Le devoir, 10 juillet 2000, Page(s) complémentaire(s)
I www.ledevoir.co Sampras entre dans la légende Page B 1 LE MONDE La conférence sur le sida s’ouvre dans la polémique Page A 5 V o L .X Cl NM 5 3 ?LE LU N 1) I 10 .1 ! I L L E T 2 O O O 8 7 e + T A x E s = 1 $ Serge Bouchard La faute du temps Il faut durer, mais rien ne dure.Pour un paradoxe, c’en est un vrai.Dit autrement, vivre n’est pas donné.Voilà qu'en plus, les temps sont durs pour la durée, voilà que même le temps s’épuise.Pour échapper à sa propre fatigue, le temps passe de plus en plus vite, il fuit, il fait semblant de se renouveler.Disons qu’il change, il change le mal de place.Tout meurt, même le temps.Je ne pourrai pas tenir éternellement.Les routes que j’ai parcourues ont déjà beaucoup vieilli.Combien de fois m’a-t-on «réasphalté».Je suis un ours obsolète, un poilu aux gros doigts qui ne peut plus saisir la préciosité du monde d’aujourd’hui, un univers de petites touches de plastique, de patentes fines et raffinées qui ne durent que le temps de les utiliser.D’autres, plus jeunes, plus effilés, tous ces cyborgs qui ont donné leur langue au chat, savent manipuler cet univers qui n’existe que pour l’instantané.Monde jetable qu’un rejeté comme moi ne sait plus comment appréhender.Mes mains ne sont pas faites pour cela.Mes yeux ne savent plus lire les instructions.Je sens venir la pluie, j’aime déplacer les arbres qui encombrent mes sentiers, je conduis un véhicule avec une fierté démodée, je suis cet homme préhistorique bâü pour tout ce qui n’est plus.Je suis fait pour durer mais la durée ne vaut plus rien.Le temps passé est un temps mort et tous les temps d’hier deviennent des morceaux d’univers, des galaxies et des débris, en ce que nous sommes les restes du temps dispersés dans un immense cimetière.Autrement, rien ne pourrait expliquer la poussière.L’espace, c’est du temps passé, du temps séché, de la croûte illuminée.La durée est une illusion, la vie VOIR PAGE A 8: TEMPS L’espace, c’est du temps passé, du temps séché, de la croûte illuminée.Clark défie Day de se mesurer à lui HÉLÈNE BUZZETTI ENVOYÉE DU DEVOIR À TORONTO StockweH Day, le nouveau leader de l’Alliance canadienne, se donne quelques semaines avant de décider s’il relèvera le défi lancé par Joe Claric, qui l’invite à se mesurer contre lui dans une élection complémentaire dans Calgary-Centre.Confirmant les prédictions de tout le monde, l’ex-trésorier al-bertain Stockwell Day a remporté la course à la direction de Î’ex-Parti réformiste contre son rival Preston Manning, lors du deuxième et dernier tour de scrutin, samedi soir.La victoire a été sans équivoque : Stockwell Day a remporté 63,4 % des voix, contre 36,6 % pour Preston Manning, soit environ 72 000 des 114 000 votes.Le taux de participation VOIR PAGE A 8: DAY ¦ Autre texte en page A 2 Stockwell Day INDEX oc l/J Annonces.B 5 Avis publics.B 3 Cuhure.B 6 Éditorial.A 6 Entrevue.B 1 Idées.A 7 Jazz.B 7 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Météo.B 5 Planète.B 2 Sports.B 5 Télévision.B 6 Célébrer le rapprochement des peuples m-pr «*• ÉRIC ST-PIERRE LE DEVOIR Kevin Daniels, de la nation Kawacatoose, en Saskatchewan, a certainement capté plus d’un regard hier, à Kanesatake, où se déroulait le 10' powwow annuel.Malgré les images tourmentées que ramènent les dix ans de la crise d’Oka, des joueurs de tambour et danseurs venus de partout en Amérique du Nord ont célébré à leur manière la possibilité de rapprochement entre les diverses communautés.Les leçons d’Oka Le coroner Guy Gilbert se demande ce que les politiciens et les policiers ont fait de ses recommandations VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Encore aujourd’hui, celui qui a décortiqué les circonstances entourant la mort du caporal Marcel Lemay lors de la Crise d’Oka ignore si son enquête a porté fruit.Guy Gilbert ne sait pas si les 23 recommandations qu’il a émises en 1995 dans son rapport ont inspiré la chaîne de commandement de la Sûreté du Québec et le gouvernement québécois.«Je pense qu’il est important que la population sache ce qu'il est advenu de ces recommandations.Après tout, cette enquête a coûté plus d’un million de dollars aux contribuables.Ils ont le droit de savoir quel effet elle a eu sur le gouvernement et la SQ.[.] Mes recommandations ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites si elles n’ont pas été mises en application.Et même si on ne les a pas appliquées à la lettre, il est important de savoir si au moins elles ont nourri la réflexion et si elles ont été adaptées au contexte actuel.» Guy Gilbert se considère comme un avocat privilégié.Au cours de sa longue carrière de juriste, il a participé aux enquêtes sur les deux crises qui ont marqué le Québec au cours du 20 siècle, celle d’Octobre 1970 et celle d’Oka en 1990.Fort de cette expérience, l’homme de droit garde toujours l’oeil vif et discute avec rigueur de ses travaux «Les crises d’Octobre et d’Oka se rapportent toutes deux à un comportement policier.Dans un cas c’était celui de la GRC [Gendarmerie royale du Canada] et dans l’autre celui de la SQ [Sûreté du Québec], analyse Guy Gilbert, lors d’un entretien accordé au Devoir la semaine dernière.Au cours de ces deux événements, il y avait des grands inconnus.En 1970, on a surévalué la crise.Imaginez, on a envoyé quelque 6000 soldats poyr mater une soixantaine de felquistes.A Oka, on a fait le contraire et on a sous-évalué la crise.On avait à peine 125 policiers pour contrôler des Mohawks armés et possédant des connaissances militaires avancées.» Son lourd classeur bleu devant lui, le VOIR PAGE A 8: OKA ¦ Autre texte en page A 4 L'été indien 19 9 0 A ’ FESTIVAL DE JAZZ Sommet de Camp David Les marchands du temple La programmation