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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-03-14, Collections de BAnQ.

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FONDE 1 9 1 0 E N DEVOIR LE M A RDI II M A HS 2 0 00 T A X K S = | $ POLITIQUE LE LEADERSHIP DE CHRÉTIEN RISQUE D’ÉCLIPSER LA «CLARTÉ» PAGE A 3 Après e déficit zero Des baisses d’impôts de quatre milliards sur trois ans ?MICHEL HEBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre des Finances Bernard Landry présentera cet après-midi son premier de l’après-défi-cit qui devrait comporter des baisses d’impôt substantielles, nettement supérieures aux 400 millions prévus à compter du 1" juillet prochain.Selon Radio-Canada, le gouvernement Bouchard baisserait les impôts de quatre milliards sur trois ans et il annulerait sa réclamation de 385 millions exigés de certaines municipalités du Québec.De l’aveu même du premier ministre Lucien Bouchard, les surplus budgétaires du gouvernement seraient «considérables» et permettraient au ministre des Finances de faire mieux que son homologue fédéral Paul Martin au chapitre de l’allégement fiscal.Bernard Landry ne portera pas de souliers neufs aujourd’hui à l’Assemblée nationale, comme le veut la tradition parlementaire britannique.«Moi, je suis obligé de suivre les lois du parlementarisme britannique, mais les traditions, ce n’est pas obligatoire.«J’aime mieux avoir des idées neuves que des souliers neufs», a déclaré M.Landry, au cours d’une brève rencontre avec les journalistes à son bureau du Vieux-Qué- VOIR PAGE A 8: IMPÔTS Prudence conservatrice ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC LM an dernier à la dernière minute, Bernard Lan-~ dry, jouant de prudence, avait décidé de reporter les baisses d’impôt que son budget 1999-2000 devait comporter à l’année suivante.On dit qu’il s’était rangé à l’avis du premier ministre Lucien Bouchard qui craignait que le gouvernement ne renoue avec les déficits si la croissance économique ne s’avérait pas aussi forte que ce que laissaient entrevoir tous les économistes.Le gouvernement Bouchard a donc décidé de mettre tous ses œufs dans le panier de la santé, réinjectant 1,7 milliard dans ce secteur névralgique, et a remis à plus tard la baisse d’impôt, pourtant bien modeste (400 millions à compter du 1er juillet 2000).C’est de la petite histoire mais l'anecdote révèle un conservatisme prudent, timoré même.Qu’on en juge.L’an dernier, Bernard Landry prévoyait dans son budget une croissance économique de 2,1 % pour l’année financière qui s’achève.En réalité, elle a été de 3,6 %.Pour la croissance nominale, c'est-à-dire celle qui comprend tant la croissance du Produit intérieur brut que l'inflation, l’écart entre les prévisions du ministère des Finances et la réalité - la douce réalité, pourrait-on dire - est considérable : 2,9 % contre 5 %.La hausse des recettes fiscales dépend de cette croissance nominale et cette différence d’appréciation représente plus de 600 millions, au bas mot, qui se répercutent année après année.L’enjeu est de taille.En se campant dans une prudence excessive, le ministre des Finances réduit artificiellement sa marge de manœuvre, ce qui l’empèche de donner le coup de barre attendu pour réduire le fardeau fiscal des particuliers.Si les prévisions économiques contenues dans le budget d’aujourd’hui se rapprochent davantage que dans le passé de celles des économistes, qui tablent sur une croissance de 3,5 % à 4,3 % au Québec, Bernard VOIR PAGE A 8; LANDRY Montréal Faible neige le matin.Ciel variable par la suite Max: 4 Min: -8 MÉTÉO Québec Faible neige.Max: 0 Min: -13 Détails, page B 2 1 N I) E X Annonces .B 2 Idées A 7 Bourse .B 4 le monde A 5 Avis publics.A 2 D'S sports B 6 Culture .B8 Mots croisés.B 2 Économie .B1 Politique A4 Éditorial .Ati Télévision B 7 MONTRÉAL UNE COALITION VOIT LE JOUR POUR FERMER LA PORTE AUX PROSTITUÉES PAGE A 4 LES SPORTS APRÈS 17 SAISONS, MARINO RENONCE AU SUPER BOWL PAGE B 6 % **'* www.ledevoir.com Un nouvel hôtel chez Eaton La multiplication de ce genre d’établissements au centre-ville inquiète l’Association des hôteliers FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Les trois derniers étages de l’édifice Eaton de la rue Sainte-Catherine pourraient prochainement accueillir un hôtel, ce qui permettrait au très prisé restaurant L’Ile de France du 9e étage, en processus d’être classé bien patrimonial, de conserver sa vocation.L'association des hôteliers, loin de s’en réjouir, affirme qu'il n’y a peut-être pas assez de place au centre-ville «pour tout ce beau monde».Bien que l’occupation des étages inférieurs de l’immeuble, qui accueillait naguère le magasin Eaton, soit la priorité de la société immobilière Ivanhoé (dont le principal actionnaire est la Caisse de dépôt), il n’en demeure pas moins que près d’une demi-douzaine de firmes d'architectes ont déjà été pressenties pour le projet des étages supérieurs, a appris Le Devoir.On leur demande notamment de présenter des plans d'aménagement pour que les étages sept, huit et neuf soient convertis à des fins hôtelières et de proposer des esquisses de répartition des boutiques dans le mail des étages inférieurs qui pourrait éventuellement accueillir les chaînes Sears ou Les Ailes de la mode.Plutôt circonspect, Jean Laramée, directeur général du développement et de la construction chez Ivanhoé, a VOIR PAGE A 8: EATON REUTERS «Nous sommes un parti de principes.Mais il nous faut aussi être un parti d’inclusion, un parti qui a un cœur généreux et dont la porte est ouverte», disait George W.Bush la semaine dernière.Al Gore tenait le même discours quelques jours plus tard.Des jumeaux pour la présidence ?Pour séduire les électeurs du centre et des minorités, «inclusion» est le maître-mot de George W.Bush et Al Gore.Un mantra dont ils vont se disputer l’exclusivité jusqu’aux présidentielles de novembre.Sauf que leurs bras ne sont qu’à demi-ouverts.GUY TAILLEFER LE DEVOIR San Francisco — Ils obéissent à des mouvances partisanes différentes, mais ils tiennent sensiblement le même discours électoral.Le républicain George W.Bush déclarait mardi soir dernier de son ranch d’Austin, au Texas, après sa série de victoires aux primaires du Super Tuesday: «Nous sommes un parti de principes.Mais il nous faut aussi être un parti d'inclusion, un parti qui a un cœur généreux et dont la porte est ouverte.» De Nashville, au Tennessee, le démocrate Al Gore ne tenait pas un discours différent: «Nous sommes un parti d’espoir, a-t-il dit, et non d’exclusion.» Inclusion?Foutaise, estime Charles Marstel-ler, président de Common Cause, section San Francisco, une ONG qui se spécialise dans les questions de réformes électorale et gouvernementale et dont l'effectif à l’éçhelle du pays atteint 250 000 personnes: «lœs États-Unis, ironise-t-il, sont une espèce de théocratie.» En ce sens que les deux grands partis contrôlent sans partage la scène politique et que le système électoral américain est ainsi fait qu’il garantit la reconduction du statu quo.Qui sait seulement, par exemple, que Ralph Nader est le candidat présidentiel du Parti Vert?Inclusion?