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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2000-01-25, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR v ni., x c i n ° i :i L K M A RDI 2 5 .1 A N V I K H 2 0 0 0 < C + T A X K S = LE MONDE CONGO: L’AFRIQUE APPELLE L’ONU À L’AIDE PAGE A 5 POLITIQUE LE BLOC QUÉBÉCOIS SE FROTTE À CONRAD BLACK PAGE A 4 ÉCONOMIE MONTRÉAL-MODE: LA CAISSE DE DÉPÔT TENTE D’ÉTEINDRE LE FEU PAGE B 1 LES 90 ANS DU DEVOIR Le siècle À l'occasion de son 90' anniversaire, Le Devoir publie aujourd’hui la troisième d’une série de six entrevues réalisées avec les anciens directeurs du journal.Jusqu’à vendredi, ils feront tour à tour part de leurs impressions sur le XXe siècle.Cette série mènera à la parution, samedi, d’un cahier spécial constitué d’une sélection d’articles publiés dans Le Devoir depuis sa naissance, le 10 janvier 1910.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Roy, après la Révolution tranquille.Michel Roy est né à Ottawa en 1929.R a été directeur intérimaire du Devoir de 1978 à 1981.JEAN DION LE DEVOIR Lorsque Michel Roy examine le XX' siècle, il se rappelle ses propres débuts en journalisme.C’était en 1949, au défunt quotidien Le Cana,-da\ huit ans plus tard, il entrera au Devoir.A l’époque, raconte-t-il, le Québec était préoccupé, et les débats qui avaient cours dans les salles de rédaction, dans les universités, voire dans la société au complet étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui.Et il a des mots bien précis pour les décrire.«L’attention, la réflexion, les énergies portaient sur le régime autoritaire et anachronique de Maurice Duplessis, sur l’espoir d’un Québec enfin libéré de la corruption, de l'obscurantisme et de l'intégrisme.Au milieu des années 1950, Gérard Filion et André Laurendeau avaient fait du Devoir un journal de combat contre le duplessisme, qui consistait notamment en un nationalisme étroit et irréaliste, et pour une certaine modernité.C'est comme ça qu 'est née la Révolution tranquille, dominée par une volonté d'émancipation et d’af firmation du Québec, par la laïcisation, par la naissance d'un syndicalisme plus revendicateur, par le désir d'édifier un régime plus juste socialement, économiquement, politiquement et culturellement», dit M.Roy.Impossible, en fait, de passer à côté de la Révolution tranquille lorsque vient le temps de commenter l’histoire séculaire du Canada.C’est d’elle qu’origine la situation actuelle, pour le meilleur et pour le pire, tant par les espoirs qu’elle a fait naître que par les complications dans le fonctionnement même du pays qu’elle a entraînées.C’est elle qui a tracé le chemin.«Après, explique Michel Roy, le Québec n'a plus cessé de réclamer pour lui-même, à l’intérieur du Canada, une place respectueuse de sa langue et de sa culture.Nous en sommes encore là.Les échecs de Meech et de Charlottetown — que Brian Mulroney a eu le courage, et j’insiste là-dessus, le courage de présenter et de défendre — ont fermé la voie constitutionnelle.Les libéraux d'Ottawa gouvernent maintenant un pays à parti unique tant l'opposition est morcelée et incapable d’offrir une solution de rechange convenable.» «Et dans tout ça, les Québécois ne sont pas disposés, en majorité, à opter pour la souveraineté, parce qu’ils préfèrent conserver le lien canadien.Conclusion: nous sommes dans une impasse, et ce ne sont pas les débats sur la majorité et la clarté de la question, qui sont des aspects secon- V01R PAGE A 8: ROY MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max: -9 Min: -16 Max: -8 Min: -16 Détails, page B 4 INDEX Annonces.B 4 Bourse.B 3 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Economie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 l^s sports.B 6 Mots croisés.B 4 Politique.A4 Télévision.B 7 www.ledcvoir.com OGM : un consensus émerge pour limiter le débat à l’environnement JACQUES NADEAU LE DEVOIR S / ¦ Par un déclic malicieux, ce militant de Greenpeace, qui ne voulait pas manger d’OGM, s’est retrouvé dans la gueule du blé d’Inde géant, sans doute lui-même le résultat d’une greffe avec un gène d’éléphant ou de tigre du Bengale.Tout ce qui touche à l’alimentation est exclu des discussions LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Même si les différentes coalitions de pays restaient hier sensiblement sur leurs positions officielles, la Conférence internationale sur la biodiversité démarrait en trombe avec un minimum de discours, une mise en marche immédiate des négociations, le tout dans un climat d’optimisme déclaré.IjC Club de Miami, dont le Canada est le porte-parole, ainsi que les responsables onusiens de la conférence déclaraient en effet espérer, d’entrée de jeu hier, pouvoir mettre au point d’ici vendredi le texte définitif du Protocole de Carthagène, bloqué en février dernier dans cette ville de Colombie en raison de l’opposition des pays producteurs d’organismes génétiquement modifiés (OGM), regroupés dans le Club de Miami.Un certain consensus semblait en effet émerger des pourparlers officieux des quatre derniers jours sur la nécessité d’éviter d’inclure dans le Protocole de Carthagène toute référence à des problèmes «étrangers» à la protection de la biodiversité et de l’environnement afin de réduire le champ des négociations.Du côté des porte-parole américains comme canadiens, des responsables politiques de la conférence et des porte-parole de l’Union européenne, un consensus informel se dessinait autour du fait que le Protocole étant un prolongement de la Convention sur la biodiversité, arrêtée en 1992 à Rio, on devraiL à ce titre, en exclure tout ce qui touchait à l’alimentation, y compris la question litigieuse et hautement médiatisée de l’étiquetage des OGM dans tous les produits de consommation, y compris dans les aliments d’animaux.Ces sujets, disait-on du côté des pays producteurs, de l’UE et du groupe des pays du Compromis (Japon, etc.), seraient plus facilement réglés ou gérés par d’autres ententes internationales et leurs gestionnaires en titre, comme la Food and Agriculture Organisation (FAO) ou l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).Plusieurs pays producteurs veulent que toute matière première destinée à l’alimentation des humains et des animaux, y compris aux procédés de fabrication de nourriture industrielle, soit exclue de la liste des menaces à l’environnement, ce qui inclurait les grains ou le riz vendus en vrac à des fins alimentaires.VOIR PAGE A 8: OGM PERSPECTIVES Le Reform et son double Lorsque les partisans de l’Alternative unie se réuniront à Ottawa jeudi soir, ils soutiendront que le nouveau parti qu’ils proposent n’est pas une simple copie du Reform.Aux réformistes, cependant, ils diront offrir l’essentiel de ce qu’ils recherchent dans leur parti actuel.Peu importe ce qu’il en résultera, la nouvelle formation et le Reform auront de la difficulté à se départir d’une image, celle d’être le véhicule de l’ambition d’un seul homme, Preston Manning.LM Alternative unie et le Parti réformiste tien-* dront leurs congrès à la fin de cette semaine.Le premier devrait donner naissance au nouveau parti de droite dont rêve le chef réformiste Preston Manning.Le second débattra de l’opportunité de saborder le Reform au profit de l’AU et se prononcera sur le leadership de M.Manning.Le chef réformiste a misé gros dans cette affaire.Récemment, il avertissait ses partisans qu’il serait candidat à la direction du nouveau parti de l’AU mais que le rejet de ce projet par les membres de son parti, dans un référendum qui aura üeu en mars, l’obligerait à démissionner.La raison principale, disait-il, était que ce refus équivaudrait à ses yeux à un désir des réformistes de se replier vers l’Ouest Le coup a semé la zizanie dans ses rangs et ravivé la campagne en faveur d’une révision de son leadership.Le vote aura lieu au congrès et les résultats seront connus dimanche matin.Une défaite de M.Manning, réelle ou morale — il a toujours reçu l’appui d’au moins 80 % de ses supporteurs depuis 12 ans — ferait dérailler le référendum et tout le projet d’AU.Mais au-delà de son avenir, Preston Manning a aussi miné le futur du Reform puisqu’il lui a accolé tous les défauts que ses propres opposants libéraux et conservateurs lui ont toujours attribués, en particulier son étroitesse d’esprit.Cette crise interne fait toutefois dévier le débat car la vraie question est de savoir si l’Alternative unie représente vraiment quelque chose de neuf ou une simple opération esthétique.Après le refus des conservateurs de Joe Clark de s'associer de près ou de loin à ce projet de nouveau parti, il ne reste à rassembler, sur la scène fédérale, que des ré- T ! Ma »i Corne formistes et une poignée de conservateurs désenchantés.On est bien loin d’une nouvelle coalition pancanadienne.lan McClelland, un député réformiste modéré qui appuyait l’AU, a changé son fusil d'épaule à la suite du refus du PC.«Après cela, il n’y a plus de raison pour démanteler le Reform.La meilleure solution est de le consolider en intégrant ce que le processus de réflexion de l'AU a produit de mieux», confiait-il récemment Mais voilà, parce que Preston Manning ne veut pas attendre que son parti mûrisse à son rythme, on bouscule tout.«L’AU n’est pas une initiative de la base.C’est l’idée de Preston, née de son désir de satisfaire son ambition, ambition qui n’est pas nécessairement celle de tout le monde», poursuit M, McClelland.Il explique que beaucoup de réformistes estiment avoir déjà influencé l’orien-l lier talion politique du pays avec leurs positions .sur le déficit la dette, les taxes, la loi et l’ordre.A leur avis, il suffit de laisser au parti le temps de mûrir.M.Manning aime dire que le Reform pourrait diriger le pays dans deux ou trois élections mais les Canadiens veulent voir les choses changer plus rapidement.C’est pour répondre à leurs voeux, soutient-il, qu’il préconise la formation d’un nouveau parti capable de communiquer avec tous les Canadiens.H est vrai que le message réformiste n’arrive pas à faire son chemin à Test du Manitoba ni à se traduire en un nombre suffisant de votes.Au contraire, la division du vote de droite entre conservateurs et réformistes a servi les libéraux fédéraux en Ontario en leur permettant d’arracher plusieurs sièges et de se maintenir au pouvoir depuis deux élections.D'où le projet d’AU poussé par Manning avec toutes les ressources du Reform, y compris son sondeur.Des souches de VIH résistent aux médicaments 20 % des patients examinés ne réagissent pas à une thérapie JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Des chercheurs québécois ont mis au jour des souches de VIH résistantes à un ou plusieurs médicaments utilisés pour traiter le virus.Si le problème peut être assez bien contourné en Occident par l'utilisation d’un test avant le début de la thérapie, la découverte fait craindre le pire pour les pays du tiers monde, où le sida fait des ravages.Dans une étude publiée hier dans la revue Aids, les auteurs — le Dr Mark A Wainberg.président de la Société mondiale du sida, le Dr Rafik-Pierre Sekaly, du Fonds de recherche en sida du Québec, et le Dr Jean-Pierre Routy, de l’hôpital Royal-Victoria — se sont dit préoccupés par les résultats qu’ils ont obtenus.«On continue à penser que de traiter les gens plus tôt, c’est peut-être la meilleure chose qu’il pourrait leur arriver, non seulement pour préserver le système immunitaire de la destruction par le virus, mais aussi parce que ça empêche le virus de se disséminer dans le reste de l’organisme, a expliqué hier le D' Sekaly.Quand les gens ont une charge virale très élevée, c’est à ce moment qu 'ils sont le plus infectieux.On prétend qu’en traitant la personne, on peut diminuer la possibilité de transmettre le virus.» Les séropositifs infectés avec une souche résistante sont très difficiles à trouver, ont confié les chercheurs, et l’expérience a été rendue possible grâce à une mise efi commun des ressources des établissements québécois qui traitent les séropositifs.Pour les besoins de l’étude, 81 patients dont l’infection ne remontait pas à plus de six VOIR PAGE A 8: REFORM La chronique de Jean Dion: Déplorons |^ ¦ À lire, page B 6 Chantal Hébert: Lettre ouverte à Graham Fraser ¦ À lire, page A 7 VOIR PAGE A 8: VIH -—- I Règlement imminent à Radio-Canada ¦ À lire, page A 3 «•»> i L E I) E V (MR.L E M A R I) 1 2 5 .1 A N V I E R 2 () 0 0 A 2 ?LES ACTUALITES- Sprint de négociation Le Conseil national du bien-être social fustige le gouvernement Risque cardiaque accru La FIIQ veut un règlement rapide MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE /'V uébec — La Fédération des infir-vy mières et infirmiers du Québec (FuQ) veut s'entendre le plus vite possible avec le gouvernement Bouchard de manière à convaincre les 900 infirmières de Laval de ne pas abandonner leur syndicat.Les dirigeantes de la FIIQ poursuivent depuis plusieurs jours un sprint de négociations qui, contrairement à ce qu’on souhaitait, n’a pas mené à une entente en fin de semaine.Espoir Les délégués du conseil fédéral de ¦la FIIQ sont réunis à Saint-Hyacinthe depuis hier jusqu a mercredi, dans l’attente d’un règlement que l’on croit im-¦ minent.