Le devoir, 31 janvier 2000, Page(s) complémentaire(s)
FONDE E N 1 9 ?1 O ?Vol.X C 1 N ^ 1 8 ?LES ACTUALITÉS STCUM: VOTE DE GREVE DES EMPLOYÉS D’ENTRETIEN PAGE A 3 LE DEVOIR I.E l LI N DI 3 1 J A N V I K R 2 O (I O 8 7 C + T A X E S LES SPORTS LE MONO trent McCleary EST MAINTENANT HORS DE DANGER PAGE B 5 LA RELANCE DE L’OMC OBSÈDE DAVOS PAGE A 5 JIETRO PERSPECTIVES Louis- Gilles Francœur L’Europe gagne la bataille de Montréal Le premier traité international du siècle est symbolique à plusieurs égards.Il est consacré à un problème d’environnement.Il ouvre à l’échelle planétaire le dossier de la pollution biologique.Et il indique que l’équilibre de la Terreur nucléaire a laissé la place à un nouvel équilibre économique où l’Europe sert de contrepoids aux États-Unis.Tout le monde se déclarait satisfait de la conclusion aux petites heures, samedi matin, de la bataille de Montréal sur le contrôle des mouvements transfrontaliers des organismes génétiquement modifiés (OGM).Mais, en réalité, l’Europe a remporté la bataille de Montréal même si les Américains ont remporté plusieurs manches, importantes mais de portée limitée.Le Protocole entériné à 4h47 par les délégués des 129 pays ayant droit de vote sur ce qui sera appelé le Protocole de Carthagène (Colombie) constitue une défaite majeure pour les pays exportateurs d’OGM du «Club de Miami», parce qu’il a accouché de la définition la plus claire qui soit en droit international du «principe de précaution», en vertu duquel un ?pays pourra refuser l’importation sur son territoire d'OGM dont il ne sera pas absolument certain des impacts sur son environnement et la santé humaine.Ce principe de précaution s’applique autant aux organismes vivants susceptibles de se retrouver dans les milieux naturels (semences, poissons^ arbres, virus, bactéries, etc.) qu’aux OGM ayant statut de «matières premières», comme les grains, farines ou moulées destinées à l’alimentation humaine ou animale, ce que le Groupe de Miami voulait aussi éviter au nom de la liberté de commerce international.Le préambule du Protocole fait par ailleurs un magistral pied de nez à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en spécifiant que les «accords sur le commerce et l’environnement devraient se soutenir mutuellement», ce qui crée des spheres distinctes pour les deux groupes de règles.Les États-Unis, retranchés derrière leur porte-voix canadien, voulaient subordonner ce traité aux règles de l’OMC.Ces deux clauses maîtresses modifient la portée des concessions techniques, arrachées par le Groupe de Miami qui capitalisait chaque fois sur la crainte des autres délégations de faire de la Conférence de Montréal un «Carthagène Bis», voué à l’échec par un nouveau refus du «Club».C’est ainsi que les Américains ont obtenu que la procédure de notification préalable d’exportation d’OGM ne s’applique qu’à ceux susceptibles d’aboutir dans l’environnement.Et pas aux «matières premières», l’essentiel du marché des pays exportateurs.Par ailleurs, chaque pays qui autorise la production d’OGM ou qui approuve leur importation sur son territoire devra en notifier un nouveau Centre d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques.Mais en rouvrant une nouvelle clause, après le débpt de la plénière sur le point d’entériner le Protocole, les États-Unis ont obtenu de pouvoir soustraire leurs exportations à la discrimination suscitée par l’identification des stocks prévu par le texte final.Plusieurs délégués européens, et surtout français, en étaient malades! En lieu et place, les chargements de grains ou de moulées OGM, ayant statut de matières premières, pourront être identifiées sommairement comme «pouvant contenir» des OGM.Le Canada, qui a perdu, après Kyoto, ce qui lui restait de crédibilité environnementale en se faisant à Montréal le porte-voix des États-Unis, s’est justifié ainsi: les chargements de grains ou de moulées OGM vont toujours être contaminés par quelques grains restant d’une cargaison précédente, ce qui empêche de les identifier avec certitude.Une façon de dire, quand on y pense, qu’un chargement d’OGM peut être contaminé par un stock de semences.naturelles?Ou par les OGM d’un précédente cargaison, ce qui les rend plus douteux encore.Un problème technique insurmontable à l’heure de la conquête de l’espace! Mais ce gain tatillon n’aura qu’une portée limitée, car les parties devront commencer à mettre au point dans deux ans un système d’identification des chargements Après Kyoto, le Canada a perdu ce qui lui restait de crédibilité environnementale en se faisant le porte-voix des États-Unis VOIR PAGE A 8: BATAILLE METEO Montréal Québec Neige.Neige.Mrx: -2 Min: -6 Max: -3 Min: -14 Détails, page B 5 INDEX Annonces.B 5 le monde.A 5 Avis publics.B 3 les sports.B 4 Culture.B 8 Mots croisés.B 5 Éditorial.A 6 Planète.B 2 Entrevue.B 1 Religions.B 6 Idées .A7 Télévision.B 7 www.ledevolr.com Gilles Duceppe sert une rebuffade à Parizeau HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Québec — Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a voulu minimiser la portée des propos de Jacques Parizeau, hier, en martelant que son parti était l’allié indéfectible du Parti québécois dans la lutte du Québec pour la souveraineté.Il s’en remet à Lucien Bouchard pour décider du moment d’un prochain référendum tout en se disant confiant que celui-ci se tiendra l’intérieur du mandat actuel du premier ministre.Dans son bref discours de clôture du congrès du Bloc québécois, au coure duquel les militants ont accepté d'ouvrir les caisses électorales aux entreprises et accordé un vote de confiance à leur chef, de 87,3 %, M.Duceppe a insisté longuement qu’il n’y avait pas de clivage dans le mouvement souverainiste, entre son parti et celui de Lucien Bouchard.L’ex-premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, avait, dans un discoure percutant samedi soir, déclaré que c’était désormais les bloquistes, et non les péquistes, qui étaient le fer de lance de la souveraineté du Québec (voir autre texte en page A 4).M.Parizeau encourageait les militants à relancer la discussion sur le pourquoi de la souveraineté afin de permettre un vote favorable d’ici trois ans.