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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-03-18, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1910 4- DEVOIR LitUUft Exigez L'Agenda l Vol X C I X " 5 9 4 L K S S A M EDI 18 E T I) 1 M A N (’ 11 E I 9 M A R S 2 O 00 1 .9 .r> $ + T a X E s = 2 .2 5 Si LES ARTS MARIE-JO THÉRIO: ENTRE CAFÉS ET «SMOKES» PAGE B 9 LE MONDE WASHINGTON FAIT SIGNE AUX RÉFORMATEURS IRANIENS PAGE A 10 PLAISIRS PINARD EN REPRISE: PLEIN SOLEIL À CORDOUE PAGE C14 PERSPECTIVES Michel Venne Après la « patente » à Usée Les feux sont tournés vers Ottawa ces jours-ci, où Jean Chrétien se débat pour préserver son leadership et où, hier, il parlait du projet souverainiste du Québec comme d’un chien malade, qu’il n’y a plus lieu de craindre.Mais pendant ce temps, au Québec, les souverainistes semblent vouloir sortir d’une certaine morosité.Certes, la souveraineté n’a pas rejoint, dans les sondages, les sommets déjà atteints.Le dernier Léger et Léger donne 40 % d’appui à ce projet Mais, comme l’ont montré les sociologues Gilles Gagné et Simon Langlois dans nos pages mardi et mercredi derniers, le recul de l’option doit être relativisé.Le fameux déclin de la souveraineté qui fait triompher Jean Chrétien n’est pas inexorable.L’appui ferme à la souveraineté n’a guère baissé quand on compare les sondages de 1995 (moyenne: 45 % de OUI) à ceux de 1999 (44 %); c’est l’appui au NON qui s’est raffermi au cours de l’année dernière, durant laquelle, rappellent les sociologues, les problèmes dans le secteur de la santé, la grève des infirmières et le£ négociations avec les employés de l’État ont dominé l’actualité.Selon Gagné et Langlois, cette remontée du NON pourrait n’être que conjoncturelle.Elle serait le fait de la classe moyenne francophone de moins de 55 ans (dans les autres groupes, l’appui à la souveraineté n’a pas bougé) et attribuable à un mécontentement passager face aux politiques du gouvernement du Québec.L’étude des deux collègues de l’Université Laval met en évidence que c'est moins «l’âme québécoise» qui serait déterminante pour le sort de l’option que l’intérêt bien compris du groupement social majoritaire, celui de la classe moyenne.Les deux sociologues rejoignent les conclusions des présidents des commissions régionales sur l’avenir du Québec, créées par Jacques Parizeau en 1995: les gens sont prêts à faire la souveraineté, mais si c’est pour vivre dans une société meilleure, une société plus juste, qui donne du travail à son monde, qui soutient ses familles, où le gouvernement se rapproche des citoyens et fait confiance aux régions.La popularité toujours élevée de Jean Chrétien au Québec (jusqu’à 48 % plus tôt cette année) a donné quelques sueurs froides à certains souverainistes.Mais sondage pour sondage, selon le dernier Angus Reid, le Bloc québécois obtient 45 % de l’appui des électeurs décidés contre 39 % pour le Parti libéral du Canada; 53 % des répondants désapprouvent la performance de Jean Chrétien tandis que la même proportion approuve celle de Gilles Duceppe.Le défaitisme, qui est cyclique chez les péquistes, les a poussés à explorer diverses voies parallèles.Jean-François Osée a sonné un coup de tonnerre avec sa Sortie de secours (un référendum sur les pouvoirs essentiels du Québec).Mais son option, que Lucien Bouchard a qualifiée de «patente», la semaine dernière, a été définitivement écartée des débats du congrès de mai prochain lorsque la région de Chaudière-Appalaches a battu une proposition qui aurait pu lui servir de véhicule.Nous vivons maintenant dans «l'après-patente».Lucien Bouchard a clairement indiqué qu’il ne voulait plus jouer dans le vieux film du renouvellement du fédéralisme.C’est comme si les péquistes avaient examiné l’option Usée et, la comparant se sont dit que la leur, celle de la souveraineté-partenariat, n’était pas si folle après tout Le discours sur le budget de Bernard I^ndry a achevé cette semaine d’embaumer l’atmosphère.En reprenant les dépenses en faveur de la santé et de l’éducation, renouant ainsi avec le discours social-démocrate, en concrétisant les ententes conclues avec les syndicats du secteur public, celle avec les infirmières venant à peine d’être ratifiée, tout en réduisant les impôts plus considérablement que prévu, M.Landry plaît à la classe moyenne, le groupe qui, justement, tient entre ses mains le sort de la souveraineté.Et tout cela, a dit M.Landry, appuyant son propos sur moult références à la «nation québécoise», se réalise même si «la véritable marge de manœuvre financière et fiscale se trouve du côté d’Ottawa».Imaginez, a-t-il ajouté, si Québec «détenait le contrôle complet de tous les impôts».«A taste of sovereignty», titrait le Globe and Mail de Toronto, le lendemain.Après ce budget positif pour le gouvernement souverainiste, avec un regain de militantisme chez les péquistes, nous verrons si s’ouvre, comme le disait M.Landry, «une nouvelle saison pour notre patrie», si l’appui à la souveraineté croîtra au cours des prochains mois ou si le déclin dont parle Jean Chrétien tient à des raisons plus profondes.Faire la souveraineté pour vivre dans une société meilleure METEO Montréal Ciel variable se couvrant en après-midi.Froid.Max: 0 Min: -16 Québec Ensoleillé.Max: -3 Min: -18 Détails, page C 4 I N D E X Annonces.C 10 livres D 1 Bourse .C 9 I^e monde A10 Les Arts .B 1 Ix-s sports.C 13 Avis publics .C 12 Mots croisés C 12 Économie.C 1 Plaisirs C 14 Editorial .A 12 Politique A 8 www.ledevoir.com Une indicible douleur T PRESSE CANADIENNE Légèrement blessé et hors de danger, Wayne Kroeker, le bien triste témoin de l’accident survenu jeudi sur la petite route de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, a voulu rencontrer la presse hier malgré sa douleur.C’est lui qui conduisait le véhicule qui a heurté de plein fouet une mini-fourgonnette remplie d’enfants.L’homme a tenu à manifester sa sollicitude aux familles des jeunes victimes.Tragédie routière à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet Après la stupéfaction, l’empathie SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR L> empathie à la suite de la tragédie qui a frappé de plein 1 fouet la petite communauté de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet est générale.Après la stupéfaction, les témoignages de sympathie et de compassion ont fusé de partout.A la municipalité, les services de soutien psychologique pour les familles et les proches ont immédiatement été mis en place.«En mon nom personnel et en celui de tout le monde des petites localités avoisinantes, j’aimerais dire qu’il y a des gens dont le cœur s’est arrêté, mais Hyena d’autres chez qui le cœur a continué [de battre].Aujourd’hui, nous devons penser À ces gens-là.[.] Nous devons leur dire que nous sommes avec eux de tout cœur», a commenté hier Marcel Tremblay, le maire de la municipalité, manifestement ébranlé par l’événement Jeudi matin, un violent accident routier a coûté la vie à sept jeunes enfants de moins de six ans.Une fourgonnette dans laquelle prenaient place dix enfants, en route vers une cabane à sucre avec leur éducatrice en garderie, a heurté un autre véhicule pour des raisons encore inexplicables.Deux des rescapés sont hors de danger mais le troisième était toujours hier dans un état critique, ayant subi un traumatisme crânien et diverses blessures graves à l’abdomen.La conductrice, qui s’en est tirée indemne, était toujours en état de choc nerveux hier.La jeune femme dans la trentaine a aussi perdu son propre enfant dans l’accident L’enquête du coroner suit son cours et durera plusieurs semaines.En attendant, la petite communauté était toujours en état de stupéfaction.«Il faut que je trouve des mots, mais qu’est-ce que je peux dire?Il n’y a pas de description [.], il n’y a pas de mots», a poursuivi Marcel Tremblay.VOIR PAGE A 14: TRAGÉDIE Retard dans l’implantation de la réforme Le ministère de l’Éducation a dû refaire ses devoirs MARIE-ANDRÉE CHOLINARD LE DEVOIR Chargée de passer au peigne fin le contenu de la réforme de l’éducation, la Commission des programmes d’études a émis à l’automne des critiques à ce pojnt sévères sur certains programmes du ministère de l’Éducation, dont celui du préscolaire, que d'importantes corrections ont dû être apportées, ce qui bouleverse l’échéancier d’implantation initialement prévu.Le programme d’éducation préscolaire «ne constitue pas, dans son état actuel, un bon outil de planification pour l’enseignement ni un instrument utile pour la coordination pédagogique», affirme la Commission des programmes d’études (CPE) dans un document intitulé Un important effort de renouvellement.mais des imprécisions inquiétantes, publié en novembre dernier et consulté par Le Devoir.VOIR PAGE A 14: RÉFORME Lire aussi en page A 3 : Démarrage en septembre, tout en souplesse I üa L.,.Dans une même école, l’application de la réforme pourrait varier d’une classe à l’autre.ARCHIVES LE DEVOIR Affaire Barnabé Des policiers indignes de rester, selon 92,8 % des Québécois La police a une sérieuse côte à remonter, révèle une enquête Sondagem-Le Devoir PIERRE O’NEILL LE DEVOIR > » Personne ne doit se croire au-dessus des lois, dit la s* gesse populaire.La très grande majorité des Québéj cois (92,8 %) est d’avis que les policiers responsables de la mort du chauffeur de taxi Richard Barnabé devraient être congédiés.Une enquête d’opinion publique réalisée par la maison Sondagem pour le compte du Devoir et de la radio CKAC indique en effet qu’ils sont très peu nombreux (7,2 %) à penser que ce dérapage policier ne devrait pas être sanctionné.Cela, après répartition des 11,2 % d’indécis.VOIR PAGE A 14: POLICIERS lire aussi en page A 3 : Les policiers Samson et Bergeron resteront IDÉES Toujours indigné Un an après la sortie fracassante de L’Erreur boréale, le poète-chansonnier, Richard Desjardins, invite — dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui par Le Devoir — le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, à surseoir à l’approbation des plans généraux des exploitants forestiers, qui vont régir la coupe et l’aménagement des forêts pendant les 20 prochaines années.La lettre percutante stigmatise le report de la réforme forestière annoncée, l’absence de débat public, même dans une commission parlementaire où le ministre serait à la fois «juge et partie», et l’annulation inexpliquée de la hausse des droits de coupe.¦ À lire en page A 13 Les Québécois doivent tourner la page, dit Chrétien MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Les Québécois doivent tourner la page.Le mouvement souverainiste ressemble à un «chien malade» et le référendum de 1995 est déjà de l’histoire ancienne.Il est temps d’élire des libéraux qui pourront, lors de la prochaine campagne électorale, ignorer le dossier de l’unité canadienne pour concentrer leur attention sur leur combat contre la droite et la préparation du Canada pour le XXI’ siècle, croit le premier ministre Jean Chrétien.VOIR PAGE A 14: CHRÉTIEN LES ACTUALITÉS Le droit à une vie de qualité # Recevoir une subvention pour maintenir un malade à domicile n’est pas une mince affaire.Suzie Laporte et sa famille l’ont appris à la dure.Pendant dix ans, ils ont présenté des demandes d'aide financière pour faire exécuter des travaux essentiels à la qualité de vie de la jeune cancéreuse.Découragés, les Laporte se sont tournés vers la presse.et, contre toute attente, leur dossier risque de se régler au cours des prochains jours.¦ Nos informations en page A 4 J ( I.K D K V 0 I R., L K S S A M K I) I 18 K T DIMANCHE 19 M A R S >0 -?LE DEVOIR «-— a r> POLITIQUE Congrès du Parti libéral du Canada Les militants sont invités à donner une image d’unité HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Les contestations du leadership de Jean Chrétien inquiètent suffisamment les libéraux pour que le ministre responsable du Québec, Alfonso Ga-gliano, invite en privé les militants à donner une image d’unité du parti d’ici la fin du congrès, a appris TVA.En public, M.Gagliano a demandé aux députés de Jean Charest de se mêler de leurs affaires.Réunis en caucus lors du congrès du PLC, hier matin, les délégués québécois se sont fait dire que le parti était uni, qu’il n’y avait qu’un seul chef Jean Chrétien, et que celui-ci allait gagner les prochaines élections, a-t-on appris.