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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2000-01-17, Collections de BAnQ.

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—?FONDE EN 1910 ?LE DEVOIR L E L U N D I I .1 A N V 1 E H 2 0 0 0 T A X E S = LES SPORTS ÉLIMINATOIRES DE LA NFL: ST.LOUIS ET LE TENNESSEE REMPORTENT LE DEUXIEME TOUR PAGE B 4 IDEES LE NATIONALISME «NÉGATIF» ET LE NATIONALISME «POSITIF» SELON JOHN SAUL PAGE A 7 LE MONDE ASSASSINAT DU GRAND «SAIGNEUR» DE LA GUERRE PAGE A 5 Ma non Cornellier PERSPECTIVES Manning amuse les libéraux En menaçant de démissionner si ses partisans refusent de se joindre à une nouvelle formation de droite, le chef réformiste Près-ton Manning a semé la zizanie dans ses rangs mais ravivé l’intérêt pour le sort de son parti.En particulier dans les rangs libéraux.Les déboires du Parti réformiste et de son chef Preston Manning amusent les libéraux fédéraux.Mais si les événements de la dernière semaine conduisent à un échec de l’Alternative unie, ils auront de quoi réfléchir car leur propre avenir à la tête du pays pourrait être affecté.Personne ne le dit aussi crûment.On préfère rappeler la force des libéraux dans les sondages et souligner la division et le désarroi des partis d’opposition.Le président du caucus national libéral, Paul De Villers, soutient que la victoire de son parti dépendra davantage de la bonne santé de l’économie que de celle du Reform.Il convient seulement que certains de ses collègues ontariens devront surveiller leurs arrières si l’Alternative unie échoue.«Je pense qu’il faut examiner la situation comté par comté parce qu’il y a des comtés, comme le mien, où le Reform est arrivé deuxième.S'il s’affaiblit, c’est en notre faveur.Mais dans d’autres comtés, les conservateurs étaient deuxièmes et Us peuvent faire des gains si le Reform a moins d’appuis», a-t-il dit au Devoir.Ce n’est qu’en privé que certains conseillers libéraux acceptent d’être plus candides.«Si les réformistes rejettent l’AU et si Manning démissionne, le Reform redeviendra un mouvement de l’Ouest et là, on peut se demander si, discrédité en Ontario, il pourra conserver sa part de marché.Dans ces circonstances, le Parti conservateur pourrait peut-être faire un peu mieux et regagner quelques anciens bastions.[.] Ironiquement, d’un point de vue libéral, le PLC ferait mieux lors des prochaines élections si, plutôt que d’échouer, M.Manning était le chef de l'Alternative unie», d’expliquer l’un d’eux.Depuis 1993, les libéraux fédéraux ont largement profité de k division du vote de droite pour accéder au pouvoir, en particulier en Ontario où le PLC a arraché, au cours des deux dernières élections, tous les sièges sauf deux C’est justement pour mettre fin à cette emprise libérale que M.Manning a présenté, il y a environ deux ans, son projet d’Alternative unie.Jugeant que le Reform ne parviendrait pas à prendre le pouvoir assez vite à son goût, il a suggéré de créer un nouveau parti qui rallierait toutes les forces d’allégeance conservatrice, ce qui mettrait fin à la division du vote.Le hic, cependant, est qu’il n’a pas réussi, même en mettant tout en jeu, à rallier les conservateurs.Il a haussé la mise vendredi dernier en indiquant dans une lettre qu’il serait candidat à la direction de l’Alternative unie si ce projet allait de l’avant.Par contre, si les réformistes refusent, dans le cadre d’un référendum qui se tiendra en mars, de se joindre à l’AU, il promet d’abandonner le parti qu’il a fondé car il verrait ce rejet comme une retraite du Reform vers ses terres de l’Ouest.Ce passage a fait bondir ses troupes et donné un regain de vie au mouvement en faveur d’une révision de son leadership.Un vote sur la question doit être tenu lors du congrès du parti à la fin janvier, à Ottawa.Les adversaires de l’AU, au sein du Reform, estiment que M.Manning a donné un coup fatal à leur parti puisqu’il a dit à tous ceux qui, en Ontario en partiadier, commençaient à croire en un Reform moins régionaliste qu’ils se sont trompés.En somme, c’est l’AU ou rien.Le président de la Canada West Foundation, le professeur Roger Gibbins, croit que leur pessimisme est justifié.«Le Reform va soit disparaître — si les membres appuient l’AU —, soit sortir de l’exercice très affaibli.Il est difficile de voir une issue positive pour lui.[.] Quand un chef présente son propre parti comme un échec, il réduit les options offertes.Ou le parti adopte la solution suggérée ou il s’autodétruit en quelque sorte.» M.Gibbins note que le Reform demeurera une force dans l’Ouest si l’AU est rejetée, mais «ce sera une force en déclin».11 avoue toutefois avoir de la difficulté à croire «qu’un parti qui a eu autant de succès au cours de la dernière décennie en soit arrivé là».Tom Flanagan, qui a été conseiller de M.Manning aux premières heures du Reform et qui est aujourd’hui professeur de sciences politiques à l’Université de Cal-gary, croit que les militants réformistes convaincus ne VOIR PAGE A 8: MANNING MÉTÉO Manning a-t-il donné un coup fatal à son parti?Montréal Ensoleillé et froid.Max:-16 Min:-22 Québec Ciel variable.Max:-15 Min:-18 Détails, page A 4 1 N I) E X Annonces.A 4 Avis publics.B 3 Culture.B 8 Éditorial.A 6 Entrevue.B 1 Idées.A 7 Le Chili redevient socialiste i-mvi j ¦ k REUTERS De partisans félicitent Ricardo Lagos qui a vaincu le candidat de droite Joaquin Lavin.26 ans après Allende, Ricardo Lagos D'APRÈS AFP, REUTERS, AP ET LIBÉRATION Santiago — Ricardo Lagos, candidat de k Concertation démocratique (centre-gauche), deviendra le premier président socialiste du Chili depuis Salvador Allende, renversé lors du putsch du 11 septembre ï arf0S a obtenu 1973, à l’issue du deuxième tour de l’élection ® présidentielle qui s’est tenu hier.51,31 % «C’est un Allende déguisé», a dit de lui le général à la retraite Fernando Paredes, l’un des au- des voix contre teurs du putsch.Le candidat de droite Joaquin ac\o/ Lavin, 46 ans, a reconnu lui-même k victoire du 48,69 m leader socialiste, 61 ans, en venant saluer et féli-citer Ricardo Lagos à son PC de campagne pour Lavin dans l’hôtel Carrera situé face au palais présidentiel de La Moneda, près de la Place de la Constitution au centre de Santiago.Les deux hommes sont apparus à l’une des fenêtres de l’hôtel devant lequel s’étaient massés des milliers de manifestants saluant k victoire du candidat socialiste.Lavin a reconnu sa défaite après l'annonce par le ministère de l’In- térieur que Ricardo Lagos avait obtenu 51,31 % des voix contre 48,69 % à Joaquin Lavin, selon des chiffres portant sur le dépouillement de 87,45 % des suffrages.Sur un total de 6 380 929 bulletins de vote dépouillés, Lagos a obtenu 3 208 392 voue contre 3 045 071 à Lavin, soit une différence de plus de 163 000 voue.Dès l’annonce de ces résultats des milliers de partisans de Ricardo Lagos ont commencé à célébrer bruyamment la victoire du candidat socialiste dans les rues de la capitale.Lavin était considéré comme le candidat de k droite le mieux placé depuis des décennies pour accéder à la présidence.Membre de l’Opus Dei et de l’Union démocrate indépendante (UDI, pro-Pinochet), cet économiste libéral s’était efforcé durant la campagne de prendre ses distances avec le général Augusto Pinochet, dont il avait pourtant activement soutenu le régime par le passé.Au premier tour du 12 décembre, Ricardo Lagos et Joa- VOIR PAGE A 8: CHILI Pinochet au Chili cette semaine?page A 5 Kellogg à l’assaut des écoles Lutte sans merci entre Tony Le Tigre et Bonhomme Carnaval LOUISE LEDUC LE DEVOIR Tony Le Tigre, qui sort de plus en plus ses griffes, risque bien de faire fondre la visibilité de Bonhomme Carnaval.Ne se satisfaisant plus de ce que le festival hivernal de la Vieille Capitale publicise maintenant son événement sous l’appellation obligée de «Carnaval de Québec Kellogg», l'entreprise commanditaire organise maintenant un concours de dessins en se lançant à l’assaut des salles de classes du Québec.Pour recruter de jeunes consommateurs, rien de tel.Depuis trois ans, Kellogg voit déjà son nom être associé à grands traits au Carnaval de Québec.Sa mascotte.Tony Le Tigre, est mise en vedette aux cérémonies d’ouverture du Carnaval de Québec.Des stands Kellogg sont installés autour de k Race des Enfants, avec distribution de produits Kellogg.Mais, gourmand, Kellogg veut maintenant rejoindre ses consommateurs en pleine classe.Impossible pour les en-fants de s'inscrire individuellement à son concours.Non, c’est toute k cksse qui devra, pour pouvoir l’emporter, s’être inscrite à son concours de dessins et avoir proposé l’allure du char allégorique Kellogg de l’an prochain.Plus encore, pour qu’une classe gagne le concours, le directeur de son école devra «d’abord répondre correctement et sans aide, dans une période de temps limitée, à la question d’habileté mathématique posée au téléphone», peut- VOIR PAGE A 8: KELLOGG La littérature québécoise a son Who’s Who MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Une bibliothèque idéale pour le Québec?Et pourquoi pas?L'idée a germé dans k tête d’un imprimeur, l’un de ces travailleurs de l’ombre qui mettent k dernière main à la fabrication d’un livre.Lui-même assidu des librairies, Pierre Goulet, président du groupe d’imprimeurs Scabrini, a décidé de réagir à sa façon au manque de références québécoises dans les commentaires des libraires.«J’arrête souvent des libraires et je leur demande de me recommander un titre ou deux, raconte-t-il.Les gens sont plutôt gentils mais me suggèrent le plus souvent des titres américains.C’est un peu dommage.» Ce constat décevant en poche, l’imprimeur a décidé de concevoir une sorte de compte rendu des coups de cœur d’amoureux du livre, Les Essentiels de la littérature québécoise.Une bibliothèque idéale version québécoise destinée aux libraires et aux lecteurs en mal de titres.Invités à répondre à un questionnaire et à nommer cinq de leurs coups de cœur québécois en matière de littérature, toutes époques confondues, une centaine de libraires, profes- VOIR PAGE A 8: LITTÉRATURE Le monde.A 5 les sports.B 4 Mots croisés.B 3 Planète.B 2 Religions.B 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com «liberté, liberté, liberté.» Le Québec rend hommage à Georges-Henri Lévesque JEAN CHARTIER LE DEVOIR e père Georges-Henri Lévesque a eu une influence déterminante sur la disparition de la chape de plomb qui pesait sur le Québec de 1940 à 1960, ainsi que sur la déconfessionnalisation du Mouvement coopératif, de l’Union catholique des cultivateurs et du mouvement ouvrier.Voilà le consensus qui ressort d'une série; de témoignages obtenus à la suite de son décès à lage de 96 ans.Le Dominicain avait fondé l’Ecole de service social de l’Université Laval en 1938, puis la Faculté des sciences sociales en 1943.Marcel Pépin fut son élève de 1946 à 1949 et il estime que le père Lévesque était le professeur qui avait de loin la plus forte influence sur tous ses élèves.D'ailleurs, ils se sont tous engagés dans des mouvements sociaux.L’ex-président de la CSN s’en souvient: «R était très original, il disait ce qu'il pensait dans ses cours, il ne partait pas des livres et c’était un réformateur.J’ai beaucoup de peine à l’annonce de sa mort.» Yves Martin, le conseiller de huit premiers ministres depuis I960, y compris de Lucien Bouchard présentement, a été son élève de 1950 à 1954.Il dit: «Il a favorisé l’entrée du Québec dans la modernité.U était intéressant comme professeur mais c’est comme animateur qu'il a été très important.Il a déconfesswnnalisé les coopératives et les syndicats de 1940 à 1960.C’est lui qui était à l’origine des gros débats dans les années 1940 et 1950.» Georges-Henri Lévesque savait s’entourer d’étudiants qu’il envoyait étudier aux Etats-Unis ensuite.Lui-même avait étudié à Lille.Vers 1948, Duplessis supprima une subvention de 50 000 $ à sa faculté.Mais il n’y eut pas de dénonciation virulente.Les choses ne se faisaient pas ainsi.Pour Yves Martin, l'influence du père Lévesque a été plus déterminante en- VOIR PAGE A 8: LÉVESQUE «D n’était ni un intellectuel, ni un chercheur au sens strict, mais un extraordinaire orateur, un rassembleur, un grand constructeur» L K I) E V 0 I K .LE LUNDI 17 JANVIER 2 0 0 0 LES ACTUALITES Du monde au Salon de l’auto JACQUES GRENIER LE DEVOIR TOUTES PORTES ouvertes, la 32 édition du Salon de l’auto de Montréal a démarré hier à la Place Bo-naventure devant une foule de curieux.Environ 250 000 visiteurs sont attendus jusqu’à dimanche prochain pour admirer 360 modèles sur roues.Cette année, le Salon de l’auto rend hommage au designer québécois Paul Deutschman, qui a roulé sa bosse chez Rover, Jaguar et British Leyland avant de fonder sa propre entreprise de design automobile à Montréal.TOUS LE A PARTIR DU S A J Jean Dion vous présente une sérié d'entrevues avec ces témoins de l'actualité • .r.