«L’électeur type que les démocrates et VOIR PAGE A 8: JUMEAUX La souveraineté ne décline pas L’appui ferme à l’option du OUI n’a pratiquement pas bougé depuis 1995, affirment deux chercheurs PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le diagnostic du déclin de l’appui à la souveraineté ne correspond pas tout à fait à la réalité.Au contraire, l’appui ferme à l’option du OUI n’a pratiquement pas bougé entre octobre 1995 et les premiers mois de l’année 1999.Deux sociologues de l'Université Laval, Gilles Gagné et Simon Langlois, en sont venus à cette conclusion après avoir réalisé une étude des intentions de vote référendaires depuis 1995.U Devoir publie en page A 7 de cette édition une synthèse de leurs travaux.La seconde franche paraîtra demain.Dans un premier temps, les deux universitaires soulignent qu’il y a une différence importante entre les sondages menés durant la période référendaire d’octobre 1995 et ceux qui ont été faits par la suite, en dehors d'une caippagne qui post' l’enjeu de la souveraineté pour vrai.A leur avis, poser à différents moments de l’année la question des intentions de vote à un éventuel référendum qui n’est pas l’objet d’une campagne ni de discussions publiques, ne donne pas de renseignements strictement comparables.Ils font encore observer que les commentateurs et les analystes comparent souvent les résultats d’un sondage donné avec le score final obtenu lors du référendum de 1995, qui a donné 49,4 % des voix au camp du OUI.Cette démarche leur apparaît contestable, en ce qu’il y a des indécis dans tout sondage et qu’il est erroné de comparer la proportion de OUI fermes (avant répartition des indécis) aux résultats réels du 30 octobre 1995.«II faut au moins comparer des sondages avec d’autres sondages pour évaluer des évolutions VOIR PAGE A 8: OUI Un MBA en anglais offert aux HEC Les premiers étudiants à l’expérimenter viennent tout droit de Chine MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Afin d’augmenter son rayonnement international, l’École des Hautes Études commerciales (HEC) offrira dès septembre prochain son programme de MBA en anglais.En vertu de cette nouvelle ouverture, un groupe d’étudiants chinois venus de la province du Uaoning viendront s’initier à l’administration des affaires à Montréal à l’automne prochain, inaugurant du même coup le programme de maîtrise en anglais.Après avoir été tentée sans succès l’an dernier, l’ouverture à l’enseignement en anglais sera officielle dès l’automne 2001.La maîtrise en administration des affaires (MBA), programme qui existe depuis près de 30 ans aux HEC, sera ainsi offerte à la clientèle maîtrisant l’anglais dans trois groupes distincts, si le nombre d’inscriptions est suffisant: en plus de deux groupes MBA intensifs (l’un normal et l’autre avec profil «énergie»), une autre classe sera composée uniquement de 25 étudiants d’origine chinoise, selon les termes d’une entente conclue peu avant Noël entre les HEC et les autorités chinoises.«Les autorités chinoises ont fait le tour de l’Amérique pour se trouver une université qui donnait la [maîtrise en administration des affaires] en anglais ou en chinois, confirme Ruth Dupré, directrice du MBA à l’École des HEC.Comme lieu d’études, Montréal les intéressait fortement, le Canada aussi.» La nature intensive du MBA — seule cette formule est possible pour les étrangers — de même que des liaisons déjà établies entre la Chine et les HEC ont favorisé la conclusion d’une entente avec la province chinoise du Liaoning, située au nord-est de la Chine.Dès septembre, un groupe de 25 étudiants, ingénieurs et architectes notamment, issus d’anciennes entreprises d’État, d’autres y œuvrant encore, goûteront donc à une formation de haut niveau en gestion.La province du Uaoning effectuera une première sélectjon de candidats potentiels avant le 1er juin; après quoi, l’École fera l’analyse des dossiers et effectuera le recrutement final.Les critères de sélection ne différeront pas des critères habituellement en vigueur, mais ils engloberont une «compréhension» du contexte chinois, différent de ce qui prévaut ici.«C’est dans l’air! Les écoles de gestion vont ailleurs, font de la formation à distance, et ce n’est pas seulement ici, explique Ruth Dupré, qui affirme en outre que l’implantation d’une antenne du MBA dans un autre pays n’est pas exclue.C’est normal puisque ça fait partie d’un mouvement d’affaires qui intègre notamment les nouvelles technologies.L’important est de veiller à ne pas “diluer" le produit.» « La clientèle que nous courtisons avec cette offre est internationale et nous sommes conscients qu’il y a un marché pour cela en anglais» VOIR PAGE A 8: MBA LaSADC s’explique La saga entourant Cinar et son utilisation de prête-noms pour certaines productions continue de faire des remous.Hier, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) répliquait vivement aux attaques d’un groupe d’auteurs, lesquels lui reprochait son traitement de 1’ «affaire Cinar».La SADC ne s’est pas étonnée de verser tant d’argent à une seule personne, car le versement s’est fait par petits morceaux; elle n’a pas porté l’affaire sur la place publique, parce que la GRC lui aurait déconseillé de le faire; enfin, elle ne saurait plus à qui remettre les sommes remboursées par la compagnie, car de nombreux auteurs auraient cédé leurs droits, a rétorqué Luc Dionne, le président du Comité des auteurs de la SADC.Par ailleurs, la Commission des valeurs mobilières du Québec a officiellement ouvert une enquête hier sur les agissements des dirigeants de Cinar.En attendant, les transactions à la Bourse de Toronto et au Nasdaq n’avaient toujours pas repris hier, tellement la confusion demeure grande.¦ Nos informations en pages B 1 et B 8 ! -?le devoir ?-—- ACTUALITÉS IMPÔTS SUITE DE LA PAGE 1 bec, hier après-midi.Evitant soigneusement les questions risquant de rompre le «secret budgétaire», il a indiqué que les Québécois seront cette année récompensés pour les efforts fournis dans l’atteinte du déficit zéro.M.Bouchard répète lui aussi depuis quelques jours que le budget d'aujourd’hui vise à soulager les contribuables québécois qui portent le plus lourd fardeau fiscal en Amérique du Nord.«Le budget montrera les fruits qu'on récolte quand on fait les efforts qui conviennent», a déclaré M.Bouchard, samedi.Mais les contribuables ne sont pas les seuls à croiser les doigts.Les organisations patronales demandent elles aussi des réductions d’impôt significatives, et surtout l’indexation des tables d’imposition.En revanche, les centrales syndicales prônent des réinvestissements majeurs en santé et en éducation, où l’on retrouve d’ailleurs le plus grand nombre de syndiqués.Même s’il sait ne pouvoir plaire à tout le monde, le ministre Landry a confié hier ne pas avoir eu la tâche aussi difficile que par le passé.