«Nous pouvons, en travaillant ensemble, paire mentir les journalistes [.] d’ici dimanche», a lancé à ses troupes québécoises M.Gagliano, qui est aussi responsable de l’organisation électorale du PLC dans la province de Québec.Puis, devant les caméras, M.Gagliano a rappelé à l’ordre les députés libéraux provinciaux de Jean Charest Cinq d’entre eux ont déclaré jeudi que Jean Chrétien «avait jait son temps» et devrait laisser sa place au profit de ses aspirants successeurs, le ministre des Fi- ARCHIVES LE DEVOIR Jean Charest n’a pas apprécié de voir certains de ses députés se prononcer sur l’avenir de Jean Chrétien Leadership de Chrétien Charest rappelle ses députés à l’ordre «Ce n’est pas à nous de nous prononcer», dit le chef libéral ROBERT DUTRISAC DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Jean Charest estime que le Parti libéral du Québec n’a pas à se prononcer sur l’intention de Jean Chrétien de solliciter un troisième mandat et s’avoue mécontent que certains de ses députés aient jeter la pierre au chef du Parti libéral du Canada.«Ce n 'est pas à nous de nous prononcer là-dessus», a livré au Devoir M.Charest, qui a exprimé son mécontentement d’entendre certains de ses députés — le chef du caucus du PLQ, Jacques Chagnon, le député de Châ-teauguay, Jean-Marc Fournier, et le député de Chomedey, Thomas Mul-cair — dire tout haut que M.Chrétien avait fait son temps.«Le PLQ, dans son approche, prétend ne pas vouloir décider qui devrait être le chef des autres partis», a dit M.Charest.Et ce principe s’applique autant au PI£ qu’à l'Alternative unie ou au Parti progressiste-conservateur du Canada.Le PIXJ est un parti différent du PLC et rallie nombre de militants hors des rangs des libéraux fédéraux, a-t-il fait observer.Que Jean Chrétien s’incruste ou non ne doit pas influer sur les orientations du PLQ, et sa présence pour un autre mandat encore n’aura pas d’influence sur la performance du PLQ auprès de l’électorat, croit M.Charest.«Qui est ou n 'est pas le chef du Parti libéral du Canada ne doit pas changer notre vision de ce que doit être le fédéralisme», a-t-il dit.C’est l'intérêt du Québec à long terme qui importe et les politiques du PLQ «s'articulent autour d'une relation avec l'ensemble des leaders politiques au pays», a dit M.Charest.«Ce serait une erreur pour le Québec de percevoir ses liens avec l’ensemble du pays strictement comme étant des liens avec le gouvernement fédéral», a fait valoir le chef libéral.Les militants libéraux sont invités à faire l’unité autour du chef.nances, Paul Martin, ou encore celui de la Santé, Allan Rock.«Le Parti libéral du Québec et le Parti libéral du Canada sont deux partis complètement séparés, a lan- cé M.Gagliano, et je crois qu’ils [les députés du PLQ] ont manqué une occasion en or de se la fermer.Ils seraient tout aussi indignés si des députés libéraux fédé- raux prenaient position sur le leadership de M.Charest.Alors j’espère que M.Charest va rappeler à l’ordre ses députés.» Même son de cloche du côté de Denis Coderre, le ministre responsable du Sport amateur, qui a qualifié de «malsains» les commentaires des députés du PLQ.Il leur a demandé «un peu de retenue».Ces commentaires avaient pour but de faire taire les rumeurs de division du parti entre les clans de Jean Chrétien et du ministre des Finances Paul Martin et, du même coup, tuer dans l’œuf toute tentative larvée des supportera de M.Martin de pousser le premier ministre vers la porte de sortie.Mais la tâche a été rendue difficile par la publication, dans le Toronto Star, d’un sondage préparé par Goldfarb Consultants favorable à Paul Martin.Le sondage indique que le Parti libéral du Canada récolterait beaucoup plus d’appuis aux prochaines élections s’il était dirigé par Paul Martin que s’il était encore dirigé par M.Chrétien.Il fait état d’un appui de 45 % avec M.Martin, contre 37 % avec le premier ministre actuel.Au Québec, où les libéraux espèrent faire des gains pour pallier les pertes appréhendées en Ontario contre la nouvelle Alliance canadienne, Paul Martin recueille la faveur de 57 % des répondants, son meilleur score au pays.Le sondage indique aussi que les électeurs affirmant voter assurément pour le PLC étaient en chute, passant de 25 à 11 %.Ce sondage n’a fait qu’alimenter les discussions de corridor.La plupart des délégués québécois interrogés ont indiqué qu’il n’était pas approprié de contester le leadership de M.Chrétien maintenant puisqu’il a obtenu un vote de confiance en 1997 de 91 %, et même qu’il ne servait à rien de pousser le premier ministre: la décision de céder sa place serait la sienne et celle de personne d’autre.Mais certains ont reconnu que M.Chrétien n’était pas «le plus populaire au Québec» et que M.Martin serait plus attrayant aux yeux des électeurs québécois.«M.Martin rafraîchirait l’image en affichant les mêmes convictions», a indiqué un délégué et candidat défait aux dernières élections.Une autre déléguée a indiqué, à propos de la réunion secrète à Toronto des proches de M.Martin et d’une vingtaine de députés, qu’il était tout à fait normal que les gens de Toronto, la plupart du milieu des affaires, se questionnent sur l’avenir de Paul Martin.«M.Martin est un ministre colossal, il est responsable de plusieurs des grandes réalisations du PLC et les gens ACM m MO Incluant: • V6 VTEC de 225 chevaux • Boîte SportShift séquentielle • Sièges chauffants en cuir • Chaîne Bose® avec lecteur de CD • Climatiseur • Phares haute intensité (HID) et tellement plus.Vivez votre plus beau printemps.AC U R A Dès le 1M avili, puissance, luxe el élégance version 201 concessionnaires La toute nouvelle Acura 3.2CL Type S 2001 Une vision qui inspire un élan de passion, acura tl’.U.S.I.«Ir In 3.211.(iiHHlrle I J l") 2000 nrllvr.lnins|Hirl H prcpnriilion (850 $), Ihxcm, im mnl rien IhI inn (‘I 41**11 ni lire «¦n »u*.Le prix de veille de* eiiiiee*»imiiitiire* peul èlre intérieur.(Jurande Aeura limilée de 5 nnx/tOO 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si une majorité des membres (tous ceux possédant une carte du parti) votent en ce sens.L’exécutif national du PLC voulait, en proposant l’amendement, éliminer cette deuxième possibilité, mais les délégués ont refusé en votant contre.Pour,,,ceux qui pensent que te loft est une occasion de créer des espaces ouverts et fluides, un espace de-liberté et de flexibilité.514 8480711 i 555, nie de la Commune Lundi au jeudi, de lih à 21 h.Samedi et dimanche, de 13h à 17h.Alliance, les constructeurs urbains i- L K I) K V 0 I K , LES SAMEDI 18 E T D I M A N C II E I il M A K S 2 0 (* Il A 10 =-?LE DEVOIR ?LE MONDE Pistaches et caviar pour se réconcilier Un accord avec Washington Washington fait signe aux réformateurs iraniens Téhéran accueille favorablement ce geste avant tout symbolique ¦fÊi'à ëSmÆ mm ;• : ~ : .• 'C Æ • RI ^ a-g&A.lii REUTERS Une Iranienne examine une sélection de tapis dans un magasin de Téhéran.Les tapis font partie des produits que l’Iran pourra dorénavant exporter aux États-Unis.P-» f •V.4 U-Jt ASSOCIATED PRESS REUTERS Dans le but affiché d’encourager les réformateurs iraniens largement vainqueurs ajux législatives du mois dernier, les Etats-Unis ont annoncé hier la levée de l’embargo sur plusieurs produits, dont le caviar, et promis de régler plusieurs différends juridiques avec Téhéran, tout en restant très prudents.«Il y a une possibilité pour des relations plus normales et mutuellement plus productives» avec l’Iran, a déclaré le secrétaire d’État américain, Madeleine Albright, tout en pressant Téhéran de se démarquer clairement du terrorisme et de renoncer à acquérir d’armes de destruction massive.La secrétaire d’État a ajouté que pour montrer que «les États-Unis n’ont ¦ aucune mauvaise intention envers les Iraniens, les Américains pourraient désormais importer d’Iran des tapis et des produits alimentaires tels que les fruits secs, les pistaches ou le caviar».«Ce qui est important aujourd’hui, .ce n’est pas simplement l’assouplissement des sanctions sur les tapis et certains produits alimentaires.C’est plus profond que cela», a-t-elle précisé.«Nous sommes prêts à aller de l’avant, pas à pas ou plus rapidement, pourvu que l’Iran en manifeste le désir et s’y engage.» ; Réagissant à cette annonce, Téhéran a salué ce pas «positif» en lui fai-: sant «bon accueil», a déclaré Hamid Reza Asefi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, , cité par la télévision d’État.En retour, a-t-il promis, «dans le cadre législatif iranien, les États-Unis peuvent exporter des céréales et des médicaments vers l’Iran».Mme Albright s’exprimait devant le Conseil américano-iranien, organisme privé créé il y a trois ans à Princeton.Son objectif est d’améliorer les relations avec Téhéran, plus de 20 ans après la Révolution islamique et trois ans après l’arrivée au pouvoir du président Mohammed Khatami, plus modéré que ses prédécesseurs.Le gouvernement américain souhaite par ailleurs renforcer les contacts entre les étudiants, artistes, professionnels, sportifs et organisations non gouvernementales des deux pays pour «étendre les rapports d'entente et de confiance mutuelles».Mme Albright a ajouté que les États-Unis avaient rendu à l’Iran «la plus grande partie» des avoirs gelés lors de la prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979 et que Washington voulait à présent «régler les différends relativement peu nombreux mais très importants qui restent».Toutefois, la secrétaire d’État ne se fait pas d’illusions: «Nous ne bâtirons pas une véritable relation uniquement sur des tapis et des graines.» Elle a d’ailleurs réaffirmé que l’Iran soutenait le terrorisme, fournissant notamment des armes au Hezbollah au Liban, tentait de se procurer des armes de destruction massive et persécutait les minorités religieuses.Le président Bill Clinton a ainsi renforcé cette semaine les sanctions contre Téhéran dans le domaine pétrolier en interdisant aux entreprises américaines de coopérer avec l’industrie iranienne.Pour Mme Albright, le procès la semaine prochaine à Shiraz de 12 juifs accusés d’espionnage sera un bon test pour les réformateurs.«Le vent démocratique en Iran et si rafraîchissant et beaucoup des idées adoptées par ses dirigeants sont si encourageantes qu’il y a un risque d’en attendre trop.En réalité, il est trop tôt pour savoir avec précision où mèneront ces tendances démocratiques.» La secrétaire d’État a néanmoins reconnu que les États-Unis avaient nourri la méfiance, notamment par leur rôle dans le renversement du premier ministre Mohammed Mossadegh en 1953 et leur soutien au shah, ainsi que par leur politique de soutien à l’Irak pendant la guerre contre l’Iran (1980-88).«Mais il est temps d’élargir notre perspective [.].Certainement, il est temps pour l’Amérique et l’Iran d’entrer dans une nouvelle saison où la confiance mutuelle pourra se développer et où la chaleur remplacera le long hiver de notre désaccord», a conclu Mme Albright.Processus de paix en Irlande du Nord Climat d’espoir à Washington ! AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Une lueur d’espoir est apparue hier dans le proces-1 sus de paix en Irlande du Nord, le lea-: der protestant modéré d’Ulster David ; Trimble s’étant déclaré à Washington prêt à s’engager dans une nouvelle étape sans attendre des mesures de désarmement de TIRA.