• • .' v 0 •' ' .' ¦ .'/ qui ont diriqé Le Devoir : j o u Jean-Louis ROY Menacés d’extinction ?Les Cercles de fermières sont à la croisée des chemins Alors qu'il y a une quinzaine d'années elles étaient encore quelque 76 000, les Cercles ne comptent plus que 39 200femmes Quatre-vingt-cinq ans et quelques kilomètres de courtepointes plus tard, les Cercles des Fermières se posent de grandes questions existentielles: doivent-ils changer de nom?Admettre les hommes en leurs rangs?Surtout, ne rien brusquer.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Cinq cent vingt-sept mille livres de confitures, et rien de moins! Quel doux envoi tombé du ciel que celui des Cercles des fermières du Québec et des Women’s Institutes du Canada aux sans-abri et aux enfants affamés de l’Angleterre bombardée de 1942! Aujourd’hui, au Québec, il se trouverait bien moins de fermières pour mettre la main à la pâte.Alors qu’il y a une quinzaine d’années elles étaient encore quelque 76 000, les Cercles ne comptent plus que 39 200 femmes, dont la moyenne d’âge dépasse les soixante ans.Les Cercles sont-ils menacés d’extinction?D’authentiques fermières, les Cercles n'en comptent plus que.2 %, de l’avis même de l’association.Les membres des Cercles sont aujourd’hui tantôt à la retraite, tantôt des salariées ou des femmes d’affaires.Pourquoi conserver cette appellation, dans ces conditions?«Nous avons déjà songé à changer de nom, admet la présidente Yolande Labrie, mais la chose nous apparaît risquée.Nous avons réussi à vendre un million d’exemplaires de nos livres de cuisine Qu’est-ce qu’on mange?et notre notoriété n’est pas étrangère à ce succès.» Mme Labrie ne s'en cache pas: la côte à remonter pour attirer de nouveaux membres est abrupte.«Quand nous avions le vent dans les voiles, au début des années 80, nous avons négligé le recrutement, avec pour résultat que toute une génération nous a échappé», analyse-t-elle.Assurer la relève Pour attirer de plus jeunes femmes et assurer la relève, les Cercles des fermières insistent sur le fait qu’elles ne font pas que dans l’artisanat et la popote.«Nous sommes aussi des femmes de cœur et des femmes de tête, note Mme Labrie.«Nous nous inscrivons dans de grands débats et nous faisons valoir nos positions auprès du gouvernement du Québec.Nous nous sommes penchées sur l’équité salariale, sur la pauvreté, nous avons notamment pris la défense des aidants naturels [on entend par là les proches de personnes malades ou âgées] dont l’emploi est menacé quand ils doivent le quitter temporairement.Bref, nous n'hésitons pas à nous prononcer sur quantité de sujets qui touchent les femmes et les familles.» Peut-on imaginer un jour les Cercles des fermières admettre un homme?«Nous avons parfois des demandes en ce sens.De plus en plus d’hommes s’intéressent aux arts textiles.Le tissage attire particulièrement les hommes.Quelques-uns des plus grands tisserands de ce monde étaient d’ailleurs des hommes.En visite chez nous, Lise Thibault, notre lieutenant-gouverneur, avait insisté auprès de nous pour que nous fassions preuve d’ouverture.Sans doute les hommes seront-ils admis un jour, mais il ne faut pas brusquer les choses», estime Mme Labrie.Féministes?Quel regard jeter, en 2000, sur le Cercle des Fermières?L’historienne Yolande Cohen, qui enseigne à l’UQAM et qui a beaucoup écrit sur le sujet, perçoit les Cercles des Fermières comme des précurseurs et des féministes.«Elles ont élargi la sphère publique des femmes et la solidarité qui les unit a ensuite été le b.a.-ba du mouvement féministe», estime Mme Cohen.Féministes, vraiment, ces Cercles des fermières qui se sont opposés au droit de vote des femmes?En fait foi cet extrait de la revue La Bonne Fermière de 1930.«Ce qui émancipe réellement la femme, ce n’est certainement pas l’octroi de la plénitude des droits politiques.Au contraire, la femme, une fois électrice, député, voire lieutenant-gouverneur, devra sacrifier une partie de la liberté dont elle jouit aujourd’hui à titre de reine du foyer.» Yolande Cohen croit néanmoins qu’il faut se garder de donner dans «les transferts historiques anachroniques» et de sauter trop vite aux conclusions.«Les Cercles des Fermières avaient pris une position officielle, mais reflétait-elle vraiment l’opinion de la majorité de ses membres?» Plus encore, rappelle Mme Cohen, les Cercles des Fermières sont plutôt à la base des organisations de «sociabilité», de rencontres, d’intégration à un milieu, de lutte contre l’isolement en région éloignée.Alors que ces groupes ont été historiquement discrets dans leurs prises de position, il aurait été étonnant que l’organisation sorte l’arsenal lourd pour l’obtention du droit de vote.Non, l’épisode véritablement surprenant de l’histoire des Cercles des Fermières, c’est celui de leur pied de nez à l’Épiscopat.Rien ne prédestinait en effet ces femmes traditionnelles et croyantes à monter aux barricades quand, dans les années 40, le clergé tenta de s’immiscer dans les affaires des Cercles et d'en changer les structures.Défiant les directives de leurs curés, bon nombre de femmes, toutes griffes dehors, défendirent l’autonomie de leur mouvement Non sans conséquences.Combien d’entre elles se virent refuser la communion à la sainte table?Combien de messes les curés refusèrent-ils de dire à la mémoire de l’une des membres de ces Cercles soudainement prises pour des révolutionnaires?«Certaines ont même été excommuniées!», note Mme Cohen.Les libéraux réclament plus d’argent pour les familles d’accueil LE DEVOIR ET PRESSE CANADIENNE Les libéraux s’associent aux familles d’accueil d’enfants en difficulté pour réclamer du gouvernement du Québec une rétribution plus équitable.Entouré de familles d’accueil du Centre Batshaw, de Montréal, le porte-parole de l’opposition en matière de services sociaux, le libéral Russell Williams, a soutenu hier que Québec abuse des familles d’accueil en ne leur assurant pas des allocations suffisantes pour répondre aux besoins des enfants, fi a réclamé une augmentation de la rétribution quotidienne supérieure aux 24 à 37 sous par jour récemment consentis, ainsi que des crédits d’impôt.«Afin de payer les factures pour les frais en éducation, l’habillement, l'alimentation, le transport ou les loisirs d'un enfant de cinq à 11 ans, une somme de 17,23 $ par jour n'est manifestement pas suffisante, a dit le député de la circonscription de Nelli-gan.Comment le gouvernement peut-il justifier de telles rétributions alors que le Québec n’arrive pas à trouver assez de familles d’accueil pour les enfants qui en ont besoin?» Le gouvernement québécois a augmenté en tout début d’année le montant accordé aux familles d’accueil mais selon le député libéral cette augmentation est ridicule.M.Williams rappelle le Québec se situe en deçà de la moyenne nationale en ce qui a trait aux rétributions pour les familles d’accueil.Alors que l’Ontario offre un minimum de 25,71 $ par jour et qu’elle a augmenté ses allocations de 85 % l’an passé, le Québec n’offre que 14,93 $ pour les familles accueillant un enfant de zéro à quatre ans.Le montant maximal pour prendre soin d’enfants plus vieux peut atteindre 23,54 $ au Québec mais encore là M.Williams soutient que le Québec est en-deçà des efforts consentis dans les autres provinces.«Ces familles acceptent de prendre soin d’enfants en difficulté, où les cas lourds sont de plus en plus fréquents et ce, dans des conditions parfois très pénibles.Il est donc indécent de la part du gouvernement Bouchard d’imposer à ces jeunes un soutien aussi insuffisant», a-t-il dit.Le député de Nelligan ajoute que de plus en plus de familles d’accueil abandonnent devant la difficulté de la tâche, ce qui entraîne également un problème d’accessibilité pour les jeunes.Services de santé D'autre part, M.Williams s’est dit peu impressionné par l’engagement du premier ministre Lucien Bouchard, samedi à Jonquière, de faire de la santé sa priorité pour l’an 2000.Selon M.Williams, c’est le gouvernement Bouchard lui-même qui a créé les problèmes en diminuant au fil des ans les services dans le secteur de la santé.Vues sur le féminisme Au fil de leur histoire, les Cercles des fermières n’ont pas toujours été tendres envers les organisations féministes.Comme le rappelle Mme Cohen dans son livre Femmes de paroles, les Cercles des fermières ont même carrément discrédité les féministes, comme en témoignent quelques perles dénichées dans les éditoriaux de la revue du Cercle des Fermières au fil des ans.«Qu'ils soient donc flétris, les partisans de l’émancipation féminine qui ne cherchent qu’à briser le bonheur des familles, en arrachant l’âme au foyer, l’épouse à son mari, la mère à ses enfants.Us sapent à la base l'édifice social qu’ils prétendent améliorer», écrivait La Bonne Fermière en 1921.En 1930, toujours aucune ouverture des Cercles.«Nous affirmons que l’immense majorité des mères de famille et des épouses canadiennes-françaises désapprouvent ce mouvement féministe.Bien plus, elles demanderont aux autorités compétentes de mettre fin à cette agitation qui trouble la paix habituelle de certains foyers.» La Fédération des femmes du Québec ne leur en tient pas rigueur pour autant «Nos missions respectives sont très différentes, mais cela ne nous empêche pas, à l’occasion, de marcher main dans la main, comme lors de la marche Du pain et des roses», signale Manon Massé, coordonnatrice générale de la Fédération des femmes du Québec.Hommage à des pionnières Diane Lavallée, présidente du Conseil du Statut de la femme, rend même hommage, elle, aux Cercles des fermières.«Ces femmes ont transmis le patrimoine artisanal, les recettes du terroir, bien sûr, mais elles ont fait beaucoup plus.Dans leurs rangs se sont toujours levées des armées de bénévoles, au service des personnes âgées, à la tête de popotes mobiles ou de classes d’enfants auxquels ils apprennent [en para-scolaire] du tricot, de la broderie ou de la couture.» Bien qu’ayant été «reines du foyer» pendant longtemps, poursuit Mme Lavallée, les membres des Cercles des fermières n’ont jamais été débranchées de la société et l’ont même bien souvent précédée dans ses remises en question.