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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-06-24, Collections de BAnQ.

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E DEVOl LES LIVRES Balades littéraires: L’Enquête, de Louis Hémon Page D 1 LES ARTS Incursion dans l’avant-garde du jazz Page C 1 V « l .X C 1 N "14 2 L E S S A M EDI 24 E T I) I M A X (’ Il E 2 5 .1 lT I X 2 O O O i .!» r> s T A X E S _ Les couleurs de la Saint-Jean JACQUES NADEAU LE DEVOIR «MPI NATHALIE, Jessica, Jessie, Vanessa et Myriam, danseuses à l’école Louise-Lapierre, se préparaient hier à jouer leur rôle de squeegees dans le cadre du défilé de nuit de la Saint-Jean, un défilé tout en couleurs cette année.Nos informations en page A 2.Des antibiotiques aux gènes La révolution génétique est en voie de chambarder le rôle du médecin, qui ne verra plus la maladie de la même façon.Après les antibiotiques, les connaissances sur le génome humain renferment d’immenses promesses dans le diagnos- Li révolution tic et la prévention de j.if » certaines maladies.C’est ce que nous explique aujourd’hui, en page Idées, le docteur Pavel Hamet, directeur de la recherche au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.¦ À lire en page A 9 LES SÉRIES DU DEVOIR Vivement l’été ! été n’est là que depuis quelques jours, mais les journalistes du Devoir sont au travail depuis des semaines pour vous permettre d’y goûter pleinement.Déjà, on aura pu lire avec curiosité les premiers textes de la série Destinations d’un jour publiés tous les vendredis en page Plaisirs.Chaque semaine, nos journalistes vous proposeront une activité pour toute la famille à moins d'une heure et demie de Montréal, de Québec ou de Hull.Les maringouins sont en sus.Tous les week-ends, vous pourrez rendre visite à quelques-uns de nos artistes dans leur milieu de vie grâce à la série Un lieu, un créateur publiée dans le cahier desdrfc.À la une du cahier livres, nous vous invitons à découvrir divers textes jusqu’ici méconnus d’auteurs qui ont pourtant marqué l’histoire littéraire du Canada français.Arthur Buies, Octave Crémazie, François-Xavier Carneau, Louis Hémon et quelques autres dont nous avons déniché des chroniques, des nouvelles, des essais, des récits oubliés ou négligés, mais qui présentent encore aujourd’hui beaucoup plus qu'un intérêt strictement historique et incitent à revoir quelques idées reçues sur la littérature d’ici au XK' siècle, moins poussiéreuse qu'on ne le pense.Dans le même cahier Livres, vous vous laisserez transporter dans différents pays du monde à travers les évocations d’écrivains de chez nous, grands voyageurs devant l’Eternel, qui ont livré leurs impressions à Aline Apostolska.Dans une autre série hebdomadaire, nos photographes et correspondants en poste à Québec et à Ottawa vous feront visiter des Lieux de pouvoir, ces salles, résidences secondaires, terrasses privatives où se sont déroulés des événements qui ont marqué notre vie politique des dernières décennies.Le rendez-vous est fixé tous les mercredis en page Horizons, qui lance le second cahier.Pendant ce temps, nos collègues de la section Économie se livreront à un exercice semblable à Montréal, haut lieu de ces déjeuners discrets entre grands de notre petit monde de la finance.L’équipe vous fera aussi rencontrer quelques-uns de nos jeunes entrepreneurs québécois de la nouvelle économie du Net.Puis, vous remonterez le temps dans une série de quatre textes rappelant quelques grands moments oubliés de l’histoire économique du Québec du dernier siècle.Tout cela dans nos pages économiques, les jeudis et samedis.VOIR PAGE A 10: ÉTÉ Le Devoir ne sera pas publié lundi en raison du congé de la Fête nationale INDEX N Annonces H 7 Idées .A9 OOSSaSSS ' Avis publics.A6 Monde .A7 Bourse B 6 Mots croisés .B 8 Carrières A4 Météo .B 2 Économie B 1 Plaisirs B 10 Os Éditorial A8 Politique .A6 o> Fonds B 4 Sports .B 9 L’échec de Meech, dix ans plus tard Mulroney : l’histoire jugera durement «Chrétien et ses alliés» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Brian Mulroney L’esprit de l’accord est vivant, la réconciliation en moins MICHEL VENNE LE DEVOIR Ly Accord du lac Meech n’est pas tout à fait mort r en 1990, selon Brian Mulroney.«Dans le fond, on vit un peu avec Meech aujourd’hui», dit-il à l’occasion d’une rare entrevue cette semaine.Selon lui, les principes contenus dans cette entente sont de plus en plus respectés au Canada, y compris la reconnaissance du Québec comme une société distincte.Mais le «sabotage» de cette entente par un petit groupe de politiciens dont faisait partie Jean Chrétien, ajoute-t-il sur un ton accusateur au cours de cet entretien avec Le Devoir, a privé le pays du bénéfice le plus précieux que cet accord durement arraché aurait pu offrir: la signature du Québec au bas de la Constitution canadienne.Cette signature, elle aurait représenté la réconciliation «dans l’honneur et l’enthousiasme» entre le Québec et le reste du Canada.Elle aurait permis au Québec «de se sentir accepté» à l’occasion d’une grande cérémonie officielle.