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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-04-01, Collections de BAnQ.

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IK I) K V 0 I R .LES S A M EDI I * ' E T I) I M A N C II E 2 AVRIL 2 0 (I 0 LE DEVOIR société Assurances médicaments et professions Pauline Marois «Je crois que le citoyen sera toujours mieux servi si c'est l'État qui est responsable des services de santé.Je ne veux pas qu'on tombe dans un système à deux vitesses.» Page 3 Médicaments Le déficit du régime d’assurance-mé-dicaments donne lieu à un débat opposant deux principaux groupes d'intérêt: l’industrie du médicament générique et les multinationales du médicament d'origine.Pages 6 et 7 Les outils ?fSf NORMAND THÉRIAULT Le Québec sort d’une longue convalescence.Hier encore, avant que soient signéçs les conventions collectives entre l’Etat et ses employés, avant que la reprise économique aide à renflouer les coffres publics, quand le discours politique avait un seul mot: compression, le climat politique québécois était morose.Il ne fallait plus construire de grandes bibliothèques.Il fallait admettre la dégradation des infrastructures, routières ou autres.Le système d’éducation devait faire «avec» (ou plutôt «sans»).Quant aux autres, les démunis, ils n’avaient qu’à se convaincre que les sociétés égalitaires sont des sociétés à paliers multiples.La priorité devait être accordée au bien-être de tous et chacun, en leur assurant qu’en cas de «bobos» le système de santé avait la capacité de les guérir.Puis il y a eu déblocage: de fonds surtout, de l’«argent neuf», comme disent les politiciens.Un vent de fraîcheur, que le dégel de la fin de l’hiver accompagne, alors souffle.Les problèmes du système cessent d’être incurables.Même, aux milliards de Québec, Ottawa pourrait ajouter généreu-sement, si le gouvernement québécois veut bien jouer la carte du «réalisme» économique plutôt que celle de l’aventure constitutionnelle.Vent de fraîcheur?Oui, sans doute.Mais surtout la mise au rancart de discours alimentés par une pessimisme ambiant où tous les efforts semblaient vouer à l’échec.Soudainement, le Centre hospitalier universitaire de Montréal devient réalisable: ouverture annoncée pour 2007 avec «des espaces pour la recherche aussi importants que ceux qui existent actuellement à VHôtel-Dieu, à Saint-Luc et à Notre-Dame.C’est tout simplement considérable!», assure Luc Deschênes, directeur général aux affaires médicales et universitaires du ministère de la Santé et des Service sociaux.Les urgences?«Le Forum [sur la situation dans les urgences] nous a permis de dégager plusieurs pistes de solutions», déclare Daniel Adam, vice-président de l’Association des hôpitaux du Québec.Et ainsi de suite.Nouveaux milliards Il y a toujours des ratés (le dossier du centre hospitalier Le Gardeur en faisait cette semaine la preuve), mais il semble qu’il soit redevenu possible de discuter pour trouver des solutions.Ainsi, la ministre Marois, qui recevait il y a deux semaines 2,7 milliards dans le nouveau budget ne pêche pas par optimisme: «Partout à travers le Québec, nous sommes confrontés à une hausse de la demande.Quand l’augmentation au niveau de la demande est de l’ordre de 3 % et que le budget, lui, augmente de 2 % on se trouve rapidement avec un problème au niveau des besoins.» Toutefois, elle ajoutera «avoir déjà en tête certaines hypothèses pour orienter d’une façon plus ferme et plus claire les décisions en ce qui concerne l’allocation des ¦ ressources et des priorités à partir du ministère.» Car, il reste beaucoup encore à régler: le déficit récurrent et incompressible rattaché au régime de l’assuran-ce-médicaments, la nécessité de prendre position dans ce dossier en regard de l’utilisation de médicaments d’origine ou générique (sujet où les ministres Marois et Landry divergent d’opinion), le manque annoncé d’infirmières pour la période estivale, les diverses réorientations à être données à plusieurs ordres professionnels, pour ne rien dire de l’épineux dossier identifié par l’expression qu’est «une médecine à deux vitesses».Pour sûr, journaux et téléjournaux sont assurés d’obtenir, dans les mois, voire les années à venir, de rentables manchettes dont la santé fera les frais.Mais, semble-t-il, pour arriver à la disparition des problèmes structurels qui ont longtemps empêché un bon fonctionnement du système, des solutions existeraient.Si elles s’avèrent opérantes, on pourra alors s'attaquer à des problèmes sociaux graves.Que ce soit la santé mentale, ou tout simplement les problèmes dentaires ou oculaires, un jour viendra peut-être où le débat portera sur une médecine préventive.Avant d’en arriver là, il faut encore garantir la qualité des outils avec lesquels le système opère.r r- K .