répond de plus en plus à des impératifs commerciaux Grosso modo, on peut dire que deux tendances ou écoles dominent désormais les programmations: la relecture et l’improvisation noyée dans ces sonorités que l’on associe au Nouvel-Âge, cette musique féodale.Ainsi, pour ce qui e s t , p a r exemple, de la relecture, nous avons eu droit, ces der-Serge niers jours, à truffant celle que le ^ ^ # trompettiste Enrico Rava a consacrée à Chet Baker ou encore à celle que Dave Douglas, également trompettiste, a vouée à la pianiste Mary LouWilliams.Pour ce qui est de l’improvisation homéopathique nous avons eu droit, par VOIR PAGE A 8: JAZZ ÉRIC ST PIERRE l.E DEVOIR La coalition de Barak s’effrite ASSOCIATED PRESS AGENCE FRANCE-PRESSE T érusalem — Coup dur pour le premier ministre J israélien Ehoud Barak à deux jours du sommet de Camp David: la fragile coalition qu’il avait réunie a volé en éclats, avec la défection de trois partis, dont le puissant Shass, principal allié des travaillistes avec ses 17 députés à la Knesset.Le parti russophone Israël Be’Alya (quatre députés) du ministre de l’Intérieur Nathan Chtcharansky a été le premier à démissionner, suivi par l’ultra-orthodoxe Shass, puis par le Parti national religieux (cinq députés).Au total, M.Barak a donc perdu en quelques heures l’appui de 26 députés et de six ministres, voyant sa coalition fondre de 68 à 42 députés, sur un total de 120 à la Knesset Les trois partis qui ont lâché M.Barak l’ont accusé de vouloir faire trop de concessions aux Palestiniens lors du sommet qui s’ouvre demain.Ehoud Barak, à qui le Likoud a demandé d’annuler purement et simplement son départ à Camp David a déploré que des «élus préfèrent les intérêts politiques, personnels et partisans à l'intérêt national».Le premier ministre a ajouté dans son communiqué vouloir VOIR PAGE A 8: BARAK Éhoud Barak ! t » } 1 i ! 8016275^ LE DEVOIR.LE LUNDI 10 JUILLET 2 0 0 0 A 8 -?LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS EN BR EF Explosion dans une usine de Chrysler (PC) — Cinq travailleurs de l’usine d’assemblage Bra-tnalea de Chrysler à Brampton, en Ontario, ont été blessés hier lors d’une explosion dans l’atelier de peinture, vers 13 h 30.Plus de 200 travailleurs se trouvaient quand même sur les lieux au moment de l’acci-dentSelon l’agent Wendy Sims, de la police, une conduite Ré solvant dans l’atelier de peinture s’est rompue mais on ignorait hier soir s’il s’agit de la cause ou des effets de l’explosion.Les pompiers avaient maîtrisé hier soir les flammes et les émanations toxiques.TEMPS SUITE DE LA PAGE 1 est un leurre, c’est la lumière d’une luciole, la résistance d’un papillon.Voilà le vertige originel, la grande peur de la conscience en face de ce qu’elle risque de découvrir quand elle se met en frais de réfléchir.La conscience du temps est une révélation terrible.Nous ne sommes pas équipés pour l’ihfini.S’il est dit que le temps arrange tout, c’est que le temps efface.C’est une gomme à huit tranchants, en forme de diamant qui vient à bout de toutes les images.Le temps nous nuisait, nous l’avons tué.Magiciens, njus avons fait en sorte que le temps s’efface lui-même.Oui, l’espérance de rie augmente, mais à trente ans, tu ne seras déjà plus dans le courant des choses.Il faut que l’arbre soit déjà gros une fois planté.Tout ce qui prend du temps est sorti du programme.La lenteur est un péché.Nous sommes faits comme des tortues et nous rivons comme des fasées.La fusée est si lisse, la tortue si ridée.D nous faut effacer toutes les traces du temps, il ne faut pas que les signes dq temps apparaissent sur nos visages, notre peau, il est devenu malsain de s’éterniser.Plus rien n’a le temps de devenir.Jadis, dans des temps très anciens, quand j’étais jeune en 1955, je n’aurais jamais cru que nous avions une note écrite derrière la tête : «Meilleur avant 35 ans».Nul ne s’affine de nos jours, tout surit Car la durée n’a plus la cote.Le problème est de taille, il est je crois, philosophique.Mais encore, que ferions-nous de la philosophie dans un monde qui est sans être devenu, dans un décor monté tout juste bon pour la minute présente ?Seuls les jeunes y tiennent bien leur rôle, puisque de toutes les époques les jeunes n’ont jamais su que le temps passait La jeunesse ne sera jamais surprise.Elle sera déçue, un jour peut-être, mais elle ne sera jamais surprise.Le temps qui passe est l’affaire de ceux qui durent et la disparition de la durée affecte exclusivement les êtres qui témoignent de durée.Ce n’est la faute de personne.C’est la faute du temps.Notre société n’a plus la sensibilité de la longue durée, elle coupe des arbres centenaires sans même le remarquer.Elle ne fait plus dans le témoignage, elle est indifférente au temps.Nous portons nos longévités comme des fautes, des fardeaux et des nuisances.Nous avons tout mis dans le panier de l’instant et nous sommes absolument démunis dans l'intervalle.Nous gaspillons du monde à la po-chetée, nous fuyons les temps morts, nous sommes minutés.Les uns diront que c’est un problème de gestion et ils feront la promotion du temps géré.Les autres crient à l’indigestion et ceux-là se plaindront de nausées.C’est bien maudit de mépriser le temps et de l’accuser de tous les maux II pourrait se vexer, pire, il pourrait devenir mauvais, il pourrait finalement s’éloigner.Et nous verrions alors c’est ce que c’est manquer de temps pour vrai.Comme nos ordinateurs, nous pourrions geler.Incapables de redémarrer.Cette chronique est le finit d'une collaboration entre Le Devoir et la première chaîne de Radio-Canada.Serge Bouchard lit son texte tous les dimanches soirs à l’émission Les Chemins de travers de 20 à 23 heures, au 95,1 FM à Montréal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Plr courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Pàr télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Pàr télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vèhdredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dnoir Mt publié du lundi au samedi par le Devoir Inc.donl le «iéire viciai ett situé au 2050, rue De Bleury, (é étairc, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industliel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser le« informations publiées dans U Devoir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Rnvoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.OKA DAY SUITE DE LA PAGE 1 coroner Gilbert a repris le collier, le temps d’expliquer à nouveau ce qui l’a conduit à accepter d’enquêter sur ces événements bouillants.