«Le Bloc québécois est certes un acteur incontournable dans le mouvement souverainiste, a lancé Gilles Duceppe, mais en sommes-nous le fer de lance?Si oui, je vous dis que la lance est pointée vers Ottawa.Nous participons pleine- VOIR PAGE A 8: DUCEPPE AGENCE FRANCE-PRESSE Une bombe de 73 verges de Kurt Warner à Isaac Bruce avec moins de deux minutes à faire a permis hier aux Rams de St.Louis de remporter les honneurs du XXXLV' Super Bowl par la marque de 23-16 face aux Titans du Tennessee.Les Titans ont failli créer l’égalité sur ce qui fut le dernier jeu de la rencontre.Placé à la ligne de 10 verges des Rams avec six secondes à faire, le quart Steve McNair a rejoint Kevin Dyson sur un tracé à l’intérieur à la ligne de cinq verges mais Mike Jones a plaqué le receveur des Titans tout juste à la porte des buts.Nos informations en page B 4.Mille promesses, mille attaques Au New Hampshire, on assiste à une campagne de terrain, comme il ne s'en fait plus beaucoup.ALEXANDRA SZACKA Salem, New Hampshire—Tous les quatre ans, depuis presque 30 ans, au cœur ,de l’hiver, Stephen Davis fait un pèlerinage dans l’État du New Hampshire.Rien à voir avec la religion.Ce consultant en économie internationale de Boston est plutôt un passionné de la politique.Il a commencé comme militant de terrain pour le Parti démocrate, mais il a troqué ce chapeau contre celui de guide amateur, spécialisé en campagnes électorales made in USA Samedi dernier, il est venu à la Mecque de la démocratie américaine avec un groupe de 20 personnes, parents et amis, Américains et étrangers, dont cinq enfants âgés de six à 14 ans.«Les primaires du New Hampshire, c’est un moment unique dans la vie politique américaine.Tout est ouvert, les candidats sont disponibles, on peut les rencontrer personnellement et voir quel genre d’êtres humains ils sont.C’est un grand laboratoire particulièrement intéressant pour les enfants.Après, aux autres primaires, le grand cirque médiatique commence et ce n 'est plus pareil.» Les attentes de Stephen Davis n’ont pas été déçues.Les membres de son groupe ont pu observer de très près Bill Bradley et Georges W.Bush.Son beau-fils Jacob, 12 ans, a même posé une question à John McCain lors d’une assemblée dans un gymnase d’école primaire plein à craquer.En partant le sénateur d’Arizona lui a serré la main en lui disant «tu es un grand Américain».Si John McCain, aspirant républicain, adversaire le plus redoutable de Georges W.Bush, ne peut compter sur le vote du petit Jacob, il en a gagné beaucoup d'autres depuis le début de cette campagne.Absent aux caucus de ITowa, la semaine dernière, il a préféré concentrer ses efforts ici, en multipliant les rencontres avec les citoyens.Une vingtaine de personnes à peine se sont présentées à sa première assemblée.Aujourd'hui, il réunit facilement plusieurs çentaines de citoyens qui accourent de tous les coins de l’État pour entendre ce quasi-inconnu, dont le livre Faith of my Fathers, paru l’an dernier, a été pendant des semaines sur la liste des best-sellers.Bon orateur, à la phrase courte et directe, McCain séduit son auditoire par son humour, son apparente franchise, sa critique acerbe de l’establishment politique, des lobbies et des gros sous qui font et défont les politiciens Manning sauve sa mise Les militants réformistes décideront à la mi-mars s'ils sabordent leur parti au profit de l'Alliance canadienne MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le chef réformiste Preston Manning a sauvé sa mise en fin de semaine en voyant son leadership confirmé et son rêve d’un nouveau parti de droite prendre solidement forme.Près de 75 % des militants réformistes réunis en congrès à Ottawa ont exprimé leur confiance en leur chef hier.Ils ont du même coup donné un élan à sa campagne en faveur de la disparition du Reform au profit du nouveau parti de droite mis au monde samedi à l’issue du congrès de l’Alternative unie.L’appui que lui ont accordé les 873 délégués est inférieur à celui obtenu par M.Manning au dernier congrès biennal du parti en 1998 (81 %) mais le résultat d’hier reste supérieur à ce que promettaient un groupe de réformistes, opposés à XAlternative unie et déterminés à déloger leur chef.«Je n’ai investi qu’une petite partie de mon capital politique mais je crois que le rendement sera élevé», a commenté M.Manning en conférence de presse.Le résultat d’hier peut laisser croire que le référendum que tiendra le Reform à la mi-mars sur le nouveau parti pourrait être moins difficile à gagner que prévu.la barre est quand même haute et elle doit absolument être franchie pour que le nouveau parti, baptisé dans la confusion XAlliance réformiste-conservatrice canadienne ou, en bref, XAlliance canadienne, aille de l’avant.La constitution de la nouvelle formation prévoit en effet qu’elle ne peut pas présenter de candidat avant qu’un parti fédéral existant ait accepté de faire front commun avec elle.Le Reform est le seul partenaire en liste mais pour reprendre à son compte l’énoncé de politique et la constitution adoptés par XAlliance canadienne, il faut que les deux tiers des 63 500 membres réformistes soient d’accord tout comme une majorité de membres dans une majorité de provinces.Un vote en ce sens prendra fin le 17 mars et d’ici là, on prévoit une campagne intense.Un des opposants, le député Lee Morrison a indiqué hier qu’il continuerait à lutter contre la disparition de son VOIR PAGE A 8: MANNING L’Amérique perdue de Philippe Séguin A force de jouer les Etats-Unis contre le Canada, le Québec pourrait se brûler les doigts, dit Vex-président du RPR CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Chassé du pouvoir, Robert Bourassa s’était réfugié en Belgique, histoire de se ressourcer entre deux mandats et de réfléchir à son avenir politique.Pour cette période de sa vie où après avoir démissionné de la présidence du parti gaulliste (le RPR) on le dit «en réserve de la République», Philippe Séguin a plutôt choisi le Québec.Si le climat y est plus rigoureux et les distances plus grandes, la gymnastique constitutionnelle du Québec vaut bien après tout celle du plat pays.L’homme qui enseigne depuis quelques mois à la chaire d’études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal publie ces jours-ci un livre (Hus Français que moi, tu meurs) dans lequel il suggère aux souverainistes d’abandonner pour l'instant toute idée de référendum.Pour l’avenir de la francophonie, les souverainistes feraient mieux, dit-il, de négocier avec Ottawa un compromis «entre la société distincte et la souveraineté association» leur permettant de jouer un plus grand rôle à l'échelle internationale.Ceux qui s'imaginent que Philippe Séguin a fait ses classes québécoises en dilettante et qu’il s’est trouvé une bonne «planque» en attendant