Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2012, Été 2012
WWW.LAVISBIO.ORG FAIRE LE BON CHOIX, C'EST FACILE! une réflexion de Sabine Karsenti /3rH3?BAnQ Client#: 526 exp au : # Bibliothèque Nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal, Québec H2G 3H1 bulle Voir TOUTE la vie en bio! également dans nos pages les défis du bio avec roméo bouchard lorsque fruitier rime avec beauté la persévérance fait la différence printemps et compostage -J* an PP40882533 06538586453101 Choisir Mère Poule, c’est tout naturel L'engrais Mère Poule Les engrais Acti-Sol sont faits de pur fumier de poule séché et d'ingrédients 100 % naturels.Fabriqués au Québec et approuvés pour l'agriculture biologique, ils sont utilisés avec succès par plusieurs producteurs maraîchers et céréaliers.Ils font également le bonheur des jardiniers amateurs depuis 1995.Contactez l'un de nos représentants 819 224-4147 acti-sol.ca Engrais en granules fines de 250 SGN Disponibles en formats professionnels de 25 kg, 500 kg et 1000 kg 10 bulle Voir TOUTE la vie en bio 4 numéros par année / 25$+T* ABONNEZ-VOUS! www lavisbio - $6.5872 •Ul IJ dem^jdÿ Lftuise./.La question agroalimentaire pose de grands défis à l'humanité.Faites-vous une opinion éclairée grâce à l'équipe de Bio-bulle.Alimentation /Toute l'information Santé Tous les enjeux Agriculture Tout bio! Jardinage Disponible aussi en kiosque, demandez-lé' Environnement Choix de société bulle Voir TOUTE la vie en bio! La Gaspésie est plus vivante que jamais, les ailes grandes ouvertes et la preuve faite qu'un si beau pays ne saurait fermer.’UALITE C\J SOUFFLER LE CHAUD ET LE FROID par roméo bouchard LES DÉFIS DU BIO AU QUÉBEC | la suite par roméo bouchard E N N O TEMPS 12 o LA GASPESIE, UNE MER DE COOPÉRATION par michel dumais MA TOMATE GOÛTE LE DÉVELOPPEMENT BIO par mario bard LA COOPÉRATIVE DES FOUS VRACS UNE FOLIE COMMUNAUTAIRE par michel dumais UN AMOUR TRANSATLANTIQUE par yves gagnon ISABELLE D’ESPOIR par yves gagnon QUIZ GASPÉSIE par gaïapresse ICE POUR TOUS 26 RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC’CHEF 5 BIO INFO 7 BIO CAPSULES 32 NOUVELLES DES ORGANISATIONS par la filière biologique du québec 33 LIVRESQUES RÉCOLTES par renée demers ÉFLEXION À PORTÉE DE LA MAIN par sabine karsenti MIEUX VAUT PARFOIS PERSÉVÉRER par richard seers ™ LIM E N T AT ION DE L’EXPO A LA CUISINE recettes de quelques exposants Manger Santé TN AGE 29 PRINTEMPS ET COMPOSTAGE par christiane émond ROI GUIDE ANNUEL DU JARDINAGE ECOLOGIQUE LE PRINTEMPS par jean-jacques marcil iUCTION 31 LORSQUE FRUITIER RIME AVEC BEAUTÉ par véonique alexandre Page couverture : « De mer et de terre» • Photos ©Nuance Photo • Photomontage Studios Sigma •LE MOT DU REDAC'CHEF» monde bio tisse' serré Ont Gfl commun Jean-Michel Anctil et Alexandre Barrette?Des gens ayant le sens de l’humour?Évidemment.Une carrière dans le spectacle?Fort probablement.Originaires de la même ville?Indubitablement.Mais un autre lien les unit, moins évident mais tout aussi fort cependant.Ces deux personnalités n'auraient pas vu le jour n’eut été de la rencontre de Nazaire Anctil et de Caroline de Chantal il y a un peu plus d'un siècle.Le couple, établi à Mont-Carmel, dans le comté de Kamouraska, aura une nombreuse progéniture dont certains descendants essaimeront à travers la province.Jean-Michel et Alexandre partagent donc un patrimoine génétique pas si lointain et si nous creusions nous-mêmes nos racines sur quelques générations, certains auraient probablement des surprises.C'est un peu ce qui arrive dans le monde du bio.Sans qu'on le sache, on s'adresse à une intervenante dans le domaine pour apprendre par la suite qu’elle est la conjointe d'un autre intervenant dans la même sphère d'activités.Et combien de liens solides et durables, maintenant sur plus d'une génération, se sont tissés au fil des ans, des expériences et des régions?La réalisation régulière de la revue et celle annuelle du bottin nous permettent de constater que le monde bio, malgré certaines embûches, évolue constamment et devient au fil des ans une force, avec ses membres qui se regroupent de plus en plus et dont les produits sont reconnus ici et ailleurs.Le numéro estival que nous vous offrons, spécialement dédié à une région du Québec, vous fera découvrir cette année des personnes exceptionnelles qui vivent en Gaspésie, depuis longtemps ou encore plus récemment.Voir aussi grand que la mer, s'unir contre vents et marées, faire accoster le navire à bon port ne sont que quelques-unes des centaines d’images inspirées par ces expériences novatrices et inspirantes de la région et de ses habitants que nous vous encourageons à visiter cet été.Bis bulle Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 105 • ÉTÉ 2012 L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur : L'avis bio Rédacteur en chef : Michel Dumais micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro : Véronique Alexandre, Mario Bard, Roméo Bouchard, Renée Demers, Christiane Émond, Filière biologique du Québec, Fruit d’or, Yves Gagnon, GaïaPresse, Herbamiel, Sabine Karsenti, Jean-Jacques Marcil, Prébiotiques naturels et Richard Seers Révision : Hélène Cadieux Conception et montage : Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 sigma@videotron.ca Illustrations : Bertrand Dugas bdugas.com | bedeiste@gmail.com Impression : Les Impressions Soleil Distribution : Messageries Benjamin, 450.621.8167 numéro 105 • été 2012 Date de tombée #106 :15 juin 2012 Parution en kiosque #106: 6 août 2012 Une autre expérience que nous vous recommandons fortement pour la période estivale : la lecture active du bottin inclus dans cette revue où vous retrouverez une foule de producteurs, détaillants et acteurs du bio à travers le Québec.Encore une fois, l'équipe responsable du bottin a pu constater la vigueur qui anime ces gens et organismes voués à la santé du monde.Nous les remercions grandement de leur collaboration et souhaitons que vous puissiez les rencontrer un jour prochain.Autre rencontre récente et devenue traditionnelle : l'Expo Manger Santé et Vivre Vert qui nous aura, encore cette année, permis de rencontrer beaucoup de gens des plus intéressants; les visiteurs - nos lecteurs! -, nos bénévoles, les exposants et bien sûr les organisateurs débordants d’idées et d’énergie.Félicitations à l'âme du salon, Renée Frappier ainsi qu'à toute son équipe qui réussit un exploit sans cesse amélioré.Finalement, toute l'équipe de Bio-bulle se joint à moi pour vous souhaiter bonne lecture, bien sûr, mais aussi un bel été, gage de découvertes de toutes sortes et annonciateur de belles récoltes.4 aWecq A COMMÜNMOAWf.?OU OUT BEC ECt COMMÜNAUTAWF5 DU QUÉBEC Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@yahoo.ca Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d'édition.Canada PUBLICITE Pour tous vos besoins, contactez : Denyse Robitaille 418.867.5341 • robiden@videotron.ca ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (4 numéros) : 25,00 $ 2 ans (8 numéros) : 45,00 $ POUR NOUS JOINDRE: L'avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière Qc, G0R1Z0 Téléphone : 418.856.5872 Télécopieur : 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 ® .A A.BIO GAZ EcoLogff iuuu/o " * ' ° Bio-bulle est imprimé sur du Rolland EnvirolOO Print, contenant 100% de fibres postconsommation, fabriqué au Québec par Cascades à partir d'énergie biogai et certifié FSC recyclé, Écologo et Procédé sans chlore.une réalisation de Lavis BIO • BIO INFO* Recyc Éco UNE NOUVELLE CERTIFICATION Les consommateurs québécois désireux d'acheter des biens fabriqués avec des matières recyclées pourront bénéficier d'un nouveau guide : la certification Recyc Éco.La nouvelle certification, qui sera volontaire, permettra au consommateur de bien connaître la teneur en pourcentage de matières recyclées dans un bien qu'il achète.Auparavant, les manufacturiers pouvaient prétendre que leurs biens étaient fabriqués de matières recyclées sans avoir à le prouver.La nouvelle certification leur imposera des balises, des normes.Les demandes de certification Recyc Éco devront être déposées au Bureau de normalisation du Québec, qui vérifiera les prétentions du fabricant d’ici ou de l'étranger, notamment auprès des fournisseurs de matières recyclées.Lorsque le bien aura été‘jugé conforme aux normes, Recyc-Québec l’inscrira dans une liste de diffusion et de promotion destinée aux clients : consommateurs, gouvernements, municipalités, sociétés d'État, entrepreneurs qui construisent avec la certification LEED, etc.Il pourra s'agir de fournitures de bureau, de meubles, de matériaux de construction, d'outils, etc.La certification entre en vigueur dès maintenant.Elle pourra être demandée non seulement pour le produit proprement dit, mais aussi pour son emballage ou son contenant.La Presse canadienne, 17 janvier 2012 Forum mondial de l'eau UN VIRAGE APPLAUDI UICN L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un des plus importants groupes environnementaux internationaux, a applaudi en mars dernier l’élargissement des vues du Forum mondial de l'eau, qui terminait ses assises annuelles à Marseille.Pour l’UICN, considérer désormais l'eau comme un élément essentiel pour la protection de la biodiversité et inscrire cette préoccupation au cœur des stratégies de protection de la ressource constitue un progrès important.À cette occasion, la ministre brésilienne de l’Environnement, Izabella Teixeira, a insisté sur le fait que la conférence de Rio + 20, du 20 au 22 juin, tournera en grande partie autour des enjeux de protection de l'eau et des écosystèmes fragiles qui en dépendent, une préoccupation qui devient incontournable dans la fondation d'une « économie verte ».Ce nouveau concept est mis de l'avant par l’ONU pour redynamiser celui, quelque peu usé, à force d'être galvaudé et récupéré, de « développement durable », que plusieurs ont vidé de son volet .environnemental depuis longtemps, au profit de valeurs strictement sociales.Le Devoir, Louis-Gilles Francœur, 17 mars 2012 RÉSEAUTAGE BIO Les producteurs biologiques ou en voie de l’être de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale ainsi que les transformateurs, distributeurs, détaillants et restaurateurs québécois peuvent désormais s'inscrire gratuitement à un nouveau site web de réseautage : le www.reseaubio.org.Le Reseau BIO Grâce au projet-pilote Réseau BIO, ces personnes rencontreront de précieux collaborateurs dans le confort de leur foyer.Elles tisseront des liens d’affaires pour dénicher aisément tant des matières premières que de nouveaux débouchés pour leurs produits, en plus d'échanger des trucs et des astuces pratiques.Selon l’intérêt qu'il suscitera, le site pourrait devenir accessible aux producteurs des autres régions du Québec à compter de 2013.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA FILIÈRE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC La Filière tiendra sa FILIÈRE prochaine AGA le 24 mai O /"* |/''\| II" 2012, afin de faire le point ISICJLvJ vJiIqU t sur ses activités 2011 et de DU QUÉBEC présenter les perspectives de son organisation pour 2012.Plus de détails à venir sur le site www.filierebio.qc.ca ou sur leur page Facebook.BIO-BULLE FAIT DES GAGNANTS! Notre concours Facebook, qui visait à monter le nombre de nos amis à 200, a été un franc succès et nous sommes heureux d'annoncer le nom des gagnants : Félicitations à Claude-Orphée Lafond qui se mérite un abonnement d’un an au magazine d’une valeur de 45$, et à la boulangerie Unison qui a obtenu une publicité gratuite d’une valeur de 85$ dans le petit Bottin 2012.Bravo à nos gagnants et surveillez les prochains concours sur notre page Facebook! STATISTIQUES BIO Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) a présenté un portrait, au 31 décembre 2010, du monde biologique au Québec.Celui-ci contient un aperçu par région des activités des exploitations agricoles détenant une attestation de précertification et une estimation du nombre d’hectares utilisés comme pâturage.Conseil des appellations réservées et des termes valorisants 5 BIO-BULLE NUMÉRO 105 * • • WWW.LAVISBIO.ORG bio info •BIO « Toute l'informât^ * .t lotis les Ml*11* 'Sponible : ia b'^e0' Sarcler sur le rang, c'est possible! Parmi les données recensées : • 1339 entreprises, dont plus de 1000 exploitants agricoles et acéricoles, détenaient, au 31 décembre 2010, une certification biologique au Québec.donc une stratégie de premier choix à mettre de l'avant afin de faire de Montréal une ville verte et nourricière.Greenpeace • Environ 46 000 hectares en cultures et en pâturages étaient sous contrôle biologique, ce qui représente plus de 2% du total cultivé dans la province.