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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-03-28, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?- DEVOIR X c N " 6 L E MA R D I 2 8 M A H S 2 0 U 0 f A X K S = Révolution.,, tranquille À compter de jeudi, l’UQAM tient un grand colloque sur les 40 ans de la Révolution tranquille.En vue de cette conférence et dans le contexte du plus large débat qui fait rage depuis quelques temps sur le «modèle québécois» issu de cette «révolution», Le Devoir vous offre une série d’entrevues avec des acteurs de cette époque.Aujourd’hui, Hélène Pelletier-Baillargeon.La grande rupture La grande noirceur ecclésiastique, selon Hélène Pelletier-Baillargeon A quiet revolution.L’expression, dont on ne sait toujours pas avec certitude s’il faut l’attribuer à un journaliste du Globe and Mail, du Montreal Star ou du magazine Maclean, fut vite traduite pour évoquer le Québec en chantier des années 60.Pour la journaliste Hélène Pelletier-Baillargeon, cette époque aura été celle d’une prise de conscience nationale et sociale, mais aussi celle d’une sécularisation encore inachevée, comme en fait foi le controversé débat en cours sur l’enseignement de la religion à l’école.LOUISE LEDUC LE DEVOIR 1 962: la nationalisation de l’électricité.1966: le métro de Montréal.1968: Manie 5.A ces moments forts de la Révolution tranquille, repris ad nauseam dans tous les manuels d’histoire, manque trop souvent une date phare: 1968.année de l’encyclique Humanae Vitae sur le contrôle des naissances.Rejetant de la main le rapport majoritaire d’une commission «à laquelle siégeait pourtant une Philippine répondant au nom délicieux de Concepcion!», Paul VI s’opposait cette année-là à la pilule contraceptive.«Pour les gen$ de ma génération, note Hélène Pelletier-Baillargeon, l’Église perdit du coup toute crédibilité Ce fut le moment de la grande rupture.Dès lors, on n’accepta plus que l’Église mette son nez- VOIR PAGE A 10: RUPTURE u JyP Demain: Pierre Bourgault MÉTÉO Montréal Pluie, diminuant d’intensité en mi-journée Max: 13 Min: 4 Québec Pluie.Max: 9 Min: 2 Détails, page A 6 INDEX Annonces.A 4 Bourse.B 4 Avis publics.A 6 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Le monde.A 7 Les sports.B 6 Mots croisés .A4 Politique.AS Télévision.B 7 LE MONDE LE RETOUR DES DINOSAURES SOCIALISTES PAGE A 7 ÉCONOMIE VIDÉOTRON-QUEBECOR: LE CARNAVAL DES AVOCATS PAGE B 1 LES ACTUALITÉS OPEP: L’IRAN SE FAIT TIRER L’OREILLE PAGE A 4 F Effet de serre : Ottawa et les provinces piétinent ¦ Les ministres s'en tiennent aux programmes de sensibilisation et d'actions volontaires ¦ Il faut pourtant «commencer à planifier des objectijs de réduction précis», dit Bégin LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Attendue comme le moment du grand dégel dans le dossier de l’effet de serre, la conférence de Vancouver des ministres de l’Environnement et de leurs collègues des Richesses naturelles, qui a débuté hier, semble en voie de faire du surplace comme les précédentes.Selon l’échéancier discuté hier, révélait au Devoir le mi- nistre québécois de l’Environnement, Paul Bégin, Ottawa et les provinces auraient l’intention de s’en tenir pour la période 200003 aux mesures utilisées jusqu’à présent comme la sensibilisation du public, le développement de technologies moins énergivores et dans des programmes d’actions volontaires dans les différents secteurs et sous-secteurs industriels.Vendredi dernier.Le Devoir rendait publique une étude de l’Institut Pembina, d’Ottawa, qui montrait que les mesures incitatives et volontaires adoptées jusqu’à présent par le Canada n'avaient eu que peu ou pas d’effet du tout sur les émissions totales de gaz à effet de serre dims l’atmosphère.Invité à dire si les ministres avaient été saisis d’un embryon de système de droits échangeables d’émissions de gaz à effet de serre, ou d’une politique de transports susceptible de ralentir les rejets du parc routier ou la mise en place d’éventuelles taxes vertes, M.Bégin a précisé que VOIR PAGE A 10: OTTAWA A .t AGENCE FRANCE-PRESSE Les Russes sont fatigués.Le gouvernement devra donc répondre à tous les espoirs que les Russes placent dans leur président jeune et «fort», élu sans le moindre programme, entre autres économique.Les hommes du président VÉRONIQUE SOULÉ LIBÉRATION Moscou — Ex-officier du KGB, Vladimir Poutine aime travailler avec les siens.Depuis sa nomination au poste de premier ministre en août 1999, il a fait monter à Moscou ses hommes de confiance, originaires de Saint-Pétersbourg, sa ville natale, et souvent d’ex-membres des «organes».Le président élu est désormais entouré d’une garde rapprochée de petertsi (Pétersbourgeois) dont il attend efficacité et loyauté.«Oui, j’ai amené au Kremlin d’anciens du KGB», expliquait-il récemment dans une interview à une télé américaine: «je les connais depuis de nombreuses années et j’ai confiance en eux.Mais cela n’a rien à voir avec l'idéologie.Ce qui est important, ce sont leurs qualités professionnelles et nos relations personnelles».Poutine, qui a un grand respect pour les «structures de force» (ministères de la Défense, de l’Intérieur, etc.), peut compter sur la totale loyauté du FSB — le successeur du KGB pour la sécurité intérieure — désormais dirigé par deux proches.Son chef Nikolai Patrouchev, 46 ans, est une vieille connaissance: il est entré au KGB de Saint-Pétersbourg — alors Leningrad — la même année (1975) que Poutine.Nommé premier adjoint en février dernier, VOIR PAGE A 10: PRÉSIDENT Poutine : le plus dur reste à faire Après avoir accédé au pouvoir suprême, il faut maintenant l’exercer JEAN-PIERRE THIBAUDAT LIBÉRATION Moscou — Un œuf.C’est ce que le gouvernement russe a offert à Vladimir Poutine pour le féliciter de sa victoire: à 47 ans, avec plus de 52 % des voix, il devient président de la Russie.C’est l’un des plus jeunes et le premier président des pays membres du Conseil de l’Europe a être élu au premier tour, un succès qui a plus de chance de figurer dans le livre Guinness des records que dans celui des victoires de la démocratie.La participation affiche 68,96 %, un taux comparable à celui de l’élection présidentielle de 1996 qui avait vu la victoire de Boris Eltsine, , vieillard aujourd’hui oublié que l’on a vu à peine voter hier et baragouiner quelques mots alors qu’il n’a passé le pouvoir à son dauphin proclamé que le 31 décembre dernier.L’investiture du nouveau président aura lieu entre le 5 et 8 mai, d’ici là, Poutine conserve sa double casquette de premier ministre et de président intérimaire.L’œuf, en cristal, sombre et cependant transparent, était précédé d’un gros bouquet de fleurs rouges tenu par l’actuel numéro un du gouvernement chargé des finances et probable futur premier ministre Mikhael Kassianov, un homme bien connu des Occidentaux pour avoir souvent négocié la dette de la Russie.Le nouveau gouvernement qui intronisera les «hommes du président» ne sera formé qu’à l’issue de l’investiture.L’avenir est dans les œufs, disait Ionesco, un auteur qui n’est pas tous les soirs au chevet de l’ex-colonel du KGB Poutine.Car le plus dur reste à faire: après avoir accédé au pouvoir suprême, en s’appuyant sur la guerre en Tchét- VOIR PAGE A 10: POUTINE L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 www.ledevoir.com Margaret Atwood, prêtresse, sorcière et écrivaine Ses cheveux bouclés, foncés, encadrent toujours un visage aux traits fins, anguleux, un regard d’un bleu perçant, insaisissable, inimitable, et sans doute inoubliable.L’écrivaine canadienne-anglaise Margaret Atwood était de passage à Montréal cette semaine, pour faire connaître le recueil de poèmes Le Cercle vicieux, paru récemment aux éditions du Noroît II s’agit de la première traduction française de la première œuvre publiée par l’écrivaine, il y a de cela 34 ans, alors qu’.elle était jeune poète, et que la littérature canadienne balbutiait ses premiers mots.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Que de temps passé pour franchir la barrière élevée entre les deux solitudes! Au moment d’écrire Le Cercle vicieux, en anglais The Circle Game (paru en 1966), Atwood, qui est devenue depuis l’écrivaine canadienne la plus connue à l’étranger (ses ouvrages sont traduits en plus de 20 langues), était au début de la vingtaine.Aujourd’hui, elle a franchi le cap de la soixantaine.En l’absence de maisons d’édition canadiennes, dans les années 60, se souvient-elle, les poètes se réunissaient dans les cafés, pour lire leurs textes à voue haute.À Toronto, c’était le Bohemian Embassy (L’ambassade de la bohème), qui était le lieu de prédilection, un endroit bigarré et enfumé, où les murs étaient peints en noir et éclairés par des chandelles, et où on officiait autour de l'une des premières cafetières espresso disponibles au pays.On y donnait tantôt des soirées de jazz, tantôt des soirées de poésie, tantôt des soirées de musique folklorique.L’ambassadrice de la littérature canadienne en a fait la description dans une nouvel- VOIR PAGE A 10: ATWOOD ^ - M JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le ketchup pour éloigner le cancer?VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Boire un verre de jus de tomate le matin pourrait soigner beaucoup plus qu’une cuite.Selon des chercheurs de l’Université de Toronto la consommation de produits de tomate en conserve réduit les risques de cancer du sein, de la prostate, du col de l’utérus, du colon et l’incidence des maladies cardiaques.Les scientifiques torontois ont présenté ces résultats hier au King’s College de Londres, devant une centaine de collègues.Selon les chercheurs, le précieux fruit contient une haute teneur de lycopène, un anti oxydant.C’est cette substance qui donne la couleur rouge à la tomate.Les tomates fraîches contiennent du lycopène, mais il est absorbé plus efficacement par l’organisme quand les tomates sont traitées sous forme de sauce, de jus, de soupe ou même de ketchup.En comparaison, une tomate du marché contient 3 mg d’antioxydant pour 100 g et le ket- VOIR PAGE A 10: TOMATES Nos excuses Des problèmes techniques survenus ces derniers jours à l’imprimerie Québécor de Saint-Jean-sur-Richeüeu ont privé quelques abonnés de leur Devoir et empêché la livraison du journal dans certains points de vente.Nous regrettons infiniment cette situation exceptionnelle. ’ - Volkswagen invente la New Beetle à 4 roues.Vous trouvez que le titre de cette annonce est tiré par les cheveux ?Vous avez tout à fait raison ! Chez Volkswagen, on s'arrache les cheveux pour toujours vous trouver le petit extra qui vous fera saliver davantage.Alors voici la New Beetle 1,8 Turbo 2000 avec son jeu de 4 superbes roues Rave au look sport en alliage de 16 pouces hyper robustes, qui vous est offert sans frais et pour un temps très très limité.Ah, être toujours à un poil de la perfection.Allez donc voir dans quel état sont les cheveux de nos concessionnaires participants.Êtes-vous fait pour Volkswagen?1 888 roule vw ou quebec.vw.com Roues n° 491666 offertes avec la New Beetle 1,8 T GLX ou avec la GLS équipée de l'Ensemble de luxe I K I) K V 0 I R .1.r.M A H l> I 2 8 M A H S 2 () 0 0_A H -* Le *- POLITIQUE Alliance réformiste-conservatrice canadienne Joe Clark a son mot à dire sur le choix du nom du nouveau parti Le directeur général des élections veut éviter la confusion Démission de l’aile québécoise Le NPD crée un comité spécial pour rétablir les ponts MANON CORNELLIER • DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA L> entrée aux Communes de l’Alliance réformiste-r conservatrice canadienne s’e,st faite sans heurt hier mais il n’en a pas été de même à Elections Canada.Le di-fecteur général des élections a annoncé qu’il ne pouvait enregistrer le nom de la nouvelle formation politique avant de consulter, entre autres, le chef conservateur Joe Clark.‘ Le chef intérimaire de l’Alliance, Preston Manning, qui était à Calgary pour le lancement officiel de sa campagne àu leadership, n’a pas paru surpris ni inquiet.Il est vrai qu’en janvier dernier, les organisateurs de l’Alliance souhaitaient cette réponse du directeur général Jean-Pierre pngsley afin d’obtenir plus de publicité.¦ M.Kingsley dit devoir «examiner si les nom, forme abrégée du nom et logo proposés, ne ressemblent pas de si près [à çeuxj d’un autre parti politique fédéral enregistré ou accepté en vue de l’enregistrement qu’il y aurait risque de confusion» $u sens de la Loi électorale du Canada.Il a donc invité M.planning, le chef conservateur Joe Clark ainsi que Paul Hellyer, du Parti action canadienne, à lui transmettre leurs Sommentaires d’ici vendredi.Sa décision sera connue rapi-ement.'