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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2000-01-07, Collections de BAnQ.

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* ^ FONDE EN 1910 4- DEVOIR i V 0 L .X (’ N ' « 0 2 I, E VENDREDI 7 .1 A N V I E R 2 » 0 0 + T A X E S = 1 $ LE MONDE NEW DEHLI AFFIRME AVOIR ARRÊTÉ DES COMPLICES DES PIRATES DE L’AIR PAGE B 7 PLAISIRS UN SIÈCLE DE SEXE AU BOUT DE L’INDEX PAGE B 1 CULTURE LES CAMARADES D’YVAN CANUEL SE SOUVIENNENT.PAGE B 10 PERSPECTIVES Christian R io u x Les arbres et les oiseaux d’abord Pendant que la France pleure ses chênes et ses mouettes, victimes innocentes de la tempête et de la marée noire, les 88 morts en chair et en os sont presque passés inaperçus.imanche, deux nouvelles victimes de la tempête qui a ravagé la France pendant la période des Fêtes étaient découvertes à Orléans une semaine après le drame.Julie et Luc avaient passé la nuit en amoureux dans le grenier de la maison familiale avant de périr sous deux tonnes de gravats.La cheminée n’a pas résisté aux vents de 150 km/h.Le fait divers n’eut généralement droit qu’à un entrefilet dans la grande presse parisienne.Comme la plupart des 88 morts qu’a fait la tempête qui plonge encore plusieurs dizaines de milliers de foyers dans le noir.Qui expliquera cet étrange paradoxe?On a plus parlé des arbres tombés et des oiseaux «mazoutés» depuis deux semaines que des Français qui y ont laissé leur vie.Même les cent et quelques morts que fait chaque année la route entre Noël et le jour de l’An ne sont pas parvenus ?* * à voler la vedette aux goélands englués dans le mazout de XErika.Le premier ministre Lionel Jospin ne s’est pas trompé en réservant sa première visite, dès son retour précipité de vacances, aux chênes centenaires de la forêt de Versailles plutôt qu’à une famille éprouvée.Les automobilistes assommés sous les platanes et les simples citoyens écrasés par leur toit ont depuis longtemps déclaré forfait.Que faire contre les photos d’arbres centenaires qui «gisent à terre, racines dressées» et devant lesquels on parle bas «comme devant un cercueil» (Le Nouvel Observateur)?Et les images de ces guillemots (une sorte de pingouins) «crucifiés dans le pétrole» (France 2)?Que pèse la dépouille d’un roturier mort dans l’anonymat à côté de celle de ces merveilleux «chênes plantés par Colbert»?Les réactions suscitées par les récents désastres laisseraient même penser que les cultes ancestraux que vouaient nos aïeux aux arbres ne sont pas tout à fait éteints.Les Celtes adoraient les chênes, qui étaient, disait-on, directement protégés par les dieux.Le gui était sacré et l’objet d’un culte rituel.De nombreuses tribus d'Afrique et d’Amérique considéraient même l’arbre comme le refuge de l’esprit des défunts ou la source de l’âme des vivants.Deux mille ans plus tard, l’arbre reste «une mémoire vivante», écrit Le Nouvel Observateur.«Un arbre multi-centenaire qui tombe, c’est comme un vieillard qui meurt», dit l’écrivain Jacques Lacarrière.Paul de La Panou-se, propriétaire d’une grande forêt près de Paris, y va d’une comparaison révélatrice: «Entre la formule chimique de la sève et celle du sang, il n’y a que quelques molécules de différence.» Comment «parler vrai» dans de telles circonstances?La ministre de l’Environnement, Dominique Voynet, s’y est brûlé les doigts.Elle dut affronter un tollé de la part de ses amis verts pour s’être demandé tout haut si la marée noire qui frappe les côtes françaises était véritablement une «catastrophe écologique».Va pour le mazout.Mais certains ont poussé la cocasserie jusqu’à appliquer ces mots à la tempête de Noël.Quoi de plus «naturel» pourtant qu’un ouragan?Ce qui ne veut pas dire que le désastre n’est pas réel et les conséquences économiques et humaines dramatiques.Le cyclone aurait mis à terre deux années de récolte de bois et plus de 200 millions d’arbres.Les régions les plus touchées sont la Lorraine, la Champagne et la Marne, où les pertes atteignent 35 %.Plus que les arbres, c’est le paysage qui serait atteint Considéré comme un trésor national (et une mine d’or touristique), celui-ci reste dans l’imaginaire français plus proche d'un tableau de Corot que d’un marécage pestilentiel noir de maringouins.Pour s’en convaincre, il n’y avait qu’à voir Lionel Jospin visitant en cravate et souliers vernis les villages éprouvés par la marée noire.Une scène croquée par la télévision montrait le premier ministre traversant une rigole dans les bras de quelques maires de la région pour ne pas se mouiller les pieds.On a d’ailleurs beaucoup plus pleuré les arbres de Versailles que ceux qui poussent sans l'aide de l’homme.Les forêts les plus détruites seraient les plus entre tenues, comme celles de Vincennes et de Boulogne, Entre la formule chimique de la sève et celle du sang, il n’y a que quelques molécules de différence» VOIR PAGE A 10: OISEAUX M É T E 0 Montréal Nuageux ce matin.Dégagement en après-midi.Max: 0 Min: -5 Québec Quelques flocons.Max: -1 Min: -5 Détails, page B 7 N I) E X Annonces.B 8 Bourse.A 7 Avis publics.B 7 Culture.B 10 Économie.A 6 Éditorial.A 8 Ottawa fait obstacle au Québec Le gouvernement fédéral interdit à Landry l’accès aux présidents du Panama et du Costa Rica [ERRE O’N El LE DEVOIR LL Ottawa fait obstacle à la mission économique que le vice-premier ministre Bernard Landry dirigera, du 10 au 19 janvier, au Panama et au Costa Rica.Le ministère fédéral des Affaires étrangères a expédié à ses diplomates en poste en Amérique centrale une directive leur interdisant d’organiser des rencontres entre le vice-premier ministre Landry et l’un ou l’autre des présidents de ces deux pays.Et pas davantage avec leur ministre des Affaires étrangères.Dans une note expédiée le 16 décembre à ses diplomates, et dont Le Devoir a obtenu copie, un fonctionnaire du ministre Uoyd Axworthy précise la ligne de conduite devant être suivie en vue de la mission économique du Québec: «Concernant les rencontres avec le président et le ministre des Affaires étrangères du Panama et du Costa Rica, il n’est pas dans les usages diplomatiques pour un ministre d’une province de rencontrer les autorités nationales au plus haut niveau.La consigne, comme nous vous en avons fait part, est d’organiser de façon générale^ des rencontres avec des représentants étrangers ayant même rang qu’eux et de centrer les efforts sur les ministres ayant des responsabilités sectorielles.» VOIR PAGE A 10: OTTAWA Le monde.B 6 l-es sports.B 8 Montréal.A 5 Mots croisés.B 7 Politique.A 4 Télévision.B 9 Le sexe.encore! m i&JLhg* t'ïïmw / M I a- ¦ » m ; v®ïi L .G II ST AV KLIMT: DANAÉ, 1907 (GALERIE WELZ, SALZBOURG) Le Québec mesuré au « sexomètre » Êtes-vous satisfait au lit’ Simple question, épineuse réponse.Oui et non, non de ci, oui de ça.Téléphone à la main, des sondeurs de la firme CROP ont demandé aux Québécois quelle perception ils avaient de leur vie sexuelle.Les résultats, parfois surprenants, sont livrés dans le numéro de février de la revue féminine Elle-Québec, en kiosque aujourd'hui.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Entre un sondage sur la souveraineté et un autre sur votre portefeuille, voici au moins de quoi faire sourire.Ce n’est pas la première fois que la chambre à coucher (la cuisine, le salon ou l’auto, c’est selon) passe à la sonde.Comme le filtre d’amour ou l'élixir de jeunesse, le secret de la satisfaction sexuelle n’a pas encore été découvert.Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.Réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 435 répondants de 18 ans et plus (229 femmes et 206 hommes), le sondage CROP-Elle-Québec a utilisé la technique du «satisfomètre», que nous nommerons ici «sexomètre», outil qui permet normalement d’évaluer le degré de satisfaction de la clientèle à l’égard d’un produit ou d’un service.«Cest une méthode complexe de mesure, ce n’est pas un sondage “bébête”, assure la rédactrice en chef d’Elle-Québec, Use Ravary.Nous voulions mesurer l’évolution des mentalités, pas seulement titiller la curiosité des lecteurs.C’est une façon intelligente de parler d’un sujet qui préoccupe tout le monde.» Pour ce faire, les responsables du sondage ont choisi 29 critères sexuels considérés comme partie intégrante de toute relation charnelle.Les sondeurs ont ensuite demandé par téléphone l’importance occupée par chacun de ces éléments dans la relation de couple des répondants (ou au cours VOIR PAGE A 10: SEXOMÈTRE www.ledevoir.com Les préférences sexuelles des Québécois et Québécoises ?Pour les femmes Il faut.Qu'il y ait un moment de complicité après la relation .77% ?Pour les hommes Il faut.Que votre partenaire soit enthousiaste .76% Que votre partenaire soit 77% Que votre partenaire soit sensuelle .74% Qp'll résulte au moins un Qu’il y ait des préliminaires .68% orgasme de la relation 54% Qu’il y ait pénétration .58% Qu’Il y ait pénétration 53% Que votre partenaire stimule .38% Que votre partenaire stimule votre sexe oralement votre sexe oralement 37% Pollution au Saguenay Bégin disculpe les industries La consolidation des berges aurait réduit la pollution des cours d'eau touchés par le déluge LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement du Québec, Paul Bégin, a disculpé hier les industries du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le dossier des quatre cours d'eau de cette région qui affichaient une forte pollution toxique en 1997, selon les échantillons prélevés en 1997 et dont Le Devoir publiait hier les résultats inédits.Pour le ministre Bégin, qui signait hier la réaction gouvernementale avec son collègue des Transports et ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard, l’essentiel des contaminants toxiques présents en 1997 dans ces cours d’eau étaient le fait du lessivage des sols et des berges plutôt que de la pollution industrielle actuelle, ce que pointaient plutôt les chercheurs qui ont signé en 1998 un rapport préliminaire que le ministère qualifiait hier de simple «document de travail».Les travaux de stabilisation des berges entrepris depuis deux ans par le gouvernement dans les cours d’eau lessivés par le déluge de 1996 «ont permis, affirmait hier le ministre Bégin, de stabiliser les sols et conséquemment de tarir les sources potentielles de contamination des cours d’eau».Ce que corroborerait une deuxième série de prélèvements effectués par l’Environnement en 1998 dans les mêmes cours d’eau, précisait le communiqué gouvernemental.Cette conclusion à laquelle en arrive le ministre Bégin VOIR PAGE A 10: POLLUTION Radio-Canada ne veut pas devenir un « PBS du Nord » Le président de la société songe à en appeler de la décision du CRTC PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le CRTC ne veut plus de Forrest Gump ou de La Uste de Schindler sur les ondes de Radio-Canada.Et le président de la SRC n’apprécie pas du tout, accusant l’organisme réglementaire de vouloir transformer Radio-Canada en «télévision élitiste, en PBS du Nord».En annonçant hier matin le renouvellement des licences de Radio-Canada pour sept ans, assorti de plusieurs conditions, le CRTC a sérieuse-ment mécontenté le nouveau président de la société d’Etat Robert Rabinovit-ch, qui n’excluait pas hier de porter en | ¦ «P ¦ * appel les décisions du CRTC.m m Pourtant, le CRTC (Conseil de la radio- ^ w diffusion et des télécommunications canadiennes) avait beaucoup de bons mots envers RadioCana-da.Pour la présidente du CRTC, Françoise Bertrand, «le fait de renouveler les licences pour une période de sept ans témoigne de notre confiance envers le diffuseur public.C’est une affirmation forte de son importance».Le CRTC se montre particulièrement satisfait des services radiophoniques de Radio-Canada ainsi que des ser- VOIR PAGE A 10: RADIO-CANADA Autres informations en page A 3 Le milieu culturel évalue à trois millions le boycottage des activités parascolaires ¦ À lire, page A I LE I) E V 0 I H .LE V E N 1) H E I) I 7 JANVIER 200 0 A 2 LÉS ACTUALITES Boycottage des activités scolaires Le milieu culturel réclame trois millions à Maltais «Et nous estimons que c'est conservateur» La fin de la récréation est presque sonnée dans la cour des enseignants: après un automne de boycottage des activités parascolaires, tout laisse croire que ce moyen de pression douloureux pour le milieu culturel sera relégué aux oubliettes.Les acteurs de la culture, eux, ont chiffré la catastrophe et demandent des comptes à la ministre Agnès Maltais.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Souhaitant non seulement la suspension mais l’annulation du boycottage des activités parascolaires par les enseignants, le milieu culturel demande une compensation minimale de trois millions de dollars au ministère de la Culture, qui refuse de quantifier la nature de son aide mais soutient qu’il offrira une forme de dédommagement.Les moyens de pression mis de l’avant par les professeurs affiliés à la CEQ sont désormais suspendus, ce qui pourrait signifier la reprise des activités parascolaires si l’ensemble des professeurs entérine l’entente dç principe négociée peu avant Noël.«À partir du moment où le conseil fédéral [de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affilié à la CEQ] a entériné l'entente de principe à l’unanimité, le moyen de pression est suspendu, explique Louise Rochefort, attachée de presse à la CEQ.Mais il n’est pas annulé tant et aussi longtemps que les assemblées générales ne l’auront pas approuvée elles aussi.» 11 faudra donc attendre la fin de janvier avant de savoir si les 75 000 membres de la FSE approuvent l’entente.Cette démarche se soldera par la signature des conventions collectives.L’espoir de voir les salles se remplir à nouveau est doublé, pour les entreprises culturelles ébranlées par le boycottage de l’automne, de la possibilité de se voir compenser financièrement par le ministère de la Culture et des Communications pour les pertes subies ces derniers mois.«Les artistes ont raison de penser que nous allons offrir une forme de compensation, mais nous sommes à l’heure des bilans et la somme des pertes n’est pas encore évaluée, explique Danièle Bor- deleau, attachée de presse de la ministre de la Culture, Agnès Maltais.Il faut encore déterminer comment, qui on dépanne, et de quelle façon.» Mais le milieu culturel, lui, a déjà commencé à aligner les chiffres: «Nous demandons que soit rendu disponible un montant de trois millions de dollars pour compenser les pertes catastrophiques subies par le milieu, explique Andrée Garon, coordonnatrice générale de Théâtres Unis Enfance Jeunesse.Et nous estimons que c’est conservateur.» Chute de la moitié des représentations Un montant de 500 000 $ pour compenser les artistes et 2,5 millions pour soulager les compagnies et les diffuseurs spécialisés.Au total, on estime que le boycottage a occasionné une chute de la moitié des représentations au Québec pour les compagnies alliées au milieu scolaire.A la Maison-Théâtre, par exemple, l’inactivité du dernier trimestre a permis de voir défiler la moitié moins de spectateurs que l’an dernier, à pareille date.Le nombre de réservations issues des écoles publiques a chuté de 75 %, effet direct du boycottage.Et les conséquences néfastes pourraient continuer à s’additionner.«C’est un automne qui handicape toute l'année, explique Diane Chevalier, directrice des services scolaires à la Maison-Théâtre.Parce que nous ne savons pas si les écoles vont reprendre le rythme là où elles l’ont laissé.» «Tant et aussi longtemps que le téléphone n’aura pas recommencé à sonner, je ne me sentirai pas très sécure vis-à-vis de la situation», ajoute Louise Allaire, directrice artistique des Gros Becs Centre de diffusion théâtre jeunesse de Québec, un diffuseur spécialisé qui a connu une chute importante de ses activités automnales.Au ministère, on espère que la pause de l’automne sera compensée par une fréquentation accrue à l’hiver.«La ministre souhaite que les enseignants envoient un signal clair aux organisations artistiques et qu’ils reprennent leurs activités, explique son attachée de presse, Danièle Bilodeau.Elle demande aux enseignants de mettre les bouchées doubles pour exercer un certain rattrapage autant au profit des étudiants que des organismes culturels», a-t-elle ajouté.«Ce genre de demande n’est pas très réaliste, juge toutefois Louise Allaire, des Gros Becs.Ce qui est perdu est perdu.On ne peut pas doubler le nombre de places ni le nombre de journées à notre calendrier d’hiver sous prétexte qu’ils veulent reprendre l’activité de l’automne.Ce n’est carrément pas possible.» Pierre Curzi, président de l’Union des artistes, croit que la triste expérience de l’automne dernier aura servi à mettre en lumière la fragilité du milieu.«Ce que ç'a donné comme signal, c’est qu’il devra y avoir un effort collectif clair et conscient pour que le milieu culturel ne soit plus à la merci des sautes d’humeur syndicales patronales.» Du côté des compagnies et des diffuseurs, on souhaite d’abord et avant tout que le boycottage devienne chose du passé, un souhait qui ne se réalisera que si les assemblées générales de la FSE acceptent la proposition entérinée à leur conseil fédéral.Et ce processus démocratique pourrait s’étendre jusqu’aux derniers jours de janvier.