• Les régions les plus bio du Québec, en nombre d'entreprises détenant un certificat biologique, sont Chaudière-Appalaches, Montérégie, Bas-Saint-Laurent et Centre-du-Québec.Ce document statistique est disponible en format PDF sur le site web du CARTV : http://cartv.gouv.qc.ca/statis-tiques-pour-lappellation-biologique.CONSULTATION SUR LAGRICULTURE URBAINE Plus de 25 000 Montréalais l'exigent Le 15 novembre 2011, le groupe de travail en agriculture urbaine (GTAU) a dévoilé à Montréal le nombre de signatures récoltées les trois mois précédents en appui à l'agriculture urbaine.Quelque 25 082 citoyens et citoyennes de Montréal ont signé cette pétition sous format papier permettant la mise sur pied d’une consultation publique sur l'agriculture urbaine durant laquelle ils auront l'opportunité de faire un état des beux sur la question alimentaire et proposer des projets innovateurs d'agriculture urbaine.Le premier Plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise (phase 2007-2009) reconnaît que l'agriculture urbaine répond à de nombreux enjeux : promotion de la sécurité alimentaire, accessibilité à des aliments frais, verdissement et protection de la biodiversité, réduction de la pollution liée au transport et promotion de formes d’interactions sociales.L'agriculture urbaine devient • Plus de 7,2 millions d'entailles destinées à la production des produits de l'érable étaient sous contrôle biologique, soit 17% du total québécois.LES SALONS MANGER SANTÉ Du beau monde à Montréal (ci-dessus) et à Québec (à droite) pour l’Expo Manger santé.Qu’ils soient des personnages colorés gui animent la foule ou des lecteurs curieux de découvrir Bio-bulle, ils sont tous réjouissants et stimulants pour nous.Merci aux bénévoles Mario Bard, Hélène et Françoise Cadieux, Rosaire Dionne, Michel Dumais, Pierre-Yves Harpin, Denyse Robitaille ainsi que Éliane Vincent pour le coup de main fort apprécié! Avec une participation de plus en plus élargie, l'édition 2012 de l'Expo Manger Santé et Vivre Vert à Montréal et Québec aura permis à quelque 25 000 visiteurs de profiter des services et conseils d'experts en alimentation saine, en environnement et en santé globale entre autres.Pour notre part, c'est un rendez-vous incontournable qui nous permet de rencontrer nos lecteurs (présents et futurs) dans une ambiance des plus chaleureuses.Félicitations à Mme Renée Frappier, à toute son équipe ainsi qu'à tous ces exposants pour qui la santé passe au premier plan! • Les doigts en caoutchouc s'insèrent sous la terre sans abîmer les cultures et permettent d’arracher les mauvaises herbes là où un sarcleur ordinaire n'y arrivera pas.Sarcleur a doigts KRESS (Finger Weeder) KRESS & CO Umweltschonende Landtechnik Agri-Distribution JM inc.23, de la Station, Sainte-Martine (Qc) I 450 427-2999 I www.adjm.ca Jérôme Poussard I 514 817-9731 I jp@adjm.ca ADJM inc.est distributeur officiel de KRESS & CO I www.kress-landtechnik.de «¦V rTTTTTi 1 DISTRIBUTION AGRI WWW.LAVISBIO.ORG • • * BIO-BULLE NUMERO 105 Illustrations: Bertrand Dugas | bdugas.com | bedeiste@gmail.com • BIO-CAPSULES ET LE NUMÉRO GAGNANT EST.UNE NOUVEAUTÉ DE NOS COUSINS FRANÇAIS Les logos « pondus en France » et «œufs pondus en France» vont progressivement apparaître sur les boîtes d'œufs bio et les produits fabriqués avec ces œufs.Un numéro imprimé sur la coquille indique le type d'élevage des poules pondeuses.Le chiffre 0 signifie que les œufs sont certifiés issus de l'agriculture biologique.Le chiffre 1 indique que les œufs proviennent de poules élevées en partie en plein air, mais qu'elles ne sont pas nourries avec des aliments issus de l'agriculture bio.Le chiffre 2 indique que les œufs sont produits par des poules élevées au sol, non pas dans des cages mais à l'intérieur de bâtiments.Le chiffre 3 indique que les œufs proviennent de poules élevées dans des cages.Il restera au consommateur à choisir entre trois étiquettes qui figurent sur les boîtes et qui apportent des garanties différentes : AB (Agriculture biologique), Nature et Progrès ou encore Demeter (agriculture biodynamique).www.bioaddict.fr | 27 février 2012 MANGER AUTREMENT POUR SAUVER LA PLANÈTE La Terre pourra-t-elle nourrir neuf milliards d'êtres humains en 2050 sans subir les conséquences de l'agriculture intensive?La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) recommande de consommer des insectes plutôt que de la viande, pour des raisons à la fois économiques et écologiques.Certains spécialistes estiment qu'il s'agit d'une question de temps avant que des fermes d'insectes ouvrent leurs portes en Europe.De nombreuses études montrent que les insectes sont non seulement bons pour la santé car ils contiennent des protéines, du calcium, du fer et peu de graisses, mais aussi bons pour l'environnement car leur élevage ne requiert pas beaucoup d'espace ni de ressources alimentaires.Mais il ne s'agit pas du seul choix écolo dont la consommation est aujourd'hui encouragée.L'élevage bio, dont les bénéfices environnementaux ne sont plus à prouver, s'avère être aussi une solution durable pour certaines espèces.Des scientifiques privilégient également les algues.Le manque de terres agricoles ne serait ainsi plus un problème et nous pourrions nourrir les animaux d'élevage avec ces protéines végétales, récoltées à moindre coût.www.bioaddict.fr 12 février 2012 fflSÊ «a- ‘OT m „9él fl I I Ô m INSECTICIDES DES RÉSISTANCES INQUIETANTES Pour 22 entomologistes étatsuniens, spécialistes des insectes ravageurs du maïs, les plantes transgéniques insecticides pourraient être à la base d importants problèmes agricoles si rien n'est fait aujourd hui.Ces scientifiques tirent la sonnette d'alarme suite à l'apparition d'insectes résistants à la protéine insecticide Bt Cry3Bbl, exprimée par certaines plantes génétiquement modifiées.Dans une lettre adressée au ministère étatsunien de l'Environnement (EPA) début mars, ils demandent à l'administration que la lutte contre les parasites relève d'une approche intégrée ne reposant pas que sur une une seule tactique (le «tout transgénique» par exemple).Surtout, ils souhaitent que la situation soit considérée comme urgente.www.infogm.org | mars 2012 CHAMPIGNONS À LA RESCOUSSE Une équipe de chercheurs de l'Université de Dundee, en Écosse, vient de publier les résultats d'une étude qui pourrait avoir des répercussions importantes pour l'environnement.En effet, certaines variétés de moisissures contenues dans les sols interagissent avec le plomb pour le transformer en sa forme minérale plus stable, la chloropyromorphite, et pourraient donc faciliter la dépollution des sols contaminés par le plomb.Si le plomb est une substance relativement stable, il est tout de même considéré comme un polluant, quelle que soit sa forme chimique.L'étude a consisté à examiner et comparer des échantillons de plomb mis en présence, ou non, de moisissures.Dans le premier cas, la formation de chloropyromorphite était visible et mesurable après environ un mois et la quantité continuait de croître avec le temps.Sans moisissures en revanche, aucune transformation du plomb n'était observable.Ces résultats sont d'une grande importance géochimique, non seulement en termes du cycle du plomb dans l'environnement, mais également en relation avec le cycle du phosphate.www.notre-planete.info 120 mars 2012 1 ¦ Ha S T O I R E U P E'M E N _____ i \ Agriculture à petite échelle, pérennité, beaucoup d'amour, ça doit être ça, la qualité de vie pour le Regroupement des agriculteurs et paysans de Gaspé! « Si tu donnes un légume à quelqu'un, tu le nourriras pour un jour, si tu lui apprends à jardiner, tu le nourriras pour toujours! » Cette citation est la favorite de Stéphane Beaulieu, webmestre de la page Facebook et un des cinq membres du conseil exécutif du Regroupement des agriculteurs et paysans de Gaspé.Portrait de cette association et de ses réalisations dans ce coin de pays.par Michel Dumais Selon Stéphane Beaulieu, « le Regroupement des agriculteurs et paysans de Gaspé est né d'un problème que vivaient les propriétaires de fermes et fermettes par rapport à certaines réglementations municipales.» Certains de ceux-ci se sont regroupés afin d'exercer en groupe des revendications qui portent fruit aujourd’hui.Au début, l’exécutif était formé de six personnes œuvrant dans plusieurs domaines de l'agriculture à petite échelle : Annie Chouinard (fermette), Antonio Blouin (fermette), Camille Huard (fermette), André Côté (producteur bovin de boucherie), Gilles Bouchard (fermette) et Christian Yézina (propriétaire d'écurie).Au fil du temps et des occupations, les deux premiers ont été remplacés par Luc Coulombe (nouvel arrivant et futur producteur agricole) et Stéphane Beaulieu (fermette et petit producteur d’agneaux islandais).La fondation officielle de cet organisme sans but lucratif remonte à mai 2010.Mais pour en arriver là, maints éléments ont influencé le cours des événements.Plusieurs déploraient le règlement municipal de Gaspé empêchant la présence de gros animaux tels que des vaches ou des porcs sur les fermettes.On notait également certaines lacunes sur le plan du calcul des unités animales, c’est-à-dire le nombre maximal d'animaux permis sur la fermette où les bébés de l’année n'étaient jamais inclus dans le calcul.Autre exemple : alors qu’ailleurs les poules étaient omniprésentes, Gaspé interdisait leur présence sur les terrains de 20 000 mètres carrés ou moins.Le nouveau plan d'urbanisme étant en discussion, c'est dans ce contexte que les agriculteurs paysans se sont unis pour faire entendre leur voix à l’unisson.Le premier but visé consistait à défendre leurs droits sur le plan municipal.Ces revendications ont trouvé un écho dans la communauté.Par le bouche à oreille, le regroupement s'est adjoint famille, voisins, collaborateurs qui, par l'achat d'une carte de membre à 5$, voulaient manifester de façon symbolique leur appui à la cause.Le mouvement fit boule de neige et en l'espace de six mois 225 membres rejoignirent les rangs de l'organisation qui en compte 310 aujourd'hui.C'EST BEAU QUAND C'EST PETIT Selon Stéphane Beaulieu, ces gens ont à cœur l'agriculture à petite échelle en accord avec le principe de se nourrir avec les produits que l'on cultive et fabrique localement à petite ou moyenne échelle ainsi que le développement et la promotion d’une agriculture de pérennité.La qualité de vie est une valeur importante, sinon indispensable, que l'on veut léguer aux générations suivantes.Les gens veulent manger local, bio et qu'à tout le moins l'élevage soit fait de manière naturelle, que leurs animaux aient le meilleur environnement possible dans le respect de leur nature propre.La première victoire importante du regroupement est le fruit de deux ans de négociations avec le personnel responsable de la réécriture du plan d'urbanisme de la ville de Gaspé concernant le dossier des fermettes.Les échanges ont été fructueux et plusieurs points litigieux ont été réglés à la satisfaction des deux parties.L'adoption du nouveau plan d'urbanisme adopté en février de cette année est l'aboutissement de ces deux années de travail.Par exemple, la quantité maximale du nombre d'animaux sur la ferme a été WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMER0105 D S S E R G S P É ; - - A; ¦ CoisI augmentée et reste encore très loin des élevages industriels.Le droit d’avoir des porcs et des bœufs est maintenant accordé et l’espace dans lequel vivent les animaux a été majoré.Alors qu’hier la limite se situait à un bâtiment de 500 pieds carrés où les animaux étaient collés les uns aux autres, la surface est maintenant doublée pour que l’animal ait un espace vital plus acceptable.Par contre, il reste encore à trouver un terrain d’entente sur l’entreposage du fourrage et des grains nécessaires à l'alimentation de ces bêtes, surtout en saison hivernale.TOUT N'EST PAS ENCORE PARFAIT rempli, la problématique du morcellement des terres est une autre bataille qui n’est pas encore gagnée.Le zonage le permettant, le regroupement prône plutôt l'implantation de nouvelles productions qui permettraient une production locale génératrice d’emploi.L'assemblée générale qui aura lieu après Pâques donnera l'occasion aux membres de s’exprimer sur la teneur du prochain mandat.S'il y a eu beaucoup d'améliorations, il demeure quelques points en suspens tels que l’utilisation des granges.Beaucoup de celles-ci ont été construites selon les normes de l'époque mais plusieurs ne pourraient être utilisées du fait de leur proximité avec la résidence principale.Certaines sont alors laissées à l'abandon, se détériorant au fil des ans.Ce n’est pas qu'un bâtiment utilitaire qui disparaît alors, mais bien un trésor historique et touristique.En effet, la plupart de ces granges, avec leur toiture assez haute, avec une pente de 90 degrés, sont caractéristiques de la S région et ont hérité de l’influence archi- f tecturale de la Nouvelle-Angleterre.Chouinard et son conjoint et maintenue aujourd'hui par Stéphane Beaulieu.La présence de quelque 350 amis est un indice de la popularité toujours croissante de cette page qui se caractérise par son dynamisme et les échanges suscités.Que nous réserve le regroupement pour l’avenir?Tbut d’abord continuer de défendre les dossiers en cours, d'imaginer des réalisations où la collaboration serait de mise et puisque l’organisme est maintenant solidement établi et reconnu, on prévoit une première sortie sociale avec une fête des récoltes l’automne prochain.Si cette dernière saison est généralement reconnue comme celle des récoltes, il est un regroupement en Gaspésie chez qui la moisson se fera à longueur d'année.