¦ M.Clark n’a pas l’intention de laisser les réformistes utiliser l’étiquette conservatrice.«C’est notre nom.Je me suis présenté et été élu six fois sous cette bannière de progressiste-conservateur.Le PC a gagné des élections et uni le pays pendant près d'un siècle et demi sous ce nom.C’est notre nom.» Selon lui, toute cette affaire démontre que les réformistes tie peuvent s’affirmer par eux-mêmes.Il n'a pas exclu, non plus, la possibilité de s’adresser aux tribunaux.Les 58 députés réformistes, eux, n’ont pas attendu pour adopter la nouvelle étiquette approuvée par 91,9 % de leurs membres samedi.Le président de la Chambre, Gilbert Paient, a accepté ce changement tout comme la nomination de la députée Deborah Grey au poste de chef de l’opposition officielle.Le premier ministre Jean Chrétien a minimisé l’importance de ces changements.«Ça ne change pas fondamentalement la situation», a-t-il dit à la suite d’un tête-à-tête avec te président du Yémen.E a comparé l’opération à une modification de marque de commerce.«Coca-Cola a essayé ça et la compagnie est revenu à l’ancien nom.» ; L’Alliance canadienne doit aussi se donner un nouveau éhef.M.Manning a lancé sa campagne hier et présenté une équipe composée de plusieurs gros canons du Parti réformiste.La députée Diane Ablonczy, qui a fondé le Reform avec lui il y a 13 ans, présidera sa campagne.E pour-fa compter aussi sur l’appui d’au moins 25 autres députés.- Son principal adversaire, le Trésorier albertain Stock-well Day, doit entrer dans la course aujourd’hui et quitter d’ici la fin de la semaine son poste de ministre des Fi- IKSe ~l) MM. annuel composé do 5,74% sur l'obligation € détenue pendant 3 ans.OBLIGATION D’ÉPARGNE DU CANA | Émission 65 4,60% An 1 €f 2000 NOUVELLES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA BATISSEZ SUR DU SOUPE.1800 575-5151 ou www.oec.gc.ca Canada MONtréqL Crémazie Est, entre les axes de la rue Chabot et de l'avenue De Lorimier (projet Canadian Tire) (S 9904891591 (district électoral de Saint-Michel).3.5 Autorisation d'occuper, à des fins éducatives, le sous-sol du bâtiment portant le numéro 7395, rue Garnier, situé è l'angle sud-est de la rue Everett (Église copte orthodoxe Saint-Marc) (S 990489157) (district électoral de Villeray).3.6 Autorisation d'occuper, à des fins de commerce de gros et d'entreposage, en plus des usages commerciaux et d'habitation déjà autorisés, le bâtiment portant le numéro 645, rue Wellington, situé entre les rues King et des Soeurs-Grises (S 000545020) (district électoral de Pointe-Saint-Charles).Séance du 6 avril (è 19 h) 3.7 Autorisation de démolir le bâtiment institutionnel portant le numéro 3650, chemin de la Côte-des-Neiges, situé à l’intersection nord-ouest de l’avenue du Docteur-Penfield (First Church of Christ Scientist), et d'y construire è sa place un immeuble résidentiel de sept è neuf étages comportant environ 40 unités de logement (S 000545034) (district électoral de Côte-des-Neiges).Séance du 11 avril (è 14 h 30) 3.8 Modification au Règlement d'urbanisme ayant pour principal effet d'introduire de nouvelles dispositions à l’égard des enseignes et des enseignes publicitaires intérieures qui comportent une source lumineuse ou qui affichent un message lumineux animé ou variable, et de proposer certains changements aux usages autorisés dans trois secteurs institutionnels de manière è y interdire dorénavant l'implantation d'enseignes publicitaires (S 000606001) (districts électoraux de Pierre-De Coubertin, d'Hochelaga, de Maisonneuve, de Darlington, de Saint-Henri, de Pointe-Saint-Charles et de Peter-McGill).Renseignements sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 333, rue Saint-Antoine Est, bureau 520 872-8265 N.B.La documentation complète est disponible pour consultation dans tous les bureaux Accès Montréal.Le greffier, M* Léon Labarge « SORTIR DE LA PENSÉE UNIQUE » DÉBAT-LANCEMENT de la revue possible 1 Le mercredi 29 mars 2000 à 19 h 30 à rUQAM, pav.Athanase-David, salle DR200 1430, rue Saint-Denis, adjacent au métro Berri Participants ; Gilles Dostaler, économiste, UQAM Francis Dupuis-Déri, auteur, finissant au doctorat en science politique, UBC Gabriel Gagnon, sociologue, Université de Montréal Jacques Pelletier, essayiste, professeur en études littéraires, UQAM Information : (514) 529-1316 Pour réservation publicitaire, contacter Jacques Nadeau au 98S-3322 h h n h EEPflBae BBM ?ODQODDSDED Jazz, funky, chanté-dansé, vidéo, mode et théâtre Spectacle à chaque camp Enfants (à partir de 4 ans) et adolescents L'École pour tous! LOUISE LAPIERRE DANSE y du cœur du plateau Mont Royal (514)521-3456 Tout ce que vous auriez voulu faire à leur âge! montrealmedia.qc.ca/dansell.CENT D'EQUITATION SANS SOUCI INC, CAMP BILINGUE • CAMP D'ÉTÉ d'équitation pour les 8-17 ans 1 Fins de semaines d'équitation au printemps et à l'automne • Leçons d'équitation pour les adultes commençant en avril UN PARADIS POUR LES AMATEURS DE CHEVAUX 350 ocres de paysoge magnifique 30 km au sud de Montréal • 30 ans d'expérience PORTES OUVERTES CHAQUE FIN DE SEMAINE 1183 roule 209, Ste-Clatilde, Qué.J0L1W0 (450) 826-3772 www.sans-souci.qc.ca 0 Jk £st, Î944 on Tcmogaml Island ?7 ¦ Pn m • Programme Complet • Excursion De Canot • Apprentissage De L'anglais • Programme De Formation (416) 483-3172 if M 1 \ I A1A L K l> K V U I R , i, K M A R I) I 2 R M A R S 2 0 0 0 A 4 —-* LE DEVOIR ?— ACTUALITES Réunion de l’OPEP Ulran se fait tirer Poreille Les pays producteurs ne sont pas seuls à profiter de la flambée des prix REUTERS \a- président de l’OPEP, Abdullah bin Hamad Al Attiyah, du Qatar, discute avec le secrétaire général de l’organisation au début de la réunion.Révélations sur ADM Collenette se dit troublé Aéroports de Montréal était à l’ordre du jour de la Chambre des communes hier.Interrogé sur le sujet, le ministre des Transports a qualifié les révélations des dernières semaines sur la gestion d’ADM de «troublantes» et a demandé un rapport en ce sens à ses Les 11 pays membres de l’OPEP réunis hier à Vienne ne sont pas arrivés à s’entendre.Les divergences sont importantes mais tous soupçonnent qu’ils finiront par s’accorder sur une augmentation de leur production de pétrole.Reste à savoir de combien précisément, et de son impact sur le marché mondial.«Trois scénarios sont possibles.Soit l’augmentation est de deux millions de barils par jours.Il y aura alors une réduction importante du prix du baril de pétrole, qui atteindra environ 20 dollars le baril.Soit l’augmentation est de un million de barils par jour, ce qui ne satisfera pas les demandes américaines, et le prix du baril sera environ de 25 dollars.Soit l’augmentation est de 1,5 million de barils par jour, et le baril coûtera 23 dollars», a expliqué au Devoir Houchang Hassan-Yari, directeur du groupe de recherche sur la sécurité au Moyen-Orient, à la chaire Téléglobe Raoul-Dandurand de l’UQAM.En attendant, malgré d’intenses négociations à la fois dans une réunion informelle précédant l’ouverture officielle de leur rencontre, puis lors de la rencontre ministérielle à proprement parler, les pays de l’OPEP ne sont pas arrivés à s’entendre sur un nouveau quota de production.Selon l’Agence France Presse, la majorité d’entre eux seraient favorables à une augmentation de 1,7 million de barils par jour ce qui ramènerait le baril à près de 25 dollars à partir du 1er avril, mais l’Iran se montrerait réticente, trouvant ce volume trop élevé.Pourquoi ces divergences?«L’Iran est farouchement contre, car la hausse des prix arrange le gouvernement qui a de graves difficultés économiques», a affirmé Houchang Hassan-Yari.A l’opposé, «l'Arabie Saoudite est plus susceptible d’être stressée par les Etats-Unis que l’Iran.L’Arabie Saoudite a d’excellentes relations avec les Etats-Unis, ce qui n’est pas le cas de l'Iran».Pour bien comprendre la dynamique des négociations au sein de l'OPEP, Houchang Hassan-Yari affirme qu’il faut remonter à 1973, au moment du premier choc pétrolier.«C’est à cette date que les pays du Moyen-Orient de l’OPEP ont pris conscience du pouvoir qu'ils avaient.Ils ont décidé de boycotter les États-Unis [en ne leur vendant plus de pétrole] car ils soutenaient Israël.Cela a entraîné une hausse spectaculaire des prix.» De fait, avant 1973, le baril de pétrole coûtait aux alentours de deux à six dollars.Dans la foulée du conflit israélo-palestinien, il a bondi à 15 dollars.En 1979, c’est le deuxième choc pétrolier, causé cette fois-ci par la Révolution iranienne.Celle-ci a entrainé des grèves importantes dans le secteur pétrolier, donc des baisses de production.Résultat une hausse des prix.«Le prix du baril est monté jusqu ’à 40 dollars.» Les prix sont ensuite demeurés stables, jusqu’à la moitié des années 80, date à laquelle l’OPEP a décidé d’augmenter sa production.«C’est le contre-choc.Les prix ont alors chuté jusqu’au début de 1999 de façon continue.» A son plus bas, le baril ne coûtait plus que 10 dollars environ l’an dernier.C’est aussi suite à cette réduction importante du prix du baril de pétrole pendant près de deux décennies que les pays de l’OPEP ont décidé l’an dernier de réduire à nouveau leur production.Mais c’est aussi parce que les pays en question avaient fortement besoin de liquidités.«L’Iran sortait de huit ans de guerre contre l’Irak, et l’Arabie Saoudite avait perdu plusieurs millions de dollars à la suite de la guerre du Golfe.Toute la région a perdu environ 600 milliards de dollars.» Les pays se sont entendus pour réduire de 1,7 million de baril par jour leur production à l’époque.Aujourd’hui, ils sont presque tous prêts, tous sauf l’Iran, à augmenter à nouveau leur production, de 1,7 million toujours.Mais même advenant une telle augmentation, l’impact direct sur les consommateurs ne sera pas garanti.«Si on compare le prix de l'essence à la pompe en mars 2000 et en mars 1979, quatut le baril coûtait 40 dollars, le prix de l’essence à la pompe n ’était certainement pas de 79 cents.Il était beaucoup plus bas que ça.» De fait, selon le ministère des Ressources naturelles, le litre coûtait 24,1 cent en 1979, ce qui équivaut environ à 42,69 cents aujourd’hui.Bref, un baril plus cher, mais un litre d’essence bien plus abordable.«La hausse des prix du pétrole ne bénéficie pas seulement aux pays exportateurs.La hausse arrange aussi les compagnies des États consommateurs, et les États qui en tirent une taxe», a-t-il conclu.fonctionnaires.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le débat sur la gestion d’Aéroports de Montréal s’est transporté à Ottawa, hier, alors que le ministre des Transports, David Collenette, a été interrogé à ce sujet.le Bloc québécois a demandé au ministre s’il était prêt à demander à ADM et sa présidente, Nycol Pageau-Goyette, de se présenter dans la capitale fédérale, histoire de rendre des comptes aux élus devant le comité permanent des transports — l’équivalent des commissions parlementaires.M.Collenette n’a pas répondu à la question.Il a tout de même reconnu que les rapports sur la gestion d’ADM, dont ont fait état Le Devoir et Le Journal de Montréal au cours des dernières semaines, sont «troublants».C’est pourquoi il a demandé à ses fonctionnaires un rapport sur les «difficultés» administratives d’ADM, afin d'examiner leur validité.Il a ajouté qu’il ferait de plus amples commentaires par la suite.«Il y aura des discussions avec la SO-PRAM [Société de promotion des Aéroports de Montréal].» C’est ADM qui est responsable de la gestion, mais c'est la SOPRAM qui «dirige dans le sens politique» les aéroports, a-t-il précisé.La réponse du ministre n’a pas eu l’heur de satisfaire le critique du Bloc québécois en la matière, Michel Gui-mond.