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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-05-06, Collections de BAnQ.

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I- ï l> K V I K ¦ L K S S A M K I) I 6 K T l> I M A \ ( Il K 7 M Al 2 0 0 0 ?LE DEVOIR * Romans québécois Page D 3 Jean-Charles Harvey Page D 4 ?David Blatherwick Page D 6 Formes :iSci Page D 7 Jardins Page D 8 Gilles Marcotte CARREFOURS La littérature est inutile GILLES MARCOTTE Il y a une idée à la fois très simple et très dangereuse — les idées simples sont presque toujours dangereuses — qui est propagée depuis quelques décennies par les discours sur l’art.Elle veut que la littérature, le théâtre, la peinture et la sculpture, pour ne citer que ceux-là, aient pour mission de nous rendre meilleurs, de transformer le monde, de le purger des maux qui l’accablent, enfin de l’entraîner vers un avenir meilleur.Je lisais par exemple il y a quelque temps, dans le texte officiel de la Journée mondiale du théâtre, cette définition en quatre infinitifs du rôle du théâtre: «Accuser.Dénoncer.Provoquer.Déranger.» le théâtre aurait donc pour devoir et pour effet de sortir les spectateurs de leur somnolence et de leur bonne conscience, comme on le recommandât autrefois aux prédicateurs des retraites paroissiales.L’art au service de la morale, en somme.La morale n’est plus tout à fait ce quelle était à l’époque où on a inventé cette formule célèbre, mais peu importe: l’important, c’est que l’art nous fasse la leçon.(Mais contre qui, contre quoi s’élève l’accusation dans Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay?dans Les Mains sales de Jean-Paul Sartre?) Mon deuxième exemple, je le trouve dans un programme de théâtre.Je ne vais pas souvent au théâtre, mais quand j’y vais, je travaille fort, rien ne doit m’échapper, je lis tout et j’écoute de toutes mes oreilles.Dans ce programme, d’ailleurs beaucoup mieux écrit que le texte précédemment cité, par un intellectuel de très bonne classe, je lis que l’auteur «poursuit [dans son œuvre et non pas à ses moments perdus! une réflexion sur le rôle de la femme dans la société contemporaine».Voilà qui est louable.Que serait un dramaturge s’il n’était pas avant tout penseur, s’il ne transportait pas sur la scène ses précieuses réflexions sur les problèmes les plus aigus de notre époque?Non seulement le théâtre doit nous moraliser, il a également pour fonction de nous instruire, de nous faire penser, de nous engager dans un travail de réflexion.Si les spectateurs n’ont pas le front soucieux, en sortant de la salle, c’est qu'ils n’ont pas compris la pièce qui leur était présentée.Ils devraient se sentir coupables.Mon troisième exemple est tiré d’un domaine très différent du théâtre, bien qu’y apparaisse le nom d’un grand décorateur, Michel Goulet.Mais il s’agit ici de sa sculpture.«Chaque œuvre de Michel Goulet, écrit-on, a pour fonction de nous amener à réfléchir [encore!] sur notre raison d’être et sur les motifs qui nous incitent à façonner incessamment un monde correspondant aux multiples images que nous avons de nous.» La phrase est peut-être compliquée — les critiques d’art ont parfois la main un peu lourde —, mais on réussit tout de même à comprendre que, pour l’auteur de cette prose critique, sculpture et pensée ont beaucoup en commun.Qui sommes-nous?d’où venons-nous?où allons-nous?, demandât un auteur beaucoup lu au temps de mes études classiques.Nous faisions des blagues à ce sujet.Nous avions tort Nous ne pouvions pas prévoir, pauvres innocents, que les questions de l’abbé Moreux se retrouveraient un jour dans les chaises de Michel Goulet Je ne cite que des exemples locaux, mais on aurait tort de croire que le rôle attribué à l’art de nous moraliser, de nous instruire, de nous induire en tentation philosophique, est