Le devoir, 23 mars 2000, Page(s) complémentaire(s)
FONDÉ EN 1910 N DEVOIR vfes-„, — 1 V 0 1,.X C I N " 6 ;5 ?L E .) E UDI 2 il M A R S 2 0 0 0 H 7 c + t a y.I $ ÉCONOMIE ACTUALITÉS LE MONDE UN GRAND CHELEM FRAIS MÉDICAUX NUCLÉAIRE: CLINTON J’OUR LA CAISSE ?ILLÉGAUX: IL Y AURAIT + DEMANDE À L’INDE DE DEPOT PLUSIEURS CAS DE DONNER L’EXEMPLE PACE b 1 page a 3 PAGE B 5 PERSPECTIVES Afa non Cor nellier VOIR PAGE A 8: MARTIN METEO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 12 Min: 2 Québec Ensoleillé.Max: 10 Min: 0 Détails, page B 2 o! °: o: o- I N D E X Annonces .B6 Idées .A7 Bourse .B 4 Le monde .B 5 Avis publics.A4 Ls sports .B6 Culture .B8 Mots croisés.B 6 Economie .B1 Politique .A4 Éditorial .A6 Télévision .B7 www.ledevoir.com Un effet Martin surévalué ?Au cours du congrès libéral, les organisateurs québécois affirmaient pouvoir arracher une dizaine de sièges de plus au Québec.Certains délégués, surtout de comtés francophones, affirmaient, eux, qu’ils auraient plus de chances d’y arriver avec Paul Martin à leur tête.Peut-il vraiment faire mieux que Jean Chrétien?Il peut faire aussi bien ou un peu mieux, répond au moins un sondeur, s’il propose un nouveau beau risque.Le sondeur libéral Michael Marzolini aime raconter qu’il a un jour demandé aux gens s’ils étaient en faveur de la démission d’un ministre dont il avait fabriqué le nom.La plupart des gens avaient une opinion et souhaitaient qu’il parte.Selon lui, cela illustre le danger des sondages faits à partir de scénarios hypothétiques, comme la présence de Paul Martin à la tête du parti.Depuis l’automne, plusieurs sondages montrent quand même que les Canadiens souhaitent le départ de Jean Chrétien, et les Québécois ne font pas exception.On lui préfère Paul Martin et les plus récentes enquêtes montrent que c’est au Québec qu’il est le plus populaire.Mais ferait-il un malheur lors d’élections?Personne ne peut le dire avec assurance.Les supputations sur son impact réel demeurent davantage, pour l’instant, le résultat d’impressions personnelles, de * * conversations de cuisine et d’analyses.Michael Marzolini, de la firme Pol-lara, reste persuadé que son parti peut faire aussi bien avec M.Chrétien car il croit que le PLC sera le premier bénéficiaire des pertes conservatrices.Ils sont fédéralistes, dit-il, et la polarisation du débat entre souverainistes et fédéralistes a repris ses droits.De plus, la baisse des conservateurs dans les sondages a comcidé avec la remontée des libéraux plutôt que des bloquistes.Les résultats des élections de 1997 pourraient susciter une analyse différente.En 1997, le Bloc a récolté, après une campagne désastreuse, près de 37,86 % des voix, comparativement à 49,3 % quatre ans plus tôt.Le nombre absolu de votes du BQ a diminué d’environ 450 000.Le PLC en a récolté environ 100 000 de plus et obtenu 36,68 % des votes exprimés.Le PC, avec Jean Charest à sa tête, a fait une remontée d’environ 300 000 voix comparativement à 1993 et obtenu 22,17 % des appuis.Un examen attentif des résultats locaux montre de plus que dans la plupart des comtés, c’est le Parti conservateur qui a profité de la chute du vote bloquiste.On pourrait conclure que ces électeurs pourraient se tourner de nouveau vers le Bloc.Selon le dernier sondage Léger et Léger publié le 6 mars, libéraux et bloquistes sont aujourd’hui au coude à coude.Le PLC est en avance (43,7 %) sur le Bloc (40,8 %).Les conservateurs de Joe Clark, quant à eux, ont droit à seulement 7,9 % des intentions de vote.Bref, le PLC a profité de la désaffection conservatrice.Armé de ces chiffres et de sondages faits pour le compte du PLC à partir d’échantillonnages importants, M.Marzolini confiait au caucus libéral, au début de février, que le PLC pouvait espérer voir son nombre de sièges passer de 26 à 35 au Québec, et ce, en ne tenant compte que des comtés où ses sondages font état d’une avance de 5 % ou plus.Et ces résultats, il les obtient avec M.Chrétien à la tête du parti.Est-ce réaliste?Ne serait-ce pas plus sûr ou mieux avec M.Martin?M.Marzolini ne répond pas.les autres spécialistes des sondages se montrent prudents.Le président de Léger et Léger, Jean-Marc Léger, convient qu’une dizaine de comtés seront chaudement disputés et qu’il est difficile de prédire qui en sortira gagnant Mais cela peut se faire au détriment des conservateurs, des libéraux comme des bloquistes, note-t-il.n pense cependant que les résultats des prochaines élections, sur la base des sondages actuels, ressembleront beaucoup à ceux de 1997.Richard Nadeau, professeur de science politique à l’Univèrsité de Montréal, reconnaît La Place des Arts perd son pari Le Tribunal du travail condamne Vembauche de briseurs de grève BRIAN MYLES LE DEVOIR La Place des Arts a été reconnue hier coupable d’avoir eu recours à des briseurs de grève par le Tribunal du travail.Il s’agit d’une gifle cinglante dans le conflit oppo- sant la société d’État à ses techniciens de scène.La Place des Arts a perdu sur toute la ligne.Le juge Claude Saint-Arnaud n’a retenu aucune de ses prétentions, concluant qu’elle avait embauché des briseurs de grève, en violation avec le Code du