-.‘-'I pi*:*” •« 3i H* ÏB L>^.T‘< N, • «Partout à TRAVERS le Québec, mous SOMMES CONFROHTÉS À URE HAUSSE DE LA DEMAHOE.» Pauline Mardis, MINISTRE DE LA SANTÉ et des Services SDCIAUN m "j*ÎM r-.• ;• • «î»«.z* ¦ ¦ KS>J feâM **"*Wfâ Inhalothérapeutes et Le dossier des infirmières optométristes Pages 8 et 9 Page 5 CHUM Page 2 Urgences Assurance-médicaments Page 4 Pages 3 et 6 INVESTIR DANS LA SANTÉ ET LES SERVICES SOCIAUX, choisir la dignité des personnes El CEO L K I) K V 0 I H , LES S A M ED! I 1 “ E T DI M A N C II E 2 A V R I I.2 0 0 0 SANTE Centre hospitalier universitaire de Montréal Un CHUM à l’image des technologies de pointe Un hôpital vert au service de la population et des universités Il sera modulaire.Il sera vert.Sa hauteur sera basse: quatre ou cinq étages.L’objectif: garantir une hospitalisation brève tout en offrant une vaste étendue de services spécialisés et super-spécialisés.En 2007, au cœur de la Petite Patrie, un centre hospitalier tout neuf.Le projet, tel que pensé et prévu à ce jour, par le docteur Luc Deschênes, directeur général aux affaires médicales et universitaires du ministère de la Santé et des Service sociaux.REGINALD HARVEY Aux querelles intestines qui ont entouré au cours des dernières années la mise en place du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) au centre-ville de la métropole, se sont ajoutées depuis quelques semaines les controverses qui ont suivi la divulgation du site où le nouveau complexe de santé prendra forme.De nombreux groupes de professionnels contestent le choix de cet emplacement où les services très spécialisés des hôpitaux Saint-Luc, Notre-Dame et Hôtel-Dieu pourraient former un tout plus homogène dans quelque temps.Nonobstant tous ces différends entre partenaires du réseau et les enjeux défendus par les divers protagonistes, il risque bel et bien d’exister autour de 2007 une cité de la santé qui sera érigée au coût de plus de 600 millions de dollars au cœur de la ville, soit à la frontière de la Petite Patrie dans le secteur de la rue Saint-Denis et du boulevard Rosemont.Déjà Paris s’est dotée d’une telle structure ultra-moderne et le Centre hospitalier universitaire Pompidou, qui est construit et sera ouvert sous peu, pourrait largement inspirer les concepteurs et les réalisateurs du futur Centre hospitalier universitaire de Montréal.Au-delà des données environnementales et des paramètres techniques et physiques entourant le nouveau site, le docteur Luc Deschênes, directeur général aux affaires médicales et universitaires du ministère de la Santé et des Service sociaux, procède ici à l'inventaire des services qui seront regroupés en un même endroit, et il trace une esquisse des lieux et des bâtiments qui serviront à les dispenser.Un centre unique Il est difficile, selon lui, de comparer le CHUM avec les autres centres universitaires de santé qui existent ou sont en devenir au Québec.Dans ce cas-ci, trois hôpitaux universitaires de forte taille sont impliqués dans le mouvement de fusion et chacun d’eux a accumulé et possède une vaste étendue de services spécialisés et super-spécialisés.Dans sa forme actuelle et préliminaire, le CHUM est programmé pour couvrir une superficie de 225 000 mètres carrés et les coûts du projet sont évalués à 627 millions de dollars.Pour autant, il tient à assurer ({ue,«malgré sa vocation universitaire et l’envergure de l’opération, il s’agira d’un centre hospitalier qui devra d’abord et avant tout répondre aux besoins de la population».Le futur CHUM reposera autour d’un concept modulaire moderne.Les espaces ne seront plus, comme auparavant et comme dans les hôpitaux traditionnels, coulés dans du béton avec des murs de six pouces d’épaisseur.Le tout sera construit dans une perspective de souplesse à l’aide de matériaux modernes qui faciliteront les réaménagements adaptés aux besoins.Un autre principe guide le ministère dans son projet, à savoir que les centres hospitaliers d’avant-garde doivent favoriser le retour à la santé le plus rapidement possible.Dans ce but, des études montrent que le temps d'hospitalisation est réduit lorsqu’on se préoccupe de l’environnement du malade, soutient le docteur.Le patient pourra donc profiter d’ensoleillement, d’air pur et d’espaces verts, qui figureront dans le plan d’ensemble du nouvel aménagement.