«Le gouvernement profitait de sa nouvelle loi pour me faire enquêter sur les circonstances entourant la mort du caporal Marcel Lemay.Ce faisant, il se dégageait de la responsabilité défaire une enquête publique», indique-t-il.Et la tâche ne fat pas facile.Guy Gilbert a éjté mandaté par Claude Ryan au printemps 1991.A peine avait-il entamé son travail que la Cour supérieure suspendait l’enquête de septembre 1991 à août 1992 pour ne pas nuire aux Mohawks faisant l’objet de poursuites criminelles à la suite de la Crise d’Oka.Malgré les contretemps et surtout malgré les tentatives de la SQ pour nuire à ses recherches, le coroner a remis un document de 460 pages le 21 juillet 1995.Un rapport qui n’est pas tendre à l’égard de la SQ et des gouvernements fédéral et provincial.Guy Gilbert a siégé 125 jours.Il a entendu 120 témoins et examiné près de 400 documents et rapports.«Au départ, le message que donnait la SQ est que l’intervention à Kanesatake n’allait pas être une grosse affaire.On pensait que les policiers entreraient, feraient une sainte peur aux Mohawks et qu’ils se rendraient tout de suite.On prévoyait vraiment entrer vers 5h30 dans la barricade et ressortir vers 8h avec trois ou quatre gars dans le panier à salade», explique Guy Gilbert avec le sourire.Il tourne les pages de son rapport et semble encore une fois découragé par le manque de jugement des forces de l’ordre.«La SQ savait que les Mohawks avaient des armes, qu’ils possédaient des fusils.Mais elle n’avait aucune espèce d'idée de combien de personne il faudrait disposer, ni si ces personnes allaient tirer», reprend l’ex-coroner.Selon lui, les officiers provinciaux ont manqué de professionnalisme de façon manifeste, ce qui a conduit directement à la fusillade et à la mort du caporal Lemay.SUITE DE LA PAGE 1 «continuer à défendre les intérêts et la sécurité d’Israël dans les négociations».Il a ensuite réaffirmé cet engagement lors d’une allocution télévisée à la nation dimanche soir.«Aucun de ces champions du refus ne va m’apprendre à défendre Israël et son avenir!», a tonné M.Barak, qui en a appelé directement au peuple, un an après son élection.«Personne ne va m’apprendre ce qu’est la sécurité», a martelé le premier ministre.«Je dois me distancier de toutes les controverses politiques et des considérations de partis pour trouver un chemin vers la paix qui mettra fin au conflit de sang entre nous et nos voisins», a-t-il ajouté.De nouvelles difficultés attendent aujourd’hui M.Barak, avec trois motions de censure déposées à la Knesset.Si une seule devait recueillir 61 voix, le gouvernement chuterait.Mais les analystes n’y croient pas, alors que le Shas lui-même disait n’avoir rien encore décidé quant à son vote.Confirmant son retrait fracassant lors d’une conférence de presse, le chef dq Shas, Eli Ishai, avait exprimé ses craintes de voir Ehoud Barak faire de douloureuses concessions aux Palestiniens, et ce, sans mandat populaire et sans que des «lignes rouges» précises n’aient été fixées comme limites infranchissables à ces concessions.«Ce processus est très important pour nous et nous souhaitons être d’authentiques partenaires en chemin», a déclaré le chef de file des ultra-orthodoxes séfarades, coutumier des chantages à la démission du gouvernement «Mais nous avons besoin de connaître ce chemin.Nous ne connaissons pas le chemin.» «J’appelle le premier ministre à vérifier ce qui est vraiment en train de se passer dans le pays, afin qu’il puisse ramener un accord acceptable poqr le peuple», a-t-il ajouté.Toutefois, a-t-il souligné, si Ehoud Barak revient de Camp David avec un accord qui «apporte SUITE DE LA PAGE 1 exemple, à celle livrée par le pianiste suédois Bobo Stenson.La relecture et l’improvisation douce ont ceci de vertueux, pour ses producteurs et programmeurs, qu’elles tranquillisent, elles sécurisent.Leurs présences de plus en plus prononcées sur les scènes du festival comme sur les étagères des disquaires ont ceci d’insidieux que peu à peu elles nous obligent à faire l’économie du questionnement Faute de nous ébranler, nous secouer, ce jazz tout blanc et de plus en plus européen, ce jazz froid, ce jazz de musée, est en train de dilapider l'héritage de Charles Mingus.A quoi sert-il de lire la relecture de Chet Baker par Rava ou la énième relecture de Monk, ou encore à quoi sert-il de payer 20 $ et des poussières, pour un album Blue Note, afin d’entendre les thèmes composés par Charlie Parker et Tadd Dameron revus et mal corrigés par Joe Lovano.Lui était plus passionnant lorsqu’il prenait le risque d’enregistrer live ses thèmes dans l’enceinte du Village Vanguard.Rava est plus intéressant lorsqu’il «jazze» fa Carmen de Bizet.Bref, ils sont plus captivants lorsqu’ils sont eux-mêmes de la même façon que Monk était captivant parce qu’il était lui-même.Cet impérialisme du clonage le plus stupide qui soit, découle pour l’essentiel de considérations strictement commerciales.L’origine