«C’est plus facile d’avoir de l'argent que de ne pas en avoir, n’importe quel ménage vous dira ça, c’est comme ça dans nos vies personnelles comme dans la vie publique», a-t-il lancé, en souriant.LANDRY Un écart de 5,8 milliards avec VOntario SUITE DE LA PAGE 1 Landry sera en mesure d'annoncer, dès cette année, des baisses d’impôt significatives dépassant le chiffre magique de un milliard.Car la croissance économique au Québec, comme au Canada, est solide.Des rumeurs veulent que Bernard Landry annonce des baisses d’impôt de quatre milliards en trois ans.C’est substantiel pour autant qu’il n’imite pas le ministre des Finances Paul Martin en reportant l'essentiel de cette baisse à la dernière année.On ne voit guère ce qui pourrait l'amener à agir de la sorte, car il est beaucoup plus facile de savoir quel sera le comportement de l’économie en 2000-2001 que de prédire ce qu’il en sera, deux ans plus tard, de l’économie américaine, dont dépend largement l’économie québécoise et qui pourrait être contrainte à ralentir pour éviter les risques de surchauffe.Au ministère des Finances, c’est à la réduction de l’impôt des particuliers qu’on veut s’attaquer.L’impôt exigé des entreprises québécoises se compare avantageusement avec la situation ontarienne.Même chose pour les taxes municipales et scolaires.Ce n’est qu’au chapitre de l’impôt des particuliers que la fiscalité québécoise n’est pas concurrentielle par rapport à l’Ontario, accusant un écart de 5,8 milliards.Aussi, on voit mal quelles raisons pousseraient le gouvernement à annuler sa réclamation de 385 millions faites aux municipalités en l'absence d'un nouveau pacte fiscal.Aucune raison technique, en tout cas, tel qu’avancé par les hauts fonctionnaires des Finances.Une telle mesure ne contribuerait pas à rendre la fiscalité québécoise plus compatible avec ce qui se pratique chez nos proches voisins, au contraire.Mais au-delà des raisonnements technocratiques, le gouvernement considère peut-être l’effacement de cette réclamation, en tout ou en partie, comme un bon moyen de calmer le jeu et de se faire, auprès des élus municipaux, un capital politique dont il sent qu’il a bien besoin.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O1 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I* Devoir «*st publié du lundi au samedi par I-e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc,, 012.rue Sain! Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans /y Devoir.Is Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest.I^val.Envol de publication — Enregistrement n*0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.87 journalistes tués en 1999 AGENCE FRANCE-PRESSE Quatre-vingt-sept journalistes ont été tués l’an dernier dans le monde, selon le rapport annuel de l’Institut international de la Presse (IPI), qui cite essentiellement la République fédérale de Yougoslavie (RFY), la Russie, le Sierra Leone et la Colombie.«Durant l’année, 87journalistes et employés des médias ont été tués ou assassinés, faisant de cette année l’une des pires», selon le rapport annuel de l’IPI publié hier.Vingt-cinq journalistes ont été tués en RFY dont 16 lors des bombardements de l’OTAN contre l’immeuble de la radio-télévision serbe en avril dernier, rappelle l’IPI.La guerre civile en Sierra I-eone a tué 10 journalistes et «une fois de plus, la Colombie avec ses sept victimes travaillant pour les médias, s’est montrée le pays le plus dangereux en Amérique latine», selon l’IPI.Le directeur de l’IPI Johann Fritz a rappelé qu’en Serbie, au Sierra Leone et au Timor oriental, «des journalistes ont été considérés comme des cibles légitimes et tués parce qu’ils étaient journalistes, parce que des gens n’aimaient pas ce qu’ils disaient».L’IPI, qui «demande instamment à tous les gouvernements de réaffirmer leur attachement aux principes fondamentaux de la liberté d’expression», ajoute que «la Turquie continue d’emprisonner des journalistes plus que tout autre pays au monde».«La Chine, la Birmanie, l'Ethiopie, Cuba, la République démocratique du Congo, le Népal et la Syrie réduisent aussi régulièrement au silence les journalistes en les emprisonnant», selon l’IPI.L’IPI, fondé à New York en 1950 par des rédacteurs en chef de 15 pays et dont le siège est à Vienne, représente un réseau de responsables de médias et de journalistes de la presse écrite, radio et télévisée d’une centaine de pays.Son principal objectif est «la défense de la liberté de la presse».Evoquant «l'illusion européenne sur la liberté des médias», l’IPI juge que «les médias yougoslaves indépendants ont énormément souffert.Ils ont été accusés d’être traîtres et espions de l’OTAN, et traités comme tels».Selon l’IPI, les mesures d’urgence décrétées par Belgrade sur la presse «ont rendu impossible toute couverture honnête».L’autre grand conflit en Europe, la Tchétchénie, a éga- lement donné lieu à des actes de «censure officielle, de harcèlement de la part du gouvernement, d’enlèvements, d’attaques et dans au moins trois cas des meurtres».L’IPI qualifie la Russie de «lieu de travail très dangereux pour un journaliste.Il y a eu plusieurs meurtres l'an dernier, la violence et l’intimidation sont fréquentes».L’Afrique a été pour sa part l’an dernier le continent le plus meurtrier pour la profession, 17 journalistes et deux assistants y ayant été tués, et quatre autres meurtres faisant encore l’objet d’une enquête.En revanche, des «améliorations rassurantes» ont été enregistrées au Nigeria, en Afrique du Sud, au Niger, au Botswana, au Mozambique et en Namibie, selon HPI.En Amérique latine, «la mort et la diffamation» ont une fois de plus sévi, sept journalistes ayant été tués en Colombie, et un en Argentine, un en République dominicaine, un au Guatemala et un au Pérou.Seize journalistes ont en outre été enlevés, puis relâchés, l’an dernier en Colombie, tandis que Cuba où quatre journalistes purgent des peines de prison pour insulte au chef de l’Etat EATON SUITE DE LA PAGE 1 confirmé que plusieurs chaînes hôtelières ont montré de l’intérêt pour un tel projet.Il a néanmoins insisté sur le fait qu’il n’est pas sûr que l’édifice jouisse d’une telle vocation mixte.Une annonce devrait être faite dans les prochaines semaines, promet-on.«Ça avance, mais on prend le temps de bien faire les choses.» Si la tendance se maintenait, M.Laramée a tout de même fait savoir que «le restaurant [du 9e étage] pourrait être intégré à l’hôtel».A cet égard, plusieurs auraient déjà manifesté leur intérêt pour exploiter L’île de France tout en maintenant sa vocation.Cette voie serait certainement la plus facile à prendre pour le groupe Ivanhoé, puisque l’an dernier, la ministre de la Culture, Agnès Maltais, a émis un avis d’intention de classement de ce que d’aucuns considèrent comme le plus bel ensemble art déco de Montréal.Tous les espaces intérieurs, tels que le mobilier, les éléments décoratifs et la collection d’objets de restauration, seraient ainsi protégés.Cette situation limite bien évidemment la marge de manœuvre de l’entreprise.«C’est certain que Ton ne pourra pas s'écarter de ce qu’il est, ajoute M.Liramée.Il faut vivre avec.» C’est pourquoi Ivanhoé est actuellement en discussion avec le ministère de la Culture et des Communications pour mieux comprendre la portée du geste de la ministre.«On espère avoir une bonne flexibilité.On va s’asseoir avec eux pour que tout le monde y trouve son compte.» Toutefois, le principal obstacle à une éventuelle conversion du haut de l’édifice en hôtel est son format.