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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-03-31, Collections de BAnQ.

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L K D K V 0 I R .LE VENDREDI 31 MARS 2 0 0 0 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES La Révolution tranquille Ottawa a ouvert la voie, dit Stéphane Dion Le ministre replace l’époque dans son contexte universel Stéphane Dion, ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, a ouvert hier le colloque de trois jours intitulé «La Révolution tranquille: 40 ans plus tard», organisé par l’UQAM, sur un thème qui ne pouvait que provoquer des réactions: «Le rôle moteur du gouvernement du Canada dans la Révolution tranquille».L’accueil aura été tel qu’anticipé: houleux.SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Quelque 400 personnes, essentiel-lement des jeunes, des étudiants et des gens du grand public, ont assisté hier après-midi à la présentation de Stéphane Dion, organisée dans le cadre du colloque sur la Révolution tranquille.Le colloque commençait officiellement hier soir.Au dire de Claude Corbo, professeur de sciences politiques et animateur de la présentation, Stéphane Dion a été invité hier pour trois raisons: né en 1955, il est un enfant de la Révolution tranquille: fils du défunt politologue Léon Dion, il a été nourri dans sa jeunesse de réflexions politiques; enfin, il est dans la tradition des colloques de l’UQAM de présenter différents points de vue afin de stimuler les débats.C’est Jacques Parizeau, ex-premier ministre du Québec, qui aura la parole aujourd’hui.Comme si de stimulation le débat avait besoin.Avant même le début de son discours, Stéphane Dion a été accueilli par une série d’exclamations ironiques, du genre: «On t’aime d’un océan à l’autre» ou: «Vive le Canada!», provenant d’une poignée de jeunes munis pour l’occasion de nez rouges de clown et qui ont réussi à interrompre le ministre à plusieurs reprises.Claude Corbo a même été obligé de les rappeler plusieurs fois à l’ordre, leur disant notamment: «Je comprends l’ardeur de vos réactions, mais laissez le discours se poursuivre.» Impassible et avec son sang-froid habituel, le ministre a tout de même réussi à faire son discours en entier.Avant de se lancer dans le vif du sujet qu’il avait choisi de traiter, à savoir le rôle moteur d’Ottawa dans la Révolution tranquille, il a commencé par dépeindre les aimées 60 sous un angle moins québécois qu’universel.La Révolution tranquille «s’est inscrite dans une tendance forte de l’histoire sociale contemporaine: l’ajustement des sociétés catholiques face aux sociétés protestantes durant l’ère industrielle», a-t-il dit Selon lui, la Révolution tranquille est avant tout «une révolution wébé-rienne».S’inspirant des thèses du sociologue allemand Max Weber, il a rappelé que les sociétés protestantes sont traditionnellement plus dynamiques d’un point de vue économique, valorisant davantage l’enrichissement matériel que ne le font les sociétés catholiques.Selon lui, en se sécularisant, les sociétés catholiques ont pu rattraper leur retard économique.S’appuyant sur les réalisations du gouvernement libéral d’Adélard Godbout dans les années 40, notamment le suffrage universel et l’éligibilité accordée aux femmes, l’instruction obligatoire et la création d’Hydro-Québec, il a supposé que la Révolution tranquille aurait pu avoir lieu bien plus tôt.Or, peut-être trop avant-gardiste, «Godbout Ip été] farouchement combattu par l’Eglise» «Rôle moteur» du fédéral Si la Révolution tranquille s’inscrit dans une tendance universelle, Stéphane Dion pense aussi que le gouvernement fédéral y a joué un «rôle moteur».Pour évacuer tout «soupçon [.] de partialité», il a habilement utilisé à ses fins une citation de Jacques Parizeau, «un grand artisan de la Révolution tranquille».L’an dernier, Jacques Parizeau aurait dit en entrevue, entre autres: «C’est à Ottawa que ça se passe.» Bref, selon Stéphane Dion, Ottawa a joué «deux rôles clés» dans la Révolution tranquille.D’abord, il a été «le réformateur, celui qui a lancé les grandes politiques qui ont permis aux provinces de prendre le relais», notamment par son caractère décentralisé.Par ailleurs, Ottawa a aussi été l’école des principaux artisans ,de la Révolution tranquille, Georges-Emile Lapalme et Jean Lesage notamment.Même René Lévesque «s'est fait connaître comme vedette à la télévision d’Etat», a-t-il poursuivi.Citant le sociologue Fernand Dumont qui écrivait que «la Révolution tranquille fut d’abord une révolution culturelle», il a rappelé les créations fédérales à ce chapitre, notamment Radio-Canada, l’Office national du film et le Conseil des arts du Canada.En guise de conclusion, Stéphane Dion a finalement vanté les mérites du fédéralisme, affirmant ceci: «Nous devons avoir deux gouvernements sérieux.[.] Mais l'important est que nous [les] considérions comme les nôtres et que nous les encouragions à collaborer par-delà leur concurrence naturelle.» Au passage, il en a profité pour écorcher les nationalistes quand ceux-ci font «une obsession de la distinction», se montrant alors «adeptes de la pensée unique».Mesures de sécurité Provocateur?Le ministre pouvait se le permettre.Dans la salle hier, on pouvait compter une bonne dizaine de gardiens de sécurité de l’UQAM ainsi qu’une demi-douzaine de gardes de la GRC.Pourquoi une telle équipe?Selon le comité organisateur du colloque, le dispositif s’imposait.«Nous savions que toute la question du procès des entar-tistes risquait de mener à des excès», a révélé Yves Bélanger, membre du comité organisateur du colloque et professeur de sciences politiques.De fait, le procès de l’entartiste de Stéphane Dion doit précisément avoir lieu aujourd’hui.Par ailleurs, on inaugure aujourd’hui à Montréal le Symfolium 2000, une convention internationale de rebelles, poètes et entartistes.Par mesure de précaution, toutes les personnes admises au colloque étaient aussi tenues de laisser leur sac au vestiaire.«Nous ne voulions pas que Stéphane Dion se fasse entarter», a confié Yves Bélanger.Il faut réévaluer le bien-fondé du modèle québécois, estime Charest SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR T3 éinterpréter la Révolution tran- Xv quille», tel est selon le chef du Parti libéral du Québec Jean Charest le passage obligé par lequel le Québec doit passer aujourd’hui, afin d’être à même de s’intégrer dans le monde de demain.C’est l’essentiel du message que le chef de l’opposition officielle à livré hier soir, à l’occasion de l’ouverture du colloque de 1UQAM.Jean Charest est catégorique: la Révolution tranquille doit être réexaminée.«R s’agit de réévaluer, 40 ans après, le bien-fondé et l’acuité de ce que nous appelons aujourd'hui le modèle québécois».Son objectif?