travail.L’organisme public est passible d’une amende de 1000 $ pour chaque jour qu’a duré l’infraction.La peine sera imposée le 12 avril après les représentations des parties.La Place des Arts a toutefois annoncé hier son intention d’en appeler du jugement.Selon les renseignements VOIR PAGE A 8: PLACE DES ARTS r Pour un Etat palestinien r \ 4.Wi 11 » H L rn Dépister le VIH en 15 minutes La mise en marché d'une trousse de dépistage rapide suscite une polémique SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Un nouveau test révolutionnaire de dépistage du VIH — donnant des résultats en 15 minutes — doit être mis sur le marché sous peu.Mais avant même son annonce officielle, les médecins et juristes s'interrogent sur les dangers éthiques d’un tel mécanisme ultrarapide de dépistage.Comme chacun sait, on ne se fait pas tester pour le sida comme on se fait tester pour une simple grippe.Si cela se fait en 15 minutes, l’encadrement nécessaire sera-t-il préservé?s’interroge-t-on.Une nouvelle trousse de test de dépistage rapide du VOIR PAGE A 8: VIH LES ACTUALITÉS Hydro-Québec possède 49% d’Hydro-Ilnu Le barrage de 9,7 MW actuellement construit par les Montagnais sur la Mistassibi, qui semble avoir bénéficié d’un traitement de faveur de l’Environnement pour s’éviter une audience publique, appartient à une société en commandite dont Hydro-Québec çiétient 49 % des actions, a appris Le Devoir hier.La société d’Etat pourrait d’ailleurs être le principal bailleur de fonds de ce barrage, officiellement de propriété autochtone, car elle a avancé une somme indéterminée aux Montagnais, en plus de sa propre mise de fonds, pour qu’ils puissent payer leur part de 51 % des actions de la société en commandite.Plusieurs détails du protocole signé par Hydro-Québec et Hydro-lbu ont été censurés.¦ À lire en page A 3 REUTERS LE PAPE Jean-Paul II poursuivait son pèlerinage en Terre sainte hier en visitant Bethléem, le lieu de naissance du Christ.Rencontrant le leader palestinien Yasser Arafat, il a même appuyé ses aspirations à créer un État palestinien.Dans son discours d’accueil du matin, il a d’ailleurs rappelé que le Saint-Siège avait «toujours reconnu le droit naturel du peuple palestinien à une patrie».Nos informations en page B 5.Un chat dans le jardin des tigres ANTOINE CHAR Dernier d'une série de trois articles Saigon — S’il existe un chaton souple et vorace qui caresse le rêve de jouer dans le jardin des tigres du Sud-Est asiatique, c’est bien le Vietnam.«Un tigre?Vous rigolez! Un lion, plutôt!» N’Guyen Phuoc Daï («Madame Daï») est bien connue des Saïgonais.Cette ancienne députée de 76 ans qui a «fréquenté» Ho Chi Minh fie père du Vietnam communiste) tient aujourd'hui un petit restaurant à l’ombre de la cathédrale de Saigon, le poumon économique du pays.«Le Vietnam est riche, bien peuplé, avec une population fortement alphabétisée, ouverte sur le monde et qui a gagné — ne l'oubliez pas — la guerre contre les Français et les Américains.Il a tout pour réussir!» Tout?Vraiment?Oui, dit-on dans les milieux d’affaires de Saigon, mais à condition de libéraliser davantage son économie, en retard d’une vingtaine d’années sur celle de la Thaïlande et,d'au moins un demi-siècle sur celle de Singapour, la cité-Etat de trois millions d'habitants.Après tout, estiment les experts occidentaux, ce siècle sera celui de l’Asie.Depuis l’instauration du doï moi (rénovation) en 1986, l’économie vietnamienne surpasse celle de ses voisins, il est vrai plus pauvres: le Cambodge, le Myanmar (Birmanie) et le Laos.Son taux de croissance annuel (près de 10 %) est même supérieur à celui de la Thaïlande, des Philippines et de l’Indonésie.«Le Vietnam pourrait dépasser ce dernier pays dans cinq ans», croit même Andy Marshall, un consultant canadien en informatique, installé depuis cinq ans et demi à Saigon, la «perle de l’Orient».Mais cette croissance exponentielle s’appuie surtout sur les exportations (qui croissent chaque année de 25 %) de produits primaires, notamment l’agriculture (deuxième exportateur mondial de riz après la Thaïlande), le pétrole et, de plus en plus, le textile fia qualité laisse encore à désirer).Les exportations technologiques made in Vietnam ne sont quant à elles pas pour demain.Le pays n’a pas encore VOIR PAGE A 8: CHAT Parcs Canada manque à sa mission Il faut restaurer l'intégrité biologique des parcs nationaux, conclut une commission fédérale LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La Commission sur l’intégrité écologique des parcs nationaux du Canada estime qu’il faut d’urgence restaurer l’intégrité écologique de ces grands témoins naturels du pays d'autrefois, désormais menacés de l’extérieur comme de l’intérieur par l’industrie humaine et la pression des visiteurs, de même que par une Une ourse noire et son petit.VOIR PAGE A 8: PARCS f^es entrevues exclusives avec: Pierre Bourgault, Lise Bacon, Jean-Paul Desbiens, Claude Morin et Hélène Pelletier-Baillargeon.