une éclaircie dans la poli- WÊÊÊÊtÊÊ unie VOIR PAGE A 8: NEW HAMPSHIRE VOIR PAGE A 8: SÉGUIN I.K I) E V 0 1 R , L E L U N I) I 3 I J A N V I E R 2 0 0 I) LE DEVOIR LES SPORTS Rams 23 Titans 16 Par la peau des dents ! Kurt Warner a été sélectionné le joueur par excellence du match Atlanta (AP) — Une bombe de 73 verges de Kurt Warner à Isaac Bruce avec moins de deux minutes à faire a permis aux Rams de St.Louis de remporter les honneurs du XXXIV1' Super Bowl par la marque de 23-16, hier, face aux Titans du Tennessee lors d’une rencontre ponctuée d’une finale tout à fait spectaculaire.Les Titans ont failli créer l’égalité sur ce qui fut le dernier jeu de la rencontre.Placé à la ligne de 10 verges des Rams avec six secondes à faire, le quart Steve McNair a rejoint Kevin Dyson sur un tracé à l’intérieur à la ligne de cinq verges mais Mike Jones a plaqué le receveur des Titans tout juste à la porte des buts.Al Del Greco avait créé l’égalité 16-16 avec 2:12 à jouer à l’aide d’un botté de précision de 43 verges.Les Titans venaient alors d’effacer un déficit de 16-0.Les Rams couronnent une saison phénoménale, eux qui avaient pourtant présenté une fiche de 3-13 la saison précédente.Le quart Kurt Warner a été sélectionné le joueur par excellence de la rencontre.Les Titans avaient entamé leur remontée à la toute fin du troisième quart avec une poussée de 66 verges.Cette dernière a été complétée par une course d’une verge d’Eddie George.Le fait saillant de la séquence fut une course de 23 verges de Steve McNair tout près de la ligne de but des Rams.Le Tennessee a toutefois raté la transformation de deux points (tentative de passe à Frank Wycheck).Les Titans ont porté la marque à 16-13 avec 7:21 à faire au match lorsque George a inscrit son deuxième touché du match (course d’une verge) au prix d’un effort spectaculaire.La dexième demie a offert nettement plus d’action que la première.Après avoir été limités à trois bottés de précision, les Rams ont finalement atteint la zone de but.Kurt Warner a rejoint Torry Holt sur neuf verges pour le premier touché du match avec 7:20 minutes à faire au quart, portant ainsi la marque à 16-0 en faveur de St.Louis.Occasions ratées A bien des égards, la première demie fut celle des opportunités ratées pour les Rams, mais la défense des Titans a eu son mot à dire.Cinq fois, les Rams se sont retrouvés à l’intérieur de la ligue de 20 verges du Tennessee.Bilan: trois bottés de précision pour neuf points, une anomalie pour l'attaque dévastatrice qui a inscrit 526 points cette saison.Les Rams devenaient d’ailleurs la première équipe dans l’histoire du Super Bowl à ne pas inscrire de touché à leurs cinq premières présences dans la ‘red zone’ (20 verges et moins).Une des tentatives de botté de précision de Jeff Wilkins est morte dans l’oeuf quand Mike Horan n’a pu contrôler la remise et Wilkins a raté la cible d’une distance de 34 verges une autre fois.Il a toutefois fait mouche de distances de 27, 29 et 28 verges.Kurt Warner a pourtant eu une demie du tonnerre avec 19 passes complétées pour 277 verges de gains.Mais chaque fois, la défense des Titans s’est dressée devant sa zone de but.Warner a décoché 35 passes durant la première portion du match, ce qui constitue un record du Super Bowl.Torry Holt a également échappé une passe de 11 verges qui aurait résulté en un touché au deuxième quart.Le receveur de passes des Rams a perdu le ballon lorsque bousculé par le demi de coin Samari Rolle alors qu’il tentait de capter le ballon.Les Titans n’ont pas généré grand-chose en attaque, Steve McNair ne complétant que cinq de ses 14 tentatives de passes pour un maigre 65 verges.Al Del Greco a bousillé la seule chance valable des siens en ratant à la gauche des poteaux une tentative de placement de 47 verges.>1 REUTERS Les Titans n’ont pas généré grand-chose en attaque, Steve McNair (ci-dessus) ne complétant que cinq de ses 14 tentatives de passes pour un maigre 65 verges.Internationaux d’Australie Andre Agassi décroche la coupe ASSOCIATED PRESS Melbourne — L’Américain André Agassi a décroché la deuxième victoire de sa carrière aux Internationaux de tennis d’Australie, en venant à bout hier du Russe Yevgeny Kafelnikov, tenant du titre, en quatre manches de 3-6,6-3,6-2,64.D s’agit du sixième succès en Grand Chelem pour le numéro un mondial qui partait favori avant le début de la rencontre face au numéro deux, même si les confrontations entre les deux joueurs ont toujours été serrées.A 29 ans, Agassi prouve sans contestation qu’il est le meilleur au monde.En moins d’un an, il a remporté les Internationaux de tennis de France, LUS Open, les Internationaux d’Australie et a atteint la finale de Wimbledon.Cette fois, l’Américain a couronné sa victoire par trois as dans le dernier jeu.SU a concédé le premier set rien ne l’a ensuite arrêté dans sa course au triomphe.En pleine forme physique, Agassi a multiplié les amortis, signé des coups puissants pour revenir à une manche partout et l’emporter face à un adversaire qu’il a peu à peu épuisé.«C’est une vie folle.mais ça en vaut la peine», a déclaré Agassi, à Tissue du match, en faisant allusion à ses exigences de jeu et aux trois titres majeurs qu’il a décrochés au cours des huit derniers mois.«Il n’y a rien de comparable, Je ressens la même chose qu 'une personne qui gagnerait à la loterie».Son ascension vers le titre a été jalonnée de dangers, des services puissants de Mark Philippoussis et de Pete Sampras à sa finale contre Kafelnikov.«Je devais le gagner, mais cela le rend encore meilleur», a souligné l’Américain en notant que la rencontre contre le Russe a rapidement tourné «au match physique», ce qui lui a plu.Il ne fait aucun doute pour son en- traîneur qu’Agassi peut encore gagner beaucoup de titres.«H a trois ou quatre bonnes années devant lui», a estimé Brad Gilbert De son côté, Kafelnikov a précisé que ses jambes avaient commencé à devenir lourdes à la fin du troisième set Avant la finale, il avait juré de s’ajuster au jeu d’Agassi si ce dernier revenait après avoir perdu une manche.Mais le numéro un mondial ne lui a jamais laissé cette chance.