«Refbrmu-ler dans des termes plus contemporains les préoccupations des Québécois.» Pour répondre à la question «Évolution ou révolution ?», Jean Charest semble pencher davantage du côté de [’«évolution».De fait, selon lui, «si on jette un bref regard sur le développement du Québec depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, il en ressort de grands cycles qui, chacun à sa façon, ont permis au Qué- bec de faire d’importants pas en avant».Par ailleurs, si le parti libéral s’est retrouvé au cœur du mouvement dans les années 60, il refuse d’en revendiquer la «partemité», car «cela appartient à la société québécoise tout entière».Pour évoquer les grands acquis de la Révolution tranquille, Jean Charest cite les systèmes de protection sociale, d’éducation et de soins de santé novateurs, ainsi que les politiques qui ont permis aux Québécois de faire progresser la culture et la langue française.Des acquis mais aussi des limites qui apparaissent aujourd’hui, «en re- frd d’un contexte mondial qui change .] constamment».Selon lui, la mondialisation, l’économie numérique, la déréglementation des marchés et la décentralisation appellent à une réévaluation du modèle québécois, une réévaluation qui va dans le sens de moins d’interventionnisme et davantage de place aux individus, bref une vision «profondément libérale qui met l’individu au cœur du système».«Ne soyons pas nostalgiques des grands moments de la Révolution tranquille et ne tournons pas le dos à ce qui a été réalisé.[.] Faisons le choix de regarder résolument vers l'avenir avec la confiance qui caractérise maintenant la société québécoise», a-t-il lancé.La présentation de Jean Charest, peu provocatrice, a tout de même soulevé quelques grincements de dents ici et là, mais rien en regard des réactions provoquées par le discours de Stéphane Dion, ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, plus tôt hier.Il y avait d’ailleurs nettement moins de gardes de sécurité, et personne de la GRC non plus.Fuite de renseignements personnels D n’y aura pas de poursuites de Revenu Québec PRESSE CANADIENNE Revenu Québec a annoncé hier soir qu’il n’intentera pas de poursuites pénales en vertu de la Loi sur le ministère du Revenu concernant la fuite de renseignements personnels et confidentiels d’un député bloquiste.Le sous-ministre du Revenu, chargé d’intenter les poursuites et actions, pénales et civiles, en vertu de lois fiscales,' a pris cette décision après avoir étudié le rapport du procureur indépendant (Paul Routhier) qu’il avait mandaté pour déterminer si la preuve recueillie par la Commission d’enquête Moisan pouvait donner lieu à des poursuites pour des infractions aux lois fiscales.On apprenait à l’automne de 1997 que des renseignements fiscaux de nature confidentielle concernant le, député bloquiste de Chambly aux Communes, Ghislain Lebel, avaient été remis à la presse.La commission d’enquête sur l’affaire, présidée par le juge à la retraite Jean Moisan, a depuis conclu au caractère inapproprié de la conduite de Charles Chevrette,' à l’époque chef de cabinet adjoint du premier ministre Lucien Bouchard.Après analyse de la preuve recueillie par la commission Moisan, M” Routhier s’est dit d’avis qu’il n’existe aucune preuve de bris de confidentialité recevable en matière pénale, considérant notamment des événements entre lesquels il est impossible d’établir des liens, comme le constate également le rapport Moisan.Plus tôt cette semaine, le procureur, chargé du dossier au ministère de la Justice, Mr François Daviault, a conclu qu’il était trop tard pour intenter toute poursuite contre qui que ce soit dans cette affaire.«Toute poursuite pénale se prescrit un an à compter de la date de la perpétration de l’infrac-, tion», a indiqué M* Daviault Quant à d’éventuelles poursuites en vertu du Code criminel, M' Daviault a estimé que la preuve n’était pas suffisante.Ex-chauffeur de la STCUM Pédophile condamné à six ans de prison L’homme s’attaquait à des garçons et des filles de son quartier BRIAN MYLES LE DEVOIR Le pédophile Claude Plouffe a été condamné hier à six ans de prison pour une série d’agressions sexuelles commises sur des garçons et des fiUçs sur une période de 37 ans.Agé de 62 ans, l’ex-chauffeur d’autobus à la STCUM a agressé sexuellement des jeunes voisins ou membres de la famille entre 1960 et 1997.Les gestes pour lesquels il a plaidé coupable comprenaient des baisers, des caresses, des pénétrations vaginales et rectales avec les doigts, des fellations et des masturbations.Les victimes étaient âgées entre 5 et 17.ans au moment où elles ont été agressées.Une belle-sœur de Plouffe a notamment été agressée continuellement entre 8 et 17 ans.Les séquelles sont permanentes chez cette femme pour qui les rapports sexuels, même à l’intérieur du mariage, sont éprouvants.Le juge François Doyon a rapporté hier les propos de cette victime: «Mon existence se résume à essayer de vivre au jour le jour, à être un semblant de femme épanouie.» La Couronne réclamait huit ans de prison pour Claude Plouffe, mais le juge Doyon a plutôt imposé une peine de six ans.Comme facteurs atténuants, il a énuméré l’absence d’antécédents judiciaires de Claude Plouffe, le fait qu’il avait plaidé coupable et entrepris une thérapie.Le juge a enfin pris en considération le passé de l’agresseur.Entre 9 et 19 ans, Claude Plouffe a été agressé par un gardien de prison et un prêtre.Il avait dénoncé ces agressions, mais elles sont restées impunies.Il a donc grandi en croyant que de tels gestes étaient acceptables, a expliqué le juge Doyon.C’est seulement en thérapie, après son arrestation en 1998, que Claude Plouffe a peu à peu réalisé l’ampleur du mal qu’il avait fait ¦ ¦ V MA Un bon moyen d’économiser à la pompe Comparez les cotes ÉnerGuide pour choisir votre prochaine voiture HIOHWW |MUtt cwd «ut 6.11 110 1120 l.ttt Can*B À la recherche d’un véhicule neuf?Repérez d’abord l’étiquette ÉnerGuide sur la fenêtre et consultez le Guide de consommation de carburant.Ces outils vous permettront de comparer l’efficacité énergétique de divers modèles de véhicules et vous aideront ainsi à faire le bon choix pour vous, votre portefeuille et l’environnement.Les cotes ÉnerGuide vous indiquent la consommation d'essence ET le coût annuel en carburant associés à chaque véhicule.Cela pourrait vous permettre de réaliser d’importantes économies - plus de 450 $ par année si vous comparez le modèle compact le plus éconergétique à la moyenne de sa catégorie.Mais il y a plus que l’argent économisé.Les véhicules les plus éconergétiques contribuent à réduire les émissions de dioxyde de carbone, un des gaz à effet de serre responsables des changements climatiques.Ainsi, laissez-vous guider par ÉnerGuide.vous économiserez de l’argent et aiderez à protéger l’environnement.Demandez votre Guide de consommation de carburant Pour obtenir votre guide gratuit, communiquez avec le sen/ice des publications de l’Office de l’efficacité énergétique au 1 800 387-2000.Ou consultez notre site Web pour : • en savoir plus; • consulter une version interactive du Guide et de l’étiquette ÉnerGuide; • voir les modèles 1999 et 2000 gagnants des prix ÉnerGuide remis aux véhicules les plus éconergétiques dans différentes catégories.http://oee.rncan.gc.ca/vehicules/1 1*1 Ressources naturelles Canada Office de l’efficacité énergétique Natural Resources Canada Office of Energy Efficiency Canada A 10 L K I) E V 01 K .I, E V E N I) R E I) I 3 I M A R S 2 0 0 0 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES TVA OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 monde dans une situation embêtante.Selon Daniel Lamarre, le chiffre d’affaires de Motion est d’environ 150 millions et les productions locales (la part qui sera écartée de TVA) représentent environ 30 millions.La partie internationale sur laquelle TVA met la main comprend une unité de production de films d’animation, une unité de production d’émissions vendues sur les marchés internationaux (dont une nouvelle série