• œ Lü tn o û vont chercher une vache Hl'JI m dans la même région la même journée, ce qui évite-rait bien des frais inutiles en temps et en argent.Les nouveaux arrivants y trouveront également leur compte avec les offres et demandes de services.Ces communications ont trouvé un terreau fertile et efficace grâce à la page Facebook, initiée par Annie Mais dans cette lutte, la coopération passe au premier plan.Un des membres du conseil d'administration du regroupement est sur le conseil d'administration de l'UPA régionale et le président de cette organisation est également membre du Regroupement.Le mouvement maintient également des liens avec l’Union paysanne et le but visé est ultimement une agriculture saine, locale et de proximité.EAVENIR EST À NOUS C’est pour cette raison que le Regroupement des agriculteurs paysans de Gaspé est bien vivant et a plein de projets en tête.Il est question d'un marché public pour la MRC ou encore de l'accroissement de la mise en commun des services entre les fermiers-paysans.La page Facebook pourrait par exemple faire savoir à deux fermiers qu’ils Si le premier mandat de négocier avec la Municipalité au sujet des irritants pour l'agriculture a été parfaitement * BIO-BULLE NUMÉRO 105 • • • WWW.LAVISBiO.ORG W * ¦ ; * I if Christian Côté est président des Serres Jardins-Nature.Cette entreprise de New-Richmond, dans la Baie-des-Ghaleurs, fêtait ses dixièmes récoltes en 2011.Par contre, dès 1975, monsieur Côté s'intéressait aux tomates bio.« Au départ, c'était une entreprise de groupe, on était trois familles.On a construit les serres une à une, environ une par année, pour avoir un revenu et faire vivre les trois familles.On a monté à environ 0,5 hectare en production en serres dans les années 80.Et puis on avait aussi un centre de jardin.Moi je donnais de la formation l'hiver en agriculture bio pour compléter [nos revenus], » C'est au début des années 2000 que cinq personnes, dont Christian Côté, se regroupent pour former les Serres Jardins-Nature.Au fil des ans, elles sont devenues le chef de file de la production de tomates biologiques de l'Est du Canada.Leurs produits se retrouvent entre autres dans les supermarchés IGA et Loblaws - sous Il n'est pas neuf le débat : gros et bio, ça va ensemble ou pas?la marque Choix du Président dans ce dernier - et ce, en Ontario, au Québec et en Atlantique.Le fruit rouge se retrouve même sur les tablettes de nos voisins étatsuniens sous la marque Tàste of the North.De plus, les producteurs sont pleinement reconnus dans leur milieu.En novembre 2011, Jardins-Nature a été reconnue entreprise de l'année par la Chambre de commerce de la MRC de Bonaventure, en plus d'être primée dans la section Industrie agroalimentaire.Enfin, le 12 avril, elle se classait parmi les finalistes dans la catégorie Industrie agroalimentaire à l'échelle québécoise des Chambres de commerce.BIO GROS JOUEUR OU BIO INTÈGRE?La demande pour des produits bio augmente chaque année.Au départ hors de prix, ces produits deviennent de plus en plus abordables au fur et à mesure que la demande croît.La population'y voit en général une manière de mieux se nourrir et d'éviter les multiples agents de conservation, les hormones de croissance et autres suppléments dont est friande l’industrie alimentaire.Qui dit bio, dit également un esprit : celui du développement durable.L’une des craintes qu'on pourrait avoir quand un légume grandit, c'est qu'il fasse de la mauvaise graine.Comme certaines entreprises.Ainsi, quand Wal-Mart est en train de devenir la chaîne d'alimentation bio numéro un aux États-Unis, plusieurs questionnent l'intégrité des marques qu’elle vend.Elle pourrait tourner les coins ronds afin de satisfaire une clientèle friande de label bio.En Chine, la multinationale a dû reconnaître à l'automne 2011 que le label avait été utilisé de manière frauduleuse pour la viande de porc pendant 23 mois par quelques-uns de ses magasins.Alors, peut-on voir dans la même phrase « production bio » et « grande échelle »?Avec une entreprise qui emploie 32 personnes, qui s'étend sur 12 000 mètres carrés, et produit chaque année 600 000 kilos de tomates, il est clair pour monsieur Côté que cela est possible, mais à pas à n'importe quel prix.« Ce sur quoi j'ai travaillé [depuis 35 ans], c'est d’avoir des normes reconnues, puis des lois qui encadrent ces normes-là.Je pense que lorsque le cahier de charges est bien suivi, ça n'a pas rapport avec l'échelle.» Tôut est une question de qualité de la production.« De très petites entreprises qui font des paniers le font très bien.Il y a de la place pour toutes sortes de modèles.Mais tout le monde doit faire de la qualité et s'entraider pour continuer à se développer.» tVISBIO.ORG BIO-BÜILE NUMÉRO CINQ TEMPS Ma tomate goûte le développement bio Petit, je n'aimais pas les tomates : trop acides pour ma petite langue.C'est plutôt l'un de ses produits transformés que je lui préférais : le ketchup sucré! Depuis, j'ai grandi et c'est l'inverse.J'apprécie bien davantage une tomate bien fraîche.Surtout quand elle a mûri au soleil de la Gaspésie, et qu'elle est un produit bio! Mario Bard, collaborateur Monsieur Côté va même plus loin en proposant que le bio soit un véritable projet de société, question « d’assurer la sécurité alimentaire de notre pays et d'assurer une production agricole de qualité ».Selon lui, « les preuves sont faites que le bio répond à toutes ces choses-là.Il s'agit que tout le monde se mette ensemble pour l'appuyer et ça va se développer très rapidement.» « Tbut le monde » inclut bien sûr les gouvernements d'ici, qui en « font plus qu'ils n'en faisaient ».Mais le bio à grande échelle et le soutien de départ pour les producteurs, comme en Allemagne ou en Suisse par exemple, n'est pas encore dans la poche.« Quand je regarde ce qui se fait [là-bas], il y a des décisions politiques qui sont beaucoup plus courageuses qu'ici », considère-t-il.« Je pense que dans ces pays-là, c'est un projet social où les municipalités, les régions, le gouvernement, tout le monde se met ensemble pour appuyer le développement du bio, insiste-t-il.Ici, c’est une loi d’appellation - ça se limite pas mal à ça - avec un peu de budget pour des programmes.» Des budgets qui sont devenus plus « généreux » avec le temps, « mais il manque un grand bout de décision politique », insiste monsieur Côté.QUAND LE BIO GOÛTE LE DIESEL Dans un dossier qu'il présente sur son site internet, l’organisme Équiterre donne quelques idées concernant une augmentation de la disponibilité des produits bio québécois, en vue des consultations parlementaires sur l'agriculture qui doivent avoir lieu en 2012.Parmi tant d'autres, un fait dérange.Entre 50 et 70% des produits bio qui sont achetés au Québec proviennent de l'extérieur de la province.Selon Équiterre, ils font en moyenne 2600 kilomètres avant d’arriver « sur notre table, pour la plupart en camion diesel polluant ».Un non-sens écologique.ion bio en Gaspésie | les îles APAO, obtenus à L'UPA) 19 agriculteurs certifiés biologiques sur 274 (MAPAQ) ** >u-!nr ** 280 hectares c 5 500 000 ¦ (MAF> Productions acériculture, culture Dollars de product environ 20% pour tout le territoire gaspésien Superficies certifiées biologiques 2010 - 280 hectares 2012 - 182,91 hectares Nombre d'entreprises ayant des produits certifiés biologiques (selon les données du CARTV) 2010 - 17 2012-18 Revenus agricoles brut des entreprises offrant des produits certifiés biologiques février 2010 - 527 000$ janvier 2012 - 686 278$ Revenus agricoles brut de la région février 2010 - 19 860 000$ janvier 2012 - 27 610 000$ Stéphane Day - Agent de développement et de valorisation du secteur (UPA) Dominique Martin MAPAO : 418.388.2282 poste 1952 1 L'organisme invite donc le gouvernement québécois à mettre en place des politiques d'achat local, entre autres, pour ses écoles et ses hôpitaux.L'une des réponses possibles vient également du côté de Symbiosis.Cette association regroupe sept maraîchers bio, dont font partie les Serres Jardins-Nature.Elle fait donc face à la concurrence du géant étatsunien et joue un rôle important dans le développement et la distribution à grande échelle du bio québécois.« Le défi que l'on voulait relever, c'était d'être bio et en même temps d'être à la fine pointe de la technologie et de la gestion moderne », déclarait cet automne Christian Côté, dans le journal L'Écho de la Baie.« Je crois qu'on a réussi à faire nos preuves.Le rêve que j’avais, c'était de prouver qu'en agriculture biologique, on pouvait avoir des rendements suffisants et concurrentiels par rapport à l'agriculture conventionnelle ».Une agriculture qui, il en est certain, a amélioré ses pratiques depuis que le bio prend de l'ampleur.« Je pense que l’agriculture bio a même contribué, par son exemple, à améliorer la production conventionnelle.Pour côtoyer régulièrement ceux et celles qui pratiquent le conventionnel (il est président de l'UPA Gaspésie | îles-de-la-Madeleine) c'est surtout une question de risque financier qui fait hésiter plusieurs d'entre eux à se tourner vers des pratiques bio.» Je peux rêver : ma tomate sera un jour une bio conventionnelle.À moins que je ne la préfère bio.et rebelle! • B |if 1 Moulées pour les animaux de ferme Sans frais : 1.877.984.0480 H«**es*ea4 ûrjitita # # / Grains, suppléments et produits de santé animale / Semences et engrais biologiques pour le jardin et la ferme Nous achetons les récoltes céréalières / Soja, maïs, blé, orge, avoine, sarrazin / Entreposage, criblage, mise en marché BULLE NUMÉRO 105 • • • WWW.LAVISBIO.ORG EN CINQ TEMPS La coopérative des Fous vrac Une folie communautaire Prendre leurs petits et leur région en main afin de leur offrir ce qu'il y a de mieux à manger.Rien de moins pour Catherine Briand et Maude Faulkner, jeunes mères de famille qui veulent faire avancer les choses.Entrevue avec Catherine.par Michel Dumais Catherine est native de saint-Maurice-de-l'Échourie.Ayant passé quelque temps à Montréal, elle revient dans sa région et parmi les projets qu'elle a en tête : une coopérative de bio en vrac et le plus local possible.Pour sa part, Maude est née à Cap-des-Rosiers mais part tôt s'installer à la ville quelques années, puis en passe quelques autres à rouler sa bosse en Europe, où elle remarque des façons de faire et de vivre différentes, inspirantes.Elle reviendra finalement aux sources, accompagnée des hommes de sa vie, décidée à faire sa part pour changer son petit monde et le voir évoluer en santé.Quelle est la date prévue d'ouverture de la coop?Si tout va bien, nous espérons ouvrir nos portes en avril ou au début mai, tout dépendant de la date de réception de la charte, dernière étape d'une aventure qui dure déjà depuis six ans.Nos locaux seront situés dans une aile réservée aux organismes communautaires au cégep de Gaspé, au 37 rue Chrétien, local A-26.Catherine Briand et Maude Faulkner Comment a débuté cette aventure?Tout a commencé lorsque nous avons formé un groupe d'achat formé de cinq familles car nous trouvions qu'il n'était pas toujours facile de nous approvisionner en quantité et en qualité.Il est vrai que par la force du nombre, nous obtenons un meilleur pouvoir d'achat et la coopération implicite entre les membres nous a fait cheminer, au fil du temps, vers le projet qui arrive à terme présentement.En fait, la décision fut officiellement prise l’an passé où, chacun de son côté, on a travaillé fort à arrimer les obligations familiales et professionnelles.Les cinq membres fondateurs sont Maude Faulkner, Benjamin Carreau Gashe-reau, Valérie Legault, ainsi que Stéphane Beaulieu et moi-même.Quelle est la mission de cette coopérative?Nous voulons créer un réseau communautaire.La population étant éparpillée JS».V & ik üuropac.et FIABLE LE spécialiste en emballage alimentaire GESTION DE PROJETS D'EMBALLAGE IMPRIMÉ Flexographie et rotogravure Jusqu’à 10 couleurs SACS LAMINÉS DE QUALITÉ SUPÉRIEURE FABRIQUÉS AU CANADA SERVICE D’ÉTAMPAGE Recevez vos sacs sous vide déjà identifiés à l’image de votre entreprise ! Québec 450.444.4266 • Ontario 905.848-6660 • Sans frais 1 877.362.2552 Fax 450.444.7615 • Fax sans frais 1 866.744.7615 duropac@duropac.com www.duropac.com WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO www.duropac.com ^“'*• 0*“ **¦ sur des centaines de kilomètres, la coopérative veut rallier les gens afin de mettre en commun leurs idéaux.Si l'achat de groupe est le point de départ, déjà plusieurs autres activités sont à l'étude : implanter des jardins dans les écoles, créer des espaces plus agréables et verts avec la plantation de vivaces, apprendre à ceux qui s'y intéressent comment travailler dans un potager, monter des cuisines collectives, etc.Toutes ces activités auront un effet d’entraînement des plus bénéfiques, que ce soit sur le plan coopératif, éducationnel ou de la santé.Cette idée de coopérative répond donc à un besoin?C'est indéniable.Quand Maude et moi avons pensé à cette idée de créer une coopérative d’alimentation bio en vrac, nous avions constaté un manque flagrant dans ce domaine dans la région.On ne pouvait concevoir que des familles comme les nôtres ne puissent se nourrir sainement à un juste prix.En partant de ce principe, nous savions qu'une fois sur les rails, la coopérative allait être en mesure de partager cette chance de s'approvisionner en produits de base bio avec les familles de la MRC de Gaspé.Notre MRC regroupe grosso modo une trentaine de villages de l'Anse-à-Valleau à Percé.C'est donc dire que le bassin de gens pouvant bénéficier de cette initiative est unique sur le territoire.Et comme beaucoup de personnes se demandaient où l'on pouvait acheter des produits bio en vrac, elles ont été plus que réceptives lorsqu'elles ont entendu parler de notre projet.Nous espérions avoir 40 membres la première année d'opération et nous en avons déjà 25 avant même l'ouverture officielle! Qu'est-ce qu'on retrouve dans cette coop?Le volet le