«On voudrait bien le présenter .au conseil fédéral», a confié hier la porte-parole de la FIIQ, Micheline Poulin.Le syndicat infirmier voudrait en arriver à une entente, avant le mercredi 26 janvier, donc tout juste avant le vote de désaffiliation que doivent •tenir les quelque 900 infirmières de la - Cité de la Santé de Laval, du 27 au 29 janvier.La FIIQ a déjà perdu 1300 de ses membres en Gaspésie, aux îles-de-la-¦Madeleine et dans le Bas-du-Fleuve.On craint que le vote des Lavalloises ne crée une brèche dans la région métropolitaine.Le meilleur argument Un règlement satisfaisant avant ce vote déterminant serait le meilleur argument pour contrer le mécontentement qui s’est répandu parmi les 45 000 infirmières de la FIIQ depuis l’échec de la grève illégale de l’été dernier.«Ça progresse, mais on n’y est pas encore», disait-on hier.Il semble que le règlement soit à portée de main.Hier, la direction a fait connaître aux instances fédérales du syndicat infirmier les progrès faits aux chapitres des salaires et du régime de retraite.L’offre gouvernementale de 9 % sur quatre ans semble satisfaisante aux yeux du comité de négociations mais les infirmières exigent en sus un redressement salarial fondé sur les résultats d’une étude de relativité salariale, qui doit débuter en septembre prochain.Il reste cependant plusieurs clauses normatives dont l’incidence monétaire n’est pas négligeable, la plus importante étant «l’accessibilité aux postes».Essentiellement, les infirmières veulent que l’expérience acquise soit reconnue dans l’évaluation des candidates lorsque des postes sont affichés.Les infirmières ayant un diplôme collégial et une longue expérience pourraient se mesurer plus équitablement à celles ayant terminé leurs études universitaires.Les prestataires d’aide sociale sont «les plus pauvres des pauvres» ALEXANDRE S1ROIS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les prestations accordées aux 2,3 millions de personnes inscrites à l’aide sociale au pays s’établissent nettement sous le seuil de pauvreté, a annoncé hier le Conseil national du bien-être social.L’organisme rendait public un rapport intitulé Revenus de bien-être social 1997 et 1998, dans lequel il indique que le pouvoir d’achat des prestataires a diminué de 2,4 % entre 1996 et 1998.«Le signal, c’est que le gouvernement ne tente pas d’améliorer la situation, il essaie de sauver des sous», a déclaré le vict-président du Conseil, Armand Brun.Ottawa économise d’autant plus d’argent, souligne-t-il, que le nombre d’assistés sociaux est en chute libre au pays.Il a baissé de 10,8 % entre 1996 et 1998.Mais les sommes mises de côté ne sont pas réinvesties dans l’aide sociale et les prestataires demeurent «les plus pauvres des pauvres» au pays, rappelle le Conseil.Par exemple, un couple avec deux enfants prestataires de l’aide sociale au Québec, recevra 15 511 $ alors que le seuil de pauvreté, selon les estimations de Statistique Canada, est de 32 377 $: un écart de 48 %.Au Nouveau-Brunswick, le même couple aura droit à 13 812 $ alors que le seuil de pauvreté s’établit à 28 434 $, soit 49 % de plus.Montants scandaleux «Ce sont des exemples de montants qui sont accordés et qui sont vraiment scandaleux en ce moment, a affirmé M.Brun, qui comparait les sommes reçues par les prestataires d’aide sociale aux montants nécessaires pour vivre honorablement.«Le rapport condamne le traitement cruel envers les bénéficiaires d'aide sociale de la part de gouvernement, qui est tout à fait conscient que les gens souffrent au lieu de leur fournir assez d’argent pour répondre à leurs besoins», a-t-il ajouté.Le Conseil a de nouveau lancé un appel au gouvernement canadien pour qu’il mette fin à la récupération de la prestation fiscale canadienne pour enfants qui devrait être accordée aux familles vivant de l’aide sociale.Si Ottawa octroyait cet argent aux prestataires, une famille de deux enfants recevrait environ 1000 $ de plus par année, estime l’organisme.Les représentants du Conseil ont dit craindre que le gouvernement fédéral mette l’accent sur les réductions d’impôts lors du prochain budget et oublie d’aider les exclus.«On se demande si, politiquement, le gouvernement va avoir le courage de ses convictions», a admis Armand Brun.Pour le Conseil, il ne fait aucun doute que les Canadiens souhaitent un réinvestissement dans les programmes sociaux.Ils en ont fait la preuve la semaine dernière, a déclaré M.Brun, qui a cité l’accueil défavorable réservé à l’intention d’Ottawa de subventionner les équipes de hockey professionnel et le désarroi provoqué par la mort de Gino Laplante, un sans-abri montréalais.«Il est de notre avis que le fil conducteur de ces deux événements démontre l’inquiétude des Canadiennes envers le bien-être de leurs concitoyens», a dit M.Brun.Attention à la calvitie au sommet \ Chicago (AP) — Les hommes qui perdent leurs cheveux sur le sommet du crâne ont jusqu’à 36 % de risques supplémentaires d’être victimes de problèmes cardiaques, selon une surprenante étude américaine publiée hier dans \es Archives de la médecine interne.L’étude porte sur 22 000 patients de 40 à 84 ans.Au bout de 11 ans, les chercheurs ont demandé aux 62 % de sujets concernés de décrire leur type de calvitie à l’âge de 45 ans.Il ressort que ceux qui perdent leurs cheveux sur le devant du crâne ne présentent pas de risque accru alors que ceux qui se dégarnissent sur le sommet ont intérêt à surveiller leur tension et leur taux de cholestérol.Ils seraient en effet davantage sujets à des problèmes de cœur comme les crises cardiaques et subissent davantage de pontages coronariens, selon l’étude.Plus la perte de cheveux sur le haut du crâne est importante plus le risque est grand, souligne le Dr JoAnn Manson, de l’hôpital Brigham de Harvard, l’un des auteurs de l’étude, réalisée par des médecins de Boston.«C'est comme avoir des antécédents familiaux pour une maladie.Vous ne pouvez modifier vos antécédents ou votre calvitie mais il y a de nombreux moyens de modifier les facteurs de risques.» î j a cigale ayant épargné toute sa vie se trouva fort bien pourvue quand la retraite fut venue.Grand bien lui fit d’avoir opté pour le REER à taux progressif Placements Québec encaissable chaque année.Ses épargnes grandissaient régulièrement grâce à des taux avantageux garantis et fixés pour dix ans.La cigale et le boni La beauté de ce récit, c’est qu’elle avait droit à un bien meilleur taux d’intérêt la première année grâce à un généreux boni.0 25% 5 la dixième année 6!0% la première année incluant le boni de 1% Québec“E Placements Québec NOTRE INTÉRÊT À TOUS www.placementsqc.gouv.qc.ca 1 800 463-5229 Pour la region de Quebec composez le 521-5229.Heures d’ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de janvier et février, de 10 h à 16 h.Le ministre des Finances peut modifier les taux qui seront offerts sur les prochaines émissions Centre de références sur le deuil Apprivoiser la mort ' ! VALÉRIE DUFOUR I LE DEVOIR J Au premier coup d’œil, l’intérieur de cette ancienne Banque de Montréal intrigue.Divans de cuir, fleurs fraîchement coupées, clAxira-tion moderne et luminosité exceptionnelle ne laissent pas deviner que le complexe cache un centre de références et de documentation sur le ' deuil.I ‘ i Très loin du salon funéraire classique, le nouveau complexe Alfred Dallaire du boulevard Saint-Laurent donne donc une vive impression.«On voulait un lieu à la fais dépouillé et polyvalent, explique la responsable du marketing et des relations publiques.Jeannette Rioux.Ça nous permet un peu de démythifier la mort.Les gens ont peur et ils ne veulent pas tout le temps en parler.» Au cœur du centre de documentation siège une bibliothèque en bois et en aluminium.Ouvert il y a à peine quelques jours, le complexe a une banque de plus de 150 livres, films et trames musicales.Tous les documents sont répertoriés sur un système informatique.Chaque titre est accompagné de la description du contenu de l’ouvrage, mais également d’une courte biographie de l’auteur.«Il y a une philosophie sous-jacente dans nos choix de livres, précise la présidente des maisons Alfred Dallaire, Jocelyne Légaré.Le deuil, ce n'est pas une réalité qui est strictement cloisonnée.» Un certain réconfort Et qu’est-ce qui se cache dans un lieu destiné au deuil?Le répertoire est varié.Sur une étagère peuvent aussi bien se côtoyer une biographie de Jean-Paul II, un livre sur l’histoire de Montréal, une encyclopédie des religions ou un livre du type Comment transformer une défaite en victoire.Mais encore, Tolstoï, Saint-Exupéry, Simone de Beauvoir et Ernest Hemingway font aussi partie du palmarès.«J’ai toujours pensé qu’on trouvait un certain réconfort dans les livres», croit Jocelyne légaré.Elle mentionne cependant que son concept d’espace documentaire en est à ses premières armes.«C’est un projet en développement, il n ’a pas encore atteint sa pleine maturité.Nous ne voulons pas amasser une forêt de livres, mais des titres qui peuvent être utiles.» Aider la réflexion Même si la mort est le thème principal, le lot de livres n’y est pas exclusivement réservé.Les documents sont divisés en quatre categories: religions et spiritualité, littérature, philosophie et psychologie.«Nous avons sélectionné des ouvrage* pour aider à la réflexion», poursuit Mme Rioux.Le centre compte de rares films (Ponette, fi/ew).Jeannette Rioux ajoute cependant que la liste des acquisitions va s’allonger avec le temps.«On pense organiser des mini-conférences sur divers sujets, indique la re-lationniste.Le centre ne veut pas toucher que la mort, la mort c’est la vie et la vie ça comprend à peu près tout.» l ait à noter, l’accès au centre de documentation n’est pas exclusif à la clientèle d’Alfred Dallaire.le service est gratuit.i EN BREF ACTUALITES CHUM: une annonce aujourd’hui (Le Devoir) — La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, doit annoncer ce matin la décision qu’elle a prise concernant l’avenir du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).Le premier ministre Lucien Bouchard sera également présent.L’un des sites privilégié pour la construction d’un nouvel hôpital est le terrain des garages de la STCUM, juste à côté du métro Rosemont, tel qu’annoncé le 11 janvier dans Le Devoir.Le conseil d’administration du CHUM a déjà demandé que le nouvel hôpital compte 1200 lits, une exigence à laquelle il n'est pas dit que le ministère répondra.Histoire et géographie: taux de diplômés moins élevé (Le Devoir) — La Commission des universités sur les programmes remarque un taux de diplômés moins élevé que la moyenne pour les programmes d’histoire et de géographie et encourage les universités à mettre certaines ressources professorales en commun pour répondre à certains besoins plus spécialisés.C’est ce que préconise notamment la "Commission des universités sur les programmes dans un rapport qu’elle produisait récemment sur l’histoire, la géographie, l’archivistique, la bibliothéconomie et les sciences de l’information, l’archéologie et la démographie.Duc universités et 101 programmes étaient examinés par la Commission dans les trois cycles d’études.L’instance note ainsi un taux de diplômés de l’ordre de 56 % en histoire, au premier cycle, alors que les étudiants au baccalauréat en géographie réussissent à un niveau de près de 59 %.La moyenne de réussite pour l’ensemble des programmes de baccalauréat au Quév bec oscille autour de 64 %.Journaliste poursuivi pour avoir utilisé le mot «secte» (PC) — Le procès intenté au journaliste Rodolphe Morissette par la direction du Temple du Réveil miraculeux du Saint-Esprit inc.pour un article publié dans Le Journal de Montréal, en janvier 1996, s'est amorcé hier en Cour supérieure.Le journaliste est poursuivi pour 2,4 millions de dollars.Le principal dirigeant du temple, Claude A.Gagnon, de Laval, estime que M.Morissette a cherché à ternir la réputation de son groupe en utilisant à leur égard le mot «secte».11 y a vu une tentative & «entacher la réputation et la crédibilité» et de son groupe et de lui-même.Pour sa part, le quotidien montréalais plaide la bonne foi de son journaliste et signale que le mot «secte» a été utilisé par le juge Jean-Marie Brassard à l’égard du Temple du Réveil miraculeux du Saint-Esprit inc.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les Productions Guy Cloutier ont fait sortir leur mobilier de Radio-Canada, hier.Exit les décors, qui seront dressés cette semaine par d’autres techniciens que les grévistes de Radio-Canada.Un règlement du conflit serait imminent à Radio-Canada Les camions de La Fureur contre des grévistes en colère Le syndicat des techniciens de Radio-Canada a bon espoir que la grève se termine très bientôt, mais les Productions Guy Cloutier disent avoir assez attendu comme cela.Ce vendredi, une nouvelle émission de La Fureur sera bel et bien portée à l’écran, avec l’aide de techniciens de l’extérieur.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Sur les piquets de grève, hier, en face de Radio-Canada.la tentative des grévistes de bloquer la sortie de camions de La Fureur et l’intervention subséquente de l’escouade anti-émeute du SPCUM ne laissaient en rien présager la fin prochaine d’un conflit.Contre toute attente, pourtant dans Ips officines syndicales, hier, on espérait «un règlement dès cette semaine».C’est du moins le scénario qu’évoque le président du Syndicat national des techniciens et artisans du réseau fiançais de Radio-Canada (STARF), Michel Bérubé.