Le devoir, 7 mars 2000, Cahier A
FONDE E N 1 9 ?1 O ?DEVOIR V (H.X ( I N ° I 9 I.K M A R I) I 7 M A R S 2 O 0 O S 7 C + T A X K S = LES ACTUALITÉS UN CÉGEP TAILLÉ SUR MESURE POUR L’INDUSTRIE PAGE A 3 LES SPORTS LA CHRONIQUE DE JEAN DION: DE QUOI MEMBLER NOS SOIRÉES PAGE B 6 ÉCONOMIE ÇA CHAUFFE DANS L’IMMOBILIER PAGE B 1 PERSPECTIVES By Jove! Après l’Italie et la Catalogne, c’est au tour du Royaume-Uni de s’offrir une vitrine sur la culture québécoise.Pourquoi?et surtout comment, avec quels moyens?Q Stéphane Baillargeon uébec in Motion débute demain soir avec la première londonienne de Sait, la dernière création de La La La Human Steps la plus célèbre troupe montréalaise de danse contemporaine.Sait a été créée au Japon en octobre 1998 puis a tendu se^ pointes aux quatre coins de la grande scène du monde.A la fin de l’année dernière, la troupe d’Édouard Lock s'activait encore dans cinq villes nipponnes.Les danseurs ont commencé l’an 2000 avec un nouveau périple qui les mène cette fois de l’Europe à l'Amérique du Sud, en passant par le Canada, home sweet home.En mai, la vitrine culturelle du Québec au Royaume-Uni va se terminer avec la première de Notre-Dame de Paris, en anglais, au Dominion Theatre.La version originale française, en bonne partie québécoise, avec le livret de Plamon-don, la mise en scène de Gilles Maheu et plusieurs voix d’ici, compte par millions les billets et les CD vendus.Entre ces deux premières, en trois mois, vingt-cinq villes du royaume de sa majesté accueilleront une quarantaine d'artistes et de productions du Québec.Que du bonbon à l'érable, moderne, branché et anti-ringard à souhait.Des virtuoses classiques (Marc-André Hamelin, Chantal Juillet, Claire Gui-mond et l’ensemble Arion, Louis Lor-tie.).Une nouvelle traduction écossaise de Messe solennelle pour une pleine lune d’été, la cinquième pièce de Michel Tremblay jouée en Écosse où il commence à être considéré comme une sorte d'auteur national.Et puis Leitmotiv, du Théâtre des Deux Mondes, qui a donné environ 4000 représentations de ses productions sur les cinq continents au cours des deux dernières décennies.Le plus étonnant, c’est que les promoteurs de Québec in Motion n’ont pour ainsi dire eu qu'à se pencher pour créer l’événement.Toutes les activités ou presque étaient déjà programmées et il a suffit de les rassembler pour frapper le coup promotionnel.«Le label made in Québec est devenu m gage de qualité au Royaume-Uni», disait la semaine dernière Ta représentante du British Council à Montréal.Indeed.Du tac au tac, l’attachée culturelle expliquait que grâce à des tètes d’affiche comme Céline Dion, l’OSM, le Cirque du Soleil et Robert Lepage, la province de l’ancien Dominion jouit maintenant d’une cote de sympathie plus enviable que celle de grands pays comme I'Mie ou l’Espagne.Justement, puisqu’elle en parle.Avant l’Angleterre, le Québec s’est offert des vitrines culturelles semblables en Italie et en Catalogne.L’an dernier, il y a eu le Printemps du Québec à Paris.Dans quelques semaines, l’expérience sera répétée à New York.Les médias québécois ont aussi récemment relayé une campagne de promotion bien orchestrée vantant les succès des artistes nationaux à Las Vegas, d’André-Philippe Gagnon à Sylvie Fréchette.Ça commence à sentir le succès dans le monde mondialisé.On se calme, s’il vous plait.Il ne s’agit pas de jouer le rabat-joie, mais seulement d’éclairer certaines parts d’ombre du conte de fées.L’argent est aussi le nerf de cette guerre commercialo-esthétique.Or, on observe encore une fois que la logique du système favorise les industries culturelles et néglige les arts et les compagnies artistiques.L’an dernier, la SODEC s’est associée à différents partenaires privés et publics pour créer une société en commandite (la F1DEC) dotée d’un capital initial de plus de 45 millions pour accorder des prêts dans les domaines du cinéma, de la télé, des spectacles à grands déploiement, du disque, des productions multimédias et des carrières d’artistes.La FIDEC peut appuyer les activités internationales de Lara Fabian ou du Cirque du Soleil, mais pas celle du TNM.Pendant ce temps, les programmes de tournées des arts et des lettres fonctionnent avec des fonds de famine.Il y a trois ans, le ministère de la Culture et des Communications du Québec a créé un Programme de développement des réseaux et des marchés internationaux.Son budget annuel oscille autour de deux millions.D’autres ministères et organismes soutiennent les,tournées, toujours à petits coups cependant.Au total, l’État a investi environ 400 000 dollars dans Québec in Motion, mais en grappillant des enveloppes auprès d’une quarantaine de partenaires.Le portrait ne s’arrange pas si on se tourne vers Ottawa.Le ministère des Affaires étrangères du Canada fait de la culture un des trois piliers de son intervention (avec l’économie et la politique) mais consacre moins de cinq millions et donc moins de 0,5 % de son budget à l’aide aux tournées.La qualité de vie des artistes s’en ressent.Inc Plamon-don fait sûrement du bidou comme de l'eau avec ses disques et des spectacles.Louise Lecavalier, la danseuse « Le label made in Québec est devenu un gage de qualité au Royaume-Uni » VOIR PAGE A 8: CULTURE METEO Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.Max: 9 Min: -3 Max: 5 Min: -2 Détails, page A 4 INDEX Annonces.A 4 Bourse.B 4 Avis publics.