une spécialité québécoise.Non, certes.Des échos de ces discours se font entendre partout: c’est une invention moderne.Mais voilà, nous les Québécois, nous sommes les plus modernes des mo-.dernes, nous avons tendance à mettre tous nos œufs dans le même panier moderne, avec les risques que VOIR PAGE 1) 2: LITTÉRATURE La Terre a soif mm arq de Villiers SOURCE : MAKQ DE VILLIERS Mr i C’est le sujet de l’heure, rare comme un puits dans le désert ou rafraîchissant comme une ondée en juillet.Un sujet familier et pourtant inépuisable.Y a-t-il de l’eau potable pour tous ici-bas?Dans un magistral essai, L'Eau, qui vient d’être traduit en français chez Solin-Actes Sud-Leméac, le journaliste et écrivain canadien Marq de Villiers sonde un aspect fondamental de l’avenir de la planète.Passionnant comme un roman, ambitieux et rigoureux, l’ouvrage mesure les méandres de la précieuse ressource à travers le monde, de même que ses implications géologiques, politiques et scientifiques.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Dans le riche Sud-Ouest américain, les terres arides de la Californie sont arrosées grâce à un audacieux système de pompage du fleuve Colorado, qui remonte et traverse les montagnes pour se rendre sur la côte.Dans cet Etat sec, voire largement désertique, on arrive ainsi à produire près de la moitié des fruits, fruits secs et légumes vendus au pays.En plein désert du Sahara, le colonel libyen Mouammar Kadhafi a investi des milliards de dollars dans d’importantes nappes d’eau, ou aquifères, reposant secrètement sous le plus grand désert de la planète.C’est la création d’un Grand Fleuve artificiel en pleine zone désertique.En Chine, les fleuves sont tellement exploités pour l'irrigation des terres qu’ils ne se jettent jamais dans la mer.Partout, les niveaux des nappes phréatiques surexploitées des régions sèches baissent chaque année, sans qu'on sache trop comment compenser.Et cela, sans parler de la pollution.En 1990, un saumon de l'Atlantique a été repéré dans un petit affluent du Rhin, en Allemagne.Même s’il était impropre à la consommation, ce poisson était de bon augure puisque aucun poisson de cette espèce n'avril remonté le Rhin depuis 1958, année où les toxiques accumulés dans ce fleuve en ont fait «l'égout le plus prestigieux de la planète».Le saumon indiquait donc que les efforts de dépollution du Rhin portaient fruits.L’eau est indispensable, et les peuples déploient parfois des trésors d’ingéniosité pour en obtenir.Tous ces exemples, regroupés et expliqués parmi tant d’autres dans l’essai de Marq de Villiers, témoignent du combat millénaire de l'homme pour trouver et utiliser l'eau.Ils témoignent aussi des limites de cette ressource sans laquelle, on le sait, la vie est impossible.VOIR PAGE D 2: TERRE CAHIER SPECIAL PARUTION 13 MAI 2000 TOMBÉE PUBLICITAIRE: 5 MAI 2000 Musées et été cultur / r I) ‘2 I.K I» K V O I K .L E S S A M E I) I E T l> I M A X ( Il E M A I 2 » Il 0 LITTÉRATURE ^ L I Y R E S ^ TERRE HISTOIRE DE L’ART L’œuvre authentiquement littéraire est celle qui rend le jugement impossible surra: de ia page d i cela comporte.Nous voulons qu’elle serve, cette culture si lourdement subventionnée (mais pas encore assez, d’après ce que j’entends), si difficile à tenir à flot.Elle doit avoir des retombées (quel beau mot!) économiques, intellectuelles, nationales, sociales, spirituelles.Elle doit nous en donner pour notre argent.On aura peut-être soupçonné que mon idée à moi, sur cette question, est un peu différente.Je la résumerai en citant la réponse du poète américain Wallace Stevens — il avait l’excuse, pour ainsi dire, d’être vice-président d’une compagnie d'assurances — à une question portant sur les obligations du poète à l'égard de sa société: «He has none.» 11 faut le répéter sur tous les