«Il s’agira d’une construction qui s’étendra sur une grande surface.jpjgypp' r JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, et le premier ministre Lucien Bouchard lors de la présentation de la maquette du nouveau CHUM, en janvier dernier.qui ne dépassera pas les quatre ou cinq étages et qui se mariera harmonieusement avec les bâtiments situés aux alentours.De la sorte, la circulation des malades sur civière sera rendue beaucoup plus facile à l’intérieur de l’établissement», fait-il encore valoir.Modulaire et ambulatoire prennent le pas Toute la gamme des soins spécialisés et super-spécialisés trouveront place dans le nouveau complexe.Pour ce qui est des soins super-spécialisés, seront offerts ceux qui relèvent des grandes disciplines actuellement connues dans les trois hôpitaux, soit la cardiologie tertiaire, la neurochirurgie et les greffes d’organes.Pour ce faire, quatre plateaux sont prévus et seront érigés sur le site retenu, soit ceux des services ambulatoires, de l’hospitalisation, des techniques et de la recherche.Les services ambulatoires occuperont un espace très important puisque la technologie moderne favorise de plus en plus la pratique sur des malades ambulants, qui conservent leur capacité de se mouvoir et ne requièrent pas de véritables périodes d’hospitalisation.Pour les cas plus lourds qui exigent un séjour à l’hôpital, soit ceux qui se situent par exemple au niveau des interventions en chirurgie cardiaque, en neurochirurgie et en chirurgie digestive compliquée, la section ou le plateau hospitalisation comprendra 850 lits de courte durée.Présentement, les trois hôpitaux impliqués dans le regroupement se partagent 1250 lits.Le docteur Deschênes explique ce choix et cette diminution sensible du nombre de lits: «Ce seront des lits universitaires.Nous souhaitons que ces 850 lits servent pour des soins aigus de courte durée.À l’heure actuelle, dans tous nos hôpitaux, des patients de longue durée sont en attente de placement.Dans le nouveau centre universitaire qui disposera de technologies très avancées, il sera nécessaire d'éviter l’occupation de lits par des malades de longue durée.» Plateaux techniques et de recherche Les patients de la section ambulatoire et hospitalière auront accès faci- lement par des voies différentes aux mêmes plateaux techniques qui regrouperont les services de l’imagerie médicale, de la radiologie et des différents laboratoires.En vertu de ce concept, les gens qui sont traités en ambulatoire pourront se rendre aux plateaux techniques sans transiter par la partie hospitalière du complexe, de telle sorte que les risques de contamination seront diminués.Dans l’aménagement des services ambulatoires et hospitaliers, il est essentiel de tenir compte du volet enseignement dans le cas d’un centre à caractère universitaire, fait observer le spécialiste du ministère.La présence éventuelle de médecins et d’étudiants, qui pourront évoluer avec aisance au chevet même des malades, exigera d’aménager de plus grands espaces.«Quant aux laboratoires dédiés strictement à la recherche, dans le projet tel qu'il se présente les espaces pour la recherche seront aussi importants que ceux qui existent actuellement à l’Hôtel-Dieu, à Saint-Luc et à Notre-Dame.C’est tout simplement considérable!», assure Luc Deschènes.Le cheminement du projet D’ici à ce que le CHUM se déploie dans les environs des stations de métro laurier et Rosemont en 2007, un comité de transition, qui émane du CHUM dans sa forme actuelle, gérera pour les sept prochaines années le plan sur la réorganisation et la concentration des services, qui a été adopté en décembre dernier par le Conseil d’administration.Un autre comité mis sur pied par la ministre Pauline Marois, celui de l’implantation du nouvel hôpital, s’occupera de toute la problématique des plans et des échéanciers.Les groupes de médecins, d’infirmières et les autres partenaires du projet doivent pour l’heure décider de la répartition des différents services et spécialités à l’intérieur du volume des espaces retenus, en tenant compte des besoins qui se manifesteront dans sept ans dans un monde de la santé constamment transformé par les technologies de pointe.En plus d’assumer pleinement son rôle de chef de file de l’industrie pharmaceutique québécoise, le Bureau d’affaires du Québec de Glaxo Wellcome contribue à l’essor économique de son milieu.V A cet effet, Glaxo Wellcome au Québec favorise la participation dans les secteurs d’activités suivants : • Investissements majeurs dans la recherche et