d’aventures en production, Largo Winch) et un important secteur de distribution, Motion détenant les droits de distribution de plusieurs productions au Canada et à l’étranger.De plus, Motion compte une unité de production de spectacles qui a récemment produit Notre-Dame de Paris au Québec ainsi que le spectacle de l’humoriste Stéphane Rousseau.Autrement dit, comme se réjouissait hier Daniel Lamarre, «nous devenons propriétaires des droits de Notre-Dame de Paris».TVA devient donc un groupe de communications de plus en plus intégré avec TVA TVA International/Motion (qui comprend de la production d’émissions pour l'étranger, de la distribution et de la production de spectacles sur scène), Trustar et Netgraphe pour Internet.Le Groupe TVA intégrera Motion dans sa filiale TVA International, dirigée par André Provencher.Lorsque l’intégration sera faite, le Groupe 'FVA prévoit de procéder à une émission d’actions pour «conserver sa flexibilité financière».Daniel Lamarre ne s’arrête pas en si bon chemin: le CRTC a fixé à lundi l’échéance pour présenter des projets de nouvelles chaînes spécialisées en mode numérique (et non en mode analogique comme c’est le cas actuellement) et Daniel Lamarre a confirmé au Devoir qu’il entend présenter dix projets de chaînes spécialisées avec différents partenaires, en majorité des projets pour le Canada anglais, s’appuyant ainsi sur la nouvelle force de frappe créée par l’intégration prochaine de Motion à son empire.Une nouvelle compagnie de production au Québec Par ailleurs, les productions locales de Motion seront regroupées en une nouvelle compagnie qui n’a pas encore de nom et qui sera dirigée par quatre cadres actuels de Motion, André Larin, Michel Bissonnette, Vincent Leduc et Paul Dupont-Hébert.Le partenariat de cette compagnie sera formé à 50 % des quatre actionnaires-fondateurs, à 25 % de la Caisse de dépôt et à 25 % de TéléSystème, la compagnie de Charles Si-rois, actuellement propriétaire de Motion.Charles Sirois demeure donc dans la production télévisuelle pour donner un coup de main aux anciens cadres de Motion.La nouvelle compagnie achètera les actifs de Motion qui relèvent de la production locale.Michel Bissonnette a expliqué hier au Devoir que le chiffre d’affaires de cette compagnie pourrait être de 35 millions l’année prochaine, un chiffre établi selon l’actuel calendrier de production de Motion.Cette nouvelle compagnie sera donc responsable du nouveau talk-show de Marc Labrèche à 'FVA en fin de soirée, de la nouvelle émission quotidienne qui remplacera La fin du monde à TQS, de la nouvelle série Bunker, écrite par Luc Dionne (Omertà), en ondes à Radio-Canada dans un an, ainsi que d’émissions actuelles comme Plash à TQS, Les Francs-tireurs à Télé-Québec, Les Copines d’abord à Canal Vie, en plus de plusieurs autres émissions jeunesse et magazines variés, soit 22 titres en tout.Rectificatif Une erreur s’est glissée dans le texte intitulé «Des fruits et légumes biologiques et économiques» de notre édition de saiqedi et dimanche.Dans l’article, nous mentionnions qu’Equiterre avait noté que les produits des fermes donnaient des économies de 10 à 50 % aux consommateurs en les comparant aux prix des légumes disponibles en épicerie.Cette information est fausse: l’organisme comparait plutôt les produits biologiques des fermes aux produits biologiques offerts en magasin.Nos excuses.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Ix site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone (Par télécopieur ^.Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 'Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Éxtérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) L# Devoir esi publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc dont le siège social esl situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé l>ar Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Indu strie),Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 012.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal L’agence fYesse Canadienne est autorisée à employer et À diffuser les informations publiées dans I* Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I,aval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 engagement du gouvernement fédéral à restaurer le Transfert social canadien», a résumé, au cours d’une pause en fin d’après-midi, la ministre ontarienne de la Santé, Elizabeth Witmer.«Pour l’instant, ça avance très lentement», a réagi la ministre québécoise de la Santé, Pauline Marois.Les ministres provinciaux n’ont pas davantage bougé, s’en tenant solidement à leur position unanime adoptée vendredi à Montréal, à savoir qu’il faut qu’Ottawa restaure les paiements en espèces du Transfert social canadien (TSC) et prévoie une formule d'indexation de ce transfert avant de discuter d’autres plans ou programmes.Malgré l’absence de mouvement, tout le monde, au moment de mettre sous presse, souhaitait se retrouver aujourd’hui pour poursuivre les discussions, personne ne voulant porter l’odieux d'un échec et donner des munitions à son vis-à-vis dans un dossier aussi délicat.Personne ne voulait parler d’impasse hier.Du côté des provinces, on jugeait les discussions utiles.«M.Rock comprend sans doute mieux ce que nous faisons», a dit Pauline Marois.M.Rock parlait, lui, dans un échange éclair avec la presse, de progrès, sans toutefois en préciser la nature.Dans son entourage, on expliquait qu’Ottawa considère la simple poursuite du dialogue comme un progrès.Désireux de laisser du fédéral une image plus conciliante, l’entourage de M.Rock précisait qu’Ottawa ne voulait pas imposer un plan spécifique aux provinces ni exiger que tous les nouveaux investissements fédéraux soient liés à un programme particulier.Ceux-ci, selon une source, pourraient être remis aux provinces dans le cadre du Transfert social canadien.Ces dernières paroles, qui auraient plu aux provinces, n’ont toutefois pas été répétées à l’intérieur de la salle de réunion, M.Rock s’en tenant à des propos assez généraux pour ne rien exclure.Di méfiance de plusieurs provinces est évidente.En privé, plusieurs délégations se demandaient toujours ce que le fédéral veut vraiment.Certains représentants avaient le sentiment qu’Ottawa ne cherche qu’à trouver un moyen d’obtenir de la visibilité dans un dossier qui préoccupe les Canadiens au premier chef.D’autres croyaient que le fédéral voulait multiplier les rencontres, sans pour autant prendre d’engagements, afin de donner l’impression qu’il s’occupe de cet enjeu.Peu importe le résultat de cette réunion de Toronto — dont on attendait peu de toute façon —, ce sont les premiers ministres provinciaux qui décideront si leurs ministres auront une autre rencontre avec leur homo- REUTERS Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock (à droite), et son homologue du Manitoba, David Chomiak.logue fédéral.M.Rock aimerait en tenir une en mai.Le processus amorcé hier a pris une importance toute nouvelle à la suite du dépôt du budget fédéral, qui n’offrait qu’un supplément circonstanciel de 2,5 milliards de dollars aux provinces pour la santé.Les provinces exigent depuis deux ans la pleine restauration du TSC.Ce dernier, qui sert à financer une partie des coûts de la santé, de l’aide sociale et de l’éducation postsecondaire, est passé de 18,7 milliards en 1994-95 à 14,5 milliards en 1999-2000.Conscient des plaintes qui suivraient son budget, le ministre des Finances, Paul Martin, a aussitôt fait savoir qu’il serait prêt à injecter plus de fonds si les provinces acceptaient de s’asseoir avec M.Rock pour envisager un plan à long terme.Depuis, les deux niveaux de gouvernement se disputent sur la vraie valeur de la contribution fédérale.Cette bataille a pris une tournure virulente en Ontario lorsque le gouvernement Harris s’est lancé cette semaine dans une cam- pagne publicitaire sur la question et que le fédéral a répondu avec autant de vigueur.Personne n’attend d’engagement chiffré aujourd’hui mais les provinces se sont présentées à Toronto dans l’espoir de recevoir un signal encourageant de M.Rock.Les ministres provinciaux ont tenté de le convaincre en expliquant à tour de rôle et avec minutie, les réformes déjà entreprises dans leurs provinces respectives, les effets des réductions des transferts fédéraux et les nouveaux besoins associés à la croissance et au vieillissement de la population.Ils ont aussi tenté de montrer comment le manque de ressources financières nuit à la poursuite des réformes en cours.