en est, notamment, cette étude effectuée, à la demande des barons de l’industrie, par une grande banque d'affaires de Wall Street au milieu des années 90.Les conclusions de celle-ci eurent un impact très marqué sur (Industrie musicale.En résumé, l’étude indiquait que le consommateur type commençait à acquérir des albums vers l’âge de 16 ans.Entre cet âge et celui de la trentaine, il est dans ce qu’on appelle le rock-pop-hip-hop-techno.Après, il est fidèle.C’est-à-dire qu’il n s’intéresse presque exclusivement qu'aux artistes qu'il a découverts et appréciés avant l’amorce de la trentaine.Vers les 35 ans, il est à la croisée, pour ainsi dire, des chemins: soit il va vers le classique, soit vers le jazz.Vieillissement de la population oblige, on conseillait aux bonzes de l’industrie de proposer un jazz pas trop fardé de reliefs passionnés.Mettons que, symbolique- Dans son rapport, l’ex-coroner fait cependant porter la responsabilité aux autorités gouvernementales.«Isolée* dans son geste, la Sûreté du Québec a pris sur elle-même de résoudre la question sociale qui se posait à Oka, une confrontation entre autochtones et une municipalité, une situation juridique complexe, un dossier d’un cadre historique de plus de 250 ans.A elle seule, la Sûreté du Québec ne disposait pas de tout l'éclairage nécessaire pour une décision sage en de telles circonstances.Seule aurait pu suppléer à une telle carence une réflexion collégiale et polyvalente.» Guy Gilbert parle ici d’un comité de crise formé de plusieurs professionnels chargés d’analyser tous les éléments d’un problème avant de le résoudre.Un système qui n’existait pas à l’époque.«Si bien gouverner c’est prévoir, c’est aussi savoir.Or, il est des situations où l’on ne peut savoir qu’en consultant», relit tout haut Me Gilbert.«Au fonds, ce qui prévalait à Oka n’était pas un problème criminel mais un problème social, souligne-t-il.Le fait qu’il y ait des barricades et des armes créait de l’inquiétude dans la population, mais la police surveillait.Elle avait d’ailleurs augmenté son nombre de patrouilles dans le secteur.» Et que dire du travail du premier ministre du Québec de l’époque, Robert Bourassa?Le Québec a vu les forces armées intervenir deux fois sur son territoire depuis 1970 et lep deux fois, le chef libéral était aux commandes de l’État «Bourassa était un faible.À mon point de vue, et c’est personnel, il n ’avait pas plus de raison de demander à Trudeau d’intervenir en 1970 que de demander l’intervention de l’armée en 1990 à Oka.Les Québécois n’avaient pas de gouvernement.La police a été laissée à elle-même et elle n’avait ni l’équipement ni le personnel ni la préparation professionnelle nécessaire pour faire face à ce genre de situation.» Guy Gilbert avoue que si des circonstances semblables à celles de Kanesatake se reproduisaient aujourd’hui, la situation pourrait encore une fois dégénérer si «nous ne sommes pas mieux outillés pour gérer les crises».la sécurité au peuple d’Israël, nous soutiendrons cet accord même si noqs ne sommes plus dans la coalition».La position d’Éhoud Barak devient donc encore un peu plus précaire à un moment crucial et met sérieusement en cause sa capacité à trouver à un consensus sur la paix avec les Palestiniens.Reste qu’il peut toujours gouverner en étant minoritaire à la Knesset avec des alliances de circonstance et notamment avec l’appoint des dix députés arabes et des partis «colombes» pour ce qui est du processus de paix.L’annonce du Shas intervient quelques heures après la démission de Nathan Sharansky de son poste de ministre de l’Intérieur et le retrait de son parti Israël B’Aliya (droite) de la coalition.L’ancien dissident soviétique a lui aussi dénoncé l'absence de «lignes rouges» satisfaisantes.«J'ai tout tenté pour influer de l’intérieur sur le processus», a-t-il déclaré.«Maintenant je quitte le gouvernement et j’agirai de l’extérieur.» Il fait suite aussi à la décision du ministre des Affaires étrangères David Lévy de boycottçr le sommet de Camp David qui doit réunir demain Éhoud Barak et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat sous l’égide de Bill Clinton.Enfin, un dernier partenaire important de la coalition, le Parti national religieux (PNR, cinq sièges), représentant les colons juife de Cisjordanie, avait fait part dès l’annonce du sommet de son intention de quitter le gouvernement, et l’a confirmé hier: son chef, le ministre du Logement Yitzhak Lévy, devait démissionner aujourd’hui.Techniquement, d’après la législation israélienne, une telle démission est effective 48 heures après sa remise officielle.Mais, cette fois, les chances d’È-houd Barak de faire revenir le Shas sur sa décision apparaissaient limitées dans la mesure où le premier ministre devait s’envoler dès ce matin à destination des États-Unis.ment causant on suggérait de mettre davantage l’accent sur un Harry Connick Jr que sur un Lester Bowie.D faut dire que le premier a l’avantage d’être blanc et de chanter du Frank Sinatra alors que le deuxième a l’inconvénient d’avoir été noir, d’avoir gueulé sa juste révolte, oralement et musicalement provoquée par l’Apartheid ou la situation réservée aux Noirs américains.Qui plus est, on ne le rappellera jamais assez, un Connick Jr ou encore l’insipide Holly Cole ont ceci de très payant que pour les brasseries, constructeurs automobiles et autres marchands du temple qui envahissent tous les festivals de la terre, ils sont plus faciles à «marketer».Plus faciles à vendre, il est vrai, qu’un Arthur Blythe, un Steve Coleman ou un John Zom.Ici, cette année, on est allé jusqu’à mettre Johanne Blouin au programme.Contrairement à la situation qui prévalait il y a vingt ou trente ans, le jazz est de moins en moins le fait