(»?es analyses percutantes de: Pierre Fortin, Gilles Paquet, Lucia Ferretti, Jean-Philippe Warren, Stéphane Kelly et Jean-Pierre Proulx.V Tous les jours dans Le Devoir à partir de samedi le LA TOÿJIPft i À ïllars b L E I) E V O I R .L E J E U D I 2 3 M A R S 2 0 0 0 A 8 -?LE DEVOIR *-—- ACTUALITES COLOMBIE-BRITANNIQUE L’interdiction de fumer au restaurant est renversée PARCS SUITE DE LA PAGE 1 PRESSE CANADIENNE Les clients des restaurants et débits de boisson de la Colombie-Britannique vont pouvoir recommencer à turner dans ces établissements, car l’interdiction de fumer dans de tels endroits publics a été renversée, hier, par la Cour suprême de la province.La juge Sunni Stromberg-Stein a statué que le Workers Compensation Board, l’organisme provincial d’indemnisation des travailleurs accidentés, n’a pas le pouvoir d’imposer une disposition temporaire dans la loi qui élargit l’interdiction de fumer à des endroits auparavant exemp- MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 l’importance de la remontée des libéraux au cours des 18 derniers mois mais s'interroge sur la fermeté de cet appui, une fois la campagne électorale déclenchée, avec la visibilité quotidienne que cela suppose pour M.Chrétien.Claude Gauthier, vice-président de la firme de sondages CROR rappelle que le Bloc a atteint le fond du baril en 1997 et qu’il ne peut pas faire pire.De plus, quand le Bloc reprend du terrain, il le fait auprès de l’électorat francophone, celui que doivent séduire les libéraux pour faire des gains.M.Gauthier se «méfie» aussi de cette équation voulant que les conservateurs se rangent d’un bloc derrière les libéraux.Joe Clark garde l’affection de certains électeurs québécois qui reconnaissent son ouverture à l’endroit du Québec.Et certains de ses suppor-teurs ne voudront jamais appuyer les libéraux et leur vision actuelle du fédéralisme, note-t-il.«Les conservateurs sont des fédéralistes qui n’aiment pas M.Chrétien beaucoup plus qu’ils n’aiment le Parti libéral.C’est une clientèle qui pourrait voter davantage Paul Martin que Jean Chrétien», convient Jean-Marc Léger.«L’arrivée de M.Martin, par opposition à M.Chrétien, pourrait peut-être faire en sorte d’aller chercher certains comtés marginaux où l'avance des blo-quistes sur les libéraux reste mince et où le vote conservateur est important.[.] Mais je ne pense pas que le changement de Chrétien à Martin puisse faire une grande différence au Québec», soutient M.Gauthier, car «ce qui continue de jouer est la question nationale».MM.Nadeau et Léger sont du même avis.Ils notent que M.Martin aurait l’avantage de la nouveauté et d’une image avantageuse au Québec.«Pour de nombreux électeurs, M.Martin incarne une vision du fédéralisme plus modérée, plus conciliante, plus respectueuse de la réalité québécoise, moins figée dans le passé et moins liée aux affrontements du passé.Il y a comme une aura de beau risque autour de la personne de M.Martin.L’avenir nous dira si cela est fondé», dit M.Nadeau, qui souligne que les pressions en faveur de M.Martin viennent surtout des comtés francophones.Jean-Marc Léger est plus catégorique.«La question est de savoir s’il peut incarner un renouvellement du fédéralisme pour un certain nombre d’électeurs.La clé est là.S’il est capable de réitérer l’exploit de ramener le Québec dans l’honneur et l’enthousiasme, c’est possible.[.] Autrement dit, est-ce que M.Martin va représenter le beau risque?[.] Par contre, en faisant ça, il sacrifierait des votes en Ontario et dans l’Ouest.» «Je ne pense pas que le changement de Chrétien à Martin puisse faire une grande différence au Québec», dit le sondeur Claude Gauthier S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 El Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 .Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone* (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone du lundi au vendredi de Par télécopieur Par courriel Extérieur de Montréal 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assez de temps pour s’opposer publiquement à cette mesure avant son entrée en vigueur, le 1" janvier dernier.La juge leur a donné raison à ce sujet Un avocat travaillant auprès des propriétaires d’établissements de divertissement, Dirk Laudan, affirme que la décision de la juge leur permet quand même d’interdire la cigarette s’ils le veulent.Plus tôt ce mois-ci, les avocats de l’Association des détaillants et des licenciés de la province ont fait valoir devant le tribunal que le Workers Compensation Board aurait édicté ce règlement lors d’une réunion à huis clos en 1997.Selon l’association, l’organisme n’a pas tenu d’audiences publiques par la suite, contrairement à ses propres règles de fonctionnement Toujours selon les avocats, les règlements interdisant de fumer dans les édifices publics ont été soumis à des audiences publiques en 1996 et l’industrie hôtelière s’est fait dire alors que l’interdiction totale de fiimer ne s’appliquerait pas à ses établissements.PLACE DES ARTS SUITE DE LA PAGE 1 recueillis en fin de journée, les quatre compagnies résidentes (Grands Ballets canadiens, Compagnie Jean-Du-ceppe, Orchestre symphonique et Opéra de Montréal) présenteront leurs spectacles malgré le jugement «Pour le moment, tout fonctionne comme prévu.Il n’y a aucune raison de ne pas donner des spectacles, à moins que les compagnies