«Nous n’avons pas attendu M.Rock pour transformer nos systèmes de santé dans l'ensemble des provinces.Il y a déjà cinq ou six ans que nous avons engagé des transformations profondes.[.] En ce sens, il n’a pas à nous indiquer quelles sont les transformations que nous devons faire.Nous avons tout simplement besoin de moyens pour les faire», a insisté Mme Marois à son arrivée.M.Rock, qui a déclaré aux journalistes avoir été impressionné par les innovations des provinces, a toutefois répété aux ministres, en privé, qu’il tenait à lier les discussions sur le financement et l’élaboration d’un plan à long terme pour améliorer le système.Il serait flexible, dit son entourage, quant à la nature réelle de ce plan, mais on refuse d’en dire davantage.Les réponses de M.Rock ont laissé les ministres provinciaux sur leur faim.Ils ont donc décidé de se réunir entre eux pour évaluer la réponse du ministre fédéral.Ils ne devaient le retrouver qu’en début de soirée pour le dîner de travail d’usage.M.Rock avait commencé la journée en se montrant conciliant, désireux, de l’aveu même de son entourage, de corriger l’impression négative qu’auraient pu laisser certains propos tenus au lendemain du budget.Il a expliqué à ses homologues qu’il s’était probablement mal exprimé mais qu’il reconnaissait l’ampleur des réformes entreprises par les provinces et le fait que la gestion du système de santé relevait de leur compétence.Il aurait ajouté qu’il ne cherchait pas à passer pour le sauveur du système de santé mais qu’il souhaitait être un partenaire et à les appuyer dans leurs efforts.Pauline Marois et quelques-uns de ses collègues auraient fait remarquer, a-t-on confié au Devoir, que le gouvernement fédéral avait pourtant réduit ses transferts en espèces pour la santé au moment où la plupart de ces réformes démarraient.MONCTON SUITE DE LA PAGE 1 couple utilise davantage l’anglais que le français, avec pour conséquence qu’il peut perdre beaucoup de ses habiletés en français.D’autre part, seule une minorité des enfants de ces couples apprennent le français comme langue maternelle.» Lorsque vient le temps d’inscrire leurs enfants à l’école, ces couples mixtes choisissent dans une large mesure de les inscrire à l’école anglaise, dans certains cas parce que l’anglais est le plus souvent utilisé à la maison, dans d’autres cas tout simplement parce que les parents d’union morte ignoreraient leur droit d’envoyer leurs enfants à l’école française.A ces facteurs s’ajoute l’émigration vers d’autres provinces canadiennes ou d’autres pays.Des salles de cours désertées A l’Université de Moqcton, les salles de cours sont de plus en plus désertées.A titre d’illustration, le recteur de l’institution, Jean-Bernard Robichaud, note qu’il y a moins de 20 étudiants dans 53 % des cours et moins de 10 étudiants dans 27 % des cours.On est loin des troupeaux de 250 étudiants à certains cours offerts dans les amphithéâtres d’universités montréalaises.Du déclin de la population universitaire découlent de moindres revenus pour l'université en frais de scolarité et des subventions provinciales amoindries.«Mais pouvons-nous faire sauter le programme de philosophie ou d’économie parce que seuls quelques-uns s’y inscrivent?, demande M.Robichaud.Si nous le faisons ou si nous lésinons sur la qualité de l’enseignement offert, encore plus de jeunes partiront étudier ailleurs.A la création de l’université, tous les étudiants francophones de la région la fréquentaient.Aujourd’hui, dans les familles d’universitaires de deuxième ou de troisième génération, le réflexe demeure d’étudier chez nous, mais certains jeunes n’hésitent pas à s’exiler.» Comment stopper l’hémorragie, sachant qu’il n’y aura probablement pas de revanche des berceaux?Du côté de l’Université de Moncton, on consacre beaucoup d’efforts au recrutement d’étudiants étrangers prove- SUITE DE LA PAGE 1 ses manières, il reste quoi?Cette manière fait vite son temps.Et peut-être que la sortie de Daniel Pinard aura servi à accélérer l’évolution du cycle.Peut-être aussi que les humoristes ont manqué d’humour dans cette affaire.Les humoristes attaqués, de façon civilisée, auraient dû élever le débat, s'excuser si ça le méritait.Au lieu de ça, j’ai entendu des humoristes dire que leur job, c'est juste d'amuser.Ce n’est pas vrai qu’en parlant devant un million de personnes, on n’a pas de responsabilités.Sans éthique, l’humour n ’a pas de sens.Sans ça, la vie n’a pas de sens.» Et pan.Il est déchaîné, l’humoriste, à la veille de lancer son nouveau spectacle, au théâtre Olympia, à compter du 4 avril.Deux ans qu’il n’est pas monté sur scène.Il se repointe, et la providence, qui ne manque pas d’humour, lui donne la chance de se «ploguer» et en même temps de juger ce métier qu’il pratique avec bonheur, succès et talent depuis vingt ans.Il ne se limite donc pas à une seule charge.Il observe ensuite l’étonnante force de pénétration du clabaudage, particulièrement à la radio MF, «humorisée» mur à mur.«Les gars ont deux heures par jour à remplir.Alors ils remplissent, ils appellent des gens à la maison ou au travail pour les niaiser.je faisais ça quand j’avais douze ans.Et j’ai arrêté quand sont apparus les afficheurs.» Il pense,aussi que la production industrielle de comiques à l’École nationale de l'humour stimule l'homogénéisation autour d'un plus petit commun dénominateur le cul, le petit vécu, les «jokes de blondes», la télé.«Les diplômés semblent trop souvent coulés dans le même moule alors que la base même de l’humour, c’est l’originalité.» la remarque a d’autant plus de poids que le stand-up a passé la majeure partie de sa carrière dans l’empire du promoteur Gilbert Rozon.la rupture —«à l’amiable», précise-t-il — a été consommée récemment.Daniel limite fait maintenant partie de l’écurie de Mario labbé, des disques Analekta.«Mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le même bain», enchaîne-t-il du tac au tac.Il semble même difficile de réduire les humoristes à une seule de leur production: Jean-Pierre Plante, scripteur nant surtout de la francophonie.«Nous accueillons actuellement 250 étudiants de l’extérieur du pays», note le recteur Robichaud.Un salut espagnol?Le ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, Elvy Robichaud, travaille, lui, à inclure des cours d’espagnol au programme des étudiants du secondaire.