Élle aurait eu «un effet dévastateur sur le mouvement souverainiste au Québec» qui n'aurait pu, par la suite, invoquer comme un argument en faveur de l’indépendance l’illégitimité de la Loi constitutionnelle de 1982.L’ancien premier ministre est impitoyable envers «Jean Chrétien et ses alliés», en particulier le premier VOIR PAGE A 10: MEECH Chrétien ne regrette rien Jean Chrétien CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Dix ans jour pour jour après l’échec de l'Accord du lac Meech, Jean Chrétien ne regrette rien.De passage à Paris pour la troisième et dernière journée de sa visite officielle en France, le premier ministre a déclaré qu’il avait ses raisons à l’époque de s’opposer à l’Accord du lac Meech, qui tentait de réconcilier le Québec et le Canada.Le premier ministre estime de toute façon qu’U ne faut plus regarder le passé.Jean Chrétien inaugurait hier à la Sorbonne une nouvelle chaire d’études canadiennes.Dans la salle où Lucien Bouchard avait prononcé un discours deux mois plus tôt, le premier ministre a vanté le multiculturalisme canadien devant environ 300 personnalités françaises et canadiennes, dont Hubert Reeves et Julie Snyder.«Pourquoi regarder et discuter du passé?Moi, je vis dans un pays qui va bien et qui progresse», a-t-il déclaré en conférence de presse.Selon Jean Chrétien, «la solution canadienne est bonne» et l’adoption de l’Accord du lac Meech n’aurait rien changé.«Les séparatistes seraient demeurés des séparatistes.Ils étaient opposés à Meech.Ils ont voté contre à l’Assemblée nationale.Ceux qui veulent faire la séparation du Québec, c’est VOIR PAGE A 10: CHRÉTIEN ¦ Lire aussi en page A 4 Gil Rémillard au Devoir: de la société distincte à la mondialisation L Gil Rémillard Lucien Bouchard ?Lucien Bouchard : il ne reste plus que la souveraineté Le vote de l’Alliance se déroule dans un climat de confusion FESTIVAL DE 4 au cœur des mots MANON CORNELLIER ENVOYÉE DU DEVOIR À CALGARY Le nombre de membres de l'Alliance canadienne qui ont dû être rayés de la liste de la région de Gaspé n’est pas de 700, comme l’affirmait en s’excusant le candidat à la direction du parti, Torn Long, mardi, mais bien de 1400, soit la moitié des personnes recrutées par son équipe, ont reconnu hier les deux coprésidents de la formation, Clayton Man-ness et Ken Kalopsis.De plus, d'autres membres auraient été rayés des listes du parti dans d’autres régions du pays, mais les deux hommes ont systématiquement refusé d’en préciser le nombre, prétendant, d’un côté, ne pas le connaître et, de l'autre, qu'il était «infinitésimal comparativement au nombre total de membres, qui est d’environ 200 OOO».Ils n’avaient pas non plus pris de mesures pour corriger d’autres irrégularités relevées dans la ré- gion de Calgary, personne n’ayant porté plainte.Un enquêteur privé, embauché par le député Deepak Obhrai.a découvert au moins 18 adresses données par des gens qui n'y résidaient pas.Un autre député albertain, Art Hanger, a pour sa part constaté une flambée du membership dans son comté.Quant aux problèmes techniques qui troublent la tenue du vote téléphonique depuis mercredi et menacent le vote dans les bureaux de scrutin aujourd’hui, ils n’étaient pas encore complètement résolus hier.Malgré tout, les deux présidents ont dit qu’ils étaient «heureux du déroulement du vote téléphonique jusqu’à présent», 25 000 des 70 000 électeurs qui ont accès à cette méthode ayant exercé leur droit hier midi.Dans le cas de Gaspé, M.Kalopsis a soutenu que les 700 adhésions douteuses supplémentaires avaient été retracées par l'équipe de Torn Long, qu'il a pris soin de féliciter pour son intégrité.Par contre, VOIR PAGE A 10: ALLIANCE Tous les lundis du 31 juillet au 28 août 2000 Jm M m ; REUTERS La confusion aura sérieusement marqué la préparation du congrès de l'Alliance à Calgary.CANADIAN ALLIANCE # CANADIÏ NNI M Maison des Arts de Laval 1395, boul.de la Concorde ouest.Laval Billet en vente - Maison des Arts de Laval (4S0) 667-2040 et Réseau Admission au (514) 790-1245 É»®*"" UUKYOm FffSï LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET D I M A N C H E 25 J L' I \ 2 O O O A 2 • L E S A C T U A LIT E S • Délégation générale du Québec À Paris, qui donc pourra faire contrepoids à Raymond Chrétien ?CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS O i le Canada a besoin d’envoyer un poids lourd ^ O comme Raymond Chrétien en France, c’est peut-être parce que le Québec est plus présent politiquement qu ’on ne le pense.» C’est en ces termes que le délégué général du Québec à Paris, Michel Lucier, brisant le mutisme qu'on a toujours exigé de lui, a exceptionnellement commenté jeudi l’annonce officielle de son départ, le 1" octobre prochain.Alors que les rumeurs semblent confirmer que l’ambassadeur canadien à Washington, Raymond Chrétien, sera bientôt nommé à Paris, on ne sait pas qui succédera à Michel Lucier.Ce dernier aurait probablement préféré attendre sa retraite dans un an pour