Le devoir, 13 mars 2000, Cahier B
LE DEVOIR © Culture Page B 8 Les sports Page B 4 Religions Page B 6 L'ENTREVDE I.E I) E V O I R , L E L 1! N 1) 1 I M A R S 2 O O 0 Camille Paglia À 53 ans, la féministe de toujours persiste et signe Selon l’essayiste américaine, l’Europe se meurt tandis que l’Amérique bouillonne d’énergie ¦ ! : NEWSMAKERS Camille Paglia: on aime ou on déteste, on apprécie ou non l’éclectisme débridé, mais immanquablement, chacun de ses livres provoque la controverse.Elle arrive, à l’heure comme une montre suisse, dans le hall de son hôtel new-yorkais où elle a rendez-vous avec Le Devoir.Cheveux coupés court, encore mouillés après la douche matinale, sans maquillage, elle ne fait pas ses presque 53 ans.Sourire et parole faciles, exubérante, elle vous emporte dans un tourbillon d’énergie où les idées et les formules-chocs se bousculent, pas toujours très cohérentes.Sa voix haut perchée, son débit précipité font tourner les têtes.Elle a tant de choses à dire, mais le temps presse.Sa compagne, l’artiste Alison Maddex, l’attend pour partir vers Philadelphie.ALEXANDRA SZACKA ¦m ¦¦ ew York — Elle, c’est Camille Y Paglia, l’enfant terrible de A l’intelligentsia américaine.M L’admiratrice des Rolling M Stones, de Kate Winslet et M d’Elizabeth Taylor, la pasio- ‘ M naria de la pornographie et M de la guerre entre les sexes.M Elle est venue en coup de M vent à New York pour y don- Vl ner une conférence sur la vie V intellectuelle nord-américai- Y ne, dans le cadre des rendez- ¦¦ 1 vous annuels organisés conjointement par le Consulat canadien et l’Université Fordham, à la mémoire de Marshall McLuhan.Mais ceux qui sont venus pour mieux comprendre la pensée du célèbre théoricien canadien de la communication, mort en 1980, repartiront bredouille.Chevauchant son énième cheval de bataille, les «post-structuralistes» français et leur influence on ne peut plus «néfaste» sur le monde universitaire américain, Paglia s’en est plutôt prise à la culture «sclérosée» du Vieux Continent.«La'vallée de la mort de l’Europe d’avant et d’après-guerre» a, selon elle, étendu son souffle morbide jusqu'aux campus verdoyants de l’Amérique.L’extraordinaire énergie créatrice des jeunes Américains, née de la contestation des années soixante, de la libération sexuelle et du rock and roll, a été tuée dans l’œuf, œuvre de la Cinquième colo- ne intellectuelle contaminée par les idées des Jacques Lacan, Jacques Derrida et Michel Foucault.L’amour de la controverse Camille Paglia est devenue célèbre sur le tard.C’est en 1990, à l’âge de 43 ans, qu’elle publie son premier livre.Sexual Personae: Art and Decadence from Neferti-ti to Emily Dickinson est un voyage à travers le temps et l’espace, de l’ancienne Egypte jusqu’à l’Angleterre du XIXe siècle, où l’auteur explore de façon provocatrice les relations entre l’art et le rituel païen, entre Emily Dickinson et le marquis de Sade, entre Lord Byron et Elvis Presley.On aime ou on déteste, on apprécie ou non l’éclectisme débridé, mais immanquablement, chacun de ses livres (elle en a publié quatre autres au cours des huit dernières années) fait scandale, provoque la controverse.Qu’elle fustige la nai'veté des étudiantes américaines qui crient au viol après s’être bien soûlées lors d’un méga-party dont les campus américains ont le secret, qu’elle porte aux nues la pornographie ou la masculinité, elle a le don de faire hurler l'establishment.Qu’il soit de droite ou de gauche, universitaire ou féministe.Etre à contre-courant — en anglais, on dit to be contrarian — c’est presque une seconde nature chez cette fille d’immigrants italiens, élevée dans une petite ville de l’État de New York.«Quand j’étais jeune, nous étions une des rares familles immigrantes dans les environs et je me faisais souvent dire par ma mère “Attention de ne pas te faire remarquer, nous sommes déjà suffisamment différents".Ça m’a immunisée.» Plus qu’immunisée, elle a fait de la controverse sa marque de commerce et de l’épithète envoyée crûment, un argument de vente.Résultat: au cours de la dernière décennie, elle est devenue le chouchou des médias et le mouton noir des chapelles de toutes sortes.«Encore aujourd’hui, quand une université m’invite pour une conférence, il ne s’agit jamais de la direction ou du corps professoral.L’imntation vient toujours des étudiants.Aussi, je n’ai jamais pu avoir un poste d’enseignante dans un département de littérature, même si j’ai une formation littéraire.H n’y a que les facultés des Arts qui me tolèrent», fait-elle remarquer, un tantinet amère.A moins que ce ne soit de la pose.Le même singulier mélange de ressentiment et d’orgueil pointe dans sa voix lorsqu’elle ajoute: «L’establishment féministe m’a exclue, alors que j’étais une pionnière.J’avais 17 ans quand fai publié mon premier article féministe dans Newsweek'» Faut-il s’en étonner, quand on lit dans son second ouvrage, un recueil d’essais intitulé Sex, Art, and American Culture, que «la masculinité est agressive, instable, inflammable.C’est aussi la force culturelle la plus créative de l’histoire»?Ou encore quand elle traite d’idiotes les étudiantes qui montent dans les chambres de leurs collègues masculins, qu’elle appelle les «Testosterone Plats», pour se plaindre ensuite d’avoir été violées.«Pour les féministes, je blâme la victime.Moi, je dis que c’est le gros bon sens.» La culture pop à l’université Paglia, qui clame sur toutes les tribunes sa passion pour la culture populaire, est particulièrement fière d’avoir été la première à en parler dans les enceintes constipées des universités américaines.«Il y a des années que je parle de la mode dans mes cours.Je me suis fait critiquer autant comme autant.Aujourd’hui, c’est devenu monnaie courante.» Fustigeant l’européophilie des intellectuels américains, voilà que Camille Paglia se déchaîne à nouveau contre les «poststructuralistes» et leurs ravages dans l’enseignement supérieur de ce côté-ci de l’Atlantique.«Le post-structuralisme est pertinent à la culture française, à l’héritage rationaliste de la culture française, dans l’éducation, dans la façon dont le langage est utilisé.Mais ce n ’est pas pertinent du tout à la culture anglo-américaine.James Joyce par exemple, dans Ulysse, fait cette critique du langage que Saussure avait faite pour la langue française et la culture française.C’est une grave erreur.Le provincialisme des professeurs américains les empêche de voir à quel point toutes ces idées nouvelles que le post-structuralisme prétend apporter, se retrouvent déjà dans le cinéma fiançais de la fin des années cinquante et des années soixante.L’Année dernière à Marienbad contient tout ce le poststructuralisme a fait par la suite.Le corpus du cinéma européen, de Bergman à Antonioni, contient déjà toutes ces idées.L’art, la culture contiennent ces idées et c’est un bien meilleur média que cette grosse machinerie de pseudophilosophie qui a été faite en traduction anglaise.» Si Derrida, lacan, Foucault ne sont pas votre tasse de thé, qu’à cela ne tienne.Mme Paglia sortira de sa manche bien d’autres sujets qui la passionnent ces jours-ci: la politique, Internet, et encore et toujours l’Amérique.«La culture américaine est supérieure» «Oui, la culture américaine est aujourd'hui supérieure à la culture européenne.Dans ma génération, il y a une vision globale, une vitalité, une énergie, une créativité qui sont évidentes dans notre culture populaire, dans Internet, chez nos jeunes.Oui, notre système scolaire est terrible, mais nos jeunes ont tellement d’ingéniosité, dans le multimédia, en cinéma, en dan-La politique, se.Je pense que l’Europe s’est F 4 ’ épuisée après tant de siècles, le sexe, a/>rès tant de guerres, après tant de désastres.Combien de millions la musique de gens ont perdu la vie dans ces deux guerres mondiales?Et puis pop, Camille parle de tout, a une l’espace y est si petit.Alors qu’au Canada, aux Etats-Unis, chaque Etat, chaque province a les dimensions de toute l’Europe ou presque.Nous voyons les choses sur une échelle beaucoup plus grande.Aussi, nous sommes beaucoup plus proches de la nature.On n’est pas obsédés par le opinion social, par les frontières, par les nationalismes.Nous sommes sur tout pratiquement sans racines.Les gens déménagent d’un bout à l’autre du continent, au Canada aussi.Ça nous donne un côté positif.Mais ça peut sembler aussi naïvement optimiste.» Dans le domaine politique comme ailleurs, Paglia ne recule pas devant l’insulte et le gros mot qui choque.Il y a quelques années, dans un article célèbre publié dans la revue New Republic, elle a traité Hillary Clinton de drag queen doublée d’une ice queen.Aujourd’hui, celle qui dit pourtant déplorer le manque de femmes en politique, n’est pas beaucoup plus tendre à l’égard de la Première Dame.«fêtais une grande fan de Hillary, quand elle est arrivée sur la scène politique, au tout début, fai voté pour Clinton deux fris.Mais je suis une de ces nombreuses femmes américaines qui ont été lentement désillusionnées par les Clinton.Oui, j’ai été très critique à l’égard de Hillary, parce que je considère qu’elle s’est comportée comme Evita Peron.Elle se livre à des manipulations dans les coulisses, comme Marie-Antoinette.Elle utilise le pouvoir de la Maison-Blanche et les limousines pour se protéger de la critique, des questions de la presse.Je crois que c’est une personne très malhonnête.Elle impressionne uniquement parce qu’elle est capable de frire de très bons discours.Quand elle est derrière le microphone, elle semble très à l’aise, très connaissante.» La politique, le sexe, la musique pop, Camille Paglia parle de tout, a une opinion sur tout Le Québec?Pas de problème.«Je pense que c’est crucial d’avoir gardé la langue française, que c’est extraordinaire.Les Américains n’ont pas la possibilité d’entendre d’autres langues.L’étude des autres langues doit absolument frire partie de l’éducation de base.Par contre, je suis contre l’éducation bilingue.Ma mère, qui est une Italienne, a été entièrement éduquée en anglais.Pour elle, comme pour d’autres, ça a été un formidable instrument de promotion sociale.» Mais s’il y a un sujet que Paglia préfère entre tous, c’est bien elle-même.Son expérience, son passé, son homosexualité.Même Internet est un prétexte pour parler avant tout d’elle-même.Interrogée sur sa participation maintenant régulière à la cyber-revue Salon.com elle répond: «C’est un choix, même si ça a mis un frein à mes projets de livres.Mais je gagne une audience internationale.Je suis la seule intellectuelle établie qui a frit cette transition.Je me proclame la première intellectuelle Internet!» NOTE : Aucun des livres de Camille Paglia n’a été traduit en français.TOMBÉE PUBLICITAIRE: 17 MARS 2000 DOSSIER SPECIAL 22 MARS 2000 I i V*’«.i l » ., .