tons, aujourd’hui plus que jamais: la littérature, le théâtre, la peinture, la sculpture sont inutiles, ne servent à rien.On pourra trouver des grains de sagesse dans les romans de Robertson Davies; découvrir les premiers mouvements de la modernisation de la société québécoise dans le Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy; réchauffer sa foi nationaliste en relisant les poèmes de Gaston Miron; trouver des renseignements fort intéressants sur Haïti dans les romans d’Emile Olli-vier.Mais si on ne lit que ce genre de chose dans un roman ou un recueil de poèmes, on ne l’aura pas vraiment lu, parce que leur raison d’être ne réside pas dans ces petits profits, ils n’offrent rien qui ressemble à une solution, à une conclusion.Le cheminement que nous propose le roman est celui qui va de «rien n'est simple» à «tout se complique» (on aura reconnu, je l’espère, les titres des magnifiques albums de Sempé).Northrop Frye disait que, parmi les retombées de la littérature, la plus importante, après l'exploration de la langue, était la tolérance.Encore faut-il l’entendre de façon radicale.L’oeuvre authentiquement littéraire est celle qui rend le jugement impossible.Si vous sortez du roman de Flaubert en ayant l’impression d’avoir compris Emma Bovary et d’être en mesure de porter sur elle un jugement, de savoir ce qu’eUe aurait dû faire pour ne pas tourner mal, c’est que vous n’avez pas lu un roman mais une histoire de cas.Non, la littérature n’est pas utile.Elle est, plus modestement, nécessaire.Elle nous apprend à lire dans le monde ce que, précisément, les discours moralisateurs écartent avec toute l’énergie dont ils sont capables: la complexité, l’infinie complexité de l’aventure humaine.GOUPIL Gustave Flaubert peint par Eugène Giraud.if' GRC R< 't 1 1 r> w— maud-Brav Librairie — —©arneau—“— PALMARÈS du 27 avril au 3 mai 2000 > 1 SANTÉ Le corps heureux 4 T.Cadrin-Petit L'Homme 2 PSYCHO.À chacun sa mission 24 Monbourquette Novalis 3 ROMAN Et si c’était vrai.13 Marc Lévy R.Laffont 4 ROMAN Balzac et la petite tailleuse chinoise * 12 Dai Sijie Gallimard 5 PSYCHO.La guérison du cœur 14 Guy Corneau L'Homme 6 SPIRITU.L’art du bonheur e 61 Dalaï-Lama R.Laffont 7 ROMAN Véronika décide de mourir 4 Paulo Coelho Arme Carrière 8 FICTION 1 Bernard Werber Albin Michel 9 JEUNESSE Te laisse pas faire ! 4 Jocelyne Robert L'Homme 10 ROMAN Û.12 lléana Doclin RammarionQ.11 B.D.Tome & Janry ! Dupuis 12 POLAR Cadavre X 2 Patricia Comweil Calmann-Lévy 13 ROMAN Double reflet 7 Danielle Steel Pr.de la Cité 14 SPIRITU.Conversations avec Dieu T.1 » 163 Neale D.Walsch Ariane 15 ESSAI Q.3 Gérard Bouchard Boréal 16 ROMAN Q.Le cri des oiseaux fous 6 Dany Laferrière Lanctôt éd.17 NUTRITION Quatre groupes sanguins, quatre régimes 30 P.J.D Adamo du Roseau 18 HISTOIRE 100 ans d’actualités - La Presse 21 Collectif La Presse 19 HORREUR 1 Stephen King Albin Michel 20 JEUNESSE 100 comptines (Livre & DC) « 35 Henriette Major Fides 21 ROMAN E333E39ËB&HHHHHI 1 Dominique Rolin Gallimard 22 B.D.Adulte La débauche « 12 Tardl & Pennac Gallimard 23 ESSAI Q.Marcel Tessier raconte.7 Marcel Tessier L'Homme 24 JEUNESSE Harry Potter : coffret 3 vol.20 J.- K.Rowling Gallimard 25 ESSAI Q.Les oiseaux de malheur 7 André Pratte VLB éd.26 ROMAN Le bonheur en Provence 4 Peter Mayle Nil 27 B.D.Lucky Luke n° 39 - Le prophète 3 Morris /Nordmann Lucky Comics 28 HORREUR Hannibal « 15 Thomas Harris Albin Michel 29 ROMAN Mon cœur, tu penses à quoi ?7 Nicole de Buron Plon 1 1 30 PSYCHO.La synergologie ou le corps dans tous ses états 6 PhilippeTurchet T.F.Com éd.31 ESSAI Q.Vivre, aimer et mourir en Nouvelle-France 10 André Lachance Libre Exprès.32 BKX3RAPH.C’est comment l’Amérique ?4 Frank McCourt Belfond 33 JEUNESSE Quand les grands jouaient à la guerre « 9 Iléna F.