le développement au Québec • Implication des chercheurs québécois dans les mandats mondiaux de recherche • Programmes de formation continue pour les professionnels de la santé • Bourses d’études et autres programmes spécifiques pour la relève • Appui financier et collaboration à divers projets communautaires organisés par des organismes d’entraide Par son action dynamique et son leadership exemplaire, Glaxo Wellcome atteint déjà des sommets d’excellence et se classe ainsi aux premiers rangs des sociétés pharmaceutiques au Québec.Ce succès, fruit d’une recherche constante de la qualité, motive les membres de l’équipe à poursuivre leurs efforts et à envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme et de détermination.Plus que jamais, le Bureau d’affaires du Québec de Glaxo Wellcome entend continuer sur la route de l’excellence.V I 1 LE DEVOIR.LES S A M E D I 1 “ ET DIMANCHE 2 AVRIL 2 O O O F •SANTÉ- Une entrevue avec Pauline Marois Assurance-médicaments La santé au Québec est une question d’argent Financement et travail en réseau sont à I’ordre du jour • À la veille de la tenue d’un forum sur le financement du réseau, la ministre de la Santé et des Services sociaux affirme ne pas «exclure beaucoup d’options», y compris un réaménagement des structures et organismes existants.Toutefois, pas question d’une médecine à deux vitesses, mais plutôt d’un travail en réseau où les gestionnaires auront à garantir l’équilibre budgétaire.Dans tous les cas, il faut plus d’argent.GUYLAINE BOUCHER Le 15 mars dernier, 2,7 milliards de dollars en poche au lendemain du budget Landry, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, annonçait la répartition des sommes réinvesties.Équipements médicaux, services à domicile, désen-gorgement des urgences, diminution des listes d’attente en chirurgie, les actions envisagées sont multiples.Mais attention, soutient la ministre, «aucun de ces réinvestissements ne cautionnera la mauvaise gestion ou les dépenses mal contrôlées».Une position qui donne le ton au débat sur le financement qui risque de secouer le réseau de la santé et des services sociaux au cours des prochains mois.De manière globale, les nouveaux fonds annoncés en santé seront partagés en trois grandes catégories: le réinvestissement dans divers services à la population, l’augmentation des budgets consentis aux établissements et l’achat d’équipements médicaux.Des investissements que la ministre n’hésite pas à qualifier d’essentiels «pour repartir sur des bases plus saines et répondre à des problématiques criantes».Ainsi, prenant une position diamétralement opposée à celle de son collègue des Finances, Bernard Landry, selon lequel l’injection de nouvelles sommes en santé n’est pas nécessairement la solution, la ministre Marois affirme que la santé au Québec est effectivement une question d’argent, notamment pour répondre aux demandes pressantes des gens qui ont des problèmes de santé.«Partout à travers le Québec, nous sommes confrontés à une hausse de la demande.Quand l’augmentation au niveau de la demande est de l’ordre de 3 % et que le budget, lui, augmente de 2 % on se trouve rapidement avec un problème au niveau des besoins.C’est purement mathématique et ça commande une correction.Nous n’inventons tout de même pas les gens qui ont un cancer!» De la responsabilité des gestionnaires En fait, si la ministre affirme à qui veut bien l’entendre que les réinvestissements consentis en santé étaient plus que nécessaires, elle ne cache pas non plus sa volonté de gérer avec parcimonie le sommes réinvesties .«Jusqu’en 1996-1997, l’ensemblç de notre réseau était en équilibre.À ce moment-là, il y a eu des ratés au plan budgétaire, parce que nous étions dans un exercice de transformation majeur, en même temps que nous avons dû demander des efforts budgétaires considérables.Je demeure convaincue que les hôpitaux n’ont pas fait des déficits simplement pour faire des déficits, mais nous n’allons pas relocaliser les budgets et couvrir les déficits les yeux fermés pour autant.Il y aura des critères et les établissements qui n’auront pas fait le travail qui s’impose devront procéder aux correctifs.» Une manière de faire les choses qui avance l’idée de la responsabilité des gestionnaires en place.Une idée que la ministre souhaite présente dans le projet de loi qu’elle compte foire adopter d’ici quelques semaines à l’égard des déficits d’établissement.