ algaAne produits biologiques pour animaux de ferme mic,eee*«l P*-'*** Les vitamines BIOVIT sont des vitamines A, D3 et Elipo enrobées.Grâce à l'action d'une matrice lipogel, elles sont les seules vraies vitamines protégées de la dégradation dans la rumen, une protection à 95%, elles se dégradent seulement au niveau de l'intestin grêle, donc parfaitement biodisponibles.Minéraux - bovins laitiers - bovins de boucheries Micheline Sénéchal T: 819 823-8922 info@alqa-vie.com wvm.alga-vie.com IWW.LAVISBIO.ORG • • * BIO-BULLE NUMB JUSTICE POUR TOUS* t^r4 Tactique, subterfuge ou maladresse Il y a quelques mois à peine, le 13 juillet 2010, la Commission de la protection du territoire agricole du Québec rendait une décision que tous ceux et celles qui désirent entreprendre une exploitation de culture biologique devraient consulter et méditer pour être à même de mieux U qui préparer leur dossier pour soutenir leur demande.Voici les détails de l'affaire : Le demandeur, M.Jacques Parent, désire faire l'acquisition de la terre de M.André Léveillée, d'une superficie de 5,58 hectares et souhaite y établir un projet de culture maraîchère biologique ainsi que de culture biologique en serres.Mais avant d’entreprendre son projet, M.Parent désire préalablement obtenir l'assurance qu'il pourra y construire une résidence et requiert donc l'autorisation d’utiliser à d’autres fins que l’agriculture une partie de la propriété qu'il désire acheter et dont la superficie est de 3375 mètres carrés.La Ville de Lachute ainsi que la MRC d'Argenteuil ont recommandé à la Commission d’autoriser ce projet mais notamment à la condition que le demandeur construise une des serres prévues en même temps que la résidence projetée ou encore que le demandeur fasse la preuve qu'il a mis en place le financement requis pour la réalisation de son projet.La MRC a même suggéré que le demandeur réalise ün plan d'affaires complet et même qu'il démarre le processus de certification biologique.Cette demande de M.Parent n’allait pas passer comme une lettre à la poste.Dès le 11 mai 2010, la Commission émettait son orientation préliminaire à l’effet que cette demande devrait être refusée et le Syndicat de l’UPA d'Argenteuil-Sud, pour sa part, manifesta son désaccord à cette demande qui ne représente pas à son avis un projet agricole soutenable.Lors de la rencontre publique devant la Commission, le demandeur a fait ses représentations en soumettant les arguments suivants : H possède une expérience en agriculture à petite échelle alors qu'il vendait ses produits jgJSï^ notamment à ses collègues de travail qui les appréciaient; Cette terre est trop petite pour la grande agriculture et son projet est une alternative valable pour des terres délaissées par les gros agriculteurs; Il veut fournir un nouveau créneau pour les consommateurs d’aliments biologiques produits à petite échelle; Comme les serres projetées requièrent une présence constante, il lui faut donc construire sa résidence pour ce faire.Par Me Richard Seers Évidemment, la Commission a fait l'analyse de cette demande telle qu’elle lui était soumise et en tenant compte de certains précédents.Elle constate que le projet du demandeur s’intégre dans une affectation agricole reconnue au schéma d’aménagement et de développement de la MRC d’Argenteuil où l'usage résidentiel est permis.Mais quoi qu’il en soit, la Commission constate avant tout chose que la résidence projetée est liée à un projet agricole qui n'est pas entrepris.Finalement la Commission, sans déprécier aucunement le type d'agriculture que projette de pratiquer le demandeur, maintient la position qu'elle annonçait dans son orientation ’ préliminaire en refusant cette demande.Sans spéculer et surtout sans mettre en doute la sincérité du demandeur, quelle aurait été la décision de la Commission si le demandeur avait pris soin de réaliser les recommandations de la MRC d'Argenteuil en entreprenant d'abord son projet de culture biologique avec un plan d’affaires adéquat?La Commission aurait-elle rendu une décision favorable?Ces conditions réunies, les chances d'obtenir une décision favorable de la Commission auraient été certainement améliorées et optimales.On peut toujours le croire et la morale de cette histoire, si l'on doit en retenir une dans votre propre intérêt : assurez-vous de préparer votre demande en initiant d'abord votre projet d'agriculture biologique si vous désirez avoir un toit sur la tête au moment d'arroser votre potager.• Richard Seers Avocat inc.pour le bénéfice de vos affaires 240, Saint-Jacques, bureau 700 Montréal (Québec) H2Y1L9 Cellulaire: 514717-7864 Télécopieur : 514 284-0042 Courriel : rseers@richardseersavocat.com www.richardseersavocat.com B10-BULLE NUMÉRO 97 • • * WWW.LAVISBI0.ORG DOSSIER* En premier lieu qu'est-ce qu'une huile essentielle?Divines huiles essentielles! Antoine Rigault, de la compagnie Union Nature distribuant les produits Divine Essence, est un spécialiste passionné entre autres des huiles essentielles, eaux florales et autres extraits de plantes.Il parcourt le monde à la recherche d'effluves aromatiques et nous éclaire sur ces ressources de plus en plus employées.Entrevue réalisée par Jacques Lanoue C’est tout simplement la partie aromatique de la plante et le procédé le plus courant pour l’obtenir est la distillation à la vapeur d'eau.En fait, c'est le principe du presto à la maison, dans lequel on mettrait des plantes (comme la lavande de son propre jardin), avec de l'eau dans le fond.Celle-ci, en bouillant, va générer de la vapeur qui, en traversant la plante, va chercher les micropoches d'huile essentielle contenue dans la fleur, la feuille, la racine, l’écorce, le bois, etc.La vapeur passe ensuite dans un serpentin refroidi à l'eau ' froide et se condense avant d'être récupérée, à l’état liquide, dans un essencier (ou vase florentin).On obtient alors une mince couche d'huile sur l'eau de distillation (eau florale), c'est la précieuse huile essentielle qui, à quelques exceptions près, est plus légère que l’eau, ce qui explique pourquoi on la retrouve à la surface.Les « vertus cachées » de certains cosmétiques Si l'emploi de produits cosmétiques vise à refléter la bonne santé et la bonne forme, l'utilisation de certains de leurs composés pourrait avoir des effets contraires.Nous émaillerons ce dossier de quelques exemples des produits dont il est le plus question lorsqu'il s'agit de risques pour la santé ou l'environnement.www.davidsuzuki.org Le triclosan Agent conservateur et antibactérien dans les produits antisudorifiques