- -WVè 1884 I.K DEVOIR.I.E I.II N I) I 1 :{ M A R S 2 0 ü 0 PIMET TECHNOLOGIE Le Compaq Presario EZ2207: merveilleux grille-pain La quête de l’ordinateur idéal pour le néophyte se résume souvent à une seule machine: le iMac.Pourtant, Compaq a introduit sur le marché un ordinateur au design discutable, mais d’une simplicité redoutable.Il demeure que le point faible de cette machine est aussi son plus grand argument de vente.Son système Le Compaq Presario EZ2207: l’ordinateur familial par excellence - sous plate-forme Windows.SOURCE COMPAQ LE COIN DU PINGOUIN d’exploitation.Windows 98.Michel D u m a i s Certains adorent son design et le trouvent auda-cieux, d’autres le conspuent.Il n’en demeure pas moins que le Compaq Presario EZ2207, le grille-pain de l’informatique, a tout pour faire tourner les têtes et attiser les conversations.Cependant, lorsque l’on regarde ses caractéristiques techniques, on ne peut qu’être d’accord avec les ingénieurs de Compaq lorsque ceux-ci déclarent qu’ils ont voulu créer l’ordinateur personnel sous plate-forme Windows le plus simple qui soit à utiliser.Sous plate-forme Windows.Une petite précision qui s’impose, car, selon votre pas très humble chroniqueur, l’ordinateur le plus simple à utiliser, tous systèmes d’exploitation confondus, est sans contredit le iMac.J’en prends à témoin une conversation que j’avais tout récemment avec une firme de relations publiques dont le client est un important fabricant d’ordinateurs compatibles PC.Une idée folle me passait par la tête: pourquoi ne pas prêter, durant un mois, deux ordinateurs, un iMac et un PC, à une personne n’ayant encore jamais utilisé un ordinateur, et constater de visu lequel serait le plus user friendly pour un débutant.Réaction de la firme: «Mouais, quand même, tu parles d’un iMac.Quel fabricant de compatible PC peut vraiment concurrencer le iMac?» Pourtant.Un jour peut-être, j’espère pouvoir mener à terme ce projet.Mais revenons donc à notre grille-pain.Que je considère être l’ordinateur personnel sous plate-forme Windows le plus simple à utiliser et le mieux conçu pour une utilisation familiale.Rien de moins.Je signe et j’assume.Et voici pourquoi.Simplicité de bon aloi L’ordinateur Compaq EZ2207 est un ordinateur à la vocation familiale.C’est-à-dire qu’il est polyvalent, assez puissant pour faire tourner les derniers jeux du marché ainsi que des suites bureautiques ou des logiciels de comptabilité personnelle.Il est facile à utiliser, facile à mettre à jour et offre un branchement à Internet sans que l’utilisateur ait besoin au début de comprendre les arcanes complexes de l’adressage IP.Comme le résume si bien cette expression amerloque : KISS (Keep it simple, stupid).Mission accomplie pour Compaq.Propulsé par une puce Intel Celeron III de 500 MHz, notre grille-pain est livré d’office avec 64 mégas de mémoire vive et un généreux disque dur de 20 gigaoctets.Deux unités CD-ROM sont accessibles derrière le panneau d’accès frontal: un simple lecteur CD-ROM 40X, de quoi satisfaire les joueurs les plus difficiles, en plus d’un graveur CD-RW réinscriptible, pratique pour faire ses sauvegardes ou archiver des données volumineuses.A ceux qui me diront que ce graveur est aussi pratique pour faire des copies de logiciels, je vous répondrai que ce que vous faites dans votre bureau ne me regarde pas.C’est entre vous et votre conscience.Une carte réseau Ethernet et un modem 56k complètent l’offre de Compaq.Que vous optiez pour un branchement à Internet par ligne téléphonique ou par câble modem, vous avez maintenant tous les outils entre vos mains.Bien que la carte vidéo, une AGP 2X 3D, et la carte de son soient adéquates pour répondre aux besoins de toute la famille, nous aurions bien aimé que ces périphériques soient de meilleure qualité.Eût-il coûté beaucoup plus cher d’intégrer une carte Sound Blaster Live par exemple?Mais allez, il ne faut pas oublier à qui s’adresse cette machine.Son marché, c’est la famille, et non pas un nerd comme votre chroniqueur, à la recherche constante de performances hors du commun.Mais, encore une fois, revenons donc à notre grille-pain.Côté connecteurs d’entrées-sorties, c’est le luxe.Avec six ports USB, deux à l’arrière, deux sur le clavier, et deux à l’avant, permettant le branchement de différents périphériques comme un numérisateur, un lecteur externe ZIP, une caméra numérique, une souris ou un clavier, vraiment, avec ce Compaq, l’utilisateur est gâté.En plus, le Compaq Presario EZ2207 possède deux connecteurs IEEE-1394.Traduisons ici par deux connecteurs FireWire permettant le branchement de caméscopes.Vous pourrez donc, avec le logiciel Video Wave III, inclus avec cette machine, capturer et numériser vos meilleurs moments, et par la suite, éditer et publier vos vidéos sur un magnétoscope, un caméscope ou sur Internet.Bref, vous l’aurez compris, avec un caméscope et le Compaq EZMachin, vous avez entre les mains une magnifique suite de montage vidéo numérique qui n’a rien à envier au iMac Edition Spéciale.Côté souris et clavier, Compaq complète son offre avec un clavier Internet qui ressemble beaucoup à celui de Microsoft, dont nous avons déjà parlé dans une chronique récente.Mais outre cette débauche de caractéristiques techniques des plus intéressantes, pourquoi cet ordinateur Compaq mérite t-il de telles louanges de ma part?Pourquoi cet ordinateur bénéficie t-il du titre d’ordinateur familial idéal?Faut-il le répéter, pour la très grande majorité des gens, un ordinateur doit être un appareil simple à utiliser.Ce n’est pas parce que certaines personnes comme moi aiment triturer un ordinateur, le démonter, y inclure plein de nouvelles cartes, que tout un chacun fait nécessairement la même chose.Au contraire.Pour l’utilisateur moyen ou le néophyte, un ordinateur, tu le branches, et il faut que ça fonctionne.Point à la ligne.En cas de rajout de mémoire vive par exemple, de branchement de nouveaux périphériques, d’inclusion d’une carte supplémentaire quelconque, le tout doit pouvoir se faire en moins de deux minutes, sans l’aide d’un technicien, et avec comme tout outil un simple tournevis, ou mieux, rien du tout.Bravo, les ingénieurs de Compaq ont réussi ce pari de conjuguer puissance et facilité d’utilisation.Tous les périphériques, clavier, souris, écran, sont repérés par des connecteurs aux couleurs différentes.En plus, de petits pictogrammes à côté des connecteurs sur l’ordinateur éliminent tout risque d’erreur.Le risque de se tromper lors du branchement des périphériques est nul.Pour rajouter de la mémoire, il n’y a qu’à ouvrir le panneau de côté pour avoir accès à la carte mère et aux connecteurs de barrettes de mémoire.Certains diront que le Macintosh possède déjà cette caractéristique.Et alors?L’idée est bonne, non brevetable, Dieu merci, pourquoi ne pas la réutiliser.Encore un plus pour ce Compaq Presario.Fini les sessions de démontage de couvercle ou de capot pour accéder aux connecteurs de mémoire vive.Et ce panneau de côté permet aussi d’accéder aux fentes PCI, permettant ainsi à l’utilisateur d’installer une carte d’extension quelconque.Re-chapeau.Vous remarquerez aussi, sur le devant du Compaq, un petit indicateur numérique rondelet.Petit gadget pratique, cet indicateur renseigne constamment l’usager sur le suivi de ses activités en plus d’indiquer, si vous avez accès à une messagerie Internet, si vous avez un courriel en attente, l’état de votre connexion à Internet, et une foule d’autres petits détails pratiques.Revenons aussi sur la foison de connecteurs USB que possède ce Compaq.Comme notre nouvel utilisateur est, justement, un nouvel utilisateur, peu lui importe les anciens périphériques fonctionnant grâce à des connecteurs SCSI ou autres.Tous les nouveaux périphériques qu’il ne manquera pas d’acheter un jour ou l’autre fonctionnent et se branchent maintenant grâce aux connecteurs USB, même quand l’ordinateur est sous tension.Avec ses six connecteurs, nul doute qu’il sera difficile, sinon impossible de manquer de connecteurs libres.Et l’USB est tellement pratique.Faisons tous ensemble une première pour remercier et chanter les louanges de l’obscur ingénieur qui a pensé à cette norme.Côté logiciels, notre grille-pain est prêt à servir.En moins de deux minutes, une fois le branchement effectué, notre Compaq est prêt à se brancher à Internet, à performer avec les tous derniers jeux, ou encore, à vous aider à rédiger votre prose grâce à la suite bureautique Works 2000, une suite potable, et qui remplira les besoins de la grande majorité des néophytes.Et même si cela a l’air d’une grosse et colossale «plogue», assumons-nous et remercions les ingénieurs de Compaq de nous avoir donné l’ordinateur familial idéal sous plate-forme Windows.Le Compaq Presario EZ2207 et ses éventuels descendants sont voués à un bel avenir.Tiens ami Bélair, tu me demandais un jour quel ordinateur PC te recommander pour tes enfants et toi?Le voilà.Et tu es chanceux ma poule, le conseil d’ami est gratos.Juste pour toi mon z’ami, juste pour toi.COMPAQ PRESARIO EZ2207 http://www.Compaq.ca/Francais/ Produits/Presario/ModelsNouveau/ serie7000/ezpc2207av.htm Corel PhotoPaint gratuit Petit communiqué des z’amis de Corel: le populaire logiciel de retouche d’images PhotoPaint 9.0 sera disponible gratuitement au début de cet été sur le site de Corel.Souvent comparé à Photoshop, et possédant la majorité de ses fonctionnalités, PhotoPaint sera intégré à la fin de l’été à la suite graphique complète de Corel, CorelDraw 9.0.Malheureusement, cette suite ne sera ni disponible en code source libre, ni gratuitement wwwcorel.com OpenDesk La version 2.0 A'OpenDesk est maintenant disponible sur le site d’OpenDesk.Développé par la firme HBE Sofware, cette version succède à la version 1.0, preuve de concept de cet intranet grand public et gratos.On visite à l’adresse suivante : http://www.opendesk.corn Interbase A la recherche d’une base de données puissante, disponible en code source libre?Zip! La société Inprise (Borland) vient de relâcher dans la nature son logiciel de gestion de base de données Interbase 6.0.Disponible sour Linux, Windows NT, Solaris et autres saveurs de Unix, Interbase est utilisée par Nokia, Ericsson, MCI, Northern Telecom, la NASA et l’armée américaine.Rappelons qu’Inprise a été rachetée par Corel, il y a de ça quelques semaines.www.interbase.com Une encyclopédie OpenSource?En premier, il y eut le logiciel à code source libre.Par la suite, les textes OpenContent, et maintenant, une équipe travaille à la réalisation d’une encyclopédie en ligne.Nupe-dia, c’est le nom du projet, propose d’utiliser les vastes ressources d’Internet pour créer une gigantesque encyclopédie sur le réseau des réseaux.Evidemment, un tel projet n’est pas à veille de venir à échéance, car il reposera sur une armée de volontaires et de bénévoles, tout comme le projet Linux.http://www.nupedia.com/ d9 affaires m RE1AIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronne *Table d’Or du Québec en 1998* et ‘America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.450-229-2991 MONTÉRÉGIE SAIN T-MARC-SU R-LE-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Matc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Noua avons différents forfaits é vous proposer.(514) 856-7787 LAUREN T IDE S SAINT-S AU VH U R-DES-MON I S MANOIR SAINT-SAUVEUR __ .«Mil n mi c Saint-Sauvcur Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au coeur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pcrs./iiuit, occ.double, ind.petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 Pour annoncer, contactez Jean de Billy au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 En France La carte à puce a perdu son secret Des hackers révèlent sur le Net le code chiffré des cartes bancaires FRANÇOISE-MARIE SANTUCCI LIBÉRATION Elle tient en 96 chiffres.C’est la formule secrète des Cartes bleues, révélée sur Internet, anonymement, le 4 mars.96 chiffres qui permettraient à n’importe quel hacker (pirate informatique) peu scrupuleux de pirater l’une des 34 millions de cartes bancaires circulant en France, et même de fabriquer de fausses cartes.La menace, longtemps ignorée par le groupement cartes bancaires (GIE-CB, qui réunit plus de 170 banques), a été officiellement confirmée mercredi, au plus haut niveau de l'Etat, par le général Jean-Louis Desvignes, chef du Service central de la sécurité des systèmes d’information (SCSSI), qui dépend du secrétariat général de la Défense nationale: «Les banques doivent lancer rapidement une action d'envergure pour améliorer la sécurité des cartes à puce, ce qui impliquera le remplacement de millions de cartes et de lecteurs.» La Banque de France avait déjà sonné l'alarme dans un courrier du 11 janvier 2000, dont Libération a eu copie, qui enjoignait au groupement de changer son système de cryptage au plus vite.Car, cette fois-ci, le code est à la portée de chacun (ou presque) et c’est le bon code: selon le porte-parole du groupement, «les formules publiées [sur Internet] sont bien celles de l’une des clés de la Carte bleue.Un verrou a sauté».Cybercafé Ainsi, quinze jours après le jugement du tribunal correctionnel de Paris, qui l’a condamné à dix mois de prison avec sursis (il a fait appel), pour avoir percé ce fameux code secret, l’informaticien Serge Humpich voit ses recherches validées et même dépassées.Par l’entremise d’Internet.C’est sur la Toile que cet ingénieur de 36 ans avait commencé, en 1995, à acheter logiciels de décryptage et puces dernier modèle, et c’est sur la Toile qu’un internaute anonyme a balancé une série de calculs dévoilant la clé de cryptage des cartes bancaires (1).Dans ce forum de discussion spécialisé en cryptologie et hébergé par l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique) se succèdent depuis lors des dizaines de messages enflammés, parfois mystérieux, comme celui signé du pseudonyme Anie Nomat (qui demande qu’on lui réponde depuis un cybercafé, «car c’est plus sûr»), et toujours polémiques.