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.Idées.A 7 Le inonde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés .A4 Politique.A4 .A6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Trou de 122 millions US chez Cinar Démission des deux patrons fondateurs de l’entreprise audiovisuelle, mise à pied du vice-président exécutif, investissement de 122 millions US effectué sans l’aval du conseil d’administration, ce qui frit jadis le fleuron québécois du monde de l’audiovisuel s’enfonce tous les jours un peu plus dans la tempête.Les événements surprises d’hier, à savoir la double démission de Micheline Charest et de Ronald Weinberg, et le renvoi pur et simple du vice-président exécutif en poste depuis sept ans, Hasanai Panju, s’ajoutent de fait aux scandales passés en ternissant un peu plus la réputation de la société.Cinar.faisait déjà l’objet d’une enquête de la GRC à la suite d'allégations de fraude avec usage de prête-noms canadiens pour des scénaristes américains, ce qui lui aurait permis d’être admissible au Fonds canadien de télévision et était également sous la loupe du ministère du Patrimoine.Qui plus est, la compagnie menait elle-même sa propre enquête, laquelle aurait mené à la découverte d'un trou de 122 millions de dollars.Comme si tout cela ne suffisait pas, Cinar doit égale ment faire face à ses multiples investisseurs.Ceux-ci auraient cru les allégations de la compagnie au mois d’octobre dernier, voulant que les allégations de fraudes fiscales n’auraient pas d’incidence sur les résultats financiers de la compagnie.Or quelques mois plus tard, Ci- nar changeait de discours, estimant que les impacts seraient plus notables que prévus.Deux recours collectifs ont été aussitôt intentés contre la Société, de la part de l’Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec (APEIQ), ainsi que de la part d’un cabinet new-yorkais.Hier.Nasdaq et la bourse de Toronto gelaient les actions de la compagnie, une mesure d’usage au milieu des tempêtes visant à éviter les paniques.Personne chez Cinar n’a voulu commenter la crise, mais des déclarations devraient suivre au cours des prochains jours.¦ Nos informations en page R 1.Ml Marcel Pepin (1926-2000) Un géant du contre-pouvoir s’éteint LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Un géant du syndicalisme québécois contemporain s’est éteint aux petites heures hier matin.À lh40 dans la nuit de dimanche à lundi, à l’Hôtel-Dieu de Montréal, l’hôpital de son quartier, l’ancien président de la CSN, Marcel Pepin, s’est éteint des suites d'une importante opération intervenue la veille.Le leader syndical — dans son cas on ne peut pas parler d’«ex» car on l'a aperçu dans les corridors de plusieurs négociations difficiles, qu’il a souvent réussi à relancer au cours de la dernière décennie — souffrait depuis quelques années de problèmes de santé qui avaient réduit sa mobilité.Mais pas ses facultés intellectuelles.Son état de santé avait empiré au cours des derniers mois.Samedi, il a été hospitalisé et opéré au cours de la nuit pour des problèmes à son système digestif.Dimanche matin, la tension artérielle de M.Pepin a soudainement fléchi dangereusement H devait décéder la nuit suivante.La dépouille de cet ardent défenseur de ce qu'une certaine technocratie québécoise appelait dédaigneusement ses «pousseuses de moppes», ne sera pas exposée dans un salon funéraire.Elle sera plutôt exposée en chapelle ardente à la Basilique Notre-Dame, jeudi, à compter de midi.Le service funéraire débutera à 14 heures.En plus de quelques proches, c’est un camarade et ami de longue date, Pierre Vadeboncoeur, qui parlera de ses combats et de la carrière surprenante du fils de Florida Larivée et d’Ernest Pepin, un fendeur de cuir, à qui il doit la fierté de ses origines et sa solidarité inébranlable envers la classe ouvrière.M" Jean-Guy Hamelin, évêque de Rouyn-Noranda, un ancien aumônier de la CSN jusqu'en 1971, célébrera l'office religieux.Né 3e avenue à Rosemont en février 1926 — il fêtait son 74e anniversaire il y a quelques jours — Marcel Pepin a fait ses études classiques à Joliette avant de s’inscrire en relations industrielles à l'Université Laval, une trajectoire dont il ne devait pas dévier.VOIR PAGE A 8: PEPIN JACQUES NADEAU LE DEVOIR _______________________________________________ Marcel Pepin a agrandi faire de réflexion et d’action de tout le mouvement syndical en l'élargissant aux dimensions sociales et politiques, dit Jacques Keable.¦ Autres informations en pages A 7 et A 8 Les pièces maîtresses du Super Tuesday Seize Etats américains vont aux urnes aujourd'hui pour choisir leurs çandidats à la présidence.Parmi eux, New York et la Californie, les deux Etats les plus populeux.McCain et Bradley résisteront-ils?Le piège new-yorkais ALEXANDRA SZACKA Les électeurs Trop de démocratie GUY TA1LLEFER LE DEVOIR New York — «Je vous promets que si je suis élu président, il n'y aura aucune restriction sur les visas pour les membres du Sinn Fein.» Samedi dernier, dans l’auditorium du John Jay College, à Manhattan, le candidat Al Gore faisait les yeux doux à la communauté irlandaise.Un bon point pour le vice-président, car c’est par la lorgnette de la cause irlandaise que le Irish American Presidential forum regarde les performances des candidats à la présidence américaine.Dans un document distribué aux participants, chacun des quatre principaux prétendants au trône a été évalué d’après ses prises de positions sur l’Irlande du Nord.Et c’est Al Gore qui a eu le meilleur score, loin devant ses opposants, démocrate comme républicains.On a beau être au milieu des élections primaires américaines, où les questions de politique étrangère n'occupent pas le devant de la scène, les candidats se doivent de courtiser le vote ethnique.New York oblige.Mais tous les candidats n’ont pas le doigté et l’expérience d’Al Gore.Bill Bradley, l’autre démocrate en lice, faisant lui aussi campagne dans la Grosse Pomme, s'est retrouvé dans la fameuse épicerie Zabar, au cœur du bastion démocrate juif du Upper West Side.Alors qu’il s’apprêtait à poser pour les caméras en tranchant un gros jambon, l’un de ses conseillers s’est écrié: «C'est de la dinde, c'est de la dinde!» pendant qu’un autre tirait délicatement le candidat Bradley vers un saumon fumé, beaucoup plus casher.A New York, il n'y a pas que les questions ethniques qui sont glissantes.