«Le problème.c’est le format rectangulaire du plancher [210 pieds sur 480 pieds], affirme M.Laramée.Ce n’est pas l’idéal, mais on regarde quand même.» Trop d'hôtels à Montréal?Si ce projet aboutissait, il viendrait s’ajouter à tous ces nouveaux hôtels qui poussent actuellement comme des champignons à Montréal.Sept petits hôtels verront bientôt le jour dans le Vieux-Montréal.Le groupe Aquilini compte ériger un hôtel de 720 chambres sur 18 étages face à la caserne de pompiers de la rue Saint-Antoine avec l’aide de l’architecte Michelange Panzini.Ce dernier œuvre également sur les plans d’un autre édifice de même vocation qui verrait le jour à l’angle des rues Sherbrooke et Stanley.Les frères Maggi travaillent actuellement pour aménager un tel établissement au nord du Centre Molson.Et ce n’est qu’une portion des projets hôteliers qui occupent aujourd’hui architectes et promoteurs.La directrice générale de l’Association des hôteliers, Micheline de Congre Royal, ne voit pas d’un bon œil une telle multiplication d’hôtels au centre-ville.«Je ne suis pas certaine qu ’il y ait de la place pour tout ce beau monde, n’hésite-t-elle pas à dire.Tout ce que ça risque défaire, c’est de morceler encore un peu plus la tarte.J’ai l’impression que ça va être le même monde qui va se diluer entre tous les hôtels.» Mais n’y a-t-il pas chaque année une augmentation de l’affluence touristique?Certes, répond Mme de Congre Royal, qui pose toutefois la question d’une autre façon: «est-ce que cet accroissement permettra d’afficher complet partout?La réponse est non».Elle souligne que pour être rentable, un hôtel doit être occupé à plus de 50 % toute l’année.«Certains ne le sont déjà pas», fait-elle remarquer.De son côté, l’association de conservation du patrimoine, Héritage Montréal, accueillait avec le sourire un éventuel projet d’hôtel qui permettrait de maintenir intact L’île de France.«Il ne s’agit pas de garder le restaurant comme une pièce dans le fond d’un classeur», tient-il néanmoins à préciser.De plus, l’hypothèse d’aménager un hôtel dans les étages supérieurs est une excellente idée, croit M.Bumbaru.Ce dernier apprécie particulièrement l’idée de donner une vocation mixte à l’édifice.ral», note M.Post.Mais un loup dans la bergerie, oui, dont la force de caractère et l’image d’intégrité — il appuie cette réputation sur son passé de prisonnier de guerre au Vietnam, et n’hésite pas à s’en servir.— ont accrédité la croisade sur laquelle il a fondé sa campagne en faveur de la réforme du financement du système électoral américain, ce «grand mal» devenu une maladie trop honteuse pour que les grands partis puissent totalement fermer les yeux.Le sénateur McCain traduit aussi, ainsi que l’écrivait le commentateur Frank Rich ce week-end dans le New York Times, la soif d'une fraction importante de l’électorat pour des politiciens libres penseurs qui ne soient pas des préfabrications partisanes et télévisuelles.Reste que la mission que s’est donnée McCain consiste moins à vouloir briser la domination des deux grands partis et ouvrir le processus démocratique qu'à tout simplement améliorer le contrôle du financement des caisses électorales.La «quasi-théocratie» n’est pas remise en cause.Inclusion?Le second réservoir de votes que se disputent Bush et Gore le plus férocement est celui des 32 millions d’Américains hispanophones — qui formeront dans cinquante ans la plus importante minorité aux Etats-Unis.La course présidentielle serrée pourrait leur faire jouer un rôle électoral important.«La majorité se considère démocrate, mais Test de plus en plus mollement», souligne le professeur de science politique Roberto Villarreal, de l’Université du Texas à El Paso.Situé à la frontière mexicaine, El Paso (qui est latino à environ 75 %) en est le parfait exemple: aux élections de 1998, un républicain.George W.Bush, a pour la première fois arraché le comté aux démocrates.Cela dit, les latinos forment une minorité pauvre: 25 % vivent sous le seuil de pauvreté à l'échelle nationale; il y a 40 % de décrocheurs scolaires parmi les jeunes hommes à El Paso, 60 % dans le sud de la Californie.Ce qui fait dire à M.Villarreal: «Le degré de sophistication politique des iMtinos n’est pas extraordinaire.On peut facilement les acheter.Franchement, la politique pour plusieurs d'entre eux, c’est survivre.Voter est un luxe.» Ce qui fait qu’il y a, dit-il, une large part d’illusion dans la promesse d’inclusion intéressée faite par les Bush et Gore.Ce qui fait aussi, à son avis, que le poids politique donné aux Latinos dans ces présidentielles est probablement exagéré, compte tenu du fait que le système politique américain est articulé autour de la classe moyenne.Vrai que la communauté latino-américaine, qui n’arrête pas de croître, est concentrée dans des Etats politiquement cruciaux: la Californie, le Texas, la Floride, New York et l’Illinois.Mais s’il y a influence politique des Latinos, elle est encore largement à l’état de potentialité.Or, dit M.Villarreal, «j’ai appris avec le temps à ne pas aimer le mot «potentiel»».Notre journaliste séjourne aux États-Unis dans le cadre du International Visitor Program du département d’État américain.Depuis quatre ans, la ville cherche à mettre la main sur une bande de terrain à Pointtsiux-Trembles, pour faire un parc autour d’un projet immobilier qui n’existe plus, le projet Rêve-sur-Mer.Or l’avocat louis Bouchart d’Orval, qui a obtenu le contrat, était, jusqu’au 18 février, trésorier du parti du maire Bourque.Depuis son nom a été rayé du parti.Joint au téléphone par TVA, M Bouchart d’Orval s’est contenté de dire qu’il avait toutes les qualités exigées pour mener à bien ce dossier.Du côté de l’opposition à l’Hôtel de Ville, on ne se gêne pas pour parler de favoritisme.MBA «Nous voulons augmenter notre visibilité à Fétranger» SUITE DE LA PAGE 1 Dans ce dossier, le ministère des Relations internationales (MRI) a agi à,titre d’entremetteur entre le gouvernement chinois et l’Ecole des HEC, a précisé hier Martin Roy, attaché de presse de la ministre Louise Beaudoin.L’école montréalaise, indépendante mais affiliée à l’Université de Montréal, aurait d'ailleurs répondu à un appel d’offres lancé par le gouvernement chinois afin de trouver une école de gestion offrant le MBA en anglais à des candidats déjà triés sur le volet Indépendamment de ce groupe d’étudiants chinois, qui formera une classe particulière, le MBA sera offert en anglais pour la première fois l’automne prochain.On ne saura qu’au début avril si le nombre de candidatures retenues est suffisant pour former un groupe entier (généralement entre 25 et 40 étudiants).«Nous voulons augmenter notre visibilité à l'étranger, explique Ruth Dupré pour justifier la décision de s’ouvrir à la langue de Shakespeare.Mais l’école va demeurer une institution francophone! La clientèle que nous courtisons avec cette offre est internationale et nous sommes conscients qu'il y a un marché pour cela en anglais.