«Pour des tas de gars, dans les facs d'informatique ou de maths, cette affaire constitue le défi numéro 1», dit Serge Humpich.Mais pourquoi maintenant et pas avant?Un internaute avance: «Depuis un certain temps, dans les milieux universitaires branchés crypto, on sait que cette clé peut se “casser” sans trop de problèmes.Donc, ce n’est pas un challenge.Donc, aucun universitaire ne va faire le calcul, sans compter que ça pourrait donner une mauvaise image de marque au labo.» Pourtant, ils sont nombreux sur le Net à chercher des informations (par exemple: «Où trouver prog.carte puce satellite?») et à débattre des mérites d’Humpich (pas si terribles, selon les cryptographes), de la fourberie du GIE et des moyens d’atteindre le Graal: la fabrication de fausses cartes.Ce projet qui échauffe beaucoup d’esprits a déjà un nom de guerre: «yescard».«carte qui dit oui», quels que soient les quatre chiffres que l’on tape sur un terminal de paiement.Ferme assiégée Ça semble un jeu d’enfant: muni du code de 96 chiffres, le premier hacker venu se procure (toujours par Internet) le kit de fabrication auprès de la société Eléacard flecteur-enco-deur et cartes vierges), ainsi que les puces, auprès de la boîte américaine Microchips.Le tout pour 2 500 francs.Reste à fabriquer, et utiliser, la yescard.Pour l’instant, aucune in- fraction de ce type n’a été constatée.; Ce ne serait qu’une question de «se- ¦ moines», selon Serge Humpich: «A ‘ l’époque, je n’avais pas plus d'élé-^ ments que ce code de 96 chiffres et j’ai quand même réussi à fabriquer des fausses cartes.» Nous sommes au printemps 1998.; L’informaticien contacte, par l’intermédiaire d’un avocat, le groupement; cartes bancaires.Son objectif: négo-; cier son «savoir-faire» technique et aider le GIE, par sa connaissance des failles du système, à colmater les brèches.Devant la méfiance de ses interlocuteurs, Humpich achète 11 carnets de tickets de métro dans une station du XV' arrondissement de Paris.Aux vraies-fausses cartes, les distributeurs automatiques délivrent d’authentiques facturettes.Ça ne suffit pas à ébranler la conviction du groupement, qui dépose plainte contre le farfelu Humpich.11 est arrêté de manière rocambolesque en septembre 1998 (une trentaine de , policiers prennent d’assaut sa ferme de Seine-et-Marne, après un mois de filatures et d’écoutes télépho- ; niques), mais ne rend publiques ses aventures qu’en juin 1999.Malgré sa bonne foi proclamée dans de nombreux médias, Humpich est jugé et déclaré coupable de «contre-jaçon».Alors qu’il n’a jamais, affirme-t-il encore aujourd’hui, dévoilé le code secret ni exploité sa trouvaille.D’autres s’en chargeront-ils demain?(1) Sur le forum de discussion jr.misc.cryptologie et sous l’intitulé «cesyard».La Banque de France avait déjà sonné l’alarme et enjoint le groupement à changer son système de cryptage au plus vite / « 4 V 1 t 1.K I) K V 0 I R .L K L U N I) I I :?M A R S 2 0 0 0 B 3 PLANETE Tout Proust, le texte en moins.Les Proustiens de vieille date comme les nouveaux convertis trouveront ici matière à nourrir leur passion.Il faut quand même être culotté pour offrir Proust sur un cédérom.L œuvre littéraire la plus littéraire de toute la littérature française ne peut (quand même!) être abordée que dans l’intimité du rapport que l’on entretient avec un livre.Non?Eh bien.M i c h e l B é l a i r Le Devoir Proust est un monument, on le sait.Son œuvre compte des^milliards de millions de pages et A la recherche du temps perdu est considérée comme une œuvre majeure de la littérature française de tous les temps.Tout le monde a lu Proust.Enfin: tout le monde s’est au moins tapé un ou deux tomes de La Recherche et peut parler de l’épisode de la madeleine et du tintement de la petite cuillère.Tout le reste est littérature et n’appartient vraiment qu’aux «fanas».Et c’est probablement à eux que s’adresse cet ouvrage tout en finesse, en petits détails de peintures de mœurs, en cartes postales, en photos et en extraits de lettres.Un peu comme si on avait «multimé-diatisé» un de ces albums que la Bibliothèque de la Pléiade publie chaque année à tirage réduit.Voilà donc le type-même du cédérom que l’on offre à cette amie qui va déposer des fleurs sur la tombe de l’écrivain chaque fois qu’elle met les pieds en France.Proust vivant Mais quel Proust nous montre-t-on ici?Bizarrement, c’est l'écrivain à la périphérie de l’œuvre.Le Proust vivant plus que le Proust écrivant.Une approche que Proust a dénoncée lui-même dans son Contre Sainte-Beuve, ce grand critique du XK' siècle selon lequel l’œuvre d’un écrivain s’explique d’abord et avant tout par sa vie.Au départ, il y a là comme une sorte d’incompatibilité, mais comme on n’en est pas à une incompatibilité près, on s’y fera rapidement en découvrant des petits trésors inestimables à toutes les pages.L’aventure est captivante, disons-le tout de suite! Mis à part les interven- tions-témoignages d’une ou deux vieilles barbes particulièrement constipées, on trouvera ici une évocation délicieusement surannée de l’univers de Proust.Surtout qu'en prime, on se voit aussi offrir un disque compact de la musique que Proust aimait (Chopin, Schumann, Bizet et Hahn joués au piano solo par Denis Evesque).«Proust entretenait un rapport spécial avec le piano, lit-on sur la pochette du CD: il en jouait lui-même; c’était l'instrument de sa grand-mère et de sa mère, celui aussi de l’ami le plus cher, le compositeur Reynaldo Hahn.On trouvera ici quelques morceaux qu’il a lui-même commentés; les autres, imaginons que Reynaldo Hahn les lui joue.» En plus d’être une belle façon de se plonger dans l’univers de Proust, la démarche qu’implique le fait d'offrir ces 40 merveilleuses minutes de musique reflète bien la préoccupation des concepteurs du cédérom.C’est que tout l’ouvrage est un peu conçu comme l’œuvre de Proust Dans sa syntaxe-même, dans la façon d’accéder au sous-texte et à la mine de renseignements pratiques sur les personnages et les lieux fréquentés par l’écrivain, on a toujours l’impression de voir se déployer, comme en une longue phrase, par petites touches fines, l’une débordant dans l’autre, la vie de Eroust alors qu’il écrivait son œuvre.A l’ouverture, on choisit d’abord entre trois options: Témoignages, Médiathèque et Parcours.Chacune ouvre sur un univers complexe à travers lequel on apprend rapidement à naviguer.On pourra, par exemple, s’amuser à parcourir la Médiathèque et utiliser le «moteur de recherche» en tapant simplement Charlus ou Balbec: visionner les entrevues-vidéo; même voler d’un dossier lié à l'autre un peu comme si l’on surfait sur le ouèbe, ouais.Les commandes au bas de l’écran sont aussi simples qu’efficaces et il est toujours facile de passer, d’un simple clic, d’un univers à l’autre ou d’explorer les dossiers liés à une image ou une lettre puis de revenir à l’endroit d’où l’on observait déjà la vie de l’écrivain.Les Proustiens de vieille date comme les nouveaux convertis trouveront donc ici matière à nourrir leur passion.Les autres en seront encore réduits à manger leurs petites madeleines ou à faire tinter leur cuillère à café en espérant la révélation.MARCEL PROUST ***1/2 Coproduction Gallimard Multimédia-Bibliothèque nationale de France sous la direction de Jean-Yves Tadié.Collection Univers d’écrivains.Réalisation: Hyptique.Hybride PC (Pentium 166, Windows95-98), et Mac (PowerMac, ISOMhz), 20 Mo disponibles.Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 60 $.(Cédérom) Jean-Yvc* Tadic coflivtMt* umm* jd'écriv»**.» St Marcel une découvert» multimédia rtruViv de Marcdiljnvusï CMOM ¦uivutxk ¦it ( iaffîfpard Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LÉGAUX ET APPELS D'OFFRES -ül Sur Internet: www.offres.ledevoir.com' ' '»! PROVINCE DE QUEBEC, DISTRIC DE MONTREAL, COUR DU QUEBEC, NO: 500-22-034791-997, GUS CANADA INC, division Légaré, partie demanderesse VS Diane Chalifoux.partie défenderesse.Que le 22 de mars 2000 à 13h00 soit au 605 rue Guillemette, #10 en la ville de Laval, je procéderai à la vente des biens suivant saisis en cette cause soit: t poêle de marque Frigidaire, 1 régrigérateur de marque Frigidaire et autres biens.ETUDE JACQUES DESJARDINS.HUISSIER DE JUSTICE, 133-A rue Du Pacifique, Laval des Rapides, (514)983-4583 =^=^^===; CANADA PROVINCE DE QUEBEC District DE MONTREAL NO 500-04-021301-008 COUR SUPERIEURE Chambre de la famille PRESENT Greffier-adjoint SHERENOOR HOWLADER, partie requérante c.MUJIBUR RAHMAN partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à MUJIBUR RAHMAN, intimé de comparaître en salle 2.17 du Palais de Justice de Montréal, situé au 1, Notre-Dame est, le 25 avril 2000, à 9h00.Une copie de la requête pour garde d’enfants, domicile conjugal et pension alimentaire, affidavit, avis de présentation de la requête et avis de dénonciation des pièces de la requérante a été remise au greffe à l'intention de MUJIBUR RAHMAN.Lieu: Montréal Date: 2000 mar.08 MICHEL MARTIN CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal No 500-07-002107-929 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) PRESENT: GREFFIER ADJOINT CHRISTIANE ROY partie demanderesse c.THERESE GOUDREAU -et- DIANE LARAMEE partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à DIANE LARAMEE de comparaître au greffe de celte cour situé au 10 est St-Antoine, Montréal, le 31 mars 2000, salle 2.17 à 9:00 suite à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la requête en changement de garde d’enfant a été remise au greffe à l’intenlion de madame Diane Laramée.Lieu: Montréal Date: 2000 mar.08 MICHEL MARTIN APPEL D’OFFRES FENESTRATION COLLEGE D’ALMA Dossier: 9909-01 COLLEGE D’ALMA 675, Boulevard Auger Ouest Alma, Québec G8B 2B7(418)668-2385 DENIS DESMEULES ARCHITECTE 720, Boulanger Ouest Alma, Québec G8B4K6(418)668-2579 Le Collège d’Alma.Donneur d’ouvrage, demande des soumissions pour la réfection des murs rideaux et des fenêtres de l’édifice.Seules seront considérées aux fins du contrat, les soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec ou, lorsqu’un accord intergouvememental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord, et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B -1.1).Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au bureau du donneur d’ouvrage, ou au bureau de l’architecte, contre un dépôt de (125,00 $) cent vingl-cinq dollars ou d’un chèque visé du même montant, qui sera remboursé au soumissionnaire s’il remet les plans et devis en bon état, dans les quinze (15) jours qui suivent l’ouverture des soumissions.Les soumissions devront être accompagnées d’un chèque visé à l’ordre du Collège d’Alma, égal à 10 % du montant de la soumission, ou d’un cautionnement de soumission donné par une institution financière légalement habilitée à se porter caution, établi au même montant, valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d’ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour une garantie d’exécution et une garantie des obligations pour gages, matériaux et services.Chacune de ces garanties devra correspondre à 50 % du prix du contrat.Les soumissions (l’originale et deux copies) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues au Collège d’Alma jusqu’à lOhOO am, heure en vigueur localement, vendredi le 7 avril 2000, pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission.Le donneur d’ouvrage ne s’engage à accepter aucune des soumissions reçues.PROJET: PROPRIÉTAIRE: ARCHITECTE: Monsieur Normand Gilbert Directeur des services administratifs Appels d'offres ^ Ville de Montréal Service des travaux publics et de l’environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 106, pour: Soumission: 8576 Planage de chaussées bitumineuses sur différentes rues de la Ville de Montréal (P.R.R.2000 - Contrat no.1).Date d’ouverture: 29 mars 2000 Dépôt de garantie: 70 000 S Cautionnement.Soumission: 8577 Reconstruction de trottoirs et de bordures, là où requis, sur différentes rues de la Ville de Montréal (P.R.R.2000 - Groupe Cl.Date d’ouverture: 29 mars 2000 Dépôt de garantie: 40 000 ( Cautionnement.Renseignements: Antonio D'Addario, ing., chef de l'unité conception Vente des cahiers des charges: Téléphone: (514) 872-3281 Télécopieur: (514) 872-2874 Documents: Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 13 mars 2000 au Service: Travaux publics et de l’environnement au 700, rue Saint-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 67 $.Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l’ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l’enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l’hôtel de ville, Immédiatement après l’expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage è accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 13 mars 2000 Le greffier, M* Léon Laberge Avis est par les présentes donné que, suite au décès de Lorenzo Rondeau, en son vivant domicilié au 2023 rue Nicole!, Montréal(Québec) survenu le 17 novembre 1999, un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice successorale, devant Me Claude Champagne, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté à l'étude de Me Claude Champagne, notaire, au 3714 Ontario est.Montréal(Québec).Donné ce 9 mars 2000 Suzanne Denis, liquidatrice AVIS D’INTENTION DE DISSOLUTION 9014-7547 QUEBEC INC PRENEZ AVIS QUE la société 9014-7547 Québec Inc, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre, conformément à la Loi sur les compagnies.Signé à Montréal, ce 8 mars 2000 Denis Magdalenos, secrétaire Avis de la première assemblée Dtns l'affaire de la faillite de : A.I.A.K.S.METALS à PLASTICS MC., corporation légalement constituée ayant sa place d'affaires au 100 G, rue Hymus.Pointe-Claire (Québec) H9R IE4.Faillie Avis est par les présentes donné que A.I.A.K.S.METALS S RUSTICS INC.a fart cession le 1" jour de mars 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22* jour de mars 2000 à 14 h 00 au bureau du SÉQUESTRE OFRCIEl, 5, Place Ville-Marie, S' étage, Montréal (Québec).Ce 7' jour de mars 2000.PMNEA8 PR0UU PKE0M 4 ASS0GÉS MC.SYNDIC RICHARD PRIMEAU, CA, OP Syndic Administrateur 101, Roland-Therrlen Bureau 120 Longueuil (Québec) J4H 4B9 Tél.(450) 670-1040 1-877-670-1040 Téléc.: (450) 670-1542 FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ C® ** 6tr La dignité de chaque personne est l'objectif principal de toute activité économique responsable.a Hydro Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de (’information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 Outremont AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, greffier de la ville d'Outremont, que: 10 lors de sa séance ordinaire tenue le 6 mars 2000, le conseil de cette municipalité a adopté le Règlement 1314 intitulé Règlement modifiant le Règlement de zonage 1177; 2° l’objet de ce règlement consiste à modifier le Règlement de zonage 1177 afin: • de faire passer de 40 % à 55 % le pourcentage maximal de couverture au sol dans la zone PB-17, laquelle est illustrée sur le croquis reproduit ci-dessous; • de supprimer la norme relative aux marges latérales dans cette zone; • de supprimer la norme relative à la marge de la cour arrière dans cette zone; 3° en vertu des dispositions du Règlement 113 de la Communauté urbaine de Montréal, ce règlement de la municipalité n'avaient pas à être soumis à la Communauté urbaine aux fins de l’examen de sa conformité aux objectifs du schéma d’aménagement de cette dernière et des dispositions du document complémentaire; 4° ce règlement entre donc en vigueur en date de ce jour, Zo>« aa-iz DONNÉ à Outremont, ce treizième jour du mois de mars de l'an deux mille.Le greffier de la municipalité, Mario Gerbeau Avis public Ville de Montréal Service du greffa USAGE CONDITIONNEL Avis public est donné qua le comité exécutif de la Ville de Montréal, è sa séance prévue pour le 29 mars 2000 è 9h30, sera saisi d'une demande d’autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement à le propriété sise eu 546, rue Darling.(S000489021) L’autorisation permettrait l'implantation de l’usage «fabrication de meubles et d'ameublement» au rez-de-chaussée du bétiment, conformément au Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-11.Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement é ces demandes doit le faire par écrit au plut tard la 23 mars 2000, è l’attention du greffier, hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 13 mars 2000 Le greffier, M* Léon Laborgo Avis d« la première assemblée Dm» l'affaire de la faillite de : TMNIKA INC., corporation légalement constituée ayant sa place d'affaires au 2147, boul.Industriel, Chambly (Québec) I3L 4W3.Faillie Avis est par les présentes donné que TRINIKA INC, a lait cession le 28* jour de février 2000 et que la première assemblée des créanders sera tenue le 22* Jour de mars 2000 413 h 30 au bureau du SÉQUESTRE OFFICIEL, 5.Place Wle-Marie, 8* étage, Montréal (Québec).Ce 29* jour de lévrier 2000.pncwnoiu hceon «ASSOCÉSHC.SYNDIC RICHARD PRIMEAU, CA.CIP Syndic Administrateur 101.Roland-Therrlen bureau 120 Longueuil (Québec) J4H 4B9 Tél.(450) 670-1040 1-877-670-1040 Téléc.: (450) 670-1542 AVIS LÉGAUX 1 APPELS D'OFFRES I HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/ 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org J AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissanre de votre annonce et nous signaler immédiotemcnl toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Ville de Montréal Service du greffe Article 36A de la Charte 3* avis Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.Le chef de la division géomatique au Service des travaux publics et de l’environnement a approuvé, le 15 février 2000, en vertu de la résolution CE94 02575 du comité exécutif du 21 décembre 1994 lui déléguant ce pouvoir, la description des ruelles suivantes, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l’article 36a de la charte: Description «Ruelles situées à l’intérieur des quadrilatères mentionnés ci-après et formées des lots suivants du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrites comme suit: • quadrilatère délimité par les rues Pontiac, Resther, De Bienville et l'avenue du Mont-Royal (lot 1 444 503); • le lot situé au sud de la rue De Bienville, entre les rues Rivard et Berri (lot 1 444 463); • quadrilatère délimité par les rues Saint-Denis, Rivard, De Bienville et l'avenue du Mont-Royal (lot 1 443 967); • quadrilatère délimité par les rues Gilford.De Bienville, Saint-Denis et Rivard (lot 1 444 006); • quadrilatère délimité par les rues Rivard, Berri, Gilford et De Bienville (lot 1 444 423); • quadrilatère délimité par les rues Saint-André, de Mentana, Gilford et De Bienville (lots 1 444 828 et 1 444 839); • quadrilatère délimité par les rues de Mentana, Boyer, Gilford et l'avenue du Mont-Royal (lots 1 444 652 et 1 444 646); • quadrilatère délimité par les rues Boyer et Gilford, le boulevard Saint-Joseph et l’avenue Christophe-Colomb Ilot 1 444 783); • quadrilatère délimité par les avenues Christophe-Colomb, Laurier, le boulevard Saint-Joseph et la rue De La Roche (lot 1 445 211); < quadrilatère délimité par la rue Boyer, l'avenue Christophe-Colomb, l’avenue Laurier et le boulevard Saint-Joseph (lot 1 445 165); • quadrilatère délimité par les rues Resther, Saint-Hubert, l'avenue Laurier et le boulevard Saint-Joseph (lot 1 445 077); • quadrilatère délimité par les rues Saint-André, de Mentana, Saint-Grégoire et Boucher (lot 1 445 350); • quadrilatère délimité par les rues Saint-Hubert, Saint-André, Saint-Grégoire et Boucher (lot 1 445 324); • quadrilatère délimité par les rues Drolet, Saint-Denis, l’avenue du Carmel et la rue Boucher (lot 1 444 290); • le lot situé è l'ouest de la rue Saint-Denis, entre la rue du Laos et l’avenue du Carmel (lot 1 444 314); • la rue Demers, entre l'avenue de l’HÔtel-de-Ville et l’avenue Henri-Julien (lots 1 618 976 et 1 618 982); • quadrilatère délimité par les rues Boyer, de Mentana, l’avenue Laurier et le boulevard Saint-Joseph (lot 1 445 160)».(D00045S003) Le droit A une indemnité en égard à cette acquisition doit être exercé par requête devant le Tribunal administratif du Québec, dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le troisième que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 13 mars 2000 Le greffier, M* Léon Laborgo t ! ¦t I.K I) K V 0 I H .L K L I N I) I I ;i M A H S 2 *3 lignes, 3“’ par ligne supplémentaire.Samedi seulement: 20% de plus.Heure de tombée: 14H30 tous les jours 985-3322 Communiquez avec un conseiller publicitaire dès maintenant Différents forfaits disponibles.Mac PowerBook Duo 2300c 40/750, Dock, CD, moniteur Apple 17', 1250$.Oivier après 19hau (514)985-3347.RESTAURANTS ET HflTHlttlE CHEF AVEC EXPÉRIENCE demandé pour restaurant vietnamien situé à Nolre-Dame-de-Grâce.Bonne rémunération.489-6836 (bureau).482-4035 (restaurant) ou 808-4035 (oeil) ANGLOPHONE (Ph.D) : cours privé et TOEFL.6h à 20b.200$/8h.489-6489 DÉMÉNAGEMENTS ARTISAN - DÉMÉNAGEUR Courtots, ponctuel attentionné VINCENT SCALLON, 946-9553 GILLES JOOOtN TRANSPORT INC.Déménagements de tous genres.Spécialité: appareils électriques.Assurance comptéte.253-4374 LE DEVOIR AUTOMOBILES À VENDRE, Jetta GLS 1996.77.000 km bleu 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de former des spores.Solution de samedi f LE DEVOIR, LE LUNDI 13 MARS 2 0 0 0 Pour Fernand Ouellette LE CHEMIN DELACROIX À partir des émaux de l’Abbesse des Bénédictines de Mont-Laurier, Madame Marie-Jean Lord, o.s.b., et avec ces élans de feu et de lumière qui le caractérisent, Fernand Ouellette propose une méditation sur le Chemin de la Croix.Michel Deneken LA FOI PASCALE Rendre compte de la Résurrection de Jésus aujourd’hui Croire que Dieu a ressuscité son Fils, c’est croire que Dieu agit dans l’histoire.Cette prise de conscience de l’événement pascal constitue l’essentiel de cette synthèse qui présente le meilleur état actuel de la recherche sur la question.Cerf, Coll.Théologies 688 pages • 54,95 $ ne ken La Foi pascale PE ft N AN D OVF.1.LETTE LE CHEMIN DE LA CROIX :ides 04 pages • 14,95 $ Cerf, Coll.Théologies 192 pages • 23,95 $ Jean-Pierre Manigne LAZARE DEHORS ! Propos sur la résurrection de la chair À partir de l’évangile de Jean et de l’épisode de la résurrection de Lazare, l’auteur propose une méditation sur cette dimension centrale de la foi.Il trace le chemin d’une nouvelle naissance, l’espace d’une Parole qui est autre chose que l’immortalité Marie-Émile Boismard FAUT-IL ENCORE PARLER DE RÉSURRECTION ?À partir des données bibliques Pour répondre à cette question et comprendre comment s’est posé le problème de notre victoire sur la mort, l’auteur interroge les données bibliques.— __ Jean-Pkrrf Manigne Lazare dehors ! Propos sur la résumetum delà chair DoaiïutBioui'w ., .Desclée de Brouwer 142 pages • 27,95 $ CONTES ET RéCITS POUR PÂQUES NO* IW «HO L'Atelier, Coll.Vivre, croire, célébrer 112 pages-16,95$ Présenté par Bernard Châtaignier CONTES ET RÉCITS POUR PÂQUES Textes non bibliques Ce recueil de textes retrace la façon dont les cultures et les traditions, dans leur diversité, parlent de la vie et de la mort.FÊTER PÂQUES AVEC JÉSUS Une première découverte de l’Évangile et de la prière qui aidera parents, grands-parents et éducateurs à trouver les mots pour célébrer Pâques avec les enfants.