«Déjà, grâce au bilinguisme de notre population, le Nouveau-Brunswick attire beaucoup de centres d’appels [entreprises spécialisées en télémarketing, sondages, etc.].Awe l’espagnol en plus, peut-être constituerions-nous davantage un pôle d’attraction pour de nouvelles entreprises créatrices d’emplois.» Créatrices d’emplois.et favorables à l’arrivée de jeunes familles, bien sûr.Quant au financement de l’Université de Moncton, le ministre Robichaud n’hésite pas à annoncer ses couleurs.«Il faut miser sur le plus large accès possible aux études universitaires, et avec 200 000 $ additionnels, j’opte d’abord pour le distribuer sous forme de bourses aux étudiants.» Selon le ministre Robichaud, pour parvenir à maintenir son niveau d’enseignement, l’Université de Moncton n’aura cependant d’autre choix que de hausser ses frais de scolarité à court terme.A 2950 $ par année actuellement, ces frais de scolarité sont inférieurs à ceux exigés dans la grande majorité des autres universités canadiennes, où ils sont en moyenne de 3220 $, mais nettement plus élevés qu’au Québec, où un étudiant à temps plein doit débourser 1668 $.Les moyens financiers limités de l’Université de Moncton ne sont pas sans se répercuter sur les salaires de ses professeurs, nettement moindres que ceux offerts à l’Université du Nouveau-Brunswick, voisine.Résultat: les professeurs de l’Université de Moncton sont en grève depuis le 2 mars.et bataillent ferme pour une augmentation salariale d’au moins 16 %.Selon les dernières données disponibles, le Nouveau-Brunswick compte 228 880 francophones et 517 814 anglophones.de Piment fort, a participé à l’écriture du nouveau spectacle de Daniel Lemire.«C’est un peu délicat de parler de ça avec lui», dit alors son ami.«Il se fait beaucoup de niaiseries, mais il se fait aussi d’excellentes choses au Québec», ajoute-t-il, citant l’exemple des caricaturistes des grands quotidiens, de Garnotte à Chapleau.IAii-même donne itou de grandes leçons de qualité.Surtout, le bonhomme de 44 ans sait clairement où tracer la ligne jaune.«Moi, je ne m’intéresse pas au bitchage, aux attaques personnelles.Je pense que l’humour doit servir à faire rire, oui, mais aussi à mettre en relief certaines tendances, certains comportements, certaines idées.» Il a récemment terminé un scénario de long métrage traitant des fusions et de la mondialisation.«Sans tomber dans l'éditorial non plus, mon nouveau spectacle est quand même encore plus social, colle encore plus à l'actualité.» Des preuves?Le spectacle comprend, pêle-mêle, des numéros sur l’environnement, les vieux Ce cynique gardien d’enfants, oncle Georges, s'est recyclé en gériafrie.), les compagnies de tabac, les gaffes des espions canadiens, l'échangisme, les réfugiés, les banques.Les banques?L’idée de ce dernier numéro a germé après que Lemire a lu dans un journal que des clients américains avaient intenté et gagné un recours collectif contre leur institution hy-perprofitable qui réduisait constamment les services.«Je ne suis pas Robin des Bois, avertit le grand comique.Au bout du compte, je ne porte pas trop de jugements et, surtout, je ne me considère pas au-dessus de la mêlée.» Le canevas semble assez simple: le spectacle ouvre sur du pur stand-up, histoire de dégeler la salle.Ensuite, Lemire enchaîne 17 numéros, dans des décors virtuels, des projections en fait.le spectacle a déjà été testé un soir devant public.L’exercice a au moins permis d’éliminer un numéro traitant de la mode, très à la mode.«Ily a maintenant beaucoup d’émissions à la télé où des designers et des couturiers sont présentés comme de grands penseurs.Me semble qu’ils dessinent juste des culottes.Mais bon, l’idée et la critique ne semblaient pas assez claires puisque le public ne riait pas.Faut dire que le personnage était un peu maniéré.b timing était peut-être mauvais, très très mauvais.» BACON SUITE DE LA PAGE 1 du Parti québécois?«Il était avec nous avant», répond-elle en jetant un coup d’œil espiègle avant d’éclater d’un grand rire sonore.Elle n’hésite pas à convenir qu’en faisant adopter, par exemple, la loi sur le financement populaire des partis politiques, M.Lévesque a continué sur les traces de la Révolution tranquille.Use Bacon n’a pas vécu ces bouleversements en spectatrice.Comme beaucoup de ses concitoyens, dans les années 50, elle rêvait de changements et, pour elle, l’action politique demeurait la seule façon de l’obtenir.Fille d’un organisateur libéral de Trois-Rivières et d’une militante à l’esprit indépendant, elle savait ce qu’il en coûtait de tenir tête à Maurice Duplessis et à l’Union nationale.Son engagement politique, note-t-elle avec ironie, elle le doit à Maurice Duplessis.«Parce que je voulais débarrasser le Québec de Maurice Duplessis et du genre de politique pratiquée par l’Union nationale à l’époque.» Née en 1934, elle décide dès ses 21 ans qu’elle sera députée et fait le choix personnel, qu’elle avoue difficile, de ne pas se marier ni d’avoir d’enfant.Elle gravira tous les échelons du parti, en commençant par le poste de trésorière de l’Association des femmes libérales à Trois-Rivières, puis celui de directrice exécutive de la Fédération des jeunes libéraux du Québec pour devenir, après avoir assumé d’autres responsabilités, présidente de la Fédération des femmes libérales du Québec et première femme présidente du PLQ, confirmant ainsi son rôle de pionnière.A cet égard, elle a connu un aspect de la Révolution tranquille souvent méconnu du public, soit la modernisation des mœurs politiques.Dans le cas du Parti libéral, dit-elle, le mérite en revient largement à Georges-Émile Lapalme, qui fut chef de 1950 à 1958.Ce dernier a présidé à la création, en 1955, de la Fédération libérale du Québec, qui fait du Parti libéral provincial la formation la plus démocratique avec ses associations locales et ses groupes de femmes, de jeunes et d’étudiants.Lise Bacon note que les femmes ont alors commencé à prendre une place plus importante dans les organisations politiques.En 1970, après des années d’efforts, celle qui deviendra députée en 1973 et une des ministres les plus influentes des deux gouvernements Bourassa joue un rôle central dans le regroupement de ces fédérations au sein d’une seule structure, le Parti libéral du Québec.Elle souligne que les femmes ont conservé une voix importante et pu ainsi jouer un rôle plus influent, bien que la bataille ne soit pas encore gagnée, note-t-elle, forte de sa propre expérience et du long cheminement qu’elle a dû suivre avant d’arriver aux plus hauts échelons et de devenir la deuxième femme députée et ministre à Québec en 1973.D'autres partis ont suivi l’exemple du PLQ, mais elle croit que cette démocratisation a eu un effet différent au Parti libéral.Moteur de changement dans les années 50, il l’est resté, croit-elle, grâce à l’apport généreux de ses militants, qui ont contribué à l'élah -frion de ses politiques.«Environ 80 % des résolution."M inspiré des lois et des réformes.Alors, quand on dit que la Révolution tranquille a été une affaire de technocrates, je proteste.Les technocrates et la base militante ont fait en sorte qu ’elle ait lieu.» Elle pense que ce «militantisme généreux», à la base comme au sommet, est malheureusement plus rare.A son avis, son cri du cœur, lancé en 1993 à l’ensemble de la société québécoise et en particulier à la classe politique, reste toujours d’actualité.