«Tous les quatre ans, les candidats constatent que traverser la scène politique votent dans 16 États du côté démocrate, et dans 13 du côté républicain.L’enjeu: l'attribution de près d’un tiers des délégués aux conventions démocrate et San Francisco — Les Californiens iront aux urnes le 7 novembre pro-çhain — en se faisant tirer l’oreille — pour élire le président des États-Unis, les 80 membres de l’Assemblée législative californienne, la moitié de leurs quarante sénateurs d’État, l’un de leurs deux élus au Sénat américain et pour combler les 52 sièges à la Chambre des représentants.Demain, ils jouent les jurés dans ce qu’ils ont surnommé le «beauty contest* des élections primaires, l’exercice consistant à faire le fri des quelque 600 candidats qui se présentent à ces postes.Et ils ont, en prime, à se prononcer par un oui ou par un non sur une vingtaine de «propositions» dont la plus controversée, la numéro 22, veut réserver aux seuls conjoints hétérosexuels le droit au mariage.Le tout Castro, la «ville» homosexuelle de San Francisco, s’est mobilisé.Tout cela sur le même bulletin de vote.Des pages et des pages de bulletin de vote.Ce qu’on appelle ici «a long ballot».C’est un euphémisme.Faut-il s’étonner alors que les Américains souffrent de «voterfatigue» et que, se désintéressant d'un système électoral caractérisé par une éreintante complexité procédurière, ils finissent par se demander si, devant le pouvoir de l’argent et des lobbies, devant aussi le bipartisme fossilisé du système politique (mais combien confortable), leur droit de vote pèse encore dans la balance?Grosso modo, d’élections en élections, entre le tiers et à peine la moitié des Américains en âge de voter prennent la peine de se présenter aux urnes.Et ceux qui votent se contentent la plupart du temps de ne remplir le «long ballot» qu'en partie.VOIR PAGE A 8: PIÈGE républicaine.VOIR PAGE A 8: DÉMOCRATIE I L K I) E V 0 I R .L E MARDI 7 M A R S 200 0 A 2 ?LES ACTUALITES* Indemnisations Les Orphelins de Duplessis tentent de relancer le débat Une soixantaine de personnalités interviennent en leur faveur Trois établissements touchés pour commencer Un autre groupe déclenche la grève dans les hôpitaux EN BREF Hausse des tarifs des taxis (Le Devoir) — Les tarifs du transport par taxis connaîtront une hausse de 10 % d’ici quelques semaines.Le tarif de base passera de 2,25 à 2,50 dollars.Le kilomètre passera de 1,10 à 1,20 dollars, et l'heure d’attente de 24 à 26,50 dollars.La Commission des transports du Québec a annoncé la nouvelle hier, donnant ainsi suite à une demande des intervenants de l’industrie du taxi datant du mois d’août dernier.Ceux-ci avaient notamment invoqué que la dernière hausse tarifaire accordée au moins d’août 1998 n’avait servi qu’à assumer les dépenses couvrant les augmentations de taxes (TPS et TVQ) Première poursuite (PC) — Un proche de l’une des sept victimes qui ont péri dans l’écrasement d’un avion d’Air Satellite le 7 décembre 1998 au large de Pointe-Le-bel, sur la Côte-Nord, intente une poursuite contre le propriétaire de la compagnie aérienne.Raynald Rondeau poursuit la compagnie et les assureurs du transporteur régional pour près d’un million de dollars à la suite du décès de sa conjointe Marié ne Girard, âgée de 37 ans.M.Rondeau allègue dans sa réclamation la perte de revenus et de soutien, ainsi que le vide affectif causé par l’absence de sa conjointe.LOUISE LEDUC LE DEVOIR avocat Julius Grey, le docteur Ré < jean Thomas, le sociologue Guy Rocher, les jumeUes Dionne et le syndicaliste Michel Chartrand comptent parmi les soixante personnalités qué bécoises qui, hier, ont publiquement manifesté leur appui aux Orphelins de Duplessis.Après une éclipse de quelques mois de l’avant-scène, le Comité des Orphelins de Duplessis reprend le bâton de pèlerin et revient hanter l’Eglise, le gouvernement Bouchard et le Collège des médecins, qui, tour à tour, lui ont refusé toute indemnisation.Le comité d’appui est né en novembre dernier, de l’initiative du pré sident des Orphelins de Duplessis, l’écrivain Bruno Roy, lui-même décrété malade mental pendant les années 50.A ses côtés, au sein de ce noyau dur de sympathisants partis chercher de plus larges appuis, se trouvent notamment l’ex-sénateur Jacques Hébert et l’ex-ministre de la Santé Denis Lazure.La soixantaine de Québécois gagnés à cette cause ont fait part de leur solidarité aux Orphelins de Duplessis par une pétition dont le libellé se lit comme suit «Considérant qu'entre les années 1930 et I960, quelques milliers de garçons et filles ont été placés en hôpitaux psychiatriques avec des diagnostics de débilité mentale et d’arriération mentale.