«Les programmations d'hiver commencent au début de février pour certains, explique Andrée Garon, de Théâtres Unis Enfance Jeunesse.Est-ce que les directions d’école et les enseignants vont réserver rapidement pour février?Nous ne le savons pas.» «C’est le genre de verglas qui laisse des séquelles, juge Pierre Curzi.Il faudra attendre encore quelque temps avant de faire le bilan final des pertes.» El Nino s’attaque aux iguanes Paris (AFP) — Les iguanes des îles Galapagos rapetissent en période de Nino, qui peut entraîner des disettes, mais retrouvent leur taille habituelle lorsque leurs réserves de nourriture redeviennent normales, indiquent deux biologistes allemands dans la dernière livraison de la revue Nature.Martin Wikelski, actuellement à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (Etats-Unis), et Corinna Thom, de l’Université de Wurtzburg (Allemagne), ont constaté que ces reptiles herbivores avaient perdu, en deux ans, jusqu’à 6,8 centimètres, soit, dans certains cas, plus de 20 % de leur taille.Ce «rétrécissement» a été enregistré dans les périodes 1982-83,1987-88, 1992-93 et 1997-98, qui correspondaient au passage du phénomène climatique El Nino.La réduction de leur taille serait due à celle de leurs tissus conjonctifs osseux, processus vraisemblablement lié à une élévation importante des taux de corticostéroïdes provoquée par le stress.Plus petits et avec des besoins moindres en nourriture, expliquent les deux chercheurs, les iguanes augmentent leurs chances de survie.Ainsi, en fonction des changements environnementaux, de manière répétitive, les iguanes marins adultes peuvent faire varier les dimensions de leur corps.Un centimètre en moins augmente cette chance de 35 %, selon Wikelski et Thom.On ignore pour l’instant si d’autres vertébrés sont dotés d’une telle capacité, même dans une moindre mesure.Seuls au monde ¦m ?WB m I .m ÉPH %- ¦à ¦ V / ¦ ’M * m * KIMBERLY WHITE REUTERS LES FEUX DE L’ACTUALITE se sont éteints sur le Venezuela, frappé le mois dernier par des inondations qui ont fait plus de 20 000 morts et 140 000 sans-abri, mais cela n’empêchait pas, hier, Erinet Molina, six ans, et Erianny, cinq mois, de jouer dans la nouvelle maison que leurs parents ont reçue du gouvernement, à l’instar de plusieurs autres familles relocalisées après le désastre écologique et financier.Sommet sur la jeunesse Tout est sur la table PRESSE CANADIENNE Québec — À quelques semaines du Sommet du Québec et de la jeunesse, qui se tiendra du 22 au 24 février, les jeunes ont déjà campé leurs positions, fixé la hauteur de la barre et présenté leurs propres pistes de solutions.D ne s’agit plus, selon les principaux représentants des groupes de jeunes, de se contenter d’un vague constat ou de solutions mitoyennes qui toucheront à peine aux grands enjeux.«Ludion gouvernementale doit cesser d’être morcelée», ont affirmé les porte-parole du Conseil pennanent de la jeunesse dans un avis sur les enjeux du Sommet présenté au gouvernement «La situation actuelle, ont-ils noté, commande des actions concrètes accompagnées d’une volonté claire et ferme d’un gouvernement déterminé à agir.» Les jeunes ont déjà affirmé leur volonté de ne plus se contenter de broutilles et de précarité, d’autant plus que leurs conditions socio-économiques n’ont cessé de se détériorer au cours des ans.Depuis que le gouvernement a annoncé la tenue du Sommet, les groupes jeunesse ont manifesté leur méfiance.Pour le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec, le premier à présenter ses attentes, il faut se souvenir de la Conférence socioéconomique et du Sommet sur l’économie et l’emploi «qui ont prétendument consacré l’adhésion de la sodété québécoise à l’objedifdu déficit zéro, à la déréglementation, à l’économie sociale, à la lutte à la pauvreté parla réinsertion en emploi».Le Regroupement est allé jusqu’à affirmer que «le genre de sommd préconisé par le gouvernement Bouchard constitue un exercice anti-démocratique qui vise à légitimiser des décisions socialement controversées en y associant les supposés représentants de toute la société».Dans un des rapports de chantier sur le savoir, le système d’éducation et la formation transmis aux organisateurs du Sommet, les jeunes ont prononcé un verdict sévère et sans appel avant de préciser «qu’ils ne veulent plus être considérés comme des adeurs passif dans leurs cheminements vers la réussite éducative».Ix rapport du chantier «Relever les défis de l’emploi» insiste sur l’importance de bien outiller les jeunes en cours de formation pour qu’Us puissent éventuellement s’intégrer harmonieusement au marché du travail, avant de porter un jugement sévère sur la façon dont le gouvernement s’est comporté au cours des dernières années.«Les membres du chantier, note le document, constatent que les récentes restrictions budgétaires ont pu avoir un impact notable sur la capadté des institutions d’enseignement d’offrir aux étudiants des services d’orientation professionnelle d de placements adéquats.» Au chapitre de l’ouverture sur le monde, les jeunes ont parlé de la né cessité de solutionner les problèmes criants d’ici avant de songer à s’imposer ailleurs.Le Conseil permanent de la jeunesse n’hésite pas à conclure que le prochain sommet ne doit pas tenter de changer les jeunes pour les adapter au reste de la société.Denon D-Mç Yamaha GX-çoo JVC FST-ioo Mieux vaut une petite qui frétile.Noâ minichaines n'ont peut-être pas une grande gueule, mais elles savent se taire entendre ! Poussez-les à bout, elles vous montreront ce qu'elles ont dans le corps.DENON JVC YAMAHA Mimchame JVC Radio AM/FM.Lecteur de CD iimple.Magnétc-cauette.FSX-ioo 319* Mlnichaine J/amaha.Lecteur de 3 CD.AM/FM.Magnétc-cauette double.GX-çoc* 575* Minichaîne Denon.Lecteur de 3 CD.AM/FM 40 stations 749* 5730, rue Sherbrooke £st Prés du Made Olympique :::: (gu) 25A >>041 :::: www.tiUlcn.qc.ca :::: Service de réparation.4 techniciens sur place FIMION ÊlECTBONIQUE f » LE DEVOIR.LE VENDREDI JANVIER 2 0 O O A H LE DEVOIR - ACTUALITES Les ordonnances du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes Radio-Canada doit se distinguer des autres télédiffuseurs Le CRTC a remarqué «une diminution d’épisodes originaux à la télévisiony une augmentation des reprises à la télévision et à la radio, une réduction de la qualité et de la quantité de la couverture régionale et internationale aux nouvelles» Le CRTC a renouvelé hier les licences de Radio-Canada pour sept ans et l’organisme régulateur a accepté plusieurs des engagements de Radio-Canada sans exiger plus.Mais ce sont les quelques obligations nouvelles imposées à Radio-Canada qui ont fait l’événement.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le CRTC reconnaît que Radio-Canada doit présenter une programmation intégrant tous les genres.Grand service national, Radio-Canada/CBC doit également intégrer sur ses chaînes nationales davantage d’émissions provenant de toutes les régions du pays.De façon générale, le CRTC demande aux deux chaînes de télévision francophone et anglophone de mieux rééquilibrer les grilles-horaires le soir afin de mieux se distinguer des autres lélédiffuseurs.Le CRTC a remarqué «une diminution d’épisodes originaux à la télévision, une augmentation des reprises à la télévision et à la radio, une réduction de la qualité et de la quantité de la couverture régionale et internationale aux nouvelles».Le CRTC suggère donc à Radio-Canada, sans en faire une obligation formelle, de mieux répartir la programmation sur les 52 semaines en évitant les reprises trop systématiques.Le CRTC exige aussi que d’ici trois ans, il n'y ait plus de longs métrages étrangers à succès entre 19h et 23h (voir autre texte en une du Devoir).En ce qui concerne la télévision française, le CRTC émet quelques conditions de licences contraignantes.L’organisme demande à Radio-Canada de présenter plus d’émissions culturelles en soirée, particulièrement dans le domaine de la musique, de la danse, des variétés, des arts d’interprétation.Le CRTC exige un minimum de trois heures par semaine (en soirée) pour les trois prochaines années, et de cinq heures par semaine pour les cinq années suivantes.Compte tenu de la grande tradition de Radio-Canada dans le secteur jeunesse, et compte tenu d’un certain glissement des émissions pour enfants vers une programmation plus largement familiale (selon le CRTC), l’organisme demande aussi d’offrir plus de productions originales pour enfants, au moins quatre heures par semaine d'émissions pour les moins de 12 ans, autres que des dessins animés et des films.Le CRTC établit également des obligations plus précises pour la télévision anglophone, particulièrement de laisser plus de place en soirée aux émissions produites à l’extérieur de Toronto, dans les domaines des dramatiques, de la danse, de la musique, des variétés, des magazines.Le CRTC fixe cette obligation à cinq heures par semaine pour les deux prochaines années et à six heures par semaine pour les cinq années suivantes.Le CRTC demande également que CBC mette en place un bulletin de nouvelles régionales toutes les fins de semaine dans les stations affiliées.Le CRTC n’impose pas de règles strictes en ce qui concerne le sport professionnel et il approuve les décisions déjà annoncées par Radio-Canada de réduire la place accordée au sport professionnel.De la même façon, le CRTC n’impose pas de règles strictes en matière de production régionale pour la télévision française, contrairement à ce qui est demandé pour la télévision anglaise.Par ailleurs, le CRTC reprend plusieurs engagements de Radio-Canada en les approuvant et sans les modifier.Par exemple, le CRTC ne touche pas au niveau de contenu canadien.Il approuve l’actuel engagement de Radio-Canada de diffuser 18 documentaires aux heures de grande écoute.11 approuve l’engagement de Radio-Canada de réserver aux productions indépendantes 50 % de la programmation diffusée aine heures de grande écoute (dans les domaines autres que l’information et le sport).En ce qui concerne la radio, le CRTC refuse la demande de Radio-Canada de diffuser de courts messages de commandite.Mais le CRTC approuve les actuelles promesses de la SRC, par exemple d’augmenter le rayonnement de la Chaîne culturelle.Le CRTC accepte également la demande de réduire à 85 % le niveau de musique vocale de langue française.En ce qui concerne les chaînes spécialisées, le CRTC approuve le travail de RDI et de Newsworld et il approuve la demande de RDI d’augmenter son tarif à l’abonné de 90 cents à 1 $ chez les francophones, tout comme il approuve la demande d'augmenter le tarif de Newsworld de 55 cents à 63 cents chez les anglophones.Le CRTC fait valoir que ce nouvel apport de fond augmentera la qualité des services, la quantité de documentaires présentés et pennettra de mieux refléter les réalités des Canadiens de toutes les régions.Des réactions partagées Une croix à Veau! JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les conditions imposées par le CRTC pour le renouvellement des licences de Radio-Canada ont suscité, hier, des réactions partagées.Le Nouveau Parti démocratique réclame du gouvernement Chrétien plps de financement pour la société d’Etat, le Bloc québécois demande que le président de Radio-Canada comparaisse en comité parlementaire, le Parti réformiste juge que la privatisation est la seule solution valable tandis que la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) se réjouit de la tournure des événements.Selon la députée néo-démocrate Wendy Ull, le CRTC a raison de demander à Radio-Canada de mettre davantage l’accent sur la programmation régionale.Toutefois, l’organisme réglementaire aurait dû souligner que les problèmes budgétaires de Radio-Canada sont le résultat de promesses non tenues de la part des libéraux.«La décision du CRTC n’est pas le problème.Le problème, ce sont les coupes sombres faites par les libéraux», a souligné la députée.«Les libéraux avaient promis d’accorder un meilleur financement à la SRC lors de la campagne électorale de 1993, puis ont procédé à des compressions encore plus importantes que celles des conservateurs de Mulroney.» Pour le Bloc québécois, le président de Radio-Canada, Robert Rabi-novitch, devrait comparaître en comité parlementaire pour faire la lumière sur les disparités qui existent entre le financement des réseaux français et anglais.Le député bloquiste Pierre de Sa-voye juge en outre que le CRTC a erré en ne reconnaissant pas la spécificité de la culture québécoise dans sa décision sur Radio-Canada.«Le CRTC continue d’évoluer dans le modèle, aujourd’hui désuet, d’une société canadienne-française monolithique», a-t-il dit.De son côté, le Parti réformiste presse Ottawa de «couper le cordon».«Il ne fait aucun doute qu’il faut adopter une nouvelle approche et me nouvelle façon de penser.La privatisation de la télévision de Radio-Canada permettra de mettre un terme à l’ingérence des politiciens et du CRTC», a affirmé le député Inky Mark.Finalement, la FCFA estime que le message qu’elle avait passé au CRTC a été entendu.«Dans le mémoire présenté au CRTC en mai 1999, nous avions recommandé une plus grande représentation des communautés francophones et acadienne sur les ondes de la chaîne principale de la télévision d’État», a expliqué le président de la fédération, Gino Leblanc.A son avis, la décision du CRTC reflète adéquatement cette préoccupation, et il espère que M.Rabino-vitch saura la mettre en œuvre.Un jugement trop clément est renversé LE DEVOIR 1 w Non, la culture et la jeunesse ne peuvent excuser le viol.C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les trois juges de la Cour d’appel en renversant un jugement plutôt controversé rendu il y a deux ans.Le 26 janvier 1998, la juge Monique Dubreuil condamnait deux jeunes Haïtiens à une peine de 18 mois avec-sursis, assortie de conditions restreignant la liberté puis de travaux communautaires.Même si la juge avait reconnu la culpabilité des deux accusés, elle a considéré leur culture, leur jeune âge et leur peu d’antécédents judiciaires comme autant de circonstances atténuantes.Le jugement avait provoqué un tollé, particulièrement à cause du lien que Monique Dubreuil avait établi entre la culture haïtienne et la gravité du crime de viol collectif.Les trois magistrats de la Cour d’appel affirment dans leur jugement que la juge a commis deux erreurs.«D’abord, elle a minimisé la gravité du crime commis.[.] Ensuite, la juge de première instance a erronément omis de tenir compte d’un facteur aggravant, soit l’absence de remords des intimés», peut-on lire dans le document Les juges ne contestent pas la sentence de 18 mois infligée par la juge Dubreuil mais reconnaissent que «le sursis de l’emprisonnement doit être écarté».Evens Sannon et Patrick Lucien devront donc purger leur peine immédiatement, ne bénéficiant plus du sursis accordé par la juge de première instance.m m / FATIH SARI BAS REUTERS JETER UN CRUCIFIX en bois dans les eaux glacées du détroit du Bosphore: c’est ce qu’a fait hier l'évêque orthodoxe Joachim d’Istanboul, conformément à la tradition orthodoxe qui célèbre ainsi le baptême du Christ.Un nageur téméraire l’a aussitôt récupérée avant de s’empresser d'embrasser la main que lui tendait le prélat.CONCOURS Le devoir ESTINATION SOLDE AUTOMNE-HIVER 20% a 60% de P '% à de rabais Vêtements d'enfants 0 à 18 ans et Vêtements de maternité à l'étage 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 DEVOTREfiiniY | %* 11 %Jr RH, a FÉLICITATIONS à nos deux finalistes de cette semaine Odile Loulou de Montréal et Hélène Jacob de Saint-Lambert Ils gagnent un abonnement d'un an au journal Le Devoir Des clandestins de plus en plus jeunes PRESSE CANADIENNE Dix jeunes Chinoises entrées illégalement au Canada ont été découvertes par des policiers ontariens à l’arrière d’une fourgonnette qui faisait route vers les Etats-Unis.Une Amérindienne et son fils de Walpole Island ont été accusés de les avoir fait entrer clandestinement au pays.Les jeunes filles sont âgées de 14 à 18 ans.«C’est un cas très inhabituel», a déclaré hier le caporal Earle Bailey, de la Gendarmerie royale du Canada.«Les gens qui entrent illégalement au pays sont souvent membres d’une même famille alors que cette fois, il s’agit de 10 jeunes filles.» L’incident survient quelques jours après la découverte de 25 immigrants chinois dans des conteneurs, à Vancouver.Le navire à bord duquel ils se trouvaient avait été refusé à Seattle parce que le port était trop achalandé.Mercredi, les policiers ontariens, donnant suite à une plainte concernant un véhicule similaire, ont intercepté la fourgonnette à environ 15 kilomètres de la frontière américaine.Le véhicule venait de quitter un motel de Chatham, en Ontario.Aucune des jeunes filles, qui auraient été au pays depuis moins d’une semaine, n’avait le statut d’immigrante.Elles sont toutes originaires de la province de Fujian, en Chine, d’où provenaient les quelque 600 immigrants chinois qui sont arrivés l’an dernier à bord de quatre rafiots au large des côtes de la Colombie-Britannique.Tirage du 2000-01-05 3 12 22 35 40 47 Numéro complémentaire: 1 g GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 815 870,10$ 5/6+ 6 90 793,50$ 5/6 211 2 065,40$ 4/6 12 351 67,60$ 3/6 216 639 10,00$ Ventes totales: 12 884 734 $ Prochain gros lot (approx.) 