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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2000-02-28, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1910 ?La classe moyenne aura « son » budget LE DEVOI N ” 4 2 ?I.E 1.U N D I 2 8 F K V R 1ER 2 O O (I 8 < c LES ACTUALITÉS LES COLS BLEUS DE VERDUN METTENT FIN A 18 MOIS DE GRÈVE PAGE A 3 CULTURE L’INTÉGRALE DE BUNUEL À LA CINÉMATHÈQUE PAGE B 8 DEUX PODIUMS EN 24 HEURES POUR MÉLANIE TURGEON PAGE B 4 Ottawa consacrerait trois de ses dix milliards de surplus aux baisses d’impôt HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR On l’attend depuis si longtemps que le ministre des Finances, Paul Martin, n’a d’autre choix que de le livrer, ce premier budget de l’ère des surplus qui soulagera les contribuables de la classe moyenne.L’ampleur du soulagement risque toutefois d’être modeste et étalée sur plusieurs années, s’il faut croire les informations qui circulent depuis plusieurs mois déjà sur le contenu du septième budget Martin.Rumeurs et fuites calculées font maintenant partie intégrante du paysage budgétaire et si on se fie à l’an dernier, elles permettent d’avoir un bon aperçu de ce qui nous attend cet après-midi.Au menu principal, une réduction du fardeau des contribuables à revenus moyens, qui prendra la forme d’une baisse de 26 à 23 % du taux d’imposition, probablement à raison de 1 % par année pour les trois prochaines années.Une augmentation de l’exemption personnelle de base de 7131 $ à 8200 $ pourrait accompagner et bonifier cette baisse de taux moyen d’imposition.En proposant ces mesures, le ministre Martin enverrait le signal attendu des contribuables de la classe moyenne, à savoir que ce budget est enfin «leur budget», estime l’économiste de la Financière Banque Nationale, M.Clément Gignac.«Le gouvernement fédéral sait qu'il doit envoyer un signal clair aux contribuables depuis qu’il a dû ravaler son projet d’aide aux équipes professionnelles de hockey», explique M.Gignac.H serait donc étonnant que le budget modifie le fardeau fiscal des entreprises.Il ne faudrait pas s’attendre non plus une refonte en profondeur du régime fiscal.Mais le budget contiendra probablement quelques mesures destinées aux contribuables à revenus plus élevés, comme une hausse de la contribution maximale admissible à un Régime enregistré d’épargne-retraite, qui passera de 13 500à 15500$.C’est aussi pratiquement certain que le ministre Martin augmentera la part des investissements étrangers admissibles au REER.Le plafond de 20 % serait augmenté graduellement pour atteindre 30 % dans cinq ans, selon les in- VOIR PAGE A 8: BUDGET PERSPECTIVES L’argent du pouvoir L’argent coule à flot.Dans les caisses des candidats George Bush, Al Gore, Bill Bradley et John McCain des sociétés ont entassé des millions de dollars en caressant l’espoir qu’une fois le prochain président élu, celui-ci effectuera ce qu’on appelle communément le renvoi d’ascenseur.Serge Truffaut Du jamais vu! Pour mener à bien la bataille politique en cours, George W.Bush dispose d’un trésor de guerre évalué à 70 millions $ US.Soit davantage que les sommes réunies par les deux vedettes du Parti démocrate, Al Gore (32 millions $) et Bill Bradley (32 millions $).En ce qui concerne le sénateur John McCain, qui soit dit en passant se promet d’imposer une loi susceptible de casser l’emprise qu’ont les lobbys sur la vie politique américaine, il a amassé une vingtaine de millions.La campagne ayant débuté il y a un bon trois mois de cela, les caisses ont diminué de sorte que McCain doit composer avec des broutilles comparativement à son principal adversaire.Avant de détailler qui donne à qui, avant d’identifier ceux qui ne veulent surtout pas que le prochain président les empêche par voie législative de jouer en rond, mentionnons que la loi en la matière interdit que les entreprises allouent * * * des fonds en leurs noms, en plus de fixer à 1000 $ le montant maximum.Bien évidemment, des malins sont parvenus à contourner ces balises.Ainsi dans le cas de Bush, on applique la règle du 10.Le topo, c’est tout simple, consiste pour chaque membre de la direction de telle entreprise à faire signer des chèques par une dizaine de personnes.En l’espèce, il s'agit d’un calque du principe des ventes pyramidales.Cela établi, Bush est le champion toutes catégories des principaux secteurs industriels.C’est à lui en effet que les secteurs du pétrole et du gaz, de l’automobile, des banques, des assurances, de la construction et de la santé ont donné le plus d’argent Dans certains cas, la différence entre les montants accordés est énorme.Selon les chiffres compilés par The Center For Responsive Politics, un organisme de recherche politique, le lobby des professionnels de la santé qui craint comme la peste l’imposition d’un régime analogue à notre assurance-maladie, a refilé 2 millions à Bush, loin devant Bradley (655 000 $).L’industrie pétrolière y est allée jusqu’à présent de 1,3 million $.Gore, dont ce milieu déteste le souci environnemental qu’il affiche, arrive deuxième avec un maigre 90 000 $.Dans le cas du pétrole, les recher-chistes du Center For Responsive Politics ont découvert que deux compagnies texanes fermement opposées aux lois envisagées en matière de pollution ont «prêté» leurs jets au camp de Bush.D s’agit de Enron Corporation et Occidental Chemical Corporation.L'industrie de la construction n’y est pas allée de main morte.Sa préférence pour Bush est éclatante.Les magnats du secteur ont donné plus du double de ce qui a été donné à Gore.Ce dernier, il faut le savoir, est le champion de la partie adverse, les syndicats.Ce faisant, on ne s’étonnera pas d'apprendre qu'il en est ainsi avec l’industrie automobile qui a refilé dix fois plus d’espèces sonnantes à Bush qu’à Gore.Cela étant, le champion des démocrates est le favori des industries culturelles et des compagnies téléphoniques.Fort de l’appui qu’il n’a pas cessé de déployer à tout ce qui touche à l’autoroute de l’information, Gore bénéficie aujourd’hui de toutes les affections, financières s’entend, Bush est le champion toutes catégories des principaux secteurs industriels VOIR PAGE A 8: POUVOIR MÉTÉO Montréal Québec Nuageux Ciel variable, avec éclaircies.Max: 5 Min: 5 Max: 5 Min: 4 Détails, page B 3 INDEX Actualités.A3 Le monde.B 5 Annonces.A 4 Les sports.B 4 Avis publics.B 3 Mots croisés.A 4 Culture.B 7 Planète.B 2 Éditorial.A 6 Religions.B6 Entrevue.