«C’est formidable la façon dont il parvient à se remettre d’une première manche perdue et continue à élever son niveau de jeu», a commenté Kafelnikov.Au cours de cette finale où feules et tension ont également été présentes, un homme portant une caméra vidéo a fait irruption sur le court au moment où Kafelnikov servait au début de la quatrième manche.L’homme, un militant de la cause animale, a été sorti par les agents de sécurité.Coupe du monde de ski acrobatique Encore les Finlandais ASSOCIATED PRESS Madarao Kogen, Japon — Les Finlandais ont poursuivi hier leur domination à la Coupe du monde de ski acrobatique lorsque Sami Mus-tonen a enlevé la première place lors de l’épreuve des bosses.Mustonen a remporté sa première victoire de la saison en amassant 25,80 points.Le Canadien Jay Vaughan a terminé au deuxième rang (25,48 points), devant le Finlandais Janne Lahtela (24,50 points).Jean-Luc Brassard, de Grande-Île, a terminé au septième rang (22,01 points) tandis que Pierre-Alexandre Rousseau, de Drummondville, a dû se contenter de la neuvième place (20^82 points).A Tissue des cinq premières épreuves de la saison, Lahtela domine le classement de la Coupe du monde de la spécialité en vertu de ses 396 points.Deux autres Finlandais suivent au classement: Mustonen (360 points) et Lauri Lassila (332 points).Rousseau demeure au quatrième rang, lui a récolté 308 points depuis le début de la saison.Brassard en a amassé 296, ce qui lui confère la septième place.Stéphane Rochon, lui, est neuvième à 258 points.Du côté féminin.l’Allemande Sandra Schmitt a mérité la médaille d’or en amassant 25,25 points.Elle a devancé l’Américaine Bahake Shannon et la Japonaise Aiko Uemura.Tami Bradley a été la meilleure Canadienne, elle qui a pris le septième rang.L’Américaine Ann Battelle occupe le premier rang du classement de la spécialité en vertu de ses 372 points.d’affaires RELAIS & CHATEAUX LA FISE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENT IDE S, HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et * Americas Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitécs à proximité.450-229-2991 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHEL1EU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richcheu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge.sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits il vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES QUÉBEC SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hôtel de villégiature *4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pen./nuit, occ.double, ind.petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service, www monolf-saint-sauveui.com (450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 UE BEC MANOIR VICTORIA Situé au coeur du Vieux-Québec, cet hôtel 4 étoiles au cachet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12 millions $.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets -restaurant fine cuisine (20 % de rabais le soir) - resto-bistro Le Samt-James - piscine intérieure - club de santé - sauna - stationnement intérieur avec service de valet Programme corporatif à partir de 89 $ par nuit en occ.simple ou double, www,manoir-victofia.com Renseignez-vous sur nos forfaits.1-800-463-6283 Pour annoncer, contactez Jean de Bîlly au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 Coupe Louis-Vuitton Prada a bien appris sa leçon AGENCE FRANCE-PRESSE Auckland — Prada a bien appris la leçon que lui avait infligée AmericaOne en demi-finale, en battant sur le fil, lors de la A’ course de la finale, le syndicat californien, poussé à la feute par le défi italien.A quelques minutes de la ligne d’arrivée, la quatrième course de finale de la Coupe Louis-Vuitton semblait en effet gagnée par AmericaOne, en tête depuis le départ.Quand, contre toute attente, Luna Rossa, skippé par Francesco de Angelis, qui avait récupéré le terrain perdu en allant chercher le vent un peu à gauche du plan d’eau, est passée à Toffenssive et a réussi, au terme d’une magnifique manœuvre d’attaque, à infliger une pénalité fatale à AmericaOne, dans le plus pur style de Paul Cayard.L’ironie de cette pénalité, c’est qu’elle rappelle en tout point celle infligée à Ijina Rossa, dans le match retour de la demi-finale entre les deux syndicats.La même pénalité qui avait semblé une grave erreur aux Italiens il y a quelques semaines, leur a semblé tout à fait justifiée aujourd’hui à l’encontre d’AmericaOne.Et inversement pour les Américains.«Ce qui m'étonne surtout, c'est que la fois dernière, dans la même situation, les arbitres avaient attendu pas loin de huit minutes.On avait vraiment discuté la situation.Aujourd'hui, l’engagement était amorcé depuis à peine 20 secondes qu’ils nous ont mis une pénalité» a déclaré Paul Cayard qui a ajouté : «De manière générale, je pense que les arbitres font très bien leur travail.Mais c’est vrai qu’aujour-dhuije ne suis pas d’accord avec leur décision.» La revanche Lors du match des demi-finales, les deux bateaux étaient sous spi sur le même bord, et naviguaient à bonne vitesse vers la ligne d’arrivée, à proximité.Mais après plusieurs minutes de tergiversations, avec des hurlements émanant des deux bateaux qui tentaient chacun de faire prévaloir leur cas auprès des arbitres qui suivaient dans leur bateau à moteur, c’est Ijina Rossa qui fut pénalisé, au grand dam à l’époque de Torben Graet.«1m roue tourne», a déclaré peu après la course le tacticien italo-brésilien, insinuant que cette pénalité était la revanche de l’autre.Dans ces cas délicats à analyser car un changement de cap d’un des deux bateaux peut totalement transformer une situation, diverses règles s’appliquent et la décision prise sur l’eau par les arbitres est sans appel.Au cours du premier bord de portant les deux bateaux avaient déjà eu un passage très agité au cours duquel les deux bords avaient réclamé contre l’adversaire, après qu'AmericaOne a poussé iMna Rossa au lof.Toutes les protestations avaient alors été rejetées (drapeau vert) par les arbitres.Cette pénalité ne fait que renforcer la détermination des Américains qui ont promis de «laisser les gants au vestiaire» pour la prochaine régate prévue demain.I.a course ne peut en effet avoir lieu aujourd’hui à cause d’une grande régate sur le golfe dTlauraki.Don King accusé de malversations Newark, New Jersey (AP) — Le promoteur Don King aurait versé des milliers de dollars à certains dirigeants de l’International Boxing Federation (IBF) afin de faire progresser ses boxeurs dans la hiérarchie de cette fédération.Cette révélation est contenue dans les centaines de pages de preuves ayant conduit à l’inculpation du président de l’IBF Rober Lee Senior le 4 novembre dernier pour avoir touché des pots de vin dans l’optique de manipuler les classements de son organisme.Cette révélation a été faite lors d’une déposition sous serment par un dirigeant de la boxe mondiale.L’autre promoteur Bob Arum a aussi déclaré qu’il a versé 100 000 dollars pour que TIBF santionne un combat entre George Formean et Axel Schultz en 1995.Le juge John Bis-sell avait décidé vendredi de dévoiler ces documents à la demande du journal Los Angeles Times.