5 000 000$ Tirage du 2000-01-05 1 9 24 25 31 36 Numéro complémentaire: 45 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 22 500,00$ 4/6 1 229 50,00 $ 3/6 21 044 5,00$ Ventes totales: 512 166,00$ Eg ïfrQ Tirage du SUd 2000-01-05 NUMÉROS LOTS 388048 100 000$ 88048 1 000$ 8048 250$ 048 50$ 48 10$ 8 2$ TVA.le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.mon opemîeri (dictionnaire! (français illustre un ilura unique.1192 pages-25$ 3 9 13 BLEU NUIT SOLDE DU 9 AU 29 JANVIER INCLUSIVEMENT 20 jours à 20% sur tous les produits que vous aimez.et des fins de séries à 30% 6t à 50% Arthur OiK'nlin Arthur Quentin 3960 RUE ST-DENIS MONTRÉAL TÉL 843.7513 BLEU NUIT 3913 RUE ST-DENIS MONTRÉAL TÉL 843.5702 BONNE CHANCE POUR LE GRAND PRIX! LE DEVOIR.LE VENDREDI 7 JANVIER 2 0 0 0 A 4 ?LES ACTUALITÉS * Pénurie d’infirmières Des cadres sont appelés d’urgence «C’est le monde à l’envers» MYLÈNE MOISAN LE DEVOIR Incapables de persuader les infirmières de faire des heures supplémentaires pendant la période des Fêtes, des cadres du Centre hospitalier région du Suroît à Valleyfield ont dû eux-mêmes mettre la main à la pâte.Les gestionnaires ont été appelés à la rescousse à trois ou quatre occasions, à l’urgence entre Noël et le jour de l’An et aux soins intensifs en début de semaine.Cette mesure exceptionnelle a été prise en tout dernier recours, alors que toutes les personnes inscrites à la liste de rappel avaient refusé de venir prendre du service.Comme partout ailleurs, le problème de pénurie d’infirmières se fait sentir, particulièrement lors des grands congés annuels.Selon Gérard Prézet, directeur des relations avec le personnel et la communauté au Centre hospitalier du Suroît, les heures supplémentaires sont devenues monnaie courante.Tellement que les employés à temps partiel, s’ils acceptent d’être placés sur la liste de rappel, finissent par travailler plus que s’ils étaient à temps complet.Une situation similaire qui prévaut dans plusieurs établissements.Cette année, la crise précoce des urgences, additionnée aux nombreux congés du temps des Fêtes, a acçentué le problème de manque d’effectifs.A preuve, certaines directions d'hôpitaux auraient accepté de payer les infirmières à temps double pour les convaincre de venir travailler.Une information que nient les directions d’hôpitaux, qui sont tenues, par la convention collective, de payer les heures supplémentaires à taux et demi.Ghislaine Dumais, coordonnatrice à la gestion des activités de soins à la Cité de la santé de Laval, croit PRESSE CANADIENNE Québec — La Fédération des infinnières et infirmières du Québec (FI1Q) reprendra ces jours-ci les négociations avec le gouvernement dans l’espoir d’en arriver à une entente 4ôt en l'an 2000».La FIIQ est l’une des seules organisations syndicales d’envergure qui n’a pas encore signé d’entente avec le gouvernement, mais elle semble prête à le faire, quitte à accepter l’augmentation salariale de 9 % sur quatre ans accordée aux autres employés de l’État en décembre.«Ce serait étonnant que ce soit différent pour les infirmières.Généralement, dans le réseau, les augmentations de salaire sont les mêmes pour tout le monde», a confié hier Régine Laurent, secrétaire du comité exécutif de la FIIQ.fi s’agit d’une concession majeure puisque la FIIQ exigeait depuis l’été dernier des augmentations salariales de 12 % sur deux ans, laissant «ouverte» la troisième année d’un éventuel contrat de travail.Le syndicat infirmier tient toutefois mordicus à boucler avantageusement les discussions sur la «relativité salariale», qui accorderait à toutes les infirmières un redressement de leurs salaires fondé sur une comparaison équi-tabje avec d’autres emplois.A titre d’exemple, les infirmières estiment devoir être sur le même palier salarial qu’un technicien en informatique ou en tuyauterie.En ce moment, le salaire horaire que la rareté des infirmières risque de compromettre le plan Marois.«Avant, on avait trop d’infirmières et on manquait d’argent.On a dû couper des postes et fermer des lits parce qu’on n'avait pas de financement.Maintenant d’une infirmière diplômée du collégial est de 23,30 $ l’heure tandis que celle ayant terminé ses études universitaires gagne 28,45 $.Le gouvernement a déjà mis sur la table une proposition de cette nature qui leur accorderait globalement une augmentation de 2,5 %, soit 90 millions.Mais son application ferait en sorte que certaines infirmières n’auraient rien tandis que d’autres obtiendraient des hausses salariales de 3,2 %.La FIIQ a donc refusé la formule soumise par les négociateurs du premier ministre Bouchard.La demande de relativité salariale de la FIIQ équivaudrait à un redressement global de 7 %.Mme Laurent a indiqué hier que les prochains pourparlers porteront aussi sur d’autres «particularités infirmières», notamment la bonification des mécanismes d’accessibilité aux postes, une formule visant à améliorer les chances de promotion des infirmières ayant un diplôme collégial.Ces dernières constituent 70 % des 45 000 infirmières membres de la FIIQ.Les infirmières demandent aussi des améliorations de nature normative, comme des congés payés à temps double à Noël et au jour de l’An.Ces congés sont actuellement payés au taux régulier.C’est dans un «geste spontané» que des infirmières ont exigé depuis quelques jours le paiement de leurs heures supplémentaires à taux double.que l’argent est là, on risque de devoir fermer des lits parce qu’on n'aura pas assez d’infirmières pour s’en occuper.C’est le monde à l’envers.» Mme Dumais croit également qu’on sous-estime le manque d’infirmiers et d’infirmières.«Depuis un an, la situation s’est détériorée.Avant, les heures supplémentaires, c’était seulement la fin de semaine, mais maintenant, c’est tout le temps.On sent un essoufflement.Les infirmières sont fatiguées d'être constamment sollicitées.» La pénurie d’infirmières trouverait sa source dans la conjugaison de deux facteurs: la diminution du nombre d’inscriptions dans les cours de soins infirmiers ainsi que les conséquences du départ massif de plusieurs infirmières lors du programme de retrait préventif offert par le gouvernement il y a deux ans.Selon les observations de l’Ordre des infirmières, la situation ne montre pas de signe d’amélioration pour les trois prochaines années.L’organisme prévoit d’émettre un peu plus de mille permis cette année, 800 de moins qu’en 1998, sans compter les 38 000 retraites prévues entre 2003 et 2013.Les urgences toujours à 200 % Même si le nombre de patients entassés dans les urgences semble diminuer un peu, la situation est loin d’être revenue au beau fixe.En effet, les taux d’occupation se situaient, hier encore, autour de 200 % pour plqsieurs hôpitaux du Grand Montréal.A la Cité de la santé de Laval, le nombre de patients sur civière était de 75, 42 de plus que la capacité théorique.L’hôpital Maisonneuve-Rosemont faisait face à une situation similaire.Plus de 70 patients étaient alités à l’urgence, alors que l’endroit est aménagé pour en accueillir 34.Au Sacré-Cœur, quelques améliorations ont été notées, grâce à des ouvertures de lits supplémentaires et au report d’une quinzaine de chirurgies non urgentes.La FIIQ est prête à accepter 9 % La crise précoce des urgences a accentué le problème de manque d’effectifs Le plaisir de La ctpnique de JOSEE BLANCHETTE Lessoorts avec JEAN DION LE DEVOIR Un, renaez-.vous cvotre, monde Les plaisirs du samedi avec DANIEL PINARD L’éponomie vue par GERARD BERUBE Les CARICATURES Abonnez-vous dès maintenant (514)985-3355 • 1 800 463-7559 L’environnement par LOUIS-GILLES FRANCŒUR Pas de mesure pour faciliter l’entrée des femmes en politique ALEXANDRE SIROIS PRESSE CANADIENNE Ottawa — La nouvelle loi électorale, qui devrait être adoptée par la Chambre des communes dans quelques semaines, ne contiendra pas de disposition visant à augmenter la représentation des femmes sur la colline parlementaire.Prétextant l’absence de consensus sur la question, les libéraux fédéraux ont décidé de ne pas aller de l’avant avec ce type de mesure, pourtant envisagée l’automne dernier.«Ce ne sera pas pour cette fois-ci», a déclaré hier le leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, au cours d’une interview téléphonique.C’est pourtant lui qui avait demandé à un des comités parlementaires de la Chambre des communes d’étudier la possibilité d’avoir recours à une mesure incitative spéciale.M.Boudria reprenait en fait une recommandation de la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis.En 1991, dans un énorme rapport de quatre volumes, cette commission suggérait notamment que les partis politiques qui réussiraient à «mobiliser davantage de candidates» devraient recevoir un boni financier.La recommandation de M.Boudria avait été suivie, devant le comité, d’une proposition de la députée blo-quiste Caroline St-Hilaire.Porte-parole du Bloc en matière de condition féminine, Mme St-Hilaire avait sollicité l'augmentation du remboursement des dépenses électorales d’un parti politique dont les femmes compteraient pour au moins 30 % des députés élus.Or, les membres du comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, devant lequel M.Boudria et Mme St-Hilaire ont plaidé leurs causes, n’ont pas conseillé au ministre de déposer un amendement à la loi électorale pour favoriser la venue des femmes en politique.Preuve, selon M.Boudria, que les députés fédéraux pensent que le gouvernement n’a pas à légiférer en la matière.«Il n’y a pas d’appétit parmi les parlementaires.C’est clair, clair, clair.Peut-être qu’on en retrouve un peu chez le Bloc, mais grosso modo, il n'y en a pas», a-t-il dit.M.Boudria a de plus déclaré avoir effectué une tournée des universités canadiennes en novembre dernier et avoir constaté le même désintérêt pour une telle mesure chez les étudiants et les professeurs.«La loi électorale, ce n’est pas la loi de Don Boudria, c’est pour tous ceux et celles qui seront candidats à l’avenir.Si personne n’en veut, il n’y en aura pas», soutient le ministre.Mme St-Hilaire est profondément déçue par la réaction des libéraux.D’autant plus qu’elle a tenté de présenter un projet de loi pour modifier la loi électorale mais s’est rendue compte, entre-temps, qu’elle n’avait aucun recours.En effet, comme la mesure qu’elle réclame implique une dépense, un projet de loi en ce sens doit absolument être présenté par un ministre.La députée compte donc poursuivre ses pressions auprès des députés libéraux car elle ne partage pas l’avis de M.Boudria.Elle cite un sondage qui révèle que 80 % des Canadiens seraient favorables à une mesure incitative et pense pour sa part qu’une majorité de députés pourrait l’appuyer.«Il n’y a pas de consensus là-dessus, c’est fort probable, mais il n’y a pas eu de débat en Chambre», a-t-elle dit La députée bloquiste en veut dope au ministre Boudria puisqu’elle croit qu’il avait la possibilité d'agir et qu’il a simplement manqué de courage.«Si jamais, en campagne électorale, M.Boudria dit qu'il n’y a pas [beaucoup] de femmes dans son parti, je l’attends.», a-t-elle lancé.Copps, une bonne passagère Ottawa (PC) — Un témoin affinne que la ministre fédérale du Patrimoine, Sheila Copps, n'a pas eu un comportement inconvenant à bord d’un avion d’Air Transat dont le départ a été retardé en raison d'un désaccord quant à l’attribution des sièges, plus tôt cette semaine.Selon M.Darren McGrath, un passager qui se trouvait à deux rangs du siège de Mme Copps, la ministre n’a jamais été avisée du fait que le siège qu’elle voulait conserver était destiné à une personne handicapée.«Il n'a jamais été question d’une personne handicapée», a déclaré hier M.McGrath, qui a lui-même joint la Presse canadienne, depuis Toronto, pour offrir sa version des faits.Il a précisé que Mme Copps et son mari s’étaient vu remettre des cartes d’embarquement pour des sièges de classe économique alors qu’ils avaient payé pour des sièges de première.L’avion effectuait la liaison entre Saint-Jean, Terre-Neuve, et Toronto, avec escale à Gander (Terre-Neuve).«Ils ont eu une discussion avec le directeur de vol, a relaté M.McGrath.J’ai entendu son compagnon dire qu'ils avaient des billets de première classe, et le directeur de vol a répondu qu’il se fiait aux cartes d'embarquement plutôt qu’aux billets achetés.» La version des faits livrée par le témoin a été confirmée par Air Transat «L’erreur vient de nous, de notre système d’attribution des sièges», a déclaré hier la porte-parole de l'entre prise, Sophie Lussier.«Mme Copps était en droit d'être assise où elle était, a-t-elle ajouté.Elle avait payé son billet.Elle avait un billet en classe Club [l'équivalent d’une classe Affaires] et on se devait de lui donner un billet en classe Club.» Contrairement à ce qui a été avancé, soutient donc Air Transat, Mme Copps ne devait pas céder son siège si quelqu’un d'autre le réclamait «Quand l’autre personne est arrivée, cette personne avait le même siège que Mme Copps», a indiqué Mme Lussier, qui affirme que c’est le transporteur qui est responsable de cette confusion.Mme Copps a pour la première fois commenté l’incident par voie de communiqué, hier, en qualifiant de «complètement fausses» les allégations voulant qu’elle avait refusé de céder sa place à une personne handicapée.«Si tel avait été le cas, et si nous en avions été avisés, mon mari et moi aurions immédiatement offert de céder nos places», a-t-elle ajouté.Selon le rapport rédigé par la firme Ogden Allied Aviation à Gander, le pilote, le directeur de vol et les agents de bord sont tous intervenus après que Mme Copps eut refusé de céder son siège.Le rapport de la compagnie d’entretien des appareils raconte que l’incident s’est produit lundi, après que Mme Copps et M.Thorne eurent perdu leur siège de première classe parce qu’ils s’étaient présentés en retard.La ministre et son mari avaient pris part à des célébrations du passage à l’an 2000 dans les provinces maritimes.La mère de Mme Copps, qui les accompagnait, n’aurait pu obtenir de billet en première classe et aurait dû se contenter d'une place en classe économique.Quant à Mme Copps et M.Thome, le rapport raconte qu’on leur aurait dit qu’ils pouvaient s’asseoir en première classe à la condition qu’ils cèdent leurs sièges à l’escale de Gander si d’autres passagers s’ajoutaient en classe Affaires.Une fois à Gander, leur refus de céder leur place aurait entraîné un délai d’une vingtaine de minutes.Québec ÉCONOMIQUE CAHIER SPECIAL PARUTION 22 JANVIER 2000 TOMBÉE PUBLICITAIRE: 14 JANVIER 2000 LE DEVOIR, LE VENDREDI JANVIER 2 0 0 0 ?LE DEVOIR ?A 5 Souvenirs d’un hiver verglacé Il y a deux ans, une partie du Québec a été, pour quelque temps, sous l’emprise du verglas Deux ans se sont écoulés depuis cet étau de glace qui a paralysé le désormais célèbre triangle noir, depuis cette catastrophe qui fut aussi une formidable démonstration de solidarité.La crise du verglas de 1998 est passée à l’histoire et, du même souffle, elle s’est inscrite dans l’inconscient collectif des Québécois.Un souvenir qui revient, implacablement, chaque fois que la pluie verglaçante est au menu des prévisions météo.De poétique qu’il était au matin du 5 janvier, le verglas est vite devenu synonyme d’urgence, de froid et de noirceur.En moins d’une semaine, cent millions d’arbres ont été cassés, 1000 pylônes se sont écroulés, 100 000 personnes ont trouvé refuge dans des centres d’hébergement, Montréal a failli manquer d’eau potable.Cette crise fut unique aussi parce que vécue en direct par tous les Québécois.Des milliers d’heures de télévision, de radio, des dizaines de reportages ont suivi chaque heure de ce drame collectif.Le bilan des pannes d’électricité était mis à jour comme le chiffrier d’un téléthon.Au centre de la crise du verglas, Hydro-Québec a constamment été sous les feux de la rampe.Les relationnistes de la société d’État, Steve Flanagan eh tête, ont tellement bien fait leur travail que la cote de popularité d’Hydro-Québec a atteint 93 % èta plein cœur de la crise.Il aura fallu un mois pour rebrancher le Québec.Les agriculteurs et les producteurs forestiers ont particulièrement souffert des caprices de dame Nature.Plusieurs milliers d’entre eux ont perdu un cheptel, une érablière, de précieux arbres ou une grange.Il y a un an, 2513 producteurs agricoles attendaient d’être dédommagés.Aujourd’hui, même si tous les agriculteurs ont reçu un premier chèque, plus de mille paiements restent en suspens.Le réseau de distribution : d’Hydro Québec a payé cher cette crise du verglas.L’effondrement le plus spectaculaire a pu être observé à partir de l’autoroute 20, près de Sainte-Julie.En tout, 1000 pylônes ont ployé sous le poids de la glace, privant d’électricité près d’un million et demi de foyers au plus fort de la crise.Il aura fallu une trentaine j de jours pour que l’ensemble des 8 abonnés puissent rebrancher leur ^ téléviseur."TC ’ S3» - ' -jtr rs s?'' -; ' < v- ' •• : aS 1er ¦ ¦_ 4 i .¦'CV-’O'.’