d’étiquettes indépendantes.Certes, il en existe mais aucune d’entre elles n’a l’importance qu’avaient les Prestige, Riverside, Verve, Impulse, Blue Note, Contemporary etc.Toutes ces étiquettes, soit dit en passant, sont arrimées aux grands conglomérats culturels que gont les AOUTime, Warner ou Vivendi-Universal.A lui seul, ce dernier est propriétaire des catalogues Verve, Impulse, Riverside, Prestige, Contemporary, Chess et on en oublie.Autrement dit, par la force de frappe inhérente à leurs poids ces conglomérats sont en mesure d’imposer plus que jamais leur desiderata aux programmeurs.Du festival de Montréal comme de ceux d’Europe.C’est une lapalissade de le dire et de le répéter mais tout ce qui compte désormais, c’est le rendement.Au-delà de 15 % pour être exact De tout cela, il ne faudrait pas en conclure que le jazz se meurt.Il n'est plus ce qu'il était, il est autre chose.Il est riche, très riche des emprunts qu’il fait à d’autres univers musicaux.Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter David Murray, Randy Weston, Arthur Blythe, Craig Tabhorn.Roscoe Mitchell, Lounge Lizards, William Parker, Cecil Mc-Bee, Reggie Workman, Harold Mabern, Mal Waldron, Steve Bernstein.Il suffirait de les écouter et surtout de les programmer.SUITE DE LA PAGE 1 des membres de l’Alliance n’a pas bougé par rapport au premier tour.Day a devancé son rival autant en Ontario qu’en Alberta, considérécomme le bastion de Manning.En fait, selon les organisateurs de M.Day, ce dernier serait arrivé bon premier dans toutes les provinces, excepté Terre-Neuve.Les résultats téléphoniques n’ayant pas encore été ventilés, on ignorait encore hier dans quelle proportion les membres québécois de l’Alliance canadienne avaient choisi Stock Day.Avant même que les résultats ne soient connus samedi soir toutefois, le chef du Parti progressiste-conservateur, Joe Clark, a lancé un défi audacieux à M.Day.M.Clark l’a invité à se présenter contre lui lors d’une élection partielle dans la circonscription de Calgary-Gentre.Le défi est considéré comme un suicide politique par certains observateurs : il est loin d’être acquis que Joe Clark gagnerait cette élection si Day devait relever le défi.Une défaite signifierait la fin de sa carrière politique.«M.Clark devrait faire attention, a commenté hier Rod Love, organisateur de la campagne de StockweU Day : on pourrait bien le prendre au mot et faire ce qu’il nous demande.» Dans son discours de victoire, Stockwell Day a plutôt tendu une main à Joe Clark, l’invitant une fois de plus à prendre en considération une alliance des deux partis de droite.Faisant référence aux nombreuses défections de conservateurs qui ont rejoint l’Alliance, M.Day a lancé : «Joe, c’est seulement dans l’émission de télévision Survivor que la dernière personne restant sur Tile est le gagnant.Joe, je te demande de faire ce que beaucoup d'autres conservateurs ont fait.Sois reconnaissant des grandes choses que ce grand parti [progressiste-conservateur] a réalisées mais tourne maintenant ton regard vers l’avenir et considère ce que cette alliance pourrait apporter au Canada.» Joe Clark, élu chef de son parti en 1998, ne siège toujours pas à la Chambre des communes.Il a fait face à beaucoup de pression pur qu’il demande à un de ses 17 députés de démissionner afin de déclencher une élection partielle à laquelle il se présenterait M.Clark a toujours refasé jusqu’à présent tout comme il a refusé d’être le candidat dans St John’s Ouest en mai dernier lors de l’élection partielle déclenchée par le départ d’un des siens.Il connaissait le risque : son candidat conservateur, Loyola Hearn, a finalement remporté la lutte avec à peine quelques centaines de voix de majorité.«M.Day a parlé au premier ministre hier soir et a indiqué qu’il voulait faire son entrée à la Chambre le plus tôt possible, a expliqué le député Jason Kenney, responsable de la campagne de M.Day.Le premier ministre a indiqué qu’il fait habituellement tout ce qu'il peut pour satisfaire un nouveau chef.Donc on doit s’attendre à une élection partielle à la fin de l’été.» Le où de cette élection, toutefois, n’a pas encore été décidé.Deux députés ont indiqué qu’ils étaient prêts à céder leur siège, a rappelé M.Kenney : Cliff Breitkreuz (Yellowhead) et lan McClelland (Édmon-ton Southwest), tous les deux en Alberta.Day prendra-t-il au sérieux le défi de Clark de se présenter dans Calgary-Centre?Les relations entre le nouveau leader et le député qui occupe la circonscription, Eric Lowther, ne sont pas les meilleures.Ce dernier est celui qui a reçu une lettre d’«intimidation» du clan Day pendant la course à la direction, rendue publique la semaine dernière, parce qu’il appuyait plutôt la candidature de Preston Manning.On lui signifiait qu’il serait dans son intérêt «politique» de ne pas faire de déclaration publique anti-Day.Cette animosité qui a donné un ton acrimonieux aux derniers moments de la campagne à la direction de l’Alliance, a toutefois été complètement balayée lors du dévoilement des résultats, samedi soir.Près-ton Manning, qui avait pourtant mis en garde les militants contre l’extrémisme de Stockwell Day qui ne rejoindrait pas les électeurs ontariens selon lui, s’est inconditionnellement rallié au nouveau chef.