et DÉODORANTS, LES NETTOYANTS ET LES PRODUITS DÉSINFECTANTS POUR LES MAINS ET DE NOMBREUX PRODUITS DOMESTIOUES À ACTION DITE ANTIBACTÉRIENNE.Le triclosan peut être absorbé par la peau et est suspecté de nuire à l'équilibre hormonal en perturbant le système endocrinien.Les scientifiques du Centre américain de lutte et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) ont décelé le triclosan dans l’urine de presque 75% des échantillons récoltés auprès de 2517 personnes âgées de 6 ans ou plus.L'Union européenne a classifié le triclosan comme irritant pour la peau et les yeux et le qualifie de très toxique pour les organismes aquatiques.Environnement Canada a fait de même, classifiant également le triclosan comme susceptible d'être bioaccumulable et persistant (c'est-à-dire qu'il ne se dégrade pas et peut s'accumuler dans l'environnement après avoir été évacué par les canalisations de douche).Une fois introduit dans l'environnement, le triclosan réagit chimiquement et crée des dioxines, substances bioaccumulables et toxiques.L'utilisation à grande échelle du triclosan dans les produits de consommation pourrait favoriser le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.L'Association médicale canadienne réclame l'interdiction des produits de consommation antibactériens notamment ceux comprenant le triclosan.Y a-t-il d'autres procédés pour obtenir l'huile essentielle?D’autres variantes existent comme l’hydrodistillation où la plante est bouillie dans l’eau.Elle est moins utilisée car elle altère un peu plus les propriétés bénéfiques de la plante.Il y a aussi l’« absolue » obtenue par un procédé d’extraction à l’aide de solvants.En effet, des fleurs comme le jasmin, le lilas ou le muguet sont intenses en arôme mais si on procède avec la vapeur d’eau on n’obtient pratiquement rien.Il faut donc un procédé d’extraction chimique sinon le rendement serait tellement faible que ça rendrait l’opération irréalisable sur le plan commercial.C’est pourquoi on retrouve une foule de parfums synthétiques de muguet, de lilas ou de chèvrefeuille par exemple.Il existe d’autres procédés tels que l’extraction par centrifugeuse.Dans le cas des agrumes, le zeste du fruit est râpé mécaniquement et placé dans une centrifugeuse pour en extraire l’essence.Quand on parle de fleur d'oranger, on pense à plein de bonnes choses à déguster mais a-t-elle également une fonction thérapeutique?Effectivement, l'huile essentielle de fleur d’oranger appelée néroli (du nom de Marie-Anne de La Trémoille, princesse des Ursins et de Nérola, qui la popularisa et dont la légende dit qu’elle l'utilisa durant la peste au XVIIe siècle en Italie) est utilisée pour son caractère sédatif et antistress.Considérée comme un excellent antidépresseur, elle a un effet des plus bénéfiques sur la peau, particulièrement la peau sèche et fragile.Il est à noter que l'eau de fleur d'oranger provient de l'oranger amer ou bigaradier, alors que le fruit que l'on mange est issu de l'oranger doux.Cet arbre a trois organes producteurs d'huile essentielle : le zeste du fruit, la feuille de l’arbre qu'on appelle oranger petit grain et la fleur nommée néroli.pim ESp — É En mai 2010, Antoine Rigault a fait le voyage jusqu'à Madagascar et a pu constater les méthodes d'extraction employées là-bas.En haut, séchage de l'écorce de cannelle; en bas, la distillerie de Nialouli.Un novice pourrait-il préparer lui-même ses mélanges d'huiles essentielles?Non, je ne le conseille absolument pas.Les huiles essentielles sont des substances extrêmement concentrées et à manipuler avec soin.S’il y en a d’assez bénéfiques et inoffensives, il y en a d’autres particulièrement dermo-caustiques, c’est-à-dire qu’elles peuvent irriter la peau.On ne peut pas jouer à l’apprenti sorcier et faire n’importe quel mélange n’importe comment sans connaître les dosages précis.Des huiles comme l’écorce de cannelle peuvent être extrêmement irritantes pour la peau.Il suffit d’en mettre trois gouttes dans le bain pour causer des brûlures très désagréables.Il faut donc consulter un aromathérapeute compétent ou se renseigner dans des ouvrages sérieux avant d’y aller selon son inspiration.AVISBIO.ORG BIO-BULLE NU • DOSSIER* Que recommanderiez-vous en premier lieu pour l'application d'une huile essentielle?Pour appliquer une huile essentielle sur la peau, il faut toujours la diluer dans une huile végétale.Il y en a une foule qui sont bénéfiques pour la peau, tout dépend des écoles.Pour ma part, je considère que les huiles végétales biologiques de première pression à froid sont les meilleures pour l’épiderme.Il y en a qui ne jurent que par l'huile de rose musquée du Chili.D'autres préfèrent l'huile d’argan du Maroc, l’huile de noisette, de tamanu (callophyle) ou encore de sésame, etc.Ce sont toutes d'excellentes huiles végétales, il suffit de savoir laquelle sera la mieux adaptée à notre peau.On m'a déjà dit que l'huile de noisette crue était la meilleure pour le visage, qu'en pensez-vous?À mon avis, c'est un mythe.Plusieurs autres huiles végétales peuvent agir tout aussi efficacement selon les personnes et le type de peau.En général, tout est une question de goût.Elles sont utiles pour diluer les huiles essentielles les plus populaires dont le tea tree et la lavande.Cette dernière (Lavendula angustifolia) est réputée être la panacée à cause de ses multiples propriétés : antiseptique, désinfectante, cicatrisante, calmante.Le tea tree (.Melaleuca altemifolia), tout aussi renommé malgré son odeur moins agréable, est cependant très efficace comme antifongique et antiseptique.Tbutefois, je mets toujours les consommateurs en garde.Les huiles essentielles peuvent accomplir des merveilles mais il faut être prudent : mal utilisées, comme n’importe quel autre produit, certaines d'entre elles peuvent mener à des expériences malheureuses.Quelles huiles essentielles seraient indispensables pour les urgences, comme les brûlures par exemple?Dans toute pharmacie familiale, on doit avoir au minimum trois à quatre Le Ravintsara, de Madagascar à l’hiver québécois.huiles essentielles dont la lavande, qui est excellente justement pour soulager et guérir les brûlures, coupures, piqûres d'insectes, diluée avec de l’huile de rose musquée du Chili; le tea tree antiseptique; l'origan pour prévenir les infections virales.Excellente contre les refroidissements, les rhumes et les grippes, il y a l’extraordinaire huile essentielle de Ravintsara (à ne pas confondre avec le Ravensara, une espèce en voie de disparition), provenant de la feuille d’une variété de