[.] Considérant qu'ils ont été détenus illégalement, pour la plupart, durant plusieurs années, étant ainsi privés de scolarité et de préparation à une vie normale [.] nous, les soussignés, demandons à l’Assemblée nationale [.] d'intercéder auprès du gouvernement afin que des compensations individuelles soient versées aux Orphelins de Duplessis.» Artistes et professionnels Bon nombre des signataires de la pétition sont issus du milieu des arts, Bruno Roy étant lui-même écrivain.On compte cependant bon nombre de médecins, de professeurs et d’avocats.L’idée de cette pétition est ici de ranimer le débat, sclérosé depuis que chacun des acteurs de ce sombre épisode a opposé une fin de non-recevoir aux demandes des Orphelins de Duplessis.Pour eux, un certain salut semble en voie de venir de l’étranger.Déjà, quelques journaux d’importance, aux Etats-Unis, ont écrit des articles de fond sur la question.Cette semaine, le Washington Post y travaille également.Un documentaire américain est aussi en préparation.William Gazec-ki, qui en a déjà signé un sur le siège de Waco, débarquait en effet à Montréal, hier, pour un premier dé-frichage.L’intérêt de cet Américain pour le sujet semble venir de ce que sa coproductrice, Christiane Schull, soit elle-même native du Québec.Comme tout documentaire, sa circulation risque cependant de se faire en circuit fermé.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Après les techniciens de laboratoire, c’est au tour des professionnels et les techniciens de la santé de la Centrale des professionnelles et professionnels de la santé (CPS) à monter au front Dès ce matin, 500 syndiqués déclenchent une grève générale illimitée.Ce conflit privera la population de 10 % des services en radio-oncologie, en radiodiagnostic, en réadaptation physique, en physiothérapie, en diététique, en orthopédie et aux archives médicales.Les trois établissements touchés sont l'Hôpital Notre-Dame de Montréal (200 membres), l’Hôtel-Dieu de Québec (160) et le Complexe hospitalier de la Sagamie à Chicoutimi (140).La Confédération représente quelque 4500 techniciens de la santé.Et ce n’est pas tout, puisque la CPS entend étendre ses moyens de pression à quatre hôpitaux dès la semaine prochaine si le gouvernement ne bouge pas.Le syndicat dénonce le fait que les infirmières ont eu droit à un correctif salarial de 2,5 % et que le même traitement est refusé à ses membres.«Ça fait deux ans qu’on discute avec le gouvernement, explique le président du CPS, Jacques Paradis.Monsieur Bouchard nous avait dit qu’il n’y aurait pas de passe-droit et pourtant il a accordé un redressement salarial aux infirmières.C’est inacceptable!» Selon le syndicat, les infirmières techniciennes ont la même formation et des responsabilités équivalentes à celles de ses membres.A travail égal, la Centrale considère qu’elle mérite un traitement égal.En examinant les salaires, la CPS remarque que le nouveau règlement accorde de60$àll0$ par semaine de plus aux infirmières, si l’on compare les derniers échelons.Pour un technicien en radiooncologie, par exemple, cela se chiffre à 3000 $ de moins par année.Jacques Paradis croit que la grève aura un impact important sur les services offerts à la population, ce qui forcera le gouvernement à négocier.La CPS affirme n'avoir eu aucun pourparlers avec la partie patronale depuis le 17 février.t I » Plus que jamais f le Québec clique Internet, c'est la liberté de s'informer.La liberté d'aller au coin de la rue ou au bout du monde.La liberté d'aller où vous le voulez, quand vous le voulez.La liberté de planifier votre retraite ou de faire vos emplettes, de vous divertir ou Tout.Simplement.Et de découvrir Paris, New York, Montréal, Rimouski.Internet, c'est la voie rapide vers une seule planète.Internet, c'est vous, c'est nous.Courriels, télétravail, commerce électronique.Plus que jamais, le Québec clique.en français.Internet.Québec//c www.quebeclic.com Québec « Détresse chez les jeunes Baril veut montrer qu’«on peut s’en sortir» VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le minisfre Gilles Baril a lancé hier une vaste campagne pour vaincre la détresse chez les jeunes.Cette opération se déroulera pendant trois ans dans toute la province et bénéficiera d’un budget de trois millions de dollars.«C’est une démarche qui se veut constructive et positive», a mentionné en conférence de presse le ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse.«On peut s'en sortir.Je l'ai vécu personnellement.» Le groupe des 12 à 15 ans est particulièrement visé par l’opération, car «c'est une période propice pour apprendre à faire face aux problèmes», indique le ministre.Le plan d’action comprend des publicités à la télévision et dans les salles de cinéma, une tournée des écoles pour enregistrer des témoignages sur vidéo et la création d’un site Web consacré à la prévention de la toxicomanie.La campagne a pour thème le dia- logue, autant entre les adolescents qu’entre jeunes et adultes.«Nous voulons combattre l’exclusion et la marginalisation des jeunes, a poursuivi Gilles Baril.Nous voulons briser certaines solitudes sociales et familiales.» Les deux porte-parole de la campagne sont les comédiens Benoît Lan-glais et Karine Vanasse, qui a remporté dimanche soir le Jutra de la meilleure interprétation féminine au cinéma.Les deux jeunes partagent également la vedette de la série télévisée Z)eîa.frères.Se voient-ils comme des modèles?«Je me considère comme un chanceux parce que je n’ai pas eu à vivre ces choses-là, lance Benoît Langlais.On est peut-être des modèles, mais ce n’est pas juste Karine et moi.Il y en a plusieurs dans les écoles des jeunes qui vivent bien leur adolescence.» Il faut montrer aux jeunes qu’ils ne sont pas les seuls à vivre avec des problèmes, croit Karine Vanasse.Selon elle, il faut que le message soit clair: «Oui, tu peux en parler aux autres et ils vont te comprendre.» Sida Un vaccin a été mis au point à partir d’un virus de la rage Les essais ont été menés sur des souris AGENCE FRANCE PRESSE Philadelphie — Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin contre le sida, en utilisant un virus de la rage affaibli qui agit chez la souris en stimulant la production d’anticorps contre le virus de l’immu-no-déficience humaine (VIH), selon un étude à paraître aujourd'hui dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.