üvecjféiHi L’Atelier/Fleurus Presse, Coll.Avec Jésus 16 pages • 10,95 $ l I DES B (> •ETHIQUE ET BELICIPHS- La mondialisation du pardon?j REUTERS Pourquoi le pape Jean-Paul II tenait-il tant à cette «purification nécessaire» avant d’entrer dans le nouveau millénaire?Certains le disent rempli de remords pour n’avoir pas résisté à la déportation des juifs de Pologne.Depuis le temps qu’on en parlait, c’est maintenant fait.Le pape Jean-Paul II a demandé pardon pour les fautes graves commises au cours de.s siècles par les fils et les filles de l’Église, lors d’une messe célébrée hier, à l’occasion de la Journée du Pardon de l’Année sainte 2000.Quelques jours après la présentation du document Mémoire et réconciliation: l’Église et les fautes du passé, préparé par la Commission théologique internationale, le pape a ainsi mené à terme une démarche entamée il y a déjà plusieurs années.Une initiative qui n’a d’ailleurs pas fait que des heureux autour de lui.En plaçant le Jubilé 2000 sous le signe de la repentance, Jean-Paul II savait qu’il allait froisser certains cardinaux.Déjà, il y a quatre ans, certains délégués des conférences épiscopales du monde entier, réunis au Vatican pour préparer le Jubilé 2000, le mettaient en garde.«Ne vous mettez pas à genoux.En certains pays, on nous empêcherait de nous relever», lui faisait ainsi remarquer le délégué de la conférence épiscopale soudanaise.Un autre cardinal, italien celui-là, ajoutait qu’une telle démarche risquait d'entraîner «ambiguïté et malaise spirituel».Mais le Saint Père a tenu le cap, bien décidé à faire «son Yom Kippour», comme l’indique le numéro de mars de VActualité des religions, qui consacre un dossier complet à la question suivante: «Faut-il tout pardonner?».Pourquoi Jean-Paul II tenait-il tant à cette «purification nécessaire» avant d’entrer dans le nouveau millénaire?Certains le disent rempli de remords pour n'avoir pas résisté à la déportation des juifs de Pologne.Serait-ce là le moteur de son «entêtement»?Allez savoir.Une cho$e est cependant certaine.Jamais l'Église n’avait, dans l’histoire, procédé à un mea-culpa d’une telle ampleur.Mais jamais, peut-être, le contexte n’avait-il été aussi favorable.Ce qui, soit dit en passant, n’enlève aucun mérite au pape, qui aurait pu se laisser convaincre par ses ouailles récalcitrantes devant un tel projet.Le temps de l’histoire L’Église demande pardon.Comme le Canada — pour prendre un exemple près de nous — l’a fait il y a quelques années à l’égard des ressortissants japonais emprisonnés pendant la Deuxième Guerre mondiale.On pourrait énumérer de nombreux exemples s'inscrivant dans cette «nébuleuse» du pardon.Nébuleuse?La commission Vérité et Réconciliation, créée par le Parlement sud-africain pour favoriser un nouveau départ au pays longtemps étouffé par l’apartheid, témoigne ainsi de l’élasticité d’un concept qui, lorsqu’on y réfléchit bien, se montre beaucoup plus difficile à saisir qu’il n’y paraît.Il y a plus de 40 ans, Hannah Arendt, philosophe juive devenue américaine après avoir fui son Allemagne natale dans les années 30, reconnaissait au pardon un rôle essentiel dans la vie humaine.Dans Condition de l’homme moderne, elle écrivait ainsi: «Si nous n’étions par-donnés, délivrés des conséquences de ce que nous avons fait, notre capacité d’agir serait comme enfermée dans un acte unique dont nous ne pourrions jamais nous relever; nous resterions à jamais victimes de ses conséquences, pareils à l’apprenti sorcier qui, faute de formule magique, ne pouvait briser le charme.» Le pardon, aux yeux de la philosophe, permettait ainsi d’ouvrir l’histoire, de la libérer de chaînes de causalité qui l’enfermeraient autrement dans un monde de déterminations, voilant du coup jusqu’à l’idée de la liberté.Point de jonction du passé et de l’avenir dans un présent dont il nous faut assumer la responsabilité, le pardon apparaissait aux yeux de la philosophe comme le complément de la promesse, qui «sert à disposer, dans cet océan de d'incertitude qu’est l’avenir par définition, des îlots de sécurité sans lesquels aucune continuité, sans même parler de durée, ne serait possible dans les relations des hommes entre eux».Le pardon et la promesse permettraient ainsi d’introduire des ruptures dans le temps et d’entrer dans l’histoire — ouverte par définition.L’idée d’Arendt (ici simplifiée à l’extrême), pour intéressante qu'elle soit, permet-elle cependant de penser la situation actuelle, qui conjugue des demandes de pardon de plus en plus nombreuses avec un rapport général au temps de plus en plus étriqué?Serions-nous en quelque sorte passé de l’ère du pardon à celle du soupçon, enfermant ainsi notre rapport au passé à une comptabilité étroite des responsabilités et des malheurs, dans une logique épousant par ailleurs parfaitement la dynamique actuelle de judiciarisation de la moindre parcelle des rapports inter-individuels?Un geste exceptionnel Arendt reconnaissait le lien intime entre le pardon et le christianisme.«C’est Jésus de Nazareth qui découvrit le rôle du pardon dans le domaine des affaires humaines, écrit-elle.Qu’il ait fait cette découverte dans un contexte religieux, qu’il l’ait exprimée dans un langage religieux, ce n’est pas une raison pour la prendre moins au sérieux en un sens strictement laïc.» A une époque où la simple invocation du religieux semble donner de l’urticaire à certains prêtres de la laïcité, qui aiment assimiler transcendance et aliénation (ou duperie), cette parole d’Arendt permet de rappeler que la réalité humaine ne saurait être enfermée — sauf à vouloir être détruite — dans le cadre étroit du «réalisme» contemporain, traversé de toutes parts par l’idéologie qtilita-riste du donnant-donnant.A cet égard, c’est peut-être le philosophe français Jacques Derrida qui pousse le plus loin la volonté d’extirper le pardon de l’engeance utilitariste (ou «économiciste») dans laquelle on a tendance à l’enfermer.Dans une passionnante entrevue qu’il accordait en décembre dernier au Monde des débats (www.celf.fr/md-derrid.htm) , Derrida disait ainsi que «le pardon n’est, il ne devrait être ni normal, ni normatif, ni normalisant.Il devrait rester exceptionnel et extraordinaire, à l’épreuve de l’impossible: comme s’il interrompait le cours ordinaire de la temporalité historique».A ses yeux, le vrai pardon est «inconditionnel, gracieux, infini, anéconomique, accordé au coupable en tant que coupable, sans contrepartie, même à qui ne se repent pas ou ne demande pas pardon».D’origine abrahamique (incluant donc le judaïsme, les christianismes et les islams), l’idée du pardon serait donc radicale: «le pardon pardonne seulement l’impardonnable».Mais comment peut-on alors penser l’expansion fulgurante qu’il connaît aujourd’hui?Pour Derrida, la notion de «crime contre l’humanité» loge au cœur de la «géopolitique du pardon», en train de christiarjiser le monde de facto — sans que l’Église chrétienne n’ait besoin d’intervenir — en le transformant en «une immense scène de confession».L’idée de crime contre l’humanité reconnaît en effet une certaine sacralité de l’humain: cette dimension se trouve-t-elle atteinte qu’elle appelle une forme inédite de confession à l’égard de «Dieu-fait-homme» ou de «l’homme-fait-Dieu-par-Dieu».Une limite au pardon?Derrida estime que «la dimension même du pardon tend à s’effacer au cours de cette mondialisation».Une «politique du pardon», fondée sur des transactions calculées, et même animée par la meilleure volonté du monde, s’avère ainsi contradictoire.«je crois devoir distinguer entre le pardon et le processus de réconciliation, cette reconstitution d'une santé ou d’une «normalité», si nécessaires et souhaitables qu’elles puissent paraître à travers les amnésies, le «travail du deuil», etc.Un pardon «finali- sé» n’est pas un pardon, c’est seulement une stratégie politique ou une économie psychothérapeutique.» La distinction est moins «théorique» qu’il n’y paraît.Si le pardon devait finalement s’assujettir complètement à une simple question d’«écologie sociale», de cohésion de l’ordre social par delà les «fautes» commises en son sein, on peut craindre qu’il finisse par perdre sa dimension «éthique».Et quand le nouveau rapport à l’autre que rend possible le pardon est soumis à une logique purement fonctionnelle, c’est ce rapport lui-même qui tend à se dissoudre.C’est, pour le dire autrement, l’altérité, la distance face à l’autre, qui constitue l’espace humain, qui se trouve ainsi menacée.Le pardon, mal compris, pourrait ainsi menacer l'humanité.Je a n Pichette Mea-culpa de l’Église catholique 2000 ans de péchés ERIC JOSZEF LIBÉRATION Rome — Au cours de ses 22 ans de pontificat, Jean-Paul II a déploré près de cent fois le comportement des catholiques tout au long de l’histoire: pour «les énormes souffrances» des Indiens d’Amérique, pour la pratique de l’esclavage, pour «les torts infligés aux non-catholiques».Hier, lors d’une cérémonie à la Basilique Saint-Pierre, le pape a finalement tiré la somme de ses mea-culpa partiels et successifs, dans le cadre du Jubilé de l’an 2000 et à l’occasion du premier jour du Carême, en présidant une «célébration pénitentiellq» pour tous les péchés et les erreurs commis par l’Église catholique au cours des siècles.«C'est une cérémonie qui n'a pas de précédent historique», avait souligné mardi le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet pour la Congrégation de la Doctrine de la Foi.Après une procession des cardinaux devant la Pietà de Michel-Ange, Jean-Paul II les a rejoints et a récité une «prière universelle» à proximité du Crucifix de San Marcello, traditionnellement vénéré à Saint-Pierre durant les Années Saintes, la présence de cet objet sacré «entend souligner que lia confession des péchés et la demande de pardon s’adressent à Dieu qui, seul, peut pardonner les péchés», a indiqué Monseigneur Piero Marini, Maître des célébrations liturgiques pontificales.Une précision essentielle aux yeux de l'Eglise qui n’a cessé de rappeler que cette repentance ne s'adressait pas directement aux hommes, mais à Dieu.«L'Eglise ressent la nécessité d’une purification de la mémoire», a explicité la Cardinal Ratzinger, «mais l'Église d’aujourd'hui ne peut se constituer comme un Tribunal qui juge les péchés du passé».A sept reprises, le Pape a ainsi répondu aux «intentions» des cardinaux énonçant les péchés des Chrétiens depuis 2000 ans.Dès mardi dernier, en présentant la synthèse de ses travaux dans un document intitulé Mémoire et Réconciliation, une commission théologique internationale avait détaillé les sept demandes de pardon pontificales: d’abord, pour les péchés ep général, en tant que déviations de l’Évangile, l’Eglise invitant tous les chrétiens à la réflexion et au repentir.Puis pour les «pêchés commis dans le service de la vérité», à savoir les croisades et l’Inquisition, pour les divisions entre Chrétiens (excommunications, schismes), pour le «mépris, les actes d'hostilités, les silences» contre les Juifs.«Nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui au cours de l'histoire les ont fait souffrir» a déclaré le souverain pontife qui a ensuite exprimé son mea-culpa pour les conversions forcées à l’ombre de l’évangélisation, pour «les péchés contre la dignité humaine et l'unité du genre humain, envers les femmes, les races, les ethnies» et enfin pour les injustices sociales.Dès la publication du texte de la commission théologique, certaines critiques se sont élevées.De la part de certains courants de l’Eglise qui redoutent que «Ton puisse légitimer les futurs contestataires» mais aussi de la part des homosexuels qui se considèrent comme les «oubliés» du pardon pontifical.Le Président des Communautés juives italiennes, Amos Luzzatto, regret- tait pour sa part «le manque de courage» du Vatican’ sur la Shoah: «pour un véritable mea-culpa, on ne-peut parler de façon vague de «ces chrétiens»; il faut' dire s’il s’agissait d’ecclésiastiques, s’ils étaient^ membres de la hiérarchie et jusqu’à quel point le sommet de l'Église fut éventuellement responsable».«On ne peut oublier que Ton s'apprête à béatifier-Pie IX, le Pape qui remit les Juifs dans le ghetto», al également regretté Amos Luzzatto.Certains s’at-; tendaient donc à ce que le pape aille, hier, un peu-plus loin que le texte de la commission théolo-! gique.Il n'en a rien été.Au contraire.Dans sa .prière, le pape n’a, par exemple, pas cité nommément la Shoah.En revanche, un cardinal a invo-, qué une prière «pour les enfants non encore nés supprimés dans le sein maternel ou même utilisés a des fins expérimentales par ceux qui ont abusé des possibilités offertes par la biotechnologie».Déjà, en évoquant la «responsabilité des chrétiens dans les ' maux actuels», Mémoire et réconciliation regrettait «Téclipse de Dieu» dans la société et «la négation du droit à la vie de l'enfant à naître, sanctionnée par les lois abortives».Autant de signes que le Vatican n’entend pas se renier.