«Bien avant l’ensemble de la société, les Cercles ont accepté l’aide de l’État et se sont opposés aux directives de l'épiscopat.Or, la reconnaissance de la nécessité d’un État providence et la dé-confessionalisation ont été les deux grands axes de la Révolution tranquille qui allait suivre!» Oui, le nombre décroissant de membres des Cercles des fermières est préoccupant, mais l’organisme, présent aussi bien à la ville qu’à la campagne, demeure un groupe avec lequel il faut compter, soutient Mme Lavallée.«Quarante mille membres, ce n’est pas rien! lance-t-elle.Pour attirer les jeunes, peut-être leur faudra-t-il cependant s’insérer davantage dans les mouvements sociopolitiques et prendre des positions plus fermes.» EN BREF Les TCA veulent rencontrer la direction de GM (PC) —Après une pause de quelques mois, l’avenir de l’usine de General Motors à Boisbriand revient dans l’actualité.Les Travailleurs canadiens de l’automobile tentent d’obtenir pour le mois prochain une rencontre avec la haute direction de la multinationale, à Detroit Cette rencontre ferait suite à la conclusion des dernières négociations à l’automne, lorsque la compagnie s’était engagée à garder l’usine ouverte jusqu’en 2002.Le directeur québécois des TCA Luc Desnoyers, dit vouloir relancer le dossier même si une décision quant à l’attribution d’un nouveau modèle qui assurerait l’avenir de l’usine n’est pas pour bientôt.«Cette usine-là, comme on l'a déjà montré, est un atout important pour GM, a dit M.Desnoyers en entrevue.C’est une machine à imprimer des dollars.Alors s'ils veulent la faire travailler, on est capable de la faire travailler.» L’usine de Boisbriand, qui emploie actuellement quelque 1200 personnes, pourrait fermer ses portes en 2002 quand les dernières Camaro et Firebird sortiront de ses lignes de montage.Ces voitures à forte consommation d’essence se vendent mal depuis des années.Carambolage sur l’autoroute 20 (Le Devoir) — Un carambolage impliquant une dizaine de véhicules a forcé la fermeture temporaire de l'autoroute 20 Est, hier matin à la hauteur de Saint-Nicolas.L'accident n’a fait aucun blessé.I L K DEVOIR.LE L 11 X D 1 17 JANVIER 2 O O 0 a a LE DEVOIR ACTUALITES Financement des partis politiques fédéraux Le DG des élections est déçu de la refonte de la loi électorale Jean-Pierre Kingsley aurait souhaité beaucoup plus de «transparence* Une bonne bordée ! ALEXANDRE SIROIS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, n’est pas comblé par la refonte de la loi électorale canadienne.S’il accueille favorablement la nouvelle loi électorale, qui devrait être adoptée sous peu par le Parlement canadien, il croit tout de même que certaines mesures importantes ont été escamotées.Dans une entrevue accordée à la Presse Canadienne, M.Kingsley, qui administre la loi électorale depuis près de 10 ans, n’a pas hésité à énumérer les dispositions qu’il jugeait nécessaires et qui ne se retrouvent pas dans le projet de loi libéral.Ce qui l’agace, notamment, c’est que le gouvernement n’a pas profité de la réforme pour assurer l’entière transparence du système électoral, particulièrement en ce qui concerne le financement des partis.«Dans une démocratie, il faut savoir d’où vient l’argent et où va l’argent.Autrement, on ne contrôle pas la situation et c’est un domaine ou le public doit savoir ce qui se passe», affirme-t-il.Or, selon la nouvelle loi, les partis politiques devront dorénavant faire connaître les fiducies qu’ils mettent sur pied en vue d'une élection, mais pas les autres.Et ils ne seront pas tenus de divulguer les contributions reçues lors des campagnes à la direction.Mais ce qui irrite le plus M.Kingsley, c’est que les revenus des associations locales, «qui financent souvent les activités préélectorales d’un candidat», demeureront occultes.1 II rappelle qu'un universitaire ayant étudié le phénomène, il y a quelques années, avait révélé que les sommes en jeu pouvaient atteindre plus d’une dizaine de millions.«M.Stanbury a appelé ça le trou noir du régime de financement des élections fédérales.C’est à dire que très peu de gens savent ce qu’il y a dans les associations locales, en fait d’argent», explique M.Kingsley.Le directeur général des élections a, de plus, été littéralement débouté par le gouvernement libéral à propos du choix des directeurs de scrutin.Il tenait mordicus à pouvoir les nommer, à la suite d’un concours «axé sur le mérite».Peine perdue, ils seront encore sélectionnés par le gouvernement, sans avoir à prouver leurs compétences.?» Selon M.Kingsley, cela pose, d’une part, un problème technique.Il raconte, en guise d’exemple, que les libéraux ont nommé 270 nouveaux directeurs de scrutin sur 310, quelques mois avant les dernières élections fédérales.«Quelle entreprise se permet un tel taux de roulement?Ça ne tient pas debout!», dit-il.Apres avoir rappelé que tous les partis politiques fédéraux «sauf un» partagent son avis à ce sujet M.Kingsley affirme que l’entêtement des libéraux risque d’être coûteux, car ne pas modifier la loi pourrait carrément mettre en péril «la viabilité de l'entreprise».D’autre part, il estime que cette décision nuit à la transparence du système.«La perception est que la personne nommée (par un parti] va automatiquement avoir un certain biais, explique M.Kingsley.Les former, c’est une chose, mais de là à venir à bout de convaincre les gens que la personne qui a été nommée par tel gouvernement ne le favorise pas, c’est une autre chose.» Une loi plus accessible M.Kingsley pense, en revanche, que plusieurs changements à la loi électorale auront un effet bénéfique.La reformulation complète de la loi, par exemple, qui la rendra plus accessible.«Actuellement, la loi n’est quasiment plus lisible [compréhensible].Il y a eu trop de modifications», dit-il.Le haut fonctionnaire salue également la disposition de la nouvelle loi qui force les tiers (autres que les candidats et les partis) qui prennent part à une campagne électorale à s’identifier et à faire connaître leurs bailleurs de fonds.La loi impose, en outre, un plafond aux sommes consacrées à la publicité par les tiers lors d’élections.Ottawa devait modifier sa loi pour respecter un avis rendu par la Cour suprême sur la question.M.Kingsley estime que le gouvernement a également vu juste en réduisant l’interdiction de publier des sondages électoraux à 24 heures avant la date des élections.Les libéraux, qui désiraient initialement une limite de 48 heures, ont accepté un amendement au projet de loi.«Je suis personnellement convaincu que 24 heures, c’est beaucoup, mais c’est de beaucoup préférable à 48 heures», a-t-il déclaré.Étude du Centre canadien de la statistique juridique Les jeunes commettent de plus en plus de crimes violents BRIAN MYLES LE DEVOIR La proportion de jeunes accusés de crimes violents a augmenté de façon considérable au Canada au cours des dix dernières années.Le taux d’adolescents âgés de 12 à 17 ans accusés d’infractions avec violence était de 77 % plus élevé en 1998 que dix ans auparavant.A titre de comparaison, l’augmentation n’a été que de 6 % chez la population adulte du pays.Ces chiffres troublants ont été compilés par un organisme de référence généralement efficace et respecté, le Centre canadien de la statistique juridique.L’analyse indique que 106 984 jeunes de 12 à 17 ans, soit un jeune sur cinq, ont été accusés d’infraction au Code criminel en 1998 au Canada.Les infractions avec violence comprennent l’homicide, la tentative de meurtre, les voies de fait, les agressions sexuelles et autres infractions d’ordre sexuel, l’enlèvement et le vol qualifié.Fait encore plus surprenant, le taux de jeunes filles accusées de crimes violents a augmenté deux fois plus rapidement que celui garçons: 127 % d’accroissement chez les adolescentes, comparativement à 65 % chez les garçons.Les filles se mettent par ailleurs dans le pétrin plus jeunes que les garçons.Chez les adolescentes, le taux de criminalité de violence atteint un sommet à 14-15 ans, tandis que chez adolescents, c’est à 17 ans.Cela dit, la criminalité de violence des adolescentes ne représente que le tiers de celle des adolescents.Les jeunes ne sont cependant pas plus violents que les adultes.Les infractions avec violence comptent pour 30 % de toutes les accusations chez les adultes, contre 21 % pour les ados.Mais il n’en demeure pas moins que la violence a gagné du terrain chez les jeunes, particulièrement entre 1988 et 1995.Les infractions contre la propriété sont les plus souvent commises par les adolescents (51 % des accusations) .L’analyse révèle que les voies de fait simples (pousser une personne, la gifler, la frapper à coup de poing et proférer des menaces) sont en grande partie responsables de l’augmentation de la criminalité de violence chez les jeunes.L’auteure de l’étude, Josée Savoie, émet l’hypothèse que l’augmentation des accusations de voies de fait simple soit reliée aux stratégies de tolérance zéro à la violence dans les écoles, qui pourraient avoir entraîné une déclaration accrue à la police des incidents impliquant des 12 à 17 ans, et qui auraient été autrefois traités de façon moins officielle, voire à l’interne.Une deuxième hypothèse suggère que la tolérance de la population à l’égard de la violence sous toutes ses formes a diminué au fil des ans, de sorte que les dénonciations à la police sont plus fréquentes.Les taux de criminalité de violence chez les adolescents varie d’une ré-gion à l’autre.En 1998, l’île-du-Prin-ce-Edouard (50 jeunes accusés pour 100 000 habitants), suivi du Québec (54), ont présenté les taux les plus bas, tandis que les Territoire du Nord-Ouest (191), le Manitoba (153), le Yukon (143) et la Saskatchewan (134) ont enregistré les pires performances.tSIKüa .JACQUES GRENIER LE DEVOIR APRES le froid, la neige.Et ensuite, le déneigement.La récente chute de flocons (13 cm à Montréal) a entraîné le déploiement des équipes de déneigement un peu partout au Québec.Ces deux niveleuses avaient pour mission de dégager les voies entourant le pont Jacques-Cartier, à Longueuil.L’opération déneigement bat également son plein à Montréal.Le Service des travaux publics demande la collaboration des citoyens pour faciliter le travail des cols bleus.Il est demandé de respecter la signalisation temporaire mise en place et de stationner, les véhicules à une distance de 10 à 15 cm de la bordure du trottoir afin de faciliter le passage des chenillette^ La Ville souhaite également que les automobilistes continuent de se stationner en parallèle, ce qui, convenons-en, est plutôt difficile dans les circonstances.Encore une contrainte: les citoyens ne doivent pas repousser la neige provenant de leur propriété sur la voie publique.Ce geste, restreignant la disponibilité des espaces de station-nement sur rue, est passible d’une contravention de 60 à 600 $, avertit le Service des travaux publics.Une dernière contrainte: la collecte des objets encombrants, comme les restes non identifiés de sapins de Noël, a été suspendue le temps que durera l’opération de chargement de la neige.Dans la rubrique des bonnes nouvelles, le soleil doit se présenter aujourd’hui.avec une température maximale de -16 à -24 °C et