- Gruda Actes Sud 34 JEUNESSE 6 Gilles Tibo Qc/Amérique 35 PSYCHO.Les manipulateurs sont parmi nous « 131 I.Nazare-Aga L'Homme 36 SPIRITU.L’amitié avec Dieu 7 Neale D.Walsch Ariane 37 POLAR La ville de glace « 10 John Farrow Grasset — 38 ROMAN Q.Les gens fidèles ne font pas les nouvelles CjjbrairesMxD^ 52 Nadine Bismuth Boréal 39 SEXUALITÉ 6 Joseph Cohen Kônemann 40 |b.d.Garfield n' 30 - Dur de la feuille 2 Jim Davis Dargaud Livres -format ooche 1 FICTION 1 Scheer A Dartton Fleuve Noir 2 ROMAN Q.La petite fille qui aimait trop les allumettes * 14 Gaétan Soucy Boréal compact 3 ROMAN L’alchimiste 217 Paulo Coelho J'ai lu 4 ROMAN Le journal de Bridget Jones * 13 Helen Fielding J'ai lu 5 ROMAN ^Comment voyager avec un saumon 11 Umberto Eco LGF V : Coupa de coeur RB wm^mÊÊÊÊm : ière semaine sur notre liste ^ _.nomhki- de semaines DEPUIS LEUR PARUTION www.renaud-bray.com Les deux grandes menaces de Vapprovisionnement en eau potable sont le surpeuplement et la pollution Le peintre de la vie SUITE DE LA PAGE I) 1 «[.] l’eau est notre bien à la fois le plus précieux et le plus abondant.Il y a plusieurs années, Adam Smith faisait remarquer que l’eau, indispensable à la vie, ne coûte rien, alors que les diamants, inutiles pour la vie, valent très cher», écrit de Milliers, par ailleurs originaire d’Afrique du Sud.Le monde n'est donc pas à court d'eau, mais il pourrait se retrouver bientôt, si on n’y veille pas, en situation de pénurie d'eau potable.«Le problème avec l’eau — et il existe bel et bien un problème —, c'est qu ’on ne peut absolument pas en fabriquer davantage, écrit de Milliers.Iln’yen a pas moins, bien sûr, mais pas plus pour autant — la quantité d’eau sur la planète est actuellement la même qu'à l'époque préhistorique.» Joint par téléphone à Halifax où il demeure, de Milliers croit que «la situation deviendra pire avant de s'améliorer» puisque la conscience mondiale n’est pas encore bien éveillée à l’ampleur des problèmes hydrauliques qui l’attendent.Universelle et indispensable, l’eau n’est pas appréciée à sa juste mesure, croit de Milliers.La conservation et l’arrêt du gaspillage devraient s'imposer comme des solutions évidentes aux problèmes de pénurie d’eau.Pourtant, en Jordanie, où les pluies sont rares, près de 35 % de l'eau potable se perd en fuites, dues à un réseautage déficient ou périmé.Hommage à l’ingéniosité De Milliers conclut qu'une augmentation du prix de l’eau aurait un impact positif sur sa conservation et favoriserait la construction d'un meilleur réseau de distribution.Lorsqu'il était enfant et vivait en Afrique du Sud, Marq de Milliers avait une admiration sans bornes pour son grand-père, un fermier.Grâce à différents systèmes — puits, irrigation et drainage —, ce dernier arrivait à arroser un carré de terre qui donnait à la famille de délicieuses fraises bien rouges.Au delà du cri d’alarme, le livre de Marq de Milliers rend aussi hommage à l’ingéniosité des hommes qui ont, pour le meilleur et pour le pire, MM JS t AÇitA li 91 tenté d’amadouer les cours d’eau pour satisfaire leurs besoins.En fait, 97 % de l’eau de la planète est salée, donc impropre à la consommation, la seule eau douce disponible provenant des précipitations et du ruissellement de ces eaux en lacs, en fleuves et en rivières, sur la terre.Mais encore faut-il que cette eau soit consommable.D'un point de vue strictement comptable, c’est le Brésil qui «possède le plus d’eau, détemnt un cinquième de toutes les ressources mondiales.Les différents pays de l’ex-Union soviétique sont collectivement deuxième, avec 10,6 % de l'eau douce mondiale.La Chine (5,7 %) et le Canada (5,6 %) sont respectivement troisième et quatrième».Mais une telle évaluation ne tient aucunement compte des besoins de la population de ces pays, de l’inaccessibilité des fleuves, des lacs et des rivières, comme en Sibérie, ou