«Il est minuit moins cinq», avait-elle dit à une rencontre de Cité libre, en déplorant Ja place faite aux jeunes et la nécessité de redonner à l’État et à l’espace politique «leur influence, leur grandeur et leur sens, c'est-à-dire représenter ou proposer des valeurs, un projet, un engagement».Elle s’insurgeait contre «la normalisation de la parole, de la pensée».Elle dit ressentir un désir de reprendre contact avec la base, en particulier chez les femmes, dont la plus grande présence en politique, dit-elle, est une suite logique de la Révolution tranquille.Elle répète qu'il faut avoir de la «vision», de «l'idéalisme» et de la persévérance en politique pour continuer à améliorer les choses, sans nécessairement refaire une nouvelle révolution.«Mais on a perdu trop de temps à parler de la question nationale.Ça nous a divisés et les deux référendums ont fait mal.Pour arriver à quoi?À recommencer?Je pense qu’en ce moment, il faut donner un autre coup d'épaule, mais ensemble, pas en cherchant à se diviser à nouveau», dit-elle, fidèle à ses profondes convictions fédéralistes.RESPONSABILITÉ L V.I) K V OIK.L K V K N D R K D 1 K I M A R S 2 0 0 0 B B - LE DEVOIR LES SPORTS EN BREF Hingis inflige à Seles sa pire défaite en carrière Key Biscayne, Floride (AP) — Martina Hingis a infligé à Monica Seles la plus sévère défaite de sa carrière: la Suissesse s’est qualifiée hier pour la finale du tournoi de tennis de Key Biscayne, en battant l’Américaine 60,60.Seles, ralentie par une cheville endolorie, a mis fin au supplice en commettant deux doubles-fautes.Elle a quitté le court sous les huées de la foule.La pire défaite de Seles en 534 matchs a ravivé la question à savoir si elle est encore animée du feu sacré.«Aujourd’hui, après une rencontre comme celle-là?, a répondu Seles, âgée de 26 ans.Cest dur à dire.» Hingis, qui savait que Seles était limitée dans ses déplacements, a offert une variété de coups à sa rivale, tout en limitant les erreurs, au cours des 39 minutes qu’a duré le match.«Je ne lui ai pas laissée la moindre chance, a souligné Hingis./ai joué de façon très intelligente.Je suis heureuse d’atteindre la finale à la suite d’une victoire comme celle-là.» Souffrante, Seles n’a jamais envisagé d’abandonner.«J’ai été surprise qu’elle ne le fasse pas», a même admis Hingis, qui affrontera en finale la gagnante de l’autre demi-finale, opposant l’Américaine Lindsay Davenport à la Française Sandrine Testud.Chez les hommes, l’Américain Pete Sampra^ s’est qualifié pour les demi-finales en venant à bout de l’Equatorien Nicolas La-pentti, en deux manches 64,7-6.Le prochain adversaire de Sampras sera le vainqueur du quart de finale entre l’Australien Lleytton Hewitt et l’Américain Jan-Michael Gambill.Golf: Jim Ahern domine chez les seniors Scottsdale, Arizona (AP) — Jim Ahern est sur une lancée.E faudra oublier les autres activités que le golf de compétition.Ahern, qui a connu beaucoup de succès comme directeur de camps de golf, mais qui commence aussi à faire sa marque sur les allées fil a gagné l’omnium senior canadien l’an dernier), a joué 67, cinq sous le par, et a pris une avance d’un coup sur Tom Kite et Walter Morgan à l’issue de la première ronde du tournoi Tradition sur le circuit senior.Peu de joueurs ont réussi à mater le difficile parcours Cochise du club Desert Mountain où est disputé le premier tournoi majeur de la saison.Lanny Nelson est seul à 68 dors que Jay Sigel, Bob Dickson et Vicente Fernandez at 69.Kite a connu sa deuxième meilleure ronde depuis qu’il est chez les seniors, mais quelques joueurs connus ont trouvé la journée très longue.Jack Nicklaus, quatre fois gagnant du tournoi et architecte du parcours, est à huit coups de la tête au sein d’un groupe qui comprend Gil Morgan, deux fois gagnant du tournoi Tradition, du champion en titre Graham Marsh et de la recrue Lanny Wad-kins.Bruce Fleisher, seul joueur à avoir remporté deux épreuves cette année, a joué 74 et Hale Irwin, qui compte 21 victoires à ses trois dernières saisons, n’a pu faire mieux que 76, quatre au dessus du par.Les Rockies embauchent Brian Hunter Tucson, Arizona (AP) — Brian Hunter, congédié lundi par les Mariners de Seattle, a signé un contrat d’un an avec les Rocldes du Colorado hier.Hunter, un voltigeur qui a dominé la Ligue nationale avec 44 buts volés la saison dernière, Retrouvera le gérant Buddy Bell.E avait joué sous ses ordres en 1997-98 quand ils étaient avec les Tigers de Detroit Hunter, 29 ans, a quitté les Marinera en mauvais Jermes.B prétendait qu’on ne lui avait pas vraiment donné ta chance de mériter un poste régulier à Seattle.B n’y a pas beaucoup de place non plus au Colorado.Les Rockies Comptent déjà sur Jeffrey Hammonds dans la gauche, Tom Goodwin au centre et Larry Walker dans la droite, punter a conservé une moyenne de ,232 avec quatre cir-jpuits et 34 points produits en 1999.D a obtenu un contrat de 2,4 millions en arbitrage.[ La NBA bannit Pandro iNew York (AP) — L’androsténédione, une substance qu’a Utilisée Mark McGwire quand il a claqué 70 circuits en 1998, a été ajoutée à la liste des substances illégales de la Ligue nationale de baseball (NBA).L’andro a été bannie dans plusieurs disciplines sportives et aux Jeux olympiques, mais pas au baseball.Le comité de la NBA, formé de représentants de la ligue et des joueurs, a aussi proscrit huit autres produits pouvant améliorer le rendement des athlètes: la déhydroépiandrostérone (DHEA), la fluoxy-mestérone, la méthyltestostérone, le nandrolone, l’oxan-drolone, l’oxymétholone, le stanozolol et la testostérone.Le circuit du golf québécois franchit le million en bourses Montréal (PC) — Les golfeurs professionnels du Québec auront intérêt à paufiner leur jeu en vue de la prochaine saison.La PGA du Québec a annoncé hier qu’une bourse globale de 1043 550 $ sera à l’enjeu en 2000.Le circuit de l'Association des golfeurs professionnels du Québec (AGPQ) devient ainsi le plus lucratif en Amérique du Nord devant des organismes aussi reconnus que le Pacific Northwest PGA le Metropolitan New York PGA le Northern Texas PGA, et le Carolinas PGA Le plus prestigieux tournoi de la saison sera assurément l’omnium Québec Tel qui sera présenté au club Le Versant, du 17 au 23 juillet La bourse a été établie à 205 400 $ dont 36 000 $ seront attribués au vainqueur.Le tournoi accuefllera 168 golfeurs dont 160 profiteront d’une exemption.«L’omnium Québec Tel garantit d’ores et déjà ta présence au Québec des meilleurs joueurs du circuit canadien provenant principalement des États-Unis, d’Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande et d'Australie», a indiqué Jean Trudeau, directeur général de l’AGPQ.Coupe Davis: Sampras prêt à jouer le simple et le double Miami (AFP) — L’Américain Pete Sampras, qui effectue son retour la semaine prochaine au sein de l'équipe américaine de Coupe Davis, s’est déclaré prêt à jouer les simples et le double si c’est nécessaire lors du deuxième tour contre la République tchèque, du 7 au 9 avril à Los Angeles.Jared Palmer et Alex O’Brien, vainqueure du double du premier Masters Series de l’année à Indian Wells en Californie, ont été sélectionnés par le capitaine John McEnroe aux cotés d’André Agassi et Sampras, indiscutables pour les simples.