des vents du nord-ouest de 20 à 40 km/h.Suggestion: restez à la maison, ou empruntez le transport en commun.Le procès de membres des Rock Machine permettra de tester la loi JACK BRANSWELL PRESSE CANADIENNE Entouré de gardes armés portant gilets pare-balles, un groupe de motards criminels s’apprête à tester la portée constitutionnelle d’une des lois les plus controversées au pays.Ces 12 hommes, membres du groupe Rock Machine, sont sous le coup de plusieurs chefs d’accusation reliés au trafic de drogue.Mais, fait plus important ils ont également été accusés en vertu d’une loi fédérale qui rend illégale toute participation à un gang criminel.Ils écriront peut-être l’histoire juridique du pays.D’autres personnes ont déjà été accusées au Canada en vertu de la loi de 1997, mais l’affaire des Rock Machine pourrait bien être le premier cas de contestation de la constitutionnalité de la loi.L’enquête préliminaire des motards a débuté la semaine dernière et devrait durer deux mois.Les avocats de la défense ont affirmé en privé qu’ils contesteront la loi contre le gangstérisme s’il y a procès.Jusqu’à présent, il semble qu’un seul Canadien ait été reconnu coupable en vertu de cette loi — un individu de Kingston, en Ontario, qui a plaidé coupable et n’a pas contesté la législation en 1997.Dans plusieurs autres cas, la Couronne a d’abord porté l’accusation, pour la retirer ensuite dans le cadre de négociations avec les avocats de la défense en vue de faire réduire la gravité des accusations (plça-bargaining).A Winnipeg, le cas de 34 autochtones membres d’un gang de rue accusés en vertu de la loi a été à plusieurs reprises freiné par des requêtes avant procès, mais 18 des accusés ont déjà plaidé coupable.Jean-Claude Boyer, le procureur de la Couronne dans le cas des Rock Machine, se dit prêt à se servir de la loi.«J’ai la preuve qu’ils sont un gang, une organisation criminelle et que des crimes ont été commis», affirme-t-il, se disant convaincu «hors de tout doute» d’en détenir la preuve.Les avocats de la défense se sont montrés réticents à parler de la loi, mais leurs collègues soutiennent qu’elle prête flanc à la contestation.«Tout le monde pense que c’est assez fragile», affirme Clayton Ruby, un avocat de la défense de Toronto.La loi considère comme un délit le fait d’être membre d’une association ou d’un groupe de cinq personnes ou plus, officiellement constitué ou non, ayant parmi ses principales activités le fait de commettre un crime.La législation interdit également de faire partie d’un gang sachant que ses membres ont commis des actes tombant sous le coup de la loi.Selon M’ Ruby, en vertu de cette définition, des manifestants qui ne se disperseraient pas après en avoir reçu l’ordre de la police pourraient être considérés comme une organisation criminelle.D’autres soutiennent que les dispositions antigang du Code criminel procèdent de motifs politiques plutôt que juridiques.Sous la pression du gouvernement du Québec, où les Rock Machine et Hells Angels se livraient à une meurtrière guerre des motards, les libéraux fédéraux ont adopté la loi quelques semaines à peine avant de déclencher des élections, en 1997.M' Boyer affirme qu’il n’existe aucune jurisprudence, que tout reste à définir, que la terminologie employée (dans le texte de la loi) peut être interprétée de différentes façons et que cela constituera le véritable test.Implantation d’un Loblaws dans le quartier Ahuntsic Prescott réclame un référendum LE DEVOIR Ly opposition officielle à l’Hôtel de ’ Ville de Montréal réclame un référendum sur l’implantation probable d'un marché d’alimentation Loblaws dans le quartier Ahuntsic.Le chef du RCM, Michel Prescott, a exprimé hier par voie de communiqué son vif désaccord quant à la construction de ce supermarché de 90 000 pieds carrés.«Il faut que les droits démocratiques des citoyens soient respectés.La population du quartier doit être en mesure de choisir ce qui est profitable pour elle ou non», a commenté M.Prescott.Selon lui, seul un référendum local pourra permettre aux citoyens du coin de faire valoir clairement leur point de vue.La Commission de développement urbain de Montréal doit se pencher aujourd'hui sur le projet de Loblaws, conspué par certains résidents d'Ahuntsic.Ces derniers craignent surtout que la circulation automobile n’augmente de façon démesurée une fois ouvert le supermarché.La conseillère du district Ahuntsic et présidente de la Commission de développement urbain, Hasmig Belleli, s’est aussi opposée au projet.Une fois que la Commission de développement aura tenniné l’étude du projet, il reviendra au conseil municipal de prendre la décision finale.Mais Michel Prescott estime plutôt qull faut procéder par voie de référendum parce que l’affaire suscite trop de crainte et de mécontentement dans Ahuntsic.Selon M.Prescott, l'augmentation de la circulation risquerait de transformer le secteur en un véritable rond-point, de briser l’harmonie du quartier et de mettre en péril la sécurité des enfants et des personnes âgées.«Malgré des comités, des regroupements, des assemblées, une pétition de plus de 2000 signataires et les interro- ?allons des médias sur un tel projet, administration Bourque n’entend rien», a déploré M.Prescott.E N Nouvelle identité pour Rogers (PC) — C’est en poussant un grand soupir que Ted Rogers a vendu, l’été dernier, le tiers de Rogers Cantel Mobile Communications à AT&T et British Telecom, pour la somme de 1,4 milliard.La transaction, qui avait été annoncée peu après l’acquisition de 600 millions en actions par Microsoft, ressuscitait Rogers Communications lnc„ dont l’empire menaçait de s’écrouler sous le poids d’une lourde BREF dette, de grosses pertes et d’un titre chancelant.Mais alors que la plus grande compagnie de téléphonie cellulaire du pays se débarrasse du nom de Cantel pour présenter aujourd’hui sa nouvelle identité, certains se demandent dans quelle mesure le président directeur général de 66 ans pourra garder un œil sur ses puissants partenaires mondiaux.«M.Rogers sera toujours responsable, mais je crois que [ses partenaires] tiendront véritablement les rênes», croit un analyste financier qui préfère garder l'anonymat.HUOT L’orouB et ses meruollles Loe Édltlonn GUÉRIN (514)842 3481 IB roi des msirumenis.120 pages-25 S En vente dans mutes les librairies loto-québec Tirage du 00-01-15 1 9 15 26 47 48 Numéro complémentaire: 13 Tirage du 00-01-15 1 9 10 29 38 43 Numéro complémentaire: 39 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 10 75 007,00 $ 5/6 311 1 929,40 $ 4/6 16 096 71,40$ 3/6 305 098 10,00$ Ventes totales: 17 892 102 $ Prochain gros lot (approx.): 10 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000 $ 5/6+ 0 50 000 $ 5/6 7 500$ 4/6 994 50$ 3/6 20 335 5 $ Ventes totales: 621 442 S EBtra Efli VENDREDI Tirage du 00-01-14 NUMÉROS LOTS 042871 100 000$ 42871 1 000$ 2871 250$ 871 50$ 71 10$ 1 2$ EBtra UH SAMEDI Tirage du 00-01-15 NUMÉROS LOTS 376872 100 000$ 76872 1 000$ 6872 250$ 872 50$ 72 10$ 2 2$ Tirage du 00-01-14 @ESZJ.10 18 21 22 26 33 45 35 Numéro complémentaire: GAGNANTS 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 0 1 44 3 315 69 481 63 792 584 886 LOTS 5 000 000,00 $ 158 429,40$ 3 150,60$ 149,30$ 10$ 10$ partie, gratuite Ventes totales: 8 532 212 $ Prochain gros lot (approx.): 7 500 000 $ TVA.le roseau des tirages Le modantée d'encaissement des billets gagnants parateaent eu verso des billets En cas ds disparue entra cens liste et la liste ofUcMIe.cette derniers a priorité I L E DEVOIR.LE LUNDI 17 .1 A N V 1 E R 2 0 0 0 LES ACTUALITES Caisses occultes en Allemagne L’homme-clé du scandale était l’invité d’Helmut Kohl AGENCE FRANCE-PRESSE Berlin — L’homme-clé du scandale des caisses noires de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), l’homme d’affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber, a été en 1991 l’un des invités d’un déjeuner officiel offert par le chancelier d’alors, Helmut Kohl.Afin d’établir les liens entre l’homme d’affaires et l’ex-chancelier, le quotidien populaire Bild paru aujourd’hui publie une photo montrant Karlheinz Schreiber présent au déjeuner offert à Bonn le 13 juin 1991 par Helmut Kohl en l’honneur du premier ministre canadien Brian Mulroney, en visite officielle en Allemagne.Bild précise que l’homme d’affaires ne figurait cependant pas sur la liste officielle des invités.Karlheinz Schreiber, 65 ans, qui réside à Toronto, fait l’objet d’une procédure d’extradition à la demande des autorités judiciaires allemandes qui lui reprochent une fraude fiscale portant sur plus de 25 millions de marks (12,8 millions d’euros et environ autant de dollars).La première audience de son procès en extradition a été fixée par la justice canadienne au 24 janvier.L’homme d’affaires est à l’origine du scandale des caisses noires de la CDU à la suite du versement en 1991 à un ancien trésorier du parti, Wal-ther Leisler Kiep, d’un million de marks en liquide, dissimulé dans une valise et remis en mains propres sur un parking en Suisse.Après un déjeuner avec l’actuel président de la CDU, Wolfgang Schaeuble, il lui avait remis en 1994, dans une enveloppe discrète, 100 000 marks, ce que M.Schaeuble a finalement dû reconnaître la semaine dernière.Entrevue avec David Cliche Uinforoute doit rejoindre toutes les régions du Québec Le gouvernement entend instaurer un fichier informatique unique pour Vensemble des transactions du gouvernement avec la totalité de ses fournisseurs PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre québécois délégué à l’Autoroute de l’information, David Cliche, veut profiter de l’an 2000 pour prouver aux Québécois, hors de tout doute, que son gouvernement est très sérieux dans sa volonté d’implanter les nouvelles technologies de communication et d’information, et de les étendre à toutes les régions du Québec, sans exception.Au cours d’une entrevue à La Presse Canadienne, il a expliqué, en long et en large, les grands objectifs de sa politique qui passent, entre autres, par l’adoption d’un projet de loi à l’été 2000 prévoyant l’implantation de la «carte à puce santé» pour tous les Québécois et la réalisation d’un fichier informatique unique pour l’ensemble des transactions du gouvernement avec la totalité de ses fournisseurs.«D’ici à l’été 2000, a expliqué M Cliche, il faudra que le support électronique, dans le cas des appels d’offres, par exemple, devienne le seul utilisé et qu’en 2001, tous les soumissionnaires qui veulent faire affaire avec le gouvernement soient obligés de répondre par voie électronique.» Ces engagements précis visent à fournir à tous les Québécois les moyens de concurrencer tout ce qui se fait de mieux dans le monde.Le gouvernement devra être un modèle de vertu dans le secteur des nouvelles technologies.«D’ici à 2001, a promis le ministre, l’objectif, c'est de faire en sorte que l’ensemble de l’administration publique interne — gestion publique et financière — se retrouve sur support électronique.Cela va des notes ARCHIVES LE DEVOIR David Cliche de frais jusqu’à savoir quel est l’état des dépenses et des ressources partout dans l’appareil gouvernemental.» 90 millions La réalisation de cet objectif incontournable, qui coûtera 90 millions, selon M.Cliche, implique que pas moins de 7000 fonctionnaires devront modifier leurs façons de travailler.Un autre projet de loi sera présenté dès les premiers jours de la prochaine session, pour adoption avant l’été.Il contiendra toutes les mesures visant l’implantation et la reconnaissance de la signature électronique.