«J’espère qu’il ne tentera pas de noyer le poisson», a déclaré le député.Le critique du Bloc déposera donc demain devant le comité permanent des transports une motion «pour que Mme Pageau-Goyette et ADM viennent rendre compte de.la gestion de l’organisme».Se faisant prudent sur les allégations de conflit d’intérêts et de laxis- me administratif rapportés, M.Gui-i mond n’en pense pas moins que le, gouvernement «possède suffisamment' d’éléments» pour demander à Mme Pageau-Goyette de se présenter de-' vant les élus pour rendre compte de* la gestion d’ADM.Les administrateurs «ne peuvent gérer les aéroports comme si c’était leur propre affaire.Si les gestionnaires du privé veulent dilapider les fonds de leur entreprise, c’est une chose, mais dans ce cas-ci, les acC tionnaires des aéroports, ce sont les, contribuables».u I.a structure même d’ADM rend' M.Guimond plutôt mal à l’aise.Il aF ¦ firme à cet égard que «le fédéral a l’intention de modifier le conseil-d’ADM pour y ajouter un ou deux reL présentants du fédéral.Je ne suis pas en désaccord, mais on devrait égale» ment ajouter des représentants dû gouvernement du Québec et des sync dicats de travailleurs».A , Mise sous tutelle Le député de la circonscription, d’Argenteuil-Papineau (où est situé' l’aéroport Mirabel), Maurice Du-> mas, est allé plus loins que son col-, lègue, exigeant la mise sous tutelle d’ADM.«Je trouve aberrant qu’un or», ganisme gérant des fonds publics et administrant des biens appartenant à-l’État dissimule des documents d’intérêt public concernant l’évaluation de ¦ sa performance.» i «Le ministre des Transports doit donc tout d’abord mettre ADM sous tu- • telle, poursuit M.Dumas.Il doit ensuite appliquer un moratoire sur les 1,3 milliard de dollars de travaux prévus à Dorval et, enfin, il doit demon-' der une enquête publique sur l’admic nistration d’ADM depuis la cession des aéroports en 1992.A Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Té.éeopieun 985-3340 ï I «N «P »E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100» 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 3 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985"3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit üü SB S 103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS VERDUN OUEST, b.dupl., grd.61«, 3 cc +s.sol.Pr.métro, bus, fleuve, piste cyd, parc, école, etc.Terrain aménagé 5000 p.c.Entr.voiture.125 000 $.Paul Caya (514)591-4411, (450)975-2225 EXTERIEUR DE MONTREAL RAVISSANTE maison aire ouverte.3 étages, très lumineuse, entourée de vergers.Située à St-Pie à 45 min 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belle-sœur Louise Rudel-Tes-sier; de nombreux neveux, nièces, parents et amis.Elle sera exposée, du mercredi 29 au vendredi 31 mars au Centre funéraire Côte-des-Neiges, 4525 ch.de la Côte-des-Neiges, Heures de visites: mercredi et jeudi, de 13 à 17h et de 19 à 22h, vendredi de 9h à 10h30.Les funérailles auront lieu le vendredi 31 mars à 11h à l’église Nolre-Dame-des-Neiges (coin Lacombe et Côte-des-Neiges).La famille remercie infiniment Mmes Huguette Laprise, Rollande Boies, Irène Presseau, Blandine Laine et Marie-Lucie Calixte pour les soins prodigués.%- ^ mNOAnnN JEUNES ET SOCIÉTÉ ?H St Ut dignité de chaque personne est l'objectif principal de toute activité économique responsable.www monde ca f l V .:______________________________________________________________ • » • * * * ¦ « -»¦ L E I) E VOIR I.E M A R I) 2 8 M A R S 2 0 0 0 LES ACTUALITES Crédits 2000-01 La première marge de maneuvre de Jacques Léonard Mais le plan de transport pour Montréal attendra le prochain budget Projet de loi C-20 MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Après les compressions, voici venu le temps de la décompression pour le président du Conseil du trésor Jacques Léonard.M.Léonard contemplera sa toute première véritable marge de manœuvre en cinq ans aux commandes du budget des dépenses de l'Etat qui sera présenté aujourd’hui à Québec.Dans son discours des crédits 2000-2001, le vétéran ministre péquis-te aura donc plus que jamais le sourire facile depuis qu’il a accédé au Conseil du trésor à la fin de 1995.Mais cela ne signifie pas nécessairement une partie plus facile à jouer fàce à ses collègues ministériels car l’homme des compressions, qui ont large-rhent contribué à l’atteinte du déficit zéro, ne compte surtout pas laisser la machine des dépenses de l’Etat s!emballer au cours des pro-chaines années.«Le défi demeure de gérer avec rigueur dans cette relative abondance, affirme-t-on dans l’entourage du président du Conseil du trésor.On ne peut tout simplement pas laisser repartir tout le monde dans un cycle de dépenses effrénées.» En d’autres mots, le gouvernement Bouchard craint une éventuelle récession comme la peste et n’a vraisemblablement pas l’intention de devancer les mauvaises nouvelles économiques.«La réalité va peut-être un jour rattraper nos prévisions prudentes», dit-on pour justifier un maintien d’une gestion serrée des dépenses gouvernementales.I^s divers ministres du cabinet Bouchard pourront donc respirer un peu plus à leur aise avec les budgets qui leurs seront alloués en 2000-2001, mais le président du Conseil du trésor continuera d’être vigilant afin de faire respecter la prescription d'une hausse de 3,1 % des dépenses de programmes qui totaliseront 40,8 milliards.Et en 2001-2002, il est déjà prévue cette hausse sera ramenée à 2,9 %.Il semble d’ores et déjà établi, par exemple, que le ministère des Transports ne pourra pas compter sur des montants importants lui permettant d’entreprendre dès cette année les travaux exigés par le plan de transport que concocte toujours Guy Chevrette pour Montréal.La rumeur veut plutôt que le prochain budget accorde une attention particulière à ce portefeuille, d’autant plus qu’il s’agira d'investissements fort bienvenus à mesure que l’on se rapprochera d'une année électorale.Par ailleurs, la surveillance du Conseil du trésor continuera de s’appliquer au gouvernement dans le but de faire face à des dépassements imprévus comme toutes les années.Malgré des réinvestissements majeurs cette On craint comme la peste une éventuelle récession la Santé et de l'Éducation continueront d’être scrutés à la loupe par les comptables du gouvernement.En santé, le ministre des Finances, Bernard Landry, a déjà annoncé le 14 mat's dernier une hausse des dépenses de 2,7 milliards en deux ans (1999-2000 et 2000-2001) pour un budget atteignant main-tenant 14,4 milliards, le plus important de (’État québécois.A elles seules, les nouvelles conventions collectives représentent un coût supplémentaire de 112 millions, tandis que les premiers pas d’Héma-Québec (la nouvelle agence du sang québécoise) et du programme d’assurance-médicaments avaleront 500 millions.Ces dépenses feront évidemment l’objet d’une attention particulière du Conseil du trésor en ÿ000-2001.En Éducation, les dépenses seront en hausse de 200 millions et atteindront donc un peu plus de 10 milliards en 2000-2001.Tout en épongeant une Je* partie de leur déficit, le ard gouvernement gardera les universités à l’œil durant cette année.Les commissions scolaires et les cégeps bénéficieront respectivement de montants supplémentaires de 40 et 10 millions.En raison des surplus dont bénéficie maintenant le gouvernement, les pressions seront maintenues par les grands réseaux durant toute l’année financière sur le Conseil du trésor.Les dépenses de programmes en économie et l’environnement coûteront 4,8 milliards en 2000-2001 au trésor québécois, tandis que le soutien aux personnes et aux familles atteindra un montant de 4,7 milliards.D’ailleurs, l’aide de dernier recours devrait continuer d’occuper de moins en moins en place au budget des crédits du gouvernement en raison d’une baisse continue depuis deux ans du nombre de familles bénéficiant de l’aide sociale.D’autres dépenses provenant de certains ministères risquent toutefois de venir s’ajouter aux demandes de réinvestissement en santé et en éducation: l’Agriculture pour venir en aide à différents producteurs (la crise du porc aura finalement coûté 200 millions au gouvernement Bouchard): la Culture qui a déjà annoncé un ajout de 12 millions des budgets du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) devant la montée de la grogne chez les créateurs; la réforme municipale pourrait signifier des changements budgétaires si la ministre Harel réussit à reprendre le dialogue sur le pacte fiscal; si les négociations aboutissent au sujet du congé parental québécois, Québec devrait faire face à des débours plus importants que prévu; enfin, les négociations avec les policiers de la Sûreté du Québec reprennent cette semaine et auront également un impact sur les finances du gouvernement, et ce, peut-être Les choses iront moins vite au Sénat année, les importants portefeuilles de même à court terme.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA euelques sénateurs préviennent qu’ils ne se laisseront pas bous-r pour adopter le projet de loi fédéral sur «la clarté», surtout que certains, y compris chez les libéraux, sont insatisfaits du rôle que leur accorde le projet de loi.«Ce projet de loi comporte des lacunes.Il faut qu 'il fasse l'objet de la considération et d’une étude attentive du Sénat.Ce projet de loi est trop lourd de sens pour ne pas recevoir l’attention qu’il mérite et j’appuierai tous ceux qui veulent l’étudier en profondeur», a déclaré au Devoir la sénatrice libérale Anne Cools.Ce n’est pas l’attitude que le gouvernement a adoptée aux Communes où le projet de loi C-20 a été adopté à toute vapeur, le gouvernement limitant les débats à toutes les étapes du processus parlementaire.Selon Mme Cools, ce projet de loi est trop important pour être adopté à la sauvette.Les enjeux qu’il soulève sont «complexes» et «colossaux» note-t-elle, puisqu'il est question de la dissolution du pays.Elle estime, par conséquent, «qu’il faut entendre les gens dont ceux au Québec qui n’ont pas pu se faire entendre».Mme Cools, qui n’est pas nécessairement opposée au projet de loi, est préoccupée, entre autres, par le rôle accessoire que le gouvernement réserve au Sénat.«Il est tenu pratiquement à l’écart du processus de détermination de la clarté de la question», souligne-t-elle.Son collègue Nick Taylor est du même avis, malgré les explications offertes la semaine dernière par le leader du gouvernement au Sénat, Bernard Boudreau, au moment de lancer le débat à la Chambre haute.Le projet de loi sur «la clarté» (C-20) donne à la Chambre des communes le pouvoir de déterminer si la question posée et si la majorité obtenue sont assez claires pour déclencher une négociation sur la sécession.Les députés sont invités à tenir compte des opinions, déclarations et résolutions du Sénat comme de celles de l’opposition officielle provinciale, des assemblées législatives et des peuples autochtones.Le premier ministre Jean Chrétien a dit, hier, comprendre les préoccupations des sénateurs mais avoir adopté la meilleure solution étant donné les circonstances.«La technique que nous avons proposée est la meilleure.(.) On ne peut pas, s’il y a un référendum, se lancer dans un long processus pour déclarer si la question est claire ou non.Cela doit se faire sur une courte période.C’est pourquoi nous avons adopté cette approche et je sais que les sénateurs l’accepteront», a-t-il dit à l'issue d’un tête-à-tête avec le président du Yémen.Plusieurs sénateurs, des deux côtés de la Chambre, partagent les réserves de Mme Cools.D’abord favorable au projet, le constitutionnaliste et sénateur conservateur Gérald Beaudoin rappelle que la constitution donne un veto suspensif au Sénat en matière constitutionnelle et qu’on ne peut lui enlever ses pouvoirs par l'entremise d’une loi.«On ne peut pas accepter de laisser rogner nos pouvoirs sans débat», insiste-t-il.M.Beaudoin trouve aussi «malheureux» qu’on exige de la Chambre qu’elle «détermine» de la clarté d’une question.«Ce mot «déterminer» est trop fort parce que cela implique qu’on se prononce sur le travail d'un autre parlement», dit-il, en faisant référence au fait que les Communes pourraient se prononcer sur le libellé de la question avant la fin du débat à l’Assemblée nationale.