Épreuves reportées en ski alpin Allemagne (AF) — Le Super-G messieurs, qui devait être disputé hier à Garmisch-Partenkirchen, a été annulé en raison de la pluie et du vent, tout comme l’épreuve féminine de slalom qui devait se tenir à Zwiesel.la Fédération internationale de ski décidera ultérieurement du lieu où seront reprogrammées ces épreuves et de la date à laquelle elles se tiendront Retour au jeu New York (AP) — L’équipe qui avait mené les États-Unis vers le titre mondial du soccer féminin en 1999 a mis fin à sa grève après avoir accepté un contrat de cinq ans.L’équipe retournera à l’entraînement dès cette semaine.Elle disputera un match amical contre la Norvège, le 6 février, en Floride, Les joueuses avaient refusé de participer à la Coupe d’Australie au début du mois parce quelles estimaient ne pas être assez bien payées.I .a Fédération américaire avait dû envoyer à leur place une équipe composée de joueuses collégiales qui a tout de même remporté ce tournoi.Selon le New York Times, chaque joueuse recevra un salaire annuel pouvant atteindre 130 000 $.Squash à la québécoise Brockville, Ontario — Mené par la Montréalaise Louise I/vesque, le Québec a arraché hier une médaille de bronze en battant l’Alberta par 2-1 lors du championnat canadien de squash féminin par équipe.Lit médaille d’or a été remportée par le Manitoba qui a défait l’Ontario par 3-0 lors de la finale.Au cours de la confrontation Québec-Alberta, Tara Mullins de Montréal, classée quinzième au pays, a vaincu Claire Fern par 3-1 dans le premier match.Ensuite Ivévesque, meilleure joueuse du Québec et huitième au Canada, a scellé Tissue avec une victoire de 3-0 sur le numéro un albertain Julie Springer (9° au pays).HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 29 17 6 3 157 134 67 Ottawa 25 18 8 2 135 125 60 ' Boston 17 21 13 4 131 142 51 ' Buffalo 20 25 6 1 127 135 47 Montréal 17 25 7 2 107 121 43 Section Atlantique New Jersey 31 15 5 4 161 124 71 Philadelphie 2614 9 1 147 113 62 NY Rangers 21 22 7 3 140 139 52 Pittsburgh 20 25 4 5 154 150 49 NY Islanders : 13 30 6 1 105 157 33 Section Sud-Est : .-Tr- Floride 29 17 4 3 157 122 ès Washington 24 17 8 1 135 124 57 Caroline 20 23 8 0 129 142 48 Tampa Bay 12 31 6 4 130 182 34 Atlanta 11 32 6 3 110 179 31 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 31 14 6 1 176 130 69 St.Louis 31 14 6 0 153 105 68 Nashville 19 26 6 4 137 154 48 Chicago 17 27 6 2 142 158 42 Section Nord-Ouest Colorado 25 20 7 1 145 135 58 Edmonton 17 21 13 7 140 136 54 Calgary 23 23 5 1 120 145 52 Vancouver 15 24 10 6 129 147 46 Section Pacifique Phoenix 27 17 6 1 153 132 61 Dallas 26 19 5 2 120 112 59 San José 22 26 6 6 145 142 56 Los Angeles 21 21 7 3 149 143 52 Anaheim 21 24 6 1 127 133 49 Washington 2 Philadelphie 0 Montréal 2 Caroline 0 Chicago à Vancouver Aujourd’hui Anaheim à Boston, 19h Nashville à N.Y.Rangers, 19h30 Pittsburgh à Atlanta, 19h30 Edmonton à Dallas, 20h Detroit à Phoenix, 22h N.Y.Islanders à Los Angeles, 22h30 Demain Anaheim à Buffalo, 19h Boston à Ottawa, 19h Washington à Pittsburgh, 19h30 Floride en Caroline, 19h30 Toronto à Tampa Bay, 19h30 Vancouver au Colorado, 21 h St.Louis à Calgary, 21 h Phoenix à San José, 22h30 Mercredi.2 lévrier Nashville à N.Y Islanders, 19h30 New Jersey à N.Y Rangers, 19h30 Montréal en Floride, 19h30 Atlanta à Dallas, 20h30 Chicago à Edmonton, 21 h Jeudi.3 lévrier Toronto à Boston, 19h Ottawa à Buffalo, 19h Caroline à Washington, 19h Nashville au New Jersey, 19h30 Anaheim à Philadelphie, 19h30 N.Y Islanders à Pittsburgh, 19h30 N.Y Rangers à Atlanta, 19h30 Montréal à Tampa Bay, 19h30 San José au Colorado, 21 h Chicago à Calgary, 21 h St.Louis à Vancouver, 22h ’ Dallas à Phoenix, 21 h Detroit à Los Angeles, 22h30 Dimanche, 6 février Match des étoiles à Toronto, 14h30 SOCCER ASSOCIATION AMERICAINE Section Est V D Moy.Diff Baltimore 16 10 .615 — Philadelphie 11 12 .478 31/2 Harrisburg 8 16 .333 7 Section Centrale Montréal 14 11 .560 — Buffalo 12 12 .500 1 1/2 Cleveland 12 13 .480 2 ASSOCIATION NATIONALE Section Nord Milwaukee 17 7 .708 — Edmonton 14 - 6 .700 1 Detroit 11 15 .423 7 Section Midwest Kansas City 11 10 .524 — Wichita 11 15 .423 21/2 St.Louis 7 17 .292 51/2 Vendredi 28 janvier Milwaukee 19 Detroit 15 Baltimore 15 Montréal 9 Buffalo 18 Harrisburg 16 Cleveland 18 Kansas City 12 Edmonton 12 Philadelphie 10 (P) Wichita 17 St, Louis 11 Samedi 29 janvier Milwaukee 21 Kansas City 11 Buffalo 16 Detroit 15 Cleveland 17 Baltimore 13 Harrisburg 22 Montréal 16 Wichita 15 St.Louis?Cleveland à Montréal Jeudi 3 lévrier Edmonton à Detroit CALENDRIER DES SÉRIES Championnats de conférence Tennessee 33 Jacksonville 14 Saint Louis 11 Tampa Bay 6 Super Bowl Saint Louis 23 Tennessee 16 (au Georgia Dome d’Atlanta) Dimanche 6 lévrier à Honolulu (ABC) 4496 A-B L F.DEVOIR.LE L U N I) I !$ I .1 A N V I E R 2 0 0 0 B 8 -* le devoir ?- CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Crime et châtiment au Théâtre Denise-Pelletier Vibrer à la musique Trois activités gratuites pour les Montréalais cette semaine En musique, tout est vibration.Vibrations qui tournent parfois à la fanfare — d’où la nécessité d’une vaste nef ou, en saison, d’un parc accueillant pour les recevoir.Voici trois activités dont les Montréalais peuvent cette semaine faire leur profit, d’autant qu’elles ont un point en commun: l’entrée y est libre et le contenu intéressant.Ces événements se déroulent sous la baguette d’Alain Cazes (demain soir à l’église Saint-Enfant-Jésus), de Raffi Armenian (jeudi et vendredi soir à la basilique Notre-Dame) et sous celle du tromboniste Alain Trudel, dimanche après-midi à la salle Gabriel-Cusson du Conservatoire de musique.Clément Trudel Le Devoir Alain Cazes donne rendez-vous au public demain soir (20h), à l’église Saint-Enfant-Jésus, angle Saint-Laurent et Saint-Joseph.La Grande Fanfare Classique (fondée en 1996) y offre un bouquet d’œuvres regroupées sous le thème: Bach, 250 ans après.Grâce à une entente entre la faculté de musique de l’Université de Montréal et le Conservatoire de musique à Montréal — deux institutions où Cazes enseigne le tuba — plus de 80 instrumentistes s'y