partir.Mais il deviendra sous-ministre adjoint à l’Immigration dans trois mois.Pour le reste, Michel Lucier s’en tient au silence que lui ont toujours imposé ses fonctions.Alors que l’ambassadeur canadien, Jacques Roy, poursuit littéralement les journalistes, le délégué se refiise même à commenter les réductions d’effectifs qui semblent être pour l’instant la seule réponse québécoise à l’action tous azimuts d’Ottawa dans la capitale française.Le nouveau délégué qui entrera en fonction en octobre devra en effet faire face à l’imposante présence canadienne (trois fois plus d’employés que La délégation et encore plus d’argent) avec trois postes en moms à la culture, à la coopération multilatérale et au cabinet du délégué.Un autre poste, aux communications, est aussi en suspens.Le délégué refuse de faire le bilan public de son mandat.Disons tout de même qu’on lui doit la signature de six ententes régionales avec les principales régions françaises, dont la seule entente avec Rhône-Alpes envoie chaque année quelque 400 étudiants au Québec.Nommé au moment où la gauche arrivait au gouvernement, le délégué a d’abord ramassé les pots cassés du référendum de 1995.D a ensuite développé un réseau de contacts parmi les nouveaux ministres.Un travail plutôt réussi.Hier, les chefs des partis de gauche ne se sont pas déplacés pour rencontrer Jean Chrétien en visite officielle à Paris.Nommé directement par son ami Lucien Bouchard, Michel Lucier a été pendant des années son sherpa auprès de la Francophonie.Faut-il y voir la source des frictions qui Tont régulièrement opposé à la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin?Il est de notoriété publique que les deux s’ignorent et ne partagent pas leur carnet d’adresses.A côté de ses prédécesseurs, le très effacé Claude Roquet et l’inexistant Marcel Masse, Michel Lucier a été perçu par la plupart des observateurs français comme l’un des délégués québécois les plus présents et les plus actifs.Une présence qui reste malgré tout sans commune mesure avec les gigantesques moyens de l’ambassade.Reste à savoir qui viendra faire face à Raymond Chrétien, un ambassadeur qui n’a ni la délicatesse des salons parisiens ni la langue dans sa poche à ce qu’il faut croire.A Washington, il n’a pas hésité à appuyer ouvertement l’élection du démocrate Al Gore.Les spéculations vont bon train sur le nom de l’éventuel successeur qui devra affronter le nouveau poids lourd du Canada à Paris.Les noms de Marie Malavoy, vice-présidente du PQ, Pierre Lampron, président de TV5-Amérique, Yves Duhaime, directeur de cabinet de Boutros Boutros Ghali, ont été évoqués.Certains ont même cité Jean-François Li-sée, pourtant en disgrâce au Parti québécois.La date du départ de Michel Lucier a probablement été repoussée en octobre pour se donner le temps de trouver la perle rare prête à faire plus avec moins.Fête nationale du Québec Un hommage à la culture autochtone Une troupe de danseurs mohawks en vedette du défilé SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Qui aurait cru, en pleine crise d’Oka il y a dix ans, que des Mohawks participeraient un jour à la Fête nationale québécoise?Mieux, qu’un groupe de musiciens de Kahnawake serait mis à l’honneur dans le défilé de la Saint-Jean?C’est pourtant précisément ce qui s’est produit hier soir, avec la présence haute en couleur du groupe Les gardiens de la porte de l’Est Chaque année, dans le défilé de la Saint-Jean, un ou deux groupes de musiciens ou de danseurs est particulièrement mis en valeur.C’était la communauté chinoise il y a deux ans, les Caraïbes l’an dernier.Et puis cette année, grande première, l’honneur est allé à la communauté mohawk.«Ce qui est inédit, c’est la présence de Mohawks identifiés comme tels», affirme le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Guy Bouthillier.Il y a de la réconciliation dans Tair.«Il nous paraissait important que des gens de là-bas soient présents.En plus, cette année 2000 est la dixième après les événements d’Oka de juillet 1990, poursuit-il.Nous voulions que tout le monde sache que, dix ans après, l’esprit des rapports a changé à tel point qu ’ils acceptent de fêter avec nous.» Une main tendue vers la communauté mohawk s’imposait, d’autant plus que Tan prochain marquera le 300e anniversaire du traité de la Grande Pane de Montréal, signé un certain 4 août 1701.Ratifié par les gouvernants de la Nouvelle-France et une quarantaine d'Amérindiens, «ce traité a permis le maintien de la paix en Amérique du Nord.C’est un grand document diplomatique [.].C’est un moment capital dans l’histoire des rapports humains en Amérique du Nord», affirme-t-il.Un tableau rendant hommage à la culture autochtone dépeignait d’ailleurs la signature du fameux traité dans le défilé d’hier soir.La communauté mohawk a interprété l’invitation de la Société Saint-Jean-Baptiste comme une tentative de réconciliation.Torn Dearhouse, responsable des relations publiques au conseil de bande mohawk de Kahnawake, qui participait hier à la réception donnée à l’hôtel de ville en présence du premier ministre Lucien Bouchard et du chef de l’opposition Jean Charest, y voit ce qui pourrait être le début de nouvelles relations.