locatrices en décident autrement», a déclaré Francine Morin, nouvelle directrice des communications à la Place des Arts.L’Opéra de Montréal n’a formulé aucun commentaire, et la Compagnie Jean-Duceppe a appris la teneur du jugement de la bouche des journalistes.La Place des Arts gère péniblement la grève déclenchée le 22 juin dernier par les techniciens affiliés à la FTQ.Au début du conflit, les cadres sont donc appelés à prendre la relève des quelque 150 techniciens membres de l’Alliance internationale des employés de scène et du théâtre.Mais après s’être tapé le Festival de jazz et la rentrée automnale, ces cadres sont complètement épuisés.C’est l’impasse totale dans les négociations, et certaines compagnies craignent d’être obligées d’annuler leur programmation pour la saison.Désemparé, le conseil d'administration de la Place des Arts décide, le 8 novembre 1999, de ne plus offrir les services des techniciens de scène.Les baux sont modifiés en conséquence.Le même jour, Clément Richard, président du conseil de la Place des Arts, annonce la décision au syndicat et précise: «En conséquence, les services des techniciens que vous nous fournissiez sur demande avant le déclenchement de la grève ne sont plus requis.» Aux yeux de cet avocat, il n’y a plus de grève à la Place des Arts.Le juge Saint-Arnaud a démoli les arguments avancés par la Place des Arts.Les modifications au bail, «une porte de sortie facile» selon lui, ne peuvent servir d’échappatoire à la loi.Dans son jugement, Claude Saint-Arnaud soutient que la Place des Arts a tout simplement voulu changer le jeu de la négociation.«Prétendre dans les circonstances que par magie il n’y ait plus ainsi de grève, au seul motif que les services ne sont plus offerts, est inacceptable quand on connaît la jurisprudence du tribunal [voulant] que la décision de mettre fin à une grève est exclusivement l’affaire de l'instance syndicale», écrit le juge.Le juge Saint-Arnaud rappelle que les dispositions du Code du travail interdisant l’embauche de briseurs de grève ont pour but de «maintenir l'équilibre des forces existantes entre les parties au début de la phase de négociation dans le but de forcer la conclusion d’une convention collective sans délai, sans que n’interviennent ni violence ni vandalisme».La décision de Clément Richard avait convaincu l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) d’embaucher des employés non syndiqués.Le 28 novembre, l’OSM avait fait appel à la firme de production Prospec, qui lui avait envoyé deux employés pour monter les équipements en prévision de deux journées de concerts.Prospec a facturé l’OSM pour les services rendus.Le travail est identique à celui qu’exécutaient les membres du syndicat avant le conflit Le juge estime que la Place des Arts est aussi responsable que l’OSM pour l’embauche des briseurs de grève, même si ces derniers ont été rémunérés par l’OSM.E souligne d’une part que les travaux des briseurs de grève ont été supervisés par la directrice de la société.Il rappelle d’autre part que la Place des Arts tire des revenus de ces concerts, ce qui trahit son intérêt direct et immédiat pour que les spectacles soient bel et bien présentés.VIH SUITE DE LA PAGE 1 VIH conçue par BioChem ImmunoSystems a été approuvée tout récemment par Santé Canada.La compagnie devait faire l’annonce de sa mise en marché hier en soirée, ou tôt ce matin.C’est la première fois qu’un test de dépistage rapide du VIH est accepté par Santé Canada Au lieu du test conventionnel, qui prend en moyenne deux semaines, les patients qui le désirent pourront donc savoir en 15 minutes si oui ou non ils sont porteurs du virus, en déboursant entre 10 et 15 $.Cela leur évitera donc les deux semaines d’attente, qui bien souvent sont synonymes de deux semaines d’angoisse.La procédure conventionnelle actuellement en vigueur est plus longue car elle implique une phase de confirmation.«Actuellement, au Canada, [.] un travailleur de la santé qui a reçu une formation prélève un échantillon de sang [.] puis l’envoie à un laboratoire où on vérifie la présence d’anticorps au VIH, au moyen d’un test de dépistage.Un résultat négatif est annoncé si le test de dépistage ne réagit pas.Cependant, tout échantillon qui provoque un résultat positif au dépistage est soumis à une deuxième épreuve plus spécifique, pour confirmation», explique Richard Elliott, directeur des politiques et de la recherche du Réseau juridique canadien VIH/sida.Les tests sont hypersensibles et réagissent parfois sans la présence d’anticorps au VIH — donnant ce qu’on appelle des «faux positifs» —, d’où l’importance d’une confirmation, explique-t-il.Or la trousse de dépistage rapide correspond précisément à la première phase de dépistage telle qu’effectuée dans la méthode traditionnelle.Elle risque aussi de donner un nombre important de «faux positifs».«Mais quelles seraient les conséquences de donner au patient le résultat du dépistage alors qu’un nombre important de résultats positifs sera erroné?», s’interroge Ralfjürgens, juriste et directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida.«Imaginez que vous recevez un résultat positif au dépistage sans avoir compris que ce n’est qu ’un dépistage», poursuit-il.C’est précisément ce qui inquiète le Réseau: le manque d’encadrement.11 a aussi envoyé un volumineux rapport comportant 23 recommandations, incitant les provinces à réglementer la commercialisation de ladite trousse, afin d’assurer qu’elle ne soit disponible que «dans les situations et conditions où leurs bénéfices ont le plus de chances de se concrétiser».Entre autres choses, le rapport préconise la formation du personnel qui fera le dépistage afin qu’il soit en mesure d’offrir le «counselling» adéquat aux patients.«Il faut expliquer le test et ses limites, expliquer que les résultats positifs peuvent être faussement positif et qu’alors il devra y avoir confirmation, expliquer aux personnes qui testent positif qu'elles sont souvent victimes de discrimination dans notre société», précise Ralfjürgens.Le docteur Régent Thomas, président de la clinique médicale L’Actuel, spécialisée en MTS et VHS, a reçu la visite de représentants de BioChem ImmunoSystems mardi.Qu'en pense-t-il?Le gros «pour», selon lui, c’est que toute personne testée négative pourra rentrer chez elle au bout de 15 minutes, sans avoir à revenir deux semaines plus tard, dit-il.Mais le «contre», c’est le danger «que le test soit fait ici et là sans le counselling adéquat».«Quand le test est négatif, tout va bien, mais pour les positifs, le médecin va toujours recommander un deuxième test», précise-t-il.Bref, on n’évitera pas les deux semaines d’attente.Et pense-t-il se procurer la fameuse trousse?«Je n’en ai aucune idée encore.Mais si moi je refuse et qu’en face on la prend.[.] C’est comme toujours, on est bien inquiet au début, et puis on apprend à vivre avec les avantages».CHAT SUITE DE LA PAGE 1 de technoparcs comme ceux de Bangalore (Inde) ou de Science Park (Singapour), où l’on produit des logiciels.bien souvent avec une main-d’œuvre vietnamienne.Le Vietnam a bien l’intention de construire un technoparc de 1600 hectares à Hoa I^c, près de Hanoï.Mais est-ce «trop peu, trop tard»?«Ilya à peine un million d’ordinateurs, un peu plus de deux millions de téléphones et moins de 40 000 internautes.Tout ceci hypothèque grandement l’entrée de ce pays dans le commerce mondial électronique qu’adoptent rapidement les pays asiatiques», rappelle Rajeev Garg, un expert en télécommunications indien instaEé à Saigon.Le commerce électronique — dont le chiffre d'affaires mondial devrait dépasser les dix milliards de doUars cette année — est appelé à se développer rapidement pour devenir le principal moteur des «nouvelles économies».On le sait, pour les pays de l'Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE - le Vietnam en fait désormais partie), dont les économies sont fortement tributaires de l’industrie manufacturière, l’enjeu est capital.On le voit, les produits et services liés à l’informatique et aux nouveaux réseaux de communications sont devenus un enjeu macroéconomique de toute première importance même si, par exemple, à peine 3 % de l’humanité possède un ordinateur.«Mais les coûts en communications au Vietnam sont parmi les plus élevés au monde.Un simple appel outre-mer coûte trois dollars la minute», note Rajeev Garg en précisant que les Vietnamiens, parce qu’ils sont «ingénieux — ce sont les rois du recyclage — et très ouverts face aux nouvelles technologies», pourront un jour accéder au «club des tigres».Les atouts Quelles sont réellement les chances du Vietnam de sortir de son sous-développement?«Pour l'instant, ce pays est un peu comme l’Europe à la fin du second conflit mondial.Il se reconstruit certes très vite, mais comme les nations européennes d’alors, il lui faudra encore du temps, et surtout de l’aide, pour décoller et devenir une puissance économique», note Andy Marshall, qui croit fermement en l’avenir de ce pays.Les atouts pour y arriver ne sont pas négligeables: ¦ une ouverture vers l’Occident facilitée notamment par la transcription du vietnamien en caractères latins; ¦ une main-d'œuvre fortement scolarisée, ingénieuse et bon marché: les salaires sont en général moins élevés qu’ailleurs en Asie; ¦ une transition à l’économie de marché qui va bon train depuis quelques années, malgré quelques coups d’arrêt ici et là; ¦ une stabilité politique qui est loin de déplaire aux capitaux étrangers, même si cette stabilité s'accompagne d’un blocage des libertés individuelles; ¦ un nationalisme doublement millénaire qui place la patrie au-dessus de tout et prône le sacrifice et l'austérité comme vertus civiques, au nom du bien collectif.Pour l’instant, comme le rappelle Vu Tien Loc, président de la Chambre de commerce et d’industrie, «nous sommes à la case départ avec un revenu annuel par habitant de 300 $».Dans une entrevue accordée en février au Tap chi Tai chink, un hebdomadaire financier de Saigon, Vu croit que le Vietnam «va y arriver» en ancrant davantage son économie à celle de son environnement régional et mondial.