«La loi actuelle de la santé et des services sociaux prévoit déjà que les établissements n’ont pas le droit de faire des déficits, mais nous n’avons aucun mécanisme de contrôle nous permettant de constater à quel moment un établissement commence à avoir des problèmes et nécessite un plan de correction.La nouvelle loi fera en sorte que les gestionnaires transmettent les informations nécessaires aux régies et au ministère dès qu’un établissement a deS' difficultés ou risque de voir apparaître un déficit.Elle comportera des obligations pour tout le monde, y compris pour le gouvernement qui devra faire en sorte que les budgets consentis à chaque établissement soient connus plus rapidement qu’en ce moment.» Apprendre à travailler en réseau Pour Pauline Marois, la question de l’équilibre budgétaire n’est pas la seule obligation à laquelle les gestionnaires des établissements seront confrontés dans les mois et années à venir.C’est qu’à son avis, le véritable défi de la santé au Québec réside plutôt dans la capacité de ses gestionnaires et établissements à travailler en réseau.«Chaque établissement a des services à offrir et répond à des besoins.L’établissement d’à côté doit normalement lui être complémentaire.Il y a, un peu partout sur le territoire, des exemples remarquables de cela, mais globalement nous avons encore des efforts considérables à faire pour y arriver.» Citant le succès remporté par les réseaux intégrés de services aux personnes âgées ayant cours à Montréal, Québec et dans la région de Chaudiè-re-Appalaches, la ministre affirme même souhaiter voir des modèles de collaboration structurés s’étendre à tous les types de clientèle, que ce soit la santé mentale ou les soins à domicile pour personnes handicapées.C’est que, explique-t-elle, «le travail fait dans ces réseaux permet d’offrir des services de qualité, sans que la personne n’ait sans arrêt à raconter son histoire, puisqu'une équipe de professionnels a toujours accès à l’information la concernant, 24 heures par jour, sept jours par semaine».En fait, la ministre est si convaincue de l’importance du travail en réseau, qu’elle envisage même d’encourager de manière particulière les gestionnaires et établissements qui adopteront ces modes de fonctionnement «Jusqu’à présent nous avons discuté de budget et d'augmentation des bases budgétaires, mais en cours d’année nous allons travailler avec les institutions pour établir des modes d’allocations le plus près possible des besoins des personnes qui utilisent les services.En ce sens-là, nous pourrions financer ARCHIVES LE DEVOIR Pour Pauline Marois, la question de l’équilibre budgétaire n’est pas la seule obligation à laquelle les gestionnaires des établissements seront confrontés dans les mois et années à venir.de manière particulière les projets de concertation et reconnaître la performance des gestionnaires qui auront réussi ces maillages, plutôt que de donner des augmentations ou des bonis répartis uniformément.» Une formule qui n’est pas sans rappeler le financement des soins de santé par capitation propre aux régimes de certains autre pays, dont la Grande-Bretagne.Une méthode de répartition des budgets où, plutôt que d’être attribuées à un type d’établissement en particulier, les sommes investies en santé suivent le client là où il va, dans une sorte de chaîne continue de services.Un constat auquel Pauline Marois acquiesce, déclarant même qu’il n’est «pas exclus que le financement particulier des initiatives organisées en réseau nous mène jusque-là».Tout remettre en question D’ailleurs, à la veille de la tenue d’un forum sur le financement du réseau, la ministre de la Santé et des Services sociaux affirme ne pas «exclure beaucoup d’options», y compris un réaménagement des structures et organismes existants.Une attitude dont les régies régionales pourraient bien être lés premières à faire les frais.«J’ai déjà annoncé que je croyais nécessaire de revoir les lignes d’autorité entre le ministère, les régies et les établissements.J’aimerais que la question soit abordée lors du débat sur le financement, mais j’avoue avoir déjà en tête certaines hypothèses pour orienter d’une façon plus ferme et plus claire les décisions en ce qui concerne l’allocation des ressources et des priorités à partir du ministère.» Une manière de voir les choses qui, à son avis, ne met pas systématiquement la survie des régies régionales en cause.«Au-delà de l’attribution des ressources, il faut avoir au niveau intermédiaire, un lieu où les gens vont s’asseoir ensemble pour essayer d’ajuster leurs pratiques, leurs manières de rendre les services.Il fout un certain travail de concertation et d’harmonisation.