encore de l’impossibilité de déplacer l’eau de l’Amazonie, par exemple, parce qu’elle est indispensable à la survie de la forêt amazonienne, elle-même poumon de la planète.Elle ne tient pas compte non plus du fait qu'en Chine, l’eau du fleuve Jaune est parfois telle ment ixilluée qu’elle ne peut même plus servir à l'agriculture, qui produirait des légumes contaminés.Les pénuries d’eau sont évitables, dans la mesure où l’on y joint la volonté politique Les Presses de l'Université Lavai Les Éditions de l’IQRC Raoul Dandurand le sénateur diplomate Mémoires 1861-1942 xviii-352 pages 25$ I %üo\â ‘Dandurand Ii#S i.Rsm>,sKsm: n \i\ eksité i av.vl INSTirtîT QLÊHÉCOIS DI.S U.U TKSÉTUDES INTEKNATIONALRS Téléphone : (418) 656-7381 Télécopieur : (418) 656-3305 Dominique.Gingras@pul.ulaval.ca httpMAvww.ubval.ca/put t Uude Vailbixotiri Claude Vaillançoiirt Les onze fils roman.M9 p.2$ $ I )u débarquement de Normandie aux drames de la fin du millénaire, de Montréal à New York à Venise, de la (orét de I de de Vancouver à celle d’Anticosti, des palaces de millionnaires aux ruelles fréquentées par les junkies, ce roman nous emporte à travers plus de cinquante ans d histoire et revisite le passe.t# Les onze fils p mi 1 >5!< lui En fait, les deux grandes menaces de l’approvisionnement en eau potable sont le surpeuplement et la pollution, résume de Milliers.Ils sont donc nombreux, ceux qui commencent à crier à la crise de l’eau.Ismail Serageldin, vice-président de la Banque mondiale pour les affaires de l’environnement et président de la Conunission mondiale pour l’eau, déclarait il y a quelques années que «les guerres du XXI siècle seront des combats pour l’eau».L’Etat d’Israël, par exemple, où l’eau est très rare quoique très bien conservée, tire son eau du Jourdain.Cette simple donnée pourrait compromettre le plan selon lequel elle doit rendre le Golan, plateau arrosé par le Jourdain, aux Syriens.L’Egypte, dont la population s’accroît de un million d’habitants tous les neuf mois, vit en aval de l’Ethiopie, où coule aussi le Nil bleq.Vulnérable en ce qui a trait à l’eau, l’Egypte a déjà annoncé qu’elle était «prête à se battre contre quiconque tenterait en aval d’altérer le débit du fleuve», par des barrages ou autrement L’ouvrage de Marq de Milliers, très documenté, rend des témoignages plus optimistes sur l’avenir de l’eau, comme celui d’Eugen Stakhiv, de l’US Army Corps of Engineers, qui dit avoir confiance en la technologie et en l'inventivité humaine pour régler le problème de l’eau, ou encore celui du Canadien James Cran, qui conçoit des sacs géants qui transporteraient iniper-méablement l'eau à travers les mers.Des problèmes solubles Pour sa part, de Milliers croit que les pénuries d’eau sont solubles, c’est-à-dire évitables, dans la mesure où l'on y joint la volonté politique et les investissements nécessaires.Si ce n’était de son coût et de la consommation majeure d’énergie qu’il entraine, le dessalement de l’eau de mer serait de loin le moyen privilégié d’abreuver en eau pofable les régions assoiffées du globe.A l’heure actuelle, il est encore plus économique pour la Californie de détourner l’eau du Colorado à travers les montagnes que d’exploiter une usine de dessalement sur la côte.Une fois la ferme de son grand-père vendue.Marq de Milliers a revisité la terre qu’il avait habitée dans sa jeunesse et constaté que le sol n’y dégageait plus que des nuages de poussière.Plus de fraises, désormais, dans ce sol aride.Même du temps de son grand-père, on avait un jour dû abattre les animaux de la ferme, atteints par la sécheresse ambiante.Depuis, Marq de Milliers a déménagé au Canada, où il demeure depuis les années 60.Mais même dans ce pays aux abondantes ressources en eau, il n’a pas oublié la précarité des fraises de son grand-père.