- TSyT* ifjf î •%sn!0;i7fVf’«r t «Bü# En l’espace de quelques jours, les arbres de la métropole sont devenus dangereux.Les branches menaçaient de tomber sur les piétons qui osaient aller patiner sur les trottoirs et les voitures qui s’enlisaient sous une cape de glace.Les équipes d’Hydro-Québec, aidées des soldats de l’Armée canadienne, ont dû élaguer les feuillus les plus amochés, question de réduire les risques.Une simple promenade pouvait s’avérer une entreprise périlleuse.Il fallait à la fois regarder où mettre les pieds puis au-dessus, pour s’assurer qu’aucune branche ne menaçait de céder.Le verglas a également transformé les rues et les toits en patinoires.Pics, pelles et haches ont servi à briser la carapace glacée.PHOTOS JACQUES GRENIER/LE DEVOIR ET REUTERS m » *i %\,2 s n i 7-K ^*3^ «"ni* Mm'.sm Mi*.e i Des milliers de Québécois ont dû se réfugier dans les centres d’hébergement, leurs maisons étant inhabitables parce que privées d’électricité.L’atmosphère y était particulièrement survoltée.Les cris des enfants qui jouaient se mêlaient aux cris de détresse des gens qui n’en pouvaient plus de cette promiscuité.v m ( I ! A 6 LE DEVOIR.LE VENDREDI 7 JANVIER 2 0 0 0 —-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Services Internet à haute vitesse Marchés boursiers .Nortel accélère la cadence, misant sur la technologie DSL GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Nortel Networks a accéléré sa cadence dans cette course technologique visant à offrir l’accès Internet à haute vitesse en misant sur la technologie DSL, retenue par l’entreprise américaine Promatory Communications.Achetée au coût de 778 millions $ US, via l’émission d’actions de Nortel, Promatory place Nortel en concurrence avec les câblodistributeurs.Promatory développe des plates-formes de ligne d’abonné numérique (DSL) permettant l’accès grande vitesse à Internet sur les lignes téléphoniques traditionnelles, faites de cuivre.L’entreprise californienne conçoit des équipements capables de transmettre le trafic Internet à une vitesse 150 fois supérieure à celle des modems analogiques conventionnels actuels.Nortel a précisé, cependant, qu’elle versera une somme maximale d’environ 778 millions $ US en actions ordinaires de Nortel Networks, «dont une partie est conditionnelle à la réalisation de certains objectifs commerciaux par Promatory».Plus précisément, la transaction prévoit qu’environ 705 millions seront payés en actions ordinaires de Nortel Networks au moment de la clôture, et qu’un maximum de 73 millions seront versés en actions ordinaires sous réserve de l’atteinte de certains objectifs commerciaux en l’an 2000.Quant à l’effet de dilution afférent.Nortel prévoit qtue le nombre d’actions devant être émises, qui sera fonction du prix moyen de ces actions au cours d’une période prévue avant la clôture de la transaction, se situera entre c6;3 et 9,4 millions d’actions.«Cette acquisition place Nortel Networks à l’avant-garde de l'évolution de la technologie de ligne d’abonné numérique (DSL) en matière d’intelligence et de performance, ce qui permettra d’établir un accès à Internet grande vitesse dans chaque résidence ou entreprise disposant d’une ligne téléphonique», a ajouté l’entreprise.Cette acquisition place f Nortel côte à côte avec l’Américaine Lucent qui offre une technologie similaire, face à la Française Alcatel, qui do-i mine le marché nord-américain dans la solution DSL Elle ; permet également à Nortel d’offrir une technologie concurrente aux câblodistributeurs offrant un accès Internet à haute vitesse.Promatory vient élargir la gamme de solutions ou de technologies offertes par Nortel, un portefeuille qui comprend le modem à 1 Mbit à la seconde et la fibre optique.«Le secteur des télécommunications attendait une véritable .solution d’accès à très large bande à Internet par fil de ¦ cuivre, qui permettrait d’offrir un service grande vitesse aux abonnés et un modèle de commerce rentable pour les fournisseurs de services.L’addition de la plate-forme DSL de la prochaine génération de Promatory à la gamme de solutions 'd’accès de Nortel, associée à nos systèmes destinés à l’Internet optique et à la téléphonie Internet, nous permet de réaliser un accès grande vitesse à Internet qui sera offert à toutes les résidences et toutes les entreprises», a renchéri Nortel, dans ¦ son communiqué.-, Au cours d’un appel conférence, Nortel a cité les prévi-k sions des analystes, qui estiment que «le marché DSL dans ' son ensemble connaîtra sous peu une croissance exponentielle.U devrait y avoir 7 millions de lignes DSL en service d’ici 2002, comparativement à moins d’un million à l’heure actuelle.La valeur du marché devrait augmenter rapidement pour atteindre 4 milliards $ US en 2003, soit une somme de près de 40 fois supérieure à la valeur estimée de l’an dernier, qui était de 103 millions $ US.» Avec Promatory, Nortel poursuit donc son offensive Internet par acquisitions.A la fin de 1999, elle avait annoncé l’achat, par émission d’actions, de Qtera (technologie optique), pour 3,25 milliards.Peu avant, elle annonçait l’achat, par échange d’actions, de Clarify (commerce électronique), pour 2,1 millliards.Avec Presse canadienne Gourou de la finance sur la toile «Tokyo Jo» est poursuivi pour fraude AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Un gourou de la finance sur Internet, Yun Soo Oh Park, plus connu sous le nom de Tokyo Joe, est poursuivi pour fraude par la Commission américaine des opérations en Bourse (SEC).Le gendarme boursier, qui a porté plainte au civil hier devant un tribunal de Chicago, lui reproche de s’être en-, richi aux dépens de sa clientèle, selon un communiqué -5e la SEC.M.Park est soupçonné d’avoir conseillé à ses clients d’acheter des actions, faisant ainsi monter les cours, et d’avoir à ce moment-là vendu celles qu’il détenait de la même compagnie.Dans certains cas, il a recommandé d’attendre plusieurs jours ou un niveau-cible de .çotation avant de revendre des titres, profitant de ce statu quo pour se mettre lui-même à vendre, selon le communiqué.La SEC l’accuse également d’avoir accepté 100 000 actions de la compagnie DCGR International Holding, un fabricant de cigares, et d’avoir recommandé en échange à sa clientèle d’acheter le titre, selon des informations du quotidien New York Times.Les avocats de M.Park invoquent de leur côté la liberté d’expression garantie par le premier amendement de la Constitution américaine.Il en coûte 200 $ US par mois pour accéder au site Internet de M.Park (www.tokyojoe.com) et à des mises à jour régulières de ses conseils par courrier électronique.M.Park anime le site depuis son domidle à New York.D’origine sud-coréenne, il a émigré aux États-Unis après des études de droit Il s’est d’abord lancé dans des activités immobilières à Seattle (côte ouest) puis a géré une chaîne de restaurants mexicains à New York avant de découvrir le potentiel d’Internet en matière boursière.NASDAQ en baisse, Dow Jones gaillard Les chiffres du chômage sont attendus avec intérêt car ils pourraient donner une idée de Vampleur du relèvement éventuel des taux directeurs de la Fed américaine AGENCE FRANCE-PRESSE New York — L’indice composite de la Bourse électronique américaine a connu hier une nouvelle forte baisse perdant 150,41 points (-3,9 %) à 3727,13 points alors que le Dow Jones, indice symbolique de Wall Street a gagné 130,61 points (+1,2 %) à 11253,26 points.Sur les trois dernières séances, le NASDAQ a désormais perdu 9,8 %, ce qui le rapproche d’une correction en bonne et due forme qui, dans la terminologie boursière, équivaut à une baisse d’au moins 10 %.Cet indice a toutefois gagné plus de 85 % pendant la seule année 1999 et plusieurs analystes jugent cette correction normale après de tels gains.Sur le marché obligataire, le rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence, s’affichait à 6,57 % pour 6,63 % la veille en clôture.Ce rendement évolue à l’inverse du prix.Les opérateurs américains attendent désormais la publication aujourd’hui des chiffres du chômage en décembre qui donneront une indication des tensions sur le marché du travail susceptibles de faire repartir l’inflation.«Si des prises de bénéfice dans le secteur technologique peuvent se comprendre après les gains importants de 1999, des avertissements sur les résultats à venir ajoutent de la pression sur ce secteur», souligne Bryan Piskorowski de Prudential Securities.Les chiffres du chômage sont attendus avec intérêt car ils pourraient permettre aux investisseurs de mieux apprécier l’ampleur du relèvement éventuel des taux directeurs de la Réserve fédérale dans les mois à venir.Les attentes sont d’un taux de chômage stable à 4,1 % de la population active mais certains économistes, comme Stan Shipley de Merrill Lynch, s’attendent à 4 %.Un chiffre plus bas précipiterait une nouvelle baisse du marché obligataire et boursier, la Fed pouvant dès lors se montrer assez agressive dans ses prochaines décisions.La prochaine réunion du Comité monétaire de la Banque centrale est prévue pour le 2 février.Fragiles, les places boursières européennes Les places boursières européennes avaient, de leur côté, du mal à retrouver leur équilibre hier, après les turbulences des deux séances précédentes, déclenchées par les ventes massives de valeurs technologiques.L’indice Marchés EURO 50 ^ -0,9% 4 500,7 PARIS CAC 40 financiers TOKYO Nikkei r v LONDRES -2,02% 18 168,3 Footsie ¦0,54% B FRANCFORT BRUXELLES ¦ NEW-YORK 6 jan.5 450,11 -1,36% 6 447,2 X-Dax -0,42% 6 474,9 BEL-20 +0,12% 3 061,1 Dow-Jones En séance +0,59% 11 188,7 INFOGRAPHIE AFP Euro Stoxx 50, qui reflète l’évolution des marchés de la zone euro, accusait en fin de journée une perte de 0,7 %.Francfort a terminé la journée sur un repli de 0,4 %, Milan de 1,8 % et Amsterdam.de 1,3 %.Londres a lâché 1,4 %.A Paris, après une petite reprise en début de séance, le marché a très vite tourné au rouge, abandonnant 0,5 % à la clôture.La Bourse de Paris accuse maintenant une perte de 8,5 % depuis le début de l’année après avoir gagné 51,1 % en 1999.Même constat en Europe: les ventes effectuées depuis quelques jours visent essentiellement les valeurs de la «nouvelle économie»: technologie, télécommunications, Internet, médias et publicité.Ces secteurs avaient concentré à l’automne derniçr la plupart des achats des investisseurs aussi bien aux États-Unis qu’en Europe ou au Japon.Le NASDAQ avait progressé de 85 % en 1999 tandis qu’en Europe des valeurs «technologiques» voyaient leurs cours multipliés par deux ou trois au cours du dernier trimestre de l’année.Les prises de bénéfice sur ces secteurs sont donc jugées tout à fait normales voire salutaires.La Bourse «vient de baisser dans des proportions qui n’ont rien de spectaculaire.Il faut mettre en comparaison ce qui s’est passé aujourd’hui et la hausse très forte qui s’est produite durant toute l’année 1999 et pas seulement en France, hausse qui était tirée par les valeurs de technologie», a expliqué le ministre français,de l’Économie Christian Sautter.Aux États-Unis les milieux financiers gardent également leur sang-froid face à la tempête, déclenchée par les craintes d’un net renchérissement des conditions de crédit des deux côtés de l’Atlantique.Différents indices laissent penser à une accélération de l’inflation: hausse des cours du pétrole, mais aussi des métaux de base.La maison de courtage londonienne Rudolf Wolff estime que la progression des cours des métaux de base sera plus forte qu’initialement prévu, en raison de la nette accélération de la croissance mondiale.Les investisseurs anticipent donc un resserrement des conditions de crédit aux États-Unis et aussi en Europe.Plongeon en Asie Les principales Bourses asiatiques ont également continué de plonger hier sous l’effet de ventes massives de valeurs technologiques et Hong Kong a été la principale victime de cette tempête boursière qui a failli tourner à la panique.Faisant fi de la remontée de Wall Street mercredi, les indices de référence de Tokyo et Hong Kong ont terminé respectivement en recul de 2 % et 4,4 %, entraînant dans leur sillage la plupart des autres places de la région.Singapour a ainsi clôturé en retrait de 1,3 % tout comme Wellington alors que Sydney lâchait 0,7 % à 3030,1, que Séoul se repliait de 2,6 % et que Bangkok cédait 4,8 %.C’est surtout à Hong Kong que l’on a frôlé la catastrophe.En fin de séance, l’indice Hang Seng est toutefois parvenu à se hisser à 15153,23 après avoir chuté de plus de 1000 points et être tombé sous la barre symbolique des 15 000 points.Le recul n’en demeure pas moins de 12,8 % depuis lundi sur cette Bourse.La vague de ventes a frappé de plein fouet l’immobilier, les titres financiers et le secteur des télécommunications et toutes les valeurs liées à Internet et aux technologies de l’information.«Beaucoup de gens estiment qu’il vaut mieux sortir des jeux [sur les valeurs] hi-tech tant qu’il y a des profits à faire plutôt qu’attendre que la bulle éclate», a expliqué une analyste d’une société de courtage locale.La plupart des grands fonds d’actions n’ont pas réussi à égaler le TSE 300 PRESSE CANADIENNE Toronto — La plupart des gestionnaires de fonds d’actions canadiens ont éprouvé l’an dernier de la difficulté à faire mieux que l’indice 300 de la Bourse de Toronto, auquel les valeurs technologiques ont permis de progresser de 31,7 %.En fait, les investisseurs auraient mieux fait de choisir des fonds plus modestes, puisque seulement sept des trente plus grands ont réussi à égaler ou à faire mieux que l’indice composé TSE 300.Un relevé préliminaire de tous les fonds d’actions canadiens — qui investissent dans de grandes ou de moyennes entreprises — indique que le groupe a progressé en moyenne de 21,5 % l’an dernier.On croit généralement que les fonds importants ont plus de difficulté à faire mieux que l’indice, parce qu’ils offrent moins de flexibilité.Trois d’entre eux — Universal Future, Aim Canada Growth Class et Altamira Equity — ont pourtant réussi à dépasser le TSE par une forte marge.Les actifs du trio sont de l’ordre de un milliard chacun.Universal Future, administré par Mackenzie Financial Corp., a obtenu les meilleurs résultats avec un gain de 48,7 %.Aim Canada Growth Class, administré par Aim Mutual Funds Management, de Toronto, le talonnait avec un gain de 48,1 %.Et Altamira Equity, géré par Altamira Investment Services, de Toronto, n’était pas loin derrière avec un gain de 47,8 %.Selon John Rohr, gestionnaire de Universal Future, le poids considérable des valeurs technologiques, qui représentent au moins 50 % de son fonds depuis sept ans, a PRESSE CANADIENNE Le vice-premier ministre Bernard Landry estime que 1999 a été une grande année pour l’économie du Québec.Il prévoit qu’il en ira de même en l’an 2000.•L’année 1999 a été une grande année pour l’économie du Québec, probablement la plus grande qu'un homme ou une femme de mon âge a pu connaître», a-t-il affirmé hier en conférence de presse.•J’ai connu 1967 [Exposition universelle] et 1976 [Jeux olympiques].Il s’agissait d’injections relativement artificielles dans l'économie.En 1999, la prospérité a été produite par la base industrielle du Québec: l’aérospatiale, les biotechnologies et la pharmacologie, le multimédia, de plus en plus de produits à valeur ajoutée et liés à l'intelligence, si bien que le taux de chômage est le plus bas que le Québec ait connu depuis 1976», a dit le ministre alors qu’il faisait le point sur la mission économique qu’il mènera avec une trentaine de dirigeants d’entreprises au Panama et au Costa Rica, du 10 au 19 janvier.Compte tenu de la performance de l’économie américaine et de l’amélioration des conditions en Asie et en Éurope de l’Est, M.Landry a prédit que l’économie québécoise allait continuer de bien se comporter.•Les indicateurs sont à l'effet que ça va continuer.L'éco- beaucoup contribué à son rendement.Les ressources naturelles ont été sa deuxième valeur la plus performante, avec 15 %.Derek Webb, gestionnaire d’Aim Canada Growth Class, explique quant à lui qu’il concentre ses investissements sur les entreprises dont les actions prennent rapidement de la valeur.Cela l’a amené à s’intéresser aux valeurs technologiques et des télécommunications, qui représentaient 60 % de son fonds à la fin de l’année; les ressources naturelles y comptent pour 15 %.Ian Ainsworth, gestionnaire d’Altamira Equity, indique que les actions des secteurs technologiques et des communications — en plus de BCE — ont contribué à faire progresser ses valeurs l’an dernier.A la fin de l’année, ces actions représentaient 36 % du fonds.Certains fonds d’actions canadiennes moins importants ont fait encore mieux.Le Aim Canadian Premier Fund (de 197,4 millions), administré par Clas Olsson, a produit un rendement de 61 %.Des actions telles que JDS Uniphase, Nortel et BCE comptaient parmi ses meilleurs éléments.Le fonds de croissance de capital Altamira de 204,4 millions, administré par lan Joseph, a été en hausse de 51,5 %.M.Joseph précise que la technologie y a tenu une place importante, et que les valeurs de Nortel, BCE, Celestica, JDS Uniphase et Research in Motion ont été les plus performantes.Le Fonds canadien de croissance Dynamic Power de 538 millions et le Fonds canadien Dynamic Power de 288,6 millions, tous deux administrés par Rohit Sehgal, de Dynamic Mutual Funds de Toronto, ont obtenu l’an dernier un rendement de 61 et de 50,4 % respectivement.nomie n’est pas une science exacte, mais on devrait avoir une bonne année 2000», a-t-il dit.Pour le ministre Landry, le début de l’année sera marqué par cette mission commerciale au Costa Rica et au Panama, pour une première fois dans ce dernier pays.La trentaine d’entreprises faisant partie de la mission œuvrent en environnement, en technologies de l’information, des communication, de l’ingénierie, de l’énergie et de la construction.Au Panama, les secteurs identifiés comme offrant des débouchés commerciaux prometteurs sont les infra-structures touristiques, l’environnement et les télécommunications.Au Costa Rica, l’énergie, la sécurité publique, les mines, les forêts et les télécommunications offrent des occasions d’affaires, estime-t-on.Par ailleurs, en regard des 900 emplois menacés par les difficultés de la société aérienne régionale InterCa-nadien dont les activités sont stoppées depuis novembre dernier, le ministre a indiqué qu’il faisait confiance au Fonds de solidarité du Québec dans son évaluation de relancer ou non cette entreprise.«S'il y a une solution qui est raisonnable sur le plan économique, nous serons présents, derrière le Fonds.Nous n'agirons pas sur une autre base que celle d'une bonne gestion», a signalé M.Landry.EN BREF Air Canada offre les mêmes rabais (PC) — Une journée après qu’il eut pris le contrôle de Canadien International, le transporteur Air Canada a fait savoir mercredi soir qu’il offrait des rabais pouvant atteindre 40 % sur le prix de certains billets d’avion vendus au cours du mois de janvier.Ceux-ci s’appliqueront aux billets vendus à compter d’hier et jusqu’au 18 janvier pour des voyages effectués entre le 13 janvier et le 12 mai.