plus important est la distribution de biens essentiels tels que la nourriture et les savons.Le fait de commander à mesure nous permet d'éviter de supporter des stocks non écoulés, élimine le gaspillage et nous La route n'a pas dû être toujours facile?Effectivement, mais avec de la volonté on arrive toujours à nos fins! En fait l'obstacle le plus difficile à surmonter a été de trouver du financement.Les subventions pour les coopératives de solidarité sont pratiquement inexistantes à moins de faire autre chose que de la vente au détail.Cependant, par le biais de la SADC, nous avons eu un coup de pouce pour notre site internet et nous sommes en démarches avec le CLD qui devrait nous aider également.Je m'en voudrais d'oublier le Centre de développement régional (CDR) qui, grâce à l’aide inestimable de M.Jean-Guy Mazerolle, nous a permis de monter notre plan d'affaires et de réaliser un montage financier.De plus, nous sommes en contact avec l'organisme d'investissement communautaire Accès micro-crédit Baie-des-Chaleurs qui, dès que nous aurons officiellement notre charte, fera probablement partie des « facilitants ».assure la fraîcheur des produits.La façon de fonctionner est simple.Les membres commandent en ligne, à partir d’un catalogue interactif situé sur notre site web.En remplissant leur bon de commande avant le vendredi matin, ils récupèrent leur panier préparé avec les articles livrés, le jeudi suivant.Pour commencer, nous offrirons ce service deux fois par mois.Nous sommes présentement en contact avec des producteurs locaux car nous voulons miser sur l'achat et l’aide au développement local.Un producteur de bagels (Lucky 13 Bagel) fait déjà partie de nos fournisseurs et d'autres producteurs locaux (miel, légumes a.LJ t/> o û C'est monsieur et madame tout le monde, mais on cible particulièrement les familles nombreuses.Ceux qui, comme nous, font pratiquement tout maison, cuisinent le pain, la pizza, les gâteaux et autres desserts, les collations des enfants, les purées des petits, etc., utilisent des aliments de base qui doivent être à leur portée aussi bien matériellement qu'écono-miquement.Nous tenterons également dans un avenir rapproché de rejoindre les C.P.E., les maisons d’hébergement, les gîtes du passant et les restaurants, notamment.liens durables entre villageois et collectivités.Qui peut profiter des services de cette coop de solidarité?frais en saison, savons corporels bio) ont également été approchés.Un deuxième volet réside dans l'échange entre les membres.Par exemple, les gens vont pouvoir faire des échanges à partir du web-babillard communautaire de la coop.Celui-ci se veut un important outil de communication et d'interactions sociales : corvées de bois, de travaux agricoles, construction de grange, échanges de semis, de petits équipements agricoles, marché aux puces virtuel, mise en commun de convoi ou de transport, etc.L'idée c'est de faciliter la communication et contribuer à la création de Lorsque l’on pense débrouillardise, persévérance et solidarité, on constate que ces qualités font partie intégrante de ce groupe dynamique enraciné dans son milieu et venant de planter une graine qui produira des fruits en abondance.et en vrac.• BULLE NUMÉRO 105 •• • WWW.LAVISBIO.ORG .iMEyy Fruit d 1 Fruit d 1 Fruit d run u » Essayez-les! Au goût frais el unique.AT V www.fruit-dor.ca — — ' ; Fruit cT__> (C)nqanic •cBio$ogiquQ E?f Sans gluten Sans cholestérol \^f Végétalien Sans additifs gf Faible en sodium Sans sulfites W-'—- Un amour transatlantique À une époque où les valeurs matérialistes de nos sociétés capitalistes et mercantiles engendrent la cupidité et la haine, la guerre et la souffrance, force est de constater que l'amour trouve toujours à se frayer un chemin au sein d'êtres d'exception, ce qui démontre que le combat pour une société plus juste n'est pas perdu et que, peut-être, cet effet de balancier pervers qui brise nos rêves et malmène nos idéaux pourra un jour s'arrêter là où la justice et la vie triompheront.cheminement inspirant de Camille Bolduc et Axel Plumley donne à penser que la fusion entre deux êtres peut mener à de multiples accomplissements, qui ne font peut-être pas la manchette mais, méritent d’être relatés afin d'inspirer ceux qui peuvent baisser les bras face à l'ineptie de nos politiciens.Né a Bruxelles en 1983, Axel Plumley étudie en sciences, puis en arts, en infographie et en puériculture.À 23 ans, il parcourt l'Europe pour finalement échouer sur l'île de Ré, située en face de La Rochelle.Constituée en bonne partie de marais salants, la réserve naturelle faunique de l'île constitue pour les oiseaux une étape migratoire importante entre la Russie occidentale, le nord de l’Europe et l’Afrique.Certaines espèces y nichent alors que d'autres l’utilisent comme une étape vers des contrées plus chaudes et plus favorables à la reproduction.Bénévole, Axel guide les touristes, inventorie les oiseaux et anime des groupes d’enfants.C’est alors qu'il rencontre Camille, par Yves Gagnon étudiante québécoise en technique d’inventaire et de recherche en biologie, également bénévole sur l’île.Les atomes sont crochus.Axel est séduit par la spontanéité, le volontarisme et la simplicité de Camille.Appréciant les valeurs et le charme de son prétendant, elle se laisse convaincre de substituer Barcelone comme prochaine destination touristique pour la Wallonie natale d'Axel.C'est ainsi que nos deux tourtereaux se retrouvent à parcourir le plat pays qui est le sien.Après ces pérégrinations, Camille retourne au Québec pour terminer ses études à Sainte-Foy.L'ennui persistant et les appels téléphoniques quotidiens confirment la force de leurs sentiments.Axel commence des études en agronomie à La Reid en Ardenne belge.L’été suivant, Camille trouve le moyen de réaliser son stage dans Les Fagnes, un plateau humide du nord ardennais à quelques kilomètres de l'école d'Axel, ce qui leur permet de se fréquenter les fins de semaine.Ce rapprochement les WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMERI Axel et Camille Biologique Sans OGM Sans noix EÏ*Sucrés naturellement au jus de pomme Ejf Source de fibre Photo : Axel Plumley vwa Les tourtereaux se marient en Belgique en 2007.soude irrémédiablement et pousse Axel à abandonner ses études.Le couple s’installe à Namur où Axel trouve un emploi en aménagement paysager.Les recherches d'emploi se faisant infructueuses pour Camille, elle accepte un poste à Saint-Hyacinthe pour un organisme de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP), un travail qui correspond parfaitement à sa formation.De son côté, Axel poursuit son travail en aménagement paysager dans l’attente d'une solution qui les réunirait.La distance fait mal aux amoureux qui conversent régulièrement par téléphone.Axel me décrit ses journées de travail : lever à 4 h 30; train à 5 h 45 pour Rixensart; à 6 h 30 son patron l’amène au chantier où il s'esquinte jusqu'à 19 h 30 pour être de retour chez lui à 20 h 30; à 23 h, décalage horaire oblige, il téléphone à Camille après quoi il s'assoupit quelques heures.Une situation insoutenable.QU'À CELA NE TIENNE Afin de pouvoir vivre ensemble, le couple décide de se marier en Belgique au printemps 2007.Après leur voyage de noces en Tbscane, Camille retourne travailler au Québec pour l’UQROP alors qu’Axel complète sa saison de jardinage en Belgique.Axel atterrit au Québec six mois plus tard et est engagé par les Serres Rosaire Pion de Saint-Hyacinthe pour arroser manuellement des plants d'hostas.L'entreprise, qui produit et vend annuellement 2 900 000 plants d’ornements, emploie principalement des travailleurs mexicains et guatémaltèques avec lesquels Axel se lie d'amitié.Dégoûté par ce travail qu’il juge routinier et aliénant, il travaille quelque temps comme serveur dans un bistro.Le soir, de retour à la maison, il retrouve Camille accompagnée tantôt d’un harfang des neiges, tantôt d'une buse à queue rousse ou d'un grand-duc pour l'animation qu'elle dirige le lendemain dans une école environnante.Une année passe et le couple quitte sans peine Saint-Hyacinthe, un pays encore plus plat, plus plate et plus laid que la Belgique, me confie Axel.L’appel de l'aventure se faisant sentir, ils prennent la décision de voyager.Ils retournent dans un premier temps en Belgique, ce qui permet à Axel de maintenir ses liens avec ses amis et sa famille, puis ils s'envolent pour le Guatemala où ils retrouvent à Patzun un ancien collègue de travail d'Axel.Ils visitent le Guatemala de fond en comble ainsi que le Honduras.Durant ce séjour en Amérique centrale, Camille postule pour un emploi d'animatrice au Parc de l'île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé.Elle doit cependant passer une entrevue par internet dans un cybercafé, tous fermés le jour de l’entrevue à cause d’une énième fête des Morts.Camille propose de réaliser Photo : Yves Gagnon alga-We produits biologiques pour animaux de ferme H® vit»""0*4, Les vitamines BI0VIT sont des vitamines A, D3 et E lipo enrobées.Grâce à l'action d'une matrice lipogel, elles sont les seules vraies vitamines protégées de la dégradation dans la rumen, une protection à 95°/o, elles se dégradent seulement au niveau de Minéraux - bovins laitiers - bovins de boucherie rr C(w Can Micheline Sénéchal T: 819 823-8922 info@alga-vie.com www.alga-vie.com IULLE NUMÉRO 105 •• • WWW.LAVISBIO.ORG il FRUITS ,1k VERDURAS CtNIZAS.>/ # CASCARON , ï QTROS AUHENTOS Ü0: carne: PLASTiCO MADERA aulmcos m Æ II l'entrevue par téléphone et, malgré la mauvaise communication, elle est engagée pour la prochaine saison touristique.GASPÉSIE, NOUS VOICI! De retour au Québec, le couple gagne en mai la Gaspésie où il loue une petite chambrette à L’Anse-à-Beaufils.Débrouillard comme pas un, Axel trouve un travail temporaire en agroforesterie.Entretemps, il fait parvenir son CV à La Maison aux Lilas de LAnse, un organisme communautaire à la recherche d’un contractuel pour inventorier les arbres fruitiers dans la région de Gaspé.Choisi parmi trois candidats, Axel explore les chemins, rangs et routes du pays afin de dénicher des vieux arbres fruitiers, leur âge démontrant leur adaptation au milieu.Il photographie les 800 sujets recensés, les localise par GPS et rédige des fiches descriptives sur chacun.Ce travail d'inventaire biologique lui permet de mieux connaître cette partie de la Gaspésie que la plupart des Gaspésiens.Compostage guatémaltèque En automne de la même année, six mois après leur arrivée dans la péninsule gaspésienne, le couple devient propriétaire d'une maison traditionnelle sise entre Percé et Gaspé et dressée sur un terrain d’une vingtaine d'acres.Camille m’explique que l'acquisition s’est conclue rapidement, car le couple prenait conscience que les maisons disponibles s’envolaient dès leur mise en vente et que les prix grimpaient d'une façon vertigineuse.La Gaspésie devient donc leur pays d'adoption, ce qui les ravit car tous deux ont toujours rêvé de vastes espaces, loin des zones industrielles et contaminées.Alors que Camille retourne à Pile Bonaventure pour une deuxième saison, Axel, grâce à ses habiletés multiples, est engagé à nouveau par La Maison aux Lilas de L'Anse, cette fois comme coordonnateur.L'organisme vient d'acquérir enfin, à LAnse-au-Griffon leur Maison aux Lilas, une vieille demeure de 150 ans campée sur un terrain bénéficiant d'une topographie intéressante, parsemé de vieux lilas et de pommiers anciens et traversé par un ruisseau.Ayant atteint son objectif principal, l'organisme doit maintenant voir à la conservation du bâtiment qui nécessite de nombreuses réparations, à l’aménagement du site et à l’organisation de l'animation sur le terrain et dans les écoles.En tant que coordonnateur, Axel est mandaté pour concevoir un plan de développement stratégique qui doit assurer la viabilité de l'organisme, ¦¦'Yd'ïiïïUL y du Grand-Portag* m si .Ilinpx oesT * URNESOLS PLEINlesYFUX æsu AMUSEURS PUBLICS LS EN PLEINE FLORAISON ES GUIDEES DE L'HUILERIE OWES A CONFIRMER S 205 PRINCIPALE, UPTON 450-549-4510 WWW.LAVISBIO.ORG * * • BIO-BULLE NUMÉRO 105 DOSSIER encore dépendant du financement gouvernemental.Il est aussi désigné pour planifier l’aménagement du site sur lequel sont établis des jardins communautaires pour des jeunes et des personnes âgées en jumelage, ce qui permet des échanges constructifs.Il doit aussi poursuivre l’établissement du verger de conservation de pommiers, de poiriers, de pruniers et de cerisiers et planifier un jardin ornemental.Lavis BIO éd iteur de la santé environnementale de son pays d'adoption.Le couple mène de front toutes ces activités professionnelles.Cela sans compter les travaux de rénovation de leur nouvelle maison, l’aménagement du terrain sur lequel se trouve un magnifique jardin écologique que j’ai eu la chance de découvrir l'automne dernier, alors que j'étais reçu royalement avec une table garnie entre autres de fromage local, de foie de morue, bulle Après avoir travaillé comme concierge durant l'hiver à l'école du village, Axel reprend en 2011 son poste de coordonnateur de l’organisme.De son côté, Camille est engagée par Conservation de la nature Canada, un organisme sans but lucratif voué à la protection des milieux sensibles sur le plan biologique (corridor de faune, milieux humides, etc.) par l'acquisition de terrains en milieu privé.Passionnée par les nouveaux défis qui s'offrent à elle, elle décide de conserver cet emploi par lequel, me relate-t-elle, elle peut contribuer davantage à l'amélioration d'œufs de leurs poules et de miel de leurs deux ruches, le tout agrémenté de quelques bières belges que le père d'Axel avait apportées avec lui lors d’une récente visite.