«Ici, au Canada, le principal enjeu est de décider si l’on veut ou non exporter de l’eau», dit-il.Il est peut-être temps que cette conscience de l’eau nous atteigne nous aussi.L’EAU Marq de Milliers Traduit de l’anglais par Olga Abeillé et Antonina Roubichou-Stretz Solin-Actes Sud-Leméac Arles-Montréal, 2000,448 pages CHARDIN Sous le direction de Pierre Rosenberg Réunion des Musées nationaux de France Paris, 1999,357 pages Illustré Cette publication est en fait le catalogue de la rétrospective Chardin qui s’est tenue l’automne dernier au Grand Palais à Paris.Réalisée sous la gouverne de Pierre Rosenberg, président-directeur du musée du Louvre et membre de l'Académie française, ce catalogue, et l’exposition qu’il accompagne, est le fruit de la collaboration des diverses institutions de renommée internationale: la Réunion des musées nationaux de France, le Kunstmuseum et Kunsthalle de Düsseldorf, la Royal Academy de Londres et le Metropolitan Museum of Art de New York.C’est sur les cimaises du Met que l’exposU tion terntinera son itinérance à compter du 19 juin prochain.Elle y tiendra l'affiche jusqu’au 17 septembre 2000.Jean-Siméon Chardin fut l'un des plus fabuleux peintres et pastellistes français du XMIIL siècle.Bien que n’ayant jamais fréquenté l'Académie royale de peinture et de sculpture, il y fut agréé et reçu en qualité de «peintre dans le talent des animaux et des fruits» tant son talent était exceptionnel.Comme aucun autre artiste de son époque, Chardin a su révéler toute la beauté des objets usuels, cruches, chaudrons et ustensiles, et toute la profondeur des scènes de la vie quotidienne, dans un vocabulaire plastique simple, sobre mais néanmoins convaincant, avec un pinceau d’une grande sensibilité.Comme la majorité des ouvrages publiés par la RMN, ce catalogue est fort beau, élégamment présenté et se veut la somme la plus complète, à ce jour, des connaissances sur ce peintre français, spécialiste de la nature morte et de la scène de genre dans la tradition néerlando-flamande.les textes qui précèdent le catalogue sont fort intéressants et instructifs, notamment celui de Marie-Laure de Rochebrune sur les objets de céramique et de verre dans la peinture de Chardin.I.e catalogue, quant à lui, est très bien fait et repose sur le rigoureux appareil méthodologique auquel on est en droit de s'attendre de la part d’un groupe de chercheurs chevronnés.Par contre, on n'y apporte que bien peu de nouveautés par rapport au catalogue de l’exposition de 1979 (présentée au Grand Palais à Paris ainsi qu’aux musées de Cleveland et Boston, et dont la réalisation avait été assurée par Pierre Rosenberg).Le spécialiste n’y fera pas de découvertes majeures mais l'amateur d'art sera certainement largement satisfait de découvrir, ou de redécouvrir, un admirable [jetit maître du XMÏÏL siècle.1999 marquait le tricentenaire de la naissance de Chardin: l’occasion était par conséquent bien choisie de rendre hommage à ce magicien du quotidien.Et les plus chanceux auront toute la belle saison pour se rendre dans la Grosse Pomme afin d’y découvrir de visu le charme désuet des belles laitières et des gouvernantes bien en chair qui peuplent les scènes de genre de ce poète de la couleur.Marie Claude Mirandette Textes Anne Hébert b Lecture Patricia Nolin Musique Michel Garneau anml Conseiller au chqjx des textes François Charro emvAL DE LA UtttVatuilf V mün/Di ALE , A MONTREAL : Les 12, 13 et 14 mai au Lion d'Or Réseau Admission : (514) 790-1245 Librairie du Square : (514) 845-7617 A QUEBEC : Les 15 mai et 16 mai à la Chapelle du Musée de l’Amérique française Réservation obligatoire : (418) 643-2158 Réseau Billetech : (418) 643-8131 UNEO G ceo GROUPE Renaud-! » »« .vr y I IÆ DEVOIR Télé Québec P i: MON D'OR t 4 1 i LE I) E V U I H .LES SA M EDI li ET DI M A X (' Il E M Al 