«Il est facile de croire à la démocratie quand le vote est en notre faveur, a-t-il la candidat défait lors de son discours.Mais le véritable test de la démocratie est notre capacité à accepter les résultats lorsque le vote va dans l’autre direction.Ce soir, j’accepte donc le verdict des membres de l’Alliance canadienne, et je félicite notre nouveau chef Stockwell Day et je demande que • cette décision soit prise à l’unanimité.» M.Manning a indiqué qu’il était toujours prêt à s’engager dans le parti.Preston Manning était parfaitement calme lorsqu’il a prononcé son discours de défaite.Pourtant, le coup était difficile à avaler.M.Manning a créé le Parti réformiste il y a 13 ans et en a été le seul chef.Après deux campagnes électorales où il a échoué dans sa tentative de percer en Ontario, c’est lui-même qui a sabordé le Reform pour créer l’Alliance canadienne tout en mettant son leadership en jeu.Manning a perdu le contrôle du bébé qu’il a créé.Son épouse et alliée politique Sandra a d’ailleurs difficilement retenu quelques larmes.Day avait la victoire modeste.Il a fait preuve de beaucoup de retenue dans son discours et a longuement remercié ses adversaires à la direction.«Preston Manning, grâce à ce que tu as fait, nous entrons aujourd’hui dans un nouveau siècle, aujourd’hui nous avons un nouveau parti, aujourd’hui est un jour nouveau pour le Canada.» «Deux mots resteront dans l'histoire politique canadienne : deux mots synonymes de courage, dévouement, engagement, vision, honnêteté, intégrité.Ces deux mots sont Preston Manning.» Une solution de rechange au Bloc québécois M.Day a eu quelques mots pour ses «amis québécois».«Il y a trois mois, a-t-il dit en français, en me donnant votre appui, vous m'avez donné le courage, vous m’avez donné l'espoir et ce soir vous m’avez donné la victoire.» Une délégation d'une quarantaine de militants québécois de l'Alliance en faveur de Stockwell Day qui avaient loué un autocar pour se rendre à Toronto samedi étaient sur place pour le remercier à grand coup de drapeaux fleurdelisés.Jean-Pierre Proulx, un ex-péquiste qui travaillait à la campagne de Day, avait organisé le déplacement L’ex-député péquiste et ancien président de la Communauté urbaine de Québec Michel Rivard, qui affir me avoir vendu plus de 300 cartes de membres de l’Alliance dans les environs de Beauport était du lot Selon lui, avec Stockwell Day à sa tête, l’Alliance canadienne constitue une bonne solution de rechange au Bloc québécois, d’autant plus que les conservateurs n’ont pas d’avenir.«Je dis que le Bloc se devait d'être là pendant deux élections.Mais maintenant qu’on sait qu’il n’y aura pas de prochain référendum avant 10 ans, je pense, le Bloc n’a plus son utilité.Les gens qui ont voté pour le Bloc devraient cette fois-ci voter pour l'Alliance pour battre les libéraux.» BARAK JAZZ B 4 1 ¥ DEVOIR.L E L 1 \ DI Ml ,| r | |.|.K T 2 0 0 0 le devoir LES SPORTS Tournoi de Wimbledon Sampras entre dans la légende Avec sa victoire contre Patrick Rafter, l’Américain devient le premier joueur au monde à cumuler 13 titres de Grand Chelem ASSOCIATED PRESS PRESSE CANADIENNE Londres — Malgré deux interruptions dues à la pluie, rAméricain Pete Sampras a remporté, hier soir, contre l’Australien Patrick Rafter la finale du tournoi sur gazon de Wimbledon, en quatre manches de 6-7 (8-10), 7-6 (7-5) 6-4 et 6-2.A 28 ans, Sampras entre dans l’histoire du tennis avec 13 titres du grand chelem et un septième sacre à Wimbledon.Le record de titres en grand chelem était jusqu’à présent détenu par l’Australien Roy Emerson, avec 12 victoires.Sampras, par ailleurs, est le sixième joueur de l’histoire à avoir remporté Wimbledon quatre années consécutives.Avant lui, dans l’ére moderne, seul Bjorn Borg a fait mieux, gagnant sans interruption durant cinq ans, de 1976 à 1980.L’Américain a ainsi égalé la marque de sept titres à Wimbledon qui appartenait à William Renshaw depuis la décennie 1880.Sampras a remporté 28 matchs de suite à Wimbledon, portant sa fiche en huit ans à 53-1.Depuis 1993, il a remporté le titre chaque année, sauf en 1996.Cette année-là, il perdait sur le gazon anglais lors des quarts de finale face au Néerlandais Richard Krajicek.Pour Rafter, 12' tête de série, il s'agissait en revanche de sa première finale à Wimbledon.Premier Australien à atteindre ce stade de la compétition depuis Pat Cash en 1987, il espérait y décrocher son troisième titre en grand chelem après deux victoires aux Internationaux de tennis des Etats-Unis.Rafter a repris le chemin des courts après avoir été opéré à l’épaule droite en octobre.Après que Sampras eut inscrit le point gagnant à l’aide d'un dernier as, il a levé les bras au ciel et il s’est mis à pleurer.E est monté dans les tribunes pour enlacer son père et sa mère, Sam et Gloria, qui étaient présents à Wimbledon une toute première fois.«J’adore Wimbledon.C’est le meilleur court du monde.C’est chez moi quand je suis loin de chez moi, s’est exclamé Sampras.Cela comptait tellement pour moi.Mes parents sont là aujourd’hui.C’était tellement important qu'ils puissent partager cela avec moi.» Mais malgré ses as (27) et ses services gagnants hier.Sampras a aussi comptabilisé 12 doubles fautes, dont plusieurs en des occasions cruciales qui ont failli lui coûter le match.Rafler en a ainsi profité pour remonter à 4-1 dans le second set Puis, soudainement le match a tourné en faveur de Sampras.Dans les deux derniers sets, Rafter offrait deux bris à l’Américain, qui s'imposait finalement.