À mon sens, le rôle des régies est justement un rôle de réseautage et d’harmonisation entre les établissements, les pratiques et les façons de foire.Bien sûr, on pourrait toujours décider de confier cette responsabilité à un établissement en particulier ou encore de laisser les établissements se coordonner librement entre eux, mais je ne suis pas certaine que cela pourra réellement marcher.» Mode d’attribution des ressources, travail en réseau, rôles et responsabilités des établissements et régies, c’est la structure entière du réseau de la santé et des services sociaux que le prochain débat sur le financement risque d’ébranler.Le réseau entier, à l'exception d’une ou deux petites choses, souligne Pauline Marois, dont la place de l’entreprise privée en santé.«Je crois que le citoyen sera toujours mieux servi si c’est l’État qui est responsable des services de santé.Qu’on confie des mandats à des cliniques privées, ça ne me dérange pas, en autant que la personne soignée n’ait pas à débourser directement pour un service qu’elle paie déjà à travers ses impôts.Peu importe les façons de faire, les outils et les stratégies utilisés et les ententes possibles ou non avec l’entreprise privée, une chose reste intouchable: je ne veux pas qu’on tombe dans un système à deux vitesses.» Arthrite - articulations douloureuses [ MÉDICAMENT POUR UN SOULAGEMENT PROGRESSIF ET PROLONGÉ | Artri Ben, méaTcsmï?nnïqpï3?c!îspS^^ pour soulager les douleurs arthritiques, l’arthrose, les bursites et les tendinites, est aussi très efficace pour soulager les douleurs musculaires causées par les activités sportives soutenues ou les mouvements répétitifs.Le médicament liquide s'applique sans friction avec la bouteille et pénètre en profondeur jusqu'à la racine de la douleur et de l'inflammation, sans laisser de trace.Artri Ben travaille activement.Une véritable bataille s'engage alors contre l'inflammation qui provoque la douleur.Des sensations uniques mais normales (picotements, chaleur ou autre), d'intensité variable mais localisées sur la partie douloureuse seulement, peuvent alors être ressenties selon le degré de l'inflammation.Chaque petite ou grande victoire procure une diminution graduelle de la douleur.Quand Arthri Ben prend le contrôle de l'inflammation, il ne produit aucune sensation.La même chose se produit s'il est utilisé pour soulager une douleur musculaire ou s'il est appliqué sur un endroit sain sans douleur.À ce moment, la douleur devrait être complètement disparue.Selon la nature de la maladie, les sensations peuvent être différentes sur chaque articulation et varier d'une personne à l'autre.Pour un soulagement prolongé, il est recommandable de continuer l'utilisation deux à trois jours après la disparition complète de la douleur.Ceci donnera aux articulations l'occasion de mieux récupérer et, de cette façon, cela peut apporter un soulagement pour de longues périodes.Artri Bmi a reçu un DIN en 1981 du ministère de la Santé du Canada.Merci à tous nos clients qui en ont fait la promotion depuis près de 20 ans.Fabriqué par: Produits pharmaceutiques Ben Arth inc., Saint-Odilon, Beauce GOS 3A0 Artri Ben : DISPONIBLE EN PHARMACIE Mort annoncée d’un régime déficitaire La ministre parle d'une nécessaire période de transition Les chiffres indiquent l’ampleur du problème: au 31 décembre 1999, 2 393 000 personnes bénéficiaient de la protection publique pour un coût total de près de 1,5 milliard de dollars.Des dépenses en hausse de 15,2 % par année depuis la création du régime.Malgré un manque à gagner de 189,4 millions en 2000-2001, la majorité des intervenants, à l’exclusion des compagnies d’assurance, parlent d’un régime à 100 % public.«Un chambardement majeur», dit la ministre responsable du régime.GUYLAINE BOUCHER La loi qui lui a officiellement donné naissance en 1997 parlait d’un régime qui devait s’autofinancer.Dans les faits, il n’est jamais réellement parvenu à relever le défi de l’autonomie.Déficitaire depuis sa création, selon les plus récentes projections, le régime d’assurance-médicaments devrait cumuler un manque à gagner de 189,4 millions en 2000-2001.Des résultats qui, combinés à certains autres problèmes, sonnent le glas du régime mixte actuel pour de nombreux groupes entendus lors de la commission parlementaire sur la révision du régime.C’est que, selon eux, la solution se trouve du côté d’un service public accessible à toute la population.Créé en 1996, au terme de nombreuses consultations, le régime d’assurance médicaments tel qu’il existe actuellement est né d’un comité d’experts, dirigé par le père de l’assurance maladje au Québec, Claude Cas-tonguay.