produiront, soit dans des œuvres de Jean-Sébastien Bach: Locate et fugue en ré mineur et Prélude et fugue en mi bémol majeur, soit dans des compositions qui ont pris leur source dans une partie de l’œuvre de Bach.Ce qui peut donner Bacchiana Brasileira N" 5, de Villa-Lobos, Mutation from Bach, de Barber, ou encore Passacaglia, de Nelson.Quant au dimanche, 6 février (15h), il donne lieu à un rendez-vous, à la salle Gabriel-Cusson du Conservatoire de musique du Québec à Montréal, au 100 est, rue Notre-Dame, avec le jeune, professeur de trombone, Alain Trudel, ce virtuose que l’on attend dans toutes les manifestations d’envergure touchant cet instrument.L’entoureront quelques élèves et invités, telle la pianiste Lorraine Prieur.Le tout met en valeur les vents, en commençant par le Concerto pour quatre trombones de A Hornoff où Trudel se produit avec trois étudiants: Guy Bernard, Hugo Bégin et Eric Vaillancourt.Le menu, outre quelques mouvements du Concerto en fa de Grondhall, affiche un Trio pour trombone, trompette et piano de Jean-Michel Damase (à la trompette, Manon Lafrance), Légende pour trompette et piano de G.Enesco et Prélude et ballade pour trompette et piano, de Balay.Avec ce tromboniste-pédagogue sur lequel un documentaire a été tourné (La mission d’Alain Trudel) on peut s’attendre à quelques découvertes, voire à des surprises.L’artiste a déjà enregistré plusieurs disques, dont le plus récent contient certaines de ses compositions de jazz (Jericho’s Legacy, chez Naxos).Et quand Alain Trudel empoigne son trombone, on n'a pas vraiment à être complexé de ne connaître à peu près rien sur les pistons, les coulisses, les anches, les becs, les biseaux ou les embouchures d'instruments dont, à sa manière, il contribue à préserver et à enrichir le répertoire.Raffi Armenian dirige fréquemment de grands orchestres; il est aussi depuis 1981, titulaire du cours de direction d’orchestre au Conservatoire de musique du Québec à Montréal dont il dirige aussi l’Orchestre symphonique.C’est avec cet orchestre qu’il occupe la «scène» de la basilique Notre-Dame à 20h, jeudi et vendredi.Des œuvres de Berlioz (Ouverture des Francs juges, opus 3), de Bartok (Concerto pour violon, où la soliste est Hermine Gagné), et de Reinhold Gliè-re (Concerto en si bémol majeur pour cor, avec Marjolaine Goulet) sont inscrites en première partie.Après l’entracte, l'orchestre interprétera laSyw-phonie No 4, opus 60, de Ludwig van Beethoven.Activités ¦ Ce midi au CNA (Ottawa), série Débuts avec deux étoiles montantes: Anita Dusevic (violon) et Adrienne Park (piano) dans des œuvres de Bach, Debussy, Saint-Saëns, Ysaÿe et Eckhardt-Gramatté.Entrée libre; un don au fonds en fiducie de la bourse de l’OCNA est apprécié.¦ Les radio-concerts du Centre Pier-re-Péladeau se poursuivent ce soir (20h) avec le Duo pour violon et violoncelle de Kodàly interprété par Martin Beaver et Elizabeth Dolin, et deux octuors d’«adolescents surdoués», Mendelssohn et Chostacovitch.¦ Salle Pollack, ce soir et demain (20h): Orchestre symphonique de McGill dirigé par Louis I^vigueur, avec trois gagnants d’un concours de concertos de McGill: Myriam Carrier (clarinette), Tristan Green (percussion) et Maya Delich (piano).¦ Yoav Talmi et l’OSQ (Grand Théâtre, mardi, 20h) reprennent leur série Beethoven avec l’ouverture Eg-mont et les symphonies Nos 1 et 5.¦ La violoniste coréenne Chee-Yun est au Club musical de Québec (Grand Théâtre, mercredi, 20h), accompagnée par le pianiste David Ko-revaar, pour un récital comprenant des œuvres de Vitali, Saint-Saëns, Richard Strauss et Stravinsky (Suite italienne).¦ Le Cercle des Cent Associés tient, le 3 février (19h) son 13e Gala annuel au cours duquel 12 000 $ en bourses seront octroyés à de jeunes pianistes sélectionnés par un jury professionnel présidé par Jeaq-Jules Guilbault.A l’hôtel Omni Mont-Royal (Renseignements: 843 4057).¦Vendredi, à 20h, l’Orchestre baroque de Montréal dirigé par Joël Thiffault offre un programme Vivaldi Magnifico! Une vingtaine de concertistes donneront sept concertos pour divers instruments soliste^ (violon, flûte, hautbois, violoncelle).A la spile Pierre-Mercure: 987-6919.¦ A la salle Pollack vendredi (20h), ensemble de musique contemporaine de McGill (directeur, Denys Boulia-ne).Œuvres de Strauss, Xenakis, Nikitin et Berio.¦ La Chapelle historique du Bon Pasteur accueille, jeudi (20h) le Quatuor Morency et le pianiste Louis-Philippe Pelletier.Dans l’après-midi du samedi, 5, à 14h, il y a répétition publique du Nouvel Ensemble Moderne pour Musique Défilé, de Linda Bouchard, composition qui doit être donnée en première au Medley le 17 février prochain.¦ A la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm (Québec) vendredi et samedi à 20h, Viva TOpera! par les élèves de l’atelier d’art lyrique et l’Orchestre du Conservatoire de musique de Québec (60 musiciens) dirigé par Gilles Auger.Billets à 12 $ et 10 $.Renseignements: (418) 643-8929.Ailleurs ¦ Invité au MIDEM, à Cannes, où il a repris mercredi dernier ('Apocalypse de Jean (création datant de 1968).celui que l’on considère comme l’ancêtre de la musique techno, Pierre Henry, affirme avoir été récupéré par «beaucoup de gens qui produisent des sons».Il tient en retour à «récupérer mon domaine, la musique classique détruite, avec ses distorsions».¦ Friedrich Guida vient de mourir en Autriche.Ce pianiste classique, après une vingtaine d’années de tournées triomphales, a voulu en 1962 se tourner vers le jazz.Il alliait depuis sou-vent, dans ses concerts, les deux courants.Il avait 69 ans.On le connaissait entre autres pour ses interprétations de Mozart et de Beethoven, mais aussi pour avoir créé et dirigé un Concours international de jazz à Vienne.¦ Autre grand disparu: le ténor Carlo Cossutta, mort à Udine (Italie) à 67 ans.Il fut un Othello remarquable, avec Solti notamment.Ses débuts se firent au Teatro Colôn (Buenos Aires).L’une des grandes dates de sa carrière fut, en 1971, le Requiem de Verdi donné à Paris sous la direction de von Karajan.