À la lumière de cette rencontre avec deux êtres réunis malgré l’océan qui les séparait, je fus séduit par leur capacité à prendre racine dans un nouveau territoire, de le chérir et de participer à sa conservation et à sa biodiversité, une démarche qui constitue une véritable source d'inspiration pour les Gaspé-siens et les Gaspésiennes, car elle en fait un lieu où il fait bon vivre.• maisonauxlilas ©globetrotter.net conservationdelanature mm: BULLE NUMÉRO 105 • • • WWW.LAVISBIO.ORG Voir TOUTE la vie en bio La question agroalimentaire pose de grands défis à l'humanité Faites-vous une opinion éclairée grâce à l’équipe de Bio-bulle Alimentation Toute l'information Toius les enjeux^ linage Toufbio! Environnement Choix de société 4 numéros par année / Z5S www lavisbio & •vi y demandez Louise.Disponible aussi en kiosque, demandez-le Imaginez une terre noire, grumeleuse et lustrée, façonnée en billons1 coiffés d’une enfilade de pousses de laitues qui se perdent en douce sinuosité vers l’horizon, point de fuite mirifique pour une petite fille aux cheveux cuivrés et aux yeux perçants qui court pieds nus entre les rangs, s'inventant une marelle qui célèbre le simple bonheur d’être là, entièrement présente à cet espace domestiqué par l’homme, le terroir de son enfance.Isabelle Boisvert a huit ans.Elle ne sait pas encore que les terres noires de Napierville sont vaporisées ad nauseam de phytocides, de fongicides, et d'insecticides.Par contre, elle sait déjà qu'elle aime la terre.Ainsi, très jeune, elle travaille à récolter des laitues à l'aube, à laver des carottes le reste du jour et à côtoyer des Mexicains à grands chapeaux qui la fascinent avec leurs grands rires basanés et le brillant de leurs yeux, bruns comme les siens.Après la séparation de ses parents, sa mère se remarie avec un agriculteur du pays avec lequel elle achète en 1984 une bergerie à Sainte-Clothilde-de-Châteauguay où Isabelle, âgée de 15 ans, la suit.Dans le but de prendre la relève de la ferme ovine, elle s’inscrit en Gestion et exploitation d'une entreprise agricole au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu.Une fois la technique complétée, désireuse de prendre de l'expérience et de sortir du giron familial, elle accepte un poste de gestionnaire sur une ferme de veau de grain dans Lanaudière où elle s'occupe d'un troupeau de 200 veaux.À cause d'une mauvaise ventilation et d'une trop grande promiscuité, ce troupeau souffre de pneumonie chronique qu'on traite avec des antibiotiques, de plus en plus coûteux et de moins en moins efficaces.Dégoûtée par le sort réservé à ces animaux, elle ne se fait pas prier lorsqu’une amie lui propose de gagner la Gaspésie afin de trouver du travail en hôtellerie.Ainsi, en avril 2001, à l’âge de 22 ans, Isabelle arrive à Percé et prend une chambre dans un gîte avec son amie Karine.Les propriétaires aident les deux jeunes filles à ratisser les auberges et restaurants de la région.Ayant pris connaissance des études d’Isabelle en agriculture, ils lui suggèrent de postuler pour un emploi de technicienne agricole à la coopérative Bio Jardins de Val-d'Espoir qui’ l'engage sur le champ.Son mandat est d'étudier l’emploi des produits marins en agriculture.La coopérative cultivait à l'époque des légumes asiatiques et planifiait une production de paniers.Les jardins sont établis sur l'ancien site de l’école d'agriculture de Val-d'Espoir des Cisterciens, fondée en 1929 par monseigneur Ross puis reprise par les clercs Saint-Viateur en 1938.L'école qui fut en opération jusqu’en 1961 a fait de Val-d'Espoir à cette époque, le grenier de la Gaspésie.La communauté comptait alors 2500 âmes dont la majorité vivait de la mer, de la forêt et de la terre.Les Bio Jardins à Val-d'Espoir le bien nommé.DE TECHNICIENNE À AGRONOME Comme le travail d’Isabelle était grandement apprécié, les dirigeants de la coopérative lui suggèrent de suivre un cours d'agronomie, car les agronomes, lui confient-ils, manquent douloureusement en Gaspésie.Le défi plaît à Isabelle qui, après deux ans d’études en sciences de la nature au cégep de Gaspé, s'inscrit en agronomie avec une mineure en agriculture biologique au collège Macdonald de l'Université McGill à Sainte-Anne-de-Bellevue.La formation de trois ans lui fait découvrir le commerce équitable et l'agriculture soutenue par la communauté.Elle revient chaque été travailler pour la coopérative qui lui confie toujours de nouveaux mandats, dont un voyage d'études en France sur les plantes aromatiques et médicinales et la production de fromage de brebis, un projet en apiculture et d'autres visant l'insertion socioprofessionnelle des jeunes de la région.Dans le cadre de 1 Billon : Bande de terre élevée par la charrue entre deux sillons lors du labour.(Le Robert illustré 2012) 22 WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMÉRO Photo : Yves Gagnon Photo: Yves Gagnon son cours en agronomie, elle participe à un échange universitaire au Danemark où elle visite des fermes biologiques à échelle humaine qui deviendront pour elle des modèles de développement.Munie de son diplôme d’agronome, elle ne veut surtout pas, comme la majorité de ses collègues, prescrire des posologies d’herbicides et d'insecticides, de fumier et d'engrais.Elle rêve plutôt de rapprocher les producteurs et les consommateurs, de stimuler la production biologique et de mettre sur pied une agence de mise en marché qui répondrait aux besoins spécifiques des Gaspésiens et des Gaspésiennes.Comme la coopérative Bio Jardins est en restructuration, elle ne peut soutenir Isabelle dans sa démarche.Celle-ci cherche donc une autre voie qui lui permettrait de concrétiser son rêve.Elle rencontre alors Isabel Garcia, une femme médecin longtemps impliquée dans Médecins sans frontière, qui travaille au centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la région comme agente de promotion en santé publique.Ensemble, elles vont recentrer le projet sur l'autonomie alimentaire des communautés, ce qui concordait mieux avec De gauche à droite, Isabelle Boisvert, Karine Leblanc, agente de développement des projets éducatifs, Élise Dumouchel, agente de développement des projets communautaires.les programmes gouvernementaux visant à promouvoir de saines habitudes de vie et à lutter contre l'obésité.PRODUIRE LA SANTÉ ENSEMBLE Le projet sera dorénavant nommé Produire la santé ensemble.Une fois restructuré et bonifié, il est déposé en décembre 2007 au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), dans le cadre des laboratoires ruraux issus de la politique nationale de la ruralité.Le projet comporte un plan d’action sur six ans, centré sur le village de Val-d'Espoir.Le ministère reçoit alors 120 demandes pour un total de dix projets acceptés dans la première phase, dont Produire la santé ensemble (33 laboratoires ruraux sont actuellement en fonction au Québec).La réponse positive du ministère leur est parvenue en avril 2008.Un budget de 90 000 dollars leur est alloué annuellement pour une période de six ans, ce qui leur permet de devenir un véritable laboratoire social expérimental.Isabelle, qui devient d’office la coordinatrice du projet, dispose de coudées franches pour atteindre les objectifs de son plan quinquennal qui cible l'éducation, le développement communautaire et la mise en marché des produits locaux.Tfois agents de développement sont engagés, un par thématique.Ceux-ci organisent de l'animation dans les écoles, ils offrent en partenariat avec la coopérative Bio Jardins des parcelles de jardins aux citoyens de Yal-d'Espoir ainsi qu'aux enfants du village, expérimentent différentes formules de mise en marché et publient en 2010 le guide Produire et consommer chez nous.Lors de mon passage en octobre dernier, le projet en était à son mitan.Isabelle gère maintenant un budget de 345 000$ annuellement, grâce à la contribution d'autres partenaires issus du public et du privé.Ce budget permet à l'organisme d’engager trois permanents et cinq contractuels.Le dynamisme de l'équipe rayonne bien au-delà de la communauté de Val-d’Espoir.C'est partout en Gaspésie qu'on perçoit un renouveau agroalimentaire.La brise marine est maintenant conjuguée à un vent d'ouest, un vent venant de l’intérieur des terres qui transporte des odeurs de chou et de laitue, d'achillée et de trèfle, d’ail et de pomme de terre, de miel et de framboise.La Gaspésie prend maintenant conscience de son vaste potentiel agricole qui contribue à l’offre touristique, pour le PRODUIRE LA SANTÉ Produire et consommer chez nous Produire et consommer chez noos h -4 Le laboratoire rural Produire la santé ensemble a édité en 2010 Produire ET CONSOMMER CHEZ NOUS, une publication dont l'objectif est de guider les citoyens de la MRC du k ] Rocher-Percé dans leur j démarche d'autonomie ali-"rXf A mentaire et de transmettre U m\ des outils à quiconque O Ah désire entreprendre une P:§ production à petite échelle.Adapté à la Gaspésie, ce guide merveilleusement bien conçu représente néanmoins un outil exceptionnel de production locale pour toutes les régions du Québec.Les auteurs Catherine Avard et Sandrine Rampeneaux y traitent de production de fruits, de légumes et d'herbes, de grandes cultures, d'apiculture, des produits de l'érable, des œufs, d'élevage, des produits laitiers, de chasse et de pêche.L'information rigoureuse et bien documentée décrit les étapes à suivre pour produire, récolter et mettre en marché chacune de ces denrées dans un esprit de qualité et de proximité.À consulter, ici et maintenant! 126 pages Prix: 11$, poste incluse www.produirelasanteensemble.com SULLE NUMÉRO 105 • * * WWW.LAViSB10.0R6 DOSSIER GASPÉS EN CINQ TEMPS plus grand bonheur des restaurateurs, des aubergistes et des hôteliers.ON NE FERME PLUS! En 1960, la région avait perdu une grande partie de son dynamisme agraire.Le Bureau d’aménagement de l'Est-du-Québec avait alors décidé de fermer les villages de l’arrière-pays de façon à rationaliser l'offre de services offerts à une population jugée trop éparpillée.L’école d'agriculture fut déménagée dans la Baie-des-Chaleurs où elle ne survécut qu'un an.Les quatre rangs entourant Val-d’Espoir (le 3e, le 6e le 8e et le Petit-Montréal) furent fermés, les fermiers qui avaient défriché ces terres furent expropriés.En haut lieu, on avait décidé d'axer le développement de la Gaspésie sur la pêche, la foresterie et le tourisme.C'est dans cette foulée de mesures qu’ont été créés le parc national Forillon et celui et de l'île-Bonaventure-et-du- Rocher-Percé.On se rend compte cependant aujourd’hui que la terre gaspésienne peut redevenir féconde, pour peu qu'on y établisse des cultures adaptées.Isabelle fait partie de cette nouvelle génération de Gaspésiens et de Gaspésiennes qui croient à la remise en culture des 2000 hectares de terres agricoles en friche dans la seule MRC du Rocher-Percé.Lors d’une soirée festive autour d'un feu sur la plage à Gaspé, un plongeur nocturne émerge de l’eau et se joint au groupe, déguste une bière avec les fêtards et se lie d’amitié avec Isabelle.L'amitié se transforme rapidement en un amour fusionnel qui fera que Michel, un Montréalais d'adoption, viendra s'installer avec sa douce à Val-d'Espoir d’où sa mère est originaire.L’oncle de Michel consent à leur vendre la terre familiale de 68 acres sur laquelle se dresse toujours la maison construite par le grand-père de Michel, monsieur Ignace Bourget.Ils y ont déménagé en ce début 2012 avec comme projets d’élever des chèvres, de faire du fromage et de fonder une famille.Louise, la mère d'Isabelle, aujourd'hui veuve, attend de vendre sa maison pour venir rejoindre le couple de façon à offrir son temps et son expertise pour le projet caprin.Comme quoi, nul ne sait vraiment où conduisent les chemins empruntés.Pour peu qu’on laisse la passion nous guider, ils mènent là où il fait bon courir sans risques, pied nus dans les herbes folles, et respirer à pleins poumons les embruns salins du large, auxquels viendront se fondre bientôt les effluves d’un fromage suave et coulant, produit par des chèvres heureuses et en santé, tout comme ceux et celles qui les nourrissent et les soignent, donnant ainsi tout son sens à l'idée de Produire la santé ensemble.• www.produirelasanteensemble.com http://gaspesiegourmande.com é p i Suppléments et cosmétiques Fruits, légumes, viandes et poissons bio » En prime, votre compte-client! Accumulez des points-bonis sur chaque achat, ils se transformeront en $$$ fidélité! 1646 «C», chemin Saint-Louis, Sillery (Québec) G1S 1G8 Téléphone : 418.683.1936 • www.larosalie.com Le premier vendredi de chaque mois, La Rosalie vous offre une Journée gentillesse 10% sur tous les produits en magasin Événements Gratuités Venez nous voir! gggHRfi ElkSfiMBSfë FiVmFQ" ' M]> f •v Spaarv*».-?» ÏÜr&l MO ¦ ‘ ai »i v.TB ÆàmM Projet ÉOOSPHÈRE Montréal Foire de l’environnement et de l’É cohabitation 19 et 20 mai 2012 200 exposants 30 conférences CONFÉRENCE « La soirée des sages » Hubert Reeves et David Suzuki Vendredi 18 mai à 19 h Salle Pierre-Mercure Emmanuel Bilodeau porte-parote Sabine Karsenti porte-parote «èco habitation i* «swum (h Humn» (couxaout Maison 3P 9MiA ÉcZ/Gfi 7 fwt.wa.uw- la Montréal $ *stm WWF Shop Angus 2600, rue William-Tremblay C* Montréal^ *Cof=ïe* ProjetEC0SPHERE.org Q WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉR0105 Photo : Stoduchng GAiA Testez vos connaissances! Retrouvez dans chaque numéro un quiz en lien avec le dossier spécial de Bio-bulle question 1 Quelle est la mission ultime de la Coopérative des fous vrac ?