Établi sur la base d’un partenariat avec les assureurs privés, la portion publique du régime couvre toutes les personnes n’ayant pas accès à un régime d’assurance collective, en plus des prestataires de la sécurité du revenu et des personnes âgées de 65 ans et plus.Au 31 décembre 1999, 2 393 000 personnes bénéficiaient de la protection publique pour un coût total de près de 1,5 milliard de dollars.Des dépenses en hausse de 15,2 % par année depuis la création du régime.Pour le ministère de la Santé et des Services sociaux qui rendait public son bilan en décembre dernier, le régime comporte d’importantes zones critiques à surveiller et certains risques pouvant le menacer à plus long terme.La croissance rapide des coûts rencontrée depuis 1997, le financement de ces dépenses, la liste des médicaments couverts et leur utilisation figurent au nombre des éléments problématiques soulevés.Des constats qui ne se limitent pas au seul régime public, puisque que les compagnies d’assurance ont elles aussi, connu leur lot de problèmes.En fait, selon un article publié dans le Journal de l'assurance à la fin de 1999, certaines ont même dû hausser les primes d’assurance-maladie complémentaire (portion d’assurance couvrant les soins professionnels et les médicaments) de plus de 40 % sur deux ans.Des hausses qui, selon le magazine spécialisé, auraient incité certaines entreprises et associations professionnelles à se tourner vers la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), plutôt que de continuer à offrir un régime d’assurance collectif à leurs membres ou employés.Diverses pistes d’actions Face à ces résultats pour le moins mitigés, le ministère a soumis pour fin de consultation en commission parlementaire diverses pistes de transformations du régime.Certaines nécessitent une révision de fond en comble du mode de fonctionnement actuel, d’autres de moins grande envergure.De façon concrète, sept scénarios ont été envisagés par la ministre.Tous pourraient être greffés à certaines mesures de base, dont la substitution des médicaments originaux par des équivalents génériques, moins dispendieux.La gestion de la liste des médicaments couverts en fonction du «prix de référence», c’est-à-dire basée sur le prix le plus bas existant pour un médicament aux effets similaires, figure aussi au nombre des mesures envisagées.Quant aux scénarios à proprement parler, quatre d’entre eux proposent une augmentation de prime oscillant entre 100 et 375 $ de plus par année, certains de manière générale pour tous les utilisateurs du régime public, d’autres excluant les assurés âgés de plus 65 ans et les prestataires de la sécurité du revenu.Par ailleurs, dans un tout ordre d’idées, une autre piste d’action envisagée propose le rapatriement des as- VOIR PAGE F 4: DÉFICITAIRE COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC l Le CollègeBMia^iM des mé Pour une médecine de qualité, exercée par des hommes et des femmes humains et compétents.Mm.2170, boul.René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) H3H 2T8 Tél.: (514) 933-4441 ou 1 888 MÉDECIN Téléc.:(514) 933-3112 Courrier élec.: info@cmq.org Site Internet : http://www.cmq.org > Wteuses de solutions et d’espoir AV Ordre des infirmières et infirmiers du Québec www.infirmière, net i i L E I) E V OIK, I, K S S A M E D I I ET DIMANCHE 2 A V K I L 2 0 0 0 SANTE DEFICITAIRE Plusieurs groupes favorisent un système public à 100 % tel que proposé dans un des scénarios SUITE DE LA PAGE F 3 surés âgés de moins de 65 ans et des non-prestataires de la sécurité du revenu dans le giron des assureurs privés.Tous paieraient donc une prime aux assureurs, moyennant une aide financière spéciale dans le cas des personnes à faible revenu.La prime est estimée à 350 $.Elle ne serait plus modulée en fonction du revenu, mais plutôt uniforme d’une personne à l’autre.Les assureurs privés auraient l’obligation d’assurer toute personne, sans égard aux risques qu’elle peut représenter.Le fait de transformer le régime de manière à ce qu’il n’entre en jeu qu’à partir d’un certain seuil de dépenses en médicaments, par exemple 4% du revenu familial brut, a aussi été envisagé.Les personnes âgées et les prestataires de la sécurité du revenu continueraient alors d’être assurés en fonction du régime actuel.La prime imposée serait de l’ordre de 225 $.Enfin, le septième et dernier scénario avance l’idée de la mise en place d’un régime universel public offrant une protection sociale