[.] Est-ce que ça m'embarrasse de ne pas leur offrir un enseignement en français?Pas du tout, autant que je ne suis pas gênée d’exiger des étudiants en général qu’ils aient une bonne maîtrise de l’anglais.En gestion, ça fait partie des exigences du métier.» L’ouverture au programme MBA en anglais avait d’abord été proposée pour l’automne 2000, mais peu d’étudiants se sont montrés intéressés par la formule suggérée alors.Sur un programme intensif d'une année (54 semaines), celle-ci comportait en effet une première moitié exclusivement en anglais mais une seconde — composée de cours au choix — en français, ce qui a eu l’effet d’en rebuter plus d’un.«Le problème, c’est qu’on n’était était ni chair, ni poisson, explique Mme Dupré.On visait une clientèle internationale, mais on exigeait d’eux qu'ils passent à l’enseignement du français en milieu d’année.C’était beaucoup demander et nous n’avons pas eu trop de succès à cause de cela.» Cette fois, l’offre formulée est entièrement en anglais, qui constitue «la langue des affaires».«On sait très bien qu'ici, nous avons une histoire particulière quant aux relations entre francophones et anglophones, explique Mme Dupré, dont la spécialité est l'histoire économique.Mais en gestion, il faut faire abstraction de tout cela.Nous formons des gens en gestion et l’anglais devient absolument incontournable.» Pour le corps professoral, ce nouveau type d’enseignement constitue un terrain familier, puisque la très grande majorité est familière avec l'anglais, plusieurs d’entre eux étant appelés à prononcer des conférences en anglais, explique Mme Dupré.Le projet de MBA en anglais a été approuvé par la commission des programmes de l’École des HEC, entériné ensuite par le conseil pédagogique et le conseil d’administration et accepté enfin par la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal.Actuellement, environ le quart des étudiants inscrits au MBA de l’École des HEC proviennent de l’étranger.L’Université McGill, qui offre aussi le programme de MBA — en anglais — et possède même une antenne au Japon depuis deux ans pour élargir son bassin d’étudiants à l’Asie, n'a pas été sollicitée pour ce projet spécifique, a précisé Inc Vinet, vice-principal aux affaires académiques de l’Université McGill.OUI SUITE DE LA PAGE 1 dans l'opinion publique.» La moyenne des sondages menés avant le référendum donnait 44,9 % de OUI fermes, alors que les trois premiers sondages réalisés en 1999 donnent 43,9 % d’appuis à la souveraineté, soit une différence inférieure à la marge d’erreur habituelle.Les deux chercheurs ont constaté que la désaffection envers le OUI est presque uniquement observée chez les francophones âgés de 18 à 54 ans, étudiants et travailleurs gagnant plus de 20 000 $ par année, alors que les intentions de vote ne bougent à peu près pas chez les autres catégories d’électeurs.I>es électeurs qui ont fortement entraîné le OUI à la hausse en 1995 sont du même type que ceux qui l’ont entraîné à la baisse à la fin des années 1999.Cette tendance à la baisse observée chez les francophones âgés de 18 à 54 ans, étudiants et travailleurs, donne à penser qu’il s’agit d'un mouvement d'humeur important de souverainistes insatisfaits des politiques gouvernementales.L’hypothèse d’un mouvement de protestation expliquerait donc bien ce qui s’est passé.Les sociologues Langlois et Gagné en viennent à la conclusion que si cette désaffection aux dépens du OUI n’est en fait qu’une réaction protestataire des étudiants et des travailleurs, un revirement de situation rapide peut se produire, considérant le poids important que représente ce groupe d’électeurs.«C’est ce groupe qui a le pouvoir de faire pencher la balance d'un côté ou de l’autre.» Cette thèse sera sûrement discutée à l’occasion du débat que la Société nationale des Québec tiendra demain soir au pavillon de Koninck de l’Université I-aval, avec la participation de Michel Seymour, Claude Baribeau, Gilles Gagné et Jean-PYançois Usée, qui s’est appliqué à faire la démonstration que l’appui à la souveraineté est en déclin.JUMEAUX SUITE DE LA PAGE 1 les républicains s’arrachent et dont ils doivent satisfaire les besoins pour être élus est plus blanc, plus riche, plus vieux et mieux éduqué», affirme Steven Hill, directeur du Center for Voting and Democracy, une autre ONG.Et, comme Bill Clinton l’a si bien compris, cet électeur vit en banlieue.Tous les autres sont de la chair à bulletin de vote.Alors pourquoi se surprendre que les Américains soient si peu à se donner la peine de voter: «Deux choses, dit Hill: le système électoral est lourd et la majorité des gens, avec raison, ne se sentent pas représentés.» Il ajoute: «Le système est fondamentalement brisé.Il n’y a en réalité qu’un seul parti et il est sortant.Im stratégie de l’autre consiste à lui lancer des pierres.» Aussi, M.Hill récuse-t-il l'argument qui attribue l’état d’apathie de l’électorat à la prospérité économique que traverse le pays.«Ceux qui le pensent vraiment réfléchissent tout de travers.En quoi peut-on dire des jeunes, des pauvres, des Noirs, de tous ceux qui n’ont pas la possibilité d’aller à l’école qu’ils sont satisfaits?Il existe des forces importantes aux Etats-Unis qui ne veulent tout simplement pas que les gens votent, qui ne veulent pas d’une réforme électorale qui les obligerait à céder de l’espace politique.» Maintenant que, dans un camp comme dans l’autre, la course à la nomination présidentielle est terminée, Bush et Gore partent en quête de ce centre pur et changeant (plus ou moins démocrate et plus ou moins républicain) qui fera la différence en novembre entre une défaite et une victoire.En chemin, ils n’arrêteront pas de zigzaguer.Les deux hommes sont à égalité dans les sondages.Reste 20 % d’électorat flottant regroupé traditionnellement dans le Mid-West dans des États comme l’Ohio.«Le Sud vote républicain; l'Ouest et le Nord-Est, démocrate.Le Mid-West devient la clé de voûte de la présidence», explique l’analyste politique californien Rollin Post.Dans cette quête, Bush part le plus affaibli, ce qui est paradoxal puisque, tout en ayant balayé les primaires en grande partie, il doit surtout sa nomination aux militants républicains les plus conservateurs qui se sont mobilisés (en particulier sur la question de l'avortement) contre le sénateur «rebelle» John McCain.Une image d'homme de droite que viendront renfqrcer les primaires qui ont lieu demain dans plusieurs États du Sud (dont le Texas, la Louisiane et la Floride) et où la force de Bush n’a jamais fait le moindre doute.Comme le disait un militant dit indépendant croisé quelques jours avant le Super Tuesday dans une école de banlieue de San Francisco où McCain tenait un rassemblement politique: «Si Bush remporte la nomination [ce qui est aujourd’hui acquis], alors les chances sont grandes que mon vote aille à Gore.» Non pas pourtant que McCain, qui dit pour le moment n’avoir fait que «suspendre» sa campagne contre Bush à des fins de réflexion, fût jamais un révolutionnaire, ou même un démocrate.