«J’ai dit clairement que nous ; sommes prêts à nous engager dans une ; nouvelle étape (du processus de paix) ! qui ne portera probablement pas tout ; de suite sur les armes, mais qui devra • aborder ce problème», a-t-il dit lors ! d’une conférence de presse.' M.Trimble, qui s’est entretenu ! dans l’après-midi avec le président Bill | Clinton des moyens de sortir de l’im-¦ passe actuelle dans la province, a tou-I tefois averti que tout engagement en vue d’un désarmement de IIRA devait être suivi d’un véritable désarmement Tout en affirmant qu’un engagement de TIRA à renoncer à la violence est «extrêmement» important, M.Trimble a souligné que «l’action a plus de poids que les paroles».«Il faut que le mouvement républi-; cain aille plus loin et présente des propositions qui gamntissent que cette fois \ cela marche», a prévenu le leader protestant à la Maison Blanche.! Le Premier ministre irlandais Ber-; tie Ahern s’est empressé de saluer > l’ouverture du leader protestant «C’est I une bonne déclaration, une déclaration encourageante», a-t-il déclaré à l’issue ! de sa rencontre avec le président Bill ; Clinton.«H n’y a pas d’autre solution» à «une mise en mise en oeuvre totale de ! l’accord du Vendredi Saint».Le président Bill Clinton a de son • côté exprimé son optimisme.«Cet ac-; cord demeure le meilleur espoir que nous n’ayons jamais eu défaire la paix ! et je crois toujours à son succès».; Seul Gerry Adams, le chef du Sinn ’ Fein (aile politique de TIRA), a sem-; blé plus prudent.«Je suis vraiment ¦ sceptique», a-t-il dit.«Lorsque certains '.hommes politiques viennent ici ils adoucissent le ton de ce qui est en fait une ligne dure».Taipei est submergée par les banderoles et le bruit de supporters Allégresse et inquiétude à Taïwan AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Taipei — Inquiétude et liesse électorale ont dominé hier la fin de la campagne à Taiwan, qui vote aujourd’hui pour choisir son dixième président, après les menaces proférées ces dernières semaines par la Chine.Des centaines de milliers de Taïwanais se sont pressés hier aux derniers meetings électoraux.Les trois candidats en lice — l’indépendantiste Chen Shui-bian, l’actuel vice-président Lien Chan et le dissident James Soong —, au coude à coude dans les sondages, ont effectué un marathon de dernière heure à la rencontre de leurs électeurs.Loin de cette fête aux accents de kermesse, les forces armées taiwanaises ont été placées en état d’alerte maximum d’hier après-midi à demain matin et leurs effectifs renforcés.Néanmoins, aucun signe d’activité militaire chinoise n’a été décelé hier, selon le ministère de la Défense.Près d’un million de personnes se sont rassemblées dans tout le territoire, dont quelque 800 000 dans la capitale, submergée par les couleurs, les banderoles et le bruit de supporters électrisés par les discours de leurs candidats.Le temps, gris et pluvieux, n’a nullement découragé cette foule enthousiaste à Taipei et dans le reste de l’île, où le moindre village résonnait des cris des partisans de tel ou tel candidat.Deux candidats, le vice-président Lien Chan, qui défend les couleurs du Kouo-min-tang (KMT, au pouvoir), et James Soong, un indépendant transfuge du KMT, ont jeté toutes leurs forces dans la bataille pour tenter de débaucher les électeurs de chaque camp.«Abandonnez Soong, votez pour Lien!», ont martelé les responsables du KMT tout au long des derniers meetings, quelques heures avant un scrutin particulièrement disputé.«Abandonnez Lien, votez pour Soong!», ont répondu avec non moins de force les partisans de l’ancien secrétaire général du KMT, en rupture de parti.Cette division du parti nationaliste au pouvoir à Taïwan depuis 1949 fait évidemment le jeu du candidat du Parti démocratique et progressiste (DPP, opposition), Chen Shui-bian, bête noire de Pékin pour ses vues indépendantistes.Ces trois candidats sont au coude à coude dans la bataille et chacun a déployé des efforts frénétiques pour rallier les derniers hésitants, à coups de slogans ou de manœuvres.Lee Ching-hwa, le chef d’un petit parti, le Nouveau Parti de Taiwan, a annoncé hier, à la surprise générale, renoncer à soutenir son propre candidat au profit de James Soong, dans le but, a-t-il assuré, de contrer les forces indépendantistes.Le Nouveau Parti de Taïwan, parti le plus proche de Pékin, est très favorable à la réunification de l’île à la Chine, conformément aux vues des autorités chinoises qui ont mis tout leur poids dans la balance ces dernières semaines pour éviter toute velléité d’indépendance à TaiNvan.Pékin considère Taïwan comme une province rebelle depuis la fuite des nationalistes sur l’île en 1949 à la fin de la guerre civile remportée par les communistes.~r - ¦.* r ROB MAN REUTERS Près d’un million de Taïwanais ont participé hier à des rassemblements politiques.Ici, des supporters du candidat indépendant James Soong manifestent devant le portrait de leur favori.L’influence de ce parti est limitée à moins de 1 % des électeurs, mais vu l’étioitesse des marges séparant les trois principaux candidats, chaque ralliement est le bienvenu.L’attitude de défi face à la Chine rencontre l’approbation bruyante des foules nombreuses et colorées qui se sont déplacées massivement pour soutenir leur candidat à travers toute l’île, particulièrement dans la capitale.Les trois ténors de la politique taïwan ai se y ont eu recours mais se sont également efforcés de calmer le jeu.«J’exprimerai ma plus grande sincérité pour négocier avec la Chine, pour diminuer les tensions des deux côtés du détroit» de Formose, a assuré M.Chen, soucieux de rassembler et de convaincre les derniers hésitants, devant un stade de la ville archicomble.Smith & Wesson contrôlera mieux la vente de ses armes Le fabricant respectera dorénavant un code de conduite ALICE ANN LOVE ASSOCIATED PRESS Washington — Le gouvernement Clinton a annoncé hier la conclusion d’un accord sans précédent avec le principal fabricant d’armes américain, Smith & Wesson, qui s’est engagé à mieux contrôler la vente de ses produits tout en équipant ses armes de poing d’un système de sécurité supplémentaire.Aux termes de l’accord conclu entre le fabricant le ministère du Développement urbain çt du Trésor et des représentants des États américains, Smith & Wesson a accepté de respecter un «code de conduite» pour la vente et la distribution d’armes de poing.Elles ne seront vendues qu’à des «vendeurs et des distributeurs accrédités», qui devront aussi se plier à certaines conditions.Un armurier se verra retirer sa licence si, par exemple, «un nombre disproportionné» de crimes ont été commis avec des armes qu’il a vendues.En échange de ces engagements, le gouvernement fédéral et les États américains vont abandonner toutes les poursuites entamées à l’encontre de Smith & Wesson ou s’engagent à ne pas déposer de nouvelles plaintes.L’administration Clinton avait en effet menacé de traîner les fabricants d’armes devant les tribunaux s’ils refusaient d’entamer des négociations pour un contrôle accru des ventes d’armes.L’annonce de cet accord intervient après une série de fusillades dans des écoles et les lieux de travail.La dernière en date, le 10 mars dernier, a fait un mort et deux blessés près d’un lycée de Géorgie, à l’issue d’une fête en l’honneur de l'équipe féminine de basketball locale.Le 29 février, une fillette de six ans a été tuée par un de ses camarades de classe du même âge dans une école de Mount Morris Township (Michigan).D’ici les deux prochains mois, toutes les armes de poing produites par Smith & Wesson devront être équipées d’un système de verrouillage externe.Elles devront de surcroît être conçues, dans un délai maximal d’un an, de façon à ne pas pouvoir être utilisées par un enfant de moins six ans.Un système de verrouillage interne devra aussi être installé sur toutes les armes de la marque d’ici deux ans.En outre, le manufacturier devra graver un deuxième numéro de série caché, afin de contrer les délinquants qui oblitèrent ce numéro.Une commission de suivi sera mise en place pour surveiller l’application effective de ces mesures.«Notre objectif avec cet accord est de continuer à vendre au grand public.Il aurait été facile d’accepter de ne plus vendre qu’aux policiers ou à l’armée, mais cela n’a jamais été une option pour nous», a déclaré Ken Jorgensen, porte-parole de Smith & Wesson.L’OTAN prie Belgrade de laisser tranquille le Monténégro ESZTER SZAMADO AGENCE FRANCE-PRESSE Budapest — Le secrétaire général de l’OTAN, lord George Robertson, a demandé hier à Belgrade de lever immédiatement son blocus économique contre le Monténégro, pro-occidental.«Le président Milosevic n’aurait jamais dû appliquer de blocus économique contre le Monténégro.Je lui demande de retirer ce blocus et de permettre au gouvernement démocratique du Monténégro de poursuivre ses affaires», a déclaré M.Robertson en marge d’une réunion avec des dirigeants des Balkans hier à Budapest.«Le président Milosevic ne devrait pas faire de sottise contre le président, démocratiquement élu, du peuple du Monténégro», a-t-il ajouté.«Nous pensons qu’il y a une provocation à miner l’autorité du gouvernement élu du Monténégro.Cela devrait être levé immédiatement», a précisé le secrétaire général de l’OTAN.M.Robertson a assuré ne pas vouloir «lancer des menaces, mais l'OTAN est bien sûr en train de surveiller les événements au Monténégro, avec grand intérêt et une inquiétude croissante».Il s’est refusé à détailler quelle pourrait être la réaction éventuelle de l’OTAN.Le secrétaire général de l’OTAN rencontrait hier et rencontre encore aujourd’hui dans la capitale hongroise les premiers ministres des pays voisins de la République fédérale de Yougoslavie (RFY).Le régime du président serbe Slobodan Milosevic a lancé au début du mois une nouvelle guerre économique contre le Monténégro, le trafic de marchandises entre la Serbie et cette république pro-occidentale ayant été bloqué dans les deux sens par la police et les douaniers serbes, selon la presse monténégrine.La télévision monténégrine, favorable à M.Djukanovic, indiquait le 6 mars que plus de 100 camions transportant de la marchandise, des vivres pour la plupart, étaient empêchés par la police d’entrer au Monténégro.La société publique monténégrine des pharmacies a de son côté dénoncé l’interdiction d’acheminer au Monténégro des médicaments.Selon la presse, les voitures privées étaient refoulées si leurs passagers avaient dans leurs bagages autre chose que des effets personnels.Des analystes à Podgorica, capitale du Monténégro, ont jugé que M.Milosevic cherche à atteindre le «talon d’Achille» de cette petite république aride qui parvient à produire à peine 25 % des besoins alimentaires de ses 650 000 habitants.M.Robertson a assuré que l’OTAN était prête à toute éventualité en cas d’un regain de tension en RFY.«Je ne prévois pas d’escalade, de troubles ou de violence au Kosovo ou au Monténégro, a indiqué M.Robertson.Nous avons suf fisamment de troupes au Kosovo pour gérer les zones sensibles et empêcher d’agir les extrémistes qui pourraient vouloir créer des problèmes.» L’OTAN surveille les événements au Monténégro, avec grand intérêt E N Arafat et Barak se rencontreront mardi prochain (AFP) — Les négociations israélopa-lestiniennes sur un accord de paix final reprendront le 21 mars à Washington dans une base aérienne américaine, a indiqué hier le département d’État.Des négociateurs des deux côtés doivent se retrouver à la base aérienne de Bolling à Washington à partir de mardi pour tenter de résoudre les divisions demeurant entre eux afin de respecter la date limite du 13 septembre pour parvenir à un accord final, a déchiré le porteparole James Rubin.«Les États-Unis travailleront avec les deux parties pour faciliter des progrès», a-t-il dit dans un communiqué.BREF CDU: des inculpés (AP) — Trois personnes, dont un ancien trésorier de la CDU et un homme d’affaires canadien, ont été inculpées dans l’affaire du financement occulte de l'Union chrétiennedémocrate.Les procureurs de la ville bavaroise d’Aug-sbourg ont refusé de préciser quelles .charges avaient été retenues à l’encontre de Walther Leisler Kiep, ancien trésorier de la CDU, et de Karlheinz Sdirdber, un homme d’affaire germa-nocanadien soupçonné d’avoir versé des dons anonymes, donc illégaux, au parti de l'ancien Chancelier Helmut Kohl.Un ancien directeur du fabricant d’armes allemand Thyssen, Winfried Haastert, a également été inculpé, selon le procureur d’Augsbourg, Reinhard Nemetz.Les détails de ces inculpations seraient rendus publics lundi. A 14 LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MARS 2 O O O LE DEVOIR ?