«Nos entreprises pourront difficilement croître rapidement en étant confinées au marché intérieur.En lorgnant les marchés étrangers, ils pourront [.) obtenir des technologies avancées [.], se familiariser avec un nouvel environnement commercial, d’autres langues et cultures.» Les 78 millions de Vietnamiens ont depuis longtemps compris ceci: pour vaincre son adversaire, il fout d'abord le comprendre.Ce qu’ils font pour l’instant, c’est essayer de comprendre le monde qui les entoure.A Saigon, en ce moment, un mot circule plus que tout autre: «Choi Imoh!» «Fonçons!» ?Ce dernier reportage, d’une série de trois, a été réalisé grâce à une bourse de la Fondation Asie-Pacifique du Canada.gestion tellement axée sur la rentabilité que leur objectif premier, la conservation, n’est plus garanti par les limites juridiques et territoriales de ces parcs.La commission, qui a constaté l’existence de menaces à l’intégrité des écosystèmes de 37 des 38 parcs nationaux, recommande au gouvernement fédéral d’imposer à Parcs Canada une politique qui filtrerait dorénavant toutes les décisions de cet organisme en vertu de critères de conservation.Cette revalorisation de la mission d’origine passerait par une révision impitoyable de tout ce qui s’est fait jusqu’ici, des emplacements de camping jusqu'au choix des équipements lourds en passant par les nuisances (égouts, activités, etc.) imposées aux écosystèmes, ainsi qu’une révision des voies de transport comme les «routes et les voies ferrées qui sont d’ailleurs directement responsables de la mort d’animaux sauvages: des centaines de grands mammifères ainsi que des milliers d’oiseaux, d’am-phibiens et d’autres espèces animales sont tués chaque année sur les routes des parcs».La commission, qui propose de revoir les modalités et l’intensité de la présence humaine dans les parcs nationaux, propose du même souffle de nouveaux partenariats avec les autochtones, qui iraient aussi loin que de «réintégrer la récolte des ressources renouvelables dans les parcs nationaux», ce qui a été interdit à tous jusqu'à présent Se défendant de sombrer dans le mythe folklorique du bon Indien, la commission n’en propose pas moins qu’à l’avenir aucun parc national ne puisse être créé sans la participation des autochtones.Et le rapport ajoute qu’il faudrait renommer lieux et lacs en langue indienne, reconnaître leur histoire commune avec l’écologie de chaque lieu et réintroduire les usages traditionnels autochtones de ces territoires dans le respect de l’écologie.La commission ajoute qu’il faudra créer de nouvefies alliances avec les gouvernements provinciaux, les propriétaires terriens et les entreprises dont les activités générales à l’extérieur des parcs ont fortement altéré le visage naturel du pays autour et dans les parcs.Par exemple, dans les Prairies, 99 % des communautés d’herbes hautes indigènes et 75 % des prairies d’herbes mixtes ont disparu, de sorte qu’on ne peut même plus protéger les survivantes par de nouveaux parcs.B fout même reconstruire ces anciens milieux naturels dans les parcs existants sans trop savoir comment foute de connaissances scientifiques rigoureuses.Les niveaux de mercure relevés dans le sang et les plumes des huards du parc de la Mauricie sont plus élevés que tout ce qui a été mesuré en Amérique du Nord Espèces disparues De l’Ontario aux provinces atlantiques, les populations de loups à l’intérieur des parcs fédéraux ont disparu partout sauf dans les parcs de la Mauricie et de Pukaskwa, les bêtes étant souvent victimes de leurs excursions en dehors de ces territoires protégés.Dans l’Ouest canadien, le parc d’Elk Island et celui de Prairies ont aussi assisté à la disparition de ce grand canidé.La fragmentation des habitats naturels des parcs nationaux par les routes et les importantes voies ferrées qui les traversent pose une menace aussi importante, selon le rapport que leur disparition: des grizzlys jusqu’aux écureuils volants en passant par les salamandres, cette fragmentation a isolé les animaux et amenuisé les populations.Autre phénomène, les îles terrestres que constituent les parcs dans le paysage canadien menacent aussi les populations animales qui auraient besoin de corridors de migration pour que les échanges soient possibles entre chaque espace protégée; cela suppose des ententes avec les voisins des parcs, gouvernements, propriétaires et entreprises, ainsi que la création de possibles zones-tampons pour réduire les pressions de l’extérieur sur l’écologie des parcs.La pollution atmosphérique, particulièrement intense dans «le tuyau d'échappement de l’Amérique du Nord», soit le Canada atlantique et le sud du Québec, rejoint tous les lacs et cours d’eau, y compris ceux des parcs nationaux.Ces menaces ne sont pas théoriques: le toxaphène, un pesticide agricole abondamment utilisé jusqu’à la fin des années 70, est omniprésent dans le zooplancton — la base de la chaîne alimentaire — du lac Bow, dans le parc national de Banff.Les concentrations de ce toxique relevées dans les touladis du lac, un poisson menacé par ses mœurs carnivores, sont 20 fois plus élevées que dans les autres poissons de ce même lac et jusqu’à 1000 fois supérieures aux concentrations mesurées dans d’autres lacs du parc.Au Québec, dans le parc national de la Mauricie, les niveaux de mercure relevés dans le sang