«Nous avons fait beaucoup de progrès en fin de semaine et nous sommes satisfaits des points sur lesquels on s’est entendus.>> Refusant de s'avancer autant et de spéculer sur la fin prochaine de la grève, la partie patronale admet aussi que les négociations vont bon train.«Les négociations de la fin de semaine ont été très intenses, mais on commence tout juste semaine à aborder les questions syndicales.Impossible, dans ces conditions, de spéculer sur la durée [de la grève]», raconte Marc Sévigny, porte-parole de Radio-Canada.Ce ne sont cependant pas sur les questions salariales que le bât blesse, dans la présente négociation, mais bien sur la sous-traitance.Or, tout indique que les deux parties se seraient entendues sur cette délicate question.La colère des uns, La Fureur des autres La grogne était cependant à son comble, hier matin, quand 150 à 200 grévistes ont tenté d’empêcher deux camions contenant les décors de La Fureur de quitter le sta- tionnement de Radio-Canada.Des syndiqués ont suivi les camions, mais aucun acte de violence n'a cependant été observé et aucun syndiqué n’a été arrêté.Le syndicat ignorait toujours hier où et quand sera enregistré Ïm Fureur.Michel Bérubé, président du STARF, digérait mal la décision des Productions Guy Cloutier d’embaucher ses propres techniciens alors quelle fait habituellement appel à ceux de Radio-Canada.«C'est légal, mais c’est cheap», de lancer M.Bérubé.De fait, la société d’Etat relève du fédéral et n’est donc pas assujettie aux lois anti-briseurs de grève, qui ne sont en vigueur qu’au Québec.«On a été bon joueur, on a déjà passé deux rediffusions», explique Léna Sauvageau, directrice du département de télévision des Productions Guy Cloutier.En tant que producteur, j’avais maintenant une décision à prendre, et je l’ai prise.Dans un premier temps, il nous fallait nous assurer de reprendre nos déco/s et de leur faire faire un beau dodo, à l’extérieur de Radio-Canada.Dans un second temps, nous sommes en train de mettre la dernière main aux détails de l’enregistrement de l'émission.» Mme Sauvageau explique avoir sous sa responsabilité des pigistes «qui veulent travailler et qui n’ont pas de paie depuis le 17décembre.Si on n’enregistre pas, des emplois seront en péril et La Fureur aussi.» Plus encore, Mme Sauvageau soutient «recevoir des appels anonymes de techniciens qui travaillent habituellement à La Fureur et qui préféreraient revenir faire l’émission».L’initiative des Productions Guy Cloutier risque-t-elle d’être imitée par d’autres producteurs privés?Radio-Canada soutient que non.«Seul L’Ecuyer se trouve dans la même situation que Fureur.Puisque nous ne sommes plus en mesure d'honorer notre partie du contrat, les producteurs de L’Écuyer pourraient donc aussi faire appel à des techniciens de l'extérieur, explique Marc Sévigny, porte-parole de la société d’Etat.Autrement, les épisodes d'autres émissions sont déjà enregistrés et la question ne se pose donc pas.» Les Productions Michel Gauthier, qui signent L'Écuyer, se contenteront, elles, d’une reprise, cette semaine encore.Terrorisme Le Congrès américain s’en prend aux mesures canadiennes Étude du plan stratégique en commission parlementaire Hydro-Québec vise la «stabilité» des tarifs jusqu’en 2004 MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Hydro-Québec dégèlera ses tarifs dans deux ans et prétend pouvoir en préserver la «stabilité» jusqu'en 2004, indique le plan stratégique de la société d’Etat dont l’examen en commission parlementaire débutera à Québec, aujourd'hui.L'avenir semble tout à fait rose pour la société d’Etat qui projette un bénéfice net de 1,6 milliard de dollars dans quatre ans, soit presque le double des 925 millions obtenus durant l’année 1999.Hydro-Québec prévoit également verser au gouvernement des dividendes totalisant trois milliards entre 2000 et 2004.Le document que défendront les dirigeants d'Hy-dro-Québec devant les parlementaires précise que la progression prévue des profits de la société «est principalement attribuable à la croissance des ventes au Québec».Or, Hydro-Québec ne prévoit pas d’augmentation spectaculaire de la consommation au cours des années à venir.Au contraire.Compte tenu d’une faible croissance démographique, du rythme modéré de l’augmentation de la consommation industrielle et de l’efficacité dans l’usage de l'électricité, Hydro-Québec prévoit une augmentation annuelle moyenne de la demande d'électricité de 1,4 % au Québec, soit deux fois moins que durant les 15 dernières années.Croissance des marchés Hydro-Québec estime pouvoir améliorer sa rentabilité grâce surtout à la croissance de ses marchés et à la réduction de ses charges financières.Forte de sa présence sur le marché continental, la société d’Etat prévoit augmenter ses ventes d’électricité de 146,6 milliards à 164,1 milüards de kilowattheures, soit une hausse de 12 % d’ici à 2004.Hydro-Québec se dit donc capable de maintenir jusqu’en 2002 le gel des tarifs décrété en 1998, mais utilise les termes «stabilité des tarifs» dans ses prévisions à plus long terme.Elle dit vouloir garantir à ses clients un «gain réel de 10% par rapport à l'évolution de l'indice des prix à la consommation».«Im stabilité tarifaire signifie également qu'Hydro-Québec ne proposera aucune mesure à la Régie de l’énergie visant à modifier'la situation d’interfinancement qui profite largement à la clientèle résidentielle sans affecter toutefois la grande clientèle industrielle.» Hydro-Québec devra toutefois préciser ses intentions.«On a des comptes à demander à Hydro-Québec sur les choix faits dans ce plan stratégique qui confirme le virage commercial de la société d'Etat.Est-ce que les Québécois ont effectivement droit aux tarifs les plus bas en ce moment?Plusieurs experts en doutent», commente la critique libérale en matière de ressources naturelles, Nathalie Normandeau.Elle rappelle qu'Hydro-Québec est née d’un contrat social voulu par les Québécois en 1962 et compte bien le rappeler à ses dirigeants.La commission parlementaire étudiera ce dossier aujourd’hui et mercredi.La société projette un bénéfice net de 1,6 milliard de dollars dans quatre ans LES GRANDS PRIX QUÉBÉCOIS DE LA QUALITÉ Edition 2000 APPEL PUBLIC DE CANDIDATURES Les Grands Prix québécois de la qualité constituent la plus haute distinction remise par le premier ministre du Québec aux entreprises privées et organismes publics les plus performants.Objectifs Les Grands Prix québécois de la qualité visent à reconnaître publiquement les entreprises privées et organismes publics du Québec qui ont réussi à appliquer les principes de la qualité totale à tous les aspects de leurs activités et qui ont obtenu des résultats remarquables.Critères d'admissibilité Toute organisation, qu'elle soit manufacturière, de services, commerciale, publique ou privée, à but lucratif ou non, et qui a un établissement au Québec, est admissible à un des Grands Prix.La seule exigence est que les principales décisions, concernant la gestion de la qualité ou l'application de la stratégie émanant du siège social, résultent directement de l'organisation (unité de production ou de services autonomes).ROBERT RUSSO PRESSE CANADIENNE Washington — Un des experts entendus par un comité du Congrès américain qui examine la façon dont le Canada traite le problème des terroristes aux frontières craint que le processus ne dégénère en une séance de dénigrement anti-Canada.Le sous-comité de l'immigration de la Chambre des Représentants, contrôlé par les Républicains, se penchera sur le renforcement des mesures de sécurité le long de la frontière canado-américaine, dans la foulée de l’arrestation d’Ahmed Ressam, contre qui pèsent cinq accusations relatives à la fabrication de bombes.Ressam avait été arrêté après avoir tenté d’entrer aux États-Unis, le mois dernier.Le sous-comité est dirigé par I.a-mar Smith, un membre du Congrès ui estime que les politiques cana-iennes d’immigration sont beaucoup trop libérales, et représentent un danger pour les États-Unis.Chris Sands, un expert sur le Canada, attaché au Centre d’études stratégiques et internationales, que les Ré- publicains ont demandé à entendre à l’audience, s’est dit préoccupé par le sens des questions du sous-comité.Traiter les Canadiens de tous )es noms ne servira à rien, déclare-t-il.Ériger un nouveau mur de Berlin non plus.M.Sands, qui est favorable à l'adoption de mesures de contrôle plus strictes sur l’entrée de Canadiens aux États-Unis, appellera les deux pays à nommer des représentants au sein d’une commission binationale, qui élaboreraient un rapide rapport sur l'amélioration de la sécurité à la frontière.Toute solution proposée par Washington serait perçue comnje influencée par la politique — les États-Unis sont en pleine année électorale, souligne-t-il.«Grave et immédiate» M.Smith, un Républicain du Texas, veut que la population améri-caine soit informée de la menace terroriste qui plane selon lui à la frontière canado-américaine.«La menace de terrorisme (à la frontière] est grave et immédiate», a déclaré le porte-parole de M.Smith.Allen Kay.Le Représentant, a-t-il ajouté, croit que le Canada a adopté une atti- tude plus libérale en matière d’immigration et d’autres politiques, et il en a le droit.Il croit aussi que les Américains sont de plus en plus préoccupés par leur sécurité, et ils ont le droit d'être protégés.M.Smith souhaiterait qu’un jour, tous les Canadiens entrant aux Etats-Unis doivent remplir des questionnaires détaillés d’information personnelle.La loi imposant ces mesures, ap- pelée section 110, a déjà été adoptée.Une étude laisse croire que ce processus pourrait entraîner des files d’attente aux postes frontière susceptibles de retarder l’entrée aux États-Unis de plusieurs heures.La loi est censée entrer en vigueur dans un an, mais elle n’est encore assortie d'aucun financement et plusieurs Etats du nord se sont engagés à l’abolir.^ Tiuu L> \ français 1 Lps Edition* GUÉRIN 1514) 142-3411 En vente dans toutes les librairies Mise en candidature Les entreprises privées et les organismes publics intéressés à poser leur candidature peuvent obtenir les documents de mise en candidature auprès du Mouvement québécois de la qualité ou du ministère de l'Industrie et du Commerce ainsi que sur les sites web suivants : www.mic.gouv.qc.ca ou www.qualite.qc.ca.Période d'inscription Les organisations intéressées à poser leur candidature aux Grands Prix québécois de la qualité édition 2000 ont jusqu'au 10 mai inclusivement pour nous faire parvenir leur dossier complet.Renseignements : Madame Isabelle Tremblay Mouvement québécois île lu qualité 455, rue Saint-Antoine Ouest Bureau 404 Montréal (Québec) H2Z 1J1 Téléphone : (514) 874-9933/ poste 223 Télécopieur : (514) 866-4600 Monsieur Jacques La Rue Direction de la gestion d'entreprises Ministère de l'Industrie et du Commerce 380, me Saint-Antoine Ouest 5'étage Montréal (Québec) H2Y 3X7 Téléphone: (514) 499-6531 Télécopieur : (514) 873-9912 MOUVEMENT QUEBECOIS DE LA QUALITE Québec »m Industrie et Commeixe L K I) K V IM It .I.K M A RDI > "t .1 \ \ V I K R 2 0 II (I le devoir POLITIQUE Un million de dollars Le Bloc québécois se frotte à Conrad Black Le parti poursuivra le National Post pour un article alléguant un détournement de fonds HELENE BUZZ ETTI ' DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Bloc québécois mettra ses menaces à exécution et déposera une poursuite d’un million de dollars d’ici vendredi contre le quotidien torontois The National Post pour avoir refusé de se rétracter au sujet d’un article allé-guant que le parti aurait détourné des fonds publics à des fins partisanes.Joint en fin de journée, hier, le rédacteur en chef adjoint du National Post, Martin Newland, n’a pas voulu faire de commentaires sur la poursuite.L’avocat du Bloc québécois, François Shanks, a fait parvenir aux avocats du quotidien une lettre dans laquelle il indique que son client avait «l’intention de démontrer au tribunal tous les motifs d'ordre intentionnel et malicieux qui ont pu sous-tendre à la publication de cet article quelques jours avant la tenue de son congrès national qui aura lieu à la fin de la présente semaine, ce qui expliquerait en partie l’absence de vérification diligente en vue d’obtenir l’information exhaustive nécessaire avant la publication d’un tel reportage».la poursuite sera déposée, écrit-on, «au plus tard le vendredi 28 janvier», le temps de rédiger la poursuite et les déclarations sous serment.Le Bloc songe également à entamer des procédure pour faire «sanctionner par voie disciplinaire le manque de professionnalisme» des deux journalistes du National Post, Joël-Denis Bellavance et Andrew McIntosh.Le Bloc québécois avait demandé une rétractation du quotidien et de ses deux journalistes dés vendredi alors que le quotidien publiait en manchette, sur six colonnes, que le Bloc québécois aurait détourné des fonds, puisés à même le budget de recherche alloué par la Chambre des communes à tous les partis politiques, vers une petite firme de sondage de Laval.Polystat, qui, au lieu de mener lesdits sondages, payait des employés du parti.L’article rappelait qu’en 1996, date des événements allégués, le Bloc québécois n'avait pas atteint ses objectifs de financement, fixés à un million.Le National Post se basait notamment sur des informations fournies par André Néron, anciennement chef Le parti d’opposition refuse de rendre publies les sondages dont il dit qu’ils ont bel et bien été effectués de cabinet de Michel Gauthier alors chef du Bloc québécois.qui a déclaré s’étre fait rembourser par la firme Polystat des dépenses effectuées pour le Bloc québécois et totalisant 1800 $.Le National Post indiquait qu’il avait été impossible de consulter les sondages commandés à Polystat et pour lesquels le Bloc aurait demandé remboursement à la Chambre des communes de 28 340 $.Documents lu' Bloc prétend que la firme de sondage Polystat a bel et bien effectué deux sondages, entre juillet et novembre 1996.En conférence de presse vendredi, les représentants du Bloc avaient même désigné une montagne de documents écrits censés prouver l’existence de ces sondages.Encore hier toutefois, le Bloc refusait de les rendre publics.Le porte-parole du chef du Bloc québécois, Louis Aucoin, a expliqué que les sondages internes contenaient une part de la stratégie de son parti et qu’il ne voulait pas «révéler [sirs stratégies chaque fois que quelqu’un accumule des faits et se questionne».Forcé de reconnaître que les sondages deviendront publics malgré tout si la poursuite au civil est déposée à la Cour supérieure du Québec, M.Aucoin a indiqué que «même si je sors [les sondages] tout de suite, le Post a quand même commis une faute grave, et c’est une faute qui mérite réparation».La députée de Saint-Bruno/Saint-Hubert.Pierrette Venne, citée par le National Post comme étant une de celles qui n’avait jamais entendu parler de sondages effectués par Polystat, croit au contraire que le Bloc devrait rendre public au plus vite les fameux sondages.