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com ÉRIC ST-PIERRE LE DEVOIR Après-midi inusité, hier, pour la directrice artistique de l’Ensemble contemporain de Montréal, qui dirigeait au Vietix-Port la première de Y, une œuvre pour sirènes de bateaux et locomotives de Marie Pelletier.Le beau temps aidant, près de 3000 personnes se sont rendues aux abords du musée Pointe-à-Callière pour suivre l’événement.La symphonie portuaire s’est ensuite poursuivie avec l’interprétation de L'Appel de Kondiaronk, de Gilles Tremblay.Nos informations en page B 7.La volte-face de Paul Martin D’un déficit de 42 milliards de dollars à un surplus anticipé d’au-delà de 95 milliards sur cinq ans, les finances publiques canadiennes ont subi, sous la gouverne de Paul Martin, un revirement d’une rapidité sans précédent.Mais ce dernier aurait été impensable sans un changement de cap du ministre lui-même.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Paul Martin, l’auteur du Livre rouge libéral, était un timide en matière de lutte au déficit se contentant de vouloir le ramener à 3 % du Produit intérieur brut L’élimination du manque à gagner d’Ottawa ne figurait pas en tête de ses priorité lorsqu’il a pris les rênes du ministère des Finances en 1993.Son premier budget, au début de 1994, ne peut laisser qu’insatisfaits les milieux financiers.Le ministre se fie encore trop à la croissance économique pour atteindre ses objectifs.Des compressions sont annoncées.Le ministère de la Défense, en particulier.écope.Mais ce n’est pas assez.On prévoit toujours des déficits supérieurs à 30 milliards pour les années 1994-95 et 1995-96.«Il n'a rien fait de très sérieux dans ce budget», juge encore aujourd’hui John McCallum, économiste en chef de la Banque royale.Selon Gilles Soucy, économiste en chef au Mouvement Desjardins, les événements de l’année 1994 et des premiers mois de 1995 ont forcé M.Martin à revoir son approche.«Il y a eu des assauts sur le dollar canadien, une grande volatilité des taux d’intérêts, beaucoup de nervosité L b i ckili il PAUL MARTIN VOIR PAGE A 8: MARTIN Jospin devra s’expliquer D’APRES L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBÉRATION Paris — Au lendemain de son retour du Proche-Orient, les propos tenus par le premier ministre français Lionel Jospin en Israël continuaient hier à provoquer des remous, tant en France qu’à l’étranger.Critiquées en France, notamment par le président Jacques Chirac (droite), et dans les pays arabes, les déclarations du premier ministre socialiste mettaient dans l’embarras son ministre des Affaires étrangères, alors qu’elles étaient accueillies avec scepticisme en Israël.M.Jospin avait qualifié jeudi à Jérusalem les actions du Hezbollah libanais contre les troupes israéliennes de «terroristes» et rendu la Syrie responsable du gel des pourparlers de pane avec Israël, soulevant une tempête dans les pays arabes, mais également en France.Samedi, à sa sortie d’une conférence en Cisjordanie, il avait été attaqué à coup de pierres par quelques dizaines de manifestants.Dès son retour à Paris, samedi, le président Chirac avait pris contact avec lui pour lui affirmer que Paris jouit au Proche-Orient d’une réputation d’impartialité et que «remettre en cause cette impartialité» reviendrait à «porter atteinte» à la crédibilité de la politique étrangère de la France.Alors que les services de M.Jospin se refusaient à tout commentaire, la présidente du parti RPR (fondé par M.Chirac en 1976) Michèle Alliot-Marie a demandé hier à M.Jospin de «s'expliquer devant les Français de ce dérapage inconcevable».VOIR PAGE A 8: JOSPIN AGENCE FRANCE PRESSE ’ Des étudiants palestiniens ont continué hier à dénoncer les propos de Lionel Jospin.¦¦ La magouille des maillets Les deux géants du marché de l’art mondial, Christie’s et Sotheby’s traversent la plus grave crise de leur histoire multicentenaire.L’Europe vient de se joindre aux Etats-Unis pour enquêter sur leur prétendue entente illicite dans le but de hausser les commissions payées par les clients.Une quarantaine de collectionneurs réclament des dédommagements.Parmi eux, le Québécois Herbert Black.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le roi de la «scrap» de Montréal est en train de faire vaciller les deux plus grandes et nobles maisons de ventes aux enchères du monde, Sotheby’s et Christie’s.Herbert Black, président de l’American Iron & Metal du boulevard Henri-Bourassa Est et grand amateur d’art fait partie d’un groupe d’environ quarante collectionneurs réclamant des dédommagements aux deux géantes de l’encan, sous prétexte d’avoir surpayé les œuvres.Cette affairç s’appuie sur une enquête du ministère de la Justice des États-unis pour «entente illicite sur les tarife», enquête amorcée il y a quatre ans et sur le point de déboucher.La Commission européenne a confirmé la semaine dernière avoir lancé ses limiers sur la même piste, il y a deux semaines.Les deux géantes du marché de l’art, féroces rivales d’égales forces par ailleurs, ont instauré en même temps, en 1975, une commission de 10 % prélevé sur les acheteurs.En 1992, comme par hasard, les deux boîtes ont fait passer ce tarif à 15 % pur les objets adjugés à moins de 50 000 dollars (américains).Les œuvres plus chères demeuraient à 10 % de commissions.Deux ans plus tard, les vendeurs goûtaient la médecine de Yappurent gentleman’s agreement.Outre-Atlantique, les amendes pourraient atteindre 10 % du chiffre d’affaires, multiplié par le nombre d’années qu’a VOIR PAGE A 8: MAGOUILLE Vers un recours collectif contre les chauffeurs de la STCUM ¦ À lire, page A 3 I ¦ Autres informations en page B 5 L K I) K V (Il K .L K L I X 1) I 2 K !•' K V K I K R 2 (I (I (I A 8 - LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES MARTIN SUITE DE LA PAGE I par rapport à la gestion des finances publiques.» La crise du peso mexicain, qui se répercute sur les monnaies des pays endettés comme le Canada, ajoute au sentiment d’urgence.Selon John McCallum, «M.Martin a, en quelque sorte, été converti entre ses deux premiers budgets.Il a compris qu’il n' avait pas d’autre choix que de mener une attaque en règle contre le déficit».Le Canada n’avait plus de marge de manœuvre et sa crédibilité était à son plus bas.•»Om ne voyait pas le bout.