et les plumes de huards, un emblème national, sont plus élevés que tout ce qui a été mesuré ailleurs en Amérique du Nord! Le DDT, dont le Canada a toléré l’usage jusqu'en 1990 sans s’en vanter, nuit maintenant à la reproduction des huards du parc national de hÇimkujik.Que penser alors du parc du Canal-de-Lachine, un des plus gros dépotoirs industriels du pays, dont Parcs Canada tente depuis des années d'esquiver la décontamination définitive?A ces menaces s'ajoute maintenant la prolifération d’espèces exotiques, végétales et animales, ce qui comprend la présence des orignaux et des lièvres introduits à Terre-Neuve, il y a plusieurs décennies: les deux espèces menacent maintenant des plantes rares du parc de Gros-Morne.Enfin, la «surutilisation» des parcs ou la pression occasionnée par un trop grand nombre de vacanciers, randonneurs et amants de la natun "'iscite des phénomènes de pollution sous forme d'eaux usées trop abondantes, par exemple, ou force des espèces à se déplacer pour conserver leur quiétude.Quatorze millions de personnes visitent les parcs chaque année et l’essentiel se concentre dans une partie seulement des 38 parcs nationaux.On prévoit une croissance de cet achalandage global de 4,5 % par année.Non seulement Parcs Canada doit abandonner son «langage d’affaires» et sa logique de rentabilisation par des augmentations d’achalandage, il faut redonner à cet organisme, ajoute la commission, une direction de conservationnistes, pas d'administrateurs professionnels, pour concrétiser de toutes les manières la mission première de Parcs Canada et revoir l’ensemble des activités autorisées dans les parcs, y compris l’achalandage humain avec son cortège d’équipements et d’activités, en fonction d'une grille qui assure le respect, voire la restauration des écosystèmes d’origine.Parcs Canada est actuellement incapable de faire ce virage, conclut la commission: il faudra du sang neuf, des moyens accrus, des plans directeurs refaits de fond en comble et des partenariats avec les universités pour asseoir les décisions sur des bases scientifiques sérieuses.E faudra aussi, conclut la commission, zoner autrement les parcs fédéraux pour que tous les secteurs sensibles soient protégés au maximum, quitte à devoir intensifier les activités d’interprétation pour que le public comprenne et appuie la nécessité de politiques aussi fermes. I, K I) K V (MR.I.K .1 K UDI 2 :i M A RS 2 0 0 0 LE DEVOIR ?- LES SPORTS Expos 2, Dodgers 0 L’équipe de l’heure! RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE T upiter — Les Expos, c’est l’équipe J de l’heure en Floride.Os ont battu Tes Dodgers 2-0 pour porter leur fiche à 13-6, la meilleure dans la Ligue des pamplemousses.Vladimir Guerrero a été l’étoile du match.Il a claqué un retentissant circuit en solo et réussi un simple d’un point.Son circuit était quelque chose à voir.Ceux qui avaient laissé leur auto dans le stationnement étaient inquiets.«C’est dommage que le vent soufflait vers l’intérieur, a dit Felipe Alou.On n’a pas été en mesure d’évaluer la véritable force de la collision.Lui et Mark McGwire sont les raisons pour lesquelles je me rends au stade avec l’auto dont je me sers pour aller à la pêche.Je laisse ma Mercedes à la maison!» Guerrero a mis en orbite une rapide de Carlos Perez.Personne, même Guerrero, ne pouvait dire où elle était tombée.«C’était une rapide.Je n’ai pas vu la balle atterrir.» Les Expos ont réussi leur deuxième jeu blanc et leurs lanceurs présentent la meilleure moyenne de points mérités de la ligue, 3,30.Di- sons qu’ils ne lancent pas des pamplemousses.En 13 départs, les partants Dustin Hermanson, Javier Vazquez, Hideki Irabu et Cari Pavano ont maintenant une fiche combinée de 9-1 et une mpm de 1,77.«C’est la première fois, a dit Alou, qu 'on aune fiche gagnante à l’entraînement.U y a plusieurs raisons qui expliquent notre fiche, a-t-il souligné.H y a de nouveaux propriétaires, des promesses ont été faites aux partisans.Nous voulons aussi montrer que l’équipe est meilleure.» Car Pavano a travaillé pendant cinq manches.Il a accordé trois coups sûrs et deux buts sur balles.Il a effectué de bons lancers quand la situation l’exigeait.Le receveur Lenny Webster est venu à son aide en harponnant deux coureurs au deuxième but.«C’est probablement le meilleur groupe de jeunes bras que j’ai vu depuis longtemps», a dit Webster au sujet des jeunes lanceurs de l’organisation des Expos.En ce qui concerne.son bras, il a lancé: «S’ils veulent courir contre moi, qu’ils continuent de le faire.J’avais une tendinite au biceps du bras droit au début du camp mais je suis maintenant rétabli.» EN BREF Bruny Surin veut le dernier 100 mètres Toronto (PC) — Bruny Surin affirme qu’il va une fois de plus courir le dernier 100 mètres du 4 X100 m des Jeux de Sidney.Son insistance pour le faire à la place de Donovan Bailey aux derniers championnats du monde de Séville avait fait jaser.Le Canada a gagné la médaille d’or en 1996 à Atlanta avec Bailey comme dernier coureur.«Tout le monde, absolument tout le monde devrait savoir que je vais courir le dernier 100 mètres», a déclaré le sprinter montréalais au Toronto Star.