«Cela blesse le fédéralisme.Les deux législatures sont souveraines.On peut donner notre avis, notre opinion, mais c’est tout.Lorsqu’il y a un conflit entre deux lois, il revient aux tribunaux de le trancher.Une législature ne peut pas, par l’entremise d'une législation, se donner le pouvoir de juger du travail d'une autre législature», dit-il.Certains de ses collègues conservateurs sont plus catégoriques et l’ont montré lors du débat la semaine dernière.Selon l’ancien conseiller de Robert Bourassa, Jean-Claude Rivest, le projet de loi «n’apporte strictement rien à la solution du problème de l’unité nationale».Son collègue Pierre-Claude Nolin se demande, pour sa part, quelle est l’autorité constitutionnelle du gouvernement d’agir ainsi.Le débat reprendra demain avec l’allocution du leader conservateur au Sénat, le sénateur John Lynch-Staun-ton.Selon leur chef Joe Clark, la plupart des sénateurs conservateurs s’opposeront au projet de loi.Les libéraux détiennent toutefois la majorité des sièges au Sénat et une demi-douzaine de sièges sont vacants, prêts à être comblés par M.Chrétien.Dhaliwal n’appréhende pas une nouvelle crise du homard HELENE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA \ A trois semaines de l’ouverture de la saison de pêche, le ministre des Pèches et Océans, Herb Dhaliwal, pense que les Maritimes ne vivront pas une seconde crise du homard opposant les pêcheurs autochtones aux non-autochtones.Et ce, même si moins de 10 % des communautés autochtones concernées ont signé une entente avec Ottawa et qu’au moins une autre refuse de négocier.Le ministre a fait le point hier sur sa tournée de trois jours dans les Maritimes, une tournée qui avait pour but d’encourager les négociations en cours entre Ottawa et les 34 bandes autochtones.Seulement trois de ces bandes (les Malécites de Viger, au Québec, ainsi que les MiTmaqs de Fort Folly, au Nouveau Brunswick, et de Horton, en Nouvelle-Écosse) ont déjà signé un accord avec le gouvernement A l’automne dernier, on se rappellera que le Canada avait vécu une «crise du homard» opposant les pêcheurs non-autochtones aux pêcheurs autochtones.Ces derniers, forts du jugement Marshall de la Cour suprême leur reconnaissant des droits de pêche en vertu de traités ancestraux, avaient entrer pris de pêcher sans permis et hors-saison.Ce geste avait mis en colère les pê-cheurs non-autochtones qui crai- gnaient que la ressource ne soit complètement épuisée lorsque viendrait leur tour de mettre leurs cages à l’eau.Certains avaient même vandalisé l’équipement des autochtones.C’est dans ce contexte que le négociateur James MacKenzie a été nommé pour signer des accords avec les 34 bandes encadrant leur droit de pêche.Ces accords, «taillés sur mesure», limitent les prises et le nombre de bateaux des autochtones et établissent des mesures de formation pour intégrer de façon durable les Premières Nations dans l’industrie.Malgré le faible taux de signature d’ententes, le ministre Dhaliwal s'est dit «très confiant» et pense que la situation ne dégénérera pas au cours des prochaines semaines, alors que la saison de pêche s’ouvrira progressivement d’une région à l’autre.Les 31 autres ententes, soutient-il, seront signées sous peu.Selon sa porte-parole, Heather Bala, entre six et huit autres accords de principe seraient déjà intervenus.«Je pense que nous aurons des ententes au cours des prochaines semaines et que la pêche sera réglementée», a déclaré M.Dhaliwal à sa sortie de la Chambre des communes.Cependant, la communayté de Indian Brook, en Nouvelle-Écosse, a déjà dit ne pas vouloir négocier.Au téléphone hier, le chef de la bande, Reg Maloney, a expliqué que les siens considéraient que la réglementation de la pêche ne devrait pas être imposée par Ottawa mais élaborée par la nation MiTunaq, dont ils font partie.«Nous n ’avons pas négocié avec le gouvernement et nous n’avons pas l’intention de le faire.[.] Un tel accord aurait pour conséquence de réduire nos droits ancestraux à une simple entente administrative.» M.Maloney a indiqué que sa communauté allait quand même pêché le homard, même si cela doit signifier la confiscation de leur matériel.Avec Burnt Church, Indian Brook a été l’épicentre de la «crise» du homard, l’automne dernier.Ces deux communautés avaient notamment mis un terme au moratoire volontaire sur la pêche décrété pour permettre aux négociations sur les implications du jugement Marshall de porter fruit Le ministre a toujours averti les autochtones que leur droit de pêche serait réglementé.La Cour suprême, dans un deuxième jugement exceptionnel précisant la portée à donner à Marshall, avait d'ailleurs confirmé en novembre que le droit de pêche des Mi’kmaqs et Malécites pouvait être réglementé dans la mesure où cette limitation était justifiée, pour des raisons de conservation ou autre.M.Dhaliwal a d’ailleurs annoncé vendredi dernier l’octroi de 13 millions supplémentaires pour renforcer la surveillance des côtes en saison de pêche.Rigas Fereos / 1757-1798 N n La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fête avec ses compatriotes d'origine grecque l'anniversaire de la Révolution nationale grecque du 25 mars 1821.Les luttes du peuple grec pour son indépendance ont été, et seront toujours, une source d'inspiration pour tous les peuples décidés à vivre dans la liberté et la dignité.Louis-Joseph Papineau / 1786-1871 f»!».llI T Annonce publiée en grec et en français dans la Tribune Grecque Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Quebet) H2X 1X3/tel (514)841 8851 Télécopié Site web : www.cam orq/ ssjb Courriel ssjbCà'cam.orq (514) 844 6369 -L «Chapeaux illégaux» Les écolos dénoncent les concessions faites par Québec L O U 1 S - G I L L E S FRANG OEU R LE DEVOIR Québec doit révoquer, parce qu’illégales, les autorisations accordées à certains propriétaires de sites d’enfouissement pour construire des «chapeaux» remplis de déchets au moment de fermer les cellules de ces sites.Telle est la position qui a été adoptée en fin de semaine par les représentants régionaux du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCRE): Québec, disent-ils, ne peut pas reconnaître de droits acquis aux propriétaires lorsque ces droits sont déclarés illégaux.Le Devoir révélait le 21 janvier que Québec n’autoriserait plus la construction de «chapeaux» sur les sites d’enfouissement.Obligés de recouvrir leurs sites en pente pour éviter les infiltrations d’eau, plusieurs propriétaires de sites ont entrepris de placer des déchets dans ces «chapeaux» qui coiffent les sites.Ces pratiques, autorisées dans la série noire des interprétations laxistes de la réglementation, ont été dénoncées par les écologistes comme une manière illégale d’augmenter la capacité des sites d’enfouissement.La loi prévoit que les augmentations de capacité exigent une évaluation publique de leurs impacts au même titre qu’un nouveau site.S’inspirant du jugement Sénécal, qui a déclaré les «chapeaux» illégaux dans le dossier de Saint-Jean-de-Matha, Québec a décidé de ne plus émettre de nouvelles autorisations de ce type.Mais, par contre, il a décidé de laisser construire tous les «chapeaux» dûment autorisés par ses services dans le passé même si les projets en question n’ont pas encore eu de suites sur le terrain.S'insurgeant contre cette nouvelle concession aux promoteurs, le RNCRE a demandé à Québec par résolution de «veiller à ce que les autorisations de chapeaux, dans tous les cas où les travaux de fermeture d'une cellule d'enfouissement utilisant cette technique ne sont pas encore commencés, soient révoqués pour être éventuellement soumis à la procédure dévaluation» publique de leurs impacts.La construction de «chapeaux» pour fermer des cellules a permis d’augmenter, sans consultation des citoyens et sans validation de leurs impacts, la capacité d’enfouissement de 18 sites dans la province.La surcapacité des sites, à l’échelle provinciale ou régionale, fait généralement chuter le prix de l'enfouissement, ce qui nuit à l’application des stratégies de récupération et de recyclage, plus coûteuses.MA DIVINE CLEMENTINE maman BOUTIQUE tnfanfs Deslongchampt Vêtements pour enfants 0-18 ans Vêtements de maternité 1007, rue Laurier Ouest Outremont TÉU.: 274-2442 L K DEVOIR.LE MARDI 2 S M A R S 2 O O O L E S A C T U A L1T E S L’école en milieu défavorisé Les enseignants et la famille doivent travailler de pair Une batterie d’experts internationaux témoignent à Montréal de leurs expériences PAOLE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les enseignants qui ne sont pas convaincus qu’ils peuvent changer les choses n’ont rien à faire dans les écoles défavorisées.» C’est clair, non?C’est en tout cas le message que veut transmettre le ministère de l’Éducation aux enseignants, afin de rendre plus fructueuses les interventions en milieu défavorisé.Naturellement, s’il existait une recette pour accroître la réussite scolaire en milieu défavorisé, il y aurait belle lurette qu’elle aurait été mise en application, et pas seulement ici.De Chicago à Toronto, de Paris à Londres, éducateurs, chercheurs et fonctionnaires tentent, encore et toujours de rendre plus égales les chances des enfants qui partent avec une longueur de retard.A compter d’aujourd’hui, à Montréal, une batterie d’experts internationaux viendront livrer non pas leurs réponses mais leurs témoignages.Mais avant tout, ils tenteront de s’entendre sur la définition de l'école défavorisée en milieu urbain.Qu’est-ce qui la distingue des autres?Qu’est-ce qu’un élève défavorisé?Puis, jeudi, plus de 3500 enseignants et professionnels participeront à des ateliers sur le même thème, question ARCHIVES LE DEVOIR Sans ’’appui des familles, le succès scolaire ne peut être que très partiel, surtout au niveau primaire.d’échanger et de remettre en question quelques idées reçues.«Être m par l’autre ne fait pas par- tie de la coutume ici», résume le sous-ministre adjoint à l’éducation, Guy Bisaillon, un des organisateurs de ces rencontres, en ne cachant pas qu’il souhaite «briser l'isolement» dans lequel travaillent trop d’enseignants, pratique qui s’avère particulièrement dévastatrice en milieu pauvre.Surtout lorsque cet isolement éloigne l’école des familles, sans lesquelles le succès scolaire, du moins au niveau primaire, ne peut être que très partiel.Heureusement, de plus en plus d’éducateurs tentent de nouer des liens stables avec les familles, lorsque cela est possible.Dans ce domaine, les écoles de la communauté anglophone ont d’ailleurs une longueur d’avance sur celles des francophones.«Nous essayons de sortir de la morosité voulant que travailler en milieu so-cio-économiquement faible, c'est renoncer à la réussite des élèves», ajoutait récemment M.Bisaillon.Depuis trois ans, le ministère de l’Éducation verse 10 millions à 130 écoles montréalaises, dont 105 sont des écoles primaires.Cette somme s’ajoute aux 11 millions que verse déjà le Conseil scolaire de Montréal aux commissions scolaires.Cela fait parfois beaucoup de projets et, pour les directions d’écoles, beaucoup de «paperasse».Mais, finalement, plusieurs écoles réussissent à embaucher des spécialistes, à faire baisser le nombre d’élèves par classe, à multi- AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Québec Société immobilière du Québec APPELS D'OFFRES U présente publication ne constitue pas un avis d'appel d'offres.Les personnes désirant soumettre une offre doivent se référer aux avis d'appel d’offres diffusés par l’Intermédiaire des babillards électroniques CIEC ou MERX.Dossier 83585501 Installation d’un raccordement électrique pour une génératrice mobile au 675, bout.René-Lévesque Est, Québec (Québec).Clôture ; 2000-04-13 à 15 h à Québec.Dossier 76324500 rt Entretien planifié de l’équipement mécanique, électrique et de régulation au 850, bout Vanter, Laval (Québec).Clôture : 2000-04-11 à 15 h à Montréal.Dossier 83926800 Entretien des haies, arbustes et jeunes arbres au 675, bout.René-Lévesque Est, Québec (Québec).Clôture : 2000-04-13 à 15 h à Québec.Dossier 82119301 Installer un système de correction du facteur de puissance à Centrée électrique au 1701, rue Parthenais, Montréal (Québec) Clôture : 2000-04-11 à 15 h à Montréal.Dossier 83963600 Gardiennage au 2700, rue Einstein, Québec (Québec).Garantie de soumission : 28 000 $ Clôture ; 2000-04-13 à 15 h à Québec.Dossier 84310900 Gardiennage au 200, chemin Ste-Foy, Québec (Québec).Garantie de soumission ; 11 000 $ Clôture ; 20004)4-13 à 15 h à Québec Dossier 83776800 rt Entretien ménager (ISO 9003) au 9000, bout Louis-H.-Lafontaine, Montréal-(Québec).Garantie de soumission.' 