«Ça va être une transposition des “lois-papiers” à l’univers électronique, en conformité avec toutes les lois québécoises», a expliqué le ministre.Selon lui, il faut se réjouir des pro- grès immenses réalisés par le Québec dans le marché et les techniques électroniques.«Cent pour cent des écoles et des bibliothèques sont maintenant branchées, a-t-il dit.Dans le domaine des transactions électroniques, on est passé de 40 à 60 % des PME branchées.«Si nous avions un retard, a admis le ministre, U était conjoncturel.On est peut-être en train de rattraper et même de passer devant les autres.» Dans la poursuite de ces objectifs, le ministre et le gouvernement sont prêts à garantir «l’universalité», l’accès à tous les Québécois, où qu’ils soient.«L’autoroute de l’information, a expliqué M.Cliche, devra être aussi large à Havre-Saint-Pierre qu’entre Montréal et Québec.«Il ne faut plus que des régions soient bloquées par des problèmes de congestion, par des difficultés de transporter des informations essentielles.C'est vrai pour les chercheurs et pour les entreprises.«Il ne doit pas y avoir de sous-ré-gions au Québec, a-t-il poursuivi.Il ne faut pas que ça se passe juste à Montréal, et il faut le dire.Ça va se passer partout au Québec.L’avenir des régions passe par là.» Pour inciter les transporteurs, les câbleurs ou les entreprises d’équipements électroniques à l’aider dans cette mission, le ministre a la ferme intention d’utiliser le pouvoir d’achat du gouvernement qui, bon an mal an, dépense près de 300 millions pour acquérir des biens et services.«La seule chose que je contrôle, a conclu M.Cliche, c’est le pouvoir d’achat de l’Etat et j’ai l’intention de l’utiliser pour rejoindre tous les Québécois.» COLLOQUES El CONFERENCES ART, CULTURE, RÉSISTANCE ET LUTTES SOCIALES GÉSU Montréal Le 17 janvier Pauline Roy : (514) 387-2541 Alors que la société tend à se dissoudre dans le marché, que la marchandisation des valeurs et des fins réduisent les choses et les êtres à leur utilité et à leur valeur marchande, le Centre Justice et foi vous invite à amorcer le nouveau millénaire dans votre attachement aux symboles et au sens, à la parole libre et libératrice.LA DÉMOCRATIE DANS TOUS SES ÉTATS Université de Montréal Le 20 janvier Ani Castonguay : (514) 987-3000, poste 0384 ou www.philo.uqam.ca/Ch UNESCO A prendre le terme dans la rigueur de l’acceptation, il n’a jamais existé de véritable démocratie et il n’en existera jamais.Répondant au défi de Rousseau, des régimes divers et parfois inconciliables se sont affirmés eux-mêmes comme démocraties.Peut-on trouver sous cette diversité l’unité analogique d’un sens?Comment la démocratie dans tous ses étatss’efforce-t-elle de répondre à son concept?À LA CHAMBRE ON PENSE.SANTÉ Hôtel OMNI Montréal Le 20 janvier (514) 871-4000, poste 4001 Le comité Santé de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain accueille à sa tribune des petits déjeuners-rencontres de la série Perspectives Pauline Marois, ministre d’Etat à la santé et aux services sociaux et ministre de la famille et de l’Enfance.MUSÉE D’ART MODERNE LILLE MÉTROPOLE Centre Canadien d’Architecture Le 20 janvier CCA: (514) 939-7000 Dans la série portant sur l’Architec- ture des musées, Jean-Luc Cornet et Johannes Schaub présentent un survol des étapes de l’évaluation des besoins et de la conception du nouveau musée, lors de l’agrandissement du musée d’Art moderne de Lille Métropole.PRÉVENTION DU VIH/SIDA AUPRÈS DES JEUNES EN DIFFICULTÉ HEC Le 21 janvier Jocelyne Boivin : (514) 343-6111, poste 4280 Gaston Godin de la Faculté des sciences infirmières de l’université Laval présente les résultats d’une recherche portant sur le développement et l’évaluation d’un programme d’intervention sur la sexualité et la prévention des MTS et du sida pour les jeunes en centres de réadaptation.BELGIQUE CANADA : UN PARTENARIAT POUR LE XXIe SIÈCLE Ritz-Carlton Montréal Le 25 janvier Léopold Lessoil : (450) 653-2717 l,a Chambre de Commerce belge et luxembourgeoise au Canada vous invite à un déjeuner-conférence donné par l’ambassadeur de Belgique au Canada, Luc Carbonez, qui vous entretiendra sur le partenariat commercial et culturel qui prend forme entre la Belgique et le Canada.LES AFFAIRES ÉLECTRONIQUES Hôtel Omni Montréal Le 25 janvier Nolie Prévert : (514) 8714000, poste 4020 Robert H.Gill de Gartner Group nous explique que, plus que toute autre tendance, les affaires électroniques s'imposent aux planificateurs et aux gestionnaires d'entreprises et que ce nouveau concept se définit par bien davantage que le commerce électronique.En anglais.Isabelle Quentin iquentinfàsim.qc.ca Téléphone: 985-3322 [ES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES PU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit üü IS REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi max 6 O CL -21/-12 -18/-13 = # A'/ / ’’W' VENTEUX BHOUILlO»ü PLUIE AVE MGE OHAüfc ^ GF VCIlGia:-, Températures : MAX / MIN ** ** « -6/-7 îles de la Madeleine * "*** jRivière-du-Loup -19/-2B* I" -1U-20 .Chicoulimi 0uti ¦ -23/-30 .7 •22 ^Sherbrooke „ Montréal * ¦* -15/-27 Trois-Rivières •16/22 ¦ -16/-25 Aujourd’hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi £lk O dk m.i» -16 min .24 max-1g Aujourd’hui Ce Soir Mardi -24/-16 Mercredi Jeudi O Aâk Qk âfc ma* -18 m*"-24 ma*-14 -20/-13 -20/-13 Météo-Conseil Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source PROPRIETES A VENDRE PLATEAU (BRÉBEUF), grand duplex rénové, grand jardin aménagé.1,070 p.c.par étage.Vente privée.Agents s'abstenir, 597-0898.CONDOMINIUMS El COPROPRIÉTÉS À Québec, bel appart près de la rue Cartier, 2 chambres, stationnement, (418) 522-5889 (soir) MAISONS DE CAMPAGNE 3 Maisons centenaires, pièces sur pièces démontées numérotées avec plancher en pin, chevron, etc.ml.: Donald (450) 752-0909 PROPRIÉTÉS DEMANDÉES RECHERCHE à Boucherville, maison à louer Bail minimum 5 ans,.3 c.c„ s.s.fini+1 c.c., 2 1/2 s.de b.Disponible pour juin 2000.Envoyez photo et info à : Le Devoir, dossier 551, 2050 De Bleury.9e étage, Montréal.Qc H3A 3M9.RECHERCHE maison ancestrale sur lermette, avec ruisseau, 1 heure de Montréal maximum.Vente privée 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rue Laurier Ouest, Outremont.Les funérailles auront lieu le lundi 17 janvier à 11h en l’église Ste-Madeleine, 750 avenue Outremont.La famille recevra les condoléances à l'église dès 10h30.L'inhumation suivra au cimetière de St-Bruno.Remerciements sincères au personnel de la Résidence Ste-Doro-thée pour la qualité des soins prodigués avec dévouement et chaleur humaine depuis plusieurs années.Des dons peuvent être faits au Fonds de recherche de l’Institut de cardiologie ou à l'Association des bénévoles de la Résidence Ste-Dorothée.LEBEUF, ROGER À son domicile, le 26 décembre 1999, est décédé M.Roger Lebeuf.Fils de teu Raymond Lebeuf et de Domalthilde Lienhart.Cher frère de Fernande (Hal Simonson) et Thérèse (John Miltenberger) et de feu Jacques André.Oncle de Raymond, Robert, Vincent, Paul, George, Michel, Roger, Marc, Phyllis-Anne, Jacqueline-Marie, Paulette, Michael, Marilyn, Raymond, David et Jean-Marc.Il laisse également dans le deuil plusieurs grandes-nièces et grands-neveux, La messe des funérailles aura lieu à l’église Sain-te-Cunegonde, 2461, Saint-Jacques, Montréal, le lundi 17 janvier à 10h.Inhumation au cimetière Notre-dame-des-Neiges.Au lieu de fleurs, des dons à la Société Saint-Vincent-de-Paul, 1930, de Champlain, Montréal H2L 2S8, seraient appréciés.«N'aie pas peur, car je suis avec toi pour toujours.Viens, suis-moi et je te donnerai le repos.» Direction funéraire Kane & Fetterly Inc.POIRIER, AGNES C.N.D.(S.S.-AGNÈS-MARTYRE) Décédée à la maison Sainte-Dorothée le 15 janvier 2000 à l'âge de 66 ans et deux mois dont 38 ans de vie religieuse à la Congrégation de Notre-Dame.Elle était la fille de feu Théodore Poirier et de feu Marguerite-Anne Richard.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil, se sœurs Marie et Thérèse, ses frères Amond, (Norma), Gustave, Benoît et Gérard, ses neveux et nièces et autres parents.Elle sera exposée le jeudi 20 janvier de 15h à 21 h.Célébration de prières à 19h30 et funérailles le vendredi 21 janvier à 10h à la Maison mère, 4873 avenue West-mount, Westmount.L'inhumation suivra au cimetière de la Côte-des-Neiges, Direclion Alfred Dallaire Inc.\_______________________/ Oxfam Québec 514 937 1614 1.877.937.1614 (sans Irais) www.oxtam.qc.ca AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I L DKVOIII ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.Propriétaires ! Logement à louer?Propriété à vendre?Ç75$ *3 lignes, S2” par ligne supplémentaire.Samedi seulement: 20% de plus.Heure de tombée: 14h30 tous les jours 985-3322 Communiquez avec un conseiller publicitaire dès maintenant Différents forfaits disponibles.LE DEVOIR t t I.E l> E V 0 I R .L E L II N I) I 17 .1 A N V I E R 2 (I (t 0 EN BREF Elian devrait être Américain Washington (AFP) — Des membres républicains du Congrès s'efforcent d’octroyer la nationalité américaine au petit Elian Gonzalez afin d'empêcher son retour auprès de son père à Cuba, a indiqué hier le Washington Post.Selon le journal, plusieurs membres du Congrès, dont le sénateur de Floride Connie Mack, envisagent de présenter un projet de loi accordant à Elian Gonzalez la citoyenneté américaine lors de la reprise de la session du Congrès le 24 janvier.Interrogé hier sur la chaîne de télévision Fox, le président de l’Assemblée nationale cubaine, Ricardo Alarcon, s’est insurgé contre ces initiatives.«Personne, a-t-il dit, ne peut imposer à quelqu’un sa citoyenneté.Vous permettez dans un premier temps à des gens de voler un enfant.Maintenant le Congrès de votre pays va-t-il [lui] dérober sa nationalité?C’est aller trop loin.» L’attorney General (ministre américain de la Justice), Janet Reno, maintient que le père d’Elian, Juan Miguel Gonzalez, est son unique représentant légal.Ce dernier a demandé le retour de son fils.Si Elian obtient la nationalité américaine, les autorités judiciaires n’auront plus le pouvoir de le renvoyer à Cuba.Un nombre infime de personnes ont obtenu la nationalité américaine grâce à une loi du Congrès.Le garçonnet a survécu à un naufrage où ont péri sa mère et d’autres immigrants illégaux cubains.Il a été retrouvé par des pêcheurs le 25 novembre, accroché à une chambre à air, et a été recueilli par des membres de sa famille rivant à Miami.