«Ce n’est certainement pas un libé- Le parti de Bourque dans l’embarras (PC) — Le maire de Montréal, Pierre Bourque, est de nouveau sur la sellette dans une affaire mettant son administration en causç.Selon le réseau TVA, le 18 février, le trésorier du parti Equipe BourqueAtision Montréal a obtenu un contrat de près de 50 000 $ pour défendre la Ville dans un contrat d’expropriation, un dossier qui relevait jusqu’à ce moment du service du contentieux de la ville.Sous prétexte que le service en question était déjà surchargé de travail, l’administration Bourque a remis le dossier à la firme d’avocats Bouchart d'Orval Cadrin, de Montréal L K I) K V 0 1 K .I.K M A R D I 14 M A R S 2 0 0 0 B « /:Ial de lu réserve collective de sont' La réserve de sang: S jours Groupes sanguins en demande aujourd’hui \ B-A- HÉMAOJteEC Info-collecte: 832-0873 LE DEVOIR LES SPORTS W Je a n Dion HORS-JEU Enfin Oui, que oui, cent mille fois oui, mesdames messieurs, vous pouvez le dire, le hurler sur toutes les toitures, vous désâmer à le vociférer: enfin.Enfin, la vie retrouve tout son sens.Enfin, nous pouvons tous regarder l’avenir avec la même confiance tranquille qui nous anime lorsque nous songeons à nos Expos.Enfin, enfin, enfin.Vous savez comment c’est L’existence se déroule à un train d’enfer (il paraît que l’existence court le 100 mètres en 9 sec 37 sans stanozolol, la sacripante).On bosse, on s’agite, on galope, on stresse, on bouffe sur le coin de la table et puis, paf, on arrive au mitan de la vie et on se dit qu’on a oublié l’essentiel.Le bonheur de partager l’existence avec quelqu’un qui a comme particularité d’aimer, en plus de nous, les mêmes choses que nous.Apercevez-vous là où nous voulons en venir?Prenons quelques exemples au hasard.Vous cherchez un(e) partenair(e) qui non seulement vous marmitonne le koulibiac aux petits légumes de saison à faire rougir monsieur Bocu-se soi-même en personne mais, surtout, sait qu’avec un coureur au deuxième coussin et aucun retrait il faut frapper la balle au sol du côté droit de l’avant-champ?Vous désirez rencontrer un(e) compile (e) qui accepterait de convoler en justes épousailles et de dire «mets-en que je le veux» sur le monticule du Wrigley Field?Vous n’aurez de cesse avant de connaître cette perle rare qui, au terme d’une sulfureuse séance de luxure à jouissance multiple et détrempée, ne s’endort pas bêtement mais vous narre par le menu, les yeux dans graisse de binnes, les subtilités de la défense West Coast?Vous convoitez une âme sœur qui serait tout aussi intéressée que vous à aller en voyage de noces en Angleterre juste pour voir le chantier de construction du nouveau stade Wembley?Vous êtes disponible pour une personne qui, comme vous, ne va pas s’enivrer à la taverne Bienvenue aux dames et considère plutôt que la quintessence de la soirée romantique réside dans le programme double de hockey du samedi à CBC avec une caisse de 24?Vous voulez une bête de sexe qui porte des sous-vêtements cochons mangeables aux couleurs des Packers de Green Bay?Vous ne vous pouvez plus d’appétence à l’idée de ce(tte) spécimen (ne) rare qui sait comment calculer la moyenne de points mérités, le taux d'efficacité d’un joueur de curling, le handicap d’un golfeur et les cotes d’écoute des concours de chiens galants à RDS?Vous êtes à la recherche d’un(e) copain (pine) qui sait ce que vous entendez par NCAA, UEFA NASCAR, MISL, CIAU, LPGAet CONCACAF?Bref, vous êtes en quête de cette autre moitié de vous-même qui, si on lui proposait un souper avec la personnalité historiquement célèbre de son choix, ne choisirait nijésus, ni Napoléon, ni Jules César, ni Einstein, ni Descartes, ni Galilée, ni Socrate, ni Confucius, ni Averroès, ni Marilyn Monroe, mais Stéphane Richer?Allez, ne niez pas.Vous en pincez pour la race fière des amateurs de sport-spectacle.Vous en avez parfaitement le droit.Ne vous excusez donc pas non plus; le pape s’en charge.Et ne cherchez plus, trouvez, comme disait Pablo Picasso (1881-1973).Oui oui, vrai de vrai, Picasso a dit ça: «Je ne cherche pas, je trouve.» Selon nos indicateurs disséminés dans le merveilleux monde de l’art, il aurait lancé cette phrase entre sa période bleue et sa période rose, au beau milieu de cet épisode relativement méconnu qu’on a appelé sa période pages jaunes.D’ailleurs, puisque nous voici sur Picasso et si vous nous autorisez un petit aparté éditorial à saveur culturelle, il y a encore des membres du vulgum pecus qui croient que le cubisme désigne une affection démesurée pour les Cubs de Chicago (qui, soit dit en passant, n’ont pas gagné la Série mondiale depuis 1908, alors que Pablo peignit Les Qemoiselles d’Avignon en 1907, quand même incroyable).A l’ère de l’instruction publique obligatoire et gratuite, c’est profondément déplorable, moi je pense.Donc, exactement trouver, enfin.Et pour trouver, il suffit désormais de quitter l’aire de repos et d’entrer sur la grande autoroute de l’information.Et d’aller à www.sports-dating.com, une agence de rencontres spécialement conçue pour fans de sport Quand on vous disait que nous vivons une ère formidable et que les Amaricains ils l’ont l’affaire, chers amis, ce n’était pas du chiqué.Prenez Lindsey.Lindsey est celle dont le profil sert d’échantillon sur le site.Lindsey est une resplendissante blonde de 27 ans aux yeux noisette, élancée, célibataire et buveuse sociale.Mais ce ne sont là que considérations secondaires: Lindsey est d’abord et avant tout une amateure de sport «fervente», bonne joueuse de tennis et skieuse, qui regarde du football et du basketball à la télé et qui connaît les joueurs de la NBA.Elle est une fan des Fighting Irish de Notre Dame, des Bears et des Bulls de Chicago.Elle cherche un gars qui partage son enthousiasme pour les sports.Ça nous change un peu de F 40, n-fum, aimant tricot et manger chez St-Hubert Bar-B-Q, ch.H 39-41 beau grand fort intelligent drôle mais sérieux des fois n-fum pas de bedaine aimant magasiner jaser vécu conjugal faire la vaisselle louer des films d’amour ayant fait une croix sur son passé, s’pas?Si Lindsey n’est pas un authentique bijou, que le grand Cric me croque.Bon, léger problème pour vous fidèles lecteurs masculins à la recherche de la réalisation de soi par le couple, elle habite Chicago, mais on ne peut pas tout avoir.Vous connaissez quelqu’un qui a tout, vous, à part Bill Gates?Autre léger problème: pour s’inscrire et faire étalage de ses charmes, il faut être domicilié aux States.Mais juste pour s’amuser et apprendre à se connaître soi-même — «gnôthi seauton», a bien dit Socrate à l’heure du digestif un soir qu’il soupait avec Stéphane Richer —, on peut choisir dans une liste préétablie les adjectifs qui serviraient à nous qualifier.Complexion: caucasienne, africaine-américaine, hispanique, asiatique, indienne ou «à discuter»?Allure générale: «medium», menu, mince, «ferme», athlétique, musclé, «gros os», proportionné ou «voluptueux»?Couleur des cheveux: blond, brun, auburn, noir, roux, gris, argent ou «chauve»?Etc.Résumons-nous donc: le bonheur est à portée de main.Songez-y la prochaine fois que vous vous taperez le Tournoi de quilles en équipes tout seul, en plein dimanche après-midi, au réseau TVA.Songez que vous pourriez être là, main dans la main, deux cœurs battant la chamade, à vous délecter du Scott's Tournament of Hearts de curling avec des annonces de Cottonelle et de White Swan sur la glace ou d'un gala de lutte Raw is War.Il n’en tient qu’à vous.Carpe diem.jdionjtùledevoir.com Marino renonce au Super Bowl Après 17 saisons, le quart-arrière quitte les Dolphins de Miami ASSOCIATED PRESS Davie, Floride — L’homme à l’avant-scène portait un habit foncé et avait un air sombre, comme lors de funérailles.La femme assise dans la première rangée pleurait Dan Marino s’est mordu les lèvres, a pris une grande respiration et il s'est appuyé sur le lutrin.