11 000 $ Clôture : 2000-04-11 à 15 h à Montréal AHTEfTBCCHitOŒ-NCHXXKlJQB: Dossier 81415610 Dossier 84428100 Rempiecement de caméras et réaménagement au 5005, bout Pierre-Bertrand, Québec (Québec).Garantie de soumission .15000$ Clôture :20004)4-18 à 15 h à Québec.Déménagement au 1,9’ Rue, Rouyn-Norarida (Québec).Clôture : 2000-04-19 à 15 h à Rouyn-Noranda.BAS-SAINT-LAURENT - GASPÉSIE Entretien planifié de l'équipement mécanique et électrique dans divers édifices (3) à St-Pascal, Cacouna et RIvière-du-Loup (Québec).Clôture : 2000-04-11 à 15 h à Rimouski.SAGUENAY LAC-ST-JEAN - CÔTE-NORD Douter 76068900 ® ** ® Entretien planifié de l'équipement mécanique, électrique et de régulation dans divers édifices (5), région de Lanaudlère (Québec).Clôture : 20004)4-11 à 15 h i Montréal.Douter 84429500 h) •h6)’ Services professionnels en architecture au 2154, De sc hé ne», Jonqutère (Québec).Clôture ; 2000-04-18 à 15 h à Québec.Douter 84429600 Services profeutonnels en ingénierie (mécanique, électricité, structure et civil) au 2154, Deechénu, Jonquière (Québec).Clôture : 2000-04-18 à 15 h à Québec.Sont admis é soumissionner les entrepreneurs ayant une place d'affaires dans la région administrative du Saguenay Lac-St-Jean (02).Vente des documents CIEC 1 -800-482-2432 (construction) et MERX 1 -800-964-6379 (biens et services).Les documents de soumission peuvent être consultés aux associations de la construction régionales (projets de construction) et aux adresses suivantes : l'I Bureau des soumissions, 675, boul.René-Lévesque Est, f étage, bureau 100, Québec (Québec) (418) 643-5484.Bureau des soumissions, 190, boul.Crémazie Est.1er étage, Montréal (Québec), H2P 1E2, (514) 673-5485.poste 5622 (3) Service de la gestion des immeubles - Laval - Lanaudière, 2800.boul.St-Martin Ouest, RC-02, Laval (Québec) H7T 2S9, (450) 680-6233 (4) Direction régionale Abitibi-Témiscamingue - Nord-du-Québec, 1, rue du Terminus Est, 2’ étage, Rouyn-Noranda (Québec), J9X 3B5, (819) 763-3146 Direction régionale Bas-St-Laurent - Gaspésie, 337, rue Moreault, SS-20, Rimouski (Québec), G5L1P4, (418) 727-3750, poste 222.,6> Direction régionale Saguenay-Lac-Saint-Jean - Côte-Nord, 3950.boul.Harvey, 3* étage Jonquière (Québec) G7X 8L6, (418) 695-7927, »blr' Tjpi, ,ii)|)f is I iMf.iv vvw s i q g o u v q c c AVIS LEGAUX & APPELS Df0FFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org % Raymond Chabot inc.AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Dans l’affaire de la faillite de : 3101-0747 Québec Inc., personne morale ayant fait affaires au 5244, rue Duquesne en la ville de Montréal, Québec, HI M2K2.AVIS est par la présente donné que 3101-0747 Québec Inc.a déposé une cession de ses biens entre les mains de RAYMOND, CHABOT INC.le 22 mars 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 10 avril 2000 à lOhOO, au bureau du syndic au 1200, St-Martin ouest, bureau 200, Laval, Québec.DATE DE LAVAL, ce 28" jour de mars 2000.RAYMOND, CHABOT INC.Syndic de l’actif de 3101-0747 Québec Inc.JEAN GAGNON, C.A., CIP Responsable de l'actif 1200, boul.Saint-Martin Ouest Bureau 200 Uval (Québec) H7S 2E4 Téléphone: (514) 382-9234 Télécopieur : (450) 663-9850 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR DU QUEBEC.NO 505-02-012425-991 Systématisation des fonctions M.G.Inc, partie demanderesse, vs.Pierre Garraud, partie défenderesse.Le tOième jour de avril 2000 à lOhOO, au 46 Richard, Laval.Qc, district de Laval seront vendus par autorité de justice les biens et effets de: Pierre Garraud, saisis en cette cause, consistant en: 1 auto Chrysler New Vorker noir 4 portes, 2 ordinateurs & acc.f télécopieur Brother, 1 bicyclette tout terrain Minelli vert & acc., 1 TV 35" & acc.etc .Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Pascal Malenfant, huissier du district de Montréal.GAUCHER HUISSIERS, 10, St-Jacques #501, Montréal, Qc H2Y 1L3,Tél.: (514)286-1600.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUEBECfCHAMBRE CIVILE).PROCEDURE ALLEGEE.NO 500-22-035402-992.Wadden System 24 Inc., partie demanderesse, -vs-, Shah Chowdhury & 9059-9804 Québec inc., partie défenderesse.Le tOième jpur de avril 2000 à lOhOO, au 4325 Papineau, Montréal, Qc, district de Montréal seront vendus par autorité de justice les biens et effets de: Shaft Chowdhury & 9059-9804 Québec Inc., saisis en cette cause consistanf en: 1 réfrigérateur industriel général & acc., 1 fable de travail en stainless steel 8 acc., 6 tables & 24 chaises & acc., 1 machine à crème glacée 8 acc.etc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.GAUCHER HUISSIERS, 10, St-Jaœues #501.Montréal, Qc H2Y 1L3, Té!.: AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toufe anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.midi, au domicile de la partie défenderesse située au 5042, rue Campbell, Chemedey, Laval, Qc.district de Laval, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de la partie défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 téléviseur Mitsubishi 20 pc couleur et acc.1 système de son Technics et acc., 1 téléphone sans fil Sanyo et acc.et autres articles divers.Conditions: ARGENT COMPTANT Laval, le 24ième jour de mars 2000.LOUIS FONTAINE, huissier.Jasmin.Jasmin 8 associés.257, boul.Ste-Rose, #207, Ste-Rose, Laval.Québec, H7L 1M1.(450)622.6222, fax: (450)622-9222 PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUEBEC, NO 500-61-099209-992 PERCEPTEUR DES AMENDES, partie demanderesse -vs- ARTIN KEDELERIAN.partie défenderesse.Le 12ième jour du mois d'avril 2000 à 11:30 heures de l'avam- Avis public Ville de Montréal Service du greffe ERRATUM Avis est donné qu'une erreur s'est glissée dans l'avis public du 24 mars 2000, relatif aux règlements adoptés par le conseil municipal de Montréal, à l'assemblée du 20 mars dernier Le Règlement décrétant l'annexion de certaines parties du territoire de la ville de Saint-Léonard (00-047) n’aurait pas dû être mentionné dans cet avis, car son entrée en vigueur est assujettie à l'approbation de la ministre des Affaires municipales et de la Métropole.Montréal, le 28 mars 2000 Le greffier, M‘ Léon Laberge AVIS DE CESSION DE GREFFE PRENEZ AVIS que la succession Me Fernand POIRIER, autrefois notaire à Montréal, a cédé à Me Robert COTE, notaire au 507, Place d’Armes.#1300, Montréal, Qc, H2Y 2W8 (tél.: (514)282-1287), heure de bureau 9h à 17h, du lundi au vendredi son greffe et ses dossiers maintenant en possession de ce dernier.TAMARA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-12-251515-007 COUR SUPERIEURE DIVISION DE LA FAMILLE-DIVORCE PRESENT GREFFIER ADJOINT MICHAEL BROMFIELD, partie demanderesse SOPHIA PINNOCK, partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SOPHIA PINNOCK de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est St-Antoine, Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de SOPHIA PINNOCK lieu: Monlréal Date: 2000 mar.23 MICHEL MARTIN Avis public Ville de Montréal Service du greffe Règlement Avis est donné que le conseil, A son assemblée du 21 février 2000, a adopté le règlement suivant: 00-018 Règlement autorisant un emprunt de 24 720 000 $ pour dépenses en capital Ce règlement a ôté approuvé par la ministre des Affaires municipales et de la Métropole le 23 mars 2000.Montréal, le 28 mars 2000 Le greffier, M' Léon Laberge plier les sorties culturelles ou encore à offrir du perfectionnement aux enseignants de manière à ce qu’ils puissent se tirer d’affaires même sans spécialiste ou psychologue ou orthopédagogue à portée de la main.Tout un programme! Pour sa part, le ministère de l’Éducation estime important de recentrer l’aide autour des pratiques pédagogiques.En d’autres termes, que les mesures d’aide produisent, à plus ou moins long terme, des résultats sur les courbes de succès des enfants et, finalement, sur les taux de diplômés.A ce jour, bien que ses résultats soient fragmentaires, la Commission scolaire de Montréal, qui accueille la grande majorité des écoles défavorisées, remarque que les écoles «soutenues» s’améliorent.Mais, naturellement, il est trop tôt pour présenter des résultats probants.D’ailleurs, une des références en milieu défavorisé, le professeur Richard Tremblay de l’Université de Montréal, a démontré qu’il faut attendre que les enfants atteignent leur Ve secondaire avant de tirer des conclusions valables sur l’impact d’un soutien apporté en tout début de parcours scolaire.Le professeur Tremblay fait partie de ceux qui croient que les milieux défavorisés devraient être «privilégiés» si on peut dire, en étant seuls bénéficiaires de mesures que, pour l’instant, le gouvernement a choisi d’étendre à tous.Des exemples?Les maternelles à temps plein, bien entendu, et, bientôt, la réduction du nombre d’enfants par classe en maternelle, première et deuxième année.Cette mesure, annoncée il y a quelques mois, entrera d’abord en vigueur dans les milieux défavorisés, dès septembre prochain.Elle sera ensuite étendue à toutes les écoles.Pourquoi ne pas mettre le paquet dans les quartiers ciblés, demandent certains?C’est un peu ce qu’envisage de faire la Grande-Bretagne où ont lieu de vigoureux débats sur la pertinence d’envoyer les meilleurs enseignants dans les écoles les plus difficiles, en leur versant un bonus., Mais pour l’instant, le ministère de l’Éducation veut plus modestement encourager les enseignants à discuter de leur pratique et leurs difficultés, évidentes lorsque, par exemple, 80 % des enfants d’une école viennent de miliefi défavorisé.Car, s’il est une chose sur laquelle tout le monde s’entend, c’est que l’argent est indispensable mais il ne saurait à lui seul rétablir l’égalité des chances des enfants «à risque».' L’anémie, une maladie parfois difficile à diagnostiquer VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Des chercheurs de Toronto ont inauguré hier l’Institut de l’anémie.Cet organisme est le premier du genre à se consacrer à la recherche et à l’éducation sur cette maladie.Les médecins ont remarqué une augmentation des cas d’anémie au cours des dernières années, principalement chez les personnes atteintes de maladie chronique.Dans leur cas, il arrive que l’anémie ne soit pas décelée.Ainsi, on aura plutôt tendance à imputer ses symptômes à la maladie grave dont est affligé le malade.«La plupart des patients et des médecins ne sont pas au courant de tous les traitements contre l’anémie, souligne le Dr Paul Barré, néphrologue au Centre universitaire de l’Université McGill.Il y a aussi beaucoup de recherche qui reste à faire.» Les femmes enceintes et celles qui ont des menstruations abondantes sont aussi sujettes à l’anémie.Si la maladie n’est pas traitée, elle peut entraîner de graves problèmes cardiaques, pulmonaires et cervicaux.«Parmi tous les patients atteints d’insuffisance rénale, 90 % sont anémiques et la plupart des gens qui souffrent du sida et d’arthrite chronique le sont aussi», ajoute le D' Barré.Pour corriger la carence, les suppléments de vitamine et de fer sont parfois suffisants.Mais dans d’autres cas, il faut une transfusion de sang.«On essaie cependant de l’éviter, car il y a encore des risques de transmission d’infections et parce que l’effet est temporaire, c’est un cercle vicieux», poursuit le Dr Barré.Pour soigner les cas les plus lourds, les médecins prescrivent plutôt une hormone qui stimule la reproduction de globules rouges.Pour souligner son arrivée, l’institut a lancé hier la première Semaine de sensibilisation à l’anémie.LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Mercredi Vendredi rANARA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO.500-04-021420-006 COUR SUPERIEURE (Chambre de la lamille) PRESENT LORRAINE MILLER partie demanderesse c.CHARLES RAQUETTE partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Charles Raquette de comparaitre au greffe de cette cour situé au 10 St-Antome est, Montréal, Québec, te 5 mai 2000, salle 2.17 à 9:00 A.M.de la date de la publication du présent avis dans 1a journal le Devoir.Une copie de la requête pour garde d'enfant et pension alimentaire, déclaration solennelle, avis de présentation à la partie adverse el formulaire de fixation des pensions alimentaires pour entants Lieu: Montréal Date: 2000 mar, 24 MICHEL MARTIN Aujourd'hui Ce Soir max 11 SS min 4 3} = V/ yt f *k T'W VENTEUX BROLiIt.LARD PLUE AVERTI.OHAüh NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN Kuujjuarapik 1/-5 /'// 5/1 Iles de la Madeleine Chibougamau 5/0 ^Xhicoutimi y f t_ Québec ww s™ Ww Dis-Rivières f 1 11/4 ¦ 10/4 ^Sherbrooke Montréal Aujourd'hui Ce Soir Mercredi wf min 3 ¦¦¦ ronx 7 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi mnx 3 min 2 Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables ¦+¦ émrirofinemefi.Canada Lêl ITlétéO à la S0UrC6 \-T-7\ r 1, K I) K V 0 I R .L K M A R I) I 2 8 N) A R S 2 0 (t 0 i\ ( LE DEVOIR LE MONDE Remaniement ministériel en France Le retour des dinosaures Jospin veut donner un nouveau souffle à son gouvernement à deux ans des présidentielles En ramenant les vieux mitterrandiens aux commandes, Lionel Jospin consacre l’échec de plusieurs réformes et amorce la phase II de son gouvernement qui conduira à la présidentielle de 2002.CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Les remaniements ministériels ne sont pas chose courante en France.Chaque fois qu’ils se produisent, ils indiquent une inflexion de l’action ¦du gouvernement.Il n’est guère difficile de savoir qu’avec celui qui a été annoncé hier les socialistes de Lionel Jospin veulent mettre un frein aux réformes et préparer les prési-identielles de 2002.Les héros de ce jeu de chaises musicales sont deux vieux routiers de la politique socialiste.Ce qu’on appelle dans le jargon politique français des «mitterrandiens historiques».Laurent Fabius, nommé à l’Économie, est l’exemple rare d’un ancien chef de gouvernement qui revient aux commandes d’un ministère.En succédant à Christian Sautter — qui avait assuré l’intérim après la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn — il devient le numéro deux du gouvernement.Une sorte de vice-premier ministre.Laurent Fabius est le Paul Martin de la politique française.Il a longtemps été, avec Lionel Jospin, l’autre dauphin de François Mitterrand.Sa carrière a connu un long intermède après le scandale du sang contaminé.Non seulement songeait-il récemment à présider le Fonds monétaire international (comme Paul Martin), mais il est un chaud partisan de la réduction du fardeau fiscal de la classe moyenne.Avant d’être ministre, Laurent Fabius voulait réduire les impôts d’environ 38 milliards de dollars en trois ans.Jack Lang revient quant à lui à l’Éducation, un ministère qu’il avait dirigé pendant quelques mois en 1992 .sans y laisser de souvenir marquant.EN BREF Manifestations à Port-au-Prince (AFP) — Plusieurs dizaines de jeunes se réclamant d’organisations populaires ont manifesté violemment hier à Port-au-Prince, en brûlant des pneux et en lançant des pierres sur Les véhicules privés.Ces jeunes, agis-'sant en petits groupes très mobiles, pnt notamment réclamé la démission !du Conseil électoral provisoire | (CEP), une date pour les prochaines .