«100 ans de paix!» Bogota (AFP) — La guerre civile en Colombie a fait 127 morts cette semaine, dont 53 dans des combats aux, portes de Bogota samedi, le jour où la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright achevait une visite de 24h à Carthagène (nord) en souhaitant «100 ans de paix» pour le pays.L’aide économique et militaire à la Colombie de 1,3 milliard de dollars sur deux ans annoncée mardi par Washington a été au centre des discussions entre Mme Albright et le président conservateur Andres Pastrana dans cet ancien port d’esclaves, à 1200 km au nord de Bogota.Ces entretiens se sont achevés alors que de violents combats déclenchés samedi à 60 km au sud de la capitale par 800 guérilleros contre l’armée faisaient 53 morts, dont 44 rebelles des «Forces armées révolutionnaires de Colombie» (PARC, communistes), cinq militaires, un policier et trois civils, ainsi que 21 blessés.Trois villages, Une, Quetame et Guayabetal, ont fait l’objet d’attaques simultanées lancées par les PARC.Halonen gagne le premier tour Helsinki (Reuters) — La ministre finlandaise des Affaires étrangères, Taija Halonen, a remporté hier le premier tour des élections présidentielles avec une marge confortant ses chances de devenir la première femme élue à la tête de la Finlande.La candidate sociale-démocrate a obtenu 40 % des voix exprimés lors d’un scrutin très féminin, puisque quatre des sept candidats en lice étaient des candidates.Tarja Halonen devance le centriste Esko Aho, crédité lui d’un score de 34,4 %.Tarja Halonen et Esko Aho, qui étaient au coude à coude dans les derniers sondages, s'affronteront au deuxième tour, le 6 février prochain, pour succéder pour six ans au président sortant, Mardi Ahtisaari, qui avait décidé de ne pas se représenter./ Election de la dernière chance Lisbonne (AP) — Quelque 525 00 électeurs de Guinée-Bissau étaient appelés à voter hier pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, événement important pour cette république d’Afrique de l’Ouest ébranlée en 1998 par un coup d’Etat.Aucun incident n'a été signalé, alors que le premier tour en novembre dans cette ancienne colonie portugaise avait été émaillé par quelques affrontements et des retards, selon la radio publique portugaise RDR Les électeurs sont appelés à choisir entre le favori Kumba Yala, à la tête du Parti du renouveau socialiste, et Malam Bacai Sanha, à la tête du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert.Lors des élections générales du 28 novembre, le Parti du renouveau socialiste a remporté 38 des 102 sièges de l’Assemblée nationale populaire.Le précédent président, Joao Bernardo Vieira, du Parti africain pour l’indépendance de la Guipée et du Cap Vert, accusé de puiser dans les caisses de l’État, avait été renversé en mai 1999 après onze mois d'une rébellion menée par une faction issue de l’armée, qui s’est soldée par plus de 2000 morts.L'élection présidentielle est considérée par beaucoup comme la dernière chance de paix dans le pays.Mandela pèlerin de la paix Arusha (Reuters) — L'ancien président sud-africain Nelson Mandela a relancé hier le processus de paix au Burundi en rencontrant à Ausha des représentants de l’opposition et du gouvernement burundais.La guerre civile qui oppose depuis octobre 1993 la rébellion hutue, l’ethnie majoritaire, à l'année gouvernementale à dominante tutsie, a fait quelque 200 000 morts.Les combats se sont intensifiés ces six derniers mois.Des pourparlers de paix ont débuté en juin 1998 à Arusha, en Tanzanie, sous les auspices du président tanzanien Julius Nyerere, décédé en octobre 1999.Nelson Mandela a accepté de lui succéder au poste de médiateur, une mission difficile au vu des maigres progrès enregistrés depuis le début du processus.Les chances d’un cessez-le-feu restent minimes, le principal mouvement rebelle, le CNDD-FDD, étant toujours exclu des négociations.Un médecin contre la Santé Paris (AFP) — La prison la plus célèbre de France, la Santé, située en plein coeur de Paris, est l’objet d'une polémique à la suite d’un réquisitoire accablant du médecin-chef de cet établissement pénitentiaire, décrit comme «quasi moyennageux» et où se déroulent des «horreurs quotidiennes».Fait sans précédent, la direction de la prison, qui date de 1867, a organisé samedi une opération «porte-ouverte» pour les journalistes après la publication par le quotidien Le Monde d’extraits du livre du Dr Véronique Vasseur à paraître la semaine prochaine.Dans un témoignage-fleuve, le chef du service médical de l’établissement, dépendant du ministère de la Santé, décrit un monde inimaginable de l'extérieur.Trafics, violences, chantages, sexe et misères se côtoient dans cette prison pour hommes qui abrite quelque 1200 détenus, à 81 % des étrangers.En 1999, il y a eu trois suicides.Le D' Vasseur est entrée en 1992 à la Santé qui héberge des prisonniers célèbres comme le terroriste Carlos ou Maurice Papon, ancien fonctionnaire incarcéré pour complicité de crime contre l’humanité.Elle décrit un lieu à l'hygiène déplorable, où circulent rats et cafards.A ,r) LE DEVOIR LE MONDE 7* » \ ¦mm: ^ : ,rjm 11 / V VS- A V DESMOND BOYLAN REUTERS Les manifestations contre le retour de Pinochet au Chili se poursuivaient hier à Londres.Parmi les protestataires, la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, prix Nobel de la Paix.Pinochet au Chili cette semaine?Il aurait perdu une partie de ses capacités mentales L’ex-dictateur chilien Auguste Pinochet a perdu «une partie de ses capacités mentales» ces derniers mois, a affirmé l’un de ses amis personnels, Peter Schaad, dans des déclarations publiées hier par l’influent quotidien de Santiago El Mercurio.«Je ne dirais pas qu’il souffre de sénilité, mais que ses facultés sont un peu altérées, comme c’est normal chez un homme de 84 ans», a déclaré Schaad, qui s’est entretenu jeudi dernier avec le général Pinochet dans sa résidence londonienne.Londres (AFP) — En sa prison dorée de la campagne anglaise, Auguste Pinochet aborde une semaine décisive: au lieu d’une extradition vers l’Espagne menaçante après 15 mois de bataille judiciaire improductive, l’ancien dictateur chilien escompte une libération pour raisons de santé, et un aller-simple pour Santiago.Sauf coup de théâtre, le ministre britannique de l’Intérieur Jack Straw confirmera en milieu de semaine son intention de relâcher le général de 84 ans, qui souffrirait de dépression, de diabète, d’urée, de problèmes cérébraux, ainsi que de sénilité.Se fondant sur «l’avis unanime» de quatre sommités médicales, il s’est dit «enclin» à éteindre l’action de la justice britannique qui, de recours en appel, a réduit de façon drastique l’acte d’accusation, du crime de génocide (couvrant les 3500 morts et disparus de la junte de 1973 à 1990) à celui de torture.Les défenseurs des droits de l’Homme et pays souhaitant poursuivre l’ancien dictateur — Espagne, France, Suisse, Belgique — ont jusqu’à demain pour contester l'abandon des poursuites.Sans pour autant avoir accès au dossier médical.Visiblement désemparés.Amnesty International, Human Rights Watch et diverses associations de victimes hésitent à contester devant les tribunaux un secret santé s’apparentant, selon certains, au secret sinon à la raison d’État Leurs soupçons à l’égard du contenu du rapport médical ont pourtant été renforcés dimanche par des déclarations de l’un des praticiens ayant examiné Auguste Pinochet, particulièrement embarrassantes pour le gouvernement Le professeur John Grimley Evans a semblé prendre ces distances avec M.Straw, en soulignant que le ministre avait seul conclu à l'incapacité de comparution M.Pinochet sur la base des éléments médicaux lui ayant été fournis.Et, contrairement aux dires du ministre, il n’a pas totalement exclu un amélioration de l’état de santé de l’ancien dictateur.Un pronostique réfuté par l’ambassadeur du Chili à Londres, Pablo Cabrera.Malgré cette controverse, l’exigence de contre-expertise médicale avancée par Baltasar Garzon, le juge espagnol à l’origine de l’arrestation-surprise du «sénateur à vie» en octobre 1998, a des allures de baroud d’honneur.D'autant que le gouvernement espagnol s’est accordé un week-end de réflexion avant de décider s’il convient de transmettre à Londres la requête ou de l’ignorer faute d’«éléments nouveaux».En privé, les avocats proches du dossier estiment que les «parties intéressées» entérineront le choix de Londres.Aujourd’hui soulagé, le gouvernement de Santiago n’avait pas caché sa crainte d’une mort en exil du général, qui en aurait fait un martyr, et regretté les retombées de l’affaire sur le processus de réconciliation nationale.Le gouvernement de Tony Blair espère pour sa part une quasi-union sacrée.20 pétitionnaires de l’aile gauche du Labour ont dénoncé «la trahison», tandis que les conservateurs outrés par l’arrestation «politiquement motivée» regrettent seulement son dénouement tardif.Ainsi qu’une facture judiciaire et policière d’au moins six millions de livres, imputables pour deux tiers aux contribuables britanniques.Assassinat d’un milicien serbe tristement célèbre Arkan, grand «saigneur» de guerre L’assassinat samedi du milicien serbe Arkan a suscité la stupeur à Belgrade, et l’événement était dimanche le sujet de toutes les conversations dans les rues et les cafés de la capitale yougoslave.Alors que certains y voyaient la mort d’un parrain de la mafia, d’autres saluaient en Arkan, de son vrai nom Zeljko Raznatovic, un héros de la cause serbe.MARC SEMO LIBÉRATION Il avait le visage poupin, une voix de fausset et pas grand-chose à dire.Petit voyou sans scrupule devenu chef de milice et «boss» mafieux avec la protection des services secrets de Belgrade, Zeljko Raznatovic, mieux connu sous son surnom d’Arkan, était dénué de tout charisme.Sa sinistre légende de «saigneur» de guerre à la tête de ses Tigres en Croatie puis en Bosnie, ses richesses accumulées par les pillages et la contrebande, sa gloire de patron du club de foot Obilic ne lui ont jamais permis malgré plusieurs tentatives de s’affirmer sur la scène politique de Belgrade.Malgré le soutien du pouvoir il ne réussit à être député que quelques mois en 1992 et ne fut pas réélu.Alors il frimait pour obtenir cette reconnaissance sociale dont il rêvait comme lors de son troisième mariage célébré en grande pompe en février 1995 avec Ceca Velickovic, pulpeuse star locale de «tur-bo-folk».Pour l’occasion il avait revêtu un uniforme de capitaine de la garde royale de la Première Guerre mondiale.Toujours entouré de gardes du corps et circulant dans un 4x4 blindé, il vivait dans une kitchissime villa-forteresse avec faux clochetons et colonnades, qu’il fit construire dans un quartier réskjentiel du sud de la capitale près du stade de l’Étoile rouge, là où avant guerre se dressait sa pâtisserie qui servait de quartier général aux supporters du club.Arkan ne pouvait plus quitter le territoire yougoslave.Inculpé depuis 1997 pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le TPI il était aussi recherché depuis des IVAN MI1.UTÎNOVIC REUTERS Arkan avec son épouse, la chanteuse Ceca Velickovic en mars à Belgrade.années par les polices d’une demi-douzaine de pays occidentaux pour de nombreuses attaques de banques à main année.Né en 1952 en Slovénie d’un père colonel d’aviation et alcoolique, le petit Zeljiko a eu maille à partir dès l’adolescence avec la justice.Sorti de centre de redressement, il traîne et se taille se place dans le Milieu «yougo» puis part tenter sa chance en Europe.Il est appréhendé une première fois en Belgique en 1974 pour hold-up et pour avoir dévalisé une famille juive de Bruxelles, posant le pistolet sur la tempe du bébé.