«Nous sommes ravis de célébrer le nouveau millénaire en offrant à nos clients des tarifs sensationnels pour un choix de destinations mondiales au cours d’une période traditionnellement calme dans le secteur du transport aérien», a déclaré par voie de communiqué Danielle Poudrette, vice-présidente au marketing d’Air Canada.Les nouveaux tarifs s’établiront par exemple à 459 $ pour un aller-retour de Montréal à Londres, à 529 $ de Montréal à Francfort, à 373 $ de Montréal à San Francisco, à 420 $ de Montréal à Denver, à 149$ de Toronto à Montréal, à 349 $ de Vancouver à Montréal, à 239 $ d’Ottawa à Québec ainsi qu’à 139 $ d’Ottawa à Toronto.Les tarifs varient suivant la date du voyage.La SGF devrait investir dans Draxis Pharma (Le Devoir) — Draxis Health a signé une lettre d’intention visant une éventuelle prise de participation minoritaire par la Société générale de financement du Québec (SGF) dans sa filiale manufacturière, Draxis Pharma, pour une somme de 7,5 millions.Aux termes de l’entente, la SGF fera l’acquisition d’actions de Draxis Pharma moyennant une prime par rapport au coût de base des actions détenues parla société mère.À la suite de la transaction, les actionnaires de Draxis Pharma seront Draxis Health (65,7 %), SGF (31,8 %) et la haute direction de Draxis Pharma (2,5 %).Draxis Pharma est un fabricant de produits phannaceutiques qui fournit une vaste gamme de formes posologiques stériles et non stériles aux marchés canadien, américain et international.L’usine est située à Kirkland.Depuis son acquisition en 1998, elle a bénéficié d’un programme d’amélioration des immobilisations au coût de 14 millions.Pour Claude Blan-chet, président de la SGF, «notre investissement dans Draxis Pharma vient compléter avantageusement notre portefeuille dans les industries pharmaceutique et biotechnologique.Nous sommes heureux de ce partenariat avec Draxis Health, qui nous permet d’appuyer une entreprise qui contribuera, avec le temps, à la création de plus de 60 nouveaux emplois.» Le CN et Clarke lancent une société de logistique (PC) — Le Canadien National (CN) et Clarke ont lancé hier une société de logistique en coentreprise en vue d’offrir aux expéditeurs un transport ferroviaire et routier marchandises sans rupture ainsi que des services de logistique à l’échelle de l’Amérique du nord.La coentreprise autonome, Clarke Logistics, permet au CN d’offrir aux expéditeurs un guichet unique pour les expéditions de marchandises à destination et en provenance de points au Canada, dans les 48 États américains contigus et au Mexique.Réseaux télématiques automobiles (PC) — Virtual Prototypes, un fournisseur d’outils logiciels, et ComROAD AG, compagnie spécialisée en réseaux télématiques, ont conclu une alliance stratégique et technologique.«Notre association avec ComROAD marque notre entrée dans le marché des constructeurs de l’industrie automobile, souligne Philippe Collard, président et chef de la direction de Virtual Prototypes.Universal Future, administré par Mackenzie Financial Corp., a obtenu les meilleurs résultats avec un gain de 48,7 % 1999 : «une grande année» Bernard Landry fait le point sur l’économie avant son départ pour une mission en Amérique centrale i i LE DEVOIR.LE VENDREDI JANVIER 2000 A 7 LE MARCHE BODHSIER Vkm ABLCdno ADFGrt AlCOvep AofBF Arritfv ALiTKh AMRTicri AMTintlo 39900 0 360 4650 9150 2800 23700 28178 22400 S1800 0840 03S0 o;»o 6800 9150 23 850 23 860 22,100 22 100 AO Opt AOS Inc A AÛMAuto ARC En ARC Sir w ATpiutics AITcm ATIlKh ATS Auto AastraT Abacano AbcrRes AbiDbiC Acanthus Acattx Acidion Adnano Advante 0 Aetsinat Alton 0 Agmco E Ag raine Agrium Alt Energy Wt Ener p Alcan Alcan C P Alcan E P 5 750 2K0 0100 5000 2 500 0165 1350 0050 3 500 4150 6500 3000 4600 27050 1500 2596 3300 66117 169194 57000 846630 19550 42237 23 000 8783 12750 140360 0140 153455 9 000 2082984 19950 4200 6 750 225300 S 600 6602 12750 36500 0 250 268070 0 900 191047 11 0Û0 15200 1 350 69722 10350 11900 12100 506168 14 200 AgioPacA 500 0820 AimQlobJ 8870 8450 Ainsworth 7650 6 750 AirCanada 215617 10400 Air Can al 103777 9 550 Airbosso 5700 3900 AkitaAf 2152 8500 228607 46 700 6650 24 650 2371444 66300 1000 25150 300 20150 AlgoGrAI 10000 0250 Alg Steel 263915 2690 Allant 105065 25100 0840 5 750 2 700 0100 4 900 2 500 0185 1300 0 050 3 500 Alimenta 91 AJIbanc Sp Allbanc Sp p AIIAtIBI Alli Forest Alta gentle Altai Res 0 AltaOueso Altarex o Ameiicao Am Leduc Amiscol Amish A Amtele Anadime o Anderson AndrsWAI 4750 20400 9661 27400 2962 24750 29305 12500 75859 17100 1085 2 000 38500 0 300 3000 0 300 31207 5 0 840 5400 1 170 14000 0250 1100 7300 Angioteco 126216 262! AnorMed o Anthem P Apex A ArtiorA ArtnrBt Architel Arciso Arctic Gr o Ariel 0 Armbro En Asbestos AsWon Asiao Assante c Astral AI Atco 11 Aiiiabskao AurRes AuradoExo Auriion 0 Avcorp I AxcanP Axia Neto A^carTec AzeoMngo B Spill B Spirt p BCE Emer BCE Inc BCE IP BCE IQ BCE IS BCEIY §C6as BC Gas 6 32 6C Tel 4 50 ec Tel 121 BCTTels BCT ns nv BFCCmisi BMTCAt BWTecho BXL Em Backer 0 Badger _ .10 390 5 000 7900 1 850 275 12400 713 12100 31377 19000 2000 0420 11650 2 200 19200 27500 0 770 S2S0 2700 0100 4 900 2 300 0160 1300 0 050 3 460 52 750 S5500 18600 19,250 227SÛ 22 950 12550 12350 0 130 0135 8 850 9 000 19 450 19650 6750 6750 5 500 5 500 12 500 12750 0 220 0 220 0 800 0 850 9 750 10900 1300 1 300 10000 10350 12000 12100 12 900 14 050 0 820 0 820 8 000 8 450 6 450 6 550 10100 10350 9 300 9 550 3900 3900 8 400 8 400 44 750 45 ISO 24 750 24 750 65 000 65 750 26150 25150 20 150 20150 0250 0250 2 090 2 550 24 700 24800 19750 20400 26250 27 100 24 400 24 750 12250 12500 16 850 16950 2000 0270 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124» 121» 21885 6 4» 63» 2870 20» 1960 37933 4 0» 36» 10» 74» 74» 235» S'» 49» 4730 15 1» 150» 13» 158» 153» 00» •01» actions privilégiées dont le dernier dividende n a pas encore été versé u- unité de capital-action v» dividende variable, wf ou w» bon de souscription (warrant) z» lot brisé Les Toronto TSE 300 8114,24 Dollar 1 $ canadien 68,528 us COTES New York Dow Jones 11.Or à New York 281,40$ Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) Allemagne (mark) Arabie Saoudite (riyal) Australie (dollar) Bahamas (dollar) Barbade (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Brésil (réal) CaraiOes (dollar) Chili (peso) Chine (renminbi) Corée (won) Égypte (livre) Espagne (peseta) États-Unis (dollar) Europe (euro) France (franc) Grèce (drachme) Hong-Kong (dollar) Inde (roupie) Indonésie (roupie) O 2496 Israël (shekel) 0 7978 Italie (lire) 0,4032 Jamaïque (dollar) 0 9903 Japon (yen) 1 4733 Liban (livre) 0 7640 Mexique (peso) 0 03849 Pakistan (roupie) 1 4733 Pays-Bas (florin) 0 8094 Philippines (peso) 0 5649 Pologne (zloty) 0 00283 Portugal (escudo) 0182 Rép dominicaine (peso) 0 001307 Rép tchèque (couronne) O 4386 Royaume-Uni (livre) 0 00945 Russie (rouble) 1 4595 Singapour (dollar) 1 5061 Slovaquie (couronne) 0 2388 Slovénie (tolar) 0 004836 Suisse (franc) 0 1930 Taiwan (dollar) 0,0353 Ukraine (hryvna) 0,000217 Venezuela (bolivar) 0,3609 0 000811 0,0386 0,013864 0 000998 O 1618 0,0299 0 7092 0,0370 0 3668 0,007878 0,0954 0 0430 2 4034 0,0547 0 8966 0,0368 0,007838 0,9696 0,0486 0,2775 0,00231 Coup d’œil Volume (000) Ferme Var Var ($) C%) Indices Canadiens XXM Indice composé XCB Bancaire XCO Hydrocarbures XCM Mmes et métaux XCF Produits forestiers XCI Bien d'Équipement XCU Services publics La Bourse de Toronto 29124 4058 05 +3 72 01 5670 5531 96 +21 78 04 5362 2667 65 +28 07 1 1 7605 2397 59 +4 74 02 4641 3120 71 +72 38 24 6147 4984 92 -48 26 -1 0 6614 4269 28 -11 97 -0 3 TSE 35 36282 461 02 -2 42 -0 5 TSE 100 53847 498 34 -1 92 -0 4 TSE 200 25638 459 20 +8.61 1 9 TSE 300 79686 8114 24 -5 18 -01 Institutions financières 6882 7143 96 -20 61 -0 3 Mines et métaux 8060 4773.71 +25.01 05 Pétrolières 12186 5955 86 +75 66 1 3 Industrielles 20180 9014 53 -123 95 -1 4 Aurifères 3268 4906 43 +75 86 1 6 Pâtes et papiers 5707 5629 62 +153 25 28 Consommation 5830 15723 16 +386 66 25 Immobilières 654 2009 13 +37 92 1.9 Transport 1918 5329.06 +151 56 29 Pipelines 2102 4293 84 +53 94 1 3 Services publics 5982 11331.02 -264 22 -2 3 Communications 2859 17005 96 +428 94 26 Ventes au détail 3831 4974 44 -23 36 -0 5 Sociétés de gestion 1986 8727 38 +282 68 33 Canadian Venture Indice Composé Le Marché Américain 59628 2378 50 +15 21 0 6 30 Industrielles 175250 11253 26 +130 61 1 2 20 Transports 23768 2937 08 +69 72 24 15 Services publics 19279 292 64 +3 53 1 2 65 Dow Jones Composé 219597 3177 96 +44 35 1 4 Composite NYSE * 627 54 +6 47 1 0 Indice AMEX • 857 76 -1 12 -01 S&P 500 • 1403 45 +1 34 01 NASDAQ • 3727 13 -150 41 -3 9 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Lerm Var Var Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) LORUS 12160 3 10 2 26 236 -?0 13 56 DIGITAL GEM CP 4560 0 72 056 0 57 -0 09 •136 NORTELNETWORKS 3083 130 45 123 50 124 10 •5 76 -44 REGIONAL 2986 15 50 1400 1450 - BCE INC 2653 118 50 11300 11400 •3 90 -3 3 HERITAGE CONCEPTS2638 0 09 0 07 0 07 .COREL CP 2402 32 75 2315 30 60 •*7 50 32 5 ALCAN ALUM LTD 2371 66 30 65 00 65 75 •*0 80 1 2 ABITIBI CONSL INC 2062 19 95 19 45 1965 •*0 20 1 0 IMASCO LTD 2039 40 70 40 50 40 65 •*0 15 04 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Perm Var Var Compagnies (000) ($) ($) (S) ($ï (%) NEXTTRIP COM 4873 0 54 0 37 0 47 ¦*0 10 27 0 ROCCA R ES LTD 4301 2 60 1 70 1 76 -0 44 •20 0 TRENT-SEVERN 3434 0 23 010 0 19 CONSL AFRICAN MNG 2292 0 07 003 0 05 +0 03 150 0 IMAGE POWER INC 1977 2 15 1 55 1 66 +0 36 23 7 MONTELLO RES LTD 1586 0 26 0 24 0 24 +0 01 43 NANECO MINERALS 1401 060 0 27 0 52 +0 22 73 3 SUR AMER GOLD CP 1364 0 12 009 0 11 +0 01 100 KOLYMA GOLDFIELDS 1273 0 72 0 59 064 +0 09 164 BALLAD ENTH LTD 1119 099 051 0 61 +0 14 290 Investmax Courtage à escompta line UioWwi tt» LaCerpMéen Pour les meilleurs outils d'analyse boursière ItUphiHU (SI i) .V)2 1 S(>(f • ''.111*' Ir.ii'* 1 H"*" ^*>2 I ImcMnax est une OMrqw déposée pcoyrtéié 4e DécMoo * tosestan M4u Montréal ttUnkiM flin Mmi IH VaalN IM lia Hm Vir A H ARCA 02» 01» 15» 01K 01» 01» •00» AbcouridB 01» OON 3388 01» 01» 01» ANtctn 11» 0570 181» 08K 0570 08» •00» AlUviftl 0440 0120 100» aïK 0130 OlK •00» Angi Swii 0810 0120 20425 01K 0120 01» •00» Antoro 0210 0020 1235» 0210 01» 0210 *0010 AppK 03» 01» 30» 02» 02» 02» •00» Annagol 04» 01K 585» 03N 02» 03K *00» Awiglnor 0 070 00» 700» OOK 00» aoK *0020 AuttnatH 01» 00» 145» OOK 0 030 OOK •0020 BnbgaPomi 10» 10» 571» 1310 12» 1310 Bruhaau 08» oiu 10» 02K 02» 02» -0010 CanaprA 02» 01» 50» 01» 01» 01» •0010 Catf-OrCorp 19K 1010 51» 11» 1170 11N Canoatt 10» 11K 428» 13» 11» 12» •00» CnMK 04» 0170 80» 02» 02» 02» CotoramaMn 0i» OOM 425» 00» OOK 00» -0010 ConOai 01» 00» 9» 00» 00» 00» Continpr ts» 03» 122» 03K 03» 03» -00» Cvaflaya 09» orao 78725 09» 0870 08» *0070 Otadm 0420 01» 170» 01K 01» OIN •0010 Oyrxacor 0370 01» 1M70 OIN 01» OlK •0010 ÉcvSM 04» 01» 50» OIM 01» 0.1» «0010 Expiogu 00» 0020 4000» 0020 0 020 0020 FraaWaaf 01» 01» 285» 0340 0320 0 320 -0040 Qlnar OtN 00» 970» 00» 00» OÛK •0010 ttlan las.aiM.aMk Tira RmI •aa Vaitaa MM lia Hm, 9».m* M •aa IMbi m IM Hm.Ganomwt 05K 04» 70» OSK 04» 04» •00» •MvMKlIm II2S0 00» 95497 01» DON 00» •0010 Gtnomic 19» 09K 560» ITO 15» 16» •01» Oraiaxp 0220 OON 15» OIN 0120 OIN GaoNovi GidHawk 0140 03» OOK OiN 25» 90» 00» OIN 00» OIN 00» OIN Ortaam 03» 0070 7227» 01» 01» 0120 ¦00» Gofhi 04» 00» 5» 02» 02» 02» Omüo 0170 00» 10» 00» 00» 00» Graanhop 08K 08» 69» 08» 08» 08» *00» PKÎlgar 04» 02N 29» 02N 02N OiN ¦0010 GritiiA 03» 03» 57» 03» 03» 03» «00» PaitAmr OIN 0020 1470» 01» 01» 0140 «00» Gril 03» 03» 10» 03» 03» ONO *0020 PhotonM 13» 03» 11» 03» 03» 03» •0.070 Hitrpn 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•OOK dumtrid 12» 0i20 87» 02N a220 OiN Nomai 11» 08» 80» 07» 06M 08» •OON TMIMihM MI7III A 8 LE DEVOIR.LE VENDREDI 7 JANVIER 2000 ÉDITORIAL Un CRTC désuet la réponse du CRTC aux fameuses audiences de l’automne dernier sur les orientations de Radio-Canada était fort attendue.Au RI des interventions publiques, il était rapidement devenu clair que Radio-Canada, qui avait mangé à tous les râteliers ces dernières années, ne pouvait tout faire.Son salut commandait un recentrage, que le CRTC ordonne avec une ampleur qui a fait frémir le nouveau président de Radio-Canada, Robert Rabinovitch.a présidente du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, Françoise Bertrand, exige plus de culture, moins de sport, plus d’émissions pour enfants, la disparition des films américains à gros succès, une plus grande variété dans les dramatiques, une meilleure place pour les francophones hors Québec et une augmentation de la production régionale.Dans un monde idéal, la plupart de ces exigences seraient les bienvenues.D y a longtemps que la société d’Etat aurait dû abandonner certaines pratiques qui en font une copie un peu trop conforme de la télévision privée.Les Canadiens ne veulent pas payer pour regarder les mêmes émissions que celles que leur présentent TQS ou TVA Cela étant dit, l’irritation du nouveau président de Radio-Canada est non seulement compréhensible, elle est légitime.Comment, demande à juste titre M.Rabonivitch, la Société Radio-Canada financera-t-elle les dizaines d’heures supplémentaires de production qui lui sont imposées sans ajout de crédits, à plus forte raison si elle doit renoncer aux revenus publicitaires que lui procure la diffusion de films américains?Les budgets de Radio-Canada, qui dépassaient le milliard il y a cinq ans, s’établissent aujourd’hui à 750 millions.Cette situation a conduit Radio-Canada à s’appuyer de plus en plus sur les revenus publicitaires qui, faut-il le rappeler, croissent au même rythme que les cotes d’écoute.La SRC en est ainsi venue, au fil des ans, à renoncer à sa qualité pour arracher sa part de recettes publicitaires, dans un marché que la multiplication des chaînes a rendu très concurrentiel.De plus, Radio-Canada ne dispose plus, depuis cette année, d'un accès automatique au fonds des câblodistribu-teurs, lequel, conformément aux vœux du gouvernement fédéral, encourage chaque année davantage les productions indépendantes.La présidente du CRTC estime qu’une meilleure utilisation de ses budgets suffira à Radio-Canada pour remplir les nouvelles conditions de renouvellement de licence, qui coûteront au bas mot 50 millions de dollars par an.Cette attitude n’est pas réaliste.Elle étonne même de la part d’une ex-présidente de télévision (Télé-Québec).Le CRTC connaît-il le coût de production d’émissions de qualité pour enfants?Et que dire de l’exigence d’étaler les émissions sur les 52 semaines de l’année, alors qu'en plein cœur de juillet, les téléspectateurs boudent le petit écran?Ce renouvellement de licence s’effectue dans un contexte bien fâcheux pour le nouveau président de Radio-Canada.D’abord, les stratégies du télédiffuseur furent défendues, à l’automne, par son prédécesseur Perrin Beatty, dont il ne partage pas du tout les vues; ensuite, ayant pris les commandes de la boîte il y a à peine deux mois, M.Rabinovitch entame une importante révision à la fois de sa programmation et de son fonctionnement administratif.Il a cherché, le mois dernier, à obtenir un sursis dans le dévoilement des conditions, mais sans succès.D a aussi cherché à faire modifier les exigences de production régionale, en vain également Aujourd’hui, catastrophé mais prêt à se battre, il envisage de porter en appel les exigences imposées à la SRC par le CRTC, qu’il accuse non seulement d’irresponsabilité en matière financière mais aussi d’ingérence dans les affaires de Radio-Canada.Le CRTC, dit-il, cherche à «micro-gérer» Radio-Canada.D n’a pas tort Car les exigences posées hier par la présidente du CRTC dicteront, lorsqu’elles seront toutes en vigueur, tout près de 60 % de la programmation télévisée de Radio-Canada.C’est beaucoup.C’est trop.Il y a longtemps que les employés de Radio-Canada n’avaient pas eu un président défendant aussi farouchement son indépendance.Il était temps.Une étude récente de l’OCDE concluait que, de tous les pays industrialisés, le Canada était celui où les compressions gouvernementales avaient été les plus sévères envers sa télévision d’État.À l’heure des excédents budgétaires, il est primordial qu’Ottawa hausse ses crédits à la SRC de manière à ce qu’elle se libère partiellement de son obligation de hausser ses revenus publicitaires.Il n’est pas certain que le CRTC outrepasse son mandat, comme le croit M.Rabinavitch.Or cet étalement au grand jour des tensions entre les deux organismes n’en est pas moins sain car il pose la question de la pertinence du CRTC, dont les décisions en matière de radio et télédiffusion sont de plus en plus contestées et contestables.D est temps de revoir le rôle de cet organisme, dont le parti pris en faveur du secteur privé colore son attitude envers Radio-Canada.Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que le CRTC ait passé sous silence le secteur des affaires publiques, qui a longtemps été un fleuron à Radio-Canada.Décidément, la grille de programmation de Mme Bertrand contient bien des ratés.Pau le des Rivières ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ U 6RANPÊ CU«E îf fût''U CWs S'tL \/ÇuT Mon Qv% # FASSê CVJÿ La question existentielle du Québec «Voulez-vous que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays?» Voilà, me semble-t-il, une question claire et honnête.Claire parce que tout le monde comprend les mots «séparation» et «pays»; honnête parce que le Québec ne peut devenir un pays sans se séparer du Canada.Tout parti politique ou gouvernement qui escamoterait cette réalité incontournable de la séparation du Québec comme province du Canada pour accéder au statut de pays est coupable à mes yeux de malhonnêteté.Un chat est un chat mais une astuce est une finesse de l’esprit ou une tromperie, selon l’intention qui nous anime.Imaginez que, pour voter, six millions de Québécois prennent place dans une immense agora, de part et d’autre d’une ligne de partage: les souverainistes à gauche, les fédéralistes à droite.Trois millions plus un vont à gauche, trois millions moins un, à droite.Qui a gagné le référendum?Il est évident que la masse critique n’y est pas, celle-ci déterminant le seuil de la majorité.Ainsi, si le partage se fait entre 3 500 000 personnes d’un côté et 2 500 000 de l’autre, vous avez une masse critique significative et, par conséquent, tout le monde se mettra d’accord sur la désignation du groupe détenant la majorité.C’est une «sottise de décréter que 50 % plus une voix est la règle universelle de la démocratie», ainsi que le démontre avec d’autres arguments Jean-Pierre Derriennic, dans Le Devoir du 20 décembre.Quant à l’exigence de clarté dans la question référendaire, non seulement cet attribut, la clarté, est-il le gage d’une question honnête, par laquelle est affirmée la nécessaire dualité séparation du Canada et accession au statut de pays, mais elle est indispensable à la légitimité même du projet souverainiste, qui a vu les gouvernements Lévesque et Parizeau, si probes soient-ils, trafiquer la question à deux reprises.Quels que soient les motifs qui animent le gouvernement Chrétien, il a le droit d’intervenir dans le «processus» référendaire: le Québec fait partie du Canada et il projette de faire sécession.Si cela n’accorde pas un droit de parole à LETTRES -+- l’autre partenaire qu’est le Canada, alors je veux bien que les vierges offensées de l’intrusion du fédéral continuent de jeter les hauts cris.On peut être québécois et canadien dans cet ordre, souhaiter l’affirmation du Québec et honnir la conception uniformisante des provinces, et en même temps être outré de l’exercice référendaire consistant à réunir les conditions gagnantes, comme si le référendum était un jeu de poker, et, de surcroît, les réunir sur le compte de la mauvaise humeur passagère et provoquée des Québécois.Jean Fournier Québec, 22 décembre 1999 M.Bouchard pense-t-il aux jeunes?L’actuel gouvernement Bouchard annonçait en avril dernier qu’il débloquait 27,5 millions pour les jeunes en détresse.Tous les intervenants intéressés par le bien-être des jeunes exultaient Enfin, on pourrait mettre des ressources pour la prévention du suicide.Quand on sait que 80 % des jeunes qui se rendent au bout de leur projet de suicide ont des problèmes de dépression ou de maniacodépression, l’urgence est aussi à la prévention au plan de la santé mentale.Notre gouvernement de pompiers, qui n’est pas capable de prévoir les besoins urgents dans aucun secteur de la société à moins qu’il y ait une crise qui éclate, préfère, d’après le cabinet du ministre Baril .subventionner «les organismes qui s'occupent directement du suicide», c’est-à-dire lorsque les jeunes ont le fiisil sur la tempe, plutôt que de subventionner les associations qui œuvrent à la prévention en offrant des services de relations d’aide à ces jeunes avant qu’ils n’envisagent le recours extrême.Pensez aux dernières interventions de ce gouvernement à la Bourassa.Il n’a injecté de l’argent dans des secteurs qu’à la suite de crises: crise dans les urgences, il débloque un peu d’argent; crise à Emploi Québec, il en débloque encore un peu.Crise au niveau de l’assurance-médicaments, où l’on voit que les plus nécessiteux en soins médicamenteux sont ceux qui se retrouvent avec le plus de problèmes à cause du coût des médicaments, on débloque encore un peu d’argent; crise au niveau des centres pour accueillir les femmes battues, le gouvernement va en débloquer encore un peu.Ce gouvernement est à l’image de celui des libéraux, incapable d’avoir une vision d’avenir si ce n’est que pour satisfaire Moody’s et le Conseil du patronat Et c’est la même chose au niveau constitutionnel.Denys Barbeau Saint-Hubert, 13 décembre 1999 Les besoins des sans-abri La réponse tant attendue du gouvernement fédéral aux besoins des sans-abri est précisément cela: sans abri.Nulle part parmi les 1607 mots du communiqué et des annexes de Mme Bradshaw et M.Gagliano est-il question de nouveau financement pour le logement social.Pour un gouvernement obsédé par des questions de clarté, il est en effet extraordinaire que le remède proposé à l’enjeu très clair des sans-abri passera à côté de l’essentiel.Le financement alloué aux services communautaires est à la fois bienvenu et nécessaire, mais il n’aura pas pour effet de fournir des logements permanents et abordables aux personnes sans abri.Rappelons que c’est le gouvernement Chrétien qui a décidé en 1994 de cesser de financer le développement de nouveaux logements sociaux Aujourd’hui, il y a de plus en plus de personnes qui vivent et meurent dans les rues du «meilleur pays au monde», et ce n’est que la pointe de l’iceberg.Selon le recensement de 1996, il y a 833 555 ménages locataires au Canada qui consacrent plus de 50 % de leur revenu pour se loger.Si le gouvernement fédéral avait vraiment répondu aux besoins des personnes sans abri, il aurait fallu reconnaître les besoins de tous les locataires à faible revenu.Peut-être est-ce pour cette raison qu’il a choisi de ne pas le faire.Bill Clennett Représentant de l’Association pour la défense des droits sociaux Hull, 23 décembre 1999 LIBRE OPINION -?- Un sens étriqué de la démocratie DENIS MONIÈRE CLAUDE G.CHARRON PIERRE DE BELLEFEUILLE GORDON LEFEBVRE Membres du Cercle Godin-Miron Le tandem Dion-Chrétien se drape dans les vertus démocratiques pour légitimer leurs prétentions à encadrer le prochain référendum québécois, mais, à l’évidence, ils ont une conception bien particulière de la démocratie.Non seulement tentent-ils de faire accepter par les Canadiens la remise en question du principe essentiel de l’égalité de chaque citoyen et de chaque vote en imposant un seuil de majorité supérieur à la majorité absolue, mais, en plus, ils véhiculent une conception élitiste de la démocratie en s'arrogeant le pouvoir de décider de ce que doit être une question claire.Dans le débat qu'ils ont enclenché sur les règles référendaires, le véritable enjeu n’est pas la clarté de la question.Il s’agit plutôt d’établir qui a le pouvoir suprême au Canada.Par ce projet de loi, le gouvernement canadien veut affirmer qu’il n’y a qu'une source de souveraineté au Canada: le Parlement fédéral.Dans cette logique, les pouvoirs de l’Assemblée nationale du Québec sont subordonnés et dépendent d’un ordre de gouvernement supérieur.Ce faisant, le gouvernement libéral nie l’existence du peuple québécois et ne lui reconnaît pas le droit à l'autodétermination, c’est-à-dire la capacité de décider librement de son destin.Les dirigeants canadiens poussent le cynisme jusqu’à soutenir que le Québec pourra toujours adopter la question qu’il désire et suivre ses propres règles référendaires, mais, en dernière instance, c’est le Canada qui décidera de la validité du résultat et des suites à lui donner.Comme exemple de ce que signifie la dépendance politique, on ne fait pas mieux! En donnant au Parlement canadien le dernier mot sur l’avenir politique du Québec, Ottawa espère museler l’affirmation politique du Québec.Nous soutenons que cette démarche repose sur une conception étroite et mesquine de la démocratie parce qu’elle confie à des parlementaires qui sont pour la plupart élus avec moins de 50 % des votes le pouvoir de décider qu’il faudra une majorité qualifiée pour reconnaître le choix collectif des Québécois.Cette majorité inique et unique dans les référendums d’autodétermination, si l’on fait exception des règles de l’ex-URSS, serait exigée, disent les promoteurs du projet de loi, par l’importance de la décision d’accéder à la souveraineté.Il faut exiger plus de votes en faveur de la souveraineté qu’en faveur du fédéralisme canadien car on estime à Ottawa que les Québécois qui voteront OUI ne savent pas ce qu’ils font, que ce choix n’est pas motivé par de bonnes raisons et qu'il est donc de moindre valeur qu’un vote en faveur du maintien du régime fédéral tel qu’il est.Ottawa doit protéger les Québécois contre leur propre inconscience.Voilà bien une logique qui postule la supériorité intellectuelle des partisans du fédéralisme et qui s’apparente à une forme larvée de racisme.Les partisans de cette approche ne devraient-ils pas avoir l’honnêteté d'admettre que l'argument de l’importance de la décision devrait aussi prévaloir lorsqu'il est question d’autres enjeux comme une déclaration de guerre ou encore l’augmentation des impôts, car là aussi les intérêts de ceux qui ne sont pas d’accord avec la majorité devraient être pris en considération et valoir plus électoralement que ceux de la majorité?Ce qui est vrai pour un référendum d'autodétermination devrait aussi l'être pour d’autres types d’enjeux qui ont des conséquences majeures pour les individus.L’ar- gument ne peut être invoqué à sens unique lorsque l’intérêt du Canada est mis en cause par le peuple québécois.Ce projet de loi est symptomatique de la dégénérescence de la démocratie canadienne car, en donnant à une minorité le pouvoir de bloquer l’avenir de la majorité des électeurs, Ottawa pratique une politique irresponsable de provocation et prend sciemment le risque de mettre en pénl la paix civile.On ne peut penser qu’après un référendum où les Québécois décideraient, supposons à 52 %, de dire OUI, la majorité resterait indifférente et inerte devant le refus du gouvernement fédéral de reconnaître ce résultat Ce projet de loi contient les prémisses d’une logique de l’affrontement et on ne peut s’empêcher de penser que des bruits de bottes résonnent dans la tête du ministre Dion, qui a déjà laissé entendre qu’il fallait faire souffrir le Québec.Il n’a d’ailleurs jamais récusé publiquement le scénario de la terreur militaire mis au point par Pierre Trudeau en 1970.Il faut souligner une autre dimension odieuse contenue dans le projet de loi Dion-Chrétien qui, s’il était adopté, rendrait le Parlement canadien juge et partie dans le processus référendaire, car ce Parlement veut non seulement imposer sa conception de la clarté de la question, mais il peut aussi invoquer à sa discrétion toutes sortes d’autres considérations non définies pour juger de la validité des résultats référendaires.On instituerait ainsi l'arbitraire comme mode de gestion de la crise politique canadienne.On peut dire à tout le moins que ce projet de loi ne passera pas à l’histoire comme un modèle de clarté.Le projet de loi Dion-Chrétien s’inscrit dans la tradition élitiste de la démocratie canadienne, qui entretient depuis sa fondation une profonde méfiance envers les citoyens et l’usage des référendums comme mode d’exercice de la souveraineté populaire.En démocratie, il revient au peuple de juger des questions fondamentales et il devrait revenir au peuple québécois de décider si une question référendaire est suffisamment claire pour permettre aux citoyens de faire un choix décisionnel.Si l’on en juge par les taux de participation aux trois référendums organisés par l’Assemblée nationale du Québec, qui ont tous été supérieurs à ceux enregistrés à toutes les élections fédérales, on peut estimer que les questions posées étaient claires aux yeux de ceux qui sont allés voter.Nous prétendons que les citoyens ont l’intelligence et la maturité pour juger par eux-mêmes si une question est claire.Ceux qui veulent se substituer aux citoyens et s’arroger ce droit abusent de leur pouvoir.Dans les démocraties avancées, les citoyens sont fortement scolarisés, ils ont accès à une information politique abondante et diversifiée, ils sont plus sophistiqués dans leur jugement politique et veulent s’impliquer plus activement dans les débats politiques.Dans ce contexte, on peut comprendre leur méfiance et leur cynisme vis-à-vis des politiciens qui s’octroient le droit de penser à leur place et qui les jugent trop immatures pour savoir si une question est claire ou pas.D n’est pas étonnant, dès lors, que de plus en plus de citoyens se montrent insatisfaits du fonctionnement de la démocratie canadienne et que ce sont les Québécois qui ont le degré de satisfaction le plus faible.Cette vision élitiste de la démocratie nous donne des raisons supplémentaires, s’il en fallait d’autres, pour ne plus vouloir être Canadiens et devrait accroître notre détermination à vouloir être souverains, car le régime politique canadien est de plus en plus incompatible avec l'exercice de nos droits démocratiques dans la mesure où le projet de loi Dion-Chrétien instituera deux catégories de citoyens avec des droits de vote inégaux.On s’apprête ainsi à instaurer une forme de discrimination politique qui légitime encore plus notre droit à l’autodétermination. IDEES À propos du bilan-lits POLITIQUE La Régie régionale de Montréal doit bloquer le plan Carignan L’équité dans l’accessibilité des soins commande de ne pas fermer l’Hôtel-Dieu MICHEL BERGERON Néphrologue Professeur de physiologie à l’Université de Montréal n 1989, c'était au nom du bilan-lits qu’on devait fermer l’Hôtel-Dieu de Montréal.En 2000, c'est au nom du même bilan-lits du centre-ville Ouest qu’on doit le garder ouvert Ceux qui ont suivi la saga du déménagement de l’Hôtel-Dieu au cours de la dernière décennie se souviendront de la bible du ministre Marc-Yvan Côté: le bilan-lits.C’est un instrument de mesure du nombre de lits disponibles sur un territoire donné.Le bilan-lits est utile car il permet de respecter un principe fondamental du MSSS, celui de l’équité dans l’accessi- bilité des soins de santé.À l’époque, le Parti québécois et le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé de l’Université de Montréal (GRIS) avaient démontré clairement que les données utilisées par le ministre Marc-Yvan Côté étaient entachées d’erreurs: il y avait bel et bien un déficit et le bilan-lits ne justifiait pas la fermeture de l’Hôtel-Dieu (Mémoire déposé par le caucus du Parti québécois de Hle de Montréal, juin 1992).De plus, comme le bilan-lits est basé sur le critère rigide de la résidence domiciliaire, il ignore la présence de 500 000 citoyens «extra-territo-riaux» qui viennent travailler au centre-ville entre 6h et 17h et 100 000 entre 17h et 2h et qui recourent aussi à des soins de santé (Commentaires du GRIS, février 1993, page 6).Or, après la dure mais nécessaire réforme du ministre Rochon, il y a eu, au centre-ville Ouest, fermeture de 615 lits (soit trois hôpitaux: Reddy Memorial, Sainte-Jeanne-d’Arc, Queen Elizabeth) et de plus de 400 lits dans les quatre autres hôpitaux (Royal Victoria, Montreal Chest, Montreal General et Hôtel-Dieu).Une éclipse Maintenant, le plan Carignan propose la fermeture de l’Hôtel-Dieu (570 lits en 1996), le seul hôpital de langue française au centre-ville.C’est l’éclipse de la médecine francophone au cœur de la cité, ce que planifiait le ministre Marc-Yvan Côté et que veulent réaliser certains conseillers de Mme Marois (tableau).En somme, on planifie l’engorgement des hôpitaux (Notre-Dame et Saint-Luc) qui desservent la population francophone du centre-ville, qui sera forcément dirigée vers les institutions de langue anglaise, comme cela se fait déjà pour la psychiatrie et la pneumologie! En 2005, avec la réalisation du magnifique centre hospitalier de McGill au métro Vendôme, il ne restera plus un seul hôpital au centre-ville Ouest et le nouveau CHUM de l’Université de Montréal n’ouvrira ses portes Le bilan-lits est un instrument de mesure du nombre de lits disponibles sur un territoire donné.'Jé'-m JACQUES NADEAU LE DEVOIR qu’en 2010, parait-il! Sur le plan de l’équité dans l’accessibilité des soins, le plan Carignan est une catastrophe pour les francophones.«La fermeture de l'Hôtel-Dieu est une coûteuse erreur», tel était le titre du communiqué de presse du Parti québécois, le 18 novembre 1991 (voir l’encadré).Cela était vrai alors, cela le sera encore pour au moins 10, 20 ans.La Régie régionale a le pouvoir, selon la loi 120, et le devoir de bloquer le plan Carignan, l'obligation d’interdire la fenneture de l’Hôtel-Dieu et d’investir immédiatement dans la rénovation de l’urgence et de l’unité des soins intensifs.«La fermeture de l’Hôtel-Dieu est une coûteuse erreur» Communiqué émis par le Parti québécois, le 18 novembre 1991 euébec, le 18 novembre 1991 -Le porte-parole de l’opposition e en matière de santé et de services sociaux, Rémy Trudel, et les députés péquistes de file de Montréal, Louise Harel, André Boulerice, Michel Bourdon, André Boisclair et Gérald Godin, jugent que la fermeture appréhendée de l’Hôtel-Dieu de Montréal serait une coûteuse erreur et donnent leur appui aux employés de l’hôpital et à la coalition d'organismes qui s’opposent à la relocalisation de cette institution, fondée par Jeanne Mance [.] «L’appui des députés du Parti québécois à la cause du maintien du plus vieil établissement hospitalier de Montréal repose d’abord sur le fait que le départ de 2500 employés du centre-ville aura un effet déstructurant dans un secteur durement affecté depuis des années.En effet, ces emplois génèrent d’importantes activités économiques et commerciales dans un centre-ville qui en a bien besoin.