«On parle de réconciliation et cela fait du bien à entendre.Mais ce ne sont que des mots.Nous devrons voir les gestes dans l’avenir.Si je crois que cela pourrait être un nouveau départ?Oui, je le crois.[.] Nous avons nos différences, mais nous devons maintenant passer à autre chose de manière respectueuse.» Entre autres choses, il envisage d'inviter des membres de la Société Saint-Jean-Baptiste au traditionnel pow-wow annuel mohawk.Le chef du conseil de bande mohawk de Kahnawake, Joe Norton, n’était pas présent hier soir, étant en voyage à l’étranger pour des raisons personnelles.Mais avant d’être politique, la participation des Mohawks au défilé d’hier était surtout artistique.Tom Dearhouse a aussi souligné qu’il était d’abord venu pour encourager le groupe Les gardiens de la porte de l’Est Même chose pour le groupe lui-même, qui ne voit dans sa participation aucune manifestation de patriotisme québécois.«Nous avons toujours participé à des festivités d'autres nationalités», affirmait Ni:Ne McComber, cogérante de la troupe.«/Wr nous, c’est une manière d’être amical et de renouveler nos amitiés.» , JACQUES NADEAU LE DEVOIR Eric Lapointe et Luce Dufault photographiés tandis qu’ils répétaient en prévisjion du grand spectacle de demain au parc Maisonneuve.U4t * TÆ *4 M Rappel aux propriétaires d’armes à feu J Le 15 juin, la Cour suprême du Canada a confirmé que la Loi sur les armes à feu est constitutionnelle.si vous possédez des armes à feu, vous aurez besoin d'un permis avant la fin de cette année.MULRlCHAftD ItM • 01 • 01 hit a if a 4/0 BLEUS TOC* pouvons vous aider.Une équipe se rendra près de votre localité pour vous aider à remplir votre formulaire et prendre la photo pour votre permis.Pour plus d'information et pour obtenir des formulaires et de l'aide à les remplir : 1800 731-4000 www.ccaf.gc.ca Canada 4 H LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JUIN 2000 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Un ancien bâtonnier du Québec radié durant trente jours L’avocat a été insouciant et négligent avec un client LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Un ancien bâtonnier du Québec, Bernard E.Blanchard, a été radié cette semaine par le Tribunal des professions pour une période de 30 jours pour «insouciance» et «négligence» à l’endroit d’un client qui lui avait versé une somme de 35 000 $ en fidéicom-mis qui a été perdue parce que dépensée au delà du délai convenu par contrat Le tribunal a en outre imposé à M' Blanchard de rembourser, outre les débours de première et deuxième instances, la somme de 35 000 $ qui lui avait été confiée et qu’il a dépensée sans tenir compte, selon le tribunal, de ses obligations de fiduciaire.L’histoire commence le 7 mars 1996 alors que Pierre Giroux, qui agissait pour Gestion Algir, et Roland Saba, agissant pour Saba International, une société dont le siège social est aux îles Caimans, signent une entente en vertu de laquelle Giroux veut emprunter quelque 2,3 millions, garantis par l’immeuble en cause, situé à Longueuil, au 3180 du chemin Chambly.Selon cette entente, Giroux a versé 35 000 $ en fidéicommis à M': Blanchard le même jour pour l’obtention des fonds et des garanties collatérales qui lui seront remboursées à même le versement de capital, le cas échéant Si le capital n’est pas déboursé au bout de 90 jours par Saba, le fiduciaire doit remettre l’argent à Giroux.M‘ Blanchard versera finalement une somme de 20 000 $ US à M.P.International le 10 juillet 1996 et une autre somme de 4000 livres sterling à Anglo American Ventures après le délai de 90 jours stipulé au contrat.Dans un premier temps, le comité de discipline du Barreau a jugé Me Blanchard coupable d’avoir utilisé cet argent «à des fins autres que prévu» et lui a imposé une radiation de 30 jours qui a finalement été exécutée en 1999 avant que Me Blanchard ne puisse en appeler.Le Tribunal des professions, invité à renverser la décision du comité de discipline à l’endroit de son ancien syndic, estime que le motif retenu pour le radier n’est pas valable puisqu’il n’était pas accusé sous ce motif et qu’il n’a pas été déclaré coupable de cette infraction.Il était donc «illégal de sanctionner l'appelant pour une infraction dont il n’avait pas été accusé ni trouvé coupable», estime le Tribunal des professions.Cependant, le tribunal estime qu «une radiation temporaire de 30 jours est justifiée» parce que Me Blanchard «a déboursé les fonds seulement en fonction des informations de celui-ci [son client SabaJ et sans aucunement demander l’autorisation ou l’avis dudit propriétaire des fonds [Giroux].Il n’a donné aucun avis ou conseil au propriétaire des fonds et ne l’a pas avisé de son intention de les utiliser» hors du délai convenu.Le tribunal ne retient pas le fait que le dépassement du délai de 90 jours n’a donné lieu à aucune