«Si on veut rendre service à tout le monde, il faudrait peut-être sortir ces documents tout de suite avant même qu ’un procès ne soit intenté.Si on veut intenter un procès, il faut savoir que ça coûte très cher.On n a déjà pas trop de sous, je ne suis pas sûre que c'est une bonne idée.[.] Ça ne nous fait pas une bonne publicité, c'est évident.» Le quotidien torontois devrait dévoiler d’autres informations sur le financement du Bloc québécois au cours des prochains jours.Commission parlementaire sur le projet de loi 99 Les libéraux ne déposeront pas de mémoire Alliance Québec, la SSJB de Montréal, le Mouvement national des Québécois et le Mouvement souverainiste du Québec le feront ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le Parti libéral du Québec ne présentera pas de mémoire à la commission parlementaire sur le projet de loi 99 qui s’ouvre le 8 février prochain.Au bureau du chef de l’opposition officielle Jean Charest, on indique que le PLQ a décidé de ne pas présenter de mémoire même si le caucus des députés du PLQ a accepté, la semaine dernière, de participer à la corpmission parlementaire.A une semaine de l’échéance poulie dépôt des mémoires, le secrétariat des commissions parlementaires n’avait reçu qu’un seul mémoire, celui d’un simple citoyen, sur le projet de loi 99 traitant de l’exercice de droits fondamentaux du peuple québécois.En revanche, des organismes comme Alliance Quebec, la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, le Mouvement national des Québécois et le Mouvement souverainiste du Québec ont tous indiqué qu’ils présenteraient leur mémoire sous peu.«J’ai participé à beaucoup de commissions parlementaires et c’est toujours comme ça, à la dernière minute», a dit le président du Mouvement souverainiste du Québec, Gilles Rhéaume.«Beaucoup de gens travaillent à leur mémoire.Il y a même un mouvement internautique qui se met en branle.» En fait, du côté des groupes souve- rainistes, c’est le Mouvement national de libération du Québec (MNLQ) de Raymond Villeneuve qui coiffera tout le monde au poteau.Le MNLQ a envoyé, hier, son mémoire par la poste au secrétariat des commissions, mémoire qui porte l’entête U MNLQ désire dénoncer la logique de guerre du gouvernement néocolonial canadien qui s'exprime parson projet de loi C-20, dernier élément de son plan B.Pour sa part, le président des Citoyens de la nation (CDN), Me Guy Bertrand, a indiqué que son regroupement fédéraliste n’avait pas encore pris de décision quant à l’opportunité de soumettre un mémoire à la commission parlementaire et d’y participer.Me Bertrand a signalé qu’il estime préférable de s’adresser aux tribu-naux pour contester la loi sur les droits fondamentaux du peuple du Québec une fois qu’elle sera adoptée.Le président d’Alliance Québec, Bill Johnson, a terminé, hier, la rédaction d’une première version du mémoire que présentera son organisme.Le document sera soumis aujourd’hui au comité exécutif d’Alliance Québec et à son conseil samedi.Pour M.Johnson, le projet de loi 99 propose la démocratie plébiscitaire.«Napoléon 1er, Napoléon III et Hitler ont utilisé des référendums comme ça pour renverser des constitutions et créer un nouvel ordre», a-t-il dit.Selon sa lecture, le projet de loi 99, en énonçant que le peuple du Québec peut seul décider de son ave- nir, met la constitution de côté.M.Johnson a rappelé que le Québec est une démocratie libérale au sein de laquelle les minorités sont protégées de la tyrannie de la majorité par des garanties constitutionnelles.«L’Histoire nous enseigne que les démocraties matures n’utilisent pas ce processus» plébiscitaire, a soutenu M.Johnson.Offensive internationale fi En plus de participer à la commission parlementaire, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal poursuivra son offensive internationale contre le projet de loi fédéral sur la clarté avec une annonce d’une demi-page dans l’édition du 1" février du Monde diplomatique.Coiffée du titre «Le double jeu du Canada», la publicité de la SSJBM reprendra les grandes lignes des annonces publiées à la mi-décembre dans Le Devoir.puis dans le New York Times, a indiqué, hier, le responsable des communie» fions de l’organisme, Robin Philpot.La SSJBM dépensera 12 000 $ pour l’annonce dans Le Monde diplomatique tandis que l’organisme, qui s’était ligué avec les centrales syndicales CEQ, CSN et FTQ, l’Union des écrivaines et écrivains québécois et le Mouvement national des Québécoises et des Qué bécois, avait déboursé 80 000 $ US pour la pleine page dans le New York Times.reprise toutefois par trois fois.«Notre objectif, c’est de déprovincialiser ce débat», a dit M.Philpot.Les conservateurs se serrent les coudes à la suite d’un long caucus TOUS LES JOURS JUSQU’AU SAMEDI 29 JANVIER Le Devoir vous présente une série d'èhtrevues réalisées par ]ean Dion avec les témoins de l'actualité qu'ont été les anciens directeurs du journal.REUTERS Question de prouver qu’elle avait enterré la hache de guerre pour de bon, Elsie Wayne adjointe parlementaire de Joe Clark, a déposé un baiser sur la joue de son chef lors de la pauise du midi du caucus.[eau-Louis ROY à lire le mercredi 26 janvier Michel ROY, Partez du bon pied.Claude RYAN Émission 12 5,00 % 5,50 % 6,00% 7 7 I ahiitin C MImm "rint 3 Gérard FILION Benoît LAI JZIERE Lise BISSON NETTE NOUVELLES OBLICiATlONS D’EPARGNE DU CANADA 1 800 575-5151 ou www.oec.gc.ca ALEXANDRE SIROIS j PRESSE CANADIENNE « Ottawa — Les élus du Parti conservateur semblent .s’être entendus pour mettre de côté les dissensions et faire preuve de solidarité à l’occasion d’un caucus de trois jours qui se déroule depuis hier dans la capitale fédérale.A commencer par le chef des conservateurs, Joe Clark, qui a mis fin aux spéculations voulant que son adjointe parlementaire, Elsie Way^ ne, aurait été délogée de son poste de numéro deux au sein du parti.Mme Wayne, une députée du Nouveau-Brunswick qui est en faveur du projet de loi libéral visant à encadrer un référendum québécois, s’est publiquement opposée à son chef sur la question.Elle avait même invité le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a présenter son projet de loi «sur la clarté» aux conservateurs, sans avoir sollicité l’avis de son chef.Le geste a bien sûr provoqué la colère de certains députés.Le député québécois André Bai chand, notamment, avait affirmé d’emblée, hier matin, que la question de maintenir ou non Mme Wayne à son poste de chef adjointe du parti était «à discuter».Lorsqu’on lui a demandé s’il allait offrir son appui à Mme Wayne, il a simplement indiqué qu'il était «prêt à écouter tous les avis».Mais, quelques heures plus tard,-M.Clark a déclaré qu’il n’avait jamais songé à démettre Mme Wayne de ses fonctions.«Ce n’était pas une question.Elle avait un poste avant et elle a le même poste aujourd'hui», a-t-il lancé aux journalistes, ajoutante «Pour moi ça n’a jamais été une controverse.» •l Un baiser De son côté, question de prouver quelle avait enterré la hache de guerre pour de bon, Mme Wayne a déposé un baiser sur la joue de M.Clark lors de la pause de midi du caucus.Par ailleurs, hier, les membres du parti ont voulu tempérer l’impact du départ du conservateur Charlie Power.Le député terre-neuvien a an noncé vendredi dernier qu’il renonçait à son siège à la Chambre des communes.«Ça ne me dérange pas du tout, a affirmé hier M.Bachandj invité à commenter la décision de son collègue./e m'y attendais un peU, mais je ne savais pas quand [cela allait se produire).* M.Bachand a précisé que M.P»-wer était parti «pour des raisons personnelles».C’est effectivement ce qui a été invoqué par le principal intéressé vendredi.Sauf qu’il a ajouté que le refus de son chef d’appuyer le projet de loi libéral «sur la clarté* avait aussi joué lorsqu’il avait décidé de se retirer. I.K I) K V OIK.L E M A K I) I 2 S .1 A X V O O ( MER 2 ?LE DEVOIR *—- A LE MONDE Un processus de paix menacé PETER MORGAN REUTERS te président Laurent Kabila attend patiemment son tour pour prendre la parole à la session du Conseil de sécurité portant sur la guerre civile en République démocratique du Congo.L’ONU est appelée : à l’aide en RDC Les dirigeants africains demandent à Vorganisme d'assumer ses responsabilités MICHEL LECLERCQ AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Tous les dirigeants des pays impliques dans le conflit en République démocratique du Congo se sont réunis hier à New York pour relancer un processus de paix ménagé par la poursuite des combats.A l'ouverture de cinq jours de réunions du Conseil de sécurité, le se crétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a appelé les belligérants à démontrer leur volonté politique de faire la paix.Mais les dirigeants africains ont demandé au Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de déployer sans attendre une force de maintien de la part.«Ce Conseil a observé la situation au Congo de loin pendant trop longtemps H doit maintenant aller au Congo et essayer de maintenir la paix», a dit le président du Zimbabwe, Robert Mugabe.«Le message est: des casques bleus maintenant», a-t-il ajouté.Le président congolais lüurent-Dési-ré Kabila, qui venait pour la première fois aux Etats-Unis depuis son arrivée au pouvoir en mai 1997, a demandé de son côté au Conseil de mettre fin à «l'occupation» de l’est de son pays par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.la RDC attend «que vous puissiez obtenir, au cours de cette session spéciale, la fin de l’occupation dune partie de notre territoire natio)uil par les armées du Ruanda.de l’Ouganda et du Burundi», a dit M.Kabila aux membres du Conseil.Le président rwandais, Pasteur Bizi-mtmgu, a répondu que son pays «n durait rien à faire en RDC si on répondait au problème de notre sécurité et de notre survie comme natiqn».Ije secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a présidé ce quelle a Qualifié de «réunion historique» du Conseil de sécurité à laquelle ont pris part les chefs d'Etat de Zambie, du Mozambique, de RDCongo.d’Angola, du Zimbabwe, d’Ouganda et du Rwanda, le ministre namibien des Affaires étrangères et une dizaine d’autres ministres.Tous les belligérants ont signé en juillet et août dernier un accord de paix à Lusaka, mais s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.Le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila est soutenu militairement par le Zimbabwe, la Namibie et l’Angola, alors que la rébellion lancée en août 1998 est appuyée par le Rwanda et l'Ouganda.«Si la paix doit s'enraciner, si l'engagement international doit être maintenu, les belligérants font face à un défi primordial: ils doivent démontrer la volonté politique d'appliquer l’accord (de Lusaka) entièrement et sans délai», a dit M.Annan en ouvrant ce mini-sommet sur la RDC.«Tout le reste découle de cette exigence essentielle», a-t-il ajouté.Kofi Annan a prévenu que l’engagement de l’ONU de déployer 500 observateurs militaires, appuyés par une force de 5000 hommes, dépendait du respect de l’accord de Lusaka.Mais les dirigeants africains, belligérants comme médiateurs, ont tous réclamé une aide décisive de la communauté internationale.«La communauté internationale ne doit pas attendre l'établissement d'un ces-sez-lcfieu absolu en RDC pour jouer un rôle significatif dans le processus de paix, ou rester les bras croisés en assistant à l'effondrement du processus», a déclaré le président du Mozambique, Joaquim Chissano, qui joue un important rôle de médiation.Ic président ougandais, Yoweri Museveni, a reconnu que l’opération de maintien de la paix devra être importante et coûteuse.