- ACTUALITES L'horaire détaillé de la Chaîne culturelle radio chaîne culturelle aujourd'hui, en page 8 de L’I^&enda du Devoir SUITE DE LA PAGE 1 «Nous avons une chance remarquable, une occasion unique de tourner la page, d’oublier les vieilles divisions, les étemelles querelles et les discours enflammés.Le dernier référendum, il y a moins de cinq ans, est déjà histoire ancienne.[.] Le monde s’est transformé depuis.Consacrons toutes nos énergies aux défis de l’avenir, aux défis de l’ère de l’information et de la modernisation», a-t-il déclaré hier soir, devant ses militants réunis pour leur congrès biennal, s’adressant directement aux Québécois.Selon lui, les jeunes sont tournés vers le monde et ne veulent pas ressasser le passé.Les Québécois dans leur ensemble ne veulent pas d’un référendum mais améliorer leur quotidien et la vie de leur famille.«Nous voulons nous tourner vers l’avenir.Voilà le but que poursuit le Parti libéral.C’est ça la préoccupation des jeunes aujourd’hui, [.] le défi des Québécois et des Canadiens.» Par conséquent, estime-t-il, «le Bloc a vraiment perdu sa raison d’être» et «le temps est venu d’élire une équipe libérale solide pour s'occuper des vrais problèmes des Québécois».Plus tôt, lors d’une rencontre à huis clos avec les délégués du Québec, il a vanté, a appris TVA, les mérites du projet de loi sur «la clarté» et son effet sur le mouvement souverainiste.«Ijes gens disaient ç«’[avec le projet de loi C-20], on allait réveiller le chien qui dort.Il ne dort pas, il est malade.» Hier soir, il a avoué avoir eu peur, lui aussi, des effets de son projet de loi mais qu’il se devait d’agir pour mettre fin à l’ambiguité et assurer un processus référendaire clair.Il a ajouté que «l’unité nationale est beaucoup plus que le projet sur la clarté» mais il ne s’est pas aventuré à évoquer de nouvelles initiatives.Il a préféré rappeler les gestes déjà posés par son gouvernement et inviter les Canadiens CHRÉTIEN du reste du pays de s’assurer que les francophones se sentent chez eux partout.Il a profité de l’occasion pour enjoindre à la future ville d’Ottawa de se déclarer bilingue mais sans plus.Quelques heures plus tôt, à huis clos, il a parlé du projet de loi C-20 avec plus d’emphase, le présentant comme la législation «la plus importante que le Parlement ait adoptée en 25 ans», même si elle le fut à toute vapeur, ce qu’il n’a pas mentionné.Grâce à elle, «l’ambiguité est terminée.[.] Les séparatistes devront dire qu'ils sont séparatistes.L’heure des astuces est finie», a-t-il poursuivi.«Maintenant, les gens vont s’occuper des vrais problèmes.» Devant les délégués québécois comme au cours de son discours en soirée, il a répété sa volonté de faire en sorte que le Canada soit compétitif sur la scène internationale, un leader de l’économie du savoir et un chef de file sur la scène internationale.Mais surtout il veut se consacrer à la défense des «valeurs libérales» de générosité, de partage et de tolérance et en faire son cheval de bataille au cours de la prochaine campagne électorale.«Le prochain débat est clair.Ilyaun mouvement dans notre pays vers la droite», a-t-il souligné en matinée.M.Chrétien et son parti sont persuadés d’avoir réussi à éliminer l’unité nationale des enjeux électoraux.«Nous n’avons pas l’intention, durant la prochaine campagne électorale, de parler de constitution ou de référendum», a confirmé le ministre responsable du Québec, Alfonso Gagliano.«Pour nous, le débat [sur le projet C-20] est fini, on passe à d’autres choses.» Le sondeur libéral, Michael Marzolini, de la firme Pola-ra, n’a pas détrompé les libéraux dans leurs convictions, attribuant au projet de loi C-20 le mérite d’avoir calmé les inquiétudes des Canadiens au sujet de l’unité canadienne.I Selon lui, le projet de loi C-20 n’influencera pas le vote des citoyens mais il modifie déjà leur attitude.«Il fait en sorte que beaucoup de fédéralistes au Québec et dans le reste du Canada peuvent souffler.[.] Il dissipe beaucoup de colère et de frustration», a-t-il soutenu hier en dévoilant aux délégués les données d’un sondage réalisé pour le PLC au cours des deux dernières semaines auprès de 1700 personnes.Ses chiffres indiquent cependant que, malgré la baisse de l’inquiétude, l’appui au projet de loi est mitigé à travers le pays, qu’une majorité de Québécois s’y opposent et que beaucoup de gens sont indécis.Dans les Prairies, 40 % des répondants sont en faveur mais 39 % sont contre et 21 % sont indécis.Dans les provinces atlantiques et en Colombie-Britannique, on trouve 44 % de supporteurs mais 31 et 32 % d’opposants.Le quart des électeurs y seraient indécis.H n’y a qu’en Ontario qu’on voit 50 % des gens appuyer le projet contre 29 % qui s’y opposent Au Québec, où il n’y a que 14 % d’indécis, 55 % des gens sont contre l’initiative fédérale alors que 32% l’appuient Signe que les libéraux veulent reléguer le dossier de l’unité canadienne aux oubliettes, le sondeur libéral n’a pas été invité à mesurer le degré d’ouverture des Canadiens à l’endroit d’une nouvelle initiative constitutionnelle destinée à intégrer le Québec à la Constitution de 1982.Interrogé sur les intentions du gouvernement, M.Gagliano a soutenu que la porte n’était pas fermée mais que rien ne pouvait être entrepris avant l’élection d’un gouvernement fédéraliste à Québec.«Quand les Québécois éliront un gouvernement qui croit que le Québec doit rester à l’intérieur du Canada, on va recevoir des propositions de ce gouvernement-là.[.] On pourra à ce moment-là discuter de modifier, d’améliorer», a-t-il commenté.RÉFORME SUITE DE LA PAGE 1 La nouvelle instance, chargée de conseiller le ministre sur les questions relatives aux programmes d’études, poursuit sa critique: la définition du terme «compétence», nouveau concept essentiel dans la réforme engagée, est «réductrice et porte à confusion».Le programme de français «donne l’impression d’un programme plutôt mécaniste et technique».Et le programme d’enseignement moral, qui «comporte de nombreuses lacunes ou imprécisions», commande une «réécriture».L’ensemble de ces critiques pour le moins sévères ont mené les responsables de la réforme à s’y pencher de nouveau sérieusement, ce qui a donné lieu à une seconde version, actuellement enfre les mains de la CPE.La Commission doit donner un avis officiel sur le contenu de cette version corrigée avant le 1" mai prochain.Cette version corrigée «répond aux principales critiques» et on y a apporté des «modifications substantielles», affirme Robert Biaaillon, sous-ministre adjoint à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire et secondaire.«La Commission a en effet émis un avis sur le préscolaire, très sévère, en partie dû à une analyse sur les défis cognitifs peu substantiels, ajoute-t-il.On a refait substantiellement le programme du préscolaire en ce sens-là, en donnant raison à la Commission, pour que les élèves soient plus stimulés sur le plan intellectuel.» Le cap est donc maintenu sur l’objectif de départ parvenir à l’implantation totale du nouveau programme pour l’ensemble des élèves du préscolaire et du premier cycle (1" et 2 années) pour 2002-03.Mais la façon d’y arriver s’est assouplie: répondant notamment à une demande de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) formulée il y a quelques jours, le ministre de l’Éducation, François Le-gault, a affirmé hier qu’il souscrivait à l’idée de rendre 'Progressive» cette implantation du nouveau programme.«Le rythme d’implantation du programme se fera de façon progressive plutôt que complète, ce qui est normal compte tenu de l’ampleur de la réforme et des critiques émises par la Commission des programmes d’études, explique Robert Bis-aillon.Si nous n’avions pas voulu tenir compte des remarques de la Commission, nous aurions été davantage en difficulté, dans la mesure où cette commission existe justement pour cela, et nous prenons cela très au sérieux.» La Fédération des commissions scolaires, voyant LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) l’échéance de septembre 2000 arriver à grands pas, a jugé qu’il serait hasardeux de croire que toutes ses écoles auraient les outils nécessaires pour démarrer à l’automne.«Nous avons demandé au ministre de considérer l’échéancier de la réforme autrement parce que nous jugeons que nous serons partiellement prêts en septembre 2000», explique à ce sujet Berthier Dolbec, conseiller en développement pédagogique à la Fédération.Danger d’iniquité L’implantation progressive pourra ainsi se traduire par une moitié d’année sous l’ancien régime, l’autre sous le nouveau.Dans une même école, des classes pourraient de plus appliquer la réforme à différents moments, selon le degré de formation des enseignants.La Centrale de l’enseignement du Québec voit dans cette approche graduée un danger d’iniquité.«Le ministre parle d’une implantation progressive, mais n’y aurait-il pas lieu d’attendre que tout le monde soit prêt?», demande Louise Roche-fort, porte-parole de la CEQ, qui précise que, pour certains enseignants — personne ne semble pouvoir préciser, le pourcentage —, la formation n’est pas encore commencée.Pour la présidente de la Commission des programmes d’études, qui se penche actuellement sur la version corrigée de la réforme, une implantation progressive n’apparaît pas non plus la meilleure façon de procéder.«Un changement, il ne faut pas étirer cela, explique Jeanne-Paule Berger, également directrice de la Commission scolaire des Phares, à Ri-mouski.Quand on parle de réforme, il faut y aller, et tous en même temps.Bien sûr, il y aura du perfectionnement tout au cours de l’année, et ça prendra du temps avant que cette réforme fasse partie des mœurs, mais la pire chose serait de dire aux enseignants: vous irez quand vous vous sentirez prêts.» La Commission des programmes s’affaire actuellement à bon rythme à comparer la version corrigée soumise par le ministère avec la première, à laquelle des corrections ont été apportées.«Il y a des améliorations qui ont été apportées, bien sûr, mais sont-elles vraiment suffisantes?demande Mme Berger.C’est ce que nous sommes en train de vérifier actuellement.» Une embûche supplémentaire pourrait compliquer davantage le processus, note au passage Jeanne-Paule Berger.Dans bien des cas, la formation des enseignants est actuellement effectuée à partir de la première version, non corrigée, de la réforme.«C’est une difficulté à laquelle on fait face, affirme Mme Berger.Us n’ont pas en main la version corrigée et il savent qu’on doit y apporter des corrections.Mais nous espérons qu’elles ne seront pas majeures.» A ce sujet, le sous-ministre adjoint Robert Bisaillon affirme que les directeurs de commission scolaire ont reçu récemment la réforme remodelée.«la formation ne devra pas être refaite sous prétexte qu’on apporte des corrections, affirme-t-il.Sur les grands changements de la réforme, la division des cycles, l’approche par compétence, nous sommes d’accord et il n’y a pas de changement possible.» Dans le meilleur des scénarios, si la CPE remet son avis officiel début mai, tel qu’on le lui demande, et que les corrections à apporter sont mineures, le ministre pourra approuver la réforme du programme au cours du mois de mai, ce qui n’est toujours pas fait L’impression du nouveau programme sera effectuée, le matériel distribué, et les enseignants, dont l’année se termine fin juin, profiteront dans le meilleur des cas des dernières journées de juin et des premières de la nouvelle année scolaire pour compléter la formation.