demande de remboursement de Giroux, qui y avait dès lors droit ni Ji 1 JB U S {TAXI 15 h - 19 h LUN À VEN Hilton ,é : .v BouUvgrtf St Martin O JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les ouvriers ont commencé à retirer toutes les poutres du viaduc en début d’après-midi hier.Effondrement d’un viaduc La 15 doit rouvrir ce matin SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Si le temps le veut bien, l’autoroute des Laurentides devrait être rouverte ce matin.Tout ce qui restait du viaduc du Souvenir, qui s’est effondré dimanche dernier, aura alors été évacué.Une vingtaine d’ouvriers s’affairaient hier après-midi à retirer les huit poutres du viaduc, comme le coroner Gilles Perron, chargé de l’enquête, en avait fait la demande.Les ouvriers n’ont pu commencer à évacuer les poutres qu’hier, vers 13h30.«Pour descendre les poutres en toute sécurité, il faut d’abord stabiliser la structure», ex- pliquait hier Maria Soteriadès, conseillère en communications de Transports Québec, présente sur les lieux.La stabilisation, commencée mardi, a été fortement retardée par le mauvais temps des nuits de mercredi et jeudi.Ainsi, si Transports Québec pensait que l’autoroute serait rouverte à la circulation hier en soirée, elle a dû repousser l’échéance à ce matin, les poutres n’ayant pu être déplacées dans les temps voulus.On estimait hier que s’il ne pleuvait pas, toutes les poutres auraient été évacuées à Ih ou 2h ce matin.Une fois l’évacuation complétée, Transports Québec devait s’occuper de retirer les lignes de marquage temporaire ainsi que toutes les balises mises sur place pour fermer l’autoroute.«Nous allons devoir remettre la 15 comme elle était avant, mais cela va prendre quelques heures», poursuivait Maria Soteriadès.Vers 8h ce matin, tout devrait être revenu à la normale.Les poutres ont été déplacées sur le bas-côté de l’autoroute.Elles seront de nouveau déplacées la semaine prochaine dans un entrepôt de Saint-Eustache.C’est le coroner lui-même qui a exigé le démantèlement du viaduc, pour des raisons de sécurité d’abord mais aussi pour des fins d’enquête.Arlette Corcos Montréal, les Juifs et l’école Pourquoi cette diversité d'écoles juives à Montréal?Comment se sont-elles développées?En 1930, le gouvernement du Québec a autorisé la formation d'une commission scolaire juive.Quelle fut la réponse de la communauté juive ?Cette étude approfondie contribue de façon significative à faire la lumière sur ces délicates questions.Prii des fonfetain Ue l'Assodatton canadienne d'histoire de l’éducation 19S8 SEPTENTRION www.Mptentrion.qc.ca X Pour Elle Centre de Commerce Mondial , 281-7999 277, av.Laurier O.277-7558 PROFITEZ DE NOTRE Guilbert GUÉRIN, S.J.il-*1» «.¦*«* 9 une pratique pastorale Des Exercices spirituels en Asie orienteie La premiere Étape (tome 1) Partage d une expérience une ouvre missionnaire.128 pages-16,50$ En vente au nureau reunion Duerin, etnteur llee Bactérie E.coli Costco retire le bœuf haché de ses comptoirs réfrigérés PRESSE CANADIENNE Ottawa — Après la chaîne Maxi et quelques autres marchés d’alimentation de la Montéré-gte, c’est maintenant au tour de Costco d’aviser le public de ne pas consommer le bœuf haché maigre provenant de ses entrepôts.L’Agence canadienne d’inspection des aliments tente de déterminer la provenance de la bactérie E.coli qui pourrait avoir contaminé 10 000 kUos de bœuf et précise que le bœuf haché maigre acheté dans différents entrepôts Costco de cinq provinces, dont le Québec, pourrait contenir la bactérie Escherichi coli 0157:H7, la même qui a contaminé récemment l’eau de la municipalité de Walkerton, en Ontario.Costco Wholesale, anciennement Club Price, a retiré volontairement ce produit du marché.L’agence a été informée jeudi par Costco, après que plusieurs cas de maladie en Ontario eurent été signalés au siège social de l’entreprise à Washington, a indiqué le docteur Jean Kaman-zi, chef de l’unité de contrôle des intoxications alimentaires à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.L’agence surveillera de près le rappel pour s’assurer que les produits contaminés seront retirés des étalages et inspectera les produits de plusieurs fournisseurs de viande canadiens et étrangers afin de déterminer la provenance de la bactérie.Contestation judiciaire de la loi 101 Beaudoin s’étonne des sources de financement MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC La ministre Louise Beaudoin qualifie de «troublantes» les informations dévoilées hier par Le Devoir au sujet de l’avocat Brent Tyler et du financement obtenu à l’insu des familles qu’il représente dans des causes pour un accès élargi à l’école anglaise.