«Mais le coût de Tin-action, comme on Ta ne au Ruanda, serait trop abominable, trop coûtera et moralement répugnant», a-t-il dit.Mme Albright a toutefois souligné que «pour réussir, toute mission de ce genre doit être fondée sur les engagements des signataires de Uesaka sur les questions clé de l'accès, de la sécurité et de la coopération».Les Etats-Unis travailleront à la mise au point rapide d’une résolution autorisant le déploiement d’observateurs militaires, «si nos efforts de cette semaine aboutissent [.) à mettre en œuvre Tac-cord de paix», a-t-elle prévenu.Le président soudanais renvoie le gouvernement ASSOCIATED PRESS Khartoum — Le président soudanais Omar el-Bechir a renvoyé Ihier les membres de son gouvernement, l'ensemble des gouverneurs et ses hauts conseillers, a rapporté la télévision soudanaise.Un nouveau gouvernement devrait être annoncé prochainement, selon la télévision.Ce renvoi constitue une nouvelle étape dans la lutte opposant le président soudanais à l’idéologue du parti au pouvoir et chef spirituel islamiste, Hassan aLTourabi.Omar el-Bechir avait décrété l’état d’urgence et dissous le Parlement le 12 décembre, privant Hassan al-Tou-rabi de sa fonction de président du Parlement et l'accusant de tenter de saper sa présidence.Le renvoi du gouvernement intervient au lendemain de la décision prise par le parti du Congrès National au pouvoir de mettre en place une commission dirigée par Omar el-Bechir, et de l’autoriser à nommer un nouveau cabinet.U' chef d’Etat soudanais se retrouve ainsi aujourd’hui en position de désigner des loyalistes au Sein du nouveau gouvernement, et d’isoler un peu plus Hassan al-Tourabi.Les caisses noires de la CDU K N n R E F Des chiffres des experts mais toujours pas de noms AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Le cabinet d’expertise comptable Ernst and Young, consulté par l’Union chrétienne-démocrate (CDU), a chiffré pour la première fois avec précision les fonds occultes venus gonfler les caisses du parti mais n’a pu apporter la moindre précision sur leur origine.S’appuyant sur des entretiens particuliers menés avec l’ex-chancelier et président de la CDU Helmut Kohl, l’ex-trésorier Walter Leisler Kiep et l’ancien expert-comptable Horst Weyrauch, Ernst and Young a rescensé plus de 6 millions de dollars environ d'origine indéterminée ayant atterri dans les comptes de la CDU entre 1989 et 1998.Le scandale de la CDU se présente désormais aux yeux des responsables du parti comme une énigme dont Helmut Kohl détiendrait la clé.La direction du parti affirme en effet ne pas pouvoir déterminer la provenance de ces fonds qui ont mystérieusement atterri dans ses caisses entre 1989 et 1998.à moins que ceux qui ont sollicité ces «dons», dont l’ancien chancelier, ne sortent de leur silence.Pour la période 1993-1998, les experts-comptables n’ont pu expliquer la provenance de 2,1 millions de marks dans les comptes, somme qui vient s’ajouter à quelque 10 millions de marks d'origine inconnue pour la période 1989-92, a détaillé le trésorier de la CDU.Matthias Wissmann.au cours d'une conférence de presse.Le rapport d’audit ne fait cependant la lumière «ni sur l’origine ni sur la forme des dons en liquide, parfois même pas non plus sur leurs récipiendaires [.] ni sur les noms des donateurs», a reconnu le président du parti.Wolfgang Schauble.Ernst and Young a tout de même pu conclure, sur la foi des déclarations de M.Weyrauch, qu’il n’y avait «pas d'autre compte connu» que ceux cités dans le rapport.L'une des accusations les plus graves concerne le financement de la campagne d’Helmut Kohl par Elf Aquitaine à la demande de François Mitterrand, line possible ramification française révélée ce week-end par une enquête des chaînes de télévision ARD et France-2 démentie par le porte-parole d'Helmut Kohl.A en croire ART), des sommes importantes auraient ainsi été transférés aux chrétiens-démocrates, dans le cadre de provisions, versées par Elf lors de l'achat en 1992 de la raffinerie de pétrole est-allemande de Leuna.Toutefois, selon des sources judiciaires françaises, en l'état actuel du dossier Elf instruit en France par les juges françaises Eva Joly et Laurence Vichnievsky, aucune connexion n’existe avec le financement présumé occulte de la CDU par le groupe pétrolier français.«Inacceptable» Tout en qualifiant A'«inacceptable» le système institué par son prédécesseur à la tète de la CDU et en promettant que «rien de semblable ne se reproduira plus», Wolfgang Schauble n’a évoqué aucune poursuite judiciaire contre Helmut Kohl.Cette possibilité avait pourtant ete envisagée pour tenter de contraindre l'ancien chancelier à reveler les noms des donateurs, qu’il continue à taire en invoquant le principe de la parole donnée.Mais hier, des responsables du parti ont indiqué que la CDLI ne souhaitait pas envenimer la situation.L' parti étudie en revanche «toutes les possibilités juridiques contre Hoist Weyrauch et son cabinet, afin d'avoir accès à toutes les données existantes» sur le système de financement illegal, a dit M.Schauble.M.Weyrauch fait déjà l’objet d’informations judiciaires des parquets de Bonn et Wiesbaden.M.Schauble a ensuite évoqué les conséquences politiques que l’affaire risquait d'avoir pour la CDU, à commencer par un scrutin régional au Schleswig-Holstein le 27 février, et a affirmé que le parti allait tenter de regagner la confiance de ses électeurs en expliquant l’affaire au cours d'une série de reunions dans les différentes régions du pays.In CDU va aussi lancer une campagne pour rétablir son image, sous le thème «Notre pays a besoin d'une CDU forte».qui rappellera ses succès pendant les 50 ans de la République fédérale d'Allemagne.«Si la CDU n’était plus en mesure d’assumer son rôle de grand parti populaire du centre, tout le pays en subirait les conséquences», a averti M.Schaeuble.«Notre système de partis perdra de sa stabilité», avait pour sa part estimé plus tôt le député chrétien-démocrate (CDU) Norbert Blüm, après avoir dénoncé le «délitement» de la CDU sous le poids de révélations quasi-quotidiennes.Lt veille, M.Blüm, l'un des plus fidèles compagnons d'Helmut Kohl dont il a été de tous les gouvernements pendant 16 ans, avait jugé que l’ex-chancelier avait «détruit la conscience de soi de la CDU, qui est touchée au plus profond d'elle-même».RHINHARD KRAUSE REUTERS Wolfgang Schauble Les grands-mères d’Elian à Miami (AFP) — Les grands-mères du petit Lilian Gonzalez sont arrivées hier après-midi à Miami pour rencontrer : leur petit-fils, ainsi que les proches ; qui l’ont recueilli fin novembre après ‘ son naufrage et s'opposent à son retour à Cuba.les deux femmes, Ra-quel Rodriguez, grand-mère maternelle d'Elian, et Mariela Quintana, arrivées de New York, étaient accompagnées d’une délégation du Conseil national des Eglises (NCC) qui organise leur séjour aux Etats-Unis.«Maintenant, elles ont la possiblité de voir de leurs propres yeux comme Elian est bien ici», a déclaré à la presse l’avocat des proches d'Elian à Miami.Spencer Eig, à leur arrivée.Croatie: Second tour ; (AFP) — les deux candidats de la nouvelle majorité parlementaire de centre gauche à l'élection présidentielle en Croatie s’affronteront au second tour, ont annoncé hierr leurs entourages.Le centriste Stipe' Mesie, favori des sondages, était en tète, hier, avec 43,64 % des voix après décompte des résultats de près d'un tiers des • bureaux de vote, a-t-on indiqué à son quartier général électoral.M.Mesic devance selon son état-major le liberal Drazen Budisa, 29,79 %, et Mate Granic, candidat de la Communauté démocratique croate (HDZ), 17,81 %.i e La Russie en tête (AP) — La Russie, l'Italie et la France forment le triste trio de tète des pays à l’encontre desquels la Cour européenne des droits de l'homme a été le plus souvent saisie l’an dernier.Sur les 8396 plaintes reçues par la Cour, installée à Strasbourg, 972 visaient la Russie, premier pays d'entre tous par le nombre de requêtes enregistrées.L'Italie arrive en deuxième position, avec 881 requêtes, suivie de la France (868), de la Pologne (691) et de la Turquie (655).La Cour européenne des droits de l'homme a été créée en .1959 pour étudier les requêtes de citoyens.qui estiment que la justice de leur pays a porté atteinte à leurs droits conformément à la Convention européenne des droits de l’homme, ; signée par l'ensemble des pays du Conseil de l’Europe.Les Indiens entendent poursuivre leur lutte f ”*¦ L’Equateur devant la pire crise économique de son histoire AGENCE FRANCE-PRESSE Quito — Deux jours après le coup d’Etat, le nouveau président équatorien.Gustavo Noboa, vient de connaître un premier succès hier avec la bonne tenue de la monnaie, mais, à l’image d’un volcan entré en éruption, les Indiens de ce pays viennent de sortir de cinq siècles de sommeil.et se préparaient hier à poursuivre leur lutte.Le principal défi du nouveau président consistera à résoudre la «pire crise économique de l’histoire» pour résorber la misère du pays.La remise en ordre d'une économie en pleine déliquescence, avec un effondrement du pouvoir d’achat depuis un an, figure en tète de l’agenda du nouveau président dans un pays au bord de la faillite financière.L’Equateur a connu en 1999 une Croissance négative de 7 %, une inflation de 60,7 % et une appréciation du dollar par rapport au sucre de 197 %.Pour apurer sa dette extérieure, de 13,6 milliards de dollars, l’Equateur a fait appel au FMI en 1999, mais l’accord pour un prêt de 1,25 milliard de dollars n'a toujours pas été ratifié.Lé renversement du démocrate-chrétien Jamil Mahuad, un homme indécis sans aucun charisme, a puisé sa principale cause dans son échec à trouver le moindre remède à un marasme qui touche les plus pauvres, notamment les 3,5 millions d'indiens.L'ur révolte de vendredi dernier, avec l’occupation du Congrès, a abouti dans une succession de convulsions au départ de M.Mahuad, l’une de leurs exigences.leur départ de Quito samedi, vers leurs provinces d’origine n’a été décidé que pour «définir une nouvelle stratégie, car le soulèvement continue», a déclaré au quotidien Hoy d’hier Antonio Vargas, président de la Confédération des nations indigènes d’Equateur (CONAIE).Antonio Vargas, le leader indien à l’origine de l'occupation du Parlement, vendredi, a déjà lancé une elai-rç mise en garde au nouveau chef de l’Etat: «Sans changements dans le pays, il se produira une explosion sociale imprévisible», a-t-il ajouté dans cet entretien, avant d’adresser une menace voilée au pouvoir «Notre base est vigilante» et une éventuelle arrestation des leaders indiens «ne ferait que jeter de Thuile sur le feu».Les Indiens ont obtenu le départ du président Mahuad, mais M.Vargas se retrouve lundi les mains vides, sans aucune fonction officielle, ni satisfaction des autres exigences indiennes: la dissolution des trois pouvoirs, la constitution d’un gouvernement d’union nationale, et l’abandon de la dollarisation décidée par M.Mahuad le 9 janvier.M.Noboa a déjà décidé de la maintenir.5,1 millions de personnes vivent dans la pauvreté en Equateur, selon la Banque mondiale.Le salaire minimum mensuel, de 46 dollars, est l'un des plus bas du monde.Lt flamme continue de couver sous la cendre, dans un pays agité par une série d’éruptions volcaniques depuis octobre dernier, avec le retour en activité des monts Tun-gurahua et Guagua Pichincha, qui culminent à quelque 5000 mètres d’altitude.«Dans notre mythologie, une éruption de ces lieux de culte constitue un appel de la nature a de profonds changements, y compris politiques et sociaux», a déclaré l’un de ces militants indiens, Vicente Chato.«La terre pousse un soupir de vie tous les 500 ans», a-t-il ajouté, dans une allusion à la conquête espagnole de l’Amérique latine en 1492.L'nouveau chef de l’Etat va devoir s’atteler parallèlement à une autre tâche de poids: la lutte contre la corruption, une plaie stigmatisée sans relâche par les leaders indiens.A ce sujet, M.Noboa a dénoncé dès samedi, avant de signer le décret de sa prise de fonctions, «un germe de décomposition mortel qui a planté ses racines jusque dans les moindres recoins de la société équatorienne».Il a également annoncé son intention de metre fin à «la dilapidation des fonds publics».Ultimes recours contre Pinochet AGENCE FRANCE-PRESSE Le gouvernement belge introduira ce matin un recours devant la Haute Cour de Londres en vue de faire procéder à une contre-expertise médicale de l’ex-dictateur chilien Pinochet.a annoncé hier un membre du cabinet du ministre belge des Affaires étrangères.Louis Michel.La Belgique est l'un des quatre Etats (avec l’Espagne, la France et la Suisse) à avoir introduit une demande d’extradition de l'ancien dictateur chilien.Son recours devant la Haute Cour de Londres vise à empêcher Au-gusto Pinochet de retourner au Chili si le ministre britannique de l'Intérieur Jack Straw décidait de le libérer en raison de son état de santé.De leur côté, les organisations de défense des Droits de l’homme ont joué hier leur dernière carte en décidant de lancer un recours judiciaire contre une libération prochaine d'Au-gusto Pinochet, sans garantie aucune pourtant quant au succès de cette démarche.Amnesty International et cinq autres organisations.Human Rights Watch, le Medical Foundation for the Care ofVictims of Torture in Chile, le Redress Trust, Association of Relatives of the Disappeared et Justicia, ont annoncé qu’elles déposaient un recours contre la procédure utilisée par le ministre britannique de l'Intérieur Jack Straw pour déterminer la condition mentale et physique de l’ancien dictateur.Ce recours devait être déposé formellement ce matin, a indiqué Amnesty hier soir.Condamnations en Chine (AP) — Cinq personnes ont été condamnées à mort et sept autres à la prison à perpétuité dans le nord-est de la Chine, dans le Xinjiang se- -coue par les violences des sépara- - ; listes ouigours, rapporte un journal * gouvernemental local.Le 18 janvier,! ces membres présumés d’un groupe séparatiste auteur d’actes de terro- : risme contre le pouvoir chinois ont été reconnus coupables de séparatisme, meurtre vol, commerce illégal et possession d'armes.les condamnés sont des Ouigours, l'ethnie majoritaire du Xinjiang, musulmane et turcophone, qui dispute aux Han chinois, ; en nombre croissant ces dernières années le contrôle de cette région stratégique d'Asie centrale, riche en’ pétrole.’ # •Des juges pour le Kosovo .# (AFP) — Cent trente-sept magistrats' ont prêté serment hier au Kosovo dans le cadre d’un effort de l’ONU ; pour reconstruire ta justice de la province et combattre la criminalité.Ce» juges et procureurs seront affectés à.des tribunaux de la région de lYisti-na, a précisé l’administration de i.l’ONU dans un communiqué.L’ONU.; s’était engagée le mois dernier à • nommer 400 juges et procureurs le .! plus vite possible pour s'attaquer à la vague de crimes dans la province yougoslave.L’ONU a décidé en dé- ; cembre de remettre en usage les lois antérieures au retrait par Belgrade dû statut d'autonomie du Kosovo en 1989.La majorité des juges albanais • refusaient d’utiliser les lois yougo- ; slaves appliquées depuis.«La terre pousse un soupir de vie tous les 500 ans» LE DE V 0 1 R , LE M A H D I 2 5 J A N V I E R 2 0 0 0 ÉDITORIAL Sur le fil du rasoir Quel étrange coup d’Etat! Vendredi, une junte démet le président équatorien Jamil Mahuad pour cause de dollarisation de la monnaie nationale.Samedi, Gustavo Noboa, jusqu’alors vice-président de ce pays, est appelé à le remplacer.Dimanche, Noboa confirme la dollarisation.Serge Truffaut ?abitués que nous le sommes à la violence des coups d’Etat qui ont ponctué l’histoire contemporaine du continent sud-américain, celui observé ces jours-ci en Equateur tranche tant par la manière dont il a été conduit que par sa conclusion.En effet, des militaires, davantage de «juniors» que de hauts-gradés, ont participé au soulèvement organisé par les Indiens, une classe moyenne lessivée par l’imposition du dollar comme monnaie du commerce, et les laissés-pour-compte d’une société blessée par une série de catastrophes naturelles et économiques.Ensuite, ces hommes portant l’uniforme se sont retirés après que les Etats-Unis, une fois n’est pas coutume, eurent clairement signalé qu’il n’était pas question de fournir quelque aide financière que ce soit s’ils entendaient rester au pouvoir.Il n’en fallait pas moins pour que dans la foulée de cet avertissement, on remplace le président par le vice-président Gustavo Noboa ainsi devenu le sixième président de l’Equateur depuis 1996.Pays de 12 millions d’habitants dont le tiers sont des Indiens, l'Équateur est au bord de la banque route.En 1999, sa croissance fut négative (- 7 %), la spirale inflationniste fut si vive que son taux avoisine présentement 70 %, sa dette extérieure a atteint 14 milliards de dollars américains, et le salaire minimum mensuel a diminué jusqu'à 46 $.Cette déliquescence tous azimuts de l’économie équatorienne s’est traduite par un accroissement très marqué de la pauvreté.On estime que cinq millions d’Équatoriens vivent sous le seuil du minimum vital.Le drame que vit l'Équateur depuis plusieurs mois maintenant est d’autant plus aigu qu’il découle de mille et une calamités.Les causes en sont multiples et souvent éloignées.Il y a dans cette histoire un mélange de El Nino et de récession japonaise, de crise du real brésilien et d’inondations au Venezuela, d’implosion du commerce de la drogue et donc de pollution de l’activité économique.Mais à l’origine, il y a surtout la chute du prix des matières premières.Le pétrole au premier chef.Comme dans une poupée russe, tous les éléments se sont emboîtés les uns dans les autres.Courant 1997, le Japon est happé par une sévère récession se traduisant par une chute du prix du pétrole dont l'Équateur est un important exportateur.S’ensuit tout naturellement une baisse prononcée des rentrées fiscales qui grève tant le budget de l’état que celui-ci n'est pas en mesure de réparer les dégâts causés par El Nino.En 1998.c’est la crise financière au Brésil et autres calamités naturelles.Cette addition de problèmes en moins d’un an a réduit les échanges commerciaux entre pays du continent comme une peau de chagrin.Pour parer aux contrecoups, tels que la fuite des capitaux vers les États-Unis et l’Europe, le gouvernement Mahuad ordonne au début de 1999 le gel de 25 % des dépôts bancaires pour une durée de sept mois.Parallèlement à ce commandement, il se voit dans l’obligation d’injecter un milliard de dollars pour éviter la faillite à une dizaine d’institutions financières.Rien n’y fit C’est dans ce contexte qu’a donc été décidé l’abandon de la souveraineté monétaire et l'adoption du dollar.Menée à la va comme je te pousse, cette opération s’est soldée par une paupérisation généralisée.Si le président Noboa ne peaufine pas la politique financière de son prédécesseur, alors le soulèvement de vendredi dernier n’aura été que le prélude à une déflagration sociale d’une grande ampleur.struffautdi ledevoir.com Conflit à Radio-Canada a grève des techniciens de Radio-Canada entre dans sa 26e journée.Ce conflit ne pouvait arriver à un pire moment, dans un contexte où la Société est déjà amplement fragilisée par les exigences irréalistes que vient de lui imposer son «régulateur», le CRTC.Mais en même temps, le différend soulève des questions qui ne sont pas sans lien avec l'avenir de la boîte et qui méritent d’être clarifiées.En plus de l'écart salarial important qui sépare les parties, deux enjeux fondamentaux ont conduit les 1300 techniciens et artisans de la SRC à la grève.D’abord, le désir de la direction d'étendre davantage le recours à sous-traitance privée.En 1997, le syndicat avait finalement accepté que l’entretien des immeubles soit confié à un sous-traitant, mais aujourd’hui, il refuse d’aller plus loin, même si, à Toronto, les collègues anglophones ont consenti à étendre la sous-traitance aux activités de production.Les employés de Montréal ont raison d’ètre méfiants.Car à partir du moment où la production peut être confiée au secteur privé, souvent à moindre coût — encore que cela soit de plus en plus discutable —, qui empêchera Radio-Canada de réduire encore sa production?Il faut éviter l'accentuation du glissement vers la production privée, qui s’est accéléré lorsque la ministre du Patrimoine a modifié les règles de financement des productions pour mieux soutenir, justement les producteurs privés.Aujourd'hui, à peine 50 % des émissions présentées aux heures de grande écoute sont produites à Radio-Canada.Le secteur jeunesse n’accepte plus les projets maison de ses réalisateurs, se tournant entièrement vers le privé.La SRC ne peut se contenter de n’être qu’un diffùseur; elle doit se réserver un espace de production non seulement minimal mais substantiel, qui aille au-delà des simples bulletins de nouvelles.La fameuse griffe Radio-Canada que le CRTC veut retrouver réapparaîtra lorsque la boîte aura conquis sa nouvelle personnalité, de l’intérieur.Cela étant dit, il est capital que les coûts de production internes restent avantageux, ou à tout le moins concurrentiels.En 1997, les techniciens ont accepté de renoncer à certaines des conditions de travail qui leur avaient valu la réputation d’être les «gras durs» du système.Ces conditions excessives n’ont plus cours aujourd’hui et c’est heureux.Il ne faudrait donc pas que les grévistes s'accrochent à des demandes salariales déraisonnables pour compenser certaines concessions.- L’autre point majeur qui divise les parties touche celui-là la polyvalence des tâches, une concession faite en 1997, qui permet aux journalistes et réalisateurs de procéder, à l’occasion, au montage de leurs reportages.Cette abolition du cloisonnement est tout à fait saine et est une conséquence logique des changements technologiques modifiant le travail des employés.Il ne faut pas revenir làriessus.la spécialisation excessive qui a caractérisé un grand nombre de secteurs du travail pendant de longues années fait aujourd’hui place à une plus grande mobilité, tout à fait souhaitable.11 faut souhaiter que les discussions entre les parties aboutissent rapidement à une entente.Un tel conflit entraîne inévitablement la perte de téléspectateurs, ce que Radio-Canada ne peut pas vraiment se permettre.pd*»ririéresta teilevoir.com L ['aille des Rivières OO O FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN T1FFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ MOIS** P.PULA'W ET.Entreprises a>*'» ,, ~ h - JW LETTRES -?- Préoccupant dilemme À la lecture de l'article sur le vent de privatisation à McGill m’est venue l’idée que les étudiants devraient comprendre qu’ils se retrouvent dès maintenant devant le dilemme suivant : ¦ soit ils acceptent une augmentation des frais de scolarité et assurent ainsi l’existence d’un réseau réellement public d’universités de qualité au Québec; ¦ soit ils n’acceptent par d’augmentation des frais de scolarité et permettent l’émergence d’un réseau privé d'universités de qualité répondant aux besoins que le réseau public n’est déjà plus en mesure de financer.Je suis malheureusement convaincu que ce dilemme est réel.Heureusement, nous savons tous que ce n'est pas l'augmentation des frais de scolarité qui va empêcher les étudiants qui le désirent vraiment de poursuivre leurs études jusqu’au bout.La démocratisation de l’enseignement n'est pas d’abord une question financière, ce que les étudiants tentent trop souvent de laisser croire.Il faut se résoudre à augmenter les frais de scolarité, ne serait-ce que jxmr donner à ceux qui en bénéficieront le plus l’occasion de contribuer un peu au remboursement des dépenses effectuées pour eux par l'État Claude Guay Sherbrooke Passer le fumeur à tabac Depuis un certain temps, je croyais que l’on avait atteint un seuil de ridicule inégalé et que nos ayatollahs du tabac avaient atteint leur principe de Peter.On a commencé il y a quelques années à dire aux gens les méfaits de la cigarette.Ensuite, on l’a inscrit sur les paquets de cigarettes, on a interdit les commandites de la part des compagnies de tabac, interdit aux gens de fumer à peu près partout et maintenant on appose des photos pour effrayer les gens! Quelle sera la prochaine étape?Des publicités de préarrangements funéraires sur les paquets?Depuis quand on oblige une compagnie d’apposer des messages ou des images sur un produit afin d’inciter les gens à ne pas l’acheter?Dans cette lignée, allons-nous demander aux fabricants de beurre d’imprimer des photos d’arteres bloquées, aux fabriquants d’automobiles d’imprimer des photos de paraplégiques ou encore des foies cyrrhosés sur les bouteilles de bière! Il est devenu très payant politiquement de légiférer contre la cigarette.Sauf qu’actuellement, M.Rock et son gouvernement jouent aux bons jjères de famille qui expliquent la rie à son petit enfant qui n’a pas atteint la maturité.Fumer est un choix personnel de même qu'arrêter de fumer.Les fumeurs sont au courant des dangers encourrus et ce n’est pas en les menaçant qu’ils prendront la décision de cesser.Cela ne fera qu'inciter les jeunes à fumer, geste qui deviendra une sorte d’action rebelle, un geste de contestation envers la société.Encore une fois on passe à côté du débat et on a cédé aux puissants lobbies anti-tabac même si fumeurs et non-fumeurs (comme moi) dénoncent ces frasques fellinniennes ! Hugo Morissette Montréal La liberté n’est pas absolue L’obsession panique de Pierre Lemieux, dans son article du 11 janvier, La loi québécoise sur le tabac: une première historique?, devant ce qu’il voit comme des empiètements tyranniques de l’État sur les droits des individus ressemble de plus en plus à du délire.Il ne lui rient naturellement pas à l’esprit que ces contrôles sont des mesures de santé publique au même titre que la vaccination, la pasteurisation et l’obligation de creuser son puits à une distance réglementaire de sa fosse septique.Ce sont des me- sures de cette sorte, que les libertaires ont combattues et qui ont jiermis à Pierre Lemieux de ne pas mourir en bas âge de diphtérie, de typhoïde ou de tuberculose.Je soumets à la réflexion générale de tous les Achille Talon des libertés fondamentales, les données suivantes qui ne peuvent manquer d’inquiéter.