«Cette approche, pour l’instant limitée aux essais sur la souris, donne des espoirs pour la mise au point finale d’un tel vaccin contre le VIH chez les humains», ont estimé les IL Matthias Schnell et Roger Pomerantz, à la tète d’une équipe de chercheurs du centre médical de l’Université Jefferson, à Philadelphie (Pennsylvanie).Le procédé consiste à prendre un virus de la rage affaibli pour acheminer une partie de l’enveloppe extérieure du VIH jusqu’à une cellule de l’animal, contraignant ainsi le système immunitaire à produire ses propres anticorps contre le VIH.«Le virus de la rage est le véhicule qui permet à la protéine de l’enveloppe du VIH de s'exprimer, attirant l'attention du système immunitaire», a déclaré le Dr Roger Pomerantz.Les scientifiques ont pris un virus de la rage, vivant mais affaibli, et l’ont recombiné en y insérant le g)) 160, le gène qui commande la production de la protéine composant l’enveloppe du V1H-1.Ils ont injecté l’ensemble dans des souris.Ils se sont ensuite aperçus que le système immunitaire de la souris était capable de reconnaître l’intrus et commençait à produire des anticorps contre le VIH, de même que des lymphocytes (globules blancs) cytotoxiques, capables de détruire les cellules infectées par le virus.Pour accélérer la production d’anti-coips, les chercheurs ont donné un petit coup de pouce, sous la forme de l'injection d'une protéine différente du VIH, le gp!20.Trois groupes de cinq souris chacun ont ensuite été testés: le premier avec un virus de la rage sans VIH; et les deux autres avec un virus de la rage recombiné à plusieurs variétés du VIH.«Pratiquement toutes les souris des deux derniers groupes ont réagi à l'attaque du virus du sida, en produisant des lymphocytes et des anticorps», affirment les chercheurs.«Notre but était de mettre au point un vaccin viral vivant contre le VIH».ont-ils poursuivi, en rappelant que, jusqu'à présent, les tentatives se concentraient sur des vaccins à partir de virus morts, qui ne «sont pas assez immunogéniques».«Im théorie consiste à créer un vaccin à partir d’un virus vivant, qui continue d’exprimer les antigènes du VIH et que le système immunitaire soit capable de percevoir.Cela revient à utiliser une version atténuée du VIH, sans recourir au VIH réel», ont-ils expliqué.De plus amples recherches vont être conduites dans les prochains mois, toujours sur des animaux, avant une possible application chez l’homme, ont-ils précisé.Mais, ont-ils toutefois prévenu, «l’utilisation d’un vecteur viral pour un vaccin n’a jamais été approuvée chez l’homme.Cela constituerait donc une nouvelle approche pour un vaccin: on utilise un virus comme vecteur pour immuniser contre un second virus».«Nous n’en sommes qu’aux souris.Il nous faut encore prouver que c’est sûr et que cela pourrait fonctionner pour d’autres souches du VIH», a ainsi averti le I)' Pomerantz. L E DEVOIR.L E MARDI 7 M A R S 2 0 0 0 ?LE DEVOIR « _- ACTUALITES A 3 du16m 19 mars 2000 » Palais d« Congrès « Montréal Admisuor 12.50$ SpiritueuXiMontnéal STCUM Collège Gérald-Godin Les yeux se tournent du côté des employés d’entretien SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Ly entente tant attendue entre la STCUM et ses chauffeurs ! et opérateurs de métro fera-t-elle tache d'huile?La question se pose, quand on sait que la médiation entre la STCUM et ses employés d’entretien, le mouton noir des négociations, continue d’avancer à pas de tortue.Mais rien n’est moins sûr.Depuis le début, les négociations entre la STCUM et ses deux syndicats sont des plus contrastées.Dimanche, la STCUM annonçait avec soulagement être arrivée à une entente de principe avec ses chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, ainsi qu’avec ses employés de bureau.Celle-ci doit être présentée aux quelque 3500 membres du syndicat des chauffeurs et opérateurs aujourd’hui.Les employés de bureau devront quant à eux l’approuver demain.Le mot d’ordre de grève pour jeudi a d’ores et déjà été levé.Rien du contenu de l’entente en question n’a encore été révélé au public.On peut présumer que les parties ont pu trouver un compromis au sujet du régime de retraite, au coeur du litige.L’employeur voulait cesser d’y cotiser en dépit des protestations des ses employés.Odile Paradis, porte-parole de la STCUM, a refusé de commenter l’entente.«Dés deux côtés, il y avait des demandes, des deux côtés, il y avait des offres et des contre-offres.Finalement, tout le monde y a trouvé son compte, c'est ça une négociation», a-t-elle amplement dit D a été impossible de joindre le portepa-role du syndicat des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, en réunion hier toute la journée.Par ailleurs, rien n’indique que le dossier avec les employés d’entretien connaîtra une fin heureuse sous peu.Depuis le début les négociations entre la STCUM et ses deux syndicats sont fort differentes.Le syndicat des chauffeurs et opérateurs de métro, affilié à la FTQ, s’est engagé dans un blitz de négociation dès le début du moins de février.Celui-ci a échoué, puis, à la suite d’une ordonnance du Conseil des services essentiels survenue le 24 février, le dialogue a repris, pour finalement aboutir dimanche.Avec le syndicat des employés d’entretien, affilié à la CSN, l’impasse demeure depuis le début.Devant l’impossibilité de négocier, un médiateur a dû être nommé par le Conseil des services essentiels.La médiation avance à pas de tortue, au rythme de deux rencontres par semaine.Selon l’employeur, c’est le syndicat qui a refusé le cadre de né-> gociation, mais selon le syndicat, c’est plutôt l’employeur qui aurait refusé de négocier.Les propositions faites aux chauffeurs et opérateurs de métro ne seraient pas encore sur la table de discussions, «Notre négociation n’est pas encore avancée», a commenté hier Gaétan Châteauneuf, président du syndicat du transport de Montréal, affilié à la CSN.Mais ces offres leur seront probablement proposées sous peu, pense-t-il.