«Dans une réforme comme celle-là, c’est impossible que tout le monde soit prêt à une date magique, note Robert Bisaillon, qui supervise l’ensemble du processus.C’est comme ça, les réformes, parce que ça se fait avec du monde et que le monde n’est pas prêt en même temps.» TRAGEDIE SUITE DE LA PAGE 1 Face aux multiples questions soulevées par un tel accident, notamment sur les règles de sécurité routière à respecter lors du transport de jeunes enfants, telles que l’usage de ceintures de sécurité et de sièges d’appoint, le maire s’est indigné.«J’entends parier de toutes ces technicalités [.] tout cela reste tellement secondaire! Nous sommes devant sept vies!» Il a demandé à tous de respecter le deuil de sa communauté, bref de laisser l’enquête se poursuivre avant de tenter de chercher un quelconque responsable.Le conducteur de l’autre véhicule, légèrement blessé mais néanmoins hors de tout danger, a tenu hier à exprimer ses condoléances aux familles et à décrire le déroulement de l’accident «Je n ’ai pas vu d’enfants, je pensais que je frapperais seulement le côté.[.] Ensuite, j’ai vu le siège d’appoint pour enfant vide!», a-t-il raconté en fondant en larmes.Il a aussi vivement reproché aux journalistes et aux photographes leur manque de dignité dans leur traitement de l’accident notamment pour s’être précipités sur les lieux du drame munis de leurs caméras et de leurs appareils photo.«Ily a de la dignité dans la vie.Les enfants étaient éparpillés [.] mais ce n’étaient pas des animaux dans un champ.Je sais que c'est votre travail [.] mais il y a de la dignité dans la vie.» Le curé de la paroisse, Jean Michaud, a également tenu à exprimer sa sympathie hier.Il a commencé à rencontrer les familles, leur offrant son amitié et son Soutien.«Nous faisons un effort de présence et d’encouragement dans la ligne du respect.Nous ne voulons pas nous imposer [.].Nous voulons assurer aux familles notre soutien spirituel et humain», a-t-il dit.Il a déjà rencontré deux des familles touchées pour préparer les funérailles.Il rencontrera les autres sous peu, et selon la volonté de chacun.H devrait ensuite annoncer si les funérailles seront individuelles ou collectives.Les cérémonies devraient se dérouler au début de la semaine prochaine, mais aucune date précise n’a encore été fixée.Pour venir en aide aux familles et aux proches des victimes, un service de soutien psychologique a été mis en place par la Ville.Accueil, écoute, soutien, accompagnement et information, tous les moyens possibles seront mis à la disposition de la population, selon les besoins de chacun.L’aide sera offerte de manière individuelle ou collective, à nouveau selon les besoins.Des travailleurs sociaux, des psychologues et des infirmières ont.été mobilisés au CLSC de Nicolet-Yamaska.A la suite de la manifestation spontanée de solidarité de toute la région, la Corporation de développement communautaire de la région a décidé de mettre à la disposition du public ses bâtiments.Elle souhaite y constituer un lieu de rassemblement pour «se retrouver, se serrer les coudes, offrir sa sympathie et se mettre ensemble», a précisé Jean Fournier, de la Corporation.Tous s’entendent aussi pour affirmer que la population devra s’entraider.Dans une petite localité où tout le monde se connaît, «à peu près tout le monde se sent impliqué, c’est encore plus dramatique; mais en même temps, il reste qu’il n’y a pas une seule famille qui est isolée, et cela risque d’aider», a expliqué René Corriveau, psychologue.Les députés fédéraux ont observé une minute de silence hier, à la mémoire des sept jeunes victimes et de leurs familles.Les députés de l’Assemblée nationale avaient fait de même la veille.Ceinture: deux interprétations de la loi Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h3() à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) ls Devoir i*sl publié* du lundi au samedi par Ir Devoir Inc.don! le siè^e social est situé au 2050, rue De Bleury, ^ étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et h diffuser les informations publiées dans Ij> Devoir.U Devoir est distribué |»ar Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Knregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Une ceinture, un passager.Le ministère des Transports comme la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) sont fermes.Pourtant, la Sûreté du Québec (SQ), chargée de l’aspect légal de l’enquête entourant l’accident de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, affirmait le contraire hier, avançant plutôt qu’une automobile pouvait contenir autant de passagers qu’elle pouvait en asseoir, ceintures ou pas.À la suite de l’accident de jeudi matin, la SAAQ s’est immédiatement prononcée, et ce sans équivoque.«Im loi le spécifie bien, le nombre de places correspond au nombre de ceintures», expliquait Patrice Letendre, conseiller en sécurité routière à la SAAQ.Dans une fourgonnette qui compte sept ceintures de sécurité, sept adultes peuvent donc s’asseoir.Par ailleurs, la loi spécifie également que tout enfant de moins de cinq ans doit être placé dans un siège d’enfant ou d’appoint, selon la taille.Combien de sièges d’appoint une fourgonnette peut-elle compter?«Les sièges d’auto s'attachent toujours avec les ceintures de sécurité, donc on aurait pu avoir six enfants en toute sécurité», poursuivait-il, fai- sant allusion au drame de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet.Un seul siège d’appoint a été retrouvé sur les lieux de la tragédie.Même son de cloche au ministère des Transports, qui a confirmé hier avoir eu deux avis juridiques confirmant cette interprétation de la loi.Mais voilà, il s’agit d’une interprétation, d’où la confusion semée par la déclaration de l’agent d’information de la SQ Daniel Lamirande, qui affirmait hier: «Une voiture peut contenir autant de personnes qu’elle peut en asseoir.» Code de sécurité routière à l’appui, il a précisé de fait que, si l’article 396 souligne que «toute personne âgée de cinq ans et plus doit porter correctement la ceinture de sécurité dont est équipé le siège qu’elle occupe», l’article 426 précise plus loin que «le conducteur d'un véhicule routier ne peut transporter plus de passagers qu'il n'y a de places disponibles pour les asseoir».D’où la confusion.«Le code n'est pas clair, il ne fixe pas le nombre précis de passagers», a-t-il expliqué.Mais de l’avis du ministère des Transports et de la SAAQ, la loi est bien claire.«Je comprends que la SQ ait une interprétation, mais pour nous c’est clair.\.\]e pense bien que nous allons nous arrimer au niveau de l’interprétation de la loi», a commenté Roch Tremblay, porte-parole de la SAAQ.Enquête Sondagem -Le Devoir - CKAC Les policiers responsables de la mort de Richard Barnabé doivent-ils être congédiés?Oui.92,8% Non.7,2% La Cour du Québec a jugé que ces policiers ne pouvaient être congédiés.Est-ce | parce que la loi est | mal faite ou parce que les juges sont favorables aux policiers?ni l’un ni l’autre, 7,2% I favorables faite 32,3% 44,7% Seriez-vous d’accord à ce que les postes d’enquêteurs et d’officiers soient accordés uniquement à des candidats ayant une scolarité universitaire?Oui.49,5% Non.50,5% POLICIERS SUITE DE LA PAGE 1 Mené du 10 au 15 mars auprès de 1011 personnes, ce sondage tend à démontrer que les gens ont une idée précise des raisons pour lesquelles ces policiers, même après avoir été reconnus coupables par le tribunal, continuent d’exercer leur profession comme si de rien n’était ¦ 44,7 % jugent que la Loi de la police est déficiente; ¦ 32,3 % trouvent l’explication dans les préjugés favorables des juges; ¦ 15,8 % sont d’avis que la loi et les juges sont à parts égales, responsables de cette situation; ¦ 7,2 % estiment que ni la loi ni les juges ne sont en cause.Par-delà ces handicaps institutionnels, la population demeure confiante quant à la possibilité de mettre en place des mesures correctives, des mécanismes de prévention.Sauf que l’on perçoit une méfiance certaine à l’endroit du gouvernement C’est ainsi que pour s’assurer que les policiers ne commettent pas d’abus, 73,3 % des Québécois seraient disposés à confier le contrôle des corps policiers du Québec à un conseil de surveillance indépendant composé en majorité de civils; seulement 15,3 % estiment que ce contrôle devrait être confié à un conseil de surveillance dépendant directement de l’autorité du ministre de la Sécurité publique; 5,3 % seraient satisfaits si ce conseil de surveillance était à la fois composé essentiellement de civils et dépendant du ministre; pour 6,1 % des répondants, aucune de ces formules ne serait appropriée.En vertu du projet de loi sur la police, actuellement débattu en commission parlementaire, les policiers qui ont causé la mort de Richard Barnabé seraient automatiquement congédiés.Le projet du ministre Ménard prévoit en outre la mise sur pied d’un conseil de surveillance des activités de la Sûreté du Québec (en matière de conduite des enquêtes criminelles et internes) et la transformation de l’Institut de police de Nico-let en École nationale de police.D apparaît évident que les affaires Barnabé, Matticks et Li-zotte ont sensiblement détérioré l’image des policiers.Et c’est un constat qui est mis en lumière par les résultats de ce sondage: 76,8 % des Québécois perçoivent les corps policiers comme des organisations fermées où règne la loi du silence et de la solidarité entre les policiers; 23,2 % rejettent ce jugement de valeur.En défendant son projet de loi, le ministre Ménard a dit vouloir dépoussiérer la culture policière, rehausser leur éthique professionnelle, faire place à la transparence et mieux contrôler les organisations policières.De ce relevé de l’opinion publique, il ressort que toutes ces dimensions du travail des policiers suscitent pour l’instant des interrogations.La majorité des Québécois (54,2 %) considère que les policiers abusent de leur pouvoir d’airestation.45,8 % se dissocient de ce jugement En contrepartie, ils sont également majoritaires (54,8 %) à trouver que les policiers n’abusent pas de leur force physique.Ce avec quoi 45,2 % sont en désaccord.Quoi qu’il en soit, 89,7 % sont convaincus qu’il serait possible à l’avenir de faire en sorte que les policiers respectent davantage leur code de déontologie.Lorsque le ministre Ménard a présenté son projet de loi, la Fédération québécoise des professeurs d’université a déploré qu’il ne reconnaisse pas suffisamment le rôle des universités dans la formation policière.Si l’on circonscrit cette préoccupation à l’importance du dossier académique, on constate que les Québécois sont divisés en deux blocs d’égale importance: 49,5 % sont d’avis que les nouveaux postes d’enquêteur et d’officier devraient désormais être accordés uniquement à des candidats ayant une scolarité universitaire; 50,5 % estiment que cette exigence est superfétatoire.Président de Sondagem, le sociologue Jean Noiseux n’est pas vraiment étonné de l’apparente sévérité de la population à l’endroit des policiers.Parce que les gens s’attendent à une intégrité sans failles des policiers, ils réagissent avec plus de vigueur lorsque surviennent des bavures.