camphrier qui pousse à Madagascar.C'est une huile indispensable pour nos hivers québécois, à appliquer en friction, en inhalation ou même en mettant une goutte à l’entrée de chaque narine pour se décongestionner.Il faut se rappeler qu'il existe trois façons d'absorber les huiles essentielles : par la peau (la voie topique), par la bouche (la voie orale), toujours diluées avec de l’huile végétale qui offre un film protecteur, et par le nez, en inhalation.Est-ce que ce qui était utilisé il y a 40 ans est désuet, par exemple l’encens et le papier d'Arménie?Oui et non.Oui car lorsqu'il y a combustion, il y a dégagement de substances Formulations jsioUVtAAJ » Granules _ _ - Améliorez le rendement de vos cultures et augmentez la matière organique de votre sol avec l'engrais naturel Acti-Sol! 4^=4 Contactez-nous pour connaît et nos programmes d'achat avantageux Acti-Sol, St-Wenceslas • Tél.: (819)224-4147 • WWW.acti-SOl.Ca .BIO-BULLE NUMÉRO 97 • • * WWW.LAVISBIO.ORG •DOSSIER* Le sulfate laureth de sodium (ou sodium lauryl sulfate) DÉTERGENT ET AGENT MOUSSANT UTILISE DANS LES SHAMPOOINGS, LES GELS DE DOUCHE ET LES NETTOYANTS POUR LE VISAGE AINSI QUE DANS LES PRODUITS NETTOYANTS POUR LA MAISON, COMME LE SAVON À VAISSELLE.Selon son procédé de fabrication, le sulfate laureth de sodium peut contenir des quantités significatives d’oxyde d’éthylène et de 1,4-dioxane.Or, le Centre international de la recherche sur le cancer classe l’oxyde d'éthylène comme un cancérigène connu et le 1,4-dioxane comme potentiellement cancérigène pour les humains.L'oxyde d’éthylène pourrait également causer des dommages au système nerveux.L’agence californienne de protection de l'environnement l'a classé comme substance potentiellement toxique sur la base de données qui démontrent qu'il pourrait nuire au développement de l’être humain.Le 1,4-dioxane est également persistant.Le 1,4-dioxane peut être éliminé des produits de beauté durant leur fabrication par un processus d'extraction sous vide, mais il est presque impossible pour les consommateurs de connaître quels produits contenant du sulfate laureth de sodium auraient été intégrés à un tel processus.toxiques.Non dans le fait de son utilisation millénaire car on parle de traditions.Mais sur le plan scientifique, la fumée, quelle qu’elle soit, pollue plus que la diffusion d’huile essentielle.Parlant de diffusion, sur le plan olfactif, qu'elle est la façon la plus saine de diffuser les huiles essentielles?o> ain an levain Tisserande etfdense micKelle.bcam*cgai*d@tclmilot.net 819.221.2873 JvUcl&iit ktrborïrtc- Michelle Beauregard Une jardiniere à la fibre paysanne Une dizaine de variétés de patates, une centaine de plants de tomates, une superbe qualité de compost.Il y a de ces gens tellement dédiés à leur jardin que cela suscite vraiment chez moi de l'admiration Michelle Beauregard est un des ces spécimens que je vous présente ici.Par Edith Blouin SUIVEZ LE FIL Michelle jardine depuis plus de 30 ans.Sa motivation principale : approvisionnement de matière première fraîche de qualité pour bien se nourrir et se soigner.Par souci d'économie d'abord, puis d'écologie parce que.cela va de soi! Cela va de soi quand, petite, on passe toutes ses fins de semaine à aider sa grand-mère fermière qui lui transmet, mine de rien, un goût pour la vie et sa biodiversité.Cela va de soi aussi quand notre sensibilité à l'environnement se retrouve souvent heurtée par des actes inconscients de leur impact.Comme par exemple l'usage de pesticides dans les vignes de Californie causant des torts à la santé des travailleurs et entraînant leur grève.Les multiples outrages envers la nature la font se positionner résolument du côté des « écolos ».Désirant être bien outillée pour mieux intervenir au jardin et en apprendre davantage, Michelle fait De l’ombre, de la fraîcheur, le terrain lui-même semble dire : « Par ici le compost! » aussi partie des premières personnes qui reçoivent les enseignements de Denis LaFrance en matière de jardinage écologique et de Danièle Laberge pour ce qui est de la transformation des aliments et de l'herboristerie.Issue d’une famille de 14 enfants, celle qui est devenue à son tour mère de 4 enfants a développé un grand sens du partage qui se répercute aujourd'hui dans tout ce qu'elle fait.En conséquence, certains surplus de récoltes sont échangés ou offerts lors du marché annuel du village qu'elle et son conjoint ont grandement contribué à mettre sur pied.CENT FOIS SUR LE MÉTIER, REMETTEZ VOTRE OUVRAGE Alors que beaucoup d’énergie avait été déployée pendant 22 ans pour implanter potager et verger, la famille s’est vue contrainte de déménager.Depuis une dizaine d'années, c’est entourés de forêts, de mouches, de renards et d'ours que jardins et vergers prennent forme.Michelle et Gilbert composent avec un paysage constitué de caps rocheux et travaillent de fonction d'en tirer le meilleur.Ainsi, on a installé une pompe dans une dépression qui accumule l'eau venue, de la forêt surplombant le jardin.Un coin ombragé par de grands arbres sert à abriter l'aire de compostage.Le site pour le verger a été mûrement réfléchi et ainsi va la vie à Saint-Élie en Mauricie.Il est intéressant de savoir qu'à l'emplacement actuel du potager se trouvait à l'origine un marécage qui fut rempli de sable pour servir ensuite d’enclos pour des chevaux.Le couple entreprend d'amender ce sol à partir des connaissances acquises ainsi que des ressources à leur disposition : une bonne quantité de feuilles mortes1 mises en tas et laissées à composter jusqu'à ce qu'elles deviennent humus; du fumier de cheval mélangé avec les résidus de jardin et de cuisine, dans lequel tas on introduit les préparats à compost tel qu'on le pratique en biodynamie.Puis, comme le milieu naturel dans lequel baigne le jardin génère beaucoup de matière ligneuse, les branches et les jeunes arbres taillés 1 Chez Michelle, les feuilles mortes d’érable, de chêne et de hêtre prennent de 4 à 5 ans à se transformer en humus.Les feuilles de peuplier et de bouleau compostent plus rapidement.iW.LAVISBIO.ORG ••• BIO-BULLE NUMERO 9' • JAR AGE» (pour plus de luminosité) sont déchiquetés à l'aide d'une ancienne fourragère.Le bois raméal fragmenté qui en résulte a manifestement déjà fait ses preuves sur la qualité du sol et des récoltes d'une des sections du potager.UN PETIT CÔTÉ SAUVAGE La faune et la flore sauvages parmi lesquelles Michelle et sa famille ont choisi de s'établir ne représentent pas pour eux l'ennemi à abattre.Il y aurait bien sûr quelques mouches et broussailles en moins