«La STCUM a négocié avec un syndicat, pour tenter d'exporter son entente ailleurs», a-t-il poursuivi, précisant qu’il n’avait pas encore eu le temps d’analyser l’entente survenue dimanche.Cette dernière ne concerne donc que les chauffeurs d'autobus, opérateurs de métros et employés de bureau.Les employés d’entretien et les commis divisionnaires sont toujours en discussion avec l'employeur.Taillé sur mesure pour l’industrie L’institution a été inaugurée en présence de la mère du député-poète 90 rm JACQUES NADEAU LE DEVOIR -émotion était palpable hier au collège Gérald-Godin, alors que Louisa Godinj mère du poètç, journaliste et homme politique, a chaudement remercié le ministre de l'Education, François Legault, d'avoir donné le feu vert pour la construction du nouveau cégep francophone de l'ouest de l'île de Montréal.Après moult rebondissements, le collège Gérald-Godin a enfin ouvert ses portes.La population de l’ouest de l'île, à 34 % francophone, aura donc son cégep, lequel est moulé aux besoins de l’entreprise, notamment dans le secteur pharmaceutique.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Si le collège Gérald-Godin avait ouvert ses portes il y a une vingtaine d’années, il y a fort à parier que le jeune François Legault, aujourd’hui ministre de l’Education, en aurait réchauffé les bancs.Inauguré en grande pompe hier, le collège situé à Sainte-Geneviève, dans l’ouest de l’île de Montréal, compte accueillir d’ici quelques années un peu plus de 1000 étudiants disposés aux études en français.«Oui, c’était important d’avoir un cégfp francophone dans l’ouest de l’île!», a lancé le ministre François Legault, présent hier à l’inauguration du collège Gérald-Godin.«Plusieurs de mes amis ont dû aller dans un cégep anglophone», tandis que le ministre a goûté aux joies du transport en commun pour fréquenter un établissement francophone du centre-ville.Voilà plus de vingt ans que cet établissement est réclamé à grands cris par la population de l’ouest de l'île de Montréal, composée d’un peu plus de 34 % de francophones.Après moult rebondissements et quelques ministres de l’Education plus tard, le collège accueille depuis septembre dernier environ 340 élèves, près de la moitié de ses programmes étant orientés vers les sciences et technologies.Pour répondre aux besoins de l’industrie de cette portion de l’île, particulièrement tournée vers l’activité pharmaceutique et électronique, le collège a notamment mis sur pied de concert avec l'entreprise une attestation d’études collégiales en production pharmaceutique, une première au Canada.«Les 34 entreprises de production de médicaments de la région de Montréal comptent à elles seules accroître leur personnel de production de 25 % au cours des trois prochaines années», a affirmé André Marcheterre, président de Merck Frosst Canada.L'entreprise a participé à l’élaboration de la formation actuellement offerte au collège; elle s’est également engagée à participer au «comité des programmes du collège» et à définir l'élaboration d’un programme en production pharpaceutique, réclamé au ministère de l’Education.Merck Frosst y financerait alors un laboratoire, au coût d’environ un million de dollars, a précisé le directeur du collège Gérald-Godin, André Campagna.- «La tendance est de faire appel de plus en plus aux établissements d’enseignement pour former la main-d’œuvre des entreprises de ce type, affirme le directeur, qui précise que 16 des 20 étudiants qui ont reçu déjà l’attestation d'études collégiales en production pharmaceutique (en janvier dernier) ont déjà trouvé un emploi.C’est un tmillage assez poussé, et qui est tout à fait axé sur la nouvelle économie.» Chez Merck Frosst.le besoin est réel.«C’est une bonne nouvelle pour nous, parce que nous devons actuellement former nous-rnéme notre main-d’œuvre [dans des centres de formation à l’intérieur de l’entreprise).Et nous en avons de plus en plus besoin», affirme Christian Blouin, chef de service aux relation^ publiques.Le ministre de l'Education, François Legault, voit d'un bon oeil cet arrimage de plus en plus serré entre éducation et entreprise privée.