équivalente pour tous les Québécois.Dans un tel régime, l’ensemble de la population serait couvert par la RAMQ.Les coûts estimés sont de l’ordre de 2,3 milliards de dollars et seraient financés à partir de primes à déterminer.Un régime universel fort populaire Contre toutes attentes, mis à part certains intervenants, dont les compagnies d’assurance privées, plusieurs groupes entendus en commission parlementaire ont prêché pour un système public à 100 %, tel que proposé dans le septième et dernier scénario.C’est le cas notamment de la Coalition sur l’assurance médicaments, de la CSN, de l’Association des CLSC et CHSLD du Québec et de la Fédération des ACEF, pour ne nommer que ceux-là.Concrètement, en plus de recommander à court terme la gratuité des médicaments pour les personnes à faibles revenus et la mise en place de la politique sur les médicaments prévue dans la loi adoptée en 1997, ils revendiquent tous, sans exception, l’introduction d’un régime public d’ici ALAIN CHAGNON La vice-présidente la CSN, Claudette Carbonneau.quelques années, la plupart d’ici 2002.«Dans un régime mixte, explique Jennifer Auchinleck, porte-parole de la Coalition sur l’assurance médicaments, le secteur public assure les gens les plus pauvres et en moins bonne santé et les assureurs privés prennent la responsabilité des gens ayant des revenus supérieurs.Ce partage rend le financement du régime public très difficile, parce qu’il n'y a pas assez de gens avec un revenu élevé pour soutenir adéquatement le régime.La mise en commun des revenus permettrait, non seulement d’éviter le problème du sous-financement, mais aussi de rendre le déroulement des activités plus efficace parce qu’il n’y aurait qu’une seule administration.» Poussant plus loin la réflexion, la vice-présidente la CSN, Claudette Carbonneau, affirme même que l’instauration d’un régime public universel représente «la manière la plus sûre d’atteindre l’équité, de mutualiser les risques et de garantir l’accessibilité aux médicaments pour toutes les Québécoises et tous les Québécois».Chambardement majeur En fait, pour elle, comme pour les représentants des autres organismes favorables au réseau public universel, il importe de voir l’assurance médica- ments comme un élément faisant partie intégrante du réseau de la santé et des services sociaux.Ainsi, explique Jennifer Auchinleck, «on ne peut pas regarder le régime d’assurance médicaments comme un morceau unique.L’accès aux médicaments est une mesure de prévention qu il faut considérer comme partie prenante à la résolution des problèmes de santé.Il est aussi important que la gestion des urgences.Le rendre 100 % public faciliterait encore plus l’arrimage.» Une perspective que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois qualifie de «très intéressante», ajoutant toutefois que la mise en place d’un régime universel «représente un autre chambardement majeur, peut-être même plus important que le premier».Refusant tout de même de rejeter l’option, elle affirme que l’impact d’une telle transformation sera sérieusement évalué.«Nous avions cette proposition dans nos scénarios parce que nous voulions avoir un éclairage sur la question.Plusieurs groupes se sont montrés favorables à l’idée.Personne n’espère le voir en place demain matin.Ils espèrent tous un certain travail de préparation, une phase transitoire.Nous allons étudier tout ça.» Du côté gouvernemental, outre la ministre elle-même, deux des trois institutions concernées par le régime d’assurance médicaments, soit la RAMQ et la Conseil consultatif de pharmacologie ont préféré ne pas prendre part au débat public.Seul le Comité de revue d’utilisation des médicaments a été entendu en commission parlementaire.Une prise de position marquée par l’importance de mieux contrôler les médicaments prescrits et consommés.C’est que selon la présidente du Comité, le Dr Michèle Lussier Montplaisir, indépendamment du mode de financement amorcé, il est primordial de développer des stratégies d’intervention pour sensibiliser la population et les médecins à l’importance d’une utilisation adéquate des médicaments.«Si nous voulons un régime efficace qui contribue à améliorer la santé de la population, il est nécessaire que nous sachions pourquoi les médicaments sont consommés, pendant combien de temps ils le sont et pour quelles raisons.» Urgences Des lieux trop populaires La solution à Vengorgement passe par un arrimage réussi à tout le réseau hospitalier, CLSC inclus tA eX-f f o r?
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