«Un psychopathe au regard de tueur» témoignera au quotidien belge te Soir l’inspecteur qui l’arrêta.Emprisonné il s’évade cinq ans plus tard, est de nouveau arrêté en Hollande puis s’évade de nouveau.Il serait alors entré en contact avec les services de Belgrade disposant dès lors d’une bonne douzaine de faux passeports de diverses nationalités dont l’un au nom d’Arkan.Il sert à des basses besognes contre les émigrés jugés dangereux.Arrêté en Yougoslavie au milieu des années 80 et jugé pour une fusillade il clame en plein procès «avoir rendu des services au pays».D ne sera pas condamné.L’éclatement de la Yougoslavie et les ambitions de Milosevic offrent une nouvelle dimension à ses activités.En 1990 il est arrêté par la police croate alors qu’il portait des armes aux indépendantistes serbes de Krajina.D est échangé après six mois de prison et se lance dans la guerre.Ses miliciens vêtus de noir, bien encadrés et prêts à tout sont en première ligne en Slavonie et dans le siège de Vukovar.Ils tuent ou chassent les civils non serbes.Ils se paient avec les pillages repartant des villes conquises avec des camions débordant de butin.C’est à Erdut près de Vukovar qull installa dès lors son QG, trafiquant l’essence de marché noir et multipliant les affaires en tout genre.Dès 1992, il se tourne vers la Bosnie travaillant avec ses hommes à terroriser et massacrer les civils Musulmans.On le voit en mars 1992 à Bijel-jina, embrassant la future présidente des Serbes de Bosnie, Biljana Plavsic, avec pour décor une rue jonchée de cadavres.D mène aussi le début du «nettoyage ethnique» à Brcko, mais ses Tigres, qui ne seront jamais plus de quelques centaines ne jouent guère un grand rôle dans la guerre malgré leur sinistre légende.«Ils n 'étaient que des pillards pleins de cruauté, utilisés pour terroriser les populations» rappelle le quotidien Oslobodjenje de Sarajevo.Certains d’entre eux auraient repris du service au Kosovo en 1999 pour chasser les Albanais mais Arkan lui préférait, pendant les bombardements de l’OTAN, s’afficher le plus souvent à Belgrade dans les bars des grands hôtels de la capitale.C’était désormais par les affaires et surtout le football, sa passion de toujours, qu’il cherchait la consécration.Il avait racheté un petit club traînant en queue de championnat, portant le nom ronflant d’Obilic à la mémoire d’un héros serbe de la bataille de Kosovo en 1389.De gros investissements, de bons joueurs et l’intimidation permirent à l’Obilic de remporter le championnat yougoslave de 1997-1998.Arkan avait même créé une médaille Obilic pour récompenser les «patriotes» serbes les plus zélés.Il était peut-être convaincu d’être l’un d’entre eux.Retrait de Cisjordanie reporté Jérusalem (Reuters),— Le premier ministre israélien Éhoud Barak a, une nouvelle fois provoqué l’ire des Palestiniens en annonçant hier un report du retrait de Cisjordanie prévu pour jeudi.La colère de l’Autorité palestinienne est d’autant plus vive qu’elle se sent marginalisée dans le processus de paix au Proche-Orient depuis que Syriens et Israéliens ont engagé des pourparlers de paix.Ceux-ci doivent (J’ailleurs reprendre mercredi aux États-Unis.Barak «a expliqué aux ministres de son cabinet qu’il avait décidé de retarder à ce stade l’application du retrait», a indiqué à Reuters une porte-parole du gouvernement Aux termes des accords intérimaires de Charm el Cheikh signé en septembre dernier, l’État hébreu devait restituer avant le 20 janvier une nouvelle portion de 6,1 % de la Cisjordanie.Ce report pourrait compliquer le sommet de Washington au cours duquel le président palestinien Yasser Arafat, Éhoud Barak et le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk al Chara, s’entretiendront tour à tour avec le président américain Bill Clinton.Les raisons de la décision israélienne n’ont pas été données mais selon des sources diplomatiques israéliennes, le retrait pourrait être différer jusqu’à ce que Barak rentre des États-Unis à une date encore indéterminée.«Les Israéliens ont pris une décision unilatérale bien que nous les rencontrions et que nous discutions avec eux», a regretté le négociateur palestinien Saeb Erekat.Depuis la reprise inopinée des pourparlers israélo-syriens en décembre, après 45 mois d’interruption, la classe politique israélienne n’a cessé de débattre de l’opportunité de faire la paix avec Damas et de restituer le plateau du Golan conquis en 1967.En déplacement à l’étranger durant pratiquement toutes ces dernières semaines, Barak s’est, selon des sources politiques, essentiellement entretenu dimanche avec son gouvernement des pourparlers avec Chara.Selon lui, les accords de Charm el Cheikh autoriseraient un report de trois semaines par rapport au calendrier prévu pour la mise en oeuvre des dispositions signées.Bien que les Israéliens semblent actuellement n’avoir les yeux tournés que vers la Syrie, la dernière série de pourparlers avec Damas s’est conclue sans réelle avancée.Barak a d’ailleurs déclaré à ses ministres qu’il ignorait comment en quand les entretiens avec la Syrie s'achèveraient Samedi, Damas a écarté la possibilité que le président Hafez el Assad ne rencontre Barak, comme celui-ci l’a demandé.I Guerre en Tchétchénie «Neutraliser le dernier bandit» i Grozny (AP) — Dans un incessant et macabre ballet au-dessus de Grozny, les chasseurs russes ont noyé sous les bombes hier la capitale tchétchène.Cette intensification des raids coïncide avec l’annonce par l’armée russe de l’entrée de son offensive contre Grozny dans une «phase décisive», celle d’un probable assaut contre le centre-ville.Le général Guennadi Trochev, commandant en second des troupes fédérales dans le Nord-Caucase, a annoncé hier A’«importants changements» dans les opérations militaires à Grozny «dans les prochains jours».Selon lui, l’offensive contre la capitale est entrée dans «une phase décisive».«La pause dans la campagne antiterroriste est finie», a prévenu le général Trochev, en faisant référence à la récente suspension des combats terrestres à Grozny.«Les troupes russes ne quitteront pas la Tchétchénie avant d’avoir neutralisé le dernier bandit.» L’activité des bombardiers russes s’est accrue ces derniers jours.Le nombre de leurs sorties tourne désormais autour de 120 à 180 par jour dans l’ensemble de la République sécession-niste.Les bombardements russes étaient particulièrement intenses dans la gorge d’Argoun, un site stratégique conduisant à la République voisine de Géorgie, via les montagnes du sud de la Tchétchénie tenues par les rebelles.Au cours des dernières 24 heures, 120 rebelles ont été tués par les troupes fédérales sur le territoire, selon le ministère russe de la Défense.Les rebelles, eux, n’ont fait état d'aucune perte dans cette période mais, selon le commandant rebelle Isa Mou-naiev, au moins 18 civils ont trouvé la mort dimanche dans les attaques contre la capitale.I t L K 1) E V 0 I U .LE LUNDI 17 JANVIER 2 0 0 0 ÉDITORIAL Quelle politique familiale?Les Canadiens anglais suivent avec beaucoup d’intérêt le développement des services de garde au Québec, uniques au Canada avec leur coût de 5 $ par jour.C’est la raison pour laquelle leurs médias ont fait état en long et en large la semaine dernière d’une étude publiée il y a deux ans par l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), mais qui vient d’être traduite en anglais.Force est de constater que la dure critique qui y était faite du modèle québécois vaut plus que jamais en l’an 2000.Des correctifs s’imposent pour éviter le dérapage de la politique familiale du Québec.L’improvisation qui a marqué la mise sur pied des services de garde à 5 $, et son expansion précipitée ont provoqué une brèche dans les bonnes intentions du gouvernement.Cela, l’IRPP le rappelle en prévoyant que les coûts des services de garde — appelés à grossir — siphonneront toute autre initiative susceptible d’aider les familles.Sans parler du fait que le financement du programme à 5 $ n’a été rendu possible qu’en réduisant les allocations familiales de la classe moyenne.En effet, l’instauration de la prestation unifiée, si elle a largement bénéficié aux familles dont le revenu ne dépasse pas 25 000 $, ce qui est louable, n’améliore pas la situation de celles dont le revenu s’étend au-delà de 25 000$.En fait, ces familles sont perdantes, à moins qu’elles ne profitent des services de garde à 5 $.Mais après avoir réaménagé l’aide aux familles pour étatiser les services de garde, où le gouvernement trouvera-t-il les millions supplémentaires, non prévus, que nécessitera la consolidation du programme?Des coûts exorbitants se profilent à l’horizon qui risquent d’entraver à la fois l’amélioration des services de garde et l’adoption, tout à fait essentielle, des autres volets de la politique familiale du Québec, tels que les congés parentaux.Une enquête sur les besoins des familles rendue publique en mars dernier, est venue confirmer que les services de garde à 5 $ répondaient aux vœux des parents, mais essentiellement pour les petits de trois et quatre ans.Avant cet âge, une majorité de parents privilégie la garde en milieu familial.Plus encore, un grand nombre préfère que leur bébé reste à la maison, qu’ils s’en occupent eux-mêmes ou non.On le voit, c’est une erreur que de mettre toute son énergie dans une seule formule.En fait, et cela nous amène à l’autre volet de la politique familiale: les Québécois attendent avec une impatience légitime la réforme des congés parentaux, promise en 1996, lors du Sommet socioéconomique, puis, à nouveau lors de la campagne électorale de 1998.Le Québec avait bien entamé des négociations à ce sujet avec Ottawa dans le but de rapatrier les budgets de l’assurance-emploi réservés à ce congé.Mais une mésentente quant à l’importance des montants en cause a refroidi les ardeurs québécoises.Il faut rouvrir ce dossier de toute urgence, surtout qu’Ottawa reconnaît maintenant lui aussi la nécessité d’un congé parental amélioré englobant les travailleurs autonomes.Encore là, plusieurs études le montrent, les parents souhaitent souvent passer le plus de temps possible auprès d’un jeune enfant.Le gouvernement ne pourra pas parler de politique familiale tant qu’il n’aura pas fait aboutir ce dossier primordial.Il doit également reprendre le contrôle de la croissance des services de garde à la petite enfance et encourager une plus grande diversité des options, conformément aux vœux des parents.Mais il doit aussi revoir le programme d’aide financière aux familles, quels que soient leurs revenus et l’âge des enfants.pdesrivières@ ledevoir.com Pau le des Rivières ?r 1 âüls, 1 D’abord le train 1 faudrait construire quatre autoroutes et autant de ponts autour de l’île de Montréal, d’ici aux dix prochaines années, pour atténuer les effets de la congestion routière.Evidemment, ce scénario est absurde.Cette semaine, la Société des ponts fédéraux (SPF) est revenue à la charge après une première sortie réussie le printemps dernier pour alerter l’opinion sur la menace que fait peser sur l’économie de la métropole la congestion des ponts.À l’appui de ses propos, la SPF a rendu publiques deux études produites par un groupe-conseil spécialisé dans la construction d'ouvrages d’envergure.Ces experts, intéressés il faut le dire, ont accouché de deux projets qui ont au moins le mérite de ne proposer aucun nouveau pont d’accès direct à Montréal.En revanche, ce qui est avancé n’est pas non plus très convaincant investir la bagatelle de 625 millions pour relier l'autoroute 30 sur la rive-sud à l’autoroute 40 à l’ouest de Hie, la dépense paraît aussi extravagante aujourd’hui qu’hier compte tenu du débit réduit de la circulation qui est attendu.Si jamais Québec donnait suite à la suggestion, il faudrait exiger que le projet soit largement à la charge des usagers.Tant mieux si cette voie de contournement générait des économies de temps et de carburant pour les entreprises, mais c'est à ces dernières qu’il reviendrait d’en assumer la plus grande part des coûts, comme c’est le cas pour le transport par train.Quant à la construction d’un monorail qui emprunterait l’estacade du pont Champlain, second projet proposé par la SPF, encore là, l’idée n’est ni nouvelle ni emballante, aussi compte tenu des coûts de 500 millions qui y seraient rattachés.D’autres possibilités existent qui sont à la fois moins coûteuses et plus réalistes.Le train de banlieue Saint-Hilaire—Montréal est de celles-là, et son coût est évalué à seulement 27 millions.