¦ des recherches récentes laissent voir que les fillettes qui ont vécu leur puberté dans une atmosphère enfumée ont un risque relatif de développer un cancer du sein 4,5 fois plus élevé que celles qui n’ont pas connu cette pollution.¦ Pour celles qui ont fumé durant la période de développement du tissu mammaire ce risque est de 7,5 fois plus grand.¦ Des enfants asthmatiques rivant dans un milieu enfumé ont une évolution clinique défavorable de leur état pulmonaire en proportion du degré d’exposition à la fiimée environnementale et de la quantité de cotinine que l’on retrouve dans leurs urines: ¦ Pour des sujets normaux, l’exposition à la fumée secondaire interfère avec la motricité artérielle comme s’ils fumaient eux-mêmes.¦ Des photos prises in vivo de circulation placentaire de femmes qui fument pendant la grossesse montrent de façon dramatique les mécanismes de défense que prend la nature pour protéger le foetus.(Quel fasciste que ce placenta!) À l’instar d'Alphonse Allais qui, fort de plusieurs années d’observation, aimait rappeler que les cocus persistaient à épouser des femmes infidèles, nous rappelons que le tabac fait mourir lorsque il est employé selon les instructions du fabricant De plus il tue ceux qui ne veulent pas fumer: qu’y a-t-il d’ou-trancier à réglementer l'usage d’un produit aussi dangereux?Hitler n'aimait pas le tabac.la belle affaire! Il était droitier aussi, est-ce à dire que les droitiers sont des nazis?Dr Marcel Boulanger, président Conseil québécois sur le tabac et la santé LIBRE OPINION -+- La fin du monopole confessionnaliste?FERNAND OUELLET Professeur, faculté de théologie, d’éthique et de philosophie, Université de Sherbrooke Dans ma réponse à deux articles publiés récemment par Le Devoir (25 novembre et 14 décembre 1999), je soutenais que les arguments mis en avant par le Comité catholique pour rejeter la proposition du Rapport Proulx de remplacer l’enseignement religieux confessionnel par un enseignement culturel des religions visaient à maintenir le monopole confessionnaliste du discours sur la religion.Le président du Comité catholique, Guy Côté, a jugé bon de réagir.Dans son article du 29 décembre dernier, il soutient que le Comité catholique n’a pas de visée monopolistique et qu’il est prêt à faire une place à une initiation à la diversité religieuse au primaire et à la mise sur pied d’un programme d'enseignement culturel des religions offert à tous les élèves de 4' et 5r secondaire.L’argumentation de M.Côté s’articule autour de deux points principaux : ¦ le Comité catholique n’est pas responsable de la disparition du programme de «culture religieuse»; ¦ les aménagements proposés jjar le Comité catholique dans son dernier avis {Renouveler la place de la religion à l'école) laissent une place à l’enseignement culturel des religions.La disparition du cours de «culture religieuse» Affirmer que le Comité catholique n’a aucune responsabilité dans la disparition en 1984 du programme de «culture religieuse», dont l’expérimentation avait été amorcée à la fin des années 1970, c’est oublier plusieurs faits.Lorsque le Comité catholique a décidé, en 1974, dans le cadre de l’opération Voies et impasses, de prendre le contrôle de l’expérimentation du programme de culture religieuse, il a bien marqué le changement de direction qu’il voulait imprimer à cet enseignement: ¦ il a changé le nom de cet enseignement pour bien montrer qu’il s’agissait d'un enseignement «religieux»; le programme est devenu un programme «d’enseignement religieux de type culturel»; ¦ il a amputé le programme d'une année; il n'était plus offert qu'en 4' et 5r secondaire; ¦ il a insisté pour qu’on présente le point de vue catholique sur chacune des religions étudiées dans le cadre du programme.Par ailleurs, ce programme n’a fait l’objet d’aucun investissement spécifique pour le perfectionnement des maîtres et les responsables de la formations initiale des maîtres dans les universités n’ont reçu aucune directive les invitant à préparer des maîtres pour ce programme.Il n’y a pas eu non plus d’investissements significatifs dans le développement de matériel pédagogique.Dans un tel contexte, on peut comprendre que les enseignants aient été hésitants à se donner la formation nécessaire pour pouvoir contribuer au développement du programme.Bien sûr, le Comité catholique disait ne pas souhaiter la disparition du programme mais plutôt qu’il «puisse s'ajouter à la liste des cours à option déterminés par le ministre».Mais il est certain que les membres du Comité catholique n’étaient pas assez naïfs pour croire que cela ne signifiait pas l’arrêt de mort pour le programme d’enseignement culturel des religions.A la lumière de cette expérience qui illustre bien le monopole confessionnaliste du discours sur la religion à l’école, on aurait des raisons d’être inquiet si l’initiation à la diversité religieuse et l’enseignement culturel des religions étaient confiés à une instance confessionnelle.Ce programme ne pourra être mis sur pied que si on met un terme à ce monopole.Un compromis acceptable?M.Côté soutient que le Comité catholique n’a pas de risée monopolistique èt est maintenant oi(-vert à un enseignement non confessionnel des religions.Il faut se réjouir de cette ouverture car elle nous met peut-être sur la voie d’un compromis qui pourrait être acceptable à la fois pour les partisans de l’enseignement confessionnel et pour ceux d’un enseignement culturel des religions.J’ai exposé déjà les grandes lignes de ce que pourrait être ce compromis, qui s’inscrit dans la ligne de la proposition de Pierre Lucier à la Commission parlementaire du 23 novembre dernier.Il se ramène essentiellement à limiter le nombre d’années où l’enseignement confessionnel serait offert et à donner aux élèves la possibilité de choisir un enseignement culturel des religions et un enseignement moral proposés dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté et relevait du Service des programmes du ministère de l’Education.et non d’un comité confessionnel.Un tel compromis permettrait, comme le souhaite M.Côté, de ne pas «encourager de monopole ni pour l’enseignement religieux confessionnel ni pour les sciences humaines des religions».Il faut espérer que le Comité catholique apporte» ra un appui enthousiaste à ce genre de compromis.On pourra alors conclure que son ouverture à un enseignement non confessionnel des religions n’est pas seulement une stratégie habile pour maintenir le monopole confessionnaliste, mais quelle correspond à une véritable volonté d’amorcer les changements qui s’imposent dans le domaine de l’enseignement de la religion à l’école.3^26 L K I) K V (MK.L K M A li I) I > 5 .1 A N V I K H > (I (l 0 A 7 IDÉES Code du travail Quand le fédéral devient le modèle ROGER VALOIS Vice-président de la CSN e Code du travail du Québec date de 1964.Peu de modifications y ont été apportées en 35 ans.Aujourd'hui, il est pour le moins étonnant de constater qu’à bien des égards, le Code canadien du travail protège mieux les droits des personnes salariées que ne le fait notre code québécois.Eh oui! Même si le Québec a un gouvernement qui s’est déjà défini comme social-démocrate, ce sont les libéraux de Jean Chrétien qui protègent mieux les droits des salariés.Chose encore plus paradoxale, les employeurs, qui sont massivement des fédéralistes convaincus, sont derrière Lucien Bouchard lorsque celui-ci affirme qu’il n’y aura pas de modification au Code du travail sans consensus (dixit le journal du Conseil du patronat du Québec).Plusieurs droits Le mouvement syndical québécois réclame plusieurs droits que l’on retrouve au Code canadien du travail.Ainsi, on retrouve au code canadien une Commission des relations industrielles qui tranche les litiges et a tous les pouvoirs d’ordonnance pour ne pas tomber dans la judiciarisation caractéristique de notre code québécois.Au Québec, avec une institution publique comme l’Université du Québec à Montréal, la CSN a attendu sept ans avant de faire accréditer les chargés de cours.Imaginez maintenant ce que peut faire un McDonald.A Ottawa, on ne trouve pas de tels exemples honteux.-t.On retrouve au fédéral la notion «d'employeur unique» qui permet de déclarer que plusieurs employeurs constituent un même employeur, tout particulièrement lorsqu’un employeur donne à sous-contrat une partie de ses activités tout en continuant d’exercer un contrôle réel sur •le sous-traitant.Si nous avions eu une telle notion dans le code québécois, nous aurions pu éviter les imbroglios juridiques de Dallaire, du Crown Plaza, du Méridien.Lors du Forum sur le camionnage, la GSN et la CSD ont mis de l'avant que le Code du travail du Québec devrait avoir une disposition sur «l’entrepreneur dépendant».Ainsi, le camionneur qui a une relation d'exclusivité avec un donneur d’ouvrage aurait le droit de se syndiquer même s’il possède son propre camion et est son «propre patron».Cette notion existe depuis de nombreuses années au code fédéral et dans plusieurs provinces canadiennes.La CSN réclame aussi que le changement de juridiction du fédéral vers le provincial ne mette pas fin à l’accréditation, une disposition qui existe au fédéral alors qu'on accueille automatiquement l'association accréditée et sa convention collective lorsqu'on passe de la juridiction québécoise à la juridiction canadienne.Si le Québec avait eu de telles dispositions, les filles de Bell auraient poussé un soupir de soulagement., Seul avantage Seul réel avantage significatif sur le code fédéral: les dispositions anti-briseurs de grève, un acquis du gouvernement de René Lévesque, premier mandat Après avoir réformé l’éducation, l'aide sociale, la santé, les finances publiques, le gouvernement québécois n'oserait plus gouverner lorsqu’il s’agit des lois du travail?Il plierait devant le lobby patronal?Je ne suis pas du genre à avoir honte du Québec.J’ai toujours été même très fier lorsque nos mesures sociales devançaient les autres provinces: garderies à 5 $, loi sur les clauses discriminatoires, etc.Cela fait partie de notre identité que d’avoir des lois •sociales progressistes qui protègent les droits et qui font preuve de compassion pour les plus démunis.Mais au chapitre des lois du travail, il me faut bien admettre que la plupart des dispositions du code fédéral protègent mieux les salariés que ne U' fait le code québécois.' Pourquoi d’ailleurs le code québécois ne serait-il pas à l’avant-garde?Tous conviennent aujourd’hui que les travailleurs autonomes devraient avoir le droit de se syndiquer s’ils le désirent, un peu comme cela existe sur le modèle du statut de l’artiste.Le Québec aurait ici une occasion de signifier qu’en matière de «droits», il est actif quand il s'agit de l’affirmation de ces travailleuses et ces travailleurs.Tout comme il se devrait de corriger les incongruités de l’article 45 du code.Car.voyez-vous, les droits syndicaux sont aussi des droits humains.Lucien Bouchard avait promis une réforme du Code du travail.Qu’attend-il?D’autres Méridien?D’autres filles de Bell?D’autres McDonald?D’autres crises du camionnage?HOMMAGE À G E O R G E S - H E N R I LÉVESQUE La parole et l’action JACQUES CREMIER LE DEVOIR MMMfc I.e père Lévesque est un passeur, qui nous fait traverser une rivière mais qui conserve un lien avec l'une et l'autre rives.MARCEL FOURNIER Professeur titulaire, Départemen de sociologie, Université de Montréal et directeur de la revue Sociologie et Sociétés orsqu a la fin de ses études classiques au Petit Séminaire de Chicoutimi, le jeune Georges-Henri Lévesque choisit l’ordre des Dominicains, c’est pour une raison toute simple: il veut faire partie de l’ordre des frères prêcheurs fondé par Saint-Dominique,.Devenir prêcheur, telle est sa vocation.A la fois son goût pour la parole et une très grande sociabilité l’orienteront vers l’étude des «questions sociales».«Je suis, aimera-t-il à répéter, un animal social naturel.» Homme de la parole, il enseigne ra à plusieurs générations d'étudiants, il conseillera et critiquera les hommes politiques et surtout il exhortera tous ceux qui s'inquiètent de l’avenir de leur société à s’engager et à passer à l’action.la parole et l’action: voilà les deux mots qui résument bien la longue carrière du père Lévesque.Ce fils d’un chef de gare né en 1903 à Roberval est de la trempe des pionniers et des bâtisseurs: il fait partie de cette génération des Paul-Emile Borduas (né en 1905) et François Hertel (né en 1905) qui, dès l’entre-deux-guerres, osent remettre en question les idées reçues et qui.non sans difficultés, ouvrent de nouvelles voies pour la réflexion, la création et la recherche, contribuant ainsi tant au plan institutionnel qu'intellectuel à «moderniser» la société québécoise.Vouloir changer les choses Dans l'un des premiers textes qu’il publie en 1938 dans la revue Le Document et qu'il intitule «La mission des intellectuels ca-nadiens-français (Qu’ils soient un)», le père lévesque dénonce le «dilettantisme», ('«arrivisme» et (’«individualisme» des intellectuels et les exhorte à agir pour éviter que «l’idéal et la culture que le peuple canadien-français concrétise ne disparaissent de la terre d’Amérique».Agir, pour lui, vouloir changer les choses.