2 tl 0 0 I) :i Livres ROMANS QUÉBÉCOIS L’autre, c’est quelqu’un Robert Ch a r t r a n tl LA TIERCE PERSONNE Serge Lamothe L'Instant même 2000, Québec, 186 pages La Longue Portée, le premier roman de Serge Lamothe (1998, L’Instant même), était difficilement classable.Il y avait au départ un climat de suspense.Enfermé dans une chambre d’hôtel, un homme d une quarantaine d’années, armé, apparemment traqué, attendait un certain Stephen Galaczy; Charles Godin voulait venger la mort de Nadia, la maîtresse de Galaczy qu’il lui avait ravie: elle avait absorbé une surdose de «datura», un narcotique que les habitués appelaient «l’herbe du diable».C’était douze ans plus tôt.Depuis, Godin avait longuement mûri ce qu'il appelait son «plan».En attendant sa victime, il écrivait une lettre-fleuve à son fils Simon, l’enfant qu’il avait eu avec Nadia, pour lui expliquer son absence et, par la même occasion, mettre de l’ordre dans sa vie.La Longue Portée devenait alors une confession intime puis le portrait d'une certaine jeunesse des années 70, de la dérive de .Charles et de ses amis réunis dans une petite commune des Cantons-de-l’Est, la «Tribu», où, par les drogues et diverses mystiques, ils cherchaient à se fabriquer un idéal aux antipodes de la réalité où tout ?n’est que mercantilisme et duperie.Si je rappelle aussi longuement ce premier roman de Lamothe, c’est que La Tierce Personne, sans en être l'exacte suite, en est le prolongement.On peut sans doute se contenter de lire celui-ci, mais certains passages paraîtront alors particulièrement déroutants, d’autant que le narrateur, ici, a intérêt à dissimuler.On y retrouve, présentés sous un éclairage différent, les mêmes personnages que ceux de Im Longue Portée.Li rencontre de Godin et de Galaczy aura enfin lieu, mais on découvrira que c’était un piège préparé par une tierce personne.Il s’appelle Mathieu Arbour, c’est le frère de Luc, un des membres de la Tribu, mort lui aussi d’une surdose.Mathieu, lui, n’a rien d’un marginal révolté.Il ressemble plutôt à ces adultes que les jeunes de la Tribu ne voulaient pas devenir.11 se dit banal, un homme rangé qui a été jusqu’à récemment le prototype du battant: un patron intransigeant et manipulateur, un homme d'affaires sans scrupules, un mari tranquille et.un mauvais père.Comme l'avait fait Charles Godin dans La Longue Portée, il va se raconter à son tour.Il soliloque — impossible de déterminer s’il parle ou s’il écrit — en interpellant parfois un interlocuteur non identifié, imaginaire sans doute, qu’il désigne par un simple «vous».Nous sommes ici aussi dans un huis clos: Mathieu, devenu aveugle à la suite d'un accident tout à fait «familial», est enfermé dans ce qui peut être un hôpital psychiatrique ou une prison, un de ces lieux où on surveille et punit.L’homme rangé est devenu un criminel, un «sujet» pour ceux qui l’observent à travers une glace sans tain et guettent ses aveux.Un frère mythique C’est que Mathieu — on l'apprend au fil de son récit — a raté sa vie.Il y a chez lui une faille, une blessure jamais guérie depuis son enfance: le souvenir obsédant de son frère Luc qui fut, à l'en croire, un être étrange et génial, de la race des grands poètes maudits.Luc aurait brusquement commencé à parler à six ans, appris à lire en un mois; comme le jeune personnage de La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy, il a alors lu Spinoza — mais Mathieu ne va pas jusqu’à affirmer qu'il a appris sa syntaxe dans les mémoires du duc de Saint-Simon.Luc avait même des pouvoirs surnaturels, il était un peu voyant et un peu chamane.Et il avait la manie — ou le don — de disparaître.Comme leur mère ne s’occupait d’eux que pour les priver de jouets et que le père n'était qu’une silhouette fantasque, c’est Mathieu qui devait retrouver son frère et le tirer