À ce propos, rappelons que les études et les négociations sont terminées entre le CN, l'Agence métropolitaine de transport et plusieurs villes de la Rive-Sud.Pourtant, le projet est bloqué parce que certaines villes de la STRSM, dont Longueuil et son maire Claude Gladu, refusent d’assumer leur part de 25 % de la facture.La raison invoquée: les Longueuillois aiment Jean-Robert Sansfaçon mieux leur voiture! Très fort et très convaincant comme argument.Depuis dix ans, la population de la Rive-Sud s’est accrue de 31 % alors que le nombre de voitures a grimpé de 77 %.Dans les circonstances, on devrait s’attendre à ce que des gens élus et responsables comme le maire Gladu fassent front commun pour freiner l’escalade.Mais non.D'ailleurs, contrairement à ce que prétend le maire de Longueuil, les études montrent qu’au moins 36 % des usagers du train de banlieue proviendraient des villes de la STRSM, dont Longueuil, alors qu’on ne leur demande d’assumer que 25 % de la facture.On le voit, tout cela tient encore une fois de la mesquinerie villageoise, pour ne pas dire de la bêtise.Tout cela appelle l’intervention décisive du gouvernement du Québec et de l’Agence métropolitaine de transport à qui revient la responsabilité de trouver des solutions aux problèmes de transport dans la région.Et des solutions, il en existe de bien plus efficaces et de moins coûteuses que la construction de nouveaux ponts ou d’autoroutes supplémentaires pour absorber le flot incessant de camions et de voitures.Avant d’investir des milliards dans des infrastructures routières aussitôt saturées, commençons par utiliser plus intelligemment celles qui sont là.Si pour convaincre les usagers de la route que le temps est venu de changer leurs habitudes il faut avoir recours à des moyens plus lourds, tel que le péage routier, seul outil de rationalisation vraiment efficace, alors qu’on agisse sans attendre.Car chaque année perdue nous coûtera collectivement très cher.jrsansfacon(a ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAU1.IEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ il CufCîoÊAL VE Monsieur PouTi'ajÊ crccmxm ./>~_î LETTRES -?- Soins d’urgence Nous constatons depuis plusieurs semaines déjà l’inquiétude manifeste des médias à l’égard de la situation critique de nos hôpitaux et plus spécifiquement de nos urgences.Les gros titres, les longues colonnes d’analyses et les images percutantes insistent malheureusement sur les manquements du réseau, les ratés du système et les faiblesses des services.Evidemment, la situation actuelle que nous vivons est incontestable en terme d’événement, mais qu’en est-il de ce que nous donnons réellement comme services et même comme qualité de services?Lorsque nous admettons que le système connaît des ratés, nous nous devons d’examiner aussi ce qui nous permet d’éviter le pire.Les ressources humaines présentes dans les hôpitaux sont encore une fois appelées à un dépassement, gardant ainsi un rythme très élevé d’activités.Dans une société où la reconnaissance de la population est évidente à l’endroit des intervenants et intervenantes de la santé, il serait juste et apprécié que la plume que vous utilisez avec tant d’habileté puisse servir positivement en faisant reconnaître publiquement ce que ces artisans réalisent si durement Je voudrais remercier les intervenants et intervenantes du Centre hospitalier Anna-Laberge qui, dans leur quotidien, travaillent avec acharnement dans un milieu où l’entraide et l’encouragement sont à la base de ce dépassement Sans cet engagement nous ne pourrions répondre à toutes les attentes que nous adressent les personnes malades et dépendantes du système, hommes ou femmes, jeunes ou âgés, pauvres ou riches, seuls ou en famille.Toutes ces personnes nécessitent des soins et espèrent une réponse.J’encourage bien sûr nos intervenants à poursuivre leurs efforts, mais j'encourage surtout la société, par l'intermédiaire de nos médias, à souligner positivement ces gestes quotidiens.Yves Benoît Directeur général Centre hospitalier Anna-Laberge Châteauguay, 13 janvier 2000 Bill Gates, magnat de l’aide étrangère?L’aide étrangère est en perte de vitesse depuis le début des années 90, comme en témoigne le record de neuf compressions successives au budget d’aide étrangère qui fut réduit d’environ 50 % en termes réels.Gates, par contre, a déjà donné 13 milliards à diverses organisations caritatives, la majorité de ces dons ciblant des causes liées à la santé mondiale ou à l’éducation.Il s’est récemment engagé à donner 750 millions pour financer un programme majeur d’immunisation infantile.Il a ensuite versé 50 millions pour accélérer l’effort international d’éradication de la polio une fois pour toutes d’ici la fin de l’an 2000, se joignant ainsi a Ted Turner de CNN qui avait donné 28 millions à la même cause.Les deux hommes ont défié les secteurs publics et privés d’en faire autant.Le Canada et les autres pays donateurs devront s’organiser en un temps record et financer des programmes de santé de base et d’éducation primaire s’ils veulent éviter l’embarras d’une domination de Bill Gates sur le type d’aide ayant le plus grand impact en terme de vies humaines.Jean-Michel Laurin Montréal, 10 janvier 2000 Des bouteilles et des enfants J’ai été étonnée, voire choquée, d’apprendre, à la suite d’un reportage du Téléjoumal (Radio-Canada, samedi 8 janvier 2000), qu’on approuvait et trouvait bien mignon qu’une jeune fille et sa sœur de Sherbrooke se soient amusées en compagnie de 298 de leurs amis, à mettre non seulement une ou deux bouteilles à la mer, mais bien 300! Trois cents bouteilles de plastique larguées par un adulte responsable de ses actes, au beau milieu de la mer! On peut très bien imaginer la réaction d’autres enfants partout au Canada, qui voudront eux aussi s’amu- ser à lancer à l’eau des bouteilles de verre, plastiques et des canettes! Ne trouvez-vous pas que les géants industriels, qui déversent tous ces détritus dans nos océans comme si nous avions une planète de rechange, suffisent?Imaginez un peu si tous les enfants du Canada se mettaient à jeter des bouteilles à la mer avec l’espoir qu’on leur réponde, avec un taux de réussite de seulement 4 %! Oui, car sur 300, seulement 12 ont obtenu une réponse.Mais de ces 96 %, qu’est-il advenu?Saviez-vous qu’une baleine aussi court le risque d’en avaler une, mais cette fois tout rond, et tout comme les dauphins, d’en mourir?.Et que dire du risque que constituent ces petites bouteifles pour les oiseaux qui pourraient s’y prendre le bec et mourir de faim?Ne trouvez-vous pas que ces faits sont déjà trop fréquents pour que, en plus, on s’en amuse?De plus, si on oublie le sort de ces animaux — pour ceux qui s’en préoccupent moins, il serait bon de se rappeler que c’est tout bonnement de la pollution.De la pollution romancée mais tout de même de la pollution! Mais l’ironie de tout ça, c’est bien qu'on les encourage, les félicite! Il ne reste plus maintenant qu’à trouver le cadavre d’une des victimes de cette folie populaire pour réaliser.Le pire, vous voyez, c’est que ces enfants aimaient probablement beaucoup les animaux Emile Deschênes, 12 ans Edmonton, 11 janvier 2000 Bon anniversaire au Devoir L’année 2000 marque le 90e anniversaire de la naissance du journal Le Devoir dont le premier numéro paraît le 10 janvier 1910.Comme président de la section de Montréal de l’association Héroux, j'aimerais rendre hommage à Henri Bourassa et à son fidèle compagnon Orner Héroux qui y consacra sa vie entière.Merci pour toutes ces années consacrées à la société québécoise.Gérard Héroux Terrebonne, 10 janvier 2000 LIBRE OPINION -?- Pourquoi vouloir la souveraineté si c’est pour ressembler au Canada?DENIS MONIÈRE Politologue à l’Université de Montréal Comment ne pas être perplexe devant les orientations que s’apprête à prendre le Bloc québécois à son congrès de la fin janvier?Certains députés de ce parti proposent aux militants d’abandonner les principes de la loi québécoise sur le financement des partis politiques pour adopter la logique canadienne qui permet aux personnes morales, c’est-à-dire les compagnies et les groupes d’intérêts, de contribuer au financement des partis.Quel étrange ironie de l’histoire que de voir ces valeureux pourfendeurs de la démocratie canadienne qui ont condamné sur toutes les tribunes électorales les pratiques des vieux partis fédéralistes et les influences indues des grandes compagnies sur la politique canadienne vouloir maintenant changer les statuts de ce parti pour adopter les mêmes règles de financement que les partis canadiens.Est ce un phénomène de contamination dû à la trop grande fréquentation des partis canadiens?Les partisans de ce retour en arrière ont sans doute oublié d’une part que c'est par ses valeurs et ses institutions qu’un peuple se distingue et qu’il construit son identité et d’autre part que ce qui caractérise le modèle politique québécois, c’est précisément l'assainissement des moeurs politiques réalisé grâce à la loi sur le financement des partis politiques.Cette )oi nous distingue radicalement du Canada et des Etats-Unis et fait du Québec à ce cha-pitre une des démocratie les plus avancées au monde parce que nous avons réussi à enrayer l’influence de l’argent sur les partis politiques.Ces révisionnistes sont-ils en train de renier l’héritage de René Lévesque qui disait que cette loi sur le financement des partis était celle dont il était le plus fier?Sont-ils en train de brader notre intégrité politique pour un plat de lentilles?La loi québécoise est fondée sur un principe essentiel: la politique est l’affaire des citoyens et ceux-ci doivent en contrôler tous les mécanismes.Dès lors, seules les personnes physiques sont autorisées à contribuer au financement des partis politiques.Pour éviter les inégalités de pouvoir entre les citoyens d’une part et entre les individus et les groupes d’autre part on limite les contributions autorisées à 3000 $ et on interdit les contributions des entreprises.Cette logique mise en place par René l^évesque et le Parti québécois représente la contribution québécoise à l’avancement de la démocratie mondiale et est citée en exemple à travers le monde.En adoptant cette modification à ses statuts, le Bloc se mettra en contradiction avec le modèle québécois et avec son passé et il se mettra en situation d’incohérence avec son propre programme qui pré tend renforcer la démocratie.Le Bloc ne pourra que s’affaiblir s’il imite les partis canadiens.Il ne pourra plus dénoncer la collusion entre les partis fédéralistes et les entreprises privées.Il démobilisera une partie de ses militants qui ont de hautes exigences démocratiques.Enfin, il se transformera progressivement en parti d’élites locales.L’enjeu du débat qui s’annonce sur cette question est de savoir si le Bl
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