élections législatives et la baisse du coût de la vie.La police anti-émeute ¦est intervenue, mais les incidents continuaient dans l’après-midi, provoquant la fermeture de commerces dans le centre-ville.Le CEP doit annoncer en concertation avec l’exécutif un nouveau calendrier pour les élections législatives, municipales et locales après l’abandon des dates du 9 avril et du 21 mai,.I Tension en RDC (AP) — Le Rwanda a accusé hier l’Ouganda de déployer sans raison des troupes dans le nord du Congo-Kinshasa, qu’il contrôlent conjointement C’est donc un regain de tension entre les deux pays, alliés contre le régime de Kinshasa par rébellion interposée, mais dont la lutte d’influence a dégénéré l’année dernière en affrontements armés dans cette même ¦zone.Dans un communiqué, l’armée rwandaise et la faction de la rébellion ^congolaise qu’elle contrôle accusent •les Ougandais d’avoir réoccupé des positions à Kisangani, port sur le fleure Congo, où avaient eu lieu les affrontements entre les forces des deux pays en août dernier.Enquête sur le Guatemala i ! (AFP) — La justice espagnole a décidé d’ouvrir une enquête sur les accu-'sations de génocide présentées en 'décembre à Madrid contre huit anciens généraux guatémaltèques par le prix Nobel de la paix 1992 Rigo-Iberta Menchu.Le magistrat Guillermo Ruiz Polanco a jugé recevable la ! plainte déposée par Mme Menchu ;pour crimes de génocide, terrorisme 'et tortures commis dans les années '80 au Guatemala par huit généraux.Dans un arrêt publié hier, le juge Ruiz Polanco souligne 4a compétente» de l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, pour enquêter sur 4es faits» dénoncés par le prix Nobel de la paix 1992.On croyait pourtant que l’ancien ministre de la Culture n’avait qu’un rêve: devenir maire de Paris.Ên se retirant de la course, le candidat évite un combat qui s’annonçait serré.Mais surtout, il arrive à un poste où l’on misera surtout sur ses talents oratoires pour faire oublier les controverses qu’a déclenchées son prédécesseur.Échec de deux réformes «Dans notre pays, il est difficile de réformer.Ça ressemble parfois à un jeu de massacre», disait récemment la ministre de la Culture Catherine Trautmann (elle-même limogée et remplacée par Catherine Tasca).En rebrassant les cartes, Lionel Jospin consacre l’échec d'au moins deux réformes majeures: celles de l’éduca-tiop et de la fonction publique.A l’Éducation, Claude Allègre tentait depuis deux ans d’imposer un allégement des programmes, moins de cours magistraux et plus de soutien scolaire.Des mesures proposées par tous les rapports d’enquête sur l’école et soutenues par les parents.Mais on ne touche pas à l’éducation en France sans en payer le prix.Surtout lorsqu’on parle de «dégraisser le Mammouth» et qu’on a le culot de reprocher aux professeurs un taux élevé d’absentéisme.L'opposition est venue de partout: les intellectuels ont déchiré leur chemise à cause de la disparition de la dissertation (dans certains examens), les enseignants ont rechigné contre les nouvelles méthodes pédagogiques, les élèves s’en sont pris au manque de ressources, les recteurs à la décentralisation.Le scénario est étrangement semblable au ministère de l’Economie.La réforme administrative qu’avait lancée Christian Sautter devait être le fer de lance de celle d’une fonction ' Johl K I W SIDEl f ' ¦ & ¦ JACKY NAEGELEN REUTERS Lionel Jospin en compagnie de Laurent Fabius, en 1995.Fabius a été nommé ministre des Finances en remplacement de Christian Sautter.publique héritée du siècle dernier.On voulait simplifier les niveaux administratifs, créer un guichet unique pour les impôts et informatiser certaines fonctions.Il a suffi que les fonctionnaires fassent grève en pleine période de remise des déclarations de revenus pour obtenir la tête du ministre sur un plateau d’argent Dans les deux cas, ce remaniement illustre la difficulté de «dégraisser» le service public.Lionel Jospin n’est pas non plus parvenu à dissiper l’impression que ses deux principales nominations sont des solutions de rechange.On sait que le premier ministre avait d'abord pressenti Martine Aubry à l’Économie (elle a refusé pour se consacrer à la mairie de Lille).Quant à Jack Lang, il a été enlevé au vol à la campagne pour la mairie de Paris.Mais le remaniement d’hier consacre aussi une nouvelle union de la gauche.En 1995, Alain Juppé avait amorcé la phase II de son mandat sans changer de cap.Le président Jacques Chirac n’avait pas su réconcilier les partisans d’Édouard Balladur et d’Alain Juppé.Lionel Jospin préfère mettre au placard quelques réformes (majeures) et rappeler aux commandes quçlques-uns de ses ennemis d’hier.A deux ans des élections présidentielles, il redonne la priorité aux stratèges politiques en tentant de réconcilier toutes les familles de la gauche.Des mitterrandiens aux communistes en passant par les verts, tous obtiennent de nouveaux postes.A Paris, on parle d’un «gouvernement de coalition».au sein même de la gauche.L’ennui, c’est qu’en attendant les présidentielles, il faudra bien faire autre chose que commander des sondages et échafauder de savantes stratégies politiques.C’est long deux ans.criouxfiilcsi.com Les pourparlers piétinent au Proche-Orient Une paix qui se fait désirer NADRA SAOULI ET PATRICK ANIDJAR AGENCE FRANCE-PRESSE Washigton — Les chances de Bill Clinton d’instaurer la paix au Proche-Orient s’estompent après l’échec du sommet américano-syrien de Genève et le piétinement des négociations israélo-palestiniennes à Washington, faisant du même coup ressurgir les risques d’un conflit au Liban.Le président américain qui souhaitait mettre fin au conflit entre Israël et ses voisins arabes avant la fin de son mandat en janvier 2001, n’a pas réussi son pari de ramener à la table des négociations Israéliens et Syriens qui ont cessé leur dialogue le 10 janvier.L’échec de la relance du processus de paix israélosyrien pourrait avoir des conséquences graves sur le terrain, en particulier au Liban où plus de 30 000 soldats syriens sont stationnés.Israël a déjà annoncé son intention d’en retirer unilatéralement ses troupes did juillet «Quand il n’y a pas de paix, il y a toujours des risques de guerre», a prévenu le ministre israélien de la Justice, Yossi Beilin, tandis qu’un diplomate ocddental à Beyrouth estimait que «tout est en place pour une crise majeure, avec me nouvelle escalade des affrontements au sud» du Liban.Dans le même temps, les pourparlers israélo-palestiniens, qui se poursuivaient hier à Washington sous le parrainage américain pour parvenir à un règlement définitif avant fin septembre, semblent grippés.Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat a accusé dimanche les Israéliens de manquer de sérieux dans ces négodations.«En dépit de la participation des Américains et des Égyptiens, certains, du côté israélien, cherchent à perdre du temps», a-t-il dit à la télévision américaine ABC.Ces négociations, qualifiées par les responsables américains de «réflexion» sur le statut final des territoires palestiniens, achoppent sur des questions portant sur la période intérimaire, notamment la troisième et dernière phase du redéploiement israélien en Cisjordanie, selon des sourçes palestiniennes.L’Égypte, qui joue les intermédiaires pour rapprocher Israël et les Palestiniens, souhaite insister sur la processus de paix lors d’une rencontre aujourd’hui à Washington entre Bill Clinton et le président Hosni Moubarak.Le conseiller politique du président égyptien, Oussama al-Baz, et le ministre des Affaires étrangères Amr Moussa ont ren- l 1 EVELYN HOCKSTEIN REUTERS Le premier ministre israélien a rencontré hier l’envoyé américain Dennis Ross.contré des délégués palestiniens dans la capitale fédérale, au cours du week-end.Pour un diplomate arabe basé à Washington, la formule de reprise des négociations israélo-syrienne, soumise à Genève par Clinton au président syrien Hafez al-Assad pour sortir le processus de paix de l’impasse, n’était pas assez mûre.«M.Clinton s’est montré trop pressé et a mal jugé la disponibilité de ta Syrie à accepter une formule qui ne tient pas compte de ses besoins», a-t-il déclaré sous couvert d’anonymat.«Bill Clinton s’est trompé sur ses espérances d’une reprise des négociations entre Israël et la Syrie», a renchéri le professeur Mary-Jane Deeb, experte du Proche-Orient à l’American University de Washington.Selon elle, Clinton «a exprimé les désirs de Barak, et Damas a décidé de les rejeter.Assad est venu à Genève pour montrer sa bonne foi et qu ’il était prêt à trouver une solution.Mais la réalité s’est avérée différente.» Le chef de la diplomatie syrienne Farouk al-Chareh a déclaré hier que son pays n'avait aul Cauehon (médias), Caroline Montpelit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Clément Trudel (musique) ; A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de I'injormohon).Hélène Baril, Claude Lévesque, François Normand, Claude Turcotte; A l'information internationnle : Jean-Pierre I rgault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l'information politique ; Pierre O'Neill, Hélène Buzzetti.Manon Cornollier Correspondantes parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à (juébec); Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) ; Julie Tremblay.Marie-Claude Petit (commis).la documentation : Gilles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault, Manou Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBUCTTÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine CAté, Marlène CAté, Anouk Hurbutt, Manon Bouchard, Christiane irgault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, Sébastien Saint-Hilaire Publicitaires).I Ai|sild Sic Marie (directeur adjoint) Manon Blanchette, Sylvie I a|«)rle, MichelineTurgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Dos Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sébastien Vallée, Olivier Zulda.