«Nous avons assisté à Téchec de l’athéisme, c’est pourquoi aujourd’hui nous pouvons confesser les péchés de l’Eglise et dans’ le même temps célébrer la grandeur de celle-ci», ai d’ailleurs commenté le Cardinal Ratzinger qui ai ajouté: «Il ne s’agit pas de s'attribuer des péchés non^ commis ou pour lesquels il n’y a pas de vérité histo-’ rique.» Le Cardinal Etchegaray, avait lui aussi pré-T venu: «la journée du Pardon ne sera pas une auto-' flagellation spectaculaire».I [ I.K I) K V 01 It .L K L l) S I) I I :t M A HS 2 0 0 0 lî 7 CULTURE THÉÂTRE Aux couleurs de la vie Avec Les Comptes de ma mémoire, Paul Buissonneau ouvre son cœur au public LES COMPTES DE MA MÉMOIRE Textes de Paul Buissonneau extraits de Les comptes de ma mémoire intitulés: Les privilèges, Le baptême, 1936: le difficile accouchement d’un vélocipède, Grandeurs et misère d’un écolier sous-doué, Rencontre avec Paul Claudel, La bouffe.Lettre à des femmes aimées, Ia gale du pain, Rest né le divin enfant, Jalousie (sur un air connu), Le club des gros, F ilogue ou le last call.Avec: Paul Buissonneau.l'ésenté à 1 Atelier A L’Ecart, à Longueuil les 10,11,17,18,24 et 25 mars 2000.SOLANGE LÉVESQUE On le connaît surtout comme metteur en scène; sa récente mise en scène des Chaises de Ionesco a joué à guichets fermés au Rideau Vert.Ceux qui n’ont jamais eu la chance de le voir jouer pourront découvrir quel acteur débordant de vie est Paul Buissqnneau.La soirée qu’il donne actuellement à l’Atelier A L’Écart de Longueuil renoue avec les prémices du théâtre: un comédien qui raconte des histoires à des gens venus pour l'écouter.Vêtu de noir, Paul Buissonneau prend place derrière un lutrin et commence à lire des extraits d’une autobiographie rédigée par thèmes intitulée Les Comptes de ma mémoire, publiée chez Stanké en 1991.Dès qu’il se met à raconter (on oublie rapidement qu’il lit), il se laisse gagner par la sève des mots, et les aventures qu’il narre prennent toute leur ampleur.Authentiques, ou embellies par son imaginaire et sa fantaisie?Qu'importe, puisque c’est chez le spectateur, maintenant, qu’elles prennent forme, à travers le regard acéré et les images truculentes de l’auteur.Mais c’est qu’il s’y connaît en interprétation, ce diable d’homme! Le sens de la chute, l’intelligence du texte et les arcanes de la communication avec le public, il les a dans la peau autant que dans la voix.Plusieurs textes parlent de son enfance, vécue à ParL sous la contrainte de multiples restrictions matériel! imposées à la population locale par l’occupant allemanc pendant la guerre; tout faisait défaut à la famille du jeune Paul: chaussures, tissus, pain, médicaments, ustensiles domestiques et objets d’usage courant, comme un vélo, et surtout: moyens de se procurer l’essentiel au marché noir.Tout, sauf le courage, l’opiniâtreté et la débrouillardise.Son spectacle relate donc ces moments difficiles avec une goguenardise pleine de tendresse pour l’enfant qu’il a été et pour ses proches.Buissonneau ne se complaît jamais dans la sentimentalité; ses attendrissements trouvent toujours un contrepoids dans l’ironie et dans une rafraîchissante lucidité qui rend les textes plus touchants encore.Dans Rencontre avec Paul Claudel, par exemple, il raconte qu’à l’âge de 15 ans, tandis que maigre comme un cure-dent, il s’improvisait apprenti-cordonnier et bricolait des chaussures avec les moyens du bord dans l’espoir de gagner un peu d’argent en les vendant, il écoutait les classiques du théâtre français retransmis à la radio, déjà fasciné par le théâtre.Un de ses amis, plus fortuné, l’invi- te un jour à la première du Soulier de satin mis en scène par Jean-Louis Barrault à la Comédie-Française.Mais chaussé de ses galoches à semelles de bois, l’adolescent ne possède évidemment pas de complet-veston, mise obligatoire dans ce célèbre théâtre.Grâce à la complicité d’un ami dont le père gère un magasin de confection, il réussit à se procurer «un petit complet raide comme un fagot de paille.Tissé de fibres de bois, il avait la souplesse du contreplaqué.La laine du pays était germanisée d'office et servait de couverture pour le bien-être des vainqueurs, explique-t-il [.] En m'asseyant, j’avais peur de casser mon pantalon [.] Dans mon petit cercueil de sapin fait sur mesure, mal à l'aise, je demeurai debout et pensai que seul le théâtre pouvait encore trouver le moyen de s’offrir un soulier de satin».D’autres textes exploitent l’humour de manière plus légère; certains proposent les réflexions d’un homme que l’âge a (un peu) assagi et qui pose sur sa vie et sur ses semblables un regard plein de générosité, comme cette Lettre à des femmes aimées, par exemple, brève et émouvante.L’ensemble des 12 textes retenus par Buissonneau brosse un portrait extrêmement vivant de la vie quotidienne d’un quartier populaire de Paris, sous l’occupation.La soirée que Paul Buissonneau offre au public constitue donc une belle occasion de découvrir, au-delà du rondouillard acteur au franc-parler qui se démène et s’enflamme joyeusement dans les entrevues télévisées, une facette plus intime de l’un des hommes de théâtre les plus dynamiques du Québec.r JACQUES GRENIER LE DEVOIR Paul Buissonneau n’est pas qu’un metteur en scène extrêmement dynamique.Il est également un comédien plein de vie.DANSE Quatre petits pas dans le passé LES GRANDS CLASSIQUES DU XXe SIÈCLE Chorégraphies de Balanchine, Tudor, limon et Jooss, présentées par Les Grands Ballets Canadiens de Montréal, avec Jacques Lacombe à la direction d’orchestre.JULIE BOUCHARD Les Grands Ballets Canadiens de Montréal présentent Les Grands Classiques du XX' siècle à la salle Maisonneuve de la Place des arts jusqu’au 18 mars.Un programme composé de quatre chorégraphies qui ramènent, pour les plus anciennes, aux débuts du ballet britannique et à l’Ausdrucktanz allemande, ou aux développements de la danse contemporaine aux Etats-Unis entre 1950 et 1960.Quel intérêt représentent ces chorégraphies?Il est d’abord historique; l’esthétisme est quant à lui parfois dépassé; la dernière chorégraphie retient l’attention pour son thème: la guerre.Les Grands Classiques s’ouvrent sur Jardin aux lilas, du Britannique Antony Tudor.Créé en 1936 par celui qui était alors élève de Marie Lambert, une des pionnières du ballet britannique,/arrfm aux lilas raconte la triste histoire d’un amour contrarié par un mariage de raison.L’action narrative est simple, les personnages mis en scène viennent vivre sur scène leurs déchirements.Pour l’époque, cette chorégraphie faisait preuve d’une profondeur psychologique rarement vue.Aujourd’hui, ce ballet n’étonne ni par son langage gestuel ni dans ses propos.Seul intérêt véritable: le jeu de la jeune violoncelliste Pascale Giguère, qui interprète Poème, Opus 25 d’Ernest Chausson sous la direction de Jacques Lacombe.Comment dire.Valse Fantaisie, de Georges Balanchine, fait penser aux maisons de poupées, aux gâteaux de mariage, aux boîtes à bijoux qui cachent de petites ballerines.Longs cous, bras fins, jambes étirées, les jeunes danseuses qui interprètent ce ballet créé en 1969 semblent évanescentes.On comprend mieux, en regardant ces jeunes ballerines tourner sur la pointe de leurs chaussons, à quoi se sont opposés certains chorégraphes des années 70 et 80, qui disaient ne plus vouloir représenter la vie sous un jour fantasmé.Cette ballerine évanescente serait une création de Georges Balanchine, né en Russie au début du XX' siècle et ayant émigré aux USA dès 1934.A ARCHIVES LE DEVOIR- Le Jardin aux lilas, dansé ici par Giaconda Barbuto et David La Hay, a; été créé en 1936.Valse Fantaisie, comme la plupart des ballets de Balanchine, est dépourvue d’arguments.«Il faut laisser la danse être la vedette du ballet», disait-il.la chorégraphie ne vaut que pour l’exercice du contrôle, de la vitesse, de la vitalité.C’est joli.Shawn Hounsell est demi-soliste aux GBCM.Il est aussi chorégraphe; une de ses chorégraphies était récemment au programme du spectacle présenté par les Ballets Jazz de Montréal.11 tient le rôle principal dans The Moor’s Pavane, chorégraphie librement inspirée de YOthello de Shakespeare, créée par José Limon en 1949.Shawn Hounsell donne au personnage, par sa force expressive et sa présence sur scène, une consistance inégalée par les autres personnages.On disait de l’œuvre de José Limon, fils d'immigrés espagnols aux USA, qu’elle était «dédiée à la grandeur de l’esprit humain et à la tragédie fondamentale de l’homme».Dans Ihe Moor’s pavane, il a traduit en mouvements dansés les sentiments crus d’un homme tourmenté qui croit pouvoir trouver soulagement dans la vengeance; fragilité des destins qui trouve écho dans le déséquilibre constant des corps, qui oscille entre chute et redressement La Table verte, de l’Allemand Kurt Jooss, est la dernière des chorégra-; plues présentées.Créée en 1932, ellel voulait faire écho, racontait le choré-j graphe, à un article paru dans la presser allemande de l’époque: «Ne croyez pas’, aux négociations de paix! les diplomates-, sont en train de préparer la guerre.» Forme d'expression courue dans l’Aile-1 magne d’alors: YAusdrucktanz (danse* d’expression), forme parfaitement* adaptée au tempérament exalté d’uneï génération qui sent, à juste titre, que; l’avenir ne réserve rien de bon.Kurt* Jooss aurait mis des années à dévelop-* per les huit tableaux qui constituent au-; jourdliui La Table Verte.Un an après?sa création, en 1933, Jooss, qui se sait; poursuivi par la Gestapo, fuit l'Aller* magne.La Table verte retient l'atten-I tion aujourd’hui par son sujet la guer{; re, la mort.Chorégraphie qui re-cherche un peu les effets spectacu-f laires (coups de feux sur scène), elle; fait rire aussi avec ses caricatures de di-‘ plomates.Ia Table verte est chaude-5 ment applaudie dans les médias cette;! semaine.Pour son thème.Pour son ac?tualité.Mais comment applaudir à un.spectacle créé pour dénoncer une si-; tuation qui, comme combien d’autres,.?a quand même pourri sous l’indifféren-;; ce et l'inaction?Ce soir Virginie La Petite Vie 4 et demi.L'Ombre de l'épervier - La Suite Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport De bouche à oreille (23:28) Le TVA Piment tort Lampe magique Les Ailes de la mode Place Melrose Ally McBeal Le TVA Vendredi c'est Julie / Céline Dion Sports / Lot.(23:52) Pub (23:58) | Macaroni tout garni Impro- vissimo Les Choix de Sophie 1045, rue des.Cinéma / UN SOIR, UN TRAIN (3) avec Yves Montand, Anouk Aimée Chasseurs d'idées (21:33) Le Boléro (22:34) Les Choix de Sophie Le Tour des mondes / La Colonne Chamanov Le Journal (17:00) Flash Faut le voir pour le.Cinéma / TRAQUÉE (6) avec Jay Underwood, Maryam D’Abo Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Cinéma Euronews Capital.Le Monde ce soir |À votre service Le Journal RDI à l’écoute Canada auj.Canada auj.Canada auj.Téléjournal .chiffres Taxi.Jrnl FR2 |La Vie à l’endroit .(21:15) Strip tease Jrnl belge Jrnl suisse Soir 3 Journal Contact Animal Mer et Monde Vertical / Gros Porteurs Biographies / G.Peck | Kojak Cinéma / LE SYNDROME CHINOIS (4) .libre?Copines.Nature Lignes.Jeux de société Médecine.|La Marmaille [Copines.Allô docteur | Miniséries d.Clip Novo 1-2-3 Punk Hip Hop Clip [Watt Clip î Lenny Kravitz Live.Ed Sullivan Pop up Musicographie | Lenny Kravitz Live.] Génération 60 | Musicographie | Pop up .(18:15) .galaxie : : Fantômes .Nanas |.Bébés Archie.|Mytholo.| Cléo, Chico | Simpson (Cybersix Duckman | South Park Simpson Mytholo.| Cléo.Chico I .(17:30) Sports 30 Mag Hockey féminin / Championnat national Sports 30 Mag Sports 30 Combats extrêmes .(17:30) L'Histoire à la une | Guerriers Histoire ancienne .qui ont fait le Québec Hiroshima | L’Histoire à la une Cinéma Salle des nouvelles Médicopter L'Enquêteur Dossier: disparus | Harlequin Nouvelles .l'au-delà | Conquête.nerdz Le Futur.SciencesOZ Tekwar Frontière.[Grand Test Sliders Space.Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Le Goût.Grouille-toi |Volt 1 Panorama Ecce Homo / Le Travail | Cinéma / LA REINA DE LA NOCHE (4) avec P.Reyes j Panorama Volt Newswatch .Air Farce It's a Living This Hour | Drop.Nature of Things The National / CBC News National News Omerta II Puise Access H.Addams.Raymond Freaks & Geeks Ally McBeal Third Watch CTV News Puise Judging.News | Nat.News ET.That'70s.[Malcolm.Dawson's Creek Party of Five Outer Limits AU.Family School Bus Mechanics Vista / The Liners Studio 2 [TVO Mystery / A Touch of Frost Studio 2 Airport News ABC News Judge Judy Frasier [Cinéma / SATAN'S SCHOOL FOR GIRLS Once & Again News .(23:35) .(0:06) News CBS News E.T.King.| Grapevine Raymond | Becker Family Law Late Show (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Freaks & Geeks Twenty One Third Watch The Tonight Show (23:35) Cheers Home.Drew Carey 3rd Rock That '70s.[Malcolm.Ally McBeal Felicity Drew Carey Star Trek: Voyager Newshour Night.Bus.| Vermont's Past Century The Logger I The American Experience ! BBC News | Business.Newshour Celebrate the Italian Kitchen BBC News | Charlie Rose | News Wheel of.|Jeopardy Roswell Ally McBeal Third Watch CTV News News Open (0:05) L A.Law Law & Order Biography Investigative Reports City Confidential Law & Order Biography Russ Little Band, Aura.Videos | Arts, Minds Foot Notes| Perform.Explosive Dance Michael Flatley NYPD Blue Homicide Mow'd they do that?©discovery.ca Wild Discovery .the Wild [Great Parks Frontier of Construction ©discovery.ca Wild Disc.It Seems.The Way.Mansion | Fashion.It Seems.Gr.Crimes Turning Points The Sexual Century Tour of Duty Turning.BBC News Madison Bus.News Red Dwarf Newsworld Reports Health.Counter.The National The Passionate Eye Newsworld Reports National Degrassi.|Degrassi Street Justice Due South I BBC Presents Cinéma Bob Vila's Home Again Trauma: Life in the ER Paramedics Extreme Land Speed Paramedics Ext.Land Pet Project Pet Friends Images |The Tourist .Miracles [.Families Extra- [Real World [Shift TV [T.Dinner?.Miracles [.Families Extra Record Sportsdesk .Hockey | Boxing / De La Hoya - Coley WWF Raw is War Sportsdesk WWF Raw Sports Last Word Cool Shots Hockey.[Soccer / Manchester United - Derby |Sportscentral Hockey.|Cool Shots Soccer Addams.Mona.Freaky.Studio ShlHey^^ Roswell Lassie Boy Meets Student.Freaky.Addams.Beasties .Served?CE SOIR Paul Cauchon LIZA Il est rare qu’on signale ici des émissions du matin mais * celle-ci pique notre curiosité puisque l’animatrice reçoit le * ministre des finances Paul Martin.Radio-Canada, lOh LA VIE À L’ENDROIT Mireille Dumas invite des hommes connus (français, bien J sûr) à présenter la femme qui les séduit et les intrigue.ï TVS, 19h30 « 1045, RUE DES PARLEMENTAIRES Combien vaut un homme politique?Une augmentation de £ salaire pour les députés semble un sujet tabou.Télé-Québec, 19h30 ; * UN SOIR, UN TRAIN Célèbre représentant du cinéma belge des années 60, œuvre poétique et onirique avec Yves Montand et Aiouk * Aimée.; Télé-Québec, 20h -JJ Î5 ROME, LE POUVOIR ET LA GLOIRE Poursuite de cette série pour lesJans de la Rome antique.Historia, 20h I VENDREDI C’EST JUUE Tout le monde en a beurré épais, c’est le temps de juger sur pièce.Rediffusion de la première émission de Julie Snyder en France.Ce soir-là elle recevait, entre autres, Céline Dion/René Angelil et Josiane Balasko.TVA, 22h30 *£ Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Ron — (S) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable I L E I) E V OIK, L E L II N D I I :i M a R S 2 () 0 () B 8 LE DEVOIR CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Un dimanche en musique Ils sont sept professeurs chevronnés du Conservatoire de musique à Montréal.Pour se faire plaisir et pour nous charmer, ils ont concocté un menu de musique de chambre qui est servi le dimanche, 19, à la salle Gabriel-Cusson (15h).Entrée libre.Clément Trudel Le Devoir Chacun des sept instrumentistes qui se retrouvent dimanche prochain dans ce concert baptisé Autour des ondes Mar-tenot est considéré comme un pro.On a demandé à ces professeurs de mettre au point un «rendez-vous du dimanche», cette tradition que maintient fidèlement le conservatoire, sis ap 100, rue Notre-Dame Est (dans l’ancien Palais de Justice, comme on peut le vérifier dans ces monumentales portes d’entrée en bronze).Un tel événement qui peut fort bien se combiner avec une promenade de détente dans le Vieux-Montréal.Dimanche prochain, le succès reposera sur les flûtistes Carolyn Christie et Jacinthe Forand, l’ondiste Jean Laurendeau, le percussionniste Paul Fortin, le contrebassiste René Gosselin, les pianistes Danielle Boucher et Louise-Andrée Baril — dont plusieurs peuvent se prévaloir d’une discographie importante.Les oeuvres choisies sont le Duo des fleurs (extrait de Lakmé, de Léo De-libres) pour deux flûtes et piano; le Duettino sur des motifl hongrois, opus 36 (F.Doppler) pour deux flûtes et piano; Quatre pièces pour flûte et piano, de Jacques Hétu.De Milhaud on entendra Suite pour ondes musicales Marte-not et piano et de Scan Pepperall: Offrande à l’inconnu, pour ondes Marte-not également.En deuxième partie, une pièce de Jean Lesage (Mystères de la Qarté, pour ondes Martenot), une autre de Jacque Charpentier: Lalita pour ondes Martenot et percussions, et pour terminer, la Suite pour flûte et trio jazz, de Claude Bolling, compositeur dont Jean-Pierre Rampai a déjà enregistré plusieurs pièces.Pro Musica Le Quatuor de Leipzig, qui défend tout autant le répertoire contemporain que les grands maîtres des époques — il a enregistré sur neuf CD l’ensemble des œuvres de Schubert pour quatuor à cordes — est pour la première fois invité de Pro Musica, ce soir (salle Maisonneuve, 20h).Il interprétera les Quatuors en sol majeur (Mozart) et en mi mineur, opus 59, n°2 (Beethoven).La pianiste Hélène Mercier se joindra au groupe allemand pour le Quintette pour piano et cordes en la majeur, d’Anton Dvorak.Née à Montréal, Hélène Mercier a notamment étudié à l’école de musique Juilliard et au Conservatoire national supérieur de Paris.Un critique a dit d’elle qu’elle possédait «l'intelligence des mains, une extraordinaire densité d'émotions et une rare élégance dans la subtilité».Elle est fréquemment appelée à se joindre en duo au violoniste Vladimir Spivakov, ou en récital au groupe qu'a fondé Spivakov: les Virtuoses de Moscou.Du côté de l’OSM Plusieurs des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal s’improviseront modèles d’un soir au Cabaret du Casion de Montréal, le lundi 20 mars! Le comité des bénévoles de l’orchestre a en effet imaginé un jumelage de cinq créateurs de mode et de la musique; ça porte le titre de Pavane 2000.On se souvient que le NEM avait offert quelque chose de similaire au Medley le 17 février Musique défilé pour une fin de siècle, une idée de Linda Bouchard.Pour l’OSM, et ses partenaires (les boutiques du Centre Rockland), la soirée du 20 se déroule en trois mouvements: cocktail à 18h30, goûter à 19h et défilé à 20h30.Le prix est de 200 $ pour les VIP et de 150 $ pour les autres.Coordination de la collecte de fonds: Michelle Paré (840 7413).Entre-temps, l’OSM poursuit mardi et mercredi (19h30, salle Wilfrid-Pel-letier) ses envolées musicales; l’invité est, cette fois, le jeune pianiste vénézuélien Sergio Tiempo qui jouera 7b-tentanz (Danse de la mort) de Liszt.Marco Parisotto est au pupitre dans un programme qui comprend des œuvres de Wagner, Sibelius, Bach et Moussorgski.Pour les matinées de l’OSM (mercredi, 10h30), le violon-solo de l’OSM Richard Roberts interprète le Concerto de Brahms et l’OSM joue, de César Franck, la Symphonie en ré mineur.Opéras à McGill L’opéra que Robert Ward (musique) et Bernard Stambler (livret) ont imaginé à partir de la pièce The Crucible (Les Sorcières de Salem), d’Arthur Miller, est présenté trois fois au cours des journées Black Box de McGill, soit les 16 et 18 mars (19h30) à la salle Redpath et le 20 à la salle Pollack.Les événements de 1692 décrits dans ce drame qui se déroule en Nouvelle-Angleterre servent de prétexte à Miller pour s’en prendre avec force au maccarthysme, courant d’intolérance et de lutte anticommuniste primaire, aux Etats-Unis.Les 15 et 17 (salle Redpath, 19h30) les étudiants en opéra de McGill présentent des extraits d’opéras américains.La mise en scène de ces deux volets est assumée par Guillermo Silva-Marin, de Toronto.Au piano, pour ces représentations: Nathalie Doucet, James Higgins et Peter McLean.Billetterie: 398 4547.Renseignements: (514) 398-5145.Joachim/Boudreau/Lussier L’entrevue parue le jeudi 9 mars dans nos pages: Quatuor sur fond d’histoire, découlant d’une rencontre avec Otto Joachim, comportait une interrogation.Joachim fut-il le seul compositeur d’ici à avoir reçu le Grand-Prix Paul-Gilson de la Communauté radiophonique des programmes de langue française, prix qui fut attribué à M.Joachim en 1969?Non, nous a fait savoir le directeur artistique de la SMCQ, Walter Boudreau qui a reçu ce prix en 1991 pour Golgot(h)a (sur un texte de Raoul Duguay) pour chœur et voix solo échantillonnés, ensemble de cuivres, percussions et orgue.De plus, en 1989, le prestigieux prix Paul-Gilson revenait à René Lussier pour Le Trésor de la langue.Merci de cette précision.Activités ¦ Les amateurs d’opéra ont encore cinq occasions de voir Les Dialogues des Carmélites (Poulenc) à la Place des Arts.Ce soir et les 16,18,22 et 25 mars.¦ Yoav Talmi et l’OSQ se joignent — 14 et 15, au Grand Théâtre de Québec — à deux autres orchestres, ceux de la faculté de musique de l’université Laval et du Conservatoire de musique de Québec.Strauss, Respighi et Smetana dans tous leurs coloris.¦ Arcadi Volodos, pianiste russe invité du Club musical de Québec, jeudi (20h) au Grand Théâtre: Schubert, Liszt et Rachmaninov au programme.¦ Les 16 et 17,1 Musici de Montréal poursuit sa série de concerts à la salle Tudor du magasin Ogilvy (982-6038).¦ Au Conservatoire de musique du Québec (100 Notre Dame est): atelier de maître de Bernard Lagacé vendredi; «concert intime» à 20h samedi avec six artistes en herbe encadrés par Robert Verebes et Guy Fouquet.¦ Le dimanche 19 est une journée faste en musique.Le Quatuor Vogler (15h30, salle Pollack) est l’invité du Ladies’ Morning Musical Club (932-6796).Trois chœurs de clarinettes — 50 instrumentistes en tout — se donnent rendez-vous à 14h à la s^lle Claude-Champagne (343-6427).A l’église de Saint-Lambert (avenue Lome) à 15h on peut entendre le Te Deum de Bruckner, le Requiem de Fauré, etc.; c’est une activité de la Société chorale de Saint-Lambert, Hugh Cawker est à l’orgue, les solistes sçmt Monique Pagé, Olivier laquerre, Eric Laporte et Simone Lyne Comtois.(450) 928-1756.Dialogues des Carmélites Pour les décors avant tout OPÉRA DE MONTRÉAL Francis Poulenc: Dialogues des Carmélites, livret du compositeur d’après la pièce de G.Bernanos.Blanche de la Force: Louise Marcotte; Madame Lidoine: Manon Feubel; Mère Marie de l’Incarnation: Sonia Racine; Madame de Croissy: Odette Beaupré; Sçeur Constance de Saint Denis: Éthel Guéret; Marquis de la Force: Normand Richard; Le Chevalier de la Force: Marc Hervieux; Mère Jeanne de l’Enfant Jésus: Dina Martire; Sœur Mathilde: Chantal Lambert; aumônier.