«Si je n étais pas entré doits l’ordre des dominicains, je me serais fort probablement, confie-t-il, orienté vers la politique».Son mode d’intervention n'est pas celui du militant ou du partisan, c’est celui de l’intellectuel qui au nom de valeurs universelles (par exemple la liberté) et de convictions personnelles s'engage dans les débats publics.Les champs d’action ou mieux les «fronts» sur lesquels le père Lévesque a combattu, sont les suivants: l’enseignement universitaire au Québec et au Rwanda, l’éducation populaire et la coopération et enfin l’avenir du Québec au sein du Canada et dans le monde.Sa grande oeuvre est sans aucun doute la fondation de la Faculté des sciences sociales de l’Université Inval.Il existait depuis 1932 une École des sciences sociales à Québec, mais lorsqu’il en prend la direction en 1938, il la réorganise complètement pour en faire, à partir de 1943, une véritable Faculté universitaire, qui va assurer la formation de toute une nouvelle génération de spécialistes dans les diverses disciplines des sciences sociales (économie, science politique, socio-logie, relations industrielles, service social) et le développement de la recherche.Le sociologue américain Everett-C.Hughes vient enseigner à l’Université Laval et propose à ses jeunes collègues un «Programme de recherches sociales pour le Québec».On retrouve parmi les premières cohortes d'étudiants les Jean-Charles Falardeau, Maurice Lamontagne, Maurice Tremblay, Roger Marier et Albert Faucher, qui deviendront au cours des années 1940 et 1950 le «noyau» du corps professoral de la Faculté.Le père Lévesque est convaincu qu'une jeune Faculté de sciences sociales ne doit pas seulement faire preuve de «sérieux» et qu'elle doit aussi démontrer, de façon tangible et à court terme, son utilité.Il prend l’initiative dès 1938 de créer un Conseil supérieur de la coopération et de lancer une revue de coopération.Ensemble.On institue par ailleurs des cours du soir et on met sur pied un Service d’éducation populaire (qui deviendra, sous la direction d’un diplômé, Eugène Buissière.le Centre de culture populaire).L’intention est, comme on l’indique dans l’Annuaire de la Faculté de «mettre l’enseignement à la portée du peuple qui l’entoure».Un service à la collectivité, avant le mot! Enjeu politique L’enjeu que représente la Faculté des sciences sociales devient rapidement politique.L’enseignement apparaît «trop scientifique» et «trop laïque», voire «gauchiste».Des membres du clergé s’inquiètent et, à la suite de la prise de position du Père Lévesque sur la déconfessionnalisation des mouvements d'action catholiques, tentent de le faire condamner par Rome.Maurice Duplessis n’a de cesse que de faire taire le père Lévesque, qu’il surnomme le «p’tit rouge».«Qui dit alors social, rappelle Georges-Henri Lévesque dans ses Souvenances, dit socialisme; qui dit socialisme dit communisme.Donc les sciences sociales sont du communisme».Même ceux qui se veulent apolitiques.n’échappent pas à la politique.Le seul fait de donner un cours sur Keynes, de faire de la recherche «objective», d’observer les dé calages entre l'idéologie dominante et la réalité économique ou de parler du retard du Québec apparaît comme une critique du duplessisme.Il est vrai que plusieurs professeurs de la Faculté n'hésitent pas en 1949 à donner leur appui aux grévistes d'Asbestos et de Thetford-Mines et qu'au début des années 1950 ils critiquent ouvertement la politique de Duplessis en matière de financement des universités.Véritable chien de garde de la pensée nationaliste, François-Albert Anger les surveille de près et dans un texte d’une rare violence paru dans L'Action nationale en 1951 il attaque celui qu’il appelle le commissaire Lévesque, «ce dominicain par trop séduisant à la dialectique subtile» et l'accuse presque de trahison: un «modèle d'inconscience», ose-t-il écrire.Le père Lévesque est alors membre de la Commission royale d’enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada (1949-1951) ou Commission Massey du nom de son président.In Commission constate la crise financière des universités et dénonce le «triste sort» des arts et des lettres.L'une de ses recommandations les plus importantes est la création du Conseil des arts du Canada.C'est le début d’un long débat: la culture, les communications et la recherche se-raient-elle, se demande-t-on, une sorte de cheval de Troyes permettant l’intrusion du gouvernement fédéral dans des domaines de juridiction provinciale?Pour le père Lé vesque, qui est alors très actif sur la scène canadienne comme membre de plusieurs associations et commissions (Société royale du Canada, Canadian Political Science Association, Commission canadienne de la jeunesse, etc.), les choses ne sont pas aussi simples: pour la défense de la langue française et de la culture canadienne-française, on a besoin non seulement de Québec mais aussi d'Ottawa.Faut-il s’étonner qu’un de ses proches collaborateurs, Maurice Lamontagne, publie un livre sur Le Fédéralisme canadien (1954), rallie Ottawa comme haut fonctionnaire et devienne ministre du gouvernement Pearson?Le père Lévesque se retire de la scène publique lorsqu'il quitte son poste de doyen de la Faculté des sciences sociales en 1955: il a pré paré une relève qui est prête à mettre en œuvre .les grandes réformes qui bouleversent le Québec au début des années 1960.Le père de la Révolution tranquille À plus d'un titre, le père Lévesque apparaît comme le père de la Révolution tranquille, avec toutes les ambiguïtés que représente ce vaste mouvement de changement et de modernisation de la société québécoise.C’est un homme de la transition.un homme de la «continuité et de la rupture», pour reprendre le titre d’un colloque qui réunit en 1981 quatre générations de spécialistes en sciences sociales.Il est lui-même à la rencontre de ces deux cultures savantes que sont la culture géné raie et les savoirs spécialisés.Tout son rapport à la vie intellectuelle est un rapport de conciliation des contraires et aussi de contrepoids : il critique des abus du capitalisme, tout en condamnant les mouvements socialistes: prédicateur religieux, il n’hésite à revendiquer la déconfessionali-sation des mouvements coopératifs et syndicaux: philosophe préoccupé de «normativité», il ouvre la porte aux sciences sociales positives: il défend la liberté mais il respecte l’autorité.Un vrai dominicain, quoi?Disons tout simplement que le père Lévesque est un passeur, qui nous fait traverser une rivière mais qui conserve un lien avec l’une et l’autre rives.Précision au sujet du texte de John Saul À la suite d'une erreur qui s’est glissée dans le texte de John Saul paru hier dans cette page, nous reproduisons les deux premiers paragraphes de son texte, qui est une réplique à la critique du livre de M.Saul, Réflexions d'un frère siamois, formulée plus tôt par Gérard Bouchard.JOHN SAUL En lisant les commentaires du professeur Bouchard sur Réflexions., j'ai eu l’impression que quelqu'un avait écrit un autre de ces livres qui ressassent les problèmes constitutionnels, les pour et les contre de la Confédération, les histoires de Durham, de Dorion, et quoi encore.Cela m'a inquiété.J'ai feuilleté mon livre et j’ai été rassuré d’y retrouver des douzaines de citations de poètes, romanciers, peintres — Fréchette, Vigneault, Hébert, Godbout, Borduas, Pilon, IVoulx, Bisson-nette, Brault.Dubois, Laperrière, et des anglophones en plus —, tous intégrés dans des discussions de projet de société.J’ai remarqué qu’on ne citait aucun auteur de l’Angleterre, de la France, des États-Unis.Qu’en revanche, on citait des Scandinaves, des Russes, des écrivains d’Europe centrale et d'Amérique latine.Ça suggérait, il me semble, une approche un peu différente, une théorie sur des liens intellectuels et sociaux véritables.Il y avait aussi des discussions autour des mythologies que pourrait élaborer une telle société — donc, une remise en question des mythologies en place.Pourquoi pas?Cela susciterait peut-être des questionnements et des débats.C’est quand même bien d’ouvrir les débats sur des approches différentes.Ça ne fait pas de mal.Il vaut mieux ne pas s'enfermer dans les concepts du vrai et du faux pour esquiver le débat.C h a n t a I Hébert Lettre ouverte à Graham Fraser Nous étions déjà collègues occasionnels au Devoir.Voilà que nous devenons collègues pour de vrai au Toronto StaP.lorsqu'il y a un an, dans ce même espace, vous aviez entrepris de me fournir quelques points de repères en prévision de ma nouvelle vie au Star, je n’imaginais pas que j’aurais si vite l’occasion de vous rendre la pareille.Si mon passage du français à l'anglais avait surpris, le vôtre, du Globe and Mail au Star, va faire beaucoup de lecteurs-orphelins.En particulier au Québec, on imagine difficilement le Globe sans Graham Fraser.Je sais qu’en passant au Star, vous retournez à vos premières amours mais comme elles ont à peu près l'âge de ma robe de mariage, laissez-moi vous rafraîchir la mémoire.Pour avoir, dans une vie précédente, fait la transition du Devoir à La Presse, deux journaux qui n’ont pas le cœur à la même place, je peux vous dire que vous trouverez parfois déconcertant qu'on ne vive pas de politique fédérale et d’eau fraîche au Star comme on le fait au Globe.Il y aura des joins où vous aurez l'impression que ce qui fait vibrer vos éditeurs de la rue Yonge et ce qui fait tourner la politique fédérale se passe sur deux planètes.Ne vous en faites pas, ce seront des éclipses passagères.Au Star, vous vous installez aux premières loges d’une des métamorphoses politico-économiques les plus fascinantes de ce début de siècle.L’Ontario vit actuellement sa version d’une révolution et ses lendemains n’auront rien de tranquilles pour le Canada.Et si, comme l'affirment certains des penseurs canadiens les plus éclairés, l'avenir appartient aux villes-régions, la méga-ville de Toronto va bouleverser les rapports de force politiques que nous connaissons.Vu de Montréal, la rivalité entre les journaux canadiens-anglais se résume très souvent à une lutte sans merci entre le National Post et le Globe.Mais qui veut s’établir sœ lidement dans le paysage médiatique canadien a un intérêt impératif à se tailler une place dans la forteresse torontoi-se du Star.Or.la bonne nouvelle pour ceux d’entre nous qui couvrent la politique, c'est que les lecteurs du Star affirment qu'il faudrait qu’ils aient l’impression de perdre au change en matière de couverture nationale ou internationale pour se résoudre à aller voir ailleurs.Ils ne veulent pas tant d’un gros journal que d'un grand journal, une exigence, en passant, dont certains patrons de presse montréalais, auraient peut-être intérêt eux aussi à prendre acte.De la prochaine bataille Ce n’est pas moi qui vais vous apprendre que, dans cette guerre féroce de journaux, 24 heures suffisent parfois pour faire la différence entre un journaliste laissé pour mé-diatiquement mort au champ de bataille et un promu pour faits d'armes.Aujourd'hui, nous faisons partie des gagnants.Pour vous comme pour moi.cela signifie simplement que nous serons de la prochaine bataille.Cela dit, au cours de la dernière année, j’ai eu souvent l’occasion de remercier ma bonne étoile d’avoir atterri au Star, un endroit où le bon journalisme continue de compter davantage que la bonne idéologie.Et, expérience faite pendant le récent débat sur le projet de loi fédéral sur la prétendue clarté (pour lequel je ne partage pas l’engouement ambiant dans les pages d’opinion du Star), on n’y tire pas facilement sur le messager.C’est une qualité que vous aurez rapidement la chance d’apprécier.Car bien des gens ignorent que nous sommes beaucoup les deux laces d'une même pièce.Parmi mes collègues anglophones, vous êtes celui qui pose depuis longtemps le regard le plus intime sur le Québec.Pour y avoir grandi, j’ai Toronto dans le sang.Je crois que nous avons tous les deux conclu que l’appartenance comme l’exclusion sont des phénomènes qui se passent d'abord entre les deux oreilles.En lisant votre première chronique de l’an 2000, j’ai découvert que nous avons également parfois les mêmes chagrins.J'ai moi aussi eu un gros pincement de cœur en apprenant que cet éternel curieux qu'était Colin Vaughan n’aura vu du nouveau millénaire que ses toutes premières heures.De cet homme qui fut successivement architecte, politicien et journaliste, nous avons tous les deux appris qu’une vie professionnelle peut en contenir plusieurs.C’est une leçon, je crois, que nous mettons en pratique.PS.: Je sais que comme moi, vous trouverez un plaisir un peu pervers à écrire en même temps dans le journal le plus libéral au Canada, le Star, et dans celui qui est le plus sympathique à la souveraineté, Le Devoir.Si cette gymnastique devait vous occasionner quelques courbatures, sachez que je garde dans mes tiroirs de bureau une bouteille de liniment et que j’ai le partage facile.Bienvenue au Toronto Star ! Le Star est un endroit où le bon journalisme continue de compter davantage que la bonne idéologie ’ Chantal Hébert est columnist aux affaires nationales au Toronto Star.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner |X)ur assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledewir.coni) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L * É Q U I P E OU O E V O I K ta u£i)A
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