« Manger santé et vivre vert » « Produire la santé ensemble » « Acheter bio, acheter local » ! uestion 2 Grâce au Regroupement des agriculteurs paysans de la Gaspésie, les propriétaires de fermettes peuvent maintenant construire un espace pour leurs animaux allant jusqu'à 500 pieds carrés 1000 pieds carrés 1500 pieds carrés Lorsque Camille Bolduc et Axel Plumley s'installent en Gaspésie, Axel se déniche un emploi à La Maison aux Lilas de L'Anse, où il s'occupe à faire la culture de lilas ¦ m arroser manuellement des plants d'hostas inventorier les arbres fruitiers dans la région de Gaspé BWB— ! uestion 4 Isabelle Boisvert croit à la remise en culture des friche dans la seule MRC du Rocher-Percé.2000 2500 3000 hectares de terres agricoles en Selon Equiterre, quel est le pourcentage de produits bio achetés au Québec en provenance de l'extérieur de la province?10 à 30 % 30 à 50 % 50 à 70 % Pssst! Les réponses vous attendent en page 11.WWW.GAIAPRESSE.CA M3/M/3TM33 rTMIfHSÏKJÏifJ BSO-BULLE NUMÉRO 105 • * • WWW.LAVISB10.0R6 justice pour tous • JUSTICE P O PU R TOUS» La valse hésitation du CPTAO Mieux vaut parfois persévérer par Richard Seers, avocat a mois de novembre 2011, c’est avec grand plaisir [\ I I que j'ai reçu un courriel de M.Handfield de la # % vJ Ferme aux petits oignons.Il me témoignait de son expérience de l'année précédente devant la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).Ce récit vaut grandement la peine de vous être raconté puisqu'il fait la preuve que la persévérance et la détermination de gens comme M.François Handfield et de Mme Véronique Bouchard font parfois toute la différence.Au début de l’année 2010, les demandeurs Handfield et Bouchard veulent acquérir une parcelle de terre de 4,05 hectares, située sur une partie d'un lot de la circonscription foncière de Tterrebonne, pour y établir de façon définitive leur entreprise de production maraîchère biologique.Le vendeur, M.Carmel Gauthier, conserverait alors une superficie résiduelle contiguë sur le même lot d’environ 24 hectares.Mais voilà, la Commission ne l’entend pas ainsi et rappelle dans son orientation préliminaire du 29 mars 2010 qu'elle s’apprête à refuser cette demande.Même l’UPA était d'accord avec l’orientation préliminaire de la Commission.Celle-ci rappelle d'ailleurs qu'elle avait déjà par le passé, il y a près de 20 ans, été saisie d'une demande visant le morcellement de la terre de M.Gauthier par l'aliénation d’une partie d’un de ses lots en faveur de l'un de ses fils dans le but de former une société regroupant M.Gauthier et son fils pour l'exploitation de cette terre.La Commission était d’avis que le morcellement demandé viendrait compromettre ou affaiblir de façon significative la notion de superficie suffisante en termes d’autonomie et de polyvalence d'activités agricoles, tant pour la superficie visée par une telle vente que pour la partie résiduelle.Les demandeurs se sont alors attelés à fournir des observations et des documents additionnels et à faire valoir leur argumentaire afin de démontrer que les craintes de la Commission n’étaient aucunement fondées face au cas Richard Seers Avocat inc.pour le bénéfice de vos affaires 240, Saint-Jacques, bureau 700 Montréal (Québec) H2Y1L9 Cellulaire: 514 717-7864 Télécopieur : 514 284-0042 Courriel : rseers@richardseersavocat.com www.richardseersavocat.com précis de cette demande.Le 30 juin 2010, les demandeurs ont fait leurs représentations lors de l'audition devant la CPTAQ pour souligner le caractère exceptionnel de leur demande et tenter de dissiper ainsi les inquiétudes énoncées par la Commission.DES ARGUMENTS FORTS Parmi les éléments que la CPTAQ devait prendre en considération, nous retenons notamment ceux-ci : | Les produits cultivés par les demandeurs sont certifiés biologiques et ce sont les demandeurs qui font leur propre mise en marché.| Plusieurs autres entreprises maraîchères biologiques du réseau des fermes en agriculture soutenue par la communauté d'Équiterre cultivent sur des superficies semblables à celle visée par celle des demandeurs.| Les demandeurs cultivent 60 sortes de légumes différents qui sont vendus à l’état frais dans les marchés locaux et ils ont l’intention d'ouvrir un kiosque de vente sur la superficie visée pour varier leurs méthodes de distribution.| Les demandeurs possèdent déjà une clientèle locale qu’ils ont bâtie depuis 2005 et en définitive, l'achat de cette parcelle servira à la poursuite d'activités agricoles rentables et au développement de l’entreprise des demandeurs et non au démarrage d’un nouveau projet incertain.Finalement les demandeurs sont parvenus à convaincre la Commission que leur demande n'avait pas pour résultat de contribuer au morcellement du territoire en générant la création d'unités foncières à superficie réduite ayant pour effet que toute entreprise agricole y soit vouée à l’échec.Le 21 septembre 2010, la CPTAQ conclut en affirmant : « Force est d'admettre que nous sommes en présence d'une activité agricole qui est présentement viable et que l’acquisition par les demandeurs de la superficie visée viendrait consolider leur entreprise.» La Commission ajoute même être d'avis que la production biologique est en plein essor et que cette production ne nécessite pas de grandes superficies pour être viable.N'est-ce pas à la fois une belle conclusion et une belle leçon?Cette décision, d’après M.Handfield, constitue vraisemblablement un précédent et peut sans doute venir en aide aux jeunes de la relève pour qui l’accès à la terre est très difficile, compte tenu du prix prohibitif des terres agricoles de bonne qualité et à proximité des marchés.M.Handfield et Mme Bouchard souhaitent que leur expérience serve d'exemple.Comment ne pas partager un tel souhait en pensant à l'avenir justement! • 26 WWW.LAVISBIO.ORG * • • BIO-BULLE NUMÉRO 105 • ALIMENTATION* De l’expo à la cuisine Le mois de mars a été celui des Expos Manger santé et vivre vert à Montréal et à Québec.Comme toujours, Bio-bulle y était, TANT POUR VOUS RENCONTRER, CHERS LECTEURS, QUE POUR DÉCOUVRIR AVEC VOUS LES NOUVEAUTÉS BIO ET POUR CONSOLIDER LES LIENS AVEC DE VIEUX AMIS.ALORS POURQUOI NE PAS PROLONGER UN PEU LE PLAISIR EN SE FAISANT UN PETIT SPÉCIAL RECETTES DE L'EXPO?Bon appétit! Photos : Arianne Clément et Stoclucling | Keira Bishop | Phil Beard EXPO-^k manger santé etvivre vert Crêpes aux fruits et au miel offertes par Herbamiel (www.herbamiel.ca), au Saguenay, où Marie-Pierre Fortier cultive et transforme le miel en harmonie avec son environnement et en partageant sa vision avec les bénévoles wwoofers (www.wwoof.org) venus de partout.La pâte 2 œufs 1/4 c.à thé d'essence de vanille 1/2 c.à thé de miel liquide 1 tasse de farine 1 pincée de sel 11/2 tasse de lait La garniture 1/4 tasse de bleuets 1/4 tasse de miel 1/4 tasse de framboises Crème (facultatif) Mélanger la farine, le sel, les œufs et la moitié du lait.Ajouter la vanille, le miel et le reste du lait et bien brasser.Préparer la garniture en mélangeant les bleuets, les framboises et le miel et en remuant délicatement.Cuire les crêpes dans une poêle, ajouter la garniture et rouler la crêpe.Garnissez d'un peu de crème et fondez de plaisir.Salade de Fruit d’Or La réputation de Fruit d'Or (www.fruit-dor.ca) dans Lanaudière et bien au-delà, n'est plus à faire.merci de partager le couscous avec nos lecteurs! 1 tasse (250 ml) de couscous cuit 1 pomme verte, en petits dés 1 échalote hachée 1 branche de céleri, en petits dés 1 concombre, en petits dés 1/2 tasse (70 g) de canneberges séchées 3/4 tasse (190 ml) de persil frais haché Vinaigrette 1/4 tasse (65 ml) d'huile d'olive 1/4 tasse (65 ml) de jus de citron Sel et poivre au goût Asperger les petits dés de pomme de 1/2 c.à thé de jus de citron.Combiner les légumes et la pomme.Ajouter la vinaigrette en mélangant délicatement.Ajouter le couscous et le persil, puis remuer lentement.Réfrigérer une heure minimum.Servir frais! Pizzoeeheri Des pâtes délicieuses, végétariennes et sans gluten préparées à la main, dans un plat inspiré d'une tradition du nord de l'Italie.Un cadeau de Arianne Clément chez Prébiotiques naturels (prebiotiquesnaturels.com) qui produit de la poudre de topinampour biologique en Montérégie.Donne 4 à 6 portions 500 g de farine de sarrasin 50 g (6 c.à table) de poudre de topinambour 500 g de feuilles de pissenlit, d'épinards, de bette à carde ou de chou vert frisé hachés grossièrement Vinaigrette 6 gousses d'ail 1/2 tasse d’huile d’olive extra vierge italienne Jus d’un gros citron 2 c.à soupe de miso avoine 1 c.à soupe de romarin haché finement Présentation Romarin frais, tomates italiennes et citron 1 c.à soupe de miso avoine 2 pommes de terre (1 douce, Noix de cajou crues blanche) 1 Mélanger la farine de sarrasin et la poudre de topinambour.Ajouter au mélange une tasse d’eau et le miso.Pétrir les ingrédients à la main pendant environ 10 minutes (si la pâte est trop dure, ajouter quelques cuillerées d’eau et si elle est trop molle ajouter un peu de farine) jusqu'à l’obtention d’une pâte souple et homogène dont vous ferez une boule.Laisser reposer la pâte durant 30 minutes.Former de petites boules de pâte de la grosseur d'un pois chiche et les écraser à l’aide du pouce pour obtenir des coquillettes.Dans une grande casserole, porter de l'eau salée à ébullition et faire cuire les pommes de terre en petits cubes pendant 15 minutes.Lorsque celles-ci sont presque cuites, ajouter les pâtes et la verdure et faire cuire le tout durant 5 minutes ou jusqu'à ce que les pâtes soient al dente.Égoutter et verser dans un grand bol.Mélanger l’ail, l’huile d'olive, le jus de citron, le miso et le romarin et verser sur les pizzocheri.Recouvrir de noix de cajou râpées.Servir décoré de tomates, de romarin et d’un trait de citron frais.Buon appetito! 5323 jardinage •JARDINAGE* Printemps et compostage On mesure le mérite ou la compétence d'un jardinier écologique à son travail, à la quantité de matière organique qu'il recycle et à la qualité du compost qu'il ajoute au jardin.par Christiane Émond, présidente du Regroupement des jardiniers écologiques ¦ temps magnifique du mois de mars nous a permis, en fi plus de faire quelques semis intérieurs, de préparer et de nettoyer les planches et les plates-bandes de fleurs que nous avions laissées dormir pour l'hiver.Au début de la saison de jardinage, quelle est la première préoccupation du jardinier écologique?C’est de s'assurer de donner à son potager sa ration de compost, là où les plantes gourmandes seront semées, et d’amender le sol pour les vivaces et arbres fruitiers.Mais comment faire pour trouver une quantité suffisante de compost de qualité biologique pour tous ces besoins?Cette question m’amène à revoir ma définition de jardinage écologique : cultiver des plantes, des fruits et des légumes dans un sol « biologique ».Avant même de découvrir et de pratiquer des techniques de cultures biologiques, il est primordial de s'initier au compostage de la matière organique de ses déchets domestiques et de jardin.Apprendre à faire du compost et le réussir, c'est comme faire sa liste d’épicerie avant de commencer à cuisiner.Comme pour la plupart des gens, mes premières expériences de compostage se résumaient à accumuler dans un tas ou dans une boîte les déchets de table ou de culture que j'avais g/ Guide pratique l'habitude de mettre à la poubelle.Puis, s'il n’y avait pas eu pas trop d'odeurs, de petits rongeurs ou de mammifères affamés, je laissais la nature faire le reste.Évidemment le résultat ne ressemblait guère à cet humus que l'on peut voir, toucher et sentir lorsque nous allons dans la forêt.COMPOSTER EFFICACEMENT Le compost est l'élément de base pour maintenir et améliorer la structure du sol, pour en conserver l’humidité et pour encourager la multiplication des microorganismes qui fournissent les éléments minéraux indispensables pour les plantes.Le R.J.É.vous invite cette année à partager et à revoir vos techniques de compostage.Un guide pratique sur le compostage domestique est maintenant disponible et distribué via nos activités et notre site internet.Un court vidéo accompagne le guide, permettant de voir de près toutes les étapes : site de compostage, construction de la boîte, accumulation des matériaux, retournements et utilisation.Offert en duo avec une présentation de photos et dessins, le guide est conçu pour l’initiation des enfants (livre à colorier) et dès plus grands.Un forum d'échange et de partage d’expériences à partir des suggestions du guide vous est proposé sous la forme d’un blogue accessible à tous à partir de notre site internet au www.rje.qc.ca/forumcompost • HHMHH WKÊÊÊÊÊt •veU i m \f / *, çompoMp domeetiope Activités et nouveautés R.J.E.2012 8 juillet Ce guide vous permettra de découvrir une nouvelle façon de faire du compost, d'accumuler vos matériaux, de faire les retournements d'une façon simple et au bon moment, pour terminer le cycle complet du recyclage de vos déchets organiques.Une fois prêt, le compost pourra être utilisé au jardin, au potager, sur la pelouse, ou être conservé pour faire vos semis ou vos rempotages.28 juillet Visite des jardins de Rose des Champs 2424, chemin Benoit entre Magog et Ayer's Cliff Visite de jardin chez Germain Bourret 3445, chemin du Golf ouest à Drummondville En expérimentant «la méthode Renaud» et en t r partageant avec d'autres jardiniers lors d'activités de groupe comme ceux du Regroupement des jardiniers Écologiques (R.3.