«C’est un fait, a insisté Suria Vous ne me verrez pas courir le troisième 100 mètres aux Jeux.C’est impossible.» Bai- ley, qui peine à se remettre d’une blessure au tendon d’Achille, ne s’est pas laissé impressionner.«H n’y a rien à commenter, a-t-il déclaré Bruny vous a dit ce qu’il va faire, fai mené notre équipe de relais à la victoire chaque fins que j’ai été en piste.» Fini, le coupe-gorge New York (PC) — La Ligue nationale de hockey a décidé d’imiter le football et la NFL en interdisant le geste du coupe-gorge, que Peter Worrell a fait à trois reprises après avoir été frappé à la tête par le bâton de Scott Niedermayer.Ce geste est maintenant inclus dans la liste des gestes obscènes interdits par la LNH.Canadien 1, Thrashers Un point est toujours un point FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Atlanta — Le Canadien a laissé échapper un précieux point au classement en étant limité à un match nul de 1-1 face aux Thrashers d’Atlanta, hier soir, au Philips Arena.Le Tricolore a été incapable de vaincre la pire équipe de la ligue nationale tandis qu’il lutte pour une place dans les séries.Pourtant, on ne peut accuser les joueurs d’Alain Vi-gneault d’un manque d’effort Une fatigue morale semble s’être installée dans l’équipe qui livre des matchs «importants» depuis des semaines.Oleg Petrov a marqué le but du Canadien.Donald Audette a été le seul à déjouer Jeff Hackett.I>e gardien du Canadien a été encore une fois solide, particulièrement en troisième durant une pénalité à Dainius Zubrus.Shayne Corson était de retour après avoir été blessé à l’oeil à Philadelphie.Portant une visère complétée d’une grille, Corson a livré un bon match à la gauche de Craig Darby et Turner Stevenson.Durant toute la rencontre, Corson a été la cible des Thrashers qui ont cherché à le déconcentrer en lui adressant la parole.Ce match nul permet au Canadien de demeurer au huitième rang dans l’Est, deux points derrière les Penguins de Pittsburgh.Le Tricolore devance maintenant les Sabres de Buffalo par un point Weinrich tombe au combat Eric Weinrich n’a pu terminer la rencontre, souffrant d’une fracture au pied droit une blessure qui le tiendra à l’écart pour le reste de la saison.Selon les premiers examens, il devrait manquer entre deux et quatre semaines.«Je me suis blessé une première fois à Philadelphie jeudi dernier, a expliqué Weinrich, visiblement déçu de la tournure des événements.J’ai aggravé la blessure ce soir», a-t-il ajouté.«C’est désolant pour lui, a commenté Alain Vigneault Après tout ce qu’il a fiait pour l’équipe depuis le début de la saison.Il a été notre joueur le plus TAM1 CHAPPELL REUTERS Quand autrui est plus rapide que soi, on peut toujours le faire tomber.C’est ce jeu qu’a choisi Martin Rucinsky, du Canadien, aux dépens de Frantisek Kaberle, hier soir, au cours de la première période du match disputé contre les Thrashers, à Atlanta.constant.» Weinrich jouait du mauvais hockey depuis Philadelphie.On en connaît maintenant la raison.Malgré une fracture, le vétéran défenseur a joué avec courage sans jamais laisser tomber ses coéquipiers.En étant limité à un match nul, le Canadien a compromis ses chances de participer aux séries.«Les joueurs ont donné le meilleur d’eux-même», a déclaré Vigneault.Ils étaient nerveux en première période.Ils voulaient tellement l’emporter.Ils se sont mis une pression supplémentaire.Nous avons beaucoup mieux joué en deuxième, en troisième et en prolongation.» HOCKEY ASSOCIATION DE L EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 40 26 7 3 222 197 90 Ottawa 36 25 11 2 215 184 85 Montréal 31 34 9 3 173 174 74 Buffalo 30 34 10 3 191 193 73 Boston 23 33 17 6 188 217 69 Section Atlantique x-New Jersey 41 25 8 5 224 181 95 x-Philad.39 22 12 2 212 162 92 Pittsburgh 31 34 8 6 216 214 76 NY Rangers 29 35 11 3 211 215 72 NY Islanders 22 44 8 1 177 248 53 Section Sud-Est Washington 39 23 11 1 199 172 90 Floride 38 30 5 5 216 188 86 Caroline 31 33 10 0 197 201 72 Tampa Bay 17 47 8 7 180 269 49 Atlanta 13 52 7 4 149 272 37 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-St.Louis 47 17 9 0 223 145 103 x-Detroit 43 22 9 2 242 190 97 Chicago 29 36 8 2 218 225 68 Nashville 26 41 7 7 185 215 66 Section Nord-Ouest Colorado 34 29 11 1 209 188 80 Edmonton 27 30 16 8 201 190 78 Vancouver 26 33 14 8 196 212 74 Calgary 29 36 9 5 192 231 72 Section Pacifique x-Dallas 40 25 8 4 187 163 92 Los Angeles 34 30 9 4 222 212 81 Phoenix 35 30 7 2 209 200 79 San José 30 34 9 7 203 196 76 Anaheim 31 31 12 2 197 201 76 St.Louis 2 Caroline 1 Calgary 2 Detroit 2 N.V.Islanders 5 Toronto 2 Montréal 1 Atlanta 1 Anaheim à Edmonton, 21 h Vancouver à San José, 22h30 Aujourd’hui Floride à Boston, 19h Calgary à Buffalo, 19h Toronto à Ottawa, 19h Los Angeles à Philadelphie, 19h Washington à N.Y.Rangers, 19h30 Detroit à Nashville, 20h Colorado à Phoenix, 22h Demain New Jersey à N.Y.Islanders.19h30 Pittsburgh à Atlanta, 19h30 St.Louis à Tampa Bay, 19h30 Chicago à Dallas, 20h30 Anaheim à Vancouver, 22h Phoenix à San José, 22h30 Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 1 • N •D • E
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