«Ils ont gagné à Indian Wells, a souligné Sampras.L’alchimie est là.Mais la Coupe Davis est une affaire complètement différente.Jared |Palmer) n’a jamais joué, Alex [O’Brien] oui.C’est quelque chose [la composition du double] que nous déciderons au courant de la semaine» Championnats mondiaux de Nice La règle de trois Alexeï Yagudin est consacré champion pour la troisième année consécutive ASSOCIATED PRESS Nice — Au terme d’un programme libre marqué par de multiples fautes de tous les ténors, le Russe Alexeï Yagudin a tiré son épingle du jeu en remportant hier à Niœ pour la troisième fois consécutivement le titre de .ion du monde de patinage artistique, jé de 20 ans, l’élève de Tatiana Tarasso-va, qui a passé deux quadruples sauts mais chuté sur le triple lutz, a devancé le Canadien Elvis Stojko, deuxième devant l’Américain Michael Weiss.L’autre Russe Evgueni Plushenko, est passé de la deuxième place dans le programme court à la quatrième place du général, après avoir manqué son libre, avortant d’entré le quadruple saut prévu sur ses musiques gitanes du folklore de son pays.Deuxième du récent championnat d’Europe de Vienne derrière Plushenko, Yagudin qui avait transformé son Ubre pour reprendre comme thème la Tosco de Puccini, a confirmé sa résurrection.Handicapé à Vienne par une main cassée, en butte à de nombreux problèmes dont un amour imodéré pour la vodka, le patineur de Saint-Peterabourg a tenté six triples sauts à Nice en plus des deux quadruples, manquant seulement le lutz.Malgré une chute, Stojko ex-triple champion du monde, est revenu de la quatrième place du programe court, à la deuxième du général.Comme l’an dernier à Helsinki, l’Américain Weiss a pris la troisième place après une faute sur sa combinaison quadruple-triple boucle piquée, une combinaison triple axel-triple raccourrie en double, et une main à la réception d’un triple Axel.Quatrième, Plushenko n’est pas sur le podium ¦/â REUTERS Michael Weiss, Alexeï Yagudin et Elvis Stojko.pour la première fois depuis 1997, puisqu’il avait fini troisième à Minneapolis en 1998 et deuxième l’an dernier.Outre Yagudin, qui a obtenu sept 5,9 en présentation, un seul autre compétiteur a passé deux quadruples sauts jeudi, l’Américain Timothy Goebel, 111' du général.Plus tôt dans la journée, les Italiens Barbara Fusar-Poli -Maurizio Margaglio avaient pris la tête de la danse sur glace après la danse ori- ginale, devant les Français Marina Anissina Gwendal Peizerat, alors que la danse libre décisive aura lieu aujourd’hui.Le programe court des dames aura aussi lieu aujourd’hui.Stojkone sait pas encore s’il poursuivra sa carrière l’an prochain.«Est-ce que je veux encore m’astreindre à autant d'efforts?Est-ce que je suis prêt à en faire plus?Si oui, eh bien j’irai de l’avant.Si non, je me retirerai et je ferai autre chose.» Les Italiens devant Anissina-Peizerat après la danse originale JEAN-LUC COURTHIAL ASSOCIATED PRESS Nice — Rien n’est joué dans la compétition de danse des championnats du monde de patinage artistique de Nice, puisque les Italiens Barbara Fusar-Poli/Maurizio Margaglio ont inversé le classement hier en prenant le meilleur sur les Français Marina Anissin/Gwendal Peizerat Les Québécois Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon occupent le 11' rang.Le couple canadien Megan Wing et Aaron Lowe est 16'.B a suffi d’une petite faute de pied du patineur lyonnais dans leur danse originale, pour relancer le suspense dans une épreuve que l’on disait jouée d’avance.Deuxièmes lors des championnats d’Europe à Vienne derrière les Lyonnais il y a un mois, et deuxièmes après les danses imposées à Nice, les Italiens entraînés par Robert Pelizzola comptent désormais jouer jusqu’au bout les trouble-fête.«C’est les championnats du monde, la presse nous donnait favoris, mais c’est une vraie compétition», a déclaré Gwendal Peizerat, toujours très confiant avant le libre vendredi qui comptera pour 50 % de la note en danse.«Gwendal a commis une petite faute dans la médiane, il l’a payée d’un dixième de point chez certains juges», a expliqué Muriel Bou-cher-Zazoui, l’entraîneur du couple lyonnais.Sur les rythmes latins de la danse originale, Barbara Fusar-Poli/Maurizio Margaglio ont patiné proprement, mais leur cha-cha n’a pas enflammé la glace du palais des Expositions.Les juges ne s’y sont pas trompés, qui leur ont mis des notes moins bonnes qu’aux Français en composition.C’est en présentation que les Italiens ont fait la différence dans cette danse originale valant pour 30 % de la notre finale, en décrochant huit 5,9 pour un 5,7 décerné par le juge français Jean-Bernard Hamel.La troisième place provisoire est occupée par les Russes Irina Lobacheva/Bia Averbu-kh, devant les Lituaniens Margarita Drobiaz-ko/Povilas Vanagas.Plus vite en patinage sur leur samba, leur merengue et une nouvelle rumba chantée, Marina Anissina et Gwendal Peizerat étaient loin d’afficher une mine déconfite.«Notre programme libre est tellement supérieur, qu’il n’y a pas à s’inquiéter», a déclaré Gwendal Peizerat.Christopher Dean, l’ex-quadrupe champion du monde avec Jayne Torvill, a participé à l’élaboration du Carmina Burana, fa cantate de l’Allemand Carl Orff.Fusar-Poli et Margaglio — qui a joué au football dans les sections jeunes du Milan avant de se consacrer uniquement à 1a glace à l’âge de 12 ans — mettront en scène vendredi le «duel» de deux combattants lors du programme libre.Après avoir obtenu à Vienne la première médaille jamais gagnée en danse par l’Italie, ils sont sûrs, sauf accident, de monter sur le podium à Nice.Expos 8, Dodgers 4 Les Z’amours carburent à la victoire RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE Vero Beach — La recrue par ex-ceUence au camp des Expos, c’est Peter Bergeron.Il se prépare une belle saison.Bergeron a réussi trois coups sûrs en plus d’obtenir un but sur balles dans fa victoire de 8-4 des Expos contre les Dodgers de Los Angeles.B a haussé sa moyenne à ,327 et sa moyenne de présences sur les buts à,462.«Je vais essayer de rester aux alentours de ,500, a signalé Bergeron en rappelant qu’il ne reste que deux matchs./’espère que je vais continuer en saison régulière.Si j’y parviens, je sais que Felipe sera content!» Mardi à Jupiter, Bergeron avait mal paru contre les Dodgers, son ancienne équipe.Mais hier, ce fut tout le contraire.B était toujours sur les sentiers.«Depuis quelques jours, je regardais passer trop de bons tirs, a-t-il expliqué./?n’étais pas assez agressif.Je voulais être patient tout en étant un peu plus agressif.» Bergeron ne s’était pas encore fixé d’objectifs en vue de 1a saison mais il le «fera avant lundi», a-t-il indiqué.B a précisé qu’il aimerait jouer le plus grand nombre de matchs possibles, expliquant qu’il entend bien «ne pas donner à Felipe des raisons pour le laisser sur le banc».Bergeron a aussi réussi un beau catch au champ centre en plongeant pour saisir un coup à Ventre-champ.C’est un bon voltigeur.En 19 matchs, il n’a commis aucune erreur.Coquillette dans la gauche Curieusement, Trace Coquillette a terminé le match au champ gauche et il s’est bien débrouillé.C’est un joueur de deuxième et troisième but «Nous avons appris il y a quelques temps qu’il a déjà âé un voltigeur», a souligné Felipe Alou, faisant remarquer qu’il s’agit d’un atout de plus pour lui.CoquiBette, dont 1a moyenne s’élève à ,389, n’avait pas agi comme voltigeur depuis 1993.