É.) vous découvrirez une activité éducative, écologique des plus valorisantes pour votre milieu.On mesure le mérite ou la compétence d'un jardinier écologique à son travail, à la quantité de matière organique qu'il recycle et à la qualité de son compost qu'il ajoute à son jardin.Regroupement des Jardiniers Écologiques e 2012 www.rje.qc.ca 5 août Visite des Jardins de vos rêves 466, 4e Rang à Saint-Ferdinand Guide pratique de compostage avec DVD (disponible dès le 1er mai 2012) Info-lettre du R.J.É.(pour les membres et autres personnes inscrites) DVD Écho des Saisons N° 11 (disponible dès le 15 mai 2012) Archives-web R.J.É.: plus de 200 articles accessibles aux membres en tout temps.Cotisation annuelle : 35$/famille pour devenir membre, participer aux activités au RJÉ et recevoir Bio-Bulle pendant 1 an.NB : si vous êtes déjà abonné à Bio-Bulle, la cotisation est de 10$/personne (plus de détails sur notre site internet) WWW.LAVISBI0.08G BIO-BULLE NUMERO ¦'kx,-V- rÆm, '* m *U«r p-vy ‘^¦3èÉP Guide annuel de jardinage écologique Pour plusieurs, le printemps est la saison de départ du jardinage.Les informations ci-dessous font parties des principes de base pour jardiner écologiquement.Des témoignages de jardiniers du R.J.É.et un complément audiovisuel sont aussi disponibles sur le site internet (www.rje.qc.ca) à la section membre.DEUXIEME PARTIE ALLONGER LA SAISON Acclimater les jeunes plants une à deux semaines avant la transplantation finale, en les sortant à l’extérieur durant le jour, dans un endroit protégé du soleil direct et des grands vents.Une technique, inspirée des couches chaudes de nos grands-parents, consiste à placer les jeunes plants dans une mini-serre que l’on visite quotidiennement et qui peut au besoin être chauffée à l’aide d’ampoules électriques (1 x 100 watts ou 2 x 60).Couches chaudes et mini-serres, une belle façon d’étirer la saison.En climat frais ou pour pallier à une saison trop courte pour la maturation de certains légumes-fruits, la mini-serre offre une température plus tempérée, surtout la nuit.A QUELLE DATE par Jean-Jacques Mardi Enlever toute la végétation existante et la placer au compost Décompacter la surface cultivée L'aérer mécaniquement ou manuellement * Préparer les planches de cultures L'EMPLACEMENT Choisissez l’emplacement qui offre le plus d’ensoleillement; un minimum de six heures par jour est requis.Si possible, préférez un endroit offrant le soleil du matin car il assèche les feuilles de la rosée, prévenant ainsi certaines maladies fongiques.En tenant compte de quel côté souffle le vent, évitez que le potager soit balayé par des vents forts qui risquent d'assécher le feuillage, d'endommager les plants ou de renverser les treillis.Si vous avez à aménager un jardin dans un endroit venteux, pensez à l'aménager derrière un brise-vent ou à en installer un.Cela protégera du vent, des intrus et des polluants.Une haie d’arbustes brise-vent permet de récolter des petits fruits tout en hébergeant des oiseaux frugivores, granivores et insectivores.L'air froid descend le long des pentes et stagne dans les terres basses où la végétation arrête son déplacement.Dans un potager en pente, le gel sera moins dommageable # Par la même occasion, incorporez de la matière organique dans le sol afin d'apporter des éléments nutritifs et d’améliorer la structure du sol.Du compost domestique ou du fumier décomposé sont de bonnes sources de matières organiques.Ensoleillement et brise douce, deux secrets pour un jardin radieux BI0-8ULLE NUMERO 105 WWW.LAVISBIO.ORG PEUT-ON COMMENCER LE POTAGER?Tout dépend de la quantité d’eau présente dans le sol.Les sols argileux sont lents à se réchauffer et à s'aérer.Inversement, les sols sableux se travaillent plus tôt au printemps et même après des pluies abondantes.Pressez une poignée de terre dans votre main, si elle se brise facilement entre vos doigts, le sol est assez sec pour être travaillé.^ Au printemps, travaillez le sol légèrement en surface afin de l’aérer et de le brasser, ce qui dérange les mauvaises herbes, les larves d'insectes et les œufs.jardinage jardinage NAGE 1 > *‘sr ‘j»Ç iLV< Nos ancêtres cultivaient de grandes surfaces selon la méthode en rang.Aujourd'hui les jardins de ville sont plus petits, la méthode en planche permet des rendements supérieurs pour une même surface.Les allées sont plus étroites et souvent permanentes; une fois installées, l'entretien est simplifié et localisé, surtout pour l'irrigation, le désherbage et la récolte.Les planches # Établissez un plan de rotation de vos cultures.# Essayez le compagnonnage qui, à travers les mythes, les expériences ou les découvertes scientifiques, a démontré son efficacité pour réduire les ravageurs.Un sol « biologiquement propre » Je suggère d’utiliser le sol existant en l’enrichissant de son propre compost ou de fumier d’animaux.Comme on ne peut connaître l'origine ou la qualité biologique de la terre vendue en vrac (livraison par camion) il serait préférable de l'éviter pour le potager.Des plates-bandes ou « planches » surélevées se réchauffent plus vite au printemps et se drainent mieux qu'un jardin plat conventionnel.Ces planches peuvent avoir de 15 à 25 cm de haut et environ 1 mètre de large.Les bordures auront une pente d'environ 45° pour assurer la stabilité du sol ou peuvent être entourées avec du bois non traité ou des pierres.Aménagez des allées d’au moins 50 cm entre les plates-bandes.Plantez ou semez deux à trois rangs de légumes dans chaque planche de façon à faciliter la récolte et l'entretien de chaque côté.Cultivez des plantes aromatiques et des fleurs qui attireront les insectes pollinisateurs.Intercalez-les à toutes vos cultures pour désorienter les insectes nuisibles.Les semis # Choisissez des semences certifiées biologiques adaptées à votre région et non hybrides afin de préserver la biodiversité génétique, (voir site internet RJE à inter-liens pour des sources fiables d'approvisionnement).# Évitez les semences qui ont été traitées avec des fongicides.COMMENCER DES L’AUTOMNE Quand le démarrage du potager est possible à l'automne, vous bénéficiez de l'appui des microorganismes et des vers de terre pour transformer la matière organique : gazon, tourbe déchiquetée, feuilles mortes, etc.Si l’espace est petit ou que vous ne pouvez utiliser une moto-bêcheuse, couvrez le sol avec soit du papier journal, du carton ou un morceau de plastique opaque ou de vieux tapis.Sans eau ni lumière, la végétation existante sera disparue au printemps suivant, décomposée par la vie du sol.Avant l’hiver, couvrez l'emplacement d'un paillis ou semez uri engrais vert.• WWW.LAVISBI0.0R6 BIO-BULLE NÜMÊfl si l'air froid peut passer au-dessus.Si la pente naturelle est face au sud, le soleil du printemps permet un réchauffement plus hâtif et une période de culture plus longue à l'automne.Pensez aussi à la surveillance, à l'entretien et à la cueillette de votre potager; installez-le près de la maison, il vous fera honneur! L'ESPACE DE CULTURE www.pepimer iste.ca Arbres fruitiers rustiques & ancestraux Mr \> Lorsque fruitier rime avec beauté Aperçu de quatre végétaux qui sauront embellir votre parterre, mais aussi vous nourrir et vous soigner.¦ plupart des demeures sont ornées de plates-bandes LJ joliment décorées de plantes florales qui émeuvent Lb d par leur beauté.Quelques autres cachent dans leur arrière-cour un potager qui réjouira l’estomac des jardiniers les récoltes venues.Pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable en cultivant, même devant votre maison, des merveilles que vous pourrez déguster?Par Véronique Alexandre Les brèves descriptions qui suivent vous présenteront trois fruitiers et une vivace qui sont soit méconnus, soit trop peu utilisés dans notre alimentation.• Sureau blanc Sambucus canadensis Cet arbuste indigène à croissance rapide, qui mesure environ 3 mètres de haut et de large à maturité, produira à sa deuxième année de croissance de grosses grappes de fruits noirs idéales pour les tartes, les sirops et les gelées.Versatile, le sureau préfère les sols humides, mais se contente aussi des sols plus secs.Il est l'un des rares fruitiers à être idéal pour le bord des étangs ou des lacs.Le jus de ses fruits est utilisé comme colorant et plusieurs des parties de la plante servent en médecine naturelle.Ses immenses grappes de fleurs au printemps peuvent être cuisinées.On les apprête en crêpes ou on en parfume des confitures et des vinaigres.Il est préférable de manger les fruits cuits plutôt que crus.Prunier Prunus spp.Le prunier à maturité devient un petit arbre de 4 à 5 mètres de haut qui aime les sols bien drainés.Sa floraison au début de mai est spectaculaire, et que dire de son parfum! La pollinisation des pruniers est complexe; pour assurer une fructification, vous devez avoir un second prunier pollinisateur, soit Prunus nigra ou americana, tous deux sauvages, à moins que votre prunier ne soit auto-fertile, ce qui est plutôt rare.Quant aux fruits frais cueillis, ils n'ont rien à voir avec ceux de l’épicerie qui ont été cueillis avant maturité et n'ont ainsi pas complètement développé leurs sucres.Parfaitement matures, les prunes sont très sucrées, délicates et exquises.Impossible d'en acheter du commerce une fois qu’on y a goûté mûres à point! ÏULLE NUMERO 105 WWW.LAViSBi0.0R6 Rosier Rosa spp.Plusieurs types de rosiers existent, en allant des couvre-sols jusqu'aux rosiers arbustifs.La plupart demandent beaucoup d’entretien, mais d'autres, tels que les rosiers sauvages, ne sont pas capricieux.Saviez-vous que le rosier n’est pas seulement magnifique?Avez-vous jamais goûté à de la gelée de pétales de roses?Ses pétales peuvent aussi être utilisées fraîches en salade, cuites en confiture et cristallisées en dessert! Le fruit du rosier, qui est en fait un faux-fruit, est appelé cynorrhodon mais toutes les variétés de rosier n’en produisent pas abondamment.Les cynorrhodons seraient vingt fois plus riches en vitamine C que les agrumes! On peut en faire des confitures, du sirop, du coulis, du jus et des tisanes.Ce fruit était aussi utilisé par les Amérindiens qui en consommaient avec le pemmican, une nourriture fort énergétique qui était composée de gras et de viande séchée.Houblon Humulus lupulus Le houblon est une vivace grimpante qui surprend été comme hiver.Ses cocottes sèchent l'automne venu et continuent d'ornementer le jardin même en février! Le houblon peut grimper plus de 6 mètres de haut dans la saison grâce à sa tige qui s'enroule autour des fils.Les propriétés médicinales qu'on attribue au houblon sont les suivantes ; sédatif, tonique, galactogène, fébrifuge et digestif.On peut aussi utiliser ses cocottes pour aromatiser des boissons telles que le Kumbucha, lui donnant ainsi un goût de bière, sans les méfaits de l’alcool.De plus, au printemps, ses jeunes tiges se mangent comme des asperges! production nouvelles des organisations ORGANISATIONS Le bio québécois Demande en expansion et défi à relever filière BIOLOGIQUE 'M DU QUÉBEC W' La Filière biologique du Québec rend publique aujourd'hui une étude intitulée Analyse du marché des produits biologiques en fonction du développement du secteur biologique au Québec qui met en lumière les conditions gagnantes pour stimuler la croissance d'un secteur ou la demande est en pleine expansion.Une collaboration de la Filière biologique du Québec • filierebio.qc.ca Lj analyse réalisée par ÉcoRes-sources Consultants souligne que ¦ la demande pour les aliments biologiques est toujours très vigoureuse et confirme que le Québec peut envisager une nette amélioration de ses parts de marché.Selon l'étude, le secteur bio québécois doit cependant soutenir ce mouvement par la mise en place de démarches de stimulation de l'offre, d’initiatives de coordination verticale et d'un plan d'action visant la valorisation de l’appellation biologique.L'étude soutient que le Québec peut tabler sur des acquis solides pour poursuivre son développement dans les cinq secteurs suivants : fruits et légumes, lait, grains, viandes et acériculture.De plus, le document fait ressortir qu'un mouvement important a eu lieu au Canada dans la transformation biologique, qui s'est déplacée de la Colombie-Britannique vers le Québec au cours des dix dernières années.Cette nouvelle situation donne un avantage stratégique indéniable aux entreprises québécoises.« L’analyse vient renforcer la décision de la Filière biologique du Québec de doter chacun des cinq secteurs sous étude d’une planification de la croissance » affirme M.Alain Rioux, directeur général de la Filière.Selon M.Rioux, de telles stratégies sectorielles devraient permettre au Québec de se tailler une place de choix sur le marché biologique, qui représente déjà plus de 55 milliards $ à l'échelle mondiale.La Filière biologique du Québec a pour mission de favoriser la concertation et la coordination des efforts de l’ensemble des partenaires du secteur, dans une optique de développement des marchés.Vous trouverez l’analyse de marché réalisée par ÉcoRessources Consultants pour le compte de la Filière biologique du Québec à l'adresse www.filierebio.qc.ca/Accueil/Que_faisons-nous/Publications/Etudes_et_rapports.html UN MARCHE DE DETAIL EN EXPANSION L'analyse fait non seulement état de la vigueur de la mise en marché directe, mais également d’un intérêt plus marqué de la part des détaillants québécois pour le bio.M.Daniel Dubé, directeur general des épiceries-santé Rachelle-Béry, prévoit un taux de croissance qui dépassera les 10% en 2012 et ce, dans les sept épiceries biologiques de cette bannière spécialisée de Sobeys Québec.