que cela ne nuirait pas à leur qualité de vie.mais la curiosité naturelle d’en savoir plus sur cette grenouille, ce rapace ou cette plante sauvage conduisent Michelle, Gilbert et les enfants devenus grands à d'intéressantes observations et à .de fabuleuses découvertes! Comme un de ces printemps où les écureuils avaient laissé des faînes qui, même germées, ont enrichi le menu et fait le régal de toute la famille.Quant au jardin, malgré tout le soin qu'on lui accorde, il y a des moments où il y a abondance de chou gras, galinsoga, amarante et autres jeunes adventices qui tapissent des planches pourtant réservées à la culture des légumes.Quand on sait la comestibilité et la valeur nutritive de ces dernières, on ne jette plus ses choux gras! Michelle sait, Michelle fait.sans que cela nuise pour autant aux plantes cultivées.RIEN NE SE PERD.Tbut l’été est orienté de sorte à se bâtir des provisions pour l'année.En plus des légumes frais, on appliquera la méthode de conservation qui convient le mieux à chaque espèce.Ça commence avec les fines herbes et aromates qu’on déshydrate et qui entrent dans la composition d’un bon sel aux herbes pour se continuer avec le pesto à la fleur d'ail en passant par la mise en conserve d’une légumineuse nommée fève-pois de Lotbinière, sans oublier les tomates séchées dans l'huile, la choucroute et autres lactos, les plantes médicinales pour les tisanes, teintures-mères et onguents.Les plants de bleuets, framboisiers, gadelliers, camerisier, groseillers, vignes ainsi que les pommiers, pruniers, poiriers et cerisiers fourniront de quoi à déguster frais, congelé et confectionner confitures et cuirs de fruits.Même les semences de plusieurs plantes cultivées sont conservées pour la suite du monde.PATRIMOINE ET TRADITION italienne, déterminée et hâtive ainsi que la Québec 5, une indéterminée hâtive à fruit de grosseur moyenne développée par M.Vandal qui fut agronome et enseignant à l’Université Laval.Transmis par son amie écologiste Céline Caron, Michelle cultive, propage et partage depuis autant d’années un oignon vert connu sous le nom d'échalote de Sainte-Anne.Le fameux ail de l’Armoire aux Herbes se retrouve aussi dans la collection de ce musée vivant.Même chose au verger où la quinzaine de pommiers standards sont ou seront greffés avec des variétés dignes de passer à l'histoire.Dans le même ordre d’idée, un aliment de base comme le pain mérite une attention particulière.Bien qu'elle se soit réjouie de la venue récente d’un boulanger à son village et qu’elle le supporte dans son travail, Michelle s’approvisionne en grains d’épeautre, cette céréale ancêtre du blé, qu’elle moud au fur et à mesure des besoins en pain de la maisonnée.Elle nourrit son levain depuis maintenant 27 ans.TRANSMETTRE L’HÉRITAGE PAYSAN Comme un rite saisonnier, la paysanne accomplit ses corvées.Témoins et participants aux activités champêtres, ses enfants qui en ont profité pleinement en sont maintenant à tracer leurs propres sillons dans la vie.De son côté, Michelle poursuit toujours avec autant d'ardeur ce labeur qui lui tient à cœur : entretenir la santé et remédier aux déséquilibres, ceux de l'homme comme ceux de la terre.Et pour y arriver, ça passe par le jardin! Puis, comme l'image du pissenlit qui dissémine ses fruits à tous vents, la jardinière s'ouvre à la transmission du savoir-faire paysan.Puisse-t-il se trouver encore du terreau fertile pour accueillir l'utile.comme l'agréable.• L'échalote de Sainte-Anne Obtenue il y a environ 25 ans de Céline Caron, une jardinière de la côte de Beaupré, il semble que cette échalote se cultive traditionnellement et presque exclusivement sur la côte de Beaupré.Plantation : Le 26 juillet on met en terre les oignonnets qui ont préalablement été détachés les uns des autres et dont on a enlevé les racines séchées.Ils ont une forme allongée et peuvent atteindre jusqu'à 2 cm de diamètre pour les plus beaux.Les plus petits produiront bien quand même.On les plante à 10 cm les uns des autres sur le rang et on laisse 25 à 30 cm entre les rangs.Arrachage: Autour de la Saint-Jean, on arrache les échalotes dont les queues ont commencées à jaunir.On les fait sécher au soleil et à l'abri de la pluie jusqu'à la fête de Sainte-Anne, soit le 26 juillet.risserande à ses heures, Michelle voue un respect pour :ertaines plantes qui ont une histoire particulière.Aussi se iévoue-t-elle pour perpétuer la tradition en les cultivant l’année en année.C’est le cas du foin d'odeur, une graminée indigène que les Amérindiens appelaient es cheveux de la Tferre Mère et utilisaient comme sncens lors des rituels.Nos ancêtres s’en servaient aussi pour repousser les mites.Michelle confectionne à chaque année de magnifiques tresses qu’elle assemble sn forme de cœur.Il s'en dégage une agréable odeur qui persiste longtemps.Parmi les autres espèces qui aux de yeux de Michelle Beauregard méritent d'entrer dans la tradition, on retrouve deux variétés de tomates qu’elle cultive depuis plus de 25 ans.: la Nova, de type Récolte : En septembre et octobre on peut déjà récolter quelques oignons verts.À ce moment le petit bulbe produira quelques oignons.Ceux qui n'auront pas été récoltés restent en terre durant l’hiver et ne demandent aucune protection spéciale.Dès la fin avril, les oignons commenceront à pointer et on peut commencer à les consommer.Chaque bulbe planté en juillet se divisera en plusieurs oignons verts durant le printemps, jusqu'à 6,12 et même 15 lors des bonnes années.À l'approche de l’été, les queues vertes commencent à sécher et les bulbes se formeront.Pendant la dernière semaine de juin jusqu'au début de juillet on arrache et on fait sécher.BIO-BULLE NUMÉRO 97 * • * WWW.LAVISBIO.ORG production PRO C T I O N L'apiculture autrement La ruche Warré, l'apiculture accessible à tous Par Véronique Alexandre pgjjgjg^ Quand On dit «bio» en agriculture, il ne suffit pas de remplacer les produits de synthèse par des intrants naturels, il s’agit souvent de réinventer une façon de faire.Les maraîchers vanteront la rotation et la diversité des cultures, les fermiers en production animale prôneront un élevage où les animaux sont libres de marcher et d’aller dehors, en plus d'être élevés sur litière, les jardiniers encourageront les cultivars à pollinisation libre, la permaculture et les plans d'eau.Qu’en est-il de l'apiculture?Suffit-il de mettre sa ruche dans un champ bio et de ne pas administrer de poison à ses abeilles?Et si on réinventait l’apiculture, en s’adaptant aux abeilles plutôt qu'à notre manière de faire?Il y a de cela