Ça /disait au moins une quinzaine d’années qu ’on allait de déception en déception.Les objectifs budgétaires n’étaient jamais atteints.On se retrouvait toujours avec un déficit.Les finances publiques se dégradaient», résume M.Soucy.La première manifestation d’un changement de cap survient vers la fin du printemps quand le gouvernement, inspiré par le ministre Marcel Massé, se lance dans une revue de programmes.Fini les réductions de budget uni-forpies.Le gouvernement fera des choix.A l’automne, Paul Martin, qui a été secoué par l’accueil fait à son premier budget innove avec son premier énoncé économique et la tenue de consultations prébudgétaires.Sa timidité initiale disparaît.Ses cibles de réduction du déficit dit-il, seront «atteintes coûte que coûte».«U s’est donné une approche budgétaire sur deux ans, à court terme, plutôt que d’essayer de prévoir sur cinq ans.Il s’est fixé des objectifs sévères à partir d’hypothèses économiques très conservatrices.L’erreur qu’on faisait antérieurement était de surestimer la croissance économique, et donc les revenus, et de sous-estimer les dépenses», explique Gilles Soucy.Le budget de 1995 porte un grand coup avec des réductions de dépenses de 25,3 milliards sur trois ans.Des ministères, comme celui des Transports, se voient imposer des compressions allant jusqu’à 40 % de leur budget.Les transferts en espèces aux prorinces sont massivement réduits et regroupés au sein du Transfert social canadien.Environ 45 000 emplois de fonctionnaires fédéraux seront éliminés, toujours sur trois ans.«Ce fut certainement son moment le plus déterminant et peut-être le moment le plus déterminant des finances publiques canadiennes de l’histoire récente», croit Robert Chodos, auteur d’une biographie' politique de M.Martin.L’année suivante, d’autres compressions sont annoncées.La détermination du ministre et l’appui du premier ministre Chrétien ne font plus de doute.Un autre phénomène apparaît, celui des fuites prébudgétaires.Contrairement au passé, elles n’entrainent pas de démission.Un conseiller de M.Martin nie qu’elles soient orchestrées mais personne n’y croit.Selon Lise Basta-rache, économiste principale à la Banque royale, le ministre veut rassurer les marchés, éviter les mauvaises surprises, préparer l’opinion, tester quelques messages.Déterminé à ne pas subir la même perte de crédibilité que ses prédécesseurs, Paul Martin maintient tous les mécanismes destinés à protéger les finances publiques des aléas de l’économie, mécanismes introduits par les conser- vateurs et conspués par l’opposition libérale.La désindexation partielle du régime fiscal demeure en place.La politique monétaire axée sur des cibles d’inflation est reconduite dès 1995.La caisse de l'assurance-chômage continue d'être financée exclusivement par les salariés et leurs employeurs.La Prestation nationale pour enfants, annoncée dans le budget de 1997, ne sera pas indexée.Paul Martin aime la certitude, la prévisibilité et la présentation de résultats meilleurs que prévus.Dans le budget de 1998, il introduit une nouvelle mesure: la création d’une réserve pour éventualités de trois milliards qui, si elle n’est pas utilisée, servira à rembourser la dette publique.Les premiers surplus, bien maigres, apparaissent plus rapidement que prévus mais le ministre se tait.«Il a une marge financière cachée et la façon de la maintenir cachée est d’annoncer avant la fin de l’année financière une dépense non récurrente», constate Gilles Soucy.Le budget de 1997 annonce ainsi la création de la Fondation pour l’innovation.L’investissement initial de 800 millions sera financé à même l’exercice 1996-97.Toujours dans le budget de 1997, Paul Martin refuse d’admettre que le déficit sera éliminé à la fin de 1997-98.Il attend le budget suivant, en février 1998, pour le faire.Mais là encore, il cache son surplus de l’aimée qui s’achève en allouant entre autres 2,5 milliards aux Bourses du millénaire.L’an dernier, il a usé du même stratagème pour éponger des dépenses à venir.Cette fois, il accorde l’essentiel des fonds à la péréquation et à un versement aux provinces pour la santé.«Une fois le déficit éliminé, on a senti un flottement.On ne sentait plus une vision définie sur Ut direction souhaitée pour les finances publiques.Au fond, sa tâche était devenue plus difficile», note Lise Bastarache.Robert Chodos considère malgré tout que l’annonce, en 1998, d’un premier budget équilibré fut un moment marquant «La nature du débat a alors changé.Au lieu de nous demander quoi faire pour éliminer le déficit, nous avons commencé à nous demander comment utiliser le surplus et nous en sommes encore là.» Mais les cachotteries du ministre lui causent un problème, remarque John McCallum.Sa crédibilité est affectée.On met ses prévisions en doute.Cette situation explique l’amorce d'un nouveau virage constaté l’automne dernier lorsqu’il a profité de son énoncé automnal pour étaler ses prévisions sur cinq ans et, pour calmer ses critiques, associé les économistes des grandes institutions financières à l’évaluation des surplus anticipés, question de ramener le débat siir les choix à faire, fi a toutefois précisé que son futur budget inclurait un plan pluriannuel de réduction d’impôts.Lise Bastarache a le sentiment que l'élimination du déficit a dissipé le sentiment d'urgence et le consensus au sein de l’équipe libérale.«J'ai l'impression qu'il y a plus de tiraillements.Mais aussi longtemps qu’on aura des surplus, le débat va se poser car il s’agit d’un débat de société», conclut-elle.Le budget d'aujourd'hui, de l’avis de tous, sera donc révélateur, dans les circonstances, de l’emprise réelle qu’exerce toujours M.Martin et de l'orientation à venir du gouvernement liberal.POUVOIR BUDGET MAGOUILLE SUITE DE LA PAGE 1 émanant d’Hollywood et des bonzes de l’Internet Grosso-modo, on pourrait dire qu’il est le favori de la nouvelle économie.Le seul secteur ayant alloué davantage de dollars à Bradley qu’aux autres candidats est celui de l’éducation.Celui-ci a versé 785 000 $ contre 740 000 $ à Bush et 600 000 $ à Gore.Fait intéressant, l’archi-conservateur qu’est Pat Buchanan a récolté 15 000 $ seulement Plus malins ont été les bureaux d’avocats.Ces forts en lobbying ont donné plus également que les autres.Bush a obtenu 4,7 millions contre 4,4 millions pour Gore et 3,2 millions pour Bradley.McCain, probablement à cause de son intention de limiter l’action des lobbys, n’a eu que 500 000 $.Après