«Au niveau médical, le déménagement de l’Hôtel-Dieu provoquera l’engorgement des deux hôpitaux qui desservent la population francophone du centre-ville de Montréal, à savoir les centres hospitaliers Notre-Dame et Saint-Luc [.] «Le déménagement aura aussi un impact négatif sur la masse critique existante de professionnels de la santé en enseignement et en recherche qui gravitent autour de l’Hôtel-Dieu de même que sur l’expertise qui en découle.» Centres hospitaliers universitaires Centre-ville Ouest Hôpitaux de langue française 1999 Nombre de lits 2000 2005 Hôtel-Dieu 435 0 0 Total: 435 0 0 Hôpitaux de langue anglaise 1999 Nombre de lits 2000 2005 Royal Victoria 517 517 Centre de Neurological Institute 96 96 santé de McGill Montreal Chest 94 94 1100 lits Montreal General 479 479 (aigus) 200 (chroniques) Total 1186 1186 1300 (Source: Régie régionale de Montréal) Le dialogue ne conduit pas à la clarté HUBERT LEWIS odrigue Tremblay décrit bien l’opportunisme machiavélique de Jean Chrétien (Le Devoir, 17 décembre 1999).linda Cardinal note le pourrissement des rapports Québec-Canada et «le refus de la politique», de la part du Parti libéral du Canada (Le Devoir, 19 décembre 1999).Cessons d’accabler ce pauvre Machiavel qui n’a fait que constater que la corruption, le mensonge, la ruse et le dialogue de sourds sont les ingrédients essentiels et constants de toute politique.«La politique est action, disait Raymond Aron, et toute action tend à la réussite.» La question est de savoir si la réussite à long terme est préférable à la réussite à court terme, à supposer qu’on puisse dissocier les deux.Comme l’histoire est écrite par les vainqueurs, ceux-ci ont beau jeu de prouver après coup que leurs turpitudes étaient nécessaires et que le vaincu, liquidé ou assimilé, est délivré grâce à eux de son état d'infériorité.C’était le rêve de Durham; c’est sans doute celui de Chrétien, avec moins de panache.11 est donc évident que je me dissocie à regret de la conception selon laquelle le dialogue entre politiciens et le débat parlementaire conduiraient à la clarté et, de ce fait, à des accommodements.h ne s’agit pas de dénoncer le mauvais fonctionnement de notre système démocratique.Celui-ci est, au contraire, l’expression normale d'un système anormal, celui où la foule assiste en spectatrice à ses propres affaires, comme elle assistait, autrefois, aux supplices en public, les réflexes tenant lieu de réflexion et la désinformation voilant toute possibilité de comprendre et d’agir.Concepts mensongers Presque tous les concepts politiques en circulation sont mensongers.Ainsi, «le pacte entre deux nations», évoqué par Cardinal, est un mythe consolateur érigé après 1867 et mis en pièces par l’historien Maurice Séguin.Toute fédération, d’ailleurs, disait Séguin, n’est jamais qu’une forme d’annexion et de subordination d’une minorité par une majorité Le droit d’y entrer est toujours fallacieux et le droit d’en sortir, interdit De la guerre de Sécession américaine à celle de la Tchétchénie, les fédéralistes, la main sur le cœur et le poignard dans le dos, ont été légion.Quant aux frontières de la «Province of Quebec», réputées intouchables, on se rappellera qu’elles ont été modifiées de six à huit fois depuis 1763 et qu’en contestant les frontières du Labrador, les souverainistes ruinent leur propre théorie.Si la langue est le ciment essentiel qui définit une nation, que se lèvent les défenseurs du latin, qui fut un jour la langue de nos ancêtres.Enfin, il faudrait bien départager les «droits» des premiers occupants du territoire (lequel?) des «droits» des derniers occupants ou de ceux du milieu.Quand l’hystérie menace tout le monde, anglophones et francophones, il est temps de se demander où commence et s’arrête une nation et sur quoi doit porter le devoir de résistance.Réaction au texte du Dr Jacques Genest La médecine n’est pas que l’affaire des médecins Les médecins ont toujours vu d'un mauvais œil que d’autres qu’eux prennent l’initiative d’intervenir dans l’organisation des soins de santé GAÉTAN LEMAY Journaliste Saint-Lambert r=jl ans Le Devoir du jeudi 30 décembre dernier, D section Idées, le docteur Jacques Genest proposait ses «remèdes pour la santé».La sagesse de l'ancien directeur et, si ma mémoire est bonne, fondateur de l’Institut de recherches cliniques L-^-' de Montréal me sembla un gage d’une réflexion sérieuse et équilibrée.Ma déception fut d autant plus grande.„ Dans la première partie de son article, le docteur Genest se penche sur les causes qui, à son avis, ont conduit notre système de santé dans l’état où il est aujourd hui.Parmi celles-ci, il soulève le fait que l'on ait «mis de cote du système tous les membres de la profession médicale en les comparant souvent à de vulgaires marchands qui abusaient des malades»., Or, cela ne date pas d'hier, les médecins ont toujours vu d'un mauvais œil que d'autres qu'eux prennent 1 initiative d’intervenir dans l’organisation des soins de santé, et cela partout à travers le monde.On n'a qu’à se souvenir des débats du début des années 70, qui ne faisaient que transpo- ser chez nous les luttes générales de pouvoir sur fond d’acte médical.Cela tenait à la fois du réflexe corporatiste, souvenons-nous que les relations des médecins avec les infirmières, par exemple, n’ont pas toujours été aussi harmonieuses qu'elles le sont aujourd’hui, et du réflexe plus général de qui estime avoir la science de son côté.A ce titre, la réaction des médecins ne diffère en rien de celle de tous ces «logues» qui intimèrent au poète et chansonnier Richard Desjardins (L’Erreur boréale) de se contenter de faire ce qu’il connaît le mieux, c’est-à-dire chanter, et de les laisser, eux, se préoccuper de notre bien commun.Responsabilité de la profession médicale En d’autres termes, cette logique voudrait que, si la médecine au Québec était uniquement l'affaire des médecins, tout irait beaucoup mieux dans notre système de santé.Comme de nombreux autres Québécois œuvrant dans le secteur public, certains même dans le secteur privé, les médecins et leurs patients ont été les victimes de la bureaucratisation.Celleci ne doit cependant pas faire écran au degré important de responsabilité de l’ensemble de la profession médicale dans la faillite actuelle.Par contre, moi qui suis diplômé en science politique, devrais-je m’offusquer, en suivant cette logique, que le docteur Genest ose se prononcer sur les conditions de réalisation d’une démocratie?Ce serait idiot, je le sais bien, et., fatalement antidémocratique.Or, c'est pourtant là que le bât blesse.«Le critère fondamental de la démocratie, écrit le docteur Genest, est le respect absolu de la liberté et des libertés individuelles.» C’est de ce critère fondamental que doit découler, selon lui, le «droit fondamental du patient de pouvoir consulter le médecin, le spécialiste et le chirurgien de son choix.», autrement dit de payer s’il en a les moyens pour obtenir un service plus rapide, et celui du médecin d’être rémunéré de façon directe par ce patient s'il choisit d’offrir ce service.Si le docteur Genest s'était donné la peine de lire ne serait-ce que le préambule de la Charte des droits et libertés de la personne (Québec), il n'aurait pu manquer de voir que, dans notre démocratie, les droits et libertés doivent se conjuguer avec la notion d'égalité, sans laquelle ils ne peuvent avoir de sens.Dans une démocratie, donc, il ne saurait exister de «respect absolu» de la liberté puisque cela sous-entend qu'elle devrait se réaliser à l’encontre de tout, y compris à l’encontre du principe d’égalité.Ce qui est un non-sens.Le défi dans les solutions à apporter à notre régime de soins de santé consiste donc à échafauder un plan d’avenir qui puisse conjuguer le droit fondamental à l’égalité avec les libertés individuelles des patients et des médecins.Ce n’est pas en mettant de côté le principe fondamental d’égalité pour lui substituer uniquement celui de liberté que nous trouverons une solution démocratique à notre problème.On mêle tout Les remèdes concoctés au concentré de liberté sont tout à fait à la mode.On carbure à la liberté de choix.L'économisme ambiant impose sa loi de supennarché.Ce qui fait qu’on mêle tout.Le patient est-il avant tout un citoyen ou un consommateur de soins?S’il est d’abord et avant tout un citoyen, malade, d’une société dont l’évolution du régime de santé démontre les aspirations démocratiques, l’égalité est un principe fondamental avec lequel il faut composer.Y opposer en terme absolu la notion de liberté, c’est soutenir l’établissement d’une médecine de marché qui, soit dit en passant, est l’aboutissement logique de la rémunération à l’acte, un des principaux facteurs d'augmentation des coûts de santé.Dans les circonstances, comment peut-on reprocher au régime, comme le fait le docteur Genest, d’avoir «assimilé la santé à une entreprise» et les médecins «à de vulgaires marchands qui abusaient des malades»?Serge UpUnte (Qnfhfr), Rachel Rochefort (Ottawa) iviariine uiioe iflirerincr;, nvi n, ja «in u* imhj, v .mm icm v-m» .¦ ., .,, MiTirT'ïi (ùuUicitaim).Léopold Sic Marie (dmrtrar adjowl) Manon Blanchette.Sylvie Importe.Micheline Turgeon : Martine Brrubé (serrtorr) IA PRODUCTION Çhriatian C.oulet (raponsabltd, ta /.raAjrftoaJ dandine Bédard, Philippe Borne.Johanne Brunet.Michelme Rneliand Séba^n ^ miaire ^ chl1stlan Vien, Olivier Zulda.PROMOTION ET TIKAt.K Martine Aubin tArrrWcr), Johanne Brien Irw/WwoWf à la dienM').Hélène Oervats.Evelyne I^lx,nié (rrs^aa.t./e à la fimmohon des abMaejaeith).Monique L’Heureux.Lute SiSaT,ON Nicole Carmel (rejpoasoWf des services comptables), Jeanne-d’Arc Houde (secretaire d la direction): Céline Furoy, Patrick Inkel (contrâlevr), Ghislaine Lafteur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier.Danielle Ponton, I hmielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (eirr-prtsidrnt exteutif et directeur genCrat).I 1 A 10 LE I) E V 0 I K .LE VENDREDI 7 JANVIER 2000 LE DEVOIR -Et de quatre! Une fille et trois garons sont nés à la 29e semaine de grossesse, leur poids variant de 1100 à 1300 grammes.La mère des quadruplés est sous la garde de la Dr Julia Solomon, spécialiste en obstétrique à risques élevés.Les nouveau-nés sont traités à l’Unité des soins intensifs de la néonatalogie, un service de renommée internationale que dirige le D'Apostolos Papageorgiou, chef néonatologiste.L’Hôpital général juif est désigné par le gouvernement du Québec comme centre pour les soins obstétricaux et néo-natals à hauts risques pour toute la province.L’Unité des soins intensifs de la néonatalogie affiche avec constance l’un des plus hauts taux de survie chez les bébés de plus de 500 grammes qui jouissent d’une bonne qualité de rie.Le père s’est dit fort heureux de ces naissances, il a qualifié l’événément de «cadeau de Dieu».Le couple voulait fonder une famille nombreuse, voilà qu’il est servi.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal ACTUALITES OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 L’initiative du fédéral a outré le ministre Landry, qui s’en est ouvert aux journalistes qu’il rencontrait hier pour dévoiler les détails de cette mission à laquelle participeront une trentaine de chefs d’entreprise.Une opération promotionnelle qui a essentiellement pour but d’intensifier les échanges commerciaux entre le Québec et ces deux pays d’Amérique centrale.(D’autres informations paraissent en page A 6.) Quant au comportement d’Ottawa dans ce dossier, M.Landry le trouve absurde, en ce qu’il ne comprend pas la logique d’une intervention qui a pour effet de nuire au succès d’une mission qui vise à accroître les exportations des entreprises québécoises.D lui paraît évident qu’en interdisant l’accès aux plus hauts dirigeants politiques du Pana- OISEAUX SUITE DE LA PAGE 1 près de Paris.Ces soins minutieux font en sorte que leur population est plus vieille, donc plus vulnérable.La reconstitution des célèbres jardins à la française exigera d’ailleurs de nouveaux abattages, pour que tout cela «pousse égal».S’il faut chercher une catastrophe écologique, peut-être se trouve-t-elle dans la politique de plantation à outrance de résineux par l’Etat et l’industrialisation de l’exploitation forestière.Parmi les causes qui ont pu accentuer la force des vents et l’importance des inondations, des experts citent la suppression de milliers de kilomètres de haies et de bosquets qui freinaient naturellement les bourrasques et empêchaient le ravinement des terres sous l’action des pluies.Mais qu’on se rassure.La catastrophe a du bon, entend-on ces jours-ci à Paris.La disparition de leurs aînés aidera les jeunes pousses à prendre de la rigueur et rajeunira la forêt française.Le reboisement pourrait permettre d’accroître la diversité des espèces et d’en choisir de mieux adaptées.Leur plantation permettra même de combattre l’effet de serre puisque les arbres jeunes consomment plus de gaz carbonique.Mieux, les économistes estiment que la réparation des dégâts provoqués par la tempête pourrait être à l’origine d’une croissance économique encore plus forte que celle déjà prévue cette année.S’il faut en croire les dirigeants politiques, la catastrophe aurait même fourni pne occasion en or pour illustrer l’importance du rôle de l’État et rappeler le caractère crucial de son action malmenée par la mondialisation de l’économie.C’est ce qu’ont affirmé en chœur le premier ministre Lionel Jospin et le président Jacques Chirac dans leur vœux de nouvelle année.Au moment de jeter leur sapin de Noël aux orties, les Français avaient donc malgré tout quelques motifs de se réjouir.crioux@csi.com ma et du Costa Rica, le gouvernement fédéral diminue l’efficacité de la mission et prive le Québec de la création de nouveaux emplois.Courroucé, le numéro deux du gouvernement Bouchard a profité une fois de plus de l’occasion pour ramener le débat sur le terrain constitutionnel.«La souveraineté, ce n’est pas seulement une question de culture, de langue ou de fierté.Cest une question d’efficacité économique et, malheureusement, les fonctionnaires fédéraux payés par vos impôts, plutôt que de contribuer à ce genre de mission économique, se contentent de travaux plus modestes dans leur petit univers routinier et mesquin.» A son avis, ce nouveau coup de force des fédéraux est non seulement coûteux mais anticonstitutionnel.«Ils oublient que les provinces ne sont pas des créatures d’Ottawa.C’est une confédération de gouvernements égaux et souverains dans leurs juridictions.Les fédéraux interprètent la Constitution de façon mesquine.» Mais cet incident de parcours ne suffira pas à décourager le vice-premier ministre, qui entend persister pou- que cette mission rapporte des dividendes.«On va faire notre travail avec la même ardeur, comme si de rien n’était.Mais on l’aurait mieux fait si on n’avait pas à Ottawa un gouvernement impérialiste qui essaie de diminuer notre rayonnement international.» A l’invitation du Devoir, Ottawa a exposé les motifs de son intervention auprès de ses diplomates en poste au Panama et au Costa Rica.Selon M.O’Shaughnessy, du ministère des Affaires étrangères, il faut comprendre que M.Landry ne représente pas un pays souverain, que c’est le POLLUTION SUITE DE LA PAGE 1 djx mois avant la fin de l’étude de trois ans entreprise par son ministère, laquelle doit incidemment être complétée par un nouvel échantillonnage au printemps dans l’eau potable des villes riveraines, est sensiblement différente de celle des deux chercheures, Hélène Bleau et Louise La-pierre, les deux biologistes de son ministère qui ont produit le document «préliminaire» provenant de la Direction des écosystèmes aquatiques.Les deux scientifiques écrivaient dans le document en forme de rapport, publié hier par Le Devoir, que la contamination importante en dioxines et furannes, en HAP, en BPC et en mercure, relevée aux stations d’échantillonnage Ha! Ha!, (site) témoin, à Mars et à Chicoutimi, proviendrait «principalement des apports récents tels que la déposition des apports atmosphériques via les émissions des usines environnantes (alumineries et papetières)» ainsi que d’autres sources, comme la combustion de bois et de débris, le ruissellement de sites de déchets dangereux, les effluents municipaux et les trop-pleins de débordement des usines d’épuration municipales.Les deux chercheures esquissaient d’ailleursnme liste des entreprises et institutions potentiellement responsables de la présence des contaminants toxiques et cancérigènes dans les quatre cours d’eau.Pour leur part les ministres des Transports et de l’Environnement ont voulu se faire rassurants en insistant sur le fait que les concentrations de contaminants toxiques relevées en 1997 dans les quatre cours d’eau «sont inférieures aux critères internationaux fixés pour l’eau potable».Les deux ministres n’ont toutefois pas contredit les rapports d’échantillonnage produits par les biologistes Bleau et Lapierre.fis ont cependant tenté d’en relativiser la portée en disant que leur «document de travail» ne contient les données que d’une seule des trois années d’échantillonnage prévu dans ces quatre cours d’eau en vue d’un éventuel «plan d’action» destiné à les réhabiliter.Le «rapport final» sur cette étude répartie sur trois ans sera publié l’automne prochain, précisait hier Jean-Maurice Latulipe, le directeur des politiques du secteur municipal à l’Environnement Le fait qu’il s’agissait là d’un projet étalé sur trois ans explique le fait que l’Environnement n’a pas jugé opportun de divulguer la première série de rapports d’échantillonnage ou de les communiquer à ses partenaires.Mais l’Environnement n’a pas attendu hier la publication de son rapport final pour en divulguer de nouvelles parties qui démontreraient une amélioration sensible de la situation en 1998 et en 1999.