près d’un siècle, l’abbé catholique Émile Warré (1867-1951) a consacré sa vie à observer les abeilles en menant des expérimentations sur 350 ruches de différents systèmes pendant une période de plus de 30 ans.Il a mis sur pied une ruche qui avait comme objectif premier d’être accessible à tous, cela en l'adaptant au comportement naturel des abeilles, en minimisant au maximum le rombre d'interventions de l'apiculteur et en diminuant les ;oûts de production.Cette ruche qui a plutôt été laissée pour compte au temps de Warré refait maintenant surface 3t devient de plus en plus populaire, surtout auprès des écologistes.La ruche Warré se différencie donc des ruches conventionnelles par deux éléments majeurs : sa construction et sa conduite.LA CONSTRUCTION DE LA RUCHE Les ruches conventionnelles, telles que la Langstroth, ont des dimensions intérieures de 47 x 38 x 24 cm, alors que celles de la ruche Warré sont de 30 x 30 x 21 cm.Bien que cela apporte l'avantage d'être plus facile à manipuler pour l'apiculteur, la véritable raison qui a mené à l'adoption de ces mesures est née de l'observation des populations sauvages.Les abeilles ne construiront jamais de leur plein gré une si grande surface en largeur car cela rend plus difficile le chauffage de la ruche en hiver et rend inaccessible tout le miel disposé dans les pourtours de la hausse (caisse en bois que l'on superpose sur le corps de ruche pour accueillir les provisions de miel) en hiver.En effet, les abeilles se regroupent en grappe de 21 cm de diamètre dans la hausse -c 4 H- T ¦ Photos : Véronique Alexandre et montent tout au long de la dure saison, en plein centre; elles ne s'aventurent pas hors de la grappe et ne consomment donc pas le miel qui se situe aux pourtours de la ruche.La deuxième chose que l’on remarque, et qui surprendra le plus les apiculteurs d’aujourd’hui, sont ses rayons fixes.En effet, pas de cadres de bois et de cires gaufrées, pas de cadres de plastique et de visites hebdomadaires pour les empêcher de sceller les cadres à la propolis.Avec la Warré, on laisse les abeilles construire elles-mêmes leurs rayons à partir de simples barrettes de bois amorcées de cire, limitant du même coup le nombre de maladies dans la ruche.Après tout, elles se débrouillent bien ainsi dans la nature! Au niveau de la construction, les autres différences majeures que l’on remarque sont un coussin sous le toit qui absorbe la condensation et qui isole la ruche, ainsi Références L'Apiculture pour tous, 12e édition, par l'abbé Warré L'Apiculture écologique de A à Z, par Jean-Marie Frèrès et Jean-Claude Guillaume www.ruchewarre.net warre.biobees.com '.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMI www.pepinieriste.ca Arbres fruitiers rustiques & ancestraux LAVtSBIO.ORG ULLE NUME mm Les fenêtres offrent une vue imprenable sur le travail des ouvrières et le miel récolté.qu’une fenêtre.La fenêtre, qui pourrait bien être ajoutée sur n’importe quel type de ruche, n’a pas été apportée par l’abbé Warré, mais plutôt par M.Guillaume, un apiculteur qui a suivi ses traces.Chaque hausse a une fenêtre qui permet à l’apiculteur de voir ce qui se passe dans la ruche sans l'ouvrir.Miel operculé?Couvain?Cires en construction?Rien?Plus de mystères pour l'apiculteur curieux qui n’a jamais l'opportunité de voir ce qui se passe à l'intérieur en temps normal, puisque lorsqu’il ouvre la ruche, c'est toujours la panique dans la colonie! LA CONDUITE La grappe des abeilles cirières construit de nouveaux rayons sous l'oeil avisé de l'apiculteur, grâce à la fenêtre de la ruche Warré.Photo: Véronique-Alexandre seconde fois à l'automne pour la récolte.Dans la con- "U duite Warré, on laisse deux ou trois hausses pleines de miel aux abeilles pour passer l’hiver mais surtout, on leur laisse leur miel! Comparativement au sirop de sucre pauvre en nutriments qui sert trop souvent à les nourrir, le miel convient parfaitement au métabolisme des abeilles - et pour cause! Elles n’en seront que plus en santé pour vous donner de meilleurs résultats l’année suivante.Une ruche affaiblie et malade n’est assurément pas ce que souhaite l'apiculteur.J'ai d’ailleurs remarqué qu'avec les ruches Warré, les abeilles sont drôlement plus calmes.Cela est dû au fait qu’on n’ouvre que très rarement la ruche.Les abeilles ont tendance à devenir agressives lorsqu'on les dérange souvent.UNE RUCHE ACCESSIBLE À TOUS Les pro-Warré vous diront que leurs ruches sont plus rentables au niveau commercial, mais je ne peux pas m’avancer de ce côté puisque je ne connais personne qui l'ait expérimenté au Québec.Cependant, ce dont je peux vous assurer c'est que l'objectif de l’abbé Warré a été atteint : une ruche accessible à tous, simple à construire et à conduire, qui peut être adoptée par quiconque a quelques heures à mettre sur l'étude de son fonctionnement et est le moindrement bricoleur (ou a un ami bricoleur!).Tbut maraîcher ou jardinier qui aimerait voir ses légumes et fruitiers pollinisés, tout parent qui souhaite enseigner à ses enfants le mode de vie des abeilles (qui, soit dit en passant, a beaucoup à nous apprendre) et tous ceux qui rêvent simplement d’admirer les butineuses sur leur parterre et de savourer une bonne tranche de pain tartinée au miel de chez eux auraient avantage à s'intéresser à la ruche Warré.• DU RUCPIER L'ingéniosité de la ruche Warré ne se trouve pas tant dans sa construction que dans sa conduite.Étrangement, ou plutôt naturellement, on ajoute les « hausses » par le bas! Une fois de plus, on écoute la manière de faire de l'abeille, qui déteste passer sur son miel pour aller plus haut.En nature, elle remplit ses cires de miel à partir du haut et descend toute la saison durant.Puis, l'hiver venu, elle remonte tranquillement dans sa réserve jusqu'au retour du printemps.Selon leur façon de faire, certains n'ouvrent la ruche qu'une seule fois à l'automne pour la récolte, d'autres deux fois, une fois au printemps pour la division et une Le modèle Warré peut être élaboré à partir d’une ruche conventionnelle.Il suffit d’un peu de contreplaqué et de bonne volonté! production nouvelles des organisations • NOUVELLES DES ORGANISATIONS* l7/\l 3Q FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOCIOUE DU QUÉBEC L'achat local est remis en cause par Jean-Philippe Deschênes-Gilbert, Secrétaire de la Fédération d'agriculture biologique du Québec LU achat local et les circuits courts se retrouvent régulièrement à la une des magazines et des journaux.