analyse de la batterie de chiffres appropriés, l’oiga-nisme de recherche a brossé un tableau établissant l’origine des financements.La lecture de celui-ci indique par exemple que Bradley est davantage prisonnier des banques d’affaires que son opposant Al Gore.Les cinq principaux bailleurs de fonds de l’ex-sénateur du New Jersey sont en effet les quatre principales banques d’affaires de Wall Street et la première banque commerciale américaine, soit Citigroup.Dans le cas de Gore, c’est plus diversifié.En haut de la liste, on retrouve la firme de comptables Ernst & Young, suivi de Viacom/CBS, BellSouth, et les deux banques Goldman Sachs et Citigroup.Pour ce qui est de Bush, MBNA America Bank est en tête devant le cabinet d’avocats Vinson & Elkins, AXA la compagnie d’assurances, Andersen Woriwide et Ernst & Young, deux cabinets de comptables.La morale de cette histoire tient probablement à ceci: Bush étant apparu clairement comme le candidat du big business, les électeurs se sont quelque peu rebellés en le faisant trébucher dans trois des quatre principales primaires tenues jusqu a présent Inégalités salariales dans l’armée Ottawa (PC) — Alors que le gel de salaire des simples soldats des Forces armées canadiennes en oblige certains à fréquenter les soupes populaires, les généraux et les amiraux ont reçu des augmentations de salaires cumulatives allant jusqu’à 7 % entre 1996 et 1998, selon l’édition d’hier du quotidien Ottawa Citizen.Durant ces deux années, les hausses de salaires pour des centaines d’officiers au-dessus du grade de capitaine ont totalisé près de 2,9 millions, selon des documents du ministère de la Défense obtenus par le journal grâce à la Loi d’accès à l’information.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction •Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lt Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 205.rue De Bleury, y étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9 11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard IndiiHtriel.Saint-Jean sur le Kicbelieu.division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal L’agence l*resse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans 1* Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest.IjivbI.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 dications obtenues jusqu’à maintenant Le premier ministre Jean Chrétien n’a jamais reconnu officiellement que l’exode des cerveaux était devenu un problème dans le «plus-se-meilleur-pays-du-monde».Pourtant, la rumeur veut que le budget d’aujourd’hui contienne des mesures pour retenir le type de contribuable susceptible de troquer l’enfer fiscal canadien contre le paradis américain.Ainsi, il est question d’améliorer le traitement fiscal des options d’achat d’actions et des gains en capitaux, et de réduire la surtaxe qui sévit toujours sur les revenus de 65 000 $ et plus.De telles mesures pourraient être contenues dans le budget mais l’économiste Simon Prévost de BLC Valeurs mobilières, en doute.«Le sort des mieux nantis n’est pas la priorité de Paul Martin cette année», rappelle-t-il.Selon lui, le ministre pourrait toutefois annoncer des intentions à plus long terme pour décourager l’exode de cerveaux.Au total, l’économiste de la Banque Lauren-tienne estime que le ministre des Finances consacrera trois milliards $ de ses surplus de dix milliards aux baisses d’impôt Le reste sera partagé entre de nouvelles dépenses et la réserve pour éventualités qui est devenue la marque de commerce des budgets de Paul Martin.Comme M.Martin a promis que les surplus seront partagés à parts égales entre les baisses d’impôt et les nouvelles dépenses, il s’arrangera pour que les équilibres financiers reflètent cette proportion, quitte à faire preuve de créativité SUITE DE LA PAGE 1 C’est son ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, qui s’est employé hier à relativiser la portée des paroles de M.Jospin.La politique française vis-à-vis du Proche Orient et du processus de paix reste, a-t-il assuré, «claire et nette».Dans les pays arabes, la presse et les responsables, tout en restant très critiques à l’égard des déclarations de M.Jospin, tendaient également à en relativiser la portée.La presse officielle syrienne a ainsi estimé que Lionel Jospin a commis de «grosses erreurs», mais que sa position n’annonçait pas de nouveDje politique de la France au ProcheOrient En Egypte, la presse gouvernementale a indiqué que le président Hosni Moubarak affirmait «la légitimité de la résistance [du Hezbollah] contre l’occupant» israélien.Mais, tout en affichant une position diamétralement opposée à celle du Premier ministre français, le gouvernement égyptien s’est jusqu’à présent gardé de critiquer la France ou M.Jospin.En Tunisie, le quotidien gouvernemental La Presse a estimé que les déclarations M.Jospin ont porté «un coup dur» au prestige de la France, tandis que la presse du Golfe stigmatisait le premier ministre français et espérait que Jacques Chirac saurait lui rappeler la position traditionnelle de la France.Quant au Hezbollah, il a demandé hier au premier ministre français de s’excuser, avant d’envisager toute visite au Liban, alors que des manifestations hostiles à Lionel Jospin avaient lieu dans ce pays et dans les territoires palestiniens.Quelques milliers de Libanais et de Palestiniens ont ainsi m» nitesté à Saida (Liban sud).Des manifestants brandissaient des portraits de M.Jospin frappés du mot «sioniste».A Naplouse, en Cisjordanie, quelque 200 étudiants de l’université Al-Najah ont défilé en brandissant des banderoles hostiles au premier ministre français, dont des portraits ont été brûlés.En Israël, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Aviv Shiron, a qualifié de «succès» la visite de M.Jospin, alors qu’un responsable israélien, qui souhaitait conserver l’anonymat, affirmait à Î’AFP qu’«une déclaration, aussi justifiée soit-elle, ne peut suffire à remettre en cause des décennies de politique proarabe de la France».Un samedi matin d’intifada Samedi, M.Jospin avait été attaqué à coup de pierres par quelques dizaines de manifestants, à sa sortie de l’université de Bir-ZeiL également en Cisjordanie.Voici de larges extraits du compte rendu des journalistes de Ubération: «Barak terroriste, Jospin complice!» crie en français un professeur palestinien.Quand le premier ministre arrive sur le campus de Bir Zeit, samedi matin, le ton est donné, mais la protestation dans ce haut lieu du nationalisme palestinien conserve encore un caractère que Lionel Jospin qualifiera lui même de «serein».Ils sont quelques dizaines d’étudiants à l’attendre sagement devant l’Institut de Droit financé par la France.Leur opinion est faite: «J'ai vu Jospin hier à la télévision.Pour moi,la France soutient Israël, comme les Américains», explique une étudiante.A l’écart, les enseignants se demandent s’ils vont boycotter la visite.Ils se contentent d’un simple communiqué.dans la comptabilité budgétaire.M.Prévost note que le ministre Martin a déjà utilisé dans ses budgets précédents ce stratagème qui permet de dépenser les surplus avant même qu’ils apparaissent au bilan.