«La police, c’est le visage de la justice.» Méthode Ce sondage a été réalisé par Sondagem pour le journal Le Devoir et CKAC.Pour cette étude, 1011 entrevues téléphoniques ont été complétées auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte du Québec.Cet échantillon probabiliste stratifié non proportionnel comprenait quatre strates: l’île de Montréal, le Grand Montréal ainsi que les régions du sud-ouest et du nord-est du Québec.Il fut tiré aléatoirement par ordinateur des listes de numéros de téléphone résidentiels du Québec par la méthode du hasard systématique.A partir de 1636 numéros de téléphone valides, 1011 entrevues ont été complétées permettant d’obtenir un taux de réponse de 61,8%.Toutes les entrevues ont été réalisées à partir de Montréal du 10 au 15 mars 2000.En retenant un seuil de confiance de 95 %, on estime la marge d’erreur statistique maximale d’un tel sondage à plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.EN BREF 12 millions pour le CALQ (Le Devoir) — La ministre de la Culture, Agnès Maltais, s’est rendue aux arguments des artistes qui réclamaient une augmentation de l’enveloppe budgétaire du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).Elle a de fait annoncé hier qu’elle injectait 12 millions au CAIjQ, lesquels proviendront des 20 millions prévus pour le Fonds de stabilisation.Cette nouvelle injection fera passer l’enveloppe annuelle du CALQ de 45 à 57 millions.Ijes huit associations réunies au sein du Mouvement des arts et des lettres (MAI J réclamaient quant à elles que le budget du CALQ soit doublé. I.K I) K V 0 I R .LES S A M EDI 18 E T I) I M A N C HE ID M A RS 20 O O c, i» -* LE DEVOIR «- LES SPORTS HORS-JEU Oui mon colonel Si j’ai bien compris — et croyez-moi, rien n’est moins sûr; vous avez devant vous un membre de la génération sandwich (au jambon passé au p’tit moulin, coupé en triangles et pas de croûte, s’il vous plaît) grassement rémunéré pour observer le monde à s’en décoller la rétine et écrire des âne-ries sur le sujet et qui, pour tout vous dire, plus il regarde ce monde aller et moins il saisit —, si donc il m’arrive de temps à autre, mais vous pouvez vous ancrer sans crainte dans l’assurance tranquille que c’est très très rare, de comprendre quelque chose à quoi que ce soit, vous appréciez entendre parler des Etats.C’est ce que vous avez dit en nombre impressionnant à la suite d’une récente chronique sur la bouffe aux États, et vous avez bien raison.C’est un beau pays, grand et fort, peut-être pas le meilleur du monde (on le saura) mais pas loin.Jasons donc des États, mais délaissons d’abord les caractères gras parce que le bas de la page arrive à grands pas.Cç qu’il y a de résolument merveilleux, aux États, c’est que le sport n’est jamais loin.Le sport y est incrusté dqns la culture, comprenez-vous, et il ne se trouve pas aux États des fâcheux comme par chez nous pour prétendre que le gouvernement ne devrait pas mettre de l’argent dans le sport.Enfin, pas autant.De toute manière, ils en ont, de l’argent, à ne pas savoir quoi en faire ou presque.Saviez-vous, par exemple, qu’aux U.S.of A, 60 nouvelles personnes deviennent millionnaires chaque jour?Chaque jou r.Sérieux, c’était écrit dans le New York Times récemment.La richesse est à ce point considérable que des cours sont offerts pour ap-Je an prendre aux jeunes qui naissent dans Dion le nantissement et qui s’intéressent * * ^ aux cotes boursières dès l’âge de huit ans à composer psychologiquement avec cette dimension de leur vie.On raconte que des parents sont carrément terrorisés à l’idée de laisser à leur progéniture un héritage aussi empoisonné qu’une vingtaine de millions en liquide.Ce qui nous montre encore une fois, si besoin était, qu’on est bien mieux d’être pauvre.Tant de tracas évités.Il parait d’ailleurs que sur les 60 malchanceux qui franchissent chaque jour le cap des sept chiffres à gauche de la virgule, 53 sont des joueurs de baseball, mais très honnêtement, ça reste à vérifier.On va mettre un homme là-dessus.Donc, le sport n’est jamais loin.Même à l’épicerie.Surtout au rayon des céréales.Je vous ai déjà causé des A-Train Express de Mike Alstott, le porteur de ballon des Buccaneers de Tampa Bay, mais c’est loin d’être tout Ken Griffey junior a son corps de dieu grec reproduit sur les boîtes de Frosted Wheaties.Arnold Palmer se retrouve sur les Wheaties ordinaires.Terry Labonte, un coureur de NASCAR, est sur les Corn Flakes.Quant à Cindy Crawford, elle fait mousser les Special K Bien sûr, avant que vous taxiez l’auteur de ces lignes de racolage et de sensationnalisme à la petite semaine, je précise que Cindy Crawford n’est pas une athlète.Mais vous irez voir: au dos de la boîte, c’est marqué en toutes lettres que mamoiselle Crawford préserve sa séduisante dégaine en faisant beaucoup de sport et en mangeant beaucoup de Special K.Alors voilà.Ét puis, si Sports Illustrated peut s’envoyer un spécial bikinis, pourquoi nous priverions-nous, nous, d’un spécial K?Hmmm ?Autre chose: les biscuits Ritz.Courant des risques énormes mais n’écoutant que mon courage à deux mains, j’ai passé aux douanes une belle grosse boîte de biscuits Ritz avec Ken Griffey junior dessus.Vraiment.Et pas n’importe quels biscuits Ritz: ceux-là sont en forme de balle de baseball.Enfin, pas sphériques, vous comprenez, juste ronds, mais avec des entailles gravées comme les coutures d’une balle de baseball.Avec un petit cube de Vache qui rit ou une cuillerée de caviar premier choix, ça goûte bon dans la bouche, je vous en passe un papier.?, A part ça, qu’est-ce qui se passe de bon aux États?Jeudi soir, c’était le début du tournoi de basketball annuel de la NCAA Un gro§, un très gros événement.Le basket universitaire, aux États, c’est du sérieux, beaucoup plus que le professionnel.Comment suivre le championnat de la NCAA?Rien de plus facile.D’abord, vous apprenez par cœur la composition d’environ 30 000 équipes, qui ont la mauvaise habitude, étant donné qu’il s’agit d’étudiants, de changer très souvent.Vous suivez ensuite les délibérations de comités à propos, ça n’a rien à voir, mais l’humoriste George Carlin a déjà dit que le football réunissait deux des plus détestables traits de la société américaine, à savoir la violence extrême ponctuée de réunions de comités — qui déterminent les 64 formations participant au tournoi et les affrontements en première ronde.Puis vous tentez de savoir où diable peuvent bien se trouver des maisons d’éducation comme Gonzaga (vainqueur jeudi de Louisville) ,Win-throp, Butler, Lamar ou Hofetra.Finalement, vous vous assoyez devant la télé pendant des dizaines d’heures consécutives et vous regardez de fort bons matchs assaisonnés d’un des plus formidables ramassis de clichés — «il faut éviter les revirements», «la pression repose toujours sur le favori», «contre cette équipe, il n'y a pas d’avance confortable» —jamais diffusés à l’ouest du méridien de Greenwich.Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi investir dans la chose une partie de vos épargnes durement amassées.Il est estimé que 60 millions $ US seront misés légalement à Las Vegas sur le tournoi et que la somme des paris illégaux s’élèvera à 2,5 milliards.Plusieurs sites Internet promettent par ailleurs des gros lots allant jusqu'à 10 millions de beaux dollars pour des prédictions correctes, le hic étant que pour toucher le prix, il faut identifier avec exactimde le vainqueur des 63 matchs, un exercice qui présente un taux de probabilité de réussite d’environ 1 sur 10 000 000 000 000 000 000, soit à peu près mille milliards de fois moins de chances de gagner qu’à la 6/49.Pour ma part, je choisis Kentucky.À cause du poulet frit oui mon colonel.Un jour, si vous êtes fins, je vous expliquerai cette longue et belle histoire d’amour (avec le poulet, pas avec le colonel).jdionjaledevoir.com Mélanie Turgeon termine sixième en descente Le retour de Fenfant prodige MARC DELBES PRESSE CANADIENNE \ A peine de retour au pays au terme de sa plus fructueuse saison en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, la skieuse Mélanie Turgeon s’en promet encore plus pour l’avenir.«Ma première victoire restera toujours ma première victoire», a révélé l’athlète de Lac-Beauport en conférence de presse dans les bureaux de son commanditaire.«J'espère qu’il y en aura d’autres.Ce n’est qu’un début.Je vais continuer à travailler fort car je n’ai pas atteint tous mes objectifs.J’ai goûté à la passion de l’excellence et j’en veux encore.» Turgeon, âgée de 23 ans, vient de connaître une saison exceptionnelle.Jeudi, lors des finales de la Coupe du monde de ski alpin à Bormio, en Italie, elle a été couronnée vice-championne du super-G.Il y a à peine trois semaines, elle avait écrit une page d’histoire en devenant la première Québécoise à enlever une manche de la Coupe du monde, le super-G sur la piste olympique d’Innsbruck, en Autriche.«Wow! A chaque fois que je revois ma course, j’en suis essoufflée et j’ai les jambes toutes faibles», s’est-elle exclamée en prenant la parole après avoir vu sa descente incroyable sur un écran géant.«Ce fut vraiment une journée exceptionnelle.Je n’arrive pas à trouver le mot juste pour décrire mes sentiments.«J’étais au septième ciel, a-t-elle ajouté après un moment d’hésitation et en levant les yeux.Pendant une journée, j’étais la meilleure au monde.» Et à l’écouter parler, le meilleur reste à venir.«C’est à 25 ans qu’une skieuse atteint son plein potentiel.Il me reste encore deux saisons avant de parvenir à maturité.» Les prochaines années seront d’ailleurs fertiles en événement de prestige avec les championnats du monde l’an prochain à Saint-Anton, en Autriche.Et en 2002, ce sera les Jeux olympiques à Salt Lake City.Des succès d’équipe Invitée à faire la rétrospective de cette saison de rêve, Turgeon a été questionnée sur la performance qui lui tient le plus à cœur.S’agit REUTERS À écouter Mélanie Turgeon, le meilleur reste à venir.SES fi de sa victoire à Innsbruck ou de sa deuxième place au classement général du super-G?«C’est certain que ma première victoire en Coupe du monde a une valeur sentimentale dans mon cœur.Mais finir parmi les trois premières au combiné de toute une saison, ça souligne la constance de mes efforts et les sacrifices investis.C’est vraiment important pour moi.Ce n’est pas le résultat d’une seule journée mais le couronnement de toute une saison.Les deux occupent une place spéciale», a-t-elle finalement dit Visiblement étonnée de l’ampleur des réactions suscitées par ses succès ici, Tur- geon s’est également fait un nom en Autriche.Aussitôt après sa victoire à Innsbruck, elle a été abondamment sollicitée par les médias autrichiens.«Une victoire à Innsbruck, c’est gros là-bas, a-t-elle noté.Us étaient impressionnés qu’une Canadienne gagne, fai donné une entrevue en direct à l'ORF qui rejoint 800000téléspectateurs.«J'ai suivi quelques cours d'allemand l’automne dernier et j’aimerais me perfectionner pour pouvoir donner des entrevues dans cette langue.» Elle a même reçu des félicitations de ses pairs.«Tous les entraîneurs et les autres filles de l’équipe autrichienne sont venus nous féliciter.Ils savent tous les efforts que nous avons mis et que nous avons une petite équipe.Tout le monde était content pour nous.» Pour s’élever au niveau des meilleures au monde, Turgeon a dû relever de nombreux défis et, surtout, se battre presque seule contre les fortes équipes européennes.Dans les épreuves de vitesse, elle est la seule membre de l’équipe canadienne et elle dispose de deux entraîneurs seulement «Il y a eu des moments de découragement où l’on veut tout abandonner, que ce soit en raison des contre-performances, des blessures ou du manque de motivation.C’est important dans ces moments de pouvoir compter sur un bon entourage qui nous rappelle les raisons pour lesquelles on fait tous ces efforts.On ne perd pas la passion mais on peut oublier.«Le ski me procure tellement d’adrénaline que je ne peux le comparer à rien d’autre dans ma vie.J’ai besoin de ça pour vivre.» Quant au budget modeste dont l’équipe canadienne de ski alpin dispose, elle ne peut qu’espérer que la situation s’améliore.«Il nous fout un autre entraîneur, ce qui permettrait un meillleur repérage sur les pistes.Et j’espère que d’autres filles me rejoindront sur le circuit.Je me sentirai ainsi mon seule.» Si la saison de Turgeon sur le circuit de la Coupe du monde a pris fin, elle n’aura guère le temps de se reposer d’ici la mi-avril.