¦ On y prône alors les multiples vertus de ce mode d’achat, puisque vertus il y a.L'Institut économique de Montréal (IEM) vient toutefois de lancer un pavé dans la mare en remettant en cause les nombreux bienfaits écologiques et surtout économiques de l'achat local.D'emblée, HEM affirme que «les présumés avantages environnementaux de l'achat local se fondent souvent sur une évaluation inappropriée des sources globales d’émissions de gaz à effet de serre ».Elle ajoute que les militants de ce mode d’achat ignorent les écarts de productivité entre les emplacements géographiques.À ce sujet, les fraises californiennes représentent un exemple éloquent selon l’Institut.Les conditions de production en Californie sont telles qu’un hectare de terre donne annuellement plus de 50 000 kg de fraises alors que le même hectare ontarien en produit 10 000 kg.Mais est-ce que les conditions de production définies comme «pratiquement idéales » par l’IEM tiennent compte de l'inquiétante disparition de la nappe phréatique californienne?Est-ce que ces conditions de production « idéales » considèrent l'exploitation d'une main-d’œuvre ne bénéficiant d’aucune protection sociale?Est-ce là « l'idéal » que nous visons?En définitive, doit-on résumer les conditions de production à de simples considérations agronomiques sans même regarder les aspects sociaux et environnementaux?L’analyse de l'IEM prend appui sur une étude réalisée par le ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales du Royaume-Uni.Il est vrai que cette étude reste encore aujourd’hui une des seules références en la matière.Elle démontre entre autres que 82% des kilomètres alimentaires (la distance parcourue entre le lieu de production et les consommateurs) sont générés à l’intérieur des frontières du Royaume-Uni.Ce qui revient à dire que l'importation de nourriture ne représente POUR NOUS CONTACTER que 18% des kilomètres ali- Fédération d'agriculture biologique du Québec Maison de l'UPA 555, boulevard Roland-Therrien bureau 100 Longueuil, Québec J4H 3Y9 Téléphone : 450.679.0530 Télécopieur: 450.670.4867 Courriel : fabq@upa.qc.ca Site Internet : www.fabqbio.ca mentaires.Cette situation se révèle sans doute vraie pour un territoire isolé comme le Royaume-Uni qui reçoit tout par bateau et avion mais est-ce qu’elle s’avère aussi pertinente dans un pays comme le Canada qui reçoit beaucoup d’aliments en provenance des États-Unis, lesquels voyagent par transport routier?Et doit-on rejeter le concept d'achat local basé sur ce calcul plutôt que de sensibiliser le consommateur sur ses déplacements en automobile?Pour l'IEM, promouvoir l'achat local revient à promouvoir une agriculture de subsistance lorsqu’on pousse à fond la logique.Ainsi, les partisans de l'achat local ne font qu’encourager un retour à l'agriculture « néolithique »?Se pourrait-il que l'Institut confonde la promotion de l’achat local et la promotion du « tout local »?Peu de groupes faisant la promotion des circuits courts ne poussent la logique jusqu’à inciter le public à ne consommer que des pommes québécoises en guise de fruits et ainsi se priver de bananes.L'achat local s'oriente davantage vers un déplacement partiel (et non total) du choix du consommateur vers un produit local plutôt qu’un produit importé.À l'argument de l'IEM voulant que les produits biologiques locaux coûtent plus chers que les produits courants venant de l’étranger, il importe de répondre que l'agriculture biologique respecte de nombreuses normes et que la productivité s'en trouve diminuée.Et tout ceci par choix environnemental.Il apparaît donc logique et normal que le produit biologique se vende légèrement plus cher que son équivalent conventionnel.Et si l'on faisait plutôt la promotion du « consommer moins, consommer mieux» pour ainsi permettre d'ajouter du biologique dans le panier d'épicerie?En guise de conclusion, l'IEM prête tout de même deux avantages à l'achat local : obtenir un aliment plus frais et entretenir des relations de voisinage.Pour le reste, elle ne trouve que des désavantages à une telle pratique.Cette affirmation se fonde malheureusement sur un argumentaire économique faussé qui prétend que les produits locaux sont nécessairement moins « environmental friendly » que les produits importés et qu'il n'y a que des considérations économiques ou agronomiques qui priment.Qu’en est-il du développement durable?La question mérite d'être posée.La FABQ a depuis longtemps compris qu’il faut sensibiliser le consommateur sur ses choix.Ce dernier n'est pas dupe pour autant.Il faut lui donner toutes les informations pertinentes, des informations qui tiennent compte du développement durable (économique, social et environnemental).Plutôt que de confiner l’achat local à un seul avantage relationnel ou de fraîcheur, il importe d'y ajouter une dimension environnementale complète et non tronquée.Là réside la faiblesse de l'analyse portée par l'Institut économique de Montréal.Ne tenir compte que des aspects économiques et agronomiques occulte une réalité pourtant essentielle du débat environnemental.La Fédération d’agriculture biologique du Québec ajoute donc son grain de sel au débat en insistant à nouveau sur son slogan : Bio local, c’est génial! • 32 WWW.LAVISBI0.0R6 • • • BIO-BULLE NUMÉRO 97 • LIVRESQUES RÉCOLTES* Herbes et épices médicinales au menu Découvertes sublimes pour vos papilles et votre santé Danièle Làberge, Natacha Imbeaült, L’Herbothèque, Québec, 2010, Les auteures publient un excellent ouvrage de référence sur les herbes et épices médicinales.Elles nous encouragent à cuisiner pour intégrer les saveurs et les propriétés des différentes plantes au quotidien.Vous trouverez des informations pertinentes et originales sur la culture, la transformation, la conservation, la description, les propriétés médicinales et culinaires de quarante herbes et épices.Des recettes délicieuses d’assaisonnements divers - sels d'herbes, cari maison, mets mexicains - et de mets principaux, desserts ou breuvages incluant les herbes présentées, constituent la partie innovatrice de cet ouvrage.Un chapitre explique comment fabriquer des produits médicinaux.141 p., 15,95$ Herbes et épices médicinale Les conserves naturelles des quatre saisons Les meilleures recettes de 150 jardinières et jardiniers biologiques Collectif, Terre Vivante, France, 2009, 204 p., 28.95$ Publié pour une première fois en 1989, ce livre réédité et augmenté est issu d'une enquête réalisée par Terre Vivante auprès des abonnés à la revue Les quatre saisons du jardin bio.Dix méthodes efficaces sont présentées : pasteurisation, séchage, lactofermentation, conservation