«Comme les surplus seront supérieurs aux prévisions, il faudra voir si le ministre ne fait pas la même chose cette année pour camoufler des dépenses», dit-il.Clément Gignac s’inquiète lui aussi de la répartition entre les baisses d’impôt et les nouvelles dépenses dans ce premier budget excédentaire.La tentation de dépenser est irrésistible, après des années de restrictions.En outre, ce gouvernement a une fâcheuse tendance à «décentraliser les déficits et centraliser les surplus», constate-t-il.Au chapitre des dépenses, l’addition atteindrait six milliards, selon les informations disponibles.On sait déjà qu’Ottawa veut investir dans les secteurs de la santé et de l’éducation.Il est question d’une injection de 2,5 milliards dans ces deux secteurs mis à mal par la lutte au déficit et les réductions des paiements de transferts aux provinces.Le gouvernement fédéral pourrait aussi bonifier l’aide aux familles et relancer un programme d’infrastructures en collaboration avec les provinces.Maintenant que l’abondance est revenue, le ministre Martin aurait accepté de réinvestir dans le secteur de la défense, qui recevrait une contribution de près de deux milliards sur trois ans, selon les rumeurs qui circulent Prospérité oblige, il faut enfin s’attendre à beaucoup de saupoudrage dans des secteurs de pointe, comme l’environnement ou la technologie.JOSPIN Neuf heures 20.Dans la salle, une discussion vive mais polie commence avec un parterre choisi.Le professeur Roger Heacock parle de «changement fondamental face à la politique pondérée qui a été celle de la France depuis trois décennies».Comme la veille, Lionel Jospin s’efforce de rectifier le tir.Il «condamne» l’occupation du Sud Liban, exige le départ des troupes israéliennes et rappelle la résolution de l’ONU.Sur la défensive, il retrouve les accents chiraquiens: il «condamne» les raids sur les centrales libanaises, «n'accepte pas» les colonies et estime impossible quelles «subsistent» après l’indépendance.Il promet que «l’Etat palestinien va exister».Rarement inflexion de discours n’aura été aussi brutale en un laps de temps si court.Cela lui vaut des applaudissements presque chaleureux.Dix heureslO.Mais dehors, la foule de plus en plus grosse n’a pas entendu ses propos d'apaisement.Ce ne sont plus des dizaines mais des centaines d’étudiants qui guettent la sortie de Lionel Jospin.Les affiches sont déployées le long du chemin qui mène du bâtiment à la voiture du premier ministre.Le véhicule est entouré de jeunes aux visages graves.L’un des cinq «V.O» (les agents des «voyages officiels» du Premier ministre) présents commence à s’inquiéter.«Nous, on ne peut pas pousser cela», dit-il à un collègue.Il appelle par talkie-walkie l'intérieur du bâtiment: «Dis, il faut que tu viennes voir On doit prendre une décision.Ca ne va pas.On ne peut pas assurer la sécurité de tout le monde.» Dix heures 25.À l’intérieur, l’alerte transmise, personne ne touchera aux petits fours.Les ministres sortent en premier par la porte principale.Une erreur.Cela donne le temps aux esprits de s’échauffer un peu plus.Lionel Jospin emprunte la porte de derrière, avec Nabil Chaath, le ministre palestinien de la Coopération internationale.Un choix qui le force à parcourir quarante mètres supplémentaires dans la cohue.Il est accueilli par des «Jospin go home!» et une volée de tracts.Les manifestants enchaînent avec des graviers.Les cailloux grossissent à mesure que Jospin progresse vers sa Mercedes blindée.Les «V.O.» ont déployé au-dessus de sa tête leur mallette pare-balle.Cela ne suffit pas.Une pierre le blesse légèrement près du point de calvitie.«Arrêtez! Arrêtez!» crient des Palestiniens.Uonel Jospin parvient à s’engouffrer dans sa voiture au moment où un manifestant tente de l’agripper, le chauffeur veut démarrer en trombe, mais deux véhicules bloquent la voie.Commencent les deux minutes sans doute les plus longues de l’existence du premier ministre.1^ Mercedes est immobilisée.Les «V.O.» se sont éloignés.Les jeunes donnent des coups de pieds sur les portières.Des blocs se tracassent sur le toit Finalement, le convoi parvient à se dégager.Une voiture blesse gravement la jambe le photographe de Y AFP.le cortège fait une halte au siège du gouvernement à Ramallah, le temps pour Arafat de réconforter Jospin par téléphone.le dirigeant français dédramatise: «Dans ces cas-là, il faut aller au devant des choses, les accepter» Deux heures plus tard, au jxiint de passage entre Israël et la bande de Gaza, le leader palestinien est là pour accueillir son hôte — et le câliner un peu.SUITE DE LA PAGE 1 duré l’infraction.Le volume annuel brassé par les deux compagnies contrôlant 95 % du marché mondial de l’art dépasse les 4 piilliards de dollars américains.Aux Etats-Unis le viol de la loi anticartel pourrait coûter des dizaines, voire des centaines de millions aux siamoises.Devant ces accusations et ces menaces, les titres en bourses du duopole ont dégringolé de 45 $ en mai à environ 15 $ la semaine dernière.«À ma connaissance c’est la pire crise de leur longue histoire», dit Barbara A.MacAdam, responsable de la rédaction du magazine américain ART-netvs, rejointe à ses bureaux new-yorkais, vendredi dernier.Sotheby’s et Christie's ont été fondées à Londres il y a plus de deux siècles et demi: la première appartient depuis deux ans au milliardaire français François Pi-nault; le capital de l’autre demeure plus éclaté.«Les récentes démissions au plus haut niveau des compagnies me semble fournir la preuve de la gravité de la situation.» Le président du conseil de Sotheby’s et la principale administratrice de sa filiale américaine ont remis leur démission au début du mois.Christie’s s’est également imposé une saignée de dirigeants.