¦ La Canadian Opera Company (Toronto) ouvrira sa prochaine saison avec un Othello (Verdi) campé par le célèbre ténor russe Vladimir Boga-chov; la soprano Zvetelina Vassileva sera Desdemona dans ce spectacle dont la direction est confiée à Robin Philips, connu pour sa maîtrise des œuvres shakespeariennes.Avec ce tromboniste-pédagogue, on peut s’attendre à quelques découvertes, voire à des surprises Ambitieuse transposition CRIME ET CHÂTIMENT Texte de Fiodor Dostoïevski.Traduction et adaptation: Igor Ovadis et Serve Mandeville.Mise en scène: Igor Ovadis assisté de Christian Sénéchal.Scénographie: Jean Bard.Costumes: Valentina Komolova.Eclairages: Michael Brunet.Musique originale et bande sonore: Helmut Lipsky.Interprètes: Catherine Allard, Marc Béland, Stéphane Brulotte, Violette Chauveau, Geneviève Cocke, Maxim Gaudette, Marie-Christine Irlande, Serge Nandeville, Igor Ovadis et Stéfan Perreault.Présenté à la Salle Denise-Pelletier du 26 janvier au 19 février 2000.SOLANGE LÉVESQUE \ A travers l’adaptation et la mise en scène qu’ils proposent, Igor Ovadis et Serge Mandeville ont choisi de mettre l'accent sur ce qu’il y a de plus théâtral dans le roman de Dostoïevski, et ce qu’il y a de plus çontemporain chez les personnages.À la mise en scène, Ovadis révèle Raskolnikoff non pas en dirigeant les projecteurs sur un «héros», mais plutôt en montrant ses relations avec une quarantaine d’autres personnages joués par neuf acteurs (l’adaptation de Gabriel Arcand en 1991 à La Veillée comprenait quatre personnages).Ce choix ambitieux donne un spectacle qui paraît par moments trop fidèle à son principe au détriment du rythme, mais qui demeure débordant de vitalité et exempt de réalisme, jusque dans sa langue familière.La musique obsédante de Helmut Lipsky bat comme un cœur en alerte, scandant les trois heures et quelque du spectacle.Jean Bard a situé l’action dans un décor unique que les éclairages en clair-obscur de Michael Brunet viennent modeler.Une mezzanine à balustrade crée deux niveaux de jeu superposés.Au niveau du sol, cinq portes d'arches donnent sur ce qui devient l’extérieur, la ville, un appar- tement voisin ou un préau, selon les scènes.Deux escaliers mobiles glissent latéralement le long de la mezzanine, resserrant ou libérant l’espace de jeu.Au chapitre des éléments remarquables de ce spectacle figurent les costumes de Valentina Komolova, artiste virtuose qui saisit e.t traduit l’essence du personnage.À travers la coupe de ses costumes, les textures, les volumes et les nuances qu’elle oppose, les caractères se dessinent.La mante trouée de Marmé-ladoff, la silhouette de Dounia, les vêtements étroits de Lébéziatnikoff, les «ailes» de la petite chanteuse de rues sont des splendeurs.Le temps de se familiariser avec le décor, de s’adapter à l’acoustique capricieuse du théâtre Denise-Pelletier, et on entre dans l’univers de Raskolnikoff (Maxim Gaudette), jeune étudiant démuni qui tue une vieille usurière, puis sa sœur, non pas tant pour de l’argent que pour se prouver à lui-même qu’il est quelqu’un et tenter de se conformer à un idéal qui oppose dangereusement «l’homme ordinaire» à («homme exceptionnel», auquel tout serait permis en raison de son statut d’exception.L’arrière-plan freudien de ce double meurtre n’est jamais souligné, mais il plane sur la pièce, s’inscrivant dans les nombreux rapports de Raskolnikoff avec les autres personnages.A partir du moment où Ovadis apparaît sur scène dans la peau de l’enquêteur de police Par-fini Petrovitch, inaugurant le terrible duel psychologique qui précipitera la chute (et le salut) de Raskolnikoff, on est vraiment captivé.Avec son arrivée, la pièce acquiert les proportions d’un cauchemar aussi délirant et absurde que tragique.En jonglant avec l’ironie, l’insinuation et la facétie, ce fonctionnaire bouffon aiguillonnera la culpabilité dans la conscience du jeune étudiant jusqu’à ce qu’il avoue son double crime.Acteur prodigieux, Ovadis fait de Par-firil un bourreau d’une cruauté qui préfigure l’impitoyable habileté de certains bourreaux kafkaïens.Dans Fiodor Dostoïevski le rôle redoutable de Raskolnikoff, Maxim Gaudette joue de sobriété plus que de surcharge; point de mélo, point de facilité.Cette conception du personnage, déconcertante au début, porte fruit en allant à l’encontre de tous les clichés.Dans la même veine, Geneviève Cocke incarne une Sonia dont l’intériorité convainc; ses regards et ses gestes sont simples et vrais.Marc Béland, qui endosse Marméladoff, l’ivrogne qui accepte de vendre sa fille Sonia pour vivre, et l’antipathique Loujine, SOURCE INTERNATIONAL PORTRAIT GALLERY a parfois des accents qui rappellent Jean-Louis Millette jeune (ce qui n’est pas peu dire).Stéphane Brulotte, qui assume sept rôles de soutien, montre encore une fois sa grande souplesse.Violette Chauveau (l’usurière et la mère de Raskolnikoff) semble moins à l’aise à sa première scène mais trouve rapidement le ton juste.Serge Mandeville joue un Svi-drigaïloff vraiment inquiétant.Règle générale, la qualité du jeu et le dynamisme de (ensemble rachètent certaines longueurs.CONCERTS CLASSIQUES Grand répertoire, petite déception Le Torontois Stephen Ham n’a pas totalement répondu aux attentes qu’il suscitait 20 remise des Génie Troix prix pour Post Mortem SONS ET BRIOCHES W.A Mozart Sonate en mi bémol majeur, K 282; L van Beethoven: Sonate en ré majeur, op.10 n" 3.F.Chopin: Quatrième ballade, en fa mineur, op.52; Marc-Ândré Hamelin: Prélude et Fugue (1995).Stephen Ham, piano.Piano Nobile de la salle Wilfrid-Pelletier, le 30 janvier 2000.FRANÇOIS TOUSIGNANT La tradition des matinées du dimanche Sons et brioches est longue.Simples amateurs comme petites familles chez qui on cherche à développer le goût musical se retrouvent au Piano Nobile de la Place des Arts sous (égide des Jeunesses musicales, pour un concert commenté d'une heure.Auparavant, on sert du café, des brioches ou des croissants dans la plus belle convivialité.Nombreux sont les jeunes professionnels qui ont fait leurs classes d'apprentissage du métier de concertiste ou de récita-liste en passant par là.Hier matin, c’était au jeune Torontois Stephen Ham de se présenter au clavier par une douce matinée et dans un espace tout inondé d’un généreux soleil.On connaissait un peu sa réputation suite au Concours de musique de Radio-Canada; et aussi deux anecdotes qui montrent (intérêt qu'il suscite.D’abord, issu d’un milieu non musicien, il a commencé (étude du piano alors qu’il avait quatorze ans.Ensuite, Marc-Ândré Hamelin a été si fortement impressionné par (interprétation que Ham a faite d’un de ses propres Préludes et fugues qu'il lui en a donné la partition.La sympathie est grande donc, quand débute le récital.Pourtant après ce qu’on a entendu, il faut émettre des réserves.Si, digitale-ment parlant, le chemin a été rapidement parcouru pour se rendre aux exigences du répertoire choisi, la technique reste bien trop verte.Dans toutes les