«C’est bien que les gens le sachent», a-t-elle dit hier à Québec en pensant aux nombreux parents mécontents de ce genre de manœuvre.Disant ignorer elle-même ces faits avant jeudi, Mme Beaudoin pense qu'il s’agit en fait d’une «information publique, utile et nécessaire».La ministre responsable de la loi 101 se dit contente de savoir maintenant qui paie pour ce combat entrepris r>our l’accès à l’école anglaise et mené principalement par certains avocats, dont Brent Tyler.Les parents se doivent de savoir également, ajoute-t-elle.Tout en reconnaissant qu’un avocat doit être rémunéré pour ses services, elle qualifie de «troublant» le fait que des parents bien intentionnés, qui réclament l’ensei-, gnement en anglais pour leurs enfants, ne soient pas tenus informés par leur représentant juridique du financement de ses activités.«Je partage sensiblement ce point de vue parce que c'est leur droit, aux parents, d’aller en cours, mais on voit qu’il n’y a pas de “free ride ”, Et il y a donc des gens qui ont un agenda politique et des arrière-pensées.» Québec ne peut en rien intervenir, précise cependant la ministre Beaudoin, pour empêcher de telles manœuvres.Elle soutient que la loi 101 et l’enseignement obligatoire en français pour les nouveaux arrivants demeurent essentiels en rai-, son de la démographie et de la précarité de la langue française au Canada et en Amérique.Pour les parents, cejDendant, elle se dit préoccupée et plutôt en faveur d’améliorations à apporter à l’enseignement des langues secondes, le français comme l'anglais.1 v;:tXuL"^" Stéphane VALIQUETTE S.J.LE CHRISTIANISME collection LES GRANDES RELIGIONS.) pages-8,70$ GUERIN En uente dans toutes les librairies (514) 842-3481 Brochures sur les religions Pour répondre aux besoins des écoles secondaires franco-ontariennes, le ministère de l'Éducation de l’Ontario s'adressait à Guérin, éditeur; de Montréal, en vue d’une soumission pour l’impression de cinq brochures scolaires sur le christianisme, le judaïsme, l’islam, le bouddhisme et l’hindouisme.C'était en 1985.Guérin, éditeur se tourne alors vers le Centre canadien d'œcuménisme pour trouver des auteurs pour ces cinq brochures scolaires, Le Centre me confie la tâche de coordonnateur pour la préparation des 5 brochures, moi qui avais été, pendant 8 ans, directeur du secondaire du Collège Sacré-Cœur, à Sudbury, En 1986, les 5 brochures sortent des presses de Guérin, éditeur Brochures avec questionnaires et bibliographies pour les collégiens.Je compose moi-même celle sur le christianisme.\ A la fin de 1999, j’apprends que ma brochure sur le christianisme est acceptée pour usage dans les écoles secondaires de toute la France.Stéphane Valiquette, S.J.V !!ÏT I.F.DEVOIR.LFS S A M F I) I 1 J F T I) I M A X C H F 2 5 .1 U I X 2 O O O LES ACTUALITES L’échec de Meech, dix ans après Ne reste que la souveraineté, dit Bouchard MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Canada et le Québec ont raté en 1990 une occasion extraordinaire lors de l’échec des négociations entourant l’Accord du lac Meech, estime le premier ministre Lucien Bouchard.Cependant, maintenant que ce «moment charnière» est bel et bien chose du passé, la seule porte de sortie pour le Québec est «vers le haut», et c’est la souveraineté.Meech représente une occasion qui ne se représentera tout simplement plus.«C’est une occasion ratée comme ce n'est pas possible», a expliqué le premier ministre à Québec lors des activités entourant la Fête nationale.«[.] Ça arrive à des peuples, à des pays, à des collectivités.C’est arrivé dans ce terrible mois de mai-juin fatidique de 1990.Il y a quelque chose qui a fait déraper [l’entente].[.] L’histoire serait différente et elle reste à faire.» Selon lui, pour les Québécois, soutient M.Bouchard, la solution est maintenant plus que jamais de s’assumer devant un Canada qui ne bougera plus.Quant à la responsabilité de l’échec de Meech et au fardeau de la preuve accablant Jean Chrétien, M.Bouchard donne raison à son ancien chef conservateur Brian Mulroney dans l’entrevue que celui-ci a accordée au Devoir.«Si on devait identifier quelqu'un qui, pas à lui seul mais quand même, a essentiellement incarné l’opposition à Meech et un travail de sape pour le bloquer, un travail systématique, c’est [.] M.• Chrétien.Je pense qu ’il ne s'en cache pas, qu ’il en est fier», a expliqué M.Bouchard.' Meech, c’est le souvenir d’une trahison, affirme-t-il également.Il a dû démissionner du gouvernement •conservateur à l’époque et il a été le seul à le faire, a-t-il dit, en réponse aux propos du chef libéral Jean :Charest, qui s’est lui-même senti trahi en 1990 par : Lucien Bouchard.«/ai senti la trahison, a indiqué le premier ministre, pas personnellement, mais j’ai pensé que ce pourquoi on se battait avait été mis de côté au profit d’un marchandage obscur impliquant M.Chrétien, derrière des portes closes.Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement.» La souveraineté reste donc la seule solution, la seule porte de sortie pour le Québec, «vers le haut», a-t-il souligné.Le chemin du futur reste bloqué, pense-t-il, tant que les Québécois n’auront pas fait le choix du Québec.«Tant qu’on n’aura pas décidé de franchir cet obstacle, ce sont des menaces de diversion, c’est un peu jouer à l’autruche.» Une porte s’est fermée avec Meech, a-t-il ajouté, celle du Canada.Mais une autre s'est ouverte, celle du Québec, et il reste à saisir l’occasion de franchir le seuil, a-t-il rappelé.