« Dans ce contexte, l'ouverture d'autres points de vente est prévue en cours d'année 2012 et 2013 et nous aurons besoin d'un approvisionnement régulier », mentionne M.Dubé.RENFORCER LES LIENS D’AFFAIRES Pour M.Martin Le Moine, président de la Filière biologique du Québec, « il sera important de tisser des liens solides avec les représentants de la production, de la transformation, de la distribution et du détail, ainsi qu'avec les représentants des gouvernements provincial et fédéral, afin de bien gérer cette expansion qui pourrait signifier la mise en place ou la conversion de plusieurs entreprises vers le bio ».« Il est clair que les politiques agricoles canadiennes et québécoises actuellement en discussion devront prendre en compte les besoins d'un secteur qui présente une avenue à privilégier sur les plans économique et environnemental », ajoute M.Le Moine.• i a i a n i| t -*8 • LIVRESQUES RÉCOLTES* des espèces les plus communes avec du matériel simple et selon les enseignements de l’agriculture biologique.La culture écologique des plantes légumières Yves Gagnon, Colloïdales, Québec, 2012, 322 p., 39,95$ Absolument magnifique, cette troisième édition est le fruit de plus de trente années de recherche et d'expérimentation en culture biologique des légumes en terre québécoise.Une révision complète du contenu et une nouvelle présentation riche de 240 photos couleurs caractérisent cet ouvrage qui traite avec rigueur et simplicité de la plupart des légumes cultivés dans les jardins occidentaux.Historique, propriétés et valeur nutritive, catégories et cultivars, mode de culture, parasitisme et désordres physiologiques, récolte et conservation, production de semences, telles sont les sept rubriques retenues pour présenter chacune des 56 espèces déclinées dans ce livre.Yves Gagnon est jardinier, chroniqueur horticole réputé et poète.Il enseigne la culture biologique depuis 25 ans.The Holistic Orchard Tree Fruits and Berries the Biological Way Michael Phillips, États-Unis 2012, 412 p., 39,95$ The Holistic Orchard fournit toutes les informations de base nécessaires pour créer et maintenir un verger en santé.Des conseils détaillés sur la conception des vergers et le choix des meilleures variétés pour chaque climat sont inclus, avec un calendrier guidant les producteurs étape par étape durant toute l'année.Et les descriptions détaillées des fruits à pépins, des fruits à noyaux et des baies vous permettra de savourer de délicieuses perspectives.Dans The Holistic Orchard, Michael Phillips explore les liens entre le verger maison et la permaculture; l’importance des pollinisateurs indigènes; la plantation de baies tolérantes à l'ombre ainsi que des solutions maison et sécuritaires contre les ravageurs et les maladies.Ce livre rassemblant des notions issues de la science du sol, de la santé holistique, de la permaculture et de la culture fruitière traditionnelle apporte une nouvelle approche efficace concernant la conception et le soin du verger.Autant le débutant que l'expert y trouveront leur compte.Produire ses graines bio Christian Boué, Éditions Terre vivante, France, 2012, 272 p., 49,95$ Produire soi-même ses semences permet de maintenir ou d'améliorer les variétés que l'on aime, voire d'en créer de nouvelles et d'enrayer l'appauvrissement de la biodiversité.Vous trouverez ici des explications pratiques pour les variétés L'auteur rappelle les critères fondamentaux de la sélection : mécanismes de la reproduction végétale, lois génétiques, etc.Puis, pour 55 légumes, aromatiques et fleurs, il indique comment sélectionner les graines, les recueillir, les trier, les conserver, les planter.Pour chaque plante, il précise comment choisir les porte-graines, les informations botaniques à connaître, le niveau de difficulté.Cet ouvrage est illustré de photos couleurs.En annexe, vous trouverez un tableau récapitulatif des plantes étudiées.Producteur de semences bio, installé sur dix hectares en France, Christian Boué cultive chaque année entre un et deux hectares de semences de légumes, aromatiques et fleurs.Claude Auhert est ingénieur agronome, pionnier de l'agriculture biologique et cofondateur de Tferre Vivante.Jean-James Garreau est docteur en biologie.• Visitez notre site www.bi osf ai re.com info@biosfaire.com Santé globale et alimentation saine Jardinage et agriculture écologique et biodynamique Herboristerie, phytothérapie, homéopathie Français et anglais, neufs et usagés Commandes spéciales et envois postaux Achats en ligne sécuritaires sur notre site web 4571 rue St-Denis, Montréal - H2J 2L4 ÜfMont-Rc 514-985-2467 I 800-613-3262 | fax 514-843-81 .1 A CUETliKE ÉCOLOGIQUE tDES PLANTES LÉGUMIÈRES The Holistic Orchard Tree Fruits and Bernes eke Biological Way __£_ Produire ses graines bio Légumes, fleurs et aromatiques Des aliments aux mille vertus Cuisiner les aliments fermentés Claude Aubert, Jean-James Garreau, Éditions Terre Vivante, France, 2011, 125 p., 29,95$ De nombreuses denrées peuvent être fermentées, notamment pour être conservées.Ce faisant, elles acquièrent de nombreuses vertus.Enrichis de millions de bactéries lactiques, les aliments deviennent plus digestes, contiennent davantage de vitamines, d’antioxydants, de probiotiques, moins de polluants.Autant de propriétés utiles pour la prévention du cholestérol ou de certains cancers, la diminution du risque d'infection ou la stimulation des défenses immunitaires.Cet ouvrage, illustré de nombreuses photographies couleurs et divisé en deux parties initie les lecteurs aux propriétés nutritionnelles des aliments fermentés et à leur préparation et propose plus de 60 recettes pour cuisiner choucroute, naveline, yaourt, tempeh, pain, kéfir.oes aliments mille vertus Cuisiner les aliments fermentés 33 BIO BULLE NUMÉR0105 • • • WWW.LAViSBIO.ORG livresques récoltes réflexion • REF LEXION* À portée de la main par Sabine Karsenti NOUS vivons à l'ère de la récupération, du développement durable et des aliments bio.Mais jusqu'où peuvent nous mener nos bonnes intentions écologiques lors d'une construction neuve ou d'un projet d'agrandissement résidentiel?Il s’agit de faire des choix écoresponsables, et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut tout trouver à portée de la main.Je construis une maison saine et écologique à Montréal visant la certification LEED platine, nommée Ecologia Montréal.Dans la mesure du possible, tous les matériaux seront locaux, écologiques ou peu polluants, réduisant à un minimum leur empreinte écologique.La réalisation de ce projet a demandé plus d’un an de recherches intensives afin de choisir judicieusement les fournisseurs.J'ai remarqué que le dénominateur commun à tous les fournisseurs ayant participé à Ecologia Montréal est la passion qui les anime quand ils parlent de leurs produits écologiques.Leur regard pétillant démontre une sensibilité et un besoin profond de partager leurs connaissances avec le grand public.Ils comprennent l’urgence de trouver des solutions pour réduire l'utilisation de matières non recyclables, pour réduire les dépenses énergétiques et protéger nos ressources naturelles.Ces fournisseurs avaient d’ores et déjà investi temps et argent pour faire leur part dans cette industrie de la construction extrêmement énergivore, la première source de pollution au monde.Lors d'une rénovation ou d’une construction neuve, une panoplie de choix de matériaux de construction sains et écologiques est disponible sur le marché.Mais comment faire pour les trouver?Voici quelques critères de sélection à considérer lors de vos prochains achats de matériaux de construction.Photo : Stock.chng | Provenance (est-ce un produit local?) | Durable (on veut encourager le développement durable et limiter l’enfouissement des matières non recyclables) Sain (parfois les produits peuvent être toxiques) Renouvelable (bois certifié FSC1, matériaux fabriqués à partir de matières recyclées) Il faut s'attacher à l’aspect « santé » de vos choix.La qualité de l’air est un facteur important et plusieurs points sont à vérifier : la quantité de radon, la présence de champignons, l'humidité, les composés organiques volatils (COV) et le C02 entre autres.Il est recommandé avant d’emménager de bien ventiler la propriété suite aux travaux et de se munir au besoin d'un échangeur d'air.Ce n'est pas parce qu'une cuisine est fabriquée au Québec qu'elle est nécessairement saine pour vous.On remet souvent entre les mains des architectes ou autres spécialistes du domaine de la construction, le choix de nos finis intérieur et extérieur.Mais il arrive que leurs connaissances ne soient pas toujours à jour quant aux nouvelles découvertes écologiques.Ils peuvent alors verser dans la facilité et installer les produits qu'ils connaissent sans égard à leur valeur écologique C'est donc notre responsabilité de nous renseigner et de fouiller un peu sur internet.Tout y est! Les choix écologiques sont parfois un peu plus coûteux, surtout lorsqu’il s'agit du chauffage et de l'enveloppe du bâtiment.On choisit une voiture en fonction de sa consommation d’essence, on choisit une laveuse en fonction de sa faible consommation d’eau, mais est-ce qu’on choisit la structure d’une maison en fonction de son efficacité énergétique?Lors d’une construction neuve, l'enveloppe du bâtiment en coffrage isolant peut représenter un coût initial important.Par contre, l'économie d’énergie à long terme offerte par une isolation supérieure est très appréciable.Au Québec, les propriétés changent de mains en moyenne tous les cinq ans.Pourtant, cela ne devrait pas annuler toute vision à long terme.Je préfère investir maintenant plutôt que de payer des frais de chauffage qui ne cesseront d'augmenter d'année en année.Nous savons maintenant que chacun de nous détient un pouvoir sur son environnement immédiat et celui de la planète.L'ère de l'impuissance est derrière nous.Je souhaite que construire de façon écologique soit aussi simple qu'apporter son sac recyclable à l'épicerie.Construire de façon écologique est un geste éthique, un geste que nous devrons tous poser un jour.• Le Forest Stewardship Council (FSC) est la garantie que les produits du bois ou de papier que vous achetez et vendez proviennent de forêts en santé et de communautés vigoureuses.FSC est un système international de certification des forêts et des produits forestiers qui a l'appui de WWF Canada, Greenpeace et de la Fondation David Suzuki, (www.fsccanada.org) WWW.LAViS810.ORG BIO-BULLE NUMERO Y'a du BIO dans le frigo! Faites partie des consommateurs et des entreprises qui optent résolument pour : | L'environnement | Un goût différent | L'économie locale | La diversité Des aliments santé L'innovation Devenez membre! La Filière biologique du Québec travaille pour que 1 400 entreprises québécoises puissent offrir aux consommateurs plus de 4 000 produits bio d'ici.Faites le choix d'avoir du BIO dans le frigo! www.lequebecbio.com/avantages FILIÈRE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC 0 pOM[ $l3$îuÜ.Œufs d'Or inc.34, rue Chénier, Val d'Or • Tél.819.824.4419 • Téléc.819.824.4418 • www.ecolo-nature.com Si vous êtes bio, si vous êtes «vert de nature» ou écolo, alors c'est Écolo-Nature qu'il vous faut! Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d'Or inc., transforme, par la magie du compostage, le fumier de poulettes et de pondeuses en un fertilisant organique sans mauvaises herbes.Le produit original qui en résulte est du 5-5-3.Il est densifié et mis en granules pour une application facile et plus uniforme.Il est approuvé pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Il peut également être mélangé à d'autres produits, comme la farine de sang, avant d'être également densifié et mis en granules.Les produits suivants sont aussi approuvés pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Écolo-croissance racine : 3-10-3 Écolo-croissance début : 7-3-2 Écolo-croissance plus : 8-2-1 Écolo-croissance maturité : 3-3-9 Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est très utilisé pour les jardins de fleurs et de légumes et pour les pelouses.Écolo-Nature • Améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité • Accroît la capacité de rétention des minéraux du sol • Augmente graduellement la matière organique du sol • Ajoute au sol des micro-organismes tout en activant la source d'alimentation pour ceux déjà existants http://www.lequebecbio.com/avantages DRUIDE ET BIOBULLE.LA COMBINAISON PARFAITE, POUR LE CORPS ET L’ESPRIT.Abonnez-vous ou renouvelez votre abonnement en remplissant le coupon ci-dessous ou au www.lavisbio.org.Nous vous transmettrons une marche à suivre qui vous permettra de profiter d’un rabais de 25% sur tous vos achats en ligne des produits Druide, dont la renommée n'est plus à faire.Avec Druide et Bio-bulie, dorlotez-vous, de corps et d'esprit! 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