dans l'huile, le sel, le sucre, le vinaigre, le vin et l'alcool, dans la terre, en silo, cave, fruitier ou grenier.Comment conserver sans dénaturer et.quelle méthode choisir pour chaque aliment?300 recettes permettant de conserver 100 aliments complètent le volume.Papier glacé, illustrations noir et blanc, photos couleur, index et tableau de conservation des aliments.L’ouvrage en français le plus complet sur la conservation des aliments sur le marché présentement.scOflS&wwiaturelles des 4 saisons En annexe, les auteures ont résumé en quelques mots les vertus et qualités que les plantes stimulent chez l'être humain et ajoutent un tableau de conversion du système anglo-saxon au système métrique.Cet ouvrage essentiel considère tous les aspects de la plante.Reliure spiralée, petites illustrations en noir et blanc et prix abordable.Manuel de transition De la dépendance au pétrole à une résilience locale Rob Hopkins, Écosociété, Québec, 2010, 212p., 25$ Le manuel de transition est une approche révolutionnaire pour relocaliser nos sociétés et sortir de notre dépendance au pétrole.Ce livre remarquable propose des solutions concrètes pour construire une société écologique et rési-liente en se fondant sur une analyse lucide de la situation actuelle : acheter et cultiver localement, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, tendre à l’autosuffisance, etc.L’idée est de s’activer dynamiquement et communautairement à ce nouveau paradigme qu’apporte la diminution de la disponibilité du pétrole à faible prix.Les idées circulent depuis bon nombre d’années à gauche et à droite; cet auteur, formateur en permaculture et écologiste primé, les a rassemblées et synthétisées.Traduction d'un ouvrage britannique paru en 2008.Deux chapitres ont été ajoutés dans cette traduction, l’un concernant la transition au Québec et l’autre en France.Serge Mongeau signe la préface.Calendrier lunaire 2011 Michel Gros, Calendrier Lunaire diffusion, France, 2010, 114 p., 15,00$ Ce calendrier lunaire, publié depuis 1978, aide à jardiner en fonction des phases de la lune et des constellations de feu, d’air, de terre et d'eau.Il propose une utilisation concrète des influences lunaires et planétaires dans les activités quotidiennes.Sous forme de livret au graphisme très coloré, il permet de planifier, chaque mois, semis, plantations, soins et récoltes en tenant compte des jours favorables.Il comporte de nombreuses rubriques agricoles soit arboriculture, sylviculture, viticulture mais aussi spécifications pour l'hygiène corporelle tels les soins de la peau, la coupe des cheveux, etc.Des pages de notes suivent le calendrier.Un petit espace est réservé pour chacune des journées, permettant d'inscrire une phrase ou deux.• Visitez notre site www.biosfaire.com inf o@biosf aire, com - Santé globale et alimentation saine - Jardinage et agriculture écologique et biodyna - Herboristerie, phytothérapie, homéopathie - Français et anglais, neufs et usagés - Commandes spéciales et envois postaux - Achats en ligne sécuritaires sur notre site web 4571 rue St-Denis, Montréal - H2J 2L4 Mont-Royal 514-985-2467 | 800-613-3262 | fax 514-843-8288 MANUEL DE TRANSITION * Calendrier Lunaire 2011 • WWW.LAVISBIO.ORG 33 livresques récoltes réflexion f À tous ces « deux-pattes » qu'on dit intelligents Au Québec, il y a des humains qui savent qu'ils doivent respirer, s'hydrater et manger pour vivre (les fermiers et les pêcheurs) et ceux qui ne le savent pas (la plupart des élus aux gouvernements fédéral, provincial et municipaux et les directeurs des multinationales).Les premiers travaillent pour le bien-être de la collectivité, les seconds travaillent pour le pouvoir et leur profit personnel et continuent à danser sur un territoire dont les écosystèmes s'écroulent.Par Céline Caron, écologiste et médecin de la Terre ¦w Depuis l'arrivée des premiers colons français en Amérique du Nord, la mer, les rivières, les lacs, les forêts, le sol fertile et le sous-sol sont mutilés, pillés, saccagés.La première chose que Champlain fit en arrivant fut d'abattre des noyers.Les érables ont suivi et les feux ont brûlé des étés entiers dans les Appalaches.Les chênes étaient exportés en Europe pour construire des bateaux.Les forêts, le poisson et le minerai connurent le même sort que le gingembre et l'ail.Tbutes les ressources planétaires s’effondrent parce que le deuxième groupe est en régie de mort.Seul le premier groupe a des valeurs qui entretiennent la vie.Une des lois québécoises les plus importantes pour la collectivité humaine est celle de la protection du territoire agricole.Le sol fertile est une VRAIE valeur.Le sol fertile ne s’achète pas avec de l'argent.Il s'élabore lentement, sur des millénaires.Chaque centimètre prend des siècles à se former.Et le Québec est boréal à 70%.C'est-à-dire qu’on ne peut pas avoir du pain, des céréales et des légumes produits dans ce secteur.Reste 30% vous direz.Mais c’est là que se trouvent les villes, les développements domiciliaires, les routes, les stationnements, l'asphalte et le béton.De sorte qu'il ne reste plus que 2% de sol agricole sur un territoire qui semble vaste et inépuisable à première vue.Avec les années, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) est devenue la Commission du DÉMEMBREMENT du territoire agricole.Jusqu’à ce que bientôt le peuple en soit réduit à manger de l’asphalte, dernière récolte à faire sur le territoire.Des recherches québécoises nous ont appris ces dernières années que le sol fertile ou agricole provenait de la forêt feuillue.Celle-ci s'arrête au Cap Tourmente sur la rive nord du Saint-Laurent.C'est-à-dire que les français avaient vu juste en s'y arrêtant et en y fondant leur première colonie.La partie au nord de la province n'a t-elle pas été surnommée Tferre de Caïn par Jacques Cartier?Qu'elles sont les VRAIES valeurs pour les humains qui habitent cette planète?L’air, l’eau et le sol fertile, des valeurs qui ne se monnaient pas! Des biens extrêmement précieux! Que sont le pouvoir et l’argent?Des valeurs qui n'entretiennent pas la vie sur Tferre.Devons-nous rester en régie de mort ou opter pour la protection et la régénération des systèmes vivants?Les Amériques étaient une terre d'abondance quand elles étaient peuplées par les Amérindiens, avec des forêts en santé, des poissons dans les rivières, lacs, fleuves et océans, où l'on pouvait boire l'eau des rivières sans inquiétude et manger les plantes et champignons sans crainte pour notre santé.Les forêts feuillues du sud du Québec étaient des jardins.Depuis 400 