«On a essayé très fort en 1995 de franchir cette porte vers le futur.Mais ça reste à faire, sans aucun doute.» Devant quelques dizaines de convives représentant les consulats étrangers à Québec, M.Bouchard a parlé des «nouvelles aires de liberté» qui s’ouvrent pour le Québec en raison de récents succès économiques soulignés par la presse américaine.Il a répété que le Québec a le droit de parler en son propre nom sur la scène internationale et, abordant le thème de la souveraineté sans la nommer, il a repris les mots de l’écrivain Robert Lalonde sur ce qui reste à foire politiquement.«Si on se lançait des fleurs pour dire tout le bien qu’on pense, à pleine tête, à plein pays.Après la fleur, tu le sais bien, vient le fruit.» Gil Rémiliard au Devoir De la société distincte à la mondialisation Meech, aujourd’hui, traiterait d’équilibre fiscal et du rôle des provinces dans les négociations internationales Lucien Bouchard MICHEL VENNE LE DEVOIR Celui qui était responsable des négociations constitutionnelles pour le Québec de 1986 à 1993 refuse de blâmer qui que ce soit en particulier pour l’échec de l’Accord du lac Meech, il y a dix ans.Dans la première entrevue qu’il accorde sur ce sujet depuis qu’il a quitté la politique, en 1994, Gil Rémiliard soutient que l’accord est tombé pour un ensemble de focteurs, y compris certaines décisions du gouvernement du Québec, notamment l’adoption de la loi 178.Au cours de cet entretien, tenu cette semaine dans un grand hôtel de Montréal, M.Rémiliard a dit souhaiter que l'on ne reste pas braqué sur le passé.Même s’il a accepté de revoir les circonstances qui ont conduit à cet échec, il a préféré surtout évoquer quel serait le contenu d’un accord du foc Meech s’il était négocié en l’an 2000.A cet égard, la mondialisation de l’économie a complètement changé la donne, explique-t-il.Un Meech 2000 aborderait principalement deux questions, dit-il: l’équilibre fiscal entre les provinces et le fédéral, et l’implication des provinces dans le processus de négociation des traités internationaux.«Ce qui est beaucoup plus d’actualité que toutes les réformes constitutionnelles, dit-il, c’est de voir comment on peut mettre en place un fédéralisme de concertation où les provinces vont pouvoir travailler en collaboration avec le gouvernement, qui a la compétence sur les traités internationaux mais doit refléter aussi le point de vue des provinces parce que ces traités affecteront de plus en plus les compétences des provinces en matière sociale, économique ou culturelle», dit-il.D’ailleurs, il rappelle que l’Accord du lac Meech comportait une clause que tout le monde a oubliée et qui imposait la tenue d’une conférence annuelle des premiers ministres sur l’économie, au cours de laquelle ces questions auraient été abordées.«Pour le moment», dit l’ancien ministre qui enseigne à l’ENAP en plus de pratiquer le droit comme avocat-conseil, «le Québec n’a pas besoin de modifications constitutionnelles ni pour protéger la langue, ni pour modifier le partage des compétences législatives».Canada, société distincte A l’intérieur du Canada, la culture québécoise et la langue française sont protégées, affirme M.Rémiliard, qui le constate à la lumière des décisions des tribu- naux.Le combat pour la société distincte se porte en fait à l’étranger.Dans un Meech 2000, le concept de société distincte ne s'applique plus qu’au Québec au sein du Canada, «c’est rendu un concept au niveau international», dit-il.«Quand le Canada milite en faveur d’une clause de diversité culturelle, à toutes fins utiles, il emploie les mêmes mots que l’on a utilisés dans Meech: protéger et promouvoir.la culture canadienne par rapport à la culture américaine.» De toute façon, ajoute l’ancien bras droit de Robert Bourassa, «parler maintenant de changer le partage des compétences législatives, c’est complètement illusoire parce qu’on ne connaît pas quel va être la réelle signification des compétences qui vont pouvoir être exercées par les gouvernements nationaux par rapport aux organismes internationaux que l’on est en train de développer».Cela ne veut pas dire que l’autonomie des provinces n’est pas importante, dit-il.Au contraire, il faut la protéger.Mais «l’autonomie des provinces est menacée aujourd'hui non pas à cause du partage des compétences législatives mais à cause du partage fiscal.Il faudrait profiter du moment actuel où l’économie va bien pour repenser l’équilibre des ressources de fiscalité entre les provinces et le gouvernement fédéral».Si Meech est tombé, «c’est la faute à personne», affirme M.Rémiliard.C’est plutôt le cumul de plusieurs circonstances.Bien sûr, il aurait été préférable qu’il soit ratifié parce que «toute la question de la souveraineté du Québec aurait été oubliée et on serait passà à autre chose».Meech a foit naufrage le 23 juin 1990.Mais il avait commencé à sombrer bien avant.Rendu à l'échéance, il aurait été impossible de se donner un peu plus de temps pour permettre à Terre-Neuve et au Manitoba de ratifier l’entente.