«Ça me semble même bien pire que des accusations de vente de faux», commente encore Mme MacAdam.La colère d’Herbert C’est pourtant une histoire de faux qui a déclenché la colère d’Herbert Black.En septembre dernier, à la suite d’une enquête du Sunday Times de Londres, Sotheby’s admettait avoir vendu au Montréalais une paire de chaises récentes présentées comme des antiquités de style «georgian».M.Black avait déboursé près d’un million pour les reproductions.Le scandale avait coûté leur poste à deux dirigeants de la section des meubles.L’acheteur remboursé a tout de même décidé de repartir en guerre contre les encanteurs en joignant les rangs de la nouvelle poursuite antitrust «Mais je ne peux rien vous dire à ce sujet», a déclaré la semaine dernière l'entrepreneur-collectionneur, rejoint à ses bureaux du nord de l'île.«Nous sommes des dizaines de personnes impliquées dans cette poursuite judiciaire et nos avocats ne seraient pas contents si j’accordais une entrevue.Désolé.» En 1998, le magazine Commerce classait son entreprise, la American Iron & Metals, parmi les «dix plus secrètes du Québec».Fondée en 1936, dirigée par Herbert et son frère Ronald, employant plus de 300 personnes dans l’immense «cour à scrap» de l’Est son chiffre d’affaire oscille autour de 250 millions.Chaque année, Herbert Black se retrouve aussi dans la liste des plus grands collectionneurs d’art du monde du magazine ARTnews.Il possède une exceptionnelle collection d’art moderne.Sa passion pour les meubles Chippendale l’a poussé à bourrer d'antiquités sa maison du centre-ville de Montréal.Le drôle de moineau se balade en voiture sport, pilote un hélicoptère et fréquente les vedettes.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce personnage excentrique s'attaque à une entreprise contrôlant les prix.Spéculateur à ses heures, Herbert Black était convaincu que le prix du cuivre était forcé à la hausse, dans les années 90, malgré une production mondiale accrue.En quelques jours d’interventions sur les marchés, en 1996, il a réussi à ébranler le géant japonais Sumitomo.L’action solitaire lui aurait rapporté 50 millions, Sumitomo a perdu trois milliards et des-en-quêtes pour fraudes ont suivi.Cette fois, Herbert Black et quelques dizaines de collectionneurs américains accusent Sotheby’s et Christie’s d’avoir comploté pour fixer à la hausse les montants des commissions payées par les acheteurs et les vendeurs.Certains des plaignants, comme M.Black, une galerie du Minnesota ou un donateur du Musée des beaux arts de l’Arizona, ont dépensé des millions pour acquérir des biens à l’encan et donc remis des centaines de milliers de dollars à l’une ou l’autre des compagnies.D’autres clients liés à la poursuite ont simplement acheté une montre-bracelet ou vendu la vieille armoire héritée d’une tante.Les géantes empêtrées L’harmonisation tarifaire de Sotheby’s et de Christie’s était évidemment connue de tous leurs clients.L'enquête américaine lancée en 1997 tente de remonter la trace des complot jusqu’en 1992.Le mois dernier, elle a bénéficié d'un formidable coup d’accélérateur quand Christie’s a décidé de collaborer avec les enquêteurs sous bénéfice d’immunité, une procédure courante aux Etats-Unis.Christie’s a aussi annoncé la modification de sa grille tarifaire; les acheteurs payent maintenant plus (17,5 % de commission) et les vendeurs moins, surtout les bons fournisseurs d’œuvres rares.Sotheby's a cherché à rassurer clients et investisseurs en prenant une ligne de crédit de trois-quarts de milliards de dollars auprès d’un consortium bancaire.La société cherche aussi à passer au plus vite un accord avec les autorités américaines.N’empêche, dans un certains sens, le mal est déjà fait.Ces entreprises carburent à la confiance et le soupçon seul pourrait leur nuire alors que le marché de l’art connaît un nouveau regain après la crise de la dernière décennie, en partie grâce au commerce électronique.Sotheby’s aurait injecté près de 60 millions dans la création de son réseau de vente en ligne.En plus, ce scandale éclabousse le duopole alors qu’on commençait à peine à oublier les accusations de recel d’œuvres d’art volées ou pillées documentées par le journaliste britannique Peter Watson, il y a trois ans.Travaillant parfois avec une caméra cachée, il avait retracer pour plus de dix millions d’acquisitions et de ventes louches, les rabatteurs de Sotheby’s pillant aussi bien l’Italie que l’Inde ou le Pérou.L’an dernier, des journalistes du Monde ont relancé l’accusation avec leur propre enquête mondiale.«Je juge les accusations de pillage de biens culturels en Europe ou dans le Tiers-Monde beaucoup plus grave moralement», dit Paul Maréchal, conservateur de la collection de Power Corporation, chargé de cours sur le marché de l’art à l’UQAM et habitué des salles des grandes maisons d’encans.11 ne croit tout de même pas que l’affaire du cartel va modifier le contrôle mondial du marché de l’art par Sotheby’s et Christie’s.C’est peut-être dommage, mais il n’y a pas de «cour à scrap» pour ce genre d’entreprise.«Elles ont écrasé la concurrence et je ne vois pas qui pourraient s'opposer à elles.Les acheteurs et les vendeurs n’ont plus le choix.Ils doivent faire affaire avec ces maisons et ils vont continuer à le faire, sans que cela constitue une caution des agissements immoraux de ces grandes entreprises.» Davie: mandat à Pexécutif syndical Lévis (PC) — Les travailleurs des Industries Davie ont reconfirmé le mandat qu’ils avaient donné à leur exécutif syndical, en avril dernier, d’évaluer toutes les hypothèses pour assurer la survie du chantier maritime.Quelque 400 travailleurs, membres de la CSN, étaient réunis en assemblée générale, hier.Le syndicat va donc continuer d’étudier la possibilité de devenir partenaire financier d'un éventuel acquéreur.Le Fondaction de la CSN pourrait être appelée à participer à l’opération.«On va regarder différentes alternatives, dont celle d'être partenaires dans l'entreprise, si bien sûr d'éventuels acquéreurs se montrent intéressés», a dit en entrevue le président du syndicat des travailleurs d’industries Davie, Richard Gauvin.t I.K I) K V OIK.I K I.I \ D I 2 X K K V II I K II 2 O (I 0 i: LE DEVOIR LES SPORTS Coupe du monde de ski alpin Nouvelle médaille pour Mélanie Turgeon La skieuse de Lac-Beauport prend la deuxième place du Super-G dlnnsbruck PRESSE CANADIENNE Igls — Même piste, même discipline, autre podium.Vingt-quatre heures après sa première victoire au sein du circuit de la coupe du monde de ski alpin, Mélanie Turgeon a remporté la médaille d’argent au au Su-per-G, hier, deuxième épreuve du genre disputée en fin de semaine.