«Certains pensent que je suis un méchant homme d’affaires qui est venu à l’éducation pour mettre le système au service des méchantes entreprises, explique-t-il.C'est une question d’équilibre.C'est souhaitable que dans le développement des programmes, on consulte le secteur privé dans le but de préparer les étudiants au marché du travail.Mais le système d’éducation est aussi un lieu où on forme de bons citoyens, et de bons chercheurs.» Moments émouvants Les allocutions d’inauguration étaient prononcées dans la salle de spectacles Pauline-Julien, en présence de la mère de Gé-rald Godin, ardent défenseur du fait francophone, Louisa Godin.L'émotion était d'ailleurs palpable au moment où la mère, d'un âge plus que respectable, s’est avancée pour dévoiler une plaque commémorant l’action de son fils.Le collège a été érigé sur les bords de la rivière des Prairies, autour d'un splendide héritage architectural: l'ancien noviciat des Pères de Sainte-Croix, construit au début des années 1930 «dans le style des monastères lombards du Xle siècle».La bibliothèque, notamment, est située dans l’ancienne chapelle du noviciat, ce qui permet aux étudiants de travailler dans la lumière tamisée des vitraux d’époque.L’ambiance feutrée traditionnellement allouée aux bibliothèques est toutefois ici contrecarrée par la présence surprenante d’un imposant escalier en colimaçon de métal gris tristounet résonnant au contact des pieds studieux qui s’y posent.Notons toutefois que l’édifice, dont le concept architectural a été confié à la firme Saucier+Perrotte / Desnoyers & Mercure, a reçu en décembre dernier un prix du Canadian Architect Awards of Excellence.La CSEM accusée de MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Accusée la semaine dernière de louer des bâtiments d'un côté et d’en réclamer de nouveaux de l'autre, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a diffusé hier une réaction tardive, qualifiant de «mesures dilatoires ridicules» les allégations de son homologue anglophone.La Commission scolaire English-Montréal (CSEM) lançait une «bombe» la semaine dernière en diffusant les résultats d’une petite enquête interne selon laquelle la CSDM louerait une cinquantaine de bâtiments, plutôt que d'en faire un usage pédagogique.Ces bâtiments, avançait alors la CSEM à partir de données publiques, pourraient accueillir près de 22 000 élèves répartis dans quelque 800 classes.Ces données, dans un contexte où les deux commissions scolaires se disputent le parc immobilier — les francophones souffrant de surpopulation, les anglophones d’écoles à moitié vides —, ont eu un effet explosif et inquiété de nombreux parents qui ont soudain douté de la transparence de la CSDM.Le commissaire indépendant Robert Cadotte, négociateur désigné par la CSDM dans ce dossier, brisait le silence hier, réfutant l’ensemble de ces accusations.«C’est vraiment ridicule! Ce sont des mesures dilatoires totalement ridicules qui surviennent un peu tard et qui ne servent qu’à détourner l’attention», a-t-il réagi Mer.En location Les 50 bâtiments désignés par la CSEM sont effectivement en location, la «quasi-totalité» d’entre eux ayant été transformés en résidences, ou étant loués par des groupes communautaires.«Les remodeler pour les transfor- WêÊÊÊKÊÊ ï te Pour réservation publicitaire, contacter Jacques Nadeau au 985-3322 1 : * : * f*f.1944 on Tomotjann Island Programme Complet Excursion De Canot Apprentissage De L'anglais Programme De Formation (416) 483-3172 détourner l’attention mer en écoles nous coûterait beaucoup trop cher», tranche M.Cadotte.Deux de ces bâtiments toujours adaptés aux besoins des écoliers seront transformés pour septembre 2000, l’un en centre d’études pour jeunes de 16-18 ans (Marie-Médiatrice), l’autre en centre d’éducation aux adultes (Urgel-Archambault), le commissaire ne pouvant spécifier la capacité d’accueil des deux édifices en question.L’une des écoles montrées du doigt par la CSEM est actuellement louée par une école privée, précisé- ment dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, où les besoins d’espace sont criants! Mais un bail emphytéotique conclu il y a plusieurs années obligerait la CSDM à rembourser les frais engagés par l’école privée depuis l’occupation, ce qui gonflerait la facture, estime M.Cadotte.Un autre établissement serait «peut-être» occupé par l’Université Concordia.En outre, les revenus estimés par la CSEM à 15 ou 20 millions de dollars ne dépasseraient pas les quatre millions par année, ajoute Robert Cadotte.Commission du | développement « urbain de Montré " S « .__________________ Étude publique Vous êtes invités à participer à la prochaine assemblée de la commission.Dates : Les mardi 14 mars et mercredi 15 mars 2000 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil (métro Champ-de-Marsl Heure : le mardi ê 19 h et le mercredi è 14 h 30 À cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur les projets de règlement inscrits è l'ordre du jour; • poser des questions et exprimer votre opinion sur ces projets.La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L'ordre du jour comprend les projets de règlement suivants, soumis par le comité exécutif : Séance du 14 mars (à 19 h) 3.1 Autorisation de construire 10 résidences unifamiliales de deux étages de type mâison de ville, à l'arrière du bâtiment portant le numéro 5375, avenue MOMtreaL A o o o Notre-Dame-de-Grêce, situé entre l'avenue Girouard et le boulevard Décarie (ancien Monastère des • Pères Dominicains) (S 990545207) (district électoral de Notre-Dame-de-Gréce).Séance du 15 mars (è 14 h 301 3.2 Autorisation de démolir le bâtiment portant les numéros 285 à 301, rue Saint-Antoine Ouest et 901 à 919, rue De Bleury (édifice.Bureau en gros) et de modifier celui portant les numéros 261 à 265, rue Saint-Antoine Ouest (édifice Rogers and King), situé entre les rues De Bleury et Jeanne-Mance (S 000867001) (district électoral de Saint-Jacques).Renseignements sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 333, rue Saint-Antoine Est, bureau 520 872-8265 N.B.La documentation complète est disponible pour consultation dans tous les bureaux Accès Montréal Le greffier, M* Léon Labarge CARRIERE CÉLÊBRITÉS/Collecfion biooraphiQuo Claude Jutra Le Jutra des oscars Québécois.64 pages-9,95$ LIDEC inc.