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (dirertrire).Johanne Brien (responsable à la rlientéle).Hélène Gervais, Evelyne labonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Use Uchapelle, Rachellc Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jennne-d’Arc Hnude (secrétaire à la direction); Céline Fumy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Ufleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert f lire-président exécutif et directeur général) y I A 10 L E I) E V O I H .L E MARDI ‘i H MARS 2 0 0 Ü -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES OTTAWA POUTINE SUITE DE LA PAGE 1 «rien de tel « 'est sur la table».Les ministres de l’Environnement et de l’Énergie, a précisé M.Bégin, sont saisis d’un plan en trois phases: une première qui irait de cette année à l’année 2003, réservée aux mesures volontaires et incitatives; une deuxième qui irait jusqu’en 2008 et une troisième phase qui viserait l’atteinte en l’an 2010 des réductions convenues à Kyoto.En somme, le vrai travail est reporté aux futurs gouvernements.Le ministre québécois de l’Environnement était carrément déçu d’une telle attitude, ajoutant qu’il était «plutôt temps de commencer à planifier des objectifs de réduction précis pour chaque province pour que tout le monde se mette au travail le plus rapidement possible».M.Bégin a donné l’exemple de l'Union européenne qui a déjà départagé les responsabilités de chaque pays-membre.Ainsi, le Luxembourg devra réduire ses émissions de 28 %, le Danemark et l’Allemagne de 21 % alors que la France et la Finlande pourront rester au même point en raison des réductions déjà obtenues.Et, solidarité oblige envers les moins développés, le Portugal et l’Espagne pourront augmenter leurs émissions respectivement de 25 et 27 % sans compromettre l’atteinte de la réduction globale de 8 % impartie à l’Europe dans le Protocole de Kyoto.De son côté, le Canada s’est engagé à Rio à stabiliser pour l’an 2000 ses émissions de gaz à effet de serre à 601 millions de tonnes, soit le niveau des émissions de 1990.Mais il a plutôt émis en 1997 682 millions de tonnes, soit une augmentation de 13,5 %, qui pourrait dépasser cette an- née la cible de Rio par 15 %.Et si la tendance actuelle se maintient, c’est vers un dépassement de 35 % que se dirige le Canada en 2010 au mépris de ses engagements internationaux, révélait un mémoire adressé par trois ministres fédéraux l’automne dernier à leurs collègues du cabinet fédéral.Le Canada s’est engagé à Kyoto à réduire pour 2010 ses émissions de 6 % par rapport au niveau de 1990.Les ministres précisaient qu’un report de deux ans (de 2000 à 2002) des mesures musclées allait augmenter l’intensité de l’effort annuel à venir de 5 % par année entre 2002 et 2010.«C’est pourtant le temps de donner un signal clair aux entreprises qu'il faut se mettre au travail maintenant, commentait le ministre Bégin de Vancouver.Il faut aussi reconnaître la valeur des actions hâtives accomplies par les gouvernements et les entreprises, comme par exemple, les investissements du Québec dans l'hydro-électricité, qui nous ont permis de réduire nos émissions d'environ 16 %.» Pour Paul Bégin, la part croissante de l’électricité dans le bilan énergétique du Québec au cours des années 90 permettra au Québec d’être probablement la seule province canadienne à stabiliser ses émissions au niveau de référence de 1990.On n’ose par ailleurs imaginer ce que serait la moyenne canadienne, qui dépasserait cette année de 15 % les engagements de Rio, si le Québec — le quart de la population canadienne — n’avait pas réussi bien involontairement une réduction globale aussi importante de ses gaz à effet de serre.L’absence de volonté politique au Canada anglais dans ce dossier ne devrait pas, du moins de façon générale, précise Paul Bégin, reporter l’adoption et l’annonce au printemps du plan québécois de réduction, en préparation depuis un an.Si le Québec allait seul de l’avant dans ce dossier, on assisterait à une réédition de ce qui s’est passé dans les années 80 dans le dossier des pluies acides.Le Québec avait adopté le premier règlement forçant des industriels nord-américains à réduire leurs émissions acides de 40 %.Le Québec avait en quelque sorte agi comme détonateur à l’échelle continentale, ce qui lui avait permis de se tailler une réputation de leader environnemental malgré son retard chronique dans plusieurs volets du dossier environnemental.Plusieurs écologistes québécois craignent actuellement que, cette fois, le Québec se contente de se donner le crédit des grands ouvrages hydroélectriques qui ont été construits, en général, pour des raisons étrangères à l’effet de serre, ce qui lui éviterait de faire des efforts importants dans les transports, la production industrielle et le chauffage.De son côté, Ottawa a donné une bonne idée hier de ses priorités dans ce dossier.Il a annoncé une deuxième fois — la première dans le budget Martin — qu’il investirait 15 millions avec quatre autres gouvernements et dix multinationales pour aider des pays en voie de développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.L’argent sera donné au Fonds prototype pour le carbone de la Banque mondiale, qui encourage au nom de la liberté des marchés les pays riches à investir dans des réductions moins chères à obtenir dans les pays en voie de développement que dans leurs usines occidentales ou nord-américaines.Le Fonds compte déjà 110 millions et en attend une autre tranche de 100 millions avec les budgets gouvernementaux de l’an 2000.TOMATES RUPTURE SUITE DE LA PAGE 1 chup 12 mg pour 100 g.«La chaleur rend le lycopène plus efficace», a expliqué le Dr Venket Rao, en entretien téléphonique depuis l’Angleterre.Quand le corps respire, certaines molécules d’oxygène perdent un électron.L’oxygène se transforme alors en ce qu’on appelle des radicaux libres.Ces molécules instables attaquent les cellules de l’organisme (ADN et les lipoprotéines), ce qui le rend plus vulnérable et augmente les risques de maladie et de cancer.Pour empêcher cette dégradation, des substances présentes dans le sang peuvent réagir et aller donner l’électron manquant.Ces substances sont la vitamine E (présente dans les noix et les huiles), la vitamine C (tomates, poivrons verts, etc.) et les carotenoïdes (tomates, poivrons jaunes et verts, oranges, épinards, carottes, etc.).Le lycopène fait partie de la dernière catégorie et «c’est un antioxydant plus puissant que la vitamine E», précise le Dr Rao.Au cours des quatre dernières années, les chercheurs de l’Université de Toronto ont montré le lien entre le développement du cancer et la consommation de produits dérivés de la tomate.Dans le cas des patientes atteintes du cancer du sein, ils ont noté que celles-ci avaient des taux très bas de lycopène dans le sang et des taux élevés d’oxydation.Dernièrement, ils ont constaté que le lycopène arrêtait la croissance des tumeurs cancéreuses et dans certains cas, les rapetissait «C’est un produit pour tout le monde, car il s’agit d’une excellente stratégie pour éviter le cancer et pour aider à l’enrayer, ajoute le Dr Rao.On a remarqué qu’une plus grande consommation de tomates entraînait une baisse du nombre de cas de cancer du sein et de la prostate.» Le chercheur suggère de prendre de 25 à 30 mg de lycopène par jour, ce qui correspond à un grand verre de jus de tomate ou à une boîte de sauce à spaghetti.Quant aux effets secondaires d’une telle alimentation, le Dr Rao souligne que peu de gens sont allergiques aux tomates et que dans ces cas, il est possible de prendre un supplément de lycopène.Depuis 1998, les chercheurs de l’Université de Toronto bénéficient du financement de la compagnie Heinz, le plus important fabricant de produits dérivés de la tomate S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) L* Devoir est publié du lundi au samedi par I* Devoir Inc.donl le siège social est «tué au 2050, rue De Bleury, 9* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence I*ressc Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiée dans /* Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (iroupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, I^val.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 dans nos chambres à coucher.» Alors que tant d’autres se mirent à fuir l’Église, Hélène Pel-letier-Baillargeon, croyante engagée aujourd’hui encore, décida, elle, de ne pas lui tourner le dos mais de travailler de l’intérieur à la moderniser.En guise d’explication, Hélène Pelletier-Baillargeon plonge dans ses souvenirs de jeunesse.«Enfant, au retour de la messe, j’entendais mon père décortiquer le sermon du curé et le critiquer à qui mieux mieux.Plus tard, par mon engagement dans les mouvements de jeunesse catholique, fai compris que nous avions un rôle, de leader à assumer et que nous avions notre mot à dire dans l’Église.» La revue dominicaine Maintenant, où elle fut tour à tour journaliste puis directrice, servit de fer de lance à Hélène Pelletier-Baillargeon.Entre maints combats pour l’égalité des femmes, Maintenant publia en 1968 un dossier sur la contraception qui valut au fondateur de la revue d’être démis de ses fonctions, puis exilé.«Nous, issus de milieux privilégiés, connaissions tous des confesseurs jésuites évolués et conciliants et trouvions inacceptable que les classes populaires, dies, continuent d’être terrorisées par la crainte du péché et par les remontrances du curé qui ne se satisfaisait pasdejà-milles de sept ou huit enfants.» Du temps de la grande noirceur duplessiste et ecclésiastique, les jeunes Québécois trouvaient leur salut en un séjour d’un an ou deux en Europe, d’où ils revenaient tout mélancoliques.«On appelait ces jeunes les retours d’Europe, raconte Mme Pelletier-Baillargeon, et ils étaient facilement identifiables à cette incapacité dont ils étaient frappés, une fois rentrés au pays, de commencer leur phrase autrement que par un là-bas, en France, tout empreint de nostalgie”».Hélène Pelletier-Baillargeon fut de ces pèlerins européens et elle se souvient bien combien elle et ses concitoyens se faisaient plaindre, en France, d’être originaire d’une contrée aussi arriérée.«C’est ce qui nous valait, à la Maison canadienne, les sympathies de François Mauriac, qui la fréquentait souvent.» C’est un peu grâce à lui que Hélène Pelletier-Baillargeon se détourna de l’enseignement de la littérature à laquelle elle se destinait pour se lancer en journalisme.«C’est par ses chroniques à L’Express en pleine guerre d’Algérie que fai compris que la littérature n’était pas quart décoratif mais quelle pouvait faire œuvre sociale.» Hélène Pelletier-Baillargeon et son conjoint médecin ne vinrent donc pas grossir la cohorte des jeunes pris par unè sensation de vide et d’impuissance à leur retour au Québec.«La mort de Duplessis, je l’ai apprise à Paris, attablée à un café.Quand je suis rentrée, tout de suite, il m'est apparu que tout était possible.R suffisait de soumettre une idée pour qu’aus-sitôt, on nous donne les moyens de la réaliser.» Dès lors, les «retours d’Europe» se virent confier des postes de directeur de département dans une université, «de sorte qu’ils avaient trois ou quatre ans de plus que leurs élèves!» raconte Mme Pelletier-Baillargeon.Un à un, les religieux et les religieuses étaient limogés, remplacés par des laies à la tête des grandes institutions.Une évolution souhaitable, mais qui n’en fit pas moins reculer la cause des femmes.«Oui, pour les femmes, ce fut indiscutablement une grande perte.Depuis toujours, les religieuses SUITE DE LA PAGE I le intitulée Isis dans les Ténèbres, publiée dans le recueil Mort en lisière, et où elle fait référence à une poétesse amie, Gwendolyn MacEwan.L’industrie du livre canadien, était «méconnaissable», dit Atwood, voire inexistante.la poésie 'jouait alors le rôle qui avait été celui de la peinture au début du siècle», écrit-elle dans Isis.Et la jeune Atwood, qui plus tard signera The Power of Politics, une poésie exposant la violence des crises d'un couple, écrivait déjà dans lœ Cercle vicieux.«Ce que tu as inventé, ce que tu as détruit avec tes mains de passage, tu l’as fait si doucement que je n’ai rien remarqué sur le coup.Mais où est passé tout le papier peint?Maintenant je suis sans toit, le ciel que tu m'as bâti est trop ouvert, vite, envoiemoi d’autres lettres.» Depuis l'âge de 16 ans, Margaret Atwood savait qu’elle serait écrivain.Cette révélation l’a foudroyée un jour qu’elle sortait de l’école secondaire, sur le chemin de la maison.Comme sous le coup d’une impulsion divine, un poème s’est formé.«C’était un poème assez lugubre, se souvenait-elle lors d’une conférence en 1995, les poèmes des jeunes le sont généralement.C'était un cadeau, ce poème, un cadeau d’un don-netçr anonyme, et, en tant que tel, à la fois excitant et sinistre.» A partir de ce moment, la jeune femme, née à Ottawa, mais qui a grandi en Abitibi, dans le nord du Québec, a su qu’elle écrirait toute sa vie.Et aujourd'hui, en entrevue, Atwood se réjouit d'avoir pu partager sa vie d’écrivain entre la poésie et la prose.«Les poètes ont généralement de la difficulté à tenir leurs comptes bancaires», reconnaît-elle.Dans les années 1960, l’idée de vivre de sa plume au Canada était impensable, les avaient dirigé des collèges et des hôpitaux entiers.Mais à qui confia-t-on ensuite la direction des cégeps et des hôpitaux?