«Considérant l'émotion liée à ma toute première victoire, une deuxième place aujourd'hui, c’est une victoire en soi, précise la skieuse de Lac-Beauport./r suis arrivée à me concentrer comme s’il s'agissait d’une course comme une autre.» La Québécoise, qui a inscrit un chrono de 1 min 33,58 s, a été devancée de 16 centièmes par l’Autrichienne Renate Goetschl, celle-là même que Turgeon avait reléguée en deuxième position samedi.«Je savais que Renate né devait pas être très contente de sa deuxième position de la veille, a dit Turgeon.Elle a vraiment attaqué la piste aujourdhui.» La Slovène Mojca Suhadolc a pris le troisième rang avec un temps de 1 min 33,62 s.Turgeon a vécu un peu la même situation que la veille, quand elle a dû attendre le résultat de ses adversaires.«Quand je suis arrivée en bas, j’avais quatre centièmes d’avance sur ma plus proche poursuivante.Cette fois, Renate a eu le meilleur.Mais ça demeure une journée exceptionnelle.Je n’étais trop pas énervée quand je me suis levée après la victoire d’hier.J’ai bien dormi et je n’étais pas fatiguée.» Turgeon, 23 ans, n’avait jamais descendu la célèbre piste olympique Patscherkofel avant cette fin de semaine.Mais elle a appris quelque chose qui apporte encore plus de prestige à ses performances.«J’ai su aujourd’hui que j’étais la première non-Autrichienne à avoir gagné sur cette piste depuis 1964.» De son propre aveu, ses récents succès — elle avait pris le cinquième rang de la descente de vendredi — s’expliquent par une meilleure préparation.«Je savais que je skiais bien, mais je n’arrivais pas à transposer ça en course, ajoute Turgeon./o; amélioré ma préparation pré-course.Ma routine est excellente.Mon travail mental est supérieur depuis Cortina.Je visualise mieux, je sais quels aspects je dois améliorer quant à la technique.Piotr [Jelen, son entraîneur] est très exigeant sur ce point.» Jelen était très excité à la suite du week-end de rêve de sa protégée.«C’est le plus beau jour de ma vie, dit-il d'une voix qui trahit les célébrations déjà en cours.Gagner dans ce pays où le ski est le sport national.C’est fantastique!» Avec ses plus récentes performances.Turgeon n’est plus une figurante sur le circuit féminin.Ses résultats de descente et de Super-G l’ont hissée au rang du classement général, ce qui n’est pas rien, mais elle s'illustre particulièrement en Super-G.«Je suis maintenant au deuxième rang du classement général, dit Turgeon.Us autres filles savent que je suis fi a h, \ 71 ¦ril tt* -Jk I î Mélanie Turgeon lors de sa descente d’hier.là.La petite Canadienne arrive par la porte d’en-arrière.•> Goetschl a 454 points, alors que Turgeon en compte 2%, tout comme l’Autrichienne Tanja Schneider.Il ne reste que deux Super-G d’ici la fin de la saison.La skieuse canadienne ne pense pas pouvoir en demander plus et n’entend rien changer à sa façon d’affronter les compétitions à venir.«C’est difficile pour moi d’être plus exigeante.Mon “chum” me dit toujours de relaxer parce que, en bout de calm:tohrnstrokmkeutkrs ligne, je suis triste quand je ne livre pas de bonnes performances.Là, je suis pleinement satisfaite, mais très fatiguée.Je vais quand même prendre un peu de champagne avec toute l'équipe pour fêter nos performances de la fin de semaine.» EN BREF Shearer se retire Londres (AP) — Le capitaine anglais Alan Shearer quittera le football international après l’Euro 2000 cet été et ne dirigera donc pas son équipe pour les qualifications de la Coupe du monde 2002.Le buteur de Newcastle, âgé de 29 ans, l’a annoncé, tardivement same di soir, via un communiqué, créant la surprise, après avoir donné la victoire, mercredi dernier, 2-0 à Sheffield.«Après mûres réflexions j’ai décidé de me retirer du football international.Je voudrais jouer, si je suis sélectionné, l’Euro 2000 et ensuite tirer ma révérence [.] Je me rends compte que si je veux honorer mon contrat avec Newcastle pour les quatre années restantes j'aurai besoin de me reposer un peu plus que je ne le peux actuellement», a déclaré Shearer, ajoutant qu’il pourrait néanmoins jouer pour l’Angleterre «si c’est vraiment nécessaire».Il a marqué 27 buts en 57 matchs depuis février 1992.Wotherspoon est toujours champion Séoul (PC) — Les Canadiens Jeremy Wotherspoon et Mike Ireland ont enlevé hier les deux premières places du classement général des championnats du monde de sprint de patinage de vitesse.Wotherspoon, de Red Deer, est devenu le premier Canadien à remporter le titre mondial deux années consé-cutives.Patrick Bouchard, de Cap-Rou-ge, a terminé au huitième rang du classement du 500 mètres et au 12" du classement général.Du côté féminin, l’Aile mande Monique Garbrecht est devenue championne du monde, terminant entre autres au premier rang du 500 mètres.Catriona Le May Doan, de Saskatoon, a mérité une deuxième mé daille en autant de jours en finissant au troisième rang du 500 mètres.Elle a toutefois dû se contenter de la cinquième place au classement général De La Hoya tient sa promesse Devils 3 Canadien O Retour sur terre GUY ROBILLAR» PRESSE CANADIENNE Eeast Rutherford — Le Canadien est revenu sur terre en fin de semaine après une séquence de sept victoires.Battu 3-0 par les Capitals de Washington, samedi, au Centre Mol-son, il a été blanchi une deuxième fois en moins de 24 heures par le même score hier, au New Jersey.Il s’agissait du quatrième blanchissage de la saison de Martin Brodeur lors de ce match présenté à 17 heures devant des gradins à moitié vides.encore une fois.L’attaque est donc tombée en panne au moment où le Canadien avait la possibilité de s'approcher tout près du septième rang.La défense en a drôlement arraché aussi et les Devils ont été crédités de 48 tirs au filet.Le Canadien demeure néanmoins dans la lutte pour une place dans les séries.Il se retrouve en ce lundi au IL rang de l’Association Est, à cinq points des Penguins de Pittsburgh au septième rang, et à quatre points des Rangers au huitième, avec deux matchs en main sur ces derniers.Mais il n’a aussi qu’un