Éric Laporte; Chœur de l’OdM, Orchestre symphonique de Montréal, dir.E.Müller.Mise en scène: Bernard Uzan; décors: Dr Wolfram Skalicki; éclairages: Guy Simard.Salle Wilfrid-Pelletier, le 11 mars 2000.Reprise les 13,16, 16,22 et 25 mars FRANÇOIS TOUSIGNANT On peut résumer l’actuelle production de Dialogues des Carmélites en un tableau final toujours poignant, force de l’œuvre, précédé d’une série de fioretti vocaux joliment décoratifs, mais d’un ennui théâtral certain.D faut aussi souligner que l’équipe technique retenue par l’OdM est loin d’être au point On ne souligne plus les ratés de tomber de rideau, le bruit des machinistes qui s’affairent aux décors.et le temps bien long à ce faire.Le rythme du spectacle en pâtit L’émotion tombe dans des éclats de rire (toujours la saga du rideau: se rendra-t-il au plancher?et sinon, combien de paires de jambes verrons-nous courir pour récupérer la situation?).Les assez beaux décors du Dr Wolfram Skalicki arrivent parfois à créer l’impression des cellules des sœurs, de la petite chapelle.De plus, les jeux de lumières de Guy Simard ajoutent Mi 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les cinq protagonistes sont défendues par des cantatrices chevronnées.dont le jeu théâtral n’est sans doute pas la force.au confinement des lieux.Quand arrive la gigantesque guillotine à la fin, l’effet est d’autant plus troublant que l’arrivée de cette masse jure en le plus parfait et efficace contraste avec les «miniatures» déjà vues.L’emballage somme toute réussi sert de fond à une sorte de récital vocal de haut vol.Les cinq protagonistes sont défendus par des cantatrices chevronnées.Louise Marcotte (Blanche de la Force) rend la fragilité du personnage.Manon Feubel (Madame Lidoine) déploie une sensibilité noble dans une voix qui a encore pris de la beauté et de À Québec L’engagement d’un artiste RESIG/NATION Installation d’Edward Poitras au centre en art actuel Le Lieu 345 rue du Pont Québec jusqu’au 19 mars 2000.DAVID CANTIN \ A la croisée des cultures canadiennes et autochtones, les installations d’Edward Poitras commentent avec justesse les, rapports entre l’identité et l’histoire.A l’aide de différents matériaux, l’artiste originaire de la Saskatchewan s’engage dans une réflexion percutante sur les enjeux d’une conscience politique accrue.Ses interventions dérangent avec force et virulence, sans toutefois être au service d’un message trop restreint.Au Lieu à Québec jusqu’au 19 mars, Résig/nation prouve que ce créateur a encore beaucoup à dire sur les conditions de son environnement naturel.Il n’y a pas de place pour la demi-mesure dans la recherche artistique d’Edward Poitras.Souvent minimale, ses œuvres ne reculent devant rien pour révéler une image des plus percutantes.A partir d’une série de toiles qui évoque la pendaison, il rend hommage à huit combattants autochtones décédés au XIX'' siècle.Sur un fond clair, des illustrations froides de la corde de supplice donnent le ton.Au bas de chacune, le nom des combattants rappelle l’injustice oubliée au cours des époques successives.Dans un autre coin, une hache surélevée près d’une longue mèche de cheveux transige avec de nombreuses représentations mythiques et symboliques.Ailleurs dans la salle, on peut apercevoir la nomenclature des virus amenés par les Européens pendant la colonisation.Par l’entremise d’un nombre important de couvertures aussi douteuses qu’infectes, cette œuvre n’hésite pas à souligner comment la transmission s’est produite.A partir d’un autre fait historique, plu- La tension artistique de Poitras reste un chantier précaire sieurs lettres sur une toile blanche dévoilent un immense carré qui représente la séquence de l’ADN de la petite vérole.Dans un autre espace, un cadenas, une pierre, une plaque et quelques clous font l’objet d’un commentaire, tout aussi révélateur, sur les conséquences de la bêtise humaine aveugle envers la nature.Toutefois, c’est sur une table au centre de la pièce que l’attention ne cesse de revenir.De manière insolite, un chien de laine de bison (sans tête et sans os) avec la corde au cou contemple un bol de nourriture.Devant la table, le dessin pâle d’un coyote semble compléter le vide de l’espace comme s’il s’agissait de la rencontre entre le corps et l'esprit animal.Disparition éventuelle ou pouvoir chamanique, ce lien convoque la prise de conscience d’un passage.Comment l’individu contemporain arrive-t-il à maîtriser son destin spirituel?L’art de Poitras s’intéresse à éveiller par l’entremise d’objets et de signes.On retrouve dans cette démarche le besoin de créer des situations qui portent à revenir sur une histoire incertaine et injuste.De l’individuel au collectif, ces rencontres paradoxales deviennent les métaphores d’un fondement anthro-polotique.Elles suivent l’intuition d’un vocabulaire aussi moderne que primitif.Lecture allégorique de l’état actuel du monde, ces œuvres cachent plusieurs interprétations possibles.Il y a toujours quelques leçons à tirer de ces images qui cachent des pistes narratives.Avec respect, on observe ces cycles de transformations qui proviennent d’un héritage culturel mixte.Désormais, la tension artistique de Poitras reste un chantier précaire pour une humanité en crise perpétuelle avec son environnement.Un détour au Lieu s’impose, afin de mieux comprendre ce commentaire qui devient un acte de violence réciproque.l’ampleur.Odette Beaupré habite bien, lyriquement parlant, l’hystérie de la Prieure.Sonia Racine (Mère Marie de l’Incarnation) chantç sans effort et avec un beau timbre.Et Éthel Guéret — qui s’était fait annoncée indisposée — a vraiment été le clou musical de cette production.Fraîche et naïve à souhait, c’est le seul «personnage» de cet opéra.Car, en dépit de toutes les qualités vocales entendues, le théâtre fut assez pauvre.Pas de jeu scénique chez aucune interprète.On les fait courir pour arriver des coulisses aux portes du décors qu’elles entrouvrent alors avec la lenteur usuelle des membres de congrégation.C’est gauche.On ne voit pas les oppositions dramatiques si fortes que Bernanos a exploitées — même si Poulenc les a délayées, un metteur en scène peut s’appuyer ici sur les forts ressorts du drame originel.Rien n'exsude des rivalités entre Marie de l’Incarnation et Madame lidoine.Faut-il aussi parier de la presque ineptie des «épisodes devant le rideau»?Uniquement pour dire que la formule fut encore ici mal utilisée.Deux personnages arrivent à la hâte, se campent au centre, gesticulent une saynète et hop! exeunt côté cour à toutes jambes.Reste alors uniquement le tableau final.L'exécution des sœurs saisit, martelée par les chutes du couperet dans des éclairs inversés (le noir se fait brusquement puis revient la lumière).Tout ce qu’il y manque, ce serait une Blanche plus scéniquement présente dans la foule, ou qui en sorte avec plus de théâtralité.Car même en cette situation, si l’image pensée est forte, le théâtre reste anémique.Edoardo Müller dirige mollement un OSM correctement beau.Comme il n’est pas spécialement maître du rythme de la chose, on l’excuse un peu.Il tient bien en main fosse et plateau, et laisse chanter les personnages.Alors on entend des reflets sensuels si typiques de Poulenc, et s’épanouit parfois une mélodie au charme ennobli par le sujet (Manon Feubel à la part belle ici).Si on se dit que la musique aurait pu être belle, que l’emballage est bon, pourquoi alors s’ennuie-t-on tant, tant de temps?Où était donc passé le théâtre?Allez savoir, mais en cette année où l’on aime répéter qu’on célèbre le quadricentenaire de l’opéra, on pourrait remonter modestement à son origine: «Drama per musica».Regardez les pages frontispices de moult partitions; vous verrez que les compositeurs ne s’y sont pas souvent trompés.Concerts classiques Essentiel ensemble Le Quatuor Molinari sait rendre toutes les beautés du répertoire QUATUOR MOLINARI Otto Joachim: Quatuor (1997) ; Serge Prokofiev: Quatuor n° 1, op.50; Witold Lutoslawski: Quatuor (1964).Quatuor Molinari (Olga Ranzenhofer, Johannes Jansonius, violon; David Quinn, alto; Sylvie Lambert, violoncelle).Salle Redpath, le 10 mars 2000 FRANÇOIS TOUSIGNANT Âprès le concert de vendredi soir du quatuor Molinari, c’est à se demander comment on a pu vivre sans une telle formation.Sous la gouverne de son premier violon, Olga Ranzenhofer, et avec la complicité formidable des trois autres membres du groupe, il sait rendre toutes les beautés du répertoire du XX' siècle avec une rare urgence et une rare précision.La première grande vertu du groupe est l’écoute.C’est ce qui crève les oreilles à l’audition du dernier quatuor d’Otto Joachim — une autre création de cette redoutable et énergique formation.Comme bien des jeunes apprentis pianistes, je me suis cassé les dents en travaillant ses pièces sérielles pour enfants.Comme tous ceux qui étaient assis Salle Redpath vendredi soir, je me suis émerveillé de la vigueur imaginative de ce quasi-nonagénaire.De la force de sa personnalité.Du bouquet que son grand âge fait fleurir et du goût absolument indescriptible des fruits de sa plume.Qui croyait le sérialisme «à la viennoise» mort s’est vu dédit, complètement Les gestes sont réinventés, des sonorités nouvelles éclosent.J’en tiens pour preuve ces sortes de frottements d’unissons au second violon, où le vibrato se transforme en sorte de glissando et appelle un timbre autre, inouï, dont la singularité est aussi grande que la sincérité de l’émotion originelle, comme celle ressentie, partagée en une messe musicale si intense que le Molinari a bissé l’œuvre en fin de concert, cadeau d’anniversaire à son géniteur.C’est donc avec deux fois cette pièce dans les oreilles, l’âme et le cœur qu’on applaudit; tension du contrepoint vif, exacerbation de la méditation sombre, concentré de tout un art — tant pis pour le nécessaire cliché — et preuve foudroyante qu’hors les langages l’Idée est toujours ce qui prévaut.Voilà ce que donne si généreusement ce quatuor mûri dans l’imagination de Joachim.Votre leçon, votre exemple portent Monsieur plus jamais ne pourrons-nous nous avouer las ou vain car votre lumière nous impose à nous aussi de nous surpasser.Du haut de votre sagesse, avec noblesse et toujours miraculeusement empreint de la modestie des sincères, vous nous avez appris la seule leçon de jeunesse qui soit vérité et fidélité.L’interprétation du quatuor du Polonais Lutoslawski fut tout aussi prodigieuse.Encore une fois, cela est redevable à la qualité d’écoute des membres du Molinari, une qualité d’écoute qui force celle des auditeurs.On entend — et on partage — la nécessité de cette musique, son intrinsèque et originale beauté avec tellement d’évidence que le temps semble s’arrêter.Les musiciens du Molinari ne meublent jamais l’espace: ils l’habitent C’est un talent rare que je ne sais souligner que gauchement; on pressent au moins que l’ailleurs existe et qu’on se doit de faire l’effort de les suivre pour le trouver.Quant au premier quatuor de Prokofiev, la chute d’intérêt qu’il représente dans la soirée tient en grande partie au compositeur lui-même.Sans être mauvais ouvrage, le génie de ce compositeur s’épanouit en d’autres jardins que celui de la musique de chambre.Ici, le Molinari fut aussi, curieusement plus ordinaire.D n’a pas trouvé cette moelle qui le nourrit dans d’autres répertoire, donc il n’a pas su la rendre.Ne lui en tenons pas rigueur.Sachons-lui plutôt gré de tout ce qui a été entendu de bon.Suivez la trace de Sophie, ça pourrait vous mener à Paris.^ Regardez Les choix de Sophie, idu lundi au vendredi à 19h et à 23h à Télé-Québec.Une capsule par émission vous Indiquera où est Sophie." Inscrivez sur le coupon-réponse ci-joint le nom de l'édifice culturel devant lequel J vous avez aperçu Sophie ainsi que la date de diffusion de l'émission.Envoyez-le ^ par la poste, dès aujourd'hui, à : ¦ Concourt « Où oit Sophie ?» ^ 1720, rue Du Canal, Montréal (Québec) H3K 3E6 d'une trousse de tui .3, 10 et 17 mars 2000 éur approximative de 150 |ei lors du tirage final du 24 mars 2000, courez la chance tirage un voyage pour < ürvie o à F.) $ chi I il du mars ^UUU, courez la cnance de ç lix (2) à Paris** d'une valeur approximative de 41 *Lm trousses de survie culturelle comprennent chacune une paire de billets pour un spectacle (danse, théâtre ou chanson), une paire de billets pour le cinéma, un disque compact et un livre."Le grand prix inclut le vol pour deux |2) personnes avec Vacances Air Transat, sept (7) nuits d'hôtel, deux (2) laissez-passer permettant de visiter gratuitement les musées et monuments de Paris ainsi qu'une allocation forfaitaire de 2 000 $.culturella* aura lieu les vendredis émission.Quatre (4) trousses à gagner lacune.la valeur totale des prix est d'environ 5 500 $.Les réglements du concours sont disponibles en formulant la demande par éc Productions Pixcom II Inc, 1720, me Ou Canal, Montréal (Québec) H3K 3E6 ir écrit à : | Ville _ Nodetél.(tés.).Code postal _ No de lél.(bur.)_____ Nom de l'édifice culturel.Dote de diffusion de l'émission_______________________ Un seul coupon-réponse par enveloppe Les fac-similés son 18 ans et plus.Résidants du Québec Aucun achat requis.
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