œuvres au programme, les fausses notes abondent, et aussi les erreurs de texte.La concentration manque et la maîtrise du clavier n'est pas encore assise ixiur parler d’autre chose que d’un ré- cital d’étudiant assez «ordinaire».Il y a aussi les problèmes de dosage de sonorité.Combien de fois les basses Alberti écrasaient la mélodies, ou encore la pédale noyait les imprécisions de traits.Stephen Ham est encore fragile et demande à se développer: non seulement pour dominer son instrument et sa technique, mais en plus pour asseoir ses lectures des partitions.Là, c’est plus notable: le pianiste ne saisit guère ce qu’il joue et ne sait pas encore où s’inscrire pour faire entendre les bases de sa pensée esthétique.Dans une œuvre comme la sonate op.10 n° 3 de Beethoven, ce fut plus flagrant.Les gestes dramatiques du lent Mesto tournent à vide et certains accords sont presque désagréablement durs (là, avouons que le piano n’était pas un instrument tout à fait «prime»).L’humour des deux derniers mouvements comme (énergie du premier sont encore au-dessus de ses forces — les comparaisons abondent et, en choisissant cette œuvre, (interprète les force.Il faut pousser plus avant (analyse du travail de composition du créateur pour saisir le but du propos, comme il faut un certain savoir de la chose harmonique et contrapun-tique pour décider quelle ou quelle ligne sera mieux mise en évidence — et pourquoi.Sinon, son interprétation de Chopin restera toujours aussi superficielle et il ne fera de (épate que dans des morceaux de bravoure comme (énergique et carrée fugue de Marc-André Hamelin.On a donc entendu un jeune trop vieux pour capitaliser sur (innocence de (enfance, et un pianiste trop âgé pour qu’on excuse ses lacunes par la tendresse de son âge.Telle est la dure réalité du monde du piano.Comme Stephen Ham semble avoir déjà progressé très vite au strict plan mécanique et physique, souhaitons, à nous comme à lui même, qu’il se montre apte à de mêmes rapides avancées artistiques.Sinon, il restera dans le sillage des amuseurs de province.Ceux qui (entourent paraissent avoir de plus hautes visées pour lui.En (état de la situation, continuons d’espérer.PRESSE CANADIENNE La coproduction Sunshine, d’Istvan Szabo, a mérité, hier soir à Toronto, le titre du meilleur film canadien de (année lors de la 20' remise des prix Génie, les «Oscars canadiens».Les prix, choisis par les membres de (Académie canadienne du cinéma et de la télévision, ont cette année été saupoudrés sur une demi-douzaine de films, sans faire de raz-de-marée outrageux comme il (arrive parfois — Le Violon rouge, (an dernier, les films de Jean-Claude Lauzon, toujours, ceux de David Cronenberg ou d’Atom Egoyan.Felicia’s Journey, le dernier-né d’Atom Egoyan, a reçu tout de même quatre prix, dont celui de la meilleure adaptation au grand écran, de la direction photo et de la musique originale.Le film québécois Post Mortem, premier long métrage du jeune Ijouis Bélanger et finaliste cinq fois aux Génie, a reçu deux trophées dans de grandes catégories — scénario original et meilleure actrice, pour le beau travail de Sylvie Moreau.Un jury de (Académie canadienne du cinéma et de la télévision a aussi décerné à Louis Bélanger le prix Claudejutra pour le meilleur premier long métrage canadien.Histoires d’hiver, de François Bouvier, mis en nomination dans sept catégories, n’a rien gagné, alors que Souvenirs intimes, de Jean Beaudin (quatre nominations), a remporté un Génie, celui de la direction artistique, remis au décidément talentueux François Séguin — il avait été honoré (an dernier pour sa contribution au Violon rouge.Par ailleurs, le curieux eXistenZ, du réalisateur David Cronenberg, finaliste dans trois catégories, n’a remporté que le Génie du montage.Et YEmpor-te-moi de Léa Pool, finaliste dans la catégorie scénario et déjà pressenti pour représenter le Canada aux Oscars, a fait chou blanc.La costumière Renée April, qui avait aussi été récompensée (an dernier pour Le Violon rouge, a répété (exploit cette année pour son travail dans Grey Owl, de Richard Attenborough, tourné en partie au Québec avec, en vedette, le plus récent James Bond, Pierce Brosnan.Le Génie de la meilleure réalisation est allé à un autre «nouveau», le Torontois Jeremy Podeswa, pour son Five Senses, qui avait connu beaucoup de succès au dernier Festival de Toronto, et qu'on n’a pas encore vu au Québec.Et le Génie du meilleur court métrage documentaire est allé aux Québécois Bernard Lajoie, Erik Canuel et Tatsuo Shimamura pour leur Portrait d’Hemingway.Par ailleurs, on savait déjà que Les Boys II remportait cette année la «Bobine d’or» pour le plus grand succès aux guichets (5,5 millionsS).Les acteurs québécois Gabriel Arcand (Post Mortem), Denis Bouchard et JoJel Drapeau-Dalpé (Histoires d’hiver) affrontaient dans leur catégorie les grandes chaussures «internationales» Ralph Rennes (Sunshine) et le vainqueur, le Britannique Bob Hoskins (Felicia’s Journey).Aucune de ces grandes vedettes n’assistait au gala particulièrement soporifique, cette année, et animé par le «stand-up» canadien Patrick McKenna, ces temps-ci de la série Traders.EN BREF Le Goya du meilleur film pour Tout sur ma mère Barcelone (AFP) — Le film du cinéaste espagnol Pedro Almodovar Tout sur ma mère a obtenu dans la nuit de samedi à dimanche le Goya du meilleur film décerné à Barcelone par (Académie des Arts et des Sciences cinématographiques espagnole.Almodovar a également obtenu le Goya de la mise en scène pour ce film.Considérés comme les Oscars du cinéma en Espagne, les prix Goya sont décernés annuellement depuis 14 ans.Le film italien La vie est belle du réalisateur Roberto Benigni a reçu le Goya du meilleur film européen tandis que le film cubain La vida es silbar du réalisateur Fernando Pérez a obtenu le Goya du meilleur film étranger de langue espagnole.Le film de Benigni est arrivé devant les films français Chat noir, chat blanc de Emir Kusturica, Ça commence aujourd’hui de Bertrand Tavernier et Le Dîner de cons de Francis Veber.L'actrice argentine Cecilia Roth a remporté le Goya de la meilleure interprète féminine pour son rôle dans le film Tout sur ma mère.Enfin (acteur espagnol Francisco Rabal a obtenu le Goya de la meilleure interprétation masculine pour son rôle dans Goya à Bordeaux du réalisateur espagnol Carlos Saura Dans toutes les œuvres au programme, les fausses notes abondent, et aussi les erreurs de texte
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