«Le climat était gâté», dit M.Rémiliard.Au fil des ans, trop de choses s’étaient produites: les Acadiens s’y sont opposés, réclamant un statut distinct eux aussi, ce qui a conduit Frank McKenna à retirer l’appui du Nouveau-Brunswick; le Québec a obtenu le contrat d’entretien des CF-18 que convoitait le Manitoba, qui s’est senti floué; le premier ministre de Terre-Neuve a été remplacé par Clyde Wells, opposé à la clause de société distincte; Pierre Elliott Trudeau s’est mis de la partie en voyant son œuvre, la Loi constitutionnelle de 1982, attaquée; Terre-Neuve en voulait au Québec à cause du refus du gouvernement québécois de rouvrir le contrat de vente d’électricité de Churchill Falls.ERIC SAINT-PIERRE I.E DEVOIR Gil Rémiliard refuse de blâmer qui que ce soit pour l’échec de Meech.Deux décisions de Bourassa M.Rémiliard refuse de blâmer M.Wells en particulier, ni M.Chrétien d’ailleurs.11 évoque cependant deux décisions du gouvernement du Québec qui ont pu avoir influencé le cours des choses.D’abord, dit-il, la décision du premier ministre Robert Bourassa de ne pas participer à la conférence constitutionnelle de 1987 sur les autochtones, où devait être discutée leur autonomie gouvernementale, a «profondément» choqué les leaders aborigènes, qui ont réussi à bloquer la ratification de l'accord à la législature manitobaine grâce à la plume d’aigle d’Elijah Harper.Ensuite, rappelle-t-il, l’adoption en 1988 de la loi 178 sur la langue d’affichage avec une clause dérogatoire a eu son effet.«Les membres du gouvernement du Manitoba nous avaient avertis qu’en adoptant cette loi, nous leur rendrions la tâche difficile.Ils nous demandaient comment ils allaient expliquer à leurs électeurs que la clause de société distincte pourrait empêcher les anglophones du Québec d’afficher en anglais sur la devanture de leur commerce.Quand on y pense, on ne peut pas leur jeter la pierre.Moi-même, la loi 178, je l’ai encore dans la gorge.Je n’ai jamais aimé cette loi, je trouvais que c’était aller trop loin, mais nous l’avons adoptée en pensant que c’était une étape vers ce qui existe aujourdhui.» CARRIERES ET PROFESSIONS G I des techniciennes q du cinéma et de la vidéo STCVQ POSTE DE REPRÉSENTANT SYNDICAL - Parfaitement bilingue (oral-écrit) - Connaissance de l’industrie cinématographique au Canada - Expérience en relations de travail et marketing - Capacité de rédaction et de recherche - Disponible dans les horaires et pour l’extérieur du Québec à l’occasion - Faire parvenir votre cv au plus tard le 4 juillet au: Syndicat des techniciens du cinéma et de la vidéo du Québec 4200 St-Laurent, bureau 911 Montréal (Québec) H2W 2R2 Télécopieur: (514) 985-2227 courriel : info@stcvq.qc.ca www.stcvq.qc.ca L'Organisation du Baccalauréat International (OBI) est une fondation éducative à but non lucratif.Elle offre trois programmes : le Programme du diplôme destiné aux élèves des deux dernières années du cycle secondaire, le Programme de premier cycle secondaire pour les élèves de 11 à 16 ans et le Programme primaire destiné aux enfants de 3 à 12 ans.Plus de 1000 écoles autorisées enseignent actuellement ses programmes dans une centaine de pays.ORGANISATION DU BACCALAURÉAT INTERNATIONAL ?RESPONSABLE ADJOINT(E) DU SERVICE DE TRADUCTION - FRANÇAIS Solaire annuel : 20000 GBP L'OBI recherche un ou une responsable adjomt(e) chargé(e) de la section française pour son service de traduction de Cardiff.Son rôle principal sera de contribuer à l'organisation des activités de traduction de l'anglais vers le français et l'espagnol et de veiller à la qualité de tous les documents produits en français par l'organisation.Sous la tutelle de la responsable du service de traduction, le ou la responsable adjoint(e) sera à la tête d'une petite équipe de traducteurs francophones, fera des recommandations en matière de recrutement et d évaluation des traducteurs externes et participera à la formation des traducteurs externes et internes.Il ou elle effectuera également des travaux de traduction et de relecture.Ce poste est ouvert à des candidats diplômés d'université, de langue maternelle française et ayant une excellente maîtrise de l'anglais.Une qualification et une bonne expérience en traduction sont essentielles, tout comme une sensibilité aux différentes variations de la langue française à travers le monde.Une bonne connaissance du français canadien est particulièrement importante.Une expérience de travail dans le domaine de l'éducation serait avantageuse.Ce poste à temps plein est basé dans nos bureaux de Cardiff, Royaume-Uni.Pour poser votre candidature, veuille/ envoyer votre curriculum vitae accompagné d'une lettre de motivation à : Mme P Williams, Personnel Department, International Baccalaureate Organisation, Peterson House, fortran Hoad.St Mellons, Cardiff, CF3 OWB ROYAUMf-UNI Télécopieur : (+44) 29 20 77 40 01 Courriel 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