«Ce n’est pas facile» at-il dit Mais comme toujours, Marino a suivi son plap de match.A la fois soulagé mais non sans certains regrets, il a annoncé sa retraite à l’âge de 38 ans, confirmant une décision qu’il a prise jeudi.Marino a gardé son calme, mais ses relations tendues avec les Dolphins de Miami ont teinté la conférence de presse.Les Dolphins ont donné l’impression de forcer la main à leur célèbre quart-arrière.«C’est une journée étrange car tout le monde est triste alors que ce devrait être une journée de fête pour célébrer la carrière de ce joueur» a confié le président des Dolphins, Tim Robbie.Marino passera à l’histoire comme étant le meilleur quart-arrière à n’avoir jamais remporté un Super Bowl.Les Dolphins s’en excusent «Ma plus amère déception en tant que prioprié-taire et partisan de toujours, c’est que nous n'avons jamais gagné le Super Bowl, a commenté le propriétaire des Dolphins, Wayne Huizenga.Nous aurions aimé lui donner ça.» Marino a admis que son désir de gagner, au moins une fois, le titre tant convoité, a repoussé l’heure de sa retraite.«C’était la seule raison pour laquelle je continuais à jouer.» L’ex-entraîneur Jimmy Johnson, très souvent à couteaux tirés avec son quart la saison dernière, était absent à la conférence de presse.Le nouvel entraîneur Dave Wannstedt a assisté à l’annonce mais il n’a pas pris la parole.Marino a fait la lecture d’un texte pendant huit minutes, puis il a patiemment répondu aux questions pendant plus d’une heure—un record personnel pour le plus prolifique passeur de l’histoire de la NFL «La décision a été difficile à prendre, a-t-il dit Ça été le mois le plus difficile de ma vie.» Marino a rejeté une offre la semaine dernière des Vikings du Minnesota et il a expliqué qu’il a pris cette décision principalement parce que sa carrière de 17 saisons dans la NFL commençait à lui peser physiquement, et non pas en raison de la façon dont les Dolphins l'ont traité.«Les Dolphins auraient pu mieux faire les choses, a indiqué son agent, Marvin Demoff.Mais je ne crois que cela aurait changé sa décision.H y a quelques blessures, mais avec Dan, je ne pense pas qu’elles seront difficiles à guérir.Il est capable d’oublier» Le propriétaire de l’équipe Wayne Huizenga a immédiatement pris la décision de retirer le chandail n“ 13, d’ériger une statue pour Marino et de nommer une rue à son nom à proximité du stade.MARC SK ROTA REUTERS lâ'ï* Dan Marino juge qu’il n’a physiquement plus les moyens de continuer.Le McTricolore revoit sa stratégie PRESSE CANADIENNE Le Canadien a procédé à une réorganisation administrative, hier, en annonçant la nomination de Pierre Ladouceur au poste de vice-président marketing et ventes.Le vice président aux communications Bernard Brisset a par ailleurs été congédié.C’est le président de l’équipe Pierre Boi-vin qui en a fait l’annonce, déclarant que ces décisions s’inscrivent dans un processus d’amélioration accélérée qui vise à bâtir une équipe gagnante.Ladouceur était jusqu’ici vice-président marketing de McDonald’s pour l’Europe du Sud depuis 1996.Il entrera en fonction le 1er mai.«Pierre est un gestionnaire de marketing chevronné, a commenté Boivin.Son experience en gestion de marque, en marketing sportif et en gestion d’événements sera mise à profit pour nous rapprocher de nos partisans et mieux répondre aux attentes de nos clients et partenaires.«Il veillera à ce que l’image de marque du Canadien soit mise en valeur de manière optimale, en synergie avec celle de Molson, au bé- néfice de notre organisation et des actionnaires de Molson.» «J’aborde ce poste avec enthousiasme car cette nomination constitue un nouveau défi passionnant, a pour sa part déclaré Ladouceur.Le Canadien est un icône dans l'univers mondial du sport et du marketing, et Monsieur Boivin nourrit de grandes ambitions pour l’avenir.J’entends contribuer grandement à l’amélioration accélérée de l’équipe.» Brisset n’a rien vu venir Brisset, un ancien journaliste, a refusé toute entrevue.Hors des ondes, il a cependant déclaré à CKAC avoir appris la nouvelle à 14 heures hier, soit deux heures et demie avant l’annonce officielle de la nomination de Ladouceur.«La raison qu’on m’a donnée, c’est qu’on procédait à une restructuration de l’organisation», a simplement déclaré Brisset, selon la station radiophonique.Boivin s’en est aussi tenu à cette explication, affirmant que Brisset a été remercié parce que le nouveau poste de Ladouceur comporte des responsabilités accrues qui englobent les communications.«Nous voulons doter l’organisation d’une mise en marché intégrée», àgdéclaré le président 4 Ainsi, les droits de rediffusion et le magazine du Canadien vont désormais relever de Ladouceur.Pour le moment du moins, François-Xavier Seigneur conserve ses responsabilités à la publicité, aux commandites et aux publications.Ladouceur a été directeur marketing de McDonald’s au Québec de 1985 à 1996.Il était depuis ce temps vice-président marketing de McDonald’s pour l’Europe du Sud, supervisant la planification et l’exploitation marketing de 1500 restaurants situés au Portugal, en Espagne, en France, en Belgique, en Italie, en Grèce et au Maroc.Au pays, il a été impliqué dans de nombreux événements sportifs dont les Jeux olympiques de lillehammer et d’Atlanta, et le Grand Prix de formule 1 du Canada.En Europe, il s’est impliqué notamment dans la Coupe du Monde de soccer en France et les Jeux de Nagano et de Sydney.En attendant le verdict LES PIÈCES D’ÉQUIPEMENT du défenseur Bryan Berard PETER JONES REUTERS LES PIÈCES D’ÉQUIPEMENT du défenseur Bryan Berard sont suspendues dans son casier du vestiaire des Maple Leafs de Toronto.Elles demeureront inutilisées jusqu’à la conclusion de la saison, et peut-être à tout jamais.Les médecins conservent de minces espoirs que le joueur recouvre la vue de son œil droit après avoir été atteint par le bâton de Marian Hossa au cours du match de samedi contre les Sénateurs à Ottawa.Berard a été amené dans un hôpital de Toronto par hélicoptère-ambulance, hier matin.Il avait été opéré d’urgence à Ottawa dans la nuit de samedi.Au cours des dernières heures, les médecins ont procédé à des examens approfondis et ils feront connaître leur diagnostic à l'occasion d’une conférence de presse, aujourd’hui.Jim Fanning entre au Panthéon PRESSE CANADIENNE Le souvenir le plus précieux pour Jim Fanning demeure toujours le match inaugural des Expos en 1969 quand ils ont disputé leur premier match dans les ligues majeures.Fanning, qui a été élu hier au Temple de la Renommée du baseball canadien, était alors directeur général de l'équipe d’expansion.