«Ce match était une affaire de nerfs, a observé Sampras.On le sentait tous les deux.Je l’ai senti dans le premier bris, lui dans le second.Tout le match a changé en l’espace de quelques minutes.» «Les dix derniers jours ont été très difficiles et ce titre a été le plus difficile à obtenir, a ajouté Sampras du souffre de tendinite à la jambe depuis quelque temps.C’est évidemment un moment très émotif pour moi.» LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy Did Atlanta 52 36 591 New York 47 38 553 31/2 Floride 45 43 511 7 Montréal 42 42 500 8 Philadelphie 39 47 453 12 Section Centrale St Louis 50 36 581 Cincinnati 43 43 500 7 Pittsburgh 38 47 .447 11 1/2 Milwaukee 36 50 419 14 Chicago 34 51 .400 151/2 Houston 29 57 .337 21 Section Ouest Arizona 50 36 581 San Francisco 46 38 548 3 Colorado 45 39 536 4 Los Angeles 44 40 524 5 San Diego 37 49 430 13 Hier Atlanta 2 Boston 7 N.Y.Yankees à N.Y.Mets Cleveland 5 Cincinnati 3 Baltimore 5 Philadelphie 4 Minnesota 3 Pittsburgh 2 Toronto 13 Montréal 3 Milwaudee 10 à Detroit 2 San Francisco 7 St.Louis 8 White Sox 6 Cubs de Chicago 9 Houston 9 à Kansas City 6 Arizona 4 Oakland 2 Floride 10 Tampa Bay 9 Seattle 2 Los Angeles 0 Colorado à Anaheim San Diego au Texas Auiourd’hui Aucun match .Demain Match des Etoiles, à Atlanta Mercredi 12 juillet Aucun match .KIERAN DOHERTY REUTERS «Ce titre a été le plus difficile à obtenir, a assuré Pete Sampras.Tour de France Bettini vainqueur avant la montagne JEAN MONTOIS AGENCE FRANCE-PRESSE Dax — Au pied des Pyrénées, l’Italien Paolo Bettini a conclu de justesse une échappée de quatre coureurs pour remporter hier à Dax la neuvième étape du Jour de France cycliste.A la veille de la première grande étape de montagne, qui arrivera à Hautacam, son compatriote Alberto Elli a conservé le maillot jaune de leader avec un avantage inchangé sur ses suivants.Sur la ligne d’arrivée, Bettini a précédé ses trois compagnons, dans l’ordre le Belge Geert Ve-rheyen, l’Espagnol José Angel Vidal et le Français Didier Rous.Le peloton, réglé par l’Allemand Erik Zabel qui a endossé le maillot vert du classement par points, a terminé dans le sillage de ce quatuor.L’étape, courue sous un ciel changeant, a commencé sur un rythme lent (30,2 km dans la première heure) puis s’est animée au fil des attaques maîtrisées notamment par l’équipe de l’Italien Marco Pantani.Elli s’est mêlé à ces mouvements avant que la principale échappée soit lancée à 38 kilomètres au sommet de la petite côte de Montaut (115 m d’altitude).Bettini, Rous et Verheyen, rejoints ensuite par Vidal, se sont assurés une avance avoisinant la minute.Le peloton s’est rapproché à 32 secondes aux cinq kilomètres puis à 16 secondes aux deux kilomètres.Le travail des équipiers de Bettini (Mapei) a cassé la poursuite et Bettini a réussi à déborder Verheyen dans les cinquante derniers mètres pour s’imposer pour la première fois de sa carrière dans le Tour.Le ciel menace Professionnel depuis 1997, le lieutenant de Michele Bartoli a pris une dimension supplémentaire cette saison.Agé de 26 ans, celui qui est appelé «Paolino» a gagné en avril dernier Liège-Bastogne-Liège, la Doyenne des classiques, et a accédé à la huitième place du classement mondial (UCI).Le petit gabarit toscan (1,69 m pour 58 kg), qui courait avec Fa-biana Luperini (vainqueur du Giro et de la Grande Boucle féminine) dans les catégories de jeunes, participe pour la première fois au Tour de France.«Je me doutais qu’il y aurait une échappée, a déclaré Bettini.Je suis parti pour voir.C’est allé jusqu'au bout.Le peloton était très près dans le final.C’était dommage d’avoir fait tant d'efforts pour rien.C'est ce qui m'a incité à lancer le sprint de loin».Avant les Pyrénées, où les grimpeurs (Pantani, Virenque, Escartin) sont attendus, les favoris du Tour ont fait part d’un bilan qui les satisfait après neuf jours de course.«L'équipe arrive à la montagne de la meilleure des façons», a estimé le vainqueur de l’an passé, l’Américain lance Armstrong.«Je me sens mieux de jour en jour et je n’ai pas de pression», a renchéri l’Allemand Jan Ullrich.Pantani, contraint de reprendre du temps à ses adversaires, est lui aussi optimiste avant cette journée qui devrait se dérouler sous la pluie et l’orage selon les prévisions météo.Aujourd’hui, le Tour escalade donc trois grands cols, Marie-Blanque, Aubisque et Hautacam, dans sa dixième étape entre Dax et Lourdes-Hautacam (205 km).Mondial-2002 Tragique match de qualification au Zimbabwe Jeudi 13 juillet Seattle à San Diego, 17h05 ' Houston à Detroit, 19h05 Pittsburgh à Cleveland, 19h05 Philadelphie à Toronto, 19h05 Floride à N.Y.Yankees, 19h05 N.Y.Mets à Boston, 19h05 Montréal à Tampa Bay, 19h15 Atlanta à Baltimore, 19h35 Milwaukee à Kansas City, 20h05 Cubs de Chicago au Minnesota, 20h05 St.Louis à hite Sox de Chicago, 20h05 Cincinnati au Colorado.21h05 Texas en Arizona, 22h05 Anaheim à Los Angeles, 22h10 Oakland à San Francisco, 22h15 LIGUE AMÉRICAINE Section Est ASSOCIATED PRESS PRESSE CANADIENNE Harare, Zimbabwe (AP et PC) — La police a tiré des gaz lacrymogènes, hier, au stade national de Harare, lors d’un match de qualification de la Coupe du Monde de football entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, provoquant une bousculade qui a fait 12 morts.«Nous avons 12 corps», a commenté un policier à l’hôpital central de Harare qui n’a pas voulu être identifié.La plupart des victimes sont décédées des suites de lésions internes dues à un écrasement, alors que les quelque 50 000 personnes présentes au match fuyaient le stade, ont précisé les autorités médicales.Le médecin en chef de l’hôpital Pafirenyatwa a déclaré à la radio d’Etat que le décès des 12 per-sormes a été constaté dès leur arrivée.Quatre autres personnes sont dans un état critique et «il y a de nombreux» blessés.L’Afrique du Sud venait de marquer à la 84* minute de jeu et menait 2-0 quand des supporters ont commencé à jeter des bouteilles et des projectiles divers sur la pelouse.La police a alors tiré des gaz lacrymogènes, provoquant un mouvement de panique.Les dirigeants du stade de G P Moy.Diff New York 45 37 .549 __ Toronto 47 41 .534 1 Boston 42 41 .506 31/2 Baltimore 37 48 435 91/2 Tampa Bay 34 50 .405 12 Section Centrale Chicago 55 31 .640 Cleveland 43 42 .506 11 1/2 Kansas City 39 45 .464 15 Detroit 37 45 .451 16 Minnesota 37 52 .416 191/2 Section Ouest Seattle 49 35 .583 Oakland 47 37 .560 2 Anaheim 46 41 .529 41/2 Texas 42 42 .500 7 RKUTKRSI