«Au champ extérieur, il faut réagir, a-t-il dit On n’a pas à penser autant.R n’y a pas beaucoup de jeux à faire.C’est plus relaxant.» Troisième lanceur des Expos, le jeune James Serrano, un droitier de 23 ans, a impressionné.En deux manches, il a enregistré quatre retraits au bâton et il n’a alloué qu’un coup sûr.«Sa glissante est un tir des ligues majeures, a dit Alou.Il faudra garder l’œil sur lui.Schneider [Brian] nous en avait parlé.Il a obtenu trois de ses quatre retraits au bâton avec des glissantes.» Les Expos ont encore deux lanceurs à retrancher d’ici le début de fa saison et Scott Strickland a actuellement «la meilleure position», selon Alou.Le rele-veur J.D.Smart a signé son départ pour Ottawa en donnant deux circuits bon pour trois points à fa neuvième.Quant à Felipe Lira, il a donné un point en deux manches.«Lira a un pied dans les ligues majeures et un pied dans le AAA», a indiqué Alou.Miguel Batista était le partant des Expos à la place de Hideki Irabu, qui est plutôt resté à Jupiter pour lancer dans un match A contre l’équipe de Vero Beach, une filiale des Dodgers.Irabu a travaillé pendant cinq manches.Il a donné trois points, six coups sûrs et aucun but sur balles.B n’a enregistré aucun retrait au bâton.D’autre part, Eric Gagné, qui a été cédé à Albuquerque par les Dodgers, n’a accordé que cinq coups sûrs et un point en sept manches dans un match AAA contre les Lynx d’Ottawa disputé sur un terrain du site d’entraînement à Vero Beach.Dernière semaine avant les séries HOCKEY CLASSEMENT GÉNÉRAL Association de l’Est x-Washington x-New Jersey x-Toronto Philadelphie Floride Ottawa Pittsburgh Montréal Buflalo Caroline NV Rangers Boston NY Islanders Tampa Bay Atlanta Association Mj Pts 77 97 77 97 77 94 76 95 76 90 76 89 77 82 77 78 76 77 77 76 78 72 77 70 77 53 76 51 76 37 i l’Ouest Lutte à quatre GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Il serait grandement exagéré de dire que le match du Canadien demain contre les Sabres de Buffalo sera déterminant pour 1a participation aux séries des deux équipes.C’est oublié d’abord que les Hurricanes de 1a Caroline sont encore dans le portrait, eux qui visitent les Sabres ce soir.C’est-à-dire qu’une de ces deux équipes aura deux points de plus au classement ou encore qu’elles auront chacune un point de plus.Le pire scénario pour le Canadien serait une victoire en prolongation qui vaudrait deux points à une équipe et un point à l’autre.Les Hurricanes étaient hier à deux points du Canadien et à un des Sabres.En fait c’est une lutte à quatre pour deux places disponibles à laquelle on assistera.Car les Penguins, au septième rang avec deux points d’avance sur le Canadien, ne sont assurés de rien.Bs affrontaient hier les Capitals de Washington, qui pouvaient passer au premier rang du classement général, et ils doivent encore jouer contre Philadelphie et Toronto, deux autres formations au plus fort de cette lutte au premier rang, ainsi que contre fa Caroline et Buffalo, des matchs qui auront encore une incidence directe sur le sort du Canadien.Et JaromirJagr jouera-t-il?Les Sabres n’ont pas un calendrier facüe, qui doivent encore affronter Toronto, New Jersey et Washington.Les Hurricanes ont vraiment leur sort entre leurs mains.Outre leurs matchs contre Buffalo et Pittsburgh, ils disputeront leurs deux derniers de la saison contre les Thrashers d’Atlanta, 1a pire équipe de fa LNH.Le Canadien, faut-il le rappeler, se rendra affronter les Red Wings à Detroit au lendemain de son match contre Buffalo et complétera sa saison en aBant visiter les désolants Rangers de New York puis en accueiUant à domicile le Lightning de Tampa Bay et les Sénateurs d’Ottawa.Autrement dit, tout est encore possible et 1a dernière semaine risque d’être palpitante.Mais avant d’exagérer l’importance du match contre les Sabres, dites-vous bien que si le Canadien l’emporte mais perd le lendemain à Detroit, et que les Sabres gagnent leur match suivant, on se retrouve au même point Pour faire une histoire courte, chaque match des quatre formations en cause va être «crucial».Pas juste celui de demain au Centre Molson.Comme ü est très possible que deux voire trois équipes terminent à égaüté à 1a fin du calendrier, il est bon de savoir comment cellesci seraient départagées.Le premier critère est le nombre de victoires, et chacune des quatre équipes en cause pourrait bien en compter 33 avant les matchs de samedi.Si l’égalité persistait à la fin, c’est le plus grand nombre de points au classement accumulés lors des matchs entre les deux équipes qui ferait fa différence.Mj Pts x-St.Louis 77 108 x-Dallas 77 99 x-Colorado 78 88 Detroit 78 105 Los Angeles 77 87 Phoenix 76 82 Edmonton 77 82 San José 77 81 Anaheim 77 78 Vancouver 77 78 Calgary 76 74 Chicago 77 71 .Nashville 77 68 ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc x-Toronto 42 28 7 3 232 209 x-0ttawa 38 27 11 2 229 198 Montréal 33 35 9 3 182 182 Buffalo 32 34 10 3 200 196 Boston 23 36 18 6 198 231 Section Atlantique x-New Jersey 42 27 8 5 237 191 x-Philad.40 24 12 3 219 171 Pittsburgh 34 35 8 6 229 225 NY Rangers 29 38 11 3 214 233 NY Islanders ; 22 47 8 1 182 263 Pts Section Sud-Est x-Washington 42 24 11 2 215 182 97, x-Floride 40 31 5 5 224 195.90 Caroline 33 34 10 0 205 208 76 Tampa Bay 18 50 8 7 190 284 51 Atlanta 13 56 7 4 157 289 37 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale x-St.Louis 49 18 10 0 234 152 108 x-Detroit 47 22 9 2 268 198 105 Chicago 30 38 9 2 225 234 71 Nashville 27 44 7 7 193 Section Nord-Ouest 228 68 Colorado 38 29 11 1 221 194 88 Edmonton 29 32 1 6 8 209 198 82 Vancouver 28 35 14 8 213 225 78 Calgary 30 37 9 5 196 Section Pacifique 236 74 xy-Dallas 43 26 8 5 201 169 99 Los Angeles 35 30 11 4 235 219 87 Phoenix 36 33 7 3 218 215 82 San José 32 35 10 7 214 203 81 Anaheim 32 33 12 2 203 214 78 Mardi, Washington 5 Atlanta 2 Ottawa 5 Philadelphie 2 Pittsburgh 3 New Jersey 2 Dallas 4 Tampa Bay 2 Mercradi Dallas 4 Floride 1 Caroline 3 Nashville 1 Detroit 6 Vancouver 3 Montréal 4 Boston 3 Phoenix 3 Atlanta 2 Toronto 3 St.Louis 2 Colorado 3 Edmonton 2 San Jose 1 Los Angeles 1 Hier Pittsburgh 4 Washington 3 (P) St.Louis 3 Boston 2 Tampa Bay 6 Ottawa 3 Chicago 4 Toronto 0 Aujourd’hui Caroline à Buffalo, 19h Atlanta au New Jersey, 19h30 Ottawa en Floride, 19h30 Vancouver à Nashville, 20h Phoenix à Calgary, 21 h Demain N.Y.Rangers à Boston, 13h Philadelphie à Pittsburgh, 13h Detroit à St.Louis, 13h Chicago à N.Y.Islanders, 16h Anaheim à Los Angeles, 18h Buffalo à Montréal, 19h Toronto à Washington, 19h Tampa Bay en Floride, 19h30 San José à Calgary, 21 h Phoenix à Edmonton, 22h Dimanche Philadelphie en Caroline, 13h30 Ottawa à St.Louis, 14h Dallas au Colorado, 14h Vancouver à Chicago, 15h N.Y.Islanders à Atlanta, 15h New Jersey à Tampa Bay, 18h Montréal é Detroit, 19h30 BASEBALL LIGUE DES PAMPLEMOUSSES Oakland Ligue américaine 17 11 Pet.607 Toronto 16 11 .593 Cleveland 15 12 .556 Chicago 16 13 552 Minnesota 17 14 .548 Texas 13 12 .520 Kansas City 16 15 .516 Tampa Bay 14 14 .500 Baltimore 13 13 .500 Anaheim 15 16 .484 Detroit 12 14 461 Seattle 11 14 .440 New York 12 18 .400 Boston 10 17 .370 Houston Ligue nationale 18 10 .643 St.Louis 16 10 .615 Arizona 19 12 .613 Pittsburgh Montréal 15 10 600 15 11 .577 San Diego New York 15 12 .556 14 12 .538 Chicago 12 11 .522 Cincinnati 16 15 .516 Philadelphie 14 15 .483 Atlanta 11 16 .407 Colorado 11 16 .407 Los Angeles 11 16 .407 San Francisco 11 16 .407 Milwaukee 10 17 .370 Floride 10 18 .357 I
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