ans, c'est la dégradation de tous les écosystèmes et du sous-sol.Que faisons-nous?Des consultations publiques! Nous parlerons encore combien de temps et dépenserons combien d'argent?La pauvreté et la famine sont à nos portes.Elle peuvent encore être évitées si.nous empêchons les fermiers et les pêcheurs de se suicider par désespoir et épuisement et si nous mettons en place une régie écoviable des écosystèmes planétaires et de notre territoire.34 WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMERO 97 Le seul magazine au Québec qui fait le tour de la question bio Bio-bulle, c'est tout! index 2010 wt ioütiQiM b*:iog»cu» p^carwdienne unp>fî« pocr^tj^-rc’ QUAND IfS TRAGÉDIES BOUSCULENT NOS HABITUDES propres mais à quel prix?les produits méndgefs sous ta loupe EMPREINTE ÉCOLOGIQUE • QUEUE EST VOIRE POINTURE?esciéficiiM desoptrie pé:cq««o V fA.Bi 3 1 11 agrocarbu'raQts ou 1 le |a solution viendra-t-elle de ta mer?DE LA LITTÉRATURE AU TOURISME Bi0 bulle I également dans nos pages - ifjrçoi» iurtn, 0* V"*» i*mt n'«t pl« - I« bienfaits tf* want# - un jardin fhertn - la esta» data*** V 6»- »rotocttatac«itsmto:w»nM9f«l #92 - janvier-février 2010 Dossier OGM, mythes et réalités Un OGM, c'est quoi au juste L'Amérique du Nord, le château-fort des OGM Biosécurité Quelles normes internationales pour nous protéger?Scandale en deux temps Le Canada sur la sellette Réfléchir et agir pour un avenir sans OGM Actualité ’Quelle dérive Une politique biologique pancanadienne Un piège pour tes agriculteurs québécois?La production de légumes biologiques de serre pour tous Alimentation Appartenance et nutrition Délice d'hiver Jardinage Ajouter des sens au jardin S'adapter à un climat délinquant Réflexion La voie à suivre (Mélissa Filion) #93 - mars-avril 2010 Dossier Propres mais à quel prix?Les produits ménagers sous la loupe Naturel et écologique ou comment trouver un produit nettoyant vert Trucs écolo Les.toxiques à la maison Lavage vert?L'environnement au service du marketing Actualité Victoire de Michael Schmidt et du lait cru en Ontario Alimentation Quelques suppléments pour Kampaï Les lundis sans viande au Québec Recettes sans viande, mais pas sans saveur! Jardinage Un jardin pour les sens (suite) Le millepertuis, une herbe sauvage à apprivoiser Réflexion Quand les tragédies bousculent nos habitudes (Mario Bard) #94 - mai-juin 2010 Dossier Agrocarburants La solution viendra-t-elle de la mer?Malnutrition, agrocarburants et souveraineté alimentaire Le développement de l'industrie des agrocarburants Entre panacée et poudre aux yeux Un trésor dans le Saint-Laurent Micro-algues, macro potentiel Quiz agrocarburants Actualité L'herboristerie en deuil Colloque lait bio: mission accomplie Production Métier: Fermières de famille Alimentation Les goûts du consommateur Recettes fraîches pour récoltes printanières Jardinage Que des avantages Le jardin du cosmos Planter pour ceux qui viennent après Le chêne blanc La seule et l'unique pomodoro Réflexion Empreinte écologique, quelle est votre pointure?(Sophie Péloquin) #95 - juillet-août 2010 Dossier Écotourisme Découvrir sous le signe du respect Petit guide pour l'écotouriste qui sommeille en vous Quatre enfants et un sac à dos À vos marques 1,5,3,1 an.Partez! Récompenser les visiteurs?Lorsque le diable côtoie le Ciel Enseigner l'écotourisme Quiz écotourisme Actualité Adieu Madame Kayler Justice pour tous Protection de vos cultures biologiques Veillez au grain Alimentation Une philosophie vivante Recettes crues pour le bonheur des saveurs Jardinage L'agrotourisme pour jardiniers D'herbes et de plantes aromatiques J'aime les framboises.Réflexion De la littérature au tourisme (Chantal Neault) + Le petit bottin 2010 Le répertoire des artisans d'ici #96 - septembre-octobre 2010 Dossier Le goût de la vie augmente.L'école à toutes les sauces L’alimentation des jeunes Québécois Les chefs au service des jeunes L'augmentation du goût de la vie Le lombricompostage à l’école De mode, d'école et d'écologie Un projet qui leur va comme un gant Quiz alimentation saine à l’école Le milieu bio a grand besoin de solidarité.Vous planifiez votre budget publicitaire pour l'année?Consultez le calendrier 2011.et à bientôt! Volume Parution en kiosque #98 février 2011 / L'agriculture bio - État des lieux 24 janvier #99 avril 2011 / Les écovillages 14 mars #100 juin 2011 / La biodiversité 2 mai #101 août 2011 / Dossier Estrie / Petit bottin 27 juin #102 octobre 2011 / Les trésors de la forêt 5 septembre #103 décembre 2011 / Les ressources de la mer 31 octobre Pour tous vos besoins en publicité, contactez Jacques Lanoue au 450.538.6038 ou par courriel à jlanoue@b2b2c.ca Actualité Les jardins du baluchon Justice pour tous N’attendez pas qu’un arbre vous tombe sur la tête Alimentation Pot-pourri estival pour une boîte à lunch scolaire Recettes pour des boîtes à lunch avec de la personnalité Jardinage Tant d'efforts pour un si beau loisir D'herbes et de plantes aromatiques (suite) Ambiances d'automne Production Quand rusticité rime avec fruitiers Réflexion Dieu le Père, Mère Nature et l'essence du Créateur (Carol Vachon) (#97) novembre-décembre 2010 Dossier : Cosmétiques bio Je vous ai dans la peau Divines huilles essentielles Faire le point sur quelques produits cosmétiques Ce que vous avez toujours voulu savoir sur les cosmétiques bio Chanvre et écologie Les abeilles et les soins de notre peau Recettes cosmétiques Quiz cosmétiques Actualité L'héritage de Béchard en danger Les gaz de schiste font jaser Justice pour tous Tactique, subterfuge ou maladresse?Alimentation Quand la peau mange ses émotions Crudités d'automne Du côté de la grange La naturothérapie animalière : une approche holistique Jardinage Hommage à la «Terre-Mère» Les bons coups d'un jardinier écolo C'est le temps du nettoyage Michelle Beauregard, une jardinière à la fibre paysanne Production La ruche Warré, l'apiculture accessible à tous Réflexion À tous ces «deux-pattes» qu’on dit intelligent (Céline Caron) Votre abonnement nous permet de continuer à faire ce que nous faisons le mieux : vous faire voir TOUTE la vie en bio! à UN CAUEAU POUR , ./ Abonnez-vous} renouvelez ou prolongez votre abonnement à Bio-bulle d’ici le 31 décembre 2010 et abonnez un ami à seidement la moitié du prix! solution viendi Utilisez le coupon d’abonnement en page 5 ou le formulaire en ligne à ivwiv.lavisbio.org et obtenez Utl DEUXIÈME abonnement à seulement +taxes Un petit geste pour soutenir ^Bio-bulle.de la gi'ande lecture pour toute Vannée! 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