«Voilà que l’équipe que nous avions bâtie disputait son tout premier match à New York, a dit Fanning./’a» réalisé que nous assistions à la naissance de quelque chose de différent quand j’ai regardé au camp centre et que j’ai vu le drapeau canadien qui flottait à côté du drapeau américain.«Puis le maire Jean Drapeau a lancé la première balle et il avait à ses côtés le propriétaire Charles Bronfman et le président de l'équipe, John McHale.Je savais que nous étions alors vraiment dans les ligues majeures.» Les Expos ont remporté ce match 11-10 contre les Mets et quelques jours plus tard, ils remportaient leur match inaugural au Parc Jarry, le premier match de l’histoire disputé au Canada quand c’est le premier ministre Lester Pearson qui a lancé la première balle.Fanning a passé 25 ans avec les Expos et a occupé six postes différents, dont celui de gérant à deux reprises.11 a quitté l’équipe en 1993 quand de nouveaux propriétaires ont acquis l'équipe.Ce fut Fanning qui s’est retrouvé au poste de gérant en 1981 quand Dick Williams a perdu son poste en septembre.Quelques semaines plus tard, les Expos participaient aux séries pour la première fois de leur histoire.Ligue des pamplemousses Webster agit en bon soldat RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE T upiter — De retour avec les Expos, Lenny Webster fait J ce qu’il faut pour se tailler une place.Il a réussi un double de deux points dans la défaite de 8-6 en 10 manches contre les Red Sox de Boston.A la 10', Webster a aussi frappé un ballon à la piste d’avertissement du champ gauche.La balle aurait sûrement traversé la clôture n’eut été du vent qui soufflait vers l’intérieur.«Je suis en santé, c’est la clé, a-t-il dit Je veux démontrer que je suis en santé et que je peux encore jouer.» Webster, âgé 35 ans, a déjà produit six points et sa moyenne s’élève à ,455 (5en-ll).Il a signé un contrat des ligues mineures en janvier après avoir connu une année misérable la saison dernière.Toujours blessé, Webster n’a pris part qu’à 22 matchs avec les Orioles de Baltimore et les Red Sox de Boston et sa moyenne s’est élevée à ,120 en 50 présences.«Mon nom n 'avait jamais été inscrit sur la liste des blessés auparavant, a-t-il signalé.Ce fut un exercice d'humilité pour moi et je me suis réévalué.J’ai travaillé fort cet hiver avec un spécialiste d’Atlanta pour me remettre en forme.«Je ne tiens rien pour acquis», a ajouté le receveur de cinq pieds neuf pouces, 200 livres, qui a.été mis hors de combat la saison dernière par des blessures à la main droite, au poignet droit et à la cheville droite.Webster lutte avec Charlie O’Brien, un autre vétéran, pour devenir le principal adjoint de Chris Widger.«H fait tout ce qu’on lui demande, et davantage, a dit Felipe Alou en parlant de Webster.Il n’a rien fait pour nuire à ses chances.On le connaît bien, on sait ce qu’il peut faire, et il a l’air en santé.» Webster, un frappeur droitier, évoluait avec les Expos en 1994, l’année où ils dominaient la ligue nationale au déclenchement de la grève.Il était revenu 1996 quand ils sont venus près de participer aux séries cyprès-saison.Batista est rouillé Ce fut un match intéressant même si les Red Sox n’avaient qu’une poignée de joueurs réguliers dans leur formation.Les Expos ont comblé des déficits à deux reprises et ils ont porté le match en prolongation en inscrivant deux points à la neuvième.Brad Fullmer a produit le point égalisateur avec un simple après un double d'un point de Trace Coquillette.Les Red Sox ont ensuite inscrit deux points à la Ifr contre Guillermo Mota.Miguel Batista, qui avait l’air d’un lanceur rouillé, a indiqué Alou, a donné cinq points en deux manches.Il a alloué cinq coups sûrs, incluant un circuit de deux points à Morgan Burkhart.Jeremy Powell était le partant.Il a atteint le premier frappeur mais il s’est bien débrouillé par la suite.En quatre manches, il a donné trois coups sûrs, un but sur balles et un point.Sa balle courbe et son changement de vitesse l’ont bien servi.Le voltigeur Milton Bradley n’a obtenu aucun coup sûr en six présences et sa moyenne a glissé à ,138 (4-en-29).11 n'est visiblement pas prêt pour les ligues majeures.A V HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 39 23 7 3 213 180 88 Ottawa 34 23 11 2 202 172 81 Montréal 30 32 7 3 164 162 70 Buffalo 28 32 10 2 174 179 68 Boston 21 31 17 5 175 204 64 Section Atlantique New Jersey 40 22 8 5 216 168 93 Philadelphie 36 21 11 2 197 155 85 Pittsburgh 28 33 8 6 197 203 70 NY Rangers 28 33 10 3 197 200 69 .NY Islanders 20 41 8 1 161 228 49 Section Sud-Est Si'' Washington 36 22 11 1 185 163 84 Floride 36 28 5 5 204 174 82 Caroline 30 30 9 0 185 190 69 Tampa Bay 15 45 7 7 167 252 44 Atlanta 12 50 6 4 141 259 34 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 43 17 9 0 210 140 95 Detroit 41 20 8 1 229 176 91 Chicago 26 36 7 2 203 217 61 Nashville 24 39 6 6 175 204 60 Section Nord-Ouest Colorado 33 27 10 1 198 177 77 Edmonton 26 29 15 8 193 183 75 Calgary 28 33 8 5 182 214 69 Vancouver 23 32 14 7 179 203 67 Section Pacifique Dallas 38 25 7 4 177 156 87 Phoenix 35 26 7 1 202 184 78 Los Angeles 33 27 8 3 214 197 77 San José 28 32 9 7 187 179 72 Anaheim 28 30 11 2 181 190 69 CLASSEMENT GÉNÉRAL Association de l’Est Mj Pts x-New Jersey 70 93 x-Toronto 69 88 x-Washington 69 84 Philadelphie 68 85 Floride 69 82 Ottawa 68 81 Montréal 69 70 Pittsburgh 69 70 Caroline 69 69 NY Rangers 71 69 Buffalo 70 68 Boston 69 64 NY Islanders 69 49 Tampa Bay 67 44 Atlanta 68 34 Association de l’Ouest Mj Pts x-St.Louis 69 95 x-Dallas 70 87 x-Colorado 70 77 Detroit 69 91 Phoenix 68 78 Los Angeles 68 77 Edmonton 70 75 San José 69 72 Anaheim 69 69 Calgary 69 69 Vancouver 69 67 Chicago 69 61 Nashville 69 60 Dimanche Caroline 5 Atlanta 1 Buffalo 4 N.Y.Islanders 2 Dallas 4 St.Louis 2 Nashville 4 Edmonton 3 Chicago 3 Tampa Bay 1 Colorado 3 Philadelphie 1 Hjer New Jersey 3 Pittsburgh 2 Edmonton 3 Atlanta 0 Dallas 4 N.Y.Rangers 3 Philadelphie à Phoenix Vancouver à Los Angeles Calgary à San José Aujourd’hui Tampa Bay à Montréal, 19h30 Nashville à Detroit, 19h30 Anaheim au Colorado, 20h Demain Dallas au New Jersey, 19h N.Y.Islanders à Washington, 19h Chicago à Toronto, 19h30 Tampa Bay à N.Y.Rangers, 19h30 Edmonton en Caroline, 19h30 Ottawa à Calgary, 21 h St.Louis à Phoenix, 22h Los Angeles à Anaheim, 22h30 Buffalo à San José, 22h30 Jeudi Montréal à Philadelphie, 19h30 Floride à Pittsburgh, 19h30 N.Y.Islanders à Atlanta, 19h30 Toronto à Detroit, 19h30 Boston à Chicago, 20h Nashville au Colorado, 21 h Buffalo à Vancouver, 22h BASEBALL LIGUE DES PAMPLEMOUSSES LIGUE AMÉRICAINE G P Pet.Oakland 8 1 .889 Minnesota 10 3 .769 Tampa Bay 8 4 667 Baltimore 6 4 .600 Toronto 6 5 .545 Detroit 5 5 .500 Seattle 4 4 .500 Cleveland 5 6 .455 Anaheim 4 5 .444 Chicago 5 9 .357 New York 4 8 .333 Texas 3 7 .300 Kansas City 3 8 .273 Boston 3 9 .250 LIGUE NATIONALE Houston 10 2 .833 Arizona 9 4 .692 Montréal 6 3 .667 Philadelphie 8 5 .615 Pittsburgh 6 4 .600 St.Louis 6 4 .600 Chicago 5 4 .556 San Diego 5 4 .556 Atlanta 6 5 .545 New York 7 6 .538 Cincinnati 7 7 .500 Milwaukee 4 6 .400 Colorado 4 7 .364 Floride 4 8 .333 San Francisco 2 5 286 Los Angeles 1 10 .091 4 l
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