d'embarras.Luc, qui se drapait dans «la solitude, cette ascèse obligée de la parole inhabitable», avait également des dispositions pour l’écriture: ses très courts poèmes, cités par Mathieu, sont bien frappés.Ils tiennent du haïku ou de la maxime.Puis, à 20 ans, Luc est parti.Mathieu évoque leur jeunesse, leurs jeux, mélange de souvenirs et de rêves: lui le sombre, Luc le lumineux.Et si, à 40 ans, Mathieu décide de disparaître à son tour, ce n'est pas pour imiter ce frère mythique mais pour venger sa mémoire.Mathieu abandonne tout: femme, enfants, auto.Il se dépouille pour mener à bien ce qu’il estime SERGE LAMOTHE La TIERCE PERSONNE Linshnit meme être sa mission.Il devient une sorte de Diogène moderne, cynique et vengeur.«]e cherche un homme», dira-t-il, menaçant.Mathieu, tout au long de sa vie, aura toujours été la tierce personne qui s’est immiscée dans les intimités des autres: celles de Nadia et son frère Luc, de Simon et son grand-père, Charles Godin, et de Stephen Galaczy.C’est un personnage bien étrange, aussi machiavélique que le Verkhvenski des Possédés de Dostoïevski, auquel il est fait allusion dans un des sous-titres du roman.Mais l’étrangeté est partout dans La Tierce Personne.Dans l’amalgame des souvenirs et des rêves du narrateur.Et surtout, peut-être, dans le paysage imaginaire de tous les personnages, qui ressemble à un grenier où seraient entassés en désordre les repères les plus hétéroclites.Si nous sommes de toute évidence au Québec, ce «pays incertain» où 1980 fut «l’année de la Grande Moiteur», les personnages, eux, dans leurs rêves, leurs ambitions et leurs désirs, sont toujours tournés vers ailleurs.Tout ce qui les fait vibrer, leur paraît désirable ou effrayant est exotique ou étranger, de quelque manière.Ainsi, Luc, qui rêvait de pouvoir lire tous les livres, a emprunté à la bibliothèque de Jasperville — Lennoxville?— les livres anglais d’abord, puis les allemands, et, enfin.les français; son père, amoureux fou d’une Montagnaise, mythifie la Côte-Nord en faisant croire à ses fils qu'il s'agit du Delaware; la pègre avec laquelle fraie Mathieu est iranienne comme Tahéré, sa propre femme; lorsqu’il se laisse aller à un peu de spontanéité, il s’exclame en anglais; le titre qu’il a donné au recueil de poèmes de son frère Iaic qu’il aime tant, c’est Disappearance of a Charismatic Leader, etc.Il n’est pas nécessaire de faire une lecture «politique» du roman de Serge Lamothe pour constater que l’identité de chacun de ses personnages est un immense vide.Pour le meubler, ils semblent n'avoir d’autre choix que de jeter leur dévolu sur d’autres langues, d’autres pays, d’autres imaginaires.Ici, c’est nulle part, et eux ne sont personne.Ils sont aliénés, comme on le disait naguère des peuples colonisés.Le destin du jeune Simon est particulièrement révélateur à cet égard.Le fils de Nadia, cet enfant de l’amour flou dont le père pourrait aussi bien être Charles Godin que Die Arbour oq Stephen Galaczy, a grandi à Nassau et ira étudier aux Etats-Unis.Cet aliéné de naissance va sûrement réussir sa vie.Difficile de dire si Serge Lamothe a voulu ses personnages à ce point étrangers à eux-mêmes ou s’ils sont imposés au fil de l’écriture.La Tierce Personne est, si l’on peut dire, un suspense ontologique infiniment plus riche en énigmes qu’en solutions comme le sont, à leur manière, les livres de Gaétan Soucy et de Pierre Yergeau.rchartrand@ videotron.ca Marcotte LE LECTEUR DE POÈMES COLLECTION PAPIERS COL.LES Dix études portant sur quelques-unes des plus grandes oeuvres poétiques de notre époque.Hommage à la poésie, ce livre est aussi un hommage à cette autre chose devenue tout aussi rare peut-être : la lecture.216 pages • 25,95 $ www.editionsboreal.qc.ca Boréal Oui m 'aime me //,
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