«Les championnats canadiens ont lieu la semaine prochaine à Sun Peaks, en Colombie-Britannique.Puis je poursuivrai l’entraînement sur neige au Québec.Je prévois deux semaines de vacances fin avril.» Shayne Corson est sur la touche La blessure de l'attaquant du Canadien alimente une fois encore la controverse sur le port de la visière McSorley devrait être banni à vie, selon Brashear FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Blessé à l’œil gauche, Shayne Corson ne pourra affronter les Hurricanes de la Caroline, ce soir, au Centre Molson.Il s’agit d’une autre tuile qui s’abat sur le Tricolore, déjà privé des centres Saku Koivu et Trevor Linden.Corson a été atteint par une rondelle lors du match de jeudi, à Philadelphie.Il a été immédiatement conduit à l’hôpital où on lui a fait des points de suture.Il devait revenir à Montréal au cours de la journée d’hier après avoir passé la nuit à l’hôtel.Corson sera examiné lundi par l’ophtalmologiste du Canadien, le docteur John Little.Son œil n’a pas été touché mais il y aurait un épanchement de sang.La visière Cette blessure ajoute évidemment un argument de plus au débat sur le port de la visière.La blessure subie par Brian Berard des Maple Leafs de Toronto a ébranlé bien des convictions et quelques joueurs songent à porter cette pièce d’équipement la saison prochaine.«fy pense sérieusement.Ma famille et mes amis insistent pour que j'en porte une, dit Martin Rurinsky./hî toujours porté une visière en Tchécoslovaquie, même chez les pros.Puis je l’ai retirée quand je suis arrivé en Amérique du Nord, f avoue me sentir plus à l’aise sans la visière.«Il y a deux ans, j’ai été blessé au nez.J’ai dû alors en porter une.Mais je l’ai enlevée après une période contre l’avis des médecins.» Rucinsky compte s’entraîner cet été avec une visière.«Ça prend des semaines, des mois avant de se sentir à l’aise.C’est pourquoi je ne songe pas en faire l’essai alors que nous luttons pour une place dans les séries.Ca fait quand même près de dix ans que je joue sans visière», a-t-il rappelé.L’exemple d’Ed Kea Alain Vigneault note que le port de la visière demeure une décision personnelle.Il souhaite cependant que la Ligue nationale et l’Association des joueurs se penchent sur ce problème au cours de l’été.Vigneault dit comprendre la réticence de certains à porter cette pièce d’équipement qui apparaît pourtant essentielle.«Il y a une question d’ego et de fierté, reconnaît Vigneault.Un gars comme Trent McCleary doit porter une visière à la suite d’une blessure.Mais je sais qu'il aimerait la remiser dans son casier.McCleary pratique un style robuste et les adversaires ne manquent pas de le lui rappeler.La pression des pairs est très forte.» Vigneault admet qu’il ne porterait pas la visière s’il jouait encore dans la ligue nationale.«À cause de mon style», plaide-t-il.L’entraîneur du Canadien reconnaît toutefois l’importance d’une meilleure protection.Il a rappelé hier un incident survenu au début des années 80.«Je venais d’être rappelé des mineures par les Blues de St.Louis.Le joueur retourné s'appelait Ed Kea.Lors du match suivant, Kea a été mis en échec par George McPhee, l’actuel directeur général des Caps de Washington.Kea a perdu son casque et sa tête a donné contre la glace.Il n’a jamais plus joué au hockey et il n’a jamais été le même homme par la suite.» «Quand je suis devenu entraîneur, de poursuivre Vigneault, j’ai exigé de mes joueurs qu’ils attachent bien leur casque.Encore aujourd’hui, aucun joueur du Canadien ne peut s’entraîner si son casque n’est pas bien attaché.» Vigneault estime que les joueurs sortant du junior et du hockey universitaire devraient être tenus de porter la visière.«D’ici dix ans, tous les joueurs ou presque en auraient une.Le problème serait réglé.» Alain Vigneault reconnaît l’importance d’une meilleure protection Denis Coderre délie les cordons de sa bourse 60 % de plus aux athlètes amateurs PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les athlètes amateurs canadiens, qui se plaignent depuis longtemps d’un manque de subventions, passeront à la caisse lundi et toucheront de bonnes sommes du gouvernement fédéral.Le programme d’aide aux athlètes sera augmenté de 60 % pour atteindre près de 15 millions.Denis Coderre, secrétaire d’État aux sports amateurs, devrait en faire l’annonce officielle lundi pour la ministre du Patrimoine, Sheila Copps.«Nous nous attendons à ce que ce soit un premier pas dans ce qui se veut un renouveau du sport amateur au pays», a dit le député ontarien Dennis Mills.Le programme vient en aide à environ 1300 athlètes dans 47 sports qui sont classés selon leur expérience nationale et internationale.Les athlètes de classe A touchent 810 $ par mois.Les athlètes de moindre calibre touchent beaucoup moins.Ceux de classe J, par exemple, ne reçoivent que 185 $.Ix*s athlètes, qui ne semblent pas avoir la possibilité de se classer parmi les 16 premiers au monde, ne reçoivent rien.Les augmentations qui seront annoncées lundi seront partagées entre les athlètes d’élite et ceux qui font partie de la relève.PRESSE CANADIENNE Vancouver — Donald Brashear déclare que le défenseur Marty McSorley, des Bruins, ne devrait jamais obtenir la permission de jouer de nouveau dans la Ligue nationale.Brashear, des Canucks, a subi une sévère commotion cérébrale après avoir été frappé à la tête par le bâton de McSorley dans les dernières secondes d’un match, le mois dernier.«Il a vraiment tenté de me blesser, a confié Brashear à l’émission de télévision de l’Association des joueurs de la LNH animée par Brett Ündros.J’aurais pu mourir.Je ne crois pas qu’il devrait avoir l’occasion de revenir dans cette ligue.Je ne pense pas que la décision [de suspendre McSorley pour le reste de la saison et les séries éliminatoires] est suffisante.» «Nous avions eu quelques accrochages et je crois que la plupart du temps j'ai eu le meilleur sur lui.Tu tentes parfois de foire perdre sa concentration à l’autre équipe et je suis donc passé devant leur banc pour les embêter.Tout cela a probablement contribué [à ce qu’il me frappe], mais je ne comprends toujours pas ce qui est arrivé ou Pourquoi il m’a frappé de cette façon.» TENNIS Duel au sommet AGENCE FRANCE-PRESSE Indian Wells — La Française Mary Pierce n’a pu empêcher le premier des Super Séries du circuit WTA de se conclure par une nouvelle confrontation aujourd’hui à Indian Wells entre les numéros une et deux mondiales, la Suissesse Martina Hingis et l’Américaine Lindsay Davenport Pierce, tète de série numéro 5, avait pourtant bien commencé.Ne commettant pratiquement aucune faute, elle se détachait d’abord 3 à 0 avant que le métier et l’intelligence de jeu de la Suissesse ne lui permettent de retourner la situation.«C’était comme en Formule 1, tout passait à côté de moi à grande vitesse», a souligné Hingis, qui devait revenir dans la première manche en prenant la mise en jeu adverse au 7' jeu, avant de s’assurer un break d’avance au & et de conclure le set sur son service avec l’aide de deux aces.Hingis, invaincue depuis 11 matchs, n’a perdu que deux fois cette année en 21 rencontres.Davenport, elle, en est à 15 succès consécutifs et n’a concédé qu’une seule défaite, face à la Française Amélie Mau-resmo en janvier, en 19 matchs depuis le début de l’année.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 40 24 7 3 219 188 90 Ottawa 35 23 11 2 205 173 83 Montréal 30 33 8 3 168 167 71 Buffalo 28 34 10 3 182 191 69 Boston 21 32 17 6 179 209 65 Section Atlantique New Jersey 40 24 8 5 219 174 93 Philadelphie 37 21 12 2 202 157 88 Pittsburgh 29 33 8 6 201 205 72 NY Rangers 28 33 11 3 201 204 70 NY Islanders 21 42 8 1 168 234 51 Section Sud-Est Washington 38 22 11 1 193 168 88 Floride 36 29 5 5 206 178 82 Caroline 30 31 10 0 189 196 70 Tampa Bay 17 45 8 7 178 260 49 Atlanta 12 51 6 4 143 263 34 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-St.Louis 44 17 9 0 215 143 97 x-Detroit 42 21 8 2 235 182 94 Chicago 28 36 7 2 213 223 65 Nashville 24 40 7 7 179 209 62 Section Nord-Ouest Colorado 34 27 11 1 204 181 80 Edmonton 26 29 16 8 195 185 76 Vancouver 24 33 14 8 187 209 70 Calgary 28 35 8 5 186 222 69 Section Pacifique Dallas 39 25 7 4 180 158 89 Los Angeles 34 27 9 3 219 201 80 Phoenix 35 28 7 1 206 193 78 San José 30 32 9 7 198 187 76 Anaheim 28 31 12 2 185 196 70 x-assuré d'une place en séries éliminatoires CLASSEMENT GÉNÉRAL Association de l’Est Mi Pts x-New Jersey 71 93 x-Toronto 71 90 x-Washington 70 86 Philadelphie 70 88 Ottawa 69 83 Floride 70 82 Pittsburgh 70 72 Montréal 71 71 Caroline 70 70 NY Rangers 72 70 Buffalo 72 69 Boston 70 65 NY Islanders 71 51 Tampa Bay 69 47 Atlanta 69 34 Association de l'Ouest x-St.Louis 70 97 x-Dallas 71 89 x-Colorado 72 80 Detroit 71 94 Los Angeles 70 80 Phoenix 70 78 San José 71 76 Edmonton 71 76 Anaheim 71 70 Calgary 71 69 Vancouver 71 70 Chicago 71 65 Nashville 71 62 PittsburghFloride 2 N.V.Islanders 4 Atlanta 2 Montréal 1 Philadelphie 1 Toronto 4 Detroit 3 (P) Chicago 5 Boston 4 (P) Nashville 2 Colorado, 2 (P) Buffalo 3 Vancouver 6 Hier Washington 4 Caroline 2 Tampa Bay 3 New Jersey 1 St.Louis à Los Angeles, 20h30 Ottawa à Edmonton, 21 h Nashville à Phoenix, 21 h San José à Anaheim, 22h30 Aujourd’hui Pittsburgh à Boston, 15h N.Y.Rangers à Philadelphie, 15h Dallas à Chicago, 15h Detroit au Colorado, 15h Atlanta à Toronto, 19h Caroline à Montréal, 19h Floride à N.Y.Islanders, 19h Buffalo à Calgary, 21 h Ottawa à Vancouver, 22h Dimanche.19 mars Boston à Philadelphie, 13h Tampa Bay à Washington, 13h San José à Dallas, 15h Floride au New Jersey, 19h30 N.Y Rangers à Pittsburgh, 20h Calgary à Edmonton, 20h Detroit à Anaheim, 20h Nashville à Los Angeles, 20h Lundi.20 mars Montréal à Buffalo, 19h30 Washington à St.Louis, 20h Vancouver au Colorado, 21h BASEBAL LIGUE DES PAMPLEMOUSSES LIGUE AMÉRICAINE G P Pet.Oakland 11 1 .917 Tampa Bay 11 5 .688 Minnesota 11 7 .611 Baltimore 8 6 .571 Anaheim 8 7 .533 Cleveland 8 7 .533 Toronto 8 7 .533 Detroit 7 7 .500 Texas 6 8 .429 Seattle 5 7 .417 Chicago 7 11 .389 Boston 6 10 .375 Kansas City 5 11 .313 New York 5 12 .294 LIGUE NATIONALE Houston 12 4 .750 Chicago 10 5 .667 Pittsburgh 9 5 .643 Arizona 10 6 .625 Philadelphie 10 6 .625 St.Louis 9 6 .600 Montréal 8 6 .571 San Diego 7 6 .538 New York 9 9 .500 Cincinnati 9 10 .474 Atlanta 7 8 .467 Colorado S 10 .333 Floride 5 10 .333 San Francisco 4 8 .333 Milwaukee 4 10 .286 Los Angeles 3 12 .200 1 FONDE ?EN 19 10*- i0 DEVOIR î V o L .X C I N “ (i 0 PLANÈTE L’UNIVERSITE DE SHERBROOKE REVOLUTIONNE LA FABRICATION DES PUCES INFORMATIQUES PAGE B 2 L E LUNDI 2 O M A K S 2 (I O O LES ACTUALITÉS NICOLET: LA CONDUCTRICE IMPLORE LE PARDON PAGE A 2 8 7c + TAXES RELIGIONS JEAN-PAUL II, ENTRE L’ENCLUME MUSULMANE ET LE MARTEAU JUIF PAGE B 6 PERSPECTIVES Ma non Cornellier Une trêve et rien d’autre La direction du Parti libéral du Canada et le bureau du premier ministre Chrétien ont réussi à faire en sorte que l’image publique du congrès de la fin de semaine soit empreinte de contrôle et d’unité.Cette façade n’a pas réussi cependant à calmer les interrogations sur le leadership de M.Chrétien.Le débat demeure entier et le premier ministre n’a pas beaucoup de temps devant lui pour le résoudre.Jean Chrétien était partout à la fois en fin de semaine.Impossible de faire deux pas dans Iç Centre des congrès d’Ottawa sans le voir.A chaque détour, il y avait des photos géantes du premier ministre faisant du ski, du vélo, de la planche à roulettes.Tout ce qui manquait, c’étaient ses souvenirs de golf.L’entourage du premier ministre et la direction du Parti libéral du Canada, secoués à la veille de leur congrès par une contestation ouverte du leadership de Jean Chrétien par des partisans du ministre des Finances, Paul Martin, ont mis les bouchées doubles pour foire comprendre qui était le chef.Rien n’a été laissé au hasard, en particulier samedi après-midi lors de l’échange entre les militants et les ministres.Il y a deux ans, quelques délégués avaient posé des questions dénuées de complaisance.Le ministre des Finances, lui, avait volé la vedette en répondant à la majorité des questions.Ce ne fut pas le cas cette fois-ci car un employé du bureau du premier ministre s’est assuré, avant même que les autres délégués ne soient autorisés à