{514)843-5991 En veine Dans toutes les imraines Minorités de langue française : DÉMOGRAPHIE ET ASSIMILATION Charles Castonguay La POLARISATION ET LES POLITICIENS I l DOSSII K 1)1 ' MOIS Un Quebec sans pauvreté ET UNE LOI-CADRE POUR REVER LOGIQUE \ it iiiii hthrie sur l eliimiltllinii de lu /uiilnvlc Ua Quebec sans pmvbete AU SOMMAIRE Refuser la démission Robert Laplante Un PEUPLE ET SON DESTIN POLITIQUE Denis Monière Rodrigue Tremblay Le français comme langue de travail au Moyen-Orient Christian Ayoub Slnano Retour d'Europe Jean-Luc Gouin Extrait du prochain livre de Jean-Marc Léger « Le temps dissipé » Abonnez-vous pour en savoir plus ! L’Action nationale 425, boul.de Maisonneuve Ouest, bureau 1002 Montréal (Québec) H3A 3G5 Tél.: (514) 845-8533 - Téléc.; (514) 845-8529 Courriel ; rcvue^action-nationale.qc.ca Site: http://www.action-nationale.qc.ca M -* LE DEVOIR ?- POLITIQUE Dépôt du budget Landry dévoilera son jeu dans une semaine ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le ministre d’État à l’Économie et aux Finances Bernard Landry a mis fin, hier, aux spéculations en annonçant que son prochain budget sera dévoilé le 14 mars.C’est un budget charnière où doit apparaître la première baisse d’impôt des particuliers au Québec de mémoire d'homme, telle que promise dans le budget de l’an dernier.Mais on sait déjà que cette baisse — 400 millions à compter du 1er juillet prochain — sera sans doute plus importante encore.On avance l’hypothèse qu’elle sera même devancée pour être en vigueur à partir du 1" janvier 2000.Commentant le dernier budget fédéral, Bernard Landry a dit que le ministre des Finances Paul Martin aurait pu faire le budget de sa vie mais qu’il ne l’a pas fait gaspillant les atouts qu’il avait en main.C’est peut-être au tour de Bernard Landry maintenant de faire le budget de sa vie, ne serait-ce que pour contrer l’amère impression qu’a laissée dans l’opinion publique la révélation de l’existence d’une cagnotte de 841 millions destinée à la santé et reposant dans un compte en fiducie à Toronto.De nombreux observateurs estiment que M.I^ndry pourra annon- cer des baisses d’impôt du double de ce qu’il a promis il y a un an.D’aucuns y voient un effort nécessaire du fait que les Québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord et que l’écart entre le Québec et l’Ontario continuera à croître même avec les baisses d’impôt promises de 1,3 milliard d’ici la fin du mandat actuel du gouvernement M.Landry devra également décider s’il imite Paul Martin en rétablissant l’indexation des tables d’impôt.Cette mesure représente 110 millions pour chaque point de pourcentage d’augmentation des revenus personnels.Sur les chapeaux de roue L’économie du Québec a terminé l’année sur les chapeaux de rope, dopant les recettes fiscales de l’État en fin d’exercice.Vendredi dernier, le premier ministre Lucien Bouchard parlait de surplus «inespérés», «considérables» et même de «la balloune» des surplus gonflée par la taxe de vente récoltée durant la période des Fêtes.Ces surplus qui sont apparus à la fin de l’exercice — M.Bouchard a lancé le chiffre de 500 millions dans un point de presse — devront être dépensés au cours de l’exercice qui se termine, pour se conformer aux règles de comptabilité d’exercice.Bernard Landry sera donc en mesure d’annoncer qu’U éponge le déficit des hôpitaux (400 millions) et celui des universités (100 millions).Le réinvestissement en santé et en éducation demeure une priorité pour le gouvernement.En éducation, on sait grosso modo à quoi s’en tenir depuis le Sopimet du Québec et de la jeunesse.A l’effacement des déficits des universités, s’ajoute une promesse d’une injection de un milliard en trois ans pour de nouveaux développements dans le réseau de l’éducation.M.Bouchard s’est également engagé à verser la hausse des coûts de système (changement d’échelons, hausses salariales et inflation), ce qui représente environ 250 millions.Pour la santé, au regard d’un budget de 13 milliards, on évalue à 500 millions l’augmentation nécessaire pour faire face à la croissante normale de la demande.Le gouvernement devra toutefois investir davantage s'il veut améliorer de façon sensible les services offerts et corriger les lacunes observées pour certains types de soins.Mais heureusement, Bernard Landry pourra justement compter sur cette cagnotte de 841 millions, qui s’élève aujourd’hui à quelque 860 millions, et qu’il pourra répartir également sur les deux prochaines années.Les journaux français font dans «la clarté» Projet de loi «sur la clarté» Les militants néodémocrates vont à l’encontre des députés Ottawa (PC) — Malaise au NPD: l’appui des députés du parti au projet de loi fédéral sur la «clarté» référendaire ne fait pas l’affaire des militants.Une des plus hautes instances décisionnelles du parti, le conseil fédéral, a appuyé récemment à la quasi-unanimité une résolution d’urgence exigeant des députés néodémocrates qu’ils votent contre le projet de loi libéral sur les conditions référendaires.Passée inaperçue, la résolution, adoptée le 26 février dernier, avait été pilotée par l’aile québécoise du parti.«La section québécoise avait été contre le projet de loi dès le début», a affirmé hier Éric Hébert, président de la section.Ijes militants implorent leurs députés de ne pas suivre la ligne dure envers le Québec et de proposer plutôt des initiatives constructives pour améliorer la fédération.On lit aussi dans la résolution que les clauses à l’égard de la clarté de la question référendaire sont
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