point d'avance sur les Bruins de Boston, qu’il visitera jeudi, après être passé par Chicago mercredi.Le Canadien, qui avait battu les De-vils, 3-2.pour la deuxième fois en 17 affrontements, jeudi au Centre Mol-son, n’a pas gagné au New Jersey depuis octobre 1993 (0-10-3)! On ne sait pas si c’est parce qu’il s'agissait d'un deuxième match en 24 heures, mais le Canadien a eu de la difficulté à suivre le rythme des De- vils qui ont joué comme une équipe bien décidée à mettre fin à des séquences de quatre défaites et cinq matchs sans victoire.Mais Jeff Hackett était alerte et il a néanmoins fallu un but chanceux pour lancer les Devils à la deuxième période.La passe que Petr Sykora destinait à Patrik Elias a frappé le patin d’Eric Weinrich et s’est retrouvée derrière le gardien.Il s’agissait du troisième but concédé par le Canadien à ses quatre derniers désavantages numériques.Claude Lemieux a marqué le deuxième but deux minutes et demie plus tard.Vladimir Malakhov a chuté après être entré en collision avec Igor Ulanov en contournant son filet et la rondelle s’est retrouvée sur le bâton de Scott Gomez, pendant que Malakhov allait ramasser le sien.La passe à Lemieux et celui-ci a habilement déjoué Hackett dans le haut du filet.Bobby Holik a cloué le cercueil du Canadien à la troisième période en battant Hackett d’un lancer du [xâgnet.«Refaire le plein» «Si on m’avait dit qu'on jouerait pour .500 à la fin de la semaine, compte tenu des équipes que l'on avait à affronter, j'aurais dit oui tout de suite», a déclaré Alain Vigneault.«Maintenant, il s’agit de refaire le plein, de recharger les batteries et de se préparer pour une grosse fin de semaine.» le Canadien devrait d'ailleurs avoir congé, aujourd'hui, à Chicago.Vigneault a été très louangeur en parlant des Devils.«On a rencontré la formation qui aspire aux grands honneurs et elle n ’avait pas connu la victoire depuis ses cinq derniers matchs.Ils (les Devils) avaient faim et ils l’ont montré du début à la fin du match.Leur exécution a été presque parfaite et leur jeu de transition est l’un des meilleurs que j’ai vu.» Selon Vigneault.cette équipe va aller loin en éliminatoires.«S'ils s'améliorent encore, ils vont être difficile à battre dans les séries, a été jusque'à prédir e l'entraîneur.Dans ces cas-là, il faut être à son meilleur, mais ce n ’était pas le cas ce soir.» Vigneault a également constaté que son équipe en était à un quatrième match en six soirs, mais surtout, à un deuxième en moins de 24 heures.C’est la deuxième fois de la saison que le Canadien doit livrer deux rencontres en moins de 24 heures, dont une fois à l'étranger.Vigneault a fait savoir qu’il comptait en discuter avec les dirigeants de la LNH.Malakhov s’explique Fort calme dans le vestiaire.Vladimir Malakhov a par ailleurs discuté des huées dont il a été victime, samedi soir, contre les Capitals de Washington.Le défenseur avait surtout un ton moins dramatique que celui employé par ses coéquipiers qui avaient commenté l'incident.«Ce ne sont quand même pas tous les spectateurs qui m'ont hué, dit-il.C’est une minorité et il n’y a pas grand-chose que je puisse y faire.» Concernant son geste, quand il a provoqué les spectateurs en levant les bras au ciel.Malakhov a déclaré: «Il s'amusaient avec moi.J’ai décidé de faire comme eux et de m’amuser moi aussi.» RAY STtmm.EBINK REUTERS OSCAR DE LA HOYA a respecté la promesse qu’il avait faite d’offrir une solide performance samedi, passant le K.-0.à Derrell Coley vers la fin du septième round d’un combat de poids welters.De Ixi Hoya, qui avait perdu face à Felix Trinidad à son dernier combat, a affirmé qu ’il était un boxeur amélioré en l’an 20(X).Il l’a prouvé contre Coley, qui a croulé au tapis après avoir encaissé une solide gauche au corps au cours des dernières secondes du septième assaut.Au moment où l’arbitre Waytte Kelly y allait du compte.De Im Hoya a commencé à célébrer sa victoire en levant les bras dans les airs.Presque dès le début, De Ixi Hoya, ancien champion du WBC qui a remporté le titre de l’IHF en défaisant Coley, a maitrisé la situation.Coley a connu ses meilleurs moments durant la première partie du quatrième round, le meilleur du combat.Le boxeur de Ims Angeles, qui a touché cinq millions pour sa soirée de travail, n’a perdu qu’un round sur les cartes des trois juges.De Im Hoya, qui pesait 147 livres comme Coley, a porté sa fiche à 32-1 avec 26 knockouts (AP).Le Canada blanchit la Colombie en finale de la Coupe d’or de soccer Le gardien Craig Forrest est nommé joueur par excellence du tournoi PRESSE CANADIENNE Los Angeles — Les miracles deviennent parfois réalité.Jason De-Vos a inscrit un but lors des arrêts de jeu en première demie et Carlo Co-razzin a mis le match hors de portée avec un tir de pénalité transformé à la 67" minute, hier, menant le Canada a une victoire inattendue, voire miraculeuse, de 2-0 face à la Colombie en finale de la Coupe d’or de soccer.Le gardien canadien Craig Forrest, nommé joueur par excellence du tournoi, a encore joué un rôle décisif dans le match en bloquant un tir de pénalité en fin de rencontre.Pour les Canadiens, une victoire à ce tournoi représente un peu le même haut fait d'armes que la victoire de l’équipe américaine de hockey aux Jeux olympiques de 1980.Sur le programme officiel du tournoi, on prédisait que le Canada ne serait pas du tour éliminatoire.Alors, remporter la victoire finale.«Je ne sais pas quoi dire, a tout d’abord révélé l’entraîneur du Canada, Holger Osieck.Je suis si fier de mes joueurs.Ils viennent d’accomplir quelque chose d'incroyable pour le Canada.» Originaire d’Allemagne, Osieck a pris sous sa coupe l’équipe nationale, 85' au monde, il y a seulement 15 mois.«Non.je ne pensais pas que nous pouvions accomplir un tel exploit en si peu de temps, a admis Osieck.Mais maintenant que c'est fait, il faut aller plus loin, bâtir là-dessus et développer le soccer au pays.» En cours de tournoi, le Canada a vaincu le Mexique, 10" mondial, et la Colombie, qui vient au 24' rang du classement des pays.DeVos a inscrit le but vainqueur après avoir repris de la tète un corner de Martin Nash.Le ballon a touché le non du gardien Diego Gomez avant de rentrer tout juste dans le coin droit du filet.DeVos, de london.Ont, joue pour la formation IXindee United de la premie re ligue d'Ecosse.«Ims gars
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