entrer dans la salle, d’avoir plus de gens que nécessaire installés devant les microphones.La direction du parti a pu ainsi éviter une domination Martin et éliminer toute manifestation de contestation.Les Canadiens qui ont suivi le congrès à la télévision auront vu un événement parfaitement huilé.Il aura fallu écouter les analystes avec attention et lire les journaux pour savoir ce qui a réellement accaparé l’attention de beaucoup de gens présents, soit la question du leadership.La façade d’unité persistera encore quelque temps mais ce ne sera pas attribuable à cette opération de relations publiques.Ce sera davantage le résultat d’une décision du camp Martin, qui sent le besoin de faire une pause pour redorer son blason.H doit dissiper la mauvaise impression laissée par le ministre Martin lorsqu’il a dû expliquer la tenue d’une rencontre privée à Toronto entre une vingtaine de députés, trois organisateurs et un membre de son personnel pour parler de son avenir.Il est clair cependant que le camp Martin, le ministre en tète, n’a pas l’intention de plier l’échine.Il a multiplié les déclarations de loyauté en fin de semaine mais n’a jamais voulu inviter publiquement ses partisans à se taire.Il s’est même rendu disponible samedi pour répondre aux questions des journalistes, confirmant son intérêt pour la direction du PLC si jamais le poste se libérait.Les conversations dans les corridors et au cours des partys tenus en marge du congrès, samedi soir, ont aussi permis de constater que ce débat ne peut s’éteindre aussi facilement car il est l’expression d’interrogations plus fondamentales des militants.La plupart des délégués ne sont pas associés à ces luttes intestines par contre, et partagent peu importe leur position sur le leadership, la même analyse de la situation.D’abord, on constate que le gouvernement Chrétien vient d’achever un cycle important de son existence — la remise en ordre des finances publiques — et qu’il doit se donner une nouvelle mission capable de mobiliser le parti et les Canadiens.Mais ce même gouvernement arrive aussi à la fin d'un deuxième mandat ce qui est souvent synonyme d’essoufflement.Le gouvernement est quand même populaire dans les sondages, aidé en cela par la division de l’opposition.Les Canadiens ne souhaitent donc pas, pour le moment changer le parti au pouvoir mais ils veulent un renouvellement de ses idées.La question maintenant est de savoir si le chef actuel du PLC, Jean Chrétien, peut réaliser ce travail.Selon trois sondages publiés la semaine dernière, il faut croire que non car dans tous les cas, une majorité de Canadiens souhaitent le départ du premier ministre.Les délégués au congrès, conscients de ce phénomène, comptaient sur les discours du premier ministre pour les rassurer mais plusieurs sont restés sur leur faim.M.Chrétien leur a répété qu’il voulait permettre au Canada d’être un leader de la nouvelle économie tout en presser van t les «valeurs libérales» d’équité et de générosité.Mais lorsqu’il s’est fait demander très directement par un VOIR PAGE A 8: TRÊVE Chrétien soutient avoir convaincu le clan Martin de se rallier HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien se défend bien de s’accrocher à son poste.Il a plutôt la conviction d’avoir réussi à rallier derrière lui ses troupes au cours du congrès biennal de son parti, ce week-end.Son leadership, dit-il, n’est plus contesté ni par son ministre des Finances, Paul Martin, ni par aucun autre aspirant successeur.«C’estfini, tout ça», a lâché M.Chrétien en point de presse hier lorsqu’il s’est fait demander s’il allait tolérer encore longtemps que soient menées au sein du Parti libéral des campagnes larvées pour le déloger.«Je n’ai pas de problème.[M.Martin] a fait ses déclarations, il a dit qu’il appuyait le chef.[Pendant mon discours], il était comme Sheila Copps, IBrian] Tobin, Allan Rock qui ont crié «Four more y«z/s»[quatre ans de plus]», a-t-il ajouté.Il n’aura donc pas besoin de s’expliquer avec M.Martin pour faciliter leur cohabitation, croit le premier ministre qui a même nié que certains de ses ministres tentent de le pousser vers la sortie.«Yen n’a pas!» Le congrès du PLC s’est en fait terminé comme il avait commencé: Jean Chrétien a dû consacrer beaucoup d’énergie à convaincre ses militants qu’il était le chef incontesté, qu’il pourrait les mener à une troisième victoire électorale et qu’il avait une vision d’avenir à proposer.Tout le week-end, les discussions de corridor ont porté sur la VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN ¦ Autres informations en page A 2 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 6 Du sang vert Le camp Martin, le ministre en tête, n’a pas l’intention de plier l’échine f ERIC ST-PIERRE LE DEVOIR LE DEFILE de la Saint-Patrick s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur, hier après-midi à Montréal.Cette fête de la communauté irlandaise est une véritable tradition qui célèbre aussi la diversité culturelle de la région métropolitaine, puisque plusieurs communautés participent et assistent au défilé.«Aujourd’hui, nous sommes tous irlandais, a dit le maire Bourque.Ilya à peu près un demi-million de personnes [qui assistaient au défilé d’hier/ et chaque année ça prend de l'ampleur.C'est un peu l’annonce du printemps et de tous les festivals qui vont suivre à Montréal.» Taïwan : Pékin reste discret La déroute du parti nationaliste soulève la colère de ses partisans D’APRÈS AFP ET LIBÉRATION Taïpei — La victoire historique du candidat indépendantiste Chen Shui-bian à la présidentielle de samedi à Taiwan — le deuxième président de l’île élu au suffrage universel — a suscité la colère des partisans du Kuomin-tang, battu après un demi-siècle de pouvoir, mais Pékin est resté discret malgré ses menaces ayant précédé le scrutin.Plus de 4000 manifestants se sont rassemblés hier devant le siège du Kuomintang (KMT) à Taïpei pour réclamer la démission des dirigeants du parti nationaliste, rendus responsables de la déroute électorale, et des heurts les ont opposés à la police anti-émeutes.Un haut responsable du Kuomintang, Ma Ying-jeou, maire de la capitale taïwanaise, a tenté de ramener le calme, promettant devant la foule qu'il allait intervenir auprès du président sortant de l’île, Lee Teng-hui, pour qu’il abandonne la présidence du parti.M.Ma s’est ensuite rendu à la résidence du président, mais n’a pu le rencontrer pour lui transmettre ce message.Rien ne semblait en fin de journée décourager les manifestants, membres du parti ou partisans du candidat indépendant James Soong, transfuge du KMT, qui demandaient à M.Lee d’assumer la responsabilité de la défaite en quittant immédiatement la direction du parti.L’annonce hier que cette démission interviendrait lors d’un congrès extraordinaire, prévu en septembre, n’a pas calmé leur ardeur.A plusieurs reprises, la police a tenté de repousser la foule à coups de canon à eau.Elle a également chargé les manifestants les plus agressifs, dont certains ont été légèrement blessés.Au moins un responsable du KMT, Hsu Ü-teh, conseiller du président Lee, a été violemment pris à partie par les manifestants et frappé à la tête.Le candidat du tout-puissant Kuomintang, qui a apporté prospérité et démocratie à Taiwan, le vice-président Lien Chan, n’est arrivé qu’en troisième position du scrutin avec 23,1 %, derrière James Soong (36,8 %) et le vainqueur Chen Shui-bian (39,3 %).Pékin, qui avait multiplié les avertissements aux électeurs taïwanais, a réagi avec une certaine modération à la VOIR PAGE A 8: TAÏWAN À quand des sous-marinieres î En 1989, par un jugement du tribunal canadien des droits de la personne, les Forces armées étaient contraintes de cesser toute discrimination basée sur le sexe et à admettre des femmes dans leurs unités de combat.Seule exception à la règle: les sous-marins, dernier bastion exclusivement mâle.Pour combien de temps encore?Houle en vue.LOUISE LEDUC LE DEVOIR METEO Montréal Ensoleillé avec Québec Ciel variable.Max: 1 Min: -9 Selon un sondage interne, obtenu par la Presse canadienne, les deux tiers des 256 sous-mariniers ne veulent pas voir leur chasse gardée être investie par le sexe opposé.C’est dans ce contexte plutôt hostile, et dans la foulée de l’arrivée prochaine des nouveaux sous-ma-rins Upholder, que la major Lynn Bradley est allée passer neuf jours à vingt mille lieues sous les mers, entre l’Islande et Terre-Neuve, pour voir si la cohabitation sous-marinier/sous-marinière est possible.Et elle a survécu.«On s’est apprivoisés en deux temps, raconte le major Bradley, j'ai d’abord passé quinze heures avec eux, de sorte qu’ils me connaissaient déjà lors du grand départ.Les vingt-quatre premières heures passées, tout le monde a cessé d’être sur ses gardes et on m'a considérée comme tout autre visiteur de passage.» Dans les faits, le major Bradley ne s’y est pas présentée en touriste.Il s’agissait pour elle d’un voyage «d’affaires», de recherche, dont le but était de déterminer s’il était toujours pertinent d’interdire aux femmes des postes dans des sous-marins.passages nuageux Max: 7 Min: -5 Détails, page B 5 INDEX Annonces.B 5 Le monde.A 5 Avis publics.B 3 Les sports.B 4 Culture.B 8 Mots croisés.B 3 Éditorial.A 6 Planète.B 2 Entrevue.B 1 Religions.B 6 Idées.A 7 Télévision.B 7 www.ledevoir.com VOIR PAGE A 8: SOUS-MARINIÈRES Premier constat: un sous-marin, c’est petit.«Vivre dans un sous-marin, c’est comme faire du camping dans un quatre par quatre», illustre le major Bradley.Avec le collègue qui vous ronfle dans le tuyau de l'oreille.Pour l’espace vital, il faudra repasser.Qui va décider?Le sondage interne, très défavorable aux femmes, empêchera-t-il à coup sûr que les femmes deviennent sous-marinières?la décision reviendra-t-elle aux sous-mariniers, à des hommes, donc?Parole de major, le sondage vise surtout à évaluer les attitudes des militaires et à se préparer à toute résistance, advenant l’entrée en scène d’équipages mixtes.Mais pourquoi les sous-mariniers sont-ils si farouchement opposés à l'embauche d’équi-pières?Préjugés de machos finis en butte contre les «voleuses de job»?Officiellement, non: 29.7 % expliquent leur opposition par le manque d'espace et d’intimité à bord d’un sous-marin; 22.7 %, par la crainte de réactions négatives de leurs épouses; 12,9 %, par le risque de plaintes pour harcèlement, fondées ou pas; 9,1 %, par le L’éditorial de Serge Truffaut en page A 6 La police ougandaise croit au suicide collectif AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Kanungu, Ouganda — Un amoncellement de corps carbonisés, la plupart figés dans des attitudes de terreur, est tout ce qu’il restait hier à Kanungu, dans le sud-ouest ougandais, de plus de 200 adeptes d'une secte apocalyptique qui se sont immolés vendredi par le feu.La police estime qu'il y a 200 à 250 cadavres dans les décombres de l’église de fortune de la secte de la «Restauration des dix commandements de Dieu».Mais elle demeure incapable d’avancer un chiffre précis, d’autant que des corps sont réduits en cendre.Le premier bilan s’établit à 235 morts, mais il pourrait être deux fois supérieur.Trois jours après ce suicide collectif présumé d’adeptes d’une secte apocalyptique, un porte-parole de la police a déclaré hier que jusqu’à 470 personnes pourraient avoir péri dans les flammes.De la fumée s'échappe encore du dessous de quelques cadavres malgré la pluie qui s’est abattue depuis vendredi et le toit de tôle de l'église qui s’est écroulé sur les corps.Le corps noirci d’un homme est encore accroché à un mur comme s’il avait voulu s'échapper au dernier moment de son existence, un autre est allongé les jambes écartées et ses bras au-dessus de la tête comme pour écarter la mort «Tout porte à croire que nous avons affaire à un suicide collectif et nous savons que les dirigeants de cette église sont capables de l’avoir planifié», a déclaré à l’AFP à 1 VOIR PAGE A 8: SUICIDE I à
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