À des hommes, évidemment.Toutes dépossédées de leurs responsabilités qu’elles étaient, les religieuses eurent au moins la consolation d’être payées, pour la première fois.» Outre cette sécularisation sonnée mondialement par Vatican D, c’était encore l’époque, au Québec, où le culturel et le politique caractéristique de la Révolution tranquille.«Construisait-on un barrage en français qu’aussitôt un poète s’emparait de l’aventure et écrivait La Manie Les milieux cukunels ont porté, soulevé, accompagné la Révolution tranquille.Peut-être n’avionsnouspas de mérite, tant les gouvernements baignaient dans l’argent à l’époque.R n’en est pas moins regrettable, aujourd’hui, que la culture soit de plus en plus considérée comme un luxe.Pourtant, les Richard Desjardins de ce Québec ne fimt-ils pas entendre une voix drôlement dé rangeante et essentielle, aujourd’hui?» Par son travail minutieux de biographe de Marie Gérin-La-joie et d’Olivar Asselin, Hélène Pelletier-Baillargeon s’est replongée dans le passé et a été à même de constater que la Révolution tranquille ne relevait pas d’une génération spontanée.«Par mon travail, j’ai en quelque sorte fait Ihistoire des grand-pères de la Révolution tranquille en me penchant sur la vie des grands-parents de Simonne Monet-Chartmnd, de Jacques Parizeau et de l’écrivaine Andrée Maillet.On voit bien que les idées de la Révolution tranquille ont été transmises de longue date par la culture familiale.» Mais quand on l’a vécue, cette exaltante Révolution tranquille, trouve-t-on le temps bien long et ronge-t-on son frein en attendant la suivante?Hélène Pelletier-Baillaigeon, elle, continue de militer, «de jouer les porteurs d’eau» dans le mouvement Eau-Secours contre la privatisation de l’eau.Elle fait aussi partie depuis peu d’un comité consultatif chargé de conseiller les évêques dans leurs prist's de positions.De cette position privilégiée, peut-être saura-t-elle participer à sa façon à l’épilogue de la Révolution tranquille quant à la place de la religion à l’école.«Ça a duré assez longtemps.R n’est plus dans l’intérêt de l’Église de confier à l’Etat le message de l’évangile.Ixs professeurs ne sont pas plus pratiquants que la moyenne des gens et ne sont donc plus aptes à enseigner la discipline.» Et les parents qui voudront vraiment transmettre un héritage religieux à leurs enfants «n’auront qu’à parcourir pour les cours de pastorale le même kilométrage qu’ils consentent à faire pour les cours de ballet ou de basketball».Le choix sera personnel et l’enjeu, culturel tout autant que religieux.«Un conservateur de musée me racontait récemment qu’il avait confié à des étudiants l’archivage de peintures anciennes.Devant une gravure de la Cène, les étudiants avaient écrit «repas», parce qu’ils n’avaient probablement même pas reconnu le Christ.» Ayant constaté que le programme du colloque à venir faisait une large place aux aspects sociaux et nationaux de la Révolution tranquille, Hélène Pelletier-Baillargeon en a à peine parlé, en entrevue, si ce n’est pour laisser tomber que pour elle, «un Québec souverain n ’aura aucun sens s’il s’incarne en une copie conforme du modèle américain.Pour ma génération, les questions nationale et sociale sont indissociables.L’idéal de vie communautaire, de bien commun, hérité de la Révolution tranquille, doit demeurer prioritaire».ATWOOD Canadiens lisant essentiellement des ouvrages étrangers.Et l’écriture poétique, comme d’ailleurs la traduction de l’écriture poétique, mentionne-t-elle, est un travail gratuit, parce que c’est un travail qui se vend mal, et qui n’entraîne pas de gains pour l’écrivain.Passionnée de littérature, la jeune Atwood dévore Kafka, Beckett, Camus, Flaubert, Ionesco, Maupassant.Elle lit Anne Hébert et se reconnaît en cette femme isolée, que plusieurs avaient jugée durement; elle fait de Marie-Claire Blais son modèle.«A l'époque, se souvient-elle, il n’y avait ni télécopieur ni courriel, les romanciers avaient pas l’occasion de se rencontrer.» Des décennies plus tard, Atwood contemple son rêve réalisé.Le roman qu’elle vient de terminer, et qui sortira des presses à l’automne, attend d’être traduit entre autres langues en allemand, en danois, et en français.Un de ses romans, Ixi Servante écarlate, s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, et Captive, son dernier titre, en promet autant Dans ses livres, la femme occupe toute l’avant-scène, aussi l’œuvre de Atwood a-t-elle toujours été associée au mouvement féministe.Mais les politiciens, précise-t-elle, ont tendance à vouloir assujettir les arts à leur discours.Si son œuvre s’intéresse beaucoup aux femmes, dit-elle, c’est qu’elle est elle-même une femme et connaît l’intimité de ce sexe.«Qu’est-ce que je sais, par exemple, de ce que les hommes disent entre eux quand les femmes ne sont pas là, dit-elle.Qu 'est-ce que je sais de ce qu ’ils sentent vraiment lorsqu ’il savent qu'ils perdent leurs cheveux à l’arrière du crâne?» Or, les femmes, avec leur jalousie, leurs mesquineries, leurs doutes, leurs colères, leurs mystères, s’éveillent et vivent dans l’œuvre de la romancière canadienne.Est-ce pour «Nous, issus de milieux privilégiés, connaissions tous des confesseurs jésuites évolués et conciliants et trouvions inacceptable que les classes populaires, elles, continuent d’être terrorisées par la crainte du péché et par les remontrances du curé qui ne se satisfaisait pas de familles de sept ou huit enfants.» SUITE DE LA PAGE I chénie et une fierté patriotique retrouvée, l’exercer.Et répondre à tous les espoirs que les russes placent dans ce président jeune et cet «homme fort», élu sans le moindre programme, entre autres économique.Si la guerre en Tchétchénie a pu servir le candidat, elle desservira à terme le président si cette dernière, déjà longue et meurtrit re, venait à perdurer.Et puis il y a les multiples dossiers économiques, sociaux et civiques en souffrance — des énormes arriérés de salaires à la corruption généralisée, de la poursuite de la relance industrielle encore fragile à la réforme de la justice et du code foncier.La liste est longue et les Russes fait gués.Quant aux hommes d’affaires, la plupart disent leuM satisfaction, et la Bourse de Moscou affichait une haussij de deux points hier en ouverture.a Guennadi Ziouganov, le leader du parti communiste, ar^ rivé second avec 29,44 % — faisant le plein de ses voix et' montrant sa force — avait contesté par avance les résultats des élections.Le parti communiste avait un représentant1 dans chaque bureau de vote et, dans un certain nombre, photocopie du procès verbal n’a pas été remise à son re’ présentant, droit garanti par la loi.Le candidat de l’opposi-' tion démocratique, Grégori Yavlinski, troisième avec 5,85" % des voix, a également dénoncé certaines fraudes.Enfip plusieurs commentateurs ont noté une soudaine hausse de la participation peu de temps avant la fermeture des bd-reaux de vote.Quant aux observateurs de l’OSCE (Orga-1 nisation pour la sécurité et la coopération en Europe) vé; nus surveiller le vote, ils ont jugé que ce dernier n’avait' pas été précédé d’une «campagne électorale au cours de laquelle les électeurs pouvaient disposer des informations nécessaires» et ont dénoncé le rôle de l’administration.Ces mêmes observateurs, «pour des raisons de sécurité» n’qnt pas été en mesure de surveiller le scrutin en Tchétchénie, lequel s’est déroulé dans des conditions pour le moins anormales.Avec 29,65 % des vox.Poutine y réalise l’uri de ses plus mauvais scores.Passé l’élection du va-t-en guerre, reste l’os tchétchène.Lequel, contrairement à l’œuf susnommé, n’est pas un cadeau.PRÉSIDENT SUITE DE LA PAGE 1 ViktorTcherkessov, 49 ans, dirigeait le ESB de Saint-Péters-bourg.Auparavant, il travailla longtemps au 5e département du KGB (lutte contre «l’ennemi intérieur») à pourchasser les dissidents.Récemment il s’est acharné sur Alexandre Nikitine, cet ancien officier accusé d’espionnage pour avoir dénoncé les risques de pollution nucléaire que fait courir la Flotte russe.Il aurait l’entière confiance du président En novembre 1999, Poutine a aussi nommé un ancien collègue à la tête du Conseil de Sécurité.Comme lui, Sergueï Ivanov, 47 ans, a travaillé dans les services de renseignements extérieurs où ils se seraient côtoyés.Mais il a mieux réussi: Ivanov a fini général, Poutine lieutenant-colonel.Les deux hommes se ressemblent froids, fermés, sans grand relie! Au sein de l’administration présidentielle, super gouvernement où se décident les questions stratégiques, Poutine a placé un vétéran des «organes»-.Viktor Ivanov, 49 ans, spécialisé au KGB dans les questions de sécurité économique.En janvier dernier, celui ci a été nommé chef-adjoint de cette administration, chargé des cadres.v Les autres fidèles sont d’ex-collaborateurs de Poutine 3, la mairie de Saint-Pétersbourg où il travailla de 1991 à.1996 aux côtés d’Anatoli Sobtchak, figure de la perestroïka.Juriste, Dimitri Mevedeve, 35 ans, était son conseiller juridique.Nommé le 31 décembre dernier chef adjoint de l’administration présidentielle, il a dirigé l’état-major électoral de Poutine.Dimitri Kozak, 34 ans, est lui aussi issu de la fameuse faculté juridique de Saint-Pétersbourg où.Poutine semble avoir multiplié les rencontres décisives: il y fut contacté par le KGB pour être embauché; plus tard iî y connut Sobtchak qui l’introduisit en politique.Kozak travaillé au service juridique de la mairie.Depuis août' dernier, il est à la tête de l’appareil du gouvernement.-,1 Pour l’économie, le président a fait monter Guerman' Gref, 36 ans, un Allemand du Kazakhstan, secrétaire des Komsomols Ca jeunesse communiste) de luniversité d’Om-sk avant de faire un doctorat de droit à Saint-Pétersbourg.Considéré comme une figure des libéraux pétersbourgeois,' il dirige le Centre d’études stratégiques créé en décembre dernier par Poutine pour élaborer un plan économique sur 10 ans (alors que le président est élu pour quatre ans).î Il faut encore citer le pétersbourgeois Leonid Reiman,' 43 ans, nommé en novembre 1999 ministre des Communications et de l’informatisation.Spécialiste des télécommunications dans lesquelles il a toujours travaillé, on lui attribue des liens avec les services de sécurité.Avec Iç1 FSB, il a participé à l’élaboration d’un système de sur-' veillance du courrier électronique (le projet SORM).1 Inconnus du grand public et dévoués à leur mentor, ce$ hommes restent dans l’ombre.Certains pourraient décrocher des postes dans le futur gouvernement.Mais il s’agit surtout pour Poutine de pouvoir compter sur un cercle de fidèles et d’«équilibrer» le groupe des anciens conseillers hérités de la Famille O’entourage d'Eltsine).>4 cela, ou simplement sa sombre chevelure et son reganj déçapant qui rappellent chez elle la sorcière?Élevée par une mère originale et résolue, Atwood di\j tenir son caractère assuré et son audace des annéeé d’enfance passées dans les bois de l’Abitibi.«Je crois que les gens du Nord sont naturellement audacieux», diÉ elle simplement.La famille, menée par un père ento-' mologiste, y passait toute les saisons, sauf l’hiver.Là-bas, se souvient Atwood, même les femmes devaient, prendre la scie si on avait besoin de bois, pêcher lè poisson et le tuer au cours d’un voyage de pêche.Et les jours de pluie, il n’y avait rien d’autre à faire que lire eF de dessiner.Ces scènes et cet environnement marqueront l'écrivaine et influenceront toute son œuvre.«À l’arrière-plan, il y a un lac, et au loin quelques basses collines.Im photo a été prise le lendemain de ma noyade, je suis dans le lac, au centre de la photo, juste sous la surface», écrit-elle dans Voici une photo de moi, l’un des poèmes publiés dans le recueil Le Cercle vicieux.Mais pourquoi faudrait-il cerner Margaret Atwood autrement que par sa prose et sa poésie?«Platon a déjà dit que les poètes devraient être exclus de la république idéale parce qu ’ils sont des menteurs.Je suis une poétesse et j'affirme que c’est vrai.Les poètes sont pardessus tout tentés de mentir sur leur propres vies.[.] Puisque les poètes mentent, comment pouvez-vous me croire?», a-t-elle déjà dit en conférence.Dans tous les cas, le mystère reste entier.«Vouloir pats.1er à un écrivain dont on a aimé les livres équivaut à vouloi\ parler à un canard parce qu'on aime le pâté», tranche-t-ellA gardant ainsi entières, et pour elle seule, les recettes.
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