«Par exemple, révélait le communiqué des deux ministres, la teneur en dioxines et furannes pour la station de Chicoutimi en amont, située à 4 km en aval du barrage Portage des Roches du lac Kénogami, démontre pour le mois d’octobre (1998) une diminution de près de 300fois la teneur obtenue pour le même mois en 1997.Pour les BPC, les teneurs obtenues en 1998 sont comparables à celles de 1997 à l’exception de la station Ha! Ha! située en aval, où elles sont dix fois inférieures à celles de 1997.Quant aux teneurs en HAP, on observe à la station de Chicoutimi en amont une baisse équivalente à six fois celles obtenues en 1997.En 1999, le même échantillonnage a été effectué en y ajoutant deux autres stations sur la rivière Saguenay.Les résultats de ces analyses seront connus au cours de l'automne prochain mais rien ne laisse présager une augmentation de concentration: on pense même que la tendance (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) l4 t)*voir est publié du lundi au samedi par lx?Devoir Inr.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9 étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor IxiSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal L'agence Bresse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .900.boulevard Saint Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement rf 0B58.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.à la baisse déjà observée devrait se maintenir.» Malgré l’optimisme que puise le gouvernement dans ces nouvelles données, l’Environnement a entrepris de vérifier si les contaminants décelés en 1997, à l’exception des dioxines, s’accumulaient dans la chair des poissons.Aucun BPC n’y aurait jusqu'à présent été décelé et pour le mercure, on en trouve certes des fraces mais pas au-dessus des seuils reconnus par Santé Canada pour la mise en marché des produits de la pêche, précisait hier le gouvernement provincial Les «concentrations élevées» de l’échantillonnage de 1997, dont le communiqué gouvernemental confirmait hier l’existence, ont par ailleurs incité l’Environnement à vérifier si ces contaminants se retrouvaient dans l’eau potable des villes comme Chicoutimi.Comme ces analyses seront effectuées au printemps prochain, on ne saura pas si certains contaminants ont passé au travers des filtres municipaux au moment où la pollution toxique atteignait le sommet découvert en 1997.Mais ces contaminants, y compris certains métaux lourds, «feront l’objet d’un suivi trimestriel» du printemps à l’hiver prochain.La divulgation imprévue des données de la campagne d’échantillonnage de 1997 a suscité de vives réactions dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean hier.Pour Marc Hudon, le président de Stratégies Saint-Laurent, la non-divulgation de données de cette importance aux responsables des zones d’intervention prioritaires (ZIP), qui œuvrent à la restauration des cours d’eau de cette région, est non seulement un «signe de non-confiance dans ses partenaires mais une illustration du fonctionnement en vase clos» du ministère de l’Environnement (MENV) du Québec, d’autant plus discutable, disait-il, que les dizaines de bénévoles en cause ont fait preuve de rigueur intellectuelle dans le passé en travaillant sur des dossiers tout aussi délicats.Luc Tessier, le président du Conseil régional de l’environnement (CRE) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, n’acceptait pas davantage que le gouvernement taise des chiffres de cette importance au moment où de nombreux nouveaux projets industriels risquent d’ajouter à la pollution de la région.D enjoignait au ministère de divulguer la première tranche de chiffres rapportés hier par Le Devoir ces il estimait que toute la région en cause doit participer au débat sur la stratégie de réhabilitation des cours d’eau, d’autant plus que les chercheures en attribuent «principalement» la cause à plusieurs usines et institutions en place.«Ne rien dire pour ne pas se faire dire quoi faire, c’est déjà décider qu’il n’y a rien ou peu à faire», dit-il, ce que les acteurs environnementaux n’acceptent pas.Luc Tessier et Marc Hudon se disaient à l’avance inquiets de la réponse classique que devait effectivement offrir le ministère en plaidant que l’eau potable demeurait sécuritaire, que les toxiques découverts n’ont tué et ne vont tuer personne demain, etc.Pour les deux leaders environnementaux, la présence de contaminants aussi dangereux que des dioxines, furannes, HAP et BPC au delà des seuils où leurs effets peuvent affecter à long terme la santé et les espèces vivantes indique un danger environnemental réel même en l’absence de danger pour la santé publique.Ces contaminants, précisait Marc Hudon, ne disparaissent pas même si on n’arrive plus à suivre leurs traces.Ds s’infiltrent quelque part dans la chaîne alimentaire et, même si leurs effets sont impossibles à déceler aujourd’hui, ils vont un jour avoir ajouté quelque part leurs impacts à toutes les autres agressions subies actuellement par les espèces vivantes, dont les humains.SEXOMETRE SUITE DE LA PAGE I de leur dernière idylle).Une fois les données notées, on a demandé aux mêmes personnes d’exprimer leur degré de satisfaction, en repassant les critères un a un.«Les questions étaient osées, mais pas les réponses, explique le président de la firme CROP Alain Giguère.Le degré d'intimité et d’anonymat dans la relation avec l’interviewé au téléphone fait que je pense que les gens ont répondu de façon honnête.» Les résultats?Un tas de chiffres, une tonne d’interprétations, mais surtout un sujet de conversation pour le weekend qui s’amorce.Au «sexomètre», 77 % des Québécoises ont déclaré fièrement être pleinement satisfaites au lit, contre seulement 63 % des hommes.Comment expliquer un tel écart?Ést-ce que ces dames seraient plus facilement satisfaites que leur partenaire masculin?Pas vraiment, selon la sexologue Louise-Andrée Saulnier.«Ça démontre que les femmes obtiennent plus facilement ce qu'elles veulent du point de vue de la sexualité», croit-elle.Ét les pauvres mâles?«Les hommes veulent changer des choses, mais n’ont peut-être pas la bonne façon de présenter leurs idées à leur partenaire.Ou alors, ils ont des attentes irréalistes.» On ne s’en sort pas, pour chacun des deux sexes, certains gestes (ou paroles) ont la cote, d’autres moins.Avant de succomber à la chair, les femmes réclament de la complicité, de l’enthousiasme, des préliminaires, des caresses et de la passion.Pas de bonbon si on ne le déballe pas d'abord, semblent dire les Québécoises.Chez les hommes, l’enthousiasme, la sensualité, les préliminaires, la passion et les frottements divers sont aussi très prisés.Mais alors, où est la différence?«Sans vouloir nécessairement cautionner la thèse biologique, il y a quand même des différences entre les hommes et les femmes dans le domaine émotif, affirme Use Ravary.Cependant, le sondage confirme aussi que cet écart est en train de se résorber.» Et les frustrations?«La moitié de l'insatisfaction n’a rien à voir avec la plomberie en tant que telle, mais plutôt avec les sentiments et l'aspect psychologique», ajoute Lise Ravary.En effet, le faible pourcentage de personnes qui considèrent l’amour oral comme une importante pièce de l’engrenage vers l’orgasme a de quoi jeter par terre: 37 % des femmes accordent des points au cunnilingus et, toujours selon le sondage, seulement 38 % des hommes classent la fellation parmi leurs priorités.Yeah right! «On n'a jamais dit que les gens n’aiment pas l'amour oral, mais plutôt qu'une relation sexuelle peut être tout à fait satisfaisante sans qu'il y en ait», précise Alain Giguère.L’auteure de romans populaires érotiques Diane Bois- sonneault, alias Lili Gulliver, est d’un tout autre avis.«J’ai fait mon propre sondage dans mon entourage après être tombée des nues en prenant connaissance de la maigre importance accordée par les hommes à la fellation.Tous m’ont répondu que c’était primordial dans leur vie sexuelle.Mais si on se fie au sondage, ce serait différent dans la vraie vie.Peut-être que je ne fréquente pas des personnes normales! Dans les sondages, on peut raconter n’importe quoi.On peut se faire coincer à la maison sur l’heure du souper comme on peut commencer à fantasmer.Je le prends avec humour, car les gens peuvent mentir.» Sondage complexe oblige, les critères choisis comme étant les plus importants par chacun des deux sexes ont été compilés.Et pour pimenter davantage les résultats, CROP a évalué le taux de satisfaction des gens devant chacun de ces éléments.Il en ressort ce qu’on appelle «la zone critique».En langage du quotidien: les éléments qu’on considère comme étant à la base de notre relation sexuelle et qui nous laissent sur notre faim.Attention, surprise (!), la manière d’amorcer la relation, le manque de passion, de complicité et de communication des sentiments viennent en tête de liste de l’insatisfaction féminine.Décidément on ne réinventera pas la roue.Et oh! une autre surprise, les hommes déplorent le manque d’expérimentation, de variété, d’enthousiasme et de créativité au féminin.En somme, la Québécoise ne serait pas assez folle.«Il n’y a rien de plus insultant que quelqu’un qui ne réagit pas.L’enthousiasme au lit renvoie les hommes à leur propre performance, indique Louise-Andrée Saulnier.Cest encore la grande angoisse masculine.Et elle devient de plus en plus féminine; on n’a qu’à penser à l'engouement de certaines à trouver leur point G.On veut avoir le buffet au complet.» D’un point de vue général, le sondage est intéressant parce qu’il indique des tendances, croit la sexologue.Elle précise qu'il ne faut pas «paniquer» devant les résultats, car ils n’établissent pas une norme morale.«La sexualité, c'est un ensemble physiologique, psychologique, relationnel, moral et culturel complexe, et essayer de cerner tout ça à travers des chiffres, c’est difficile à rendre, souligne-t-elle.On n'a pas encore découvert une façon absolue de mesurer la satisfaction.» Avec un peu de recul, le sondeur Alain Giguère admet que les 29 critères retenus ne répondent pas à tout, loin s'en faut.«On a voulu expliquer la satisfaction sexuelle par des gestes à caractère sexuel ou par des comportements.La révélation qui nous est apparue, c'est qu'on ne pouvait tout expliquer seulement avec ça.Il y a toujours une part de fantasme, d’imagerie, d’amour et de rêverie.» Bien malin qui a cru pouvoir isoler la couchette du reste de la maison.Canada qui est souverain et que c’est son rôle de se comporter ainsi.«Il peut être acceptable pour le premier ministre Bouchard de rencontrer un chef d’Etat, occasionnellement à l’étranger, mais ce n’est pas automatique.Ce rôle n’appartient pas à une province mais au gouvernement canadien.» Au cours de cet entretien avec les médias, il fût question des attentes soulevées par la réunion que tiendront sous peu les premiers ministres des provinces.Le vice-premier ministre souhaite que, l’unanimité des provinces étant acquise, cela suffira pour faire comprendre au ministre des Finances, Paul Martin, que le fédéral s’est engagé dans une voie dangereuse en accumulant des surplus alors que les gens sur le terrain manquent d'argent pour les écoles et les hôpitaux.«Les besoins sont dans les provinces et les surplus sont à Ottawa.» RADIO-CANADA SUITE DE LA PAGE 1 vices spécialisés RDI et Newsworld.Le CRTC autorise même les deux chaînes spécialisées à hausser leurs tarifs auprès des abonnés, connne elles le demandaient.Mais c’est la réflexion du CRTC sur la télévision qui a soulevé hier la controverse, et particulièrement la demande d’abandonner complètement dans trois ans la diffusion de grands films étrangers à succès, les blockbusters comme on les appelle, aux heures de grande écoute entre 19h et 23h.Pourquoi?Parce qu’en concurrençant les télédiffù-seurs privés pour l’acquisitions des droits de ces films, Radio-Canada crée une inflation des coûts, soutient le CRTC, et draine des ressources qui pourraient être consacrées à des émissions canadiennes.Les télédiffùseurs privés comme TVA et TQS s’étaient d’ailleurs plaints de cette situation lors des audiences publiques du printemps dernier.Le CRTC oblige donc Radio-Canada à abandonner cette pratique, trois années de grâce lui étant accordées pour lui permettre d’écouler son inventaire actuel.En fait, le CRTC demande à Radio-Canada de libérer ces cases horaires le soir pour laisser place à deux nouvelles exigences: la télévision française devra accorder plus de place aux émissions culturelles et de musiques-variétés.De son côté, la télévision anglaise devra accorder plus de place aux émissions qui rendent mieux compte des réalités régionales.Cette exigence légale du CRTC a fait bondir le président Robert Rabinovitch.«Les films américains nous permettent de faire de la programmation canadienne», soutient-il.En cessant de diffuser ce type de films, qui génèrent de forts revenus publicitaires, Radio-Canada perdrait, selon lui, 50 millions de dollars par année.Or il n’y a pas de nouvelles sommes investies dans Ra-dioCanada/CBC.En cinq ans, la subvention gouvernementale de Radio-Canada a été réduite de 25 %, rappelait Robert Rabinovitch, qui révélait par ailleurs que le budget n’augmentera pas pour au moins deux ans.Les conditions de licence imposées par le CRTC «témoignent d’une irresponsabilité financière et portent atteinte aux prérogatives de gestion et de programmation de Radio-Canada», soutient-il.Le président de Radio-Canada a également révélé hier que, tout juste avant Noël, il avait rencontré Françoise Bertrand et lui avait demandé de ne pas imposer immédiatement de telles conditions.M.Rabinovitch avait proposé, entre autres choses, de prolonger de trois ans les actuelles licences de Radio-Canada, afin de lui donner le temps de mener à bon port son propre programme de réexamen en profondeur de toutes les activités de l’entreprise.Robert Rabinovitch entend d’ailleurs «faire l’évaluation fondamentale de notre fonctionnement pour tenter d'être le diffuseur le plus efficace en Amérique du Nord».Comment Radio-Canada pourrait-elle financer de nouvelles obligations si son budget n’augmente pas et si elle perd des revenus commerciaux?«Nous ne sommes pas les comptables de Radio-Canada, nous sommes les régulateurs», réplique Françoise Bertrand.La présidente du CRTC insiste sur le fait que son organisme n’a apporté aucune modification au temps publicitaire prévu en ondes, contrairement à ce que plusieurs demandaient On laisse donc Radio-Canada utiliser tout l’espace publicitaire possible.Mais «la part de la publicité dans les revenus actuels de Radio-Canada est peut-être trop élevée» ajoute-t-elle.Il faudra donc que Radio-Canada revoit ses façons de faire, par exemple «envisager de tirer profit de son inventaire d’émissions, écrit le CRTC,/aire un marketing plus agressif de son expertise et de ses émissions à l’échelle internationale», ou encore, ajoute Mme Bertrand en entrevue, s’associer à d’autres télédiffuseurs pour négocier l’achat de certains droits d’émissions.Dans sa décision d’hier, le CRTC insiste sur le fait qu’en période de contraintes budgétaires, la priorité de Radio-Canada doit être accordée aux services de base.Toutes les ressources disponibles doivent être consacrées aux services existants afin de rejoindre le plus grand nombre possible d'auditeurs et de téléspectateurs.Sans parler ouvertement des éventuels projets de chaînes spécialisées ou des développements dans le domaine d'Internet, il est clair que le CRTC préfère que Radio-Canada se concentre d’abord sur la programmation des chaînes de base.Ces nouvelles conditions de licences sont en vigueur à partir de septembre prochain, et à tous les ans il est exigé de Radio-Canada qu’elle se présente devant le CRTC pour faire état de la situation.Avec la collaboration d’Hélène Buzetti à Ottawa Revoir la pratique médicale Québec (PC) — Ajouter des millions dans des plans d’action ponctuels ne réglera pas les problèmes de fonctionnement des urgences des hôpitaux.Il faut revoir en profondeur la pratique médicale au Québec pour en venir à bout, soutient un des plus proches collaborateurs de la ministre Pauline Marois.«Il faut regarder d'autres façons de pratiquer la médecine.Le manque de ressources de première ligne, dans les CISC ou dans les bureaux de médecins, sont des facteurs importants qui expliquent la situation actuelle.Si ces ressources ne sont pas disponibles, les gens n'ont pas d’autre choix que d’aller à l’urgence», a déclaré hier à la Presse canadienne Luc Deschênes, directeur général des affaires médicales et universitaires au ministère de la Santé et des Services sociaux.C’est sur lui que Pauline Marois compte pour que le forum d’octobre 1999 sur les urgences au Québec débouche sur des solutions à long terme.On en a repéré une en Ontario qui semblera révolutionnaire aux yeux des médecins québécois.Des médecins ontariens ont pris en charge des groupes de patients pour lesquels ils s’engagent à être disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Leur rémunération à l’acte a été remplacée par une rémunération par segment de population.C’est ce que M.Deschênes appelle «l’approche popula-tionnelle».
de

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