Les joueurs des deux équipes se sont jetés au sol pour éviter les gaz lacrymogènes lancés par la police.FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC P Montréal 1 0 Toronto 1 0 Hamilton 0 1 Winnipeg 0 1 0 0 38 22 2 36 28 2 0 26 33 0 0 22 38 0 football ont déclaré que la réaction des autorités policières a été «totalement exagérée», a rapporté l’Association de la presse d’Afrique du Sud.Le match a été officialisé comme étant une victoire de 2-0 de l’Afrique du Sud même si la rencontre n’a pas été terminée.Ce tragique incident survient deux jours après que l’Afrique du Sud eut perdu l’organisation de la Coupe du monde de football de 2006 au profit de l’Allemagne, et ce, par une seule voix, à la suite du vote de la Fédération internationale de football.Jamais le grand rendez-vous mondial du football n’a eu lieu sur le continent africain.Calgary C.-B.Section Ouest 1 0 0 44 22 2 1 0 0 33 26 2 Saskatchewan 0 1 0 28 36 0 Edmonton 0 1 0 22 44 0 Demain Montréal à Toronto, 19h30 Jeudi 13 juillet Saskatchewan en Colombie-Brilannique, 22h30 Vendredi 14 juillet Calgary à Winnipeg, 20h30 Hamilton à Edmonton, 21h30 Match des étoiles Certains Expos pourraient briller wmmk m JEAN-PAUI, PELISSIER REUTERS Jx- peloton a traversé un champ de tournesols, à l’approche de Dax.Les coureurs n’avaient toutefois pas nécessairement le cœur à la contemplation.MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Atlanta — Au cours des ans, les joueurs et surtout les an-ciens joueurs des Expos ont connu des moments glorieux lors de la classique annuelle du match des étoiles.On pourrait assister encore à quelques performances dignes de mention demain même s’ils ne seront que deux à représenter l’équipe montréalaise, le voltigeur Vladimir Guerrero et le joueur de deuxième but Jose Vidro.Guerrero en mettra plein la vue ce soir lors du concours de coups de circuit.Guerrero est un des secrets bien gardés du baseball parce que les matchs des Expos ne sont pas télévisés, mais là, les amateurs de toute l’Amérique verront avec quelle véhémence Guerrero peut s’élancer.Et Guerrero, qui n’est pas un grand parleur, pourrait même avoir la chance de commencer le match au champ extérieur car Barry Bonds, qui souffre d’une fêlure au pouce droit, a confirmé hier qu’il ne sera pas de la partie, même s’il se rendra à Atlanta afin de remercier les amateurs qui ont voté pour lui.De la façon dont il s’élance depuis le début de la saison, Vidro aura certes la chance de se présenter à la plaque à quelques reprises.Le gérant des Braves d’Atlanta, Bobby Cox, l’a vu à l’oeuvre récemment et il sera heureux de le compter dans son camp cette fois-ci.Le joueur des Expos qui s’est le plus illustré dans ces matches d’étoiles est Gary Carter, qui a toujours aimé attirer l’attention.Bien sûr, il a pris part à quelques-uns de ces matches dans l’uniforme des Mets de New York, mais sept fois, il a représenté les Expos à la classique et en deux occasions, soit en 1981 et 1984, il a été choisi jouer par excellence du match.«Le Kid» avait le sens du spectacle et quand il avait les caméras braquées sur lui, il en mettait plein la vue.Plus récemment un ancien des Expos, mais qui a toujours une place spéciale dans le coeur des Montréalais, Pedro Martinez, des Red Sox, s’est illustré lui aussi.11 a entrepris le match de l’an dernier en retirant sur des prises les Barry Larkin, Larry Walker, Sammy Sosa et Mark McGwire.Martinez sera au match des étoiles demain.11 sera en unifor- me, mais ne jouera pas.Son nom est toujours sur la liste des blessés à cause d’une élongation musculaire aux côtes.Quant à Walker, deux fois champion frappeur et ancien joueur par excellence de la Ligue nationale, il ne sera pas non plus à Turner Field.Mais il a lui aussi laissé sa marque au match des étoiles.En 1997, il représentait les Rockies du Colorado.Il a réussi à dérider la foule.H s’est présenté au bâton contre un autre ancien des Expos, le grand Randy Johnson, gagnant du trophée Cy Young.Le premier tir de ‘Big Unit’ contre Walker lui était passé par dessus la tète.Walker ne voulait plus rien savoir du géant gaucher qui lance des balles de feu à près de 100 milles à l’heure.Il ne voulait plus l’affronter du côté gauche.Il a donc mis son casque protecteur à l’envers et a traversé de l’autre côté du marbre pour frapper comme droitier.U-s amateurs au Jacobs Field, à Cleveland, en ont ri un bon coup, tout comme Johnson d’ailleurs.Mais c’est Walker qui a ri le dernier quand il a soutiré un but sur balles.C’est aujourd’hui que les deux gérants, Cox, qui dirigera l’équi- pe de la Ligue nationale, et Joe Torre, des Yankees de New York, annonceront qui seront les lanceurs partants.Torre aura la tâche facile.Il désignera certes un gars qu’il connaît bien, qu’il a dirigé déjà, le gaucher David Wells, des Blue Jays de Toronto, qui a remporté sa 15' victoire samedi contre les Expos.Cox aura un choix plus difficile à faire, mais les événements ont en partie décidé pour lui.Greg Maddux, des Braves, qui devait lancer hier n’a pas débuté son match en raison de raideurs à l’épaule et il a déclaré forfait pour la partie d’étoiles.Quant à Johnson, des Diamondbacks de l’Ari-zona, il a lancé hier.Cox pourrait donc désigner Al Imiter, des Mets, ou Kevin Brown, des Dodgers.Le match des étoiles a déjà perdu plusieurs grands noms: Mark McGwire, des Cards de SL Louis, qui domine le baseball majeur avec 30 circuits, le joueur d’arrêt-court Alex Rodriguez, des Mariners de Seattle, Cal Ripken fils, ennuyé par une blessure au dos, Maddux, Bonds, et Ken Griffey fils, qui participera au concours de circuits, mais pas à la partie d’étoiles, en raison d’une légère blessure au genou droit.I
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